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| 28 Juin |
28 juin
Le 28 juin est le 179 jour de l'année (180 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1243 : Innocent IV devient pape.
- 1389 : La Serbie est vaincue par les Ottomans lors de la bataille de Kosovo Polje et perd son indépendance. Cet événement eut lieu en réalité le 15 juin, jour de la Saint-Guy ou "Vidovan". Mais il est commémoré par les Serbes le 15 juin julien qui tombe, aux et s, le 28 juin du calendrier grégorien.
- 1519 : Charles V est élu empereur du Saint Empire romain germanique.
- 1635 : La Guadeloupe devient une colonie française.
- 1837 : La reine Victoria du Royaume-Uni est couronnée.
- 1914 : François-Ferdinand de Habsbourg, archiduc d'Autriche, et sa femme Sophia sont assassinés par un nationaliste serbe, casus belli de la Première Guerre mondiale.
- 1919 : Signature du Traité de Versailles.
- 1928 : réception officielle d'Émile Mâle (1862-1954) à l'Académie française.
- 1940 : Le gouvernement britannique reconnaît officiellement le général de Gaulle comme "chef des Français libres".
- 1967 : Israël annexe Jérusalem-Est.
- 1969 : Emeutes de Stonewall.
- 2005 :
- La France obtient officiellement la création du réacteur ITER sur le site de Cadarache.
- Au Canada le mariage homosexuel est légalisé.
- Publication du logiciel libre Nvu en version 1.0.
Naissances
- 1476 : Paul IV (Gian Pietro Carafa), 223e pape de l'Église catholique. († 18 août 1559).
- 1491 : Henry VIII († 1547), roi d'Angleterre.
- 1577 : Peter Paul Rubens († 1640), peintre.
- 1712 : Jean-Jacques Rousseau († 1778), philosophe.
- 1807 : Gustav Heinrich Emil Ohlert, zoologiste allemand († 1871).
- 1867 : Luigi Pirandello († 1936), dramaturge, Prix Nobel de littérature 1934.
- 1875 : Henri Léon Lebesgue, mathématicien français.
- 1906 : Maria Goeppert-Mayer († 1972), physicien, Prix Nobel de physique 1963.
- 1907 :
- Paul-Émile Victor, († 1995), explorateur français.
- Maurice Novarina, († 2002), architecte français.
- 1922 : Mauro Bolognini, réalisateur italien.
- 1926 : Mel Brooks, cinéaste, états-unien.
- 1934 : Georges Wolinski, dessinateur, français.
- 1952 : Pietro Mennea, athlète, italien.
- 1971 : Fabien Barthez, footballeur, français.
Décès
- 572 : Alboïn, roi et fondateur du royaume lombard de Pavie est assassiné à Vérone durant sa sieste.
- 767 : Pape Paul Ier
- 1570 : Cardinal Francesco Pisani, évêque d'Ostie, Italie.
- 1598 : Abraham Ortelius, cartographe
- 1794 : René Madec, marin et aventurier breton, nabab du Grand Mogol (° 1736)
- 1810 : Joseph-Michel Montgolfier, inventeur français
- 1836 : James Madison, président des États-Unis
- 1914 : François-Ferdinand d'Autriche, héritier de la « double monarchie », assassiné à Sarajevo (° 1863)
- 1980 : Jose Iturbi, pianiste et chef d'orchestre espagnol (° 28 novembre 1895).
- 1981 : Terry Fox, activiste canadien du cancer
- 1992 : Mikhaïl Tal, joueur d'échecs russe (° 1936)
- 2000 : Sid Ahmed Rezala, « serial-killer »
- 2001 : Jack Lemmon, acteur américain
- 2002 : François Périer, comédien français
- 2004 : Marcel Jullian, homme de télévision français.
- 2004 : Georges de Caunes, homme de télévision et journaliste français.
Catégorie:Jour de l'année
ja:6月28日
ko:6월 28일
ms:28 Jun
simple:June 28
th:28 มิถุนายน
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
Année bissextileCatégorie:Calendrier
Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».
Règle actuelle
Depuis l'instauration du calendrier grégorien :
# Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres.
# Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
# Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles.
Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3.
Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle.
La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.
Histoire des années bissextiles
Les mois intercalaires de l'année de Numa
L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.
Le jour intercalaire de Jules
En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis).
Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait).
Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ».
C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.
29 février
Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.
30 février
En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans.
Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février.
als:Schaltjahr
ja:閏年
ko:윤년
simple:Leap year
th:ปีอธิกสุรทิน
1243Catégorie:1243
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Cette page concerne l'année 1243 du calendrier julien.
Événements
Asie
- Début du règne de Jayavarman VIII, roi du Cambodge (jusqu'en 1295).
- Violentes réactions anti-bouddhistes au Cambodge.
Proche-Orient
- 25 juin : Victoire de Baidju à Köse Dagh (Kensé Dagh ou Kösedag, province d’Erzindjan). Les Mongols soumettent les seldjoukides de Rûm.
- Le roi Hethoum de Petite Arménie et le roi Lulu de Mossoul se placent sous protectorat mongol.
- Début du règne de Conrad IV, fils de Frédéric II, roi de Jérusalem (fin en 1254).
- Le représentant de Frédéric II, le maréchal Ricardo Filangieri est expulsé de Tyr par les Ibelin.
- Les barons refusent de rendre hommage au représentant de Conrad IV, fils de Frédéric II et confient la régence de Jérusalem à la reine douairière de Chypre, puis à son fils Henri Ier. Cette régence est aussi théorique que la royauté de Conrad et le pouvoir appartient de fait aux bailes de la famille des Ibelin (Balian, puis son frère Jean), qui domine la Haute Cour et tiennent les principaux fiefs sur le continent et à Chypre. Tyr, repris aux impériaux, a été donné à l’un de leurs parents, Philippe de Montfort ; les Ibelin possèdent encore les seigneuries de Beyrouth, Césarée, Arsouf et Jaffa. Le reste du territoire appartient aux ordres militaires, tandis qu’à Antioche et surtout à Acre, les autorités communales sont toute puissantes. L’Etat croisé n’existe plus, et les rivalités entre les différents établissements accroissent leur impuissance. L’aide des croisés occidentaux est indispensable à leur défense.
Europe
- Jacques Ier le Conquérant conquiert le royaume de Murcie.
- Janvier : La paix de Lorris est signée par le roi de France et Raymond VII, comte de Toulouse. Elle confirme globalement le traité de Paris de 1229 qui prépare l'annexion du comté de Toulouse au domaine royal.
- Mai : Siège de Montségur.
- Début du pontificat d'Innocent IV (jusqu'en 1254).
- Les Dominicains sont définitivement chargés de l'Inquisition.
- Szczecin (Stettin en all.) obtient les franchises communales.
- Boleslas V le Pudique devient le duc de Cracovie.
- Le Mongol Batu Khan fonde Saray, capitale de la Horde d'Or.
