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405

405

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---- Cette page concerne l'année 405 du calendrier julien.

Événements


- Première mention des Khitan par les chroniques chinoises en 405-406. Ils nomadisent sur les bords du Kara-muren, et font partie de la confédération Donghu (Tong-hou).
- Niall des Neuf Otages, premier roi d’Irlande.
- Les Huns parviennent en Pannonie.
- Stilicon, nommé consul, est chargé de défendre l’Italie envahie par une armée de Germains (Burgondes, Suèves, Vandales), de Slaves (Alains) et de Celtes conduits par le chef germain Radagaise. Florence est assiégée (405-406). Stilicon doit demander l’aide du chef hun Uldin, lui promettant argent et butin.
  - Stilicon dispose de seulement 30 000 hommes pour battre Radagaise. Pour sauver l’Italie, il a dû dégarnir les provinces, ce qui entraînera l’évacuation de la Bretagne (410) et l’affaiblissement de la frontière rhénane, qui rendra possible la ruée de 406.
- Saint Jérôme achève la traduction de la Bible en latin (Vulgate).
- En Afrique, Augustin parvient à faire admettre que le donatisme est une hérésie.
- Invention de l’alphabet arménien par le moine Saint Mesrob Machtots. Auparavant, les Arméniens utilisaient le grec comme langue littéraire et le persan comme langue administrative. Le premier ouvrage original écrit en arménien est la vie de Mesrob Machtots.

Naissances


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Décès


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Années 380

Catégorie:Décennie
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions



Années 400

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Événements

Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 410

Catégorie:Décennie
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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400

Catégorie:400
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---- Cette page concerne l'année 400 du calendrier julien.

Événements

Europe


- 12 juillet : Soulèvement de Constantinople, provoqué par la terreur que fait règner depuis le début de l'été Gaïnas, chef des fédérés Goths, qui, ayant investi la ville, dévalise les banques, brûle le palais impérial et - il est Arien - tente de s’emparer d’une église catholique, ce qui provoque la colère de la population qui massacre la moitié de ses troupes. L’autre moitié s’enfuit sur la rive gauche du Danube.
- 23 décembre : Dans leur refuge au-delà du Danube, après leur fuite de Constantinople, Gaïnas et ses Goths sont attaqués par les Huns, qui le massacrent avec ce qui restait de son armée. Sa tête est envoyée par le chef Hun Uldin comme cadeau à Constantinople.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Les Francs s'établissent dans le pays de Waes au nord de la Hollande.
  - Le concile de Tolède condamne le priscillianisme.
  - Les Wisigoths d’Alaric envahissent l’Italie du Nord, avancent jusqu’à Milan où ils assiègent Honorius. Le consul Stilicon accourt à la tête de l’armée de Gaule pour délivrer l’empereur. Il est victorieux à Pollentia et à Vérone et contraint Alaric à regagner l’Illyricum par une convention militaire.
  - Arcadius épouse Eudoxie, qui soutient les ariens contre les orthodoxes. L’impératrice Eudoxie gouverne en Orient avec les ministres Rufin et Eutrope.
  - Le mausolée de Galère à Salonique est transformé en église.
  - Gymnase des Géants, à Athènes.

Asie


- Les Huns Hephtalites s’établissent au Gandhara, en Inde.
- Début du voyage du religieux bouddhiste chinois Faxian (Fa-Hsien) en Inde. >413

Naissances


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Décès


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402

ko:402년 simple:402 Catégorie:402
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---- Cette page concerne l'année 402 du calendrier julien.

Événements


- Pour échapper à la menace des Wisigoths, la cour impériale est à nouveau déplacée de Milan à Ravenne, un site plus facile à défendre.
- Les Wisigoths sont rejetés hors d'Italie.
- Les Wisigoths sont battus par Stilicon à Pollenza (402) et à Vérone (403).
- Les troupes d’Alaric sont estimés à 100 000 hommes.
- Mesrob invente l'alphabet arménien (date officielle 405).
- Les Avars (Ruanruan ou Jouan Jouan), dirigés par Shelun (Chö-louen), après avoir vaincu les Gaoju Dingling (Kao-kiu Ting-ling) vers Kobbo, reconstituent un empire nomade de la Corée à l’Irtych (407).

Naissances


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Décès


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404

ko:404년 simple:404 Catégorie:404
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399 | 400 | 401 | 402 | 403 | 404 | 405 | 406 | 407 | 408 | 409
---- Cette page concerne l'année 404 du calendrier julien.

Événements


- 24 juin : Nouvel exil du patriarche Jean Chrysostome, banni de Constantinople sous l'influence de l'impératrice Eudoxie, épouse d'Arcadius. Ses partisans incendient la cathédrale Sainte-Sophie. Le patriarche est rappelé, puis exilé de nouveau.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Le moine Honorat, futur évêque d’Arles, fonde le monastère de Lérins dans le diocèse de Grasse où se fait ressentir l’influence de l’ascétisme égyptien.
- Les jeux publics de gladiateurs sont interdits à Rome.
- Le dôme de Ravenne est construit par toute la population de la ville.

Naissances


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Décès


- 6 octobre : Eudoxie, impératrice d'Orient, épouse de l'empereur Arcadius, des suites d'une fausse couche.

Voir aussi

Peugeot 404 : automobile française des années 1960

406

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401 | 402 | 403 | 404 | 405 | 406 | 407 | 408 | 409 | 410 | 411
---- Cette page concerne l'année 406 du calendrier julien.

Événements


- Stilicon écrase une armée de 200 000 Barbares conduits par le roi Radagaisus.
  - Victorieux à Fésules (Fiesole) avec l’aide des Huns d’Uldin, Stilicon fait exécuter Radagaise (23 août). Les Barbares survivants sont incorporés dans l’armée romaine ou vendus comme esclaves.
- Gel du Rhin le 31 décembre
- Stilicon ne peut contenir les premières infiltrations, facilités par le gel du Rhin, des Germains en Gaule (Vandales, Suèves, Alains, Burgondes, venus de la vallée de la Tisza et de la Silésie, chassés par les Huns). Les Francs, qui défendaient le secteur, se font rapidement déborder par le nombre. Mayence, Cologne et les autres places fortes de la frontière sont prises et mises à sac. Quelques-uns uns des Barbares se fixent sur le Rhin. Les autres ravagent la Gaule pendant deux ans, puis passent en Espagne en 409 (Suèves, Vandales).
- La majorité des Quades, chassés de Slovaquie par les Huns, partent vers l’Ouest en se joignant aux Vandales. Les autres restent sur place jusqu’en 568 où ils se joindront aux Lombards pour envahir l’Italie.
- Tentatives d’invasion des Ostrogoths en Italie (405-406).
- Aetius est otage chez les Wisigoths (avant 406) puis chez les Huns (après 406).
- Trésor d'Arain, découvert en 1876 à Moult-Argence en Normandie.
- On commence à utiliser des vitraux pour les églises à Rome.

Naissances en 406


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Décès


- Catégorie:406 ko:406년

407

ko:407년 Catégorie:407
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---- Cette page concerne l'année 407 du calendrier julien.

Événements


- Invasion générale de la Gaule par les Germains : Vandales, Alains, Suèves.
- L'usurpateur Constantin III quitte la Grande Bretagne où il a été déclaré empereur par l'armée et se propose de libérer la Gaule des Barbares.
  - Il débarque à Boulogne et colmate la frontière avec l’aide des Francs fédérés. Vandales et Suèves sont bloqués dans l’Empire. Les Alamans prennent pied dans le Palatinat et en Alsace, puis en Franche-Comté et en Suisse alémanique.
- Marcus puis Marcianus, se font proclamer empereur par leurs troupes en Bretagne, puis tombent successivement sous les coups de leurs propres soldats.
- Le préfet des Gaules (Espagne, Gaule, Bretagne) quitte Trèves pour Arles à la suite des invasions de Vandales, Suèves, Burgondes et Alains.
- Prise de Bordeaux par les Vandales.

