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412 ko:412년
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Cette page concerne l'année 412 du calendrier julien.
Événements
- L’usurpateur Jovin prend le pouvoir en Gaule.
- Les Wisigoths pénètrent dans le sud de la Gaule, mais se cantonnent en Aquitaine dès 418.
- Athaulf conduit les Wisigoths en Gaule (100 000 personnes) où il s’empare de la Provence et de l’Aquitaine. Narbonne, Toulouse et Bordeaux sont ravagées.
- Edit d’Honorius contre les Donatistes.
- Emeute à Constantinople. Incendie du siège du préfet de la ville, Monaxios.
- Les Romains restaurent les fortins de la rive droite du Danube détruits par les Huns et créent une nouvelle flotte danubienne au printemps.
- Olympiodore signe un armistice avec le roi des Huns Karaton, dans la région du Don (fleuve).
- Cyrille succède à son oncle Théophile comme patriarche d’Alexandrie (414-444). Il s’opposera au patriarche de Constantinople, Nestorius, au nom de l’orthodoxie chrétienne (430).
- Basilique Saint Démétrios à Salonique.
- Concile de Carthage en 411 ou 412.
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Décès
- Alaric Ier, roi des Wisigoths en Lucanie.
Catégorie:412Catégorie:Chronologie du Ve siècle
Article principal : 412
Années 400 ko:400년대
Catégorie:Décennie
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Événements
Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Années 410
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Années 430
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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407 ko:407년
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Cette page concerne l'année 407 du calendrier julien.
Événements
- Invasion générale de la Gaule par les Germains : Vandales, Alains, Suèves.
- L'usurpateur Constantin III quitte la Grande Bretagne où il a été déclaré empereur par l'armée et se propose de libérer la Gaule des Barbares.
- Il débarque à Boulogne et colmate la frontière avec l’aide des Francs fédérés. Vandales et Suèves sont bloqués dans l’Empire. Les Alamans prennent pied dans le Palatinat et en Alsace, puis en Franche-Comté et en Suisse alémanique.
- Marcus puis Marcianus, se font proclamer empereur par leurs troupes en Bretagne, puis tombent successivement sous les coups de leurs propres soldats.
- Le préfet des Gaules (Espagne, Gaule, Bretagne) quitte Trèves pour Arles à la suite des invasions de Vandales, Suèves, Burgondes et Alains.
- Prise de Bordeaux par les Vandales.
Naissances
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- Saint Jean Chrysostome, docteur de l’Eglise en exil ( né en 344 ou 354).
- Saint Nicaise, évêque de Reims, est massacré par les Vandales sur le parvis de sa cathédrale.
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Catégorie:408
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Cette page concerne l'année 408 du calendrier julien.
Événements
- Début du règne de Théodose II le Jeune, empereur byzantin. >450. En réalité du fait du jeune âge de l'empereur c'est le préfet du prétoire Anthémius qui exerce le pouvoir. >414. Son long règne sera marqué par l’influence de sa sœur Pulchérie et de sa femme Eudoxie. Sa minorité est troublée par les rivalités opposant les chefs mercenaires, les querelles religieuses et le réveil des nationalités (Égypte et Syrie). Byzance demeure néanmoins en dehors des migrations.
- Les Huns d'Uldin attaquent l’Empire d’Orient. Ils occupent et incendient les contre-fortins romains orientaux de la rive nord du bas Danube, de l’embouchure de l’Olt jusqu’à la Porte de Fer (mai-juin). Puis ils traversent le bas Danube et commencent une guerre pour la possession de Castra Martis (Kula, Bulgarie) que les auxiliaires skires occupent par la ruse. Les Romains tentent de négocier, mais Uldin réclame un tribut annuel en or trop important pour se retirer. Finalement, les Romains orientaux chassent les Skires de Castras Martis puis rejettent Uldin au nord du Danube (409).
- Théodose II empereur d'Orient restaure l'administration et rédige son Code.
- Avec l'empereur Honorius, l'aristocratie et les troupes romaines contre lui, Stilicon est arrêté et exécuté.
