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27 Juillet

27 juillet

Le 27 juillet est le 208 jour de l'année (209 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 754 : dans la basilique de Saint-Denis, le pape Étienne II sacre le roi Pépin le Bref.
- 1214 : Bataille de Bouvines ;
- 1447 : Jacques Coeur, grand argentier du roi Charles VII, est l'instigateur d'une ordonnance décidant, pour la première fois depuis 1370, la frappe de pièces d'argent de bon aloi, à 92% d'argent fin, ce qui créait ce que l'on a appelé le « Gros de Jacques Cœur ».
- 1605 : Fondation de Port-Royal en Nova Scotia (Acadie), colonie française en Amérique du Nord : les Français sont les premiers Européens à s'implanter dans ce qui est aujourd'hui devenu le Canada, ouvrant ainsi la voie à la création d'un Empire colonial français.
- 1794 (9 thermidor an II) : chute et arrestation de Maximilien de Robespierre.
- 1953 : En Corée, signature à Pammujon de l'armistice qui marque la fin de la guerre de Corée.
- 1990 : Citroën arrête la production de la 2CV.
- 2005 : En Galice, Espagne, fin de l'ère Fraga, dernière figure du franquisme. Le socialiste Emilio Pérez Touriño, soutenu par une coalition avec le Bloque Nacionalista Galego, assume formellement l'exécutif de la communauté autonome.
- 2005 : Sortie de a première version bêta de Microsoft_Windows_Vista

Naissances


- 1768 : Charlotte Corday (Charlotte de Corday d'Armont) († 1793), célèbre pour avoir assassiné le conventionnel Montagnard Jean-Paul Marat dans sa baignoire ;
- 1833 : Thomas George Bonney, géologue anglais
- 1910 : Julien Gracq, écrivain français ;
- 1917 : Bourvil, comédien et chanteur français ;
- 1938 :
  - Pierre Christin, scénariste de bande dessinée français.
  - Isabelle Aubret, chanteuse française

Décès


- 432 : Célestin I, pape depuis 422.
- 1052 : Halinard, archevêque de Lyon (° vers 990).
- 1598 : Jacques Goyon de Matignon, Maréchal de France, Gouverneur de Guyenne, maire de Bordeaux. (° 26 septembre 1525)
- 1774 : Samuel Gottlieb Gmelin, médecin, naturaliste et explorateur allemand1744).
- 1759 : Pierre Louis Maupertuis, mathématicien et astronome français (° 1698).
- 1807 : Pierre Marie Auguste Broussonet, naturaliste français19 janvier 1761).
- 1919 : Charles Conrad Abbott, archéologue et naturaliste américain1843).
- 2003 : Marie Trintignant, actrice française. Catégorie:Jour de l'année als:27. Juli ja:7月27日 ko:7월 27일 ms:27 Julai simple:July 27 th:27 กรกฎาคม

Jour

als:Tag ja:日 simple:Day Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h). Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]). Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire). Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral). À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.

Voir aussi


- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales

Liens externes


- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où] Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier

Année bissextile

Catégorie:Calendrier Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».

Règle actuelle

Depuis l'instauration du calendrier grégorien : # Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres. # Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles. # Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles. Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3. Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle. La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.

Histoire des années bissextiles

Les mois intercalaires de l'année de Numa

L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.

Le jour intercalaire de Jules

En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis). Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait). Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ». C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.

29 février

Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.

30 février

En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans. Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février. als:Schaltjahr ja:閏年 ko:윤년 simple:Leap year th:ปีอธิกสุรทิน

754

Catégorie:754
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Années 730 | Années 740 | Années 750 | Années 760 | Années 770
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---- Cette page concerne l'année 754 du calendrier julien.

Événements

Europe


- 6 janvier : Réception du pape Étienne II par Pépin le Bref à Ponthion, prés de Vitry-le-François. Il est probable que le pape montre à Pépin la fausse donation de Constantin, par laquelle ce dernier aurait donné l’Italie au pape Sylvestre avant son départ pour l’Orient.
- Pépin envoie une ambassade à Aïstulf, qui refuse de l’écouter. Aïstulf suscite contre lui l’opposition du frère de Pépin, Carloman, auquel il est parvenu à faire quitter l’abbaye du Mont Cassin. Carloman, opposé à la politique de son frère, rentre alors en France mais se fait arrêter puis enfermer dans un monastère à Vienne (Dauphiné) où il trouve la mort entre le 4 décembre 754 et le 17 août 755.
- 14 avril : Signature du Traité de Quierzy créant les États pontificaux par la donnation de l'exarchat de Ravenne. Le pape reconnaît en contre-partie la dynastie carolingienne. Cette donation sera confirmée en 774, à Rome, par Charlemagne, fils de Pépin. [http://www.thelatinlibrary.com/annalesregnifrancorum.html (Annales Regni Francorum anno 774)] (Liber Pontificalis) (Codice diplomatico longobardo)
- Le 28 juillet, Pépin le Bref est sacré roi des Francs à Saint-Denis par le pape Etienne II qui lui donne le titre héréditaire de patrice des Romains c'est à dire le protecteur de Rome et de sa population.
- Expédition contre les Lombards : Pépin se présente devant Pavie (été) puis reprend l’exarchat de Ravenne, la Pentapole et la Corse (754-756) qui sont confiés à l’Eglise (donation de Pépin). L’empire byzantin ne conserve plus en Italie que la Calabre, la terre d’Otrante et le littoral napolitain.
- Convaincu par Chrodegang, Pépin fait adopter par le concile de Quierzy-sur-Oise la liturgie romaine et le chant grégorien.(Ivan Gobry in Pépin le bref - Pygmalion)
- Loi de Pépin contre l’inceste.
- Concile d’Hiéreia qui définit la doctrine de l’iconoclasme dans l'empire byzantin. 338 évêques y participent, mais le concile n’accueille pas de représentants du pape ni des autres patriarches.
- Abou Djafar Al Mansûr, calife abbasside (754-775).
- Khaled Barmek, grand vizir de l'empire abbasside.
- Al Mansur, frère d’Abu al'Abbas, fait assassiner le Persan Abû Muslin qui lui avait permis d’accéder au trône, provoquant l’hostilité des Khorasaniens.
- Al Mansûr demande à Constantinople des ouvrages de mathématique.
- La Chine compte 52 millions d’habitants.

Naissances en 754


-

Décès en 754


- 5 juin 754 Saint Boniface, âgé de plus de soixante dix ans, est massacré par des païens.
- Malik ibn abi Samah al-ta’i, musicien arabe. ko:754년

Basilique de Saint-Denis

La basilique Saint-Denis est une église de style gothique située à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis (93). Elle a le statut de cathédrale depuis 1966. Dès le Bas-Empire, un cimetière gallo-romain est attesté sur le site de St-Denis. Au , un mausolée est élevé à l'emplacement du maître-autel actuel. Puis au , une église est construite, qui sera agrandie à deux reprises sous les Mérovingiens, notamment sous Dagobert I , vers l'an 630, pour y placer les corps de saint Denis et de ses compagnons saint Rustique et saint Éleuthère. Un nouveau sanctuaire fut entrepris vers 750 par Pépin le Bref. Sous les Carolingiens, une église de plan basilical à trois nefs et à transept saillant est construite. Elle fut rénovée au cours des âges, jusqu'au . Dans la première moitié du , l'abbé Suger, conseiller de Louis VI le Gros et de Louis VII le Jeune, détruit l'église carolingienne et fait édifier une église gothique. Avec lui, l'abbaye devient encore plus importante, et abrite les regalia (instruments du sacre) et devient nécropole royale, et plus seulement dynastique. Depuis Hugues Capet, elle abrite les tombeaux des rois de France sauf celui de Philippe I (inhumé au monastère de Saint-Benoît-sur-Loire).

