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| 23 Septembre |
23 septembre
Le 23 septembre est le 266 jour de l'année (267 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Saint Constant.
Événements
- 951 : Proclamation d'Othon Ier du Saint-Empire comme roi des Lombards.
- 1642 : Découverte de la conspiration du marquis de Cinq-Mars, qui a signé un accord secret avec l'Espagne ; Richelieu le fera exécuter.
- 1814 : Ouverture du Congrès de Vienne, qui va solder les guerres napoléoniennes et mettre en place une nouvelle organisation de l'Europe, qui prévaudra pendant tout le XIX siècle.
- 1846 : L'astronome allemand Johann Galle confirme l'existence de la planète Neptune.
- 1880 : Entrée en fonction du gouvernement de Jules Ferry.
- 1910 L'aviateur français Géo Chavez effectue la première traversée aérienne du Col du Simplon dans son Blériot-Monoplan.
- 1913 : L'aviateur français Roland Garros effectue la première traversée aérienne de la Méditerranée.
- 1920 : Alexandre Millerand devient président de la République Francaise.
- 1943 : Fondation de la République sociale italienne par Benito Mussolini.
- 1944 : Inculpation et internation à Fresnes de Louis Renault.
- 1956 : La France et la Grande-Bretagne soumettent le problème du canal de Suez au Conseil de sécurité des Nations unies.
- 1972 : Ferdinand Marcos, président des Philippines déclare la loi martiale.
- 1972 : Lancement d'Explorer 47.
- 1973 : L'ancien dictateur Juan Domingo Peron est de retour au pouvoir en Argentine.
- 1978 : Le président Anouar el Sadate est accueilli en héros à son retour au Caire après la signature des accords de Camp David.
- 1986 : Début de la diffusion de La Loi de Los Angeles en France, sur LaCinq.
- 1988 : Nouveau record du 100 mètres en 9,79 secondes par le canadien Ben Johnson (non homologué pour cause de dopage) voir la discussion.
- 1988 : Sortie aux États-Unis du film américain Gorilles dans la brume.
- 1991 : L'Arménie proclame son indépendance.
- 1992 : Début du mandat de Lê Duc Anh comme président du Viêt Nam.
- 1995 : Fermeture de l'usine Bugatti près de Modène (Italie).
- 1998 : Condamnation de la France par la Cours européenne des droits de l'homme pour avoir violé l'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. L'action avait été commencée par Jacques Isorni.
- 1999 : La sonde spatiale Mars Climate Orbiter a disparu alors qu'elle faisait le tour de Mars à basse altitude.
- 2000 : Découverte de 8 nouveaux satellites de Saturne par l'équipe de Brett J. Gladman : Ijiraq, Skathi, Erriapo, Siarnaq, Tarvos, Mundilfari, Suttingr, Thrymr.
- 2001 : en France, renouvellement triennal des sénateurs (élus pour 9 ans et renouvelés par tiers).
- 2001 : Les États-Unis gèlent plusieurs avoirs qu'ils soupçonnent appartenir à des organisations terroristes islamistes.
- 2004 : La Conférence des évêques catholiques du Canada,(www.cccb.ca) offre un nouveau service aux internautes : les 500 publications de la CECC maintenant disponibles en ligne.
Arts et Cultures
- 1565 : Michel de Montaigne épouse Françoise de La Chassaigne, la fille d'un conseiller au Parlement.
Naissances
- -63 : Auguste (Gaius Octavius) César à Rome.
- 1625 : Jean de Witt, homme d'État hollandais.
- 1713 : Ferdinand VI, dit le Sage à Madrid.
- 1782 :
- Jacques Féréol Mazas, violoniste.
- Maximilian zu Wied-Neuwied naturaliste, ethnologue et explorateur allemand († 1867).
- 1861 : Robert Bosch, ingénieur, industriel et l'inventeur de la bougie d'allumage.
- 1865 : Suzanne Valadon,peintre français.
- 1897 :
- Walter Pidgeon, acteur.
- Paul Delvaux, peintre du mouvement surréaliste à Antheit.
- 1901 : Jaroslav Seifert, poète tchécoslovaque.
- 1907 :
- Albert Ammons, pianiste américain à Chicago.
- Dominique Aury, connue aussi sous le nom de Pauline Réage, femme de lettres.
- 1916 : Aldo Moro, Président du Conseil italien à cinq reprises.
- 1926 : John Coltrane, saxophoniste de jazz, compositeur et chef de formation américain.
- 1929 : Sándor Kocsis, footballeur homgrois.
- 1930 : Ray Charles, chanteur et pianiste de jazz américain (mort le 10 juin 2004).
- 1938 :
- Jean-Claude Mézières, dessinateur de bande dessinée français.
- Ben E. King, chanteur.
- Romy Schneider, actrice française d'origine autrichienne.
- 1943 : Julio Iglesias, chanteur espagnol.
- 1949 : Bruce Springsteen, chanteur, compositeur et guitariste américain.
- 1956 : Paolo Rossi, footballeur, à Prato.
- 1963 : Alex Proyas, réalisateur de cinéma.
- 1972 : Sarah Bettens, auteur-compositeur-interprète belge, chanteuse du groupe K's Choice.
Décès
- 1460 : Charles d'Aragon, duc de Gandie (° 1421).
- 1738 : Hermann Boerhaave, médecin et botaniste néerlandais (° 1668)
- 1773 : Johan Ernst Gunnerus, homme d'Église et naturaliste norvégien (° 1718).
