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1979

1979

Catégorie:1979 Cette page concerne l'année 1979 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 1 janvier : Entrée du canton du Jura dans la Conféderation Suisse
- 4 mai : Margaret Thatcher, du parti conservateur, qui ne cache pas son intention de démanteler l’État-providence et de « casser » les syndicats, devient premier ministre d'Angleterre. Elle est la première femme à occuper ce poste (jusqu'en 1990).
- 7 juin : Première élection des députés européens au suffrage universel, la française Simone Veil en est élue présidente.
- 15 juin : Accords SALT 2 (non ratifiés par EU) (15-18 juin) signés à Vienne, ils ne seront jamais ratifiés du fait de l'invasion de l'Afghanistan.
- 12 septembre : Une éruption de l'Etna, en Sicile (Italie) fait 12 morts.

France


- 13 janvier : A Paris, les autonomes saccagent le quartier de la gare Saint-Lazare.
- 24 février : Manifestations à Longwy contre le plan de restructuration de la sidérurgie.
- 23 mars : A Paris, la marche des sidérurgistes tourne à l'émeute.
- 6 avril : Congrès du PS à Metz : victoire de F. Mitterrand sur M. Rocard.
- 1 mai : mitraillage du siège du patronat français par Action directe.
- 10 octobre : Révélation du Canard Enchaîné sur l'affaire des diamants mettant en cause V. Giscard d'Estaing.
- 30 octobre : Mort du ministre du Travail Robert Boulin, voir Affaire Robert Boulin
- 31 octobre : Accords de Lomé II entre la CEE et des pays ACP.
- En novembre, Les ministres RPR refusent de voter le budget (nov-déc).
- 2 novembre : Le gangster Jacques Mesrine est tué par des policiers.
- 12 décembre : Décision de déploiement des Cruise et des Pershing II en Europe de l'Ouest en 1983 si l'URSS laisse les SS-20, début de la « crise des missiles ».
- 27 décembre : Intervention soviétique en Afghanistan, fin de la détente.

Afrique


- 10 septembre, Centrafrique : Destitution de l'empereur Jean Bédel Bokassa renversé, avec l'aide de l'armée française.
- Fin du régime d'Idi Amin Dada en Ouganda.
- Mali : Réélection de Moussa Traoréà la présidence.

Amériques


- 69 centrales nucléaires civiles sont en fonction aux USA.
- 13 mars : Coup d'État à la Grenade (Maurice Bishop).
- 19 juillet : Prise du pouvoir par les Sandiniste au Nicaragua (vs Somoza).
- 31 août : Les États-Unis révèlent qu'une brigade soviétique est stationnée à Cuba.
- 3 septembre : Conférence des non alignés à la Havane (3-9 sept), qui marque l'échec et la fin du mouvement.
- 1 novembre : En Bolivie, Coup d'État du général Alberto Natusch Busch, qui prend le pouvoir, devenant le 55 ème Président de la République.
- 16 novembre : Le général Alberto Natusch Busch, au pouvoir en Bolivie depuis quinze jours se retire et cède sa place à une femme Lidia Gueiler Tejada, chargée d'assurer l'intérim.
- Brésil, le général João Figueiredo prend le pouvoir, et le pays amorce un timide retour à la démocratie.

Asie & sous-continent indien


- 4 janvier : Voyage de Deng Xiaoping aux États-Unis.
- 7 janvier : Invasion du Cambodge par le Viêt Nam et prise de Phnom Penh, les Khmers rouges sont chassés du pouvoir.
- 17 février : Conflit sino-Viêtnamien (jusqu'au 16 mars).
- 7 juillet : La Chine obtient la clause de la nation la plus favorisée.
- En juillet, Deng Xiaoping autorise la création d'entreprises à capitaux étrangers.
- Cambodge : Chute du régime de Pol Pot.
- 27 décembre Intervention de l'URSS en Afghanistan.
- Pendaison d'Ali Bhutto au Pakistan.

Océanie & Pacifique


- 9 juillet, par référendum, les habitants des Palaos votent pour l'indépendance des États-Unis et approuvent leur constitution.

Proche-Orient & Monde arabo-musulman


- 16 janvier : Fuite du shah d'Iran.
- 1 février : Proclamation de la république islamique en Iran.
- 25 mars : Traité de paix entre l'Égypte et Israël (Washington), L'Égypte reconnaît l'État israélien, qui évacue le Sinaï.
- 26 mai : Israël restitue officiellement à l'Égypte la ville d'El Arich, capitale du Sinaï, en application des accords de Camp David.
- 4 novembre : Prise en otage du personnel de l'ambassade des États-Unis à Téhéran en Iran.
- L'ancien premier ministre Chapour Baktiar s'enfuit d'Iran.
- Le colonel Chadli Bendjedid devient président de l'Algérie.

Divers


- Édition du traitement de texte Wordstar.
- Un avion touristique s'écrase sur les flancs du mont Erebus en Antarctique, 257 morts.
- 26 juin : Le paquebot France est vendu à un armateur norvégien.
- En juin, premier voyage du pape Jean-Paul II en Pologne
- 17 octobre : Le prix Nobel de la paix est attribué à Mère Teresa.

Arts & cultures


- En février, Publication des Trente glorieuses de Jean Fourastié.
- 1 juillet : Libération du prix du livre.
- Francis Ford Coppola réalise Apocalypse Now qui remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Kramer contre Kramer de Robert Benton remporte l'Oscar du meilleur film.
- L'argent des autres de Christian de Chalonge remporte le César du meilleur film.
- Youssef Rzouga poète tunisien publie "Je te surpasse par ma tristesse"(poèsie)
- Woody Allen réalise Manhattan.
- Ridley Scott réalise Alien.
- 6ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Baara, de Souleymane Cissé (Mali) obtient le grand prix (Etalon de Yennenga).

