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24 Août

24 août

Le 24 août est le 236 jour de l'année (237 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Saint Barthélemy.

Événements


- 79 : L'éruption du Vésuve ensevelit sous les cendres volcaniques les villes de Pompéi et d'Herculanum en Italie du sud.
- 410 : Le roi des Wisigoths Alaric Ier s'empare de Rome.
- 1215 : Le Pape Innocent III declare invalide la Magna Carta (ou Grande Charte) accordée par le rois d'Angleterre Jean sans Terre aux barons anglais.
- 1217 : Vaincu et pris par les Anglais lors de la Bataille de Sandwich (encore appelée Bataille de South-Foreland), près de Douvres, au cours de laquelle la flotte anglaise battit la flotte française, Eustache le moine, l'un des plus célèbres pirates du , eut la tête tranchée.
- 1315 : Louis X est sacré roi de France à Reims.
- 1391 : Les Juifs de Palma de Majorque sont massacrés.
- 1542 : Le conquistador Francisco de Orellana rentre en Espagne.
- 1572 : Massacre de la Saint-Barthélemy.
- 1690 : En Inde, l'Anglais Job Charnock ( ? -1693), un agent de la East India Company, responsable de l'usine anglaise de Cassim Bazar installe une nouvelle usine à Sutanati. Cette date est généralement considérée comme la date de fondation de la moderne Calcutta.
- 1788 : En France, renvoi du ministre Loménie de Brienne.
- 1789 : L'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen affirme la liberté de la presse en France.
- 1821 : Traité de Córdoba donnant l'indépendance au Mexique
- 1931 : La France et l'Union soviétique signent une traité de neutralité
- 1944 : Les troupes alliés et françaises commencent l'attaque sur Paris.
- 1949 : La traité créant l'OTAN entre en vigueur.
- 1952 : Les troupes britanniques évacuent le canal de Suez.
- 1968 : La première bombe H française explose dans l'océan Pacifique faisant de la France la 5e puissance nucléaire.
- 1990 : le dessinateur Thomas Goletz crée son personnage Diddl.
- 1991 : Indépendance de l'Ukraine. Le même jour, Mikhaïl Gorbatchev démissionne de son poste de chef du Parti Communiste de l'Union Soviétique.
- 1995 : Microsoft lance Windows 95.
- 2004 : disparition des journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot et de leur chauffeur syrien Mohammed Al-Joundi dans la zone d'occupation états-unienne de l'Irak.

Naissances


- 1113 : Geoffroy V d'Anjou (fils de Foulque V, comte d'Anjou et roi de Jérusalem et d'Erembourge de Beaugency, héritière du comté du Maine), futur comte d'Anjou et du Maine, puis duc de Normandie, appelé « Geoffroy le Juste » ou « Geoffroy Plantagenêt », fondateur de la dynastie des Plantagenêts des rois d'Angleterre. († 7 septembre 1151).
- 1698 : Erik Pontoppidan, théologien et zoologiste danois († 1764).
- 1807 : Jules Verreaux, ornithologue français († 1873).
- 1844 : Émile Oustalet, zoologiste français († 1905).
- 1862 : Lajos Méhelÿ, zoologiste hongrois († 1946)
- 1872 : Aubrey Beardsley, illustrateur anglais († 1898)
- 1899 : Jorge Luis Borgès, écrivain argentin († 1986)
- 1916 : Léo Ferré, musicien, poète, chanteur français († 1993)
- 1923 : Jean-Marc Thibault, comédien, réalisateur, chanteur français
- 1929 : Yasser Arafat, homme politique palestinien († 2004)
- 1948 : Jean-Michel Jarre, compositeur français
- 1950 : Marc Aaronson, astronome américain
- 1951 : Orson Scott Card, écrivain américain
- 1988 : Rupert Grint, acteur anglais

Décès


- 1103 : Magnus III Berbein roi de Norvège.
- 1803 : James Napper Tandy révolutionnaire irlandais
- 1832 : Sadi Carnot, physicien français (° 1 juin 1796)
- 1856 : William Buckland, paléontologiste et géologue britannique1784)
- 1861 : Pierre Berthier, minéralogiste et géologue français.
- 1883 : Henri d'Artois (62 ans), « comte de Chambord », aîné des Capétiens et « chef de la maison de France »
- 1958 : Johannes Strijdom, homme politique sud-africain (° 14 juillet 1893), Premier ministre de l'Afrique du Sud de 1954 à 1958. Catégorie:Jour de l'année ja:8月24日 ko:8월 24일 ms:24 Ogos simple:August 24 th:24 สิงหาคม

Jour

als:Tag ja:日 simple:Day Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h). Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]). Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire). Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral). À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.

Voir aussi


- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales

Liens externes


- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où] Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier

Année bissextile

Catégorie:Calendrier Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».

Règle actuelle

Depuis l'instauration du calendrier grégorien : # Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres. # Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles. # Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles. Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3. Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle. La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.

Histoire des années bissextiles

Les mois intercalaires de l'année de Numa

L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.

Le jour intercalaire de Jules

En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis). Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait). Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ». C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.

29 février

Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.

30 février

En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans. Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février. als:Schaltjahr ja:閏年 ko:윤년 simple:Leap year th:ปีอธิกสุรทิน

Saint-Barthélemy


- Saint-Barthélemy, municipalité canadienne du Québec dans la municipalité régionale de comté D'Autray
- Saint-Barthélemy, commune française de l'Isère
- Saint-Barthélemy, commune française des Landes
- Saint-Barthélemy, commune française de la Manche
- Saint-Barthélemy, montagne française des Pyrénées
- Saint-Barthélemy, commune française du Morbihan
- Saint-Barthélemy, commune française de la Haute-Saône
- Saint-Barthélemy, commune française de Seine-et-Marne
- Saint-Barthélemy, île et commune française de la Guadeloupe
- Saint-Barthélemy, commune suisse du canton de Vaud

