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4 Octobre

4 octobre

Le 4 octobre est le 277 jour de l'année (278 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 610 - Héraclius arrive par navire d'Afrique à Constantinople.
- 1190 : Richard Coeur de Lion prend la Sicile au cours de la troisième croisade.
- 1535 : Impression de la première Bible intégrale en langue anglaise avec des traductions de William Tyndale et Miles Coverdale.
- 1539 : Signature d'un accord en vue du mariage de Henry VIII d'Angleterre avec Anne de Clèves.
- 1570 : Mariage d'Henri de Lorraine, dit le Balafré, 3ème duc de Guise, avec Catherine de Clèves, comtesse d'Eu et princesse de Château-Renault, fille de François Ier, duc de Nevers.
- 1582 : Introduction du calendrier grégorien. Le 4 octobre est suivi immédiatement par le 15 octobre dans les pays se trouvant sous l'influence du pape Grégoire XIII (Italie, Pologne, Portugal, Espagne) ; c'est ce qui fut appelé lAjustement grégorien.
- 1824 : Proclamation de la république du Mexique
- 1830 : Indépendance de la Belgique
- 1853 : la Turquie déclare la guerre à la Russie (Guerre de Crimée)
- 1883 : Premier voyage de l'Orient Express
- 1895 : Le premier US Open de golf est joué sur un parcours de neuf trous à Newport, Rhode Island.
- 1910 : Révolution au Portugal : le roi Manuel II se réfugie en Grande-Bretagne
- 1930 : Révolution au Brésil : Getúlio Dornelles Vargas devient président
- 1938 : Édouard Daladier rompt avec les communistes ; fin du Front populaire.
- 1945 : Création de la Sécurité sociale en France.
- 1945 : À Paris ouverture du procès de Pierre Laval, qui sera condamné à mort et exécuté.
- 1952 : Dwight Eisenhower est élu président des États-Unis.
- 1957 : Envoi du premier satellite, le Spoutnik 1 de l'Union Soviétique, dans l'espace.
- 1958 : En France, promulgation de la Constitution de la Ve République, adoptée par référendum le 28 septembre 1958
- 1959 : Premier vol autour de la Lune et premières transmission de photos de la face cachée par Lunik-3
- 1966 : Le Lesotho (ex-Basutoland) prend son indépendance de la Grande-Bretagne.
- 1969 : La Chine annonce deux essais nucléaires, dont l'explosion d'une bombe à hydrogène, dans l'atmosphère.
- 1983 : Richard Noble établit un nouveau record de vitesse sur terre à 633,468 miles par heure, au volant de Thrust 2 dans le désert du Nevada.
- 1991 : ouverture à la signature du Traité sur la Protection de l'Antarctique.
- 1992 : Un avion cargo de la compagnie aérienne El Al s'écrase dans la banlieue d'Amsterdam, faisant 43 morts.
- 1993 : Crise constitutionnelle en Russie
- 1994 : Cavale meurtrière de Florence Rey et Audry Maupin.
- 2001 : Un avion de ligne Tupolev 154 de la compagnie russe Sibir, est abattu par le tir accidentel d'un missile ukrainien
- 2002 : Mort, brûlée vive, de Sohane Denziane à Vitry-sur-Seine (France). Elle devient un des symboles de l'association Ni putes ni soumises.
- 2003 : Attentat suicide au restaurant Maxim à Haifa : 21 israéliens (juifs et arabes) sont tués et 51 autres blessés.
- 2004 : dressage, en France signature d'un protocole d'accord entre l'Éducation nationale et le ministère de l'Intérieur ---> octobre 2004 en France
- 2005 : social, une grève de masse et de nombreux manifestants répondirent à l'appel unitaire des syndicats ---> octobre 2005 en France

Naissances


- 1289 : Louis X le Hutin, roi de France († 5 juin 1316).
- 1379 : le Roi Henri III de Castille († 1406)
- 1515 : Lucas Cranach le Jeune, peintre allemand († 1586)
- 1550 : le Roi Charles IX de Suède († 30 octobre 1611)
- 1562 : Christian Sørensen Longomontanus, astronome danois († 8 octobre 1647)
- 1570 : Peter Pazmany, écrivain hongrois († 19 mars 1637)
- 1625 : Jacqueline Pascal, enfant prodige et sœur de Blaise Pascal († 4 octobre 1661)
- 1626 : Richard Cromwell, Lord Protecteur d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande. († 12 juillet 1712)
- 1687 : Robert Simson, mathématicien écossais († 1768)
- 1759 : Louis François Antoine Arbogast, mathématicien français († 18 avril 1803)
- 1787 : François Guizot, historien, homme politique et académicien français († 12 septembre 1874).
- 1814 : Jean-François Millet, peintre français († 20 janvier 1875)
- 1822 : Rutherford B. Hayes, 19 Président des Etats-Unis († 17 janvier 1893)
- 1858 : Michael Pupin, pionnier du téléphone et écrivain d'origine serbe († 12 mars 1935)
- 1861 : Frederic Remington, peintre états-unien († 26 décembre 1909)
- 1862 : Edward Stratemeyer, écrivain états-unien († 10 mai 1930)
- 1880 : Damon Runyon, écrivain états-unien († 10 décembre 1946)
- 1881 : Walther von Brauchitsch, militaire allemand († 18 octobre 1948)
- 1884 : Félix Gouin, homme politique français († 25 octobre 1977).
- 1892 : Engelbert Dollfuss, personnalité politique autrichienne († 25 juillet 1934)
- 1895 : Buster Keaton (Joseph-Francis Keaton), acteur et producteur américain31 janvier ou 1966).
- 1903 : John Vincent Atanasoff, pionnier de l'informatique états-unien († 15 juin 1995)
- 1903 : Ernst Kaltenbrunner, militaire allemand († 16 octobre 1946)
- 1914 : Jim Cairns, personnalité politique australienne († 12 octobre 2003)
- 1916 : Vitaly Ginzburg, physicien russe, Prix Nobel de Physique
- 1918 : Kenichi Fukui, prix Nobel de chimie en 1981.
- 1924 : Charlton Heston, acteur américain.
- 1927 : Roger Moore, acteur anglais.
- 1928 : Alvin Toffler, essayiste états-unien
- 1938 : Kurt Wüthrich, chimiste suisse, lauréat du Prix Nobel de chimie en 2002
- 1941 : Anne Rice (Howard Allen O'Brien), écrivain états-unien
- 1946 : Susan Sarandon, actrice de télévision et de cinéma.
- 1947 : Julien Clerc, chanteur français.
- 1947 : Ann Widdecombe, personnalité politique britannique
- 1948 : Amadou Toumani Touré, Président de la République du Mali.
- 1953 : Tchéky Karyo, acteur français d'origine turque.
- 1959 : Tony Meo, joueur anglais de snooker
- 1960 : Afrika Bambaataa, musicien états-unien
- 1961 : Jon Secada, chanteur d'origine cubaine
- 1961 : Kazuki Takahashi, écrivain et artiste japonais
- 1963 : A.C. Green, joueur de basket-ball états-unien
- 1967 : Liev Schreiber, acteur états-unien
- 1982 : Maxime Sbrana, musicien français.
- 1986 : Sara Forestier, actrice française.
- 1980 : Ludivine Furnon, championne française de gymnastique
- 1984 : Lena Katina Sergeevna, musicienne russe (t.A.T.u.)