Sciences & techniques


- 4 mars : David C. Jewitt et G. Edward Danielson découvrent Adrastée tandis que Stephen P. Synnott découvre Métis
- 5 mars : La sonde américaine Voyager 1 approche Jupiter à son maximum; le même jour Stephen P. Synnott découvre Thébé
- 28 mars : Accident nucléaire à Three Mile Island, États-Unis.
- 9 juillet : La sonde américaine Voyager 2 approche Jupiter à son maximum.
- 12 juillet : La station spatiale américaine Skylab tombe dans l'Océan Indien.
- 24 décembre : Premier lancement de la fusée Ariane, à Kourou, Guyane française.
- Le disque compact à laser est créé par la société Philips.
- Première tranfusion utilisant du sang synthétique.

Économie


- 13 mars : Mise en place par la CEE du Système monétaire européen (SME).
- 26 mars : Augmentation de 20% des prix du pétrole, début du second choc pétrolier.
- 1 juillet : Libération du prix du livre.

Sports


- 12 juillet : l'alpiniste autrichien Reinhold Messner gravit le K2, le plus difficile sommet de l'Himalaya, sans bouteille d'oxygène.
- le Racing club de Strasbourg est champion de D1

Naissances en 1979


- 16 janvier : Aaliyah, chanteuse (décès 2001)
- 31 janvier : Daniel Tammet, savant autiste
- 9 février : Zhang Ziyi, actrice chinoise
- 21 février : Jennifer Love Hewitt, actrice
- 30 mars : Norah Jones, chanteuse
- 10 avril : Sophie Ellis-Bextor, chanteuse
- 3 juillet : Ludivine Sagnier, actrice française
- 25 juillet : Louise Brown, premier bébé-éprouvette, en Angleterre.
- 28 août : Robert Hoyzer, ex-arbitre allemand
- 17 octobre : Kimi Räikkönen, coureur automobile finlandais
- 14 décembre : Michael Owen, footballeur anglais

Décès en 1979


- 11 janvier : Daniel-Henri Kahnweiler, l'écrivain, collectionneur et marchand d'art
- 19 janvier : Paul Meurisse, acteur français
- 26 janvier : Nelson Aldrich Rockefeller, homme politique américain
- 12 février : Jean Renoir, réalisateur français
- 7 avril : Marcel Jouhandeau, écrivain
- 3 juin : Arno Schmidt, écrivain allemand
- 11 juin : John Wayne, acteur américain
- 22 juin : Louis Chiron, coureur automobile
- 29 juin : Roparz Hemon, linguiste, romancier, et poète breton
- 15 juillet : Gustavo Díaz Ordaz, président du Mexique de 1964 à 1970
- 23 juillet : Joseph Kessel, écrivain français
- 27 août : Lord Mountbatten, assassiné par l'IRA
- 29 août : Mary Marquet, actrice française d'origine russe
- 8 septembre : Jean Seberg, actrice américaine
- 2 novembre : Jacques Mesrine, criminel français
- 8 novembre : Yvonne Vendraux épouse du général Charles de Gaulle
- 5 décembre : Sonia Delaunay, peintre français d'origine ukrainienne
- 22 décembre : Darryl F. Zanuck, cinéaste américain __NOTOC__ als:1979 ja:1979年 ko:1979년 ms:1979 simple:1979 th:พ.ศ. 2522

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Catégorie:Chronologie du XXe siècle Article principal : 1979 simple:Category:1979

1er janvier

Le 1 janvier est le premier jour de l'année du calendrier grégorien.

Événements


- -753 : Fondation de la ville de Rome par Romulus.
- -45 : Entrée en vigueur du calendrier julien à Rome.
- 898 : Charles III le Simple devient roi de France.
- 1001 : Couronnement du roi Étienne 1er de Hongrie.
- 1127 : Les barons anglo-normands prêtent serment de reconnaître Mathilde l'Emperesse comme héritière du trône.
- 1343 : La « trêve de Malestroit » entre la France et l'Angleterre est conclue pour une durée de trois ans grâce à l'intervention du pape .
- 1450 : Prise de Harfleur par Charles VII aux mains des Anglais.
- 1452 : Le tout nouvel hôpital des Hospices de Beaune, l'Hôtel-Dieu, créé à l'initiative de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe II le Bon, et de son épouse Guigone de Salins, accueille son premier patient.
- 1531 : Fondation de Rio de Janeiro, ou plutôt, découverte de la baie que l'on prend pour un fleuve et qu'on baptise Rio, la ville est fondée le 20 janvier.
- 1565 : La France, sous Charles IX, décrète à Roussillon-Château en Dauphiné, par un édit royal, que l'année commencera désormais le 1 janvier.
- 1582 : Le pape Grégoire XIII impose le Calendrier Grégorien afin de rétablir un retard de 10 jours avec le Soleil. Il décide que le 15 octobre succèdera au 4.
- 1622 : Rome décrète que l'année commencera désormais le 1 janvier au lieu du 25 mars.
- 1677 : Première représentation de Phèdre.
- 1796 : Création du Ministère de la Police.
- 1801 : Achèvement de l'union légale de la Grande-Bretagne et de l'Irlande.
- 1801 : Découverte de l'astéroïde Cérès par Giuseppe Piazzi.
- 1804 : Indépendance d'Haïti.
- 1822 : Déclaration unilatérale de l'indépendance de la Grèce.
- 1833 : La Grande-Bretagne proclame sa souveraineté sur les îles Malouines.
- 1849 : Mise en service du premier timbre-poste français.
- 1860 : La ville de Paris est découpée en vingt arrondissements.
- 1863 : Abraham Lincoln proclame l'émancipation des esclaves de l'Union.
- 1877 : La reine Victoria est proclamée impératrice des Indes.
- 1901 : Indépendance de l'Australie.
- 1910 : Premier Tournoi des cinq nations. Lors du premier match, à Swansea, l'équipe française est battue par le pays de Galles (49-14).
- 1927 : Constitution de la British Broadcasting Corporation (BBC), qui prend la relève de la British Broadcasting Company.
- 1938 : Création de la Société Nationale des Chemins de Fer français SNCF.
- 1942 :
  - Déclaration de l'Organisation des Nations unies.
  - Jean Moulin est parachuté en France comme représentant du général de Gaulle auprès des mouvements de résistance de la zone sud.
- 1956 : Indépendance du Soudan.
- 1959 : Fidel Castro chasse le dictateur Batista.
- 1960 : Indépendance du Cameroun.
- 1960 : Mise en circulation du « nouveau franc » français.
- 1962 : Indépendance des Samoa occidentales.
- 1968 : Suppression du département français de la Seine.
- 1970 : Point de départ du temps UNIX.
- 1984 : Indépendance de Brunei.
- 1986 : L'Espagne et le Portugal deviennent membres de la CEE qui compte désormais douze membres.
- 1992 : Boutros Boutros-Ghali succède à Javier Perez de Cuellar. au poste de secrétaire général de l'ONU.
- 1993 : Création de la République slovaque.
- 1994 : Entrée en vigueur de l'ALENA.
- 1994 : Soulèvement des indiens du Chiapas, province mexicaine.
- 1999 : Introduction de la monnaie européenne (l'euro).
- 2000 : Date à laquelle devait se produire le bogue de l'an 2000, à 0h00.
- 2001 : Calcutta, la grande ville du Bengale indien est officiellement renommée Kolkata.
- 2002 : Les pièces et billets en euros ont cours légal.

