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Cette page concerne l'année 406 du calendrier julien.
Événements
- Stilicon écrase une armée de 200 000 Barbares conduits par le roi Radagaisus.
- Victorieux à Fésules (Fiesole) avec l’aide des Huns d’Uldin, Stilicon fait exécuter Radagaise (23 août). Les Barbares survivants sont incorporés dans l’armée romaine ou vendus comme esclaves.
- Gel du Rhin le 31 décembre
- Stilicon ne peut contenir les premières infiltrations, facilités par le gel du Rhin, des Germains en Gaule (Vandales, Suèves, Alains, Burgondes, venus de la vallée de la Tisza et de la Silésie, chassés par les Huns). Les Francs, qui défendaient le secteur, se font rapidement déborder par le nombre. Mayence, Cologne et les autres places fortes de la frontière sont prises et mises à sac. Quelques-uns uns des Barbares se fixent sur le Rhin. Les autres ravagent la Gaule pendant deux ans, puis passent en Espagne en 409 (Suèves, Vandales).
- La majorité des Quades, chassés de Slovaquie par les Huns, partent vers l’Ouest en se joignant aux Vandales. Les autres restent sur place jusqu’en 568 où ils se joindront aux Lombards pour envahir l’Italie.
- Tentatives d’invasion des Ostrogoths en Italie (405-406).
- Aetius est otage chez les Wisigoths (avant 406) puis chez les Huns (après 406).
- Trésor d'Arain, découvert en 1876 à Moult-Argence en Normandie.
- On commence à utiliser des vitraux pour les églises à Rome.
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Décès
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Catégorie:406
ko:406년
Années 380
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
Années 400 ko:400년대
Catégorie:Décennie
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Événements
Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Années 420
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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401 ko:401년 ja:401
Catégorie:401
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Cette page concerne l’année 401 du calendrier julien.
- La population de la Terre s’élève à quelque 206 millions d'hommes.
Événements
- 3 janvier : Après sa victoire sur Gaïnas et ses fédérés Goths, réfugiés sur la rive gauche du Danube après leur fuite de Constantinople, le chef Hun Uldin envoie la tête de Gaïnas comme cadeau à Constantinople.
- L'empereur d'Orient Arcadius envoie de riches présents au chef Hun Uldin en remerciement de sa victoire sur le Goth Gaïnas et s’allie ouvertement avec les Huns.
- 18 novembre : Les Wisigoths d’Alaric envahissent l’Italie.
- Dates non renseignes ou inconnues :
- Début du pontificat de Saint Innocent I. >417
- Le pape Innocent I proclame son pouvoir universel sur la chrétienté.
- Les Wisigoths d’Alaric sont installés comme fédérés en Illyrie.
- Début de la Quatrième guerre des Goths. >413
- Les Huns, avec comme avant-garde leurs alliés les Ostrogoths, attaquent les Vandales, les Suèves, les Quades et les Gépides dans le bassin des Carpates. Les Barbares réfugiés submergent l’empire d’Occident. Le déferlement commence avec la fuite des Vandales conduits par la dynastie des Hasdings (qui fondera le royaume de Carthage), en compagnie de groupes alliés d’Alains et de Gépides. Sans leur sillage progressent les Suèves-Quades et l’autre branche des Vandales conduite par la dynastie des Silings ; ils se déplacent dans la vallée du Danube, dans la direction du Rhin (401-405), rejoint par des bandes de pillards de Pannonie et Norique.
- Les Vandales d’Hasding, fuyant les Huns, entrent en Norique, puis avancent en Rhétie avant de traverser le Rhin à la fin de 406.
- Certains peuples ne participent pas, ou très peu, à la fuite généralisée en 401-405 : les Gépides dans la partie nord des territoires à l’est de la Tisza, les Sarmates entre le Danube et la Tisza et les Suèves.
- En Hongrie, les Huns s’installent sur les rives du Danube dans les fortins romains abandonnés, puis en Pannonie sur une ligne de défense en arc de cercle entre les champs moraves, le lac Balaton et Sirmium.
- L’épopée indienne du Mahâbhârata trouve sa forme définitive.
- Théodose II le Jeune, empereur d’Orient.> 450
- Léon I le Grand, empereur d’Orient. >474
Décès
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403 ko:403년
Catégorie:403
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Cette page concerne l'année 403 du calendrier julien.
Événements
- L’impératrice d’Orient Eudoxie, blâmée pour adultère par le patriarche de Constantinople saint Jean Chrysostome, le fait exiler (conciliabule du Chêne).
Naissances
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404 ko:404년 simple:404
Catégorie:404
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Cette page concerne l'année 404 du calendrier julien.
Événements
- 24 juin : Nouvel exil du patriarche Jean Chrysostome, banni de Constantinople sous l'influence de l'impératrice Eudoxie, épouse d'Arcadius. Ses partisans incendient la cathédrale Sainte-Sophie. Le patriarche est rappelé, puis exilé de nouveau.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Le moine Honorat, futur évêque d’Arles, fonde le monastère de Lérins dans le diocèse de Grasse où se fait ressentir l’influence de l’ascétisme égyptien.
- Les jeux publics de gladiateurs sont interdits à Rome.
- Le dôme de Ravenne est construit par toute la population de la ville.
Naissances
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Décès
- 6 octobre : Eudoxie, impératrice d'Orient, épouse de l'empereur Arcadius, des suites d'une fausse couche.
Voir aussi
Peugeot 404 : automobile française des années 1960
407 ko:407년
Catégorie:407
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Cette page concerne l'année 407 du calendrier julien.
Événements
- Invasion générale de la Gaule par les Germains : Vandales, Alains, Suèves.
- L'usurpateur Constantin III quitte la Grande Bretagne où il a été déclaré empereur par l'armée et se propose de libérer la Gaule des Barbares.
- Il débarque à Boulogne et colmate la frontière avec l’aide des Francs fédérés. Vandales et Suèves sont bloqués dans l’Empire. Les Alamans prennent pied dans le Palatinat et en Alsace, puis en Franche-Comté et en Suisse alémanique.
- Marcus puis Marcianus, se font proclamer empereur par leurs troupes en Bretagne, puis tombent successivement sous les coups de leurs propres soldats.
- Le préfet des Gaules (Espagne, Gaule, Bretagne) quitte Trèves pour Arles à la suite des invasions de Vandales, Suèves, Burgondes et Alains.
- Prise de Bordeaux par les Vandales.
Naissances
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- Saint Jean Chrysostome, docteur de l’Eglise en exil ( né en 344 ou 354).
- Saint Nicaise, évêque de Reims, est massacré par les Vandales sur le parvis de sa cathédrale.
408 ko:408년
Catégorie:408
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Cette page concerne l'année 408 du calendrier julien.
Événements
- Début du règne de Théodose II le Jeune, empereur byzantin. >450. En réalité du fait du jeune âge de l'empereur c'est le préfet du prétoire Anthémius qui exerce le pouvoir. >414. Son long règne sera marqué par l’influence de sa sœur Pulchérie et de sa femme Eudoxie. Sa minorité est troublée par les rivalités opposant les chefs mercenaires, les querelles religieuses et le réveil des nationalités (Égypte et Syrie). Byzance demeure néanmoins en dehors des migrations.
- Les Huns d'Uldin attaquent l’Empire d’Orient. Ils occupent et incendient les contre-fortins romains orientaux de la rive nord du bas Danube, de l’embouchure de l’Olt jusqu’à la Porte de Fer (mai-juin). Puis ils traversent le bas Danube et commencent une guerre pour la possession de Castra Martis (Kula, Bulgarie) que les auxiliaires skires occupent par la ruse. Les Romains tentent de négocier, mais Uldin réclame un tribut annuel en or trop important pour se retirer. Finalement, les Romains orientaux chassent les Skires de Castras Martis puis rejettent Uldin au nord du Danube (409).
