Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
3 Avril

3 avril

Le 3 avril est le 93 jour de l'année (94 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1127 : Au Mans, dans la Sarthe, est célébré le mariage de Mathilde d'Angleterre (25 ans), dite Mathilde l'Emperesse, future reine d'Angleterre, fille du roi Henri Ier d'Angleterre dit Henri Ier Beauclerc, veuve de l' empereur germanique Henri V, avec Geoffroy V d'Anjou (13 ans), dit Geoffroy Plantagenêt, futur comte d'Anjou et du Maine, puis duc de Normandie.
- 1367 : Du Guesclin est fait prisonnier à la Bataille de Najera (Espagne) au cours de son expédition menée contre le roi de Castille, Pierre Ier le Cruel, qui remonte sur le trône.
- 1814 : Le Sénat vote la déchéance de Napoléon
- 1922 : Joseph Staline succède à Lénine à la tête de l'Union Soviétique
- 1973 : Pierre Messmer, premier ministre français, se succède à lui-même.

Naissances


- 1683 : Mark Catesby, naturaliste britannique († 1749)
- 1715 : William Watson physicien et botaniste britannique
- 1693 : George Edwards, naturaliste et ornithologue britannique († 1773)
- 1783 : Washington Irving, romancier américain († 28 novembre 1859)
- 1873 : René de Castéra, compositeur français († 1955)
- 1924 : Marlon Brando, acteur américain († 2004)
- 1924 : Doris Day, actrice américaine
- 1934 : Jane Goodall, spécialiste des primates
- 1948 : Carlos Salinas de Gortari, président du Mexique entre 1988 et 1994.
- 1967 : Mathieu Kassovitz, acteur et réalisateur français.

Décès


- 1660 : Guy Autret de Missirien
- 1826 : Jean-Baptiste Grenon, Canadien, Hercule du Nord
- 1897 : Johannes Brahms, compositeur allemand
- 1900 : Joseph Bertrand, mathématicien, historien des sciences et académicien français (° 1822)
- 1954 : Aristides de Sousa Mendes, consul portugais
- 1991 : Graham Greene, écrivain anglais. (° 2 octobre 1904). Catégorie:Jour de l'année ja:4月3日 ko:4월 3일 ms:3 April simple:April 3 th:3 เมษายน

Jour

als:Tag ja:日 simple:Day Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h). Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]). Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire). Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral). À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.

Voir aussi


- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales

Liens externes


- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où] Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier

Année

L'année est une unité de temps qui s'appuie sur une expérience fondamentale de la vie humaine sur terre : le retour régulier des saisons. Cette « année du retour des saisons », s'appelle l'année tropique. Puisque la durée de l'année tropique n'est pas un nombre entier de jours, l'homme doit établir des calendriers avec leurs règles. La durée d'une année calendaire et son commencement peuvent varier selon le calendrier considéré. Dans le calendrier grégorien, une année est une période de 365 ou 366 jours. Une année est composée de 4 saisons et 12 mois. Dix années forment une décennie, cent un siècle et mille un millénaire. Les poètes appellent lustre une période de cinq années, quatre années forment une olympiade.

Historique et d'autres types d'année en astronomie

Dans la longue quête de la mesure et de la maîtrise de cette unité de temps, l'année, l'homme s'est longtemps contenté d'une coïncidence et d'une approximation fortuite, pourtant réellement observable, bien que sans cause à effet : Étant donnée qu'une lunaison moyenne dure approximativement 29,53 jours, douze lunaisons durent environ 354,36 jours, donc environ 11 jours de moins que l'année tropique qui, elle, détermine réellement la durée de l'année des saisons. Les premiers à se détacher de la « lune trompeuse », en essayant de donner une valeur concrète à l'année tropique, furent les anciens Égyptiens, il y a plus de 5000 ans, avec leur calendrier dit vague de 365 jours exactement. Depuis, l'homme, successivement, a pu affiner sa connaissance de la durée de l'année tropique. Sur le chemin de la connaissance de la durée exacte de l'année tropique, les astronomes ont pu trouver encore d'autres types d'années, tel que :
- L'année sidérale correspond au temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil par le même point (point défini par rapport à trois axes partant du soleil vers trois étoiles lointaines) de son orbite sur l'écliptique ; c.-à-d. une révolution vraie de la terre autour du soleil, sans tenir compte de la précession des équinoxes.
En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 9 minutes 10 secondes ou bien 365,256 365 67 jours, soit 20 minutes 24,7 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année anomalistique est la durée qui sépare deux passages consécutifs de la Terre au périhélie.
En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 13 minutes 53 secondes ou bien 365,259 644 38 jours, soit 25 minutes et 8 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année draconitique (ou année écliptique) est l'intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le nœud ascendant de l'orbite lunaire.
En 2000, elle valait 346 jours 14 heures 52 minutes 54 secondes ou bien 346,620 075 jours. Deux cycles astronomiques plus longs sont appelés, parfois, abusivement aussi, « année » :
- Le cycle draconitique de la Lune, des éclipses solaire et lunaires, qui dure 18,6 ans, est parfois appelé année draconitique.
- Le cycle équinoxial qui dure environ 25 800 ans est nommé, quelques fois en language non-scientifique, année platonique. Toutes ces durées sont données en jours de 86 400 secondes (voir aussi temps solaire)

Les différentes années liées à l'année calendaire ou civile


- Lannée commune compte exactement 365 jours.
- Lannée bissextile
compte exactement 366 jours.
- Lannée civile commence au 1janvier et termine au 31 décembre.
- Lannée scolaire
commence au mois de septembre et termine au moins de juin.
- Lannée fiscale dépend des pays : en France, c'est une année civile ; au Canada, elle commence le 1 avril (poisson d'avril) ; aux États-Unis, le 1 octobre ; en Grande-Bretagne, le 6 avril.

L'année tropique

L'année tropique (aussi appelée « solaire », ou encore plus improprement : « naturelle », « équinoxiale » ou « astronomique ») — de manière erronée — fut jadis considérée étant le temps qui sépare deux passages du soleil au point vernal. Dans son acception scientifique moderne, est retenue la définition de l'astronome français André Danjon (Caen 1890 – Suresnes 1967) qui dit que l'année tropique est le temps que met le soleil moyen pour accomplir 360° de longitude sur l'écliptique. Ce qui fait dans la pratique la moyenne et des deux points d'équinoxe et des deux points de solstice, car la longueur des saisons entre elles n'est pas constante à travers des siècles. La durée de l'année tropique, depuis plus de 5000 ans, a toujours intéressé l'homme. Car grâce à la connaissance de la durée de l'année tropique et moyennant des règles adaptées à cette valeur, on parvient à maintenir les début des saisons aux mêmes dates dans les calendriers solaires. Pour l'année 2000.0 l'année tropique fut mesuré par Pierre Bretagnon égale à 365,242 190 517 jours, soit 365 jours 5 heures 48 minutes 45,26 secondes environ. Cependant, à cause de nombreuses interactions gravitationnelles entre la terre, la lune et les autres planètes la durée de l'année tropique a constamment, mais très, très lentement diminué à travers des siècles et des millénaires. Actuellement la durée de l'année tropique diminue d'une demi-seconde environ par siècle. D'ici quelques décennies, elle doit atteindre exactement la valeur de l'année tropique conventionnelle de l'astronome allemand von Mädler (
voir plus bas), trouvée, formulée et publiée il y a près de 150 ans déjà.

