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| 4 Septembre |
4 septembre
Le 4 septembre est le 247 jour de l'année (248 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Sainte Rosalie.
Événements
- 476 : Chute de l'Empire romain en Occident : le roi Odoacre, chef germain des Hérules, occupe Rome mettant fin à l'Empire romain en Occident. Il dépose le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, qui est exilé en Campanie, et renvoie les insignes impériaux à Byzance, pour que Zénon le reconnaisse comme patrice. Zénon le renvoie à l’empereur légitime d’Occident, Julius Nepos, alors réfugié en Dalmatie. Odoacre refuse et les choses en restent là. En apparence, Odoacre gouverne au nom du seul empereur, celui d’Orient. En fait, l’Empire a cessé d’exister en Occident.
- 925 : Athelstan devient le premier roi d'Angleterre.
- 1260 : Les Siennois battent les Florentins à la Bataille de Montaperti .
- 1627 : Les Turcs signent un traité avec l'empereur allemand Ferdinand II.
- 1774 : Le navigateur anglais James Cook découvre la Nouvelle-Calédonie.
- 1791 : Promulgation de la première constitution française.
- 1870 : Proclamation de la III République en France.
- 1872 : Rétablissement d'un condominium franco-britannique sur l'Égypte.
- 1914 : L'armée allemande occupe Reims.
- 1929 : Le dirigeable allemand Graf Zeppelin accomplit le tour du monde.
- 1962 : Première visite du général de Gaulle à Bonn, qui scelle la réconciliation franco-allemande.
- 1970 : Salvador Allende est élu président de la République chilienne.
- 1972 : Marc Spitz gagne sa septième médaille d'or aux Jeux Olympiques de Munich
- 1974 : Les États-Unis établissent des relations diplomatiques avec l'Allemagne de l'Est.
- 1975 : L'Égypte et Israël signent à Genève un nouvel accord de paix intérimaire.
- 1981 : Assassinat au Liban de l'ambassadeur de France, Louis Delamare.
- 1993 : L'Eurocorps mis en place, suite à une initiative conjointe de François Mitterrand et Helmut Kohl.
Naissances
- 1503 : Nostradamus, astrologue et médecin français
- 1768 : François-René de Chateaubriand, écrivain et homme politique français, († 1848).
- 1789 : Charles Gaudichaud-Beaupré, botaniste français († 1854)
- 1892 : Darius Milhaud, compositeur, membre des Six
- 1896 : Antonin Artaud, écrivain français, († 1948).
- 1904 : Christian-Jaque, réalisateur français
- 1908 : Georges Croisile, premier pacha du France
- 1908 : Richard Wright, écrivain américain, décédé le 28 novembre 1960
- 1924 : Joan Aiken, écrivain britannique.
- 1929 : Dick York, acteur américain.
- 1942 : Patrice Fontanarosa, violoniste français.
- 1946 : Marcel Dehoux, homme politique français, né à Wignehies dans le Nord.
- 1954 : Dennis Quaid, acteur américain
- 1956 : Costas Caramanlis, Premier ministre grec depuis le 20 mars 2004
- 1961 : Cédric Klapisch est un réalisateur, acteur, producteur et scénariste français, né à Neuilly-sur-Seine en France.
- 1971 : Lilian Laslandes, footballeur français, attaquant, a joué aux Girondins de Bordeaux notamment.
- 1981 : Beyoncé Knowles, compositrice, chanteuse, actrice américaine.
Décès
- 1324 : Sanche Ier, roi de Majorque
- 1780 : Sir John Fielding, magistrat aveugle et réformateur social britannique (° 1721), par ailleurs héros de 10 romans policiers « historiques » publiés de 1994 à 2003 par Bruce Alexander
- 1784 : César-François Cassini, astronome français
- 1974 : Marcel Achard (Marcel-Augustin Ferréol), dramaturge et écrivain français né le 5 juillet 1899 à Sainte-Foy-lès-Lyon, décédé à Paris.
- 1977 : Jean Rostand, écrivain et biologiste français, né à Paris, le 30 octobre 1894 décédé à Ville-d'Avray.
- 1981 : Louis Delamare, ambassadeur de France, assassiné au Liban.
- 1989 : Georges Simenon
- 2000 : Bernard Assiniwi, écrivain cri
- 2003 : Lola Bobesco, violoniste belge d'origine roumaine. (° 9 août 1920).
Catégorie:Jour de l'année
ja:9月4日
ko:9월 4일
ms:4 September
simple:September 4
th:4 กันยายน
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
Année bissextileCatégorie:Calendrier
Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».
Règle actuelle
Depuis l'instauration du calendrier grégorien :
# Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres.
# Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
# Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles.
Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3.
Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle.
La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.
Histoire des années bissextiles
Les mois intercalaires de l'année de Numa
L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.
Le jour intercalaire de Jules
En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis).
Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait).
Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ».
C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.
29 février
Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.
30 février
En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans.
Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février.
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Catégorie:476
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Années 450 | Années 460 | Années 470 | Années 480 | Années 490
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Cette page concerne l'année 476 du calendrier julien.
Événements
- 23 août : Odoacre est proclamé roi des Hérules par ses troupes.
- 4 septembre : Chute de l'Empire romain d'Occident : le roi Odoacre, chef germain des Hérules, occupe Rome mettant fin à l'Empire romain d'Occident. Il dépose le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, qui est exilé en Campanie, et renvoie les insignes impériaux à Byzance, pour que Zénon le reconnaisse comme patrice. Zénon le renvoie à l’empereur légitime d’Occident, Julius Nepos, alors réfugié en Dalmatie. Odoacre refuse et les choses en restent là. En apparence, Odoacre gouverne au nom du seul empereur, celui d’Orient. En fait, l’Empire d’Occident a cessé d’exister.
: - Fin de la Pax romana. L'empire romain se disloque. Les hordes barbares fondent sur l'empire. Trois siècles de carnages vont suivre.
