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Cette page concerne l'année 408 du calendrier julien.
Événements
- Début du règne de Théodose II le Jeune, empereur byzantin. >450. En réalité du fait du jeune âge de l'empereur c'est le préfet du prétoire Anthémius qui exerce le pouvoir. >414. Son long règne sera marqué par l’influence de sa sœur Pulchérie et de sa femme Eudoxie. Sa minorité est troublée par les rivalités opposant les chefs mercenaires, les querelles religieuses et le réveil des nationalités (Égypte et Syrie). Byzance demeure néanmoins en dehors des migrations.
- Les Huns d'Uldin attaquent l’Empire d’Orient. Ils occupent et incendient les contre-fortins romains orientaux de la rive nord du bas Danube, de l’embouchure de l’Olt jusqu’à la Porte de Fer (mai-juin). Puis ils traversent le bas Danube et commencent une guerre pour la possession de Castra Martis (Kula, Bulgarie) que les auxiliaires skires occupent par la ruse. Les Romains tentent de négocier, mais Uldin réclame un tribut annuel en or trop important pour se retirer. Finalement, les Romains orientaux chassent les Skires de Castras Martis puis rejettent Uldin au nord du Danube (409).
- Théodose II empereur d'Orient restaure l'administration et rédige son Code.
- Avec l'empereur Honorius, l'aristocratie et les troupes romaines contre lui, Stilicon est arrêté et exécuté.
- Stilicon achète le départ des Wisigoths d’Alaric d’Italie pour 4000 livres d’or et les envoie contre Arcadius en Orient. A la mort d’Arcadius en mai, la rumeur se répand que Stilicon veut faire de son fils, Eucherius, un empereur. Il se fait assassiner à Ravenne sur ordre de son gendre, Honorius (24 août). Le pouvoir tombe entre les mains des favoris de l’empereur, Olympius, Jovius, Eusèbe, Allobichius. Alaric reprend le chemin de l’Italie. Il pille Aquilée et Crémone, puis marche sur Rome (octobre).
- Les troupes romaines massacrent stupidement les familles des mercenaires barbares qui avaient rejoint l'armée d'Alaric Ier.
- Constantin III déplace la capitale de la Gaule de Trèves à Arles et étend son autorité sur l'Espagne.
Naissances
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- : Arcadius, premier empereur byzantin.
- 24 août : Stilicon, assassiné.
- Claudien poète païen né à Alexandrie en 365, assassiné peut être en même temps que Stilicon, son protecteur.
Années 380
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
Années 390
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Catégorie:Décennie
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Événements
Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Années 420
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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403 ko:403년
Catégorie:403
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Cette page concerne l'année 403 du calendrier julien.
Événements
- L’impératrice d’Orient Eudoxie, blâmée pour adultère par le patriarche de Constantinople saint Jean Chrysostome, le fait exiler (conciliabule du Chêne).
Naissances
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Catégorie:405
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Cette page concerne l'année 405 du calendrier julien.
Événements
- Première mention des Khitan par les chroniques chinoises en 405-406. Ils nomadisent sur les bords du Kara-muren, et font partie de la confédération Donghu (Tong-hou).
- Niall des Neuf Otages, premier roi d’Irlande.
- Les Huns parviennent en Pannonie.
- Stilicon, nommé consul, est chargé de défendre l’Italie envahie par une armée de Germains (Burgondes, Suèves, Vandales), de Slaves (Alains) et de Celtes conduits par le chef germain Radagaise. Florence est assiégée (405-406). Stilicon doit demander l’aide du chef hun Uldin, lui promettant argent et butin.
- Stilicon dispose de seulement 30 000 hommes pour battre Radagaise. Pour sauver l’Italie, il a dû dégarnir les provinces, ce qui entraînera l’évacuation de la Bretagne (410) et l’affaiblissement de la frontière rhénane, qui rendra possible la ruée de 406.
- Saint Jérôme achève la traduction de la Bible en latin (Vulgate).
- En Afrique, Augustin parvient à faire admettre que le donatisme est une hérésie.
- Invention de l’alphabet arménien par le moine Saint Mesrob Machtots. Auparavant, les Arméniens utilisaient le grec comme langue littéraire et le persan comme langue administrative. Le premier ouvrage original écrit en arménien est la vie de Mesrob Machtots.
Naissances
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Décès
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Catégorie:407
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Cette page concerne l'année 407 du calendrier julien.
Événements
- Invasion générale de la Gaule par les Germains : Vandales, Alains, Suèves.
- L'usurpateur Constantin III quitte la Grande Bretagne où il a été déclaré empereur par l'armée et se propose de libérer la Gaule des Barbares.
- Il débarque à Boulogne et colmate la frontière avec l’aide des Francs fédérés. Vandales et Suèves sont bloqués dans l’Empire. Les Alamans prennent pied dans le Palatinat et en Alsace, puis en Franche-Comté et en Suisse alémanique.
- Marcus puis Marcianus, se font proclamer empereur par leurs troupes en Bretagne, puis tombent successivement sous les coups de leurs propres soldats.
- Le préfet des Gaules (Espagne, Gaule, Bretagne) quitte Trèves pour Arles à la suite des invasions de Vandales, Suèves, Burgondes et Alains.
- Prise de Bordeaux par les Vandales.
Naissances
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- Saint Jean Chrysostome, docteur de l’Eglise en exil ( né en 344 ou 354).
- Saint Nicaise, évêque de Reims, est massacré par les Vandales sur le parvis de sa cathédrale.
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catégorie:409
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Cette page concerne l'année 409 du calendrier julien.
Événements
- Règne en Chine du Nord de Mingyandi, de son nom personnel Tuoba Si (T'o-Pa Sseu), roi des Tabghatch (fin en 423).
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- Les envahisseurs Vandales, Alains et Suèves se partagent l'Espagne en tirant au sort. Les Vandales obtiennent l'Andalousie, les Suèves la Galice et les Alains la Lusitanie.