Saint-Denis et le patrimoine

Dagobert est le premier roi à se faire inhumer à St-Denis. Du fait de son statut de nécropole des rois de France, la basilique de Saint-Denis a joué un rôle important dans l'histoire du patrimoine en France. En 1793, les sépultures des rois furent violées, et leurs dépouilles enterrées sous un tumulus. Napoléon fait procéder aux premières restaurations en 1805 Sous la Restauration, elles furent inhumées dans un ossuaire placé dans la crypte. En 1816, Louis XVIII ordonne la reconstitution de la nécropole royale. Les ossements des Bourbons sont remis dans la crypte La basilique de Saint-Denis figure sur la première liste des monuments historiques de 1840. Liste des architectes ayant participé à la restauration de la basilique :
- 1819 - 1813 : Jacques Célerier
- 1813 - 1846 : François Debret. C'est sous sa direction que des lézardes apparaissent dans la tour nord et que celle-ci doit être démontée. Suite à cette mésaventure il parait évident que l'école des Beaux-Arts ne forme pas des architectes capables d'intervenir sur les bâtiments anciens. De là découlera l'idée d'une formation spécifique pour les architectes qui se déstinent à intervenir sur les monuments historiques créés à cette époque.
- 1846 - ? : Eugène Viollet-le-Duc. C'est lui qui profite de cette triste affaire : il n'a pas étudié aux Beaux-Arts, il a passé sa vie à étudier toute l'architecture médiévale de France et sa collaboration avec la commission des monuments historique lui vaut de reprendre le chantier. Cependant, quand il viendra enseigner aux Beaux-Arts, il sera reçu à coups d'œufs pourris, il faudra attendre après sa mort pour voir un cours d'architecture médiévale aux Beaux-Arts par son élève Anatole de Baudot en 1887. (nota : la tour attend toujours dans un hangar d'être remontée.)

Basilique et musée

1887 Actuellement, le monument est ouvert au public et divisé en deux espaces:
- la nef et les bas-côtés qui servent toujours la fonction d'église, et où ont lieu les cérémonies catholiques.
- le transept, le chœur et le déambulatoire, ainsi que la crypte, accueillent un musée où sont exposés les tombeaux des rois et reines de France, ainsi que de plusieurs de leurs serviteurs. Le musée est fermé pendant les cérémonies religieuses.

Souverains inhumés


- Jean II le Bon
- Philippe V le Long
- Charles V
- Charles VI le Fou
- Charles VIII
- Louis XII
- François I
- Henri II
- François II
- Charles IX
- Henri III
- Henri IV
- Louis XIII
- Louis XIV
- Louis XV
- Louis XVI
- Louis XVII
- Louis XVIII
- Isabelle de Hainaut, épouse de Philippe Auguste
- Isabelle d'Aragon, épouse de Philippe III le Hardi
- Jeanne de Bourbon, épouse de Charles V
- Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI
- Anne de Bretagne, épouse de Charles VIII et 2 épouse de Louis XII
- Claude de France, duchesse de Bretagne, 1 épouse de François I
- Catherine de Médicis, épouse d'Henri II
- Louise de Lorraine, épouse d'Henri III
- Marguerite de France, 1 épouse d'Henri IV
- Marie de Médicis, 2 épouse d'Henri IV
- Anne d'Autriche (1601-1666), épouse de Louis XIII
- Marie-Thérèse d'Autriche (1638-1683), épouse de Louis XIV
- Marie Leszczyńska, épouse de Louis XV
- Marie-Antoinette d'Autriche, épouse de Louis XVI Saint Louis refusa l'inhumation d'Ingeburge de Danemark Voir aussi : Souverains français enterrés hors de Saint-Denis

Autres personnages inhumés


- Charles Martel
- Bertrand du Guesclin
- Arnaud Guillaume de Barbazan
- Charles II d'Alençon (transféré au )
- N d'Artois (1783-1783), petite-fille de France, Mademoiselle d'Angoulême, 2 fille de Charles X
- N d'Artois (1776-1783), petite-fille de France, Mademoiselle, 1 fille de Charles X
- Sophie de France (1786-1787), fille de France, Madame Sophie, 2 fille de Louis XVI
- Louis de France (1781-1789), dauphin de France, fils aîné de Louis XVI
- cœur de Louis de France (1785-1795), dauphin de France, 2 fils de Louis XVI
- Louise Isabelle d'Artois (1817-1817), titrée petite-fille de France, Mademoiselle, fille aînée de Charles Ferdinand d'Artois
- Louis Joseph de Bourbon (1736-1818), prince de Condé, duc de Bourbon, d'Enghien et de Guise
- Louis d'Artois (1818-1818), titré petit-fils de France, 1 fils de Charles Ferdinand d'Artois
- Charles Ferdinand d'Artois (1778-1820), petit-fils de France, duc de Berry, 2 fils de Charles X
- Louis Henri Joseph de Bourbon (1756-1830), prince de Condé, duc de Bourbon, d'Enghien et de Guise

Liens externes

[http://architecture.relig.free.fr/denis.htm site officieux] Catégorie:Cimetière français Saint-Denis Saint-Denis Catégorie:Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) Saint-Denis simple:Saint Denis Basilica

Pépin le Bref

Pépin III, plus connu sous le nom de Pépin le Bref, doit son surnom à sa petite taille. Né vers 715 à Jupille (près de Liège en Belgique) et mort le 24 septembre 768 à Saint-Denis (au nord de Paris). Fils cadet de Charles Martel et de Rotrude de Tréves, il fut:
- maire du palais de Neustrie (741-751), avec la Bourgogne et la Provence
- maire du palais d'Austrasie (747-751)
- roi des Francs (751-768).

Histoire

Un début de règne partagé

À la mort de Charles Martel, en 741, sa charge de maire du palais est partagée entre ses deux fils : Carloman devient maire du palais d'Austrasie, et Pépin maire de celui de Neustrie. Nous sommes au milieu de la période de décadence de la dynastie mérovingienne, quand les jeunes rois fainéants n'ont déjà plus aucune autorité, et que les maires du palais sont les réels dirigeants de l'État. Carloman et Pépin se partagent alors le pouvoir du royaume franc, et vont diriger le pays à deux. Ils luttent tout d'abord pour ramener la stabilité aux frontières du royaume. Ils entament ensuite une réforme de l'Église, avec l'aide de l'évêque Boniface ; deux conciles seront organisés, le premier en Austrasie par Carloman, en 742-743 ; le second par Pépin, en 744 à Soissons (Neustrie), où il reprendra les décisions prises lors du concile d'Austrasie. Cette réforme mettra en place une hiérarchie au sein du clergé franc, à la tête de laquelle on trouve Boniface, évangélisateur de la Germanie, comme dirigeant des différents évêques répartis dans les villes du royaume.

