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| 31 Mai |
31 mai
Le 31 mai est le 151 jour de l'année (152 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1578 : Le roi Henri III pose la première pierre du Pont Neuf à Paris, en présence de la reine-mère Catherine de Médicis.
- 1793 : Les Girondins sont renversés par les Montagnards.
- 1795 : Suppression du Tribunal révolutionnaire.
- 1859 : Big Ben donne l'heure.
- 1868 : C'est au parc de Saint-Cloud à Paris qu'a lieu la première course de vélo.
- 1902 : La guerre qui a opposé les Britanniques aux Etats boers du Transvaal et d'Orange (Afrique australe) s'achève avec la signature du traité de Vereeniging (Transvaal). Ce document reconnaît l'annexion à l'Empire britannique de l'Etat libre d'Orange et du Transvaal.
- 1910 : Indépendance de l'Afrique du Sud.
- 1916 : Une bataille navale oppose dans le Jutland, au large du Danemark, 37 navires britanniques à 21 navires allemands.
- 1945 : réception de Louis de Broglie (prince puis duc de Broglie) (1892-1987) à l'Académie française. Le discours de bienvenue fut prononcé par son frère et confrère académicien, le duc Maurice de Broglie, ce qui n'était jamais arrivé en trois siècles de réceptions sous la Coupole.
- 1961 : l'Afrique du Sud devient une république.
- 1970 : Un séisme d'une intensité de 7,75 sur l'échelle de Richter touche le Nord du Pérou et provoque la mort de 66 000 personnes.
- 1985 : Naissance de Jimmy Fudal.
- 1991 :
- Signature d'un accord de paix en Angola.
- La chaîne de télévision Canal+ prend le contrôle financier du club de football du Paris Saint-Germain.
- 2000 : Funérailles nationales de Maurice Richard, joueur de hockey professionnel, en la basilique Notre-Dame de Montréal présidées par le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal.
- 2003 :
- Une éclipse annulaire de soleil était visible dans le quart nord-est de l'hexagone jusqu'à une ligne La Rochelle-Béziers au sud-ouest. Il fallait se réveiller avant cinq heures du matin pour pouvoir l'observer.
- Dernier vol commercial de Concorde sous les couleurs d'Air France.
- 2005 : L'identité de l'informateur Gorge profonde dans le Scandale du Watergate est révélé. C'était W. Mark Felt, qui était à l'époque directeur adjoint du FBI.
Naissances
- 1819 : Walt Whitman, poète et humaniste américain, († 1892).
- 1865 : István Chernel, ornithologue hongrois († 1922).
- 1872 : Charles Greeley Abbot, astrophysicien, astronome américain, († 1973).
- 1887 : Saint-John Perse, poète et diplomate français, († 1975).
- 1908 : Don Ameche, acteur américain, († 1993).
- 1917 : Jean Rouch, cinéaste français, († 2004)
- 1921 : Alida Valli, actrice italienne
- 1923 : Rainier III, prince de Monaco, († 2005).
- 1930 : Clint Eastwood, acteur, scénariste, réalisateur et producteur américain.
- 1943 : Sharon Gless, actrice de télévision, américaine
- 1945 : Rainer Werner Fassbinder, cinéaste allemand, († 1982).
Décès
- 1832 : Évariste Galois, mathématicien français
- 1875 : Alphonse-Louis Constant, dit Eliphas Lévi, occultiste français
- 1962 : Adolf Eichmann, fonctionnaire SS allemand, (° 1906)
- 1996 : Timothy Leary, psychologue et écrivain américain
Catégorie:Jour de l'année
ja:5月31日
ko:5월 31일
ms:31 Mei
simple:May 31
th:31 พฤษภาคม
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
Année bissextileCatégorie:Calendrier
Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».
Règle actuelle
Depuis l'instauration du calendrier grégorien :
# Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres.
# Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
# Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles.
Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3.
Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle.
La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.
Histoire des années bissextiles
Les mois intercalaires de l'année de Numa
L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.
Le jour intercalaire de Jules
En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis).
Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait).
Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ».
C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.
29 février
Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.
30 février
En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans.
Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février.
als:Schaltjahr
ja:閏年
ko:윤년
simple:Leap year
th:ปีอธิกสุรทิน
Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
Henri III de France
Henri III (1551-1589) fut roi de Pologne quelques mois sous le nom d'Henri de Valois (Henryk Walezy), avant de prendre le titre de roi de France.
Le futur Henri III naît le 19 septembre 1551, quatrième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis. Il est, dans un premier temps, baptisé sous les prénoms d'Alexandre-Édouard, et titré duc d'Angoulême. En 1560, suite à la mort de son frère François II et à l'avènement de son autre frère Charles IX, il devient duc d'Orléans. Le 17 mars 1564, lors de sa confirmation, il prend le prénom dHenri. En 1566, il devient duc d'Anjou.
