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1961

1961

Cette page concerne l'année 1961 du calendrier grégorien.

Événements


- 30 mars : Tenue de la Convention unique sur les stupéfiants à New York sous l'égide de l'ONU qui prohibe la production, le commerce, la détention et l'usage de la coca, l'opium, du cannabis et leurs dérivés (excepté à des fins médicales) pour les pays signataires.
- 15 mai : Encyclique Mater et Magistra du pape Jean XXIII.
- 28 mai : Le grand quotidien londonien The Observer publie « L'appel pour l'amnistie 1961 ». Cette initiative conduira à la fondation du mouvement Amnesty International.
- 3 juin : Sommet de Vienne (Autriche) entre les deux « K », début de la « coexistence pacifique ».
- 1 septembre : Conférence de Belgrade (1-6 sept.) naissance du mouvement des non-alignés.
- 9 septembre : Ajournement de la conférence sur le désarmement nucléaire (Genève), sans la France.
- 17 octobre : Congrès du PCUS consacrant la rupture avec la Chine.
- 20 décembre : Résolution de l'ONU sur le statut des corps célestes : ils peuvent être librement explorés par tous les États et ne sont pas susceptibles d'appropriation nationale.
- Dag Hammarskjöld, secrétaire général de l'ONU, meurt dans un accident d'avion en Rhodésie.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au suédois Dag Hammarskjöld.

Afrique


- 31 mai : l'Afrique du Sud devient une république.
- 19 juillet : Bataille de Bizerte (19-22 juil.).

Amériques

Brésil


- Le Président Jânio Quadros renonce à la présidence et le vice-président João Marques Goulart lui succède.
- Une nouvelle modification de la Constitution transfère une partie du pouvoir exécutif présidentiel vers le Premier ministre João Marques Goulart.

Cuba


- 3 janvier : Rupture des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba.
- 16 avril : Baie des cochons : tentative de débarquement (16-20 avr.) anticastriste à Cuba.
- 1 mai : Fidel Castro proclame le caractère « socialiste » de la révolution cubaine.

États-Unis


- 20 janvier : Début de la présidence démocrate de John F. Kennedy aux États-Unis (fin en 1963).
- En mars, les mouvements pour les droits civiques organisent des « marches » et des convois à travers les États du Sud, malgré des réactions violentes des populations blanches.

Asie & monde indien


- 11 avril : Début du procès Adolf Eichmann en Israël.
- 16 décembre : Début de l'engagement états-unien (15 000 hommes) au Viêt Nam.

Europe


- 14 janvier : création de la Politique agricole commune (PAC), et du Fonds européen d'orientation et de garantie agricole (FEOGA).
- 26 avril : rupture des relations diplomatiques entre l'URSS et l'Albanie.
- 5 août : les Occidentaux décident de maintenir leurs troupes par tous les moyens à Berlin.
- 12 août : construction dans la nuit du 12 au 13 août d'un réseau de barbelés qui coupe la ville en deux. Les ouvriers ont érigé dans la nuit ce qui va devenir le mur de Berlin quand le béton commencera à remplacer le fil de fer, deux jours plus tard. Les autorités est-allemandes veulent ainsi mettre un terme à l'exode massif des Berlinois de l'Est vers l'ennemi de l'Ouest. Le mur tombera vingt-huit ans et plus de deux cent trente-huit morts plus tard, le 9 novembre 1989, marquant le début de la fin de l'empire soviétique.
- 28 novembre : reprise de la conférence de Genève sur le désarmement, Khrouchtchev réclame la présence de la France.
- En décembre, la république populaire d'Albanie rompt avec l'URSS et pratique une politique prochinoise.

France


- 15 février : Éclipse lunaire
- 23 février : Limogeage de Casanova et Servin, membres du BP du PCF.
- En février, création de l'Organisation armée secrète (OAS) pour défendre l'Algérie française.
- 2 mars : Acquittement des accusés présents au « procès des barricades ».
- 21 avril : Tentative de putsch des généraux à Alger (du 21 au 26 avril) : de Gaulle prend les pleins pouvoirs.
- 31 mai : Visite en France du président Kennedy (31 mai-2 juin).
- 8 septembre : Attentat manqué contre le général Charles de Gaulle à Pont-sur-Seine.
- 17 octobre : Massacre des algériens à Paris par la police française.
- 1 novembre : Ben Bella fait la grève de la faim pour obtenir le statut de prisonnier politique.

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- 19 juin : Le Koweit accède à l'indépendance après abrogation du traité de protectorat de 1899.

Algérie


- 8 janvier : Référendum français sur l'autodétermination de l'Algérie : 75% de oui en France et 69 % en Algérie.
- En février, création de l'Organisation armée secrète (OAS) pour défendre l'Algérie française.
- 21 avril : Tentative de putsch des généraux à Alger (du 21 au 26 avril) : de Gaulle prend les pleins pouvoirs.
- 20 mai : Ouverture de la conférence d'Evian sur l'Algérie.
- 11 septembre : Graves incidents à Oran et Bab El-Oued (11-12 sept.).
- 1 novembre : Ben Bella fait la grève de la faim pour obtenir le statut de prisonnier politique.

Arts & cultures

Cinéma


- Alfred Hitchcock réalise Psychose.
- François Truffaut réalise Jules et Jim.
- John Huston réalise The Misfits (Les désaxés).
- Marlon Brando réalise La vengeance aux deux visages.
- Robert Wise et Jérôme Robbins réalisent West Side Story qui remporte l'Oscar du meilleur film.
- Une aussi longue absence d'Henri Colpi et Viridiana de Luis Buñuel remportent la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Alain Resnais réalise L'année dernière à Marienbad.

Sciences & techniques


- 12 avril : Youri Gagarine est le premier homme à aller dans l'espace (voir également vol spatial)
- 25 mai : John F. Kennedy lance le programme spatial Apollo.
- Décembre : création du Centre national d'études spatiales (CNES)
- Décembre : lancement du développement d'un des premiers jeux vidéo de l'histoire : Spacewar, développé au MIT il sera programmé sur la console DEC PDP-1 par plusieurs étudiants.

Naissances en 1961


- 26 janvier : Wayne Gretzky, joueur de hockey professionel
- 19 mars : Jos Lansink, cavalier belge
- 2 avril : Christopher Meloni, acteur étatsunien
- 12 avril : Lisa Gerrard, chanteuse du groupe Dead Can Dance
- 21 juin : Gess, dessinateur et scénariste français de bande dessinée
- 26 juin : Greg LeMond, cycliste étatsunien
- 30 juin : Franck Mesnel, rugbyman, français.
- 1 juillet :
  - Carl Lewis, athlète étatsunien
  - Diana Spencer, princesse de Galles, († 1997).
  - Kalpana Chawla, astronaute américaine.
- 4 septembre : Cédric Klapisch, réalisateur français
- 12 septembre : Mylène Farmer, chanteuse française
- septembre : Bernard Werber, écrivain français
- 6 novembre : Florent Pagny, chanteur.
- 25 décembre : Ingrid Betancourt, femme politique colombienne voir aussi::Catégorie:Naissance en 1961