Éviction du dernier mérovingien

En 747, Carloman (frère de Pépin le Bref) choisit la vie monastique, et céda la mairie d'Austrasie à son frère cadet. Pépin devint alors le dirigeant effectif de tout le royaume franc. Dès lors, il va tout faire pour se débarrasser de Childéric III, le souverain mérovingien dont il dépend officiellement. D'ailleurs, pour prouver l'inutilité des rois mérovingiens, Charles Martel avait laissé vacant le trône après la mort de Thierry IV en 737 — tous les documents officiels seront datés de 737 pendant les 7 années de vacance — ce n'est qu'en 743 que, Pépin, avait sorti Childéric du monastère où il était enfermé et lui avait permis d'occuper le trône que son père avait spolié, car le clergé et plusieurs peuples, qu'il tenait en soumission, avaient mis en cause sa légitimité. Vers 744, il épouse Bertrade de Laon, dite au Grand Pied, fille de Caribert, comte de Laon (ce surnom serait dû au fait qu'elle avait un pied plus grand que l'autre...). En 750, Pépin envoya une délégation franque auprès du pape Zacharie, pour lui demander l'autorisation de mettre fin au règne décadent des mérovingiens, et donc de prendre la couronne à la place de Childéric. Ce que Zacharie accepta en déclarant que « devait être roi celui qui exerçait la réalité du pouvoir ». mérovingiens En novembre 751, Pépin dépose Childéric III, puis il se fait élire roi, au champ de mai à Soissons, par acclamations des Leudes, une assemblée d'évêques et de nobles. Cette élection se passe, pour une fois, sans effusion de sang. Childéric III après avoir été déposé, est tonsuré (il perd les cheveux longs, signe de pouvoir chez les Francs), et va finir ses jours, enfermé au monastère de Saint-Bertin, près de Saint-Omer. Mais si Pépin, gagne le titre de roi par son pouvoir, il n'en a pas la légitimité, et cette rupture de la dynastie mérovingienne en appelle une nouvelle qui devra remplacer la succession naturelle de père en fils. Cette continuité sera assurée par le sacre royal, continuité de l'onction symbolisant le baptême de Clovis Ier et l'alliance particulière entre l'Église et le roi des Francs. C'est à Soissons novembre 751 que l'évêque Boniface, son conseiller diplomatique, va lui donner la sainte onction en marquant son front avec de l'huile sainte — le Saint-Chrême — comme cela se faisait déjà lors d'une cérémonie chez les rois Wisigoths de Tolède. Par cette onction, le roi des Francs, est désormais investi, d'une mission de guide militaire et religieux, et détient la force morale du droit divin, c’est-à-dire la charge de « diriger les peuples que Dieu lui confie ». Mais cette légitimité aura un coût; celui de la fidélité à l'Église et à celui qui la dirige, le pape Zacharie, qui de Rome, a donné son assentiment au changement de dynastie. Pépin se fera sacrer une deuxième fois, en décembre de la même année, à Mayence pour l'Austrasie, toujours par Boniface.

Appui de Rome et lutte contre les Lombards

Le schisme de Byzance, va pousser la papauté à s'allier avec le roi des Francs. Le nouveau pape Étienne II — successeur de Zacharie mort en 752 — vient lui-même, lui demander son aide militaire contre les Lombards et leur roi Aistulf (ou Astolf) qui menacent Rome. Si le pape Étienne se résout à traverser les Alpes pour solliciter l'aide du roi des Francs — et c'est la première fois qu'un pape entreprend pareil voyage — c'est qu'il n'a pas d'autre choix. Le protecteur habituel de l'Église est l'empereur byzantin qui règne à Constantinople sur l'empire romain d'Orient, mais celui-ci, en mauvaise posture, dit qu'il n'est pas en mesure de secourir le pape. Le 6 janvier 754, au palais de Ponthion, au sud de la Champagne, le roi Pépin vient au-devant du pape Étienne II et avec déférence, prend la bride de son cheval, reproduisant de la sorte le geste d'allégeance de l'empereur Constantin le Grand à l'égard du pape Sylvestre I. Ce fut un acte habile de politique. Étienne II propose à Pépin une alliance par laquelle il confirmerait par un second sacre, fait par lui-même, la grâce divine sur le roi des Francs et sur ses fils. L'accord définitif se fait le 14 avril, à Quierzy-sur-Oise, au nord de Paris, tandis que le pape apporte son appui spirituel à Pépin, ce dernier s'engage à offrir au Saint-Siège un domaine assez grand pour le mettre à l'abri de toute agression. Le 27 juillet 754, dans la basilique de Saint-Denis, le pape Étienne II sacre Pépin et lui confère les titres de roi des Francs et de Patrice des Romains («Patricius Romanorum»). Les fils et héritiers de Pépin : Carloman et Charles, sont aussi sacrés par la même occasion. Leur mère, Berthe, quant à elle, est bénie par le souverain pontife. Le pape, par cet acte, établi un lien entre étroit mais continu, entre l'onction faite aux rois de l'Ancien Testament et celle des rois de la nouvelle dynastie. Ce sacre marque officiellement la fin de la dynastie mérovingienne, et l'avènement des Carolingiens au pouvoir. Carolingiens En confirmant la royauté de Pépin III sur les Francs et en lui conférant lui-même l'onction, le pape a pris aussi ses distances avec l'empereur qui règne à Byzance. Le Saint-Siège s'en remet désormais pour sa sécurité aux souverains francs. C'est le début d'une longue collaboration, bien que souvent orageuse, avec les Carolingiens et leurs lointains héritiers du Saint Empire romain germanique. Une autre conséquence de ce sacre, sera que la légitimité du roi des Francs, désormais de droit divin, ne dépendra plus exclusivement des seigneurs francs, électeurs de leur roi. Pépin se considère désormais d'abord roi par la volonté de Dieu et le principe de cette royauté de droit divin va durer en France sans interruption pendant onze cent ans. Pépin ne peut donc pas repousser la demande du pape. Nouveau "David" et premier roi très chrétien, par la grâce de Dieu; il se voit donc obligé, pour satisfaire le pape Étienne II — en tant que fils aîné de l'Église, prenant la défense de sa "Sainte Mère" — de rompre l'alliance qui le liait aux Lombards. L'envoi d'une délégation auprès des Lombards, le 14 octobre 754, ne suffira pas à calmer leurs revendications; ainsi, en 755, Pépin lance contre eux une première expédition victorieuse. Mais l'année suivante, ils assiègent Rome. Ainsi, de 756 à 758, Pépin devra lancer trois campagnes couronnées de succès, pour finalement parvenir à les repousser hors de l'exarchat de Ravenne. À l'issue de ces expéditions, Pépin le bref va livrer au pape les territoires conquis, soit vingt-deux villes de l'Italie centrale, dont Ravenne, Pérouse et les provinces d'Émilie et de la Pentacole qui viennent s'ajouter à Rome; c'est cet ensemble qui va former le noyau des États pontificaux - voir l'article connexe la donation de Pépin. Néanmoins, après cette victoire, il multipliera les efforts diplomatiques pour tenter de rétablir un semblant de paix entre les Lombards et Rome.

Consolidation du royaume

Durant son règne, Pépin va aussi remettre de l'ordre dans son royaume :
- Avec les grands seigneurs, il étend les rapports vassaliques par des serments de fidélité.
- Il travaille à chasser définitivement les arabes de la septimanie, province du royaume franc, tâche qu'il achèvera en 759, avec la prise de Narbonne.
- Il reprend l'Aquitaine après une longue série de campagnes contre Gaifier, duc d'Aquitaine, de 761 à 768. Il devra continuellement lutter pour asseoir son autorité aux frontières, notamment en Germanie, où depuis l'abdication de Carloman en 747, il était confronté à l'opposition de son demi-frère, Griffon, fils naturel de Charles Martel et qui s'était fait reconnaître duc de Bavière. Vaincu, ce dernier obtint Le Mans en compensation. En 754-755, il lancera également une réforme monétaire, aboutissant à l'adoption du denier d'argent en (755), et à l'instauration de la dîme en 756. L'édit de Ver fut une première tentative d'uniformiser le poids et l'aspect du denier d'argent franc, mais la marque de l'autorité royale ne figura systématiquement sur la monnaie qu'avec Charlemagne à partir de 793.