Décès


- 1226 : François d'Assise, fondateur de l'ordre des frères mineurs (franciscains) (° 1226)
- 1305 : Kameyama, empereur du Japon1249)
- 1582 : Thérèse d'Avila, meurt dans la nuit de l'ajustement grégorien1582)
- 1597 : Sarsa Dengel, empereur d'Éthiopie1550)
- 1646 : Thomas Howard, personnalité politique britannique (° 7 juillet 1586)
- 1660 : Francesco Albani, peintre italien (° 17 août 1578)
- 1669 : Rembrandt (Rembrandt Harmenszoon van Rijn), peintre néerlandais (° 15 juillet 1606)
- 1680 : Pierre-Paul Riquet, ingénieur français (° présumé 25 juin 1606)
- 1851 : Manuel Godoy, personnalité politique espagnole (° 12 mai 1767)
- 1859 : Karl Baedeker, écrivain allemand (° 3 novembre 1801)
- 1880 : Jacques Offenbach, compositeur français d'origine allemande (° 20 juin 1819)
- 1904 : Frédéric Auguste Bartholdi, sculpteur de la Statue de la liberté2 août 1834)
- 1935 : Jean Béraud, peintre impressionniste français (° 12 janvier 1849)
- 1947 : Max Planck, physicien allemand, Prix Nobel de Physique23 avril 1858)
- 1970 : Janis Joplin, chanteuse états-unienne (° 19 janvier 1943)
- 1982 : Glenn Gould, pianiste et compositeur canadien25 septembre 1932)
- 1989 : Graham Chapman, comédien, membre des Monty Python8 janvier 1941)
- 1997 : Gunpei Yokoi, créateur japonais du game-boy10 septembre 1941)
- 1998 : Jean-Pascal Delamuraz, homme d'état suisse1936)
- 1999 : Bernard Buffet, peintre français (° 10 juillet 1928)
- 2001 : Émilie Schindler, veuve de l'industriel allemand Oskar Schindler; aida son époux à sauver des centaines de Juifs aux camps nazis.
- 2002 : André Delvaux, réalisateur belge (° 21 mars 1926)
-

Célébrations

Saints catholiques du jour


- Saint François d'Assise (tous les François en général).
- Saint Pétrone. Catégorie:Jour de l'année ja:10月4日 ko:10월 4일 ms:4 Oktober simple:October 4 th:4 ตุลาคม

Jour

als:Tag ja:日 simple:Day Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h). Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]). Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire). Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral). À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.

Voir aussi


- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales

Liens externes


- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où] Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier


Année

L'année est une unité de temps qui s'appuie sur une expérience fondamentale de la vie humaine sur terre : le retour régulier des saisons. Cette « année du retour des saisons », s'appelle l'année tropique. Puisque la durée de l'année tropique n'est pas un nombre entier de jours, l'homme doit établir des calendriers avec leurs règles. La durée d'une année calendaire et son commencement peuvent varier selon le calendrier considéré. Dans le calendrier grégorien, une année est une période de 365 ou 366 jours. Une année est composée de 4 saisons et 12 mois. Dix années forment une décennie, cent un siècle et mille un millénaire. Les poètes appellent lustre une période de cinq années, quatre années forment une olympiade.

Historique et d'autres types d'année en astronomie

Dans la longue quête de la mesure et de la maîtrise de cette unité de temps, l'année, l'homme s'est longtemps contenté d'une coïncidence et d'une approximation fortuite, pourtant réellement observable, bien que sans cause à effet : Étant donnée qu'une lunaison moyenne dure approximativement 29,53 jours, douze lunaisons durent environ 354,36 jours, donc environ 11 jours de moins que l'année tropique qui, elle, détermine réellement la durée de l'année des saisons. Les premiers à se détacher de la « lune trompeuse », en essayant de donner une valeur concrète à l'année tropique, furent les anciens Égyptiens, il y a plus de 5000 ans, avec leur calendrier dit vague de 365 jours exactement. Depuis, l'homme, successivement, a pu affiner sa connaissance de la durée de l'année tropique. Sur le chemin de la connaissance de la durée exacte de l'année tropique, les astronomes ont pu trouver encore d'autres types d'années, tel que :
- L'année sidérale correspond au temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil par le même point (point défini par rapport à trois axes partant du soleil vers trois étoiles lointaines) de son orbite sur l'écliptique ; c.-à-d. une révolution vraie de la terre autour du soleil, sans tenir compte de la précession des équinoxes.
En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 9 minutes 10 secondes ou bien 365,256 365 67 jours, soit 20 minutes 24,7 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année anomalistique est la durée qui sépare deux passages consécutifs de la Terre au périhélie.
En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 13 minutes 53 secondes ou bien 365,259 644 38 jours, soit 25 minutes et 8 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année draconitique (ou année écliptique) est l'intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le nœud ascendant de l'orbite lunaire.
En 2000, elle valait 346 jours 14 heures 52 minutes 54 secondes ou bien 346,620 075 jours. Deux cycles astronomiques plus longs sont appelés, parfois, abusivement aussi, « année » :
- Le cycle draconitique de la Lune, des éclipses solaire et lunaires, qui dure 18,6 ans, est parfois appelé année draconitique.
- Le cycle équinoxial qui dure environ 25 800 ans est nommé, quelques fois en language non-scientifique, année platonique. Toutes ces durées sont données en jours de 86 400 secondes (voir aussi temps solaire)

Les différentes années liées à l'année calendaire ou civile


- Lannée commune compte exactement 365 jours.
- Lannée bissextile
compte exactement 366 jours.
- Lannée civile commence au 1janvier et termine au 31 décembre.
- Lannée scolaire
commence au mois de septembre et termine au moins de juin.
- Lannée fiscale dépend des pays : en France, c'est une année civile ; au Canada, elle commence le 1 avril (poisson d'avril) ; aux États-Unis, le 1 octobre ; en Grande-Bretagne, le 6 avril.

