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2 avril
Le 2 avril est le 92 jour de l'année (93 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 774 : Charlemagne se rend à Rome, pour rencontrer le pape Adrien I (772–795), à la demande duquel il intervient en Italie, contre le roi des Lombards, Didier, qui occupe depuis l'année précédente des villes de l' État pontifical.
- 1118 : Mort à Al-Arish, Palestine, du roi de Jérusalem Baudouin de Boulogne, comte d'Edesse.
- 1513 : Juan Ponce de León, un conquistador espagnol du début du , débarque sur la côte est des États-Unis.
- 1721 : Mollandin et le râja Vazhunnavar de Badagara concluent à Mayyali un accord permettant aux Français d'établir un comptoir, en fait un entrepôt, à l'embouchure du fleuve.
- 1792 : Introduction du dollar comme monnaie des États-Unis d'Amérique, à partir d'un fonds de thalers rachetés à l'Autriche.
- 1810 : Mariage de Napoléon avec Marie-Louise d'Autriche
- 1861 : Philippe Antoine d'Ornano devient Maréchal de France.
- 1871 : Publication du recensement au Canada qui donne 3,690 millions d'habitants, dont 2,110 millions Britanniques d'origine et 1,083 million d'origine française.
- 1887 : En France, les salles d'asile deviennent les écoles maternelles.
- 1917 : Entrée en guerre des États-Unis au côté des Alliés.
- 1944 : France. Massacre d'Ascq.
- 1955 : État d'urgence en Algérie.
- 1973 : Edgar Faure devient le président de l'Assemblée nationale.
- 1982 : Invasion des Îles Malouines (britanniques) par l'Argentine (jusqu'en juin).
- 1992 : Démission du Premier ministre Édith Cresson remplacée par Pierre Bérégovoy.
- 1993 : Philippe Seguin devient le président de l'Assemblée nationale.
- 1997 : Accord d'union entre la Russie et la Biélorussie, dans les domaines culturel, militaire et socio-économique.
- 1998 : France. Jean-Marie Le Pen condamné à deux ans d'inéligibilité (réduits à un an par la Cour de cassation) et trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Versailles pour « violences en réunion » et « injures publiques » après avoir agressé la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal lors des élections législatives de 1997.
- 1999 : Reprise des bombardements des États-Unis et du Royaume-Uni sur l'Irak.
- 2004 : Sept nations rejoignent l'OTAN en tant que membres à part entière : la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie.
Naissances
- 742 : Carolus Magnus dit Charlemagne fils de Pépin le Bref à Quierzy-sur-Oise († 28 janvier 814).
- 1725 : Giacomo Girolano Casanova à Venise, aventurier, († 4 juin 1798 à Dux (Bohème)).
- 1805 : Hans Christian Andersen, poète et auteur († 4 août 1875).
- 1827 : William Holman Hunt, peintre anglais.
- 1838 : Léon Gambetta, homme d'État français († 31 décembre 1882).
- 1840 : Émile Zola, écrivain français († 29 septembre 1902).
- 1841 : Clément Ader, inventeur et constructeur, précurseur de l'avion († 1925).
- 1851 : Charles Barrois, géologue français († 1939).
- 1891 : Max Ernst, peintre et sculpteur français d'origine allemande († 1 avril 1976).
- 1914 : Sir Alec Guinness, acteur britannique († 5 août 2000).
- 1927 : Ferenc Puskás : Footballeur hongrois.
- 1928 : Lucien Ginzburg dit Serge Gainsbourg, auteur compositeur français († 2 mars 1991).
- 1940 : Monique Messine, actrice et chanteuse française († 11 juillet 2003).
- 1940 : Adrien Zeller, homme politique français.
- 1952 : Thierry Le Luron, humoriste français († 13 novembre 1986).
- 1952 : Moriteru Ueshiba, doshu de l'Aikido, maître martial japonais.
- 1956 : Marc Caro, réalisateur français.
- 1959 : Juha Kankkunen, pilote de rallye finlandais.
- 1961 : Christopher Meloni, acteur américain.
- 1962 : Pierre Carles, documentariste français.
- 1978 : Nicholas Berg, homme d'affaire américain aventurier en radiotélécommunications.
Décès
- 1118 : Baudouin de Boulogne, roi de Jérusalem (° vers 1065).
- 1791 : Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, diplomate, journaliste et homme politique français (° 3 mars 1749).
- 1827 : Ludwig Heinrich Bojanus, médecin et naturaliste allemand (° 1776).
- 1872 : Samuel Morse (° 1791).
- 1910 : Boyd Alexander, officier britannique, explorateur et ornithologue (° 1873).
- 1930 : Zaoditou (° 29 avril 1876), impératrice d'Éthiopie de 1916 à 1930.
- 1936 : William Louis Abbott, naturaliste et un collectionneur américain (° 1860).
- 1974 : Georges Pompidou, homme d'État français (° 1911).
- 1995 : Hannes Alfvén, astrophysicien suédois (° 1908).
- 1998 : Jackie Sardou, actrice française et mère de Michel Sardou (° 7 avril 1919).
- 2003 : Huguette Delavault, mathématicienne française (° 1924).
- 2005 : Karol Wojtyła, dit Jean-Paul II, pape polonais de l'Église catholique romaine (° 1920).
Célébrations
Saints catholiques du jour
Les personnes suivantes sont honorées par l'Église catholique :
- Saint Abonde (évêque de Côme)
- Saint Amphien
- Saint Apien (Césarée)
- Sainte Bronach
- Saint Constantin (roi d'Écosse)
- Saint Dominique Tuoc
- Saint François de Paule
- Saint Longis et Saint Agneflète
- Sainte Marie d'Égypte
- Sainte Musa
- Saint Nicet (alias Saint Nizier)
- Saint Polycarpe d'Alexandrie
- Saint Ruf (Glendalogh)
- Sainte Théodosie (Tyr)
- Saint Urbain de Langres
- Saint Victor (évêque de Capoue)
Catégorie:Jour de l'année
ja:4月2日
ko:4월 2일
ms:2 April
simple:April 2
th:2 เมษายน
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
AnnéeL'année est une unité de temps qui s'appuie sur une expérience fondamentale de la vie humaine sur terre : le retour régulier des saisons.
