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411

411

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---- Cette page concerne l'année 411 du calendrier julien.

Événements


- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- L'usurpateur Constantin III est assiégé à Arles par des troupes loyales à l'empereur Honorius.
- Les Alains fondent leur royaume au Portugal.
- Les Suèves fondent leur royaume en Espagne.
  - Touchés par la famine, les Barbares négocient leur installation comme fédérés avec Honorius : royaume des Suèves en Galice et au nord du Tage avec Braga pour capitale (411-585), des Vandales Silingues au Nord du Douro, des Alains dans le centre de l’Espagne, des Vandales Asdingues en Andalousie (409-429).
- Concile de Carthage en 411 ou 412.
  - Condamnation du Pélagianisme et du Donatisme par Augustin. Il reste alors deux cent soixante-dix-neuf évêques donatistes. Ceux qui résistent sont pourchassés impitoyablement. La répression est féroce, et en 413, l’Eglise latine triomphe.
- L'évêque Cyrille d'Alexandrie voit en la philosophie une hérésie.

Naissances


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Décès en 411


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Années 390

Catégorie:Décennie
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 400

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Événements

Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 420

Catégorie:Décennie
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 430

Catégorie:Décennie
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Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440 | Années 450
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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406

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Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420
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---- Cette page concerne l'année 406 du calendrier julien.

Événements


- Stilicon écrase une armée de 200 000 Barbares conduits par le roi Radagaisus.
  - Victorieux à Fésules (Fiesole) avec l’aide des Huns d’Uldin, Stilicon fait exécuter Radagaise (23 août). Les Barbares survivants sont incorporés dans l’armée romaine ou vendus comme esclaves.
- Gel du Rhin le 31 décembre
- Stilicon ne peut contenir les premières infiltrations, facilités par le gel du Rhin, des Germains en Gaule (Vandales, Suèves, Alains, Burgondes, venus de la vallée de la Tisza et de la Silésie, chassés par les Huns). Les Francs, qui défendaient le secteur, se font rapidement déborder par le nombre. Mayence, Cologne et les autres places fortes de la frontière sont prises et mises à sac. Quelques-uns uns des Barbares se fixent sur le Rhin. Les autres ravagent la Gaule pendant deux ans, puis passent en Espagne en 409 (Suèves, Vandales).
- La majorité des Quades, chassés de Slovaquie par les Huns, partent vers l’Ouest en se joignant aux Vandales. Les autres restent sur place jusqu’en 568 où ils se joindront aux Lombards pour envahir l’Italie.
- Tentatives d’invasion des Ostrogoths en Italie (405-406).
- Aetius est otage chez les Wisigoths (avant 406) puis chez les Huns (après 406).
- Trésor d'Arain, découvert en 1876 à Moult-Argence en Normandie.
- On commence à utiliser des vitraux pour les églises à Rome.

Naissances en 406


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Décès


- Catégorie:406 ko:406년

408

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Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420
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---- Cette page concerne l'année 408 du calendrier julien.

Événements


- Début du règne de Théodose II le Jeune, empereur byzantin. >450. En réalité du fait du jeune âge de l'empereur c'est le préfet du prétoire Anthémius qui exerce le pouvoir. >414. Son long règne sera marqué par l’influence de sa sœur Pulchérie et de sa femme Eudoxie. Sa minorité est troublée par les rivalités opposant les chefs mercenaires, les querelles religieuses et le réveil des nationalités (Égypte et Syrie). Byzance demeure néanmoins en dehors des migrations.
- Les Huns d'Uldin attaquent l’Empire d’Orient. Ils occupent et incendient les contre-fortins romains orientaux de la rive nord du bas Danube, de l’embouchure de l’Olt jusqu’à la Porte de Fer (mai-juin). Puis ils traversent le bas Danube et commencent une guerre pour la possession de Castra Martis (Kula, Bulgarie) que les auxiliaires skires occupent par la ruse. Les Romains tentent de négocier, mais Uldin réclame un tribut annuel en or trop important pour se retirer. Finalement, les Romains orientaux chassent les Skires de Castras Martis puis rejettent Uldin au nord du Danube (409).
- Théodose II empereur d'Orient restaure l'administration et rédige son Code.
- Avec l'empereur Honorius, l'aristocratie et les troupes romaines contre lui, Stilicon est arrêté et exécuté.
  - Stilicon achète le départ des Wisigoths d’Alaric d’Italie pour 4000 livres d’or et les envoie contre Arcadius en Orient. A la mort d’Arcadius en mai, la rumeur se répand que Stilicon veut faire de son fils, Eucherius, un empereur. Il se fait assassiner à Ravenne sur ordre de son gendre, Honorius (24 août). Le pouvoir tombe entre les mains des favoris de l’empereur, Olympius, Jovius, Eusèbe, Allobichius. Alaric reprend le chemin de l’Italie. Il pille Aquilée et Crémone, puis marche sur Rome (octobre).
- Les troupes romaines massacrent stupidement les familles des mercenaires barbares qui avaient rejoint l'armée d'Alaric Ier.
- Constantin III déplace la capitale de la Gaule de Trèves à Arles et étend son autorité sur l'Espagne.

Naissances


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Décès en 408


- : Arcadius, premier empereur byzantin.
- 24 août : Stilicon, assassiné.
- Claudien poète païen né à Alexandrie en 365, assassiné peut être en même temps que Stilicon, son protecteur.

409

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Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420
404 | 405 | 406 | 407 | 408 | 409 | 410 | 411 | 412 | 413 | 414
---- Cette page concerne l'année 409 du calendrier julien.

Événements


- Règne en Chine du Nord de Mingyandi, de son nom personnel Tuoba Si (T'o-Pa Sseu), roi des Tabghatch (fin en 423).
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- Les envahisseurs Vandales, Alains et Suèves se partagent l'Espagne en tirant au sort. Les Vandales obtiennent l'Andalousie, les Suèves la Galice et les Alains la Lusitanie.
- Alaric, rejoint par son beau-frère Athaulf avec les forces gothiques du nord de la Pannonie, rompt les négociations de Rimini avec Honorius et investit les magasins à grains du Portus près de Rome. Il fait proclamer empereur le sénateur Priscus Attalus qui le hausse au grade de Magister utriusque militiae praesentialis (maître de la milice). Alaric installe ses cantonnements en Etrurie, trahit Attalus pour se rapprocher d’Honorius, lui demandant un établissement en Norique pour son peuple. Honorius refuse.
- Les Romains quittent la Pannonie, en Europe centrale.
- Emeute à Constantinople.

Naissances en 409


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Décès


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410

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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 410 du calendrier julien.

