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1987

1987

Cette page concerne l'année 1987 du calendrier grégorien.

Événements


- 22 février : les pays du « G6 » (le G7, moins l'Italie) signent à Paris les Accords du Louvre, destinés à enrayer la baisse du dollar US et à stabliser les taux de change.
- 19 octobre : krach d'octobre 1987 des marchés de taux d'intérêt et d'actions, dit parfois « lundi noir ». Le Dow Jones, indice de la bourse de New York, chute de 22% en une journée.
- La population de la Terre franchit le cap des cinq milliards.

Afrique


- 10 août : L'aviation libyenne bombarde l'oasis de Faya-Largeau (Tchad).

Amériques


- Le prix Nobel de la paix est attribué au costaricien Arias-Sanchez Oscar.

Asie et monde indien


- 9 février : Reprise des négociations frontalières sino-soviétiques.
- En décembre, Élection du réformiste Roh Tae-Woo comme président de la Corée du sud (37% des voix).
- Accord Portugal-Chine prévoyant le retour de Macao en Chine en 1999.
- Tibet : Les émeutes anti-chinoise marquent un renouveau de la volonté du peuple tibétain de retouver son indépendance.
- Cambodge : La retraite médiatique du dictateur Pol Pot est organisée par Khieu Samphân afin de calmer les « esprits malveillants, ennemis de la révolution khmère ». Il confie le commandement des forces armées khmères au colonel Ta Mok qui a fait dans le passé exterminer des milliers de cambodgiens dont de nombreuses femmes et des enfants. Il confirme à la direction du camp de réfugiés de Ta Luan l'administrateur Lok Wan accusé par les organisations humanitaires de très nombreux crimes contre l'humanité.

Négociations Est-Ouest


- Traité URSS-USA sur l'élimination en Europe de certains missiles nucléaires.
- 22 juillet : Mikhail Gorbatchev accepte l'option double zéro (zéro SS-20, zéro Pershing).
- 7 décembre : Première visite aux États-Unis de Gorbatchev (7-10 déc).
- 8 décembre : Accord Ronald Reagan-Mikhail Gorbatchev sur les Euromissiles (ne porte que sur 4% de l'armement nucléaire).
- Le jeune allemand Mathias Rust atterrit sur la Place Rouge à Moscou.

Europe


- 1 janvier : Entrée en vigueur de l'Acte unique européen, qui fixe au 1er janvier 1993 la réalisation du marché unique européen.
- 6 mars : Naufrage du car-ferry britannique Herald of Free Enterprise au large de Zeebruges en Belgique : 193 morts

France


- En janvier, grèves des services publics.
- 21 février : Arrestation des responsables d'action directe.
- 23 février : Attribution des 5e et 6e chaînes à des groupes privés.
- 24 mars : Lancement de la construction du parc d'attraction Eurodisney.
- 4 avril : La moitié du capital de TF1 au groupe Bouygues.
- 6 mai : Jean-Marie Le Pen propose de renvoyer des milliers d'immigrés et d'isoler les malades du SIDA.
- 11 mai : Ouverture du procès de Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon.
- 4 juillet : Condamnation de Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon, à la réclusion criminelle à perpétuité.
- 14 juillet : Crue du Borne au Grand Bornand (21 morts et 2 disparus)
- 9 novembre : Affaire Luchaire : le Parti Socialiste aurait touché des commissions dans des ventes d'armes à l'Iran.
- 15 décembre : congrès de l'Union régionale CFDT d'Île-de-France : 8 syndicats sur 12 décident de créer un nouveau syndicat : Sud-PTT.
- Georges Ibrahim Abdallah condamné à perpétuité (chef terroristes libanais).
- Incitations fiscales au développement des stock options

Océanie et Pacifique


- 13 septembre : Référendum en Nouvelle-Calédonie approuvant le maintien du territoire dans la République, les indépendantistes avaient appelé à l'abstention.

Proche-Orient et monde arabo-musulman


- 6 janvier : le président irakien Saddam Hussein se déclare prêt à conclure une « paix juste honorable et durable » avec l'Iran.
- 31 juillet : Affrontements entre forces de l'ordre et pèlerins iraniens à La Mecque : 402 morts.
- 7 décembre : Début de l'intifada : « guerre des pierres » dans les territoires occupés par Israël.
- Le journaliste Roger Auque est enlevé à Beyrouth.

Arts et cultures


- 22 octobre : création au Houston Grand Opera de «Nixon en Chine», opéra en trois actes de John Adams, composé entre 1985 et 1987.
- L'architecte américain d'origine chinoise Ieoh Ming Pei réalise la pyramide du Louvre.
- L'écrivain marocain Tahar Ben Jelloun reçoit le prix Goncourt pour 'La nuit sacrée'.

Cinéma


- « Le dernier empereur » de Bernardo Bertolucci remporte l'Oscar du meilleur film.
- « Sous le soleil de Satan » de Maurice Pialat remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- « Thérèse » d'Alain Cavalier remporte le César du meilleur film.
- « Yeelen » de Souleymane Cissé remporte le prix du jury au Festival de Cannes.
- Dixième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Sarraounia, de Med Hondo (Mauritanie) obtient le grand prix (Etalon de Yennenga).