- 1870 : Prosper Mérimée, écrivain français.
- 1871 : Louis-Joseph Papineau, homme politique québécois (° 1786).
- 1877 : Urbain Le Verrier, mathématicien, astronome, météorologue et homme politique français (° 1811).
- 1888 : François Achille Bazaine, maréchal de France (° 1811).
- 1900 : Adolphe Cochery, homme politique français (° 1819).
- 1939 : Sigmund Freud, neurologue, psychiatre et père de la psychanalyse (° 1856).
- 1970 : André Raimbourg dit Bourvil, acteur français (° 1917).
- 1973 : Alexander Sutherland Neill, dit A.S. Neill, pédagogue britannique (° 1883).
- 1973 : Pablo Neruda, poète, diplomate et journaliste chilien, prix Nobel de littérature (° 1904).
- 1994 : Madeleine Renaud, actrice française (° 1900)
- 2004 : Yang Huanyi, dernière chinoise parlant le nushu.
Célébrations
- Semaine québécoise de l'informatique libre.
- Japon : Shûbun no Hi (Jour de l'équinoxe d'automne).
Saints catholiques du jour
- Saint Lin, pape.
Catégorie:Jour de l'année
ja:9月23日
ko:9월 23일
ms:23 September
simple:September 23
th:23 กันยายน
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
AnnéeL'année est une unité de temps qui s'appuie sur une expérience fondamentale de la vie humaine sur terre : le retour régulier des saisons.
Cette « année du retour des saisons », s'appelle l'année tropique. Puisque la durée de l'année tropique n'est pas un nombre entier de jours, l'homme doit établir des calendriers avec leurs règles. La durée d'une année calendaire et son commencement peuvent varier selon le calendrier considéré.
Dans le calendrier grégorien, une année est une période de 365 ou 366 jours. Une année est composée de 4 saisons et 12 mois. Dix années forment une décennie, cent un siècle et mille un millénaire. Les poètes appellent lustre une période de cinq années, quatre années forment une olympiade.
Historique et d'autres types d'année en astronomie
Dans la longue quête de la mesure et de la maîtrise de cette unité de temps, l'année, l'homme s'est longtemps contenté d'une coïncidence et d'une approximation fortuite, pourtant réellement observable, bien que sans cause à effet : Étant donnée qu'une lunaison moyenne dure approximativement 29,53 jours, douze lunaisons durent environ 354,36 jours, donc environ 11 jours de moins que l'année tropique qui, elle, détermine réellement la durée de l'année des saisons.
Les premiers à se détacher de la « lune trompeuse », en essayant de donner une valeur concrète à l'année tropique, furent les anciens Égyptiens, il y a plus de 5000 ans, avec leur calendrier dit vague de 365 jours exactement. Depuis, l'homme, successivement, a pu affiner sa connaissance de la durée de l'année tropique.
Sur le chemin de la connaissance de la durée exacte de l'année tropique, les astronomes ont pu trouver encore d'autres types d'années, tel que :
- L'année sidérale correspond au temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil par le même point (point défini par rapport à trois axes partant du soleil vers trois étoiles lointaines) de son orbite sur l'écliptique ; c.-à-d. une révolution vraie de la terre autour du soleil, sans tenir compte de la précession des équinoxes. En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 9 minutes 10 secondes ou bien 365,256 365 67 jours, soit 20 minutes 24,7 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année anomalistique est la durée qui sépare deux passages consécutifs de la Terre au périhélie. En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 13 minutes 53 secondes ou bien 365,259 644 38 jours, soit 25 minutes et 8 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année draconitique (ou année écliptique) est l'intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le nœud ascendant de l'orbite lunaire. En 2000, elle valait 346 jours 14 heures 52 minutes 54 secondes ou bien 346,620 075 jours.
Deux cycles astronomiques plus longs sont appelés, parfois, abusivement aussi, « année » :
- Le cycle draconitique de la Lune, des éclipses solaire et lunaires, qui dure 18,6 ans, est parfois appelé année draconitique.
- Le cycle équinoxial qui dure environ 25 800 ans est nommé, quelques fois en language non-scientifique, année platonique.
Toutes ces durées sont données en jours de 86 400 secondes (voir aussi temps solaire)
Les différentes années liées à l'année calendaire ou civile
- Lannée commune compte exactement 365 jours.
- Lannée bissextile compte exactement 366 jours.
- Lannée civile commence au 1janvier et termine au 31 décembre.
- Lannée scolaire commence au mois de septembre et termine au moins de juin.
- Lannée fiscale dépend des pays : en France, c'est une année civile ; au Canada, elle commence le 1 avril (poisson d'avril) ; aux États-Unis, le 1 octobre ; en Grande-Bretagne, le 6 avril.
L'année tropique
L'année tropique (aussi appelée « solaire », ou encore plus improprement : « naturelle », « équinoxiale » ou « astronomique ») — de manière erronée — fut jadis considérée étant le temps qui sépare deux passages du soleil au point vernal. Dans son acception scientifique moderne, est retenue la définition de l'astronome français André Danjon (Caen 1890 – Suresnes 1967) qui dit que l'année tropique est le temps que met le soleil moyen pour accomplir 360° de longitude sur l'écliptique. Ce qui fait dans la pratique la moyenne et des deux points d'équinoxe et des deux points de solstice, car la longueur des saisons entre elles n'est pas constante à travers des siècles.