Événements


- Règne en Inde de Prithivisena roi de Vakataka au Dekkan (fin en 445).
- Concile de Séleucie : les chrétiens d’Iran s’organisent en Eglise à moitié nationale. Ils adoptent le credo de Nicée.
- Sac de Rome : Les Wisigoths conduits par Alaric Ier prennent et pillent Rome, qui n'avait pas été prise depuis 390 avant J.-C. Cet évènement marquant est, selon les acceptions, une fin de l'Antiquité et un passage au Haut Moyen Âge.
  - Les Wisigoths d’Alaric, maîtres de la côte, réduisent Rome à la famine, puis entrent dans la ville par la porte Salaria, peut-être grâce à la trahison. Rome est pillée, avec la recommandation d’Alaric d’épargner la vie des hommes et l’honneur des femmes (24 août). Défense est faite de brûler les édifices religieux (les basiliques de Saint-Paul et de Saint-Pierre sont érigés en asile inviolable). Cependant une partie de la ville est brûlée. De nombreux Romains s’enfuient en Afrique, en Égypte et jusqu’en Palestine. Alaric quitte la ville en emmenant avec lui Galla Placidia, sœur de l’empereur. Il avance vers le sud de l’Italie, qui reste à piller, comptant passer en Afrique. Il prend Naples, mais meurt à la fin de l’année, en tentant de passer en Sicile. Son beau-frère Athaulf lui succède et repart vers le nord.
- Constance, général élevé au rang de maître de la milice, prend la direction du gouvernement en Occident.
- Alaric exige une raçon de 5000 livres de poivre pour évacuer Rome.
- Les Wisigoths s’emparent d’Orange.
- Départ définitif des Romains de Bretagne. Les Calédoniens en profitent pour renouveler leurs attaques.
- Suite au sac de Rome par Alaric, de nombreux Romains se réfugient en Orient et en Afrique. Augustin intervient personnellement en faveur des réfugiés et fait appel à la générosité de ses diocésains d’Hippone.
- Les invasions barbares en Espagne (409) provoquent également le repli en Afrique de nombreux Romains, dont des évêques.
- L’hérésiarque Pélage en Afrique.

Naissances


- Attila, roi des Huns.Attila est mort 453 dans la soixataine Il est donc né aux environs de 395

Décès en 410


- Alaric Ier, roi des Wisigoths.
- Kumarajiva, religieux bouddhiste ( né v. 350) qui contribua à introduire le bouddhisme en Chine et au Cachemire.
- Diophante, mathématicien grec de l’école d’Alexandrie (v.325-v.410). Auteur d’un traité Sur les nombres polygones et d’une Arithmétique, premier exposé méthodique d’algèbre qui exercera une grande influence sur les arabes et sur les mathématiciens de la renaissance.
- Prudence, poète chrétien, en Espagne (348-410).


413

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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 413 du calendrier julien.

Événements

Europe


- Le préfet du prétoire Anthémius termine les fortifications de Constantinople, connues sous le nom de Mur Théodosien.
- Jovin, usurpateur en Gaule, est tué.
- Règne de Gondicaire, roi des Burgondes (fin en 436)
  - Les Burgondes, vaincus après avoir soutenus un usurpateur romain malheureux, s’installent entre Rhin et Alpes (Royaume de Worms).
  - Les Burgondes semblent compter 25 000 âmes dont 5000 guerriers.
- Athaulf, roi des Wisigoths tente en vain de prendre Marseille.
- Saint Jean Cassien, moine à Bethléem puis en Égypte et à Constantinople fonde l’abbaye Saint-Victor de Marseille.

Afrique du Nord


- Saint Augustin justifie la persécution des hérétiques.

Asie


- Changsu Wang, fils de Kwanggaet'o Wang le Grand monte sur le trône du royaume de Koguryŏ (Corée) (roi jusqu'en 491)
- Au Japon, les Wa versent un tribut à la dynastie chinoise des Jin orientaux. Cinq autres « rois des Wo » seront enregistrés par les archivistes chinois. Des Japonais iront jusqu’à Nankin apporter une pétition à la dynastie des Liu-Song (420-479) pour faire reconnaître leurs pouvoirs et légitimer leur droits en Corée.

Naissances


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Décès


- Kumarajiva, traducteur indien.
- Kwanggaet'o Wang, roi de Koguryŏ (Corée). Catégorie:413 ja:413年 ko:413년

414

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---- Cette page concerne l'année 414 du calendrier julien.

Événements


- Janvier : Athaulf, roi des Wisigoths, épouse à Narbonne Galla Placidia, sœur de l’empereur Honorius, qui refuse de traiter avec lui. Athaulf, incapable de se faire conférer à lui-même la dignité impériale refait Attalus empereur d’occident pour reconstruire l’empire avec lui.
- Le gaulois Rutilius Namatianus devient préfet de Rome.
- À l'âge de 15 ans, Pulchérie, la sœur de l'empereur de Théodose II devient régente de l'Empire d'Orient pour son frère faible de caractère (et qui n'a que 13 ans).
- Saint Jérôme écrit un pamphlet contre les ennemis de l'église.
- Le Chinois Faxian (Fa Hien), de retour d'un pèlerinage en Inde, décrit le pays comme humain, riche et heureux.

Naissances


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Décès


- Synésius, alchimiste né à Cyrène en 370. Converti au christianisme, il était évêque de Ptolémaïs.

415

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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 415 du calendrier julien.

Événements


- Règne de Kumaragupta, empereur Gupta des Indes (fin en 455).
  - Kumaragupta fonde l’université de Nâlandâ, qui deviendra le centre spirituel du Grand Véhicule bouddhique.
- Guerre des Huns contre la Perse dans les années 415-420. Des objets d’orfèvrerie sassanide et des monnaies d’or sassanides, kouchanes, bactriennes et même indiennes, trouvés dans les établissements hunniques du bassin des Carpates, prouvent que les Huns pénétrants dans la vallée du Danube sont les mêmes que ceux qui guerroyait précédemment en Asie centrale.
- Règne de Wallia, roi des Wisigoths.
- Les Wisigoths, pourchassés par les Romains d’Honorius, entrent en Espagne. Ils sont soumis par le blocus naval de Barcelone où leur roi Athaulf est assassiné par l'un de ses officiers. Son frère Wallia lui succède. Affamé par le blocus des ports, Wallia cherche à passer en Afrique, mais est rejeté par une tempête.
- Adversum Paganos du polygraphe espagnol Paulus Orosius (415-417).

Naissances en 415


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Décès en 415


- Hypatie, philosophe et mathématicienne grecque, assassinée dans l'église par des chrétiens.
- Athaulf, roi Wisigoths.

Calendrier julien

Calendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes. Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel. Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.

Compte des années

Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.

- Dioclétien a institué lanno Diocletiani
, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.

- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).

Évolution historique

Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de
pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain. Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans. Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an. Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion
.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier. Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc. En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C.. L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février. Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis. De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:

Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (30 jours) # October (31 jours) # November (30 jours) # December (30 jours) La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour. Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).

Les douze mois du calendrier julien

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (31 jours) # October (30 jours) # November (31 jours) # December (30 jours) La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui. Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.

Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII

Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire. Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.

Coexistence des calendrier julien et grégorien

Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date. La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).

Voir aussi

Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février

Liens externes


- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel] Julien Catégorie:Rome antique als:Julianischer Kalender ko:율리우스력 ja:ユリウス暦 zh-cn:儒略历

Espagne

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Italie

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Arles

Arles est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Arlésiens.