Voir aussi


- Saint-Barthélemy-d'Agenais, commune française de Lot-et-Garonne
- Saint-Barthélemy-d'Anjou, commune française de Maine-et-Loire
- Saint-Barthélemy-de-Bellegarde, commune française de la Dordogne
- Saint-Barthélemy-de-Bussière, commune française de la Dordogne
- Saint-Barthélemy-de-Séchilienne, commune française de l'Isère
- Saint-Barthélemy-de-Vals, commune française de la Drôme
- Saint-Barthélemy-Grozon, commune française de l'Ardèche
- Saint-Barthélemy-le-Meil, commune française de l'Ardèche
- Saint-Barthélemy-le-Plain, commune française de l'Ardèche
- Saint-Barthélemy-Lestra, commune française de la Loire
- Massacre de la Saint-Barthélemy

Vésuve

Le Vésuve ─ en italien Vesuvio ─ est un volcan italien d'une hauteur de 1 280 m environ, bordant la baie de Naples. Il a été responsable, le 24 août 79 de l'ère chrétienne, de la destruction des villes de Pompéi, Herculanum et Stabies, ensevelies sous une pluie de cendres et de boue qui, ainsi, les a conservées. Stabies Le volcan est en deux parties : la première constitue le mont Somma (éteint depuis des siècles) et la seconde le cône du Vésuve. C'est en effet un volcan de type explosif doté d'un cratère conique tronqué de 300 m. de profondeur pour 400 m. de diamètre. Ce cratère est cependant bouché : la lave se trouve à une dizaine de kilomètres en dessous. En effet, s'il n'est actuellement plus en éruption, il reste en activité : les secousses telluriques sont importantes (plus de 600 par an) et des fumerolles continuent de s'échapper (qu'on peut particulièrement bien voir dans le site de la Solfatara). Il est donc sous surveillance constante. Actuellement, les coulées de lave de l'éruption de 1944 sont bien visibles car elles n'ont pas encore été recouvertes par la végétation. La photographie ci-contre permet de s'en rendre compte.

Principales éruptions

Solfatara
- Août 79, destruction de Pompéi et Herculanum, mort de Pline l'Ancien, rapportée par Pline le Jeune ;
- 203, éruption rapportée par Dion Cassius
- 472 ;
- 1036 ;
- 1500 ;
- 1631 ;
- février 1848 ;
- mai 1855
- avril 1906 ;
- mars 1944. 1944

Mythologie Grecque

Dans la Gigantomachie, Mimas (l'un des nombreux Géants, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos) est enseveli par Héphaïstos sous une masse de métal en fusion dont il reste prisonnier (le Vésuve). Vesuve Vesuve Vesuve Vesuve ja:ヴェスヴィオ

Herculanum

Herculanum (en Italien moderne, autrefois Resina, Ercolano depuis 1969) était une ville romaine antique dans la région italienne de Campanie. Elle fut brûlée par une nuée ardente le 25 et ensevelie par des torrents de lave le 24 août 79 de notre ère, suite à l'éruption du Vésuve. Son nom vient de la légende selon laquelle elle aurait été fondée par le héros mythique Hercule. Elle fut redécouverte au . Un écoulement pyroclastique a précédé l'éruption principale, tuant beaucoup de résidants, dont les corps ont été « enrobés » par les cendres, ce qui a préservé (figé) leurs derniers moments, les transformant en « statue ». L'excavation commença dans l’Ercolano moderne, une banlieue de Naples, en 1738. La publication de Le Antichità di Ercolano (Les antiquités d’Herculanum) sous le patronage de Charles II d’Espagne, roi des Deux Siciles, eut un effet sur le Néoclassicisme naissant en Europe, hors de proportion avec sa diffusion plutôt limitée. A la fin du , les motifs propres à Herculanum firent leur apparition sur l'ameublement, les tapisseries, les tables et les tasses à thé. La plus célèbre des villas d’Herculanum est la « villa des Papyrus ». Cette villa a été reconnue comme étant la résidence secondaire au bord de mer de Lucius Calpurnius Piso Caesoninus, beau-père de Jules César. Elle s'étend vers la mer en quatre terrasses. Piso, un érudit qui a patronné des poètes et des philosophes, y construisit une bibliothèque, la seule à être restée intacte depuis l’Antiquité. Les rouleaux de parchemin de cette bibliothèque sont conservés à la Bibliothèque nationale de Naples. Les rouleaux ont été largement carbonisés, mais un grand nombre ont pu être déroulés, avec des degrés variables de succès. Une lecture assistée par ordinateur dans la gamme des infrarouges, permet de rendre l’encre lisible. Un projet actuel permettrait de lire les rouleaux non-déroulés à l’aide de rayons X. Ces mêmes techniques pourraient être appliquées aux rouleaux qui n’ont pas été encore excavés, permettant de les lire en diminuant les risques liés à l’excavation et au transport.

Liens externes (en anglais)


- [http://www.herculaneum.ox.ac.uk The Friends of Herculaneum Society]
- [http://www.romanherculaneum.com Herculaneum: Destruction and Re-discovery]
- [http://www2.pompeiisites.org/ The local archaeological authorities]
- [http://www.humnet.ucla.edu/humnet/classics/philodemus/philhome.htm The Philodemus Project will publish Philodemus' works on poetry and on rhetoric.]
- [http://magazine.byu.edu/article.tpl?num=44-Spr01 Brigham Young University: Herculaneum Scrolls] Catégorie:Patrimoine mondial en Italie Catégorie:Cité de la Rome antique Catégorie:Site archéologique ja:エルコラーノ

Italie

|- valign="top" | Président de la République | Carlo Azeglio Ciampi |- valign="top" | Président du Conseil | Silvio Berlusconi
(gouvernement III au 23 avril 2005) |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{1er janvier{1er novembre{it{it{Commons|Category:Italy|l'Italie{it{wikitravel|l'Italie|Italie{it_icon{Pays d'Europe (UE){Portail Italie