Cette « année du retour des saisons », s'appelle l'année tropique. Puisque la durée de l'année tropique n'est pas un nombre entier de jours, l'homme doit établir des calendriers avec leurs règles. La durée d'une année calendaire et son commencement peuvent varier selon le calendrier considéré.
Dans le calendrier grégorien, une année est une période de 365 ou 366 jours. Une année est composée de 4 saisons et 12 mois. Dix années forment une décennie, cent un siècle et mille un millénaire. Les poètes appellent lustre une période de cinq années, quatre années forment une olympiade.
Historique et d'autres types d'année en astronomie
Dans la longue quête de la mesure et de la maîtrise de cette unité de temps, l'année, l'homme s'est longtemps contenté d'une coïncidence et d'une approximation fortuite, pourtant réellement observable, bien que sans cause à effet : Étant donnée qu'une lunaison moyenne dure approximativement 29,53 jours, douze lunaisons durent environ 354,36 jours, donc environ 11 jours de moins que l'année tropique qui, elle, détermine réellement la durée de l'année des saisons.
Les premiers à se détacher de la « lune trompeuse », en essayant de donner une valeur concrète à l'année tropique, furent les anciens Égyptiens, il y a plus de 5000 ans, avec leur calendrier dit vague de 365 jours exactement. Depuis, l'homme, successivement, a pu affiner sa connaissance de la durée de l'année tropique.
Sur le chemin de la connaissance de la durée exacte de l'année tropique, les astronomes ont pu trouver encore d'autres types d'années, tel que :
- L'année sidérale correspond au temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil par le même point (point défini par rapport à trois axes partant du soleil vers trois étoiles lointaines) de son orbite sur l'écliptique ; c.-à-d. une révolution vraie de la terre autour du soleil, sans tenir compte de la précession des équinoxes. En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 9 minutes 10 secondes ou bien 365,256 365 67 jours, soit 20 minutes 24,7 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année anomalistique est la durée qui sépare deux passages consécutifs de la Terre au périhélie. En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 13 minutes 53 secondes ou bien 365,259 644 38 jours, soit 25 minutes et 8 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année draconitique (ou année écliptique) est l'intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le nœud ascendant de l'orbite lunaire. En 2000, elle valait 346 jours 14 heures 52 minutes 54 secondes ou bien 346,620 075 jours.
Deux cycles astronomiques plus longs sont appelés, parfois, abusivement aussi, « année » :
- Le cycle draconitique de la Lune, des éclipses solaire et lunaires, qui dure 18,6 ans, est parfois appelé année draconitique.
- Le cycle équinoxial qui dure environ 25 800 ans est nommé, quelques fois en language non-scientifique, année platonique.
Toutes ces durées sont données en jours de 86 400 secondes (voir aussi temps solaire)
Les différentes années liées à l'année calendaire ou civile
- Lannée commune compte exactement 365 jours.
- Lannée bissextile compte exactement 366 jours.
- Lannée civile commence au 1janvier et termine au 31 décembre.
- Lannée scolaire commence au mois de septembre et termine au moins de juin.
- Lannée fiscale dépend des pays : en France, c'est une année civile ; au Canada, elle commence le 1 avril (poisson d'avril) ; aux États-Unis, le 1 octobre ; en Grande-Bretagne, le 6 avril.
L'année tropique
L'année tropique (aussi appelée « solaire », ou encore plus improprement : « naturelle », « équinoxiale » ou « astronomique ») — de manière erronée — fut jadis considérée étant le temps qui sépare deux passages du soleil au point vernal. Dans son acception scientifique moderne, est retenue la définition de l'astronome français André Danjon (Caen 1890 – Suresnes 1967) qui dit que l'année tropique est le temps que met le soleil moyen pour accomplir 360° de longitude sur l'écliptique. Ce qui fait dans la pratique la moyenne et des deux points d'équinoxe et des deux points de solstice, car la longueur des saisons entre elles n'est pas constante à travers des siècles.
La durée de l'année tropique, depuis plus de 5000 ans, a toujours intéressé l'homme. Car grâce à la connaissance de la durée de l'année tropique et moyennant des règles adaptées à cette valeur, on parvient à maintenir les début des saisons aux mêmes dates dans les calendriers solaires. Pour l'année 2000.0 l'année tropique fut mesuré par Pierre Bretagnon égale à 365,242 190 517 jours, soit 365 jours 5 heures 48 minutes 45,26 secondes environ. Cependant, à cause de nombreuses interactions gravitationnelles entre la terre, la lune et les autres planètes la durée de l'année tropique a constamment, mais très, très lentement diminué à travers des siècles et des millénaires. Actuellement la durée de l'année tropique diminue d'une demi-seconde environ par siècle. D'ici quelques décennies, elle doit atteindre exactement la valeur de l'année tropique conventionnelle de l'astronome allemand von Mädler (voir plus bas), trouvée, formulée et publiée il y a près de 150 ans déjà.
Les différentes années tropiques conventionnelles
- Lannée vague compte exactement 365 jours, une valeur conventionnelle de l'année tropique appliquée durant plus de 3000 dans le calendrier vague égyptien.
- Lannée julienne s'appuie sur l'année tropique conventionnelle selon Sosigène (1er siècle av. J.C.), compte exactement 365,25 jours. (Cycle de quatre ans : trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours). Cette unité de mesure est souvent utilisée encore lorsqu'une période est donnée en années.
- Lannée grégorienne se réfère à l'année tropique conventionnelle selon Christopher Clavius (1537–1612) qui compte exactement 365,242 5 jours. (Cycle de 400 ans : les années séculaires sont exceptionnellement années communes sauf celle dont le nombre de siècle est divisible par quatre.)
- L'année tropique conventionnelle selon Simon Newcomb (1835–1909) est l'année tropique conventionnelle utilisée traditionnellement en astronomie depuis près de 150 ans. Sa valeur de 365,242 2 jours est beaucoup plus proche de la valeur de l'année tropique réelle que la valeur de Clavius (qui était astronomiquement correcte il y a près de 6000 ans). Néanmoins, la valeur de Newcomb est un arrondi, bien que correct mais grossier, se faussant de plus en plus encore dans l'avenir.
