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1955

1955

Cette page concerne l'année 1955 du calendrier grégorien.

Événements


- 8 août : Ouverture à Genève d'une conférence sur l'utilisation pacifique de l'énergie atomique.
- 4 novembre : Le prix Nobel de la paix 1954 est décerné au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
- 14 décembre : Entrée à l'ONU de 16 nouveaux membres, dont l'Espagne (résolution 109 du Conseil de sécurité). L'entrée du Japon et de la Mongolie-Extérieure est refusée.
- 15 décembre : Le Conseil Atlantique décide de doter les forces de l'Alliance d'armes atomiques et approuve l'élaboration d'un système de radars NADGE.

Afrique


- L'Angola devient une province portugaise.
- 19 décembre : A la suite de l'accord anglo-égyptien du 19 octobre 1954, le Parlement de Khartoum proclame à l'unanimité l'indépendance du Soudan.

Amériques


- 3 janvier : Assassinat du président de la République de Panama José Antonio Remon.
- 11 janvier : Des forces armées venant du Nicaragua envahissent le Costa Rica.
- 19 septembre : En Argentine, chute de Juan Peron.
- 2 octobre : Adoption par la Chambre des Communes du Canada de la loi sur l'Assurance-chômage.
- Brésil, Juscelino Kubitschek est élu président de la République. Il va tenter de relever le pays, mais devra faire face à des émeutes estudiantines et ouvrières.

États-Unis


- Le pacte de Bagdad lie la Turquie, l'Irak, l'Iran et le Pakistan aux États-Unis.
- 9 février : Regroupement des deux plus importants syndicats américains, l'American Federation of Labour (10,2 millions d'adhérents) et le Congress of Industrials Organisations (5,2 millions d'adhérents) pour former l'AFL-CIO, dont George Meany prend la présidence. Ce nouveau syndicat représente 25% des ouvriers américains et constitue le plus puissant des syndicats des pays occidentaux.
- 17 juillet : Ouverture de Disneyland à Anaheim en Californie, c'est le premier parc de la Walt Disney Company.
- 1 décembre : Dans un autobus, à Montgomery, en Alabama, la couturière Rosa Parks refuse de céder son siège à un Blanc.
- 5 décembre : Début d'un boycott des bus de Montgoméry (Alabama) contre la ségrégation, suite à l'affaire Rosa Parks. Le boycott durera 381 jours.
- 31 décembre : « General Motors » devient la première société américaine à déclarer des revenus dépassant un milliard de dollars pour une seule année.

Asie & monde indien


- 23 février : Ouverture de la conférence de l'Organisation du traité de l'Asie du Sud-Est (OTASE) à Bangkok.
- 17 - 24 avril : Conférence de Bandoung
- 26 octobre : Proclamation à Saigon de la République du Viêt Nam (Ngô Dinh Diem président).
- En Birmanie, affaibli, le Drapeau Blanc birman accepte le jeu démocratique et la prise du pouvoir dans la légalité. Il constitue un Front National Unifié birman des mouvements de gauche.
- « Honda » est le premier constructeur de motocyclettes japonaises.

Cambodge


- 2 mars : Le roi Norodom Sihanouk abdique en faveur de son père le prince Norodom Suramarit.
- 18 mai : Traité militaire entre le Cambodge et les États-Unis.
- Khieu Samphân, futur théoricien et un des fondateur des Khmers rouges, publie dans le cadre de l'Université de Montpellier, une thèse sur la paysannerie et la politique cambodgienne, qui annonce l'utopie meurtrière à venir. Cette thèse a été élaborée avec le concours de militants des sections « coloniales » du parti communiste français.

Europe


- 18 janvier : Arrivée sur le territoire espagnol de l'infant Juan Carlos, appelé par le général Francisco Franco pour continuer la monarchie.
- 31 mars : L'EOKA (Organisation nationale de lutte chypriote), dirigée par le colonel George Grivas, déclenche la lutte armée pour le rattachement de l'île de Chypre à la Grèce.
- 7 mai : Dénonciation par l'URSS du pacte franco-soviétique de 1944.
- 9 septembre : Rétablissement des relations diplomatiques entre l'URSS et la RFA.

Europe de l'Est


- 18 mars : Imre Nagy est démis de ses fonctions de Président du Conseil en Hongrie.
- 14 mai : Création du Pacte de Varsovie, traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle, entre l'URSS, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie, l'Albanie, et la RDA.
- 26 mai : Réconciliation entre l'URSS et la Yougoslavie de Maréchal Tito, lors d'un voyage de Nikita Khrouchtchev et de Nicolaï Boulganine dans ce pays.
- 31 mai : L'URSS entreprend la construction d'un centre de lancement de fusées à Baïkonour.
- 20 septembre : Abolition du régime d'occupation en Allemagne de l'Est.

Europe de l'Ouest


- 5 mars : Le président Eisenhower s'engage à maintenir des forces américaines en Europe aussi longtemps que leur présence paraîtra nécessaire.
- 5 avril : Sir Winston Churchill (80 ans), premier ministre britannique, démissionne pour cause de maladie - Sir Anthony Eden secrétaire au Foreign Office, lui succède (fin en 1957).
- 5 mai : Rétablissement de la souveraineté allemande sous le nom de « République fédérale allemande ». La RFA devient membre de l'Alliance Atlantique (OTAN) le (9 mai).
- 15 mai : Traité d'État autrichien à Vienne entre les 4 alliés et l'Autriche. Les alliés de la Seconde Guerre mondiale cessent d'occuper le pays qui devient libre et souverain.

Communauté européenne


- 1 juin : la Conférence de Messine (1-3 juin) relance la construction européenne et ouvre la voie à la CEE.
- 13 octobre : Jean Monnet crée le Comité pour les États-Unis d'Europe.
France

- 5 mars : Chute du gouvernement Pierre Mendès-France.
- 23 mars : Début du gouvernement Edgar Faure (2).
- 20 mai : Protocole d'accord entre le CEA, le ministère des Finances et celui des Armées pour la mise au point d'armes nucléaires françaises.
- 27 mai :
  - Adoption du IIe Plan.
  - Premier vol de l'avion Caravelle à Toulouse.
- 29 novembre : Le gouvernement Edgar Faure (2) est renversé à la majorité absolue.
- 2 décembre : Edgar Faure dissout l'Assemblée nationale en application de l'article 51 de la Constitution (deux gouvernements renversés à la majorité absolue en moins de 18 mois).
- 8 décembre : Formation du Front Républicain.
- Création de 21 régions en France.
- Depuis 1945, la masse salariale a augmenté de 9%, la comsommation des produits alimentaires de 27% et celle des biens durables a doublé. Les consommateurs se focalisent sur les réfrigérateurs, les postes de télévision, les vêtements et les bijoux. Le PIB a augmenté de 33%. Le déficit public se monte à 497 milliards de francs, mais les investissements publics atteignent 1000 milliards de francs pour la seule année 1955.
- Sortie du nouveau billet le 1 000 francs Richelieu.