Le 11 mai (jour de la Pentecôte) 1573, il est élu roi de Pologne. Il règne sur la Pologne du 24 janvier au 18 juin 1574. Le 30 mai 1574, Charles IX étant mort, il quitte la Pologne en catimini pour le trône de France. Il est sacré à Reims le 13 février 1575 sous le nom d'Henri III et le 15 février il épouse Louise de Lorraine.
Son règne est marqué par des problèmes religieux (guerres de religion), politiques et économiques.
Sa personnalité
Henri III est un homme de contrastes. Il présente deux facettes : c'est un homme pieux et calme, mais c'est aussi un homme extravagant qui aime la fête. Sa personnalité est complexe. Son apparente douceur cache un esprit souvent nerveux qui l'entraîne parfois vers des colères noires et violentes.
Avant toute chose, Henri III possède la grâce et la majesté d'un roi. Toujours à la recherche de l'élégance, Henri III aime mettre en valeur son apparence. C'est un homme qui aime la mode et ses extravagances (boucles d'oreilles et fraise imposante).
Henri III est aussi un homme d'une grande douceur. Il déteste la violence et évite toute confrontation belliqueuse. Il délaisse les activités physiques, bien qu'il soit une des plus fines lames du royaume. Son dégoût de la chasse et des activités guerrières, privilèges des nobles, lui vaut des critiques acerbes de la part du peuple.
Henri III est un roi plus apte à s'affairer dans son cabinet avec ses ministres qu'à guerroyer sur un champ de bataille. C'est un homme très intelligent, mais de nature faible. En effet, son principal défaut reste sa trop grande mansuétude.
Enfin, Henri III est un homme pieux. Profondément catholique, il s'adonne de manière ostentatoire aux processions des pénitents. Avec l'âge, sa piété se développe ainsi que son goût pour le macabre. De nature nerveuse, le roi est un très grand malade. Dans ses dernières années, Henri III croit que ses malheurs (absence d'héritiers) et ceux de son royaume sont causés par ses péchés. Il passe donc son temps à se mortifier dans des monastères où, pendant quelques jours, il fait retraite.
Sa manière de gouverner
Homme intelligent, Henri III connaît l'art de gouverner. Il reprend la politique qui fut celle de sa mère Catherine de Médicis, en écartant des affaires de l'État les nobles des grandes familles qui n'ont cessé, depuis le début des guerres de religion, de se quereller pour le pouvoir. Le roi va promouvoir à la cour des hommes de petite noblesse, à qui il va donner de très hautes responsabilités. Henri III entend s'appuyer sur ces hommes nouveaux pour gouverner. La cour d'Henri III voit donc apparaître des hommes qui connaissent, grâce au roi, une fortune fulgurante et qu'on va appeler vulgairement les mignons.
Le roi a l'intention d'avoir autour de lui des hommes qui lui sont complètement dévoués. Pour concrétiser ce projet, il crée, en 1578, l'Ordre du Saint-Esprit, un ordre de chevalerie qui unit tous ses membres autour de lui. Pour s'imposer, le roi entend en plus en imposer à ses sujets. Il organise des fêtes majestueuses, comme celles données en l'honneur du duc de Joyeuse en 1581. Le roi donne également, en récompense aux serviteurs les plus zélés, des sommes importantes d'argent. Toutes ces dépenses ne manquent pas d'appronfondir la dette du royaume, mais pour le roi la restauration de la puissance royale demeure la priorité.
Par ailleurs, Henri III organise plusieurs réformes importantes, notamment des réformes monétaires, devant régler les problèmes financiers du royaume. Henri III rend aussi l'étiquette de la cour plus stricte, préfigurant ainsi celle de Versailles un siècle plus tard.
La légende rose d'Henri III
Joyeuse
Pendant quatre siècles, l'image véhiculée d'Henri III a été indissociable de celle de ses mignons. Au , c'est un thème à la mode et plusieurs peintres romantiques s'y sont essayés. Henri III est alors représenté entouré d'éphèbes efféminés, aux costumes excentriques et grotesques. Cette image caricaturale du roi, très éloignée de la réalité, est demeurée très populaire.
Cependant, l'homosexualité du roi est aujourd'hui sérieusement mise en doute. En effet, les contemporains d'Henri III nous ont décrit le roi comme un homme aimant beaucoup les aventures féminines. Si celles-ci furent moins connues que celles d'Henri II ou de François , c'est que par respect pour son épouse et pour sa mère, Henri III ne leur conféra jamais le titre de maîtresse officielle. Comme aucun écrit ne vient attester la moindre aventure masculine, l'homosexualité du roi s'avèrerait de la pure légende.
Si une certaine image péjorative nous est parvenue du roi, elle est due aux prédications enflammées des curés parisiens qui, par haine religieuse, ont injurié et ridiculisé le roi. L'extrémisme haineux a été tel qu'à sa mort, l'image du roi était trainée dans la boue. Le changement de dynastie n'a pas vraiment permis la réhabilitation de ce roi bafoué et l'image péjorative a continué à se perpétuer.