La durée de l'année tropique, depuis plus de 5000 ans, a toujours intéressé l'homme. Car grâce à la connaissance de la durée de l'année tropique et moyennant des règles adaptées à cette valeur, on parvient à maintenir les début des saisons aux mêmes dates dans les calendriers solaires. Pour l'année 2000.0 l'année tropique fut mesuré par Pierre Bretagnon égale à 365,242 190 517 jours, soit 365 jours 5 heures 48 minutes 45,26 secondes environ. Cependant, à cause de nombreuses interactions gravitationnelles entre la terre, la lune et les autres planètes la durée de l'année tropique a constamment, mais très, très lentement diminué à travers des siècles et des millénaires. Actuellement la durée de l'année tropique diminue d'une demi-seconde environ par siècle. D'ici quelques décennies, elle doit atteindre exactement la valeur de l'année tropique conventionnelle de l'astronome allemand von Mädler (voir plus bas), trouvée, formulée et publiée il y a près de 150 ans déjà.
Les différentes années tropiques conventionnelles
- Lannée vague compte exactement 365 jours, une valeur conventionnelle de l'année tropique appliquée durant plus de 3000 dans le calendrier vague égyptien.
- Lannée julienne s'appuie sur l'année tropique conventionnelle selon Sosigène (1er siècle av. J.C.), compte exactement 365,25 jours. (Cycle de quatre ans : trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours). Cette unité de mesure est souvent utilisée encore lorsqu'une période est donnée en années.
- Lannée grégorienne se réfère à l'année tropique conventionnelle selon Christopher Clavius (1537–1612) qui compte exactement 365,242 5 jours. (Cycle de 400 ans : les années séculaires sont exceptionnellement années communes sauf celle dont le nombre de siècle est divisible par quatre.)
- L'année tropique conventionnelle selon Simon Newcomb (1835–1909) est l'année tropique conventionnelle utilisée traditionnellement en astronomie depuis près de 150 ans. Sa valeur de 365,242 2 jours est beaucoup plus proche de la valeur de l'année tropique réelle que la valeur de Clavius (qui était astronomiquement correcte il y a près de 6000 ans). Néanmoins, la valeur de Newcomb est un arrondi, bien que correct mais grossier, se faussant de plus en plus encore dans l'avenir.
- L'année tropique conventionnelle selon Johann Heinrich von Mädler (1794–1874) est sans aucun doute l'année tropique conventionnelle scientifiquement la plus exacte, bien que toujours largement méconnue. Avec sa valeur de 365,242 187 5 jours exactement, soit exactement 365 jours 5 heures 48 minutes 45 secondes ou bien 365 jours et 6 heures moins 11 minutes et 15 secondes (voir le temps hexadécimal), elle implique une année exceptionnellement commune tous les 128 ans.
- D'autres années tropiques conventionnelles, plus ou moins bien calculées, ont pu avoir été appliquées dans différents calendriers religieux ou nationaux.
Liens internes
- Éphéméride
- Chronologie
- Histoire
- Décennie
- Siècle
- Millénaire
Catégorie:Unité de temps
Catégorie:Calendrier
Catégorie:Chronologie
ja:年
ms:Tahun
simple:Year
zh-min-nan:Nî
Année bissextileCatégorie:Calendrier
Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».
Règle actuelle
Depuis l'instauration du calendrier grégorien :
# Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres.
# Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
# Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles.
Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3.
Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle.
La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.
Histoire des années bissextiles
Les mois intercalaires de l'année de Numa
L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.
Le jour intercalaire de Jules
En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis).
Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait).
Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ».
C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.
29 février
Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.
30 février
En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans.
Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février.
als:Schaltjahr
ja:閏年
ko:윤년
simple:Leap year
th:ปีอธิกสุรทิน
Saint-Constant:Pour la commune française du Cantal : Voir Saint-Constant (Cantal)
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Saint-Constant est une ville dans la municipalité régionale de comté de Roussillon en Montérégie au Québec (Canada). Les habitants de Saint-Constant se nomment les Constantins. La ville est située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent face à Montréal. La population de la ville était estimée à 23 627 citoyens en 2004. Ville typique de banlieue, elle est surtout résidentielle. La majorité de la population active travaille à Montréal.
Histoire
L'établissement des premiers colons s'effectue en 1725 par l'ouverture de la concession Saint-Pierre. La mission de la Côte Saint-Pierre (première appellation de la paroisse) débute en 1750 par la construction d'une église et l'ouverture, deux ans plus tard, des registres paroissiaux. Le rang Saint-Pierre était la concession centrale de la seigneurie de Sault-Saint-Louis et se prolongeait dans la seigneurie de LaSalle. En 1815, le rang Saint-Pierre portait le surnom « Black Cattle Road », soit la route des trafiquants de bestiaux de l'État de New York à Montréal. Situé au centre de l'ancien comté La Prairie, le village de Saint-Constant sera l'unique lieu de votation de 1829 à 1841. Des résidants seront témoins ou prendront part aux rébellions de 1837-1838.
