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2001

2001

__NOTOC__ Catégorie:2001 Cette page concerne l’année 2001 du calendrier grégorien. 2001 est la première année du et du . Les attentats du 11 septembre constituent l’événement marquant de l’année et même des dix dernières années. Ces attentats sont parfois considérés comme le point de départ de la guerre contre le terrorisme et mis en parallèle avec la chute du mur de Berlin en 1989 qui a marqué la fin de la guerre froide.

Événements

Premier trimestre

:: Détails : Janvier 2001 – Février 2001 – Mars 2001
-  : Début du et du .
-  : La Grèce rejoint la zone euro instituée en 1999 par les 11 premiers pays adhérents à la nouvelle monnaie unique européenne.
-  : Calcutta, la grande ville du Bengale indien est officiellement renommée Kolkata.
- 11 janvier : Lucien Bouchard démissionne comme chef du Parti québécois et comme premier ministre du Québec, mais assume l’intérim aux fonctions de premier ministre.
- 11 janvier : En France, grève des infirmier(e)s anesthésistes, entraînant un mouvement suivi par tous les infirmiers spécialisés et plusieurs manifestations (notamment les 30 janvier et 6 février), puis extension du mouvement à tous les infirmiers publics, cadres infirmiers et étudiants.
- 20 janvier : George W. Bush succède à Bill Clinton comme président des États-Unis d’Amérique, après avoir remporté de justesse les élections présidentielles américaines en 2000.
- 25 janvier : Ouverture du premier Forum Social Mondial à Porto Alegre au Brésil.
- 26 janvier : Un violent séisme frappe la ville de Bhuj en Inde tuant plus de 20 000 personnes.
- 6 février : En Israël, Ariel Sharon devient Premier ministre.
- 12 février : Publication du livre d’Edwin Black, « IBM et l’holocauste », sur l’alliance de l’entreprise avec l’Allemagne nazie.
- 8 mars : Bernard Landry succède à Lucien Bouchard suite à la démission de ce-dernier comme premier ministre du Québec.
- 18 mars : Élection de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris.
- Fin mars : Les Talibans ont achevé la destruction des Bouddhas de Bâmiyân.

Deuxième trimestre

:: Détails : Avril 2001 – Mai 2001 – Juin 2001
- 18 avril : En Kabylie (Algérie), l’assassinat d’un jeune par la gendarmerie à Beni Douala provoque plusieurs mois d’émeutes. La répression fera au total 123 morts et des milliers de blessés.
- 26 avril : Jun’ichirō Koizumi du PLD devient premier ministre du Japon.
- 10 mai : Vote de la « loi Taubira » reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité.
- 22 juin : La Game Boy Advance sort en Europe.
- 30 juin : Lancement de la sonde spatiale américaine WMAP destinée à l’étude de l’anisotropie du rayonnement thermique cosmologique.

Troisième trimestre

:: Détails : Juillet 2001 – Août 2001 – Septembre 2001
- 20-22 juillet : Sommet du G8 à Gènes, 300 000 manifestants et le 21 juillet, un policier tue Carlo Giuliani (un manifestant). Ce sommet aura fait quelques 300 blessés.
- 28 juillet : début du mandat présidentiel d’Alejandro Toledo au Pérou.
-  : Des scientifiques israéliens annoncent avoir réussi pour la première fois à fabriquer des cellules cardiaques à partir d’un embryon humain.
- 2 août : Le général bosno-serbe Radislav Krstić, reconnu coupable de génocide par le TPI de La Haye, est condamné à 46 ans de prison pour son rôle dans le massacre de milliers de musulmans à Srebrenica, en Bosnie en juillet 1995.
- 10 août : Une embuscade menée par les rebelles de l’UNITA en Angola contre un train transportant environ 500 réfugiés fait 252 morts, dont des enfants et des personnes âgées.
- 9 septembre : Le commandant Ahmed Shah Massoud est assassiné par deux kamikazes en Afghanistan. Il avait, en tant qu’invité au Parlement européen, averti des dangers qu’encourait l’occident par rapport à l’intégrisme de la région.
- 11 septembre : Attentats avec des avions-suicides à New York, en Pennsylvanie et au Pentagone ; écroulement des deux tours jumelles du World Trade Center, tuant ainsi près de 3 000 personnes en une seule journée. C’est le plus lourd attentat jamais perpetré sur le sol américain. Voir : 11 septembre 2001.
- 19 septembre : En Afghanistan, les oulémas (docteurs de la foi), convoqués par le mollah Mohammed Omar, chef spirituel des Talibans, exhortent Oussama ben Laden à quitter volontairement le pays, tout en menaçant d’appeler à la guerre sainte en cas d’intervention militaire américaine.
- 20 septembre : Dans le combat mondial contre le terrorisme, le président George W. Bush appelle l’armée américaine à se tenir prête ainsi que le peuple américain à rester « calme et déterminé » et exhorte les nations du monde entier à rejoindre la coalition antiterroriste, qu’il veut mettre sur pied pour répondre aux attentats du 11 septembre.
- 21 septembre : La ville de Toulouse est victime de l’explosion de l’usine AZF qui a fait 30 morts et environ 2 500 blessés, ainsi que des dégats matériels considérables. Voir : explosion AZF

Quatrième trimestre

:: Détails : Octobre 2001 – Novembre 2001 – Décembre 2001
- 6 octobre : Premier match de football entre la France et l’Algérie.
- 7 octobre : Les États-Unis commencent les bombardements sur l’Afghanistan.
- Décembre :
  - Espagne : Élection au Pays basque espagnol.
  - France : Grève des infirmières libérales pour la revalorisation du paiement des actes et déplacements, qui sont toujours au tarif de 1992.
- 2 décembre : Le géant de l’énergie Enron s’est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites des États-Unis.
- 13-15 décembre : Sommet de l’Union européenne à Bruxelles. Manifestations.

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Eric A. Cornell, Wolfgang Ketterle et Carl E. Wieman.
- Prix Nobel de chimie : William S. Knowles, Ryoji Noyori et K. Barry Sharpless.
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Leland H. Hartwell, R. Timothy Hunt et Sir Paul M. Nurse.
- Prix Nobel de littérature : Vidiadhar Surajprasad Naipaul.
- Prix Nobel de la Paix : Les Nations unies et leur secrétaire général Kofi Annan.

Naissances en 2001


- 25 octobre : En Belgique, la princesse Elisabeth naît à 21h58. Son parrain est le Prince Amédéo de Belgique, fils de la Princesse Astrid. Sa marraine est la Comtesse Hélène d’Udekem d’Acoz, sœur de la Princesse Mathilde.

Décès en 2001

Premier trimestre


- 12 janvier : Luis Floriano Bonfa, guitariste et compositeur brésilien.
- 16 janvier : Laurent-Désiré Kabila, homme d’État congolais.
- 19 janvier : Gustave Thibon, philosophe français.
- 25 janvier : Guy Tréjan, comédien français.
- 30 janvier : Jean-Pierre Aumont, comédien français.
- 2 février : Marie-José de Belgique, reine d'Italie.(° 4 août 1906).
- 3 février : Gilbert Trigano, entrepreneur de tourisme français.
- 4 février : Iannis Xenakis, compositeur français.
- 7 février : Dale Evans, actrice.
- 12 février : Kristina Söderbaum, actrice et photographe.
- 16 février : William Howell Masters, sexologue américain.
- 18 février : Charles Trenet, chanteur français.
- 19 février : Balthus, peintre français.
- 23 février : Robert Enrico, cinéaste français.
- 4 mars : Jean Bazaine, peintre français.
- 12 mars : Robert Ludlum, écrivain américain (° 25 mai 1927).
- 15 mars : Ann Sothern, actrice.
- 29 mars : John Lewis, pianiste de jazz américain.