Wisigoths

Les Wisigoths (en allemand Westgoten, ou Goths de l'Ouest), ou Tervinges, étaient un peuple germanique d'origine scandinave, issu de la Suède méridionale et incorporé tardivement dans l'Occident romain. Après la chute officielle de l'Empire romain occidental (476), les Wisigoths ont continué pendant près de 250 ans à jouer un rôle important en Europe occidentale. C'est à coup sûr le peuple barbare le plus prestigieux d'Europe, tant par sa longue histoire et ses origines mythiques, que par ses traces qu'il laissa longtemps dans les esprits. Alors qu'ils occupaient l'ancienne province romaine de Dacie depuis la fin du , les Wisigoths ont adopté peu à peu l'arianisme, à partir de l'année 341, c'est-à-dire une branche du christianisme qui affirme que Jésus-Christ n'est pas Dieu, mais un être distinct créé directement par ce dernier. Cette croyance était en opposition totale avec la croyance chrétienne qui était majoritaire dans l'empire romain et qui plus tard s'est scindée en catholicisme et orthodoxie. Les Wisigoths sont restés fidèles à l'hérésie arienne officiellement jusqu'en 589, lorsque le roi Récarède I (en espagnol : Recaredo) choisit de se convertir publiquement, faisant ainsi joindre officiellement l'Église catholique au royaume wisigothique d'Espagne. Toutefois, après cette date, un fort parti arien demeura fort actif et influent, notamment dans la noblesse. Il en sera encore question au début du dans les derniers jours de l'Espagne wisigothique.

Histoire

Protagonistes des invasions barbares

Les Wisigoths sont apparus pour la première fois dans l'Histoire en tant que peuple distinct en l'an 235, quand ils envahirent et dévastèrent la Dacie. A partir de 268, ils s'attaquent à l'Empire romain et tentent de s'installer dans la péninsule des Balkans. Cette invasion concerna aussi les provinces romaines de Pannonie et d'Illyrie et menaça même l'Italie. Cependant, les Wisigoths furent battus près des frontières modernes d'Italie et de Slovénie et à la Bataille de Naissus, en septembre 269. Au cours des trois années suivantes, ils furent repoussés au-delà du Danube par une série de campagnes militaires menées par l’ empereur Claude II le Gothique, le futur empereur Aurélien étant le commandant de la cavalerie. Cependant, ils purent se maintenir en Dacie, qu'Aurélien fit évacuer en 271, transférant la population vers une nouvelle province créée au sud du Danube sous le nom de Dacia Ripensis. Ils y restèrent établis jusqu'en 376, lorsqu'un de leurs deux chefs, l'arien Fritigern, fit appel à l’ empereur romain Valens et lui demanda l'autorisation de pouvoir s'installer sur les berges Sud du Danube, afin de se protéger des Huns, incapables de traverser en force ce large fleuve. Valens accorda sa permission et aida même les Wisigoths à traverser le Danube. En retour, Fritigern dut fournir des mercenaires pour l'armée romaine. Mais, l'année suivante, une famine éclata sur les terres occupées par les Wisigoths et les gouverneurs romains de leurs territoires les traitèrent cruellement. Comme Valens ne répondait pas aux appels à l'aide de Fritigern, celui-ci prit les armes. La guerre qui s'ensuivit se termina le 9 août 378 lors de la bataille d'Andrinople où Valens mourut. Fritigern, victorieux, fut reconnu comme roi par son peuple et les Wisigoths devinrent la principale puissance des Balkans. Le successeur de l'empereur Valens, Théodose I, conclut la paix avec Fritigern en 379. Le traité fut respecté jusqu'à la mort de Théodose en 395. Cette même année, Alaric I, le plus célèbre des rois Wisigoths, monta sur le trône, alors qu'à l'empereur Théodose succédaient ses deux fils incapables : Arcadius en Orient et Honorius en Occident. Au cours des quinze années suivantes les conflits furent entrecoupés par des années d'une paix vacillante entre Alaric et les puissants généraux germaniques qui commandaient les armées romaines. Mais, après l'assassinat du général d'origine vandale Stilicon (Stillicho) par Honorius en 408 et après le massacre des familles de 30 000 soldats wisigoths servant dans l'armée romaine, Alaric déclara la guerre. Il fut bientôt aux portes de Rome, et devant le refus d'Honorius de négocier, les Wisigoths pillèrent la ville le 24 août 410. Cet événement frappa considérablement les esprits des contemporains, et sert parfois comme événement final de l'Antiquité. Voir l'article général Invasions barbares.

Le royaume wisigoth

Invasions barbares Lorsque la paix fut conclue par le fœdus de 418, Honorius accorda aux Wisigoths des terres dans la région de l'actuelle Aquitaine, suivies d'autres en Espagne. L'Espagne, outre les Wisigoths était également aux mains des Vandales et des Alains mais les Wisigoths écrasèrent ces derniers et harcelèrent les Vandales qui finirent par partir vers l'Afrique. Euric, le second grand roi des Wisigoths, unifia les diverses factions et, en 475, força les Romains à leur accorder l'indépendance complète. À sa mort, les Wisigoths formaient le plus puissant des états succédant à l'Empire romain d'Occident.
- Voir les articles détaillés :
  - royaume d'Aquitaine ;
  - Espagne wisigothique, capitale : Tolède. Lors de sa plus grande extension, avant l'année 507, le royaume wisigoth comprenait l'Aquitaine ainsi que toute la péninsule ibérique, mis à part une partie du nord de la péninsule, appartenant aux Basques, les Vascons, les Astures et les Cantabres (populations montagnardes d'origines celtibériques) et le royaume des Suèves dans le nord-ouest. En 507, après la bataille de Vouillé, les Francs prirent le contrôle de l'Aquitaine et, en 554, Grenade et l'Andalousie devinrent des possessions byzantines lors de la « reconquête de l'Ouest » par l'empereur byzantin Justinien I. Le Wisigoths annexèrent le royaume des Suèves en 585 et chassèrent en 624 les Byzantins des régions méridionales. Trop peu nombreux pour occuper toute la péninsule, le peuple wisigoth est surtout établi au nord de la Meseta, entre le Tage et l'Èbre, s'implantant dans ces régions montagneuses et boisées au rude climat plutôt qu'en Andalousie et sur la côte Méditerranéenne. Peut-être qu'en groupant les Goths dans ces terres peu peuplées et moins romanisées du Nord, leurs rois ont voulu ainsi préserver la cohésion nationale, évitant ainsi une romanisation rapide et une absorption parmi la masse hispano-romaine de la moitié sud du royaume. On estime une population wisigothique, est plus largement germano-barbare (car les Wisigoths étaient constitués en plus de Goths, d'autres peuplades) à 200 000 individus au maximum pour une population ibérique estimée à 3/4 000 000 d'individus. La domination wisigothique est donc surtout militaire. Ils cantonnent des troupes dans les principales cités d'Espagne. En effet, depuis l'arrivée des Wisigoths en Gaule en 412 puis, après leurs premières expéditions en Espagne quelques mois plus tard pour combattre Vandales, Suèves et Alains à la solde de Rome, les Wisigoths ont régulièrement lancé des raids militaires pour affirmer leur puissance face aux autochtones mais surtout face aux Suèves, organisés en petit royaume dans le nord-ouest du pays. En 476, Euric, l'un des plus grands rois goths, annexe toute l'Espagne ; son fils et successeur Alaric II amorçera la colonisation wisigothique dans le nord du pays et place également le meilleur de ses troupes. Certains historiens ont vu en celà la cause de la défaite du roi wisigoth face au franc Clovis : Alaric ne disposant pas de l'intégralité de ses troupes et de la célèbre cavalerie wisigothique, il enrôla dans son armée de nombreux Gallo-romains pro-wisigoths mais peu aguerris et motivés.