- Le prince de Vladimir Iaroslav reçoit de la Horde d'Or l’investiture de grand-prince de Vladimir.
Art & culture
- Jean Bonaventure entre chez les franciscains.
Economie & société
- Au Tibet, des morceaux de sel aux armes de l'empereur sont utilisés comme monnaie.
- Jacques de Molay, 22e Grand Maître de l'Ordre des Templiers, en Franche-Comté.
- Sainte Hedwige de Silésie
ko:1243년
PapeOn appelle pape un certain nombre de chefs d'Églises chrétiennes. Parmi celles-ci :
- l'Église catholique romaine dont le pape est l'évêque de Rome, chef spirituel des catholiques dits romains et chef temporel de l'État du Vatican. Le pape catholique actuel est Benoît XVI, élu à l'âge de 78 ans le 19 avril 2005.
- l'Église copte dont le pape actuel est Shenouda III ; elle affirme que sa lignée remonte à Marc l'évangéliste.
- l'Église arménienne, dont le pape porte aussi le titre de catholicos. L'actuel (2004) pape se nomme Garéguine II.
__TOC__
Pour les catholiques, la lignée des papes remonte à l'apôtre Pierre qui aurait été le premier évêque de Rome, jusqu'à sa mort en 64 ou 67. Selon l'évangile, le rôle de dirigeant de l'Église a été énoncé par le Christ : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église... je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt 16,18-19), et par les paroles:"Pais mes agneaux...Pais mes brebis...Pais mes brebis" selon l'évangile de st Jean (cf. Jn 21,15.16.17).
Origine du mot
Le mot pape (en grec πάππας, pappas) n’a rien d’un titre officiel, c’est une appellation d’affection respectueuse, celle que l’enfant donne à son père (« papa »). La première attestation de ce mot pour désigner un chef religieux de premier plan remonte à 306 à Alexandrie : la population chrétienne de cette ville le décerna comme titre à son évêque Pierre d'Alexandrie. Il n’est pas impossible que cette simple appellation familière soit devenue par la suite traditionnelle à propos du titulaire du siège d’Alexandrie.
A l'origine le titre "Pape" était attribué à tous les évêques, comme une marque d'affection. En Occident, il fut progressivement réservé à l'évêque de Rome, vers le IV e siècle.
Aujourd’hui encore, les Grecs appellent pappas les simples prêtres de l’Église orthodoxe (ce mot grec est à l'origine du mot russe pop utilisé péjorativement pour désigner les prêtres orthodoxes, qui est lui-même à l'origine du mot français « pope »).
L’application du même titre à l'évêque du siège de Rome s’est faite parallèlement ou par imitation de ce qui prévalait à Alexandrie, suite au concile de Constantinople de 325.
- Selon les propos d'une dame russe recueillis par Xavier Ternisien et transcrits dans son article publié dans le Monde du 26 Mai 2001 [http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=706918]
Origine de la fonction du pape romain
Le prestige éminent que l'évêque de Rome a tenu dans l'Eglise catholique depuis la plus haute antiquité (voir par exemple l'épître de saint Clément romain de la fin du Ier siècle) tient avant tout à la présence des tombeaux des coryphées des apôtres, Pierre et Paul, l'un au Vatican, près de l'ancien cirque de Néron, et l'autre sur la voie d'Ostie, aux portes de Rome.
Cette Eglise a toujours affirmé une fondation apostolique, que dans l'Eglise ancienne on ne contestait pas, ni en Occident ni en Orient. D'où son autorité magistérielle, que d'autre part les titulaires du siège de Rome ont toujours affirmée tranquillement.
Il ne faut pas oublier qu'en quittant Rome l'empereur Constantin a remis, de fait, à l'évêque de Rome non seulement le palais du Latran, mais encore les insignes de la dignité impériale: le manteau rouge qu'on voit encore aujourd'hui sur les épaules du pape, et qui procède donc, en droite ligne, de Jules César. (A ne pas confondre avec la Donation de Constantin, qui est une légende).
L'origine de la fonction papale est avant tout d'ordre spirituel, ou mystique, bien avant d'être politique (elle ne l'est que secondairement). C'est la fonction pétrinienne de pasteur universel...celle-là même que revendique aujourd'hui Benoît XVI devant tous les écrans de télévision du monde, et qu'on lui reconnaît en fait, quoique en le critiquant.
Dans l'Eglise catholique, si le pape a une quelconque autorité c'est uniquement parce qu'il est l'Evêque de Rome. De là découle qu'il est successeur de saint Pierre, et donc Vicaire de Jésus-Christ, et donc chef visible (à la place du Christ invisible) de l'Eglise universelle.
La seule titulature officielle du pape, dans l'antiquité, c'était le mot "Evêque",(sous-entendu: de la Ville). Aujourd'hui encore, dans ses bulles les plus solennelles, le pape signe de ce seul titre d'"Evêque", accompagné de la formule grégorienne: "Ego, N., episcopus, servus servorum Dei".
Du point de vue de l’administration civile, l’Empire romain était divisé en provinces, chacune étant dirigée à partir de sa métropole (littéralement « ville-mère », en grec). Du point de vue de l'administration des églises, cette désignation ne s'appliquait qu'à Antioche,Alexandrie, Nicomédie puis Constantinople qui la remplace. À la fin du ou au tout début du , l’évêque de chaque métropole, ou métropolite, a pris de l’ascendant sur les autres évêques de la province.
En 325, le Concile de Nicée entérine cet état de fait : nul évêque ne peut ordonner un prêtre ou un autre évêque sans l’accord de son métropolite. Le même concile affirme aussi, pour trancher le conflit mélitien et en se référant, dit-il, à un usage déjà constitué, que trois métropolites ont des compétences qui dépassent le cadre de leur province, ceux d’Alexandrie, de Rome et d’Antioche. La circonscription qui dépend d’Alexandrie regroupe toutes les provinces d’Égypte et de Libye. Bien que le concile ne précise pas quelles sont les limites des deux autres, on peut supposer qu’Antioche avait la responsabilité de la Syrie, de la Palestine et des provinces limitrophes, et que Rome dominait l’Italie, (avec, peut-être, une certaine influence en Gaule et en Afrique, comme en avait témoigné le Concile d’Arles en 314).
Pendant le , le siège de Rome resta un peu à l’écart des principaux débats théologiques, pour des raisons linguistiques et géographiques : les principaux conciles eurent lieu en Orient et en grec ; le pape n’y envoya souvent que de simples prêtres ou des évêques mineurs pour le représenter et ceux-ci ne prenaient pas part aux votes. Malgré cette faible implication et l’absence d’autorité sur la chrétienté orientale, Rome réclamait un certain prestige, équivalent à celui des métropoles orientales. Sa faible implication conduisit à lui demander à plusieurs reprises son arbitrage, lors de la crise arienne, puis à propos des discussions sur la nature du Christ (ce qui ne veut pas dire que ses avis aient été écoutés). Elle servit surtout de soutien, dans les querelles doctrinales, au siège d’Alexandrie et Théodose, à son avènement, proclama pour loi religieuse de tout l’empire, « la foi de l’évêque de Rome et de l’évêque d’Alexandrie ».