Deuxième trimestre


- 9 avril : Jérôme Lindon, éditeur français.
- 10 avril : Jean-Gabriel Albicocco, réalisateur français.
- 19 avril : André du Bouchet, poète français.
- 19 avril : Graziella Sciutti, cantatrice italienne.
- 20 avril : Irène Joachim, soprano française.
- 25 avril : Michele Alboreto, coureur automobile italien.
- 5 mai : Boozoo Chavis, Musicien Zydeco états-unien.
- 9 mai : Marie Cardinal, écrivain français.
- 11 mai : Douglas Adams, écrivain anglais.
- 12 mai : Alexeï Tupolev, ingénieur aéronautique russe.
- 14 mai : Mauro Bolognini, réalisateur italien.
-  : Hank Ketcham, humoriste, peintre et dessinateur américain.
- 3 juin : Flora Groult, écrivain français.
- 3 juin : Anthony Quinn, acteur américain.
- 7 juin : Carole Fredericks, chanteuse franco-américaine (° 5 juin 1952).
- 15 juin : Henri Alekan, chef opérateur français.
- 18 juin : René Dumont, agronome et sociologue français.
- 21 juin : John Lee Hooker musicien américain.
- 21 juin : Carroll O’Connor, 76 ans, acteur.
- 24 juin : Igor Barrère, producteur et réalisateur de télévision français.
- 27 juin : Maurice Estève, peintre français.
- 28 juin : Jack Lemmon, acteur américain.
- 28 juin : Joan Sims, 71 ans, actrice.
- 30 juin : Chet Atkins, guitariste et producteur américain.

Troisième trimestre


- 16 juillet : Morris, dessinateur de BD belge.
- 25 juillet : Phûlan Devî, ex reine de bandits puis députée indienne.
- 31 juillet : Francisco da Costa Gomes, militaire et homme politique portugais, ancien Président du Portugal de 1974 à 1979.
- 6 août : Jorge Amado, écrivain brésilien.
- 8 août : Jean Dorst, naturaliste français.
- 8 août : Jean-Louis Flandrin, historien français.
- 12 août : Pierre Klossowski, écrivain et dessinateur français.
- 20 août : Fred Hoyle, cosmologiste britannique.
- 25 août : Philippe Léotard.
- 25 août : Raymond Abescat, vétéran français de la Première Guerre mondiale.
- 25 août : Aaliyah Dana Haughton, 22 ans, chanteuse et actrice.
- 2 septembre : Christiaan Barnard, médecin sud-africain.
- 3 septembre : Pauline Kael, 82 ans, critique de cinéma.
- 9 septembre : Ahmed Shah Massoud, homme politique afghan.
- 16 septembre : François Bédarida, historien français.
- 22 septembre : Isaac Stern, violoniste russe/américain.

Quatrième trimestre


- 7 octobre : Mongo Beti, écrivain camerounais (° 30 juin 1932).
- 14 octobre : Willam Christensen, danseur, chorégraphe et maître de ballet américain (° 1902)
- 17 octobre : Micheline Ostermeyer, sportive et pianiste française.
- 22 octobre : Roger Coggio, comédien et réalisateur français.
- 22 octobre : Albert Ducrocq, écrivain scientifique.
- 24 octobre : Guy Schoeller, éditeur français.
- 28 octobre : Grigori Chukhrai, réalisateur.
- 31 octobre : Régine Cavagnoud, sportive française.
- 5 novembre : Jeannette Thorez-Vermeersch, femme politique française.
- 13 novembre : Frédéric Pottecher, chroniqueur judiciaire français.
- 16 novembre : Tommy Flanagan, pianiste et jazzman américain (° 16 mars 1930).
- 29 novembre : George Harrison, musicien et ancien membre des Beatles (° 25 février 1943).
-  : Jean-Pierre Chabrol, écrivain français.
- 5 décembre : Peter Blake, navigateur néo-zélandais.
- 10 décembre : Ashok Kumar, 90 ans, acteur.
- 12 décembre : Jean Richard, homme de cirque et acteur français (° 18 avril 1921).
- 14 décembre : Claude Santelli, réalisateur de télévision français.
- 15 décembre : Rufus Thomas, chanteur américain.
- 18 décembre : Gilbert Bécaud, chanteur français.
- 20 décembre : Léopold Sédar Senghor, homme d’État et poète sénégalais (° 9 octobre 1906).
- 22 décembre : Jacques Mayol, apnéiste français (° 1927). als:2001 ja:2001年 ko:2001년 ms:2001 simple:2001 th:พ.ศ. 2544 zh-min-nan:2001 nî

Catégorie:2001

Catégorie:Chronologie du XXIe siècle Article principal : 2001 ja:Category:2001年 ko:분류:2001년

Année

L'année est une unité de temps qui s'appuie sur une expérience fondamentale de la vie humaine sur terre : le retour régulier des saisons. Cette « année du retour des saisons », s'appelle l'année tropique. Puisque la durée de l'année tropique n'est pas un nombre entier de jours, l'homme doit établir des calendriers avec leurs règles. La durée d'une année calendaire et son commencement peuvent varier selon le calendrier considéré. Dans le calendrier grégorien, une année est une période de 365 ou 366 jours. Une année est composée de 4 saisons et 12 mois. Dix années forment une décennie, cent un siècle et mille un millénaire. Les poètes appellent lustre une période de cinq années, quatre années forment une olympiade.

Historique et d'autres types d'année en astronomie

Dans la longue quête de la mesure et de la maîtrise de cette unité de temps, l'année, l'homme s'est longtemps contenté d'une coïncidence et d'une approximation fortuite, pourtant réellement observable, bien que sans cause à effet : Étant donnée qu'une lunaison moyenne dure approximativement 29,53 jours, douze lunaisons durent environ 354,36 jours, donc environ 11 jours de moins que l'année tropique qui, elle, détermine réellement la durée de l'année des saisons. Les premiers à se détacher de la « lune trompeuse », en essayant de donner une valeur concrète à l'année tropique, furent les anciens Égyptiens, il y a plus de 5000 ans, avec leur calendrier dit vague de 365 jours exactement. Depuis, l'homme, successivement, a pu affiner sa connaissance de la durée de l'année tropique. Sur le chemin de la connaissance de la durée exacte de l'année tropique, les astronomes ont pu trouver encore d'autres types d'années, tel que :
- L'année sidérale correspond au temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil par le même point (point défini par rapport à trois axes partant du soleil vers trois étoiles lointaines) de son orbite sur l'écliptique ; c.-à-d. une révolution vraie de la terre autour du soleil, sans tenir compte de la précession des équinoxes.
En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 9 minutes 10 secondes ou bien 365,256 365 67 jours, soit 20 minutes 24,7 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année anomalistique est la durée qui sépare deux passages consécutifs de la Terre au périhélie.
En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 13 minutes 53 secondes ou bien 365,259 644 38 jours, soit 25 minutes et 8 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année draconitique (ou année écliptique) est l'intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le nœud ascendant de l'orbite lunaire.
En 2000, elle valait 346 jours 14 heures 52 minutes 54 secondes ou bien 346,620 075 jours. Deux cycles astronomiques plus longs sont appelés, parfois, abusivement aussi, « année » :
- Le cycle draconitique de la Lune, des éclipses solaire et lunaires, qui dure 18,6 ans, est parfois appelé année draconitique.
- Le cycle équinoxial qui dure environ 25 800 ans est nommé, quelques fois en language non-scientifique, année platonique. Toutes ces durées sont données en jours de 86 400 secondes (voir aussi temps solaire)

Les différentes années liées à l'année calendaire ou civile


- Lannée commune compte exactement 365 jours.
- Lannée bissextile
compte exactement 366 jours.
- Lannée civile commence au 1janvier et termine au 31 décembre.
- Lannée scolaire
commence au mois de septembre et termine au moins de juin.
- Lannée fiscale dépend des pays : en France, c'est une année civile ; au Canada, elle commence le 1 avril (poisson d'avril) ; aux États-Unis, le 1 octobre ; en Grande-Bretagne, le 6 avril.