Géographie

Arles est sur le Rhône, là où commence son delta, et constitue donc la porte de la Camargue. La commune d'Arles est la plus étendue de toutes les communes de France métropolitaine. Elle comprend la plus grande partie de la superficie de la Camargue (avec Saintes-Maries-de-la-Mer, deuxième plus vaste commune de France, moitié moins étendue qu'Arles). Avec environ 759 km², elle est plus étendue que le Territoire de Belfort (102 communes), et autant que Paris et les trois départements de sa proche banlieue réunis (124 communes). Outre la ville proprement dite, au nord de la commune, Arles inclut donc de nombreux bourgs et hameaux éloignés, notamment Salin-de-Giraud et Raphèle-lès-Arles.

Histoire

Avant les Romains

Arles est une ville très ancienne, dont le nom est déjà mentionné par Jules César sous la forme Arelate, sans doute d'origine gauloise, et qui a pu désigner le lieu situé près (are) de l'étang (late).

Epoque romaine

1 siècle avant J.C

Pour récompenser Arles de son aide contre Marseille, Jules César charge Tibérius Claudius Néro, père du futur empereur Tibère de fonder la colonie romaine d’Arles (46 av. J.-C.). La ville reçoit le nom de « Colonia Julia Paterna Arelate Sextanorum » en souvenir de César et des vétérans de la VIe légion, colons de cette nouvelle province dont le territoire pris sur celui de Marseille s’étend du Rhône à la Durance et jusqu’à Hyères, soit pratiquement l’équivalent des départements actuels des Bouches-du-Rhône et du Var. Octave (neveu et fils adoptif de Jules César), le futur empereur Auguste, vient lui-même à Arles pour organiser ce bastion de la puissance romaine. C’est de cette période que date la fortune de la ville.

1 siècle

En effet, Arles est une ville importante à l’époque romaine, dont elle a conservé de nombreux vestiges, en particulier les arènes et la nécropole des Alyscamps. Elle subit plusieurs plans d’aménagement dont un à la fin du I siècle au cours duquel sont construites les arènes (à partir de 80) et modifié le tracé nord de la 1ère enceinte romaine pour permettre la construction de ce monument.

2 siècle

Au II siècle, la ville s’étend, en particulier sur la rive droite du Rhône (quartier de Trinquetaille) et au sud de la ville avec la construction du cirque romain (vers 150). Arles est alors le centre d'un région agricole céréalière très importante et fournit son blé à Rome. À cette époque, il faut noter que les terres du delta, plus surélevées que maintenant par rapport au niveau marin, permettent une culture céréalière sur de plus grandes superficies.

3 siècle

Dans les années 250, les faubourgs de la ville auraient été incendiés et pillés par des troupes barbares (Alamans). La légende date également de cette époque, la présence de saint Trophime, son premier évêque ; la présence d’une église arlésienne est toutefois avérée dès 254 dans une lettre papale d’Étienne Ier.

4 siècle

Au IV siècle, la cité devient la résidence favorite de l’empereur Constantin I qui envisage un moment d’en faire une capitale d’Empire. Il fait construire les thermes de Constantin, si vastes que les érudits du XVIe siècle crurent à un palais (Palais de la Trouille). Sollicité par les évêques chrétiens africains pour son arbitrage impérial, il y organise un Concile (cf. conciles d'Arles) le 1 août 314 pour y faire condamner le donatisme. Un autre suit en 353, à l’instigation de son fils Constance II, présidé par l'évêque Saturnin.
À la fin de ce siècle (ou au début du V, selon d'autres sources), les Romains en font le siège de la préfecture des Gaules qu’ils rapatrient de Trèves trop exposée sur les marches de l’Empire.

5 siècle

Au début du V siècle, Arles est au sommet de sa puissance. C’est une ville commerçante et administrative. Sa population supérieure à celle de nos jours, aurait atteint d’après certains 80 000 ou 100 000 habitants, ce qui en faisait alors la cité la plus peuplée de Gaule. Ses évêques, sans cesse en conflit avec leurs collègues de Vienne ou de Marseille, essayent d’asseoir la primauté de l’église d’Arles en Gaule. Ils y réussissent temporairement lorsque le 22 mars 417, le pape Zosime élève l'Eglise d'Arles au rang de primatiale des Gaules en faveur de son évêque Patrocle.
Toutefois, cette prospérité n’exclut pas les menaces d’invasions. Afin de les prévenir, un général romain Constantin III s’établit dans la cité en 408. Il ambitionne de se faire reconnaître par l’empereur légitime Honorius qui, se sentant menacé, lui envoie en 411 une armée conduite par le patrice Constance. Après trois mois de siège, la ville se rend au cours de l’été et Constantin malgré une réddition négociée, est livré à Honorius et exécuté. Arles subit également d’autres assauts, en 425, 430 et 453.
Le 9 juillet 455 à Arles (à Beaucaire, d’après d’autres sources), Avitus est proclamé empereur d’occident (455-456). Peu après son arrivée à Rome, il doit quitter cette cité à la suite d'un coup d’État ; il retourne alors se réfugier à Arles où il réussit à rassembler des troupes pour tenter de reconquérir son titre en Italie. Après y avoir perdu son titre, il y perdra la vie.
Emblème de la richesse romaine, la cité continue de susciter de nombreuses convoitises. Elle est encore assiègée sans succès pendant deux ans (457-459) par le wisigoth Théodoric II, puis une nouvelle fois en 472. Finalement, au cours de l'année 476 (ou 480) elle passe sous le contrôle des Wisigoths d’Euric qui y meurt lors d’un séjour en novembre ou décembre 484.

VIe siècle

Dès le début du VIe siècle, les Francs qui essayent d'accèder à la mer menacent Arles. En 508-509, lors du siège conduit par ces derniers associés aux Burgondes, elle est secourue par les Ostrogoths de Théodoric le Grand. Après la libération de la ville, le roi Ostrogoth ravitaille les habitants et finance la restauration des remparts.
Pour la cité, les années 510-540 qui suivent correspondent à un période de tranquillité avec deux hommes illustres : l'évêque Césaire d'Arles (503-542) et le gouverneur Libérius (511-536). A cette époque, Césaire évangélise les campagnes encore fortement imprégnées de cultes païens ou romains en transformant si nécessaire d'anciens lieux cultuels en édifices chrétiens. En 536, Arles est cédée toutefois par les Ostrogoths qui, occupés en Italie, sont dans l'incapacité de défendre la Provence. Au cours de l'hiver 536 / 537, elle devient ainsi ville franque.
Des liens particuliers sont alors établis entre la royauté et l'évêché. Ainsi en 548, le pape Vigile (537 à 555) à la demande du roi Childebert Ier nomme Aurélien vicaire du Saint Siège dans les Gaules et lui accorde le «pallium». La même année (d'autres sources indiquent 547), Aurélien fonde à Arles un monastère pour hommes sur ordre du roi Childebert. Ce monastère intra-muros, dénommé des Saints-Apôtres, est à l’origine de l’église Sainte-Croix dans le Bourg-Vieux.
A cette période paisible succèdent en 550-585, des années de conflits entre Francs neustriens (à l'ouest), austrasiens (à l'est) et les Wisigoths établis en Septimanie (Midi-Pyrénées et Languedoc). Arles est alors assiègée à de nombreuses reprises : en 570 par les Austrasiens, en 585 par les Wisigoths qui inondent la ville en détournant les eaux du Rhône, ...
Arles est également frappée par des épidémies de peste, appelées peste de Justinien évoquée à plusieurs reprises par Grégoire de Tours dans son Histoire des Francs : il la cite en particulier à Arles en 549 (cette province est cruellement dépeuplée). Quelques années plus tard, l'épidémie toujours présente emporte l'archevêque Licerius (586-588).
Enfin, la ville et son territoire souffrent de famines (grande famine de 585) et de catastrophes naturelles. En 580, une crue historique noie les faubourgs de la ville ; le cirque romain dévasté ne sera jamais réhabilité.
Les troubles et la chute démographique ruinent l’agriculture arlésienne : la famine règne, les paysans se réfugient à l’intérieur de la cité dont la vocation défensive devient primordiale. Ainsi, à la fin du VIe siècle, Arles entre dans une période difficile.