Océanie & pacifique


- 18 avril : Conférence internationale de Bandung (18-24 avril) en Indonésie, sur la décolonisation. La rencontre aura des répercussions en Afrique.

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- 29 mai : Convention franco-tunisienne accordant l'autonomie interne à la Tunisie (3 juin). Après trois ans d'exil, Habib Bourguiba revient dans son pays (1er juin).
- 2 novembre : En Israël, David Ben Gourion redevient Premier ministre.
- Résolutions 106, 107 et 108 du Conseil de sécurité de l'ONU, sur la Palestine.

Algérie


- 25 janvier : Jacques Soustelle Gouverneur général en Algérie.
- 2 avril : L'Assemblée Nationale vote l'état d'urgence pour l'Algérie.
- 20 août : Vague d'attentats et de massacres dans le Constantinois.
- 24 août : Rappel des réservistes pour l'Algérie.
- 8 novembre : Le général Raoul Salan dirige les opérations militaires.

Maroc


- 5 novembre : Rétablissement de Mohammed V sur le Trône du Maroc par Edgar Faure.
- 6 novembre : Accords de la Celle-Saint-Cloud mettant fin au protectorat français au Maroc.
- 16 novembre : Retour triomphal à Rabat du sultan Mohammed Ben Youssef, qui s'appelle désormais Mohammed V.

Pacte de Bagdad avec les États-Unis


- 24 février : Pacte de Bagdad entre l'Irak et la Turquie.
- 30 mars : Le Royaume-Uni rejoint le pacte de Bagdad.
- 1 juillet : Le Pakistan rejoint le pacte de Bagdad.
- 11 octobre : L'Iran rejoint le Pacte de Bagdad.
- 21 novembre : Ouverture à Bagdad de la première conférence des pays adhérents du pacte.

Arts & cultures


- 1 janvier : Nouvelle station de radio : Europe 1.
- 19 janvier : Première mise en vente du jeu de Scrabble en version française.
- 15 avril : Ouverture du premier restaurant « McDonald's » à Des Plaines dans l'Illinois.
- 17 juillet : Ouverture de Disneyland en Californie.
- Création en France de la station de radio Europe 1.
- Maurice Béjart présente Symphonie pour un homme seul.
- Exposition « Op art » «Le Mouvement» à Paris : Agam, Jacobsen, Vasarely, Soto.
- Le compositeur Pierre Boulez présente Le Marteau sans Maître.
- Bill Haley et les Comets chantent « Rock around the clock »

Cinéma


- 20 avril : Alfred Hitchcock devient citoyen américain.
- Fin de la fructueuse collaboration de Tex Avery avec les studios d'animation de la MGM (1942-1955).

Films remarquables


- Roméo et Juliette réalisé par L. Arnchtam et L. Lavrovky (URSS)
- Le Petit cireur (Boot Polish) réalisé par Prakash Arora.
- Continent perdu réalisé par Leonardo Bonzi - Prix spécial à Cannes.
- Le Monde du silence documentaire de Louis Malle et Jacques-Yves Cousteau.
- Les Diaboliques drame de Henri-Georges Clouzot avec Simone Signoret, Vera Clouzot et Paul Meurisse.
- Il Bidone comédie dramatique de Federico Fellini avec Broderick Crawford et Richard Basehart.
- Une Grande famille réalisé par Joseph Heifitz (URSS).
- The Trouble with Harry réalisé par Alfred Hitchcock, avec Shirley MacLaine, John Forsythe et Edmund Gwenn.
- A l'Est d'Eden (East of Eden) réalisé par Elia Kazan.
- Les Contrebandiers de Moonfleet (Moonfleet) film d'aventure de Fritz Lang avec Stewart Granger et Jon Whiteley.
- La Nuit du chasseur (The Night of the Hunter) drame de Charles Laughton avec Robert Mitchum, Shelley Winters et Lillian Gish.
- Bob le Flambeur film policier de Jean-Pierre Melville avec Isabelle Corey et Roger Duchesne.
- Marty réalisé par Delbert Mann remporte l'Oscar du meilleur film et la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Lola Montes réalisé par Max Ophüls.
- La Fureur de vivre (Rebel without a cause) réalisé par Nicholas Ray avec James Dean et Natalie Wood.
- French Cancan réalisé par Jean Renoir.
- Nuit et brouillard documentaire d'Alain Resnais.
- Stranger on horseback western de Jacques Tourneur avec Joel McCrea, Miroslava et Kevin McCarthy.
- Un Jeu risqué (Wichita) western de Jacques Tourneur avec Joel McCrea et Vera Miles.
- Le Héros de Chipka réalisé par Serge Vassiliev (Bulgarie).
- L'Homme qui n'a pas d'étoile (Man Without a Star) western de King Vidor avec Kirk Douglas et Jeanne Crain.
- Sept ans de réflexion (Seven Year Itch) réalisé par Billy Wilder avec Marilyn Monroe.

Littérature


- 27 août : Publication de la première édition du « Livre Guinness des Records ».
- Le philosophe et journaliste Raymond Aron publie L'Opium des intellectuels.
- Le romancier et critique Maurice Blanchot publie l'Espace littéraire.
- L'écrivain islandais Halldór Kiljan, auteur de romans sociaux et historiques, reçoit le prix Nobel de littérature.
- L'écrivain Claude Lévi-Strauss publie Tristes Tropiques.
- Le romancier Vladimir Nabokov écrit Lolita.

Sciences & techniques


- Le transistor bouleverse la radio.