Naissances


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Décès en 407


- Saint Jean Chrysostome, docteur de l’Eglise en exil ( né en 344 ou 354).
- Saint Nicaise, évêque de Reims, est massacré par les Vandales sur le parvis de sa cathédrale.

409

ko:409년 catégorie:409
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Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420
404 | 405 | 406 | 407 | 408 | 409 | 410 | 411 | 412 | 413 | 414
---- Cette page concerne l'année 409 du calendrier julien.

Événements


- Règne en Chine du Nord de Mingyandi, de son nom personnel Tuoba Si (T'o-Pa Sseu), roi des Tabghatch (fin en 423).
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- Les envahisseurs Vandales, Alains et Suèves se partagent l'Espagne en tirant au sort. Les Vandales obtiennent l'Andalousie, les Suèves la Galice et les Alains la Lusitanie.
- Alaric, rejoint par son beau-frère Athaulf avec les forces gothiques du nord de la Pannonie, rompt les négociations de Rimini avec Honorius et investit les magasins à grains du Portus près de Rome. Il fait proclamer empereur le sénateur Priscus Attalus qui le hausse au grade de Magister utriusque militiae praesentialis (maître de la milice). Alaric installe ses cantonnements en Etrurie, trahit Attalus pour se rapprocher d’Honorius, lui demandant un établissement en Norique pour son peuple. Honorius refuse.
- Les Romains quittent la Pannonie, en Europe centrale.
- Emeute à Constantinople.

Naissances en 409


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Décès


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Calendrier julien

Calendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes. Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel. Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.

Compte des années

Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.

- Dioclétien a institué lanno Diocletiani
, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.

- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).

Évolution historique

Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de
pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain. Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans. Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an. Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion
.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier. Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc. En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C.. L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février. Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis. De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:

Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (30 jours) # October (31 jours) # November (30 jours) # December (30 jours) La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour. Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).

Les douze mois du calendrier julien

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (31 jours) # October (30 jours) # November (31 jours) # December (30 jours) La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui. Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.

Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII

Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire. Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.

Coexistence des calendrier julien et grégorien

Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date. La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).

Voir aussi

Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février

Liens externes


- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel] Julien Catégorie:Rome antique als:Julianischer Kalender ko:율리우스력 ja:ユリウス暦 zh-cn:儒略历

Khitan

Les Khitans ou Khitai (mot qui a donné Cathay, l'ancien nom français de la Chine, le mongol Xiatad et le russe Kitaï : Chine) sont un peuple proto-mongol, fondateur en 907 de la dynastie chinoise des Liao. Ils étaient organisés en une confédération de huit tribus dirigées par un khan élu pour une durée déterminée dans une des tribus. Son successeur est systématiquement élu dans une autre tribu. Ce système commence à se désintégrer au siècle, chaque khan s’efforçant de faire reconnaître sa propre tribu comme dominante afin que le khan soit désormais toujours désigné dans celle-ci. Au début du siècle, l’ancien système tribal est progressivement remplacé par un féodalisme nomade, implanté définitivement à l’époque de la dynastie Liao. Le pouvoir du khan devient héréditaire, comme la propriété foncière et le titre des nobles soutenant le khan.

Société

La société féodale nomade des Khitan est complexe. La couche inférieure est composée d’esclaves privés de droits, prisonniers de guerre ou criminels condamnés à l’esclavage. Les peuples soumis doivent payer un impôt aux seigneurs sur la terre desquels ils vivent. Les pâtres libres Khitan, plus favorisés, sont de plus en plus dépendant de leur seigneur au fur et à mesure que la féodalité évolue. La classe supérieure est composée de seigneurs féodaux laïque et ecclésiastiques et de la famille du khan ou de l’empereur. La population opprimée par le renforcement de la féodalité se révolte de plus en plus à partir du , mais ces luttes, canalisées par les seigneurs, se confondent avec les querelles dynastiques et la société n’évolue pas. L’administration du pays est divisé en deux : l’Office de la Horde du Nord s’occupe des affaires de la région nomade, l’Office de la Horde du Sud administre la population agricole.

Economie

Au , l’élevage occupe la plus grande place dans leur économie. L’agriculture et l’artisanat se développent dans les siècles suivants, surtout dans les régions en contact avec la Chine. Dans l’empire khitan du , les pâtres libres sont exemptés d’impôts, mais doivent assurer le service postal. Seul les peuples soumis sont assujettis à l’impôt. Au contact des Chinois, les populations du sud de l’empire se sont sédentarisées et l’agriculture domine. Les Khitan construisent des villes fortifiées, des palais, des routes et creusent des canaux d’irrigation. Il existe deux sortes de propriétés foncière dans l’empire Liao : la propriété d’État, ou vivent au Nord des soldats pâtres et au Sud, des agriculteurs. L’autre est la propriété privée des aristocrates et le domaine concédé aux monastères bouddhistes. Cette propriété privée, affermée à des pâtres et des agriculteurs, est donnée en fief par le khan aux seigneurs féodaux qui en disposent sans restriction. Le commerce, avec les barbares du Nord et les sédentaires de Chine du Sud occupe une place importante, sous forme généralement de troc. Vers le , une monnaie de bronze apparaît.

Culture

L’écriture existe sous deux formes : la grande écriture khitan, tirée de l’écriture chinoise et utilisée pour les inscriptions officielles, et la petite écriture khitan, peut-être une variante de l’écriture ouïgour. Les chroniques chinoises rapportent que la vie littéraire est importante à Pékin à l'époque de la dynastie Liao. Les empereurs eux-mêmes s’adonnent à la littérature et à la poésie, des savants khitan rédigent des ouvrages historiques. Sculpture, peinture et musique sont appréciées. Le chamanisme reste la religion des khitan du Nord. Dans l’empire Liao, le confucianisme deviendra la religion d’État. Le bouddhisme, très populaire, détient le plus grand pouvoir.

Histoire

Les Khitans sont mentionnés pour la première fois par les chroniques chinoises en 405-406. Ils nomadisent alors sur les bords du Kara-muren, et font partie de la confédération Donghu (Tong-hou). Ils effectuent des raids à la frontière chinoise à partir de 695. L'année suivant, ils menacent Pékin. L’empereur Tang demande de l’aide au khan des Turcs Tujue (T'ou-kiue) qui les écrasent.

Abaoji (A-pao-ki)

De 907 à 926, le chef Abaoji (A-pao-ki) parvient à unifier les tribus Khitan et fonde la dynastie Liao. En 924, il chasse les Kirghiz de haute Mongolie. Abaoji meurt au cours d’une offensive contre l’empire toungouse des Pokhaï en 926. A la suite de cette campagne, les tribus djürchet des forêts de l’Oussouri, apparentés aux Mandchous, se soumettent aux Khitan qui étendent alors leur empire jusqu’à la frontière de la Corée. La veuve d’Abaoji accède au pouvoir. Elle favorise l’élection par les nobles de son fils puîné, Yelü Deguang (Ye-liu Tö-kouang). Souveraine rusée et cruelle, elle condamne à mort ses adversaires en leur disant qu’elle les envoie en ambassade chez son mari défunt.

Yelü Deguang (Ye-liu Tö-kouang)

Après la conquête du royaume Bohai en Corée du Nord (931), Deguang participe au renversement de la dynastie Tang en Chine (936). Le nouvel empereur Jin lui donne le nord du Hebei (Ho-pei) (Pékin) et du Shanxi (Chan-si) (Datong, Ta-t’ong). Le 25 janvier 947, il entre dans Kaifeng, pille la ville et rentre à Pékin avec la cour chinoise prisonnière. Il fonde officiellement la dynastie Liao qui règne sur la Chine du Nord jusqu'en 1122.