- L'année tropique conventionnelle selon Johann Heinrich von Mädler (1794–1874) est sans aucun doute l'année tropique conventionnelle scientifiquement la plus exacte, bien que toujours largement méconnue. Avec sa valeur de 365,242 187 5 jours exactement, soit exactement 365 jours 5 heures 48 minutes 45 secondes ou bien 365 jours et 6 heures moins 11 minutes et 15 secondes (voir le temps hexadécimal), elle implique une année exceptionnellement commune tous les 128 ans.
- D'autres années tropiques conventionnelles, plus ou moins bien calculées, ont pu avoir été appliquées dans différents calendriers religieux ou nationaux.
Liens internes
- Éphéméride
- Chronologie
- Histoire
- Décennie
- Siècle
- Millénaire
Catégorie:Unité de temps
Catégorie:Calendrier
Catégorie:Chronologie
ja:年
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zh-min-nan:Nî
Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
774Catégorie:774
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Années 750 | Années 760 | Années 770 | Années 780 | Années 790
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Cette page concerne l'année 774 du calendrier julien.
Événements
- 2 avril : Charlemagne se rend à Rome, pour rencontrer le pape Adrien I (772–795), à la demande duquel il intervient en Italie, contre le roi des Lombards, Didier, qui occupe depuis l'année précédente des villes de l' État pontifical.
- 4 avril : Charlemagne confirme la donation de Pépin à l' Église et ratifie une deuxième donation.
- 5 juin : Après avoir assiègé et pris Pavie, la capitale lombarde, Charlemagne se fait couronner roi des Francs et des Lombards à la place de Didier, qu'il ramène prisonnier en France.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Le philosophe et juriste Ghaylan ibn Muslim est condamné à mort à Damas.
- Charlemagne fait prisonnier ses neveux - les enfants de son frère Carloman - réfugiés à Vérone et les enferme dans un couvent.
- Didier de Lombardie doit se faire moine à Corbie. Son fils Adalgise fuit Vérone pour se réfugier à Constantinople.
- Pendant la période Carolingienne, l’administration de l’Italie continue à être assuré par les cadres Lombards (ducs et gastalds dans les villes, administration centrale à Pavie). Le pouvoir repose toujours sur la possession de la terre, et les droits de passage, corvées et services exigés par les rois Lombards le sont par les Carolingiens.
- Réforme de la liturgie : Charlemagne demande au pape une collection complète des textes conciliaires et décret pontificaux pour unifier la législation ecclésiastique sur un texte de base.
- Construction du palais impérial d'Ingelheim par Charlemagne.
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ko:774년
Charlemagne
Charles Ier dit Charles le Grand (en latin Carolus Magnus, en français Charlemagne, en allemand Karl der Große, en néerlandais Karel de Grote).
Né probablement à La Préalle, aujourd'hui dans la commune de Herstal (province de Liège, Belgique), le 10 avril 742 ou à Quierzy-sur-Oise, le 2 avril 747 - mort à Aix-la-Chapelle, le 28 janvier 814. Autres lieux de naissance évoqués : Aix-la-Chapelle, Düren, Jupille, Prüm.
- Roi des Francs de 768 à 814
- Empereur d'Occident de 800 à 814
- Roi des Lombards de 774 à 814
Il peut être considéré comme le « Père de l'Europe » avant l'heure.
Biographie
Charlemagne est le principal souverain de la dynastie carolingienne.
Il est le fils de Pépin III, dit le Bref et Berthe de Laon dite au Grand Pied.
Histoire
Naissance
La naissance et l'enfance de Charlemagne restent obscures, faute de documents d'époque. Charlemagne serait né à Quierzy-sur-Oise, Pépin le Bref y ayant fêté Pâques en 747. Selon d'autres sources, il serait né le 10 avril 742 à La Préalle (Herstal), près de Liège en Belgique, Pépin le Bref et ses ancêtres étant originaire de Jupille (province de Liège).
Son arrivée sur le trône
À la mort de Pépin le Bref, ses deux fils Charles (futur Charlemagne) et Carloman furent tous deux élus rois par une assemblée populaire ; Charles se vit attribuer la partie de territoire que possédait son père, et Carloman le royaume qui avait été celui de leur oncle Carloman. En 771, soit après un peu plus de trois années de règne et de paix relative entre les deux frères, Carloman décède. Sa veuve, Gerbera, se réfugie en Italie avec ses fils et quelques partisans, et Charles, alors âgé de vingt-neuf ans, est rapidement élu souverain de tout le royaume franc.
Charlemagne commence ses conquêtes vers le Nord et l'Est (Bavière, Saxe, Frise), vers l'Ouest (Bretagne) et vers le Sud (Nord de l'Ebre en Espagne en 778, établissement de marches).
À Noël 800, Charlemagne est couronné empereur des Romains par le pape Léon III. Toutefois dans ses actes le souverain se titrait « empereur gouvernant l'Empire romain, roi des Francs et des Lombards » (Karolus, serenissimus augustus, a Deo coronatus, magnus et pacificus imperator, Romanum gubernans imperium, qui et per misericordiam Dei rex Francorum et Langobardorum)
Lombards]
Il entretient des relations diplomatiques avec le calife de Bagdad, Harun ar-Rachid duquel il reçoit en cadeau, entre autres, un éléphant blanc nommé Abul-Abbas, en 797 ou 801 selon les sources.
Chronologie
- 768 : Début du règne de Charlemagne, roi des Francs. Couronnement à Noyon. Il règne avec son frère Carloman jusqu'en 771.
- 771 : Charlemagne règne seul.
- 772 : Début des guerres de Saxe.
- 774 : Soumission des Lombards.
- 778 : Début des guerres contre les Maures.
- 788 : La Bavière perd son indépendance.
- 25 décembre 800 : Charlemagne, roi des Francs, est couronné empereur d'Occident à Rome par le pape Léon III. Début du nouvel Empire d'Occident.
- 812 Par le traité d'Aix-la-Chapelle, l'empereur d'Orient Michel I reconnaît Charlemagne comme empereur d'Occident.