Sa vie
Sa jeunesse
Henri duc d'Anjou est dans sa jeunesse choyé par sa mère Catherine de Médicis qui cherche pour lui toutes les occasions de le mettre en valeur. Il exerce très tôt son rôle de prince royal, comme en témoigne sa présence aux États généraux de 1561. En 1565, lors de l'entrevue de Bayonne, il est chargé à quatorze ans d'aller chercher en Espagne sa sœur la reine Elisabeth.
Elisabeth
Catherine de Médicis désire qu'Henri devienne le plus ferme soutien de son gouvernement. À seize ans, Henri devient donc lieutenant général. Cette très haute charge militaire fait de lui le second du royaume après le roi son frère. Malheureusement, les ambitions politiques de Louis, prince de Condé, qui convoitait cette charge, entraîne une rivalité entre lui et le prince, qui mènera à la reprise des hostilités entre le roi et le prince de Condé. Henri s'investit alors personnellement durant les deuxième et troisième guerres de religion. Il s'illustre en remportant les batailles de Moncontour et de Jarnac, au cours de laquelle le prince de Condé est tué.
Les hauts faits militaires d'Henri, ainsi que son allure de prince idéal, entraînent sa popularité et rendent son frère Charles IX, à peine plus âgé que lui, jaloux.
Très tôt, le duc d'Anjou est confronté à la politique. Plus proche des Guise que des Montmorency, il prône une politique de rigueur avec les protestants au sein du conseil royal où sa mère l'a introduit. Son ambition de gouverner et ses aptitudes à le faire font de lui, aux yeux de ses contemporains, un potentiel successeur très attendu. Catherine de Médicis a l'ambition de lui faire épouser une haute princesse, mais Henri n'a d'yeux que pour la belle Marie de Clèves. La reine-mère aimerait donner à son fils une couronne royale en Europe, mais les tractations avec Élisabeth , reine d'Angleterre, échouent à cause des exigences du prince. Durant les épisodes de la Saint-Barthélemy, Henri se tient du côté du duc de Guise par haine du duc de Montmorency, mais rien ne vient prouver une quelconque participation du prince au massacre.
Le début d'un règne chaotique
Saint-Barthélemy
Dès son avènement (1574), Henri III est confronté à la guerre menée par Henri de Montmorency comte de Damville, dit roi du Languedoc. À la cour, il doit faire face aux complots fomentés par son frère François d'Alençon et le roi de Navarre, le futur Henri IV, lesquels finissent par s'enfuir et par prendre les armes. La campagne qui s'engage alors est désastreuse pour le roi. Son frère François, Damville, le roi de Navarre et le prince de Condé ont fait appel au comte palatin du Rhin Jean Casimir, qui vient avec son armée menacer Paris. Henri III doit s'incliner et accorder, le 6 mai 1576, la paix appellé paix de Monsieur, tant son frère François en est le principal gagnant. Henri III lui accorde bon nombre de titres dont celui de duc d'Anjou. Les protestants obtiennent quant à eux de très nombreux avantages, ce qui renforce la rancœur des catholiques et contribue à faire apparaitre les premières ligues.
Humilié, Henri III ne cherche qu'à reprendre sa vengeance. Il doit tout d'abord réunir à la fin de l'année les états généraux à Blois dans le but de combler les déficits budgétaires causés par la guerre. Sous la pression des députés catholiques, Henri III décide de reprendre la guerre contre les protestants. Auparavant, il a pris soin de se réconcilier avec son frère qui, comblé de bienfaits, marche à ses côtés. La campagne est victorieuse pour le roi. Le 17 septembre 1577, l'édit de Poitiers supprime les libertés accordées aux protestants dans l'édit précédent.
Henri III laisse à sa mère Catherine de Médicis le soin de parfaire la paix. Après un séjour à Nérac où elle réconcilie le couple Navarre, elle fait un grand tour de France. Elle conseille aussi au roi de soutenir les ambitions de François d'Anjou aux Pays-Bas. Henri III ferme donc les yeux sur les activités politiques de son frère, au grand dam des Espagnols. L'hypocrisie de la diplomatie française provoque la colère de Philippe II et les tensions avec l'Espagne.
La victoire de la Ligue
Philippe II
La paix relative qui s'est installée pendant quelques années dans le royaume est minée lorsque François d'Anjou meurt en 1584 sans enfants. Henri III lui-même ne parvient pas à avoir des enfants. La dynastie des Valois est donc condamnée à s'éteindre. Selon la loi salique, l'héritage de la couronne reviendrait à la maison de Bourbon dont le chef est Henri, roi de Navarre. Le fait que celui-ci soit protestant cause un énorme problème pour les consciences catholiques, pour qui il est impossible de voir un protestant monter sur le trône. Pour les catholiques, la réconciliation entre le roi de France et le roi de Navarre est en elle-même inacceptable.