Les structures administratives locales verront le jour à Saint-Constant en 1845 par l'introduction de la municipalité de paroisse et de la commission scolaire. Cependant, le vaste territoire de la paroisse de Saint-Constant était déjà subdivisé en faveur de Saint-Rémi (1840), de Saint-Édouard (1833), et de Saint-Isidore (1833). Ce mouvement se poursuivra avec Saint-Michel (1854), Saint-Mathieu (1919) et Sainte-Thérèse-de-Delson (1932). Saint-Constant entrera dans la modernité par la construction des chemins de fer du CN et du CP dans le dernier quart du . L'électrification du village se fera vers 1918 et l'électrification rurale se terminera en 1939. La rue Saint-Pierre se prolongera des montées des Bouleaux et Sainte-Catherine, en direction du boulevard 9C (route 132), vers 1950. Depuis les années cinquante, l'essor de la construction domiciliaire permet à Saint-Constant d'obtenir le statut de ville en 1973.
Liens externes
- [http://www.ville.saint-constant.qc.ca Ville de Saint-Constant]
- [http://www.exporail.org/musee/musee_mfc.htm Musée ferroviaire canadien]
Catégorie:Ville du Québec
Catégorie:Municipalité du Québec
Othon Ier du Saint-Empire
Otton I du Saint-Empire (né le 23 novembre 912 à Wallhausen - mort le 7 mai 973) dit Otton le Grand, empereur des Romains (962 – 973), est le fils et successeur du roi Henri I (mort en 936) dit l'Oiseleur, duc de Saxe, et de Mathilde, fille du comte Théodoric de Rheingelheim.
Le cours de sa vie
Otton est couronné roi de Germanie en 936 à Aix-la-Chapelle. Il est couronné (ou simplement proclamé, selon les sources) roi des Lombards le 23 septembre 951 à Pavie.
Il épouse en 929 (sainte) Édith ou sainte Alice (morte en 946) fille de Conrad I, puis en seconde noce, le 25 décembre 951, il épouse Adélaïde, fille du roi de Bourgogne, Rodolphe II, après l'avoir délivrée du roi d'Italie (du Nord) Bérenger II (mort en 966), successeur de son mari le roi des Lombards Lothaire II (mort en 950, peut-être empoisonné sur ordre de Bérenger II). Elle lui donne le futur empereur Otton II comme héritier.
En 955, il défait les Magyars (ou Hongrois) à la bataille du Lechfeld près d'Augsbourg.
Le 2 février 962, à Rome, il est couronné empereur des Romains par le pape Jean XII.
En 968, il fonde l'archevêché de Magdebourg avec des évêques suffrageants à Meissen, Mersebourg, et Zeitz dans le but de convertir les peuples slaves de l'Elbe.
En Germanie, il rend la Bohême tributaire et bat les ducs de Franconie et de Lorraine.
Dans le Sud, en Italie, il envahit la Calabre puis fait la paix avec l'empereur byzantin Jean Tzimiscès en 971.
Enfants
- Richilde (née en 950 et morte 1035). Épouse de Cuno Œningen, puis en seconde noce de Othon Ier, comte de Maurienne et de Savoie
- Otton II le Roux, roi de Germanie (mort en 983). Épouse en 972 la princesse byzantine Théophano
- Mathilda, qui devient abbesse (née en 954 et morte en 999)
- Liudolf, duc de Souabe et de Bavière (né en 930 et mort en 957). Épouse en 946 Ida de Souabe, fille du duc Hermann Ier de Souabe
- Brunon (né en 953 et mort en 957)
- Emma (morte en 988)
- Henri (né en 952 et mort en 954)
- Luitgarde (morte en 953). Épouse en 947 Conrad le Roux, duc de Lotharingie (mort en 955).
Voir aussi
- Liste des souverains du Saint-Empire
Otton 01
Otton 01
Otton 01
Otton 01
Otton 01
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Otton 01
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ja:オットー1世
1642Catégorie:1642
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Années 1620 | Années 1630 | Années 1640 | Années 1650 | Années 1660
1637 | 1638 | 1639 | 1640 | 1641 | 1642 | 1643 | 1644 | 1645 | 1646 | 1647
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Cette page concerne l'année 1642 du calendrier grégorien.
Événements
- 29 juin : Seconde prise de possession des îles Mascareignes par la France et premier débarquement en rade de Saint-Paul.
- 22 août : Début d'une guerre civile en Angleterre : le roi Charles Ier qualifie le Parlement et ses soldats de traîtres. (fin en 1660).
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Instauration du pouvoir temporel des dalaï lama.
- L'explorateur hollandais Abel Tasman découvre la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande. En hommage à un fonctionnaire colonial néerlandais, il baptise la Tasmanie, dans un premier temps « terre de Van Diemen ».
- L'île de la Réunion est mise en exploitation par la Compagnie française de l'Orient.
- Le pape interdit l'usage du tabac.
- Les Espagnols sont chassés de Nice.
- Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, fonde Ville-Marie, l'actuel ville de Montréal au Canada.
- Rembrandt peint sa Ronde de nuit.
- Conspiration de Cinq-Mars en France.
- Invention de la première machine arithmétique (la pascaline) par Blaise Pascal
- Naissance de sir Isaac Newton, physicien, mathématicien et astronome anglais.
- Naissance à Paris de l'ébéniste français André-Charles Boulle.
- 8 janvier : Galileo Galilei dit Galilée, astronome, mathématicien et physicien italien.
- 7 février : Gregorio Allegri, religieux et compositeur italien (° vers 1582).
- 3 juillet : Marie de Médicis, reine de France, à Cologne
- 4 décembre : Armand-Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu, prélat et homme d'état français.
- Décès à Haarlem du peintre hollandais Pieter Van Laer dit Le Bamboccio.