L'année tropique

L'année tropique (aussi appelée « solaire », ou encore plus improprement : « naturelle », « équinoxiale » ou « astronomique ») — de manière erronée — fut jadis considérée étant le temps qui sépare deux passages du soleil au point vernal. Dans son acception scientifique moderne, est retenue la définition de l'astronome français André Danjon (Caen 1890 – Suresnes 1967) qui dit que l'année tropique est le temps que met le soleil moyen pour accomplir 360° de longitude sur l'écliptique. Ce qui fait dans la pratique la moyenne et des deux points d'équinoxe et des deux points de solstice, car la longueur des saisons entre elles n'est pas constante à travers des siècles. La durée de l'année tropique, depuis plus de 5000 ans, a toujours intéressé l'homme. Car grâce à la connaissance de la durée de l'année tropique et moyennant des règles adaptées à cette valeur, on parvient à maintenir les début des saisons aux mêmes dates dans les calendriers solaires. Pour l'année 2000.0 l'année tropique fut mesuré par Pierre Bretagnon égale à 365,242 190 517 jours, soit 365 jours 5 heures 48 minutes 45,26 secondes environ. Cependant, à cause de nombreuses interactions gravitationnelles entre la terre, la lune et les autres planètes la durée de l'année tropique a constamment, mais très, très lentement diminué à travers des siècles et des millénaires. Actuellement la durée de l'année tropique diminue d'une demi-seconde environ par siècle. D'ici quelques décennies, elle doit atteindre exactement la valeur de l'année tropique conventionnelle de l'astronome allemand von Mädler (
voir plus bas), trouvée, formulée et publiée il y a près de 150 ans déjà.

Les différentes années tropiques conventionnelles


- Lannée vague
compte exactement 365 jours, une valeur conventionnelle de l'année tropique appliquée durant plus de 3000 dans le calendrier vague égyptien.
- Lannée julienne s'appuie sur l'année tropique conventionnelle selon Sosigène (1er siècle av. J.C.), compte exactement 365,25 jours. (Cycle de quatre ans : trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours). Cette unité de mesure est souvent utilisée encore lorsqu'une période est donnée en années.
- Lannée grégorienne
se réfère à l'année tropique conventionnelle selon Christopher Clavius (1537–1612) qui compte exactement 365,242 5 jours. (Cycle de 400 ans : les années séculaires sont exceptionnellement années communes sauf celle dont le nombre de siècle est divisible par quatre.)
- L'année tropique conventionnelle selon Simon Newcomb (1835–1909) est l'année tropique conventionnelle utilisée traditionnellement en astronomie depuis près de 150 ans. Sa valeur de 365,242 2 jours est beaucoup plus proche de la valeur de l'année tropique réelle que la valeur de Clavius (qui était astronomiquement correcte il y a près de 6000 ans). Néanmoins, la valeur de Newcomb est un arrondi, bien que correct mais grossier, se faussant de plus en plus encore dans l'avenir.
- L'année tropique conventionnelle selon Johann Heinrich von Mädler (1794–1874) est sans aucun doute l'année tropique conventionnelle scientifiquement la plus exacte, bien que toujours largement méconnue. Avec sa valeur de 365,242 187 5 jours exactement, soit exactement 365 jours 5 heures 48 minutes 45 secondes ou bien 365 jours et 6 heures moins 11 minutes et 15 secondes (voir le temps hexadécimal), elle implique une année exceptionnellement commune tous les 128 ans.
- D'autres années tropiques conventionnelles, plus ou moins bien calculées, ont pu avoir été appliquées dans différents calendriers religieux ou nationaux.

Liens internes


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Guerre contre le terrorisme

ja:対テロ戦争 Catégorie:Guerres contre le terrorisme La « guerre contre le terrorisme » ou « guerre contre la terreur » (« war against terror ») est un concept géopolitique développé par l'administration de George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001. Depuis fin juillet 2005, l'administration américaine n'utilise plus cette expression. Il s'agit maintenant d'un global struggle against violent extremism (« combat mondial contre l'extrémisme violent ») pour mieux prendre en compte les dimensions politique et idéologique de ce conflit. Il s'agit de diverses actions policières, politiques et militaires que réalise le gouvernement des États-Unis (appuyé par différents alliés) contre différentes organisations liées au terrorisme islamiste. Elle se démarque de la lutte antiterroriste traditionnelle par des actions militaires de grande ampleur à l'étranger et un interventionnisme actif. Elle combine la lutte directe, c’est-à-dire le démantèlement des cellules terroristes, la destruction des camps d'entraînement, et la lutte indirecte. Cette lutte indirecte comprend : les enquêtes et les pressions sur les gouvernements, organisations et personnes soutenant les organisations terroristes, et le gel des avoirs soupçonnés d'appartenir ou de servir à des groupes terroristes. C'est aussi les aides financière aux pays participant à la lutte contre le terrorisme, l'accroissement de la coopération internationale au niveau du renseignement, police et justice, la réorganisation politique du Moyen-Orient.

Chronologie

Voir Chronologie de la guerre contre le terrorisme islamiste.

La cible américaine

Dans les déclarations des terroristes islamistes, les États-Unis sont souvent considéré comme « le Grand Satan », ou l' « Empire du Mal ». En effet, tout oppose la société américaine telle qu'elle est perçue dans ses productions culturelles (films, musique populaire, où l'on voit des femmes dénudées, par exemple) à la société souhaitée par les islamistes radicaux. Des problèmes géopolitiques récurrents comme le conflit israélo-arabe font que les États-Unis sont perçus comme l'allié indéfectible d'Israël, dont l'existence est refusée par ces mêmes mouvements. Ainsi, super-puissance alliée aux ennemis « intimes », les États-Unis sont la cible principale (bien que souvent indirectement) des terroristes islamistes. La guerre contre le terrorisme prend sa source dans les attentats du 11 septembre 2001, où furent tuées près de 3 000 personnes, en majorité des civils. Ces attentats ne sont pas les premiers à toucher des intérêts américains, mais ils sont marquants par leur ampleur. Ce n'étaient pas les premiers attentats islamistes meurtriers à frapper directement le sol des États-Unis (cf le précédent attentat du World Trade Center près de 10 ans plutôt).

La mobilisation

Ces agressions sont vécues comme un véritable traumatisme par l'ensemble de la population, qui les associe à l'attaque traîtresse de Pearl Harbor par les Japonais en 1941. Rapidement apparaît le sentiment que la nation est entrée en guerre. Cette certitude est rapidement reprise par l'administration, qui décrète la mobilisation nationale. Elle met en place toute une série de mesures visant à détruire les groupes terroristes et protéger la population le territoire, le mode de vie, les valeurs et les intérêts des États-Unis. La première mesure, le 11 septembre, fut de faire atterrir tous les avions civils survolant l'espace aérien des États-Unis, quelques heures après les attentats et d'empêcher les autres avions d'y pénétrer, avec plusieurs exceptions pour quelques avions privés, dont un avion saoudien qui a permis à des membres de la famille Ben Laden de sortir du pays, selon certains opposants à Georges Walker Bush (dont Michael Moore)

La campagne d'Afghanistan

Dès le 12 septembre, l'OTAN déclara officiellement que les attentats étaient une attaque contre les dix-neuf pays de l'alliance. C'était la première fois que cette organisation invoquait ainsi la clause de solidarité de l'article 5 du traité de Washington. Rapidement l'organisation Al-Qaida est reconnue comme responsable des attentats. Son représentant Oussama Ben Laden était alors protégé, avec de nombreux fondamentalistes, par le régime des Talibans en Afghanistan. Suite au refus des Talibans de livrer leur hôte sans preuve formelle de sa culpabilité, une coalition internationale décide de soutenir l'opposition qui lutte contre le régime afghan. Celui-ci tombe rapidement devant l'attaque de l'OTAN fin 2001, mais Ben Laden et beaucoup de ses comparses parviennent à prendre la fuite. Cette action a permis de détruire des camp d'entraînement, et de déstabiliser la structure de commandement et de planification des attentats. Mais Al-Quaida est plus une nébuleuse qu'une organisation réellement structurée. Très autonomes, les groupes locaux ont pu spontanément mettre en œuvre de nouvelles actions. Bien qu'il semble que les attentats de Madrid ont été planifiés avant la chute du régime Taliban, ils sont un exemple parmi d'autres que la capacité de nuire des terroristes islamistes n'a pas été réellement affectée. Voir l'article détaillé Guerre d'Afghanistan