: - L’armée d’Italie est depuis longtemps composée de Barbares (Rugiens, Hérules, Skires, Turcilinges). Ils demandent, par extension à l’Italie du système de la tercia, le tiers des terres de la péninsule, à l’exemple des autres provinces. Le patrice Oreste refuse. La révolte, attisée par Odoacre, un Skire chef de l’armée romaine d’Italie, éclate. Oreste s’enferme dans Pavie, qui est prise. Il s’enfuit à Plaisance. Découvert, il a la tête tranchée.
: - Odoacre respecte les traditions romaines, maintient la vie politique dans le cadre des coutumes italiennes et recherche l’appui de la classe sénatoriale. Bien qu’arien, il conserve de bonnes relations avec le clergé catholique.
: - Odoacre, prince de la dynastie torcilingue [ou turcilinge ?!?], est le fils du roi skire Edika, ancien vassal d’Attila.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Début du second règne de Zénon Ier, empereur byzantin (fin en 491).
- Euric, roi des Wisigoths, fait la conquête du reste du Sud de la Gaule jusqu'à la frontière italienne.
- Les Goths occupent l'Istrie
- L’empereur Zénon confirme au roi des Vandales Genséric les droits sur les îles de la Méditerranée occidentale.
- Le Berbère Masties, chef des tribus montagnardes des Aurès, se proclame imperator et règne une quarantaine d’années.
- Massuna se proclame roi des Maures et des Romains après avoir pris la Maurétanie aux Vandales.
- Âryabhata, savant indien (fin en 550).
Décès
-
HérulesCatégorie:Peuple de la Rome antique
Catégorie:Peuple germanique
Les Hérules sont un peuple germanique appartenant au groupe ostique, ou groupe des Germains dits « orientaux », issus de Scandinavie, comme les Goths, les Vandales, les Burgondes, et les Gépides entre autres. Peu connus, les Hérules apparaissent comme un peuple mineur mais seront souvent signalés dans les raids gotiques et notamment sur la Mer Noire, où ils se découvrent vite une vocation de pirates. Ils sont mentionnés pour la première fois dans les sources romaines au lorsqu'en 268 et 269, ils prennent part à une coalition barbare qui réunit les Peucins et les Carpes, petites peuplades germanique, mais également des Gépides, et surtout des Goths. L'armée rassemblée, qui aurait compté plus de 300 000 guerriers (chiffre certainement éxagéré par les chroniqueurs romains et grecs), attaque les forces de l'empereur Claude II le Gothique sur le Danube.
Par la suite, il est fait mention d'eux au moment des Invasions barbares, à partir de la seconde moitié du .
Au IIIe siècle, un autre peuple germanique, les Lombards, alors établis en Pannonie et qui ne font irruption en Occident qu'en 568, sont alliés ou sont vassaux des Hérules.
Au , ces derniers possèdent un semblant de royaume le long du Danube, bien qu'étant sans doute peu nombreux : c'est probablement de là que part la bande armée dont Odoacre, par ailleurs un des leurs déjà établi en Italie, prend la tête. Ce dernier incendie Pavie, pille Rome et dépose l'empereur Romulus Augustule, se faisant proclamer « Roi d'Italie» (476). Cet épisode est surtout connu pour avoir été interprété par l'Historiographie comme la chute officielle de l'Empire romain d'Occident.
Tous les Hérules ne semblent pas toutefois, s'être établis sur le Danube entre le IIIe siècle et le Ve siècle. Un détachement hérule est en effet attesté durant les années 400/407 dans des bandes armées barbares, aux côtés de Frisons et de Saxons, qui font de la piraterie en Mer du Nord et sur les côtes de la Manche. Ceux-là mettent à mal les défenses côtières de l'Empire romain (la marche militaire côtière d'Armorique ou Litus armoricus) et établissent des postes avançés d'observation ou de petits établissements de peuplement jusque sur la côte atlantique. C'est ainsi qu'ils iront jusqu'en Espagne, et qu'en 456, environ 500 pirates hérules seront signalés sur les côtes cantabriques et de Galice, embarqués sur 8 navires. Certains même, se fixeront sur la côte espagnole et continueront la piraterie.
Après l'an 476, d'autres Hérules servent dans l'armée de Théodoric le Grand, s'intégrant aux Ostrogoths que l'empereur d'Orient, Zénon, a chargé de récupérer l'Italie, alors aux mains des mercenaires barbares d'Odoacre.
Vers 491, Théodoric, vainqueur des Vandales noue des contacts avec les Hérules danubiens pour se prémunir de la pression des Alamans.
Odoacre est quant à lui renversé par Théodoric en 493 et sa bande armée est chassée d'Italie, alors que le roi goth fonde le royaume de Ravenne. Les Hérules, revenus sur le Danube sous la conduite de leur roi Rodulf, seront sévèrement battus en 510 par les Lombards: beaucoup d'entres-eux retourneront en Scandinavie.
En 550, la présence d'environ 3000 mercenaires hérules est encore attestée le long de la ligne de défense danubienne ou limes danubien, à Sirmium et à Singidunum, mais ceux-ci avaient été établis là vers 510. N'oublions pas aussi que des contingents hérules serviront Byzance dans sa guerre contre les Vandales d'Afrique en 533 et 534, ainsi qu'en Italie sous la conduite du vieux général eunuque (et nain) Narsès, contre les Ostrogoths, à partir de 551. Ils disparaîtront en tant que peuple distinct avant le milieu du , ceux du Nord fusionnant avec Frisons et Saxons, certains retournant même dans leur patrie d'origine, en Scandinavie, qu'ils avaient pourtant quittés des siècles plus tôt (ce qui démontre bien l'attachement aux origines même lointaines et peut-être la survivance de liens étroits avec les populations nordiques), d'autres fusionnant avec Ostrogoths et Lombards.