Les conciles de Constantinople (381) et de Chalcédoine (451) accordèrent le même statut de « super métropolite » (ce qui devait devenir la dignité de patriarche) aux sièges de Jérusalem et de Constantinople. Le premier échappait au pouvoir d’Antioche, arien, et devenait autonome, le second obtint un rang égal à celui de Rome, celui-ci ne gardant qu’une « primauté d’honneur ». Ce système était calqué sur l’administration civile : Constantinople était la capitale de l'empire d'Orient, Rome se voulait son égale en Occident, insistant spécifiquement sur une première place symbolique, tandis qu'Alexandrie demeurait une capitale économique incontournable. Au même moment, le siège d’Antioche voyait sa circonscription rognée par ses deux voisines (Constantinople et Jérusalem).
Au cours des siècles suivants ( - ), le siège de Rome prit de plus en plus d’autonomie et d’influence en Occident. Plusieurs facteurs ont favorisé cette évolution :
- Le prestige de Rome, ancienne capitale de l’Empire, et qui le resta dans les esprits longtemps après la chute de l’Empire d’Occident. C’est en ce sens que Michel Butor a pu parler au du Pape comme le « fantôme des empereurs hantant leur ville éternelle ». À ce prestige s’ajoutait celui conféré par le titre de « successeur de saint Pierre » (qu’il fût ou non justifié).
- L’éloignement de la puissance civile et militaire : les empereurs s'installèrent d’abord à Ravenne, puis il ne resta plus que l’empereur installé à Constantinople.
- L’absence d’autre chef religieux de premier plan en Occident. Tous les patriarches sont en Orient et le seul siège de métropolite qui eût quelque importance, celui de Carthage, fut longtemps entre les mains des Vandales ariens, puis perdit sa puissance.
- La politique active menée par des papes de forte personnalité (en particulier Léon).
- Mais surtout, il faut le rappeler, le prestige éminent de la Ville de Rome en tant que lieu de sépulture des apôtres Pierre et Paul, les fondateurs de l'Eglise selon le mot de saint Irénée. Rome était, et reste encore, un lieu de pélerinage très fréquenté (même par des non-catholiques) sur la tombe des apôtres: "Ad limina apostolorum".
Fonction politique (catholiques romains)
Le pape est le souverain des États pontificaux, actuellement l'État de la Cité du Vatican. Il est aussi le chef de l'Église catholique romaine.
Son mode de désignation est électif sur le mode oligarchique par le collège de ses électeurs, les cardinaux de la Sainte Eglise romaine, réunis en conclave (lieu fermé). Les cardinaux ont eux-mêmes été "créés" par les papes, et sont électeurs jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 80 ans. Le pape est élu à vie. Un pape bien connu, Célestin V a démissionné pour aller vivre dans un monastère — il y fut peut-être incité par son successeur, Boniface VIII.
Il est par ailleurs bien connu qu'un autre pape a démissionné: Grégoire XII en 1415 au sein du Concile de Constance, dans le but louable de mettre fin au grand schisme.Il l'a fait non pas en personne, mais par la voix d'un procurateur, le 4 juillet 1415. Son successeur fut Martin V élu plus de deux ans après, le 11 novembre 1417.
Le règne d'un pape se nomme pontificat. L'origine de ce mot tient à l'un des titres des papes : souverain pontife. La filiation de cette expression doit se trouver dans le titre du principal prêtre dans la Rome antique pontifex maximus, porté jusqu'au par l'empereur de Byzance.
C'est seulement à partir du XI e siècle que l'élection du pape fut réservée aux cardinaux romains, (décret de Nicolas II en date du 13 avril 1059). Antérieurement, pendant le premier millénaire, l'élection du pontife romain revenait canoniquement à l'Eglise de Rome, clercs et laïcs confondus. Mais bien souvent le pouvoir politique interférait et se prévalait de ce droit.
Évolution du rôle du pape
Jusqu'en 800
L'histoire de la papauté est inséparable de l'évolution doctrinale de la christologie et de la baisse de puissance des empereurs romains d'Orient.
- La querelle du Filioque
- La Donation de Constantin
(Source : Le monde de la Bible, Bayard, numéro hors-série : « Aux origines de la papauté moderne »)
La réforme grégorienne
- 1054 : le Grand Schisme d'Orient
- 1059 : le décret de Nicolas II, renouvelé en 1060
- 1076 : le dictatus papæ
La lutte du sacerdoce et de l'Empire
(à suivre)
(à suivre)
- enyclique Pastor Æternus (à suivre)
(à suivre)
Quelques dates
en travail sur : Discuter:Pape/Dates
Titres pontificaux
- Évêque de Rome ;
- Vicaire de Jésus-Christ ;
- Successeur du Prince des Apôtres ;
- Chef suprême de l'Église Catholique Romaine ;
- Souverain Pontife de l'Église universelle
- Patriarche d'Occident ;
- Primat d'Italie ;
- Archevêque métropolite de la Province romaine ;
- Souverain de l'État de la Cité du Vatican ;
- Souverain de l'Ordre de Malte;
- Serviteur des serviteurs de Dieu.
En droit canonique, le pape est désigné sous l'appellation de « Pontife romain » (Pontifex Romanus).
La signature papale prend la forme « NN. PP. x » (ainsi, le pape Paul VI signait « Paulus PP. VI »), et son nom est fréquemment accompagné dans les inscriptions par les abréviations « Pont. Max » ou « P.M. » — abréviation de l'ancien titre hérité de l'Antiquité latine Pontifex Maximus, littéralement « le grand faiseur de ponts ». Le Pontifex Maximus ou Grand Pontife était le plus haut prêtre de Rome. Concernant le pape, ce titre est habituellement traduit en français par « Souverain Pontife ».
Les bulles papales sont signées « NN. Episcopus Ecclesia Catholicæ » (« NN. Évêque de l'Église catholique »), alors qu'elles débutent par l'appellation « NN. Episcopus Servus Servorum Dei » (« NN. Évêque serviteur des serviteurs de Dieu »), ce dernier titre datant du pape Grégoire I le Grand.
D'autres circonstances officielles voient l'usage de titres tels que Summus Pontifex, Sanctissimus Pater (Très Saint Père), Beatissimus Pater, Sanctissimus Dominus Noster (Notre Très Saint Père), et à l'époque médiévale Dominus Apostolicus (Seigneur Apostolique).