L'année tropique

L'année tropique (aussi appelée « solaire », ou encore plus improprement : « naturelle », « équinoxiale » ou « astronomique ») — de manière erronée — fut jadis considérée étant le temps qui sépare deux passages du soleil au point vernal. Dans son acception scientifique moderne, est retenue la définition de l'astronome français André Danjon (Caen 1890 – Suresnes 1967) qui dit que l'année tropique est le temps que met le soleil moyen pour accomplir 360° de longitude sur l'écliptique. Ce qui fait dans la pratique la moyenne et des deux points d'équinoxe et des deux points de solstice, car la longueur des saisons entre elles n'est pas constante à travers des siècles. La durée de l'année tropique, depuis plus de 5000 ans, a toujours intéressé l'homme. Car grâce à la connaissance de la durée de l'année tropique et moyennant des règles adaptées à cette valeur, on parvient à maintenir les début des saisons aux mêmes dates dans les calendriers solaires. Pour l'année 2000.0 l'année tropique fut mesuré par Pierre Bretagnon égale à 365,242 190 517 jours, soit 365 jours 5 heures 48 minutes 45,26 secondes environ. Cependant, à cause de nombreuses interactions gravitationnelles entre la terre, la lune et les autres planètes la durée de l'année tropique a constamment, mais très, très lentement diminué à travers des siècles et des millénaires. Actuellement la durée de l'année tropique diminue d'une demi-seconde environ par siècle. D'ici quelques décennies, elle doit atteindre exactement la valeur de l'année tropique conventionnelle de l'astronome allemand von Mädler (
voir plus bas), trouvée, formulée et publiée il y a près de 150 ans déjà.

Les différentes années tropiques conventionnelles


- Lannée vague
compte exactement 365 jours, une valeur conventionnelle de l'année tropique appliquée durant plus de 3000 dans le calendrier vague égyptien.
- Lannée julienne s'appuie sur l'année tropique conventionnelle selon Sosigène (1er siècle av. J.C.), compte exactement 365,25 jours. (Cycle de quatre ans : trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours). Cette unité de mesure est souvent utilisée encore lorsqu'une période est donnée en années.
- Lannée grégorienne
se réfère à l'année tropique conventionnelle selon Christopher Clavius (1537–1612) qui compte exactement 365,242 5 jours. (Cycle de 400 ans : les années séculaires sont exceptionnellement années communes sauf celle dont le nombre de siècle est divisible par quatre.)
- L'année tropique conventionnelle selon Simon Newcomb (1835–1909) est l'année tropique conventionnelle utilisée traditionnellement en astronomie depuis près de 150 ans. Sa valeur de 365,242 2 jours est beaucoup plus proche de la valeur de l'année tropique réelle que la valeur de Clavius (qui était astronomiquement correcte il y a près de 6000 ans). Néanmoins, la valeur de Newcomb est un arrondi, bien que correct mais grossier, se faussant de plus en plus encore dans l'avenir.
- L'année tropique conventionnelle selon Johann Heinrich von Mädler (1794–1874) est sans aucun doute l'année tropique conventionnelle scientifiquement la plus exacte, bien que toujours largement méconnue. Avec sa valeur de 365,242 187 5 jours exactement, soit exactement 365 jours 5 heures 48 minutes 45 secondes ou bien 365 jours et 6 heures moins 11 minutes et 15 secondes (voir le temps hexadécimal), elle implique une année exceptionnellement commune tous les 128 ans.
- D'autres années tropiques conventionnelles, plus ou moins bien calculées, ont pu avoir été appliquées dans différents calendriers religieux ou nationaux.

Liens internes


- Éphéméride
- Chronologie
- Histoire
- Décennie
- Siècle
- Millénaire Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier Catégorie:Chronologie ja:年 ms:Tahun simple:Year zh-min-nan:Nî

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Héraclius

Héraclius I (né vers 575, règne de 610 à 641) fut un empereur de l’empire romain d'orient et le fondateur de la dynastie des Héraclides.

Le début de règne

Héraclius est le fils du patrice (titre) Héraclius, exarque d'Afrique. Il né vers 575 en Cappadoce. Le règne d’Héraclius débute en réaction au despotisme de Phocas et à son incapacité à s’opposer à l’avancée des Perses. En 608, Héraclius part de Carthage en direction de Thessalonique puis arrive à Constantinople en 610 à la tête d’une puissante flotte pour renverser Phocas. Entretemps, il s’est assuré du soutien populaire de la capitale. Le 5 octobre, Phocas est arrêté et emmené devant lui, il le fait exécuter sur le champ. Le même jour, il se marie et est couronné empereur.

La guerre contre les Perses

À partir de 622, Héraclius lance une grande offensive contre les Perses et obtient des victoires marquantes grâce à une nouvelle tactique reposant sur les éléments hyppomobiles légers. Depuis Théodose le Grand, il est le premier empereur à mener lui-même son armée au combat, suivant ainsi la tradition romaine. De 623 à 628, son armée avance profondément en territoire perse dans une campagne militaire ininterrompue, adoptant ainsi une attitude résolument offensive. Son courage lui vaudra l’admiration même de ses ennemis. Il remporte une victoire décisive à Ninive contre l’armée perse en 627. Par ailleurs, Héraclius est le premier empereur byzantin à s’allier avec les Khazars. Cette alliance restera un des piliers de la diplomatie byzantine.

La croisade d’Héraclius

En 614, les Perses prennent Jérusalem. Ils s’emparent de la Sainte Croix et brûlent l’église du Saint-Sépulcre. Après sa victoire sur la Perse, Héraclius ramène en 634 la Sainte Croix, en la portant lui-même le long de la Via Dolorosa, jusqu’à l’église du Saint-Sépulcre qui a été reconstruite. Du fait de ses motivations religieuses, Héraclius a mené la première guerre sainte de l’Histoire. Mais les territoires qu’il a reconquit sont rapidement reperdus au profit des Arabes à partir de 636. Il sera impuissant à s’opposer à leur progression. C’est sous son règne qu’apparaissent les doctrines du monoénergétisme et du monothélisme. Le pape Jean IV condamna en 640 l’Ecthèse, sa tentative de concilier l’orthodoxie et le monophysisme.

Les réformes administratives et sociales

Le règne d’Héraclius a imprimé sa marque dans l’histoire surtout en raison des réformes qu’il a mené. L’empire était auparavant découpé en préfectures. Ce découpage administratif donnait l’essentiel du pouvoir au représentant civil, le préfet du prétoire. Héraclius instaure le découpage administratif en thèmes qui s’inspire du modèle des exarchats de l’empereur Maurice. Les provinces d’Asie mineure sont découpées en quatre thèmes : des Arméniaques, des Anatoliques, d’Opsikion et des Caravisiens, chacun administré par un stratège. Celui-ci devient un des personnages les plus puissants de l’empire et l’administration des provinces répond essentiellement à des motivations martiales. Puis pour résoudre le problème du manque de soldats, il crée le régime des stratiotes. Le statut de paysan-soldat avait déjà été imposé par Constantin le Grand, mais seulement pour les soldats du limes. Cette fois, c’est le recrutement de toute l’armée impériale qui repose sur les stratiotes, plutôt que sur des mercenaires comme c’était le cas auparavant. Ce régime crée un statut de paysan-soldat qui bouleverse la condition sociale. Jusqu’à présent, la grande propriété foncière s’était développée en profitant du poids de l’impôt qui contraignait les petits paysans endettés à chercher la protection des grands propriétaires. Désormais, la petite propriété libre se développe et devient une caractéristique du paysage social des VII et . Héraclius meurt le 11 février 641 atteint d'hydropisie qui l'avait rendu d'une obésité monstrueuse.