Décès en 1961


- 10 janvier : Samuel Dashiell Hammett, écrivain américain
- 17 janvier : Patrice Lumumba, homme politique congolais (° 1925).
- 21 janvier : Blaise Cendrars, écrivain1887).
- 26 février : Mohammed V, roi du Maroc
- 3 mai : Maurice Merleau-Ponty, philosophe français (° 1908).
- 13 mai : Gary Cooper, acteur américain (° 1901).
- 6 juin : Carl Jung, psychologue suisse (° 1875).
- 1 juillet : Louis-Ferdinand Céline, écrivain français (° 1894).
- 2 juillet : Ernest Hemingway, écrivain américain (° 1899).
- 18 septembre : Dag Hammarskjöld, secrétaire général de l'ONU1905).
- 11 octobre : Chico Marx, comédien américain.
- Dèces de l'ancien roi d'Albanie Zog I. voir aussi::Catégorie:Décès en 1961 __NOTOC__ Catégorie:1961 ja:1961年 ko:1961년 ms:1961 simple:1961 th:พ.ศ. 2504

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

30 mars

Le 30 mars est le 89 jour de l'année (90 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1282 : un samedi saint, Vêpres siciliennes, révolte à Palerme et dans toute l'île contre la domination angevine : 8.000 Français sont massacrés.
- 1856 : Traité de Paris : fin de la guerre de Crimée, neutralisation de la mer Noire et protection de l'Empire ottoman et des détroits. La Russie cède les bouches du Danube à l'Empire ottoman.
- 1912 : Etablissement du protectorat français au Maroc.

Naissances


- 1705 : August Johann Rösel von Rosenhof (ou Roesel), artiste et naturaliste allemand († 1759).
- 1754 : Jean-François Pilâtre de Rozier, aérostier français.
- 1844 : Paul Verlaine, poète français.
- 1853 : Vincent Van Gogh, peintre hollandais.
- 1892 : Erwin Panofsky, historien de l'art et essayiste américano-allemand .
- 1928 : Robert Badinter, homme politique français.
- 1928 : Tom Sharpe, écrivain anglais.
- 1933 : Jean-Claude Brialy, comédien français.
- 1937 : Warren Beatty, comédien américain.
- 1948 : Richard Gotainer, chanteur français.
- 1967 : Megumi Hayashibara, doubleuses pour animés et chanseuse.
- 1968 : Céline Dion, chanteuse québécoise.

Décès


- 1707 : Sébastien Le Prestre de Vauban, ministre de Louis XIV.
- 1725 : Philippo Buonanni, jésuite, scientifique et collectionneur italien1638).
- 1950 : Léon Blum1872), homme politique français.
- 1988 : Edgar Faure1908), homme politique français.
- 1999 : Michel Etcheverry, acteur français (° 16 décembre 1919)
- 2002 : Elizabeth Bowes-Lyon1900), reine consort du Royaume-Uni, dite « Queen Mum », veuve de George VI.
- 2004 : Marion Thuriot

Célébrations


-

Saints catholiques du jour

Les personnes suivantes sont honorées par l'Église catholique :
- Bienheureux Amédée ()
- Saint Cligne
- Saint Martyrs de Constantinople (anonymes)
- Saint Domnin (Thessalonique) (aussi honoré le 1er octobre), Saint Victor (Thessalonique) et 10 compagnons non nommés
- Saint Jean Climaque
- Saint Mamertin
- Sainte Osburge
- Saint Pasteur (évêque d'Orléans)
- Saint Patton
- Saint Pierre Regalado
- Saint Quirin (geôlier)
- Saint Rieul
- Saint Tola
- Saint Zosime (évêque de Syracuse) Catégorie:Jour de l'année ja:3月30日 ko:3월 30일 ms:30 Mac simple:March 30 th:30 มีนาคม

Organisation des Nations unies

L'Organisation des Nations unies (ONU ou encore Nations unies) est une organisation internationale fondée en 1945 pour résoudre les problèmes internationaux. Elle succède à la Société des Nations (SDN). Elle ne dispose pas de force militaire mais elle peut demander aux États membres de fournir des contingents pour mettre sur pied des forces d'interposition (les Casques bleus). Elle compte 191 membres, soit la quasi-totalité des pays du monde, depuis l'adhésion de la Suisse et du Timor Oriental en 2002. 2002

Histoire

Les premières bases des Nations Unies furent posées lors de l'élaboration de la Déclaration des Nations Unies, qui fut signée le 1 janvier 1942 à Washington. L'expression Nations Unies est due au président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt, elle avait pour but de signifier que des États avaient décidé de se réunir pour prévenir les conflits armés de manière à ce qu'une guerre telle que la Première et la Seconde Guerre mondiale ne se reproduisent plus jamais. Mais c'est avec la Conférence de Dumbarton Oaks à Washington et surtout la Conférence de San Francisco en 1945 qu'ont été définis exactement le but et le fonctionnement de l'ONU. Le texte fondateur de l'ONU est la Charte des Nations unies, elle fut signée à la fin de la Conférence de San Francisco par les représentants des 50 états fondateurs le 26 juin 1945. Il est à noter que la Pologne, qui n'avait pas été représentée à la Conférence de San Francisco, la signa plus tard, mais elle fait néanmoins partie des 51 États membres originels, parce que son gouvernement en exil avait précédemment signé la Déclaration des Nations unies. C'est le 24 octobre 1945, lors de la ratification par la majorité des pays signataires, que l'ONU naquit officiellement. Depuis, la Journée des Nations unies est célébrée le 24 octobre de chaque année.

Localisation

1945 Le siège de l'ONU, à la demande des parlementaires américains, fut construit à New York le long de l'East River sur un terrain acquis grâce à une donation de John Davison Rockefeller Junior. Il a été inauguré le 9 janvier 1951. Le siège des Nations Unies jouit de certains privilèges diplomatiques. Propriété de l’Organisation des Nations Unies, le site du Siège est territoire international. Cinq des six organes principaux de l'ONU y sont localisés. Seule la Cour internationale de Justice, de création plus récente, a son siège à La Haye aux Pays-Bas. Certaines agences importantes des Nations Unies sont en Suisse à Genève, ancien siège de la SDN ou à Vienne (Autriche) voire dans d'autres pays pour ses agences. Le siège de l'UNESCO, par exemple, est en France à Paris alors que celui de l'Organisation de l'aviation civile internationale se situe à Montréal, Canada.

Objectif

En vertu de sa charte, l'ONU s'efforce donc d'être un lieu où se bâtit un avenir meilleur pour tous, et cela à travers 3 objectifs :
- Maintenir la paix et la sécurité internationale
- Développer les relations amicales entre les nations
- Réaliser la coopération internationale sur tous les sujets où elle peut être utile L'ONU n'est pas un gouvernement mondial et ne légifère pas. Cependant, ses résolutions donnent une légitimité aux interventions des États et sont de plus en plus appliquées dans le droit national et international.

Fonctionnement

L'Organisation des Nations Unies comprend six organes principaux:
- L'Assemblée générale,
- Le Secrétariat, chargé du bon fonctionnement de l'ONU
- Le Conseil de tutelle, chargé de surveiller les territoires placés sous tutelle
- Le Conseil économique et social
- Le Conseil de sécurité
- La Cour internationale de Justice, chargée de régler les litiges entre les États Là où la SDN n'était qu'un espace de dialogue où les diplomates pouvaient se rencontrer pour établir des consensus, l'ONU peut, avec le Conseil de Sécurité, prendre des décisions concrètes. Celles-ci peuvent déboucher, par exemple, sur l'autorisation d'employer une force armée pour maintenir ou rétablir la paix. En plus des six organes principaux, l'ONU a créé au fil du temps de nombreuses agences spécialisées (comme l'OMS pour la santé ou l'UNESCO pour la protection du patrimoine mondial de l'Humanité). Tous les travaux et débats sont retranscrits dans les 6 langues officielles de l'ONU : arabe, anglais, chinois, espagnol, français, russe.