Insignes pontificaux
Dans l'Église catholique romaine, un certain nombre d'insignes sont réservés au pape :
- la tiare : coiffure non liturgique, à triple couronne (pouvoir terrestre sur les États pontificaux, pouvoir spirituel sur les âmes, pouvoir moral sur les princes). Elle n'est plus portée depuis Paul VI
- l'anneau du Pêcheur, symbolisant saint Pierre, utilisé pour sceller les brefs et les encycliques, personnel à chaque pape (le cardinal camerlingue le brise solennellement après la mort du pape en titre)
- les clefs de Saint Pierre : elles figurent sur les armes pontificales
- la soutane blanche : depuis Pie V, en hommage à son origine dominicaine
- la sedia gestatoria : chaise à porteurs, qui n'est plus utilisée depuis la mort de Jean-Paul I, et que Jean-Paul II a remplacée par la papamobile.
- le flabellum : éventail à long manche, en plumes d'autruches, supprimé par Paul VI
- le gonfalon : étendard des armées pontificales
Dans le domaine liturgique, seul le pape a le droit de célébrer sur l'autel pontifical des basiliques majeures, la basilique Saint-Pierre, Saint-Jean du Latran, Saint-Paul hors les murs, et Sainte-Marie majeure.
Jusqu'à Paul VI, le pape possédait des ustensiles particuliers :
- la nappe Incarnatus est : nappe constituée de 13 morceaux de toile damassée et frangée d'or. Repliée au début de la messe, elle est dépliée après l’« Incarnatus est » du symbole de Nicée-Constantinople
- le chalumeau en or utilisé pour boire au calice
Voir aussi
Listes de papes
- Liste des papes
- Liste détaillée des papes
- Liste des primats de l'Église copte orthodoxe
- Liste des primats de l'Église apostolique arménienne
Autres liens internes
- Liste des dix règnes pontificaux les plus longs
- Liste des dix règnes pontificaux les plus courts
- Vatican
- Gouvernement de l'Église catholique romaine
- Papauté d'Avignon
- Nom de règne des papes
- Antipape
- Pape africain
- Pape (tarot)
Liens externes
- Une [http://www.france-spiritualites.com/PChronologiedespapes1.htm liste des papes], qui indique en face de la liste officielle des papes reconnus par le Vatican, les antipapes et les papes de Pise et de Constance
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne], nombreux écrits de papes
-
Catégorie:Chef religieux
Catégorie:Institution de l'Église catholique
als:Papst
ja:ローマ教皇
ko:교황
ms:Paus (Katholik)
simple:Pope
th:พระสันตะปาปา
Serbie
la
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La Serbie est une République des Balkans dans le sud-est de l'Europe, qui est unie au Monténégro dans la Communauté d'États de Serbie-et-Monténégro depuis l'indépendance de la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et la Macédoine, puis la disparition de la "République Fédérale de Yougoslavie" le 4 février 2003.
Le président de la République est Boris Tadić.
L'actuel Premier ministre est Vojislav Koštunica.
Histoire
Arrivés dans les Balkans au début du en provenance de diverses régions de l'actuelle Russie, les Serbes, les Croates, les Slovènes et les Bulgares (ou Volgares) se partagèrent les restes des Empires romains d'Orient et d'Occident : les provinces d'Illyrie (Dalmatie, Mésie, Taulantie) et de Thrace. Les Slaves poursuivirent leur marche vers le Sud et on en trouvait au sud de la Grèce au . Les toponymes balkaniques traduisent cette invasion générale des Balkans par les Slaves, puisqu'on les trouve aussi en Roumanie, en Albanie et en Grèce.
Lien externe
- http://www.serbia-tourism.org
Catégorie:Serbie
als:Serbien
ja:セルビア
ko:세르비아
simple:Serbia
Ottoman
L'Empire ottoman (Osmanlı İmparatorluğu en turc), l'un des nombreux États fondés par les Turcs, exista entre 1299 et 1922 (soit 633 ans). Fondé par une tribu turque oghouze en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faite de sa puissance sur toute l'Anatolie, les Balkans, le pourtour de la Mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule arabique et l'Afrique du Nord, à l'exception du Maroc.
Histoire
Maroc
L'Empire ottoman a été fondé par une famille issue des Kayı, l'une des 22 ou 24 tribus turques oghouzes qui avaient conquis l'Anatolie au . Sous le règne d'Osman Ier (qui donnera Othman, puis Ottoman en français, ainsi que le nom turc Osmanlı donné à sa dynastie), pendant que l'Empire seldjoukide se décompose, cette tribu va commencer son extension.
En 1299, Osman Ier conquit la ville byzantine de Bilecik et cette date marque généralement le début de l'Empire ottoman. Jusqu'à sa mort en 1324, Osman Ier conquit plusieures autres villes et places fortes byzantines, ainsi que certaines des peuplades turques voisines.
Ses successeurs continuèrent sa politique d'expansion. L'Empire ottoman conquit Gallipoli, son premier territoire européen, en 1347, puis s'étend à travers les Balkans. En 1389, il remporte une victoire décisive à la bataille de Kosovo Polje en Serbie (ou bataille du Champ des merles), mettant fin à l'existence des royaumes serbes et albanais. En 1453, commandé par le sultan Mehmet II, il s'empare de Constantinople et met fin à l'Empire byzantin. L'Empire établit ensuite progressivement sa suzeraineté sur toute la partie musulmane du monde méditerranéen, Maroc excepté.
Les sultans ottomans voient leur titulature s'enrichir au du vieux titre turc de khan, puis de celui de Calife au , c'est-à-dire successeur de Mahomet et chef de la communauté musulmane (Umma). Le contrôle qu'ils exercent sur leurs terres est variable; les provinces lointaines de Tunis et d'Alger par exemple ne reconnaissent que formellement son pouvoir. D'autres, comme les principautés roumaines de Valachie, Moldavie et pour un temps la Transylvanie, sont autonomes depuis le - , payant juste un tribut.
L'Empire compte aussi d'importantes populations chrétiennes dans les Balkans. Il y recrute d'ailleurs par la force son principal corps militaire, celui des janissaires (altération du turc yeniçeri « nouveau soldat »), institué au par le sultan Orhan.
L'Empire connaît son apogée au , sous le règne de Soliman le Magnifique dont les armées parviennent jusqu'à Vienne en 1529 et 1532, mais dont elles font le siège en vain, marquant d'ailleurs une limite dans l'avancée de l'Empire en Europe. L'Empire crée une flotte militaire, tente de s'imposer en Méditerranée au détriment des cités italiennes et y parvient un moment. La défaite navale de Lépante en 1571, devant les flottes espagnole et vénitienne, met fin à sa suprématie. Réorganisée par Sokullu Mehmed pacha, la flotte ottomane restera certes ensuite une puissance importante, et les possessions vénitiennes (Chypre et des îles en mer Égée) rejoindront progressivement l'Empire, mais le commerce en Méditerranée demeurera aux mains des européens.
L'Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourgs, dès le règne de François I.