Sous la pression de la Ligue et de son chef, le très puissant et très populaire duc de Guise, Henri III se voit contraint de signer le traité de Nemours (7 juillet 1585). Le roi doit bouter les hérétiques hors du royaume et faire la guerre à Henri de Navarre, son propre héritier. La huitième et dernière Guerre de religion commence.
Les ambitions de la Ligue catholique et son ampleur font ombrage au roi qui prend en haine ce mouvement. Henri III tente par tous les moyens de freiner son expansion. Très vite un fossé se creuse entre lui et les milieux catholiques urbains. Les catholiques lui reprochent son manque de vitalité et d'utilité dans la guerre contre les protestants. Henri III en effet est plus préoccupé des ambitions de la Ligue que des protestants. Ridiculisé par les pamphlets de la Ligue et par les sermons des curés parisiens, l'image du roi se détériore considérablement dans les milieux populaires. Le 12 mai 1588, les extrémistes catholiques parisiens provoquent une insurrection. C'est la Journée des Barricades. Le 13 mai, le roi s'enfuit de Paris.
Le roi n'a plus rien à perdre. Il convoque les États généraux à Blois et y fait assassiner Henri le Balafré. Privée de son chef, la France ligueuse destitue le roi. Henri III isolé se voît contraint de se réconcilier avec le roi de Navarre. Les troupes royales et les troupes protestantes s'unissent alors pour mettre fin à la Ligue.
Malheureusement, le 1589, Henri III meurt assassiné par Jacques Clément, moine dominicain ligueur. Son cousin Henri de Navarre lui succède sous le nom de Henri IV. Henri III est le dernier roi de la dynastie des Valois, qui a régné en France de 1328 à 1589.
Voir aussi
Personnalités du règne d'Henri III
Bibliographie
- Biographies :
- Jean- François Solnon, Henri III: un désir de majesté, Perrin, 2001
- Pierre Chevallier, Henri III: roi shakespearien, Paris, Fayard, 1985
- Pierre Champion, La jeunesse d'Henri III, 2 tomes, Paris, B.Grasset, 1941-1942
- Pierre Champion, Henri III, roi de Pologne, Paris, B.Grasset, 1943-1951
- Etudes:
- Xavier Le Person, "Practiques" et "practiqueurs": la vie politique à la fin du règne d'Henri III(1584-1589), Genève, Droz, 2002
- Henri III et son temps: actes du Colloque international du Centre de la Rennaissance de Tours, octobre 1989, Paris, J.Vrin, 1992
- Jacqueline Boucher, La cour d'Henri III, Rennes, Ouest France, 1986
Henri 03 de France
Henri 03 de France
Henri 03 de France
Henri 03 de France
Henri 03 de France
Henri 03 de France
Henri 03 de France
Henri 03 de France
Henri 03 de France
ja:アンリ3世 (フランス王)
Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
|----- align="center"
!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
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!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
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!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
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1793
Cette page concerne l'année 1793 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 23 janvier : Second partage de la Pologne.
- 1 février : La France déclare la guerre à l'Angleterre et à la Hollande : début de la 1re coalition : Angleterre, Autriche, Prusse, Russie, Espagne, Piémont-Sardaigne, Deux-Siciles.
- 17 mars : Annexion par la France de la Belgique et de la Rhénanie.
- 18 mars : Défaite française de Neerwinden.
- 23 mars : Annexion française de Bâle.
- 5 avril : Charles François Dumouriez, vainqueur de la Bataille de Valmy, passe aux coalisés et trahit ainsi la république française.
- En juillet, Les Français perdent Mayence.
- En juillet, Prise de Condé et Valenciennes par les Autrichiens.
- 8 septembre : Victoire française à Hondschoote.
France
- 20 janvier : Assassinat de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, député de la Convention, parce qu'il avait voté la mort de Louis XVI.
- 21 janvier : Exécution de Louis XVI, guillotiné.
- 31 janvier : Le comté de Nice est rattaché à la France après vote de la population et devient le 85 département sous le nom d'Alpes-Maritimes.
- 21 février : La Convention supprime la dignité de Maréchal de France.
- 23 février : La Convention vote la levée en masse. Cette décision déclenche un soulèvement en Vendée dans la région des Mauges.
- En février, Loi militaire de l'Amalgame.
- 10 mars : Création du tribunal révolutionnaire.
- 11 mars : Début de la Guerre de Vendée. La Vendée fidèle au roi et réticente aux idées nouvelles s'insurge contre le gouvernement révolutionnaire.
- La France lève la première armée de conscrits pour faire face à la coalition anti-française.
- : Trahison de Dumouriez.
- 6 avril : Création du Comité de salut public.
- 24 avril : Jean-Paul Marat acquitté triomphalement par le Tribunal révolutionnaire.
- 4 mai : Loi sur le maximum des grains.
- 18 mai : Commission d'enquête sur la Commune.
- 26 mai : Les Vendéens s'emparent de Fontenay.