Aéronautique & Espace


- 9 janvier : au 9ème congrès annuel de l'American Rocket Society, l'existence de centaines de satellites naturels gravitant autour de la terre est révélée.
- 14 février : 1er vol du MiG 21 russe.
- 31 mai : la française, Jacqueline Auriol, sur Mystère-IV N bat le record de vitesse sur 15 km à la moyenne de 1 151 km/h.
- 6 juin : Record du monde d'altitude à 8 209 m pour l'Alouette II (Turboméca Artouste II) par le français Jean Boulet.
- 17 juin : 1er vol du Tupolev TU 104 russe.
- 29 juillet : Les États-Unis annoncent leur intention de lancer un premier satellite scientifique à l'occasion de l'année géophysique internationale de 1957 (projet Vanguard).
- : 1er vol du Lockheed U 2 (USA).
- 24 novembre : 1er vol du Fokker F 27 Friendship (Pays-Bas).

Automobile


- Création d'un moteur mythique, le V8 Small-Block Chevrolet, qui équipera notamment la Corvette. Plus de 90 millions de Small-Blocks Chevy ont été construits, pour un total de 27 milliards de chevaux.

Médecine


- 10 avril : Le vaccin de la poliomyélite est testé à grande échelle aux États-Unis avec succès par le Dr. Jonas Salk.
- Mise au point, par Gregory Pincus, de la première pillule contraceptive.

Techniques appliquées


- 4 mars : Premier envoi d'une télécopie.
- 25 octobre : Premier micro-ondes mis en vente par la compagnie « Tappan ».
- 5 novembre : Première diffusion radio en FM stéréo.
- 2 octobre : arrêt de l'ENIAC.

Sports


- Le boxeur américain Rocky Marciano conserve son titre de champion du monde des poids lourds en battant :
  - le 16 mai, Don Cockell par arrêt de l'arbitre au 9e round à San Francisco.
  - le 21 septembre, Archie Moore par K.O. au 9e round à New York.
- 11 juin : aux 24 heures du Mans, en France, une voiture de course quitte la piste et tue 82 spectateurs.
- Le Tour de France cycliste est remporté pour la troisième fois consécutive par le Français Louison Bobet, devant le Belge Jean Brankart et le Luxembourgeois Charly Gaul meilleur grimpeur ; le meilleur sprinter est Stan Ockers.
- Juan Manuel Fangio champion du monde de Formule 1.

Naissances en 1955


- Janvier : Pierre Bordage, écrivain français.
- 14 janvier : Dominique Rocheteau, footballeur français.
- 16 janvier : Roger Hellot, grand dompteur de cirque français.
- 18 janvier : Kevin Costner, acteur réalisateur américain.
- 28 janvier : Nicolas Sarkozy, politicien français.
- 24 février : Alain Prost, coureur automobile F1.
- 9 mars : Ornella Muti, actrice italienne.
- 16 mars : Isabelle Huppert, actrice française.
- 17 mars : Gary Sinise, comédien américain.
- 19 mars : Bruce Willis, acteur américain.
- 31 mars : Angus Young, guitariste du groupe AC/DC.
- 20 mai : Zbigniew Preisner, compositeur.
- 4 avril : Armin Rohde, acteur allemand.
- 12 avril : Jean-Louis Aubert, chanteur français.
- 16 avril : Grand-Duc Henri de Luxembourg.
- 21 juin : Michel Platini, footballeur français.
- 23 juin : Jean Tigana, footballeur français.
- 26 juin : Maxime Bossis, footballeur français.
- 27 juin : Isabelle Adjani, actrice française.
- 11 juillet : Titouan Lamazou, artiste et navigateur français.
- 2 août : Muriel Robin, comédienne française.
- 27 octobre : (Lucy Pisenti, pianiste, directrice de chorale, dévouée à Ultramar
- 28 octobre : Bill Gates, cofondateur de Microsoft.
- 13 novembre : Whoopi Goldberg, actrice américaine.
- Ma ShiQiang, calligraphe calligraphe : Yves Tanguy, peintre américain d'origine française
- 23 février : Paul Claudel, dramaturge et poète français
- 11 mars : Sir Alexander Fleming, biologiste et médecin, inventeur de la pénicilline.
- 12 mars : Charlie « Bird » Parker, saxophoniste américain de jazz - il a révolutionné la musique de jazz en créant un nouveau style, le bebop.
- 16 mars : Nicolas de Staël, peintre français d'origine russe
- 5 avril : Louis Charles Breguet1880), avionneur français.
- 18 avril : Albert Einstein, physicien allemand, puis apatride, suisse, suisse-allemand et enfin américain.
- 9 juillet : Adolfo de la Huerta, président du Mexique en 1920
- 12 août : Thomas Mann, écrivain allemand, prix Nobel de littérature.
- 17 août : Fernand Léger, peintre français
- 30 septembre : James Dean, acteur américain, dans un accident de voiture à l'âge de 24 ans. Le 22 septembre, il tournait la dernière scène de sa vie dans le film « Géant ».
- 5 novembre : Maurice Utrillo, peintre français
- 27 novembre : Arthur Honegger, compositeur suisse __NOTOC__ Catégorie:1955 ja:1955年 ko:1955년 ms:1955 simple:1955 th:พ.ศ. 2498

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Genève

Genève est une commune suisse du canton de Genève, dont elle est le chef-lieu. C'est la 2 plus grande ville de Suisse avec son agglomération de 645 000 habitants (2000) qui s'étend sur le canton de Vaud et la France.