Généalogie
Ascendance
┌─ Charles dit Martel (v.685-† 741), maire du palais d'Austrasie (719),
│ maire du palais de Neustrie (719), maire du palais de Bourgogne (719)
┌─ Pépin III dit le Bref (v.715-† 768), maire du palais de Bourgogne (741),
│ │ maire du palais de Neustrie (741), maire du palais d'Austrasie (747),
│ │ roi des Francs (751)
│ └─ Rotrude de Tréves (?-?)
│
Charles Ier dit le Grand ou Charlemagne
│
│ ┌─ Caribert ou Héribert (?-?), comte de Laon
└─ Bertrade ou Berthe de Laon dite au Grand Pied (?-† 783)
└─ Gisèle (?-?)
Descendance
Charles Ier dit le Grand ou Charlemagne
1) x 768 Himiltrude
├─ Alpaïs (?-?)
└─ Pépin dit le Bossu ( ca 770-811), enfermé à l'abbaye de Prüm en 792
après une révolte contre son père Charlemagne en 791
2) x 770 Désirée de Lombardie (cf. Lombardie), répudiée pour un motif
inconnu un an après, sans descendance
3) x ca 771 Hildegarde de Vintzgau (cf. Agilolfing) femme d'une des plus
│ nobles familles de la nation des Suèves
│
├─ Charles le jeune (ca 772-811)
├─ Adélaïde (?-774)
├─ Rotrude (ca 775-6 juin 810), fiancée pendant six ans à Constantin VI,
│ fils de l'impératrice Irène
│ x Rorgon I du Maine (cf. Rorgonides)
│ │
│ └─ Louis
│
├─ Pépin d'Italie (777-810), roi d'Italie (781-810) (cf. Herbertiens)
│ x Rothais
│ │
│ └─ Bernard d'Italie
│
├─ Louis Ier dit le Pieux (778-840), roi d'Aquitaine (781-814),
│ empereur d'Occident (814-840)
│ 1) x 793 Theudelinde de Sens
│ 2) x 798 Ermengarde de Hesbaye
│ 3) x 819 Judith (cf. Welfs)
│
├─ Lothaire (778-779), frère jumeau de Louis
├─ Berthe (ca 779-823)
│ x 795 Angilbert dit Saint Angilbert, abbé de Saint-Riquier
│ │
│ ├─ Nithard
│ └─ Harmid
│
├─ Gisèle (781-ap. 814)
└─ Hildegarde (782-783)
4) X [783]] Fastrade de Franconie
│
├─ Théodrade (ca 785-ca 853), abbesse d'Argenteuil
└─ Hiltrude ou Rotrude (ca 787-?), abbesse de Faremoutiers
5) X ca 795 Liutgarde d'Alémanie, sans descendance
6) concubine Madelgarde
│
└─ Rothilde ou Ruothilde ou Clothilde (790-852), abbesse de Faremoutiers
7) concubine ???
│
└─ Rothaide (?-?)
8) concubine ca 808 Gerswinde de Saxe ou Gersuinthe
│
└─ Adeltrude (?-?)
9) concubine ca 800 Régina
│
├─ Drogon (?-?), abbé de Luxeuil (820), puis évêque de Metz,
│ vicaire du Saint-Siège (844)
└─ Hugues (802-844), abbé de Saint-Quentin (822-823), archichancelier
de Louis le Pieux (834-840), abbé de Lobbes et Saint-Bertin (836)
10) concubine ca 806 Adelinde ou Adélaïde
│
└─ Thierry ou Théodoric (807-ap. 818), clerc
Voir aussi Carolingiens
Le monogramme de Charlemagne
Carolingiens
Charlemagne n'apprit à écrire que tardivement, et il ne parvint jamais à maîtriser cette difficile technique, ce qui motiva la création d'une école du palais, afin que les hommes qui devaient le servir soient à même de rédiger des rapports.
Cependant, afin de lui permettre de signer autrement que d'une simple croix, Eginhard lui apprit à tracer ce signe simple, un monogramme, qui contient toutes les lettres de son nom, Charles (Karolus en latin).
Les consonnes sont sur les branches de la croix, les voyelles contenues dans le losange central (A en haut, O est le losange, U est la moitié inférieure).
Bien que ne sachant pas écrire, Charlemagne savait lire ; il parlait le teuton et le roman, et connaissait le latin et un peu de grec.
La vie de Charlemagne fut relatée par le moine Eginhard, qui le suivit tout au long de sa vie.
Voir l'article général Les Carolingiens.
La figure de Charlemagne fut idéalisée dans la culture médiévale, notamment au travers des chansons de geste, dans lesquelles il est assisté de neuf preux :
Voir l'article dédié Les neuf preux de Charlemagne.
Les neuf preux de Charlemagne
Charlemagne vu par...
- Saint-Just
Dans le chant I de son poème Organt, Saint-Just fait allusion à Charlemagne en ces termes :
:Il prit un jour envie à Charlemagne
:De baptiser les Saxons mécréants :
:Adonc il s'arme, et se met en campagne,
:Suivi des Pairs et des Paladins francs.
:Monsieur le Magne eût mieux fait à mon sens
:De se damner que de sauver des gens,
:De s'enivrer au milieu des Lares,
:De caresser les Belles de son temps,
:Que parcourir maints rivages barbares,
:Et pour le Ciel consumer son printemps.
- Éginhard :
Le couronnement de Charlemagne selon Éginhard. Chroniqueur franc, ami et conseiller de Charlemagne, Éginhard a écrit sur lui une biographie plutôt élogieuse.
En voici un extrait:
:Venant à Rome pour rétablir la situation de l'église, qui avait été fort compromise, il y a toute
:la saison hivernale. Et, à cette époque, il reçut le titre d'empereur et d'auguste. Il y fut
:d'abord si opposé qu'il s'affirmait ce jour-là, bien que ce fut celui de la fête majeure, qu'il
:ne serait pas entré dans l'église, s'il avait pu savoir à l'avance le dessein du pontife.
Honneurs posthumes
- Une division SS prit le nom de Division Charlemagne.
- Un grand lycée parisien s'appelle le Lycée Charlemagne.