Les différentes années tropiques conventionnelles


- Lannée vague
compte exactement 365 jours, une valeur conventionnelle de l'année tropique appliquée durant plus de 3000 dans le calendrier vague égyptien.
- Lannée julienne s'appuie sur l'année tropique conventionnelle selon Sosigène (1er siècle av. J.C.), compte exactement 365,25 jours. (Cycle de quatre ans : trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours). Cette unité de mesure est souvent utilisée encore lorsqu'une période est donnée en années.
- Lannée grégorienne
se réfère à l'année tropique conventionnelle selon Christopher Clavius (1537–1612) qui compte exactement 365,242 5 jours. (Cycle de 400 ans : les années séculaires sont exceptionnellement années communes sauf celle dont le nombre de siècle est divisible par quatre.)
- L'année tropique conventionnelle selon Simon Newcomb (1835–1909) est l'année tropique conventionnelle utilisée traditionnellement en astronomie depuis près de 150 ans. Sa valeur de 365,242 2 jours est beaucoup plus proche de la valeur de l'année tropique réelle que la valeur de Clavius (qui était astronomiquement correcte il y a près de 6000 ans). Néanmoins, la valeur de Newcomb est un arrondi, bien que correct mais grossier, se faussant de plus en plus encore dans l'avenir.
- L'année tropique conventionnelle selon Johann Heinrich von Mädler (1794–1874) est sans aucun doute l'année tropique conventionnelle scientifiquement la plus exacte, bien que toujours largement méconnue. Avec sa valeur de 365,242 187 5 jours exactement, soit exactement 365 jours 5 heures 48 minutes 45 secondes ou bien 365 jours et 6 heures moins 11 minutes et 15 secondes (voir le temps hexadécimal), elle implique une année exceptionnellement commune tous les 128 ans.
- D'autres années tropiques conventionnelles, plus ou moins bien calculées, ont pu avoir été appliquées dans différents calendriers religieux ou nationaux.

Liens internes


- Éphéméride
- Chronologie
- Histoire
- Décennie
- Siècle
- Millénaire Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier Catégorie:Chronologie ja:年 ms:Tahun simple:Year zh-min-nan:Nî

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Le Mans

Le Mans est une commune française, chef-lieu du département de la Sarthe et située dans la région Pays de la Loire. Ses habitants sont appelés les Manceaux. Le Mans a accueilli du 18 au 20 novembre 2005 le 21 congrès du PS.

Géographie

Le Mans est une ville du nord-ouest de la France au confluent de la Sarthe et de l'Huisne.

Histoire

Huisne
- Blasonnement ::De gueules à la croix d'or chargée d'une clef de sable en pal et cantonnée de quatre chandeliers d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or, l'écu bordé d'or.

La ville du Mans de l’époque gallo-romaine jusqu’à la Renaissance

L’origine de la commune du Mans remonte à l’antiquité. Des fouilles archéologiques ont permis de découvrir des traces d’un oppidum sur la colline du « vieux Mans » où vivait une tribu gauloise : les Aulerques Cénomans. Le Mans (alors nommée Vindunum du celte vindon; blanche et dunom; colline fortifiée) est conquise en 56 avant Jésus-Christ. Le territoire se développe alors pour devenir l’une des principales villes de l’Ouest. Vers la fin du , la Gaule est envahie à plusieurs reprises par les barbares. Les habitants se réfugient alors sur la colline du Mans et construisent une muraille (encore visible aujourd’hui). Au cours des et s, des peuples barbares traversent la région (Huns) puis s'y installent (Francs Saliens). Cette « barbarisation » va amener au Mans le christianisme par le bapteme de Clovis. Ce dernier fait assassiner Rignomer (roi Franc )au Mans. Du Vème jusqu’au XIIIe, Le Mans connaît une période « d’anarchie féodale ». Le fait le plus important de l’époque est sûrement la christianisation du Mans, par saint Julien qui aurait été le premier évêque. L’évêché du Mans est très important puisque c’est alors l’un des plus étendus du royaume. De nombreux édifices religieux ont été construits durant cette période. La ville connaît peu de périodes de paix et de développement jusqu’au XIIIème siècle. Après le règne de Charlemagne, les comtes du Maine ont des difficultés à se maintenir. La Normandie et l’Anjou ne cesseront de se disputer ce territoire. Le Maine continua d’être l’objet de convoitises jusqu’à l’arrivée de Philippe Auguste en 1204 qui deviendra propriétaire du Maine. La période de violences féodales s’achève alors. La monarchie, appuyée par l’Eglise, s’affirme et l’emprise de la ville se fortifie par sa fonction religieuse et son rôle économique. Le Mans s’agrandit hors des murs. De nouvelles voies d’accès sont aménagées, la navigation sur la Sarthe devient plus active et la circulation des hommes et des marchandises s’accentue avec la création de marchés et des foires. Philippe Auguste Lors de la guerre de Cent ans, Le Mans est le théâtre de plusieurs batailles, obligeant les Manceaux à se replier derrière les murailles et à raser les faubourgs. Les Anglais sont définitivement repoussés en 1443. Au lendemain de cette guerre, Le Mans connaît une nouvelle expansion. Après la mort du dernier comte (Charles, fils de René d’Anjou), le roi Louis XI hérite du Maine. La ville se transforme, les affaires reprennent et la culture se répand. Mais très vite, elle est victime de la guerre civile entre les calvinistes et les catholiques. Elle va durer une trentaine d’années jusqu’à l’arrivée d’Henri IV au Mans en 1589. L’affermissement de la monarchie met fin aux discordes générales et assure la paix dans le Maine.