Sciences et techniques


- 14 février : lancement de l'Airbus A 320.
- 24 février : explosion de la supernova SN1987A dans le Grand Nuage de Magellan.
- Bill Atkinson invente HyperCard et Apple le distribue gratuitement avec chaque Macintosh.
- Création de la pilule abortive par le professeur Etienne-Emile Beaulieu.
- Début de la construction du tunnel sous la Manche, l'Eurotunnel.
- Inauguration du métro du Caire construit par la France.
- Le nombre de domaines de l'Internet passe le cap des 10000.
- Le satellite japonais d'astronomie X Ginga est lancé depuis Kagoshima.
- Première relève d'un équipage en orbite : Station MIR - Vaisseau Soyouz TM2.
- Un tremblement de terre de magnitude 6 sur l'échelle de Richter fait 1000 victimes en Equateur

Naissances en 1987


- 19 avril : Maria Sharapova, sportive, joueuse de tennis russe
- 3 juin : Masami Nagasawa, actrice japonaise
- 28 septembre : Hilary Duff, actrice, chanteuse américaine

Décès en 1987


- 12 janvier : Jacques Herold, peintre français d'origine roumaine.
- 26 janvier : Norman McLaren, réalisateur écossais de films d'animation (° 1914).
- 20 février : Edgar P. Jacobs, dessinateur belge, (° 1904).
- 22 février : Andy Warhol, artiste américain, (° 1928).
- 3 mars : Danny Kaye, acteur américain.
- 19 mars : Louis de Broglie, père de la mécanique ondulatoire français (° 1892).
- 1 avril : Henri Cochet, tennisman français
- 11 avril : Primo Levi chimiste et écrivain italien (° 1919).
- 27 avril : Robert Favre Le Bret, fondateur du Festival de Cannes
- 30 avril : Marc Aaronson, astronome américain, (° 1950).
- 3 mai : Dalida, chanteuse française, (° 1933).
- 11 mai : Emmanuel Vitria, doyen à l'époque des greffes du cœur.
- 14 mai : Rita Hayworth, actrice américaine.
- 2 juin :
  - Sammy Kaye, musicien américain.
  - Andrès Segovia, guitariste espagnol, (° 1893).
- 19 juin : Michel de Saint-Pierre, écrivain français.
- 22 juin : Fred Astaire, acteur et danseur, américain (° 1899).
- 6 août : Léon Noël, homme politique français, premier président du Conseil constitutionnel.
- 28 août : John Huston, acteur, scénariste et réalisateur américain.(° 1906).
- 11 septembre : Peter Tosh, chanteur de reggae jamaïcain, (° 1944).
- 23 septembre : Bob Fosse, chorégraphe et réalisateur américain, (° 1927).
- 30 septembre : Alfred Bester, auteur de science-fiction américain, (° 1913).
- 3 octobre : Jean Anouilh, écrivain français, (° 1910).
- 15 octobre : Thomas Sankara, président du Burkina Faso, (° 1949).
- 22 octobre : Lino Ventura, acteur franco-talien, (° 1919).
- : René Lévesque, homme politique indépendantiste québécois, (° 1922).
- 4 novembre : Pierre Seghers, poète et éditeur français, (° 1906).
- 18 novembre : Jacques Anquetil, coureur cycliste français, (° 1934).
- 10 décembre : Jascha Heifetz, violoniste lituanien.
- 14 décembre : Copi dessinateur de BD, auteur dramatique, écrivain argentin, (° 1939).
- 17 décembre : Marguerite Yourcenar, femme de lettres, première femme élue à l'académie française, (° 1903). __NOTOC__ Catégorie:1987 als:1987 ja:1987年 ko:1987년 ms:1987 simple:1987 th:พ.ศ. 2530

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

G7

Le Groupe des Huit (ou G8, anciennement G5, G6 et G7) est une coalition de huit pays des vingt pays les plus riches du monde : les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, le Canada (admis en 1976), puis la Russie (admise en 1998). En 2004, en fonction du PIB, les six premiers cités sont respectivement premier à sixième pays le plus riche du monde, tandis que le Canada est neuvième, et la Russie quinzième. Les chefs d'État de ces pays se réunissent chaque année. Le G5 a été créé en 1975 par le président français Valéry Giscard d'Estaing pour traiter les questions économiques et financières de façon informelle. Autrement dit le G8 n'a pas de structure particulière, il ne répond pas à un protocole ou à une organisation : il s'agit d'une simple réunion des dirigeants, dans une «ambiance décontractée», «pour discuter des affaires du monde». Ces rencontres sont contestées par les mouvements altermondialistes qui remettent en cause sa légitimité et l'accusent de vouloir « diriger le monde », au mépris des autres pays, pour imposer une politique libérale.

Historique des états membres


- G5 : les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France
- G6 : les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie
- G7 : les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, le Canada
- G8 : les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, le Canada, la Russie Note: l'Union européenne y participe en tant que telle.

Voir aussi


- G20
- Pays développé
- Liste des sommets du G8

Note

Ces citations sont extraites du site officiel du [http://www.g8.fr G8 d'Evian 2003] catégorie:économie Catégorie:Organisation internationale ja:主要国首脳会議 ko:G8 ms:G8

Paris

Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France. Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens. Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ». La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .

Histoire

Attila] Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .

Origine du nom de Paris

Paris doit son nom à la tribu des Parisii. L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.

Préhistoire

Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine. Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.

Antiquité

chasséenne]] C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre. La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.

Époque médiévale

Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri. L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir). rue d'Aboukir

De Henri IV à la monarchie de Juillet

Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville. C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police. Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.

Le Paris moderne

Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares. Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers. Adolphe Thiers]] Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900. En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris. L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit. En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste. En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis. Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.

Démographie

Paris 2012 Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde. Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque. L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression]) Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York. Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE. Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants). Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.

Organisation administrative

Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine. Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales. Le département de la
Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795. Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police. Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin. Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons. Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë Nombre de conseillers élus par arrondissement : !Arrondissement ! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X ! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX |----- align="center" !Conseillers d'arrondissement | 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12 | 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26 |----- align="center" !Conseillers de Paris | 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6 | 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13 |----- align="center" !Nombre total d'élus | 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18 | 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39 |{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro


Accords du Louvre

Le dollar US ou dollar américain est la monnaie nationale des États-Unis. Son code ISO 4217 est USD. Il est divisé en 100 cents.