Histoire

Genève entre dans l'histoire en 58 av. J.-C., quand Jules César mentionne son passage dans cette ville dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules (De Bello Gallico). Voulant empêcher le passage des Helvètes, César coupe le pont sur le Rhône. Ce bourg allobroge (depuis 500 av. J.-C.) est dès lors devenu une ville romaine (Gaule narbonnaise). Pourtant, Nyon (Colonia Julia Equestris) puis Avenches (Aventicum) ont, administrativement parlant, plus d'importance. L'agglomération se développe durant l'Empire romain et, au moment des invasions barbares, Genève prend une importance considérable. Peu avant 400, Genève est érigée en évêché au centre d'un grand diocèse. En 443, les Burgondes se fixent dans la région et font de Genève la capitale de leur royaume. En 534, les Francs occupent Genève - sainte Clothilde, épouse de Clovis, est une princesse genevoise - et la ville est incorporée dans le royaume mérovingien, puis dans l'empire carolingien. Sur la colline de la vieille-ville est érigée la cathédrale Saint-Pierre avec son baptistère. Lorsque l'empire de Charlemagne se désagrège, Genève fait partie du second royaume de Bourgogne qui passe en 1032 au Saint Empire romain germanique. A partir du , Genève est gouvernée par ses évêques, devenus seigneurs de la ville. Genève prend une importance internationale au , avec d'importantes foires (concurrencées plus tard par Lyon). La ville est convoitée par les princes de Savoie, qui cherchent à s'en emparer (du XIII au ) pour en faire leur capitale. La cinglante défaite du duc Charles-Emmanuel I de Savoie face aux citoyens genevois, l'Escalade (1602), est encore commémorée de nos jours. C'est l'appui de ses alliés suisses de Fribourg et de Berne qui sauve son indépendance. Entre temps, Genève passe à la Réforme protestante en 1535. Jean Calvin fait de la république une Rome protestante et y accueille de nombreux protestants (français et italiens surtout) qui donnent un nouveau dynamisme économique à la ville (horlogerie et banques), les foires ayant décliné. Une nouvelle vague de réfugiés français coïncide avec la révocation de l'Édit de Nantes. L'Université de Genève (l'une des plus anciennes du monde) est fondée en 1559 par Théodore de Bèze et la ville acquiert alors un grand rayonnement intellectuel. Le est un siècle de grande prospérité mais aussi de troubles politiques plusieurs années avant 1789. Jean-Jacques Rousseau naît à Genève en 1712 et Voltaire y vit (ainsi qu'à Ferney) de 1755 à 1778. Genève, où l'imprimerie bénéficie d'une assez grande liberté, est aussi un centre scientifique. En 1798, la république perd son indépendance et est annexée par la France. Elle devient le simple chef-lieu du département du Léman. La défaite des armées napoléoniennes lui rend sa liberté le 31 décembre 1813 : c'est la Restauration qui est célébrée comme une fête patriotique marquant la renaissance de la république. Cependant, les magistrats sont conscients que Genève ne peut plus former un état isolé et se tournent vers les anciens alliés suisses en demandant l'entrée de la république dans la Confédération. Ce qui est fait le 1815. En 1846, une révolution menée par le Parti radical de James Fazy renverse le gouvernement de la Restauration et établit la constitution actuelle. Durant les XIX et XX siècles, Genève accueille de nombreux réfugiés politiques et devient le berceau de la Croix-Rouge (suivant les idées du Genevois Henri Dunant et du comité présidé par le général Guillaume-Henri Dufour). La mission internationale de Genève s'affirme après la Première Guerre mondiale : Genève devient le siège de la Société des Nations en 1919, devancière de l'Organisation des Nations unies, et de dizaines d'institutions internationales. C'est à Genève, au CERN (sur la frontière franco-suisse), qu'est inventé le réseau Internet. En 1930, une votation populaire approuve l'extension du territoire de la commune de Genève. Elle absorbe l'année suivante les communes voisines des Eaux-Vives, de Plainpalais et du Petit-Saconnex.

Fusillade du 9 novembre 1932

Contexte

Lors des élections cantonales de 1930, le Parti socialiste compte 37 sièges au Grand Conseil mais n'est pas représenté au Conseil d'État où on ne trouve que des représentants de droite. En 1931, la gauche dénonce toute une série de scandales politiques et financiers et un conseiller d'État radical est contraint à la démission. Genève compte 178 374 habitants en 1932. 93 249 sont actifs mais plus de 8000 personnes sont au chômage dont 1410 seulement reçoivent de l'aide des caisses d'assurance-chômage. Dans ce contexte, l'Union nationale de Géo Oltramare rêve d'instaurer une dictature fasciste. L'un de ses membres siège au Conseil d'État aux côtés des radicaux et des libéraux. Leurs défilés en uniforme dans les rues n'ont qu'une cible : le Parti socialiste de Léon Nicole et Jacques Dicker, et avec lui, tout le mouvement syndical et la gauche genevoise.

Chronologie


- Février : Lors de la conférence sur le désarmement, le Conseil d'État fait appel à l'armée qui montent des mitrailleuses sur des camions des travaux publics.
- Juin : La fusion de l'Ordre politique national (fasciste) et de l'Union de défense économique (issue des milieux patronaux) crée l'Union nationale (UN).
- 5 novembre : Apparition de l’affiche de l'UN annonçant la mise en accusation publique des sieurs Nicole et Dicker pour le 9 novembre à 20h30 dans la salle communale de Plainpalais.
- 6 novembre : Le Parti socialiste demande l'interdiction de l'assemblée de l'UN.
- 7 novembre : Réponse négative du Conseil administratif de la ville.
- 8 novembre : Réponse négative du Conseil d'État. L'assemblée générale du Parti socialiste décide d'une contre-manifestation pour le lendemain.
- 9 novembre
  - 17h30 : Arrivée des 610 soldats envoyés par le département militaire fédéral à la demande du Conseil d'État.
  - 19h10 : Arrivée des premiers contre-manifestants.
  - 20h30 : Début du meeting de l'UN.
  - 21h15 : La 1 compagnie, soit 108 hommes, se dirige vers la salle communale afin d'assurer la tenue du meeting. Elle traverse alors la queue de la contre-manifestation qui désarment 18 soldats.
  - 21h34 : La troupe acculée au Palais des expositions ouvre le feu sur le commandement du major Perret et sans sommation : 13 personnes sont tuées et 65 blessées.