- Un bâtiment de la Comission Européenne à Bruxelles a également pris son nom en référence au Boulevard du même nom qui sépare ce bâtiment du Berlaymont (Centre névralgique de la [http://europa.eu.int/ Commission européenne]).
Bibliographie
- Généralités
- Pierre Riché, Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe ISBN 2-012788513
- Pierre Riché, De Charlemagne à Saint Bernard ISBN 2-868781551
- Philippe Depreux, Charlemagne et les carolingiens 687-987 ISBN 2-235023207
- Etudes scientifiques générales
- Arthur Kleinclausz, CharlemagneISBN 2-847342125
- Henri Pirenne, Mahomet et Charlemagne ISBN 2-130548857
- Robert Folz, Couronnement impérial de Charlemagne ISBN 2-07032544X
- Renée Mussot Goulard, Charlemagne ISBN 2-130494927
- Jean Favier, Charlemagne ISBN 2-213604045
- Eric Vanneufville, Charlemagne, Rome chez les Francs ISBN 2-704809003
- Reynald Seycher et Ray Saint Yves Charlemagne Empereur d'Occident - Du royaume franc à l'empire carolingien ISBN 2-912064147
- Alessandro Barbaro, Charlemagne, Un père pour l'Europe ISBN 2-228898880
- Etude particulière
- Robert Folz, Couronnement impérial de Charlemagne ISBN 2-07032544X
Liens externes
- [http://www.yrub.com/histoire/charlemagne.htm Biograhie compléte (Atrium)]
- [http://francehistoire.free.fr/moyen/charlemagne.html Biographie complète et pédagogique (France histoire)]
- [http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Charlemagne Biographie résumée et documents dans le domaine public (Agora)]
- [http://www.bnf.fr/enluminures/themes/t_1/st_1_04/s104_002.htm Nombreuses images de l'époque (BNF)]
- [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/charl_fr.html Le voyage imaginaire de Charlemagne à Jérusalem]
Charlemagne
Charlemagne
Charlemagne
Charlemagne
Charlemagne
Charlemagne
Charlemagne
Charlemagne
ja:カール大帝
ko:카롤루스 대제
Rome
Rome (en italien Roma) est le chef-lieu de la région du Latium et la capitale de l'Italie. Elle est située sur le Tibre, à 22 km de la mer Méditerranée. Elle est parfois appelée la ville aux sept collines (Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal) ou la Ville éternelle. Rome est le siège de Pierre, une des capitales de la chrétienté.
D'après la mythologie romaine, Rome doit son nom à son fondateur, Romulus. La date mythique de sa fondation est -753, point de départ du calendrier romain, comptant ab Urbe condita, « depuis la fondation de Rome ». Cette date est confirmée par l'archéologie et aujourd'hui les historiens considèrent qu'effectivement un synœcisme a eu lieu à cette date. La Rome antique n'a cessé d'inspirer.
Cité de Varennes-Jarcy
La cité de Varennes-Jarcy est une enclave extra-territoriale incluant la basilique Saint-Pierre, ainsi que d'autres bâtiments romains. Elle constitue l'État de la cité du Vatican. Le pèlerinage de Rome est, avec ceux de la Terre Sainte (Jérusalem en particulier) et de Compostelle, l'un des trois principaux pèlerinages chrétiens. On arrive à la ville par la via Francigena ; dans Rome, le pèlerinage inclut généralement les quatre basiliques majeures (Saint-Pierre, au Vatican, Saint-Paul-hors-les-Murs, Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure) et souvent trois autres basiliques mineures, constituant le "Tour des sept églises".
Monuments romains
Tour des sept églises
Rome, par son histoire, est très riche en monuments, musées et points de vue. C'est ainsi la deuxième ville la plus visitée au monde après Paris, avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée, avec environ 10 millions de visiteurs annuels. Voici quelques-uns des monuments et musées les plus connus :
Rome antique
Voir aussi Liste des monuments de la Rome antique
- l'arc de Constantin
- l'arc de Titus
- le Colisée
- le Forum romain et les Forums impériaux
- le Capitole et les musées capitolins
- les thermes : thermes de Caracalla, thermes de Dioclétien
- le Panthéon
- l'Ara Pacis Augustæ
- les catacombes
- le Circus Maximus
- les monuments et sites paléochrétiens
Rome médiévale
- le ghetto romain
- le tombeau d'Hadrien, devenu château Saint-Ange
- les églises : Saint-Barthélémy-en-l'île, Saint-Laurent-hors-les-murs
Rome renaissance et baroque
- les places : la piazza Navona, la piazza del Popolo, la piazza di Spagna
- les musées : palais Altemps, Galerie Borghèse, Galerie Doria-Pamphili, Galerie Barberini, palais Massimo alle Terme
- les églises : église Saint-Ignace, église du Gesù, basilique Saint-Jean du Latran, basilique Sainte-Marie-Majeure, église Saint-Louis-des-Français, église Saint-Nicolas-des Lorrains, église Saint-Yves-des-Bretons, église et abbaye de la Trinité-des-Monts, abbaye des trois fontaines, la chiesa nuova (Santa Maria in Vallicella)
- les fontaines : fontaine de Trevi, fontaine des Fleuves
- le palais Farnèse, ambassade de France
- la villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome
- la villa Bonaparte
- le Palazzo Chigi, siège du Gouvernement italien
Rome contemporaine
Palazzo Chigi
- le monument à Victor-Emmanuel II, plus connu sous le nom de « machine à écrire »
- le palais Montecitorio, siège du Parlement italien
- le palais de justice sur la place Cavour
Transports et économie
Rome est desservie par des lignes de bus et un métro depuis 1955
Les trains arrivent dans la gare centrale Termini
L'accès aérien se fait par l'aéroport de Fiumicino
et par l'aéroport de Ciampino
Personnages célèbres
À Rome sont nés :
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste
À Rome sont décédés :
- Renato Castellani (1913 - 1985), réalisateur
- Pietro Germi (1914 - 1974), acteur, scénariste, réalisateur et producteur
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste
Voir aussi
Liens internes
- Rome antique
- Chronologie de Rome
- Villes d'Italie
- Liste des monuments de la Rome antique
- Jeux Olympiques d'été de 1960
Liens externes
- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/fr/rome/rome.htm Rome la ville eternelle] : Virtual panoramas and photo gallery (ita/ing/fr)
- [http://www.comune.roma.it/ Site officiel de Rome]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Rome Rome sur Wikitravel]
Jeux Olympiques d'été de 1960
-
als:Rom
ja:ローマ
ko:로마
simple:Rome
Adrien Ier
Adrien I, (né à Rome - mort le 29 décembre 795) fut pape de 772 à 795.