Empire romainals:Römisches Reich ko:로마 제국 ja:ローマ帝国 simple:Roman Empire
L'expression Empire romain désigne, de manière indistincte, deux entités :
- un État dont la capitale était Rome et qui contrôlait dans l'Antiquité tout le pourtour méditerranéen ;
- le régime politique en vigueur dans cet État à partir de la fin du
L'Empire comme régime
Ce régime a été fondé par Octave après les guerres civiles de la fin de la République romaine. On le date habituellement de 27 avant J.-C., quand le Sénat décerna à Octave le titre d'Auguste et lui remit les pleins-pouvoirs. Mais cet événement ne faisait qu'officialiser une situation qui durait au moins depuis -31, après la bataille d'Actium au cours de laquelle Octave avait battu les forces de Marc-Antoine et de Cléopâtre. De plus, depuis la dictature de Jules César, Rome était déjà habituée à vivre presque constamment en monarchie.
Mais, officiellement, il n'y a jamais eu de proclamation de l'Empire et Rome est restée très longtemps (au moins sous le Principat) une République. Il était entendu que cette république remettait volontairement le pouvoir entre les mains d'un seul homme, jugé seul capable d'assurer sa survie. Auguste et ses successeurs jusqu'à Domitien n'eurent que le titre de princeps, « prince », qui était porté sous la République par le sénateur qui avait le droit de parler le premier lors des réunions (il était censé être inspiré par les dieux et, pour cela, particulièrement écouté).
Les historiens distinguent pour le début de l'empire quatre familles d'empereurs : les Julio-Claudiens, les Flaviens, les Antonins et les Sévères. De plus, il est de tradition de distinguer les bons et les mauvais empereurs qui abusèrent jusqu'à l'extrême du pouvoir du princeps. Ainsi, Caligula, Néron, Domitien, Commode ont une très mauvaise renommée. L'empereur Septime Sévère a réussi à maintenir la paix autour du limes et a renforcé le pouvoir de l'empereur. Pour cette raison, la tradition historienne distingue deux périodes dans l'histoire de l'Empire jusqu'à la fin du : le Principat et le Dominat, ce dernier étant considéré comme portant davantage les traits d'une monarchie absolue.
monarchie absolue
À l'imitation d'Auguste, qui avait repris le nom de son père adoptif, les empereurs ont ajouté le nom de « César » au leur, ce qui en a fait un titre, d'où viennent ceux de Kaiser en allemand et de Tsar dans les langues slaves. Très régulièrement, l'empereur recevait de manière quasi automatique certains titres honorifiques, en particulier celui dimperator (qui a donné le français « empereur »), antérieurement décerné par les soldats à leur général quand celui-ci avait remporté une brillante victoire.
L'Empire romain se divise en deux périodes : le Haut Empire et le Bas Empire. Ce dernier concerne le , le et le , en Occident.
Chronologie
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at:9 text:Bataille de Teutoburg
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at:47 text:Conquête de la Grande-Bretagne
at:64 text:Grand incendie de Rome 18 et 19 Juillet
at:65 text:Conspiration de Pison
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from:72 till:80 shift:(2,1) fontsize:XS text:Construction du~Colisée
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at:79 text:Destruction de Pompéi
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Voir aussi
Articles connexes
- Liste des empereurs romains
- Empire romain d'Occident
- Empire romain d'Orient
- Divisions de l'Empire romain au IVe siècle
- Art romain
- Chronologie de l'Empire romain
Liens externes
- [http://www.empereurs-romains.net/ Un site extrêmement complet sur les Empereurs romains]
- [http://perso.wanadoo.fr/karl.claerhout/page1.htm Un autre site très documenté sur l'Empire romain]
Rome RomeRome Catégorie:Rome antique Catégorie:Histoire de l'Europe
Romulus Augustule
Romulus Augustule (461 ? - ???) fut le dernier représentant de l'Empire romain d'Occident. Fils (ou neveu selon certains) du pannonien Oreste, qui fut secrétaire d'Attila puis général au service de l'empereur d'Occident Julius Nepos.
En 475, Oreste chassa Nepos, mais au lieu de s'installer sur le trône, il tira probablement la leçon des conflits précédents entre empereurs et chef de l'armée : il plaça son jeune fils sur le trône sous le nom de Romulus Augustus, gardant le contrôle de l'armée et donc le pouvoir réel. La jeunesse de Romulus (il était adolescent) lui valurent le sobriquet dAugustulus, « petit Auguste ».
En 476, un officier de la garde, Odoacre, barbare et fils de l'ex roi des Hérules, réclama pour ses soldats le tiers des terres d'Italie. Oreste refusa, provoquant une révolte. Il s'enferma dans Pavie, puis à Plaisance, où il fut fait prisonnier et décapité le 28 août 476. Odoacre déposa Romulus le 4 septembre 476 et l'envoya en exil au cap Mysène, où il finit ses jours avec une riche pension.
Aucun empereur romain ne fut proclamé en Occident après Romulus.
ja:ロムルス・アウグストゥルス
th:โรมูลุส ออกุสตุส
Byzance
Byzance (en grec ancien Βυζάντιον / Byzántion, en latin Byzantium) est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l’entrée du Bosphore sur une partie de l’actuelle Istanbul. La cité sera reconstruite par Constantin et, renommée Constantinople en 330 ap. J.-C., elle deviendra la capitale de l’empire romain, puis de l’empire romain d'Orient. Le nom « Byzance » continuera a être utilisé tout au long de l’existence de l’empire byzantin et même au-delà.
Fondation de la ville
L’origine de Byzance se perd dans la nuit des temps, et l’on ne trouve rien de précis dans les auteurs sur l’époque de sa fondation ; la plupart l’attribuent à Byzas qui, selon Étienne de Byzance, était fils de Croessa, fille d’Io et de Poséidon. Quoique l’existence de Byzas soit attestée sur des médailles, on ne sait rien de certain sur l’époque à laquelle il vivait. On pense que la ville était une colonie mégarienne. Eusèbe de Césarée donne pour date à la fondation de la ville « la troisième année de la trentième olympiade », ce qui donnerait 667 av. J.-C. Diodore mentionne la ville dans sa Bibliothèque historique (IV, 69) :
« Arrivés au détroit de la mer du Pont, les Argonautes mirent pied à terre dans un pays dont Byzas était alors roi, et qui a laissé son nom à la ville de Byzance. »
Velleius Paterculus (II, 15) attribue la fondation de la ville aux Milésiens et Ammien Marcellin (XXI, 8) aux habitants de l’Attique. Ces deux dernières explications ne sont plus acceptées.