Voir aussi


- Empire byzantin
- Dynastie des Héraclides Catégorie:Empereur byzantin ja:ヘラクレイオス

Constantinople

Constantinople (latin : Constantinopolis, grec : Κωνσταντινούπολις - Konstantinoupolis) est l'ancien nom de l'actuelle ville d'Istanbul en Turquie. Son nom original, Byzance (Byzantion en grec), reste largement utilisé. Les habitants de Byzance sont les Byzantins et ceux de Constantinople les Constantinopolitains (en latin Constantinopolitanibus qui veut dire « aux habitants de Constantinople » passe pour le mot le plus long de cette langue). Constantinople est la francisation de Konstantinoupolis, qui, en grec, signifie la ville de Constantin. Ce nom lui a été donné en hommage à l'empereur romain Constantin I, qui choisit d'en faire la capitale de l'empire à partir de 330. La Souda donne pour l'entrée « Constantinople » (Κ, 2287) : : « Constantinople surpasse autant toutes les autres villes que Rome la surpasse; et la seconde place derrière Rome m'apparaît bien plus appréciable que d'être nommée première de toutes les autres. : Trois cent soixante années ont passé pour l'ancienne Rome depuis le règne d'Augustus Caesar, et la fin de ses jours était déjà en vue quand Constantin le fils de Constant s'est emparé du sceptre et fonda la nouvelle Rome. » Constantin lui donna en fait le nom de Nova Roma (nouvelle Rome), mais ce nom ne fut jamais vraiment utilisé, Rome gardant ses privilèges politiques et militaires. Au , Constantinople compte 100 000 habitants et s’étend sur plus de 700 000 ha. La ville est construite sur le modèle de Rome : sept collines, quatorze régions urbaines, un capitole, un forum et un Sénat. Ses institutions sont celles de Rome. La nouvelle capitale, pratiquement imprenable, permet à l’Empereur de surveiller les opérations militaires sur le Danube (Goths) et en Orient face aux Perses. En 673, la flotte du calife de Bagdad assiège la ville mais doit se replier devant la résistance byzantine. Constantinople fut mise à sac lors de la quatrième croisade en 1204 et fut la capitale de l'empire latin de Constantinople jusqu'en 1261, quand les forces de l'empire de Nicée conduites par Michel VIII Paléologue reprirent la ville. Le 29 mai 1453, Constantinople est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmed II.
Les Ottomans rebaptisèrent la ville Istanbul, bien que l'usage international gardât le nom Constantinople. On la nomme aussi Sublime Porte pendant cette période. Lors de la fondation de la république de Turquie, en 1923, la capitale fut transférée à Ankara.

Monuments et constructions

Constantin dote la ville de nombreux bâtiments, la plupart pour répondre aux besoins administratifs et politiques de la nouvelle capitale.
- Le Grand Palais, le palais impérial, lieu de résidence officiel des empereurs jusqu'en 1204.
- Augustéon : place centrale de la ville, entre Sainte-Sophie et l'ensemble sacré du palais impérial
- Sénat en marbre blanc avec une coupole
- Hippodrome : inauguré par Constantin en 330, il pouvait accueillir de 30 à 50 000 spectateurs. Il attirait beaucoup lors des fêtes, anniversaires, victoires de l'empereur. On y assistait à des courses de chars, des jeux du cirque, des démonstrations d'animaux. L'hippodrome communiquait directement avec le palais impérial par la loge impériale, d'où l'empereur assistait aux spectacles entouré par les sénateurs et les dignitaires de sa cour. Sur la spina, muret partageant la piste en deux et autour duquel tournaient les chars, se trouvaient des monuments décoratifs, parmi lesquels une colonne serpentine de bronze enlevée au sanctuaire de Delphes (supposée être le trépied de la Pythie) et l’ obélisque de Thoutmosis III provenant de Karnak. On pouvait aussi voir, couronnant la loge impériale, quatre chevaux de bronze, qui ont été dérobés lors du sac de la ville en 1204, et placés sur la basilique Saint-Marc à Venise. Il fut le théâtre d'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire de la ville : en janvier 532, la sédition Nika ébranle le trône de Justinien. Bélisaire, son meilleur général, réprime la révolte en massacrant 30 000 personne dans l'hippodrome.
- La Mésé : avenue bordée de portiques avec au fond des boutiques ; forum.
- Des palais aristocratiques, dans le centre à proximité de l'hippodrome (palais de Lausos, palais d'Antiochos, plus tard transformé partiellement en église Sainte-Euphémie), d'autres plus tardifs, isolés et fermés sur l'extérieur avec jardins et bains, palais des Blachernes, palais de Boucoléon ;
- Aqueducs (Aqueduc de Valens) et citernes monumentales, telles la Citerne Basilique (Yerebatan Sarayı), la citerne d'Aspar, et celle de Philoxenos (Binbirdirek) ;
- Des églises : Hagia Sophia, l’église des Saints-Apôtres, Saint-Sauveur-in-Chora ;
- Les murs de Théodose et le mur de Constantin (fortifications de la ville) ;
- La Porte d'Or.

Fin du Moyen Âge

Porte d'Or Avec la chute de Contantinople entre les mains des Turcs ottomans, c'en est fini du dernier vestige de l'empire romain et de l'empire byzantin qui a succédé à l'empire romain d'Orient. Les historiens datent de cet événement la fin de la longue période historique appelée Moyen Âge. Les derniers savants et artistes byzantins se réfugient en Italie où ils seront à l'origine de la Renaissance. Aux franges orientales de l'Europe, le grand-duc de Moscovie revendique l'héritage religieux de Byzance et prétend faire de sa capitale, Moscou, la « troisième Rome ». En France, s'achève la guerre de Cent Ans qui est le dernier conflit de type féodal. Comme les liaisons commerciales entre l'Occident et la Chine, qui bénéficiaient de la protection des Byzantins, se sont interrompues, de hardis Portugais scrutent l'océan en quête d'une voie maritime de remplacement. L'heure de Vasco de Gama et de Christophe Colomb approche.

Voir aussi


- Byzance
- Istanbul
- Empire byzantin
- Chute de Constantinople Catégorie:Cité grecque Catégorie:Histoire byzantine ko:콘스탄티노폴리스 ja:コンスタンティノポリス

1190

Catégorie:1190
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---- Cette page concerne l'année 1190 du calendrier julien.

Événements

Afrique


- Règne de Soumangourou Kante, successeur de Birama Kante, griot et thaumaturge, roi de Sosso (fin en 1235). Il entreprend avec succès la conquête des territoires voisins du Ghana et du Mali. En quelques années, il occupe Koumbi, l’Aouker, le Bagana, le Diaga et le Bakounou, puis se lance à l’attaque des peuples du Mandé (Mandingues). Il écrase et fait mettre à mort Nare Famagan, roi du Mali, successeur de Moussa Allakoï. Selon la tradition, il mène une dizaine d’expéditions au cours desquelles il massacre onze des fils de Nare Famagan, sauf un infirme, Soundiata Keïta. Au début du XIIIe siècle, Soumangourou se trouve à la tête d’un grand empire.