- 29 mai : Révolte de Lyon.
- 31 mai-2 juin : Montagne et Commune contre les Girondins.
- 2 juin : Arrestation de 31 députés Girondins (voir aussi Journée du 2 juin 1793)
- 24 juin : Constitution de l'An I.
- En juin, Les armées vendéennes prennent Saumur et Angers.
- 29 juin : Bataille de Nantes.
- 13 juillet : Assassinat de Jean-Paul Marat par Charlotte Corday.
- 31 juillet : Sur rapport de Bertrand Barère, la Convention décrète que les tombeaux et mausolées des « ci-devant rois », élevés dans l'église Saint-Denis, « dans les Temples et autres lieux », dans toute l'étendue de la République, seront détruits le 10 août qui suit.
- 8 août : Lyon se révolte contre la Convention montagnarde.
- 23 août : Levée en masse.
- 29 août : Révolte de Toulon, qui va se donner aux Anglais. Le gouvernement français décrète la liberté de tous les esclaves.
- 3 septembre : La Comédie-Française est fermée et tous les membres de la troupe emprisonnés.
- 5 septembre : La Terreur mise à l'ordre du jour. Création du tribunal révolutionnaire en France. Début de la Terreur (fin en l'an III–1794).
- 11 septembre : Maximum national des grains et farine.
- 17 septembre : Vote de la Loi des suspects
- 29 septembre : Institution du maximum général des denrées et salaires.
- 9 octobre : Reprise de Lyon.
- 10 octobre : (19 vendémiaire II) le gouvernement est déclaré révolutionnaire jusqu'à la paix.
- 10 octobre : Adoption du calendrier révolutionnaire.
- 14 octobre : Comparution de Marie-Antoinette devant le Tribunal.
- 16 octobre : Prononciation du verdict par le président Herman. Marie-Antoinette, condamnée à mort, est guillotinée vers 11 heures du matin.
- 16 octobre : Bataille de Wattignies.
- 17 octobre : Défaite des Vendéens à Cholet.
- 25 octobre : François-Armand de Saige, maire de Bordeaux est guillotiné.
- 31 octobre : Exécution des Girondins.
- 10 novembre : Culte de la Raison.
- 12 novembre : Interdiction du vouvoiement, en France
- 12 décembre : (22 frimaire II) Les Vendéens sont vaincus au Mans.
- 19 décembre : Reprise de Toulon sur les Anglais.
- 23 décembre : (3 nivôse an II) Les Vendéens sont écrasés à Savenay. Fin de la Virée de Galerne.
Afrique
- L'île de la Réunion prend son nom actuel.
Amériques
Amérique du Nord
Amérique latine
Asie
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabe
Arts & cultures
Sciences et techniques
- 9 janvier : Le Français Jean-Pierre Blanchard vole en montgolfière entre Philadelphie et Woodbury, New Jersey.
- 3 juillet : Le naturaliste Louis Jean-Marie Daubenton prend la direction du Muséum d'histoire naturelle.
- : Adoption du système métrique.
- 3 janvier : Lucretia C. Mott, militante féministe américaine
- 2 février : William Hopkins, géologue et mathématicien anglais
- : Edouard Corbière, marin, écrivain, journaliste et armateur français.
- 8 avril : Karl Ludwig Hencke, astronome amateur allemand.
- 22 octobre : Nikolaï Ivanovitch Lobatchevski, mathématicien russe.
- 15 novembre : Michel Chasles, mathématicien français.
- 1 janvier : Francesco Guardi, peintre italien
- 21 janvier : Louis XVI, roi de France (° 23 août 1754)
- 2 février : William Aiton, botaniste britannique (° 1731)
- 20 mai : Charles Bonnet, biologiste et philosophe suisse (° 13 mars 1720)
- 26 juin : Gilbert White, naturaliste et ornithologue britannique (° 18 juillet 1720).
- 13 juillet : Marat, pamphlétaire et député (° 24 mai 1743)
- 17 juillet : Charlotte Corday, meurtrière de Marat (° 27 juillet 1748)
- 28 août : Adam Philippe Custine, général français (° 4 février 1740)
- 26 septembre : Pierre Bulliard, botaniste français (° vers 1742)
- 16 octobre : Marie-Antoinette, reine de France (° 2 novembre 1755)
- 25 octobre : François-Armand de Saige, maire de Bordeaux, guillotiné.
- 29 octobre : Antoine Barnave, homme politique français (° 22 octobre 1761)
- 31 octobre : Jacques Pierre Brissot, personnalité politique de la Révolution (° 1754)
- 3 novembre : Olympe de Gouges, théoricienne du féminisme (° 7 mai 1748)
- 12 novembre : Jean Sylvain Bailly guilotiné, astronome, homme politique et académicien français (fauteuil 31) (° 15 septembre 1736) - 15 septembre .