Période grecque
Byzance produisait des grains et des fruits en quantité. Selon Polybe, la Grèce en retirait du cuir, des esclaves, du miel, de la cire et des salaisons, et lui donnait en échange de l’huile et du vin. Malgré cette prospérité, il fait un triste tableau des extrémités auxquelles la ville était souvent réduite. Entourée de peuplades ennemies de la Thrace, elle était sans cesse exposée à leurs incursions, et voyait son territoire ravagée et les produits de son sol détruits ou pillés par les barbares. Quoique située au milieu des barbares, Byzance était considérée comme ville grecque, d’après son origine et ses mœurs. C’était une des ville helléniques de l’Hellespont. Son heureuse situation à l’entrée du Bosphore, dont elle était la clé, faisait d’elle l’entrepôt général du monde connu, et un poste militaire important ; de sorte qu’Athènes et Sparte se disputaient sans cesse son alliance, et que les princes qui voulurent abattre ces puissances et exercer une influence sur la Grèce cherchèrent à s’assurer sa possession. C’est ce qui explique comment Byzance, dont l’histoire particulière est aussi peu connue que les autres petits États de la Grèce, a cependant joué un grand rôle politique dans les événements les plus signalés de l’histoire grecque.
Les Ioniens, vassaux du roi de Perse Darius, prennent la ville en 504. Elle est prise à nouveau par Otane, un des généraux de Darius. Pausanias s’empare de la ville après le siège de Sestos en 477. Dans la révolte de Samos en 439, Byzance suit le destin de cette ville, qui, révoltée contre les Athéniens, dont elle était tributaire, retombe en leur pouvoir après un siège opiniâtre de neuf mois.
Pendant la guerre du Péloponnèse, Byzance, en proie aux deux factions qui soutenaient les intérêts de Sparte et d’Athènes, soumise avec les autres villes de l’Hellespont, à l’influence de ces deux puissances tour à tour victorieuses. D’abord, elle est subjuguée par les succès de Sparte, puis prise par Alcibiade en 408. Enfin, après la bataille d’Aigos-Potamos et la prise d’Athènes, qui mirtent fin à la guerre du Péloponnèse, elle est forcée par Lysandre de renvoyer la garnison athénienne, et de recevoir, comme toutes les villes de la Grèce, un commandant lacédémonien ou harmoste, investi à la fois de l’autorité civile et militaire.
Cléandre était harmoste à Byzance, lorsque les Dix Mille qui s’étaient engagés au service de Cyrus le Jeune contre son frère Artaxerxès, ayant traversé, après mille dangers, une partie de l’Asie sous la conduite de Xénophon, arrivèrent sur les côtes de la Bithynie en face de Byzance. Anaxibius, commandant de la flotte lacédémonienne, à la sollicitation d’Artaxerxès, avait engagé les Grecs à passer le détroit, leur promettant la paye qui leur était due et des vivres lorsqu’ils seraient à Byzance ; mais à leur approche, il fit fermer les portes de la ville. Irrités de cette perfidie, les Grecs brisèrent les portes et entrèrent dans la ville : seul Xénophon la sauva du pillage et il résista à ceux qui le pressaient de prendre possession de Byzance et de ses richesses.
Liguée avec Rhodes et Chio, Byzance s’était affranchie du joug despotique d’Athènes en 364. Après une période de la guerre sociale où Charès essaya de la faire rentrer dans le rang (357), Athènes est forcée de reconnaître son indépendance en 355. Peu de temps après éclata la troisième Guerre sacrée. Philippe, roi de Macédoine, voulant arriver au commandement suprême de tous les États de Grèce, essaya de s’emparer de Byzance en 340 ; mais après un long siège, il fut forcé par le général athénien Phocion à battre en retraite l’année suivante.
En 279, une troupe gauloise, ayant pénétré jusqu’en Thrace sous la conduite de Comontorius, vint s’établir dans les environs de Byzance et réduisit ses habitants aux dernières extrémités. Pour racheter leurs terres des ravages dont les menaçaient les barbares, ils durent leur payer près de dix mille pièces d’or ; puis enfin un tribut de 80 talents par an, jusqu’à l’époque où les Gaulois furent exterminés par les Thraces. Pour subvenir à ces charges, les Byzantins avaient imaginé de percevoir un droit sur la navigation du Bosphore, ce qui les mena à une guerre contre les Rhodiens consignée par Polybe.
Période romaine
Byzance subit, comme toute la Grèce, la tutelle de Rome ; mais elle conserva toute sa splendeur et devint même encore plus florissante jusqu’en 194 ap. J.-C. À cette époque, les Byzantins ayant pris parti de Pescennius Niger contre Septime Sévère, ce dernier vint les assiéger. Après un long siège, mémorable par l’habileté et l’opiniâtreté de l’attaque, et surtout de la défense, les Byzantins se rendirent. Le vainqueur, irrité, fit massacrer la garnison et les magistrats, démantela la ville, la dépouilla de tous ses privilèges et la laissa à l’état de simple bourgade, la soumettant, avec tous ses territoires, à la ville de Périnthe, sa métropole jusqu’à Constantin.
Sévère laissa Byzance dans un tel état de ruine et de désolation, que selon Dion Cassius, historien contemporain qui la visita à cette époque, on aurait pu penser qu’elle avait été prise non par les Romains, mais par les barbares. Cependant, peu de temps après, l’empereur, sur la demande de son fils Caracalla, adoucit la punition de Byzance : il en fit rebâtir une grande partie, l’embellit même de nouveaux monuments et la renomma Antoninia, du surnom d’Antoninius pris par Caracalla. Mais il ne rétablit pas Byzance dans ses privilèges et elle demeura ainsi jusqu’à ce que Constantin y transporta le siège de l’Empire. Ce dernier refonda la ville et l’agrandit. Il lui donna le nom de Constantinople ou Nova Roma.