Rôle économique

En tant que monnaie scripturale, le dollar est :
- la principale monnaie de réserve utilisée dans le monde;
- la devise la plus utilisée dans le commerce international;
- la principale devise traitée sur le marché des changes, présente en 2004 dans 89% des transactions, contre 37% pour l'euro (source : BRI)
- la devise possédant les marchés financiers les plus importants, même si cette prépondérance est en train d'être remise en cause par l'euro dans plusieurs domaines. Cette utilisation externe du dollar permet aux États-Unis de maintenir durablement des déséquilibres considérables dans leurs comptes externes. Enfin, certes pour des montants beaucoup moins importants, c'est une monnaie fiduciaire d'un usage très répandu dans le monde, et plus de la moitié de son encours en billets est en fait détenu hors de son pays d'origine.

Valeur Externe

Responsabilité

La valeur externe du dollar est du ressort exclusif du gouvernement fédéral américain, et c'est le Secrétaire au Trésor qui en a la responsabilité. La banque centrale américaine, la Réserve fédérale des États-Unis, en particulier, ne jouit d'aucun mandat pour communiquer sur la valeur de la devise et se garde soigneusement de le faire.

Historique depuis la fin de la seconde guerre mondiale

1944-1971 : le Gold Exchange Standard

Le système monétaire mondial dit du Gold exchange Standard (étalon de change or) a été mis en place par les accords de Bretton Woods en 1944 et donne une place prépondérante au dollar. Il repose sur deux piliers principaux :
- un système de changes fixes entre monnaies (avec de très faibles marges de fluctuations)
- la reconnaissance du dollar comme monnaie de réserve internationale (as good as gold), qui reste convertible en or, mais seulement dans le cadre des échanges entre banques centrales. Si le système fonctionne correctement dans les années 50, l’accumulation dans les années 60 des déficits américains encore accrus par les dépenses afférentes à la guerre du Vietnam entrainait au tout début de la décennie 70 de très fortes pressions sur la monnaie américaine. Or sa fonction de monnaie de réserve mondiale gênait fort peu les États-Unis et ne les incitait pas à mieux contrôler leurs déficit

1971-1973 : période de transition

C’est le 15 août 1971 que le président Richard Nixon décide l’inconvertibilité du dollar par rapport à l’or, suite aux tensions permanentes sur cette monnaie. Cette décision est prise sans consulter les partenaires (autres pays occidentaux et Japon). Elle s'explique par le danger sérieux et croissant que les autres pays exigent la conversion en or de leurs excédents de dollars, puisque le dollar était convertible en or, tout au moins dans les échanges entre banques centrales. Avec ce diktat américain le système de Bretton Woods entrait en agonie, puisque la valeur de chacune des monnaies y était déterminée par référence à un poids d'or. Les pressions sur le dollar ne pouvaient qu’empirer, ce qui se produisit. Plusieurs réunions eurent lieu pour s’accorder sur une dévaluation de la devise américaine et tenter un replâtrage du système. Elles débouchèrent sur les « Accords de Washington », dits aussi « Accords du Smithsonian Institute », conclus le 18 décembre 1971 par les ministres des finances et banquiers centraux du « Groupe des Dix » (la CEE, la Suède, les États-Unis, le Canada et le Japon) qui établirent des parités centrales et des marges de fluctuation de 2.25% [http://www.ena.lu/europe/crise-relance/communique-groupe-dix-washington-1971.htm (texte du communiqué final)]. C'est de cette époque que date la formule attribuée au secrétaire américain au Trésor, John Connally : "The dollar is our currency and your problem", « Le dollar est notre devise et votre problème ». Le 13 février 1973, la faiblesse de la monnaie américaine conduisait à un réajustement des parités, le dollar étant dévalué de 10%, mais cela se révéla immédiatement insuffisant.

Depuis 1973 : le régime des changes flottants

Le 19 mars 1973, le « Groupe des Dix » décidait l’abandon de la fixité des taux de change des diverses monnaies par rapport à l’étalon dollar, ce qui permettait aux banques centrales des autres pays de cesser d’acheter du dollar pour maintenir sa parité, selon les règles du jeu du système en vigueur. Un nouveau système monétaire international dit de « changes flottants » voyait donc le jour. Il est toujours en vigueur. Les Accords de la Jamaïque entérineront formellement cette situation le 8 janvier 1976.

1976
De 1973 à 1979, le dollar continue sur sa lancée et se déprécie régulièrement et considérablement par rapport à la Deutsche Mark, perdant près de 50% de sa valeur (cf graphique supra). Deutsche Mark) du marché monétaire aux États-Unis]] La violente remontée des taux d'intérêt décidée à la fin de 1979 par le nouveau gouverneur de la banque centrale américaine, Paul Volcker, pour combattre - avec succès - l'inflation, inverse la tendance. Le remède est sévère : pour une inflation de l'ordre de 9% en taux annuel en 1980, les taux d'intérêt à court terme montent jusqu'à 19%. Les taux d'intérêt réels atteignent des sommets sans précédent et, au prix d'une sévère récession, l'inflation disparaît : en 1983, elle n'est plus qu'à 3.2%. Ces taux d'intérêt réels provoquent un afflux de capitaux aux États-Unis, et le dollar s'apprécie pendant cinq ans, jusqu'à revenir, en mars 1985, à son niveau d'avant 1973, ce qui est manifestement exagéré.

Septembre 1985 : les Accords du Plaza

A l'Hôtel Plaza de New York, le 22 septembre 1985, les pays dits du G5 (c'est-à-dire ceux du G7 moins le Canada et l'Italie) s'entendent publiquement pour intervenir sur le marchés des change et organiser un repli du dollar. 10 milliards de dollars sont ainsi dépensés, avec un effet immédiat et spectaculaire. En à peine quinze mois, le dollar efface tous ses gains par rapport à la Deutsche Mark et, à la fin de 1986, il se retrouve à son plus bas niveau historique, celui de 1979.