Naissances


- 1431 : Rodrigo Borgia, pape de 1492 à 1503 sous le nom d'Alexandre VI († 18 août 1503)
- 1449 : Laurent de Médicis dit le Magnifique, italien, chef de la République de Florence († 8 avril 1492)
- 1663 : Jean Boivin Le Cadet dit Boivin De Vill, académicien français († 1726)
- 1697 : Joseph François Dupleix, gouverneur général des comptoirs français en Inde († 10 novembre 1763)
- 1729 : François-Michel Lecreulx, architecte français († 1812)
- 1735 : Paul Revere, révolutionnaire et patriote états-unien († 10 mai 1818)
- 1748 : Gottfried August Burger, poète allemand († 1794)
- 1752 : Betsy Ross, couturière états-unien qui fabriqua le premier drapeau américain († 30 janvier 1836)
- 1766 : Antoine-Vincent Arnault, académicien français († 1834)
- 1767 : Maria Edgeworth, écrivaine irlandaise († 1849)
- 1771 : Georges Cadoudal, chef militaire vendéen et conspirateur français († 1804)
- 1774 : André Marie Constant Duméril, zoologiste français († 14 août 1860)
- 1778 : Charles-Alexandre Lesueur, naturaliste, artiste et explorateur français († 12 décembre 1846)
- 1788 : Étienne Cabet, philosophe français, théoricien socialiste († 9 novembre 1856)
- 1819 : Arthur Hugh Clough, écrivain anglais († 1861)
- 1834 : Ludovic Halévy, auteur de théâtre français, académicien († 7 mai 1908)
- 1839 : Maria Louise de la Ramee dite Ouida, écrivaine anglaise († 1908)
- 1846 : Léon Denis, chantre français de la philosophie spirite († 1927)
- 1854 : Sir James George Frazer, anthropologue écossais († 7 mai 1941)
- 1863 : Baron Pierre de Coubertin, historien et pédagogue français, père des Jeux Olympiques modernes († 2 septembre 1937)
- 1864 :
  - Edward Sansot, poète français († 1926)
  - Alfred Stieglitz, photographe états-unien († 13 juillet 1946)
- 1866 : Ernest Seillière, écrivain français, académicien († 15 mars 1955)
- 1867 : Jeanne Lanvin, styliste français († 1946)
- 1878 : Agner Krarup Erlang, mathématicien danois († 3 février 1929)
- 1879 :
  - William Fox, producteur de cinéma états-unien († 1952)
  - E. M. Forster, écrivain britannique († 7 juin 1970)
- 1894 : Satyendranath Bose, mathématicien indien († 4 février 1974)
- 1895 :
  - Alice Tissot, actrice française († 1971)
  - John Edgar Hoover, juriste américain, directeur du FBI († 2 mai 1972)
- 1897 : Catherine Drinker Bowen, écrivain états-unien († 1973)
- 1898 : André Zeller, homme politique français († 18 septembre 1979)
- 1900 : Xavier Cugat, musicien espagnol († 17 octobre 1990)
- 1903 : Joe Orton, dramaturge britannique († 1967)
- 1905 : Stanislaw Mazur, mathématicien polonais († 1981)
- 1907 : Jean Carzou, peintre français († 2000)
- 1909 : Barry Goldwater, homme politique états-unien († 29 mai 1998)
- 1912
  - Dana Andrews, acteur états-unien († 1992)
  - Boris Vladimirovich Gnedenko, mathématicien russe († 1995)
  - Kim Philby, agent double anglais († 11 mai 1998)
- 1919 :
  - Sara Berenguer Laosa, anarchiste et poétesse espagnole
  - J. D. Salinger (Jerome David Salinger), écrivain états-unien
- 1921 :
  - César, sculpteur français († 6 décembre 1998)
  - Alain Mimoun, athlète (coureur) français
  - Germaine Willard, historienne française
- 1922 :
  - André Bergeron, syndicaliste français
- 1923 :
  - Daniel Gorenstein, mathématicien états-unien
  - Ousmane Sembène, réalisateur et écrivain sénégalais
- 1924 :
  - Guy Thomas, journaliste français
- Jacques Le Goff, historien français
- 1925 :
  - Mario Merz, sculpteur italien
  - Pierre Laffitte, homme politique français
  - Raymond Pellegrin, acteur français
  - Valentina Cortese, actrice italienne
- 1926 : Michel Ameller, homme politique français
- 1927 :
  - Maurice Béjart, danseur et chorégraphe français
  - Vernon L. Smith, économiste états-unien
- 1929 : Christian Millau, écrivain français
- 1930 : John Mayer, chanteur britannique
- 1933 : Jean-Pierre Farkas, journaliste français
- 1935 :
  - Edward Saïd, écrivain palestinien († 25 septembre 2003)
  - Michel François-Poncet, homme d'affaires français
- 1936 : Jacques Bobe, homme politique français
- 1939 : Michèle Mercier, actrice française
- 1940 :
  - Jean-François Dehecq, chef d'entreprise française
  - Frank Langella, acteur états-unien
  - Anna Prucnal, actrice et chanteuse polonaise
- 1942 : Alassane Ouattara, homme politique ivoirien
- 1944 :
  - Doumbi Fakoly, écrivain malien
  - Catherine Nay, journaliste français
- 1945 : Jacky Ickx, pilote automobile belge
- 1946 : Roberto Rivelino, footballeur brésillien
- 1947 :
  - Jean-Jacques Hyest, homme politique français
  - Louis Chédid, chanteur français
  - F.R. David, chanteur français
- 1948 :
  - David Christie, chanteur français († 1997)
  - Alain Afflelou, homme d'affaires français
- 1949 : Jérôme Bignon, homme politique français
- 1951 :
  - Christine Simon, actrice française
  - Jean-Noël Guérini, homme politique français
- 1952 : René de Ceccatty, écrivain français
- 1953 :
  - Alpha Blondy, chanteur ivoirien
  - Philippe Douste-Blazy, homme politique français
  - Roland Garrigues, homme politique français
  - Thierry De La Perrière, homme politique français
- 1955 : Douglas Kennedy, écrivain états-unien
- 1956 : Danny Boyle, acteur britannique
- 1957 : Mimi Leder, actrice états-unien
- 1959 : Michel Onfray, philosophe français
- 1961 : David Cassani, cycliste italien
- 1963 : Jean-Marc Gounon, pilote français
- 1964 :
  - Famke Janssen, actrice états-unien
  - Lewis Trondheim, auteur de bande dessinée français
- 1970 : Paul Thomas Anderson, réalisateur, scénariste et producteur états-unien
- 1972 :
  - Catherine McCormack, actrice états-unien
  - Lilian Thuram, footballeur français
- 1975 : Thomas Bangalter, chanteur français, membre de Daft Punk
- 1980 : Olivia Ruiz, chanteuse française
- 1982 : David Nalbandian, joueur de tennis argentin