- Alaric, rejoint par son beau-frère Athaulf avec les forces gothiques du nord de la Pannonie, rompt les négociations de Rimini avec Honorius et investit les magasins à grains du Portus près de Rome. Il fait proclamer empereur le sénateur Priscus Attalus qui le hausse au grade de Magister utriusque militiae praesentialis (maître de la milice). Alaric installe ses cantonnements en Etrurie, trahit Attalus pour se rapprocher d’Honorius, lui demandant un établissement en Norique pour son peuple. Honorius refuse.
- Les Romains quittent la Pannonie, en Europe centrale.
- Emeute à Constantinople.
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Décès
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411 ko:411년
Catégorie:411
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Cette page concerne l'année 411 du calendrier julien.
Événements
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- L'usurpateur Constantin III est assiégé à Arles par des troupes loyales à l'empereur Honorius.
- Les Alains fondent leur royaume au Portugal.
- Les Suèves fondent leur royaume en Espagne.
- Touchés par la famine, les Barbares négocient leur installation comme fédérés avec Honorius : royaume des Suèves en Galice et au nord du Tage avec Braga pour capitale (411-585), des Vandales Silingues au Nord du Douro, des Alains dans le centre de l’Espagne, des Vandales Asdingues en Andalousie (409-429).
- Concile de Carthage en 411 ou 412.
- Condamnation du Pélagianisme et du Donatisme par Augustin. Il reste alors deux cent soixante-dix-neuf évêques donatistes. Ceux qui résistent sont pourchassés impitoyablement. La répression est féroce, et en 413, l’Eglise latine triomphe.
- L'évêque Cyrille d'Alexandrie voit en la philosophie une hérésie.
Naissances
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413
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Cette page concerne l'année 413 du calendrier julien.
Événements
Europe
- Le préfet du prétoire Anthémius termine les fortifications de Constantinople, connues sous le nom de Mur Théodosien.
- Jovin, usurpateur en Gaule, est tué.
- Règne de Gondicaire, roi des Burgondes (fin en 436)
- Les Burgondes, vaincus après avoir soutenus un usurpateur romain malheureux, s’installent entre Rhin et Alpes (Royaume de Worms).
- Les Burgondes semblent compter 25 000 âmes dont 5000 guerriers.
- Athaulf, roi des Wisigoths tente en vain de prendre Marseille.
- Saint Jean Cassien, moine à Bethléem puis en Égypte et à Constantinople fonde l’abbaye Saint-Victor de Marseille.
Afrique du Nord
- Saint Augustin justifie la persécution des hérétiques.
Asie
- Changsu Wang, fils de Kwanggaet'o Wang le Grand monte sur le trône du royaume de Koguryŏ (Corée) (roi jusqu'en 491)
- Au Japon, les Wa versent un tribut à la dynastie chinoise des Jin orientaux. Cinq autres « rois des Wo » seront enregistrés par les archivistes chinois. Des Japonais iront jusqu’à Nankin apporter une pétition à la dynastie des Liu-Song (420-479) pour faire reconnaître leurs pouvoirs et légitimer leur droits en Corée.
Naissances
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Décès
- Kumarajiva, traducteur indien.
- Kwanggaet'o Wang, roi de Koguryŏ (Corée).
Catégorie:413
ja:413年
ko:413년
Calendrier julienCalendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes.
Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel.
Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.
Compte des années
Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.
- Dioclétien a institué lanno Diocletiani, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.
- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).
Évolution historique
Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain.
Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans.
Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an.
Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier.
Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.
En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C..
L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février.
Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis.
De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:
Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (30 jours)
# October (31 jours)
# November (30 jours)
# December (30 jours)
La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour.
Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).
Les douze mois du calendrier julien
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (31 jours)
# October (30 jours)
# November (31 jours)
# December (30 jours)
La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui.
Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.
Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII
Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire.
Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.
Coexistence des calendrier julien et grégorien
Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date.
La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).
Voir aussi
Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février
Liens externes
- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Julien
Catégorie:Rome antique
als:Julianischer Kalender
ko:율리우스력
ja:ユリウス暦
zh-cn:儒略历
Empereur byzantinVoici la liste des empereurs byzantins, ou empereurs romains d'orient. À partir du règne d'Héraclius, les empereurs byzantins portent le titre de basileus.
Appellation des empereurs
La question de l'appellation moderne des empereurs d'orient est compliquée par la difficulté à déterminer exactement quand l'Empire romain finit et quand l'Empire byzantin commence. Le partage de l'Empire romain a commencé au cours du , mais ces divisions avaient toutes été temporaires, le système de la Tétrarchie, créé par Dioclétien en 284 pour des raisons pratiques, n'avait pas résisté à l'ambition des Césars.
Ainsi, il n'existe pas de fondateur de l'Empire byzantin, et donc pas de premier empereur byzantin. Quelques règnes marquent des césures et peuvent servir de points de repère :
- Constantin I fonde Constantinople officiellement en 330 et dote ainsi l'empire romain d'une seconde capitale ;
- Théodose I est le dernier empereur à régner sur un empire romain unifié. La bataille d'Andrinople où meurt son prédécesseur Valens en 378 marque l'avènement de la cavalerie, avènement militaire de l'époque médiévale ;
- Arcadius, fils aîné de Théodose et qui lui succède en 395, est le premier empereur d'Orient après la partition définitive de l'empire ;
- Zénon I est parfois considéré comme le dernier empereur romain d'Orient et le premier empereur byzantin, car sous son règne est déposé le dernier empereur d'Occident Romulus Augustule en 476.
- Justinien I est généralement considéré comme le dernier empereur romain en raison de sa vision de l'empire qui place l'Italie au cœur de la politique de conquête, mais aussi de sa culture essentiellement latine ;
- Héraclius fait du grec la langue officielle de l'empire ; en fait, le grec n'avait jamais cessé d'être la langue véhiculaire de la moitié orientale de l'empire romain depuis ses origines, au . Il abandonne le titre latin dImperator pour prendre le titre grec de Basileus.
Les Byzantins considéraient que lorbis romain était unique et indivisible, aussi l'Empire continuait-il en Orient, sans rupture. Jusqu'à la chute de Constantinople en 1453, les historiens désignent donc toujours leur camp comme celui des Romains (et non des Grecs ou des Byzantins). De fait, durant tout le Moyen Âge, l'évocation de l'empire romain est directement rattachée à Constantinople et garde un prestige immense, tant en occident qu'en orient, qui a conduit de nombreux rois barbares à être revêtus des insignes consulaires. Toutefois, après le sacre de Charlemagne en 800 et la reconnaissance de son titre de basileus, seuls les empereurs byzantins s'accordent le titre de Basileus des Romains, l'orbis romain demeurant indivisible.