Financement

Le financement de l'organisation des Nations unies et de ses agences spécialisées est assuré par les contributions obligatoires des pays membres et par des contributions volontaires de toutes organisations, entreprises ou encore particuliers (Ted Turner a par exemple fait un don de 1 milliard de dollars US). Le budget ordinaire des Nations unies (actuellement ~1.3 milliard de dollars par année), établi tous les deux ans, est basé sur les contributions obligatoires fixées par l'Assemblée générale. Pour des raisons d'indépendance, le niveau maximum de la plus grosse contribution a été fixé à 25 % (le seuil minimal est quant à lui de 0.01% du budget global). À titre d'exemple pour 2001 les plus gros contributeurs étaient les États-Unis (22%), le Japon (19,63%), l'Allemagne (9,82%), la France (6,5%), l'Angleterre (5,57%), l'Italie (5,09%), le Canada (2,57%) et l'Espagne (2,53%). Il est important de souligner que les contributions obligatoires ne sont pas toujours remplies par les États membres. Le résultat est que les Nations unies ont une dette de plus de 2,5 milliards de dollars américains. Pour résoudre ce problème récurrent, de nombreux États souhaitent une réforme en profondeur des Nations Unies de manière à régler la lourdeur bureaucratique de l'ONU, ce qui pourrait régler une partie du problème.

La Guerre Froide

L'ONU est restée pendant très longtemps paralysée durant la Guerre froide. Les deux superpuissances, les États-Unis et l'Union soviétique étant des membres permanents du Conseil de Sécurité, ils paralysèrent l'Organisation des Nations Unis en utilisant abusivement de leur droit de veto (il fut utilisé 242 fois en 45 ans). Depuis la fin de la Guerre froide, l'ONU se retrouve de plus en plus sur le devant de la scène pour prévenir ou régler les différents conflits.

Les actions de l'ONU


- Les compétences opérationnelles de l'ONU
- La prévention des conflits
- Le désarmement
- Les droits de l'homme
- La coopération internationale à travers les conférences internationales. Toutes ces actions se pérennisent au travers la signature de traités entre les nations.

Avenir de l'ONU

L'avenir de l'ONU passe de plus en plus par une réforme en profondeur de son fonctionnement. Jusqu'à maintenant, elle fut repoussée, mais le problème du budget (sa dette) et celui du fonctionnement du Conseil de Sécurité (l'arrivée de nouveaux membres permanents et l'extension de son domaine de compétence) devient de plus en plus pressant. Le secrétaire général actuel, Kofi Annan, a commandé de nombreuses études sur les voies à suivre pour réformer l'organisation. Mais, par manque de consensus au sein des membres permanents du Conseil de Sécurité, elles sont pour l'instant restées lettres mortes. En particulier, le représentant permanent des États-Unis actuel (août 2005) John R. Bolton, soutient une position forte peu unanime et grève ainsi les possibilités de réforme.

Voir aussi

Articles connexes


- Secrétaire général de l'ONU
- Liste des États membres de l'ONU
- Sigles et acronymes de l'ONU (listes des sigles & acronymes avec liens internes et externes)
- COCOVINU
- Force de protection de l'ONU (Forpronu, Unprofor)
- Forums mondiaux
  - Sommet Mondial sur la Société de l'Information
  - Sommet de la Terre

Liens externes


- [http://www.un.org/french Le site de l'ONU]
- [http://www.un.org/french/aboutun/ONU_en_bref/ L'ONU en bref]
- [http://www.un.org/french/documents/index.html Centre de documentation de l'ONU]
- [http://www.acitytour.com/newyorkcity/galerie-6.html Photos du siège de l'ONU à New York]
- [http://www.politique.com/dossiers/international/articles/budget-onu-2005.htm Le budget 2005-2006 de l'ONU]
- [http://www.un.org/search/advanced.html Page avancée du moteur de recherche ONU]
- [http://paginas.pavconhecimento.mct.pt/pessoais/dw/Mario_Zanatti La réponse conceptuelle au massacre de Srebrenica qui eût lieu sous mandat de maintien de paix] Catégorie:Droit international Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de la Paix Catégorie:Organisation internationale Catégorie:Organisation des Nations unies Catégorie:Finance publique internationale ja:国際連合 ko:국제 연합 ms:Pertubuhan Bangsa-Bangsa Bersatu simple:United Nations th:สหประชาชาติ zh-min-nan:Liân-ha̍p-kok

Opium

L'opium est une drogue narcotique tirée du latex du pavot somnifère.

La plante

L'opium est une drogue narcotique tirée de la capsule gonflée à son maximum mais non encore arrivée à pleine maturité du pavot somnifère (Papaver somniferum L. ou le synonyme paeoniflorum). Pour récolter l'opium, on incise le péricarpe des capsules mûrissantes avec un couteau, couteau à une ou plusieurs lames et de formes variées selon les régions du monde. L'incision exsude un latex blanc, laiteux, qui sèche en une résine brune. Raclée des capsules à l’aide d’une large lame incurvée qui doit rester humide afin que le latex ne s’y accumule pas trop, cette résine constitue l'opium brut. C'est de ce latex, une fois séché que l'on extrait la morphine, analgésique puissant, qui sert de base à l'héroïne, synthétisée par le chimiste allemand Dreiser en 1898. L'héroïne se présente sous la forme d'une poudre blanche ou brune, qui est généralement utilisée par injection. Elle doit son nom à sa grande efficacité (de l'Allemand « heroisch » signifiant très efficace) dans le traitement de la toux des tuberculeux. Elle fut même commercialisée par la firme Bayer et bénéficia d'une importante publicité. L'opium contient deux groupes d'alcaloïdes : des phénanthrènes (incluant la morphine, la codéine, la thébaïne) et des benzylisoquinolines (incluant la papavérine)qui n'ont pas d'effet significatif sur le système nerveux central. La morphine est de loin le principal alcaloïde présent dans l'opium, elle représente de 10 à 16% du total. Elle rejoint et active des récepteurs µ-opioïdes dans le cerveau, la moëlle épinière et le ventre. Une consommation régulière, même pour peu de jours, mène à une tolérance et éventuellement à une dépendance physique, avec un syndrome de manque caractéristique et désagréable quand le dosage est brutalement réduit. Il peut être utilisé dans la forme de parégorique pour traiter la diarrhée. Divers degrés d'accoutumance psychologique peuvent survenir, bien que cela soit relativement rare quand les opioïdes sont utilisés correctement pour traiter la douleur et non pour leurs effets euphoriques. La douleur forte est elle-même tellement stimulante que la dépendance au traitement est rare. Ces mécanismes résultent de changements dans les récepteurs nerveux en réponse à la drogue. Le cerveau crée des pseudo-récepteurs qui ne fonctionnent pas, ce qui explique la demande rapidement grandissante pour le même effet d'endorphines.