Les VIIe et VIIIe siècles

Le VIIe siècle, est très mal connu. En fait les informations disponibles sont très fragmentaires; par exemple on ne connait aucun évêque d'Arles entre 683 (Wolbertus, mentionné en 683) et 788 (Elifant, 788-794?).
Au tout début de ce siècle, la cité à défaut des campagnes dépeuplées par la crise démographique qui suit les épidémies de peste, semble relativement florissante grâce à ses activité portuaires. Un siècle plus tard, vers le milieu des années 710, des troubles sont signalés (révolte du patrice Anthénor).
En 736-739, devant le danger des troupes de Charles Martel, qui descendent le long du sillon rhodanien jusqu'au Languedoc, Arles et Avignon, pour leur défense, font appel en vain aux Sarrasins. Après 739, la cité comme la Provence est mise au pas par le pouvoir carolingien.
Toutefois, à la fin du siècle (après 780) apparait une période de prospérité (Renouveau Carolingien) probablement liée au changement de politique des rois carolingiens en Provence et Septimanie.

IXe siècle

En mai 813, pour remédier à l'état de l'Eglise, quatre conciles se tiennent sur l’ordre de Charlemagne dans les villes de : Mayence, Tours, Chalon-sur-Saône et Arles. Celui d’Arles à Saint-Trophime est présidé par Jean II archevêque de la cité. Jean II est un prélat important, proche de l'empereur qui lui confiera plusieurs missions de confiance. A cette époque et même durant tout ce siècle, l'église d'Arles jouit d'une place exceptionnelle. Elle participe ainsi à presque toutes les grandes assemblées politiques et religieuses carolingiennes.
Sur le plan économique, des travaux de drainage de terres marécageuses sont signalés dans la campagne arlésienne, comme si de nouvelle terres étaient mises en culture. Et pourtant, en ce début de siècle, les côtes de Septimanie et Provence commencent à se doter de défense contre les pirates par la construction de tours ou d’églises forteresses comme aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Mais c'est surtout après la mort de Charlemagne et plus précisement à la fin des années 820, que l’histoire d’Arles va s’inscrire dans le processus de désagrégation de l'Empire carolingien avec la désorganisation du pouvoir civil, les troubles et les invasions. Dès les premières luttes des fils de Louis le Pieux (814-840) contre leur père, la Provence subit l'assaut d'envahisseurs venus de la mer qui attaquent les ports et remontent le Rhône. Pour lutter contre ces pirates, l'empereur regroupe vers 835 l'ensemble des comtés provençaux sous l'autorité d'un duc résidant à Arles, probalement le comte Leibulf, qui aurait succédé au comte Loup. En 841, on signale également un certain Garin, portant le titre de duc de Provence, mais son pouvoir semble avoir eu pour assise le Lyonnais.
Cela n'empêche pas Arles d'être pillée en 842 par les Sarrasins. Après le traité de Verdun (843), la Provence passe sous l'autorité de Lothaire I et de ses représentants. On connait ainsi les ducs ou comtes Audibert en 845, puis Fulcrad qui tente la même année une sécession de la Provence avec la participation probable des arlésiens, et à nouveau Audibert en 850. Cette année là, Arles est à nouveau attaquée; mais contrairement à 842, elle se défend avec succès et massacre les barbaresques dans leur fuite. En 855 à la suite décès de Lothaire I, le partage de son royaume donne naissance à la Provence (royaume incluant le Lyonnais, la Viennoise et la Provence proprement dite) dévolue à Charles, le plus jeune de ses fils. De santé fragile, Charles laisse l'administration de son royaume à Gérard de Roussillon qui joue le rôle de régent. La cour réside à Vienne qui devient ainsi la capitale de ce Royaume au détriment d'Arles jusqu'au début du Xe siècle.
C'est à cette époque (860) que les Normands, de passage en méditerranée, dévastent le territoire d'Arles à défaut de la cité. Ayant hiverné en Camargue lors de hiver très rigoureux de 859/860, ils remontent au printemps le Rhône avant d'être défaits par Gérard de Roussillon probablement au niveau de Valence, et continuent ensuite leur raid vers l'Italie. A la mort de Charles (863), la partie sud de son royaume, c'est-à-dire la seule Provence, revient à Louis II le Jeune empereur et roi d'Italie. Sous son autorité, on ne connaît aucun comte de Provence et à Arles le pouvoir semble alors exercé par les évêques qui sont amenés à prendre la défense de la population. Ainsi l'archevêque Roland (852-869) fait fortifier le théâtre et intervient dans les campagnes. Lors d'une razzia en Camargue en septembre 869, les Sarrasins le surprennent en train de superviser la mise en défense de la région. L'évêque fait prisonnier, est échangé contre des armes, des esclaves, et autres richesses. Malheureusement, les arlésiens ne récupéreront que son cadavre, habillé et mis sur un siège par les barbaresques au moment de la remise de rançon (probablement organisée sur la plage des Saintes-Maries-de-la-Mer, à l'embouchure du Rhône de Saint-Ferréol, bras actif à cette époque). En 875, à la mort de Louis II, Boson (Boson V de Provence) reçoit le titre de duc de Provence et suit Charles le Chauve en Italie tout en représentant le nouvel empereur dans les terres de l'ancien royaume de Provence.
Au printemps 878, Boson, accueille à Arles le pape Jean VIII qui fuit l'Italie. A cette occasion l'évêque d'Arles Rostang, reçoit le pallium. Puis après avoir résider quelques temps dans la cité, Boson et jean VIII participeront au mois de juillet suivant au concile de Troyes.
En octobre 879, Boson, profitant de l'insécurité qui règne dans la Provence rhodanienne, entre en rebellion contre Charles et se fait sacrer Roi de Provence avec l'appui notamment de l'évêque d'Arles. Toutefois, la tentative tourne rapidement à l'échec et le parti carolingien récupère la Provence, par Carloman qui laisse comme trace de son autorité, quelques deniers frappés à Arles. Mais dans cette période troublée, les Sarrasins toujours présents et opportunistes, pillent à nouveau la cité, ou du moins ses faubourgs, peu de temps avant 883. A la mort de Carloman (884), l'autorité de Charles le Gros s'étend à la Provence. En 887, il adopte Louis, le fils de Boson et Ermengarde descendante directe de Charlemagne. Louis est reconnu roi de Provence en 890 sous le nom de Louis III ; il se décharge sur le comte Thibert de l'administration de la Provence, notamment lors de ses expéditions en Italie . Thibert intervient dans plusieurs cités, en particulier à Arles, puis on perd sa trace vers 910. En cette fin de siècle, Arles est une citadelle dominant un territoire déserté. Plusieurs textes respectivement de 874, 890 et 897, évoquent des terres dépeuplées par l'assaut des barbares. Néanmoins, la Provence rhodanienne, pour des raisons non totalement expliquées va désormais être moins affectée par les Sarrasins dont les activités vont se déplacer en Provence occidentale, probablement à la suite de leur installation dans les années 890 au Fraxinet.
Protégée par ses remparts, la cité conserve toutefois un rôle économique, politique et religieux important. Si Arles a perdu ses fonctions de capitale au profit de Vienne, son port contrairement au siècle précédent semble désormais l'emporter sur Marseille en pleine décadence. La frappe arlésienne connait également un apogée. De même, dans le domaine ecclésiastique, à partir de la fin du IXe siècle les évêques d'Arles accroissent leur pouvoir temporel et spirituel au sein de l'Eglise provençale.