13 victimes


- Henri Fürst, 38 ans, mécanicien, président du Parti communiste genevois (le premier à avoir été abattu)
- Francis Clerc, 54 ans, fraiseur (dont le fils faisait partie des recrues venues de Lausanne)
- Edouard Quillet, 34 ans, employé à l'Armée du salut
- Edmond Junod, 29 ans, mécanicien
- Jean-Pierre Larderaz, 23 ans, employé de commerce
- Emile Henry, 55 ans, batelier
- Gabriel Loup, 57 ans, patron boulanger
- Oscar Maurer, 25 ans, employé de banque (tué alors qu’il sortait des cours du soir)
- Emile Guignet, 27 ans
- Melchior Allemann, 31 ans, employé d'hôtel et militant socialiste
- Hans Brugger, 28 ans
- Alphonse Kolly, 41 ans
- Marius Rattaz, 36 ans, régent principal à Chêne-Bourg, mort le 14 novembre des suites de ses blessures

Tradition d'accueil

Elle est depuis longtemps considérée comme une terre d'asile de par son rôle de ville d'accueil pendant les persécutions à l'encontre des protestants qui ont suivi la Réforme. Avec l'accueil de nombreux réformateurs comme Guillaume Farel, Jean Calvin ou Théodore de Bèze, elle gagne son surnom de Rome protestante ou de cité de Calvin. De nombreuses personnalités internationales y trouvent refuge comme le célèbre Lénine avant la révolution de 1917. C'est grâce à cette tradition d'accueil et à la neutralité de la Suisse que de nombreuses organisations internationales décident d'y installer leur siège :
- l'Organisation des Nations unies (ONU) - siège européen
  - le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR)
  - le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH)
- le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)
- la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FISCR)
- le Forum économique mondial (WEF)
- l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN)
- l'Organisation internationale du travail (OIT)
- l'Union internationale des télécommunications (UIT)
- l'Organisation météorologique mondiale (OMM)
- l'Organisation mondiale du commerce (OMC)
- l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI)
- l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
- l'Union interparlementaire (UIP)
- Et bien d'autres indiquées [http://www.cagi.ch/fr/IGO.htm ici] Genève donne son nom aux 4 conventions de 1949, instrument fondamental du droit international humanitaire développant la convention de 1864, ainsi qu'à la convention de 1951 sur le statut des réfugiés.

Géographie

Centre commercial, bancaire, industriel, intellectuel et universitaire, la ville se développe à l'endroit où le Rhône sort du lac Léman et à la confluence du fleuve avec l'Arve. Elle se trouve dans une cuvette, coincée entre le Salève (département de la Haute-Savoie) et le Jura (département de l'Ain) qui se trouvent sur territoire français.

Via Gebennensis

Genève est l'une des étapes importantes sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle donne son nom à la via Gebennensis, qui part de Genève (où se rassemblent les pèlerins venus de Suisse et d'Allemagne) et va jusqu'au Puy-en-Velay (où elle prend le nom de via Podiensis). Le chemin est balisé de Genève à Pampelune d'après la classification française GR 65.

Référence topographique

Dans la rade de Genève se situent les pierres du Niton, deux rochers émergeant du lac Léman et datant de la dernière ère glaciaire. L'un d'eux fut choisi par le général Guillaume-Henri Dufour comme point de référence du calcul de toutes les altitudes en Suisse.

Mise en valeur du Rhône

La commune obtient en 2000 le Prix Wakker de la Ligue suisse du patrimoine national pour son concept de réaménagement des berges du Rhône et de son environnement urbain immédiat. Le projet du [http://www.ville-ge.ch/geneve/amenagement/fil-du-rhone/fil_du_rhone.htm Fil du Rhône] est progressivement mis en œuvre.

Attraits culturels

Vie culturelle

Genève dispose d'une vie culturelle d'une grande richesse :
- Grand Théâtre
- Musée d'art moderne et contemporain
- Musée Rath
- Orchestre de la Suisse Romande

Manifestations

De nombreuses manifestations ont lieu tout au long de l'année parmi lesquelles :
- le Salon international de l'automobile (mars)
- le Salon international des inventions (avril)
- le Salon international du livre (mai)
- la Fête de la Musique (juin)
- la Lake Parade (juillet)
- les Fêtes de Genève (août)
- le Festival de la Bâtie (septembre)
- la Foire de Genève (novembre)
- la commémoration de l'Escalade (décembre)

Liens

Vie culturelle


- [http://www.ville-ge.ch/culture/agenda/agenda.pdf Agenda culturel du mois]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/musees.html Musées]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/musique.html Musiques]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/theatre.html Théâtre]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/danse.html Danse]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/festivals.html Programme des festivals]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/cinemas.html Cinéma]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/bibliotheques.html Bibliothèques]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/editeurs_librairies.html Lecture]

Manifestations


- [http://www.inventions-geneva.ch/fr-index.html Salon international des inventions]
- [http://www.salondulivre.ch/Fr/index.html Salon international du livre]
- [http://www.fetes-de-geneve.ch/ Fêtes de Genève]
- [http://www.batie.ch Festival de la Bâtie]
- [http://www.foiredegeneve.ch/ Foire de Genève]

Infrastructures

Transports

L'[http://www.gva.ch aéroport international de Cointrin], accessible en bus ou en train, est situé à moins de 10 minutes du centre-ville. De grandes compagnies telles que EasyJet, British Airways, Air France, Lufthansa et Swiss proposent des lignes à destination de toute l'Europe et du reste du monde. La ville est desservie par les réseaux ferroviaires suisse (CFF) et français (SNCF). Des liaisons TGV directes la relient à Paris. Des trains régionaux circulent également entre Lancy-Pont-Rouge et Coppet et le RER la relie à Bellegarde. Le projet du [http://www.ceva.ch/menu/ceva_en_bref CEVA] (Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse), planifié dès 1884, permettra la connexion du réseau suisse avec le réseau de la Haute-Savoie. Genève est reliée au réseau autoroutier suisse par l'A1 et français par l'A40. Au sein de la ville, les Transports publics genevois exploitent un réseau dense de bus et de trolleybus ainsi qu'un réseau de tramways en pleine renaissance. Un service de bateau est également assuré par les Mouettes genevoises. D'un usage touristique, leur développement leur assure désormais d'assurer un véritable rôle dans le transport urbain. touristique et de l'île Rousseau]]

Énergies

L'eau potable, le gaz naturel et l'électricité sont fournis par les [http://www.sig-ge.ch/ Services Industriels de Genève (SIG)]. 80% de l'eau est extraite du lac Léman et 20% de la nappe phréatique née d'infiltrations de l'Arve. 30% de l'électricité est produite localement par les barrages hydroélectriques sur le Rhône (Seujet, Verbois et Chancy-Pougny) ou par la chaleur induite par la combustion des déchets ménagers à l'usine des Cheneviers. Les 70% restants sont importés d'autres cantons suisses ou d'autres pays européens. Les SIG n'achètent alors que de l'électricité produite par des énergies renouvelables. Le gaz naturel est importé par la compagnie suisse [http://www.gaznat.ch/index01.html Gaznat].