L'Empire décline lentement à partir du , ne parvenant pas à suivre la croissance rapide des pays européens. En 1683, l'échec de l'ultime siège de Vienne (après avoir perçu une importante rançon des assiégés) est souvent pris comme origine de ce changement.
En 1782, la Russie de Catherine II s'empare de la Crimée sans que la Sublime Porte (ainsi qu'on désigne parfois l'Empire d'après le nom de la porte d'honneur monumentale du Grand Vizirat à Istanbul, siège du gouvernement du Sultan) ne réagisse, ne pensant pas être de force à s'y opposer. En 1798, les Français prennent pied en Égypte et y restent trois ans tout en se réclamant d'une « amitié » avec la Sublime Porte. Cette attitude en demi-teinte fit l'admiration de Mehmet Ali qu'elle inspirera plus tard dans une action similaire (et qui mentionnera toujours son admiration pour Bonaparte).
Au , l'Empire - surnommé "homme malade de l'Europe" - se désagrège. En 1830, la Grèce, soutenue par les puissances occidentales, obtient son indépendance. Le gouverneur de l'Égypte, Mehmet Ali, se comporte comme un souverain indépendant et obtient que son fils lui succède, ce qui constitue un précédent. La France s'empare de l'Algérie. L'Empire ne fait face à l'expansion de la Russie que parce que l'Angleterre et la France le protègent, notamment au cours de la guerre de Crimée.
Au tournant du siècle, l'Empire finit de perdre les Balkans, sauf un petit territoire en Thrace orientale où se situe sa capitale.
La défaite de la seconde guerre balkanique amène les Jeunes Turcs au pouvoir.
La Première Guerre mondiale achève son démembrement (non sans qu'ait été commis le génocide arménien); les territoires arabes qu'il contrôle (Syrie, Palestine, Liban, Irak, Arabie) sont placés par décision de la Société des Nations sous protectorat britannique et français (voir accord Sykes-Picot), le Caucase est perdu.
Le maréchal Mustafa Kemal (Atatürk) abolit l'Empire ottoman en 1922 et fonde en 1923 sur le territoire restant, l'Anatolie et la Thrace Orientale, la Turquie moderne ou République turque, état successeur de l'Empire ottoman. En 1924, il met fin au califat, dernière trace de l'Empire.
Organisation
Article détaillé : Organisation de l'Empire ottoman.
Provinces
Article détaillé : Provinces de l'Empire ottoman.
Culture
Article détaillé : Culture de l'Empire ottoman.
Voir aussi
- [http://www.planet-turquie-guide.com/ottoman.htm carte et histoire de l'empire Ottoman]
Liens internes
- Devshirme
- Dynastie ottomane
- Méhémet-Emin Aali-Pacha
- Millet
- Organisation de l'Empire ottoman
- Parlement ottoman
- Jeunes Turcs
- Ismail Enver
- Catégorie:Monde arabo-musulman
ja:オスマン帝国の君主
ko:오스만 제국
1519Catégorie:1519
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Cette page concerne l'année 1519 du calendrier julien.
Événements
- Début de la conquête du Mexique par Hernan Cortez (Cortés). C'est la fin de l'Empire aztèque (fin en 1521).
- Début du tour du monde de Ferdinand Magellan (Magalhaes) (fin en 1522).
- La ville de Panama est fondée par les Espagnols en Amérique centrale.
- Ulrich Zwingli commence à prêcher la réforme à Zurich.
- Charles Quint est élu empereur du Saint Empire romain germanique contre François Ier (fin en 1556).
- Troisième purge des Sallim dans le royaume Chosŏn (Corée).
- 16 février : Gaspard de Coligny, amiral de France et homme politique huguenot
- 31 mars : Henri II, roi de France
- 2 mai : Léonard de Vinci, peintre, sculpteur, architecte, ingénieur italien
ko:1519년
simple:1519
Saint Empire romain germaniqueCatégorie:Histoire de l'Allemagne
Catégorie:Saint Empire romain germanique
Le Saint Empire romain germanique ou Saint Empire romain de (en) nation germanique (en allemand Heiliges Römisches Reich Deutscher Nation, en latin Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicæ) était un regroupement politique des terres d'Europe occidentale et centrale au Moyen Âge. L'adjectif saint n'apparaît que sous le règne de Frédéric Barberousse - attesté en 1157.
Sa superficie a beaucoup varié dans le temps autour de l'Allemagne et de l'Autriche actuelle, comprenant longtemps la France de l'Est et l'Italie du Nord.
Il est l'héritier de l'Empire d'Occident des Carolingiens qui avait disparu en 924. Ce dernier prétendait lui-même restaurer l'Empire romain, ce qui justifie le terme romain dans son intitulé. Cependant Henri II fera graver dans son sceau : « Renovatio Regni Francorum » (« Rénovation du Royaume des Francs »). Et l'empire en son ensemble est parfois appelé Imperium Teutonicorum, Empire (ou : Règne) des Teutons, « Teut~on » étant pour cette époque une variante-déformation de ce qui deviendra le terme allemand actuel « Deut~sch », tandis que « Alle~mand » est la variante-déformation francisée de « Alle Männer » (tous les hommes).
Voltaire fera plaisamment remarquer que cet Empire n'est "ni saint, ni germanique, ni romain", et, à le suivre sur cette voie, la France n'est pas non plus la France, puisque, rapportée aux Francs, elle englobe l'Allemagne.
Cet Empire apparaît avec le couronnement impérial d'Othon I le 2 février 962. En 982, Othon II, son fils prend le titre dImperator Romanorum (« empereur des Romains »). Henri II est sacré Rex Romanorum (« roi des Romains ») en 1014. Au on parle déjà du Saint Empire (terme attesté à partir de 1157) qui devient en 1254 Saint Empire romain pour aboutir à sa forme finale à la fin du (terme attesté de façon certaine à partir de 1512).
Selon la tradition, il fut dissout en 1806 par Napoléon I ; cela est techniquement faux car à supposer qu'il en eût l'intention, l'empereur François II l'avait devancé en « déposant le titre impérial ». Selon la jurisprudence constante de la Cour constitutionnelle de l'Allemagne actuelle à Karlsruhe, et sans contestation d'aucune chancellerie, du fait de l'acte conservatoire de François II par la déposition du titre impérial, cet empire subsiste encore aujourd'hui, de manière ininterrompue comme sujet de droit international, simplement dépourvu d'organes (pour une explication plus complète, cf. entrée Troisième Reich, sur l'inspiration de cette dénomination ultérieure).
Composantes géographiques
Les étapes de la construction germanique
Troisième Reich
Le Saint Empire romain germanique a pour base territoriale la Francie Orientale du traité de Verdun (bientôt nommée Germanie ou Regnum Teutonicorum). En 843, l'empire carolingien se scinde en effet en trois territoires de taille égale : la Francie occidentale (base du futur royaume de France) de Charles le Chauve, la Francie médiane de Lothaire 1 et la Francie orientale, dirigée par Louis le Germanique. En 870, par le traité de Meerssen, puis en 880 par le traité de Ribemont, cette dernière s'accroît d'une partie du royaume de Lotharingie. Au début du , la Germanie comprend cinq duchés principaux: la Souabe, la Franconie, la Bavière, la Lotharingie et surtout la puissante Saxe.