Le Kara Khitaï

Menacé par les Djürchet (tribus toungouses) établis en Mandchourie (deuxième dynastie Jin, 1115), les Khitan sont expulsés de Chine par les Djürchet en 1125-1126. Ils s’enfuient vers l’Ouest. Le dernier empereur Liao meurt en captivité. Menés par Yelü Dashi (Ye-liu Ta-che, 1130-1142) une partie d'entre eux retournent au nomadisme pour fonder l’état bouddhique de Kara Khitaï (Khitan noirs) dans l’est du Turkestan occidental qui dure de 1130 à 1218. Ils soumettent les régions de Tourfan et de Koutcha puis se présentent aux frontières des Karakhanides, aux prises avec les Karluk de l’Ili et les Kangli du nord de la mer d'Aral. Yelü Dashi entre à Balasaghun (sur le Tchou), en dépose le Karakhanide et s’installe à sa place. En 1144, ils atteignent l’Amou-Daria. Djebe, général de Gengis Khan, prend possession du Kara Khitaï à la faveur d'une révolte de la population turque de l'empire en 1218. A la mort de Gengis Khan en 1227, le Kara Khitaï devient l'appanage de son fils Djaghataï (Khanat de Djaghataï) ja:契丹 ko:거란 Catégorie:Peuple d'Asie

Irlande

Catégorie:Île britannique
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L'Irlande est une île située à l'ouest de la Grande-Bretagne. Elle comprend la République d'Irlande ou Éire, un état indépendant, et l' Irlande du Nord, appelée aussi (à tort) Ulster, et qui reste encore aujourd'hui une partie du Royaume-Uni. Royaume-Uni

Géographie

Située à l'ouest de la Grande-Bretagne, l'île d'émeraude couvre une superficie totale de 84 421 km2 pour environ 5,7 millions d'habitants - dont 1,7 millions pour les 14 139 km² de l'Irlande du Nord. La distance maximale du nord au sud est de 483 km, et la largeur d'ouest en est, de 275 km. Sa géologie s'étant structurée sur plusieurs centaines de millions d'années, l'île porte l'empreinte des volcans et la marque des glaciers, lui donnant une physionomie très variée. On rencontre des paysages doux sur la côte est et des côtes tourmentées sur la côte ouest, des massifs montagneux recouverts de forêts denses creusés de vallées et de cirques. L'intérieur de l'île et une grande partie de la côte ouest sont le domaine des tourbières exploitées pour la tourbe, combustible d'assez bonne qualité qui fournit actuellement environ 14% de l'énergie électrique de l'Irlande. Des pluies abondantes (en moyenne 1 000 mm par an) alimentent un réseau hydrographique très important (26 000 km de fleuves et rivières). De nombreux lacs recouvrent 1 450 km2 de territoire. L'Irlande bénéficie d'un climat océanique tempéré par le Gulf Stream qui irrigue toute sa côte ouest; dans toute l'île la flore et la faune extrêmement variées profitent du climat propice. Pour plus de détails voir aussi l'article thématique : Géographie de l'Irlande.

Histoire


- Voir l'article détaillé Histoire de l'Irlande. Les premières populations sont arrivées en Irlande il y a 9 000 ans. La préhistoire est assez mal connue, nos connaissances se précisent avec l'installation des Celtes. Après les Celtes, les Vikings ont attaqué et colonisé la terre. La toponymie, noms de villes, par exemple Dublin, Wexford et Wicklow viennent des Vikings. Après celà les Normands ont colonisé avec beaucoup de succès mais à la fin, ils sont devenus plus irlandais que les irlandais eux-même et Henri VIII d'Angleterre a dû les attaquer pendant les Plantations. L' Angleterre a dès lors colonisé le pays complètement; les irlandais ont tenté de lutter contre les Anglais et il y a eu beaucoup de révolutions. En 1800 le gouvernement britannique cherche par tous les moyens la voie de l'intégration jusqu'à ce que le Premier Ministre Pitt fasse proclamer l'union de l'Irlande et de l'Angleterre. En 1829 le député irlandais Daniel O'Connor, adepte de la résistance passive, obtient l'émancipation des catholiques. De 1846 à 1848 une maladie de la pomme de terre (aliment de base en Irlande) provoque une effroyable famine : environ un tiers des Irlandais meurent de faim. C'est La Grande Famine, qui provoquera la plus formidable émigration de l'époque : la moitié des survivants s'embarque pour le Nouveau Monde, particulièrement au Canada. En 1921 après une guerre d' indépendance, il y eut partition de l'île : l' Irlande du Sud a gagné son indépendance, l' Irlande du Nord est restée dans le Royaume-Uni. La République d' Irlande est restée très pauvre jusque dans les années 1990. Depuis son entrée dans l' Union Européene, son développement économique extêmement dynamique la place en tête des pays européens. En Irlande du Nord, les Républicains (catholiques) sont en lutte contre les autorités britanniques, leur but étant de quitter le Royaume-Uni, pour s'intégrer dans la République d'Irlande. Les Unionistes (protestants), pour leur part, ont une position exactement contraire.

Politique

L' Irlande est séparée en deux parties :
- la République d'Irlande ;
- l'Irlande du Nord. La République d'Irlande est un État indépendant formé de 26 comtés, sa capitale est Dublin. On l'appelle souvent suivant ses noms officiels, « Ireland » en anglais ou « Éire » en irlandais. L'Irlande du Nord est formée de 6 comtés (à majorité protestante) dans le nord-est de l'île et sa capitale est Belfast. Elle est, parfois, appelée « le Nord » (surtout par les Nationalistes), « les six comtés » ou « Ulster », car elle est formée des deux tiers de la province irlandaise d'Ulster qui comprend en réalité 9 comtés dont 3, le Donegal, le Cavan et le Monaghan sont laissés à la République par les Anglais après le traité anglo-irlandais de 1921. Les Nationalistes l'appellent un « statelet », ce qu'il faut considérer comme une insulte. Les Unionistes l'ont souvent appelée une province ou un pays. En réalité elle forme avec la Grande-Bretagne, le Royaume-Uni. L'Irlande du Nord est encore une partie du Royaume-Uni, mais sa position est contestée. Les Nationalistes veulent quitter le Royaume-Uni, pour s'intégrer dans la République d'Irlande. Les Unionistes, pour leur part, ont une position qui va à l'opposé. Ce conflit est à la base de troubles dans la région et s'est étendu de 1969 à l' accord de Stormont. Dès lors, il existait un parlement décentralisé à Belfast mais à cause des conflits persistants entre les Nationalistes et les Unionistes, il a été suspendu et c'est actuellement le gouvernement du Royaume-Uni qui le gouverne directement. Malgré la séparation politique, beaucoup d'organisations travaillent sur une base tout-Irlande, par exemple l'Union irlandaise de rugby ou encore le GAA (Gaelic Athletics Association) qui regroupe les sports traditionnels du "hurling" et du "football gaélique" (sports dont les finales jouées les premiers et troisièmes dimanches de septembre à Croke Park à Dublin rassemblent invariablement 82 500 spectateurs, sans compter tous les téléspectateurs irlandais, qu'ils soient du nord ou du sud). Voir l'article détaillé: Élection présidentielle en Irlande.

Économie


- Avec 4,8 de croissance du PIB en 2004, la République d' Irlande est devenue un des pays les plus prospères d'Europe.