Février 1987 : les Accords du Louvre

Désireux de stopper la machine infernale qu'ils ont mis en route, les pays du G5, rejoints par le Canada, signent à Paris le 22 février 1987 les Accords du Louvre, destinés à enrayer la baisse du dollar. Seulement, cette fois-ci, cela ne marche pas et, après une pause dans le courant de l'année 1987, le dollar va continuer pendant dix ans, tendanciellement, à se déprécier.

Les conséquences économiques des interventions

De façon fort visible et assez rapide, les déséquilibres nés de la cacophonie des accords du Plaza et du Louvre vont conduire à une forte hausse des taux d'intérêt à long terme et au krach conjoint le 19 octobre 1987 des marchés obligataires et des marchés d'actions. A plus long terme, les conséquences les plus importantes seront celles des accords du Plaza sur l'économie japonaise : très dépendante des exportations, celle-ci est immédiatement et particulièrement sensible à la baisse du dollar et, pour lutter contre une récession qu'elle juge inévitable, la Banque du Japon baisse 5 fois son taux d'escompte entre janvier 1986 and février 1987, le ramenant de 5% à 2,50%. Mais l'économie japonaise est également sensible aux modalités de la baisse du dollar : le pays a accumulé une épargne extérieure importante, principalement en dollars, justement, et son rapatriement tout au long de 1986 alors que les taux d'intérêt domestiques baissent amène une augmentation importante du prix des autre placements disponibles : actions et immobilier. La "bulle" japonaise de la fin des années 1980 est en train de naître. Une fois éclaté, la bulle va entraîner le pays dans une phase de crise économique dont les effets s'amenuisent seulement depuis 2002. Depuis l'épisode malheureux et surtout mal maîtrisé de 1986-87, le G7 est devenu prudent et une intervention concertée sur le marché des changes n'est plus concevable que pour assurer la "stabilité du marché", selon la formule consacrée, et non pour tenter d'inverser une tendance.

Pièces et billets


Lien interne


- In God We Trust, la devise de la monnaie des Etats-Unis.

Liens externes


- [http://www.moneyfactory.com Bureau de gravure et d'impression du Département du Trésor]
- [http://www.treas.gov/topics/currency/index.html Page du Département du Trésor sur les piéces et billets] Catégorie:Monnaie nationale Catégorie:Forex Catégorie:Histoire économique Catégorie:Économie américaine ja:アメリカ合衆国ドル simple:United States dollar th:ดอลลาร์สหรัฐ

Taux de change

Un taux de change est le cours (autrement dit le prix) d'une devise par rapport à une autre.

Exemples


- 1 EUR = 1,2345 USD à telle date et tel endroit.
- 1 USD = 110.95 JPY à telle date et tel endroit. (EUR = euro, USD = dollar US, JPY = yen selon la codification monétaire internationale, norme ISO 4217 différenciant chaque devise par une abréviation de trois lettres, dont la liste complète est ici).

Types de taux de change (et de marchés des changes)

Ce taux est
- soit fixe, autrement dit déterminé par rapport à une monnaie de référence (en général le dollar US ou l'euro) par l'État qui émet une monnaie. Le taux ne peut alors être modifié que par une décision de dévaluation (ou de réévaluation) de cet État, encore qu'apparaît souvent un marché parallèle, dans le pays ou à l'étranger si ce taux officiel est irréaliste
- soit flottant et déterminé à chaque transaction par le marché des changes. Il s'agit d'un marché mondial interbancaire des monnaies, de moins en moins centralisé sur des lieux spécifiques de cotation et d'échanges, car reposant sur des liaisons informatiques entre banques. C'est soit :
- un cours «spot», c'est-à-dire «au comptant», pour les achats et ventes immédiats de devises,
- ou un cours «à terme» pour les opérations de change à échéance future.

Facteurs influençant les taux de change

Une devise est, avant tout, une créance «à vue» sur le pays qui l'a émise. Sa valeur relative par rapport à une autre va donc être, à un instant donné, le rapport du crédit qu'on accorde à un pays à celui qu'on accorderait à un autre pays. Les cours des devises entre elles sont donc influencés par :
- les différences de prospérité, de ressources, et de perspective économiques des zones concernées, et aussi les facteurs d'incertitudes politiques concernant ces zones.
- les composantes macroéconomiques extérieures telles que le compte courant et l'endettement extérieur net.
- les différences de variation des prix (inflation) dans les zones concernées, et aussi et surtout les différences des taux d'intérêt de ces diverses zones :
  - aussi bien les taux à court terme, qui sont en partie fixés par les banques centrales (taux directeur)
  - que les taux à long terme qui ne dépendent que de l'équilibre de la demande et de l'offre de capitaux.
- la réglementation des changes de chaque monnaie (convertibilité interne, convertibilité externe, contrôle des changes, et bien entendu change fixe ou flottant... A long terme, les déséquilibres - et, beaucoup plus rarement, les équilibres - dans la valorisation des devises, se mesurent en Parité de pouvoir d'achat ou PPA (en anglais : Purchasing Power Parity, ce qui donne le sigle hautement mnémotechnique PPP). Il s'agit d'un exercice statistique nécessairement opaque et complexe, qui consiste à comparer dans la durée le pouvoir d'achat d'un consommateur-type dans un pays et une gamme de produits de consommation donnés avec celui d'un autre consommateur-type dans un pays différent et pour une gamme de produits de consommation nécessairement entièrement différents, car correspondant à d'autres habitudes locales en matière de mode de vie et de structure des coûts. En pratique, on utilise généralement le dollar US comme devise de l'indice commun et on va ainsi à chaque fois comparer le pouvoir d'achat d'un consommateur-type d'un pays X et celui d'un consommateur-type américain. La Parité de Pouvoir d'Achat permet ainsi d'accumuler les erreurs de calcul d'indice des prix - sachant que l'établissement de ceux-ci au niveau national n'est ni parfait ni stable dans le temps. Si elle est particulièrement utile et adaptée pour les comparaisons internationales de niveau de vie, où des marges d'erreur de quelques % ne sont pas significatives, son utilisation pour l'analyse du marché des changes doit être effectuée avec la plus grande prudence. Dans un souci humoristique, l'hebdomadaire anglais The Economist avait ainsi créé en septembre 1986 son Big Mac Index, un indicateur de PPA comparant tout simplement les prix du Big Mac de McDonald's dans les différentes devises. Cet indice - pourtant peu fiable, compte-tenu des différences dans les positionnements marketing et les structures de coûts locaux de McDonald's - a connu un grand succès et continue à être publié et observé, ce qui ne constitue finalement pas un signe de confiance envers les différents calculs disponibles de PPA. Voir aussi : :en:Discussion and clarification of PPP et :en:Big Mac index