Source
- Ange de Saint-Priest, Encyclopédie du dix-neuvième siècle, 1844 http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-37576&M=pagination&Y=Image&I=226 lire en ligne.
Voir aussi
Articles connexes
- Les noms successifs de la ville : Constantinople et Istanbul ;
- Polis.
Catégorie:Cité grecque
Catégorie:Istanbul
catégorie:Histoire byzantine
ja:ビュザンティオン
ko:비잔티온
Julius NeposFlavius Julius Nepos (450 - 480) (empereur de juin 474 à août 475) : fils de Nepotianus et neveu par alliance de l’impératrice Aelia Verina, épouse de Léon I l’empereur d’Orient.
Nepos gouverne la Dalmatie à Salone, lorsque en 474 l'empereur d'Orient Zénon Ier le nomme César avec mission de renverser Glycerius, considéré comme illégitime par Zénon. Nepos débarque à Ravenne, poursuit et capture Glycérius au voisinage de Rome, le fait tonsurer et nommer évêque. Comme le font souvent les soldats menés au succès, son armée le proclame Empereur d'Occident le 24 juin 474.
Mais Nepos manque d'appui en Occident, et est mal vu des Romains qui n'apprécient pas ce grec étranger.
En Gaule, Euric, roi des Wisigoths poursuit son expansion par la conquête de l’Auvergne . En 475, Nepos doit conclure un traité par lequel il reconnaît l'autorité d'Euric sur l’Espagne et sur la Gaule jusqu'au Rhône et à la Loire.
Nepos donne ordre à son général Oreste de revenir de Gaule en Italie. Oreste en profite pour renverser Nepos le 28 août 476. Nepos ne peut attendre aucun secours de Constantinople, en proie aux révolutions de palais de 475 et 476 ; il rembarque précipitamment et retourne en Dalmatie.
En 477, après la destitution de Romulus Augustule, Nepos sollicite l'aide de Zénon Ier pour récupérer son trône à Ravenne, mais Zénon Ier aux prises avec les Ostrogoths ne peut rien pour lui.
Nepos meurt assassiné le 9 mai 480 près de Salone, à l'instigation de l'évêque Glycerius qui se venge de sa destitution.
Julius Nepos est le dernier empereur romain d’Occident à avoir été reconnu par l’Empire romain d'Orient.
Nepos, Julius
Nepos, Julius
OdoacreCatégorie:Personnalité de la Rome antique
Odoacre (Odovacar), né en Pannonie vers 435, est le fils d'Ederon, chef des Hérules alliés aux Huns et ministre d'Attila.
Il est l'acteur principal de la chute finale de l'Empire romain d'Occident en déposant le dernier empereur fantoche d'Occident, Romulus Augustule, et en renvoyant les insignes impériaux à Byzance. Soutenu par ses Hérules et les mercenaires barbares d'Italie qu'il masse surtout dans le nord du pays, il gouverne la péninsule avec le titre de patrice à partir de l'an 476.
Á la mort de Julius Nepos en 480, il occupe la Dalmatie mais à partir de 488, il doit lutter contre les Ostrogoths et leurs alliés du roi Théodoric, envoyés par Byzance dans le but de le chasser d'Italie. Il est battu à trois reprises par Théodoric, soutenu par les Wisigoths de son gendre, le roi Alaric II ; à Aquilée en 489, à Vérone, puis sur les bords de l'Adda en 490. Obligé de se replier dans Ravenne, sa capitale, il résiste trois ans alors qu'il est assiégé.
Théodoric finit par lui proposer un marché et Odoacre accepte de capituler en mars 493. Quinze jours plus tard, il est assassiné en plein banquet par le roi ostrogoth lui-même : sa famille, ses fidèles et ses lieutenants sont assassinés ou exécutés, son armée décimée ou intégrée aux armées ostrogothiques.
ja:オドアケル
ko:오도아케르
925Catégorie:925
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Cette page concerne l'année 925 du calendrier julien.
Événements
Afrique
- L'île de Zanzibar en Afrique orientale passe sous administration arabe.
Germanie
- Henri Ier de Saxe rattache la Lotharingie, séparée de la Francie occidentale, à son royaume de Germanie. Il nomme Gilbert, fils de Reginar, duc de Lotharingie.
France
- On frappe monnaie au nom de Guillaume d'Aquitaine et d'Auvergne.
- les Sarrasins pillent Fréjus.
- Raid viking prés d’Étampes.
- Le Beauvaisis et l'Amiénois sont attaqués par les Normands. Le Roi Raoul intervient et leur verse un tribut.
- les Hongrois, passés par l'Italie, pillent la vallée du Rhône.
Iles Britanniques
- Règne de Aethelstan (894-940), roi du Wessex (fin en 939). Il pratique une politique matrimoniale active avec les principautés franques du continent.
Italie
- Albéric Ier de Spoléte, et époux de Marozie Ire, entre en conflit avec le pape Jean X. Il appelle l'aide des Hongrois et est massacré par la foule romaine.
- Marozie Ire épouse Guy de Toscane quelque temps après.
Espagne
- Le comté d’Aragon est rattaché par mariage à la Navarre.
- Martyre du prisonnier galicien Pélage.
Europe centrale & Balkans
- Début du règne de Tomislav, roi des Croates (fin en 928).
- Raid arabe à Oria, en Grèce.
Art & cuture
- Le moine Ekkehard de Saint-Gall compose en latin le poème épique Whaltarius inspiré de traditions germaniques.
- Odon de Cluny désigne les tons musicaux par des lettres (a - b - c - d - e - f - g).
- Jean Ier Tzimiskes, empereur byzantin associé.