La campagne d'Irak

Des membres de l'administration Bush, en particuliers ceux que l'on appelle les néo-conservateurs avaient appelé au renversement par la force de Saddam Hussein dès 1997. C'est pourquoi on reproche parfois aux États-Unis d'avoir cherché avant tout à s'affranchir de la dépendance du pétrole saoudien, en ayant accès à d'autres sources d'approvisionnement. Cependant, les néo-conservateurs ont réussi à présenter leur stratégie de grand Moyen-Orient comme une composante essentielle de la guerre contre le terrorisme. Postulant que le terrorisme islamique est causé par l'absence de perspectives démocratiques des pays du Golfe, ils préconisent une politique active pour faire évoluer les régimes de la région. Le renversement du régime de Saddam Hussein permettrait d'établir la démocratie en Irak et par une sorte d'effet de contagion, dans les pays voisins (théorie des dominos). De nombreuses personnes et gouvernements critiquent cette stratégie qu'ils jugent utopique. Pour eux, notamment en France, la démocratie ne peut être exportée par les armes : il faudrait que la population soit en faveur de ce changement et s'engage durablement à maintenir un tel système pour que celui-ci soit durable. Que se soit une stratégie volontaire, ou suite à une erreur d'appréciation de leurs services secrets, les dirigeants des États-Unis ont motivé leur action par un lien beaucoup plus direct entre le régime irakien et le terrorisme international. Ils ont ainsi déclaré posséder la preuve d'une association entre Al-Quaida et l'Irak, mais surtout que cet État possédait encore des armes de destruction massive qui pourraient être utilisées par un groupe terroriste ; ils ont également avancé que Saddam Hussein, le dictateur irakien, avait l'intention d'agresser ses voisins à l'aide d'ADM. Après l'invasion, et devant l'absence d'éléments probants, le gouvernement a progressivement reconnu que ces allégations étaient inexactes. C'est ainsi que le 5 octobre 2004, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a officiellement reconnu ne posséder aucune preuve du lien entre Al-Qaïda et l'Irak, contredisant ainsi ses affirmations de mars 2003. Il rejette la responsabilité de ce changement de position sur le manque de fiabilité des renseignements fournis par la CIA. Selon les critiques, le chaos qui a suivi la chute du régime est essentiellement dû :
- au manque de préparation des soldats à l'intervention au sein d'une population arabe (manque de traducteurs, non compréhension des coutumes, etc.) ;
- au manque de préparation des soldats à effectuer un travail de police durant l'occupation ;
- au manque de protection, voire à la destruction volontaire (durant les années 1990) des infrastructures stratégiques (hôpitaux, centrale électrique, usines de traitement des eaux, etc.). Malgré la capture de Saddam Hussein et le succès des élections en janvier 2005, la situation est loin d'être stabilisée en Irak et les attaques terroristes sont quotidiennes. Voir l'article détaillé Guerre en Irak, 2003

Perspectives

Dans son discours sur l'état de l'Union de 2002, George W. Bush utilisa l'expression “axe du Mal” pour désigner des pays accusés de supporter le terrorisme comme l'Irak, l'Iran ou la Corée du Nord. Depuis la chute du régime de Saddam Hussein, les États-Unis se focalisent essentielement sur la Syrie et l'Iran que George W. Bush considère comme pays soutenant le terrorisme en Irak et en Palestine. Notamment, les États-Unis considèrent que la Syrie favorise le terrorisme en Irak en laissant passer les terroristes par la frontière entre la Syrie et l'Irak. La question du Liban est aussi cruciale entre le régime syrien et le régime américain. Le retrait amorcé par les Syriens au Liban le 14 mars 2005, notamment après les manifestations libanaises après l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005, est considéré par les Américains comme une victoire. En ce qui concerne l'Iran, c'est la question de la prolifération nucléaire qui est en cause. À l'été 2005, notamment après l'accession à la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, un ultra-conservateur, à la présidence iranienne le 3 août 2005, la situation empire après la reprise de la conversion à la centrale d'Ispahan le 8 août 2005 et le refus de l'Iran de négocier sur la question du nucléaire. George W. Bush a évoqué, le 12 août 2005, la possibilité d'une intervention militaire en Iran. L'Iran a répliqué en évoquant une réplique en cas d'attaque des Américains.

Conséquences aux États-Unis

Les États-Unis ont mis en place une série de mesures pour faire face à la menace terroriste. Certaines d'entre elles sont des pratiques dérogatoires au droit commun, légitimé auprès de la population par l'état d'urgence induit par la guerre contre le terrorisme.

Le département de la sécurité intérieure

Alors que traditionnellement la sécurité locale est de la responsabilité des États fédérés, l'administration crée une nouvelle agence chargée de protéger les frontières, les ports et le trafic aérien. Au 1er janvier 2003, le département de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security) réunissait 22 services fédéraux, employant 180 000 fonctionnaires et disposait d'un budget de 32 milliards de dollars.

Le Patriot Act

Le USA Patriot Act est une loi d'exception, limitée dans le temps (la plupart des dispositions devaient au départ être caduques après le 31 décembre 2005) et votée par le Congrès à la quasi-unanimité le 26 octobre 2001. Elle est destinée à renforcer le pouvoir des agences gouvernementales des États-Unis. Les adversaires du Patriot Act (notamment les associations de protection des libertés individuelles) considèrent cette loi comme liberticide. Le Patriot Act a été prolongé le 21 juillet 2005 (à la chambre des représentants) et le 29 juillet 2005 (au Sénat américain) de façon permanente pour 14 des 16 dispostions du Patriot Act et de 10 ans pour les deux autres (sur les écoutes téléphoniques et l'accès au fichier personnel)

La prison de Guantanamo

Le camp militaire de Guantanamo situé sur l'île de Cuba a été transformé en prison pour étrangers présumés terroristes suite à la campagne d'Afghanistan. Ses premiers occupants ont ainsi été les combattants talibans ou supposés tels ainsi que les personnes soupçonnées d'appartenance à Al-Qaïda. La prison de Guantanamo est devenu un des points les plus critiqués de la guerre contre le terrorisme, notamment à l'étranger. Ainsi les notions de combattants ennemis et leur incarcération à Guantanamo est contraire au droit international public. La détention sans limite, les procédures des procès où seront jugés certains prisonniers, les conditions de détentions et les supposés actes de tortures au sein de la prison sont autant de points qui sont dénoncés par de nombreux gouvernements et d'ONG.

Restitutions extraordinaires

Les services de renseignements sont accusés d'avoir transféré vers des pays étrangers des prisonniers suspectés de terrorisme. Il s'agit officiellement de coopération avec les services secrets du pays d'origine des suspects, ceux-ci étant supposés plus à même d'obtenir des aveux. Pourtant nombre de ces pays pratiquent toujours la torture, cette action est donc contraire à la convention des Nations Unies contre la torture que les États-Unis ont signé en 1984. Cependant, les États-Unis ont refusés d'extrader des Ouïgours vers la Chine car celle-ci pratiquait la peine de mort sur une large échelle. On sait aujourd'hui, grâce à des journalistes du International Herald Tribune que cette pratique n'est pas nouvelle et date probablement de la présidence de Ronald Reagan. Mais les premières affaires n'ont filtré dans la presse américaine qu'après le 11 septembre.

Conséquences dans le monde

D'une manière générale, ces interventions multilatérales (regroupant les États-Unis d'Amérique et quelques autres pays alliés) affaiblissent l'Organisation des Nations unies, et mettent à mal les principes de droit international régissant les rapports entre les États. C'est surtout en Europe que le concept de guerre contre le terrorisme est mal accepté par les opinions publiques. La presse conservatrice étatsunienne accuse les diplomaties occidentales qui critiquent l'action américaine au nom des principes du droit international de vouloir conserver leurs propres réseaux d'influences, la première conséquence de l'unilatéralisme des États-Unis étant de rendre caducs les jeux de pouvoirs auxquelles elles se livrent au sein des grandes organisation internationales.

Autres états appliquant cette doctrine

D'autres États ont déclaré que leurs propres actions relevaient de la guerre contre le terrorisme.

La République populaire de Chine

Le gouvernement communiste de Pékin a engagé une politique de répression et de discrimination à l'encontre des populations ouïgoures musulmanes de l'ouest de la Chine. Pékin a réprimé plusieurs émeutes dans la province à majorité musulmane du Xinjiang. Plusieurs meneurs séparatistes ouïgours ont été exécutés dans les années 1990 et au début des années 2000. Après les attentats du 11 septembre 2001, 22 Ouïgours ont été arrêtés par les Américains dans les camps de Ben Laden en Afghanistan. Ils ont été envoyés sur la base américaine de Guantanamo. Washington a refusé de les rendre à la Chine Populaire, car le Xinjiang est la seule province où l'exécution des prisonniers politiques reste communément pratiquée. Voir l'article détaillé sur le Xinjiang

La Russie

La guerre contre le terrorisme de George W. Bush renforce le gouvernement Russe dans la seconde guerre de Tchétchénie.