En 962, le roi de Germanie Otton I est couronné empereur à Rome. En 1014, il obtient le royaume d'Italie (en fait le nord de la péninsule) et en 1033-1034 le royaume de Bourgogne, après la mort de Rodolphe III. Ainsi, au milieu du , le souverain cumule quatre couronnes : celles de Germanie, de Bourgogne, d'Italie et de l'Empire. Son prestige est immense en Europe occidentale.
La suzeraineté du roi de Germanie est reconnue en plusieurs occasions par les princes et souverains du Danemark, de Hongrie et de Pologne. L'Empire atteint un premier apogée avec Henri VI : Richard Cœur-de-Lion reconnaît la vassalité de l'Angleterre, Tunis et Tripoli versent un tribut, Léon d'Arménie transfère en 1194 son hommage de Byzance à l'empire germanique, Amaury II de Lusignan, roi de Chypre se reconnaît vassal en 1195 et finalement le basileus Alexis III lui verse un tribut.
Cependant l'Empire subira le pouvoir d'érosion du royaume de France dans sa lente avancée vers le Rhin et les Alpes, la défection de la Suisse et l'indépendance, de fait sinon de droit des principautés italiennes. Les Pays-Bas se détachèrent de l'Empire en 1648 et le titre d'empereur devient creux. Ses frontières restèrent alors stables jusqu'à sa dissolution en 1806, même si leur signification était assez théorique quand les deux principaux éléments de l'Empire (Prusse et Autriche) comprenaient plus de terres hors que dans l'Empire.
La dynastie des Saliens
Le fut marqué par une série de conflits entre le pape et l'empereur. La Querelle des Investitures opposant Henri IV puis Henri V aux différents souverains pontifes ne fut réglée de façon pragmatique qu'avec le Concordat de Worms de 1112. Ces luttes ont amené le renforcement de l'autorité du pape et l'affaiblissement du roi de Germanie.
Voir les articles détaillés :
- Henri III
- Henri IV
- Henri V
- Querelle des Investitures
- Concordat de Worms
- Grégoire VII
Principautés, villes libres et successeurs des premiers ducs
Quand, avec la mort de Frédéric II en 1250, la politique impériale s'effondra, l'Allemagne se trouva du même coup privée d'un pouvoir central ; les villes et les princes surent exploiter la situation en leur faveur et parvinrent ainsi à l'autonomie, si bien que l'Allemagne du bas Moyen Âge s'émietta en une multitude de petites principautés indépendantes et de villes libres. Le mouvement avait d'ailleurs commencé sous le règne de Frédéric II auquel les grands vassaux avaient arraché des droits étendus. Le système féodal subsistait, en principe, mais il était miné par les institutions nouvelles. La conception du prince (Fürst) avait évolué au cours des siècles précédents. Tandis qu'autrefois, ce titre désignait indifféremment tous les seigneurs, il fut peu à peu réservé à ceux-là seuls, laïques ou ecclésiastiques, qui se trouvaient dans la dépendance immédiate du roi et se considéraient, plus ou moins, comme de petits souverains. Ils constituaient désormais la caste des princes d'Empire qui se distinguait à son avantage du reste de la noblesse.
Les princes surent établir, peu à peu, un droit de juridiction toujours plus étendu, si bien que le Tribunal d'Empire perdit toute importance. Petit à petit, ils s'emparèrent des anciens droits régaliens. Et tandis que les vassaux de la couronne s'affranchissaient ainsi du pouvoir royal, ils surent, du même coup, augmenter leur puissance en dépouillant leurs propres vassaux de leurs compétences juridiques et officielles et en les transférant à des fonctionnaires dociles et révocables auxquels ils confièrent l'exercice de la justice, la responsabilité de l'établissement et de la perception des impôts, et des fonctions militaires et de police. La noblesse ministérielle fut écartée au profit des juristes-bourgeois, versés dans la connaissance du droit romain et doués des talents qui font les bons fonctionnaires d'État.
Les princes organisèrent leur cour. Ils eurent une chancellerie, leur sceau. Ainsi plusieurs territoires devinrent, en fait sinon en droit, de petits États souverains. Tels furent les duchés, quelques comtés indépendants et même un petit nombre d'évêchés et d'abbayes. Ils avaient leur administration autonome, leur propre législation, exerçaient à la fois le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Ils possédaient des forces militaires et s'appuyaient sur un système financier soigneusement organisé.
Les princes-électeurs
Depuis le milieu du , les princes-électeurs (Kurfürsten) occupent une place privilégiée. Le droit d'élection avait longtemps appartenu à tous les princes laïques et ecclésiastiques, mais plus tard, il se trouva réservé à sept personnages, qui étaient : princes-électeurs
- l'archevêque de Cologne,
- l'archevêque de Trèves,
- l'archevêque de Mayence,
- le duc de Saxe,
- le roi de Bohême,
- le margrave de Brandebourg,
- le comte palatin du Rhin.
Ces électeurs formèrent une caste à part. Ils surent prendre une influence croissante dans le gouvernement de l'Empire et utiliser leur situation favorable au profit de leurs principautés. La Bulle d'Or de 1356 leur octroya des privilèges qui leur assuraient une situation nettement supérieure à celle des autres princes. Mais l'ambition de ces derniers se réveilla et, avec le temps, ils obtinrent des avantages et devinrent, en plus d'un domaine, presque les égaux des électeurs. Ainsi, dans le bas Moyen Âge, l'Empire se transforma en une sorte de confédération d'États princiers qui n'avaient entre eux qu'un lien très lâche. Dès lors, ce ne furent plus les intérêts du royaume, mais ceux de leur propre État, qui dominèrent les princes. Le chef du royaume, lui-même, régnant en prince sur le patrimoine qu'il avait hérité de sa famille, n'était roi qu'accessoirement.
Villes libres
À côté des États princiers, cette confédération comprenait aussi un grand nombre de villes libres. L'évolution politique des villes au Moyen Âge est déjà connue. Au et au cours du bas Moyen Âge, en Allemagne, de grands progrès furent réalisés dans le sens de l'autonomie. Les villes, enrichies par le commerce, purent prétendre à un rôle politique. Dès la chute des Hohenstaufen, elles trouvèrent moyen de s'affranchir de leurs maîtres et de s'assurer des droits souverains : droit de juridiction, droit de lever des impôts, de tenir des marchés, de frapper monnaie, d'exiger l'octroi, d'autres encore.