Médias locaux

Le principal journal de la ville est La Tribune de Genève. Le Courrier, fondé en 1868, est soutenu à l'origine par l'Église catholique romaine mais devient indépendant en 1996. Principalement centré sur Genève, il essaye de s'étendre en Suisse romande. Le Temps et Le Matin (basé à Lausanne) ne couvrent pas spécifiquement l'actualité locale. La Suisse, journal réputé, disparaît en 1994. De nombreuses radios sont disponibles dont celles de la SSR, en particulier la Radio suisse romande, ainsi que Radio Lac, NRJ Léman, OneFM ou encore World Radio Geneva (en anglais). En ce qui concerne la télévision, outre la Télévision suisse romande basée dans la tour du quartier de Plainpalais, Genève dispose de sa chaîne locale, Léman Bleu, fondée en 1996.

Sports

La principale équipe sportive de Genève est le club de football du Servette FC fondé en 1890. En 2005, des problèmes de gestion causent la banqueroute du club qui est relégué en ligue amateur. Genève dispose également d'une équipe de hockey sur glace, le Genève-Servette Hockey Club, qui joue en Ligue Nationale A.

Cimetières

Entre 1700 et 1853, le seul cimetière de la ville est celui de Plainpalais. Au début des années 1850, le cimetière de Châtelaine est construit, puis celui de Saint-Georges dans les années 1880. Le cimetière du Petit-Saconnex est intégré à la ville en 1931 suite à la fusion des communes. À la fin du , des études sont entamées en vue de la construction d'un four crématoire au cimetière de Saint-Georges. Le projet aboutit et l'inauguration a lieu en mars 1902. À côté de l'installation, on construit un columbarium (agrandi en 1916). En 1907, un second four est installé. Durant les deux dernières années de la Première Guerre mondiale, les incinérations sont interrompues à cause de la pénurie de combustible. L'installation est modernisée dans son ensemble en 1942. Par la suite, des centres funéraires sont construits comme la chapelle des Rois en 1956 et le centre funéraire de Saint-Georges en 1976.

[http://www.cimetieredesrois.ch/ Plainpalais]

La ville entre en possession du cimetière protestant de Plainpalais (également appelé cimetière des Rois) en 1869. Il est alors géré par l'Hôpital général de Genève. Jusqu'en 1876, seuls les protestants sont y ensevelis. Dès 1883, le cimetière est fermé pour les inhumations ordinaires et est réservé aux personnes ayant acquis une concession. Le prix de la concession y étant plus élevé que dans les autres cimetières, le nombre d'inhumations diminue et la coutume d'ensevelir à cet endroit les conseillers d'État, les conseillers administratifs ou d'autres personnalités s'installe peu à peu. Autour de 1945, des aménagements sont effectués et le lieu peut désormais être apparenté à un parc. Parmi les personnalités qui y reposent, on peut citer :
- Jorge Luis Borges, écrivain argentin
- Jean Calvin, réformateur picard qui marque l'histoire de Genève et du protestantisme
- Humphry Davy, physicien et chimiste anglais
- Guillaume-Henri Dufour, général suisse
- Jean Piaget, sociologue suisse
- Sergio Vieira de Mello, diplomate onusien tué à Bagdad

Châtelaine

Ouvert en 1853, le cimetière dit du Lazaret est d'abord réservé aux catholiques. Dès 1864, on y ensevelit en général les personnes décédées sur la rive droite du Rhône et il est considérablement agrandi. Cependant, la nature marécageuse du terrain pose de nombreux problèmes et des travaux de drainage doivent être entrepris. Entre 1899 et 1911, le nombre d'inhumations est donc limité au strict minimum. Il est véritablement réouvert en 1918. Dès 1946, les inhumations sont à nouveau limitées, puis restreintes dès 1969 aux carrés réservés.

Saint-Georges

Le cimetière est ouvert en 1883. Durant les 10 premières années, seule la moitié de l'espace est utilisée. En 1898, une convention est passée avec la commune de Lancy qui cède du terrain à Genève afin d'augmenter la surface du site. D'une façon générale, Saint-Georges accueille les personnes décédées sur la rive gauche du Rhône. En 1911, le cimetière est encore agrandi en raison de sa promotion comme unique cimetière pour les inhumations ordinaires des personnes domiciliées à Genève. Un emplacement spécial et gratuit est concédé pour les soldats allemands décédés à Genève pendant la Première Guerre mondiale. Entre 1942 et 1944, le site est cultivé et plusieurs tonnes de légumes et céréales sont récoltées chaque année. En 1945, la partie orientale est transformée en parc.

Petit-Saconnex

Le Petit-Saconnex constitue une commune à part entière jusqu'en 1931. Son cimetière est ouvert en 1815 et partagé en deux parties jusqu'en 1878. À partir de juillet 1931, Genève prend en charge l'entretien du site. Ce cimetière est ensuite agrandi en 1932 et 1942. Dès 1946, le Conseil administratif décide que toutes les personnes décédées sur la rive droite du Rhône sont inhumées au Petit-Saconnex. Dès 1947, le nombre de sépultures augmente suite à la fermeture provisoire du cimetière de Châtelaine.

Genevois célèbres


- Frédéric Boissonnas, photographe
- Charles Bonnet, biologiste et philosophe
- Émile Jaques-Dalcroze, compositeur, pédagogue et créateur de la rythmique
- Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge
- Georges Favon, homme politique et publiciste
- Jacques Necker, homme politique français
- Jean-Jacques Rousseau, philosophe
- Ferdinand de Saussure, linguiste
- Michel Simon, acteur

Voir aussi

Liens internes


- Accords de Genève
- Initiative de Genève
- Comtes de Genève
- Michel Servet
- Monument international de la Réformation
- Parc des Bastions

Liens externes


- [http://www.geneve-tourisme.ch/ Genève Tourisme]
- [http://www.ville-ge.ch/fr/decouvrir/virtual/index.htm Webcam sur le pont de la Machine]

-
Catégorie:Ancienne préfecture ja:ジュネーヴ simple:Geneva

Prix Nobel de la paix

Le prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix. » selon les volontés d'Alfred Nobel. Ceci comprend la lutte pour la paix, les droits de l'homme, l'aide humanitaire, la liberté. Le prix de l'année peut être partagé entre deux, voire trois personnalités ou institutions. Il a été attribué pour la première fois en 1901. Aucun prix n'a été décerné pendant les deux conflits mondiaux (sauf en 1917 et 1945) et les années où aucun candidat n'a pu faire l'unanimité. D'abord occidentale, l'origine des candidats s'est progressivement étendue au monde entier. Le prix Nobel de la paix a aujourd'hui une extraordinaire importance politique, certains prix ayant une valeur de désaveu de gouvernements autoritaires. Certaines nominations ont eu une résonance particulière comme celle de Theodore Roosevelt en 1906 qui fut fortement contestée car Roosevelt était militariste. On peut également citer celle du journaliste allemand antinazi Carl von Ossietzky en 1935. Comme l'avait décidé Alfred Nobel, les lauréats du prix Nobel de la paix sont choisis par un comité nommé par le parlement norvégien, les autres prix Nobel sont sélectionnés par l'Institution académique suédoise.