Israël

Israël mène depuis longtemps une politique armée contre le terrorisme.

Autres pays


- Autres politiques contre le terrorisme.
- L'intervention britannique en Irlande ne semble pas répondre à ces critères, car l'armée est simplement intervenue en tant que force de police.

Dans la péninsule arabe

Les États-Unis font maintenant pression sur leurs alliés notamment au Moyen-Orient afin d'engager des réformes démocratiques. Ce fut il y a longtemps le cas du Koweit après sa libération en 1991. C'est la pression du gouvernement américain qui a conduit l'Égypte à réformer son mode d'élection du président et qui a amené l'Arabie saoudite à organiser en début d'année 2005 ses premières élections municipales en attendant d'étendre le droit de vote aux femmes aux prochaines élections. Enfin, l'administration américaine appelle directement au retrait de la Syrie hors des frontières du Liban et apporte dans ce sens son soutien aux mouvements libanais par le biais de ses ONG. Des actes de terrorisme sont apparus en Irak suite à l'intervention américaine. Des citoyens de tous les continents et de toutes les religions ont ainsi été pris en otage par des mouvements terroristes ou des groupes mafieux. D'autres actes de terrorisme liés directement à Al-Qaeda sont apparus en Arabie saoudite.

En Afrique

Des unitées militaires des États-Unis apportent un soutien logistique, aide à la formation des forces locales et offre des renseignements à plusieurs pays d'Afrique du Nord et l'Ouest (Algérie, Tchad, Tunisie Mauritanie, Maroc, Mali entre autre) pour lutter contre divers groupes armées (terrorisme et grand banditisme) qui se trouve dans le Sahel dans le cadre de la Trans Sahara countuer Terrorism Initiative (TSCT). 1 400 soldats américains sont installée dans la Corne de l'Afrique dans le cadre de la Force mixte en Afrique de l'Est du Commandement Central. Leur mission consiste à mener des opérations et à organiser des entraînements visant à « combattre le terrorisme, à sécuriser la zone et à établir la stabilité régionale ». Afin de s'acquitter de cette mission, il organise des opérations civilo-millitaires, des opérations relevant des affaires civiles, et des cycles de formation en collaboration avec l'Union Africaine. La zone d'opération de cette force combinée comprend les Comores, Djibouti, l'Érythrée, l'Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie, l'Ouganda et le Yémen.

En Asie


- Coopération policiére et militaire accrue, aide technique et échanges de renseignement à l'Inde, au Pakistan et d'autre pays.
- Aide économique et militaire accrue aux Philippines luttant contre une activité terroriste dans le sud de l'archipel.
- Coopération avec Singapour et d'autres états du Sud-Est Asiatique pour lutter contre la piraterie et la menace de terrorisme maritime.

En Europe


- Coopération policiére et judiciaire renforcée. Les services spéciaux du continent échangent quasiment toutes leur informations sur les menaces terroristes en temp réel.
- Opération d'interdiction maritime Active Endeavour suite au attentats du 11 septembre 2001. La force navale permanente en mer Méditerranée (Stanaformed) de l'OTAN est déployée pour participer à la lutte anti-terrorisme en escortant en autre des navires dans le détroit de Gibraltar. 1 200 militaires concernés.

Zones délaissées et effets pervers

Le terrorisme visé par cette guerre est très spécifique, c'est celui qui menace les États-Unis (attentats du 11 septembre 2001) et ses alliés, ou qui peut éventuellement servir de prétexte pour une intervention qui a d'autres buts que la guerre au terrorisme. Cette guerre proprement étatsunienne est ainsi parée de prétextes internationaux : défense du droit, de la civilisation. On note ainsi comme effets pervers la création d'un terrorisme irakien, qui est en partie la composante d'une résistance à l'occupation étatsunienne du pays. Le terrorisme islamiste au Bangladesh, qui est responsable de plus de 450 attentats en 2005 (de janvier à août), n'est la cible d'aucune action visible.

Une expression contestée

L'expression guerre contre le terrorisme peut être considéré comme un jeu de mots sur le sens du mot guerre, qui est pris ici à mi-chemin entre son sens figuré (comme dans guerre contre l'illettrisme) et son sens propre. Le ministre français Dominique de Villepin a récusé cette appellation en septembre 2004 : selon lui, le mot de guerre s'applique à un contexte précis, qui est celui où deux entités d'existence internationale reconnues se battent dans le respect de règles établies, respect dont ils devront répondre à la fin de la guerre (voir Tribunal de Nuremberg, Tribunal pénal international). Cette extension de sens galvauderait le mot. Il n'y voit pas non plus de simple maintien de l'ordre face à de la délinquance ou du crime organisé, mais bien un phénomène spécifique (ennemi non défini géographiquement), et qui a besoin pour cette raison de garder une désignation spécifique. Cette définition semble cependant un peu réductrice, puisque par exemple les guerres civiles ne concernent pas « deux entités d'existence internationale reconnues ». L'expression semble également donner écho à Ben Laden et à sa « lutte des Croisés contre les Musulmans ». Traditionnellement, on distingue la guerre conventionnelle, de la guérilla puis du terrorisme en fonction du déséquilibre des forces en présence. Mais le recours à des armes de destruction massive peut rompre cette distinction. Aujourd'hui déjà des attentats comme celui de New York, Madrid, Bali ou Beslan ont un bilan équivalent en terme de victimes à ce qu'il est convenu d'appeler « la guerre ». Toujours est-il que les critères qui indiqueront la fin de cette guerre, dont les belligérants sont mal identifiés, ne sont pas connus.

Sources


- [http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0,50-677328,0.html Bilan sur la guerre contre le terrorisme en aout 2005 et changement de dénomination]

Voir aussi


- Terrorisme
- European Security Advocacy Group

Liens externes


- [http://www.rewardsforjustice.net/ Listes de terroristes et de criminels recherchés par la justice des États-Unis]
- [http://www.afsouth.nato.int/operations/Endeavour/forces.htm Site officiel de l'opération Active Endeavour]

1989

zh-min-nan:1989 nî als:1989 ko:1989년 ja:1989年 nb:1989 simple:1989 th:พ.ศ. 2532 Catégorie:1989 Cette page concerne l'année 1989 du calendrier grégorien.

Événements


- 2 décembre : Sommet de Malte de 2 jours entre Gorbatchev et Bush, au cours duquel le président américain George H. W. Bush déclare que la guerre froide est terminée.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au Dalaï Lama (Tenzin Gyatso).

Afrique


- 24 mai : Annulation par la France d'une partie de la dette publique des pays africains.
- 22 juin : Réconciliation en Angola.
- 19 septembre : Attentat contre un DC-10 français d'UTA qui explose au-dessus du Niger, faisant 170 morts.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - En décembre, Accords de Lomé IV entre la CEE et 70 ACP.

Afrique du Sud


- 14 août : démission du président Pieter Willem Botha mettant fin à plusieurs mois de crise ouverte. Frederik de Klerk assure l'intérim.
- 28 août : Rencontre majeure en Zambie, pour le futur de l'apartheid, entre Frederik de Klerk, et les divers chefs de l'ANC, du front du refus et des conseillers soviétiques.
- 13 septembre : Élection de Frederik de Klerk à la présidence de la République. Il s'engage à réformer l'apartheid.

Amériques


- 6 décembre : Tuerie à l'école Polytechnique de l'université de Montréal (Québec). Marc Lépine, 25 ans, porteur d'une arme semi-automatique, arpente les couloirs de l'école et tue 14 femmes.
- 14 décembre : Départ du général Augusto Pinochet.
- décembre 1989 : Au Brésil, se déroulent les premières élections démocratiques depuis trente ans, et Fernando Collor de Mello devient le premier président de la République brésilienne réellement élu par le peuple.
- Argentine : Arrivée au pouvoir de Carlos Menem

États-Unis


- Début de la présidence républicaine de George Bush aux États-Unis (fin en 1993).
- 11 février : Nomination de la première évêque épiscopalienne à Boston.
- 4 juillet : Dans son discours, le président américain déclare : « Je n'ai pas encore passé l'épreuve du feu, mais elle deviendra inévitable »
- 17 octobre : Tremblement de terre à San Francisco, 76 morts suite à l'effondrement de Bay Bridge.