Xe siècle

L'histoire de la première moitié du Xe siècle est marquée par Hugues d'Arles, successeur du comte Thibert, comte d'Arles et de Vienne et cousin du roi Louis III. Véritable maître du Royaume, il réside initialement dans la cité d'Arles entre 911 et 926, puis de façon plus épisodique lors de son séjour italien (926-946) et enfin après son retour en Provence dans les années 946-947. A ce début de siècle, Arles est alors la vraie capitale du Royaume et Vienne que la résidence d'un malheureux souverain infirme. La venue d'Hugues crée de fortes tensions entre l'aristocratie locale et l'aristocratie bourguignonne amenée par le comte. Il faut se rappeler par exemple, que Manasses d'Arles, archevêque d'Arles en 914, était fils d'un comte de Chalon et neveu d'Hugues. Il devient à cette époque le seul métropolitain en Provence nommant à la tête des évêchés des clercs de son entourage.
Quelques années plus tard en 924, les Magyars dévastent la Provence et la vallée du Rhône. Ils atteignent Mende et Nîmes, en épargnant la cité d'Arles, probablement mieux défendue. Au Moyen Âge, Arles est la capitale d'un royaume d'Arles (934-1032). La ville subit aussi les ravages de nombreuses invasions et de raids sarrasins. La lutte contre ses pillards n'est d'abord que sporadique dans la mesure où les comtes de Provence se trouvent engagés en Italie dans leurs entreprises de conquête. Elle devient plus efficace à la fin du siècle qui voit l'éradication des dernières bases sarrasines.
- En 940, Hugues d'Arles demande au calife de Cordoue de protéger les marchands provençaux qui commercent avec l'Andalousie, des pirates du Freinet.
- En 941, il entreprend une expédition qui tourne court (il fait alliance au dernier moment avec les sarrasins contre ses ennemis)
- en 972 (973 ou 975 selon d'autres historiens), le comte de Provence Guillaume Ier, est définitivement victorieux des Maures à la bataille de Tourtour. Après l'an 981, le comte de Provence vient s'établir à Arles.

XIe siècle

En 1037 et 1041, les conciles tenus à Arles présidés par Raimbaud de Reillanne, archevêque d'Arles (cf. conciles d'Arles), précisent les règles de la Paix de Dieu : les chevaliers ont interdiction de faire la guerre, d'abord le samedi, puis du mercredi soir jusqu'au lundi matin.

XIIe siècle

Pour des raisons qu’on ignore, vers 1150, la ville d’Arles semble s’être révoltée contre son archevêque Raimon de Montredon, qui, à la suite de cela concède une charte de consulat à la ville. Le 29 septembre 1152, Raimon de Montredon organise la translation des reliques de saint Trophime, des Alyscamps à la basilique Saint-Etienne (appelée de nos jours Saint-Trophime). En 1170, début de la réalisation des façades sculptées de Saint-Trophime d'Arles et de Saint-Gilles-du-Gard (art roman) (fin en 1220) En 1178, Frédéric Ier Barberousse est couronné roi à Arles. Dans la période 1180-1245, la ville se dote d'un gouvernement (République d'Arles) à l'instar des villes italiennes.

XIIIe siècle

L'épiscopat de Jean Baussan marque un tournant dans l'histoire de la ville d'Arles : à la suite des troubles de 1234-1237 puis de 1245-1250, l'archevêque qui a demandé l'aide du Comte de Provence dans son conflit avec le pouvoir urbain, perd la plupart de ses prérogatives temporelles sur la ville. Plus important, il a permis aux Comtes de Provence de contrôler cette cité. Jacques de Molay, le grand Maitre des Templiers tient une réunion de l'ordre à Arles en 1296

Les XIVe et XVe siècles

Des épidémies de peste frappent la ville en 1348 (peste noire), 1396, 1450, 1580 et 1720. La démographie arlésienne en est très affectée et la cité ne retrouvera ses effectifs du début du XIVe siècle qu'à la veille de la Révolution. En 1365, le 4 juin, Charles IV roi de Bohême se fait couronner comme son prédécesseur Frédéric Barberousse, Roi d'Arles à la cathédrale Saint-Trophime. Sous l’archiépiscopat d’ Eustache de Lévis (1475-1489), le climat entre les communautés chrétiennes et juives se dégrade et les tensions aboutissent au sac de la juiverie d’Arles en juin 1484. En 1483, Arles, Terre Adjacente de Provence, est réunie avec celle-ci au Royaume de France peu de temps après la mort du Roi René (1481), son dernier comte.

XVIe siècle

L'annexion d'Arles au Royaume de France se fait sans difficulté. François 1er passe à Arles en 1516 lors de son retour d'Italie et visite les monuments romains. Les arlésiens vont même témoigner de leur attachement à leur récente patrie en arrêtant l'invasion de la Provence conduite par Charles-Quint le 20 août 1536. La paix revenue, Arles s'enrichit grâce à son vaste terroir progressivement mis en culture. C'est de cette époque que datent le premières tentatives modernes de dessèchement des marais qui entourent la ville.
- En 1540, la ville d'Arles aurait ainsi négocié à ce sujet avec le comte de Paucallier.
- Près d'un demi-siècle plus tard, Jacques Audier et Philippe Larcher font de nouvelles propositions concernant les marais du Trébon, du Plan du Bourg et Coustières de Crau. Ces propositions restent sans suite sans doute à cause des sommes énormes nécessaires.
- Enfin en 1599, le roi Henri IV fait publier un édit accordant au hollandais Berg-op-Zoom, le privilège exclusif de faire le dessèchement de tous les marais de France. Des travaux d'irrigation sont également entrepris, dont le plus significatif, le canal de Craponne (du nom de son constructeur Adam de Craponne) creusé dans les années 1550, relie la Durance au Rhône en aval d'Arles.
Cette période de prospérité se traduit par le développement artistique de la cité. Plusieurs monuments publics (la Tour de l'Horloge couronnée de la fameuse statue de lHomme de Bronze coulée en 1555, la porte de la Cavalerie en 1558,...) et des hôtels particuliers de style Renaissance (place du Sauvage, rue Jouvène, ...) sont alors édifiés. Un écrivain arlésien Quiqueran de Beaujeu (1526-1550), évêque de Senez nous a laissé un témoignage de cette époque dans un ouvrage curieux "De laudibus Provinciae" (Eloge de la Provence) dans lequel il décrit la chasse, la pêche et les cultures d'alors. Toutefois ces heures heureuses pour la cité s'achèvent au début des années 1570. En effet, la fin du siècle est marquée par des épidémies de peste (en particulier celle de 1579-1580) et des inondations. A ces calamités naturelles se rajoutent les guerres de religion (principalement entre 1576 et 1595) au cours desquelles la ville suit le parti de la Ligue. Ces temps de troubles religieux et politiques ne prendront fin qu'avec l'abjuration et surtout le couronnement d'Henri IV. Après toutes ces épreuves la situation financière d'Arles est catastrophique : fortement endettée la cité doit dès lors se résoudre à vendre une partie des biens communaux.