- Stilicon achète le départ des Wisigoths d’Alaric d’Italie pour 4000 livres d’or et les envoie contre Arcadius en Orient. A la mort d’Arcadius en mai, la rumeur se répand que Stilicon veut faire de son fils, Eucherius, un empereur. Il se fait assassiner à Ravenne sur ordre de son gendre, Honorius (24 août). Le pouvoir tombe entre les mains des favoris de l’empereur, Olympius, Jovius, Eusèbe, Allobichius. Alaric reprend le chemin de l’Italie. Il pille Aquilée et Crémone, puis marche sur Rome (octobre).
- Les troupes romaines massacrent stupidement les familles des mercenaires barbares qui avaient rejoint l'armée d'Alaric Ier.
- Constantin III déplace la capitale de la Gaule de Trèves à Arles et étend son autorité sur l'Espagne.
Naissances
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- : Arcadius, premier empereur byzantin.
- 24 août : Stilicon, assassiné.
- Claudien poète païen né à Alexandrie en 365, assassiné peut être en même temps que Stilicon, son protecteur.
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catégorie:409
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Cette page concerne l'année 409 du calendrier julien.
Événements
- Règne en Chine du Nord de Mingyandi, de son nom personnel Tuoba Si (T'o-Pa Sseu), roi des Tabghatch (fin en 423).
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- Les envahisseurs Vandales, Alains et Suèves se partagent l'Espagne en tirant au sort. Les Vandales obtiennent l'Andalousie, les Suèves la Galice et les Alains la Lusitanie.
- Alaric, rejoint par son beau-frère Athaulf avec les forces gothiques du nord de la Pannonie, rompt les négociations de Rimini avec Honorius et investit les magasins à grains du Portus près de Rome. Il fait proclamer empereur le sénateur Priscus Attalus qui le hausse au grade de Magister utriusque militiae praesentialis (maître de la milice). Alaric installe ses cantonnements en Etrurie, trahit Attalus pour se rapprocher d’Honorius, lui demandant un établissement en Norique pour son peuple. Honorius refuse.
- Les Romains quittent la Pannonie, en Europe centrale.
- Emeute à Constantinople.
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Décès
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411 ko:411년
Catégorie:411
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Cette page concerne l'année 411 du calendrier julien.
Événements
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- L'usurpateur Constantin III est assiégé à Arles par des troupes loyales à l'empereur Honorius.
- Les Alains fondent leur royaume au Portugal.
- Les Suèves fondent leur royaume en Espagne.
- Touchés par la famine, les Barbares négocient leur installation comme fédérés avec Honorius : royaume des Suèves en Galice et au nord du Tage avec Braga pour capitale (411-585), des Vandales Silingues au Nord du Douro, des Alains dans le centre de l’Espagne, des Vandales Asdingues en Andalousie (409-429).
- Concile de Carthage en 411 ou 412.
- Condamnation du Pélagianisme et du Donatisme par Augustin. Il reste alors deux cent soixante-dix-neuf évêques donatistes. Ceux qui résistent sont pourchassés impitoyablement. La répression est féroce, et en 413, l’Eglise latine triomphe.
- L'évêque Cyrille d'Alexandrie voit en la philosophie une hérésie.
Naissances
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414 ko:414년
Catégorie:414
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Cette page concerne l'année 414 du calendrier julien.
Événements
- Janvier : Athaulf, roi des Wisigoths, épouse à Narbonne Galla Placidia, sœur de l’empereur Honorius, qui refuse de traiter avec lui. Athaulf, incapable de se faire conférer à lui-même la dignité impériale refait Attalus empereur d’occident pour reconstruire l’empire avec lui.
- Le gaulois Rutilius Namatianus devient préfet de Rome.
- À l'âge de 15 ans, Pulchérie, la sœur de l'empereur de Théodose II devient régente de l'Empire d'Orient pour son frère faible de caractère (et qui n'a que 13 ans).
- Saint Jérôme écrit un pamphlet contre les ennemis de l'église.
- Le Chinois Faxian (Fa Hien), de retour d'un pèlerinage en Inde, décrit le pays comme humain, riche et heureux.
Naissances
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Décès
- Synésius, alchimiste né à Cyrène en 370. Converti au christianisme, il était évêque de Ptolémaïs.