Asie


- L'Empire mongol commence son extension en Asie orientale.
- Le bouddhisme Zen est introduit au Japon.

Proche-Orient


- Mai : Frédéric Barberousse force les portes de Konya, la capitale des Saljûqides de Rum, avant d’envoyer des émissaires à Antioche pour annoncer sa venue. Les Arméniens du sud de l’Anatolie s’en alarment. Leur clergé envoie une ambassade à Saladin pour lui supplier de les protéger contre les Francs.
- 10 juin : Frédéric Barberousse se noie dans le Selef, au pied du Taurus (Cilicie). Ses troupes se dispersent. Quelques centaines de chevaliers seulement participent avec Frédéric de Souabe au siège d’Acre.

Europe


- Départ de Philippe Auguste, Richard cœur de Lion pour la troisième croisade. Retardés par un conflit, ils quittent Vézelay pour Gênes et Marseille et hivernent en Sicile.
- Edit interdisant les marchands étrangers à Paris d’y décharger du vin amené par voie d’eau.
- Un groupe de croisés attaque la communauté juive de York. Les Juifs se réfugient dans le château royal puis se suicident tous.
- Début du règne d'Henri VI, empereur romain germanique (fin en 1197). Il exige un serment de vassalité des rois d’Occident.
- L’ordre Teutonique est sanctionné par le pape Clément III.
- Règne de Tancrède de Lecce, roi de Sicile (fin en 1194).
- Révolte en Sicile contre l’empereur Henri VI, qui envahit l’Italie du sud (1190-1194).

Islande


- Interdiction de cumuler les fonctions de godhi (chef de district) et de prêtre chrétien en Islande.
- L’évêque Thorlákr se heurte au godhordhsmadhr Jón Loptsson, qui refuse de se défaire de ses biens d’Eglise. Ce dernier a gain de cause grâce à l’appui du peuple.
- La réforme favorise le regroupement des godhordh dans les mains des grandes familles, qui recrutent de nombreux clients (thingmenn) et peuvent exercer leur pression sur les débats de l’Althing.

Art & culture


- Construction de l'église de Saint-Martin-de-Pressigny.
- Construction à Paris de la première enceinte de Philippe Auguste, rive droite.
- Portail de la cathédrale de Senlis.
- Philippe Auguste, roi de France, accorde une charte aux parfumeurs de Paris.
- Canonisation de Léonce de Rostov (Russie), victime d’une révolte païenne en 1076, par son lointain successeur Jean.
- Le Guide des égarés de Maïmonide, écrit en arabe, où il cherche à harmoniser la foi et la raison en tentant de réconcilier le judaïsme rabbinique et le rationalisme aristotélicien.

Science & technique


- Apparition de la boussole.

Naissances en 1190


- Sundjata Keïta, empereur du Mali

Décès en 1190


- 10 juin : Frédéric Barberousse, empereur romain germanique, en route pour la croisade.
- Isabelle de Hainaut, reine de France, épouse de Philippe Auguste. Inhumée en la basilique de Saint-Denis.
- Samuel ibn Tibbon, Juif séfarade de Montpellier, traducteur de Maïmonide de l’arabe à l’hébreu. ko:1190년 simple:1190

Sicile

La Sicile (Sicilia en italien) est une région autonome d'Italie et la plus grande île de la Méditerranée. Outre l'italien qui est la langue officielle, la plupart des habitants parlent aussi le sicilien, langue d'origine latine avec des influences arabes, espagnoles, françaises et italiennes.

Histoire

Chronologie succincte


- : arrivée des Sicanes au nord de l'île
- v.1270 av. J.-C. : arrivée des Sicules au sud de l'île
- : comptoirs phéniciens au nord-ouest (Palerme) ; colonisation grecque à l'est (Naxos, Syracuse, Zancle, Messine)
- : époque des tyrans
- 480 av. J.-C. : défaite carthaginoise à Himère
- 241 av. J.-C. : Carthage cède la Sicile à Rome après la première guerre punique
- 468476 : domination des Vandales
- 491 : domination des Ostrogoths
- 535 : conquête byzantine
- 827878 : conquêtes arabes
- 1060 : invasion normande
- 1091 : fin de la domination arabe
- 1130-1194 : royaume féodal et normand de Sicile
- 1194-1266 : période impériale : règne des empereurs Henri VI et Frédéric II. Troubles
- 1266-1282 : période angevine (domination française)
- 1282- : période aragonaise
- 1415-1713 : domination espagnole sur la Sicile
- 1442 : Alphonse d'Aragon conquiert Naples
- 1713-1735 : période d'instabilité : maison de Savoie, empereur
- 1735-1860 : Maison de Bourbon d'Espagne
- 1861 : royaume d'Italie
- 1946 : statut d'autonomie régionale

La Sicile mythologique

normande De nombreuses légendes ont pour cadre la Sicile :
- Aréthuse : voir Catane
- L'architecte du labyrinthe en Crète, Dédale, trouva refuge en Sicile auprès du roi Cocalos. Après avoir échappé au labyrinthe du roi Minos, celui-ci le rechercha à travers de nombreux territoires, il eut alors l'idée de lancer un défi que seul un homme comme Dédale pouvait réussir. Il promit une forte récompense à celui qui réussirait à faire passer un fil à travers les orifices d'une coquille. Pour relever le défi, Dédale eut l'idée d'accrocher le fil à une fourmi, cette dernière traversa alors tous les orifices de la coquille. Sachant qu'une personne avait réussi le défi en Sicile, Minos sut alors que Dédale s'y trouvait. Le roi Cocalos refusa de livrer Dédale et livra une guerre à Minos. Le roi de Crète fut finalement tué par les filles de Cocalos.
- Au cours de la gigantomachie, le géant Encélade déserte le champ de bataille ; la déesse Athéna l'écrase en lui projetant l'île de Sicile où il reste emprisonné. Son haleine de feu sort de l'Etna et il provoque des séismes lorsqu'il se retourne.
- Le dieu grec Héphaïstos tenait une forge dans l'Etna, aidé par des cyclopes forgerons. Les Romains pensaient que Vulcain se trouvait dans l'île éponyme, au nord de la Sicile. Le poète grec Pindare explique que le monstre Typhon se trouve dans la bouche de l'Etna.
- Dans l'Odyssée d'Homère, Ulysse et ses compagnons débarquent en Sicile et rencontrent le cyclope pasteur Polyphème. Pour lui échapper, Ulysse le rend aveugle en lui crevant son œil unique. Sans doute avant qu'il ne devienne aveugle, Polyphème a été amoureux. Cet amour est raconté dans deux poèmes en langue grecque du poète sicilien Théocrite aux alentours de 275 av. J.C.. Polyphème s'éprend de la belle Galatée, une néréide (nymphe marine). Celle-ci lui préfère le berger sicilien Acis. Polyphème, les ayant surpris ensemble, tue son rival en l'écrasant sous un rocher. Galatée change alors le sang d'Acis en une rivière portant son nom en Sicile.
- Charybde et Scylla : deux monstres du détroit de Messine, ils menacent l'expédition des Argonautes et l'équipage d'Ulysse.
- L'Odyssée raconte également qu'Hélios, dieu du soleil, possèdait des troupeaux de bœufs et de moutons dans l'île de Trinacrie (la Sicile). Ulysse y accoste lors de son retour vers Ithaque. Dûment chapitré à ce sujet au chant XI par le devin Tirésias, il interdit à ses hommes de toucher aux troupeaux sacrés. Alors qu'il dort, pourtant, ses hommes affamés abattent des vaches. Hélios réclame vengeance auprès de Zeus qui foudroie le navire d'Ulysse, l'épargnant seul au passage.
- Messine aurait été fondée par le géant légendaire Orion, Ségeste par les rescapés de la guerre de Troie.
- En Sicile, Énée fut accueilli par Acestes et recueillit un des marins de lOdyssée d'Ulysse, Achaemenide.