XVIIe siècle

Au début XVIIe siècle, la ville est toujours dans son enceinte qui est restaurée en raison des conflits de religion latents en Provence et Languedoc. Après 1625, des conditions climatiques et un Rhône cléments permettent un accroissement important de la production agricole; ces conditions relancent l'idée de l'assèchement des marais, jugés terres improductives et pathogènes. Une convention est ainsi passée le 16 juillet 1642, entre les consuls, une association et Jean Van Ens, ingénieur hollandais, pour le
dessèchement des terres marécageuses. Malheureusement, une conception insuffisante et une recrudescence des crues entraînant des coûts d'entretien trop importants vont ruiner le succès initial de l'entreprise. L’architecture s’ouvre aux idées nouvelles d’Italie mais la Cité reste la même : les riches propriétaires s’agrandissent et construisent de somptueuses demeures héritées de l’art de la Renaissance. La vie artistique et intellectuelle s'inspire de la Cour à la suite du passage du roi Louis XIII dans la ville (1622).
Au niveau du tissu urbain, les seules modifications notables sont apportées par les établissements religieux édifiés récemment dans le cadre de la Contre-Réforme tout autour de la ville (Capucins, Carmes).
A compter de 1679, une politique d’alignement est entreprise par les consuls. Ceux-ci «délibèrent un alignement général des rues pour les rendre plus agréables et plus commode». Cette politique d’alignement qui se poursuit jusqu’à la Révolution, modifie considérablement l’aspect du centre-ville .

XVIIIe siècle

La peste de 1721 provoque un désastre démographique à Arles : elle emporte environ 9.000 habitants sur les 23.000 que compte alors la cité. Vers le milieu du XVIII siècle, apparaissent des établissements industriels et artisanaux autour des murailles. En punition des les sentiments légitimistes de la cité, la Convention nationale condamne la ville d'Arles à raser ses remparts .

XIXe siècle

Au XIXe siècle, Arles est marquée profondément par le choléra. La cité subit 9 épidémies successives correspondant aux 2e,3e,4e et 5e pandémies de cette maladie.
Vers 1824 le Baron de Chartrouse, maire d'Arles entreprend de remettre en valeur la patrimoine bâti en dégageant les Arènes, puis le théâtre antique.
Un peu plus tard, Arles perd son monopole de la navigation sur le Bas-Rhône à cause des chemins de fer dès 1848 (ligne Paris-Lyon-Marseille) puis de Saint-Louis, port créé à l'embouchure du Rhône à partir de 1882. Le chemin de fer révolutionne l’économie et la physionomie des activités au détriment du port fluvial. La Cité se vide ainsi de ses marins qui représentaient avec leurs familles près du tiers de la population de la ville.
Toutefois la ville trouve un second souffle dans l’industrie. Les ateliers des chemins de fer qui recouvrent les Alyscamps attirent dès 1848 une nouvelle population. Un peu plus tard, des ateliers de construction navale apparaissent à Barriol et des dragues fabriquées à Arles sont livrées dans le monde entier. La population rurale, qui constituait encore 40 % des habitants de la ville vers 1850, quitte la cité. En moins d’un demi siècle Arles devient une ville ouvrière.
A cette époque, c'est-à-dire à partir du milieu du XIXe siècle, la ville se transforme profondément en se dotant de nombreux équipements. On voit s’élever les Haras, le canal d’Arles à Bouc est creusé, la promenade des Lices aménagée, les Arènes et le Théâtre antique ont été dégagés. Les crues des années 1840 et surtout celle de 1856, entrainent la construction de quais qui protègent la ville du fleuve. L'urbanisme du Second Empire se traduit dans la cité par le percement de nouvelles artères (rue Gambetta, ..), l’aménagement de deux ponts sur le Rhône, un pour le train en 1850 et l’autre en 1875 pour relier la ville à Trinquetaille sur la rive ouest du Rhône à la place du pont de bateaux, et la construction de nouveaux bâtiments à usage collectif : poste, écoles, théâtre, magasins.
La ville se développe enfin en périphérie par extension de faubourgs, notamment au sud du boulevard des Lices, où s’installe une caserne d’infanterie. Le décor architectural, néoclassique au début du XIXe siècle, devient plus éclectique après 1850.
Son territoire est également mis en valeur. En 1856, des industriels batissent Salin-de-Giraud au sud de la commune pour l'exploitation du sel. Un peu plus tard, en 1892, deux lignes de chemin de fer sont créées pour la mise en valeur de ces salins et le développement de la Camargue (transport du sel, de produits agricoles, de matériaux de construction et de voyageurs) .
Chronologie
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1810 : démolition de la porte médiévale Saint-Etienne.
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1817 : la sous-préfecture de Tarascon est déplacée à Arles.
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1825 : début des travaux de déblaiement des arênes d'Arles
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Le baron de Chartrouse (1772-1843), maire d'Arles, décide à partir de 1825 de dégager le théâtre et l'amphithéâtre romains des maisons qui l'encombrent. Il fait racheter une à une plus de 250 habitations et met en œuvre les expropriations et les destructions.
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1830 : 1ère course de taureaux dans les arênes libérées des habitations
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1832 : 1ère épidémie de choléra à Arles (2ème pandémie mondiale) en septembre-octobre (452 décès)
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1833 : début des travaux de déblaiement du théâtre antique
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1834 : mise en service du canal d'Arles à Bouc commencé sous Napoléon 1er
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1835 : 2ème épidémie de choléra à Arles (2ème pandémie mondiale) en juillet-août (438 décès)
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1840 : crue du Rhône avec inondation de la ville et des campagnes
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1846 : début d'une crise économique et agricole (1846-1847)
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1848 : le chemin de fer de la ligne Paris Lyon Marseille (PLM) arrive à Arles (grâce à Lamartine). La ville reconnaissante donnera plus tard son nom à une place de la ville
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1849 : éclairage des rues d'Arles; 3ème épidémie de choléra à Arles (3ème pandémie mondiale) en septembre-octobre (446 décès)
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1850 : installation d'un chateau d'eau alimenté par une pompe à vapeur puisant dans le Rhône
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1852 : 4ème épidémie de choléra à Arles (3ème pandémie mondiale) de juin à septembre (nombre de décès ??)
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1854 : fondation du Félibrige
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1854 : 5ème épidémie du choléra à Arles (3ème pandémie mondiale) du 15 juin au 23 août (1038 décès)
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1856 : crue de printemps du Rhône. La ville et ses campagnes sont inondées. A la suite de cette catastrophe, la ville se protège en construisant les quais du Rhône
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1856 : visite du couple impérial à Arles. L'empereur Napoléon III veut se rendre compte des dégâts provoqués par les inondations
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1856 : création de Salin-de-Giraud au sud de la commune pour l'exploitation du sel
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1865 : 6ème épidémie de choléra à Arles (4ème pandémie mondiale) en septembre (283 décès)
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[1866]] : 7ème épidémie de choléra à Arles (4ème pandémie mondiale) qui dure un mois et demi (100 décès)
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1869 : 8ème épidémie de choléra à Arles (4ème pandémie mondiale) en septembre-octobre (nombre de décès ??)
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1873 : début d'une crise économique et sociale qui va se prolonger jusqu'en 1895
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1875 : construction du nouveau pont d'Arles à Trinquetaille. Il sera représenté dans plusieurs tableaux de Vincent Van Gogh. Cette même année naissance de Jeanne Calment, longtemps doyenne des Français et du monde, qui est née et décédée à Arles.
-
1883 : aménagement du boulevard des Lices et percement de la rue Gambetta
-
1884 : 9ème et dernière épidémie de choléra à Arles (5ème pandémie mondiale) de juillet à septembre (187 décès). Le choléra arrivé à Toulon par le bateau la Sarthe en provenance de Saïgon, gagne ensuite rapidement Marseille et Arles.
-
1888 : en février Vincent Van Gogh s'installe à Arles, et y peint les plus célèbres de ses tableaux. Il y restera jusqu'au printemps 1889
-
1892 : inauguration du train camarguais Arles - Salin-de-Giraud et Arles - Saintes-Maries-de-la-Mer pour la mise en valeur de la Camargue.