Chute soudaine du Royaume

Mais le royaume wisigoth disparut en 711, lors du décès du roi Rodéric (Rodrigue/Rodrigo), tué lors de l'invasion du Sud de la péninsule par les Musulmans Omeyyades et leurs troupes de cavaliers berbères islamisés. La majeure partie de l'Espagne actuelle se trouva rapidement sous domination musulmane.
- Voir l'article détaillé: Conquista mauresque;

Postérité

Pélage, un noble wisigoth apparenté au roi Rodéric, trouva refuge dans les montagnes du Nord de la péninsule avec 300 guerriers peu après la défaite de 711 et est crédité d'avoir commencé la reconquête chrétienne de l'Espagne en 718 quand il défit les Omeyyades à la Bataille de Covadonga et établit le royaume des Asturies dans le nord de la péninsule. Pélage et ses successeurs se réclamèrent d'être les continuateurs de l'Espagne wisigothique jusqu'au , mais en réalité cela est bien fini pour le peuple wisigoth, qui, perdant son rôle de dominateur, de dirigeant avec la chute de leur royaume, disparaîtra totalement. Cependant les Wisigoths marqueront pendant encore longtemps les esprits de la péninsule ibérique et du Sud-Ouest de la France par leur longue histoire et leur prestige. Jusqu'en plein , la noblesse espagnole se disant descendre de la noblesse wisigothique jouissait d'un certain prestige. Et leur capitale royale, Tolède, perdue en 712, garda un symbolisme fort pendant longtemps, ne sera reprise par les Chrétiens du Nord qu'en 1085 et servira de nouveau de capitale. D'autres Wisigoths, catholiques refusant d'adopter la foi musulmane ou de vivre selon ses règles, se sauvèrent vers le Nord, dans le royaume des Francs et quelques décennies plus tard, des Wisigoths jouèrent des rôles importants sous le règne de Charlemagne et ses fils notamment ; citons Théodulf d'Orléans (Thiudulf), Agobard de Lyon, ou encore Wittiza, fils d'un noble wisigoth de Gothie et futur religieux sous le nom de saint Benoît d'Aniane.