Culture

L' Irlande est un pays où la religion(catholique en Irlande du sud, protestante en Irlande du nord) est très présente. En effet, le divorce n'est légal dans la République que depuis 1997 et un réel débat s’amorce sur l’avortement, l’homosexualité et la contraception. Les pubs tiennent eux aussi leur place, l'authenticité des pubs irlandais est réputée dans le monde entier. Depuis 2004, l'interdiction de fumer dans tout lieu public (dans la République) n'a pas altéré la fréquentation (ni la consommation) dans ces endroits si sympathiques.
- Fête Nationale Irlandaise: 17 mars (Saint-Patrick) Les Irlandais sont très attachés à cette fête
- Symboles nationaux irlandais: trèfles à trois feuilles, moutons et harpes.
- Cuisine irlandaise
- Littérature irlandaise
- Musique traditionnelle irlandaise

Démographie

Population : 5.700.000 (République en 2005 et Irlande du Nord en 2001)
Densité : 56,4hab./km²
Espérance de vie des Hommes : 73 ans (en 2002)
Espérance de vie des Femmes : 78,5 ans (en 2002)
Taux d'accroissement naturel (par 1000 habitants): 31,1
Taux de fécondité : 2,0 (L'Irlande est le pays d'Europe ayant le plus fort)
Population urbaine : 59%
Solde migratoire (par 1000 habitants) (
- ) : 7,0 (
- ) Différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l'année.

Voir aussi

articles connexes


- Histoire de l'Irlande
- Chronologie de l'Irlande
- Provinces d'Irlande
- Comtés d'Irlande
- Liste des universités irlandaises
- Saint Patrick
- musique celtique
- Villes d'Irlande

Liens externes


- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Irlande Irlande sur Wikitravel]
- [http://www.festivalcherbourg.com l'Irlande au cinéma] ja:アイルランド島 ko:아일랜드 섬 simple:Ireland th:ไอร์แลนด์

Pannonie

catégorie:province romaine La Pannonie (en latin Pannonia) est une ancienne région de l'Europe centrale, limitée au Nord par le Danube et située à l'emplacement de l'actuelle Hongrie, et partiellement de la Croatie. Les habitants originaux sont les Pannoniens, qui sont envahis par les Celtes et les Boïens au . Boïens

Conquête romaine et organisation de la Pannonie

En -35, la Pannonie est attaquée par les troupes d'Octave (qui n’est pas encore paré du titre d’Auguste). Selon Suétone, Octave fut blessé deux fois pendant cette campagne. La lutte de pouvoir contre Marc Antoine accapara ensuite Octave. Entre -9 et -6, les Romains commandés par Tibère reprennent la conquête de l'Illyrie. Tibère doit intervenir à nouveau entre les années 6 et 9 pour réduire une révolte de l’Illyrie au cours d’une guerre difficile, engageant pas moins de 15 légions et autant d’auxiliaires, soit un effectif considérable compris entre 150 000 et 180 000 soldats. Après sa victoire, l’Illyrie est divisée en Dalmatie et en Pannonie; La Pannonie est organisée en province impériale gouvernée par un légat, à la tête de trois légions. En 14, à l’avènement de leur ancien général Tibère, les légions de Pannonie s’agitent et exigent une solde égale à celle des prétoriens en poste à Rome. La discipline est rapidement rétablie (cf. les Annales de Tacite). En 69, l’armée du Danube se soulève de nouveau, mais pour des raisons politiques : à Rome, les prétoriens viennent d’assassiner l’empereur légitime Galba, l’armée du Rhin a imposé Vitellius ; l’armée du Danube se rallie à Vespasien, et apporte une contribution décisive à son accession au titre d’empereur. Vespasien se souviendra de l’importance des provinces danubiennes et fondera plusieurs colonies de vétérans en Pannonie : Sirmium et Siscia. L’armée devient un facteur de romanisation des populations locales et, en tant que gros consommateur, un moteur de l'activité artisanale et commerciale. Les indigènes engagés dans les unités romaines acquièrent la citoyenneté et prennent le nom de famille de l’empereur régnant, ce qui expliquerait la présence des Flavius tel que Flavius Constance Chlore, des Valérius, des Aurélius. La Pannonie devient un carrefour des liaisons militaires et commerciales sur les axes Rhin – Balkans et Italie – Balkans, et de la route commerciale vers la Baltique. Deux routes importantes traversent d’ouest en est la Pannonie :
- l’une vient de l’Italie du Nord par la vallée de la Drave,
- l’autre est la rocade qui longe le cours du Danube depuis la Rhétie et la Norique,
- Ces deux voies se réunissent à Mursa et se poursuivent par Sirmium vers la Mésie Vers 105, Trajan divise la province en Pannonie Supérieure à l'ouest et Pannonie inférieure à l'est. Ces qualificatifs sont déterminés par le sens du cours du Danube.
- Les villes principales de Pannonie supérieure sont Brigetio (Szöny), Carnuntum (Petronell-Bad Deutsch Altenburg), Siscia (Sziszek), siège d'un atelier monétaire depuis Gallien jusque vers 410, et Vindobona (Vienne).
- Celles de Pannonie inférieure sont Acumincum (Szlankamen), Sirmium (Sremska Mitrovica), Mursa (Osijek) et Aquincum (Alt-Ofen près de Budapest).

Empire Romain, rôle clé de la Pannonie

A la fin du IIe siècle, la Pannonie prend une importance stratégique majeure pour les communications entre l’Ouest et l’Est de l’Empire Romain, qu’il s’agisse de repousser les envahisseurs germaniques et autres qui ont franchi le Danube ou d’aller affronter un compétiteur au titre d’Empereur.
- Marc Aurèle repousse les Quades, les Marcomans, les Iazyges et les Sarmates puis les affronte sur leurs territoires de 167 à 175, puis et de 177 à 180. Les pertes des Quades et des Marcomans sont telles que la frontière du moyen Danube restera assurée pour plus de deux générations. Marc Aurèle décède à Vienne en 180.
- En 193, Septime Sévère est proclamé à Carnutum par les 15 légions de Germanie, Norique, Pannonie, Dalmatie et Mésie. Arrivé à Rome, il licencie les cohortes prétoriennes et les remplace par de nombreux soldats illyriens. La force de l’armée du Danube s’impose contre les autres candidats à l’Empire Pescennius Niger puis contre Clodius Albinus.
- En 214 Caracalla mène une tournée d’inspection sur le Danube avant de passer en Asie.
- En 235, Maximin le Thrace installe la cour impériale à Sirmium pour mieux combattre les Sarmates et les Daces.
- en 248, la pression sur le Danube augmente, la Mésie est envahie par les Goths et les Vandales, les Balkans sont pillés. Les légions de Pannonie proclament empereur leurs généraux Pacatianus (assassiné par ses soldats peu après), en 249 puis Décius, qui périra en Mésie contre les Goths.
- A partir de 249, les Quades et les Sarmates envahissent la Pannonie, les Goths traversent la Mésie et ravagent les Balkans et la côte de l’Asie mineure, les empereurs tandis que les légions proclament partout des usurpateurs éphémères.
- En 258, l’empereur Gallien décide l’envoi des troupes de Pannonie en Germanie pour renforcer la défense du Rhin contre les attaques des Francs. Furieux, le gouverneur de Pannonie Ingenuus s’insurge contre cette décision qui expose sa province sans défense. Gallien est contraint d’envoyer son chef de la cavalerie Aureolus pour vaincre Ingenuus à Mursa, en 258.
- En 259, le général Régalien chargé de la défense de la Pannonie profite de la capture de Valérien par les Parthes pour se faire proclamer empereur. Les Sarmates, les Quades et les Roxolans en profitent aussi pour franchir le Danube et balayent Regalien.
- En 270-271, l’empereur Aurélien rétablit la sécurité en Pannonie par ses victoires sur les germains.
- En 278-279, l’empereur Probus nettoie la Pannonie des dernières bandes de pillards germaniques. En 282, il fait entreprendre à ses soldats des travaux d’assainissement autour de Sirmium. Ses soldats préfèrent l’assassiner.