Décès


- 951 : Ramire II de Leon, roi de Leon (° 900)
- 1387 : Charles II le Mauvais, roi de Navarre (° 1332)
- 1515 : Louis XII, roi de France27 juin 1462)
- 1560 : Joachim du Bellay, poète français1522)
- 1748 : Jean Bernoulli, mathématicien suisse27 juillet 1667)
- 1782 : Johann Christian Bach, compositeur allemand5 septembre 1735)
- 1787 : José Anastácio da Cunha, mathématicien portugais1744)
- 1796 : Alexandre-Théophile Vandermonde, mathématicien français28 février 1735)
- 1800 : Louis Jean-Marie Daubenton, naturaliste français29 mai 1716)
- 1817 : Martin Heinrich Klaproth, chimiste allemand (° 1743)
- 1862 : Mikhail Vasilevich Ostrogradski, mathématicien ukrainien1801)
- 1881 : Louis Auguste Blanqui, théoricien socialiste et homme politique français8 février 1805)
- 1945 : Fritz Brupbacher, anarchiste suisse1874)
- 1953 : Hank Williams Sr., chanteur et musicien états-unien de country music17 septembre 1923)
- 1956 : Frank Hague, maire états-unien du New Jersey1876)
- 1958 : Edward Weston, photographe états-unien1886)
- 1966 : Vincent Auriol, président de la République française (° 27 août 1884)
- 1972 : Maurice Chevalier, acteur et chanteur français12 septembre 1888)
- 1984 : Augustin Souchy, anarchiste allemand1892)
- 1992 : Grace Brewster Murray Hopper, mathématicienne états-unien et inventeur du COBOL1906)
- 1992 : Ginette Leclerc (Geneviève Menut), actrice française1912)
- 1995 : Jenó Pál Wigner, alias Eugene Paul Wigner, mathématicien austro-états-unien1902)
- 2000 : Arthur Lehning, anarchiste allemand1899)
- 2001 : Ray Walston, acteur états-unien1914)
- 2002 : Nafissa Sid Cara, première musulmane membre du gouvernement français (° 1910)
- 2004 : Denise Colomb, photographe française1902)
- 2005 :
  - Shirley Chisholm, personnalité politique états-unien, première femme noire élue au Congrès (° 1924)
  - Bob Matsui, personnalité politique états-unien17 septembre 1941)
  - Dmitri Neljubin, cycliste russe, champion olympique (° 1971)
  - Willem Scholten, personnalité politique hollandaise (° 1927, 78 ans)

Célébrations


- Le Jour de l'an est férié dans un grand nombre de pays, notamment tous ceux de tradition chrétienne occidentale : le Christ, dont la naissance a été fixée le 25 décembre de la dernière année de l'ancienne ère, est circoncis huit jours après selon le loi juive, soit le 1 janvier ; cet événement marque son entrée dans le monde des hommes avec un nom et une identité sociale. Son avènement en plénitude coïncide symboliquement avec la nouvelle année et l'ère nouvelle. Toutefois, l'Église catholique n'attache plus la même importance qu'autrefois à cette fête.

Saints catholiques du jour


- C'est aussi la fête des Marie, car la Vierge Marie est fêtée plusieurs fois par an dans les différents calendriers chrétiens. Catégorie:Jour de l'année ja:1月1日 ko:1월 1일 ms:1 Januari simple:January 1 th:1 มกราคม

Canton du Jura

Le canton du Jura est un canton suisse.