Chronologie


- 235 : Début des invasions des Goths, qui dévastent la Dacie.
- 258 : Les Goths se séparent en Ostrogoths et Wisigoths.
- 269 : Victoire sur les Goths de l'empereur Claude II (Claude le Gothique) à Naissus (Aujourd'hui, Niš, en ex-Yougoslavie).
- 332 : Ariaric, roi des Wisigoths, lance une attaque contre les Sarmates de la plaine, par la vallée du Maros, mais subit une défaite totale face aux Romains, accourus au secours des Sarmates
- 341 : Les premiers Wisigoths sont convertis à l'arianisme par l'évêque Ulfila.
- 369 : L'empereur romain Valens force le roi des Wisigoths Athanaric à reculer dans les Serrorum Montes (Carpates du Sud-Est) et à accepter un traité qui lui est peu favorable sur la frontière du Danube.
- 370 : Naissance d'Alaric I, futur roi des Wisigoths.
- 376 : L'armée wisigothe, dirigée par Athanaric est mise en déroute par les Huns aux abords du Dniestr. Les Wisigoths qui occupent une partie de la Dacie depuis 150 ans, demandent aux Romains sous la pression des Huns, à traverser le bas-Danube. La permission est accordée. Athanaric se réfugie dans la Caucalanda (Transylvanie) ; la majprité des Wisigoths, conduits par Fritigern, vont s'installer en territoire romain.
- 378 : L'empereur Valens est défait et tué par les Wisigoths à Andrinople.
- 380 : Athanaric et sa suite se réfugient à Constantinople.
- 396 : Début du règne d'Alaric Ier, roi des Wisigoths.
- 401 : Les Wisigoths envahissent l'Italie.
- 402 : Les Wisigoths sont battus par le général romain d'origine vandale Stilicon et rejettés hors d'Italie.
- 402 : Pour échapper à la menace des Wisigoths, la cour impériale est à nouveau déplacée de Milan à Ravenne, un site plus facile à défendre.
- 410 : Les Wisigoths conduits par Alaric prennent et pillent Rome durant trois jours. Décès à la fin de l'année d'Alaric près de Cosenza en Calabre, alors qu'il espérait s'embarquer pour la Sicile et atteindre l'Afrique romaine. Inhumé avec de nombreuses richesses dans le lit du Busento, qui coule à Cosenza (légende du Trésor d'Alaric).
- 412 Les Wisigoths et leur nouveau roi Athaulf, beau-frère d'Alaric, entrent en Gaule, ruinée par les invasions des années 407/409
- 416 : Les Wisigoths et leur roi Wallia continuent leur invasion en Espagne, où ils sont envoyés à la solde de Rome pour combattre d'autres Barbares.
- 418 : Les Wisigoths y exterminent la tribu vandale des Silings et tuent leur roi Frédébal, les Alains, battent et repoussent les « Suèves » en Galice, et les vandales Asdings. Les Wisigoths obtiennent de Rome des terres en Aquitaine et le statut officiel de fédéré.
- 429 : Aetius, vainqueur des Wisigoths et des Francs est nommé commandant des armées de l'empire d'Occident.
- 451 : Attila, roi des Huns, envahit la Gaule, mais est battu aux champs Catalauniques (près de Troyes), par les Romains, aidés entre-autres par les Francs et les Wisigoths du vieux roi Théodoric Ier, qui trouve la mort au combat.
- 455 : Début du règne d'Avitus, empereur romain d'Occident, porté au pouvoir par les Wisigoths (fin en 456).
- 456 : Le puissant roi suève Réchiaire Ier est défait et tué par les Wisigoths qui commencent à avoir la haute main sur l'Espagne.
- 468 : Victoire des Wisigoths sur les Suèves en Lusitanie (Portugal actuel) qui devient partie intégrante de l'"Empire wisigothique".
- 475 : Les Wisigoths contrôlent maintenant le Sud-Ouest de la Gaule et la plus grande partie de l'Espagne, hormis le royaume suève de Galice. L'empereur Julius Nepos accorde à Euric, grand roi des Wisigoths et fervent arien, la concession légale des terres qu'il a conquit.
- 476 : Euric achève la conquête du reste du Sud de la Gaule jusqu'à la frontière italienne, y implante son pouvoir et son autorité sur la péninsule ibérique est officiel après la déposition du dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule par le chef barbare Odoacre.
- 506 : L'église des Wisigoths tient un synode et leur roi Alaric II tente un rapprochement tardif avec les catholiques. Alaric II promulgue un code de lois pour ses sujets Gallo-romains, le Bréviaire d'Alaric, inspiré du Code de Théodose.
- 507 : Allié à Gondebaud, le roi des Burgondes, le roi franc Clovis I défait les Wisigoths à Vouillé et tue Alaric II. Les Wisigoths sont repoussés vers l'Espagne.
- 508 : Intervention en Gaule des troupes ostrogothiques envoyées par le roi Théodoric Ier qui repoussent les armées burgondes et franques et sauvent les Wisigoths de l'extermination. Le roi Geisalic, élu par l'armée après la défaite de Vouillé, est chassé sur ordre de Théodoric qui installe son petit-fils Amalaric.
- 525 : Théodoric le Grand emprisonne le pape après son échec comme médiateur entre les Wisigoths et Byzance.
- 541 : Les Francs attaquent le royaume des Wisigoths au Nord de l'Espagne mais sont repoussés à Saragosse.
- 554 : Début du règne d'Athanagild Ier (fin en 567), appuyé par Byzance contre son prédéssesseur Agila Ier.
- 585 : Le grand roi Léovigild achève la conquête du royaume des « Suèves » au Nord-Ouest de l'Espagne et rèussit en partie l'union de la péninsule ibérique (considéré en Espagne comme le premier « Unificador National »).
- 586 : Décès de Léovigild, dernier roi officiel arien des Wisigoths, et début du règne de son second fils Récarède I (fin en décembre 601).
- 587 : Récarède I annonce sa conversion au catholicisme.
- 589 : Récarède I impose le catholicisme à ses sujets au concile de Tolède et met ainsi fin officiellemnt à l'arianisme qui n'est plus toléré dans le royaume wisigothique.
- 612 : Début du règne de Sisebuth (fin en 621). 1ère loi religieuse contre l'arianisme persistant.
- 654 : Le roi Recceswinth promulgue un code inspiré du droit romain instituant une totale parité entre ses sujets (Lex wisigothorum).
- 672 : Décès de Recceswinth, élection de Wamba, dernier grand roi wisigoth.
- 681 : Le comte Flavius Ervigius (Ervige), supplante Wamba et prend le pouvoir.
- 687 : Début du règne du roi Égica.
- 694 : Grandes persécutions contre les Juifs du Sud de la péninsule, jugés complices des musulmans d'Afrique du Nord.
- 709 : Déposition du roi Wittiza par Rodéric. Guerre civile.

Liste des rois wisigoths


- ???-??? : Ariaric
- ???-369 : Aoric
- 369-380 : Fritigern
- 380-396 : Athanaric
- 396-410 : Alaric I
- 410-415 : Athaulf
- 415-415 : Sigéric
- 415-418 : Wallia
- 418-451 : Théodoric I
- 451-453 : Thorismond
- 453-466 : Théodoric II
- 466-484 : Euric
- 484-507 : Alaric II
- 507-508 : Geisalic
- 508-531 : Amalaric
- 531-548 : Theudis
- 548-549 : Theudégisel
- 549-554 : Agila I
- 554-567 : Athanagild I
- 567-572 : Liuva I
- 572-586 : Léovigild
- 586-601 : Récarède I
- 601-603 : Liuva II
- 603-610 : Wittéric
- 610-612 : Gundomar
- 612-621 : Sisebuth
- 621-621 : Récarède II
- 621-631 : Swinthila
- 631-636 : Sisenand
- 636-639 : Chinthila
- 639-642 : Tulga
- 642-653 : Chindaswinth
- 653-672 : Recceswinth
- 672-681 : Wamba
- 681-687 : Flavius Ervigius
- 687-700 : Égica
- 700-709 : Wittiza
- 709-711 : Rodéric
- 711-712 : Agila II ; usurpateur appelé Akhila par les Arabo-berbères musulmans.
- 712-741 : Théodemir ; prétendant à la couronne wisigothique après l'invasion musulmane (appelé par les musulmans, Tudmir Ben-Godo : "Théodemir fils de Goth").
- 719-726 : Ardo ; il règne en Septimanie et frappe monnaie.
- 741-743 : Athanagild II, dernier prétendant au trône wisigothique ; sa mort marque la fin de tout espoir d'un retour à la monarchie hispano-wisigothique. Catégorie:Antiquité Catégorie:Pays ou peuple au Moyen Âge Catégorie:Peuple germanique Catégorie:Peuple de la Rome antique ja:?????