La réorganisation de l’Empire

Le Dalmate Dioclétien arrive au pouvoir en 284, et met fin aux usurpations en série par la tétrarchie. Le pannonien Maximien est associé au pouvoir en 285. Les tétrarques réorganisent les provinces pour en améliorer l’administration et la défense.
- La Pannonie inférieure est encore divisée en deux : au nord la Valeria, du nom de famille de Dioclétien, avec pour capitale Aquincum ; au sud, la Pannonia Secunda, avec pour capitale Sirmium.
- La Pannonie supérieure est aussi divisée en deux : au nord, la Pannonia Prima, avec pour capitale Savaria (Stein sur l'Anger), au sud la Pannonia ripariensis ou Savia (du nom de la Save), avec pour capitale Siscia (Sziszek). La Pannonie considérée dans son ensemble conserve son importance dans les luttes de pouvoir pour l’Empire, par la puissance de l’armée d’Illyrie.
- Dans la seconde tétrarchie, un autre pannonien Sévère devient César en 305, puis Auguste en 306. Contesté en Italie par Maxence, il est éliminé en 307 par Maximien.
- En 308, Dioclétien, Maximien et Galère, réunis à Carnutum nomment Auguste l’Illyrien Licinius. Licinius reste cantonné en Pannonie, en Rhétie et sur les Balkans, avant de pouvoir s’imposer en Orient contre Maximin Daïa en 313.
- En 326 et 327, Constantin qui a éliminé Licinius fortifie la frontière du Danube, menacée par la pression des Goths, des Vandales et des Sarmates, ces derniers face à la Pannonie. En 331/332, les Goths sont massacrés, tandis que des milliers de Sarmates sont accueillis dans l’Empire et répartis en Thrace, en Macédoine et en Italie. La sécurité de la frontière du Danube est rétablie pour quelques années.
- En 350, Magnence tue l’empereur Constant Ier et usurpe en Occident. La Pannonie est de nouveau l’enjeu des rivalités de pouvoir. La sœur de l’empereur Constance II pousse le maître des milices d’Illyrie Vetranio à se faire proclamer empereur, pour empêcher Magnence de prendre le contrôle de l’armée d’Illyrie. Vetranio est abandonné par ses soldats dès l’arrivée de l’armée de Constance II fin 350, et abdique. En 351, la Pannonie est le théâtre des affrontements sanglants entre les armées de Magnence et de Constance II, à Sirmium puis à Mursa.
- En 364, c’est encore un général d’origine pannonienne qui est proclamé empereur par l’armée : Valentinien Ier. En 375, il a infligé une défaite cuisante aux Quades et aux Sarmates qui avaient franchi le Danube et ravageaient la Pannonie, lorsqu’il meurt à Aquincum. L’armée du Danube proclame auguste son fils Valentinien II, un enfant de quatre ou cinq ans, dont la mère Justine est régente. Au milieu du , la Pannonie inférieure est également impliquée dans le conflit religieux entre orthodoxes et ariens :
- les évêques Photin à Sirmium, Valens à Mursa et son voisin Ursace à Singidunum en Mésie sont ariens
- des conciles sont tenus à Sirmium en 351 et 357-359, à l’initiative de l’empereur Constance II.
- En 376, l’évêque Ambroise de Milan impose un évêque orthodoxe à Sirmium.

De la Pannonie romaine au royaume de Hongrie

En 387, les Sarmates s’emparent définitivement de la Pannonie, d’où ils menacent l’Italie à partir de 392. En 388, Théodose Ier bat Maxime à Siscia sur la Save, et le capture à Aquilée. En 395, l’ultime division de l’empire romain attribue la Pannonie à l’Empire romain d'Occident. En pratique, les Romains ne dominent plus que quelques îlots de ce territoire où les barbares se sont installés et continuent d’affluer. A partir de 400, les Wisigoths d’Alaric ne font que passer avant d’attaquer l’Italie. Vers 440, les Romains évacuent les dernières villes menacées par les Huns. La Pannonie se trouve englobée dans l’éphémère empire d’Attila, d’où il lance ses raids sur l’empire d’Orient, puis d’Occident. Certains pannoniens collaborent, tel Oreste, comme secrétaire d’Attila. Après la mort du roi des Huns Attila en 453, la Pannonie est occupée successivement par les Ostrogoths, les Gépides puis les Lombards au début des années 500. Ils s’agglomèrent avec les débris de divers peuples (Sarmates, Hérules, Ruges, Suèves, etc.). Leur roi Wacho (vers 510-540) entretient de bons rapports avec l'Empire d'Orient, qui a repris la Dalmatie et bataille pour la reconquête de l’Italie. En 568, les Lombards et leurs alliés quittent la Pannonie pour l’Italie. Ils sont aussitôt remplacés par les Avars qui occupent le bassin du Danube, et s’emparent de Sirmium en 582. La romanisation de la Pannonie est déjà effacée, et leur présence coupe durablement la route commerciale entre Adriatique et Baltique. Leur royaume fut plus solide et plus durable que celui des Huns ; il menaça l’Empire d’Orient, puis se heurta à l’expansion vers l’Est des Francs au milieu du . Ils furent soumis par Charlemagne en 811. Après les Slaves au (), les Hongrois s'installent en Pannonie en 901. L'histoire de la Pannonie se termine ici, et s'enchaîne sur la Chronologie de l'histoire de la Hongrie.

Burgondes

Les Burgondes sont un peuple germanique du rameau ostique, originaire de Scandinavie (peut-être de Norvège), et ayant participé aux invasions et migrations de la fin de l'Antiquité et du haut Moyen Âge, période durant laquelle ils s'établissent durablement en Gaule.