- Théodose II empereur d'Orient restaure l'administration et rédige son Code.
- Avec l'empereur Honorius, l'aristocratie et les troupes romaines contre lui, Stilicon est arrêté et exécuté.
- Stilicon achète le départ des Wisigoths d’Alaric d’Italie pour 4000 livres d’or et les envoie contre Arcadius en Orient. A la mort d’Arcadius en mai, la rumeur se répand que Stilicon veut faire de son fils, Eucherius, un empereur. Il se fait assassiner à Ravenne sur ordre de son gendre, Honorius (24 août). Le pouvoir tombe entre les mains des favoris de l’empereur, Olympius, Jovius, Eusèbe, Allobichius. Alaric reprend le chemin de l’Italie. Il pille Aquilée et Crémone, puis marche sur Rome (octobre).
- Les troupes romaines massacrent stupidement les familles des mercenaires barbares qui avaient rejoint l'armée d'Alaric Ier.
- Constantin III déplace la capitale de la Gaule de Trèves à Arles et étend son autorité sur l'Espagne.
Naissances
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- : Arcadius, premier empereur byzantin.
- 24 août : Stilicon, assassiné.
- Claudien poète païen né à Alexandrie en 365, assassiné peut être en même temps que Stilicon, son protecteur.
409 ko:409년
catégorie:409
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Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420
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Cette page concerne l'année 409 du calendrier julien.
Événements
- Règne en Chine du Nord de Mingyandi, de son nom personnel Tuoba Si (T'o-Pa Sseu), roi des Tabghatch (fin en 423).
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- Les envahisseurs Vandales, Alains et Suèves se partagent l'Espagne en tirant au sort. Les Vandales obtiennent l'Andalousie, les Suèves la Galice et les Alains la Lusitanie.
- Alaric, rejoint par son beau-frère Athaulf avec les forces gothiques du nord de la Pannonie, rompt les négociations de Rimini avec Honorius et investit les magasins à grains du Portus près de Rome. Il fait proclamer empereur le sénateur Priscus Attalus qui le hausse au grade de Magister utriusque militiae praesentialis (maître de la milice). Alaric installe ses cantonnements en Etrurie, trahit Attalus pour se rapprocher d’Honorius, lui demandant un établissement en Norique pour son peuple. Honorius refuse.
- Les Romains quittent la Pannonie, en Europe centrale.
- Emeute à Constantinople.
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Décès
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410 ko:410년
Catégorie:410
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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Cette page concerne l'année 410 du calendrier julien.
Événements
- Règne en Inde de Prithivisena roi de Vakataka au Dekkan (fin en 445).
- Concile de Séleucie : les chrétiens d’Iran s’organisent en Eglise à moitié nationale. Ils adoptent le credo de Nicée.
- Sac de Rome : Les Wisigoths conduits par Alaric Ier prennent et pillent Rome, qui n'avait pas été prise depuis 390 avant J.-C. Cet évènement marquant est, selon les acceptions, une fin de l'Antiquité et un passage au Haut Moyen Âge.
- Les Wisigoths d’Alaric, maîtres de la côte, réduisent Rome à la famine, puis entrent dans la ville par la porte Salaria, peut-être grâce à la trahison. Rome est pillée, avec la recommandation d’Alaric d’épargner la vie des hommes et l’honneur des femmes (24 août). Défense est faite de brûler les édifices religieux (les basiliques de Saint-Paul et de Saint-Pierre sont érigés en asile inviolable). Cependant une partie de la ville est brûlée. De nombreux Romains s’enfuient en Afrique, en Égypte et jusqu’en Palestine. Alaric quitte la ville en emmenant avec lui Galla Placidia, sœur de l’empereur. Il avance vers le sud de l’Italie, qui reste à piller, comptant passer en Afrique. Il prend Naples, mais meurt à la fin de l’année, en tentant de passer en Sicile. Son beau-frère Athaulf lui succède et repart vers le nord.
- Constance, général élevé au rang de maître de la milice, prend la direction du gouvernement en Occident.
- Alaric exige une raçon de 5000 livres de poivre pour évacuer Rome.
- Les Wisigoths s’emparent d’Orange.
- Départ définitif des Romains de Bretagne. Les Calédoniens en profitent pour renouveler leurs attaques.
- Suite au sac de Rome par Alaric, de nombreux Romains se réfugient en Orient et en Afrique. Augustin intervient personnellement en faveur des réfugiés et fait appel à la générosité de ses diocésains d’Hippone.
- Les invasions barbares en Espagne (409) provoquent également le repli en Afrique de nombreux Romains, dont des évêques.
- L’hérésiarque Pélage en Afrique.
Naissances
- Attila, roi des Huns.Attila est mort 453 dans la soixataine
Il est donc né aux environs de 395
- Alaric Ier, roi des Wisigoths.
- Kumarajiva, religieux bouddhiste ( né v. 350) qui contribua à introduire le bouddhisme en Chine et au Cachemire.
- Diophante, mathématicien grec de l’école d’Alexandrie (v.325-v.410). Auteur d’un traité Sur les nombres polygones et d’une Arithmétique, premier exposé méthodique d’algèbre qui exercera une grande influence sur les arabes et sur les mathématiciens de la renaissance.
- Prudence, poète chrétien, en Espagne (348-410).
411 ko:411년
Catégorie:411
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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Cette page concerne l'année 411 du calendrier julien.
Événements
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- L'usurpateur Constantin III est assiégé à Arles par des troupes loyales à l'empereur Honorius.
- Les Alains fondent leur royaume au Portugal.
- Les Suèves fondent leur royaume en Espagne.
- Touchés par la famine, les Barbares négocient leur installation comme fédérés avec Honorius : royaume des Suèves en Galice et au nord du Tage avec Braga pour capitale (411-585), des Vandales Silingues au Nord du Douro, des Alains dans le centre de l’Espagne, des Vandales Asdingues en Andalousie (409-429).
- Concile de Carthage en 411 ou 412.
- Condamnation du Pélagianisme et du Donatisme par Augustin. Il reste alors deux cent soixante-dix-neuf évêques donatistes. Ceux qui résistent sont pourchassés impitoyablement. La répression est féroce, et en 413, l’Eglise latine triomphe.
- L'évêque Cyrille d'Alexandrie voit en la philosophie une hérésie.
Naissances
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StiliconStilicon
Catégorie:Personnalité militaire de la Rome antique
Stilicon (Flavius Stiliccho en latin), né avant 360, est un général et politicien romain d'origine barbare. De naissance vandale, il sert d'abord dans l'armée romaine comme simple auxilliaire mais gravit rapidement les échelons pour devenir chef de la milice romaine dès 385, puis épouse une romaine de haute naissance, la noble Serena, tout en devenant citoyen romain. En 398, Stilicon renforce encore un peu plus son influence sur Honorius en lui mariant sa fille Marie.
En 395, l'empereur mourant Théodose Ier lui confie la régence de l'Empire romain d'Occident au nom du jeune empereur Honorius. Stilicon essaye d'étendre sa régence à Arcadius et à l'Empire romain d'Orient en envoyant l'officier goth Gaïnas à Constantinople. Celui-ci élimine le préfet du prétoire Rufin qui dirige l'empire d'Orient, mais Gainas s'impose auprès de Arcadius pour son propre compte (400).
Général énergique, Stilicon protége efficacement l'Italie contre les invasions barbares mais au prix de transferts de troupes qui découvrent la frontière du Rhin.