Nicaragua


- 14 février : Le Nicaragua annonce l'organisation d'élections libres pour le 25 fév 1990.
- 7 août : les cinq chefs d'État de l'Amérique centrale, réunis au Honduras ont conclu un accord pour mettre fin à la guérilla armée (Contras) contre le régime sandiniste (communistes) du Nicaragua, moyennant une promesse de démocratisation du régime de Daniel Ortega.

Panama


- Coup d'État au Panama : le général Manuel Noriega chasse le président Arturo Delvalle.
- 20 décembre : Intervention américaine contre le général Manuel Noriega au Panama.
- 25 décembre : Le général Manuel Noriega se réfugie à l'ambassade du Vatican, assiégée par les troupes américaines.

Asie & Monde indien


- 5 mars : Répression sanglante de manifestations au Tibet par les forces d'occupation chinoises.
- 9 août : Nouveau premier ministre au Japon, Toshiki Kaifu qui succède à Susuke Uno compromis dans une scandale de mœurs et responsable de la déroute du PLD aux élections sénatoriales du 23 juillet.

Chine


- 25 avril : Début du soulèvement démocratique dit du Printemps de Pékin.
- 4 juin : L'armée chinoise réprime la révolte des étudiants sur la place Tiananmen à Pékin, et est couvert en direct à la télévision. C'est la fin du « Printemps de Pékin (Beijing) ».

Cambodge


- En avril, annonce par le Viêt Nam du retrait prochain de ses troupes du Cambodge.
- 27 septembre : Retrait des troupes Viêtnamiennes du Cambodge.

Europe

Effondrement des dictatures communistes


- 2 mai : Démantèlement du rideau de fer entre la Hongrie et l'Autriche.
- 17 janvier : Fin de la troisième CSCE à Vienne.
- 2 février : MBFR : Fin à Vienne des négociations sur la réduction mutuelle des forces et des armements en Europe, sans résultat.
- 11 février : Le Parti Communiste hongrois autorise le multipartisme.
- 6 mars : Début à Vienne, Autriche, de négociations sur les forces conventionnelles en Europe (OTAN-Pacte de Varsovie).
- 5 avril : Réformes institutionnelles et syndicales en Pologne : signatures des accords dits de la « table ronde » entre le pouvoir communiste et Solidarnosc.
- 2 mai : La Hongrie commence à démanteler le « Rideau de fer » établi le long de la frontière autrichienne.
- 12 mai : Le président George Bush demande au gouvernement russe de « déchirer le rideau de fer ».
- 16 mai : La commémoration d'Imre Nagy en Hongrie, y marque la fin du régime communiste.
- 4 juin : Révolutions anticommunistes pacifiques et couronnées de succès en Europe de l'Est
- 4 juin : Élections législatives libres en Pologne : victoire de Solidarność.
- 12 juin : Voyage triomphal de Gorbatchev en Allemagne (12-15 juin).
- 13 juin : Table ronde entre le pouvoir communiste et l'opposition en Hongrie.
- 6 juillet : Discours de Gorbatchev à Strasbourg sur la « maison commune européenne ».
- 9 juillet : Voyage triomphal de 3 jours du président américain George Bush en Pologne.
- 12 juillet : Visite de 2 jours du président américain George Bush en Hongrie.
- En août, Début de l'exode massif d'Allemands de l'Est par la Hongrie.
- 13 août : 28ème anniversaire de la construction du mur de Berlin, la RFA doit fermer son ambassade hongroise occupée par près de deux cents Allemands de l'Est. Situation identique à Vienne, Berlin-Est, Prague et Varsovie, toutes submergées par des réfugiés.
- 19 août : 500 allemands de l'Est passe la frontière entre la Hongrie et l'Autriche.
- 12 septembre : Tadeusz Mazowiecki est le premier premier ministre polonais non communiste depuis la guerre.
- 13 septembre : Ouverture des frontières entre l'Autriche et la Hongrie, l'exode des Allemands de l'Est devient massif.
- 1 octobre : Arrivée à l'ouest de milliers d'Allemands de l'est passant par la Tchécoslovaquie et la Pologne.
- 6 octobre : Le parti communiste hongrois devient « parti socialiste hongrois ».
- 7 octobre : Dernière grande manifestation populaire du régime communiste d'Allemagne de l'Est, à l'occasion du 40 anniversaire de la RDA.
- 18 octobre : Erich Honecker, secrétaire général du parti communiste et chancelier de RDA, quitte le pouvoir.
- 18 octobre : Instauration du multipartisme en Hongrie, qui ne se désigne plus comme démocratie populaire.
- 23 octobre : 300 000 personnes réclament à Leipzig la fin de la dictature communiste.
- 28 octobre : Début de la « Révolution de Velours ».
- 4 novembre : Gigantesques manifestations à Berlin Est et dans toute la RDA.
- 9 novembre : Ouverture du mur de Berlin, marquant la fin symbolique de la guerre froide.
- 9 novembre : Todor Jivkov, au pouvoir depuis 1954 en Bulgarie, est limogé et doit quitter le pouvoir.
- 17 novembre : Succès de la révolution de velours en Tchécoslovaquie (17-27 novembre).
- 28 novembre : Helmut Kohl présente un plan de réunification de l'Allemagne.
- 8 décembre : Au conseil européen de Strasbourg (sous présidence française), la Communauté européenne consacre le droit à l'autodétermination du peuple allemand.
- 11 décembre : Abolition du « rôle dirigeant du Parti Communiste » en Bulgarie.
- 22 décembre : Chute du régime de Nicolae Ceauşescu, au pouvoir en Roumanie depuis 1965, exécution du dictateur et de son épouse.
- 24 décembre : Totale liberté de circulation entre l'est et l'ouest de l'Allemagne.
- 28 décembre : Alexander Dubček est élu président du Parlement en Tchécoslovaquie.
- 29 décembre : Václav Havel élu président de la république en Tchécoslovaquie.
- En décembre, La SED, parti communiste d'Allemagne de l'Est change son nom en PDS : Partei der Demokratischen Sozialisten : parti des socialistes démocratiques.

France


- En janvier, scandales d'initiés touchant des milieux proches du pouvoir et du président François Mitterrand.
- 27 janvier : Patrick Dils est condamné à perpétuité.
- 4 février : Marc Blondel élu nouveau secrétaire général de Force Ouvrière CGT-FO.
- 17 février : Dans le journal Le Monde, Alain Juppé écrit : « Si l'union prévalait, nous pourrions créer une structure nouvelle qui nous permettrait de fairé évoluer le RPR et l'ensemble de l'UDF vers une forme de confédération à direction collégiale. »
- En février, Grèves des personnels pénitentiaires.
- 12 mars : Progrès des partis de gauche lors des élections municipales.
- 30 mars : Lors du Congrès RPR de Nice, Charles Pasqua, attaque Alain Juppé en déclarant : « Certains crient « l'union, l'union, l'union » comme d'autres autrefois « L'Europe, l'Europe, l'Europe »... Entraînés par la spirale de l'échec, nous apparaissons comme des suivistes, se reconnaissant dans les idées des autres, et se déguisant selon la mode du moment »
- 4 mai : Jean-Marie Tjibaou président du FLNKS est assassiné dans l'ile d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie.
- 24 mai : Arrestation de Paul Touvier, ancien chef de la milice de Lyon.
- 18 juin : Élections européennes : succès de la liste RPR-UDF de V. Giscard d'Estaing.
- 10 juillet : Loi d'orientation sur l'éducation, prévoyant d'amener 80 % d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat, et instituant les Institus universitaires de formation des maîtres (IUFM).
- 14 juillet : Énorme succès des manifestations du bicentenaire de la Révolution française.
- Août : fameuse polémique, dans « L'Idiot international », entre Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, et Jean-Edern Hallier.
- 6 octobre : Début de l'affaire des « foulards islamiques ».
- La part patronale des cotisations sociales est mise en évidence sur le bulletin de salaire.

Russie


- En mars, Premières élections libres en URSS.
- 25 mai : Mikhail Gorbatchev, devient président du Soviet suprême.

Océanie & Pacifique

Soviet suprême
- 24 mars : Le pétrolier «
Exxon Valdez », contenant 300000 tonnes de pétrole brut, s'échoue au large des cotes de l'Alaska et provoque dans les jours qui suivent une terrible pollution.