Frise chronologique
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- 364-378 : Valens (328 † 378)
- 379-395 : Théodose I le Grand (346 † 395)
- 395-408 : Arcadius (377 † 408)
- 408-450 : Théodose II (401 † 450)
- 450-457 : Marcien (392 † 457)
- 457-474 : Léon I le Grand (401 † 474)
- 474-474 : Léon II (467 † 474)
- 474-491 : Zénon I Tarasius (425 † 491)
- 475-476 : Basiliscus (empereur rival) ( † 476)
- 491-518 : Anastase I (430 † 518)
Dynastie justinienne
- 518-527 : Justin I le Grand (450 † 527)
- 527-565 : Justinien I le Grand (483 † 565)
- 565-578 : Justin II (520 † 578)
- 578-582 : Tibère II Constantin (540 † 582)
- 582-602 : Maurice I Tiberius (539 † 602)
- 602-610 : Phocas le Tyran ( † 610)
Dynastie des Héraclides
- 610-641 : Héraclius (575 † 641)
- 641-641 : Constantin III Heraclius (612 † 641)
- 641-641 : Heraclonas Constantine (626 † 641)
- 641-668 : Constant II Heraclius Pogonatus (630 † 668)
- 668-685 : Constantin IV (649 † 685)
- 685-695 : Justinien II Rhinotmetus (668 † 711)
- 695-698 : Léonce II
- 698-705 : Tibère III Apsimar
- 705-711 : Justinien II Rhinotmetus, restauré (668 † 711)
- 711-713 : Philippicos Bardanes
- 713-715 : Anastase II ( † 721)
- 715-717 : Théodose III
Dynastie isaurienne
- 717-741 : Léon III l'Isaurien (675 † 741)
- 741-775 : Constantin V Copronyme (718 † 775)
- 741-743 : Artabasde empereur rival
- 775-780 : Léon IV le Khazar (750 † 780)
- 780-797 : Constantin VI l'Aveugle (771 † 797)
- 797-802 : Irène l'Athénienne (755 † 803)
- 802-811 : Nicéphore I le général Logothète
- 811-811 : Staurakios
- 811-813 : Michel I Rhangabe
- 813-820 : Léon V l'Arménien (775 † 820)
- 820-829 : Michel II l'Amorien (770 † 829)
- 829-842 : Théophile (813 † 842)
- 842-867 : Michel III l'Ivrogne (840 † 867)
- 867-886 : Basile I le Macédonien (Βασίλειος Α') (811 † 886)
- 869-879 : Constantin (855 † 879), associé, fils de Basile I
- 870-886 : Léon VI (866 † 912), associé, fils de Basile I
- 879-886 : Alexandre III, associé, fils de Basile I
- 886-912 : Léon VI le Sage (Λέων ΣΤ' ο Σοφός) (866 † 912)
- 886-912 : Alexandre III, associé
- 912-913 : Alexandre III (Αλέξανδρος Γ' του Βυζαντίου) (870 † 913)
- 913-919 : Constantin VII Porphyrogénète (né dans la pourpre) (Κωνσταντίνος Ζ' ο Πορφυρογέννητος) (905 † 959), fils de Léon VI
- 919-944 : Romain I Lécapène (Ρωμανός Α' ο Λεκαπηνός), associé (870 † 948), beau-père de Constantin VII
- 919-945 : Constantin VII, associé
- 921-931 : Christophe Lécapène, associé († 931), fils de Romain I
- 924-945 : Etienne Lécapène, associé (910 † 963), fils de Romain I
- 924-945 : Constantin Lécapène, associé (912 † 946), fils de Romain I
- 945-959 : Constantin VII, de nouveau
- 959-963 : Romain II Porphyrogénète (939 † 963), fils de Constantin VII
- 963-969 : Nicéphore II Phocas (912 † 969), second époux de Théophanon, veuve de Romain II
- 969-976 : Jean I Tzimiskès (925 † 976), beau-frère de Romain II
- 970-1025 : Basile II, associé, fils de Romain II
- 970-1025 : Constantin VIII, associé, fils de Romain II
- 976-1025 : Basile II Bulgaroctone (958 † 1025)
- 976-1025 : Constantin VIII, associé, frère du précédent
- 1025-1028 : Constantin VIII Porphyrogénète (960 † 1028)
- 1028-1050 : Zoé Porphyrogénète (978 † 1050), fille du précédent
- 1028-1034 : Romain III Argyre (968 † 1034), premier mari de Zoé
- 1034-1041 : Michel IV le Paphlagonien (1010 † 1041), second mari de Zoé
- 1041-1042 : Michel V le Calfat (1015 † 1042), neveu de Michel IV
- 1042-1050 : Constantin IX Monomaque, troisième mari de Zoé
- 1050-1054 : Constantin IX Monomaque (1000 † 1054)
- 1054-1056 : Théodora Porphyrogénète (980 † 1056), fille de Constantin VIII
- 1056-1057 : Michel VI Stratiotique, fils adoptif de la précédente
- 1057-1059 : Isaac I Comnène (1007 † 1061)
Dynastie des Doukas
- 1059-1067 : Constantin X Doukas (1006 † 1067)
- 1067-1078 : Michel VII Doukas (1050 † 1090)
- :associé avec :
- 1067-1071 : Romain IV Diogène (1032 † 1072), marié à Eudoxie, veuve de Constantin X
- 1067-1078 : Andronic Doukas (1057 † 1081), fils de Constantin X
- 1071-1078 : Constantin Doukas (1060 † 1081), fils de Constantin X
- 1074-1078 : Constantin Doukas ( † 1087), fils de Michel VII
- 1078-1081 : Nicéphore III Botaniate (1001 † 1081), marié à Marie d'Alanie, veuve de Michel VII
- 1081-1118 : Alexis I Comnène (1057 † 1118), neveu d'Isaac Ier
- 1081-1087 : Constantin Doukas ( † 1087), empereur associéfils de Michel VII
- 1118-1143 : Jean II Comnène (1088 † 1143), fils du précédent
- 1143-1180 : Manuel I Comnène (1118 † 1180), fils du précédent
- 1180-1183 : Alexis II Comnène (1169 † 1183), fils du précédent
- 1183-1185 : Andronic Ier Comnène (1118 † 1185), cousin du précédent, petit-fils d'Alexis Ier
Dynastie des Ange