- En 401, des Vandales et des Alains envahissent les provinces de Rhétie et de Norique. Après les avoir battus, Stilicon les installe en Italie du Nord, les incorporant dans son armée ;
- En 402, il sauve Honorius, menacé à Milan par les Wisigoths du roi Alaric et les refoule en Illyrie. Pour assurer une meilleure protection de l'empereur, il transfert la cour impériale de Milan à Ravenne et négocie avec Alaric pour le fixer en Illyrie ;
- En 406, il extermine l'invasion de Radagaise près de Florence. Mais il ne peut empêcher la grande invasion de l'hiver 406/407 qui dévaste la Gaule et commence à s'attirer l'animosité des troupes romaines, suscitant une mutinerie contre les officiers d'origine germanique, de plus en plus nombreux et influents.
Persuadé par son entourage que Stilicon complote contre lui, Honorius commandite en 408 son assassinat. Stilicon, poursuivi par les séides de l'empereur, trouve refuge dans une église à Ravenne ; s'étant fait promettre qu'il aurait la vie sauve s'il sortait, il est frappé à mort après avoir franchi le seuil de la porte, le 22 août 408.
Honorius éliminait ainsi son meilleur général et l'Empire sombrait encore un peu plus…
RadagaiseRadagaise est un chef barbare païen d'origine gothique. À la tête d'une nombreuse armée hétéroclite composée entre-autres de Goths, de Vandales, d'Alamans et d'Alains, il entre en force en Italie au début de l'année 406, balayant les défenses frontalières, et commet de nombreux pillages et massacres dans la plaine du Pô. Se dirigeant vers le sud, il est arrêté près de Florence par le général romain Stilicon et est sévèrement battu à Fièsole. Son armée, affaiblie par la famine et manquant d'espace pour combattre et/ou battre en retraite, est exterminée en grande partie, le reste enrôlé de force dans l'armée romaine ; Radagaise est capturé et exécuté avec les principaux chefs (août 408).
Catégorie:Adversaire de la Rome antique
31 décembre
Le 31 décembre est le 365 jour de l'année (366 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. C'est le dernier jour de l'année.
Événements
- 406 : Les Vandales, les Alamans , les Suèves et de nombreuses bandes de barbares franchissent le Rhin
- 1578 : Création de l'ordre du Saint-Esprit par Henri III de France
- 1879 : Première démonstration de sa lampe à incandescence par Thomas Edison
- 1958 : En France, Instauration de l'assurance chômage (ASSEDIC)
- 1968 : Vol inaugural de la copie russe du Concorde le Concordski
- 1972 : La station de télévision FR3 commence à émettre
- 1999 : Rétrocession du canal de Panama par les États-Unis au Panama
Naissances
- 1491 : Jacques Cartier, navigateur français, découvreur du Canada. († 19 janvier 1557).
- 1550 : Henri de Lorraine, dit le Balafré, 3 ème duc de Guise. († 23 décembre 1588).
- 1668 : Hermann Boerhaave, médecin et botaniste néerlandais († 23 septembre 1738)
- 1738 : Charles Cornwallis, général britannique († 1805).
- 1838 : Émile Loubet, homme d'État français, président de la République de 1899 à 1906. († 20 décembre 1929).
- 1869 : Henri Matisse, peintre fauviste français († 8 novembre 1954).
- 1880 : George Marshall, militaire et homme politique américain, Prix Nobel de la paix en 1953. († 16 octobre 1959).
- 1908 : Simon Wiesenthal, juif ukrainien, fondateur du Centre de documentation juif de Vienne(† 20 septembre 2005).
- 1928 : Siné, dessinateur français.
- 1937 : Anthony Hopkins, acteur britannique.
- 1948 : Donna Summer, chanteuse américaine.
- 1965 : Gong Li, actrice chinoise.
- 1972 : Grégory Coupet, joueur de football français.
Décès
- 192 : Assasinat de l'empereur romain Commode
- 335 : Sylvestre Ier, pape romain (° inconnue)
- 1719 : John Flamsteed, astronome anglais (° 1646)
- 1793 : Le duc de Lauzun est guillotiné
- 1799 : Jean-François Marmontel, Encyclopédiste et Académicien français (° 1723)
- 1877 : Gustave Courbet, peintre français (° 1819)
- 1882 : Léon Gambetta, homme politique français (° 1838)
- 1999 : Alain Gillot-Pétré, présentateur français de télévision (° 1950)
- 2003 : Sophie Daumier, comédienne et humoriste française (° 1936)
- 2003 : Enrique Buenaventura, 78 ans, metteur en scène et homme de théâtre colombien (° 1925)
Célébrations
- Fête du nouvel an
Saints catholiques du jour
- Saint Sylvestre
- Sainte Mélanie
Catégorie:Jour de l'année
ja:12月31日
ko:12월 31일
ms:31 Disember
simple:December 31
th:31 ธันวาคม
StiliconStilicon
Catégorie:Personnalité militaire de la Rome antique
Stilicon (Flavius Stiliccho en latin), né avant 360, est un général et politicien romain d'origine barbare. De naissance vandale, il sert d'abord dans l'armée romaine comme simple auxilliaire mais gravit rapidement les échelons pour devenir chef de la milice romaine dès 385, puis épouse une romaine de haute naissance, la noble Serena, tout en devenant citoyen romain. En 398, Stilicon renforce encore un peu plus son influence sur Honorius en lui mariant sa fille Marie.
En 395, l'empereur mourant Théodose Ier lui confie la régence de l'Empire romain d'Occident au nom du jeune empereur Honorius. Stilicon essaye d'étendre sa régence à Arcadius et à l'Empire romain d'Orient en envoyant l'officier goth Gaïnas à Constantinople. Celui-ci élimine le préfet du prétoire Rufin qui dirige l'empire d'Orient, mais Gainas s'impose auprès de Arcadius pour son propre compte (400).
Général énergique, Stilicon protége efficacement l'Italie contre les invasions barbares mais au prix de transferts de troupes qui découvrent la frontière du Rhin.
- En 401, des Vandales et des Alains envahissent les provinces de Rhétie et de Norique. Après les avoir battus, Stilicon les installe en Italie du Nord, les incorporant dans son armée ;
- En 402, il sauve Honorius, menacé à Milan par les Wisigoths du roi Alaric et les refoule en Illyrie. Pour assurer une meilleure protection de l'empereur, il transfert la cour impériale de Milan à Ravenne et négocie avec Alaric pour le fixer en Illyrie ;
- En 406, il extermine l'invasion de Radagaise près de Florence. Mais il ne peut empêcher la grande invasion de l'hiver 406/407 qui dévaste la Gaule et commence à s'attirer l'animosité des troupes romaines, suscitant une mutinerie contre les officiers d'origine germanique, de plus en plus nombreux et influents.
Persuadé par son entourage que Stilicon complote contre lui, Honorius commandite en 408 son assassinat. Stilicon, poursuivi par les séides de l'empereur, trouve refuge dans une église à Ravenne ; s'étant fait promettre qu'il aurait la vie sauve s'il sortait, il est frappé à mort après avoir franchi le seuil de la porte, le 22 août 408.
Honorius éliminait ainsi son meilleur général et l'Empire sombrait encore un peu plus…
Gaule als:Gallische Sprache ko:갈리아 ja:ガリア
Catégorie:Ancien pays d'Europe Catégorie:Monde celtique
La Gaule (ou les Gaules), en latin Gallia, est le nom donné anciennement aux territoires occupés par les Gaulois, territoires qui comprenaient la France actuelle, la Belgique et le nord de l'Italie (Gaule cisalpine).
Jusqu'à la conquête romaine, de -58 à -51, ce nom ne recouvre aucune notion d'unité politique ou territoriale, mais plutôt une aire culturelle et peut-être économique à l'intérieur de laquelle de fortes disparités devaient toutefois exister, ainsi que le prouve l'archéologie. A contrario, la Celtique désigne - pour les archéologues - l'ensemble des territoires peuplés par les Celtes au deuxième Âge du fer dépassant le cadre de la seule Gaule.