Galerie d'images

Image:Arles St Trophime Kreuzgang 20040828-237.jpg|Cloître de St Trophime Image:Arles St Trophime Kreuzgang 20040828-240.jpg|Cloître de St Trophime Image:Arles Hotel und Forum 20040828-255.jpg|Place du Forum Image:Montmajour Kreuzgang Detail 20040828-224.jpg|Cloître de l'abbaye de Montmajour Image:Arles Roman amphitheatre pillar ruins.jpg|Ruines du théâtre romain, au fond le clocher de St Trophime

Administration

Maires d'Arles

Maires élus depuis 1790.
Avant le XVIIIe siècle

- 1693-1705 : Jacques Nicolay (de)
Au XVIIIe siècle

- 1705-1707 : Joachim Guillaume Nicolay (de)
- ...
- 1789-1790 : Joseph Barras (de)
- 1790-1791 : Pierre Antoine Antonelle (d'), premier maire élu
- 1791-1792 : Pierre Antoine Loys
- 1792-1792 : André Roullet
- 1792-1793 : André Cadet Brun
- 1793-1793 : Jean François Grignard de La Haye
- 1793-1793 : Guibert (avec Jean François Grignard de La Haye)
- 1793-1793 : Siffren Boulouvard (avec Jean François Grignard de La Haye)
- 1793-1793 : André Cadet Brun (avec Jean François Grignard de La Haye)
- 1793-1793 : Dominique Perrier (avec Jean François Grignard de La Haye)
- 1793-1793 : Rolland (avec Jean François Grignard de La Haye)
- 1794-1794 : Clarion
- 1794-1794 : Honoré Jourdan
- 1794-1794 : Maquinet
- 1794-1794 : Paul Vespier
- 1794-1794 : Maquinet
- 1794-1794 : Paul Vespier
- 1794-1794 : Maquinet
- 1794-1794 : Gombert
- 1794-1794 : Maquinet
- 1794-1794 : Paul Vespier
- 1794-1794 : Raymond Bonafoux
- 1794-1794 : Jurand
- 1794-1794 : André Michel
- 1794-1794 : Guillaume André Brunet
- 1794-1794 : Pierre Germain Volpeliere
- 1794-1794 : Claude Valliere
- 1794-1795 : Louis Bret
- 1795-1795 : Trophime Tinellis
- 1795-1795 : Antoine Rippert (ou Ripert ?)
- 1795-1796 : Florentin Maureau
- 1796-1797 : Pierre Pomme
- 1797-1797 : Antoine Ripert (ou Rippert ?)
- 1797-1797 : Joseph Martin
- 1797-1797 : François Chabrier
- 1797-1799 : Antoine Ripert (ou Rippert ?)
- 1799-1804 : André Michel
Au XIXe siècle

- 1804-1807 : Henry Roure (du)
- 1807-1808 : Claude Valliere
- 1808-1813 : Anne Joseph Louis Marie Grille d'Estoublon (de)
- 1813-1815 : Jean François Sauret
- 1815-1815 : Pierre Joseph Trimond Giraud (de)
- 1815-1815 : André Cadet Pomme
- 1815-1815 : Jean François Sauret
- 1815-1815 : Thomas Orcel
- 1816-1816 : Jean Aubert
- 1816-1816 : Jean Baptiste Valentin Meyran de Lagoy (de)
- 1816-1816 : Jean Aubert
- 1817-1821 : Etienne Gabriel Perrin de Jonquieres (de)
- 1821-1824 : Pierre Joseph Trimond Giraud (de)
- 1824-1830 : Guillaume Michel Jérôme Meiffren Laugier, baron de Chartrouse
- 1830-1830 : Jean Boulouvard
- 1831-1831 : Pierre Fassin
- 1831-1831 : Joseph Giraud
- 1831-1835 : Florentin Pierre Maureau
- 1835-1843 : Jean Boulouvard
- 1843-1843 : Honoré Bizalion
- 1843-1843 : Jacques Gay
- 1843-1844 : Casimir Perrin de Jonquieres (de)
- 1844-1845 : Jean Julien Estangin
- 1845-1848 : Eugène Joseph Marie Grille (de)
- 1848-1848 : Pierre Fassin
- 1848-1848 : Joseph Giraud
- 1848-1850 : Achille Moutet
- 1850-1855 : Bernard Benoit Remacle
- 1855-1865 : Jules Meiffren Laugier Chartrouse (de)
- 1865-1866 : Jean Jacques Constantin Martin-Raget
- 1866-1866 : Jacques Martin
- 1866-1870 : Achille Moutet
- 1870-1871 : Augustin Tardieu
- 1871-1872 : Louis Remacle
- 1871-1874 : Hilaire Quenin
- 1872-1872 : Denis Mihle
- 1873-1874 : Augustin Tardieu
- 1873-1874 : Claude Gautier
- 1874-1874 : Léger Etienne Ambroy
- 1874-1876 : Léon Joseph Mauche
- 1874-1876 : Raymond Paul Marc Delmas
- 1874-1876 : Claude Dumas
- 1876-1877 : Augustin Tardieu
- 1876-1877 : Claude Gautier
- 1876-1877 : Jacques Flechon
- 1877-1877 : Louis Carrie
- 1877-1878 : Augustin Tardieu
- 1877-1877 : Claude Dumas
- 1877-1880 : Nicolas Sinard
- 1878-1880 : Emile Fassin
- 1880-1880 : Amédée Gay
- 1880-1884 : Jacques Martin
- 1880-1884 : Antoine Rouchon
- 1884-1888 : Amédée Gay
- 1884-1888 : Nicolas Sinard
- 1888-1894 : Jacques Tardieu
- 1888-1894 : César Bernaudon
- 1894-1894 : Daumas
- 1894-1900 : Jacques Martin
- 1894-1894 : Antoine Rouchon
- 1894-1900 : César Bernaudon
Au XXe siècle