Histoire

L'image de la capsule du pavot, un enthéogène, fut un attribut des dieux, bien avant que l'opium soit extrait de son latex laiteux. À la galerie des reliefs assyriens au Musée métropolitain de New York, une divinité ailée d'un palais d'Assurnazirpal II à Nimrud, datée de -879, porte un bouquet de capsules de pavot (prudemment décrites par le musée comme des grenades). L'opium a été un objet de commerce pendant des siècles pour ses effets sédatifs. Il était bien connu dans la Grèce antique sous le nom d'opion (« jus de pavot ») duquel le nom latinisé actuel est dérivé. Bon nombre de remèdes, au , furent élaborés à partir du laudanum (connu comme « teinture d'opium »), une solution d'opium en alcool. L'opium peut aussi être fumé, quelquefois mélangé au tabac. Fumer de l'opium est souvent associé avec les communautés d'immigrants chinois autour du monde, avec leurs fumeries d'opium, caractéristiques célèbres de beaucoup de quartiers chinois. Au siècle, le trafic d'opium de la Chine depuis l'Inde, particulièrement par les Britanniques fut la cause des guerres de l'opium. Il mena le Royaume-Uni à envahir Hong Kong et commencer ce que les Chinois nomment le « siècle de la honte ». Ce commerce forcé devint le plus lucratif.

Production

Sa production est aujourd'hui principalement localisée en Afghanistan. Après une forte baisse en 2001 en raison de l'interdiction de sa culture par les talibans, la production est revenue à la normale par la suite. Selon l'UNODC, 90% de l'héroïne consommée en Europe est obtenue à partir de l'opium produit en Afghanistan. En 2004, la production d'opium était réalisée dans 32 provinces du pays. La même année, en Afghanistan, l'économie de l'opium a représenté 2,8 milliards de dollars, équivalant à 60% du PIB afghan (calculé sur l'économie légale seulement) et contribuant donc à un tiers de l'économie afghane . Source: UNODC, Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

Législation

Il n'y avait pas de restriction à l'importation ou à l'utilisation de l'opium aux États-Unis d'Amérique jusqu'à la loi de taxation des narcotiques Harrison de 1914. Les médicaments contenaient de l'opium sans aucune indication d'alerte. De nos jours, il y a beaucoup de règlements nationaux et internationaux encadrant la production et la distribution de substances narcotiques. En principe, l'utilisation pharmaceutique de l'opium et de ses dérivés est strictement contrôlée et tout autre emploi le plus souvent interdit depuis la Convention unique sur les stupéfiants de 1961. L'opium permet aussi la production illégale d'héroïne et les abus de drogue viennent davantage de ses dérivés que de l'opium proprement dit.

Homonymies

Opium est aussi la chanson la plus connue du groupe portugais de gothic metal Moonspell, sorti en 1996 sur l'album Irreligious. Opium est aussi un parfum par Yves Saint-Laurent.

Voir aussi

Articles connexes


- Pavot somnifère
- Opiacé
- Rachacha

Lien externe


- [http://www.geopium.org Geopium : Géopolitique des drogues illicites en Asie (production et trafic d'opiacés dans le Triangle d'Or et le Croissant d'Or)] Catégorie:Opiacé ja:アヘン ko:아편

Cannabis

Le cannabis est le nom latin du chanvre, utilisé par abus de langage pour désigner le chanvre indien (Cannabis sativa ssp indica). Il est aussi connu (en tant que stupéfiant) sous le nom de marijuana ou, pour sa résine, sous le nom de haschisch (arabe: حَشيش [ḥašīš], foin ; herbe) ; C'est une plante psychotrope dont le principal principe actif est le delta-9 tétrahydrocannabinol, ou THC. Le cannabis fait partie de la famille des cannabinacées, et de l'ordre des urticales. Il pousse sous la majorité des climats. La fibre résistante du cannabis porte le nom de chanvre et trouve de nombreuses applications, y compris la fabrication de vêtements, de corde et de papier. Le mot latin cannabis vient du grec κάνναϐις kánnabis, « chanvre » ; le mot grec pourrait être un emprunt au scythe ou au thrace, voire au sumérien kunibu. La plante a aussi donné son nom à la célèbre avenue de la Canebière à Marseille. En effet, cannebière (avec 2 n) désigne une plantation de chanvre. Selon certains, il y avait culture de chanvre à cet endroit ; selon d'autres, il ne s'agissait que de fabriques de cordes et de voiles liées aux activités du port. Au nord de la Loire, la plantation de chanvre est appelée chennevière, un terme que l'on retrouve dans des noms de lieux (Chennevières-sur-Marne) ou de personnes. Le terme employé aujourd'hui est chanvrière. Il existe une seule autre plante de la famille du cannabis : le houblon, l'un des quatre ingrédients de la bière.