- Abu Bakr al Razi, philosophe et médecin qui vécu à Ravy et à Bagdad, et laisse quelque deux cents ouvrages. Il est le premier savant arabe à affirmer sa croyance dans le progrès continu et en conséquence dans le caractère provisoire de toute recherche. Athée, il attaque les prophètes, les lois révélées et les miracles. Il dirige un hôpital à Bagdad et écrit des traités sur la peste, la variole et les rougeoles, étudie « la pierre de la vessie et des reins », la goutte et les rhumatismes.
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Athelstan d'Angleterre
Athelstan (895–27 octobre 939) fût le roi d'Angleterre de 924 à 939. Il était le fils du roi Édouard l'Ancien, à qui il succéda comme roi d'Angleterre le 2 août 924. Il y avait pourtant un problème de légitimité, sa mère étant connue comme la fille d'un pauvre berger.
Vie politique et militaire
Athlestan est généralement considéré comme le premier roi d'Angleterre convenable. Il remporta de nombreux succès militaires sur ses rivaux, y compris les Vikings et étendit son royaume jusqu'au Pays de Galles et en Cornouailles. En 937, il remporte une grande victoire à la bataille de Brunanburth sur une alliance ennemie à laquelle appartenait Constantin II d'Écosse.
Diplomatie
La cour d'Athelstan possédait des contacts avec le reste de l'Europe : ses demi-sœurs trouvèrent époux dans diverses familles nobles européennes. De nombreux voyageurs étrangers venaient lui présenter ses respects, parmi lesquels figure Egill Skallagrímsson, le héros de la Saga d'Egil.
Saga d'Egil. Ses restes furent soit détruits par les hauts-fonctionnaires du roi, soit cachés avant l'arrivée de ces derniers quand ceux-ci virent fermer l'abbaye.]]
Athelstan était pieux et donnait généreusement à l'église du Wessex. Lorsqu'il mourut, en 939 à Gloucester, il fut enterrée dans son abbaye préférée au lieu de rejoindre son caveau familial à Winchester. Ce fut son jeune demi-frère, le roi Edmond Ier d'Angleterre qui lui succéda.
Catégorie:Monarque d'Angleterre
Athelstan d'Angleterre
Athelstan d'Angleterre
1260Catégorie:1260
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Cette page concerne l'année 1260 du calendrier julien.
Événements
Afrique
- Le royaume de Gao est vassalisé par l’empire du Mali.
- Voyage d’un dominicain en Ethiopie, peut être à l’origine du légendaire royaume du prêtre Jean.
Asie
- Kubilai Khan, fils de Tolui et petit-fils de Gengis Khan, est élu 5e et dernier khan suprême des Mongols (jusqu'en 1294), succédant à son frère Möngke décédé en 1259.
- Kubilai convoque un quriltay constitué de ses fidèles au nord de la Chine, dans sa résidence d’été de Chang-tou sur les rives du Donlon-nour, qui le proclame Grand Khan, en compétition avec Ariq-bögè (4 juillet). Kubilai, qui a le soutient de ses soldats, congédie les officiers qui soutiennent son jeune frère et établit son autorité sur les garnisons de Chine. Ses troupes mettent en déroute les tumens d’Ariq-bögè au nord du Kan-Sou. Kubilay passe l’hivers 1260-1261 près de Karakorum, et oblige son frère à reculer jusqu’au cours supérieur du Ienisseï. Il laisse une garnison à Karakorum et rentre en Chine (1261).
- Le lama tibétain Phags-pa est chargé par Koubilaï Khan de la direction des communautés religieuses de l'Empire. L’administration du Tibet est réorganisée sous les auspices des Mongols. L’école religieuse Sakyapa conserve le pouvoir jusqu’en 1354, celui-ci se transmettant d’oncle à neveu au sein de la famille des Sakya.
- Le khanat de Djaghataï reçoit la région de Kachgar et le territoire de l’ancien khanat ouïgour, Bechbalik, Tourfan et Koutcha, anciens domaines du grand khan.
- Début du premier voyage en Chine de Niccolo et Matteo Polo (jusqu'en 1269). Parti de Venise, ils parviennent à Constantinople, puis gagnent la mer Noire (Soudak), et font du commerce avec les Tatares au sud de Kazan. Une guerre les empêche de retourner à Venise et ils choisissent de contourner le territoire tartare. Ils franchissent la Volga, atteignent Boukhara où ils demeurent trois ans. Un messager les invite à se rendre en Chine auprès du grand Khan, qui les reçoit et leur confie une mission auprès du pape. Leur voyage de retour dure trois ans et il atteignent Ayas, en Petite Arménie, puis Acre en avril 1269.
Proche-Orient
- Guerre entre les Mongols de la Horde d'Or (musulmans) et le Khanat de Perse (bouddhistes) (jusqu'en 1262).
- Le Il-qan Houlagou Khan conquiert les principautés ayyoubides de Syrie.
- 12 janvier : Houlagou Khan assiège Alep, prise en février malgré une résistance héroïque. La ville est dévastée, sa population massacrée. Certains roitelets ayyoubides, incapables de résister, décident de reconnaître la suzeraineté mongole. Le roi arménien Hethoum et son gendre le prince d’Antioche Bohémond font de même. Les Francs d’Acre adoptent une position de neutralité plutôt favorable aux musulmans.
- A l’annonce de la mort du Grand Khan Möngke (11 août 1259), Houlagou se retire de Syrie pour soutenir Kubilai Khan en laissant un gouverneur, Kit Buga, un chrétien nestorien, à la tête de 20 000 hommes. Hama et Damas (1er mars) sont occupées. C’est bientôt le tour de Naplouse et de Gaza. Le comte de Sidon fait tuer le cousin de Kit Buga. Les Mongols brûlent et détruisent la ville. L’alliance franco-mongole est rompue.
- Le mamelouk Baybars s'empare de la Syrie.