De même le nom « Gaulois », désignant les habitants de ce territoire, couvre de nombreux peuples et une multitude d'entités ethnoculturelles jusqu'à la conquête romaine.
Le territoire
Gaulois
Les territoires de la future Gaule étaient englobés dans un vaste ensemble continental s'étendant de l'Atlantique jusqu'au Danube et nommé « Celtique » par les premiers témoignages écrits dont nous disposons : ceux des Grecs (notamment Aristote, élève d'Isocrate et de Platon, -384 à -332 ).
Le nom « Gaulois » (latin galli) est attesté, quant à lui, pour la première fois sous la plume de Caton l'Ancien vers -168, pour désigner les habitants de la Celtique qui avaient envahi la plaine du Pô, c'est-à-dire les habitants de la Gaule cisalpine. On sait principalement grâce à l'étymologie qu'il s'agissait bien de peuples nord-alpins.
Au milieu du premier siècle avant l'ère chrétienne, selon Jules César, la Gaule était divisée en trois parties : la Celtique, l'Aquitaine et la Belgique (cf. carte). Il est probable que ce découpage schématique correspondait pour une part à des différences culturelles observables par un étranger (ce que mentionne César et qui est confirmé dans le cas de la Belgique) et d'autre part à des considérations géopolitiques propres au conquérant romain (comme la nécessité de délimiter le territoire à conquérir). Néanmoins, l'absence d'autres sources précises donne encore lieu à de nombreuses conjectures sur la nature exacte de ce découpage.
Si la Gaule proprement dite apparaît sous la plume des Romains, elle trouve aussi sa définition à travers l'histoire de sa conquête par ces derniers.
Schématiquement, la conquête romaine de la Gaule fut réalisée en trois phases :
- la conquête de la Gaule cisalpine, comprenant la plaine cispadane et la transpadane (fin du III siècle avant l'ère chrétienne)
- la conquête de la gallia togata ou Narbonnaise, c'est-à-dire le sud-est de la France et la vallée du Rhône (dernier tiers du II siècle avant l'ère chrétienne)
- la conquête de la gallia comata ou Gaule chevelue, c'est-à-dire le reste de la France et la Belgique
(milieu du I siècle avant l'ère chrétienne)
La Cisalpine, intégrée à l'Italie sous la République, devint une extension de Rome, tandis que la Narbonnaise constitua une « province » romaine située hors d'Italie (le nom latin provincia a donné le français actuel « Provence »).
Les noms « Gaule » et « Gaulois » restèrent quant à eux en usage pour désigner les provinces romaines s'étendant sur le reste de ces territoires (France et Belgique actuelles) et leurs habitants de culture gallo-romaine (que l'archéologie et l'historiographie désignent également sous le néologisme Gallo-romains).
En -12, Auguste instaura la première « institution » supra-provinciale de l'Empire avec le « conseil des trois Gaules » (concilium trium Galliarum) réunissant chaque année les représentants des cités de la Gaule lyonnaise, de la Gaule aquitaine et de la Gaule belgique à Lugdunum pour célébrer le culte impérial. Il est probable que ce geste ne faisait que confirmer les liens anciens qui existaient entre les habitants de ces territoires. Ce sont ces liens, tissés de proche en proche, qui peuvent expliquer en définitive le caractère unitaire que laisse entrevoir, au-delà des disparités, la description de la Gaule par César près d'un demi-siècle avant.
Les habitants
À l’origine, les Celtes, ou encore leurs prédécesseurs ont pu peupler l’Europe centrale. Vers -500, ils auraient commencé à émigrer vers le nord-ouest pour constituer, deux cents ans plus tard, une partie importante de la population des différentes régions de la Gaule. Enfin, ils auraient commencé d'importantes migrations vers l'Italie et vers l'est de l'Europe à la fin du V siècle.
À l'époque de la conquête par Rome de la Gaule chevelue, si les territoires des Celtes s'étaient considérablement réduits, ces derniers conservaient néanmoins des liens entre eux de la Bohême jusqu'à l'île de Bretagne, comme l'indique la présence de témoignages archéologiques danubiens parmi les guerriers de Vercingétorix ou encore, les liens importants entre les peuples belges du nord de la Gaule et ceux de la Tamise.
Ces liens peuvent s'expliquer, dans le cas de la Gaule, par l'existence d'un réseau de « clientèles » qui tenait de proche en proche certaines tribus, certains peuples dans la dépendance d'autres, plus riches ou plus nombreux et disposant éventuellement d'un territoire plus étendu. L'existence de « fédérations » de peuples est attestée dans l'ensemble du domaine celtique : parmi les peuples transpadans de la Gaule cisalpine au III siècle avant l'ère chrétienne, dans le midi de la Gaule au II siècle avant l'ère chrétienne (les Salyens) ou encore en Gaule chevelue avant la guerre des Gaules (Avernes, Éduens et Séquanes).
Pour expliquer l'aire géographique de la culture matérielle laténienne dans son intégralité, même à l'échelle de la Gaule, ce schéma est toutefois insuffisant et il faut écarter la question du peuplement.
La thèse d'une invasion celtique qui aurait placé sous sa coupe les populations indigènes, telles que les Ligures mentionnés par les premières sources grecques, n'a plus cours aujourd'hui. Il est en effet très difficile d'associer les changements sociaux et techniques qui caractérisent la naissance de la civilisation celtique de La Tène à des changements ethniques.
Aussi, il est bien plus probable que le peuplement de la Gaule fût, pour la majorité, hérité des brassages millénaires des peuples durant la Préhistoire et que la culture laténienne se diffusa progressivement, par apports successifs depuis un berceau ou « complexe » nord-alpin (voir Hallstatt).
Parallèlement, d'autres apports culturels purent se diffuser à partir des régions atlantiques.
Les cultures mégalithiques de la façade atlantique (Irlande, Pays-de-Galles, côte armoricaine), notamment, attestent l'existence de liens culturels et économiques entre ces régions depuis la préhistoire. Comme le relève B. Cunliffe (Les Celtes, Paris, 1996), des mégalithes furent d'ailleurs réemployés durant la période gauloise, comme en témoignent des motifs celtiques présents sur nombre d'entre eux. Enfin, d'autres mégalithes devaient avoir conservé un caractère sacré durant au début de la période chrétienne, comme en témoignent les croix dont ils furent alors surmontés.
Parmi ces apports éventuels à la « civilisation » gauloise, Jules César, dans son commentaire sur la guerre des Gaules mentionne que le druidisme venait de Grande-Bretagne. Rien ne peut confirmer ou infirmer cette affirmation.
En définitive, des nombreux peuples ou fédérations de peuples présents en Gaule à la veille de la conquête romaine, il reste des contours de « frontières », dont l'existence fait cependant débat (les limites des terroirs du haut Moyen Âge, sans doute antérieures à la période celtique pour la plupart) et un « substrat » linguistique longtemps sous-évalué. L'étymologie, enfin, a conservé le nom de populations gauloises, nom qui désigne encore les habitants de régions et de villes françaises actuelles : par exemple, les Allobroges sont les habitants de Grenoble ou les Auvergnats, les habitants de l'Auvergne qui couvre le territoire arverne (nord de la haute-Loire, Puy-de-Dôme et haut-Allier).
- Sur le peuplement protohistorique de l'Europe : voir Celtes
- À l'époque gauloise : voir Gaulois
- Durant la conquête romaine et à l'époque romaine : Voir peuple gaulois
La langue
La majorité des habitants de la Gaule protohistorique parlaient certainement le gaulois, décliné en plusieurs dialectes, et devaient se comprendre entre eux : Jules César mentionna cependant qu'à son époque les trois parties de la Gaule se distinguaient par les coutumes, les mœurs, mais aussi par la « langue ».