La mort de Pépin le bref

Il meurt le 14 septembre 768 à Saint-Denis, après avoir partagé le royaume, toujours suivant la vieille coutume franque, entre ses deux fils, Charles (futur Charlemagne) et Carloman. Il fut enterré à l'abbatiale de Saint-Denis, où l'ont rejoint son fils Carloman en 771 et son épouse Berthe en 783.

Chronologie


- 715 : Naissance de Pépin, fils de Charles Martel.
- 741 : Il devient maire du palais de Neustrie à la mort de son père.
- 743 : Pépin, sort Childéric III du monastère où il était enfermé depuis 737, pour le faire monter sur le trône.
- 744 : Il organise le concile de Soissons qui mettra en place une hiérarchie au sein du clergé franc, à la tête de laquelle on trouve Boniface.
- 744 : Il épouse Bertrade de Laon, dite au Grand Pied.
- 747 : Son frère Carloman choisit la vie monastique, et cède la mairie d'Austrasie à son frère cadet.
- 751 : Pépin dépose Childéric III, et se fait élire roi en novembre à Soissons, par acclamations par l'assemblée de grands du royaume, puis de se fait sacrer une première fois par l'évêque de Soissons, puis une deuxième fois, en décembre en Austrasie.
- 754 : Le nouveau pape Étienne II vient lui demander son aide militaire contre les Lombards qui menacent Rome, et le sacre roi à Saint-Denis le 27 juillet. En octobre, Pépin envoie une délégation auprès des Lombards mais sans succès.
- 755 : Pépin lance contre les Lombards une première expédition victorieuse.
  - Édit de Ver instaurant la réforme monétaire.
- 756 : Deuxième campagne contre les Lombards.
  - Adoption du denier en argent.
- 757 : Troisième campagne contre les Lombards.
- 758 : Quatrième campagne contre la Lombards, lors de laquelle il parvint finalement à les repousser hors de l'exarchat de Ravenne.
- 759 : Il chasse définitivement les arabes de la septimanie et reprend Narbonne.
- 761 : Première campagne d'une série de huit contre le duc d'Aquitaine, dernière en 768.
- 768 : mort du roi, Pépin le bref, le 24 septembre à Saint-Denis.

Généalogie

Voir aussi Carolingiens Pépin III dit le Bref est né v. 715 à Jupille et il est mort le 24 septembre 768 à Saint-Denis. ┌─ Pépin dit le Jeune (v.635-† 714), maire du palais d'Austrasie (v.680), maire du palais de Neustrie (687), maire du palais de Bourgogne (687), dux et princeps Francorum. ┌─ Charles dit Martel (v.685-† 741), maire du palais d'Austrasie (719), maire du palais de Neustrie (719), maire du palais de Bourgogne (719). │ └─ Alpaïde de Bruyères (?-?). │ Pépin III dit le Bref │ │ ┌─ X └─ Rotrude de Tréves (?-?). └─ X Pépin III dit le Bref ép. en 744 Bertrade ou Berthe de Laon dite au Grand Pied (cf. Hugobertides) │ ├─Charles Ier dit le Grand ou Charlemagne (747-† 814), roi des Francs (768), roi des Lombards (774), empereur d'Occident (800). principal souverain de la dynastie carolingienne. │ 1) ép. en 770 Désirée de Lombardie (cf. Lombardie) │ 2) ép. en 768 Himiltrude │ 3) ép. en v.771 Hildegarde de Vintzgau (cf. Agilolfing) │ 4) ép. en 783 Fastrade de Franconie │ 5) ép. en v.795 Liutgarde d'Alémanie │ 6) conc. Madelgarde │ 7) conc. en v.808 Gerswinde de Saxe │ 8) conc. en v.800 Régina │ 9) conc. en v.806 Adélaïde │ ├─Carloman Ier (v.751-† 771), roi des Francs (768). │ ép. en 768 Gerberge de Lombardie (cf. Lombardie) │ ├─Gisèle (?-?). (757-810), abbesse de Chelles ├─Pépin (?-?). (759-761) ├─Berthe (?-?). │ ép. Milon d'Angers │ ├─Rothaïde (?-?). └─Adélaïde (?-?).

Bibliographie


- Pierre Riché, Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe, Éditions Hachette Pluriel Référence, 1997. (ISBN 2-012788513)
- Jean-Charles Volkmann, Bien Connaître les généalogies des rois de France, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1996. (ISBN 2-877472086)
- Michel Mourre, Le petit Mourre. Dictionnaire de l'Histoire, Éditions Bordas, 1992. (ISBN 2-03519265)

Sources


- Scriptores rerum Merowingicarum : La Clausula de unctione Pippini regis (l’onction royale de Pépin le Bref) est un récit composé en 767, en fait un colophon — note marginale et anonyme — ajouté à un manuscrit dont l’auteur anonyme fut le témoin oculaire de la cérémonie du sacre de Pépin et de ses fils. Édition : B. Krusch, Hanovre, 1885, p. 465-466, et nouvelle édition : G. Brunel, E. Lalou (dir.), Sources d’histoire médiévale, - milieu du siècle, Paris, 1992, p. 73. (Informations provenant du site des [http://www.clionautes.org/index.php3 Clionautes] :
« Si tu veux savoir, lecteur, à quelle époque ce petit livre a été composé et achevé à la précieuse louange des martyrs sacrés, tu la trouveras en l’année de l’Incarnation du Seigneur 767, au temps du très heureux, très pacifique et catholique Pépin, roi des Francs et patrice des Romains, fils du feu prince Charles de bienheureuse mémoire, en la 16 année de son règne très heureux au nom de Dieu, 5 indiction, et en la 13 année de ses fils, eux-mêmes rois des Francs, Charles et Carloman. Ceux-ci, par les mains du très bienheureux seigneur Étienne, pape de sainte mémoire, furent consacrés rois par le saint chrême, en même temps que leur père susdit le très glorieux seigneur roi Pépin, par la Providence de Dieu et l’intercession des saints apôtres Pierre et Paul.
Car ledit très florissant seigneur Pépin, roi pieux, avait été élevé à la dignité royale trois ans auparavant, par l’autorité et sur ordre du seigneur pape Zacharie de sainte mémoire, par l’onction du saint chrême, reçue des mains des bienheureux prêtres des Gaules, et par le choix de tous les Francs. Par la suite, il fut oint et béni de nouveau comme roi et patrice, avec ses susdits fils Charles et Carloman, au nom de la Sainte Trinité, par les mains du même pape Étienne, en l’église des bienheureux susdits martyrs Denis, Rustique et Eleuthère, dont le vénérable Fulrard est archiprêtre et abbé. Dans cette même église des bienheureux martyrs, en ce même jour, ledit vénérable pontife bénit par la grâce de l’Esprit aux sept formes la très noble, très dévote et très attachée aux saints martyrs Berthe, épouse dudit roi très florissant, revêtue de la robe royale à traîne, et en même temps il confirma de sa bénédiction par la grâce du Saint-Esprit les princes des Francs et il imposa à tous sous peine d’interdit et d’excommunication de ne jamais choisir un roi né d’un autre sang, sinon de celui que la divine piété avait daigné exalter, et qu’elle avait décidé, par l’intercession des saints apôtres, le très bienheureux pontife. C’est pourquoi nous avons inséré ces quelques lignes à la dernière page de ce petit livre, à l’attention de votre charité, afin que dans la suite des temps la tradition commune puisse en transmettre à jamais la connaissance aux lignées futures. ».
L’avènement et le sacre de Pépin le Bref d’après la Clausula de unctione Pippini regis
Pepin France 03 Pepin France 03 Pepin France 03 Pepin France 03 Pepin France 03 Pepin France 03 ja:ピピン3世