Liste des lauréats du prix Nobel de la paix

; 1901 : Henry Dunant (Suisse), fondateur du Comité international de la Croix-Rouge et promoteur de la Convention de Genève. : Frédéric Passy (France), fondateur et président de la Société française pour l'arbitrage entre nations. ; 1902 : Élie Ducommun (Suisse) et Charles Albert Gobat, secrétaires honoraires du Bureau international permanent de la Paix à Berne. ; 1903 : Sir William Randal Cremer (Royaume-Uni), secrétaire de la Ligue internationale d'Arbitrage . ; 1904 : Institut de Droit international (Gand, Belgique). ; 1905 : Baronne von Suttner, née Comtesse Kinsky von Chinic und Tettau (Autriche), écrivain, président honoraire du Bureau international permanent de la Paix. ; 1906 : Theodore Roosevelt (États-Unis), président des États-Unis, pour son aide lors des négociations de paix dans la Guerre russo-japonaise. ; 1907 : Ernesto Teodoro Moneta (Italie), président de la Ligue lombarde pour la paix. : Louis Renault (France), professeur de droit international. ; 1908 : Klas Pontus Arnoldson (Suède), fondateur de la Ligue suédoise pour la paix et l'arbitrage. : Fredrik Bajer (Danemark), président honoraire du Bureau international permanent de la paix. ; 1909 : Auguste Marie Francois Beernaert (Belgique), membre de la Cour internationale d'arbitrage. : Paul Henri Benjamin Balluet d'Estournelles de Constant, Baron de Constant de Rebecque (France), fondateur et président du groupe parlementaire français du Comité de défense des intérêts nationaux et de conciliation internationale ; 1910 : Bureau international permanent de la Paix, (Berne). ; 1911 : Tobias Michael Carel Asser (Pays-Bas), initiateur de la Conférence de droit international privé à La Haye. : Alfred Hermann Fried (Autriche), fondateur de Die Waffen Nieder. ; 1912 : Elihu Root (États-Unis), pour l'initiative de plusieurs accords d'arbitrage. ; 1913 : Henri La Fontaine (Belgique), président du Bureau international permanent de la Paix. ; 1914-1916 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1917 : Comité international de la Croix-Rouge, Genève. ; 1918 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1919 : Woodrow Wilson (États-Unis) pour avoir fondé la Société des Nations. ; 1920 : Léon Bourgeois, président du conseil de la Société des Nations. ; 1921 : Karl Hjalmar Branting (Suède), premier ministre suédois, délégué au Conseil de la Société des Nations. : Christian Lous Lange (Norvège), secrétaire général de l'Inter-Parliamentary Union ; 1922 : Fridtjof Nansen (Norvège), délégué norvégien à la Société des Nations, à l'origine des passeports Nansen pour les réfugiés. ; 1923-1924 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1925 : Sir Austen Chamberlain (Royaume-Uni) pour les accords de Locarno. : Charles Dawes (États-Unis), président de la Commission de réparation alliée et créateur du Plan Dawes. ; 1926 : Aristide Briand (France) pour les accords de Locarno . : Gustav Stresemann (Allemagne) pour les accords de Locarno. ; 1927 : Ferdinand Buisson (France), fondateur et président de la Ligue des droits de l'Homme. : Ludwig Quidde (Allemagne), délégué à de nombreuses conférences de paix. ; 1928 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1929 : Frank Billings Kellogg (États-Unis) pour le Pacte Briand-Kellogg. ; 1930 : Archevêque Nathan Söderblom (Suède), leader du mouvement œcuménique. ; 1931 : Jane Addams (États-Unis), présidente de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL-WILFP) : Nicholas Murray Butler (États-Unis) pour sa promotion du Pacte Briand-Kellogg. ; 1932 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1933 : Sir Norman Angell (Ralph Lane) (Royaume-Uni), écrivain, membre du Comité exécutif de la Société des Nations et du Conseil national de la Paix. ; 1934 : Arthur Henderson (Royaume-Uni), président de la Conférence sur le désarmement de la Société des Nations ; 1935 : Carl von Ossietzky (Allemagne), journaliste pacifiste. ; 1936 : Carlos Saavedra Lamas (Argentine), président de la Société des Nations et médiateur dans le conflit entre le Paraguay et la Bolivie. ; 1937 : Vicomte Cecil of Chelwood (Lord Edgar Algernon Robert Gascoyne Cecil), fondateur et président de l'International Peace Campaign. ; 1938 : Office international Nansen pour les réfugiés, Genève. ; 1939-1943 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1944 : Comité international de la Croix-Rouge (attribué rétroactivement en 1945). ; 1945 : Cordell Hull (États-Unis) pour sa participation à la création des Nations unies. ; 1946 : Emily Greene Balch (États-Unis), présidente honoraire de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL-WILFP). : John Raleigh Mott (États-Unis), président du Conseil international missionnaire et de l'Association des jeunes hommes chrétiens ; 1947 : The Friends Service Council (Royaume-Uni) et The American Friends Service Committee (États-Unis), pour la Religious Society of Friends, plus connus sous le nom de Quakers. ; 1948 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1949 : Lord John Boyd Orr of Brechin (Royaume-Uni), directeur de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), président du Conseil national pour la paix et de l'Union mondiale des organisations pour la paix. ; 1950 : Ralph Bunche pour sa médiation en Palestine (1948). ; 1951 : Léon Jouhaux (France), président de l'International Committee of the European Council, vice président de l'International Confederation of Free Trade Unions, vice président de la World Federation of Trade Unions, membre du ILO Council, délégué des Nations unies. ; 1952 : Albert Schweitzer (France) pour la création de l'hôpital Lambarene au Gabon. ; 1953 : George Catlett Marshall (États-Unis) pour le Plan Marshall. ; 1954 : Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. ; 