Histoire


- Le canton du Jura trouve ses racines en 999, lorsque le dernier roi de Bourgogne donne à l'évêque de Bâle l'abbaye de Moutier-Grandval et ses dépendances. À partir de 1032, l'évêché de Bâle fut rattaché au Saint Empire romain germanique. Après 1648 et les traités de Westphalie, le Jura, séparé du reste du Saint-Empire, accrut ses liens avec la Confédération helvétique.
- La situation perdura jusqu'en 1792, le dernier prince-évêque de Bâle étant chassé de sa résidence de Porrentruy par le vent de la Révolution française. Le 19 décembre fut proclamée la République Rauracienne, première république « sœur » de la République française. En mars 1793, elle fut annexée de fait par la France, la République Rauracienne devint un département sous le nom de Mont-Terrible et de chef-lieu Porrentruy, puis fut regroupée avec le Haut-Rhin.
- En 1815, par décision du Congrès de Vienne, le Jura revint à la Suisse et fut attribué au canton de Berne pour compenser ses pertes, le Canton de Vaud et la Haute-Argovie.
- Dès lors, les tensions entre la population francophone et le reste du canton de Berne germanophone, aboutirent, en 1947, à la constitution du Mouvement autonomiste jurassien.
- La lutte pacifiste mais déterminée aboutit à l'organisation d'un plébiscite. Le 23 juin 1974, un vote décida la création du canton du Jura, lequel fut officiellement reconnu par le peuple suisse le 24 septembre 1978. Toutefois, après une procédure unique, le Peuple Jurassien fut séparé en deux et seule la moitié Nord devint un canton suisse. Mais les mouvements de lutte, notamment le Groupe Bélier, le Mouvement Autonomiste Jurassien et le Mouvement Indépendantiste Jurassien poursuivent l'idéal d'une réunification du peuple jurassien francophone.
- Le 16 mars 1975, le canton de Berne organisa un vote dit « en cascade » ce vote détermina la séparation du sud du Jura de sa partie Nord. Seules quelques communes du district de Moutier décidèrent de rejoindre le canton du Jura. Comme leurs frontières étaient communes à l'un des trois districts du Nord celles-ci pouvait être rattachées au district concerné. Seule la petite commune de Vellerat qui avait décidé de rejoindre le Canton du Jura n'a pu être rattaché à ce dernier qu'en 1994 puisque elle ne possédait pas de frontières communes avec une commune d'un des trois districts du nord.
- En 1976, le Peuple jurassien dut nommer les député-e-s à la Constituante, la tâche de cet organe étant d'élaborer la constitution (loi fondamentale) du nouvel état cantonal.
- La nouvelle constitution cantonale a été approuvée pas le Peuple jurassien en date du 20 mars 1977. Résolument moderne, cette constitution comporte 138 articles, dont le dernier qui n'a pas obtenu la garantie fédérale. La constitution de la République et canton du Jura a été une base sérieuse et moderne pour le renouvellement de différentes constitutions des cantons suisses.
- En 1993, une commission indépendante rechercha la solution à la Question jurassienne et conclut en faveur des séparatistes jurassiens, à savoir la réunification du peuple jurassien au sein d'une même entité. Une Assemblée Interjurassienne fut crée dans ce but en 1994 suite à l'accord du 25 mars 1994 entre Berne, Jura et la Confédération. En septembre 2004, cette Assemblée entama les travaux en vue d'étudier la faisabilité d'une telle entité à six districts.
- Cette étude fut le voeu du Mouvement Autonomiste Jurassien (MAJ) qui lanca une initiative cantonale en 2004 et qui fut acceptée par la chambre parlementaire, alors que le gouvernement cantonal en demanda son rejet.

Géographie

Le canton du Jura se trouve au nord-ouest de la Suisse à la frontière française. Au sud, se trouve les cantons de Neuchâtel et de Berne, à l'est ceux de Soleure (canton) et de Bâle-Campagne. Quant à l'ouest et au nord, se trouvent les départements français du Doubs, du Territoire de Belfort (Région Franche-Comté) et du Haut-Rhin (Région Alsace). Bâle-Campagne

Monts, collines

Voir aussi : Liste des collines et sommets du canton du Jura
- Montchaibeux
- Chaîne du Lomont

Rivières

Voir aussi: Cours d'eau du canton du Jura

Châteaux, monuments

Institutions politiques

Le pouvoir législatif est détenu par le Parlement jurassien qui est constitué de 60 membres (les députés) élus au scrutin proportionnel par le corps électoral. Le Parlement est reconduit entièrement tous les 4 ans. La dernière élection a eu lieu le 10 novembre 2002. Le pouvoir exécutif est détenu par le Gouvernement jurassien, équivalent du Conseil d'État. Il est composé de 5 membres (les ministres) élus au suffrage majoritaire par le corps électoral. Les ministres actuels sont :
- Elisabeth Baume-Schneider
- Claude Hêche
- Jean-François Roth
- Laurent Schaffter
- Gérald Schaller

Communes

Le canton du Jura ne compte statistiquement qu'une seule ville avec Delémont. Mais le Canton du Jura comporte deux autres cités qui, du temps de l'Evêché de Bâle furent élevées au rang de ville. Il s'agit de Porrentruy (chef lieu du District de Porrentruy) et de Saint-Ursanne. En 2004, les communes de Delémont, Courtételle, Courrendlin, Courroux et Develier forment une agglomération au sens où l'entend la législation fédérale en vigueur. Voir aussi : La liste des communes du canton du Jura

Districts

Le canton du Jura est divisé en trois districts:
- District de Delémont
- District de Porrentruy
- District des Franches-Montagnes

Hymne officiel


- La Rauracienne

Livres


- Ganguillet, Gilbert: Le conflit jurassien. Un cas de mobilisation ethno-régionale en Suisse, Zürich 1986.
- Hauser, Claude: Aux origines intellectuelles de la Question jurassienne. Culture et politique entre la France et la Suisse romande (1910-1950), Diss. Fribourg 1997.
- Henecka, Hans Peter: Die jurassischen Separatisten. Eine Studie zur Soziologie des ethnischen Konflikts und der sozialen Bewegung, Meisenheim am Glan 1972.
- Jenkins, John R.G.: Jura Separatism in Switzerland, Oxford 1986.
- Ruch, Christian: Struktur und Strukturwandel des jurassischen Separatismus zwischen 1974 und 1994, Bern 2001.
- Schwander, Marcel: Jura. Konfliktstoff für Jahrzehnte, Zürich/Köln 1977.
- Steppacher, Burkard: Die Jurafrage in der Schweiz, München 1985.