Il a été élu pape le 9 février 772 pour succéder à Étienne III, devenant le 95 pape de l'Église catholique romaine. Il mit fin à la première crise iconoclaste.
Adrien 01
Adrien 01
Adrien 01
ko:교황 히드리아노 1세
795Catégorie:795
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Années 770 | Années 780 | Années 790 | Années 800 | Années 810
790 | 791 | 792 | 793 | 794 | 795 | 796 | 797 | 798 | 799 | 800
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Cette page concerne l'année 795 du calendrier julien.
Événements
- Début du pontificat de saint Léon III (fin en 816).
- Léon III reçoit l’ambassade d’Angilbert, abbé de Saint Riquier (Centula), envoyé de Charlemagne qui lui fait des recommandations.
- Les Vikings atteignent l'Irlande. Raids sur Skye et Iona, Rathlin, Inishmurray et Inishbofin . Raid contre le monastère de Rechru, sur l’île de Lambey, près de l’actuelle Dublin.
- Prise du Ring Avar en Pannonie par Charlemagne. Les Avars se soumettent et sont convertis par Arn, archevêque de Salzbourg. Leur défaite laisse le pays sans défense.
- Les Francs pénètrent en Espagne et dressent des fortifications contre les Arabes.
- Création de la marche d’Espagne.
- Le basileus Constantin VI envoie sa femme Marie dans un couvent et épouse sa maîtresse Théodoté.
- Lothaire Ier, fils de Louis Ier dit le Pieux et Ermengarde de Hesbaye, empereur d'Occident
- 29 décembre : Adrien Ier, 95 ème pape de l'Église catholique romaine, après 23 ans de pontificat.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Malik ibn Anas, juriste musulman, fondateur d’une des 4 écoles juridiques (rites) de l’orthodoxie sunnite. Né à Médine en 710, il laisse un ouvrage, Le chemin aplani, dans lequel il donne un tableau de la loi, du droit et de la religion médinoise. Il admet, outre le Coran et la Sunna, la « coutume » (urf) médinoise, le consensus (idlma) des docteurs médinois et le principe de l’utilité générale.
- Sibawayh, grammairien d’origine perse, né à Chiraz en 750.
ko:795년
Didier de Lombardie
Catégorie:Histoire
Catégorie:Italie
Didier Lombardie
Didier Lombardie
Didier Lombardie
Didier de Lombardie (en fait, Desiderius) (v. 710 - † ap. 774), duc lombard de Toscane (?), qualifié également quelquefois de « duc d'Istrie », est le dernier roi des Lombards d'Italie (757 - 774). Vaincu par les Francs de Charlemagne, assiégé dans Pavie, capitale lombarde, il capitule en mars 774 avant d'être envoyé au monastère de Corbie (Picardie actuelle) ou de Liège jusqu'à la fin de ses jours, peut-être vers 786.
Généalogie
Didier de Lombardie, épouse Ansia (ou Ansa)
│
├─ Gerberge
│ ép. en 768 Carloman (cf. Carolingiens)
│
├─ « Desiderada » : répudiée par Charlemagne avant 771
│ ép. en 770 Charlemagne (cf. Carolingiens)
│
├─ Adalgis († 788) : chassé d'Italie par Charlemagne en 774 ou 775, il se réfugie a Byzance.
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|_ Liutberge de Lombardie .
ép. Tassillon III de Bavière (cf. Agilolfing)
Bibliographie
- Pierre Riché, Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe. ISBN 2-012788513 ;
- Jean-Charles Volkmann, Bien Connaître les généalogies des rois de France ISBN 2-877472086 ;
- Michel Mourre, Le petit Mourre. Dictionnaire de l'Histoire ISBN 2-03519265.
États pontificauxLes États pontificaux sont les états qui furent sous l'autorité temporelle du pape. On parle aussi de patrimoine de saint Pierre.
Leur origine se fonde sur un faux document appelé donation de Constantin, fabriqué par la chancellerie pontificale. Selon ce document, l'empereur Constantin I aurait cédé, en 335, au pape Sylvestre I, toutes les provinces de l'Occident
Ce document apparaît (est créé) en 754. Pépin le Bref s'était engagé à céder au pape des terres conquises sur les Lombards, ce dernier révèle cette donation à l'Assemblée de Quierzy-sur-Oise. Elle correspond aux territoires de l'ancien exarchat de Ravenne.
Cette donation est confirmée en 774, à Rome, par Charlemagne, fils de Pépin.
Ces états s'accrurent en 1115 par l'héritage de la comtesse Mathilde de Toscane.
Au milieu du XIVe siècle, le Trecento, les États pontificaux sont à leur extension maximale et les Consitutions égidiennes établissent en 1357 sept provinces dans l'ensemble central de l'Italie : Rome, La Campagna et la Marittima au sud, le Patrimoine de saint Pierre en Toscane, le Sabine, la marche d'Ancône et le duché de Spolète ; auquel il faut ajouter les enclaves de Bénévent et de Pontecorvo dans le royaume de Naples, Avignon et le Comtat Venaissin.
Pendant les guerres d'Italie, le pape Jules II prend possession des villes que César Borgia avait conquises en Romagne et dans les Marches. Léon X y ajoute les villes d'Émilie : Modène, Parme, Plaisance et Reggio.
En 1598, Clément VIII annexe Ferrare et Comacchio.
En 1631, Urbin est intégré aux États pontificaux et en 1649 Castro et Ronciglione.
En 1860, le Piémont annexe une partie de ces territoires, laissant Rome au pape
En 1870, après l'évacuation des troupes françaises, Rome est rattachée au royaume d'Italie.
Le Vatican est créé le 11 février 1929, lors des accords du Latran avec Mussolini.