Le développement industriel

Les et s sont marqués par le développement de l’artisanat, notamment en ce qui concerne la production de cire et de textile. En ce qui concerne le textile, l’invention en 1650 d’une nouvelle étamine va permettre aux métiers à tisser du Mans d’avoir une renommée internationale (en 1740, deux tiers de la production étaient exportés à l’étranger). L’industrie textile sera la plus dynamique jusqu’au XIXe siècle, avec la fabrication de toile de jute. Très vite, les Manceaux comprennent l’importance du chemin de fer. En 1844, Le Mans s’intéresse à la ligne Paris-Rennes. Alençon et Le Mans se disputent cette ligne. Finalement, l’agglomération mancelle est choisie. Ce nouvel aménagement a changé la structure de la ville ; de nouvelles industries et commerces se sont implantés. La population grossit et la ville s’étend. Vers 1840, Ernest Sylvain Bollée fondent plusieurs grandes entreprises. Son fils, Amédée Bollée crée plusieurs voitures à vapeur à partir de 1873. En 1887, Amédée Bollée fils fabrique sa première voiture à essence. Léon Bollée, son fils, fondera ensuite une entreprise d’automobiles qui fonctionnera jusque dans les années 30. En 1885, les entreprises mancelles déclinent ou stagnent. Seule la fonderie, avec l’essor de la mécanique, progresse. On développe le chemin de fer au sein du département de la Sarthe ainsi qu’un premier réseau de lignes téléphonique en 1893. Avec l’essor de l’automobile, Georges Durand fonde l’Automobile Club de la Sarthe qui devient bientôt l’Automobile club de l’Ouest (ACO). Il organise un premier grand prix en 1911. La période d’entre deux guerres est marquée par l’installation de l’usine Renault en 1936. L’usine va profiter de l’économie de guerre en 1940 en produisant des pièces pour les Allemands. Après la guerre, l’usine va se développer. Elle constitue, encore aujourd’hui, la plus grande concentration ouvrière du Mans. D’autres entreprises importantes s’installent à la suite de Renault (Schneider Television, Glaenzer Spicer…). Dans le domaine du tertiaire, pendant longtemps, Le Mans n’a pas eu de gros centres commerciaux. Il a fallu attendre les années 1980 pour voir apparaître des entreprises de distribution importantes. Le Mans était avant tout une ville d’assurances avec beaucoup de grands groupes : MMA, UAP, GAN, AGF. L’ACO, soutenue par ces entreprises, s’est développée et est désormais l’organisateur des 24 heures du Mans et cela grâce à la construction de circuits. Cette augmentation du parc industriel va provoquer un afflux de la main-d’œuvre dans l’agglomération mancelle. La ville va mettre 25 ans à sortir de la crise du logement d’après-guerre. Il en résultera également un manque d’infrastructures et de services, notamment en matière de formation. À partir, de 1960, on crée un université très modeste qui dépendait de Caen. En 1969, on crée un IUT pour répondre à la demande de formations techniques pour l’industrie et l’université se développe. Elle devient indépendante à partir de 1977. Aujourd'hui, elle compte environ 8 000 étudiants (cf. [http://www.univ-lemans.fr/ site de l'Université du Maine]). Les années 1980 sont marquées par la création de nouveaux axes de communications : les lignes TGV qui relient Paris à l’Ouest passent par le Mans pour desservir Nantes et Rennes. Les autoroutes relient Le Mans à Paris, Alençon, Rennes et Nantes et prochainement Tours, Caen et Rouen/Calais, ce qui a eu pour effet de dynamiser le tissu économique et culturel de la ville. Le Mans était peuplée de 19 000 habitants en 1816, puis de 45 000 habitants en 1916. À présent, plus de 200 000 habitants y vivent. La petite ville industrielle est devenue une ville de taille moyenne à vocation régionale. Elle a bénéficié du développement des infrastructures et de la décentralisation industrielle d’après guerre. Malheureusement, la concurrence des villes proches (Angers, Nantes, Tours, Rennes) ne lui ont pas permis de se développer davantage. Néanmoins, on constate un regain de développement démographique grâce à l'arrivée de personnes en provenance de Paris, des actifs pour la plupart. Elles ont souhaité continuer leur activité salariale en région parisienne tout en vivant au Mans (55 mn en TGV de la gare Montparnasse).

Économie


- Métallurgie
- Automobile
- Électronique
- Agroalimentaire
- Services (assurances mutualistes)

Sports et loisirs

La ville du Mans est aussi, mondialement, connue pour les « 24 heures du Mans » qui existent pour les voitures, les motos, les kartings et même les camions. Cette course, créée en 1923 et d'une durée de 24 heures, est l'une des plus célèbres de France et du monde. Les équipes sont constituées de trois pilotes qui conduisent en se relayant. Il y a plusieurs catégories de voitures qui sont inscrites à la course. Il existe aussi les « 24 heures roller » et les « 24 heures du livre ». Il existe aussi au Mans, le M.U.C. 72, équipe de ligue 1 de football, et une équipe de ProA de basket-ball le M.S.B. ex S.C.M. (quadruple championne de France).

Administration

Liste des maires du Mans :
- 1947-1965 : Jean-Yves Chapalain
- 1965-1977 : Jacques Maury
- 1977-2001 : Robert Jarry
- 2001- : Jean-Claude Boulard La ville est divisée en 9 cantons :
- Le canton du Mans-Centre est formé d'une partie du Mans (21 074 habitants)
- Le canton du Mans-Est-Campagne est formé d'une partie du Mans et des communes de Challes 1111h., Changé 5364h., Parigné-l'Évêque 4600h., Sargé-lès-le-Mans 3536h., Savigné-l'Évêque 3784h. et Yvré-l'Évêque 4310h. (26 891 habitants)
- Le canton du Mans-Nord-Campagne est formé d'une partie du Mans et des communes de Coulaines, Neuville-sur-Sarthe et Saint-Pavace (20 435 habitants)
- Le canton du Mans-Nord-Ouest est formé d'une partie du Mans et des communes d'Aigné, La Bazoge, La Chapelle-Saint-Aubin, La Milesse, Saint-Saturnin et Trangé (32 779 habitants)
- Le canton du Mans-Nord-Ville est formé d'une partie du Mans (19 528 habitants)
- Le canton du Mans-Ouest est formé d'une partie du Mans (16 445 habitants)
- Le canton du Mans-Sud-Est est formé d'une partie du Mans et de la commune de Ruaudin (25 371 habitants)
- Le canton du Mans-Sud-Ouest est formé d'une partie du Mans et de la commune d'Arnage (15 420 habitants)
- Le canton du Mans-Ville-Est est formé d'une partie du Mans (21 979 habitants)

Personnages célèbres


- Pierre de Ronsard, qui a été chanoine au Mans,
- Paul Scarron (1610-1660), écrivain, y vécut de 1633 à 1640.
- Rignomer roi Franc asassiné au Mans (fin Ve siecle)
- Henri II d'Angleterre,
- Geoffroy V d'Anjou,
- Jean II de France,
- Saint-Liboire, "évangélisateur" dont les reliques transférées en Allemagne sont à l'origine du Jumelage avec Paderborn
- Joachim du Bellay,
- Charles Fouqueray, illustrateur
- Steevy BOULAY, Candidat du Loft 1 (Emission de téléréalité diffusée sur M6), Chroniqueur chez L. Ruquier dans l'émission on a tout essayé et l'émission de radio on va se gêner diffusée sur Europe 1

Monuments et lieux touristiques

Steevy BOULAY Le Mans, labellisée ville d'art et d'histoire, est le berceau de la dynastie Plantagenêt. Le palais des comtes du Maine (aujourd'hui Mairie du Mans), et l'abbaye de l'Épau font partie de cet héritage (nombreux concerts en son sein). Le centre ville est entouré d'une muraille gallo-romaine construite à la fin du aujourd'hui encore très bien conservée. À l'intérieur de cette muraille se trouve le quartier appelé « Vieux Mans » (ou « vieille ville du Mans ») où la plupart des maisons datent de la Renaissance. On peut citer notamment la maison d'Adam et Ève, les hôtels de Clairaulnay et de Vaux. Récemment, le nom de « Cité Plantagenêt » à été donné à la vieille ville. Le monument le plus important est sans doute la cathédrale Saint-Julien, qui combine l'art roman (pour la nef) et l'art gothique (pour le chœur et l'abside). Elle possède l'un des plus beaux chevets gothiques, dont une partie en « Y ». Elle a été construite entre le et le . Les révolutionnaires manceaux de 1789 ont été plus soigneux qu'ailleurs puisqu'ils n'ont pas détruit les vitraux de la Cathédrale. Certains datent du . Au musée de Tessé, les « demeures d'éternité » égyptiennes de Néfertari, épouse de Ramsès II et de Sennefer, maire de Thèbes vers 1420 av. J.-C. ont été reconstituées grandeur nature dans le sous-sol, constituant la partie principale d'une riche collection d'archéologie égyptienne.