Histoire

Au terme de migrations en Germanie et sur le plateau bavarois, les Burgondes établissent un petit royaume avec la ville de Worms comme capitale (début du ). Pris entre les Alamans au sud et les Francs au nord, menacés par les Huns à l'est, ils restent en Rhénanie une trentaine d'années, en bonne entente avec Rome. Dès cette période, des clans royaux burgondes se convertissent au christianisme orthodoxe (catholicisme), mais le peuple et la noblesse restent cependant en grande majorité païens et légèrement arianisés, aux contacts des Goths. En 436/437, sous la conduite de leur roi Gonthier et profitant de l'agonie de l'Empire romain d'Occident, ils rompent alors avec les Romains et se heurtent au général Aetius qui les défait grâce notamment à ses fidèles contingents de cavaliers huns. 20 000 guerriers burgondes seraient morts dans ce combat avec leur roi, le Gunther des Nibelungen ; le choc est terrible pour le peuple burgonde, terrorisé. Une partie d'entre eux sont soumis au roi hun Attila et s'établissent en Pannonie, tandis que les autres, certainement la majorité et bien que vaincus, se voient intégrés comme auxiliaires de l'armée romaine et reçoivent le droit de s'établir en Savoie (l'ancienne Sapaudia, ce qui signifie « Pays des Sapins », et qui couvrait vraisemblablement les territoires frontaliers entre les Alpes et le Jura). En 443 commence officiellement le royaume de Burgondie avec Genève pour capitale principale et plus tard les villes de Lyon, prise en 457, perdue et reprise en 459, Dijon, Besançon, Autun, Langres (vers 460) et Vienne en (463). Le peuple burgonde, vraisemblablement l'un des peuples germaniques les moins nombreux, divisé en deux groupes et réduit par les attaques hunniques et alémanniques des décenies précédentes (autour de 80 000 individus tout au plus), s'installe essentiellement autour de Genève, sur la rive Nord du lac Léman, en Romandie, et dans la vallée de la Saône. Des détachements militaires seront quant à eux cantonnés dans quelques points stratégiques comme notamment la forteresse d'Avignon et à Embrun ; rien d'une invasion massive en Gaule. En 475, ils atteignent la Durance et espèrent atteindre la Méditerranée. En 500/501, leur extension est stoppée par les Francs qui les battent près de Dijon, sur l'Ouche. Vers l'an 502, alors en pleine apogée sous leur roi Gondebaud, les Burgondes ont étendu leur domination vers l'ouest et le sud et leur royaume est désormais centré sur le Lyonnais et le Dauphiné. Gondebaud a su éliminer ses trois frères pour concentrer le pouvoir entre ses mains, renforçant ainsi le pouvoir royal. En plus de faire rédiger un ensemble de lois mettant à pied d'égalité ses sujets gallo-romains et burgondes, (la célèbre loi dite Gombette), autorisant notamment les mariages mixtes mais réservant toujours les hautes fonctions politiques et militaires aux seuls burgondes, il est également connu comme étant l'oncle de l'épouse catholique de Clovis, Clotilde. Son fils Sigismond lui succède en 516. Il abandonne bientôt officiellement l'arianisme et devient un fervent catholique, pieux et sincère dans sa foi, tentant vainement d'amener son peuple dans sa foi. Il avait déjà fondé vers 515 l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune et en fit un lieu de pèlerinage. Cependant, assez impopulaire parmi son peuple resté majoritairement arien et païen et manquant d'autorité face à la noblesse burgonde, celle-ci le livre finalement aux Francs ; l'un des rois de ces derniers, cherchant à punir la famille royale burgonde pour des raisons de vengeance (une sorte de vendetta ; la faide germanique), le fait massacrer peu après avec sa famille (524) à Saint-Maurice-d'Agaune (dont le nom servira plus tard à baptiser l'abbaye fondée par le roi martyrisé, devenu saint Sigismond). À sa mort, le royaume burgonde, déjà affaibli depuis la mort de Gondebaud et pressé par les Francs, les Alamans et les Ostrogoths d'Italie, est considérablement réduit. Mais grâce à leur victoire à la bataille de Vézeronce sur le roi franc Clodomir, tué au combat, les Burgondes et leur nouveau roi Godomar III sauveront un temps les restes du royaume. En 534, le reste de la Burgondie est annexée par les Francs mérovingiens. Les Burgondes, déjà en voie d'intégration depuis une trentaine d'années environ et manquant de cohésion, n'opposeront pas de résistances soutenues face aux Francs. Il purent cependant garder un temps leurs lois et leurs coutumes jusqu'au milieu du et se mêleront aux autochtones. Cependant, le souvenir cet éphémère royaume burgonde et de ce peuple germanique resta longtemps dans les esprits et il laissa à leurs descendants directs (mais aussi aux autochtones), un sentiment national fort qui sera source de nombreux conflits dans tout le Moyen Âge, dès l'époque mérovingienne avec des tentatives de création d'une Burgondie indépendante et bien plus tard opposant rois capétiens aux empereurs germaniques jusqu'à l'époque du roi Louis XI et de Charles le Téméraire. Quant à la loi Gombette, elle reste en vigueur, réservée pour la seule noblesse d'ascendance burgonde selon la personnalisation des lois. Elle sera supprimée au début du avec les efforts notamment d'Agobard, archévêque de Lyon, qui jugea cette personnalisation des lois injuste par rapport au reste de la population, moins favorisée. L'actuelle Bourgogne perpétue encore de nos jours par son nom, le souvenir de ce premier royaume, même si les territoires ne correspondent pas.

Liste des rois burgondes


- ???-??? : Gondicaire Gundicar)
- ???-437 : Gonthier (Gunther) (mort en 437) avec ses frères :
  - Gebica,
  - Godomar I
  - Gislehaire (Geislehar).
- 437-480 : Chilpéric I (Hilperic) et son frère :
  - Gondioc († 470)
- 480-516 : Gondebaud (Gundobald), fils de Gondioc, avec ses frères
  - Chilpéric II, roi à Lyon († 491), père de Clotilde, femme de Clovis Ier, roi des Francs
  - Godomar II, roi à Vienne († 491)
  - Godégisèl, roi à Vienne (Godogeisal) († 501)
- 516-524 : Saint Sigismond (Sigismund), fils du précédent
- 524-534 : Godomar III, frère du précédent.

Voir aussi

Liens internes


- Burgondie
- Histoire de la Bourgogne
- Histoire de la Suisse

Liens externes


- [http://www2.unil.ch/spul/allez_savoir/as6/1bur1.html Les Burgondes]
- [http://www.upmf-grenoble.fr/Haiti/Cours/Ak/burgund.html Lex romana burgundionum] (vers 500)

Bibliographie


- Jean-Pierre Leguay, L'Europe et les États barbares, Ve-VIIIe siècles, Saint-Étienne, France, 2002 (ISBN 2-7011-3254-1)
- P. Périn & G. Duchet-Suchaux, Clovis et les Mérovingiens, P. Périn & G. Duchet-Suchaux, Paris, France, 2002 (ISBN 2-235-02321-5)
- Justin Favrod, Les Burgondes. Un royaume oublié au cœur de l'Europe, Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne, 2002 (ISBN 2-88074-596-9)
- Michel Rouche, Clovis, éd. Fayard, 1996 (ISBN 2-213-59632-8) Catégorie:Peuple de la Rome antique Catégorie:Peuple germanique Catégorie:Histoire de Bourgogne

Vandales

Catégorie:Histoire du Maghrebcatégorie:Rome antiqueCatégorie:Peuple germanique Les Vandales sont un peuple germanique oriental. Ils s'illustrèrent en pillant successivement la Gaule, la Galice et la Bétique (en Espagne), l'Afrique du nord et les îles de la Méditerranée occidentale lors des invasions barbares, au V siècle de l'ère chrétienne. Ils fondèrent également un éphémère « royaume vandale d'Afrique », ou « royaume de Carthage » (439533).

Origines : du I au V siècle

L'origine des Vandales est certainement scandinave, les Sillings seraient originaires du Nord du Jutland, tandis que les Hasdings du Golfe d'Oslo qu'ils quittèrent pour le Jutland également: il sont mentionnés pour la première fois par Tacite (Germanie, II). Entre le I et le III siècle, ils étaient établis en Germanie orientale, dans une région située entre la Vistule et l'Oder, au bord de la mer Baltique. Ils étaient alors très proches d'autres peuples barbares comme les Goths et les Gépides. Le nom de Vandales, qui avait pu désigner plusieurs peuples barbares (Pline l'Ancien) fut bientôt porté par deux peuples frères : les Sillings, qui donnèrent son nom à la Silésie, et les Hasdings, qui gagnèrent la Slovaquie : il est possible que le nom de « Hasdings » ne fût alors porté que par la famille royale (L. Musset). Quoi qu'il en soit, les Vandales installés au cours du en Slovaquie au nord du Danube face à la Pannonie et l'Illyrie, furent en contact durant près de deux siècles avec d'autres peuples non germaniques comme les Sarmates. C'est au cours de cette période de séjour dans les steppes russes que les Vandales devinrent, comme les Goths, un peuple de cavaliers renommés. Ils s'associèrent aux Sarmates, nation nomade d'origine iranienne, et notamment à leur principale tribu, celle des Alains. A partir du milieu du IIIe siècle, Les Vandales deviennent une composante de la pression des peuples qui migrent dans les régions du Danube. Coalisés avec leurs voisins Goths et Sarmates, ils lancent à partir de 248 des nombreuses attaques sur les provinces romaines danubiennes. En 271, l'empereur romain Aurélien bat les Goths et les Vandales sur le Danube et passe traité avec les Vandales pour la fourniture de 2000 cavaliers servant comme auxiliaires des légions. Des groupes de Vandales s'établirent ainsi dans l'Empire, recevant l'autorisation de s'installer sur des terres abandonnées, moyenant la fourniture de contingents de soldats auxiliaires. Ce procédé explique qu'un des derniers grands généraux de l'empire Stilicon soit d'origine Vandale. Mais l'antigermanisme des milieux dirigeants romains mènera à son exécution en 408.