- Décès à Bologne du peintre et décorateur italien Guido Reni.
ko:1642년
ms:1642
simple:1642
Richelieu
Armand Jean du Plessis de Richelieu, cardinal, duc et pair de France, ministre de Louis XIII. Né à Paris le 9 septembre 1585, il meurt le 4 décembre 1642. Issu d'une maison noble du Poitou, il avait pour père François du Plessis, capitaine des gardes de Henri IV.
Bien que vêtu d'un rouge cardinal, ce fut l'éminence grise du Roy de France.
Loin d'être le personnage caricaturé par Alexandre Dumas, toute son action politique n'avait que deux buts :
- restaurer la puissance et la renommée du pouvoir royal ;
- empêcher la France d'être dominée par la maison des Habsbourg d'Espagne et d'Autriche.
Investiture canonique
Destiné à une carrière militaire, il se trouva dans l'obligation en 1605 de se tourner vers une carrière religieuse, son frère Alphonse Louis du Plessis ayant refusé l'évêché de Luçon pour rentrer à la grande chartreuse, afin de ne pas perdre les avantages familiaux.
Il commença ses études de théologie en 1605, pour être nommé évêque de Luçon le 18 décembre 1606 par le roi Henri IV. Il reçut le 14 avril 1607 l'investiture canonique par le pape à Rome, obtenant ainsi la dispense d'âge lui permettant d'être évêque à 21 ans, avant d'arriver à Luçon le 15 décembre 1609.
En 1614, il se fait élire député du clergé poitevin aux États généraux devant se tenir à Paris. Il se fait alors élire porte parole de l'assemblée. En présence de la régente Marie de Médicis, il y fait l'éloge du gouvernement dans son discours de clôture le 23 février 1615.
Il est nommé par Marie de Médicis en novembre 1615 Grand Aumônier auprès de la future reine Anne d'Autriche. Ce poste lui permet de siéger au Conseil du Roi en 1616 pendant cinq mois comme secrétaire d'État pour l'Intérieur et la Guerre.
Conseil du Roi
L'assassinat de Concino Concini, favori de Marie de Médicis dont Louis XIII est l'instigateur entraîne la mise à l'écart de celle-ci de l'entourage du roi. Richelieu suivit en 1617 la reine mère à Blois, alors en disgrâce, puis il fut confiné dans son évêché.
Chargé de négocier un accommodement entre la mère et le fils, il réussit à rapprocher Louis XIII et Marie de Médicis, acquérant une réputation de fin négociateur et fit conclure les traités d'Angoulême (1620) et d'Angers (1621) : le chapeau de cardinal lui fut donné en récompense le 5 septembre 1622. Il sera intronisé à Lyon le 12 décembre de cette même année.
12 décembre]
Le 29 avril 1624, il entra au Conseil du Roi avec la protection de la reine mère, Marie de Médicis, et presque malgré Louis XIII qui se méfiait de lui. Arrivé au pouvoir, il forma trois grandes entreprises qu'il ne perdit jamais de vue : détruire la puissance politique du protestantisme en France, abattre l'orgueil et l'esprit factieux de la noblesse, et abaisser la maison d'Autriche. Se noua alors entre le jeune roi et Richelieu une grande confiance.
Dirigeant d'abord ses efforts contre les protestants, il leur enleva en 1628, leur dernière place de sûreté, La Rochelle et anéantit leur puissance par la paix d'Alais et l'édit de Nîmes (1629), qui leur enlevaient leurs privilèges politiques.
Dans le même temps, il replaçait sous la domination française la vallée de la Valteline, un nœud de communications essentiel en Europe, que l'Espagne lui disputait (1626), assurait au duc de Nevers le duché de Mantoue et le Montferrat en forçant le pas de Suze (1629), s'emparait des états du duc de Savoie (1630), et se préparait à combattre l'Autriche. Prenant part dans ce but à la guerre de Trente Ans, il ne craignit pas de soutenir les princes protestants allemands et s'unit à Gustave II Adolphe, roi de Suède, dans ses efforts contre les Habsbourg.
Lutte contre les Grands
Ce qui coûta le plus de peine à Richelieu, ce furent ses luttes contre les Grands : il eut à déjouer mille cabales, intrigues et complots. Il avait beaucoup d'ennemis, dont le plus important après Marie de Médicis était Gaston d'Orléans, le frère du roi. Ne pouvant réussir auprès du roi, les Grands cherchèrent un appui à l'étranger et suscitèrent plusieurs révoltes. On tenta à plusieurs reprises d'assassiner le cardinal.
Pour soumettre les Grands du royaume et leur faire respecter les décisions royales qu'ils ont pris l'habitude au mieux d'ignorer, il n'hésitera pas à faire exécuter des nobles tels que Montmorency-Boutteville, ou encore les conspirateurs Chalais ou Cinq-Mars.
Sous Richelieu, le caractère absolutiste de la monarchie s'accrut considérablement. Au Conseil du Roi les Grands disparurent, remplacés par des officiers et magistrats de petite naissance. Richelieu interdit les duels et fit raser plus de 2 000 châteaux forts qui n'étaient plus utiles à la défense du royaume. Dans les provinces, les assemblées indépendantes furent remplacées ou surveillées par les agents de la couronne. En province, le pouvoir royal contrôla de près les gouverneurs.