Rôle économique des taux de change

Les taux de change (et les taux d'intérêts, qui leur sont étroitement liés) agissent bien entendu sur les prix à l'importation et à l'exportation, et sur le sens des flux de capitaux entre zones économiques. De ce fait, les pays et zones économiques peuvent être tentés de manipuler les taux de change, sous prétexte souvent d'éviter la spéculation (en fait ces manipulations ont plutôt tendance à l'encourager), dans le but d'influencer:
- la compétitivité de leurs produits et services
- leur attractivité en matière de flux de capitaux

Cas particulier du taux euro/dollar

Le taux de change dit euro/dollar est le cours de l'euro chiffré en dollar US, d'où la barre de fraction. C'est l'instrument financier le plus actif et le plus traité de la planète. Sa valeur est donc est un indicateur suivi en permanece non seulement par les milieux économiques et financiers mais aussi par les médias, tant spécialisés que généralistes, du monde entier.

Profession (cambiste)

Ceux qui effectuent des opérations de change à titre professionnel sont appelés cambistes. Les banques en particulier ont des équipes de cambistes, tant pour réaliser les opérations propres de ces institutions sur le marché que pour satisfaire les besoins de change de leurs clients, par exemple, concernant les entreprises, pour leurs opérations de commerce international. Ils agissent comme market makers, c'est-à-dire qu'ils "font des prix", pour une quantité soit standard soit spécifiée, et fournissent à la fois celui où ils achètent (bid, en anglais) et celui auxquels ils vendent (ask, en anglais).

Unité utilisée (pip)

Les cambistes expriment l'unité de cotation d'un taux de change portant sur une couple de devises en points appelés pips . Pip est l'acronyme anglais de "price interest point", ou « point de swap » en français. A l'origine, comme son nom l'indique, celui-ci désignait l'unité de « déport » ou « report » du change à terme mais a fini par être appliqué à l'unité du marché au comptant. Il désigne la dernière décimale utilisée :
- dans le cas de l'euro, c'est la quatrième décimale. Une cotation sur trois "pips", qui est la norme sur le marché interbancaire de l'euro/dollar, sera ainsi dans le premier exemple (1 EUR = 1.2345 USD) du paragraphe 1 ci-dessus : 1 EUR = 1.2343/1.2346 USD.
- dans le cas du yen, ce sera la deuxième décimale, et une cotation sur quatre "pips" sera alors, toujours pour l'exemple ci-dessus, 1 USD = 110.93/110.97 JPY. Le "pip" représente donc un pourcentage différent et non fixe pour chaque parité. Cet écart dépend : #de la devise dans laquelle on choisit par convention d'exprimer le taux de change (l'« incertain » de la comparaison), l'autre étant prise pour unité de marchandise (le « certain »). # du nombre de décimales de la cotation Ces écarts entre les cours "acheteur" et "vendeur" d'une devise contre une autre sont très inférieurs à ceux qu'un particulier peut constater lorsqu'il souhaite réaliser une opération de change dans une officine de change (ou à sa banque) pour un montant modeste. Dans le premier exemple, la quotité (quantité minimale) d'une opération de change sur le Forex étant de 100 000 euros (la transaction standard étant plutôt en dizaines de millions), on notera qu'un pip pour une telle quantité échangée vaut 10 dollars. Dans le deuxième exemple, la quotité d'une opération de change étant de 100 000 dollars, un pip pour cette quantité vaut 1 000 yens (soit environ 9 dollars).

Bibliographie


- Tractatus de Cambiis A' Rdo. (A Reverendo) Patre Fratre Fabiano Genuensi (…) In lucem editus atque ab eodem diligentissime examinatus & in melius reformatus multisque additionibus locupletatus. Genuae (Genova), apud Antonium Bellonum, 1569 de Fabiano Chiavari. Ce traité comprend une longue introduction et sept chapitres. Quoiqu'il condamne les changes simulés, il cherche à justifier comme licites et réels ceux de Lyon et de Besançon pratiqués sur une grande échelle par ses concitoyens.