- Juillet : Une puissante armée égyptienne entre en Palestine. Elle attaque la garnison mongole de Gaza, qui, prise de court, résiste à peine. Le sultan Qutuz obtient l’autorisation des croisés d’Acre de traverser leurs terres et de s’y ravitailler. Une insurrection populaire éclate à Damas contre les Mongols. Les Mamelouks en profitent pour consolider leurs positions en Galilée.
- 3 septembre : Victoire des Mamelouks d'Égypte sur les Mongols à la Bataille d'Aïn Djalout. Le mamelouk Baybars, d’origine Kiptchak, est envoyé à l’avant garde avec un petit détachement. Les Mongols de Kit Buga, tombant dans le piège, l’attaquent et le poursuivent. Ils se trouvent alors encerclés par les troupes égyptiennes embusquées, plus nombreuses. La cavalerie mongole est exterminée, Kit Buga lui-même, capturé, est décapité. Le 8 septembre au soir, les mamelouks entrent en libérateur dans Damas.
- Après avoir repris Alep début octobre et repoussé une contre offensive d’Houlagou sur Alep (novembre), les mamelouks envisagent d’organiser des raids punitifs contre Bohémond d’Antioche et Hethoum d’Arménie, principaux alliés des Mongols. Mais une lutte pour le pouvoir éclate entre Baybars, qui veut s’établir à Alep comme gouverneur et Qutuz, qui ne veut pas d’un pouvoir concurrent en Syrie. Qutuz reprend la route du Caire pour couper court au conflit.
- Début du règne de Baybars Ier, sultan mamelouk bahrite d'Egypte (jusqu'en 1277).
- De retour en Egypte, Baybars exécute de sa main le sultan Qutuz lors d’une chasse au lièvre. Il se fait proclamer sultan par les chefs militaires (25 octobre). Il entre au Caire, où son autorité est reconnue sans difficultés.
- En Syrie, d’autres officiers mamelouks profitent de la mort de Qutuz pour proclamer leur indépendance. Par une campagne éclair, le sultan Baybars s’empare de Damas et d’Alep, réunissant sous son autorité l’ancien domaine ayyoubide. La frontière de l’empire des il-qan se porte à la rive est de l’Euphrate.
- Les Osmanlis, descendant de la tribu turque Oghuz des Kayi, dirigés par Ertogrul s’établissent dans la région de Sögüt (Bithynie), à la frontière avec l’empire Byzantin, où le sultan Saljûqide ‘Ala al-Din leur assigne un territoire, noyau de l’empire ottoman.
Europe
- 4 septembre : Les guelfes florentins sont écrasés par les gibelins siennois à la bataille de Montaperti.
- Charles d'Anjou, frère du roi de France, soumet le Piémont.
- Processions de flagellants et autres manifestations en Italie et en Allemagne (1260-1262).
- La royauté norvégienne devient héréditaire.
- Albert le Grand devient évêque de Ratisbonne (fin en 1262).
- Henri III d'Angleterre rejette toute tutelle des barons.
- Louis IX, roi de France interdit les duels judiciaires, le port d'armes et toutes guerres privées.
- Victoire d’Ottokar Přemysl sur Etienne V de Hongrie à Kroissenbrunn. Etienne V doit céder à la Bohême la Silésie, la Slovaquie, la Lusace, l’Autriche et la Styrie (1260-1269).
- Ottokar Přemysl unifie les pays slaves entre les Sudètes et l’Adriatique. Il invite des colons allemands à peupler les terres de Bohême, de Moravie et de Carinthie et favorise le développement des villes.
- Les Lituaniens résistent victorieusement à l’ordre des chevaliers teutoniques.
Art & culture
- Achèvement de la cathédrale de Reims.
- Achèvement du portail de la vierge à Notre-Dame de Paris.
- Bologne est un grand centre d'enluminure de manuscripts.
- Consécration de la cathédrale Notre-Dame de Chartres.
- Nicolas Pisano achève le baptistère de Pise.
- Crucifix, toile de Cimabue.
- Rutebeuf écrit Le Miracle de Théophile, un des plus anciens « miracles de Notre-Dame ».
- Boèce de Dacie et Siger de Brabant étudient Aristote en s’appuyant sur le commentaire d’Averroès (averroïstes), sans se préoccuper de la compatibilité de sa philosophie avec la Révélation chrétienne.
- Le Chant d’Ostrov, le plus ancien manuscrit écrit en tchèque.
- Saint Bonaventure (1221-1274), ministre général des Franciscains (1256) promulgue à Narbonne les constitutions de l’ordre. Il définit une voie moyenne entre les interprétations rigoristes et laxistes de la règle franciscaine qui retardent la scission de l’ordre.
- Sous Baybars, l’Egypte et la Syrie vont redevenir des centres de rayonnement culturel et artistique. Baybars embellit Le Caire, construit des ponts et des routes, rétablit un service postal.
Économie & société
- « Libro de las siete partidas », compilation du droit romain, exaltant l’absolutisme castillan et unifiant le droit du royaume de Castille.
- Dans les Siete Partidas, Alphonse X de Castille tente d’empêcher les Juifs d’être courtier de grand négoce, collecteur des finances (ils le sont tous et partout), de tenir des boutiques de denrées alimentaires que fréquentent les chrétiens, d’ouvrir leurs ateliers et négoces le dimanche. On leur interdit de porter des objets et tissus de luxes et on les oblige à assister à certains offices religieux et d’écouter les sermons des frères dominicains dans les églises. Le plus souvent, ces contraintes officielles restent lettre morte.
- Destruction du vignoble du bassin parisien.
- Edit organisant l’assistance publique en Chine.
Sciences & techniques
- Emploi du zéro des chiffres arabes en Italie.
- Généralisation du moulin à vent en Europe.
- Première boussole montée sur pivot en Europe.
- Paris devient la capitale de la tapisserie.
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- Jordanus Nemorarius, mathématicien allemand.
- Qûtb Jamal ud-Dîn Hânswi, poète soufi de langue persane.
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1627Catégorie:1627
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Cette page concerne l'année 1627 du calendrier grégorien.