Autres œuvres
Il s'occupa de l'administration intérieure aussi bien que de la direction politique, rétablit l'ordre dans les finances, réforma la législation, créa une marine en 1626 en se donnant le titre de « Grand Maître et Surintendant de la Navigation », donna une grande extension aux établissements coloniaux, fit occuper le Canada, les Petites-Antilles, Saint-Domingue, la Guyane, le Sénégal, etc. ; en outre, il favorisa les lettres et créa l'Académie française (1635).
En 1631, au faîte de sa puissance, il obtint du roi l'autorisation de construire un château et un bourg qui reçut son nom : Richelieu. Celui-ci est considéré aujourd'hui comme l'un des chefs d'œuvre de l'urbanisme occidental du .
Ce ministre fut l'un des plus importants qui aient gouverné la France ; il eut de grandes vues et en poursuivit l'exécution avec une persévérance, une fermeté inébranlables, mais on l'accusa de s'être montré implacable et d'avoir quelquefois exercé des vengeances personnelles sous le prétexte des intérêts de l'État.
Impopularité à sa mort
Il était très impopulaire à sa mort en 1642. En mourant, il recommanda au roi son successeur Mazarin. Il possédait, à son décès, 20 millions de livres (une des fortunes les plus importantes de l'époque et, dit-on, la plus importante de tous les temps en France, après celle de Mazarin), et en légua un million et demi au roi, qui mourut quelques mois après lui.
Malgré son impopularité, il ne faut pas perdre de vue que le cardinal de Richelieu fut avant toutes choses un de nos plus grands hommes politiques, dont toutes les actions, certes parfois condamnables, étaient toutes dictées par la raison d'état. Ce digne héritier de Machiavel allait jusqu'à travailler vingt heures par jour, malgré des douleurs chroniques insupportables. Loin d'être l'homme perfide et machiavélique décrit par Alexandre Dumas, il fut l'un des grands constructeurs de l'État.
Autres ressources
- Bataille de la Marfée
- Charles-François Abra de Raconis
Bibliographie
- John H. Elliott, Richelieu and Olivares, éd. Université de Cambridge, 1984 ; éd. française, Presses universitaires de France (PUF), 1991.
Richelieu, cardinal de
Richelieu, cardinal de
Catégorie:Personnalité de la guerre de Trente Ans
Richelieu
Richelieu
Catégorie:Abbé de Cluny
als:Armand Jean du Plessis (Herzog vo Richelieu)
ja:リシュリュー
Congrès de VienneCatégorie:Histoire contemporaine Catégorie:Histoire de l'Europe Catégorie:Diplomatie Catégorie:Histoire viennoise
Catégorie:Histoire viennoise
Au Congrès de Vienne du 1 octobre 1814 au 9 juin 1815, faisant suite au traité de Paris du 30 mai 1814 les pays vainqueurs de Napoléon adoptent le principe de remettre les frontières des pays comme elles étaient avant la Révolution française de 1789 sauf aménagements.
Participants
Le congrès rassemble de nombreuses têtes couronnées, ainsi que les grands diplomates de l'époque :
- Metternich pour l'Empire d'Autriche ;
- Talleyrand pour la France ;
- Lord Castlereagh, puis le duc de Wellington, puis Lord Clancarty pour la Grande-Bretagne ;
- le cardinal Consalvi, cardinal secrétaire d'État, pour le pape Pie VII ;
- le prince Karl August von Hardenberg pour la Prusse ;
- l'empereur Alexandre I de Russie, menant en personne sa diplomatie.
Modifications territoriales
On parle de l'instauration d'un Ordre de Vienne.
- La France est ramenée à ses frontières de 1789 :
- Au premier Congrès, elle était cependant plus vaste qu'avant 1789, car elle conservait Mulhouse, quelques principautés lorraines, et Avignon ;
- Au second Congrès, elle se retrouve moins grande, car on lui retire Landau sur le Rhin, ainsi que quelques places flamandes ;
- La Belgique, française ou flamande, catholique, est intégrée aux Provinces-Unies pour former les Pays-Bas.
- La carte de l'Allemagne est simplifiée, 39 pays au lieu de plus de 100.
- La Rhénanie - l'Ouest du Rhin - est donnée à la Prusse.
- La Pologne est repartagée, le nord-ouest va à la Prusse, le sud à l'Autriche, et le reste à la Russie (Royaume du Congrès).
- La Suisse perd définitivement Mulhouse, la Valteline et la région de Bormio; sa neutralité perpétuelle est proclamée. Les possessions jurassienne de l'évêché de Bâle sont attribuées à Berne.
Les idées nationnalistes (révolutionnaires) ont cependant marqué les esprits et beaucoup de monarchies disparaissent.
Lien externe
- [http://www.atlas-historique.net/1815-1914/cartes/Europe1815.html www.atlas-historique.net : Europe de Vienne]
ja:ウィーン会議
ko:빈 회의
1880Catégorie:1880
Cette page concerne l'année 1880 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Début d'une période de trouble anti-britannique en Irlande (fin en 1885).
- Fin du ministère conservateur Benjamin Disraeli. Début du ministère libéral de William E. Gladstone, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1885).
- Le Royaume-Uni rend l'instruction primaire obligatoire.
France
- Jules Ferry président du Conseil (1) (1880-1881).
- 13 juin : Paul Desmaret prend la première photo aérienne instantanée.
- 6 juillet : Le 14 juillet devient la Fête nationale française.