Voir aussi


- Monnaie
- Forex
- Dollar US
- Euro
- Mécanisme de taux de change européen (MCE)
- [http://www.stox-office.com/analeurodol.htm Analyse technique de la parité de change Euro Dollar]
- [http://www.stox-office.com/histo.htm Historique au jour le jour de la parité de change Euro Dollar depuis Janvier 1999]
- [http://www.mataf.net/conversion-monnaie.htm Calculatrice de conversion de monnaies] catégorie:monnaie catégorie:Finance de marché catégorie:Forex catégorie:Banque Cambiste Cambiste

Krach d'octobre 1987

1987 au 19 janvier 1988]] Le krach d'octobre 1987 s'est déroulé en deux temps : une remontée vive des taux d'intérêt à long terme qui culminera le 19 octobre 1987, jour où l'indice Dow Jones de la Bourse de New York, sous la pression de cette remontée des taux, perdit 22.6%, la plus importante baisse jamais enregistrée en un jour sur un marché d'actions.

« Lundi noir »

L'expression « lundi noir », traduction de l'anglais Black Monday, utilisée parfois pour désigner le 19 octobre 1987, constitue une référence indirecte au Black Thursday, ou jeudi noir, du 24 octobre 1929, première journée du long krach de 1929 de la bourse de New York, qui fit entrer les États-Unis dans la Grande dépression.

Causes

L'origine du krach est avant tout à chercher dans :
- les importantes et brutales fluctuations du dollar au milieu des années 1980
- un mécanisme d'immunisation des portefeuilles, dit portfolio insurance en anglais, très en vogue à l'époque, destiné à réduire les risques mais que sa généralisation transforma en système vicieux.

Contexte historique

1979-1985 : l'envolée du dollar

A la fin de 1979, le nouveau gouverneur de la banque centrale américaine, Paul Volcker, décide d'une violente remontée des taux d'intérêt pour combattre - avec succès - l'inflation. Le remède est sévère : pour une inflation moyenne de 13.5% en taux annuel en 1980, les taux d'intérêt à court terme montent jusqu'à 19%. Les taux d'intérêt réels atteignent des sommets sans précédent et, au prix d'une sévère récession, l'inflation disparaît : en 1983, elle n'est plus qu'à 3.2%. Ces taux d'intérêt réels provoquent un afflux de capitaux aux États-Unis, et le dollar s'apprécie pendant cinq ans, jusqu'à revenir, en mars 1985, au niveau qu'il avait lorsqu'il était, avant 1971, encore convertible en or. Compte-tenu des déficits américains, cela est manifestement exagéré : le dollar vaut alors l'équivalent de 1,75 euro et les pouvoirs publics ne peuvent plus s'abstenir de réagir. taux d'intérêt réel

1985-1987 : les Accords du Plaza, puis les Accords du Louvre

A l'Hôtel Plaza de New York, le 22 septembre 1985, les pays dits du G7 (moins le Canada et l'Italie) s'entendent publiquement pour intervenir sur le marchés des change et organiser un repli du dollar. 10 milliards de dollars sont ainsi dépensés, avec un effet immédiat et spectaculaire. En à peine quinze mois, le dollar efface tous ses gains par rapport au Deutschemark et, à la fin de 1986, il se retrouve à son plus bas niveau historique, celui de 1979 et il ne vaut plus que l'équivalent de 0,90 euro. Désireux de stopper le mécanisme qu'ils ont mis en route mais dont la maîtrise maintenant leur échappe, les pays du G7 (moins l'Italie), signent alors à Paris le 22 février 1987 les Accords du Louvre, destinés cette fois-ci à mettre fin à la baisse du dollar.

1987 : la remontée des taux d'intérêt

Seulement, l'économie américaine, dopée par cette dépréciation de près de 50% de sa devise, est en plein boom, les marchés d'actions s'envolent et ... les tensions inflationnistes deviennent inévitables, ce dont les gestionnaires de fonds sur le marché obligataire américain se préoccupent de plus en plus, car ces tensions entraîneront certainement la remontée des taux à court terme par la banque centrale américaine, la Fed. marché obligataire à long terme (10 ans) américains en 1987]] A partir de janvier 1987, les taux d'intérêt des emprunts d'État à long terme commencent ainsi à remonter. De 7% en janvier, les taux des T-Notes à 10 ans passent (cf graphique ci-contre) à 9.50% à la fin du mois de septembre. Ce mouvement de taux correspond à une baisse des cours desdits emprunts de 17%. Le mouvement commence dès la signature des accords du Louvre car, aux yeux des gestionnaires de fonds, ces accords ont une implication simple : si le dollar doit s'arrêter de baisser, les taux d'intérêt américains doivent remonter pour le rendre à nouveau intéressant en tant que placement. Taux d'intérêt et valeur externe de la devise sont en effet deux grandeurs liées l'une à l'autre mais qui évoluent en sens inverse. Si on fixe autoritairement l'une à un niveau arbitraire, l'autre doit pouvoir par ses fluctuations compenser le déséquilibre ainsi créé. Au printemps 1987, les marchés obligataires du monde entier commencent à vivre les yeux rivés sur le déficit commercial américain. Chaque publication de données statistiques montrant un accroissement du déficit, ce qui accroit la pression à terme sur le dollar, donne lieu à une plongée des cours des emprunts d'État, c'est-à-dire une remontée de leurs taux. Si les gestionnaires obligataires sont un peu en avance sur le calendrier, ils n'ont absolument pas tort dans leur raisonnement, car le nouveau gouverneur de la Fed, Alan Greenspan, nommé le 11 août 1987, va effectivement, l'année suivante, remonter violemment les taux à court terme : de 6,50% à l'été 1988, ils passeront à 10,50% au printemps 1989. Les positions que les gestionnaires obligataires ont constitué, depuis 1984-85, à la baisse des taux d'intérêt sont néanmoins tellement importantes qu'ils doivent réduire celles-ci sans attendre, et ce d'autant plus que les taux remontent en annulant une partie grandissante des gains déjà engrangés. Le mouvement s'accélère pendant l'été puis, au cours du mois d'octobre, il s'emballe carrément et les marchés à terme sur taux d'intérêt deviennent complètement erratiques, étant plusieurs fois limit down puis limit up. Le 19 octobre, les emprunts d'État américains à 10 ans atteindront ainsi 11% de rendement, avant de finir la journée à 10.25%.