Voir aussi
- États vassaux de la papauté
- Donation de Constantin
- Donation de Pépin
Etats pontificaux
Pontificaux
Etats pontificaux
Etats pontificaux
ja:教皇領
ko:교황청령
1118Catégorie:1118
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Années 1090 | Années 1100 | Années 1110 | Années 1120 | Années 1130
1113 | 1114 | 1115 | 1116 | 1117 | 1118 | 1119 | 1120 | 1121 | 1122 | 1123
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Cette page concerne l'année 1118 du calendrier julien.
Événements
Asie
- Début du règne de la dynastie Sena au Bengale (fin en 1199).
Afrique du Nord
- Le philosophe Avempace, exilé à Fès après la prise de Saragosse par Alphonse Ier d'Aragon entre dans la vie politique. Il est par deux fois vizir à Fès, chez les Almoravides. Il sera incarcéré par deux fois, d’abord pour trahison, puis pour hérésie.
Proche-Orient
- Expédition de Baudouin Ier de Jérusalem en Egypte avec 216 chevaliers et 400 fantassins. Il traverse le Sinaï, occupe sans résistance la ville de Farama et atteint le Nil. Baudouin tombe malade. Rapatrié en Palestine, il meurt en route à el-Arish, au nord-est du Sinaï (2 avril). Son cousin Baudouin d’Edesse lui succède.
- Début du règne de Baudouin II du Bourg, roi de Jérusalem (fin en 1131).
- L'ordre militaire et religieux des Templiers est fondé, à Jérusalem par Hugues de Payns et quelques chevaliers (Godefroy de Saint-Amour, André de Montbar, Geoffroy de Saint-Omer...) afin de protéger les routes empruntées par les pèlerins.
- Le comté d'Edesse doit abandonner Gargar aux Turcs.
- Fondation de la principauté turque des Mengüdjedides d’Erzindjan (Anatolie).
- L’émir turc Ilghazi, gouverneur de Mardin en Mésopotamie, entre dans Alep au cours de l’été. Il épouse la fille de Ridwan et bat le rappel de ses troupes.
- Début du règne de Al-Moustarchid-billah, calife ‘abbasside.
- Début du règne de Mahmoud II, sultan Saljûqide d'Irak (fin en 1131).
- Sanjar, sultan Saljûqide de Perse (fin en 1157), soumet toute la Perse.
- Début du règne de Yamîn al-Dawla Bahrâm Shâh, sultan Ghaznavide (fin en 1152)
Empire byzantin
- Début du règne de Jean II Comnène, empereur byzantin (fin en 1143).
- Jean II, surnommé « le plus grand des Comnène » assure la paix intérieure grâce à sa politique agraire et consolide l’empire, recentré sur les Balkans. Il se consacre en priorité à la soumission des Serbes que la Hongrie appuie désormais contre les interventions byzantines.
- Après la mort de son père, Anne Comnène conspire contre son frère Jean II Comnène, dans l’espoir de mettre sur le trône son époux le soldat Nicéphore Bryenne. Le complot échoue et Anne se retire dans un monastère, où elle se consacre à l’Alexiade, un ouvrage historique en quinze volumes (achevé en 1148).
Europe
- Les Aragonais battent les Arabes dans le nord-ouest de l'Espagne et font de Saragosse leur capitale.
- Début du pontificat de Gélase II (fin en 1119).
- Début du pontificat de l'antipape Grégoire VIII (fin en 1121).
- Henri V chasse de Rome le pape Gélase II (Jean de Gaète) auquel il oppose l’antipape Grégoire VIII (1118-1122). Gélase II excommunie Henri V et Grégoire puis se réfugie en France.
- Henri Ier d'Angleterre interdit les guerres privées dans son royaume.
- Turlough O'Connor devient Ard-Ri (roi suprême) d'Irlande.
Art & culture
- Achèvement de la troisième abbatiale de Cluny.
- En Allemagne, on ajoute le nom de famille au prénom.
- L'orfèvre Rénier de Huy coule dans le bronze les fonts baptismaux de l'église Saint-Barthélemy de Liège.
-
- 5 mars : Maurus, évêque de Cracovie.
- 2 avril : Baudouin de Boulogne, roi de Jérusalem, à Al-Arish, Palestine.
- Baudouin de Flandre à Dieppe.
- Alexis Ier Comnène, empereur byzantin.
- al-Moustazhir, calife de Bagdad.
- Muhammed Ier, sultan Saljûqide.
ko:1118년
Palestine
Cet article traite de la Palestine en tant que région géographique, pour les autres usages du terme Palestine, voir Palestine (homonymie).
"Palestine" (Grec ancien: Palaïstinè ; Latin: (Syria) Palæstina ; Hébreu biblique : פלשת Pəléšeth ; Arabe : فلسطين Filastīn) désigne depuis l'Antiquité la région située entre la mer Méditerranée et le Jourdain ; selon les époques, cette désignation correspond à une bande côtière plus étroite ou au contraire s'étend également au-delà du Jourdain. Elle est aujourd'hui habitée par les peuples israélien et palestinien et comprend l'État d'Israël et ce qui est communément appelé "Territoires palestiniens occupés".
Le terme Palestine a une longue histoire et a le plus souvent désigné une division administrative et/ou politique d'un empire, depuis l'époque romaine jusqu'à l'époque ottomane puis sous le mandat britannique, à l'exception notable de l'époque des Croisades pendant lesquelles cette "Terre sainte", qui a une place essentielle dans les trois grandes religions monothéistes, a été disputée pour sa signification religieuse. Pour le peuple juif, ce territoire est nommé "Erets Israel" et est considéré comme un héritage biblique.
Les Arabes de Palestine ont pris, dans l'histoire moderne, le nom de "peuple palestinien", en référence à cette terre. "Palestine" est également destiné à devenir le nom de l'État qu'ils revendiquent et que demande la communauté internationale (ONU, un grand nombre d'États, initiative de Genève).