Voir aussi


- Jura bernois
- Le département français: Jura
- Mont Soleil

Liens externes

Sites officiels
- [http://www.jura.ch/ Site officiel du canton du Jura]
- [http://w3.jura.ch/liens/communes.htm Page de liens vers les communes jurassiennes]
- [http://www.diju.ch Dictionnaire du Jura] Liens touristiques
- [http://www.juratourisme.ch/intro.php Jura Tourisme] Groupements autonomistes
- [http://www.maj.ch/ Mouvement Autonomiste Jurassien (MAJ)]
- [http://www.groupebelier.ch/ Groupe Belier]
- [http://www.juralibre.org/ MIJ]
- [http://www.assemblee-interjura.ch/ Assemblée Interjurasienne] Catégorie:Canton du Jura suisse als:Kanton Jura

Suisse

La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Suisse. Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au . Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales. La date de 1291 a été choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315. Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au , fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue. La fin du vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du , la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican. Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme. L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire. En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum. Le début du voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit. La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales. Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002).

Politique

Article détaillé : Politique de la Suisse Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Chaque canton possède 2 sièges au Conseil des États (un seul pour les ½ cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national. Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l'UDC. Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral. Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires. Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.

Fédéralisme

La Suisse est divisée en 26 cantons, contenant chacun plusieurs, voire des centaines de communes. Les cantons sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chacun ayant sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation, la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l'armée), d'autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité. Ils ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d'État).

Démocratie semi-directe

Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d'agir sur un acte décidé par l'État : il s'agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle.
- Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l'Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l'espace de 100 jours pour qu'il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n'est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
- Le référendum obligatoire impose, comme son nom l'indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et des cantons.
- L'initiative populaire au niveau fédéral est un instrument qui permet à un comité de citoyens de proposer une modification de la constitution fédérale, que ce soit dans le but d'y introduire une nouvelle disposition ou d'en modifier ou abroger une déjà existante. Elle ne concerne en revanche pas les actes de rang législatif. Si les initiants parviennent à réunir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois, le projet est soumis au peuple. Pour que le projet soit accepté lors de la consultation populaire, la double majorité de la population et des cantons est nécessaire, ce qui rend bien sûr plus difficile le succès d'une initiative populaire (15 acceptées en 114 ans). Par ailleurs, les autorités fédérales ont la possibilité d'y opposer un contre-projet qui permet souvent de reprendre les éléments attractifs d'une initiative tout en laissant de côté les aspects trop contraignants ou jugés extrêmes de cette dernière. Il arrive qu'un contre-projet donne satisfaction aux initiants qui peuvent décider dès lors de le soutenir également, voire même de retirer leur initiative. Dans ce cas, seul le contre-projet est soumis au peuple. Ces possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait que la Suisse est un pays où l'on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an avec généralement plusieurs objets soumis en même temps). Afin de garantir une transposition des directives dans les délais, ce système devrait être réformé en cas d'adhésion à l'Union européenne (UE). De plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées, dans la mesure où le droit communautaire prime sur le droit national. La crainte d'une perte de souveraineté est d'ailleurs l'un des arguments des opposants à cette adhésion.

Initiatives populaires acceptées

Voici la liste des 15 initiatives populaires acceptées par le peuple et les cantons depuis l'instauration de cette institution :
- 20 août 1891 : Interdiction d'abattre le bétail de boucherie sans l'avoir préalablement étourdi (191 527 oui contre 127 101 non et 13 cantons contre 12)
- 5 juillet 1908 : Interdiction de l'absinthe (241 078 oui contre 138 669 non et 23 cantons contre 2)
- 13 octobre 1918 : Élection proportionnelle du Conseil national (299 550 oui contre 149 035 non et 22 cantons contre 3)
- 21 mars 1920 : Interdiction des maisons de jeu (271 947 oui contre 241 441 non et 13 cantons contre 12)
- 30 janvier 1921 : Référendum facultatif en matière de traités internationaux (398 538 oui contre 160 004 non et 23 cantons contre 2)
- 2 décembre 1928 : Maintien des kursaals (296 395 oui contre 274 528 non et 16 cantons contre 9)
- 11 septembre 1949 : Retour à la démocratie directe (clause d'urgence) (280 755 oui contre 272 599 non et 14 cantons contre 11)
- 28 novembre 1982 : Tendant à empêcher des abus dans la formation des prix (730 938 oui contre 530 498 non et 18 cantons contre 8)
- 6 décembre 1987 : Initiative de Rothenthurm (protection des marais) (1 153 448 oui contre 843 555 non et 23 cantons contre 3)
- 23 septembre 1990 : Halte à la construction de centrales nucléaires (946 077 oui contre 789 209 non et 22 cantons contre 3)
- 26 septembre 1993 : Pour un jour de la fête nationale férié (1 492 285 oui contre 289 122 non et 26 cantons contre 0)
- 20 février 1994 : Protection des régions alpines contre le trafic de transit (954 491 oui contre 884 362 non et 19 cantons contre 7)
- 3 mars 2002 Adhésion de la Suisse à l'Organisation des Nations unies (1 489 110 oui contre 1 237 629 non et 13 cantons contre 13 [11 + 2 ½ contre 9 et 4 ½)
- 8 février 2004 : Internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux et non amendables (1 198 867 oui contre 934 569 non et 24 cantons contre 2)
- 27 novembre 2005 : Pour des aliments produits sans manipulations génétiques (1 125 357 oui contre 896 372 non et 26 cantons contre 0)