- 1185-1195 : Isaac II Ange (1156 † 1204), arrière petit-fils d'Alexis Ier Comnène
- 1195-1203 : Alexis III Ange (1153 † 1211), frère du précédent
- 1203-1204 : Alexis IV Ange (1182 † 1204), fils d'Isaac II
- 1204-1204 : Isaac II Ange, restauré
- 1204-1204 : Alexis V Doukas Murzuphle (aux sourcils touffus) (1140 † 1204), gendre d'Alexis III
Dynastie des Lascaris (empereurs à Nicée)
- 1204-1222 : Théodore I Lascaris (1174 † 1222), gendre d'Alexis III
- 1222-1254 : Jean III Doukas Vatatzès (1192 † 1254), gendre du précédent
- 1254-1258 : Théodore II Lascaris (1221 † 1258), fils du précédent
- 1258-1261 : Jean IV Lascaris (1250 † 1305), fils du précédent
Dynastie Paléologue (restaurée à Constantinople)
- 1259-1282 : Michel VIII Paléologue (1224 † 1282)
- 1282-1328 : Andronic II Paléologue (1258 † 1332), fils du précédent
- 1295-1320 : Michel IX Paléologue, co-empereur (1224 † 1282), fils du précédent
- 1328-1341 : Andronic III Paléologue (1297 † 1341), fils de Michel IX
- 1341-1376 : Jean V Paléologue (1332 † 1391), fils du précédent
- 1347-1354 : Jean VI Cantacuzène, co-empereur (1295 † 1383), beau-père du précédent
- 1353-1357 : Mathieu Cantacuzène, co-empereur (1323 † 1391), fils de Jean VI
- 1376-1379 : Andronic IV Paléologue (1348 † 1385), fils de Jean V
- 1379-1391 : Jean V Paléologue, restauré
- 1390-1390 : Jean VII Paléologue, empereur rival (1370 † 1408), fils d'Andronic IV
- 1391-1425 : Manuel II Paléologue (1350 † 1425), fils de Jean V
- 1398-1402 : Jean VII Paléologue, co-empereur (1370 † 1408), de nouveau
- 1425-1448 : Jean VIII Paléologue (1392 † 1448), fils de Manuel II
- 1449-1453 : Constantin XI Paléologue (1405 † 1453), frère du précédent
Voir aussi
- Morts violentes et évictions des empereurs byzantins
- Le surnom de Porphyrogénète fut attribué à certains empereurs
Byzance
Catégorie:Histoire de la Rome antique
Empereur byzantin
ms:Daftar Maharaja Byzantine
AnthémiusProcopius Anthemius (420 - 11 juillet 472) était un empereur romain d'Occident du 12 avril 467 au 11 juillet 472. C'est l'un des « empereurs d'ombre » du , il était certainement le dernier ayant les capacités nécessaires pour ce poste. Anthemius essaya de résoudre les deux défis militaires principaux, faisant face aux restes de l'Empire romain d'Occident : l'expension des Wisigoths d'Euric, dont le domaine s'étend de part et d'autre des Pyrénées; et les Vandales de Genséric, qui contrôlent l'Afrique du Nord.
Anthémius est d’une famille illustre : il descendrait de Procope, cousin de l’empereur Julien. Plus sûrement, son grand-père fut préfet du prétoire entre 408 et 414 et son père général sous Théodose II, et Anthémius a épousé Aelia Marcia Euphemia, fille de l’empereur d’Orient Marcien.
Anthémius est général de l’empereur d’Orient Léon Ier et mène campagne en 466-467 en Pannonie contre les Ostrogoths. A cette date, la place d’empereur d’Occident était vacante, et l’Italie dirigée par le patrice Ricimer en lutte contre les Vandales. Léon Ier profita des circonstances pour tenta de récupérer l’Italie en accordant le titre de César à Anthémius, qui dirigea son armée vers l’Italie.
A son passage, le gouverneur de Dalmatie Marcellinus, devenu quasi indépendant de Ravenne, lui fit allégeance. A son arrivée en Italie, Anthémius est acclamé empereur par ses troupes le 12 avril 467 et s’allie avec Ricimer en lui donnant sa fille Alypia en mariage.
Anthemius reçu également en Gaule l'appui de Riothamus et de son armée de Bretons dans une alliance contre Euric. Cependant, Euric pu vaincre non seulement l'armée de Riothamus et les forces romaines dans le Berry, mais aussi annexer des villes gauloises qui étaient restées romaines.
En 468, une campagne contre les Vandales de Genséric est entamée coordonnant une flotte venue d’Orient dirigée par Basiliscus et les troupes d’Occident. La campagne contre Genséric se termina en fiasco (cf. Genséric pour le détail de cette guerre), le général Marcellinus fut assassiné en Sicile.
En 470, à la suite de toutes ces malchances, Anthemius tomba gravement malade.
A ces échecs, s’ajoutent les conflits de tempérament entre le colérique Anthémius, traité de « sale grec » et l’ambitieux Ricimer, traité de « Gète vêtu de fourrure », ainsi que l’impopularité d’Anthémius auprès des milieux romains, qui l’accusaient de sympathie païenne.
Le chef de l'armée, Ricimer, perdit patience, appelant 6000 hommes qui avaient été enrôlés pour la guerre contre les Vandales, et commença une opposition armée à partir de Milan contre Anthemius qui se trouvait à Rome. Ricimer proclama un empereur concurrent Olybrius. Ce conflit finit cinq mois plus tard par la conquête de Rome par Ricimer en juillet 472 après deux mois de siège, la capture d'Anthemius déguisé en mendiant, puis son exécution.