Alaric Ier

Alaric Ier Alaric Ier Alaric I (v.370Cosenza, 410), roi des Wisigoths (395390). Né dans une île du delta du Danube, il appartient à une noble famille wisigothe. En 394, sous le règne de l'empereur Théodose I, il devient chef des fœderati (du mot latin fœdus, le traité), troupes barbares irrégulières sous commandement romain. Il participe à la campagne contre l'usurpateur Eugène. En 395, Théodose meurt, laissant l'empire partagé entre ses deux fils, Arcadius à l'est et Honorius à l'ouest. Alaric espère recevoir un grand commandement à l'occasion du changement de régime, mais on le lui refuse. De leur côté, les fœderati sont furieux de se voir spoliés de leur part de butin. Ils acclament Alaric roi, et celui-ci envahit la Thrace, la Macédoine et le Péloponnèse en 395396, pillant les prestigieuses cités grecques et vendant leurs habitants comme esclaves. Aux frontières de l'Élide et de l'Arcadie, il est arrêté par le quasi-régent de l'Empire romain d'Occident, Stilicon. Sans doute dans l'espoir de le neutraliser, Arcadius le nomme préfet de l'Illyrie, importante province romaine. En 400, allié avec le chef ostrogoth Radagaise, il marche sur l'Italie et dévaste toute la partie nord avant d'être arrêté de nouveau par Stilicon. Après une autre défaite à Vérone, Alaric quitte l'Italie en 403 pour revenir en Illyrie. À cause de son invasion, la capitale de l'Empire d'Occident passa de Rome à Ravenne. En 408, Arcadius meurt. Alaric en profite pour demander à être payé pour cesser la guerre, et réclame la somme de 2 000 kg d'or, que Stilicon fait promettre au Sénat romain de payer. Quelques mois plus tard, Honorius, jaloux du pouvoir de son général, fait tuer Stilicon et ses amis. Dans la confusion qui s'ensuit, les troupes romaines massacrent les familles des fœderati, qui rejoignent alors en nombre les troupes d'Alaric. En septembre 408, Alaric traverse de nouveau les Alpes et assiège Rome. Les habitants affamés finissent par accepter de payer plus de 1 000 kg d'or, de la soie, du cuir et du poivre. Alaric réclame également un vaste territoire, entre le Danube et la Vénétie, et le titre de commandant en chef de l'armée impériale. Irrésolu et protégé à Ravenne, Honorius refuse. En 409, Alaric met de nouveau le siège devant Rome. Le Sénat romain s'accorde alors avec lui pour instituer un nouvel empereur, Priscus Attale, qui s'avère incompétent et perd la province d'Afrique, grenier de l'Empire, tenue par les partisans d'Honorius. Alaric doit faire face à des émeutes frumentaires à Rome et à des légions envoyées par le neveu d'Honorius, Théodose II. Il chasse Priscus Attale et tente d'ouvrir de nouveau des négociations avec Honorius. Devant leur échec, il fait une troisième fois le siège de Rome, en 410, et prend la ville. Peu de temps avant sa mort, il pille l'Italie du sud et tente d'envahir l'Afrique, quand ses navires sont détruits par une tempête. Lui-même meurt d'une fièvre. Il est enterré sous le lit du fleuve Busento : le fleuve est détourné, la tombe creusée, son corps est inhumé, puis le fleuve recouvre son cours. Les esclaves ayant creusé la tombe sont mis à mort pour garder le secret. Son successeur est son beau-frère Athaulf.

Voir aussi


- Wisigoths
- Migrations germaniques
- Empire romain d'Occident
- Sacs de Rome Catégorie:Adversaire de la Rome antique

1215

Catégorie:1215
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---- Cette page concerne l'année 1215 du calendrier julien.

Événements

Asie


- Mai : Siége et prise de Beijing (Pékin) par les Mongols de Gengis Khan, grâce à une révolte de la garnison. La ville est livrée au pillage, au feu et au meurtre pendant un mois.

Proche-Orient


- Le chah du Khârezm Ala ed-Din Muhammad prend Ghaznî et la quasi-totalité de l’Afghanistan, ce qui lui permet en 1217 de contrôler les parties de l’Iran qui lui échappaient. Il contrôle alors le Khorasan, la Transoxiane, l’Afghanistan et l’Iran presque entier.

Europe

France


- Juin : Simon IV de Montfort et Louis le Lion prennent Montpellier, Narbonne et Toulouse. Montfort est institué comte de Toulouse par le concile du Latran IV le 11 novembre. La garde du marquisat de Provence est confiée au pape pour le comte mineur, Raymond VII de Toulouse.
- Dominique de Guzman, chanoine castillan, s’installe à Toulouse où il fonde l’ordre mendiant des frères prêcheurs (ordo praedicatorum). Après la confirmation de la communauté par le pape Innocent III (1215), Dominique envoie ses compagnons à travers le monde pour répandre un nouveau style de prédication itinérante exigeant une pauvreté radicale (1218-1221).
- Commune de Bayonne octroyée par Jean sans Terre.

Iles Britanniques


- 15 juin : Sous la pression des barons d’Angleterre associés au clergé et aux communes, le roi Jean sans Terre concède, par la Magna Carta (ou Grande Charte), signée sur l’île de Runneymede, près de Windsor, des garanties aux seigneurs et à l'Église. L'arbitraire royal est ainsi limité.
- 24 août : Le Pape Innocent III declare la Magna Carta (ou Grande Charte) invalide.
  - La Grande Charte garantit les droits féodaux, les libertés des villes contre l’arbitraire royal et institut le contrôle de l’impôt par le Grand Conseil du Royaume. L’archevêque de Cantorbéry, Étienne Langton défend ardemment les barons, son nom restant le premier à avoir été apposé en qualité de témoin de la Grande Charte. Lorsque le pape excommunie les barons, Langton refuse de publier l’interdit et est suspendu par le pape.
- Jean sans Terre accorde aux Londoniens le droit d’élire leur maire chaque année.