Dernières votations


- 5 juin 2005 (participation de 56,5%) :
  - L'arrêté fédéral portant approbation et mise en œuvre des accords bilatéraux d'association à l'Espace Schengen et à l'Espace Dublin est accepté par 54,6% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception notable de l'UDC et des milieux nationalistes, soutenaient ce projet. La Suisse romande l'approuve nettement tout comme les cantons alémaniques de Bâle-Ville, Berne, Soleure, Zoug et Zurich.
  - La loi fédérale sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe, qui prévoit la création d'un PACS fédéral offrant aux couples homosexuels des droits relativement similaires à ceux accordés aux couples mariés, est acceptée par 58% des voix. Les milieux de la droite conservatrice, tels que l'UDC, l'Union démocratique fédérale et les Démocrates suisses (DS) constituaient les seules forces politiques à s'opposer à cette loi. Certains cantons catholiques ont cependant refusé le projet comme le Valais et le Jura.
- 25 septembre 2005 (participation de 53,8%) : L'arrêté fédéral relatif à l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes aux nouveaux états membres de l'UE et à la révision des mesures d'accompagnement liées à cette extension est accepté par 56% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception des DS, d'une partie de l'UDC, de l'Alliance de gauche et du Mouvement pour le socialisme, soutenaient ce projet. La Suisse centrale et le Tessin ont cependant refusé le projet.
- 27 novembre 2005 (participation de 41,8%) :
  - L'initiative populaire pour des aliments produits sans manipulations génétiques est acceptée par 55,7% des voix et la totalité des 26 cantons. Les paysans, les partis de gauche et les associations de consommateurs soutenaient ce projet. C'est la 15 fois en 114 ans qu'une initiative populaire est acceptée par le peuple et la seconde fois que la totalité des cantons s'y rallient.
  - La modification de la loi sur le travail, qui prévoit l'ouverture dominicale de l'ensemble des commerces des principales gares et des aéroports du pays, est acceptée par 50,6% des voix. Les syndicalistes et les partis de gauche constituaient les principales forces politiques à s'opposer à cette loi. Ce sont les cantons urbains (Genève, Zurich, Bâle, Berne et Argovie) qui réussissent à faire pencher la balance en faveur de la loi.

Cantons

Argovie Article détaillé : Cantons suisses La Suisse est constituée de 26 cantons, souverains selon leurs constitutions respectives (6 de ces cantons étaient auparavant considérés comme des demi-cantons et ne possèdent, encore aujourd'hui, qu'une voix chacun au lieu de deux au Conseil des États et lors des votations fédérales). La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de la souveraineté des cantons. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons. Les cantons possèdent un gouvernement (appelé Conseil d'État) et un parlement (appelé Grand Conseil). Seule exception, le canton du Jura, le dernier à rejoindre la Confédération helvétique et entré en souveraineté en 1979, a lui conservé les appellations classiques gouvernement et parlement pour les organes exécutif et législatif. Les cantons suisses disposent par ailleurs d'un pouvoir judiciaire. La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004).

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Suisse Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne, Lausanne Communes politiques : 2880 (2001) Voir aussi : Villes de Suisse ~ Liste des cours d'eau de Suisse ~ Liste des lacs de Suisse

Économie

Article détaillé : Économie de la Suisse Malgré l'absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, et la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l'un des plus élevés d'Europe. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d'organisations internationales comme l'ONU. Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir en 2004 avec une hausse de 1,7% et un PIB dépassant les 435 milliards de francs suisses. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 3.5% en juillet 2005) et l'inflation relativement faible.

Population

inflation Article détaillé : Population de la Suisse La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s). La Suisse a quatre langues officielles : l'allemand (64 % ; blanc) au nord et au centre, le français (19 % ; bleu) à l'ouest, l'italien (8 % ; rouge) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 1 % ; vert) dans le sud-est du canton des Grisons. L'allemand est la langue la plus répandue. 17 cantons sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle généralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou Schwyzerdütsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L'usage de l'allemand standard – Hochdeutsch ou « bon allemand » – est limité aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d'élever le niveau d'allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposé l'usage systématique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s'exprimer exclusivement dans cette langue. Le français est parlé dans l'ouest du pays, région généralement appelée Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes (en majorité francoprovençaux, sauf dans le canton du Jura qui appartient à l'aire de la langue d'oïl) sont encore pratiqués localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l'usage quotidien. Quant à l'italien, il est parlé dans le canton du Tessin (Ticino en italien) et quelques vallées méridionales des Grisons. L'usage du dialecte tessinois, apparenté aux parlers lombards, y demeure très vivant. La plupart des Suisses parlent plus d'une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20% de la population. Le romanche n'a pas le même statut que l'allemand, le français et l'italien. Selon l'[http://www.admin.ch/ch/f/rs/101/a70.html alinéa 1 de l'article 70] de la constitution fédérale, les langues officielles de la Confédération sont l'allemand, le français et l'italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche. L'anglais est parfois utilisé dans le monde du travail, y compris par l'administration. Il n'a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut désigner dans une seule langue des institutions suisses : Confoederatio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc. La majorité des formations supérieures ne sont enseignées que dans deux langues (allemand et français), dans une seule (allemand pour la formation de vétérinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mélangées : professeurs et étudiants parlent leur langue maternelle (diplôme d'expert en assurances de pensions).

Culture

Article détaillé : Culture de la Suisse Voir aussi : Liste de Suisses célèbres ~ Liste des Expositions nationales suisses