Antiquité

Achaemenide] Voir l’article : Sicile (province romaine). Les plus anciens peuples de Sicile étaient les Elymes dans l'ouest de l'ile, les Sicanes dans le centre, et les Sicules dans la partie orientale, ces derniers probablement venus du continent en repoussant vers l'ouest de l'île les occupants plus anciens. Ce sont eux qui donnèrent son nom au pays. La Sicile fut d'abord colonisée par les Phéniciens, les Carthaginois et les Grecs, qui y ont laissé de nombreux vestiges (théâtre de Taormine, temples de Ségeste, Agrigente et Sélinonte entre autres). Elle fut ensuite gouvernée par des princes appelés « tyrans » dont les fameux Denys l'Ancien et Denys le Jeune (qui accueillit le philosophe Platon). La Sicile fut un enjeu dans la Guerre du Péloponnèse opposant Athènes à Sparte : en 415, sous l'influence d'Alcibiade, Athènes se lança dans l'expédition de Sicile, profitant des dissentions qui opposaient les cités de l'île : Athènes répondait à l'appel de Ségeste, attaquée par Sélinonte en 416. Syracuse, colonie corinthienne, était alliée de Sélinonte. Ségeste fit appel à Athènes, offrant même de payer les frais d'expédition. À ce moment de la guerre, la perte de l'Eubée, et la défection de nombreux alliés d'Athènes avaient rendu ses approvisionnements en blé précaires. La perspective de couper ceux des alliés siciliens de Sparte, tout en conquérant de nouvelles sources de ravitaillement fut certainement un élément déterminant. Athènes] L'expédition prit la mer sous le commandement de Nicias, d'Alcibiade et de Lamachos en juin 415. En Sicile, Lamachos fut tué et Nicias resta seul à la tête de l'expédition. L'arrivée à Syracuse de Gylippos, général spartiate fit perdre aux Athéniens la bataille des retranchements autour de la ville (octobre 414). La flotte athénienne fut emprisonnée dans la rade, et ils envoyèrent une force de secours commandée par Démosthène et Eurymédon. En août 413 la flotte fut défaite à la bataille des Épipoles, puis l'armée fut vaincue sur terre. Athènes perdit plus de deux cent navires dans cette expédition, et cinquante mille hommes (dont sept mille prisonniers des Latomies, carrière de Syracuse). La Sicile tomba aux mains des Romains après la victoire du consul C. Lutatius Catulus en -241 aux îles Egates : cette bataille marque la fin de la première guerre punique qui opposa Rome à Carthage sur le théâtre sicilien. Après cette défaite, Carthage abandonne la Sicile qui devient une province romaine et qui assure désormais une partie importante du ravitaillement de Rome en céréales. Le roi de Syracuse Hiéron fut un fidèle allié des Romains pendant la deuxième guerre punique. Après une série de victoires de carthaginois Hannibal, la prise de Syracuse en -212 annonce le redressement romain, et préfigure la défaite carthaginoise. La Sicile fut d'ailleurs un enjeu stratégique et économique important des deux premières guerres puniques. À la veille de l'Empire, la Sicile fut la base de la résistance des derniers pompéiens menés par Sextus Pompée, fils de Pompée. Après la chute de l'empire romain, la Sicile fut envahie par les peuples germains, puis releva de l'empire byzantin jusqu'à la conquête arabe de 827 à 902.

Moyen Âge

La diversité culturelle et la tolérance religieuse caractérisèrent la période musulmane. Une famille de hobereaux normands (les fils de Tancrède de Hauteville) ayant conquis des terres en Italie méridionale, le pape chargea le plus jeune, Roger, d'envahir la Sicile pour la reconvertir au catholicisme, et lui accorda la souveraineté sur les terres à prendre. La conquête normande de l'île se fit en une trentaine d'années 1060-1090. Le petit-fils de Roger Ier parvint à faire ériger l'île en royaume féodal en 1130. Roger II, admirateur de la culture musulmane, poursuivit la politique de tolérance de ses prédécesseurs. L'administration des rois normands était cosmopolite : elle rassemblait des Grecs, des Lombards, des Anglais et des Arabes. Ce mélange se retrouve dans l'art de cette époque qui combinait les apports romans, arabes et grecs. L'île connut une période de prospérité, notamment dans l'agriculture. Le trône passa ensuite, par héritage, à la dynastie germanique des Hohenstaufen qui gouverna la région à partir de 1194 et adopta Palerme comme capitale en 1220. C'est par son mariage avec la fille de Roger II que l'empereur Henri VI établit sa souveraineté sur la Sicile. Son fils, l'empereur Frédéric II, passera l'essentiel de son existence dans l'île. Des conflits entre les Hohenstaufen et la papauté provoquèrent en 1266 la conquête de l'île par Charles Ier, comte d'Anjou et frère du roi de France Louis IX. Celui-ci mécontente les Siciliens en s'installant à Naples et en distribuant des fiefs à des Français. Le 30 mars 1282, le jour de Pâques, des émeutes, les Vêpres Siciliennes, provoquées par des taxes excessives et exploitées par Pierre III d'Aragon et Michel VIII Paléologue, provoquèrent le massacre des Français de Sicile puis la conquête de l'île par Pierre III d'Aragon. La fin du Moyen Âge est une période de crise pour la Sicile : la peste noire dépeuple la région, les luttes de la noblesse créent un climat négatif. L'Inquisition est instaurée en 1487.