Bataille de Bouvines

La bataille de Bouvines eut lieu le dimanche 27 juillet 1214. Elle opposa les troupes royales françaises de Philippe Auguste, renforcées par les milices communales soutenue par Frédéric II de Hohenstaufen, rival d'Othon IV pour la couronne impériale aux troupes coalisées d'Othon IV et les comtes de Flandre, Ferrand - fils cadet du roi de Portugal - et de Boulogne, Renaud de Dammartin et le comte de Frise Guillaume le Velu. Les coalisés étaient principalement financés par l'Angleterre. Pourtant, le roi d'Angleterre Jean sans Terre était absent lors la bataille. Il avait été mis en déroute à La Roche-aux-Moines près d'Angers le 2 juillet 1214 par le prince Louis, fils du roi de France. Les forces en précense lors de la bataille suscitent des controverses, aujourd'hui encore. L'historiographie française classique fait souvent référence à des troupes coalisés trois fois plus nombreuses que celles du roi de France. Philippe Contamine n'est pas de cet avis : "En face, ses adversaires n'avaient pas une supériorité numérique évidente". En revanche, le déroulement de la bataille est mieux documenté. Il est vrai que cette bataille marque un tournant important dans l'histoire militaire avec une véritable bataille frontale et plus seulement des escarmouches, comme c'était le cas jusque là. Ainsi, Philippe Auguste déploya ses forces sur une longueur d'environ trois kilomètres, ce qui est tout à fait considérable pour l'époque. Il avait une aile droite, une aile gauche et un centre. La bataille dure cinq heures et se tient un dimanche, malgré l'interdit religieux de la paix de dieu. Ce sont les coalisés qui avaient choisi d'enfreindre cette loi de la guerre. Le roi et l'empereur combattirent et furent mis en danger d'être tués. Les Français sortent finalement vainqueurs de cette rencontre dont les circonstances préfigurent celles de la bataille de Courtrai de 1302. On estime que les Français ont moins de 1000 tués tandis que les coalisés ont plus de 1000 tués et environ 9000 prisonniers. Selon Jean Favier, Bouvines est "l'une des batailles décisives et symboliques de l'histoire de France" (Dictionnaire de la France médiévale, Paris, Fayard, 1993, p.176). Pour Philippe Contamine, "la bataille de Bouvines eut à la fois d'importantes conséquences et un grand retentissement" (Histoire militaire de la France (tome 1, des origines à 1715), Paris, PUF, 1992, p.83). Othon s'enfuit et perd sa couronne ; L’empire Romain Germanique éclate en morceau. Ferrand de Portugal passa quinze ans en prison au Louvre. Dépossédé de la Normandie, du Maine, de l'Anjou de la Touraine et de la Bretagne depuis 1206, Jean Sans Terre cesse les hostilités contre la France, et regagne l'Angleterre. Pour sauver sa couronne, Jean sans Terre est contraint d'accorder à ses barons la Grande Charte (1215). Du côté français, la dynastie capétienne sort renforcée tandis que les récentes acquisitions de Philippe Auguste sur Jean sans Terre sont consolidées. Contrairement à Jean sans Terre, Philippe Auguste est désormais l'arbitre incontesté au-dessus de ses barons. Le retour de Philippe Auguste à Paris est triomphal ; ces festivités seront exploitées par la monarchie pour en faire, non sans abus, l'une des premières manifestations de l'unité nationale. Après Bouvines, la paix dure en France jusqu'en 1337 ; C'est la "grande paix du XIIIe siècle". Au lendemain de cette bataille Philippe Auguste fonda l'abbaye de la Victoire - qui sera intégrée au domaine de l'évêque de Senlis en 1486.

Bibliographie


- Georges Duby, Le dimanche de Bouvines (avec textes anciens), éditions Gallimard, Collection Folio histoire, 1985.

Liens externes


- [http://alainstreck.chez.tiscali.fr/contexte.htm Site d'Alain Streck] ---- Bouvines

1447

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Événements

Asie & monde indien


- Éclatement de l'empire de Tamerlan (Timour Lenk), l'Inde, la Perse et l'Afghanistan gagnent leur indépendance.

Europe


- 27 juillet : Jacques Coeur, grand argentier du roi Charles VII, est l'instigateur d'une ordonnance décidant, pour la première fois depuis 1370, la frappe de pièces d'argent de bon aloi, à 92% d'argent fin, ce qui créait ce que l'on a appelé le « Gros de Jacques Cœur ».
- Au Palais Pitti, la carte du monde génoise est dressée.
- Début du pontificat de Nicolas V (fin en 1455).
- La maison d'Orléans réclame Milan en héritage.
- Début du règne de Casimir IV (Kazimierz) Jagellon, roi de Pologne (fin en 1492).

Naissances en 1447


-

Décès en 1447


- Mort, à Milan, de Filippo-Maria Visconti, dont Charles d'Orléans était l'héritier légitime.
- Shah Rukh, grand émir timouride et plus jeune fils de Tamerlan. ko:1447년

Charles VII de France

Charles VII de France, dit Charles le Victorieux ou encore Charles le Bien Servi (né le 22 février 1403 - Mehun-sur-Yèvre, 22 juillet 1461). Connu pour avoir ralenti la reconquête de la France et laissé Jeanne d'Arc à son sort, il fut un bon souverain par le suite. Il organisa un interrogatoire avec Isabelle d'Arc dans lequel Jeanne fut totalement écartée de l'hérésie.
- Roi de France de 1422 à 1461

Généalogie

Il n'a pas vingt ans lorsqu'il épouse le 22 avril 1422 dans la Cathédrale Saint-Étienne à Bourges, Marie d'Anjou, qui sera une reine aimante et fidèle, dont on a dit qu'elle n'était pas très belle, les chroniqueurs de l'époque assurant qu'elle avait « un visage à faire peur aux Anglais même ». Ils eurent treize enfants :
- Louis, qui lui succèdera et deviendra Louis XI, (3 juillet 1423 - 30 août 1483) ;
- Jean de France (1425-1425)
- Radegonde de France (1428-1444)
- Catherine de France (1428-1446) épouse Charles de Charolais en 1440 qui sera le futur Charles le Téméraire
- Jacques de France (1432-1437)
- Yolande de France (1434-1478) épouse le futur duc Amédée IX de Savoie en 1452. Quand ce dernier meurt, elle devient régente de Savoie.
- Jeanne de France (1435-1482) En 1452, elle épouse le futur duc Jean II de Bourbon.
- Philippe de France (1436-1436)
- Marguerite de France (1437-1438)
- Jeanne de France (7 septembre 1438 - 26 décembre 1446) ;
- Marie de France (7 septembre 1438 - 14 février 1439) ;
- Madeleine de France, (1443-1486), en 1462, elle épouse Gaston de Foix, prince de Viane ;
- Charles de France (1446-1472).