Les sources sur la vie d'Anthemius sont plus riches que pour la plupart des empereurs occidentaux du Ve siècle, en partie en raison de son origine de Constantinople, où la tradition des histoires de cour a été maintenue vivante, et en partie en raison des détails qui peuvent être extraits à partir d'un panégyrique fait le 1er janvier 468 par le poète Gallo-Romain Sidoine Apollinaire et parvenu jusqu'à nous.
liens externes
- [http://www.roman-emperors.org/anthemiu.htm De Imperatoribus Romanis: ] Anthemius, Ralph W. Mathisen (université de la Caroline du Sud)
PulchériePulchérie (sainte) (Aelia Puchéria)
Impératrice d'Orient née à Constantinople le 19 janvier 399, Pulchérie est la fille d'Arcadius et d'Eudoxie et la sœur de Théodose II. Elle a deux ans de plus que son frère, et en 414 est nommée Augusta et tutrice de Théodose II pour remplacer le patrice et préfet du prétoire Anthémius qui gouvernait depuis la mort d'Arcadius (408).
D'un caractère profondément dévot, Pulchérie fait régner à la cour une ferveur quasi-monacale et profitant du caractère faible de son frère assume l'essentiel du pouvoir. Proche de l'orthodoxie et hostile au monophysisme elle fait condamner Nestorius. En 421 elle arrange le mariage de Théodose avec la fille d'un rhéteur d'Athènes, prénommée elle aussi Eudoxie. Son influence décline alors rapidement jusqu'en 433 lorsque l'exil d'Eudoxie, sur des accusations mensongères d'adultère, lui permet de reprendre toute sa place à la cour même si son frère est en fait sous l'influence des eunuques impériaux en particulier de Chrysaphius.
À la mort accidentelle de Théodose, d'une chute de cheval, Pulchérie monte sur le trône sans rencontrer d'opposition et épouse, afin d'avoir un appui militaire, un vieil officier thrace appelé Marcien qui règne avec elle. Pulchérie meurt le 11 novembre 453. Elle est, avec son mari, canonisée par l'Église grecque.
----
Pulchérie est le titre d'une des dernières tragédies de Pierre Corneille.
Catégorie:Personnalité politique de la Rome antique
Catégorie:Personnalité byzantine
Catégorie:Personnalité féminine
Pulchérie
Pulchérie
Eudoxie
Eudoxie (Eudoxia Aelia)
Impératrice d'Orient par son mariage avec l'empereur Arcadius en 395 elle est la fille d'un général franc de Théodose Ier, Bauto. Princesse ambitieuse, elle scandalise les chrétiens par son luxe et son amour du faste. Elle en est d'ailleurs blâmée par le patriarche de Constantinople Jean Chrysostome. Pour se venger elle le fait exiler deux fois malgré son influence sur Arcadius.
Elle est la mère de 4 enfants dont Théodose II et Pulchérie. Elle meurt le 6 octobre 404, soit quatre ans avant son époux, des suites d'une fausse couche.
Eudoxie (Eudoxia Aelia)
Fille du rhéteur athénien nommé Léontias, elle devint impératrice d'Orient par son mariage avec l'empereur Théodose II en 421. Son nom véritable était Athénaïs, mais elle prit celui dEudoxia Aelia lors de sa conversion au christianisme.
Elle exerça un pouvoir considérable jusqu'en 433. À cette date elle est faussement accusée d'infidélité et se retire à Jérusalem. Privée par Théodose II de ses attributions d'Augusta, elle consacre la fin de sa vie à la méditation religieuse et à des œuvres de piété jusqu'à son décès en 460.
Elle laisse quelques écrits : un poème en l'honneur de Théodose pour sa victoire sur les Perses, trois livres sur le martyre de Cyprien, un éloge d'Antioche, un discours prononcé dans cette ville, une paraphrase de l'Octateuque et des prophètes Zacharie et Daniel, le complément des Centons homériques de Patricius.
Catégorie:Personnalité de la Rome antique
Catégorie:Personnalité byzantine
Syrie
|-
| Langue officielle || Arabe
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| Capitale || Damas
|-----
| Président || Bachar el-Assad
|-----
| Superficie - Totale - % eau
| Classé 86 185 180 km² 0.06%
|-----
| Population - Totale (2002) - Densité
| Classé 55 17 585 540 habitants 93 hab./km²
|-----
| Indépendance - Déclarée - Reconnue
| Événement 1944 17 avril 1946
|-----
| Monnaie || Livre syrienne
|-----
| Fuseau horaire
| UTC +2 (hiver) UTC +3 (été)
|-----
| Hymne national || Homat el Diyar
|-----
| Domaine Internet || .sy
|-----
| Indicatif téléphonique
| 963
|{{{{{{{{{{wikitravel|la Syrie|Syrie{ar{Pays d'Asie{Ligue arabe
Byzance
Byzance (en grec ancien Βυζάντιον / Byzántion, en latin Byzantium) est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l’entrée du Bosphore sur une partie de l’actuelle Istanbul. La cité sera reconstruite par Constantin et, renommée Constantinople en 330 ap. J.-C., elle deviendra la capitale de l’empire romain, puis de l’empire romain d'Orient. Le nom « Byzance » continuera a être utilisé tout au long de l’existence de l’empire byzantin et même au-delà.
Fondation de la ville
L’origine de Byzance se perd dans la nuit des temps, et l’on ne trouve rien de précis dans les auteurs sur l’époque de sa fondation ; la plupart l’attribuent à Byzas qui, selon Étienne de Byzance, était fils de Croessa, fille d’Io et de Poséidon. Quoique l’existence de Byzas soit attestée sur des médailles, on ne sait rien de certain sur l’époque à laquelle il vivait. On pense que la ville était une colonie mégarienne. Eusèbe de Césarée donne pour date à la fondation de la ville « la troisième année de la trentième olympiade », ce qui donnerait 667 av. J.-C. Diodore mentionne la ville dans sa Bibliothèque historique (IV, 69) :
« Arrivés au détroit de la mer du Pont, les Argonautes mirent pied à terre dans un pays dont Byzas était alors roi, et qui a laissé son nom à la ville de Byzance. »
Velleius Paterculus (II, 15) attribue la fondation de la ville aux Milésiens et Ammien Marcellin (XXI, 8) aux habitants de l’Attique. Ces deux dernières explications ne sont plus acceptées.