Histoire

L'origine géographique du cannabis n'est pas certaine : plaines de l'Asie centrale dans le secteur du lac Baïkal pour certains, région moyenne du fleuve Jaune en Chine pour d'autres, ou encore contreforts indiens de l'Himalaya. Les plus anciennes traces archéologiques de son utilisation par l'homme ont été retrouvées en Chine, dans l'un des foyers de la révolution agricole néolithique. Les fouilles du site néolithique de Xianrendong (dans le Jiangxi, daté de 8000 av. J.-C. ont ainsi livré de la céramique, certains pots décorés de fibres spiralées de chanvre. La plus ancienne tradition d'un usage médical du chanvre semble également chinoise : la plante fait partie des trois cent soixante-cinq remèdes d'origine végétale décrits dans le plus vieux traité de pharmacopée de l'humanité retrouvé à ce jour. Le Shen Nung Ben Cao jing (Traité des plantes médicinales de l'empereur Shen Nung), 2737 av. J.-C. ne donne pas d'indication thérapeutique précise, du moins dans sa version originelle : antalgique, anti-émétique, laxatif... Il est amusant de noter que c'est à ce même empereur Shen Nung que la légende attribue la découverte d'une autre plante psychotrope dont l'usage est aujourd'hui répandu sur tous les continents, le thé. Le cannabis était bien connu des Scythes, si l'on en croit l'historien grec Hérodote (450 av. J.-C.), qui décrit une séance de fumigation collective entraînant l'hilarité des participants. Depuis l’Antiquité, les peuples germaniques cultivaient également le chanvre, au moins pour ses fibres — utilisées pour la fabrication de vêtements et de cordes pour les bateaux. Ainsi, à Eisenberg dans le Thuringe, des fouilles archéologiques ont mis à jour des semis de chanvre à côté de poteries datant de 5500 av. J.-C. La découverte de la plus ancienne pipe du monde dans des tombeaux datant de l'âge de bronze (1500 av. J.-C.), à Bad Abbach (Bavière) tend à prouver que l'absorbtion de psychotropes sous forme de fumée inhalée en Europe est bien antérieure à la découverte du Nouveau-Monde. Cela ne suffit pas pour autant à affirmer que le cannabis était fumé par les anciens Germains. On sait en revanche que, avant la promulgation de la « loi de pureté » (Rheinheitsgebot), en 1516, sous l'influence de la moniale Hildegarde de Bingen, nombreuses étaient les plantes aromatiques et psychotropes qui servaient à renforcer le goût et les effets de la bière. Le chanvre a de fortes chances d'en avoir fait partie. Des gravures sur cuivre du montrent que les berges du Rhin étaient, à l’époque, couvertes de grands champs de chanvre. Le plant de chanvre doit subir une décomposition partielle afin que les fibres de cellulose se désolidarisent des fibres de lignine : c'est le rouissage. L'immersion des pieds dans l'eau permet d'accélérer ce processus. Dans les Caraïbes anglophones, le cannabis fut importé avec la main-d’œuvre indienne qui amena des plants de chanvre indien. Le nom donné aux indiens fut collie et, aujourd’hui encore, les rastas utilisent, entre autre, le terme coolie weed pour évoquer le cannabis. En 1844, Théophile Gautier et le docteur Jacques-Joseph Moreau fondent le club des Hashischins. Voué à l’étude du cannabis, il sera fréquenté par de nombreux artistes français. Au , le cannabis était utilisé en Occident pour ses vertus médicinales (voir plante médicinale), sous forme de teinture (extrait alcoolique). Il fut utilisé pour soigner les douleurs menstruelles de la reine Victoria, et était même vendu dans le commerce aux États-Unis. Dans la vieille Europe comme aux États-Unis, cette teinture était l'un des médicaments les plus vendus par les officines de pharmacie. Mais, à la fin du , son succès commença à décliner, suite à l’apparition et au fort succès d’autres médicaments tels que l’aspirine. Ernst Jünger, en 1920, tombe par hasard sur un vestige de cette époque sous la forme d'un vase de porcelaine portant la mention « Extr. Cannabis ». Il raconte cet épisode dans son essai Approche, drogues et ivresse. porcelaine, et pendant les années 1940, époque de diabolisation du produit (la marihuana est un narcotique puissant qui pousse au meurtre, à la débauche et conduit à la mort).]] Le chanvre arriva aux Amériques avec la colonisation. George Washington, premier président des États-Unis d'Amérique, en cultivait sur sa plantation, comme en témoigne son journal. En 1794, il encouragea sa culture auprès de ses concitoyens dans un discours : Make the most you can of hemp seed and sow it everywhere. Les Mexicains le cultivaient également et commencent l'exportation des sommités fleuries vers le Texas dès 1910. C'est d'ailleurs aux Mexicains que l'on doit l'usage du mot marijuana qui, à l'origine, désignait une cigarette de mauvaise qualité. Durant les années 1920 et 1930, le cannabis envahit le marché noir, devenant très populaire. Face à ce succès grandissant, les autorités mettent en place des campagnes dites de sensibilisation avec des slogans tel que Marijuana is Devil sur fond de diable enflammé, et la police des stupéfiants de la Nouvelle-Orléans imputent aux consommateurs 60 % des crimes commis dans la ville. Les journaux reprennent et répandent l'idée que violence et cannabis sont liés, à travers le pays et, en 1937, une loi prohibant la possession et l’usage est promulguée. L’accroissement dans le reste du monde de la production et du trafic de marijuana sont alors préoccupants et plusieurs gouvernements commencèrent à s’inquiéter. En 1925, la convention internationale de Genève est acceptée par la plupart des pays mondiaux s’engageant à se battre contre le trafic de drogue. Parmi eux, la Turquie et l’Égypte voulaient inclure la marijuana dans la convention disant que sa consommation était à la base de la débilité humaine. Bien qu’il ait probablement été utilisé commme drogue occasionnelle durant son histoire, c'est parmi la scène jazz des années 1950 qu’on le vit devenir populaire, avec une forte augmentation de son utilisation pendant les années 1960. Le reggae, popularisé par Bob Marley, est aussi un vecteur direct d'idées pro-cannabis et le fait que ce courant musical soit aujourd'hui mondialement connu contribue à faire rayonner la marijuana malgré une législation défavorable de la plupart des pays. 2005 marque cependant un tournant majeur dans l'histoire du cannabis puisque, avec l'assouplissement de la législation de certains pays - notamment le Canada et le Royaume-Uni -, la prescription médicale de THC étant autorisée, des laboratoires pharmaceutiques ont pour la première fois acheté officiellement du cannabis au Maroc - pays évalué par l'ONU comme le principal producteur.

Religion

On retrouve aussi à partir du et pendant tout le Moyen Âge, en Perse et en Syrie, l’existence des Hashâchine (ou « H'ashashine », tels que les nommaient les Croisés), du mot « assas » signifiant le fondement. Ces membres d’une secte shii'te ismaélite d’assassins, créée en 1094 et dirigée par Hassan al Sabah' (aussi appelé le « Vieux de la Montagne ») à Alamout au sud-ouest de la mer Caspienne, consommaient du haschisch fumé pour se conditionner avant de réaliser leurs actes. Certaines sectes de sâdhu consomment rituellement du haschisch pour déchirer le voile de l'illusion (la maya). Les sâdhu sont présents en Inde depuis plusieurs milliers d'années. De même, la communauté rastafari considère le cannabis comme un moyen de méditation et de réflexion spirituelle. Considérant que « l'arbre de vie » décrit dans la Bible désigne le cannabis, consommé comme un sacrement permettant l'élévation vers Jah (Dieu), ce qui, contrairement à la croyance populaire, n'encourage cependant pas à la consommation de drogue. C'est le gangisme, mouvement dérivé du rastafarisme, qui prône l'usage du cannabis.

Pharmacologie

Bien que la principale substance psychoactive contenue dans le cannabis soit le THC, cette plante contient environ soixante cannabinoïdes au total dont le bêta-cannabisol (β-CAL). La complexité de ce mélange a conduit à spéculer sur la cause de la différence entre les effets de la plante et le dronabinol de synthèse. Dans l'organisme, le THC se dégrade en cannabinoïdes dont le cannabidiol (CBD) et le cannabinol (CBN). Il existe deux types de récepteurs de cannabinoïdes (découverts au début des années 1990 ) :
- CB1 : se trouve dans l'hippocampe, le cortex associatif, le cervelet et les ganglions de la base.
- CB2 : se trouve dans certaines parties du système immunitaire, dont la rate. Les études effectuées jusqu’ici semblent confirmer que ces récepteurs peuvent agir sur certains processus neurophysiologiques au niveau du cerveau. L'herbe sauvage de cannabis contient habituellement entre 0,5 et 5 % de THC dans les parties sommitales femelles à maturité. La sélection variétale et l'évolution des techniques de culture (telles que la culture hydroponique ainsi que la transgenèse) ont produit des variétés titrant jusqu'à 25 % de THC. La teneur en THC est aussi affectée par le sexe de la plante : la plante femelle produit des fleurs contenant plus de THC que son homologue mâle. La sinsemilla (de l'espagnol signifiant « sans graine ») est une plante femelle non fécondée par du pollen et a un rendement plus élevé que l'herbe grainée. Les cultures à visées thérapeutique et récréative ont généralement une haute teneur en THC ; à l'inverse, les cultures réservées à l'industrie ont une faible teneur en THC.