- Lois sur l'enseignement :
- 27 février : Loi excluant les ecclésiastiques du Conseil supérieur de l'Instruction publique.
- 18 mars : Loi excluant l'enseignement catholique des jurys universitaires.
- 13 juillet : Création de l'École Normale Supérieure de jeunes filles de Fontenay.
- 11 décembre : Création des « écoles manuelles publiques », premiers centres d'apprentissage.
- 21 décembre : Loi Camille Sée portant création de collèges et de lycées de jeunes filles.
- 29 février : Le tunnel du Saint Gothard est percé.
- Fondation de l’Union syndicale suisse.
- Création d’un réseau téléphonique privé à Zurich.
- Fondation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Genève.
- 25 août : le vapeur Neptune coule lors d’une tempête sur le Lac de Bienne. On déplore 15 victimes.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- En novembre, Élection de Garfield (R) comme président des États-Unis.
- L'esclavage est aboli à Cuba.
Amérique latine
- 6 juin : Bataille de l'Alto de la Allianza, dans la guerre entre le Chili et le Pérou, au cours de laquelle 300 hommes du bataillon des Grenadiers de Tacna (Pérou) affrontèrent au corps à corps plus de 3 000 Chiliens
- Début du percement du canal de Panama (fin en 1887).
Asie
Océanie & Pacifique
- La France annexe l'île de Tahiti.
Proche-Orient & Monde arabo-musulman
- Le député britannique Laurence Oliphant publie « Le pays de Gilead », dans lequel il préconise l'installation de Juifs à l'Est du Jourdain, sous la suzeraineté ottomane et la protection britannique.
Chronologies thématiques
- Chemins de fer : 1880 dans les chemins de fer
- Sports : 1880 en sport
- Architecture :
- L'ingénieur français Gustave Eiffel construit le viaduc de Garabit. (fin en 1884).
- Littérature :
- L'écrivain français Émile Zola écrit Nana.
- Disparition du club littéraire des Hydropathes.
- Musique :
- Le compositeur russe Piotr Ilitch Tchaïkovski écrit son Ouverture 1812.
- Peinture :
- Le peintre suisse Arnold Böcklin peint L'Île des morts (académisme symboliste)
- Sculpture :
- Le sculpteur français Rodin produit Le penseur.
- Sciences et techniques :
- L'inventeur américain Mergenthaler invente la Linotype.
- La première photo aérienne instantanée est prise par Desmaret.
- Le statisticien américain Herman Hollerith invente la machine à cartes perforées.
- Invention de la photogravure.
- L'astronome américain Henry Draper obtient la première photographie de la Nébuleuse d'Orion.
- L'inventeur Émile Reynaud crée le praxinoscope à projection
- 14 janvier : Pierre Gerlier (1880-1965), archevêque de Lyon
- 17 janvier : Mack Sennett, acteur, réalisateur et producteur canadien
- 29 janvier : William Claude Dukenfield, dit W. C. Fields, humoriste de vaudeville et acteur étasunien
- 19 février : Álvaro Obregón, président du Mexique de 1920 à 1924.
- 6 mai : Ernest Kirchner, peintre allemand
- 10 juin : André Derain, peintre français
- 16 juin : Alice Bailey, écrivaine ésotériste et occultiste anglaise
- 26 août : Guillaume Apollinaire, poète français
- 27 septembre : Jacques Thibaud, violoniste français
- 1 novembre : Alfred Wegener, astronome et météorologue allemand
- 8 janvier : Joshua Norton, « Empereur Norton I »
- 8 mai : Gustave Flaubert, écrivain français
- 5 octobre : William Lassell, astronome anglais
- 26 octobre : Searles Valentine Wood, paléontologiste anglais
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Jules FerryJules Ferry fut un homme politique français. 5 avril 1832-17 mars 1893, né à Saint-Dié-des-Vosges de Charles-Edouard Ferry, avocat, et d'Adèle Jamelot.
Saint-Dié-des-Vosges
Le parcours républicain
D'abord élève au collège de Saint-Dié-des-Vosges jusqu'en 1846, puis au lycée de Strasbourg, il est ensuite étudiant à la faculté de droit de Paris.
Il devient avocat réputé, passionné par la politique. Il est vite spécialisé dans la défense juridique des républicains. Il collabore régulièrement aux journaux suivants : La Presse, Le Courrier de Paris, Le Temps.
Opposant actif au Second Empire, il connaît la notoriété en publiant en 1868 une brochure accusatrice contre le préfet de la Seine « Les comptes fantastiques d'Haussmann ». Il est élu député républicain de la 6 circonscription de Paris en mai 1869.
Les postes de responsabilité
Le 4 septembre 1870, il devient membre du gouvernement de la Défense Nationale. Maire de Paris du 16 novembre 1870 au 18 mars 1871, il eut la charge d'assurer le ravitaillement de la capitale assiégée par l'armée prussienne. Les restrictions alimentaires qu'il fallut imposer lui valent le surnom de « Ferry-Famine ».
Aux élections du 8 février 1871, il se fait élire représentant des Vosges à l'Assemblée Nationale et sera réélu député en 1876, siège qu'il conservera jusqu'en 1889.
Il est nommé par Adolphe Thiers ambassadeur à Athènes (1872-1873). De retour à Paris, il devient l'un des chefs de l'opposition républicaine jusqu'à l'élection de Jules Grévy à la présidence.