Les « Invasions barbares » (406439)

Au début du , les Huns chassèrent les Vandales et leurs alliés Sarmates de leurs territoires. Les Hasdings du roi Godégisel et les Sillings de Frédébal se joignirent alors aux Suèves ou Quades, et aux Alains et se dirigèrent vers le cours supérieur du Rhin. Maintenus un temps sur la rive Est du fleuve par le dispositif défensif romain (le limes rhénan), l'ensemble de ces peuples franchit le fleuve gelé selon la légende, durant la nuit de la saint-Sylvestre (en réalité il fallu plus d'une nuit pour la traversée) le 31 décembre 406, entrant ainsi en masse dans l'Empire romain occidental et participant aux « grandes Invasions ».

En Gaule (407409)

Les Vandales, comme leurs alliés, se heurtèrent à la résistance des auxilliaires Francs et d'autres peuplades germaniques occidentales fédérées au service de Rome. Ces derniers, d'abord vainqueurs des Vandales, encombrés par leurs familles et qui auraient perdu 20000 hommes (?) et leur roi Godégisel (tué au combat), furent cependant battus, principalement grâce à l'intervention de la cavalerie lourde des Alains (les Cataphractes). Les Vandales participèrent ensuite à l'invasion de la Gaule qu'ils pillèrent, en tous sens, durant près de deux ans. Après quoi, ils migrèrent en compagnie des Alains et des Suèves vers les Pyrénées.

En Espagne (409–429)

À l'automne 409, les Vandales entrèrent dans la péninsule ibérique, où ils s'installèrent avec une partie de leurs alliés alains (dont certains clans étaient restés en Gaule, notamment sur la Loire). Les Hasdings s'établirent un temps en Bétique avec les Alains, qui errèrent dans les plaines du Tage, tandis que les Sillings, en accord avec les Suèves, s'établirent dans le Sud de la Galice: après avoir mis l'Espagne à feu et à sang, répandant partout famine et désolation, ils furent écrasés en 418 par les troupes fédérées wisigothiques commandés par leur roi Wallia en personne, envoyé par Rome pour rétablir l'ordre. Les Suèves furent battus à plusieurs reprises, repoussés et confinés dans le N.-O. de la péninsule, les Alains, beaucoup moins nombreux que les Wisigoths, furent réduits, tandis que les Sillings, très durement touchés, furent obligés de rejoindre leurs cousins dans le Sud et reconnaitre comme roi, le roi hasding Gundéric vers 419: c'est à ce moment que le nom de Vandales les désigna communément. Ils pillèrent la région de la future Andalousie durant une dizaine d'années. Cette étape fut très importante pour eux car elle leur permit de devenir le seul peuple barbare maîtrisant la navigation (après avoir enrôlé des marins de force), tandis qu'ils élargirent le champ de leurs actions aux îles baléares et sur la côte Nord-africaine. Enfin, c'est probablement durant leur séjour d'une vingtaine d'années en Espagne que les Vandales se convertirent en partie à l'Arianisme (peut-être sous influence wisigothique), conversion qui fut lourde de conséquences par la suite.

En Afrique du Nord (429439)

En 428, Genséric devint roi des Vandales et des Alains, succédant à son demi-frère Gundéric, qui aurait été tué par des Suèves (empalé). Probablement attiré par la richesse de l'Afrique romaine, encore épargnée par les Barbares, qu'il avait découvert en Maurétanie et devant l'épuisement des richesses de la Bétique (certainement aussi la peur des Goths, leurs ennemis héréditaires, de plus en plus puissants et entreprenants), il regroupe son armée et son peuple, qu'il compta minutieusement pour les besoins de la traversée du détroit et réunissant ainsi environ 80 000 individus dont 15 à 20000 guerriers, selon les sources contemporaines (Victor de Vita). L'« armée » ainsi constituée accomplit la traversée du détroit de Gibraltar au printemps 429 et entra dans l'actuelle Algérie pour atteindre la ville de Hippone (Bône: Annaba) en mai ou juin 430. Celle-ci tomba à la suite d'un long siège en 431 durant lequel le célèbre saint Augustin mourut. Les Romains reconnurent l'établissement des Vandales en Algérie orientale et en Tunisie et tentèrent de les apaiser en signant un traité avec eux (foedus), en 435. Néanmoins, les Vandales reprirent leur progression le long de la côte pour prendre Carthage sans grande résistance, le 19 octobre 439.

Le royaume vandale d'Afrique (429–533)

De 429 à 439, les Vandales conquirent une partie des territoires situés sur la côte Nord-africaine et s'établirent durablement en Algérie orientale et en Tunisie. Ils contraignirent Rome à établir un traité (fœdus) avec eux par deux fois (en 435 et 442) et constituèrent un original royaume vandale d'Afrique, parfois nommé « royaume de Carthage », du nom de la riche capitale romaine d'Afrique qu'ils prirent en 439.

L'installation du royaume d'Afrique et la prise de contrôle de la Méditerranée (429–477)

En 439, les Vandales prirent la ville de Carthage (dans l'actuelle Tunisie), alors capitale de l'Afrique romaine. ils menacèrent ensuite rapidement l'Italie après avoir débarqué en Sicile en 440. Aussi, en 442, l'empereur Valentinien III leur abandonna de nouvelles terres en Afrique par le biais d'un deuxième fœdus, reconnaissant ainsi la constitution du royaume vandale d'Afrique autour de Carthage. Les Vandales, trop peu nombreux, n'occupèrent jamais véritablement l'ensemble des terres qui leurs avaient été abandonnées, principalement pour des raisons démographiques et à cause de leur isolement par rapport aux populations indigènes et romaines. Ils créèrent ainsi un vide rapidement occupé par les tribus berbères voisines, peu ou pas romanisés. À l'inverse, c'est sur les territoires correspondant à l'actuelle Tunisie et à l'est de l'Algérie, qu'ils tentèrent d'asseoir durablement leur pouvoir depuis la ville de Carthage. Pour cela, ils appliquèrent une politique de confiscation des terres appartenant à des propriétaires romains (contrairement aux autres barbares qui partagèrent simplement les terres comme les Burgondes). Les coutumes et les lois du Bas-Empire romain furent conservées dans leur royaume (tablettes d'Albertini, 493496), mais les Vandales refusèrent toute fusion avec la population indigène ou romaine, hypothéquant ainsi en grande partie leur avenir dans cette région. Ils se réservèrent les fonctions militaires et politiques mais par leur manque de connaissance en lois écrites et en administration, laissèrent ces tâches aux autochtones romains ou romanisés. De plus, continuant à poursuivre leur seul intérêt, ils assirent progressivement leur contrôle sur la Méditerranée méridionale : ils conquirent la Corse et la Sardaigne (455), rançonnèrent Rome durant 15 jours de pillage systématique (2-16 juin 455), et prirent la Sicile (468), non sans avoir détruit une importante flotte byzantine envoyée contre eux. Finalement peu après la chute officielle de l'Empire romain d'Occident en 476, le pouvoir vandale fut reconnu par le nouveau maître de Rome, le barbare Odoacre. Seule la mort de Genséric, en janvier 477, marqua le terme de leur expansion et de leur agressivité mais marqua aussi le début des luttes intestines et de l'affaiblissement du royaume et des Vandales eux-mêmes, dû essentiellement au luxe et au confort qui ramollissent les esprits les plus guerriers comme l'on sait. Les Vandales vont payer leur main-mise sur la riche Afrique.