Époque moderne

La période espagnole est marquée par un relatif déclin de la Sicile. La société est dominée par une aristocratie et une Eglise qui disposent d'importants privilèges. La population du sud de l'île est soumise à des raids musulmans. La population a baissé depuis la fin du Moyen Âge et l'agriculture est en crise. Cette situation provoque des révoltes au début du XVIe siècle et au XVIIe siècle (Palerme en 1648, Messine en 1674-1678). Le traité d'Utrecht consacre la défaite espagnole et confie la Sicile à la maison de Savoie de 1713 à 1720. Par le traité de Vienne de 1735, le Bourbon Charles d'Espagne, arrière-petit-fils de Louis XIV est à la tête du royaume des Deux-Siciles. Dans les années 1780, le vice-roi tente de réformer la société d'Ancien Régime en Sicile.

Époque contemporaine

royaume des Deux-Siciles Pendant la période révolutionnaire, la Sicile reste aux mains du Bourbon Ferdinand III de Sicile (1759-1816), grâce à la protection anglaise alors que les Français sont installés au sud de la péninsule italienne. Les tentatives de réformes aboutissent à la constitution de 1812 et à l'abolition des privilèges féodaux. Une petite bourgeoisie commence à se former. Mais ces efforts sont ruinés par le retour des Bourbons qui unifièrent les deux royaumes et s'installèrent à Naples. À partir de cette date, plusieurs mouvements de révoltes contre la politique réactionnaire des Bourbons (refus d'instituer un gouvernement constitutionnel) échouent. En 1820, les révolutionnaires de Palerme demandent l'autonomie de l'île. La révolution de 1848 est agraire et particulariste. Après le débarquement de Giuseppe Garibaldi, la Sicile approuve, le 12 octobre 1860, un très contesté plébiscite d'annexion a l'état piémontes - le vote était sus la menace de la part de l'armée d'occupation et n'était pas secret. L'an après, le 17 mars 1861, l'état piémontes changera son nom en Royaume d'Italie et la Sicile viendra à faire partie de l'Italie. En Sicile et dans le sud de l'Italie une vaste guérrilla populaire (le Brigantaggio) de résistance contre les piémontes et le nouveau état italien, qui va a durer plus de 10 ans, donnera lieu a une violente répression militaire menée par l'armée italienne. Elle dans les premiers ans causera des centaines de milliers de morts civiles, millier de déportés, la destruction de nombreux villages, l'effondrement économique de tous les régions du sud et une énorme vague d'émigration sans précédents dans l'histoire de l'île, qui portera des millions de Siciliens a l'étranger. Avant l'unification avec l'Italie, la Sicile fut largement une des régions entre les plus riches et développé d'Italie. Mais après la Sicile (et tous le sud d'Italie) fut ravagé a l'avantage de la création de grandes zones industrielles et urbaines dans le nord du pays. Les historiens situe la naissance des réseau de crime organisé, connu sous le nom de mafia autour de 1860, et peux après, à partir de la fin du XIXe siècle, elle va a étendre son influence partout dans le monde. Sera partiellement éradiqué par le régime fasciste de la fin des années 1920, mais réintroduit par les États-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Sicile fut libérée par les forces anglo-américaines entre le 10 juillet et le 16 août 1943, au cours de l'Opération Husky. Depuis 1946, la Sicile est une région autonome et bénéficie de la réforme agraire partielle de 1950-1962 ainsi que des subsides spéciaux provenant du
Cassa per il Mezzogiorno, le fonds du gouvernement italien pour les régions du Sud. Un pont suspendu de 5300 mètres entre la Sicile et le continent italien a été mis en projet unilatéralmente par le gouvernement italien de droite, le Pont de Messine (ouverture prévue en 2010). La décision de construire le pont est très contesté par l'opposition politique de gauche, les verts, les mouvements siciliens anti-mafia, et les mouvements indépendentists siciliens. S'il sera réalisé il sera le plus long pont du monde. [http://www.structurae.info/fr/structures/data/s0004265/index.cfm Structurae]

Siciliens dans l'histoire


- Archimède - scientifique et philosophe
- Empédocle - philosophe
- Diodore de Sicile - historien
- Gorgias - philosophe
- Jawhar al-siqilli - general et chef d'état
- Frédéric II du Saint-Empire - empereur

Géographie

Géographie physique

Frédéric II du Saint-Empire L'île est connue depuis l'Antiquité pour le volcan Etna.

Provinces Sicilennes


- Agrigento
- Caltanissetta
- Catania
- Enna
- Messina
- Province de Palerme
- Ragusa
- Siracusa
- Trapani Trapani

Patrimoines de l'Unesco


- Zone archéologique d’Agrigente - [http://whc.unesco.org/pg.cfm?ID_SITE=831&CID=31&l=fr Page de l'Unesco]
- Villes du baroque tardif de la vallée de Noto (sud-est de la Sicile) [http://whc.unesco.org/pg.cfm?CID=31&ID_SITE=1024&l=fr Page de l'Unesco]
- Villa romaine du Casale de Piazza Armerina [http://whc.unesco.org/pg.cfm?ID_SITE=832&CID=31&l=fr Page de l'Unesco]
- Iles Éoliennes [http://whc.unesco.org/pg.cfm?CID=31&ID_SITE=908&l=fr Page de l'Unesco]
- Syracuse et la nécropole rocheuse de Pantalica. [http://whc.unesco.org/fr/list/1200 Page de l'Unesco]

Haut lieu


- La fontaine d'Acadine
- le Mont Éryx

Voir aussi

Lien interne


- Histoire :
  - Royaume des Deux-Siciles
  - Royaume de Sicile
  - Liste des rois de Sicile
- Ispica
- Naro

Liens externes


- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/Italie/Sicile/ Catégorie Sicile] sur l'annuaire Dmoz
-
ja:シチリア島 ko:시칠리아 zh-min-nan:Sicilia


Croisade

Les croisades sont des campagnes militaires prêchées au nom de la libération de Jérusalem, conquise aux Arabes Abbassides par les Turcs en 1078. Les Turcs, à la différence des Arabes, avaient interdit aux pèlerins l'accès à Jérusalem et donc aux lieux saints, ce qui déclencha une réaction virulente des papes, qui firent partie de leurs instigateurs. Elles se sont déroulées entre les et s. Elles trouvèrent leur origine dans la volonté des catholiques de reprendre Jérusalem aux Turcs, mais l'identité d'emblème entre Turcs et Arabes – le croissant – ne permit pas à des seigneurs illettrés de distinguer les uns des autres, d'où un chassé-croisé qui s'installa dans la durée. Plus tard, des croisades furent lancées contre les autres nations païennes de l'Europe, telle que la Lituanie, et contre les hérétiques (les croisades contre les Hussites, 1418-1437). La Reconquista est formellement une croisade. Reconquista

Le terme de croisade

À la fin du apparaissent les pèlerinages armés, dont le nom latin « iter hierosolymitanum » (voyage de Jérusalem) ne les distingue pas des pèlerinages individuels. C'est également sous ce nom que les contemporains ont pu désigner ce que nous appelons les premières croisades. Ils ont employé aussi les termes « passage général » (armées nationales) et « passage particulier » (expéditions ponctuelles, particulières). Le Trésor de la langue française fait remonter l'expression « soi cruisier » (se croiser) à la Vie de St Thomas le martyr de Guernes de Pont-Sainte-Maxence datée de 1174, et le terme de « croisade » aux Chroniques de Chastellain datées d'avant 1475, notant qu'il s'agit d'un substitut de termes proches tels que « croisement », « croiserie » ou « croisière » qui sont plus anciens, sans qu'on puisse les signaler avant la fin du . Il est donc clair que ce que nous appelons « première croisade » n'était pas appelé ainsi par ses contemporains. Du point de vue musulman, les croisades ne sont d'ailleurs pas perçues comme une nouveauté, mais comme la continuation de la lutte contre l'Empire romain d'Orient, qui durait depuis plusieurs siècles.