Le défenseur de l'école laïque
Nommé ministre de l'Instruction publique du 4 février 1879 au 23 septembre 1880 dans le cabinet Waddington, il attache son nom aux lois scolaires. Premières mesures :
- collation des grades universitaires retirée à l'enseignement privé (12/03/1880)
- dispersion des congrégations religieuses non autorisées (29/03/1880)
Président du Conseil du 23 septembre 1880 au 10 novembre 1881, il poursuit la mise en place des lois sur l'enseignement :
- gratuité de l'enseignement primaire (16/06/1881)
- extension aux jeunes filles du bénéfice de l'enseignement secondaire d'État (21/12/1881)
De nouveau ministre de l'Instruction du 31 janvier au 29 juillet 1882 (Ministère Freycinet), il continue son œuvre scolaire :
- loi relative à l'obligation et à la laïcité de l'enseignement (28/03/1882)
- création d'une École Normale féminine à Sèvres et d'une agrégation féminine (13/07/1882)
Le partisan de l'expansion coloniale
Parallèlement, Jules Ferry se montre un partisan actif voire trop zélé de l'expansion coloniale française : Tunisie dont il obtient le protectorat le 12 mai 1881 par le traité du Bardo, Madagascar, Congo, Tonkin. Ce dernier dossier lui sera fatal lors de sa seconde présidence du Conseil commencée le 21 février 1883. Il s'était d'ailleurs réservé le portefeuille des Affaires étrangères. Il est à noter qu'alors les conservateurs, comme Adolphe Thiers, sont opposés à la colonisation, qu'ils accusent de détourner hors du territoire les investissements, tandis que les progressistes y sont favorables pour des questions idéalistes--mais la gauche républicaine de Clemenceau y est opposé également parce-que les aventures colonialistes détournent l'attention des provinces perdues d'Alsace et de Lorraine. Les positions s'inverseront diamétralement en trois ou quatre générations.
Ayant obtenu d'un vote de la Chambre les crédits nécessaires à la conquête du Tonkin, il provoque une extension du conflit à la Chine. L'annonce de l'évacuation de Lang-Son déclenche une violente opposition parlementaire et provoque sa chute le 30 mars 1885. Il connaît alors une vague d'impopularité en France.
Extrait du débat de juillet 1885
Le thème de Ferry
« Messieurs, il y a un second point, un second ordre d’idées que je dois également aborder (...) : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. (...) Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures... [Rumeurs sur plusieurs bancs à l’extrême-gauche.] Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures... (...) »
« Voilà, en propres termes, la thèse de M. Ferry et l’on voit le gouvernement français exerçant son droit sur les races inférieures en allant guerroyer contre elles et les convertissant de force aux bienfaits de la civilisation. Races supérieures ! Races inférieures ! C’est bientôt dit. Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand. Depuis ce temps, je l’avoue, j’y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation et de prononcer : homme ou civilisation inférieure ! (...)
C’est le génie même de la race française que d’avoir généralisé la théorie du droit et de la justice, d’avoir compris que le problème de la civilisation était d’éliminer la violence des rapports des hommes entre eux dans une même société et de tendre à éliminer la violence, pour un avenir que nous ne connaissons pas, des rapports des nations entre elles. (...) Regardez l’histoire de la conquête de ces peuples que vous dites barbares et vous y verrez la violence, tous les crimes déchaînés, l’oppression, le sang coulant à flots, le faible opprimé, tyrannisé par le vainqueur ! Voilà l’histoire de votre civilisation ! (...) Combien de crimes atroces, effroyables ont été commis au nom de la justice et de la civilisation. Je ne dis rien des vices que l’Européen apporte avec lui : de l’alcool, de l’opium qu’il répand, qu’il impose s’il lui plaît. Et c’est un pareil système que vous essayez de justifier en France dans la patrie des droits de l’homme !
Je ne comprends pas que nous n’ayons pas été unanimes ici à nous lever d’un seul bond pour protester violemment contre vos paroles. Non, il n’y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures. Il y a la lutte pour la vie qui est une nécessité fatale, qu’à mesure que nous nous élevons dans la civilisation nous devons contenir dans les limites de la justice et du droit. Mais n’essayons pas de revêtir la violence du nom hypocrite de civilisation. Ne parlons pas de droit, de devoir. La conquête que vous préconisez, c’est l’abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les civilisations rudimentaires pour s’approprier l’homme, le torturer, en extraire toute la force qui est en lui au profit du prétendu civilisateur. Ce n’est pas le droit, c’en est la négation. Parler à ce propos de civilisation, c’est joindre à la violence l’hypocrisie. »
(La notion de race est à prendre ici dans son sens de 1885. On aurait dit aujourd'hui peuple ou ethnie)
Les revers politiques
Lâché par les radicaux, Jules Ferry échoue pour la désignation du Président de la République le 3 décembre 1887. Une semaine plus tard, il est blessé d'un coup de revolver par un boulangiste du nom d'Aubertin. Aux élections législatives du 22 septembre 1889, il est battu par M. Picot, mais devient sénateur des Vosges en 1891, puis président du Sénat le 24 février 1893.
Lorsqu'il meurt le 17 mars 1893, le gouvernement décide de lui faire des funérailles nationales. Il est inhumé dans le caveau de sa famille à Saint-Dié.
Lien externe
- [http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/loiferry/debat.asp Débats sur la loi du 28 mars 1882]
Ferry, Jules
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ja:ジュール・フェリー
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
center
Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
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