Proche-Orient & Monde arabo-musulman


- 15 février : Retrait définitif des troupes soviétiques d'Afghanistan.
- 22 octobre : Les députés libanais votent les Accords de Taëf.
- 21 décembre : Plusieurs dizaines de milliers de femmes voilées, accompagnées de leurs maris, convergent vers l'Assemblée populaire nationale algérienne pour dénoncer «
la recrudescence des agressions contre l'islam et les musulmans ». Des oulémas, dirigeants de la Ligue de la Dawa islamique dénoncent le sport et la mixité, et exigent des lois conformes à l'islam, allant jusqu'à comparer les associations féministes algériennes aux « femmes de parachutistes français à la fin des années 1950 ».
- 31 décembre : Au Nakhitchevan, des centaines de manifestants, pour la plupart des réfugiés chassés de l'Arménie voisine, demandent des terres nouvelles. En quelques heures, ils détruisent sur 130 kilomètres de frontière avec l'Iran, des dizaines de postes frontaliers, des centaines de pylônes et de bornes frontières.

Iran


- 14 février : L'Ayatollah Khomeiny lance un appel à l'exécution de l'écrivain britannique Salman Rushdie, pour « blasphème ».
- 28 juillet : Élection de Hachemi Rafsandjani à la présidence de la république iranienne.

Liban


- 1 janvier : reprise des affrontements interchiites dans le Sud du pays.
- 30 janvier : Damas et Téhéran imposent à Amal et au Hezbollah un accord de cessez le feu.
- 28 juillet : Un commando israélien enlève au Sud-Liban, le cheikh Abdel Karim Obeid, considéré comme le chef spirituel et militaire du Hezbollah au sud de Tyr et connaissant la plupart des secrets des opérations de prises d'otages occidentaux depuis 1982.
- 31 juillet : le Hezbollah diffuse un film-vidéo de la pendaison du colonel américain Higgins, commandant en chef de l'ONUST enlevé le 17 février 1988 dernier, d'après des sources américains le colonel aurait été torturé puis exécuté dès le mois de décembre 1988.

Sports


- La patineuse Midori Ito devient la première femme à réussir le triple axel en compétition, aux championnats du monde tenus à Paris.

Arts & cultures


- Musique : Voir 1989 en musique
- Mars A l'occasion de la Foire du Livre de Bruxelles, dédiée à la liberté d'expression, l'écrivain Olivier Mathieu et l'éditeur Pierre Guillaume sont jetés dans une geôle.
- 29 mars : Inauguration de la
Pyramide du Louvre.
- 12 avril : Décision de la construction de la future « grande bibliothèque ».
- 13 juillet : Inauguration du nouvel opéra à la Bastille.
-
Camille Claudel de Bruno Nuytten remporte le César de meilleur film.
-
Miss Daisy et son chauffeur de Bruce Beresford remporte l'Oscar du meilleur film.
-
Sexe, mensonge et vidéo de Steven Soderbergh remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- 11ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).
Héritage... Africa, de Kwah Ansah (Ghana) obtient le grand prix (Etalon de Yennenga).

Publications


- Ellis Peters,
Trafic de reliques (titre original: A Morbid Taste for Bones, série Cadfael), Editions 10/18

Sciences & techniques


- 25 août La sonde américaine Voyager 2 approche Neptune à son maximum.
- 18 octobre : Lancement de la navette spatiale
Atlantis et de la sonde Galileo vers la planète Jupiter.
- Le TGV atteint la vitesse de 380 km/h.
- Le nombre de domaines de l'Internet passe le cap des 100 000.
- Tim Berners-Lee définit le World Wide Web.
- 111 centrales nucléaires civiles sont en fonction aux États-Unis.
- La Chevrolet Corvette ZR-1 est la première voiture équipée d'une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.

Naissances en 1989


- 2 juin : Freddy Adu, footballeur américain
- 23 juillet : Daniel Radcliffe, acteur britannique

Décès en 1989


- 7 janvier : Shōwa, 124 empereur du Japon connu de son vivant sous le nom de Hirohito (° 1901, 87 ans).
- 16 janvier : Pierre Boileau, écrivain, français, (° 1906).
- 17 janvier : Jeanne Denis (la mère Denis), vedette française de la publicité, (° 1890).
- 23 janvier :
  - Max Favalelli, journaliste, français, (° 1905).
  - Salvador Dali, peintre, espagnol, (° 1904).
- 30 janvier : le prince Alphonse de Bourbon, duc d'Anjou et de Cadix, aîné des Capétiens et chef de la maison de France, (° 1936).
- 3 février : John Cassavetes, acteur et réalisateur, étatsunien, (° 1929).
- 5 février : André Cayatte, réalisateur, français, (° 1909).
- 9 février : Osamu Tezuka, dessinateur de manga, japonais, (° 1909).
- 20 février : Harold Christensen, danseur, chorégraphe et maître de ballet américain (°1904)
- 27 février : Konrad Lorenz, fondateur de l'ethologie moderne, Prix Nobel, autrichien, (° 1903).
- 29 mars : Bernard Blier, acteur, français, (° 1916).
- 30 avril : Sergio Leone, cinéaste et réalisateur, italien, (° 1929).
- 3 juin : Ayatollah Khomeyni, homme politique religieux, iranien, (° 1900).
- 2 juillet : Andrei Gromyko, homme d'État soviétique, (° 1909).
- 6 juillet :
  - Janos Kadar, homme d'État hongrois, (° 1912).
  - Jean Bouise, comédien, français.
- 16 juillet : Herbert von Karajan, chef d'orchestre allemand, (° 1908).
- 6 août : Hubert Beuve-Méry, journaliste français, fondateur du quotidien « Le Monde ».
- 4 septembre : Georges Simenon, écrivain belge, (° 1903).
- 30 septembre : Horace Alexander, Quaker britannique, professeur et écrivain, pacifiste et ornithologue, (° 1889).
- 21 octobre : Jean Image, réalisateur de films d'animation, français, (° 1910).
- : Alvin Ailey, danseur et chorégraphe américain.
- 6 décembre : Marc Lépine, (le tueur de l'École Polytechnique de Montréal), canadien, (° 1964).
- 8 décembre : Hans Hartung, peintre, français d'origine allemande.
- 14 décembre : Andrei Sakharov, physicien et écrivain soviétique, Prix Nobel de la paix1921).
- 16 décembre : Silvana Mangano, actrice de cinéma italienne (° 1930, 59 ans)
- 22 décembre : Samuel Beckett, écrivain, irlandais, (° 1906).
- 25 décembre : Nicolae Ceauşescu, dictateur, roumain, (° 1918). __NOTOC__


Guerre froide

L'expression guerre froide provient du journaliste américain Herbert Bayard Swope et d'un discours qu'il a écrit en 1947. Elle désigne une période de fortes tensions entre les États-Unis et l'URSS, caractérisée par de multiples affrontements indirects entre ces deux puissances impérialistes entre 1947 et 1991 qui va créer un monde bipolaire. Le terme froide apposé en oxymore indique qu'il ne s'agit pas d'une guerre au sens habituel du terme. La guerre froide fut une confrontation idéologique entre les deux grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale ; elle est également marquée par la menace nucléaire et la compétition technologique (conquête de l'espace).