Période grecque
Byzance produisait des grains et des fruits en quantité. Selon Polybe, la Grèce en retirait du cuir, des esclaves, du miel, de la cire et des salaisons, et lui donnait en échange de l’huile et du vin. Malgré cette prospérité, il fait un triste tableau des extrémités auxquelles la ville était souvent réduite. Entourée de peuplades ennemies de la Thrace, elle était sans cesse exposée à leurs incursions, et voyait son territoire ravagée et les produits de son sol détruits ou pillés par les barbares. Quoique située au milieu des barbares, Byzance était considérée comme ville grecque, d’après son origine et ses mœurs. C’était une des ville helléniques de l’Hellespont. Son heureuse situation à l’entrée du Bosphore, dont elle était la clé, faisait d’elle l’entrepôt général du monde connu, et un poste militaire important ; de sorte qu’Athènes et Sparte se disputaient sans cesse son alliance, et que les princes qui voulurent abattre ces puissances et exercer une influence sur la Grèce cherchèrent à s’assurer sa possession. C’est ce qui explique comment Byzance, dont l’histoire particulière est aussi peu connue que les autres petits États de la Grèce, a cependant joué un grand rôle politique dans les événements les plus signalés de l’histoire grecque.
Les Ioniens, vassaux du roi de Perse Darius, prennent la ville en 504. Elle est prise à nouveau par Otane, un des généraux de Darius. Pausanias s’empare de la ville après le siège de Sestos en 477. Dans la révolte de Samos en 439, Byzance suit le destin de cette ville, qui, révoltée contre les Athéniens, dont elle était tributaire, retombe en leur pouvoir après un siège opiniâtre de neuf mois.
Pendant la guerre du Péloponnèse, Byzance, en proie aux deux factions qui soutenaient les intérêts de Sparte et d’Athènes, soumise avec les autres villes de l’Hellespont, à l’influence de ces deux puissances tour à tour victorieuses. D’abord, elle est subjuguée par les succès de Sparte, puis prise par Alcibiade en 408. Enfin, après la bataille d’Aigos-Potamos et la prise d’Athènes, qui mirtent fin à la guerre du Péloponnèse, elle est forcée par Lysandre de renvoyer la garnison athénienne, et de recevoir, comme toutes les villes de la Grèce, un commandant lacédémonien ou harmoste, investi à la fois de l’autorité civile et militaire.
Cléandre était harmoste à Byzance, lorsque les Dix Mille qui s’étaient engagés au service de Cyrus le Jeune contre son frère Artaxerxès, ayant traversé, après mille dangers, une partie de l’Asie sous la conduite de Xénophon, arrivèrent sur les côtes de la Bithynie en face de Byzance. Anaxibius, commandant de la flotte lacédémonienne, à la sollicitation d’Artaxerxès, avait engagé les Grecs à passer le détroit, leur promettant la paye qui leur était due et des vivres lorsqu’ils seraient à Byzance ; mais à leur approche, il fit fermer les portes de la ville. Irrités de cette perfidie, les Grecs brisèrent les portes et entrèrent dans la ville : seul Xénophon la sauva du pillage et il résista à ceux qui le pressaient de prendre possession de Byzance et de ses richesses.
Liguée avec Rhodes et Chio, Byzance s’était affranchie du joug despotique d’Athènes en 364. Après une période de la guerre sociale où Charès essaya de la faire rentrer dans le rang (357), Athènes est forcée de reconnaître son indépendance en 355. Peu de temps après éclata la troisième Guerre sacrée. Philippe, roi de Macédoine, voulant arriver au commandement suprême de tous les États de Grèce, essaya de s’emparer de Byzance en 340 ; mais après un long siège, il fut forcé par le général athénien Phocion à battre en retraite l’année suivante.
En 279, une troupe gauloise, ayant pénétré jusqu’en Thrace sous la conduite de Comontorius, vint s’établir dans les environs de Byzance et réduisit ses habitants aux dernières extrémités. Pour racheter leurs terres des ravages dont les menaçaient les barbares, ils durent leur payer près de dix mille pièces d’or ; puis enfin un tribut de 80 talents par an, jusqu’à l’époque où les Gaulois furent exterminés par les Thraces. Pour subvenir à ces charges, les Byzantins avaient imaginé de percevoir un droit sur la navigation du Bosphore, ce qui les mena à une guerre contre les Rhodiens consignée par Polybe.
Période romaine
Byzance subit, comme toute la Grèce, la tutelle de Rome ; mais elle conserva toute sa splendeur et devint même encore plus florissante jusqu’en 194 ap. J.-C. À cette époque, les Byzantins ayant pris parti de Pescennius Niger contre Septime Sévère, ce dernier vint les assiéger. Après un long siège, mémorable par l’habileté et l’opiniâtreté de l’attaque, et surtout de la défense, les Byzantins se rendirent. Le vainqueur, irrité, fit massacrer la garnison et les magistrats, démantela la ville, la dépouilla de tous ses privilèges et la laissa à l’état de simple bourgade, la soumettant, avec tous ses territoires, à la ville de Périnthe, sa métropole jusqu’à Constantin.
Sévère laissa Byzance dans un tel état de ruine et de désolation, que selon Dion Cassius, historien contemporain qui la visita à cette époque, on aurait pu penser qu’elle avait été prise non par les Romains, mais par les barbares. Cependant, peu de temps après, l’empereur, sur la demande de son fils Caracalla, adoucit la punition de Byzance : il en fit rebâtir une grande partie, l’embellit même de nouveaux monuments et la renomma Antoninia, du surnom d’Antoninius pris par Caracalla. Mais il ne rétablit pas Byzance dans ses privilèges et elle demeura ainsi jusqu’à ce que Constantin y transporta le siège de l’Empire. Ce dernier refonda la ville et l’agrandit. Il lui donna le nom de Constantinople ou Nova Roma.