Italie


- 1 novembre : Ouverture du concile du Latran IV après 2 ans et demi de préparation. Ce concile du Latran IV organise la cinquième croisade, impose aux chrétiens de se confesser et de communier une fois l'an et impose le port d'un vêtement particulier aux juifs et aux musulmans et leur interdit toutes charges publiques. Il consacre aussi la suzeraineté pontificale sur la Sicile et l'Angleterre et décrète la centralisation de l'administration de la papauté dont le prestige est à son zénith.
- Les guelfes (de Welfen, famille princière allemande) et les gibelins (de Waiblingen, seigneurie des Hohenstaufen) s'opposent en factions rivales partisanes. Les guelfes soutiennent le pouvoir du pape, les gibelins celui de l’empereur.

Saint-Empire


- Au concile du Latran, l’évêque de Prague, dépendant de l’archevêque de Mayence, soucieux d’éliminer l’influence laïque dans l’Eglise, obtient une relative liberté de nomination aux charges ecclésiastiques.

Art & culture


- Robert de Courçon donne ses statuts à l’Université de Paris. Ils fixent les conditions de recrutements des maîtres, la discipline et l’objet de l’enseignement.
- Robert Grosseteste étudie à Paris (1215-1219).
- L’ouvrage de Joachim de Flore, moine cistercien, sur l’unité de la Trinité, est condamné au concile du Latran.
- Université d'Arezzo, fondée par des étudiants de Bologne en conflit avec la tutelle communale.
- Troparium de l’église Saint-Guy (Saint-Vit) de Prague, rédigé en latin.

Economie & société


- Destruction probable par l’avancée des glaciers des forêts d’Aletsch et de Grindelwald dans les Alpes.
- Selon le chroniqueur algérien Maqqarî (mort en 1632), trois mille marchands latins auraient touché Alexandrie pour l’année 1215-1216.
- Levée de décimes sur le clergé en France (un vingtième pour cinq ans). L’argent recueilli est envoyé au légat en Terre sainte pour qu’il le distribue aux croisés.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Robert de Boron compose L'histoire du Graal.
  - Consécration du temple de Mahabodi de Pagan en Birmanie.
  - Al Qifti écrit une Histoire des Sciences exactes.
  - Fin de Polonnaruwa et formation de royaumes locaux à Ceylan.

Naissances en 1215


- 5 mai : Alphonse III, roi du Portugal. († 16 février 1279).

Décès en 1215


- ko:1215년

Innocent III

Giovanni Lotario de Segni (Gavignano, 1160Pérouse, 1216), élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom de Innocent III — Comes signatus dans la prophétie de Saint Malachie. À noter qu'un antipape portait aussi le nom d'Innocent III.

Biographie

Giovanni Lotario est issu par son père de la puissante famille de Segni et par sa mère de la noblesse romaine. Il étudie d'abord à Rome puis à Paris, où il reçoit l'enseignement de Pierre de Corbeil en même temps qu'Étienne Langton et Robert de Courson, qu'il élevera plus tard à la dignité de cardinal. Il effectue ensuite un bref passage par Bologne, où il est l'élève du canoniste Uguccio de Pise, qui lui inspirera un programme politique, la théocratie pontificale. En 1186, il retourne à Rome, où Grégoire VIII l'ordonne sous-diacre. Sous Clément III, il est créé cardinal-diacre des Saints-Serge-et-Bacchus. À la mort de Célestin III, il est élu, à l'âge de 37 ans. Il sera le plus puissant des papes du Moyen Âge, proclamant l’indépendance et la suprématie du Saint-Siège par rapport aux souverains. Il développe une importante administration ecclésiastique et fait progresser la fiscalité pontificale. Il encourage la conquête et la christianisation des régions d’Occident restées aux mains des Infidèles (Espagne) ou des païens (Prusse). Il établit son autorité temporelle sur Rome (un sénateur unique remplace les organismes municipaux) et accroît les Etats de l’Eglise du duché de Spolète et de la marche d’Ancône. Tuteur du jeune roi de Sicile Frédéric Roger (Frédéric II), il obtient la réduction des pouvoirs régaliens sur l’Eglise de Sicile et la vassalité du prince pour son royaume. Il distingue la pleine souveraineté (auctoritas) que seul le pape détient, de la puissance politique (potestas) que les souverains reçoivent directement de Dieu. La primauté romaine est d’origine divine, le Christ ayant conféré à saint Pierre la plénitude du pouvoir. Toutes les Eglises nationales sont donc subordonnées au Saint-Siège qui les contrôle par ses légats. Les Etats et leurs souverains, par leurs devoirs envers Dieu, se placent sous l’autorité spirituelle du pape. Dans le domaine temporel, le pape n’intervient qu’en cas de péché grave des princes, de nécessité urgente (pour trancher un problème que nulle juridiction n’a pu régler), défense du domaine ecclésiastique contre les usurpations des souverains. Le pape Innocent III essaye d’interdire tout trafic avec les Sarrasins mais doit renoncer sous la pression de Venise. Il interdit tout mauvais traitement contre les Juifs de Rome, mais proscrit aussi toutes relations amicales avec eux, qui sont parmi les premiers à porter la rouelle. Il meurt en 1216. Il est inhumé d'abord à la cathédrale San Lorenzo de Pérouse. Ses restes, mêlés à ceux d'Urbain IV et Martin IV, sont transférés en 1891 à la basilique Saint-Jean de Latran.

Chronologie


- 1198, il prêcha la quatrième croisade pour reprendre Jérusalem ; le commandement de l'expédition était confié au marquis Boniface de Montferrat.
- 1199, il interdit la lecture de la Bible au peuple.
- 1203, il envoya deux légats, Pierre de Castelnau et Raoul de Fontfroide, auprès du comte de Toulouse Raymond VI afin de l'inviter à mener une croisade sur ses terres.
- 1207, il fit prêcher la croisade contre les Albigeois.
- 1208, il jeta l'interdit sur le royaume d'Angleterre après son conflit avec Jean sans Terre sur la nomination de l'archevêque de Canterbury.
- 1209, il décrète la croisade contre les Almohades, avec les mêmes indulgences pour les croisés que celles accordées aux combattants de Terre sainte. Bataille de Las Navas de Tolosa.
- 1210, il reconnut l'université de Paris
- 1213, il obtint la soumission de Jean sans Terre
- 1215, il ordonna la cinquième croisade, vers l'Égypte.