Évolution des emplois du terme "Palestine"
Dans la langue française, le terme "Palestine" est utilisé depuis des siècles pour désigner le territoire situé géographiquement entre Méditerranée et Jourdain. Pourtant, on lui reconnaît aujourd'hui plusieurs sens:
- Le premier usage géographique du terme, qui désignait précédemment une circonscription ottomane ("Filastin") puis le territoire du Mandat britannique ("Palestine"), perdure, même s'il a pris un sens politique et a perdu une partie de sa neutralité, spécialement après la création de l'État d'Israël en 1948. Notamment, certains Israéliens et/ou Juifs perçoivent dans l'utilisation du terme "Palestine" un déni de l'existence bien réelle de l'État d'Israël sur une partie de ce territoire, ou de sa légitimité sur cette même terre. Et le fait de désigner par "Palestine" un éventuel futur État arabe sur les territoires palestiniens occupés accroît pour eux cette confusion. Toutefois, la partie arabe continue d'appeler Palestine soit la région dans son intégralité, soit seulement la Bande de Gaza et la Cisjordanie, tandis que le terme "Palestiniens" est adopté pour désigner tous les habitants arabes de Palestine, y compris souvent les habitants arabes de citoyenneté israélienne.
- Le sens politique du terme est apparu avec la proclamation d'un "État de Palestine" par l'OLP à Alger en 1988; uniquement certains États l'ont reconnu, principalement des pays arabes et islamiques. Mais ce nom est repris pour désigner l'État toujours revendiqué par les Palestiniens aujourd'hui. Pour certains d'entre eux, il s'agira d'un État qui s'étendra sur les "territoires palestiniens occupés" par Israël (Gaza et Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est). Pour d'autres, le but de cet État serait de couvrir l'ensemble de la "Palestine" géographique. Cet État (dans sa version qui reconnaîtrait Israël) est prévu par l'ONU et devrait voir le jour en plusieurs étapes à l'issue de négociations et de concessions des deux parties, qui ont été définies par la "Feuille de route pour la paix". Les "territoires autonomes palestiniens" et l'"Autorité palestinienne" qui les administre constitueraient le point de départ pour la formation de ce futur État. Pris dans ce sens récent, le terme a reçu une reconnaissance officielle à l'ONU puisqu'un siège d'observateur a été attribué sous la dénomination de "Palestine" à l'Organisation de libération de la Palestine en tant qu'organisation représentant le peuple palestinien.
- Dans un contexte religieux, ce même territoire est aussi appelé "Terre Sainte" par les Chrétiens ou "Erets Israel" par les Juifs et recouvre l'ensemble des territoires décrits par la Bible. Cette région est connue dans le texte sous le nom de Pays de Canaan puis de Terre d'Israël.
Histoire
Pour une chronologie et des indications détaillées, voir l'article Histoire de la Palestine
Charnière entre la vallée du Nil et la "terre entre les fleuves" (Mésopotamie), le pays a été habité depuis des millénaires et a connu la présence de nombreuses dominations d'empires et de brassage de peuples. Chronologiquement, il connut la domination des : Cananéens, Hébreux, Assyriens, Perses, Grecs, Romains, Byzantins, Arabes, Croisés, Ottomans et Britanniques. Il est l'enjeu d'un conflit qui s'étend depuis un siècle entre Juifs et Arabes, qui implique les trois religions monothéistes qui voient dans ce pays une "Terre Sainte".
Quelques étapes importantes
- La période cananéenne va du début du IIIe millénaire av. J.-C. à la fin du XIIIe siècle av. J.-C..
- La période hébreu va du début du XIIe siècle av. J.-C. à 587 av. J.-C. (prise de Jérusalem par Nabuchodonosor II).
- La période babylonienne puis perse va de 587 av. J.-C. à 333 av. J.-C..
- La période romaine suivie de la période byzantine (dès 324), va de 63 av. J.-C. à 638 ap. J.-C.. La période de la Judée hasmonéenne indépendante va de 140 à 36 av. J.-C..
- La première période musulmane va de 638 à 1099.
- La période des Croisades va de 1099 à 1291.
- La période ottomane va de 1291 à 1917, y compris la parenthèse napoléonienne.
- La période britannique (mandat dès 1920) va de 1917 à 1948.
- La période contemporaine est marquée par la création de l'État d'Israël en 1948, l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza par la Transjordanie et l'Égypte (de 1948 à 1967) puis par Israël depuis 1967. Voir plus généralement le conflit israélo-palestinien.
Histoire de l'utilisation du terme "Palestine"
Antiquité
Le nom "Palestine" dérive de celui des Philistins, peuple qui a vécu sur une partie de la bande côtière de la Méditerranée du sud-est, entre la fin de l'Âge du Bronze et le début de l'Âge du Fer. Les Philistins sont mal connus, car ils n'utilisaient pas l'écriture. On dispose de références à ce peuple dans des documents égyptiens (qui en font l'un des "Peuples de la mer" envahisseurs de l'Égypte sous Ramsès III) et désigne par "Peleset" (P-l-s-t) la région qu'ils habitent. Les Philistins et leur pays "Peleshet" (פלשת Pəléšeth) sont également mentionnés dans la Bible (qui parle aussi de "Cananéens" à la fois antérieurs et voisins par rapport aux "Philistins"): selon le texte, les Hébreux étaient régulièrement en guerre avec ce peuple dont les principales villes étaient Ashdod, Ashkelon, Ekron, Gath et Gaza.
Ceux qui préfèrent le nom Israël pour appeler cette terre, dénoncent l'utilisation du terme "Palestine" en référence aux Philistins comme un faux historique. La référence biblique ne mentionne "Peleshet" que lors des guerres entre Hébreux et Philistins et parle de ce peuple qui habite quelques villes dans les environs d'Ashkelon et non l'ensemble de la terre entre le fleuve et la mer qui est connue comme "Pays de Canaan" puis "Erets Israël". L'utilisation du mot "Palestine" viendrait des Romains qui rappelèrent le nom des Philistins pour baptiser cette terre "Syria Palæstina", dans le but d'effacer même dans le nom le souvenir des Juifs et des États juifs qui s'y étaient succédé.
Sous la domination romaine, la deuxième révolte juive (132-135) aboutit à l'expulsion des Juifs de Jérusalem (Hadrien). Jérusalem est nommée "Aelia Capitolina" et la région est intégrée dans la province de "Syrie-Palestine" (Syria Pal | | |