Gastronomie

La ville du Mans est célèbre pour ses rillettes, préparation à base de viande de porc, parfois d'oie, de canard, de lapin ou de gibier, cuite lentement dans sa propre graisse jusqu'à obtention d'une pâte onctueuse.C'est de cette spécialité que vient la célèbre expression "rillette fort et vert". Autres spécialités :
- Poulets de Loué
- Chapons du Mans
- Marmite sarthoise

Jumelages

Le Mans est jumelée avec six villes d'Europe et du Monde : - Paderborn (Allemagne, 139 000 habitants) - Suzuka (Japon, 182 600 habitants) - Haouza (République arabe sahraouie) - Rostov-sur-le-Don (Russie, 1 200 000 habitants) - Volos (Grèce, 78 000 habitants) - Bolton (Angleterre, 265 400 habitants)

Bibliographie


- Le Mans, Joaquim Pueyo, éditions Ouest France, La Guerche-de-Bretagne, 1979.
- Histoire du Mans et du pays Manceau, Marc Auffret, Jacques Biarne, Paul Bois, François Dornic, François Garnier, Jean Gouhier, Michèle Ménard, Robert Philippe, éditions Privat, Millau, 1988.

Liens externes


- [http://www.ville-lemans.fr/ Site officiel de la ville du Mans]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Le_Mans Le Mans sur Wikitravel]
- http://www.francebalade.com/maine/lemans.htm
- http://www.nissan.co.jp/Lemans/environ_fr/history_fr.html
- http://www.catho-lemans.org/decouvrir/historique3.htm
- [http://www.photos-de-villes.com/photo-le-mans-1.php Photos Le Mans] Catégorie:Le Mans ja:ル・マン

Sarthe (département)


-
La Sarthe (72) est un département français traversé par la rivière éponyme. rivière éponyme rivière éponyme

Histoire

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province du Maine. Article de fond : Histoire de la Sarthe

Géographie

La Sarthe fait partie de la région Pays de la Loire. Elle est limitrophe des départements de l'Orne, d'Eure-et-Loir, de Loir-et-Cher, d'Indre-et-Loire, de Maine-et-Loire et de la Mayenne. Article de fond : Géographie de la Sarthe

Climat

Article de fond : Climat de la Sarthe

Économie

Article de fond: Économie de la Sarthe

Démographie

Les habitants de la Sarthe sont les Sarthois. Article de fond : Démographie de la Sarthe

Culture

Article de fond : Culture dans la Sarthe On peut aussi les appeler "Les Guidouilles" ...

Gastronomie

Les rillettes sont la spécialité culinaire la plus connue. Il s'agit de morceaux de viande de porcs bouillis dans de la graisse de porc.

Tourisme

Événement annuel: les 24 heures du Mans Article de fond : Tourisme dans la Sarthe

Politique

Article de fond : Politique de la Sarthe
- Liste des députés de la Sarthe
- Liste des sénateurs de la Sarthe
- Liste des conseillers généraux de la Sarthe

Administration

Article de fond : Administration de la Sarthe
- Liste des préfets de la Sarthe

Divers

Liens externes


- [http://www.Sarthe.pref.gouv.fr/ Préfecture]
- [http://www.cg72.fr/ Conseil général]
- [http://www.sarthemag.fr/ Sarthemag.fr]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Sarthe Sarthe sur Wikitravel]
- [http://www.chez.com/bruere/ Histoire La Bruère sur Loir]
- [http://www.mnhn.fr/mnhn/cbnbp/actions/inventorier/atlas_sarthe/caracteristiquesA72.htm Les caractéristiques physiques et climatiques de la Sarthe] ja:サルト県

Mathilde l'Emperesse

Mathilde l'Emperesse (1102 - 10 septembre 1167, Rouen) : épouse de l'empereur romain germanique Henri V puis reine d'Angleterre Fille d'Henri Ier Beauclerc elle fut mariée en 1114 à Henri V, empereur romain germanique. Veuve en 1125 elle revient en Angleterre. Elle en gardera le surnom d'« Impératrice » ou « Emperesse ». Son frère Guillaume Adelin étant décédé en 25 décembre 1120 lors du naufrage de la Blanche-Nef, Mathilde est la seule héritière du trône d'Angleterre. Le 1 janvier 1127 son père lui fait prêter serment d'allégeance par tout le baronnage anglais - y compris Étienne de Blois. Le 11 juin 1128 elle épouse le comte d'Anjou et du Maine Geoffroy V le Bel surnommé Plantagenêt. Ils eurent trois enfants : Henri II Plantagenêt, Geoffroy (1134-1157) comte d'Anjou et Guillaume (1136-1164) comte de Poitou. À la mort d'Henri Ier d'Angleterre, le 1 décembre 1135 Mathilde est absente du royaume et les barons organisent une régence. Étienne de Blois comte de Mortain et de Boulogne en profite pour s'emparer du trône. Il s'ensuit alors une guerre civile jusqu'à la paix de Wallingford le 6 novembre 1153. Henri II Plantagenêt succède à sa mère.

Voir aussi


- Frère Cadfael, d'Ellis Peters dont les enquêtes se situent pendant cette guerre civile. Mathilde Emperesse Mathilde Emperesse Mathilde Emperesse Catégorie:Personnalité féminine Mathilde Emperesse Mathilde Emperesse ja:マティルダ (神聖ローマ帝国皇后)