La portfolio insurance

La portfolio insurance, soit donc mot-à-mot assurance de portefeuille, est un système d'immunisation de portefeuille très voisin dans le principe de celui qui a depuis été largement popularisé sous le nom de fonds à capital garanti. Il s'agit d'adjoindre à un investissement en actions un put, c'est-à-dire une option de vente, sur les mêmes actions. Le rendement sera, compte-tenu du coût de la prime du put, moins important en cas de hausse ou de stagnation des marchés d'actions, mais en cas de baisse du marché, les effets de celle-ci seront stoppés net au niveau du prix d'exercice du put. Le problème, c'est qu'au milieu des années 1980, le marché des options sur actions était peu développé et fort peu concurrentiel. Les quelques banques d'investissement qui en étaient market makers pratiquaient des écarts de prix acheteur/vendeur gigantesques. En conséquence, les nombreux gestionnaires de portefeuille actions qui avaient choisi la portfolio insurance n'achetaient pas de puts mais les émulaient en en couvrant le delta en action. La brusque augmentation des deltas à couvrir avec la chute des cours a ainsi amené des ordres de vente générés automatiquement qui ont amplifié considérablement la chute des marchés et amené une augmentation des deltas à couvrir et ainsi de suite. Souvent, sur les marchés financiers, un système destiné à diminuer le risque contribue en fait à l'augmenter quand trop de gens l'utilisent. La portfolio insurance, grâce à son adoption massive, s'est ainsi transformée en machine infernale.

Le 19 octobre

Les marchés d'actions avaient dans un premier temps accueilli avec plaisir la hausse des taux d'intérêt à long terme, qui abondait dans leur sens et les confortait dans leur optimisme. En effet, cela indiquait que le marché obligataire partageait leur vision d'une économie en croissance (sur ce mécanisme, voir : courbe de taux). Néanmoins, à partir d'un certain niveau, les taux d'intérêt deviennent, à un horizon de plus en plus rapproché, un frein à l'investissement et à la croissance économique et, surtout, sont immédiatement incompatibles avec les niveaux de valorisation des actions. Pourquoi détenir des actions, actif risqué, alors que les emprunts d'État qui, eux ne présentent aucun risque en capital, ont un rendement supérieur? C'est un peu comme si le marché obligataire, tel un personnage de dessin animé, avait brusquement retiré le sol sur lequel se tenait le marché des actions. courbe de taux 1987 au 19 janvier 1988]] C'est le 19 octobre que le krach, devenu inévitable, arrive sur les marchés d'actions, très agités depuis la mi-août et le sommet atteint alors (cf le graphique placé en tête de l'article). Le vendredi 16 octobre le Dow Jones perd plus de 4% dans la journée et "casse" un support technique important. A la réouverture de la bourse le lundi, après le week-end, l'annonce d'un déficit commercial important des États-Unis et la relève des taux directeurs de la banque centrale allemande, la Bundesbank causent un mouvement de panique. Ce mouvement se produit dans un volume tout à fait significatif : en 2 jours, le 19 et le 20 octobre, 600 millions d'actions auront été échangées (ce qui représente plus de 3 fois l'activité du mois de septembre de la même année). Cette chute est certes américaine à l'origine, mais mondiale dans ses effets. C'est ainsi qu'au cours du mois d'octobre la baisse des indices boursiers locaux a été de :
- 45,8% à Hong Kong
- 41,8% en Australie
- 26,4% au Royaume-Uni
- 22,5% au Canada

Conséquences

Contrairement à 1929, ce krach n'a pas été suivi d'une crise économique, les taux à long terme s'effondreront dès le lendemain et les marchés d'actions regagneront progressivement le terrain perdu.

La Fed en première ligne

Les Banques Centrales ont réagi à l'inverse de 1929. Menées par la Réserve fédérale des États-Unis, ou Fed, elles ont assuré publiquement, avec force, qu'elles effectueraient le refinancement d'urgence des banques et maisons de titres qui en feraient la demande, et ainsi écarté le risque systémique qui menaçait l'ensemble des marchés financiers. La Fed adopte ainsi une attitude qu'elle aura plusieurs fois au cours du mandat d'Alan Greenspan, notamment le 23 septembre 1998, lors du naufrage du hedge fund Long Term Capital Management, ou encore le 11 septembre 2001.

Interventionnisme politique

Parmi les conséquences de ce krach, on notera la mise en place de
coupe circuits, à la demande du Congrès américain, effectifs dès 1988, qui permettent de bloquer toute négociation sur des titres qui ont soit trop augmenté soit trop baissé. Ainsi, dans l'esprit des instigateurs de ces coupe circuits, les crises de panique ou de frénésies boursières peuvent être mieux contenues. L'opinion des professionnels des marchés financiers est, elle, généralement radicalement opposée : toute interruption du marché ne sert qu'à augmenter l'inquiétude et donc la volatilité.

La fin des interventions du G7 sur le marché des changes?

Le 19 octobre 1987 a démontré aux ministres des finances du G7 qu'il était dangereux de vouloir bloquer un mouvement du dollar. Celui-ci, resté quasi-immobile depuis février et les accords du Louvre, retrouve sa liberté à l'occasion du krach et de l'ajout de liquidités effectué par la Fed pour y remédier. Pendant dix ans, il va continuer, en tendance, à se déprécier, contrairement aux accords signés solennellement le 22 février 1987, montrant en fait au grand jour la faiblesse des gouvernements face aux marchés.