Politique, religion et culture

Dès 430 avec le siège d'Hippone – événement dont la notoriété postérieure est largement dûe au rôle de saint Augustin dans l'historiographie chrétienne médiévale – les Vandales s'étaient heurtés à l'Église catholique. Celle-ci, comme par la suite dans nombre de royaumes barbares, était le refuge privilégié des cadres de la civilisation romaine du Bas-Empire en Afrique du Nord. L'inimitié fut renforcée par la suite, notamment à cause des spoliations de terres et des mesures fiscales que prirent les souverains vandales d'Afrique à l'égard des populations indigènes : ces dernières, en effet, furent lourdement taxées par l'« administration » du royaume vandale. Les conséquences de cet isolement du pouvoir vandale, en définitive, furent l'exclusion naturelle de toute véritable fusion entre Vandales, Romains et indigènes romanisés. Sur le plan de la religion, les Vandales continuèrent à être adeptes de l'arianisme (hérésie chrétienne) : cela, également, contribua à ne pas faciliter les relations entre les Romains d'Afrique – les notables locaux – majoritairement catholiques et leurs nouveaux maîtres. Les rois Genséric et Hunéric persécutèrent violemment les catholiques, les bannirent ou les parquèrent dans des camps au sud de Gafsa ou les condamnèrent aux travaux forçés dans les mines de Sicile, de Sardaigne et de Corse! Hunéric, fervent arien, se comportera en véritable tyran avec les catholiques. En même temps, l'apport des Vandales à l'Afrique du nord a longtemps été évalué comme très faible, certes en partie à cause de la faiblesse des témoignages archéologiques dont nous disposons. Du fait aussi en grande partie parce-que les Vandales se sont installés dans le tout-fait des Romains, et qu'ils enterrèrent leurs morts qu'avec très peu d'objets (voire rien du tout). Il est notable que les Vandales adoptèrent peu à peu, au moins pour une partie d'entre eux (la noblesse), la langue latine et, dès le règne de Genséric, le style de vie romain : cela est confirmé, en archéologie, par l'invention de sépultures à inhumation offrant des objets attribuables à une culture germanique orientale (plaques et boucles de ceinture en métal cloisonné, fibules en arbalète, etc.), mais aussi des bijoux et du mobilier méditerranéens (bagues, bracelets, colliers, poteries). Ces tombes sont situées dans des nécropoles suburbaines, dans des églises, comme à Haïdra ou à Tebessa et permettent d'évoquer une certaine acculturation des élites vandales. Ces dernières purent être promptes à adopter un style de vie urbain à l'instar, par exemple, des Ostrogoths en Italie ou des Wisigoths en Espagne au VIIe s.. À Tebessa, une mosaïque montre encore un enfant vandale portant des vêtements romains : évidemment, ces témoignages ne valent que pour l'aspect matériel de la vie et peuvent aussi s'expliquer par la faiblesse numérique des envahisseurs immergés dans un milieu totalement étranger à leur culture et leur mode de vie d'origine. La présence de sépultures sans objet, aussi, échappe à toute analyse, tout comme l'extrême rareté de témoignages archéologiques attribuables aux Vandales en milieu rural. Le saccage systématique des côtes et des îles de Méditerranée occidentale (Espagne, Sicile (440), Corse, îles Baléares, ...) par les Vandales fidèles à leur tradition de pillages et désireux de profiter de leur supériorité maritime, eut aussi comme conséquences d'affaiblir un peu plus l'Empire romain et les provinces touchées ne s'en relevèrent jamais. Le royaume vandale s'étendant sur des régions productrices de céréales, l'approvisionnement en blé de l'Italie aussi avait été grêvé. Pour autant, il semble que l'Afrique vandale conserva sa prospérité économique.

La chute des Vandales (533534)

L'instabilité du trône vandale à la mort de Genséric (luttes intestines), l'affaiblissement des Vandales eux-mêmes, notamment du point de vue militaire (goût du luxe, confort et oisiveté, manque d'entraînement et d'ennemis sérieux à combattre, baisse de la combatitivité, difficulté de recruter pour l'armée,...), les conflits politiques et religieux, la division de la noblesse entre nationalistes et pro-byzantins, les attaques de plus en plus fréquentes des Berbères et l'énergie de l'empereur Justinien et de son général Bélisaire, provoquèrent la chute rapide du royaume vandale d'Afrique du nord. À la fin du mois d'août 533, Bélisaire débarqua en Afrique avec 15000 mercenaires barbares, des Hérules et 1000 Huns : il se rendit maître de Carthage à peine deux mois plus tard (octobre) après les batailles de Tricamarum et Decimum, non-loin de Carthage. Au printemps 534, le dernier roi vandale Gélimer, qui s'était réfugié un temps chez ses alliés berbères dans les montagnes de l'Ouest et qui aurait cherché à rejoindre l'Espagne wisigothique (où vivait encore une communauté vandale et certains vandales d'Afrique qui y auraient fuit), se rendit à lui, fut enmené à Byzance figurant dans le triomphe de Justinien et finit ses jours en Galatie. Les Vandales survivants furent alors déportés en masse en Asie (534-535), soit en esclavage, soit enrôlés de force comme cavaliers auxilliaires de l'Empire byzantin à l'Est. Beaucoup de jeunes femmes vandales furent prises comme épouses par les soldats de Bélisaire. Enfin, une partie du peuple parvint à fuir et se réfugia un temps chez les Maures et harcelèrent vainement les troupes byzantines. Ces derniers furent en grande partie pris et déportés à leur tour en 538.

Héritage et réputation des Vandales

L'héritage des Vandales est traditionnellement jugé d'une importance assez faible. Mis à part quelques noms de lieux (la Vandalousie serait devenue l'Andalousie, par le biais de l'arabe Al Andalus), c'est surtout dans le vocabulaire moderne que leur héritage est le plus évident. Dans de nombreuses langues, en effet, le qualificatif « vandale » a une connotation de terreur, de destruction aveugle, de pillage, de saccage. En français, le mot vandale a été employé pour la première fois dans un sens péjoratif par Voltaire en 1734. En 1794, l'Abbé Grégoire alors député à la Convention emploie le premier le terme vandalisme (P. Riché) : les Vandales sont donc devenus le stéréotype des peuples barbares du Haut Moyen-Âge dans l'historiographie française. Leur réputation de pillards et de destructeurs a en réalité dû être largement exagérée par les anciens chroniqueurs : ces derniers étaient des hommes de l'Église catholique d'Afrique ou ses partisans. En réalité, les Vandales n'ont pas causé plus de destructions que les autres peuplades germaniques qui avaient envahi l'Empire romain à la même époque. Leur royaume arien d'Afrique du Nord fut organisé avec une méthode exemplaire : s'ils furent tolérants dans le domaine religieux envers leurs sujets catholiques ou juifs, ils brisèrent les tentatives du clergé catholique de résister à leur autorité, spolièrent les terres des riches propriétaires romains chrétiens et imposèrent de lourdes taxes foncières à leurs sujets. Leur pillage de Rome, effectué sans destructions ni massacres, fut un modèle d'organisation : les Vandales passèrent un accord avec le pape Léon I, afin de récupérer les richesses de la ville sans violence. Ils divisèrent Rome, à cet effet, en îlots qui furent visités successivement et dont les objets de valeur furent systématiquement emportés. Ainsi, aux yeux du clergé catholique, les Vandales avaient deux torts impardonnables :
- ils avaient pratiqué le ch