Contexte historique

Empire romain d'Orient La conquête de la Palestine par les Arabes (Jérusalem fut prise en 638) n'affecta guère le pèlerinage vers les lieux saints chrétiens, tels que Jérusalem, Bethléem, et Nazareth. Toutefois en 1009 le calife fatimide du Caire, al-Hakim, fit détruire le Saint-Sépulcre. Son successeur permit à l'Empire byzantin de le rebâtir, et le pèlerinage fut à nouveau autorisé. Avec la défaite décisive de l'empire byzantin lors de la bataille de Manzikert en 1071, les Turcs Seldjoukides font prisonnier l’empereur Romain IV, le patriarche byzantin, puis prennent Jérusalem en 1078. On a longtemps dit qu'ils avaient interdit aux pèlerins chrétiens l'accès à la ville sainte. Cependant, Robert Mantran compte plusieurs pèlerinages, dont six entre les années 1085 et 1092, qui se sont déroulés sans que les sources ne mentionnent de difficultés particulières. Au concile de Plaisance de juin 1095, les ambassadeurs de l'empereur byzantin Alexis Comnène réclament aux Occidentaux une assistance militaire pour lutter contre les Turcs. La lettre datée de 1095 adressée par Alexis Comnène au comte Robert II de Flandre, appelant au secours après une description apocalyptique de la situation des chrétiens sous le joug musulman (…) est un faux . Parallèlement, l'Église romaine est en crise. Au terme d'un millénaire, le clergé a perdu de son prestige : il se prête aux simonies et au nicolaïsme et sape ainsi l'autorité morale de l'Église. Les premiers objectifs du concile de Clermont sont donc de tenter de poursuivre l'œuvre entamée par Grégoire VII afin de restaurer une certaine rigueur : Urbain II est issu de la révolution clunisienne et réaffirme les grands principes édictés par ses prédécesseurs : la « trêve de Dieu » et la « paix de Dieu ».
Les dernières années du sont une succession de mauvaises récoltes et le peuple, encouragé par certains prédicateurs, y voit une punition divine et un appel à la pénitence.
L'appel à la croisade est l'occasion de souder la chrétienté dans une quête sacrée et d'offrir aux seigneurs l'occasion de « purifier leur âme ». En effet, une indulgence plénière (absolution de tous les péchés) est accordée à ceux qui entreprennent le voyage.
Elle permet en outre de restaurer une certaine paix en offrant un exutoire aux pulsions belliqueuses des nobles européens qui peuvent ainsi assouvir leur soif de conquête et de richesse tout en assurant le salut de leur âme. Notes :
in « Le concile de Clermont de 1095 et l'appel à la croisade », in actes du colloque universitaire international de Clermont-Ferrand (23 - 25 juin 1995), éditions de l'École Française de Rome, 1997, ISBN 2-7283-0388-6 p.341
Émilia Robin, les Croisades et l'empire byzantin, http://www.eleves.ens.fr/home/robin/histoire/medievale/croisades/11partie.html , site consulté le jeudi 5 mai 2005.

Réputation et évaluation

paix de Dieu En Europe occidentale, les croisades ont été considérées traditionnellement comme des efforts héroïques, mais tous les historiens ne sont pas d'accord sur cette vision des choses. Dans le monde musulman, les croisades sont considérées comme des attaques cruelles et sauvages des chrétiens contre l'Islam. Actuellement, certains discours des intégristes islamiques utilisent le mot croisade dans ce contexte-ci quant aux actions de l'Ouest contre eux. L'orthodoxie voit aussi les croisades comme des attaques par l'Ouest, à cause du sac de Constantinople durant la quatrième croisade en 1204. Il y a une concordance intéressante entre les termes croisade et jihad. À l'Ouest le terme croisade a des connotations positives (par exemple en politique on pourrait utiliser la formule croisade contre les drogues) alors que le terme jihad a des connotations négatives, associé à une guerre sainte fanatique. Dans le monde musulman - en particulier au Maroc, le terme jihad possède des connotations positives qui incluent également un sens de lutte personnelle et spirituelle contre soi-même, alors que le terme croisade a les connotations négatives décrites ci-dessus. Donc, pour traduire correctement les nuances de sens, l'emploi de jihad en langue arabe devrait être traduit en français par croisade + inquisition, alors que le terme arabe pour croisade devrait être traduit par jihad en français, ce qui ne correspond pas à sa réalité. En réalité toutes les actions des croisés ne furent pas héroïques. Ils commirent des atrocités non seulement contre les musulmans mais aussi contre les juifs et les chrétiens. Par exemple la quatrième croisade n'arriva jamais jusqu'à la Palestine, mais au lieu de cela elle mit à sac Constantinople, la capitale de l'empire byzantin chrétien. Beaucoup de reliques et d'objets volés à Constantinople sont encore au Vatican, à Venise, et ailleurs. Cette croisade-ci aggrava les rancunes entre l'orthodoxisme et le catholicisme. L'Empire byzantin recouvre finalement Constantinople en 1261, mais sa puissance ne fut pas retrouvée, et l'empire fut vaincu par l'Empire Ottoman en 1453.

Première croisade 1096-1099

1453 Article de fond : première croisade En 1096, l'empereur byzantin Alexis I Comnène demanda à l'Occident de l'aider à défendre son empire contre les Seldjoukides. Cette demande rejoignait les préoccupations du pape Urbain II (pontificat de 1088 à 1099) et du moine Pierre l'Ermite qui au cours d'un prêche public le 27 novembre 1095, dixième jour du Concile de Clermont, appela aux armes toute la chrétienté, un appel à la défense de la foi menacée par la nouvelle invasion musulmane et la prise de possession de l'Asie mineure par les Turcs : de Nicée dont l'Islam avait pris le contrôle 14 ans plus tôt, on pouvait à tout instant surprendre Constantinople. Le cri de « Dieu le veut ! » (« Dieu li volt ! ») devint le cri de ralliement général, et le pape demanda aux soldats de se marquer du signe de la croix. Cette guerre serait considérée comme pénitence pour les croisés, une indulgence plénière. Les croisés marchèrent vers Jérusalem, plusieurs villes chrétiennes sur leur route furent mises à sac. En 1099, ils s'emparèrent de Jérusalem, et tou