Effets

transgenèse Le cannabis est une substance psychoactive ou psychotrope, c'est-à-dire qu'elle affecte l'esprit et la volonté. Selon le mode de prise, les effets commencent à apparaître à partir de 10 à 20 secondes après l'inhalation, d'une demi-heure à plusieurs heures après l'ingestion. Physiologiquement, le THC se fixe dans les tissus graisseux et a une demi-vie de trois à quatre jours. Les effets recherchés sont un sentiment de douceur, de calme intérieur et de bien-être, une tendance à rire, une prise de recul sur l'environnement. Cependant, ces effets recherchés peuvent aussi traduire un mal-être psychique - parfois insoupçonné - et se transformer en paranoïa, crises d'angoisse, nausées, sentiment d'oppression ; particulièrement si le cannabis est utilisé en combinaison avec l'alcool. Des doses plus fortes peuvent induire une augmentation de la perception auditive et visuelle, qui peuvent engendrer des hallucinations et conduire jusqu'au bad trip. D'une manière générale, les effets varient en intensité et en durée en fonction du mode de prise et du taux de THC ainsi que du sujet et de son état physique. À court terme, les yeux sont rougis, la bouche est sèche, les battements cardiaques accélèrent, un fréquent sentiment de « fringale » apparaît et des pertes de la mémoire à court terme sont usuels. Il est maintenant scientifiquement prouvé que les troubles de la mémoire disparaissent quelque temps après l'arrêt de la consommation. À moyen terme, s'installent parfois démotivation, sous-estime de soi, intempérance voire dépression et tendances suicidaires. Il existe une corrélation entre l'usage prolongé du cannabis et dépression chez certains patients ainsi que l'aggravation des troubles mentaux (notamment la schizophrénie). Une faible dépendance physique existe mais elle n'est généralement pas perçue comme addictive, du fait du faible taux d'accoutumance. Des cas de dépendance psychologique ont été constatés. À long terme, même si les effets ont encore besoin d'être étudiés, on cite cependant des affections durables des voies respiratoires - cancer du poumon, gorge, langue - problèmes liés aux produits de coupe présents dans la résine et au principe d'inhalation de fumée, par définition produit de la combustion - suie, cendre - et sa température élevée à son entrée dans les voies respiratoires. La médecine utilise d'ailleurs un procédé de sublimation du THC pour soigner des patients afin qu'ils ne respirent pas de fumée mais juste la vapeur de THC. Il est aussi question d'une baisse de la fécondité chez l'homme et les effets du cannabis sur le fœtus sont à peu près équivalents à ceux du tabagisme : bébé de petit poids, naissance avant terme. Aucune surdose due au cannabis n'a été enregistrée en deux millénaires d'histoire médicale et c'est ce qui contribue le plus à sa réputation de « drogue douce ». La dose létale estimée du cannabis est de 20 000 à 40 000 fois le niveau d'une dose normale. En comparaison, les médicaments les plus prescrits ont une dose létale autour de 10 fois la dose normale. La dose létale 50 du THC par voie orale est de :
- 666 mg/kg chez le rat ;
- 482 mg/kg chez la souris. La dose létale 50 du THC par voie intravineuse est de :
- 29 mg/kg chez le rat ;
- 42 mg/kg chez la souris. Le dépistage s'effectue par prélèvement salivaire, test urinaire, prélèvement sanguin ou prélèvement de la sueur.

Cannabis thérapeutique

De nombreux États autorisent l'usage du cannabis thérapeutique : Suisse, Belgique, Australie, Canada, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande, Espagne, ou encore certains États américains (Californie, Arizona, Alaska, Hawaï, Maine, Nevada, Oregon, Washington). Le cannabis ne soigne pas mais permet de soulager les effets secondaires, de la maladie ou du traitement. Les recherches pharmaceutiques ont permis de montrer qu'il est possible d’annuler l’effet psychoactif tout en préservant l’intégralité des effets thérapeutiques. Le cannabis existe sous plusieurs formes médicales :
- Marinol (dronabitol) : prescrit pour les traitements des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie, ainsi que pour stimuler l'appétit chez les malades du sida ;
- Cesamet (Nabilone) : prescrit pour les traitements des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie ;
- Sativex : prescrit comme anti-douleur pour la sclérose en plaques. Il peut aussi être prescrit à l'état naturel afin d'être consommé en tisane ou par inhalation de vapeur de THC sublimé, là encore sa prescription la plus courante reste relative aux malades en phase terminale. De nombreuses études - plus ou moins significatives - existent ou sont en cours sur ses qualités thérapeutiques.
- Il est question de propriétés :
  - analgésiques : malades en phase terminale et pour les douleurs chroniques résistantes aux traitements traditionnels ;
  - relaxantes et somnifères : malades en phase terminale ;
  - anti-spasmodiques : sclérose en plaque, épilepsie ;
  - anti-vomitives : traitement des effets secondaires de la chimiothérapie ou d'autres traitements lourds ;
  - stimulant l'appétit et redonnant du plaisir à manger : lutte contre cachexie (maigreur extrême) et favorise la prise de poids ;
  - broncho-dilatatrices : asthme ;
  - vaso-dilatatrices : glaucome.
- D'autres études suggèrent que le cannabis pourrait être :
  - une alternative efficace pour le prurit cholostatique réfractaire ;
  - un agent thérapeutique contre des maladies neuro-dégénératives et la dystonie (perturbation du tonus musculaire) tels que la maladie de Parkinson ou le syndrôme de Gilles de la Tourette ;
  - un agent anti-prolifératif : rémission de tumeurs cancéreuses au cerveau (ainsi que ralentissement de la progression de certains cancers du poumon, sein et de la leucémie) ;
  - un agent inhibant les sécrétion d'acide gastrique et avoir un rôle favorable sur les ulcères ;
  - un agent améliorant les troubles comportementaux des patients atteint de la maladie d'Alzheimer.

Cannabis récréatif

maladie d'Alzheimer L'usage récréatif du cannabis a donné naissance à une sous-culture ; preuve en est les noms divers donnés à cette drogue. Ainsi, en anglais, on la nomme pot, dope, weed, reefer, bhang, green, herb, ganja, sinsemilla, grass, mary jane, chronic, bud, shit. En français, on nomme les fleurs séchées (et non les feuilles séchées comme certains le pensent) : herbe, beuh, marie jeanne, ganja, yobi, verte ; et la résine : shit, teushi, teush, teuteu, chichon, hash, bédo, machin, marron ainsi que d'autres noms issus des différentes variétés et qualité. Le cannabis peut se présenter sous plusieurs formes :
- des fleurs séchées (également appelées « têtes » ou buds - en anglais) ou des feuilles séchées (habituellement, les feuilles de la couronne fleurie des plantes femelles), appelées marijuana;
- de la résine de cannabis (le haschisch), qui est un dérivé de la plante séchée, aggloméré en blocs après fabrication ;
- de l'huile de cannabis (honey oil ou hash oil en anglais) qui est un concentré issu d'une extraction à l'aide de solvants ;
- de pollen ;
- de skuff (ou scuff). Généralement, le cannabis est fumé, sous la forme de joint (spliff en anglais) : les têtes (fleurs) séchées ou la résine émiettée (éventuellement mêlées à du tabac) sont roulées dans une feuille de papier et fumées comme une cigarette. D'autres techniques incluent l'utilisation de pipes (ou bongs, pipes à eau) pour fumer le cannabis tout en refroidissant la fumée et, dans le cas des bongs, en éliminant certaines des impuretés (le goudron entre autres, seulement si l'eau est tiède ou chaude car l'eau froide filtre nettement moins). Le cannabis peut aussi être cuisiné car son principe actif est soluble dans les graisses et l'alcool. Le beurre de marrakech, obtenu par extraction des composés liposolubles du haschich ou des inflorescences de cannabis se substitue au beurre classique dans les recettes. Il est utilisé pour préparer des plats tels que le Space Cake, la Pot Pie ou les Hash Brownies. Le cannabis peut également être mis en solution dans du lait (de préférence entier), ce que l'on nomme un bhang. On peut également faire fondre du haschisch dans du chocolat noir et s'en servir ensuite en pâtisserie, ou alors le faire à nouveau solidifier pour l'utiliser à la demande. Enfin, l'utilisation de macérations de cannabis dans de l'alcool (rhum arrangé par exemple) constitue une dernière possibilité. Néanmoins, lorsqu'il est ingéré, les effets du cannabis ne se déclarent pas avant trente minutes et se prolongent plusieurs heures, ce qui peut perturber les usagers et générer un état d'anxiété et de paranoïa appelé bad trip. La vaporisation est une autre méthode d'absorbtion. On peut extraire le THC et les autres cannabinoïdes sous forme de vapeur en chauffant légèrement la plante sans la brûler. Cette méthode a l'avantage de ne pas produire les substances toxiques contenues dans la fumée du cannabis et du tabac lors d'une combustion normale (monoxyde de carbone, goudrons, nitrosamines...). En chauffant le cannabis à environ 190 °C, les substances psychotropes s'évaporent, mais la plante ne brûle pas encore. La vapeur produite peut alors être inhalée, avec un effet aussi immédiat que si la drogue est fumée.
La vaporisation ou sublimation est la technique préférée des personnes cherchant à éviter les dangers liés au tabagisme.