Source
- Ange de Saint-Priest, Encyclopédie du dix-neuvième siècle, 1844 http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-37576&M=pagination&Y=Image&I=226 lire en ligne.
Voir aussi
Articles connexes
- Les noms successifs de la ville : Constantinople et Istanbul ;
- Polis.
Catégorie:Cité grecque
Catégorie:Istanbul
catégorie:Histoire byzantine
ja:ビュザンティオン
ko:비잔티온
Hunscatégorie:Nomadisme Catégorie:Huns Catégorie:Peuple turco-mongol
Les Huns sont un peuple de cavaliers des steppes.
Point de vue occidental
Les Huns sont un peuple asiatique turco-mongol, de langue turque. C’est le premier peuple mentionné comme tel par les historiens.
Des références à un peuple appelé Xiongnu (Hsiung-nu) existent dans les sources chinoises depuis -1200, faisant allusion aux ancêtres des Huns.
Un groupe appelé Huns européens et mené par Attila est considéré comme étant l’extension occidentale des Huns. L’établissement du premier état hun a été un des premiers aspects bien documentés de ce type de migration à cheval.
Attila
Ces tribus nomades surpassèrent les autres dans la maîtrise du cheval, grâce à leur promptitude et à leur étonnante mobilité, ainsi qu’à la dextérité de leurs cavaliers, entraînés dès leur plus jeune âge. Cette habileté, couplée à l’arc court pouvant être utilisé depuis le dos de la monture, fut un avantage lors des nombreuses batailles que livrèrent les Huns.
Aspects culturels
Les Huns occidentaux sont décrits par les Romains et les Goths comme des hommes trapus, de petite taille, avec une tête large, le cou épais et de larges épaules, le torse bombé et un tronc épais sur des jambes courtes. Leurs traits sont décrits comme mongoloïdes et leur teint brun, avec une absence de barbe. Selon nos connaissances actuelles, 20 à 25% des Huns retrouvés dans les tombes étaient de type mongoloïde, la majorité étant de type européen. Les Huns et les Alains diffusèrent l’usage de la déformation crânienne parmi les Germains orientaux, surtout chez les femmes. Ces derniers abandonneront cette pratique après la défaite des Huns. La langue hunnique, jamais écrite, nous est peu connue. Les noms des rois huns retranscrits approximativement par les Grecs et les Romains témoignent d’une langue turque (liée au protobulgare et au mongol).
Ils pratiquaient l'infanticide des filles et le gérontocide.
Les Huns furent des éleveurs consommant principalement de la viande (en abondance, qu'ils mangent crue et qu’ils font aussi sécher) et des produits laitiers. La chasse avait également une grande importance dans leur économie, notamment la chasse des grands-roi pour l’alimentation de l’armée (cette chasse royale est une sorte grande manœuvre préliminaire à la guerre).
Leur bétail fournissait également le cuir, la laine et les os. Le cuir servait à la fabrication des bottes, du harnachement, du carquois ; la laine à celle du feutre des tentes, des capes et peut-être des tapis.
L’archéologie témoigne de l’arrivée et de la progression des Huns en Europe au . D’importants vestiges hunniques ont été découverts dans plusieurs centres : dans la région de Saratov et celle de Volgograd, sur les deux rives d’un gué important de la Volga ; dans la région centrale du Caucase du Nord ; près de la Caspienne, au Daghestan ; dans la région du bas Dniepr à la Crimée, (Dniepropetrovsk, Zaporojie, Kherson); également sur la presqu’île de Crimée, entre le Boug méridional et le Prout, sur les bords du Dniestr et du Prout en Moldavie et en Roumanie, dans la vallée du Buzăul qui relie les Carpates du sud-est et le coude du Danube en Dobroudja, en Olténie enfin.
Art militaire
Aspect dominant chez les Huns, leur efficacité militaire était due à l’excellence de leurs archers à cheval, à la résistance et au nombre de leurs chevaux, et à leurs qualités de cavaliers, facilitées par l’emploi de selles à arcades hautes. La cavalerie hunnique était opérationnelle été comme hiver. Sa rapidité lui permettait de prendre ses adversaires par surprise. La tactique des Huns consistait à attaquer en groupes de 500 à 1000 cavaliers, convergeant de diverses directions. Ils ouvraient la bataille de loin par des nuées de flèches au tir précis. Quand leur adversaire ripostait, ils s’écartaient, comme s’ils fuyaient, et l’attiraient à proximité d'autres groupes qui les attendaient embusqués. Dans d’autres cas, les troupes de réserve attaquaient le camp ennemi pendant que son armée poursuivait les autres. L’ennemi ainsi désorganisé, les Huns faisaient volte-face, et attaquaient l’adversaire de plusieurs directions en même temps, le massacrant avec leurs longues épées. Les Huns employaient la terreur pour briser toute résistance, par l’incendie et le massacre des populations civiles.
Les Huns utilisaient des arcs asymétriques « reflex » à raidisseurs d’os, des carquois en écorce de bouleau ou en cuir, et différents types de pointes de flèches : pointes en fer à trois ailettes (les plus utilisées), plates losangiques et massives en forme de clous, et celles en os servant pour la chasse.
L’épée longue et relativement mince, à double tranchant et souvent munie d’une garde de fer, était l’arme offensive principale des cavaliers huns avec l’arc et les flèches. Elle était accompagnée d’un coutelas à un seul tranchant, spécifiquement hunnique, et de lances.
Il n’y a pas de trace, écrite ou archéologique, de l’utilisation de boucliers. Des cuirasses à écailles de fer se trouvent déjà dans les tumuli kourganes d’époque hunnique d’Asie centrale de Ketmentöbe-Aktchikarassou; des fragments de cottes de mailles ( à Fiodorovka) et de cuirasse (à Pokrovsk-Voskhod) ont été retrouvés. Le seul casque hunnique oriental connu, de type composite fait de plaque de fer, a été retrouvé dans une tombe de Kichpek.