L'interdépendance des marchés financiers

Le 19 octobre 1987 montre de façon exemplaire l'interdépendance des trois principaux marchés financiers (changes, taux d'intérêt et actions) et comment un déséquilibre né sur l'un peut se propager aux autres. Il montre aussi combien l'information financière destinée au grand public reste parcellaire et limitée généralement aux marchés d'actions : de 1987, on ne retient souvent que le krach actions, pas les pertes essuyées par les obligations, qui pourtant, à l'époque, étaient tout aussi importantes en pourcentage et d'un montant monétaire global bien plus considérable, ni les spectaculaires mouvements des devises qui ont tout déclenché.

Voir aussi


- Dollar US et Monnaie
- Crises monétaires et financières Catégorie:Histoire économique catégorie:finance de marché Catégorie:Crise financière Catégorie:Marchés d'actions Catégorie:Taux d'intérêt


Action boursière

(ou Action de société)

Définition

On nomme action une part du capital d'une société dite société par actions (SA). Elle est à distinguer d'une part de SARL, qui est moins aisée à négocier. Les actions sont négociables, et font partie de ce fait des valeurs mobilières. Cette part du capital confère à son porteur un droit à de l'information sur la société, un droit de vote, et un droit à toucher un dividende, c'est à dire une partie des résultats de l'entreprise. Une action peut offrir un ou plusieurs droit de vote, et un dividende plus ou moins prioritaire. Ces différents types de titres ont été créé pour répondre aux besoins des investisseurs : certains actionnaires qui privilégient le contrôle de la société (le fait d'être déterminants dans le vote des décisions stratégiques de la société prises pendant les Assemblées Générales) vont préférer des actions à droit de vote multiple pour obtenir un bloc majoritaire. Dans l'absolu, il faut 51 % des droits de votes pour obtenir un bloc majoritaire, mais concrètement, du fait de l'abstention et de la dispersion des petits porteurs, un pourcentage moins élevé suffit souvent. D'autres actionnaires, plus intéressés par le retour sur investissement, vont préférer des actions à dividende prioritaire.

Émission, cession d'actions

Les actions sont émises en contrepartie des apports lors de la création de la société, ce qui permet de créer son capital social. Les détenteurs d'actions peuvent décider ensuite à tout moment d'en vendre une partie à d'autres investisseurs. La société peut émettre de nouvelles actions placées auprès de tiers actionnaire afin d'augmenter le capital. Dans ce cas, les actionnaires majoritaires peuvent perdre tout ou partie du contrôle qu'ils ont sur leur société. Pour faciliter de telles transactions, les actions des sociétés les plus importantes sont généralement cotées en bourse. Toute personne ou organisation peut à tout moment y acheter ou vendre les actions de diverses sociétés. Souvent, une société donnée ne fait coter ses actions que sur une seule bourse. Les capitaux ne sont pas pris en compte dans le transfert des données.

Cours et valeur des actions

Le prix auquel s'échangent les actions sur les bourses est appelé le cours de bourse. Il varie selon l'offre et la demande, avec un système modérateur destiné à éviter que les cours ne soient trop erratiques. On nomme par convention valeur d'une action son cours de bourse. Ce cours reflète plus ou moins (avec de grands écarts possibles, puisque l'offre et la demande font loi) les estimations de valeur faites par des méthodes théoriques d'évaluation d'entreprise. Ces méthodes ne peuvent donner qu'un cours potentiel estimé (ce que certains appellent la « valeur intrinsèque ») qui aide éventuellement l'investisseur en bourse à prendre ses décisions d'achat et vente. Le problème de la valeur se pose davantage en l'absence de cotation en bourse, donc de référence de prix. C'est là que les estimations théoriques de valeur peuvent servir de bases de négociation en cas de prise de participation.

Un problème d'école intéressant

On a vu une société comme IBM, qui possède plus d'un milliard de titres, racheter une partie de ses propres actions. Bien entendu, comme cela fait autant de dividendes en moins à verser à l'exercice suivant, cela a pour effet mécanique de faire remonter le cours de l'action. Au-dessus d'un certain cours, les particuliers sont moins intéressés par une action, car ils veulent que leurs achats et leurs ventes n'aient pas une trop grosse granularité. IBM réalisa donc aussi des splits, remplacement d'une action par deux de valeur moitié moindre. La question est la suivante : si une société rachète la moitié de ses actions pour faire ensuite un split de 2 pour 1, a-t-elle vraiment réalisé autre chose qu'une opération blanche ? Pour la petite histoire, le droit étatsunien interdit à une société de posséder plus d'une fraction symbolique de ses propres actions (sans quoi celles-ci deviendraient incontrôlables et on ne serait plus dans le modèle capitaliste). Les actions rachetées par IBM étaient donc, mises à part celles destinées au plan d'achat d'actions de leur personnel, détruites devant huissier.

Voir aussi


- Évaluation d'action
- Modèle d'évaluation des actifs financiers (MEDAF) Action
- , Action
ja:株式 ko:주식 ms:Saham

New York

New York est une ville debout, sous le signe des temps nouveaux. C'est une catastrophe, mais une belle et digne catastrophe (Le Corbusier) La ville de New York, appelée en anglais New York City (et officiellement the city of New York) pour la distinguer de l’État de New York, est la principale agglomération des États-Unis, devant Los Angeles et Chicago.
Située dans l'État de New York, sur la côte Atlantique, elle fait partie de la grande mégalopole de la côte est des États-Unis. En 2000, l'agglomération (CSMA) comptait 21 199 865 habitants et la ville de New York proprement dite 8 085 742 habitants, répartis dans 5 districts (boroughs): Manhattan, Brooklyn, Queens, Bronx et Staten Island. New York est une importante place financière (Bourse de New York). Elle est surnommée « Big Apple », c'est-à-dire La Grosse Pomme. Le