Le gaulois est une langue aujourd'hui disparue du groupe celtique de la famille des langues indo-européennes, proche du gallois actuel.
Continuité et ruptures
Il est aujourd'hui admis que la Gaule « romaine » ne fut romaine que dans certains domaines, certes majeurs.
Les changements apportés par le conquérant ont longtemps éclipsé toute idée d'une permanence de certains traits : d'abord, le syncrétisme religieux romain et l'interdiction du druidisme entraînèrent assurément la disparition d'une religion celtique dont on ne peut que deviner les contours, grâce à l'archéologie, d'une part, et par comparaison avec quelques survivances gallo-romaines, d'autre part.
Les cadres du pouvoir – l'administration romaine –, l'économie, l'art, notamment monumental, et la culture littéraire latine, aussi, s'imposèrent, peut-être d'autant plus facilement que rien de préexistant ne pouvait les concurrencer.
Après la conquête romaine de la Gaule, achevée en -51, la romanisation fut rapide chez les élites. On ignore cependant quelle fut sa progression exacte et sa profondeur en ce qui concerne le peuple. Elle dut en tout cas demeurer inégale, voire limitée dans nombre de domaines ayant trait à la vie quotidienne, comme l'indiquent plusieurs exemples.
Le réemploi du site du sanctuaire celtique de Gournay-sur-Aronde, en Belgique, ou encore les ex-voto des sources de la Seine, montrent comme nombre d'autres lieux sacrés pour les Gaulois de la période de l'indépendance que les lieux de culte romains prolongèrent des usages anciens (voir nemeton).
Lorsqu'une certaine « barbarisation » de l'Empire eut lieu au III siècle, des traits de civilisation qui étaient demeurés en vigueur depuis la période de l'indépendance s'introduisirent à leur tour dans la culture impériale : le manteau gaulois qui donna son surnom à l'Empereur Caracalla n'avait pu être remplacé par le mode de vie du conquérant romain. Dans nombre de domaines ayant trait à l'artisanat, où les Gaulois excellaient, leurs inventions s'imposèrent : c'est le cas, notamment, du tonneau qui s'imposa face à l'amphore plus fragile et de moindre contenance. C'est également le cas de la cotte de mailles pour l'armée.
Un héritage gaulois perdura aussi probablement dans la langue parlée : au , une graphie et une prononciation gauloises du latin, au caractère archaïque, sont attestées chez plusieurs auteurs de poésie ou transcripteurs de farces populaires (sources de l'Histoire de France, éd. Les Belles lettres, Paris).
Certains traits caractéristiques de la Gaule antique perdurèrent après l'Empire romain.
Lorsque la civilisation romaine classique s'effondra, la Gaule ne se « germanisa » que lentement et partiellement. La présence de toponymes germaniques est d'abord attestée sur ses franges, due au repeuplement, souvent à but défensif et organisé assez tôt par Rome, de régions sinistrées par les crises et par les épidémies. De tels établissements durables de colons « barbares » (les lètes) eurent d'ailleurs lieu dans le reste de l'Empire tout au long du .
La date symbolique de la disparition de l'Empire romain d'occident en 476 et celle du baptème du roi des Francs Clovis, vers 486, ne marquèrent pas non plus, à cet égard, de rupture : ces événements eurent lieu à une époque où Francs, Burgondes et Wisigoths avaient fait « souche » et détenaient depuis longtemps déjà le monopole des affaires militaires.
Aussi, les familles de l'aristocratie gallo-romaine continuèrent longtemps à concentrer l'essentiel du véritable pouvoir politique dans les cités épiscopales : les « patrices », comme le marseillais Mauronitus, ou les évêques, comme l'auvergnat Grégoire de Tours, étaient les véritables représentants des populations. Ainsi, la culture nouvelle qui se développa en Gaule après la période impériale fut avant tout chrétienne et à plusieurs égards augustinienne.
Plus généralement, les permanences observables dans le cadre de vie de l'Antiquité tardive jusqu'au furent nombreuses en Gaule : c'est surtout à partir du milieu du VII siècle, temps de crise, que les patronymes germaniques se multiplièrent au sein des élites, indiquant par là que le centre de gravité de l'Europe s'était déplacé vers le nord et que les équilibres du monde antique s'étaient rompus.
En définitive, si la culture latine classique recula, le latin continua à constituer la langue de la culture et surtout, celle exclusive de l'écrit (le premier document écrit en langue vernaculaire étant les serments de Strasbourg, datés de 842).
Aussi, l'usage des noms « Gaule » et « Gaulois » se conserva jusqu'à la fin de la période mérovingienne, du moins à l'écrit. Ce n'est que lentement, durant la période carolingienne, que le nom de « Francie » (Francia, puis francia occidentalis se répandit pour désigner la réalité politique majeure qu'était devenu le royaume des Francs (regnum francorum). Mais ce nom ne désignait qu'incidemment les territoires correspondant à l'ancienne Gaule romaine, désormais rattachés à un ensemble plus vaste.
C'est également la « renaissance carolingienne » qui posa les fondations d'une culture véritablement nouvelle. Cette « renaissance » voulait pourtant, à l'origine, restaurer la culture romaine antique et impériale.
Junk
Voir aussi
- Gaule romaine, Gaule cisalpine, Gaule transalpine, Gaule celtique, Gaule chevelue, Gaule belgique, Gaule aquitaine, Gaule lyonnaise, Gaule germanique, Gaule narbonnaise
- Celtes, Gaulois, Peuple gaulois, Religion gauloise, Guerre des Gaules, De Bello Gallico
SuèvesCatégorie:Peuple germanique
Poussés sans doute par d'autres peuples migrants, les Suèves quittent la rive orientale de l'Elbe au Ier siècle avant notre ère. Ils forment un peuple disparate composé de différentes tribus dont celles entre autres des Quades, des Marcomans et des Semnons. Leur route vers le sud-ouest les amena aux abords de la Gaule sous leur roi Arioviste, dont Jules César, vainqueur d'Arioviste, les éloigne en -58. Dès lors, c'est sur la rive orientale du Rhin qu'ils se fixent, dans une région qui prend plus tard leur nom, la Souabe.
En 406, dans les premières décennies des Grandes invasions barbares dans l'Empire romain (Wisigoths, Ostrogoths, Vandales et Alains parmi tant d'autres, poussés par les Huns), de nouvelles pressions migratoires les poussent à passer le Rhin sous leur roi Ermaric et accompagnés des Asdings, des Silings, et de plusieurs clans alains (nuit de la saint Sylvestre 406/407). Après avoir pillé la Gaule durant deux années, les Suèves franchissent les Pyrénées 409 toujours accompagnés de leur alliés et continuent leurs méfaits en Espagne. En 411, après un tirage au sort sur le partage de cette province romaine, ils s'installent dans le nord-ouest du pays (Galice et nord du Portugal actuels) et commençent à organiser un petit royaume avec principalement les villes de Braga, Lugo, Vigo, Tuy, Orense et Porto. Cherchant à agrandir leur domination vers le sud et l'est, en lutte contre les autres bandes armées barbares, ils sont battus par les Wisigoths en 418 et sont forcés de se cantonner en Galice. Àprès le passage des Vandales réunis et des restes des Alains en Afrique romaine 429, les Suèves tentent de nouveau la conquête de la péninsule ibérique mais doivent s'opposer aux pressions des Wisigoths qui tentent eux-aussi une domination sur le pays qui devient effectif sous leur puissant roi Euric autour de l'an 476. Une alliance entre les deux peuples est conclu, leur roi Réchiaire se converti à l'arianisme des Goths avec son peuple, et les Suèves accompagnent les Wisigoths du roi Théodoric pour combattre les Huns d'Attila aux Champs catalauniques (451). Les Suèves, païens et ariens faiblement christianisés, finissent au par entrer dans une longue période de tensions et de conflits avec les Wisigoths et se convertissent au catholicisme vers 550. Leur roi Chararic, devenu catholique, tente même un rapprochement avec les Francs, catholiques, contre les Goths, ariens, mais cela ne donne aucun résultat notable et le grand roi wisigoth Léovigild, révant l'unification de l'Espagne sous domination ariano-wisigothique commence bientôt la conquête du royaume suève en état de décomposition (à partir de 575) ; une importante minorité de Suèves, opposés aux catholiques notamment, refusent de servir le roi catholique Mirus. Au bout de dix années de lutte acharnées le royaume suève est finalement annexé en 585 au grand royaume wisigothique. Après quelques révoltes sporadiques en 586 et 587, les Suèves disparaissent de l'Histoire en tant que peuple et, de nouveau convertis au christianisme à partir de 589 (conversion officielle des Wisigoths), ils fusionnent avec les populations autochtones (d'ascendances celtibérique et lusitanienne) et wisigothiques.