Elles s'organisèrent elles-mêmes, se donnèrent un conseil et un maire (Schultheiss ou Bürgermeister). Ce dernier fut d'abord un aristocrate, mais, depuis le , il fut de plus en plus fréquemment choisi parmi les membres des corporations et ces villes devinrent, beaucoup plus vite que les principautés, de petits États modernes, parfaitement organisés, tenant en mains tous les pouvoirs. Dans chacune d'elles, les impôts et le service militaire étaient des obligations qui incombaient à tous également. La ville, enfin, se chargea de l'assistance publique. Elle ouvrit des hospices, des hôpitaux, des écoles. Elle prit même en mains la surveillance de la moralité publique et de la circulation.
Certaines villes parvinrent à constituer une confédération qui joua un rôle politique, à l'égal de certains États : la Hanse.
Toutes les villes n'arrivèrent pas à l'autonomie complète. Le plus grand nombre, malgré des privilèges importants, devait encore reconnaître l'autorité d'un seigneur, dans certains domaines tout au moins. Mais dans les derniers temps du Moyen Âge, l'Allemagne comptait de soixante-dix à quatre-vingts villes parfaitement autonomes. On les appelait villes d'Empire, parce qu'elles dépendaient de l'Empereur seulement. Beaucoup d'entre elles surent faire entrer dans leur sphère d'influence la campagne environnante et devinrent ainsi des États républicains minuscules. Ce fut le cas, par exemple, de Nuremberg, Ulm, Francfort, Hambourg, Rothenbourg. Aucune cependant ne prit autant d'autorité et de prestige que Berne qui dominait sur un grand territoire et développa ses forces intérieures à tel point qu'elle osait se mesurer avec les plus grands princes. L'Allemagne a donc connu, à la fin du Moyen Âge, des États centralisés, administrés par des fonctionnaires. Tandis qu'en Sicile d'abord, puis dans les républiques italiennes et en France, le système féodal était remplacé par le fonctionnarisme et disparaissait devant des États centralisés qui réunissaient en une seule main les anciennes compétences, jadis réparties entre un très grand nombre. L'Allemagne ne connut le système que partiellement. Elle n'eut pas une politique générale. Alors que la France devenait un tout, l'Empire allemand se morcelait à l'infini pour avoir gaspillé ses forces dans la vaine poursuite de la domination universelle.
Emiettement des duchés
Le morcellement ne désagrégea pas seulement l'Empire, il se fit aussi au détriment des grands duchés de naguère. Ceux-ci, à la fin du règne des Hohenstaufen, étaient, à l'exception de la Bavière, complètement désorganisés et leurs territoires se trouvaient répartis entre une foule de petits seigneurs laïques ou ecclésiastiques. Sur le territoire de la Franconie se formèrent, au nord, le landgraviat de Hesse et le comté de Nassau. À l'est, l'évêque de Wurzbourg se tailla un grand domaine, malgré l'opposition de plusieurs villes qui prirent les armes contre lui. Nuremberg devint le centre d'un État indépendant, tandis qu'au bord du Rhin, une branche de la famille des Zaehringen s'assurait la possession du margraviat de Bade qui fut le noyau d'un beaucoup plus grand État, constitué peu à peu. Au sud du Main, sur les deux rives du Rhin, l'électorat du Palatinat naquit d'un ancien domaine des Hohenstaufen. Ces propriétaires revêtirent la charge de comtes palatins (du palais) et prirent, du même coup, le titre de princes d'empire. Puis le pays passa aux mains d'une branche cadette des Wittelsbach et, dès le début du , fut étroitement relié à la Bavière, mais pour peu de temps. Cependant, le Palatinat bavarois, au nord de la Bavière, resta attaché au Palatinat rhénan. Le comte palatin du Rhin figure dans la Bulle d'Or en qualité de prince-électeur. Robert I fonda l'université d'Heidelberg en 1386. En 1410, la dynastie palatine se divisa en quatre branches dont deux étaient destinées à une longue durée: celle qui conserva la dignité électorale, et les Simmern-Zweibrücken qui, plus tard et jusqu'en 1918, gouvernèrent la Bavière.
Une catastrophe avait atteint le duché de Saxe sous Henri le Lion ; il s'était émietté en une foule d'évêchés: Brême, Munster, Osnabruck, Paderborn, Hildesheim, Halberstadt, Magdebourg et de petits États laïques dont les principaux furent le duché de Brunswick-Lunebourg et le comté (plus tard duché) de Holstein, qui se rattacha au duché danois de Slesvig. Le titre de duché de Saxe ne se rapporta plus qu'au territoire qui entoure Wittenberg et qui revint à un fils d'Albert l'Ours. Cet État devint un électorat et en 1423, passa aux mains du margrave de Meissen-Wettin, qui possédait déjà la Thuringe orientale. Ainsi naquit une nouvelle Saxe qui, à part son nom, n'avait rien de commun avec l'ancien duché. Dès 1485, il y eut un électorat et un duché de Saxe, parce que deux frères, Albert et Ernest, se partagèrent le territoire. Quant à la Marche du Nord, qu'Albert l'Ours étendit jusqu'à la Marche de Brandebourg, elle était destinée à un grand avenir. La Souabe fut plus morcelée encore que les deux États précédents. Dans le bassin du Neckar, les comtes de Wurtemberg se taillèrent peu à peu un grand territoire qui fut élevé au rang de duché en 1495. L'Alsace, qui avait été un duché à l'époque mérovingienne, se divisa, aux environs de 1200, en deux landgraviats, la Haute et la Basse-Alsace (Sundgau). Tandis que la Haute-Alsace était en grande partie rattachée à l'évêché de Strasbourg, le Sundgau revint aux Habsbourg, en même temps que le Brisgau, sur la rive droite du Rhin. Au , franchissant les Alpes, les Habsbourg parvinrent jusqu'au Danube et, unissant l'ancien territoire de la Marche de l'Est avec celui des Alpes orientales, ils créèrent un nouvel État, l'Autriche (Österreich, le royaume de l'est). C'eût été un vaste État alpin, d'un seul tenant, si la Confédération des cantons suisses n'y avait peu après ouvert une brèche. Depuis la fin du , elle se développa entre les Alpes, le Rhin et le Jura, tandis que, par des luttes héroïques, elle résistait aux prétentions des princes voisins et se dégageait de la suzeraineté de l'empire.