Point de vue oriental et chinois
Dans les sources chinoises, les plus anciennes références à un peuple appelé Xiongnu (Hsiung-nu), datant du , se retrouvent dans les écrits de la campagne du roi Wuding (武丁) de la dynastie Shang contre la tribu des Gui Fang (鬼方), que l’on considère comme un autre nom des Huns. Ceci est quelque peu confirmé par quelques sources archéologiques vagues mais reste encore à prouver. L’existence de la campagne est prouvée par des inscriptions en bronze mais il n’est pas certain que les Gui Fang étaient les Huns.
Beaucoup d’historiens pensent que les Xiongnu et les Huns étaient le même peuple en raison des similitudes dans la description de leur aspect et de leurs habitudes de vie. D’autres avancent le fait que cet aspect et ces habitudes peuvent également correspondre à d’autres tribus résidant dans les steppes mongoles et ne sont donc pas caractéristiques des Xiongnu ou des Huns. Néanmoins, tous conviennent qu’il existe des ressemblances entre ces deux peuples.
L’Inde et les Huns blancs ou Hephtalites
Voir : Shvetahûna
Conclusion
Aujourd’hui cependant, la majorité de la communauté scientifique (historiens, archéologues et linguistes) estime que les Huns d’Europe, les Huns d’Asie (Xiongnu) et les Huns blancs (Hephtalites) étaient le même peuple en raison des dernières découvertes :
- une lettre en sogdien du raconte l’attaque des Xiongnus contre une caravane dans le Turkestan chinois. Dans cette lettre, les Xiongnus sont nommés par le terme « xwn » ;
- les annales chinoises parlent de l’attaque des Xiongnus contre les Alains. Les historiens romains ont aussi relaté cet évènement, mais dans la version latine ce sont les Huns qui détruisent le royaume alain ;
- les archéologues ont découvert des pièces de monnaies dans les tombeaux hunniques de l’Europe centrale. Ces pièces, d’origine sassanide, sogdienne, kouchane et indienne, témoignent en faveur du fait que les Huns blancs qui combattaient en Asie centrale étaient les mêmes que les Huns d’Europe.
Les auteurs byzantins (comme par exemple Procope au ) rapportent que les Hephtalites ne ressemblaient pas aux Huns d’Attila (). Cela pourrait être dû au fait que les premiers étaient hindouistes et les derniers de religion chamanique.
Chronologie
- 73-91 : guerre des Huns en Chine.
- 316 : les Hsiung-nu envahissent le nord de la Chine.
- 350 : les Huns envahissent la Perse et l’Inde.
- 352-354 : guerre des Huns contre les Alains.
- 357 : les Alains rallient l’armée des Huns en Asie occidentale.
- 371 : l’empire des Ostrogoths est aux mains des Huns.
- 375 : forte poussée des Huns qui détruisent le royaume ostrogoth en Russie du Sud.
- 376 : les Wisigoths qui occupent une partie de la Dacie depuis 150 ans, demandent aux Romains sous la pression des Huns, l’autorisation de traverser le bas Danube. La permission est accordée.
- 378 : invasion de la Thrace, avec de nombreux autres peuples (dont les Taifales)
- 410 : naissance d’Attila, roi des Huns.
- 422 : l’empereur Théodose II accepte de payer un tribut aux Huns en échange de la paix.
- 423 : 40 000 Huns sont incorporés comme mercenaires dans l’armée romaine.
- 423 : Rome cède aux Huns la province de Savie.
- 430 : les Huns hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 430 : Byzance paie un tribut annuel de 113 kg d’or aux Huns.
- 434 : début du règne d’Attila, roi des Huns (fin en 453).
- 434 : Ruga partage l’empire des Huns entre ses deux neveux Attila et son frère Bleda avant de mourrir.
- 434 : les Huns doublent le tribut de Rome (226 kg d’or).
- 434 : les armées de Théodose II sont défaites par les Huns en Thrace.
- 436 : les Burgondes sont battus à Worms par les Huns mercenaires de l’empire romain.
- 441 : Attila écarte son frère Bléda et devient le seul monarque des Huns.
- 447 : les Huns conduits par Attila traversent le Danube, envahissent la Thrace.
- 447 : les Huns forcent les Romains à payer un lourd tribut (le triple du précédent)
- 447 : les Huns obligent les Romains à se retirer d’une large bande de terre sur les bords du fleuve.
- 451 : Attila, roi des Huns, envahit la Gaule. Il est battu aux champs Catalauniques (près de Troyes) par le général romain Aetius, aidé par les Francs et les Wisigoths.
- 451 : les Huns contournent Paris. Ce miracle est attribué à sainte Geneviève.
- 452 : la ville de Venise est fondée par des réfugiés de Padoue et d’Aquilée qui fuient les Huns.
- 452 : les Huns envahissent l’Italie et mettent à sac plusieurs villes du Nord de l’Italie, dont Padoue et Vérone.
- 455 : fin de l’Empire des Huns en Europe.
- 455 : Skandagupta défait l’invasion des Huns et devient empereur des Indes.
- 465 : les Huns conquièrent la plaine de Gandhara en Inde du Nord.
- 475 : les Huns battent les armées de l’Empire Gupta et mettent fin à cet empire.
- 477 : Sakala devient la capitale des Huns dans l’Inde du Nord.
- 484 : les Huns défont les Perses commandés par le roi Pérôz.
- 565 : les Perses et les Turcs combattent ensemble contre les Huns Hephtalites et se partagent la Bactriane conquise en commun.
- 800 : l’étrier, déjà connu des Huns, apparaît en Occident.
Voir aussi
Bibliographie
- István Bona, « Les Huns, le grand empire barbare d'Europe », Errance
Liens externes
- [http://sophistikatedkids.com/turkic/70%20Dateline/hun%20dateline%20En.htm La chronologie complète]
- [http://sophistikatedkids.com/turkic/32WritingHuns/Diggiz3En.htm L'écriture hunnique]
ja:フン族
ko:훈족
Danube als:Donau ko:다뉴브 강 ja:ドナウ川
Le Danube est le principal fleuve d'Europe centrale. Il traverse dix pays, arrosant la capitale de quatre d'entre eux.
Géographie
Par sa longueur (2 857 km), c'est le deuxième fleuve européen après la Volga. Son bassin s'étend sur 817 000 km². Son débit moyen est de 7 000 m³/s.
Le Danube est form |