Les Suèves laissèrent que très peu de traces dans la péninsule ibérique, malgré une présence de près de deux siècles en tant que peuple distinct. Les trouvailles archéoloqiques concernant le peuple suève sont concentrées essentiellement dans la région de Braga.
Liste des rois suèves de Galice
- 411 - 438 : Ermaric
- 438 - 448 : Réchila
- 448 - 456 : Réchiaire Ier
- 456 - 460 : Maldras
- 460 - 463 : Frumarius
- 463 - n. c. : Rémismond
- (période méconnue faute de sources)
- 558 - 568 : Théodemir
- 568 - 582 : Mirus
- 582 - 583 : Éboric
- 583 - 585 : Andéca
Sources :
- Idace de Chaves ;
- Martin de Braga (saint) ;
-
catégorie:Rome antique
ja:スエビ族
AlainsPeuple scythique, probablement originaire d'Ossétie, les Alains (latin [H]alani, grec alanoi) sont des cavaliers nomades apparentés aux Sarmates du Kirghizstan et proches des Iazyges, Roxolans et Taifales.
Leur première mention est due à l'historien romain Flavius Josèphe durant le de l'ère chrétienne : ce dernier nous apprend que « les Alains sont une tribu de Scythes, habitant aux bords du Tanaïs et du marais de la Méotide », c'est-à-dire entre le Don et la mer d'Azov (Guerre des Juifs, livre 7, VII, 4).
À cette époque, les Alains apparaissent aux abords de la Perse où leurs incursions provoquent la chute des Parthes. Les Sassanides qui succèdent à ces derniers établissent en 226 un empire durable, refoulant les Alains aux confins du Don, de l'Oural et du Caucase ; les Alains y fondent alors un semblant de royaume éphémère.
En 375, date du commencement des « Grandes migrations » des peuples, une partie d'entre eux prend la fuite devant les Huns de Balamber.
Ces Alains franchissent le Rhin près de Mayence (Mogontiacum) durant la nuit de la Saint-Sylvestre (406 – 407), accompagnés principalement de Quades (ces derniers ont longtemps été confondus avec les Suèves en raison d'une mauvaise traduction de « Souabes ») et de Vandales (saint Jérôme, Lettre 123).
D'abord alliés aux Vandales et aux Quades et emmenés par le roi Goar, les clans alains (autour de 50 000 individus ?) participent à l'écrasement des mercenaires francs conduits par le duc de Mayence ; aux côtés des autres envahisseurs germaniques, ils dévastent la Gaule romaine de 407 à 409 : Worms, Mayence, Strasbourg, Tournai, Arras, Amiens, Reims tombent à leur passage. Paris, Orléans, Tours sont menacés.
Puis ils franchissent la Loire en 408 (incendiant au passage le castrum gallo-romain de Meung-sur-Loire). Cependant, au contraire de leurs compagnons d'armes, les Alains se divisent en plusieurs bandes armées.
Une partie d'entre eux, menée par Goar, obtient un traité avec l'Empire romain : Aetius leur permet de s'installer sur la Loire, autour d'Orléans, mais les Alains, turbulents, sont très mal perçus par les autochtones. En 445–448, des Alains placés sous l'autorité d'un certain Eochar (selon la Vie de saint Germain) répriment la révolte des bagaudes d'Armorique pour le compte de Rome : il s'agit probablement des Alains de Goar.
En 451, alors que leur roi est désormais Sangiban, ces mêmes Alains forment le centre du dispositif militaire mis en place contre les forces d'Attila aux Champs catalauniques (campus mauriacus) près de Moirey, dans la région de Troyes : ce rôle est principalement dû aux mérites de la cavalerie lourde alaine (les cataphracte, véritables « chars d'assaut » de l'antiquité).
D'autres Alains, menés notamment par Sambida, se seraient fixés sur le Rhône autour de Valence, où ils furent aussi difficile à vivre que leurs cousins de la Loire.
Enfin, une partie des Alains, conduite par Respendial, suit encore les Vandales et les Quades jusqu'en Hispanie (409). Là, ils errent sur les plateaux du centre de la péninsule ibérique et jusque dans la région du Tage. Les Vandales et les Quades s'établissent principalement en Galice, tandis que les Alains s'établissent surtout en Lusitanie. Ils en sont brutalement délogés en 418 par les Wisigoths.
Leur périple avec les Vandales se poursuit alors jusqu'en Andalousie : en 428, le vandale Genséric (Gaiseric ou Geiseric) y prend le titre de « roi des Vandales et des Alains » et emmène les 80 000 barbares qui le suivent en Afrique du nord. L'histoire des Alains s'y confond dès lors avec celle du « royaume de Carthage » : fondé par en 439 dans la Tunisie actuelle et dans l'est de l'Algérie, cet « État » disparaît en 534 lors de l'éphémère reconquête byzantine de l'Afrique.
Par la suite, l'ensemble des envahisseurs alains, encore moins nombreux que les autres peuples barbares, se sont naturellement intégrés aux peuples voisins ou ont disparu, tandis que leurs lointains cousins restés à l'Est, après avoir survécu aux massacres des Mongols ou des Tatars de Tamerlan au et après avoir assimilé d'autres éléments caucasophones, vivent encore dans le Caucase sous le nom d'Ossètes (ou Osses). Ces derniers sont majoritairement de religion orthodoxe, avec une minorité (un tiers environ) musulmane.
Sur le plan culturel, seuls les Alains des I – furent des cavaliers nomades ou semi-nomades. Il est impossible de distinguer des éléments proprement alains en Afrique.
Témoignages de la présence des Alains en Gaule
Comme pour la plupart des peuples barbares en migration, les Alains ont laissé peu de traces de leur présence sur le sol gaulois ou hispanique.
Les « Alains de la Loire », présents autour d'Orléans, ont pu laisser, en guise d'héritage, leur ethnonyme à l'origine du nom d'une centaine de localités : Allaines, Allainville, Alaincourt, etc.
En Normandie, dans le Calvados, la présence alaine serait mieux attestée par un important mobilier funéraire daté du début du V siècle : le « trésor d’Airan ».
Inventé par hasard à Moult en 1876, ce trésor contient un certain nombre de pièces d'orfèvrerie polychrome attribuées soit aux Alains, soit aux Huns qui étaient les parures de la robe d'une femme riche (des plaques-appliques). La tombe, située à proximité de deux camps romains qui faisaient partie de la ligne de défense dressée contre les Saxons, pourrait être celle d'une princesse barbare qui avait accompagné là son époux, quant à lui fédéré de Rome. Néanmoins, la présence d'éléments germaniques orientaux (fibule, chaîne) et romains (plaque-boucle de ceinture) aux côtés des éléments alano-sarmates rend l'origine ethnique de cette femme impossible à déterminer.