Henri Ier d'Angleterre

Henri I (v. 10681 décembre 1135), appelé Beauclerc à cause de ses intérêts d'études, était le plus jeune fils de Guillaume le Conquérant. Il régna comme roi d'Angleterre de 1100 à 1135, succédant à son frère, Guillaume le Roux. Il était aussi connu comme Lion de Justice. Son règne est connu pour les limitations des pouvoirs de la couronne, ses améliorations dans les rouages du gouvernement, sa réunification des territoires de son père, et sa décision controversée de choisir sa fille comme héritière. Henri est né entre mai 1068 et mai 1069, probablement à Selby, Yorkshire Angleterre. En qualité de benjamin de la famille, il était destiné à la prêtrise et reçut une éducation scolaire importante pour un jeune noble de cette période. Il était probablement le premier chef normand à parler l'anglais. Lors de la succession de son père, sa part de l'héritage fut d'environ 2 500 kg d'argent. Ses deux frères aînés firent un pacte disant que, si le survivant décédait sans héritier, son territoire reviendrait au survivant. Quand Guillaume II mourut en 1100 cependant Robert revenait de la première croisade. Son absence, comme sa mauvaise réputation parmi les nobles normands, permit à Henri de prendre les clés du magot royal de Winchester. Il fut accepté comme roi par les principaux barons et couronné trois jours plus tard le 5 août à l'abbaye de Westminster. Il garantit immédiatement son poste parmi les nobles en promulguant la charte des libertés, qui est considérée comme une ébauche de la Magna Carta. Il restaura également plusieurs lois du roi Édouard le Confesseur. Le 11 novembre 1100 Henri épousa Édith, fille de Malcolm III d'Écosse. Comme Édith était aussi la nièce de Edgar Atheling, le mariage unit la lignée normande avec l'ancienne lignée des rois anglais. Le mariage déplut beaucoup aux barons normands. Cependant, comme une concession à leurs sensibilités, Édith changea son nom d'épouse en Mathilde en devenant reine. L'année suivante, en 1101, Robert Courteheuse essaya de reprendre la couronne en envahissant l'Angleterre. Dans le Traité d'Alton, Robert accepta de reconnaître Henri comme le roi d'Angleterre et de retourner pacifiquement en Normandie. En 1105, pour éliminer la menace constante de Robert Courteheuse, Henri mena un corps expéditionnaire en traversant la Manche. En 1106 il obtint une victoire décisive sur l'armée normande de son frère à la bataille de Tinchebray. Il emprisonna son frère et s'appropria le duché de Normandie. Il eut quatre enfants de Mathide avant sa mort en 1118 : Guillaume Adelin (1102-1120), Richard (?-1120), Mathilde (1103-1167), Robert (fils naturel). Le 29 janvier 1121 il épousa Adeliza, fille du duc Godefroid Ier de Louvain, mais il n'y eut pas d'enfant de ce mariage. Il détient également le record du plus grand nombre d’enfants bâtards reconnus nés d'un roi anglais, avec un total provisionnel de trente-cinq. Emma de Laval, semble être la fille naturelle d'Henri I, et de Mathilde, sœur du comte de Meulan, qu'il entretint quelque temps. Il faut croire Maucourt de Bourjolly, qui affirme ainsi cette parenté de la dame de Laval. La difficulté qu'on fait à cet égard que le roi anglais n'eut pas de bâtarde de ce nom n'en est pas une, car parmi les huit qu'on connaît, il en est une qui n'est pas nommée, et dont l'époux n'est pas connu. D'ailleurs leur nombre total n'est pas fixé. Cependant, aucun de ses fils légitimes ne lui survécut ; tous périrent dans le naufrage de la Blanche-Nef le 25 novembre 1120 près des côtes de Normandie. Laissé sans héritier mâle, Henri prit la décision sans précédent de faire prêter par ses barons le serment d'accepter sa fille Mathilde l'Emperesse, veuve de l'empereur germanique Henri V comme son héritière. Henri mourut d'empoisonnement alimentaire, ayant ingurgité des lamproies avariées en décembre 1135 à Lyons-la-Forêt (Saint-Denis-en-Lyons) en Normandie, et fut enterré à l'abbaye de Reading. Bien que les barons d'Henri aient juré allégeance à sa fille comme reine, ses frasques sexuelles et son remariage avec un Angevin, Geoffroi le Bel, comte d'Anjou, un ennemi des Normands, permirent à un neveu d'Henri, Étienne de Blois, de venir en Angleterre et de réclamer le trône avec le support populaire. La lutte entre l'Emperesse et Étienne provoqua une longue guerre civile connue comme l'Anarchie et Etienne I perdit son fils unique. La dispute fut finalement réglée par Etienne qui prit Henri II, le fils de l'impératrice et du comte d'Anjou, comme héritier en 1153.

Références


- Arthur Lyon Cross; A History of England and Greater Britain. (New York: Macmillan, 1917).

Sources externes


- [http://www.bbc.co.uk/history/historic_figures/henry_i_king.shtml BBC]
- [http://www.royal.gov.uk/output/Page54.asp Royauté britannique]
- [http://www.britannia.com/history/monarchs/mon24.html Brittania]
- [http://www3.dcs.hull.ac.uk/cgi-bin/gedlkup/n=royal?royal01391 l'arbre généalogique des descendantsa] Henri Angleterre 01 Henri Angleterre 01 Henri Angleterre 01 Henri 01 Henri 01 ja:ヘンリー1世 (イングランド王) simple:Henry I of England Catégorie:Personnalité normande

Henri V du Saint-Empire

Henri V (1081-1125), roi des Romains de 1106 à 1111 puis empereur du Saint-Empire romain germanique de 1111 à 1125. Il épouse en 1114 Mathilde (1103-1167), fille d'Henri Ier Beauclerc et de Mathilde d'Écosse. Fils du précédent empereur Henri IV, il contraignit ce dernier à abdiquer en sa faveur, bénéficiant pour ce faire de l'appui du pape Pascal II. Il entra ensuite en conflit avec ce dernier et fit élire contre lui l'antipape Sylvestre IV. Durant son règne, il dut signer le concordat de Worms (1122), mettant fin à la querelle des Investitures, avec le pape Calixte II. Henri Saint Empire 05 Henri Saint Empire 05 Henri Saint Empire 05 Henri Saint Empire 05 Henri Saint Empire 05 ja:ハインリヒ5世

Geoffroy V d'Anjou

Geoffroy 5 Geoffroy Anjou 05 Geoffroy 1 Geoffroy 1 Catégorie:Plantagenêts Geoffroy V d'Anjou Geoffroy V d'Anjou Geoffroy V d'Anjou Geoffroy V (né en 1113 - mort le 7 septembre 1151 au Mans), comte d'Anjou et du Maine, et plus tard duc de Normandie, appelé « Geoffroy le Juste » ou « Geoffroy Plantagenet », était le fils de Foulque V, comte d'Anjou et roi de Jérusalem et d'Erembourge du Maine, héritière du Maine. Il devint le fondateur de la dynastie des Plantagenêt des rois anglais. Surnommé ainsi pour le brin de genêt qu'il portait dans son chapeau, il se maria à 15 ans avec Mathilde l'Emperesse, fille d'Henri Ier d'Angleterre et veuve d'Henri IV, empereur romain germanique en 1128. Cette union représentait un gage de paix entre l'Anjou et la Normandie, qui furent en conflit à de nombreuses reprises au . Mathilde L'Emperesse était plus âgée de onze ans, et leur mariage fut houleux, mais elle lui survécut. Mathilde était l'héritière du puissant duché de Normandie. Leur fils aîné, le futur Henri II d'Angleterre, recueillit donc un double héritage de ses parents. L'année suivant le mariage, son père partit pour Jérusalem (où il devenait le roi) laissant Geoffroy pour diriger le comté d'Anjou. Quand le roi Henri décéda en 1135, le cousin de Mathilde Étienne s'empara du trône. Pendant que Maud tournait son attention vers l'Angleterre, Geoffroy concentra les siennes sur la conquête de la Normandie. Au bout d'une dizaine d'années de guerre et de siège, grâce à la construction d'un réseau d'alliances, la Normandie tomba entre ses mains. Les mérites de cette stratégie sont discutés par les historiens. Pendant que les forces angevines auraient pu être décisives si elles avaient été envoyées en Angleterre, il semble aussi que la possession de la Normandie joua un rôle, sans doute décisif, dans le succès éventuel de leur fils Henri pour obtenir la couronne anglaise. Geoffroy réprima aussi trois révoltes de barons en Anjou, en 1129, 1135 et 1145-1151. La menace de rébellion ralentit son avance en Normandie, et semble être une raison de sa non-intervention outre Manche. Dans les dernières années de sa vie, il consolida son contrôle sur la Normandie en réformant l'administration du duché et en 1150 associant Henri à son gouvernement. Son corps est enterré dans la cathédrale du Mans.