Événements
- 4 septembre : Les Turcs signent un traité avec l'empereur allemand Ferdinand II.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Des Espagnols visitent Hawaii et décrivent une éruption volcanique.
- Début de la guerre civile chinoise contre la dynastie Ming (fin en 1645).
- Début du règne de Shah Jahan, empereur moghol des Indes (fin en 1666).
- Fondation de la bourse de Brême.
- La révolte protestante de La Rochelle est écrasée par Richelieu.
- Les Mandchous envahissent la Corée.
- Le Cardinal de Richelieu crée la Compagnie des Cent-Associés pour coloniser le Canada.
- Heinrich Schütz compose Daphné, le premier opéra allemand.
- Fondation de la Compagnie du Saint-Sacrement.
- 27 septembre : Jacques Bénigne Bossuet, écrivain et homme d'Église français
- 29 novembre : John Ray, naturaliste anglais († 1705)
- 24 mai : Luis de Gongora y Argote, poète espagnol.
- 28 octobre : Jahangir, empereur mongol de l'Inde
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Ferdinand II du Saint-Empire
Ferdinand II de Habsbourg (9 juillet 1578 - 15 février 1637) fut Archiduc d'Autriche, roi de Bohême (1617-1619, 1620-1627), roi de Hongrie (1618-1625) puis empereur du Saint Empire (1619-1637). La totalité de son règne est occupée par la guerre de Trente Ans qu'il a contribué à déclencher.
Il est né à Graz en Autriche (province de Styrie), fils de l'archiduc Charles Ier de Styrie (1540-1590) - donc petit-fils de l'empereur Ferdinand Ier - et de Anne de Bohême et de Hongrie (1503-1547) fille de Vladislas II roi de Bohême et de Hongrie.
Règne
Élevé et instruit par les Jésuites, Ferdinand était un catholique fervent et zélé, farouche adversaire du protestantisme.
Choisi comme successeur par son cousin sans descendance, l'empereur Matthias I, il devint roi de Bohêment que la nouvelle de sa destitution ne parvînt à Francfort. À 41 ans, il accédait enfin au titre tant convoité. Ainsi débuta la guerre de Trente Ans (bien que datée à compter de la deuxième défenestration de Prague)
Pour retrouver son trône, Ferdinand créa une coalition, la Ligue catholique. Celle-ci regroupait l'Espagne, l'Électeur protestant Jean-Georges Ier de Saxe, le roi Sigismund II de Pologne et Maximilien Ier de Bavière. Ses armées étaient commandées par Tilly. Après une défaite sans conséquences, il défait l'armée insurgée à la Bataille de la Montagne Blanche le 8 novembre 1620. Dès lors, la Bohême deviendra propriété personnelle des Habsbourg. Le 13 novembre, les États de Bohême reconnaissent de nouveau Ferdinand comme roi. Celui-ci, pour écraser une fois pour toute la rébellion, fait décapiter publiquement à Prague, le 21 juin 1621, 27 des principaux chefs insurgés.
Sous la pression protestante, le roi du Danemark Christian IV entre dans le conflit. Mais celui-ci est vaincu par le condottière à la solde de Ferdinand II, Albrecht von Wallenstein et doit signer la paix de Lübeck le 6 juin 1629.
Fort de sa victoire, Ferdinand II décréta le fameux Édit de Restitution qui ordonnait à tous les protestants de rendre les bénéfices ecclésiastiques qu'ils avaient sécularisés depuis le paix d'Augsbourg.
Gustave Adolphe, roi de Suède, se décida à intervenir et battit l'armée de la Ligue catholique, sous le commandement de Jean t'Serclaes, à la bataille de Breitenfeld, le 7 septembre 1631. Malgré le génie militaire de Wallenstein, Gustave Adolphe battit celui-ci à Lützen, le 16 novembre 1632. Cependant, il trouva la mort au cours de la bataille et les Suédois se retirèrent du conflit. Fatigué, l'Empereur signa la paix de Prague le 30 mai 1635. Celle-ci ramenait l'Allemagne à la paix d'Augsbourg, signée 80 ans plus tôt.
De l'autre côté du Rhin, Richelieu ne put supporter l'idée de voir se reconstituer l'empire de Charles Quint, du fait des possessions territoriales des Habsbourg. Il prit la suite de ce conflit. Il fut relayé par Mazarin. À la Diète de Ratisbonne, deux ambassadeurs de Richelieu, Brulart de Léon et le Père Joseph, retournèrent Maximilien de Bavière et des princes catholiques contre la Maison d'Autriche. Le Diète s'émut, elle demanda et obtint le rappel de Wallenstein devenu trop puissant et le licenciement de son armée. En licenciant Wallenstein, Ferdinand II avait espéré que les Électeurs nommeraient son fils roi des Romains, lui assurant ainsi la couronne impériale. Les agents français firent encore échouer cette stratégie.
Ferdinand II avait été guidé par son obsession de voir la maison des Habsbourg régner de façon héréditaire sur l'Empire et par son soutien à la Contre-Réforme. Son règne se solda par la perte pour l'Allemagne de la moitié de sa population et ruinera pour les deux cents ans à venir sa puissance politique.
Alliances et postérité
Il avait épousé à Graz le 23 avril 1600 Marie-Anne de Bavière (1574-1616), fille de Guillaume II de Bavière et de Renée de Lorraine. Ensemble, ils eurent 5 enfants :
- Jean Charles de Habsbourg ( 1605 - 26 décembre 1619)
- Ferdinand III (13 juillet 1608 - 2 avril 1657) qui lui succéda
- Marie-Anne d'Autriche (13 janvier 1610 - 25 juillet 1665), épouse en 1635 Maximilien 1er électeur de Bavière (1573-1651).
- Cécile-Rénate d'Autriche (16 juillet 1611 - 24 mars 1644)
- Léopold-Guillaume (6 janvier 1614 - 20 novembre 1662), évêque de Strasbourg, de Passau, de Brême, d'Halberstadt et de Magdebourg.
Le 4 février 1622, Il épousa en secondes noces | | |