Le patronyme Alain ou Allain, dans lequel il faut peut-être chercher l'origine du prénom Alain utilisé en Armorique dès le VI siècle, pourrait encore venir du nom de cette peuplade barbare ; cependant, une étymologie celtique, plus plausible, a aussi été suggerée pour ce prénom.
L'une des rares traces de leurs passages et de leurs éphémères présences en Occident se trouve également en Espagne, où les Alains sont à l'origine d'une race de chiens importés par ces derniers, les Alanos Espanol .
Langue
La langue originelle des Alains devait être un parler iranien nord-oriental de type caucasien (G. Dumézil), probablement semblable à celui des Sarmates. Elle évolua chez leurs descendants du Caucase au Moyen Âge pour devenir quasiment identique à l'ossète actuel.
Civilisation
L'historien-soldat romain Ammien Marcellin, témoin oculaire qui mêle ses observations aux racontars qu'il a entendus sur les barbares, apporte quelques informations sur les Alains du nord du Caucase, informations qui doivent être abordées avec circonspection (Histoire de Rome, XXXI, 31,2).
Il décrit leur apparence physique : les Alains auraient les cheveux modérément blonds, le regard martial et seraient « plus civilisés dans leur manière de s'habiller et de se nourrir » que les Huns.
Sur le plan des mœurs, selon lui, les Alains seraient belliqueux et courageux : leur férocité et la rapidité de leurs attaques n'auraient rien à envier à celles des Huns. Ils ignoreraient l'esclavage et mépriseraient les faibles et les vieillards.
Pour ce qui est de leur mode de vie, les Alains ignoreraient le travail de la terre et utiliseraient des chariots couverts d'écorce en guise de maisons.
Ammien Marcellin leur prête encore la coutume de scalper leurs adversaires et d'en attacher les cheveux à leur monture. Ils rendraient aussi un culte à une divinité de la guerre (identifiée à Mars) grâce à une simple épée fichée en terre et servant d'autel (le culte d'une épée « magique » est par ailleurs prêté aux Huns).
Il faut noter que ces informations correspondent trait pour trait aux légendes traditionnellement attachées aux peuples de cavaliers des steppes par leurs voisins sédentaires : Ammien Marcellin écrit même qu'on lui a rapporté que certains Alains orientaux seraient anthropophages.
Les sources archéologiques, quant à elles, indiquent l'existence chez les Alains d'« une ou plusieurs divinités du feu et du soleil » (Iaroslav Lebedynsky).
L'art décoratif des Alains était essentiellement animalier : semblable à celui des Saces jusqu'au II siècle, il fait la part belle aux décors polychromes cloisonnés aux III et IV siècles. Ces décors se généralisent en Occident au moment des grandes invasions (IV–V siècle), notamment par le relais des peuples germaniques orientaux qui furent nombreux à adopter des motifs scythiques de l'art des steppes.
Par la suite, de nombreux éléments culturels sarmato-alains se retrouvent chez les Ossètes, jusqu'au XIV siècle.
Selon G. Dumézil, les Ossètes actuels seraient, linguistiquement et culturellement, les descendants les plus caractérisés des Alains. Leurs légendes (cycle des Nartes) présentent des ressemblances intéressantes avec celles de l'aire indo-européenne et notamment celtique (légende arthurienne).
Bibliographie et liens
- Iaroslav Lebedynsky, Les Nomades : les peuples nomades de la steppe des origines aux invasions mongoles IXe siècle av. J.-C. - XIIIe siècle apr. J.-C., Errance, Paris (2003)
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Sources
- Ammien Marcellin, Histoire de Rome (Res Gestae), en particulier livre XXXI, 2, 31-2 (seconde moitié du IV s.), [http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/Ammien_histXXXI/lecture/2.htm édition électronique et traduction en français] sur le site [http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/ AgoraClass: L'Agora des Classiques] de l'[http://www.ucl.ac.be/ Université catholique de Louvain] en Belgique)
- Constance, Vie de Saint Germain [d'Auxerre] (vers 480)
Catégorie:Peuple de la Rome antique
Catégorie:Peuple indo-aryen
Tisza
La Tisza est une rivière d'Europe centrale, affluent du Danube. Elle naît en Ukraine de la confluence de la Tisza blanche et de la Tisza noire, toutes deux issues du massif des Carpates. Elle trace la frontière entre l'Ukraine et la Roumanie, traverse toute la Hongrie et rejoint le Danube en Serbie-et-Monténégro. Son bassin versant, particulièrement vaste, concerne aussi la Slovaquie.
Son principal affluent est le Mureş (ou Maros).
Le cours hongrois de la Tisza est très peu pentu, mais plusieurs méandres ont été rectifiés. Le débit est irrégulier : on peut généralement traverser le rivière à pied à la fin de l'été mais la fonte des neiges dans les Carpates donne régulièrement des crues de 2000 à 3000 m³/s suivies d'inondations.
Un barrage a créé une retenue de 134 km² au cœur de la Hongrie, offrant à la région de la Grande Plaine (Alföld) une vocation touristique en devenir.
La catastrophe écologique de 2000
Le 30 janvier 2000, une digue cède dans un bassin d'une exploitation d'or de Baia Mare, au nord de la Roumanie, laissant échapper 100 000 m d'eaux boueuses. La forte concentration en cyanure de cette pollution entraîne la destruction quasi totale de la faune et de la flore aquatique dans la Someş puis dans la Tisza. Les effets de ce déversement ont été sensibles jusqu'en mer Noire. La Hongrie a porté plainte contre la société australienne Esmeralda, actionnaire à 51 % de l'entreprise Aurul de Baia Mare.
Liens externes
- [http://www-old.ineris.fr/actualites/download/cyanure.pdf Rapport officiel sur la catastrophe écologique]
- [http://claude.aube.free.fr/transeuropea/pol.htm Un dossier documenté sur la catastrophe]
Catégorie:Cours d'eau du bassin du Danube
Catégorie:Cours d'eau d'Ukraine
Catégorie:Cours d'eau de Roumanie
Catégorie:Cours d'eau de Hongrie
Catégorie:Cours d'eau de Serbie-et-Monténégro
Hunscatégorie:Nomadisme Catégorie:Huns Catégorie:Peuple turco-mongol
Les Huns sont un peuple de cavaliers des steppes.
Point de vue occidental
Les Huns sont un peuple asiatique turco-mongol, de langue turque. C’est le premier peuple mentionné comme tel par les historiens.
Des références à un peuple appelé Xiongnu (Hsiung-nu) existent dans les sources chinoises depuis -1200, faisant allusion aux ancêtres des Huns.
Un groupe appelé Huns européens et mené par Attila est considéré comme étant l’extension occidentale des Huns. L’établissement du premier état hun a été un des premiers aspects bien documentés de ce type de migration à cheval.
Attila
Ces tribus nomades surpassèrent les autres dans la maîtrise du cheval, grâce à leur promptitude et à leur étonnante mobilité, ainsi qu’à la dextérité de leurs cavaliers, entraînés dès leur plus jeune âge. Cette habileté, couplée à l’arc court pouvant être utilisé depuis le dos de la monture, fut un avantage lors des nombreuses batailles que livrèrent les Huns.
Aspects culturels
Les Huns occidentaux sont décrits par les Romains et les Goths comme des hommes trapus, de petite taille, avec une tête large, le cou épais et de larges épaules, le torse bombé et un tronc épais sur des jambes courtes. Leurs traits sont décrits comme mongoloïdes et leur teint brun, avec une absence de barbe. Selon nos connaissances actuelles, 20 à 25% des Huns retrouvés dans les tombes étaient de type mongoloïde, la majorité étant de type européen. Les Huns et les Alains diffusèrent l’usage de la déformation crânienne parmi les Germains orientaux, surtout chez les femmes. Ces derniers abandonneront cette pratique après la défaite des Huns. La langue hunnique, jamais écrite, nous est peu connue. Les noms des rois huns retranscrits approximativement par les Grecs et les Romains témoignent d’une langue turque (liée au protobulgare et au mongol).