Évaluation de la consommation

En juin 2004, l'ONU dans son rapport mondial sur les drogues 2004, estimait qu'il y avait 150 millions d'usagers pour le cannabis. Plus de 62 millions d'Européens (plus de 20% de l'ensemble de la population adulte) ont déjà consommé du cannabis et 20 millions en ont consommé au cours de la dernière année, selon une étude publiée le 25 novembre 2005 par l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT). Cependant cette évaluation est certainement très loin de la réalité.
Il n'existe aucune méthode fiable pour évaluer un marché illégal, ce qui se fait par des extrapolations des saisies ainsi que des évaluations des surfaces cultivées. Il est en revanche certain que c’est la drogue illégale la plus utilisée dans le monde.

La législation

Voir Législation sur le cannabis.

Attaque et défense du cannabis

Attaque

De nombreuses personnes sont opposées au cannabis. Il existe des associations spécialisées dans la lutte contre la consommation de cannabis. En France, par exemple, la loi Marilou sur la conduite sous l'emprise d'un stupéfiant a directement été inspirée par une association de lutte contre le cannabis. Les attaques à propos du cannabis visent surtout le côté aléatoire et non prévisibles des effets, propre à tout produit psychoactif, mettant en avant le principe de précaution face à un produit potentiellement curatif mais dont les effets à long terme sont encore à établir. La « théorie de l'escalade » (tabac, alcool, cannabis, cocaïne, héroïne) a longtemps servi à étayer le discours anti-cannabis avant d'être mise à mal par la réalité des chiffres de terrain des pays ayant assoupli leur loi et où, malgré une dépénalisation de l'usage, aucune statistique n'a pu démontrer que les fumeurs de cannabis passaient à d'autres produits plus durs. La « théorie de la porte d'entrée » (le fait de rechercher un produit interdit pousserait à fréquenter des milieux marginaux constituant ainsi une « porte d'entrée » dans ces milieux) est maintenant beaucoup plus mise en avant, d'autant que c'est parfois un argument des défenseurs du cannabis que de dire que le produit doit être dépénalisé afin d'éviter de mettre les jeunes en contact avec les milieux du banditisme.

Défense du cannabis

À l'inverse, de nombreuses personnes militent aussi pour le cannabis, soit pour son usage médical, soit pour une dépénalisation de l'usage personnel, soit pour une légalisation contrôlée qui permettrait de taxer le cannabis tout en en contrôlant la qualité, soit pour une révision de la législation mondiale concernant les drogues. Leurs arguments prônent la liberté à disposer de son propre corps dans la mesure du respect d'autrui - vaste débat si l'on tient compte des organes de santé publique qui pourraient avoir à financer les éventuels problèmes de santé liés à ce choix personnel - et s'appuyent sur des études géopolitiques démontrant les liens étroits entre instabilité politique, pauvreté, exploitation et production de drogue et des observations de la prohibition démontrant qu'un produit contrôlé en qualité par l'État pose moins de problèmes en terme de santé publique. Certains partis politiques font du cannabis un point essentiel de leur programme, tel le Bloc pot au Canada.

Synthèse

Le débat sur le cannabis reste problématique même si de véritables avancées scientifiques ont permis d'isoler certains principes généraux, il reste un produit psychoactif dont les effets varient d'un individu à l'autre. Et même si des propriétés médicales lui sont désormais reconnues, elles restent souvent indépendantes de l'usage récréatif occasionnel.

Voir aussi

Articles connexes


- Haschisch
- Skuff
- Drogue
- Psychotrope

Liens externes


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Bibliographie

Catégorie:Plante psychotrope Catégorie:Cannabis ms:Kanabis ja:大麻 tokipona:kasi sona simple:marijuana

15 mai

Le 15 mai est le 135 jour de l'année (136 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 756 : fondation de l'émirat de Cordoue
- 1364 : Charles V le Sage rend ses devoirs à son père, Jean II le Bon, dont les restes mortels ont été ramenés de Londres.
- 1525 : En Thuringe, défaite de Thomas Münzer, chef des paysans, ce qui met un terme à la guerre des Paysans.
- 1582 : tentative d'assassinat contre le prince Guillaume d'Orange à Anvers
- 1610 : Louis XIII devient roi de France
- 1756 : début de la guerre de Sept Ans
- 1768 : le roi Louis XV achète la Corse à la République de Gênes sur proposition du ministre Choiseul
- 1891 : publication de l'encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII.
- 1902 : Présentation du Voyage dans la lune de Georges Méliès, premier film de fiction avec trucages.
- 1930 : Ellen Church, américaine, première Hôtesse de l'air.
- 1955 : Signature du Staatsvertrag au palais du Belvédère à Vienne (Autriche). Par ce traité, les 4 alliés de la Seconde Guerre mondiale cessent d'occuper l'Autriche qui devient libre, souveraine et démocratique.

Naissances


- 1859 : Pierre Curie, physicien français († 1906, 47 ans)
- 1898 : Arletty, actrice française († 1992, 94 ans)
- 1909 : James Mason, acteur britannique († 1984, 75 ans)
- 1915 :
  - Paul Samuelson, économiste américain
  - Mario Monicelli scénariste et réalisateur italien
- 1920 : Michel Audiard, scénariste, réalisateur et acteur français († 1985, 65 ans)
- 1923 : Richard Avedon, photographe américain († 2004, 81 ans)
- 1930 : Jasper Johns, peintre et sculpteur américain
- 1937 :
  - Madeleine Albright, femme politique américaine
  - Trini López, chanteur américain
- 1938 : Mireille Darc, actrice française
- 1948 : Brian Eno, musicien et compositeur britannique
- 1953 : Mike Oldfield, musicien et compositeur britannique

Décès


- 925 : Nicolas Mystikos, patriarche de Constantinople
- 1634 : Hendrick Avercamp, peintre néerlandais (° 1585).
- 1826 : Johann Baptist von Spix, zoologiste et explorateur allemand (° 1781).
- 1959 : Max d'Ollone, chef d'orchestre, compositeur et musicographe français (° 13 juin 1875).
- 2004 : Robert Morgan, colonel commandant de bord du B-17 Memphis Belle1918).