1948-1953 : crises

Blocus de Berlin, juin 1948 à juin 1949

L'Allemagne se retrouve au cœur de la guerre froide : depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, celle-ci est morcelée en plusieurs zones d'occupation entre France, Royaume-Uni, États-Unis et URSS ; Berlin-ouest, enclavée dans la zone russe, est raccordée aux autres zones par des couloirs aériens, des autoroutes et des voies de chemin de fer en transit. En 1948, le secteur d'occupation français rejoint les secteurs anglais et états unien dans une trizone, dans laquelle sera mis en place le Deutsche Mark (afin de mettre fin à l'inflation qui durait jusqu'alors) Staline tente de réunir les secteurs berlinois sous sa tutelle et transgresse clairement les Accords de Yalta (n'oublions pas que Berlin Ouest est un bastion occidental au beau milieu du secteur soviétique), il décide donc du blocus de Berlin : le 23 juin 1948, toutes les voies d'accès terrestres sont bloquées. Les USA n'envisagent, à aucun moment, de recourir à la menace d'un ultimatum atomique (ils disposent du monopole nucléaire) pour faire cesser le Blocus de Berlin par l'URSS et contraindre également celle-ci à se retirer de tous les pays qu'elle a "libérés" mais dans lesquels elle se refuse à appliquer les Accords de Yalta qui prévoyaient d'aider les États jusqu’alors dépendants de l’Axe à « résoudre leurs problèmes politiques et économiques les plus urgents » ainsi qu’à « constituer des gouvernements démocratiques représentatifs de l’ensemble des courants politiques de leur population ». De facto, les USA entérinent le "Partage de Yalta" que l'URSS a voulu voir dans les Accords de Yalta. Les Américains se contentent alors de mettre en place un gigantesque pont aérien : toutes les denrées seront acheminées par avion pour une population de plus de deux millions d'habitants, et durant onze mois, un avion atterrit toutes les trente secondes en moyenne à l'aéroport Tempelhof (Berlin-ouest). Le 12 mai 1949, conscient de son échec, Staline décide de la fin du blocus. La conséquence principale du blocus fut la création de la RFA (ancienne trizone), avec pour capitale Bonn, et de la RDA (ancienne zone soviétique), deux Allemagnes qui ne se reconnaissent pas, séparées par le rideau de fer.

Guerre de Corée : 1950-1953

Voir article : Guerre de Corée

« Guerre » idéologique


- Aux États-Unis : apparition du maccarthisme, « chasse aux sorcières » : les communistes sont traqués dans l'administration américaine. L'affaire Rosenberg en est l'exemple le plus célèbre : un couple juif américain est accusé d'avoir fourni des informations sur la bombe nucléaire aux Soviétiques. Ils seront condamnés à mort. Cette affaire sucitera une vive émotion en Europe, et tout particulièrement en France. Cependant, il semblerait aujourd'hui que, selon les archives du KGB, les Rosenberg, du moins l'époux, étaient coupables.
- URSS : nombreux procès politiques dans tous les pays sympathisants contre les titistes(vien de tito chef de la l'ancienne Yougoslavie), accusés de dévier de la politique de Moscou.

1953 - 1962 : coexistence pacifique et nouvelles crises

La coexistence pacifique

En 1953, Staline meurt. Il est remplacé par Nikita Khrouchtchev, qui condamne les crimes de Staline et permet la coexistence pacifique(1959): les deux blocs ne s'affronteront plus qu'idéologiquement. Bien qu'officiellement les deux puissances ne se soient jamais affrontées directement, on estime que plus d'une centaine d'avions espions américains auraient été abattus lors de survols de l'espace aérien soviétique. Dès 1950, un PB4Y Privateer est abattu par la chasse russe. À partir de 1956, les Américains utilisent des U2 volant à plus de 20 000 mètres d'altitude. Mais en mai 1960, l'un d'eux est abattu et son pilote, Francis Gary Powers à la suite d'un procès très médiatisé. Les Américains créeront alors une lignée d'avions espions de plus en plus perfectionnés, avant de développer un programme de satellites de surveillance. De nouvelles crises apparaissent dès 1956 :
- Crise interne à l'URSS : révolte hongroise à Budapest qui donne lieu à une répression soviétique au moment des jeux Olympiques d'été de 1956.
- Crise de Suez : guerre entre l'Égypte d'une part, et la France, la Grande-Bretagne et Israël d'autre part. La France et la Grande Bretagne, allié aux Etats-Unis subissent les pressions de ces derniers qui n'apprecient pas de ne pas avoir été prevenus. L'URSS menace également, car y voit une guerre coloniale : sur ce dossier, les deux grandes puissances adopte la même position.

La crise des missiles de Cuba

La crise des missiles cubains porta le monde au bord de la guerre nucléaire. Suite à un débarquement anti Castro en avril 1961, dans la baie des cochons - Echec de ce dernier -, Castro demande à l'URSS de beneficier d'une protection militaire. L'URSS décide l'installation de rampes de lancement sur l'île de Cuba. Khroutchev envoie des cargos et des sous-marins transportant l'arme atomique en direction de cette île. Le président US Kennedy découvre les rampes de lancement grace à un avion espion et apprend que des navires font route vers Cuba. Le 22 octobre 1962, les USA interceptent les cargos soviétiques et Kennedy pose un ultimatum à l'URSS. Il demande alors à l'URSS de stopper ces navires sous peine de représailles massives. L'URSS s'engage alors à désinstaller les rampes. Mais il faut savoir que Moscou ne pouvait pas joindre les sous-marins eux-mêmes armés de torpilles à tête nucléaire (fait qui ne sera connu qu'en 2001) et dont l'utilisation aurait provoqué un conflit atomique à l'initiative de l'URSS. On passe donc très près d'une guerre nucléaire. C'est une victoire politique des USA. Khrouchtchev est remplacé en 1964 par Brejnev. Cette Crise donne naissance à une nouvelle periode : La détente, marqué par la mise en place du téléphone rouge ( ligne direct entre Moscou et Washington)

1963 - 1974 : la Détente

Une volonté d'entente

Après la crise de Cuba, qui a failli faire plonger le monde dans une Troisième Guerre mondiale, les EU et l'URSS décident de s'entendre pour éviter une nouvelle crise grave. Le "téléphone rouge" est mis en place pour faciliter le dialogue entre Washington et Moscou. Les deux Grands s'engagent également à limiter leur armement :
- 1963 : le Traité de Moscou réglemente les essais nucléaires. Les EU et l'URSS s'entendent sur la non occupation de l'Antarctique.
- 1968 : TNP (Traité de non-prolifération nucléaire), les signataires s'engagent à ne pas divulguer le secret de la bombe atomique.
- 1972 : SALT 1 (Strategic Armements Limitation Talks) "Négociation sur la limitation des armements stratégiques", accords signés par les EU et l'URSS visant à limiter la quantité des armements nucléaires, et interdisant les essais nucléaires sur Terre et dans la mer. (non applicable pour la France et la Chine). Les deux grands se placent dans une logique de transparence, et créent un Condominium : Accord entre deux grands visant à dominer le monde, sans partage de pouvoir avec d'autre puissance.
- 1972 : Traité ABM sur la limitation des défenses anti-missile.
- 1979 : SALT 2. Les raisons de la Détente sont multiples : les EU connaissent des difficultés financières, et sont en guerre au Viêt Nam. L'URSS doit faire face à une production agricole qui stagne et a besoin d'une aide économique extérieure. L'URSS est contestée par la RPC (République Populaire de Chine). La rupture sino-soviétique contribue à l'instauration d'une diplomatie triangulaire entre Washington, Moscou et Pékin. À l'issue de plusieurs rencontres entre Nixon (EU) et Brejnev (URSS), les EU et l'URSS aboutissent à un condominium. Les deux puissances passent des accords de coopération (agricole et spatiale).

La Détente en Europe

Dans chacun des deux blocs, les deux Grands sont contestés. Le modèle soviétique est contesté en Europe de l'Est. En 1968 la Tchécoslovaquie est envahie par les troupes du Pacte de Varsovie : le "Printemps de Prague" touche à sa fin. A l'Ouest, De Gaulle prend ses distances avec les EU et l'OTAN. En 1969 Willy Brandt devient chancelier de la RFA et engage une politique de rapprochement et d'ouverture à l'Est : l'"Ostpolitik". Les deux Etats se reconnaissent mutuellement en 1972 et entrent à l'ONU en 1973. Le Mur de Berlin devient de plus en plus perméable. En 1975 les Accords d'Helsinki sont signés par 33 Etats européens dont l'URSS (mais aussi le Canada et les EU). Les accords doivent permettre la coopération entre les Etats, la libre circulation des personnes, et le respect des droits de l'homme.

Les limites de la Détente

Les deux Grands sont impliqués dans des conflits importants. Tous deux mènent une lutte d'influence dans les pays du Tiers-Monde. De 1964 à 1975, la guerre du Viêt Nam oppose indirectement les grandes puissances, à travers le Nord Viêt Nam communiste et le Sud Viêt Nam capitaliste. Les EU s'engagent militairement au Viêt Nam à partir de 1962. En Amérique latine, le régime communiste cubain soutient des guérillas révolutionnaires qui se soldent par des échecs.

1975 - 1985 : la Guerre fraîche


- La course aux armements et l'équilibre de la terreur
- Crise des missiles en Europe
- Guerre d'Afghanistan (1979)

Résumé de l