Biographie

1472 Il est le cinquième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne. Charles était le onzième des douze enfants de Charles VI et Isabeau de Bavière, et troisième à porter ce prénom. Devenu dauphin à la suite de la mort prématurée de ses deux frères aînés, Louis en 1415 et Jean en 1416, Charles devint héritier du trône de France en 1417, recevant alors le duché de Berry. A cette époque - il n'a que 15 ans - on dit de lui qu'il manque de caractère et qu'il a horreur de la violence, ce qui, dans ces temps troublés, est presque une faute. Il semblait donc ne rien avoir des qualités nécessaires pour faire un roi. En outre, la rumeur qui faisait de lui un bâtard, aurait dû l'empêcher d'être reconnu comme roi de France. Sa propre mère, la trouble Isabeau de Bavière, considérait qu'à la mort de son époux Charles VI, le nouveau roi de France devrait être Henri V d'Angleterre ou son héritier, le futur Henri VI, et que Charles, « soi-disant dauphin » devrait « être condamné et banni du royaume ». Devant les menaces qui se précisent envers sa personne, en pleine guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, l’héritier de la couronne doit quitter Paris, aux mains des Bourguignons, le 29 mai 1418 et se réfugier à Bourges avec quelques fidèles et ses conseillers, ce qui lui vaudra au début de son règne le surnom péjoratif de « petit roi de Bourges ». Aux côtés de Bernard VII d'Armagnac, il apparaît comme chef du parti hostile à la politique du duc de Bourgogne. C'est dans cette ville de Bourges qu'il se proclamera régent, en raison de l'incapacité dûe à la santé mentale de son père. En 1420, la reine Isabeau de Bavière fait signer à Charles VI le Traité de Troyes, qui stipule que la couronne de France sera cédée au roi fils du roi d'Angleterre Henri V, à condition qu'il épouse une des filles de Charles VI. La couronne fut refusée au dauphin Charles, sous prétexte de bâtardise, et accordée plutôt à son cousin, encore enfant, Henri VI d'Angleterre. Ce traité légitimait les prétentions du roi d’Angleterre sur le trône de France et visait à terminer la Guerre de Cent Ans qui durait depuis plusieurs décennies. Le futur Charles VII, prenant prétexte de l’incapacité mentale de son père, refusa, bien sûr, les termes de ce traité inique. Alors que l'armée française était désorganisée, les anglais accrurent leur emprise sur la France. Le duc de Bedford mit le siège devant Orléans, et voulait poursuivre jusqu'à Bourges pour s'emparer du roi Charles VII. Celui-ci sentant le danger ira se réfugier en Touraine dans la ville de Chinon. C'est dans ce château que le 25 février 1429, une jeune fille vint le trouver et lui demanda audience. Elle lui dit : « Gentil dauphin, je te dis de la part de Messire Dieu que tu es vray héritier du trône de France ». Cette jeune fille de dix-sept ans lui affirme qu'elle a eu des visions qui lui ont intimé l'ordre de sauver Orléans et de le faire couronner roi. Charles VII la fera examiner par des ecclésiastiques, qui se montrèrent convaincus de sa mission surnaturelle. Cette jeune fille, qui disait venir de Lorraine et s'appeler Jeanne d'Arc, poussa Charles à se déclarer roi et à lever une armée pour libérer la France des Anglais. Après la victoire française à la bataille de Patay, Charles fut couronné roi, Charles VII de France, le 17 juillet 1429, à Reims. À partir de ce moment tout tourne en sa faveur. Il reprend la majorité des territoires du nord contrôlés par les anglais et réussit par le traité d'Arras en 1435 à faire la paix avec le puissant duc de Bourgogne, Philippe le Bon jusqu'alors allié de l'Angleterre. Charles VII reprend Paris aux anglais et finalement toute la France à l'exception du port de Calais. Ses victoires successives mettent fin à la Guerre de Cent Ans. Un facteur important dans le succès ultime de Charles fut le soutien de la famille riche et puissante de sa femme Marie d'Anjou. Malgré l'affection de Charles pour sa femme, sa grande passion fut sa maîtresse Agnès Sorel. Son œuvre ne s'arrête cependant pas là. Tout au long de son règne, il tente de raffermir l'autorité du pouvoir monarchique. Il rétablit une monnaie saine et lève des impôts réguliers ce qui lui permet de mettre en place une véritable armée permanente. Il contribue ainsi à unir la plupart du royaume sous un seul roi, tâche à laquelle ses prédécesseurs échouèrent. Enfin, il établit aussi l'Université de Poitiers en 1432, et sa politique apporta une certaine prospérité économique au royaume. Il intervient dans les affaires de l'Église en promulguant en 1438 la Pragmatique Sanction de Bourges. Il limite l'autorité des grands féodaux et les justices seigneuriales en créant les Parlements régionaux (cours de justice). Charles VII meurt le 22 juillet 1461 suite à une septicémie. Son fils lui succédera sous le nom de Louis XI.

Liens externes :


- [http://www.herodote.net/14030422.htm Naissance du futur roi Charles VII le Bien Servi].

Bibliographie


- Georges Minois, Charles VII : un roi shakespearien. – Paris : Perrin, . 2005. – 850 p.-[8] p. de pl., 24 cm. – ISBN 2-262-02127-9. Charles 07 de France Charles 07 de France Charles 07 de France Charles 07 de France Charles 07 de France ja:シャルル7世 (フランス王)

1370

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Événements

Asie et monde indien


- Le chef mongol Tamerlan (Timour Lenk) commence ses guerres de conquête en Asie.

Europe


- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Le décès de Casimir III de Pologne met fin à la dynastie des Piast.
  - Le jeu de cartes arrive d'Orient en Europe par Florence.
  - Le premier parfum moderne, l'eau de Hongrie, est confectionnée pour la reine Elisabeth de Hongrie.
  - Le roi Louis de Hongrie hérite de la Pologne.
  - Les Chevaliers teutoniques défont les Lituaniens à la bataille de Rudan.
  - Les Génois s'emparent de Chypre.
  - Signature de la Paix de Stralsund entre le Danemark et la Hanse. La puissance de la Hanse est à son apogée et domine la Baltique.

France


- 8 mai : Le cardinal Jean de Dormans, ancien évêque de Beauvais, fonde le Collège dit de Beauvais, dans l'université de Paris.
- 11 août : Charles V prend Limoges.
- 19 septembre : Sac de Limoges par le Prince Noir : massacre de la population.
- 27 septembre : retour du pape Urbain V en Avignon.
- 2 octobre : Bertrand du Guesclin est nommé connétable, au service du roi Charles V.
- 4 décembre : Victoire de Du Guesclin sur les Anglais, à la Bataille de Pontvallin, au cours de laquelle il bat Robert Knoll après que celui-ci eut ravagé l'Île-de-France, l'Ouest et la Bretagne.
- 6 décembre : Bertrand du Guesclin entre dans Saumur pour mettre ses troupes au repos ; il y fait célébrer une cérémonie en l'honneur du vieux maréchal de France Arnoul d'Audrehem, qui a repris du service actif.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Début du pontificat de Grégoire XI (jusqu'en 1378).
  - La construction de la forteresse de la Bastille commence à Paris.