Célébrations

Prénoms


- Denise
- Primaël
- Victorin, Victorine

Saints catholiques du jour


- Sainte Césarie
- Sainte Denise
- Sainte Dymphne
- Saint Euphrase
- Saint Indalèce
- Saint Isidore le Laboureur
- Saint Libérateur
- Saint Primaël Catégorie:Jour de l'année ja:5月15日 ko:5월 15일 simple:May 15 th:15 พฤษภาคม

Encyclique

Une encyclique (en latin litteræ encyclicæ, du grec ἐκκύκλιος / ekkuklios d'après κύκλος / kuklos, le cercle) est une lettre adressé par le pape à tous les évêques pour les instruire sur une décision de l'Église romaine.

Définition

À l'origine, le terme, très générique (on pourrait traduire par « circulaire ») désigne la correspondance échangée par les évêques et les archevêques. Elle désigne ensuite n'importe quelle lettre envoyée spécifiquement par le pape. De nos jours, elle a pris un sens spécialisé qui la différencie des brefs, bulles et autres documents pontificaux. C'est une lettre de caractère solennel et universel, rédigée en latin et envoyée spécifiquement aux patriarches, archevêques et évêques de l'Église universelle, en communion avec le Siège apostolique, portant sur un point de doctrine ou de morale. Il existe des exceptions, consacrées par l'usage. Ainsi, on appelle encyclique :
- « Au milieu des sollicitudes », lettre du 29 février 1892 adressée en français par Léon XIII aux évêques de France, au sujet du Ralliement.
- « Non abbiamo bisogno », lettre du 19 juin 1931 de Pie XI sur le fascisme italien
- « Mit brennender Sorge », lettre du 21 mars 1937 de Pie XI sur le nazisme Les encycliques n'ont pas pour objectif de définir de nouveaux dogmes. L'encyclique Ubi primum de Pie IX (2 février 1849) précéda la promulagtion du dogme de l'Immaculée Conception. Elles ont plutôt pour but de rappeler la doctrine catholique, analyser une situation ou exalter une figure jugée exemplaire, comme la Vierge Marie ou un docteur de l'Église (par exemple Thomas d'Aquin dans Æterni Patris). On considère généralement que la première encyclique, au sens moderne, est celle de Benoît XIV, Epistola encyclica et commonittoria ad omnes episcopos (Lettre encyclique et comminatoire, adressée à tous les évêques), du 3 décembre 1740. On nomme une encyclique d'après les premiers mots du texte latin.

Quelques encycliques importantes

L'encyclique a été un moyen de communication très utilisé par l'Église depuis la fin du . On peut citer, parmi les plus importantes :
- Pie IX :
  - Qui pluribus, 9 novembre 1846, sur le rationalisme et l'infaillibilité
  - In suprema Petri sede, 6 janvier 1848, sur les Églises orthodoxes et l'unité de l'Église
  - Quanta cura, 8 décembre 1864, accompagnant le Syllabus
  - Quod nunquam, 5 février 1875, contre le Kulturkampf
- Léon XIII :
  - Inscrutabilis, 21 avril 1878, sur les dangers de la société moderne
  - Æterni Patris, 4 août 1879, sur Thomas d'Aquin et la théologie scholastique
  - Humanum genus, 1884, condamnant la franc-maçonnerie et les société secrètes
  - Rerum novarum, 16 mai 1891, sur la question du syndicalisme et des ouvriers
- Pie X
  - E Supremi Apostolatus 4 octobre 1903 : sa première encyclique de Pie X : « - 4 octobre 1903 ». Début de l'encyclique: « Aux patriarches, primats, archevêques, évêques et autres ordinaires en paix et en communion avec le siège apostolique... »
  - "Ad diem illum laetissimum", 2 février1904 : Seconde lettre encyclique de Pie X " Sur la dévotion à la Très Sainte Vierge.
  - Vehementer nos, 11 février 1906, condamnation de la séparation de l'Église et de l'État en France
  - Acerbo nimis, 15 avril 1906, sur la catéchèse
  - Pascendi, 8 septembre 1907, contre le modernisme
- Benoît XV (1914-1922)
  - L’objet de sa première encyclique sera de calmer les tensions provoquées par la crise moderniste.
  - Maximum illud, 30 novembre 1919, sur les missions
  - Spiritus Paraclitus, 15 septembre 1920, sur l'étude de la Bible
- Pie XI
  - Studiorum Ducem, 29 juin 1923, sur le thomisme
  - Quas primas, 11 décembre 1925, sur la fête du Christ-Roi
  - Rerum orientalium, 8 septembre 1928, sur l'œcuménisme
  - Casti conubii, 31 décembre 1930, sur le mariage chrétien
  - Quadragesimo Anno, 15 mai 1931, sur la justice sociale, commémoration de Rerum novarum
  - Divini redemptoris, 19 mars 1937, contre le communisme
  - Mit brennender Sorge , 21 mars 1937, condamnation du nazisme
- Pie XII :
  - Humani generis, 12 août 1950, sur la théologie et la philosophie
  - Sacra Virginitatis, 25 mars 1954, sur le mariage et la virginité
  - Musicæ sacræ, 25 décembre 1955, sur la liturgie et la musique sacrée
- Jean XXIII :
  - Sacerdotii nostri primordia, 31 juillet 1959, sur Jean-Marie Vianney, curé d'Ars
  - Gratia recordatio, 26 septembre 1959, sur le Rosaire
  - Mater et magistra, 15 mai 1961, commémoration de Rerum novarum
  - Pænitentiam agere, 1 juillet 1962, sur le futur concile Vatican II
  - Pacem in terris, 11 avril 1963, sur la paix
- Paul VI :
  - Ecclesiam suam, 6 août 1964, sur le dialogue dans l'Église et hors de l'Église
  - Sacerdotalis cœlibatus, 24 juin 1967, sur le célibat des prêtres
  - Humanæ vitæ, 25 juillet 1968, sur la régulation des naissances
- Jean-Paul II :
  - Redemptor hominis, 4 mars 1979, sur la dignité humaine
  - Redemptoris Mater, 25 mars 1987, sur la place de la Vierge Marie dans la foi
  - Veritatis Splendor, 6 août 1993, sur l'enseignement moral de l'Église
  - Ut unum sint, 25 mai 1995, sur l'engagement œcuménique
  - Evangelium vitæ, 25 mars 1995, sur la valeur et l'inviolabilité de la vie humaine

Bibliographie


- ;
- Heinrich Denzinger, Enchiridion symbolorum, definitionum et declarationum de rebus fidei et morum, 32 édition, 1963 ;
- . Catégorie:Diplomatique ! Catégorie:Institution de l'Église catholique ja:回勅

28 mai

Le 28 mai est le 148 jour de l'année (149 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1321 : Guillaume Frédol, évêque de Béziers, promulgue à la demande du Pape Jean XXII des