- 8 décembre : Étienne Clavière, personnalité politique de la Révolution (° 1735)
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ms:1793
GirondinsGirondins, nom donné à un groupe politique pendant la Révolution Française, qui siégea à l'Assemblée législative et à la Convention nationale, parce qu'il était composé de plusieurs députés des bords de la Gironde. Ces hommes, presque tous jeunes, étaient majoritairement issus de la bourgeoisie provinciale des grands ports côtiers. Leur affrontement violent avec le groupe des Montagnards domine les premiers mois de la Convention. Ils ont été présentés par un trop grand nombre d'historiens comme des modérés.
Appelés à l'époque Brissotins ou Rolandistes, l'appellation de Girondins est moins ancienne et ne fut popularisée qu'au début du XIXeme siècle, notamment par Lamartine dans son Histoire des Girondins.
Ses membres, pour la plupart inscrits au Club des Jacobins, étaient considérés comme les plus radicaux de l'assemblée, avec les députés de Paris, emmenés par Robespierre, qu'on nommaient les Montagnards parce qu'ils siégeaient sur les plus hauts bancs de l'Assemblée.
Division sur la question de l'opportunité de la guerre
Les Girondins prônèrent la guerre contre ceux qui, en Europe, encourageaient la résistance aux lois révolutionnaires ou n'observaient pas un gage de neutralité en désarmant les émigrés.
Le 15 mars 1792 les Girondins l'emportèrent, et Louis XVI forma un ministère girondin avec Dumouriez aux Affaires Étrangères et Roland à l'Intérieur. Le 20 avril 1792, la guerre était déclarée.
Aussitôt le désaccord s'aggrava entre Robespierre et Brissot. Le premier refusant la confiance aux ministres girondins, ceux-ci durent démissionner le 13 juin 1792.
Si les Montagnards refusèrent de s'associer à la journée du 20 juin 1792, ils préparèrent l'insurrection du 10 août, instaurant une Commune insurrectionnelle à Paris et réclamant une Convention.
Les deux partis furent donc dressés l'un contre l'autre avant l'ouverture de la Convention nationale.
Le duel Gironde / Montagne à la Convention
A la Convention nationale, la Gironde, composée essentiellement de députés des provinces fut installée à droite et la Montagne, composée des vingt-quatre députés de Paris et de plusieurs autres fut installée à gauche.
Les Girondins dominaient l'Assemblée et, immédiatement, ils s'attaquèrent à la Commune de Paris et aux Montagnards, qu'ils tenaient pour responsables des massacres de septembre. Ce fut Marat qui fut visé le premier.
Bien qu'accusés de fédéralisme, les Girondins bénéficiaient de l'évolution favorable de la situation militaire (victoire de Jemmapes, 6 novembre) pour relancer la Convention Girondine.
Cependant, au procès du roi Louis XVI, les Girondins, en demandant l'appel au peuple, se rendirent suspects de tiédeur républicaine, en tentant de sauver le roi.
L'évolution de la situation militaire (défaite de Neerwinden, 18 mars 1793), trahison d'un des leurs, Dumouriez, 5 avril 1793), et leur opposition contre l'institution du Tribunal criminel extraordinaire (Tribunal révolutionnaire), les compromirent définitivement.
Avril- mai 1793: la lutte ultime entre Girondins et Montagnards
Ce furent d'abord les Girondins qui firent décréter l'arrestation de Marat par la Convention nationale (13 avril 1793); mais celui-ci fut acquitté par le Tribunal criminel extraordinaire et regagna l'Assemblée triomphalement (24 avril 1793), puis, afin d'enquêter sur les exactions de la Commune de Paris et de veiller à la sécurité de l'Assemblée, ils firent nommer une Commission des Douze avec pouvoir d'arrestation.
Hébert, substitut de la Commune de Paris, fut arrêté. La Commission des Douze cassée puis rétablie. Les Montagnards, dans les clubs, firent appel au peuple de Paris.
Forte de l'appui de 36 sections, la Commune organisa les journées d'émeute des 31 mai et 2 juin 1793. La Convention nationale cernée par des insurgés commandés par Hanriot, chef de la garde nationale, vota l'arrestation de vingt-neuf députés girondins et de deux ministres. Plusieurs d'entre eux réussirent à s'évader et tentèrent de soulever la province, avec peu de succès dans l'immédiat, si ce n'est, peut-être, l'assassinat de Marat par Charlotte Corday.
Répercussions
Pourtant le coup de force contre l'élite girondine fédéraliste de la Convention est durement ressenti dans le sud du pays: Lyon, Bordeaux, Marseille... font sécession à partir de juin 1793, amorçant une véritable "révolte des provinces" pour défendre le fédéralisme.
La rébellion fut rapidement matée, obligeant les chefs à se suicider (Buzot, Clavière, Pétion, Roland).
Le procès des vingt et un Girondins, non évadés, (Brissot, Vergniaud, Gensonné, Viger, Lasource...etc) occupa les audiences du Tribunal révolutionnaire des 3 au 9 brumaire an II (24-30 octobre 1793). Tous furent condamnés à mort et guillotinés le 10 brumaire an II (31 octobre 1793).