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Catégorie:415
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Cette page concerne l'année 415 du calendrier julien.
Événements
- Règne de Kumaragupta, empereur Gupta des Indes (fin en 455).
- Kumaragupta fonde l’université de Nâlandâ, qui deviendra le centre spirituel du Grand Véhicule bouddhique.
- Guerre des Huns contre la Perse dans les années 415-420. Des objets d’orfèvrerie sassanide et des monnaies d’or sassanides, kouchanes, bactriennes et même indiennes, trouvés dans les établissements hunniques du bassin des Carpates, prouvent que les Huns pénétrants dans la vallée du Danube sont les mêmes que ceux qui guerroyait précédemment en Asie centrale.
- Règne de Wallia, roi des Wisigoths.
- Les Wisigoths, pourchassés par les Romains d’Honorius, entrent en Espagne. Ils sont soumis par le blocus naval de Barcelone où leur roi Athaulf est assassiné par l'un de ses officiers. Son frère Wallia lui succède. Affamé par le blocus des ports, Wallia cherche à passer en Afrique, mais est rejeté par une tempête.
- Adversum Paganos du polygraphe espagnol Paulus Orosius (415-417).
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- Hypatie, philosophe et mathématicienne grecque, assassinée dans l'église par des chrétiens.
- Athaulf, roi Wisigoths.
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Catégorie:417
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Cette page concerne l'année 417 du calendrier julien.
Événements
- Début du pontificat de saint Zosime. >418
- Zosime, abusé, accorde l’absolution à Pélage et à son disciple Caelestius.
- Le pape rejette le dogme du péché originel.
- Les évêques d’Arles obtiennent du pape Zosime la primauté sur les autres évêques de Gaule.
- Galla Placidia, sœur de l'empereur Honorius, épouse le général Constance.
- Fin du royaume des Alains au Portugal.
- Les Wisigoths battent les Germains et les Alains en Espagne.
- Rébellion provisoirement écrasée dans le nord-ouest de la Gaule (Armorique).
- Fondation des premiers monastères de Provence aux îles de Lérins et à Saint-Victor de Marseille.
- Année probable de la rédaction du De reditu de Rutilius Namatianus
Naissances
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Décès
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Calendrier julienCalendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes.
Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel.
Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.
Compte des années
Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.
- Dioclétien a institué lanno Diocletiani, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.
- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).
Évolution historique
Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain.
Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans.
Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an.
Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier.
Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.
En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C..
L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février.
Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis.
De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:
Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (30 jours)
# October (31 jours)
# November (30 jours)
# December (30 jours)
La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour.
Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).
Les douze mois du calendrier julien
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (31 jours)
# October (30 jours)
# November (31 jours)
# December (30 jours)
La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui.
Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.
Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII
Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire.
Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.
Coexistence des calendrier julien et grégorien
Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date.
La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).
Voir aussi
Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février
Liens externes
- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Julien
Catégorie:Rome antique
als:Julianischer Kalender
ko:율리우스력
ja:ユリウス暦
zh-cn:儒略历
JovinUsurpateur en Gaule contre l'empereur Honorius de 411 à 412.
Aristocrate gaulois, il est élu empereur à Mayence par les aristocrates gaulois en 411, face à l'incapacité d'Honorius et d'un autre usurpateur Constantin III à ramener la sécurité en Gaule après l'invasion de 406. Ses forces se résument à des Burgondes et des Alains enrôlés du côté romain, dans une Gaule dévastée par les barbares.
Pour se concilier Athaulf et ses Wisigoths présents en Italie, il les laisse passer les Alpes et entrer en Gaule en 412. Mais Athaulf préfère une alliance avec Constance, représentant du pouvoir impérial légal qui est mieux à même de lui offrir du ravitaillement. Athaulf capture donc Jovin à Valence et l'exécute, au profit d'Honorius.
Cette brève tentative témoigne des effets du désastre de l'invasion de 406 : décomposition de la domination impériale romaine, et velléités autonomistes des élites gallo-romaines, qui iront en s'accentuant.