Voir aussi

Bibliographie


- Brenda Bolton, Innocent III, Studies on Papal Authority and Pastoral Care, Variorum, « Collected Studies Series », Aldershot, 1995 ;
- Olivier Guyotjeannin :
  - q.v. Dictionnaire du Moyen Âge, s. dir. Michel Zink, Alain de Libera et Claude Gauvard, PUF, coll. « Quadrige », 2004 (ISBN 2130543391) ;
  - q.v., Dictionnaire historique de la papauté, s. dir. Philippe Levillain, Fayard, Paris, 2003 (ISBN 2213618577) ;
- John C. Moore, Pope Innocent 3rd 1160/61–1216: To Root Up and to Plant, Brill Academic Publishers, coll. « The Medieval Mediterranean », 2003 (ISBN 9004129251)
- James E. Powell, Innocent III: Vicar of Christ or Lord of the World?, Catholic University of America Press, 1994 (ISBN 0813207835) ;
- Jane E. Sayers, Innocent III: Leader of Europe 1198–1216, Longman, coll. « The Medieval World » Londres et New York, 1994. Innocent 03 Catégorie:Religieux du Moyen Âge Innocent III Innocent III ko:교황 인노첸시오 3세 ja:インノケンティウス3世 (ローマ教皇)

Grande Charte

Catégorie:Moyen Âge Catégorie:Histoire de l'Angleterre La Grande Charte ou Magna Carta est une charte de 63 articles arrachée par le baronnage anglais au roi Jean sans Terre le 15 juin 1215 après une courte guerre civile notamment marquée par la prise de Londres, le 17 mai, par les rebelles. Les barons étaient excédés des exigences militaires et financières du roi et de ses échecs répétés en France à Bouvines et à La Roche aux Moines. Ce texte limite l'arbitraire royal et établit en droit lhabeas corpus qui empêche, entre autres, l'emprisonnement arbitraire. Il garantit les droits féodaux, les libertés des villes contre l’arbitraire royal et institut le contrôle de l’impôt par le Grand Conseil du Royaume. L’archevêque de Cantorbéry, Langton défend ardemment les barons, son nom restant le premier à avoir été apposé en qualité de témoin de la Grande Charte. Lorsque le pape excommunie les barons, Langton refuse de publier l’interdit et est suspendu par le pape.

Liens externes


- [http://www.thelatinlibrary.com/magnacarta.html Texte de la Grande Charte en latin]
- [http://www.herodote.net/texteMagnaCarta1.htm Texte original de la Magna Carta et traduction française] ja:マグナ・カルタ ko:마그나 카르타




1217

Catégorie:1217
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Années 1190 | Années 1200 | Années 1210 | Années 1220 | Années 1230
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---- Cette page concerne l'année 1217 du calendrier julien.

Événements

Europe


- Sévère famine en Europe centrale et orientale.
- 20 mai : Bataille de Lincoln.
- 24 août : Vaincu et pris par les Anglais lors de la Bataille de Sandwich (encore appelée Bataille de South-Foreland), près de Douvres, au cours de laquelle la flotte anglaise battit la flotte française, Eustache le moine, l'un des plus célèbres pirates du , eut la tête tranchée.
- Septembre : Louis le Lion, vaincu par les ministres d’Henri III d'Angleterre, renonce à l’Angleterre au traité de Kingston-upon-Thames.
- La Grande Charte est renouvelée. L’archevêque de Cantorbéry, Etienne Langton est rétabli dans ses fonctions (1218).
- 13 septembre : Reconquête de Toulouse par Raymond VII.
- Règne de Bérangère, (1181-1244), reine de Castille (fin en 1230).
- Règne de Haakon IV Haakonarsson l’Ancien (1204-1263), roi de Norvège (fin en 1263).
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Fondation du royaume de Serbie.

Proche Orient & Monde Arabe


- Début de la cinquième croisade (fin en 1221): Jean de Brienne, roi de Jérusalem, le roi de Chypre, le roi André II de Hongrie y participent.
  - Les premiers croisés arrivent à Acre en septembre, bientôt suivit de centaines d’autres.
  - Echec des croisés du duc d’Autriche et du roi de Hongrie devant la forteresse du Mont-Thabor, qui domine la plaine d’Acre.

Arts & culture


- Début de la construction du chœur de la cathédrale du Mans (fin en 1254).
- Avec l’afflux de disciples, l’ordre des frères mineurs doit s’organiser contre les vœux de François d'Assise. Des provinces avec des ministres sont créés.

Sciences & techniques


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Naissances en 1217


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Décès en 1217


- Plaisante du Gibelet
- Ibn Djubayr, voyageur valencien musulman (né en 1144). Il a effectué un voyage en Orient entre 1182 et 1185 et a consigné ses observations. ko:1217년

Angleterre

L'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

Histoire

Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne. Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne. Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles. En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux. En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons. Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique. D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine. Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde. L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex. En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche. La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre. L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne. La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.

Symboles

Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc. La fleur nationale est la rose rouge. Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or). Voir:Armorial de l'Angleterre.

Voir aussi


- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre

Liens externes


- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre] ---- Catégorie:Ancien pays d'Europe
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Eustache le moine

Eustache le moine, (né v. 1170 à Boulogne-sur-Mer, Pas-de-Calais - mort le 24 août 1217, près de Douvres, Angleterre), fut l'un des plus fameux pirates du début du , dans la grande tradition des hors-la-loi médiévaux. Personnage hors du commun, redoutable et provocant, il apparut longtemps comme un bandit de grand chemin. Mais il se trouva mêlé à un épisode de la première guerre de Cent Ans, un long conflit entre les Capétiens et les Plantagenêts, lors des guerres entre Philippe Auguste et Jean sans Terre. Il prit partie tantôt pour l'un, tantôt pour l'autre. Vaincu et pris par les Anglais, il eut la tête tranchée en 1217. Eustache le moine ne doit pas être confondu avec le martyr