Naissances en 1370


-

Décès en 1370


- Casimir III de Pologne de Pologne. ko:1370년

Nouvelle-Écosse

La Nouvelle-Écosse (anglais, Nova Scotia, nom d'origine latine) est une province du Canada, située sur la côte atlantique du pays. Elle couvre une superficie de 55 500 km2 où y vit une population de quelque 940 000 personnes(Néo-Écossais). Sa capitale est Halifax. La partie continentale de la province est une péninsule entourée de l'océan Atlantique, qui engrêle sa côte de plusieurs baies et estuaires. L'île du Cap-Breton, une grande île au nord-est de la partie continentale, fait aussi partie de la province. Aucun endroit de Nouvelle-Écosse ne se trouve à plus de 50 km de la mer. Les autochtones de la province se nomment les Micmacs. Bien que l'explorateur Jean Cabot l'eût visité en 1497 pour la couronne d'Angleterre, la Nouvelle-Écosse fut colonisée pour la première fois par la France. Samuel de Champlain et De Monts fondirent une colonie sur une île à l'embouchure de la rivière Lacroix en 1604. L'eau potable manqua à cette île pendant l'hiver, et l'année suivante la colonie fut déplacée à Port-Royal près d'Annapolis Royal, en 1605. Au cours des années 1620, le roi Charles Ier d'Angleterre envoya une troupe d'écossais pour y fonder une colonie sous le nom de Nova Scotia. À cet effet, il fonda le baronetage de Nouvelle-Écosse : ceux qui désiraient acquérir le titre nobiliaire de baronnet devaient payer une taxe qui servirait à l'établissement de la colonie, et y recevraient une dotation en terres. Or, lors de la signature d'une paix avec la France, la couronne Anglaise céda le territoire à la France et les colons écossais durent abandonner leur mission, le baronetage de Nouvelle-Écosse y perdit sa spécificité et devient une simple catégorie nobiliaire. La forteresse française de Louisbourg fut construite pour surveiller les approches maritimes en direction du fleuve Saint-Laurent. Louisbourg fut prise par des forces continentales britanno-américaines, puis retournée à la France ; elle retourna aux mains des Britanniques en 1758 avant la Conquête de Québec. La présence des Acadiens, francophones et catholiques, sur le territoire de la future colonie britannique posait un problème à la recolonisation. En 1750, un bon nombre de colons protestants, la plupart des Allemands, furent attirés en Nouvelle-Écosse pour s'établir sur la côte sud. La colonie restait cependant majoritairement acadienne. A partir de 1755, les Britanniques décidèrent d'éparpiller les Acadiens dans les colonies américaines, la France, l'Angleterre, et la Louisiane (où plusieurs s'établirent et contribuèrent à la naissance de la culture acadienne). Après la Déportation des Acadiens, les terres acadiennes furent allouées aux colons américains provenant de la Nouvelle-Angleterre. Environ 8000 de ces «planters» s'établirent dans la colonie entre 1759 et 1774 dont l'arrière-grand-père de Robert Laird Borden. Une nouvelle immigration écossaise vers l'île du Cap-Breton, tard dans le , et au début du , rétablit une présence écossaise. En 1784, la portion continentale du nord-ouest de la colonie fut séparée et devint la colonie du Nouveau-Brunswick. En 1848 la Nouvelle-Écosse devint la première colonie de l'empire britannique à atteindre le «self-government» ou gouvernement responsable, où le gouverneur britannique devait accepter les décisions de l'assemblée législative et des ministres. La Nouvelle-Écosse est devenue, en entrant dans la Confédération canadienne, l'une des quatre provinces fondatrices du Canada, avec le Nouveau-Brunswick, le Québec (Canada-Est), et l'Ontario (Canada-Ouest). Le Bluenose, le voilier qui figure sur la pièce de dix cents canadiens, fut construit à Lunenburg, sur la côte sud. Malgré son nom, il reste très peu de personnes qui parle toujours l'écossais, mais la musique celtique est populaire dans l'île du Cap-Breton. Il y a toujours une présence acadienne dans la municipalité de Clare (partie ouest de la province).

Économie

L'économie de la Nouvelle-Écosse est aujourd'hui une économie mixte, de services et d'industrie.
Le secteur primaire occupe une place importante dans l'économie locale avec notamment les exploitations forestières, agricoles et piscicoles. L'industrie de pâte et papier comprend quatre usines de pâte et papier qui sont situés à Port Hawkesbury, Pictou, Hantsport et Liverpool. Les cultures les plus importantes sont celles de la lait, pomme de terre, et la pomme, tandis que les pêches les plus importantes sont celle du homard et des pétoncles. pétoncle

Subdivisions

La Nouvelle-Écosse est subdivisée en 18 comtés. Voir l'article : Liste des comtés de Nouvelle-Écosse.

Voir aussi


- Canada
- Liste des provinces et territoires canadiens
- Villes du Canada
- Liste des gouverneurs de la Nouvelle-Écosse
- Liste des premiers ministres de la Nouvelle-Écosse
- Histoire de la Nouvelle-Écosse Article détaillé
- Liste de villes de la Nouvelle-Écosse
- Île de Sable

Liens externes


- [http://www.gov.ns.ca/ Site officiel Gouvernement de la Nouvelle-Écosse ]
- [http://www.novascotia.com Site officiel touristique de la Nouvelle-Écosse ] Catégorie:Nouvelle-Écosse ja:ノバスコシア州 ko:노바스코샤 주 simple:Nova Scotia zh-min-nan:Nova Scotia


Acadie

Catégorie:Colonisation française Catégorie:CanadaCatégorie:Histoire du CanadaCatégorie:Francophonie Catégorie:Nouvelle-Écosse Catégorie:Nouveau-Brunswick Catégorie:Nouveau-Brunswick L'Acadie est le nom d'une des anciennes colonies de la Nouvelle-France. Le territoire est définitivement cédé à l'Angleterre lors de la signature du traité d'Utrecht en 1713. Ajourd'hui, le territoire correspondrait à celui occupé par les trois provinces maritimes du Canada (Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick et Île-du-Prince-Édouard) ainsi qu'à une partie du Québec (sud de la péninsule gaspésienne) et des États-Unis. L'origine du nom Acadie est incertaine. Le terme aurait été utilisé pour la première fois en 1524 par l'explorateur au service de la France Giovanni da Verrazano. Une autre hypothèse veut que le nom Acadie provienne du micmac algatig et désigne un lieu de campement ou encore qu'il provienne du mot quoddy signifiant endroit fertile dans la langue des Malécites.