Quelques fuyards (Isnard, Lanjuinais) purent réintégrer la Convention nationale après le 9 thermidor.
Voir aussi
- Exécution des Girondins
- Antoine-Joseph Gorsas
- Armand de Kersaint
Catégorie:Groupe politique de la Révolution française
ja:ジロンド派
MontagnardsPendant la Révolution française, les députés de l’Assemblée législative de 1791 siégeant sur les bancs les plus hauts de l’Assemblée (la Montagne) prirent le nom de montagnards
Favorables à la République, dominés par Georges Danton, Jean-Paul Marat et Maximilien de Robespierre, ils connurent leur apogée au printemps de 1793 avec 300 députés à la Convention nationale, pour la plupart élus de la Seine et des grandes villes. Hostiles à la monarchie, favorables à une démocratie centralisée, les montagnards, proches de la petite bourgeoisie, s’appuyèrent sur les sans-culottes et combattirent les Girondins, représentants de la bourgeoisie aisée, qu’ils finirent par évincer du pouvoir (2 juin 1793). Dominant la Convention et le Comité de Salut public, ils imposèrent une politique de Terreur et éliminèrent les Enragés, favorables à Jacques-René Hébert et les Indulgents proches de Georges Danton.
Après la chute de Maximilien Robespierre et de ses partisans (9 thermidor an II, 27 juillet 1794), les montagnards tentèrent de s’opposer à la Convention thermidorienne.
Sous la deuxième République, les députés de l’extrême gauche (Armand Barbès, Alexandre-Auguste Ledru-Rollin) reprirent le nom de Montagne pour désigner leur groupe politique.
Voir aussi
Jean-Michel Duroy
Catégorie:Groupe politique de la Révolution française
Catégorie:Révolution française
Tribunal révolutionnaire
Le Tribunal révolutionnaire fut créé à l'instigation du député du Cantal Jean-Baptiste Carrier, par la loi du 10 mars 1793 sous la dénomination de Tribunal criminel extraordinaire.
Compétence :
Sa compéténce était vaste, pratiquement illimitée :
Il connaîtra de toute entreprise contre-révolutionnaire, de tout atttentat contre la liberté, l'égalité, l'unité, l'indivisibilité de la République, la sûreté intérieure et extérieure de l'État, et de tous les complots tendant à rétablir la royauté ou à établir toute autre autorité attentatoire à la liberté, à l'égalité et à la souveraineté du peuple, soit que les accusés soient fonctionnaires civils ou militaires, ou simples citoyens. (art. 1)
Composition et fonctions :
Le tribunal sera composé d'un jury et de cinq juges qui dirigeront l'instruction et appliqueront la loi, après la déclaration des jurés sur le fait. (art. 2)
Les juges ne pourront rendre aucun jugement s'il ne sont au moins au nombre de trois. (art. 3)
Celui des juges qui aura été le premier élu présidera; et, en cas d'absence, il sera remplacé par le plus ancien d'âge. (art.4)
Les juges seront nommés par la Convention nationale, à la pluralité relative des suffrages, qui ne pourra néanmoins être inférieure au quart des voix. (art.5)
Il y aura auprès du tribunal un accusateur public et deux adjoints ou substituts, qui seront nommés par la Convention nationale, comme les juges et suivant le même mode. (art.6)
Il sera nommé par la Convention nationale douze citoyens du département de Paris et des quatre départements qui l'environnent, qui rempliront les fonctions de jurés, et quatre suppléants du même département, qui remplaceront les jurés en cas d'absence, de récusation ou de maladie (art. 7)
Les juges du tribunal éliront, à la pluralité absolue des suffrages, un greffier et deux huissiers; le greffier aura deux commis qui seront reçu par les Juges. (art. 15)
Procédure :
Tous les procès-verbaux de dénonciation, d'information, d'arrestation seront adressés en expédition par les corps administratifs à la Convention nationale, qui les renverra à une commission de ses membres chargée d'en faire l'examen et de lui en faire le rapport (art. 9)
Il sera formé une commission de six membres de la Convention nationale, qui sera chargée de l'examen de toutes les pièces, d'en faire le rapport et de rédiger et de présenter les actes d'accusation, de surveiller l'instruction qui se fera dans le tribunal extraordinaire, d'entretenir une correspondance suivie avec l'accusateur public et les juges sur toutes les affaires qui seront envoyées au tribunal et d'en rendre compte à la Convention nationale. (art. 10)
Les accusés qui voudront récuser un ou plusieurs jurés, seront tenus de proposer les causes de récusation par un seul et même acte; et le tribunal en jugera la validité dans les vingt-quatre heures. (art. 11)
Les jurés voteront et formeront leur déclaration publiquement, à haute voix, à la pluralité absolue des suffrages. (art. 12)
Les jugements seront exécutés sans recours au tribunal de cassation. (art. 13)