Armoiries

Ses armoiries sont, à défaut d'être les plus anciennes, les premières à être mentionnées dans une écrit médiéval. Dans la relation de son mariage, il est dit que le roi Henri I d'Angleterre suspendit à son cou un écu portant des lionceaux. Une plaque d'émaux se trouvant à la cathédrale du Mans montre ce écu, mallheureusement représenté de profil, de sorte que l'on ignore le nombre de lionceaux (actuellement on hésite entre 6, 7 ou 8). Cette plaque donne cependant les couleurs de l'écu. La description du blason ci dessous (sous réserve du nombre de lionceaux) est : d'azur aux six lionceaux d'or, posés 4, 2 et 1

Liste des comtes puis ducs du Maine

Maine Maine Catégorie:Pays de la Loire

Premiers comtes

On mentionne au deux comtes, qui seraient liés aux premier Robertiens :
- Roger, comte du Mans cité en 710 et en 724.
- Hervé, fils du précédent, comte du Mans cité en 748. Le Maine et le Mans disparaissent ensuite des documents et chartes pour ne réapparaître qu'avec les Rorgonides qui sont probablement descendants de Roger et d'Hervé.

Première maison du Maine (Rorgonides)


- 820-839 : Rorgon I († 839), comte du Maine, et de Rennes, fils de Gozlin Ier du Maine.
- 839-849 : Gauzbert du Maine († 849), comte du Maine, frère du précédent.
- 849-865 : Rorgon II († 865), comte du Maine, fils de Rorgon I.
- 865-886 : Gauzfrid du Maine († 886), comte du Maine, frère du précédent. A la mort de Gauzfrid, son fils étant trop jeune pour lui succéder, le comté du Maine est donné à Roger du Maine, marié à une carolingienne. Les Rorgonides se tournent alors vers les Robertiens et le comté est disputé entre les deux familles.

Période de contestation


- 886-893 : Roger du Maine († 900), comte du Maine, marié à Rothilde (fille de Charles le Chauve)
- 893-895 : Gauzlin du Maine († 914), comte du Maine, fils de Gausfrid
- 895-898 : Roger du Maine († 900), comte du Maine
- 893-900 : Gauzlin III du Maine (860-† 914), comte du Maine. Il est le dernier Comte du Maine de sa famille, qui se le fait confisquer par Charles II le Chauve, au bénéfice de Robert le Fort, ancêtre des Capétiens.
- 900-950 : Hugues I († 940), comte du Maine, fils de Roger ::il épouse probablement une fille de Gauzlin, mettant fin au litige entre les deux familles

Deuxième maison du Maine


- 950-992 : Hugues II († 992), comte du Maine, fils d'Hugues I
- 992-1015 : Hugues III († 1015), comte du Maine, fils du précédent
- 1015-1032 : Herbert I Éveille-Chien († 1032), comte du Maine, fils du précédent
- 1036-1051 : Hugues IV († 1051), comte du Maine, fils du précédent
- :marié à Berthe, fille d'Eudes II de Blois
- 1058-1062 : Herbert II († 1062), comte du Maine, fils du précédent
- :Sans enfant, il désigne dans son testament Guillaume le Conquérant comme son successeur, mais les seigneurs du Maine se révoltent et appellent un oncle par alliance d'Herbert II.

Luttes de succession


- 1062-1063 : Gautier III de Vexin, comte de Vexin et d'Amiens
  - marié à Biota du Maine, fille d'Herbert I :Guillaume le Conquérant chasse Gautier et installe comme comte son fils
- 1063-1069 : Robert Courteheuse, fils de Guillaume le Conquérant
  - marié en 1063 à Marguerite du Maine, sœur d’Herbert II, comte titulaire du Maine :en 1069, les seigneurs du Maine se révoltent et placent sur le siège comtal un autre descendants des comtes du Maine :
- 1069-1097 : Hugues V du Maine († 1097), fils d'Azzo II d'Este et de Gersende du Maine, petit-fils du comte Herbert Ier
- 1093-1110 : Élie de Beaugency (mort en 1110), fils de Lancelin de Beaugency, seigneur de La Flèche, et de Paule du Maine, petit-fils du comte Herbert Ier
- 1110-1126 : Erembourge (1091-1126), fille du précédent
  - mariée à Foulque V d'Anjou

Maison d'Anjou


- 1109-1129 : Foulque V le Jeune, comte d'Anjou puis roi de Jérusalem (1095-1143)
- 1129-1151 : Geoffroy V le Bel ou Plantagenêt (1113-1151)
- 1151-1189 : Henri II, roi d'Angleterre (11331189)
  - 1156-1158 : Geoffroy VI (11341158)
  - 1169-1183 : Henri le Jeune (11551183)
- 1189-1199 : Richard Ier Cœur de Lion (11571199)
- 1199-1204 : Jean Sans Terre (11671219)

Première maison capétienne d'Anjou

1219
- Jean de France (12191232), non régnant, fils de Louis VIII le Lion
- 1246-1285 : Charles Ier (12261285), également roi de Sicile, puis de Naples, frère du précédent
- 1285-1290 : Charles II (12541309), roi de Naples, fils du précédent
  - en 1290, il donne l'Anjou en dot à sa fille qui épouse Charles de Valois
- 1290-1299 : Marguerite (12731299), fille du précédent, mariée à
1290-1325 : Charles III de Valois (12701325), fils de Philippe III, roi de France
- 1325-1328 : Philippe de Valois (1293-1350), fils des précédents.
  - En 1328, Philippe de Valois devient roi de France (Philippe VI) et rattache l'Anjou à la France

Seconde maison capétienne d'Anjou

1328
- 1350-1384 : Louis Ier (1339-1384), roi titulaire de Sicile et de Jérusalem, comte de Provence, fils de Jean II le bon, roi de France, et petit fils de Philippe VI de Valois
- en 1360, l'Anjou est érigée en duché
- 1384-1417 : Louis II (1377-1417), roi titulaire de Sicile et de Jérusalem, comte de Provence, fils du précédent
- 1417-1434 : Louis III (1403-1434), roi titulaire de Sicile et de Jérusalem, comte de Provence, fils du précédent
- 1434-1473 : Charles IV (1414-1473), frère du précédent
- (1473-1481 : Charles V (1436-1481), roi titulaire de Sicile et de Jérusalem, comte de Provence, fils du précédent

Sources et bibliographie


- Le Jan (Régine), Famille et pouvoir dans le monde France (VIIe-Xe siècle), Publications de la Sorbonne, Paris, 1995.
- Pierre Riché, Les Carolingiens. Une famille qui fit l'Europe, éd. Pluriel
- http://www.francebalade.com/maine/ctmaine.htm

1367

Catégorie:1367
| |
Années 1340 | Années 1350 | Années 1360 | Années 1370 | Années 1380
1362 | 1363 | 1364 | 1365 | 1366 | 1367 | 1368 | 1369 | 1370 | 1371 | 1372
---- Cette page concerne l'année 1367 du calendrier julien.