- 1900-1908 : Honoré Nicolas
- 1908-1919 : Jean Granaud
- 1919-1932 : Joseph Vulcran Morizot
- 1932-1934 : Noë Masson
- 1934-1936 : Sixte Quenin
- 1936-1939 : Joseph Imbert
- 1939-1940 : Bonnard
- 1940-1944 : Pierre du Lac
- 1944-1945 : Pierre Boudin, dit
Pouly, manadier
- 1945-1947 : Cyprien Pilliol
- 1947-1971 : Charles Raymond Privat
- 1971-1983 : Jacques Perrot
- 1983-1995 : Jean Pierre Camoin (RPR)
- 1995-1998 : Michel Vauzelle (PS)
- 1998-2001 : Paolo Toeschi (PS)
Au XXIe siècle

- 2001- : Hervé Schiavetti (PCF)

Cantons

Arles est le chef-lieu de deux cantons :
- le canton d'Arles-Est
- le canton d'Arles-Ouest

Patrimoine

Arles est classée Ville d'Art et d'Histoire.

Patrimoine historique


- Arènes (amphithéâtre romain)
- Théâtre Antique
- Les Alyscamps
- Thermes de Constantin

Patrimoine religieux


- Église Saint-Trophime

Patrimoine culturel


- Musée de l'Arles et de la Provence antiques ([http://www.arles-antique.cg13.fr/mapa_cg13/root/index.htm Site officiel])
- Museon Arlaten

Personnalités nées à Arles


- Favorinus, philosophe sceptique ou appartenant à la Nouvelle Académie, né à Arles vers 80 - 90 ap. J.C., mort vers 150.
- Constantin II, fils de Constantin I, empereur (naissance le 7 août 314)
- Quiqueran de Beaujeu (1526-1550), écrivain arlésien et évêque de Senez. Il nous a laissé un témoignage de son époque dans un ouvrage curieux
"De laudibus Provinciae" (Eloge de la Provence) dans lequel il décrit la chasse, la pêche et les cultures d'alors.
- François Vautier, né en 1589 à Arles et mort en 1652 à Paris, est un médecin et botaniste français, médecin personnel de Marie de Médicis puis de Louis XIV.
- Pierre-Antoine Antonelle (1747–1817), aristocrate jacobin, 1 maire élu de la cité et président du Club des Jacobins lors de la Terreur révolutionnaire
- Jacques Réattu (1760-1833), peintre arlésien, grand prix de Rome en 1790.
- Dominique Roman (1824-1911), photographe
- Jeanne Calment, née le 21 février 1875 à Arles (Bouches-du-Rhône) et morte le 4 août 1997 à l'âge de 122 ans à Arles, ville où elle aura passé l'intégralité de sa longue vie. Elle a été pendant de longues années la doyenne de l'humanité.
- Suzet Maïs, actrice, née en 1907
- Louis Feraud (1921-1999), couturier
- Pierre Cour (1924-1997), Auteur de chansons pour Dalida, Enrico Macias, Zanini (tu veux ou tu veux pas ?) et autres... Lien :[http://www.auteurscompositeurs.com/cour.html Biographie de Pierre Cour]
- Lucien Clergue, photographe, né le 14 août 1934 - Voir [http://jfdreuilhe.free.fr/42LC.htm Biographie de Lucien Clergue]
- Christian Lacroix, couturier né le 16 mai 1951
- Patrick de Carolis, présentateur, rédacteur et président de France Télévision (depuis juillet 2005) né le 19 novembre 1953
- Djibril Cissé, footballeur international né le 12 août 1981
- Gaël Givet, footballeur international né le 9 octobre 1981

Jumelages


- Pskov (Russie)
- Fulda (Allemagne)

Voir aussi

Articles connexes


- Archevêché d'Arles : histoire du diocèse d'Arles avec les évêques et archevêques d'Arles
- conciles d'Arles : conciles tenus à Arles
- Rhône : sur les inondations et les crues du fleuve à Arles
- Vincent van Gogh : sur le séjour du peintre à Arles

Sur le Web


- [http://www.ville-arles.fr Le site de la ville d'Arles]
- [http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=8005 Les maires d'Arles]
- [http://www.cyber-flag.net/Html/Arles.htm Cyberflag Drapeau d'Arles]
- [http://www.patrimoine.ville-arles.fr www.patrimoine.ville-arles.fr Le site du patrimoine d'Arles]
- [http://alpilles.online.free.fr/communes/arles_%20insolite.htm lieux insolites et anecdotes en Arles]
- [http://www.web-provence.com/villes/arles.htm Photos d'Arles]
- [http://postcards.delcampe.com/liste.php?language=F&cat=3758 photographies anciennes d'Arles]
- [http://www.lettres.ac-aix-marseille.fr/latingrec/arles/TABLEMATIERES.htm Arles antique]
- [http://romanes.com/Arles/StTrophime/Facade/ Façade de Saint Trophime]
- [http://www.rip-arles.org Site officiel des rencontres photographiques d'Arles]
- [http://www.enp-arles.com Site de l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie]
- http://www.marais-vigueirat.reserves-naturelles.org
- http://mejanes.camargue.fr
- http://www.reserve-camargue.fr
- [http://www.photos-de-villes.com/photo-arles-1.php Photos d'Arles]
- http://www.memo.fr/Dossier.asp?ID=938 Dossier sur la ville d'Arles

Divers


- [http://www.rip-arles.org
Rencontres Photographiques d'Arles] : Depuis 1968, ce festival de photographie, créé par l'écrivain Michel Tournier et le photographe Lucien Clergue, se tient chaque année à Arles au mois de juillet.
- L'école Nationale Supérieure de la Photographie [http://www.enp-ar


Honorius

Honorius Honorius Honorius Flavius Honorius (384-423), empereur romain d'Occident. Né à Constantinople en 384, il est le fils de Théodose Ier et d'Aelia Flacilla et le frère cadet d'Arcadius. Il devint le premier monarque de l'Empire d'Occident en 395 à la mort de son père après que celui-ci eut partagé l'empire entre ses deux fils, partage qui sera, pour l'empire romain, définitif. Honorius n'a que 11 ans à la mort de son père. Celui-ci charge Stilicon, général d'origine vandale, époux d'une de ses cousines, Serena, nièce de Théodose Ier, de veiller sur les deux frères. Stilicon est le véritable maître de l'Empire d'Occident jusqu'en 408 et sauve le trône d'Honorius des invasions germaniques à deux reprises par ses victoires militaires de Pollenza en 402 sur Alaric Ier et de Fiesole