Histoire

Article principal : Histoire de l'Acadie La Nouvelle-Écosse fut colonisée pour la première fois par les Français conduits par un gentilhomme huguenot Pierre du Gua de Monts, accompagné de Samuel de Champlain. Ils établirent leur capitale à Port-Royal à l'embouchure de la rivière La Have en 1605, mais la colonie se déplaça à Annapolis Royal en 1610. Au cours des années 1620, le roi Charles I d'Angleterre envoya un groupe d'Écossais pour y fonder une colonie sous le nom de Nova Scotia. Les premiers colons européens du territoire, connus plus tard comme Acadiens, étaient les sujets français de la colonie de la Nouvelle-France principalement des régions de Pleumartin et de Poitiers. Les Français prirent le contôle du territoire des Mi'kmaqs et en 1654, le roi Louis XIV désigna Nicholas Denys comme gouverneur d'Acadie, en lui accordant des terres et les droits sur tous ses minerais. Le territoire est conquis par des colons anglais au cours de la Guerre de l'alliance grande en 1698 mais revient à la France au règlement de paix. Il est de nouveau repris au cours de la Guerre de Succession d'Espagne et sa conquête confirmée par le Traité d'Utrecht en 1713. Après cette défaite, la France construisit la forteresse de Louisbourg sur l'île Royale (aujourd'hui l'île du Cap-Breton), en prévision d'une nouvelle guerre possible ; elle commandait les approches maritimes vers le Québec. Or, lors de la signature de la paix avec la France, les Anglais cédèrent le territoire à la France et les Écossais durent abandonner leur mission avant que la colonie ne pût s'établir. La forteresse française de Louisbourg fut prise par des forces continentales britannico-américaines, puis retournée à la France ; elle retomba dans les mains des Britanniques après la Conquête de Québec. Les Anglais ont craint que les Acadiens passés sous souveraineté britannique, auxquels ils avaient interdit d'émigrer vers les territoires restés français, puissent leur être déloyaux en temps de guerre. Ils exigèrent d'eux un serment de fidélité, puis un serment de participation au conflit contre les Français, et multiplièrent les vexations. Finalement, le gouverneur anglais Monkton fit détruire 6 000 maisons acadiennes en 1755, expulsant les habitants sans ménagement : Ce fut la Déportation des Acadiens, connue sous le nom de grand dérangement. Certains Acadiens sont déportés vers les colonies anglaises de la côte Est de l'Amérique. D'autres sont emprisonnés en Angleterre. Les familles sont souvent séparées. Beaucoup meurent d'épidémie ou de privations pendant l'exode. Ce n'est qu'après le traité de Paris (1763) que des Acadiens purent partir vers la colonie française de Louisiane (où ils devinrent les fondateurs de la culture cajun) et d'autres se réfugier en France, notamment à Belle-Île-en-Mer. Après 1764, on a accordé aux Acadiens la permission de revenir s'installer en Nouvelle-Écosse ; cependant, ils leur était interdit de s'installer en grand nombre dans un même endroit. Par ailleurs, initialement agriculteurs, ils se sont retrouvés, faute de terres, forcés à se convertir à la pêche. Les Acadiens se sont donc principalement répartis le long de la côte nord de la partie continentale de la Nouvelle-Écosse (aujourd'hui le Nouveau-Brunswick). C'est là, dans la péninsule acadienne que bat aujourd'hui le coeur de l'Acadie de Grande-Anse au nord-ouest à Cap-Pelé au sud-est. D'autres Acadiens ont cherché refuge en France, particulièrement à Nantes. Les îles françaises de Saint-Pierre-et-Miquelon près de Terre-Neuve sont devenues un refuge pour beaucoup de familles acadiennes jusqu'à ce qu'elles aient été expulsées de nouveau par les Britanniques en 1778 et 1793. Il y a également des gens d'ascendance acadienne dans le Maine et au Québec, notamment dans la région de Montréal, en Montérégie et aux îles de la Madeleine, dans l'estuaire du Saint-Laurent. Le 15 août 2004 se concluait le troisième Congrès mondial acadien, au moment de la fête de l'Assomption, et en l'occasion du 400e anniversaire de la fondation de l'Acadie.

Culture

Langues

On distingue le français acadien du chiac, parlé notamment à Moncton, où se mêlent des mots et des tournures anglaises.

Littérature acadienne


- Herménégilde Chiasson, auteure de huit livres. Il a reçu à deux reprises le prix France-Acadie.
- Clive Doucet
- Gérald Leblanc, célebre auteur et poète acadien, né en 1947 à Bouctouche au Nouveau-Brunswick (Canada), mort en 2005 à Moncton.
- Antonine Maillet, auteure de plus d'une trentaine de romans, contes et pièces de théâtre, lauréate du prix Goncourt 1979 pour son célèbre roman "Pélagie-la-Charrette".
- Caroline Saint-Louis, « Il était une première fois en Acadie », Tracadie-Sheila (N.-B.) : La Grande marée, impression 2004 ISBN 2-921722607

Chanteurs et groupes acadiens


- Angèle Arsenault
- André Aucoin
- Lina Boudreau
- Jean-François Breau
- Edith Butler
- Cayouche
- Etienne Deschênes
- Calixte Duguay
- Carolyne Jomphe
- Donat Lacroix
- Michèle Losier
- Wilfred Le Bouthillier
- Natasha St-Pier
- Denis Richard
- Pierre Robichaud
- Isabelle Roy
- Michel Thériault
- Marie-Jo Thério
- Roch Voisine
- 1755
- Beausoleil Broussard
- Barachois
- La Bottine Souriante
- Le Grand Dérangement
- Les Méchants Maquereaux
- Suroit

Drapeau et fête nationale

Le drapeau tricolore bleu-blanc-rouge, proposé par le curé Marcel-François Richard, fut choisi le 15 août 1884 en souvenir des origines françaises du peuple acadien et en hommage à ses pères fondateurs. Une étoile dorée ou "stella maris", l'étoile de mer, fut ajoutée à sa partie bleue. Cette étoile de couleur papale guide le peuple comme les marins et en rappelle sa foi catholique romaine. Elle est aussi le symbole de la Vierge, Notre-Dame de l'Assomption, patronne et protectrice de l'Acadie. La fête nationale des Acadiens est d'ailleurs célébrée le 15 août, fête catholique de l'Assomption. L'hymne national est l'"Ave Maris Stella".

Liens externes


- [http://www.cyberacadie.com/acadhist.htm CyberAcadie ] — Site Web sur l'histoire des Acadiens
- [http://www.cyberacadie.com/acadie_origine_du_nom.htm L'origine du mot Acadie]
- [http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/clefs/circuits/GE_P2_2_FR.html La renaissance acadienne] — Essai historique illustré, clip vidéo
- [http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/clefs/circuits/VQ_P4_3_FR.html Porte-étendards de l'identité acadienne] — Essai historique illustré, clip vidéo
- [http://www.snacadie.org/ Société Nationale de l'Acadie] — Fédération dont le mandat consiste à la défense des droits et intérêts du peuple acadien du Canada atlantique. Pour ce faire, elle mène des actions sur les scènes canadiennes et internationales.
- [http://www.acadieurbaine.net/ AcadieUrbaine.net] — Le site AcadieUrBaine.net est un centre virtuel qui sert de lieu d'expressions et de découvertes pour les Acadiens et leurs amis, peu importe où ils se trouvent, de Moncton à Toronto ou d'la Baie Ste-Marie à Tokyo.
- [http://www.acadie.net/liens/liens_tous.cfm Acadie.net]
- [http://www.capacadie.com/ CapAcadie] ja:アカディア

Amérique du Nord

L'Amérique du Nord est un continent ou la partie l'hémisphère nord de l'Amérique, selon le point de vue. Elle se positionne à l'est de l'océan Pacifique, à l'ouest de l'océan Atlantique, au sud de l'océan Arctique et au nord de l'Amérique du Sud. Amérique du Sud Amérique du Sud Sur la partie continentale se trouvent trois grands pays de par leur superficie et leur population :
- le Canada,
  - de grandes îles se trouvent au large des côtes du continent et appartiennent au Canada : l'île de Vancouver et les îles de la Reine-Charlotte à l'ouest, l'île du Prince-Édouard , Terre-Neuve et l'île du Cap-Breton à l'est, et l'île d'Ellesmere, l'île de Baffin, et l'île de Victoria au nord ;
- les États-Unis,
  - y compris les îles Aléoutiennes et l'Alaska ;
- le Mexique. A l'extrême sud du continent se trouve l'Amérique centrale qui regroupe les pays suivants :
- le Belize ;
- le Guatemala ;
- le Honduras ;
- le Salvador ;
- le Nicaragua ;
- le