Événements


- 3 avril : Du Guesclin est fait prisonnier à la Bataille de Najera (Espagne) au cours de son expédition menée contre le roi de Castille, Pierre Ier le Cruel, qui remonte sur le trône.
- A Paris, début de la construction de la nouvelle enceinte.
- Charles V promulgue des ordonnances visant à la création d'une armée moderne et à l'organisation de la défense du royaume.
- Début du règne de Ferdinand Ier, roi du Portugal, dernier souverain de la dynastie de Bourgogne (jusqu'en 1383).
- Début du règne de Tezozomochtli, roi des Tépanèques. >(1426)

Naissances en 1367


- 6 janvier : Le futur Richard II d'Angleterre, à Bordeaux.
- Henri IV d'Angleterre.

Décès en 1367


- 15 mars : Jean Ier Le Meingre, dit Boucicaut, maréchal de France ko:1367년

Pierre Ier de Castille

Pierre Castille 01 Pierre Castille 01 Catégorie:Maison d'Ivrée Catégorie:naissance en 1334 Catégorie:Décès en 1369 Pierre I, (né le 30 août 1334 à Burgos– mort le 23 mars 1369 à Montiel), seul fils légitime du roi Alphonse XI et de Marie de Portugal (fille du roi Alphonse IV de Portugal), connu comme Pierre le Cruel, fut roi de Castille et León (13501369). Il s’attira la réputation d'être d’une cruauté monstrueuse, ce qui lui valut son surnom. Bien des années plus tard, à une époque ou l'autorité royale était bien établie, il y eut une réaction en faveur de Pierre et un surnom alternatif lui fut trouve. Il devint à la mode de parler de lui comme d’El Justiciero, le Justicier. Ses apologistes avancèrent l’argument qu’il avait uniquement tué des hommes qui ne se soumettaient eux-mêmes pas à la loi ou ne respectaient pas les droits d’autrui. Cette théorie n’est pas dénuée de tout fondement. Ainsi le chroniqueur Lopez de Ayala qui s’était battu contre Pierre I confessa que la chute du roi fut regrettée par les marchands et les négociants qui avaient joui d’une certaine sécurité sous son règne. Pierre accéda au trône à 16 ans et fut tout d’abord soumis à l’influence de sa mère et de ses favoris. Ce fut un être immoral et infidèle à son épouse tel que son père l’avait été. Mais Alphonse XI n’avait pas mis sa femme en prison ni provoqué son assassinat, ce que Pierre fit à tout le moins pour ce qui concerne l’emprisonnement, sa culpabilité dans le meurtre de la reine. Il fut marié officiellement deux fois. Il répudia sa première femme Blanche de Bourbon, épousée en 1352 sous la pression de sa mère et des nobles castillans pour se marier avec Juana de Castro en 1354. Cette dernière fut également répudiée peu après bien qu’elle lui ait donné un fils. La seule femme de son “harem “ dont il ne se lassa jamais fut de sa maîtresse Maria de Padilla. Encouragé par le ministre Albuquerque, il s'émancipa de la tutelle maternelle et s’attacha à Maria de Padilla qui œuvra en faveur de la disgrâce d’Albuquerque. Après son mariage forcé avec Blanche de Bourbon, s’ensuivit une période de désordre dans le royaume pendant laquelle le roi perdit le pouvoir effectif et fut même emprisonné. Cependant les dissensions au sein du parti dominant permirent à Pierre de s'évader de Toro ou il était retenu, et de se rendre à Ségovie. De 1356 à 1366, il fut continuellement en guerre contre l’Aragon, et ne fit preuve ni d’audace, ni de génie militaire dans la conduite des opérations. C’est à cette époque qu’il perpétra la série de meurtres contre ses opposants politiques dont plusieurs de ses demi-frères, qui le rendirent odieux. En 1366 il fut assailli par son demi-frère aîné, fils bâtard du roi Alphonse XI, Henri de Trastamare, qui revendiquait également la couronne et avait obtenu le soutien du roi de France Charles V. Face à une armée de soldats de fortune, les [grandes compagnies], qui était menée par de valeureux chefs dont Bertrand Du Guesclin et Hugues Calveley, Pierre I après avoir retraité à plusieurs reprises (d’abord de Burgos, puis de Tolède et enfin de Séville) face à l'avancée des troupes ennemies, abandonna le royaume sans avoir ose livrer bataille. Il emporta avec lui le trésor et se réfugia au Portugal ou il fut froidement reçu par son oncle, le roi Pierre Ier de Portugal, puis en Galice ou il fit assassiner l'archevêque de Saint-Jacques-de-Compostelle. Henri de Trastamare surnommait continuellement Pierre “le roi des juifs” et il réussit ainsi à bénéficier des sentiments antisémites d’une certaine partie de la population. Il instigua des pogroms qui marquèrent, en Espagne, le début d’une période d'émeutes anti-juives et de conversions forcées qui culmina de 1370 à 1390. Pierre prit d'énergiques mesures pour lutter contre cela avec notamment l'exécution de 5 meneurs d’une émeute qui furent bouillis et rôtis. Durant l’été 1366, il fit appel au roi d’Angleterre Édouard III, qui était alors engagé dans la guerre de Cent Ans contre la France. Celui-ci lui accorda son soutien, envoyant en Espagne une armée menée par son propre fils Edouard, le Prince Noir. Les armées de Pierre et d’Édouard battirent celles d’Henri, des français et des autres allies à la bataille de Najera en 1367 permettant à Pierre le Cruel de récupérer son trône. Cependant celui-ci ne tint pas sa promesse de rembourser aux anglais les frais de leur engagement militaire et il fit preuve de tant de férocité et d'infidélité qu’il provoqua le départ du prince noir dégoûté par cette attitude et affaibli par la maladie. Privé des troupes anglaises, Pierre fut rapidement renversé pour la deuxième fois par son demi-frère Henri aidé de Bertrand du Guesclin et d’un corps de mercenaires français et anglais. Réfugié dans la forteresse de Montiel, Pierre fut attiré par une ruse dans la tente Du Guesclin. C’est là qu’il fut tué, le 23 mars 1369, par Henri qui devint roi sous le nom de Henri II. Constance et Isabelle de Castille, les filles que lui avait données Maria de Padilla, furent respectivement mariées à Jean de Gand et Edmond de Langley, tous les deux fils d’Édouard III.