Fêtes et jours fériés

Seule la Fête nationale, le est ancrée dans la constitution. Chaque canton est libre de fixer jusqu'à 8 jours fériés dans l'année. 21 cantons utilisent intégralement cette possibilité. Légalement, les jours fériés sont assimilés à des dimanches et ont donc les mêmes restrictions que ceux-ci en matière d'ouverture des magasins et des entreprises et de trafic routier. Les jours fériés varient donc beaucoup d'un canton à l'autre. Seuls Noël, le Nouvel-An et le 1 août sont communs à tous, les autres fêtes (vendredi et lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte et Fête Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne Fédéral ou Jeûne Genevois) étant reconnues par les cantons selon leur tradition, principalement religieuse catholique ou protestante. À côté des jours fériés, il y a également des jours chômés. Ces jours-là, non assimilés à des dimanches, de nombreuses entreprises et administrations sont néanmoins fermées dans le canton concerné. ! Date !! Nom !! !! |- | || Nouvel An || Tous || |- | 2 janvier || Berchtoldtag || Berne, Jura, Argovie, Zoug, Neuchâtel (seulement si le 1 est un dimanche) || Jura, Vaud, Fribourg, Neuchâtel, Argovie, Glaris, Lucerne, Obwald, Schwytz, Soleure, Zurich |- | 6 janvier ||Épiphanie || Schwytz, Tessin, Uri || |- | || Indépendance || Neuchâtel || |- | 19 mars || Saint-Joseph || Tessin, Valais, Lucerne (demi-jour), Nidwald, Schwytz, Uri || |- | || Fahrtsfest || Glaris || |- | mobile || Vendredi saint || Tous sauf Tessin et Valais || |- | mobile || Lundi de Pâques || Genève, Jura, Tessin, Vaud, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |- | mobile || Ascension || Tous || |- | mobile || Lundi de Pentecôte || Berne, Genève, Jura, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures , Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |- | || Fête du Travail || Jura, Tessin, Bâle ville, Bâle compagne, Schaffhouse, Soleure , Uri, Zurich || |- | 23 juin || Commémoration du plébiscite || Jura || |- | mobile || Fête-Dieu || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug || |- | 29 juin || St-Pierre et Paul || Tessin || |- | || Fête nationale || Tous (fédéral) || |- | 15 août || Assomption || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug || |- | jeudi suivant le 1 dimanche de septembre | Jeûne genevois || Genève || |- | lundi suivant le 3 dimanche de septembre || Lundi du jeûne fédéral || Vaud || Neuchâtel |- | 25 septembre || Fête de St-Nicolas-de-Flüe || Obwald || |- | || Toussaint || Fribourg, Jura, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald, Nidwald, Saint-Gall, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug || |- | 8 décembre || Immaculée Conception || Fribourg, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Lucerne, Obwald, Nidwald, Schwytz, Uri, Zoug || |- | 12 décembre || L'Escalade || Genève || |- | 25 décembre || Noël || Tous || |- | 26 décembre || Saint-Etienne || Berne, Neuchâtel (seulement si le 25 est un dimanche), Tessin, Argovie, Zurich, Lucerne, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri || Fribourg, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |- | 31 décembre || Restauration de la République || Genève || |{{{{{{{{

Margaret Thatcher

.]] ] et la premier ministre britannique Margaret Thatcher en 1986 à Camp David]] Margaret Thatcher (née Margaret Hilda Roberts le 13 octobre 1925 à Grantham) est une personnalité politique britannique. Elle a été, à ce jour, la seule femme Premier ministre du Royaume-Uni. Issue de la petite bourgeoisie, son père (membre du parti conservateur local) était un petit épicier de quartier. Elle a suivi des études scientifiques de chimie. Elle a épousé Denis Thatcher en 1951 et enfante deux jumeaux en 1953, Mark Thatcher et Carol Thatcher et travailla pour un grand fabriquant de crème glacée. Elle mit au point des techniques permettant de mélanger un maximum d'air aux glaces, afin de diminuer la teneur en crème et en sucre, matières premières plus couteuses que l'air, des produits finis. Devenue chef du parti conservateur en février 1975, elle a dirigé le Shadow Cabinet (« cabinet fantôme » traditionnel maintenu par l'opposition) jusqu'à sa victoire aux élections générales du 3 mai 1979, à la suite desquelles elle fut nommée Premier ministre par la reine Élisabeth II. Elle fut Premier ministre du 4 mai 1979 au 22 novembre 1990. Elle s'est faite le chantre du libéralisme de l’anti-welfare State. Ses positions conservatrices ont relancé la productivité anglaise, aux dépens d'acquis sociaux. La relance fantastique de l'économie britannique qui s'en est suivie a été admirable et ses conséquences sur l'emploi ont ramené le taux de chômage en Angleterre à des niveaux historiquement bas. Sa politique internationale fut marquée par un atlantisme certain, récusant l'idée d'une coopération européenne approfondie. Elle s'écria d'ailleurs, en 1979, à propos de la CEE : « I want my money back! » (« Qu'on me rende mon argent ! ») Son premier mandat fut marqué par la guerre des Malouines (Falklands War), conflit qui opposa, de mars à juin 1982, l'Argentine au Royaume-Uni, et qui se solda par la défaite de la flotte argentine et la chute de la dictature militaire. L'inflexibilité de Margaret Thatcher dans ce conflit a partiellement contribué à son surnom de Dame de Fer (The Iron Lady) et lui valut d'être réélue. En octobre 1984, l'explosion d'une bombe à retardement attribuée à l'IRA au Grand Hôtel de Brighton, où se tient le congrès annuel du parti conservateur, manque de provoquer la mort de Margaret Thatcher et de plusieurs membres de son gouvernement. En poste, lors de l'avènement de la techno, elle mène, alors, une politique extrêmement répressive qui oblige les clubs à fermer à 2 heures du matin, poussant les clubbers à continuer leurs fêtes de façon clandestine via les raves party, permettant l'émergence de ce qui deviendra la free party. Après avoir démissionné, en novembre 1990, du 10, Downing Street, elle a été sans surprise sacrée paire du Royaume-Uni comme « baronne Thatcher of Kesteven », sur proposition de son successeur John Major, et siège depuis lors à la Chambre des lords. En 1999, son soutien public au général Pinochet retenu en Grande-Bretagne, par exemple le fait qu’elle le remercie pour avoir « [http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk/304516.stm ramené la démocratie au Chili] » a contribué à ternir son image publique. Elle détient le record de longévité à la tête du royaume pour un Premier ministre britannique au XXéme siècle avec 11 ans et demi. Très affaiblie après le décès de son époux en 2003, Margaret Thatcher tient à assister personnellement aux funérailles de son grand ami l'ancien président américain Ronald Reagan</