Les accusés en fuite qui ne se représenteront pas dans les trois mois du jugement, seront traités comme émigrés, et sujet aux mêmes peines, soit par rapport à leur personne soit par rapport à leurs biens (art. 14)
Des peines :
Les juges du tribunal extraordinaire prononceront les peines portées par le code pénal, et les lois postérieures contre les accusés convaincus, et lorsque les délits qui demeureront constants, seront dans la classe de ceux qui doivent être punis des peines de la police correctionnelle, le tribunal prononcera ces peines sans renvoyer les accusés aux tribunaux de police (T.II art. 1)
Les biens de ceux qui seront condamnés à la peine de mort seront acquis à la République, et il sera pourvu à la subsistance des veuves et des enfants, s'ils n'ont pas de biens d'ailleurs (T.II, art. 2)
Ceux qui étant convaincus de crimes ou de délits qui n'auraient pas été prévus par le code pénal ou les lois postérieures, ou dont la punition ne setait pas déteminée par les lois et dont l'incivisme et la résidence sur le territoire de la République auraient été un sujet de trouble public et d'agitation, seront condamnés à la peine de déportation. (T.II, art. 3)
Siège et émoluments :
Le conseil exécutif est chargé de pourvoir à l'emplacement du tribunal. (T.II, art. 4)
Le traitement des juges, greffiers, commis et huissiers du tribunal sera le même que celui qui a été décrété pour les juges, greffiers, commis et huissiers du tribunal criminel du département de Paris. (T.II, art. 5)
Histoire :
Le 13 mars 1793, la Convention nationale procéda à l'élection de l'accusateur public. Furent nommés : Louis Joseph Faure, accusateur public près le tribunal criminel du département de Paris; substituts : Antoine-Quentin Fouquier-Tinville, substitut de l'ancien tribunel criminel (163 voix), et Jean-Baptiste Fleuriot-Lescot, réfugié belge à Paris (162 voix). Louis Joseph Faure déclina la fonction, Fouquier-Tinville prit sa place et Joseph Donzé-Verteuil, ancien moine, le remplaca comme substitut.
Le 27 mars un décret additionnel règla le reclassement du personnel après la cessation de leurs travaux, l'indemnisation des frais de voyage, le personnel subalterne et le renvoi par les tribunaux criminels à la Concention nationale des faits dont ils seraient saisis, punissables en vertu de l'article premier de la loi du 10 mars 1793.
Le 28 mars, la Convention nationale décrèta que le tribunal extraordinaire entrera en fonction aujourd'hui. Le maire de Paris installa le tribunal dans ce qui va être désormais son habitat : l'ancienne grand'chambre du Parlement devenue la salle de l'Égalité.
Le tribunal révolutionnaire fonctionna du 29 mars 1793, jour de la première audience au 12 prairial an III (31 mai 1795). L'alimentation en prévenus était assurée par les policiers de Paris nommés par la Commune.
Trois présidents se succédèrent pendant cette période : Jacques Bernard Marie Montané, avocat toulousain, juge de paix, jusqu'en juillet 1793, destitué et emprisonné après le procés de Charlotte Corday, Martial Joseph Armand Herman, président du tribunal criminel du Pas-de-Calais, d'août à avril 1794, libéré de ses fonctions après le procès de Danton, René-François Dumas, de Lons-le-Saunier, judqu'au 9 thermidor.
Paralysé dès son installation par la commission des Six, qui ne lui a encore envoyé personne, les juges sont accusés d'inertie.
Le 2 avril 1793, sur proposition de Jean-Paul Marat et de Jean-Baptiste Carrier, la Convention nationale décrète :
La Convention nationale supprime la commission des Six qui avait été formée pour surveiller le tribunal extraordinaire créé par une loi précédente; autorise l'accusateur public de ce tribunal à poursuivre les délits de sa compétence sur les décrets d'accusation rendus et à rendre par la Convention nationale.
Le 5 avril, sur proposition de Louis Joseph Charlier, la Convention nationale rapporte son décret du 2 avril 1793 (art. 1) et décrète que l'accusateur public près du tribunal est autorisé à faire arrêter, poursuivre et juger tous prévenus, sur la dénonciation des autorités constituées ou des citoyens. (art. 2)
Ne pourra cependant ledit accusateur décerner aucun mandat d'arrêt ni d'amener contre les membres de la Convention nationale sans un décret d'accusation, ni contre les ministres et généraux des armées de la République, sans en avoir obtenu l'autorisation de la Convention. (art. 3).
Le 6 avril, le premier accusé comparaissait.
Jean Paul Marat, décrété d'accusation par la Convention nationale le 12 avril, y comparut le 24 et y fut acquitté.
Il fut suivi, avec un tout autre sort, entre autres de :
- Charlotte Corday, 17 juillet 1793;
- Marie-Antoinette, | | |