1955-1956 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1957 : Lester Bowles Pearson (Canada), président de la 7e session de l'assemblée générale des Nations unies. ; 1958 : Georges Pire (Belgique), dirigeant de l'Europe du cœur au Service du Monde - une organisation d'aide aux réfugiées. ; 1959 : Philip J. Noel-Baker (Royaume-Uni), pour toute son œuvre en faveur de la paix et de la coopération internationale. ; 1960 : Albert John Lutuli (Afrique du Sud), président de l'ANC (African National Congress). ; 1961 : Dag Hjalmar Agne Carl Hammarskjöld (Suède), secrétaire général des Nations unies (récompense posthume). ; 1962 : Linus Pauling (États-Unis) pour sa campagne contre les essais d'armes nucléaires. ; 1963 : Comité international de la Croix-Rouge , Genève. : Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge (aujourd'hui connue sous le nom de Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge), Genève. ; 1964 : Martin Luther King (États-Unis), pour sa campagne en faveur des droits civils. ; 1965 : Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ; 1966-1967 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1968 : René Cassin (France), président de la Cour Européenne des Droits de l'Homme. ; 1969 : Bureau international du travail (B.I.T.), Genève. ; 1970 : Norman Borlaug (États-Unis), pour ses recherches au sein de l'International Maize and Wheat Improvement Center. ; 1971 : Willy Brandt (Allemagne - RFA), pour sa politique de rapprochement avec l'Europe de l'Est et l'Allemagne de l'Est (Ostpolitik) ; 1972 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1973 : Henry Kissinger (États-Unis) et LeDuc Tho (il a refusé le prix) pour l'accord de paix au Viêt Nam. ; 1974 : Sean MacBride (Irlande), président du Bureau international pour la paix (Genève) et de la Commission de Namibie des Nations unies. : Eisaku Sato (Japon), premier ministre, pour son rôle dans le traité de non-prolifération des armes nucléaires. ; 1975 : Andrei Sakharov (URSS) pour sa campagne en faveur des droits de l'homme. ; 1976 : Betty Williams et Mairead Corrigan, fondateurs de Northern Ireland Peace Movement (renommé plus tard Community of Peace People). ; 1977 : Amnesty International, Londres. ; 1978 : Anouar el-Sadate (Égypte) et Menahem Begin (Israël) pour les négociations de paix entre l'Égypte et Israël. ; 1979 : Mère Teresa (Inde), pour son action au service des « plus pauvres parmi les pauvres ». ; 1980 : Adolfo Perez Esquivel (Argentine), leader du mouvement en faveur des droits de l'homme. ; 1981 : Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. ; 1982 : Alva Reimer Myrdal (Suède) et Alfonso García Robles (Mexique), délégués des Nations unies à l'Assemblée Générale sur le Désarmement. ; 1983 : Lech Wałęsa (Pologne), fondateur de Solidarność et défenseur des droits de l'homme. ; 1984 : M Desmond Tutu (Afrique du Sud) pour sa lutte contre l'apartheid. ; 1985 : Internationale des médecins contre la guerre nucléaire, Boston. ; 1986 : Elie Wiesel (États-Unis). ; 1987 : Oscar Arias Sanchez (Costa Rica) pour être l'instigateur des négociations de paix en Amérique centrale. ; 1988 : Forces de maintien de la Paix (Les “Casques Bleus”) des Nations unies, New York. ; 1989 : Tenzin Gyatso, le 14 Dalaï Lama. ; 1990 : Mikhaïl Gorbatchev (URSS) pour sa participation dans l'arrêt de la Guerre froide. ; 1991 : Aung San Suu Kyi (Birmanie), leader de l'opposition et avocat des droits de l'homme. ; 1992 : Rigoberta Menchu Tum (Guatemala), pour sa campagne en faveur des droits de l'homme, et plus particulièrement son soutien aux populations indigènes. ; 1993 : Nelson Mandela (Afrique du Sud) et Frederik De Klerk (Afrique du Sud) pour l'abolition de l'apartheid. ; 1994 : Yasser Arafat (Palestine), Shimon Peres (Israël) et Yitzhak Rabin (Israël) pour leur avancée remarquable dans les négociations de paix entre Israël et la Palestine. ; 1995 : Joseph Rotblat (Pologne/Royaume-Uni) et la conférence de Pugwash sur la Science et les Affaires Mondiales, pour leurs efforts en faveur du désarmement nucléaire. ; 1996 : Carlos Felipe Ximenes Belo (Timor oriental) et Jose Ramos-Horta (Timor oriental) pour leur travail lors de la recherche d'une résolution pacifique et équitable du conflit au Timor oriental. ; 1997 : Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnelles et Jody Williams (États-Unis) pour leur travail pour l'éradication des mines antipersonnel. ; 1998 : John Hume (Royaume-Uni) et David Trimble (Royaume-Uni) pour leurs efforts dans la recherche d'une solution pacifique au conflit d'Irlande du Nord. ; 1999 : Médecins sans frontières, Bruxelles. ; 2000 : Kim Dae Jung (Corée du Sud) pour son travail pour la démocratie et les droits de l'homme, et en particulier pour la paix et la réconciliation avec la Corée du Nord. ; 2001 : Les Nations unies et leur secrétaire général Kofi Annan (Ghana) ; 2002 : Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, pour ses efforts en faveur de la paix, de la démocratie, des droits de l'homme et du développement économique et social dans le monde. ; 2003 : Shirin Ebadi (شیرین عبادی), première femme à devenir juge en Iran en 1974, elle œuvre pour la défense des droits des femmes et des enfants dans une société musulmane ultra conservatrice, et fournit une aide juridique aux personnes persécutées. ; 2004 : Wangari Maathai, militante écologiste kényane, fondatrice en 1977 du « Mouvement de la ceinture verte », principal projet de plantation d'arbres en Afrique qui vise à promouvoir la biodiversité, tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société. ; 2005 : Agence internationale de l'énergie atomique et son directeur Mohamed ElBaradei pour leurs efforts contre la prolifération des armes nucléaires. catégorie:paix Paix zh-min-nan:Nobel Hô-pêng Chióng

14 décembre