Ils pratiquaient l'infanticide des filles et le gérontocide.
Les Huns furent des éleveurs consommant principalement de la viande (en abondance, qu'ils mangent crue et qu’ils font aussi sécher) et des produits laitiers. La chasse avait également une grande importance dans leur économie, notamment la chasse des grands-roi pour l’alimentation de l’armée (cette chasse royale est une sorte grande manœuvre préliminaire à la guerre).
Leur bétail fournissait également le cuir, la laine et les os. Le cuir servait à la fabrication des bottes, du harnachement, du carquois ; la laine à celle du feutre des tentes, des capes et peut-être des tapis.
L’archéologie témoigne de l’arrivée et de la progression des Huns en Europe au . D’importants vestiges hunniques ont été découverts dans plusieurs centres : dans la région de Saratov et celle de Volgograd, sur les deux rives d’un gué important de la Volga ; dans la région centrale du Caucase du Nord ; près de la Caspienne, au Daghestan ; dans la région du bas Dniepr à la Crimée, (Dniepropetrovsk, Zaporojie, Kherson); également sur la presqu’île de Crimée, entre le Boug méridional et le Prout, sur les bords du Dniestr et du Prout en Moldavie et en Roumanie, dans la vallée du Buzăul qui relie les Carpates du sud-est et le coude du Danube en Dobroudja, en Olténie enfin.
Art militaire
Aspect dominant chez les Huns, leur efficacité militaire était due à l’excellence de leurs archers à cheval, à la résistance et au nombre de leurs chevaux, et à leurs qualités de cavaliers, facilitées par l’emploi de selles à arcades hautes. La cavalerie hunnique était opérationnelle été comme hiver. Sa rapidité lui permettait de prendre ses adversaires par surprise. La tactique des Huns consistait à attaquer en groupes de 500 à 1000 cavaliers, convergeant de diverses directions. Ils ouvraient la bataille de loin par des nuées de flèches au tir précis. Quand leur adversaire ripostait, ils s’écartaient, comme s’ils fuyaient, et l’attiraient à proximité d'autres groupes qui les attendaient embusqués. Dans d’autres cas, les troupes de réserve attaquaient le camp ennemi pendant que son armée poursuivait les autres. L’ennemi ainsi désorganisé, les Huns faisaient volte-face, et attaquaient l’adversaire de plusieurs directions en même temps, le massacrant avec leurs longues épées. Les Huns employaient la terreur pour briser toute résistance, par l’incendie et le massacre des populations civiles.
Les Huns utilisaient des arcs asymétriques « reflex » à raidisseurs d’os, des carquois en écorce de bouleau ou en cuir, et différents types de pointes de flèches : pointes en fer à trois ailettes (les plus utilisées), plates losangiques et massives en forme de clous, et celles en os servant pour la chasse.
L’épée longue et relativement mince, à double tranchant et souvent munie d’une garde de fer, était l’arme offensive principale des cavaliers huns avec l’arc et les flèches. Elle était accompagnée d’un coutelas à un seul tranchant, spécifiquement hunnique, et de lances.
Il n’y a pas de trace, écrite ou archéologique, de l’utilisation de boucliers. Des cuirasses à écailles de fer se trouvent déjà dans les tumuli kourganes d’époque hunnique d’Asie centrale de Ketmentöbe-Aktchikarassou; des fragments de cottes de mailles ( à Fiodorovka) et de cuirasse (à Pokrovsk-Voskhod) ont été retrouvés. Le seul casque hunnique oriental connu, de type composite fait de plaque de fer, a été retrouvé dans une tombe de Kichpek.
Point de vue oriental et chinois
Dans les sources chinoises, les plus anciennes références à un peuple appelé Xiongnu (Hsiung-nu), datant du , se retrouvent dans les écrits de la campagne du roi Wuding (武丁) de la dynastie Shang contre la tribu des Gui Fang (鬼方), que l’on considère comme un autre nom des Huns. Ceci est quelque peu confirmé par quelques sources archéologiques vagues mais reste encore à prouver. L’existence de la campagne est prouvée par des inscriptions en bronze mais il n’est pas certain que les Gui Fang étaient les Huns.
Beaucoup d’historiens pensent que les Xiongnu et les Huns étaient le même peuple en raison des similitudes dans la description de leur aspect et de leurs habitudes de vie. D’autres avancent le fait que cet aspect et ces habitudes peuvent également correspondre à d’autres tribus résidant dans les steppes mongoles et ne sont donc pas caractéristiques des Xiongnu ou des Huns. Néanmoins, tous conviennent qu’il existe des ressemblances entre ces deux peuples.
L’Inde et les Huns blancs ou Hephtalites
Voir : Shvetahûna
Conclusion
Aujourd’hui cependant, la majorité de la communauté scientifique (historiens, archéologues et linguistes) estime que les Huns d’Europe, les Huns d’Asie (Xiongnu) et les Huns blancs (Hephtalites) étaient le même peuple en raison des dernières découvertes :
- une lettre en sogdien du raconte l’attaque des Xiongnus contre une caravane dans le Turkestan chinois. Dans cette lettre, les Xiongnus sont nommés par le terme « xwn » ;
- les annales chinoises parlent de l’attaque des Xiongnus contre les Alains. Les historiens romains ont aussi relaté cet évènement, mais dans la version latine ce sont les Huns qui détruisent le royaume alain ;
- les archéologues ont découvert des pièces de monnaies dans les tombeaux hunniques de l’Europe centrale. Ces pièces, d’origine sassanide, sogdienne, kouchane et indienne, témoignent en faveur du fait que les Huns blancs qui combattaient en Asie centrale étaient les mêmes que les Huns d’Europe.
Les auteurs byzantins (comme par exemple Procope au ) rapportent que les Hephtalites ne ressemblaient pas aux Huns d’Attila (). Cela pourrait être dû au fait que les premiers étaient hindouistes et les derniers de religion chamanique.
Chronologie
- 73-91 : guerre des Huns en Chine.
- 316 : les Hsiung-nu envahissent le nord de la Chine.
- 350 : les Huns envahissent la Perse et l’Inde.
- 352-354 : guerre des Huns contre les Alains.
- 357 : les Alains rallient l’armée des Huns en Asie occidentale.
- 371 : l’empire des Ostrogoths est aux mains des Huns.
- 375 : forte poussée des Huns qui détruisent le royaume ostrogoth en Russie du Sud.
- 376 : les Wisigoths qui occupent une partie de la Dacie depuis 150 ans, demandent aux Romains sous la pression des Huns, l’autorisation de traverser le bas Danube. La permission est accordée.
- 378 : invasion de la Thrace, avec de nombreux autres peuples (dont les Taifales)
- 410 : naissance d’Attila, roi des Huns.
- 422 : l’empereur Théodose II accepte de payer un tribut aux Huns en échange de la paix.
- 423 : 40 000 Huns sont incorporés comme mercenaires dans l’armée romaine.
- 423 : Rome cède aux Huns la province de Savie.
- 430 : les Huns hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 430 : Byzance paie un tribut annuel de 113 kg d’or aux Huns.
- 434 : début du règne d’Attila, roi des Huns (fin en 453).
- 434 : Ruga partage l’empire des Huns entre ses deux neveux Attila et son frère Bleda avant de mourrir.
- 434 : les Huns doublent le tribut de Rome (226 kg d’or).
- 434 : les armées de Théodose II sont défaites par les Huns en Thrace.
- 436 : les Burgondes sont battus à Worms par les Huns mercenaires de l’empire romain.
- 441 : Attila écarte son frère Bléda et devient le seul monarque des Hun | | |