Sources et bibliographie


- Pero Lopez de Ayala, Chroniques (Madrid 1779-1780)
- Prosper Mérimée, Hist. de Don Pedro I, roi de Castille (Paris, 1848).

1814

Catégorie:1814 Cette page concerne l'année 1814 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Création par Napoléon Bonaparte du Royaume de Pologne, qui sera rattaché à la Russie, puis aboli en 1863.
- Début du règne de Ferdinand VII d'Espagne (fin en 1833).
- Vote d'une loi sur la conscription générale et obligatoire en Prusse.
- 1 novembre : Début du Congrès de Vienne (nov. 1814-juin 1815).
  - Le Danemark perd la Norvège au bénéfice de la Suède, mais garde l'Islande, le Groenland et les Féroé.
  - Les Pays de Savoie retournent aux États de Savoie.
- Le Traité de Paris rend le comté de Nice au duc de Savoie. Les frontières de 1760 sont rétablies.
- Le pape Pie VII retourne à Rome. L'ordre jésuite est rétabli.

Guerres napoléonniennes


- 29 janvier : Victoire contre Blücher à Brienne.
- 1 février : Défaite contre Schwarzenberg à La Rothière.
- 10 février : Victoire contre Blücher à Champaubert.
- 11 février : Victoire de Napoléon Ier contre Blücher à la bataille de Montmirail.
- 14 février : Victoire contre Blücher à bataille de Vauchamps.
- 17 février : Victoire contre les Autrichiens à Mormant.
- 18 février : Victoire contre les Autrichiens à Montereau.
- 9 mars : Échec contre Blücher à Laon.
- 20 mars : Échec contre Schwartzenberg à Arcis-sur-Aube.
- 30 mars : Paris capitule.
- 1 avril : Un gouvernement provisoire composé de royalistes est composé.
- 5 avril : Abdication de Napoléon Ier.
- 5 avril : Restauration : Louis XVIII frère de Louis XVI monte sur le trône.
- 11 avril
  - Abdication sans condition de Napoléon Ier.
  - Bataille de Toulouse, dans laquelle le général Taupin meurt.
- 4 mai : Napoléon arrive à l'île d'Elbe.
- 30 mai : Exil de Napoléon à Elbe.

France


- 30 mai : Traité de Paris : La France est ramenée aux frontières de 1792, et conserve ses colonies.
- Début du règne de Louis XVIII, interrompu par les Cent-Jours (fin en 1824). Le 4 juin il proclame la Charte.
  - L'article 2 de la Charte abolit la conscription et fait appel à des engagés volontaires.

Afrique


- L'Afrique du Sud passe sous administration britannique.
- L'île Bonaparte reprend son nom d'île Bourbon.

Amériques

Amérique du Nord


- 27 mars : victoire d'Andrew Jackson à la bataille d'Horseshoe Bend (Tennessee) sur les Indiens Creek

Amérique latine


- L'Uruguay déclare son indépendance.

Asie


- Début de la guerre anglo-gurkha au Népal (fin en 1816).

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures


- L'écrivain britannique Lord Byron publie Le Corsaire. Dix mille exemplaires sont vendus immédiatement.
- L'écrivain britannique Jane Austen publie Mansfield Park.
- L'écrivain britannique Sir Walter Scott publie Waverley.
- Le peintre français Jean Auguste Dominique Ingres peint La Grande Odalisque.
- Le peintre espagnol Francisco Goya peint Dos de Mayo et Tres de Mayo.

Sciences et techniques


- L'ingénieur anglais George Stephenson construit la première locomotive à vapeur.
- Les premières presses à vapeur sont utilisées au London Times.
- St. Margaret's Westminster est le premier quartier de Londres à être éclairé au gaz.

Naissances en 1814


- 17 janvier : Hippolyte Lucas, entomologiste français († 1899).
- 27 janvier : Eugène Viollet-le-Duc, architecte, ingénieur et écrivain français († 1879).
- 31 janvier : Andrew Ramsay, géologue écossais († 1891).
- 28 mars : Arsène Houssaye, poète, journaliste et auteur dramatique français.
- 25 juin : Auguste Daubrée, géologue français († 1896).
- 9 août : Alexander Willem Michiel Van Hasselt, médecin et naturaliste hollandais († 1902).
- 13 août : Anders Jonas Ångström, astronome et physicien suédois († 1874).
- 4 octobre : Jean-François Millet, peintre français († 1875).
- 24 octobre : Rafael Carrera : président du Guatemala († 1865).

Décès en 1814


- 27 février : Julien Louis Geoffroy, critique littéraire français1743)
- 31 mars : Pierre Sonnerat, naturaliste et explorateur français1748).
- 11 avril : général Taupin.
- 21 mai : Ignacio Jordán Claudio de Asso y del Rio, naturaliste, juriste et historien espagnol1742).
- 29 mai : Joséphine de Beauharnais, femme de Napoléon Bonaparte1763).
- 1 octobre : Guillaume-Antoine Olivier, naturaliste et entomologiste français1756).
- 2 décembre : Marquis de Sade, écrivain français (° 1740). __NOTOC__ ko:1814년 ms:1814 simple:1814 th:พ.ศ. 2357

Napoléon Bonaparte

Napoléon Bonaparte (Ajaccio, 15 août 1769Sainte-Hélène, 5 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français, sous le nom de Napoléon I, de 1804 à 1814, puis à nouveau en 1815. Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale et plaça ses maréchaux et ses frères sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Espagne, Naples, Westphalie, Hollande, et Suède. Incapable de mettre un terme au cycle de guerre que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792, et face aux diverses coalitions montées et financées par l'Angleterre, les conquêtes s'ajoutant aux conquêtes, Napoléon vit l'Empire s'effondrer, dix ans après son avènement. Il ne reste aujourd'hui que la grande œuvre administrative, qu'entreprit cet homme hors du commun. Toute tentative d'écrire avec impartialité l'histoire de ce personnage relèverait de la gageure selon l'historien Steven Englund qui écrivit « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l'étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »

Jeunesse et ascension dans l'armée

Napoléon Bonaparte naquit à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769, un an après l'achat par la France de l'île à Gênes (1768). Issu d'une famille faisant partie de la petite noblesse corse. Il était le deuxième enfant de Charles Bonaparte, Avocat au Conseil Supérieur de l'île, et de Maria-Letizia Ramolino. Alors qu'il n'était agé que de neuf ans, son père s'arrangea pour qu'il suive des études sur le continent, où il s'établit, en compagnie de son frère ainé Joseph Bonaparte. Napoléon se considèra tout d'abord comme un étranger. Après des études dans les écoles militaires (Autun, Brienne et l'école Militaire de Paris), il entre avec son ami Grenier dans l'artillerie, au sein du régiment de La Fere, à Auxonne. Il est affecté comme lieutenant en second à Valence en 1787. D'un tempérament ombrageux, romantique dans ses écrits et d'une curiosité sans borne alliée à une mémoire surprenante, le jeune Bonaparte, à la veille de 1789, est autant homme de lettres qu'homme de guerre. Lorsque la Révolution éclata en 1789 le lieutenant Bonaparte était présent à Paris ; spectateur des événements