Le duché de Bavière subsista. Cependant au , il se vit enlever par les Habsbourg des territoires acquis naguère par ses princes dans la région des Alpes, notamment la vieille Marche de l'Est, et les duchés de Styrie, Carinthie et Carniole, en 1282, puis plus tard, en 1363, le comté du Tyrol. Dans cette région, l'évêché le plus important était celui de Salzbourg. Quant aux territoires qui s'étendaient à la limite occidentale, de la Frise à la Provence, l'Empire n'y avait jamais pris fermement pied. Une frontière très artificielle avait été marquée au entre les pays germaniques et le royaume des Francs, mais elle englobait, dans l'Empire, des territoires dont la population était latine de langue et de mentalité, donc portée à regarder vers l'ouest. Comme l'empire n'exerçait pas de force d'attraction, tout au contraire de la France, il était inévitable qu'il perdît plusieurs territoires au profit de sa voisine. La Lorraine fut divisée de bonne heure en deux duchés de Haute et Basse-Lorraine. Le premier, qui recouvrait les cours supérieurs de la Meuse et de la Moselle, fut seul à conserver son nom. La Basse-Lorraine se morcela en plusieurs États, les duchés de Luxembourg, de Brabant et de Gueldre et les comtés de Flandres, de Seeland et de Hollande. Au , tous ces territoires furent réunis au duché de Bourgogne, mais ils n'en restèrent pas moins terres de l'Empire. En 1477, ils passèrent aux Habsbourg par voie d'héritage, ce qui ne change rien au fait qu'ils échappaient peu à peu à l'Empire pour mener leur vie propre, dans le domaine politique comme dans le domaine culturel. Le royaume de Bourgogne se détacha peu à peu, sans que les droits impériaux eussent jamais été formellement dénoncés. En 1246, le comté de Provence tomba aux mains d'une branche cadette des Capétiens, la Maison d'Anjou. Le Dauphiné fut rattaché à la France en 1349.
Institutions
1349
- Cercle : la diète d’Augsbourg de 1500 fixe à six le nombre de Cercles : Bavière, Basse-Saxe, Souabe, Franconie, Westphalie et le Haut-Rhin, enfin les diètes de Trèves et de Cologne portent leur nombre à 10 ajoutant les Cercles d’Autriche, de Bourgogne, de Haute-Saxe et le Cercle Electoral. La Diète de Nuremberg en 1522 fixe définitivement le nombre de Cercles à dix :
- Diète d'Empire
- Diète des Cercles
- Mois romain : taxe que chacun des États immédiats est tenu de fournir pour l’entretien des troupes levées pour leur défense commune, soit sous forme de soldats équipés, cavalier ou fantassin, soit sous forme d’argent
Voir aussi
ja:神聖ローマ帝国
zh-min-nan:Sèng Roma Tè-kok
Guadeloupe
La Guadeloupe (ce qui signifierait fleve de loupe : de la Virgen de Guadalupe de Extremadura, en Espagne) est un petit archipel des Antilles, dans la mer des Caraïbes. Elle se trouve à environ 600 km au nord des côtes de l'Amérique du Sud, et 600 km à l'est de la République dominicaine. Autrefois appelée calaou çaera puis Karukera, qui signifie l'île aux belles eaux.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Guadeloupe
La Guadeloupe (971) fut peuplée dès 300 avant notre ère par des Amérindiens Arawaks, peuple pacifique qui vivait de la pêche et de l'agriculture. L'île fut ensuite envahie par les Indiens Caraïbes, venus du Venezuela actuel, qui décimèrent les Arawaks vers le . Ils rebaptisèrent l'île, « Kaloukaera », qui signifierait : l'île aux gommiers ou "l'île aux belles eaux" dans leur langue.
L'île fut « découverte » (pour les Européens) le 14 novembre 1493, par Christophe Colomb lors de son second voyage.
Les Français colonisèrent l'île vers 1635 et décimèrent les Indiens Caraïbes après l'échec de leurs tentatives pour les exploiter. Ils installèrent des esclaves africains utilisés dans les cultures de la canne à sucre qui devint la principale ressource économique de la Guadeloupe. Après l'abolition de l'esclavage et l'abandon des plantations par la majorité des anciens esclaves, on fit appel à l'engagisme. 42 000 Indiens venus surtout du pays tamoul, mais aussi du nord de l'Inde, furent emmenés entre 1854 et 1889. Malgré leurs contrats, ils subirent aussi de nombreux sévices et durent endurer le mépris des anciens esclaves. On leur doit, outre le sauvetage des plantations, de nombreux apports culinaires, vestimentaires, linguistiques, socio-économiques. Aujourd'hui, la population de la Guadeloupe, largement métissée, est le produit de la rencontre des Amérindiens, Européens, Africains et Indiens, qui ont ensemble élaboré au fil du temps une culture dite « créole » et entrepris de vivre en harmonie.
Administration
1889
Articles détaillés : Conseil régional de la Guadeloupe ~ Conseil général de la Guadeloupe
La Guadeloupe est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Basse-Terre. Elle constitue avec la Martinique, située à environ 150 km plus au sud, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA).
En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée par référendum. Mais les îles de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont accepté la réforme, qui proposait de faire de chacune d'elles une collectivité territoriale distincte de la Guadeloupe. Ces deux îles ne seront donc plus rattachées à la Guadeloupe lorsque cette réforme sera mise en place.
Aujourd'hui, la Guadeloupe fait partie de l'Union européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultrapériphérique, ce qui lui permet de bénificier de « mesures spécifiques », consistant à faire des adaptations du droit communautaire en tenant compte des caractéristiques et contraintes particulières de la région.
Politique
région ultrapériphérique
Article détaillé : Politique de la Guadeloupe
Géographie
Politique de la Guadeloupe
Article détaillé : Géographie de la Guadeloupe
L'archipel est positionné à 7° de latitude au sud du tropique du Cancer, soit la même latitude que la Thaïlande ou le Honduras, et sa longitude est à peu près celle du Labrador et des îles Malouines.
L'archipel de la Guadeloupe se compose des îles suivantes :
- la Guadeloupe proprement dite, comprenant la Basse-Terre (848 km²) volcanique, et la Grande-Terre (588 km²) plateau calcaire, qui sont séparées par un mince bras de mer, la rivière Salée.
- la Désirade
- Marie-Galante
- les Saintes (9 îlets dont 2 habités : Terre de Haut et Terre de Bas)
- Petite Terre
L'île de Saint-Barthélemy, ainsi que la partie nord de l'île de Saint-Martin, qui dépendent administrativement de la Guadeloupe, ne font pas partie de l'archipel, et sont situées plus au nord dans les Antilles.
Économie
Antilles
Article détaillé : Économie de la Guadeloupe
Démographie
Article détaillé : Démographie de la Guadeloupe
Au 2003, la population de la Guadeloupe était estimée à 440 000 habitants.
Culture
Article détaillé : Culture de la Guadeloupe
Divers
- Air Caraïbes, une compagnie aérienne basée en Guadeloupe.
Liens externes
- [http://www.cr-guadeloupe.fr Conseil régional de la Guadeloupe]
- [http://www.palli.ch/~kapeskreyol/ki_nov/inde/actu.html Les Indiens en Guadeloupe]
- [http://guadeloupe.rfo.fr/article11.html Liste des sites et monuments en Guadeloupe]
- [http://www.antanlontan-antilles.com/guadeloupe.htm Découverte de la Guadeloupe à travers une collection de cartes postales anciennes.]
- [http://www.zoomguadeloupe.com La Guadeloupe en photos ]
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France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'as | | |