Gaule als:Gallische Sprache ko:갈리아 ja:ガリア
Catégorie:Ancien pays d'Europe Catégorie:Monde celtique
La Gaule (ou les Gaules), en latin Gallia, est le nom donné anciennement aux territoires occupés par les Gaulois, territoires qui comprenaient la France actuelle, la Belgique et le nord de l'Italie (Gaule cisalpine).
Jusqu'à la conquête romaine, de -58 à -51, ce nom ne recouvre aucune notion d'unité politique ou territoriale, mais plutôt une aire culturelle et peut-être économique à l'intérieur de laquelle de fortes disparités devaient toutefois exister, ainsi que le prouve l'archéologie. A contrario, la Celtique désigne - pour les archéologues - l'ensemble des territoires peuplés par les Celtes au deuxième Âge du fer dépassant le cadre de la seule Gaule.
De même le nom « Gaulois », désignant les habitants de ce territoire, couvre de nombreux peuples et une multitude d'entités ethnoculturelles jusqu'à la conquête romaine.
Le territoire
Gaulois
Les territoires de la future Gaule étaient englobés dans un vaste ensemble continental s'étendant de l'Atlantique jusqu'au Danube et nommé « Celtique » par les premiers témoignages écrits dont nous disposons : ceux des Grecs (notamment Aristote, élève d'Isocrate et de Platon, -384 à -332 ).
Le nom « Gaulois » (latin galli) est attesté, quant à lui, pour la première fois sous la plume de Caton l'Ancien vers -168, pour désigner les habitants de la Celtique qui avaient envahi la plaine du Pô, c'est-à-dire les habitants de la Gaule cisalpine. On sait principalement grâce à l'étymologie qu'il s'agissait bien de peuples nord-alpins.
Au milieu du premier siècle avant l'ère chrétienne, selon Jules César, la Gaule était divisée en trois parties : la Celtique, l'Aquitaine et la Belgique (cf. carte). Il est probable que ce découpage schématique correspondait pour une part à des différences culturelles observables par un étranger (ce que mentionne César et qui est confirmé dans le cas de la Belgique) et d'autre part à des considérations géopolitiques propres au conquérant romain (comme la nécessité de délimiter le territoire à conquérir). Néanmoins, l'absence d'autres sources précises donne encore lieu à de nombreuses conjectures sur la nature exacte de ce découpage.
Si la Gaule proprement dite apparaît sous la plume des Romains, elle trouve aussi sa définition à travers l'histoire de sa conquête par ces derniers.
Schématiquement, la conquête romaine de la Gaule fut réalisée en trois phases :
- la conquête de la Gaule cisalpine, comprenant la plaine cispadane et la transpadane (fin du III siècle avant l'ère chrétienne)
- la conquête de la gallia togata ou Narbonnaise, c'est-à-dire le sud-est de la France et la vallée du Rhône (dernier tiers du II siècle avant l'ère chrétienne)
- la conquête de la gallia comata ou Gaule chevelue, c'est-à-dire le reste de la France et la Belgique
(milieu du I siècle avant l'ère chrétienne)
La Cisalpine, intégrée à l'Italie sous la République, devint une extension de Rome, tandis que la Narbonnaise constitua une « province » romaine située hors d'Italie (le nom latin provincia a donné le français actuel « Provence »).
Les noms « Gaule » et « Gaulois » restèrent quant à eux en usage pour désigner les provinces romaines s'étendant sur le reste de ces territoires (France et Belgique actuelles) et leurs habitants de culture gallo-romaine (que l'archéologie et l'historiographie désignent également sous le néologisme Gallo-romains).
En -12, Auguste instaura la première « institution » supra-provinciale de l'Empire avec le « conseil des trois Gaules » (concilium trium Galliarum) réunissant chaque année les représentants des cités de la Gaule lyonnaise, de la Gaule aquitaine et de la Gaule belgique à Lugdunum pour célébrer le culte impérial. Il est probable que ce geste ne faisait que confirmer les liens anciens qui existaient entre les habitants de ces territoires. Ce sont ces liens, tissés de proche en proche, qui peuvent expliquer en définitive le caractère unitaire que laisse entrevoir, au-delà des disparités, la description de la Gaule par César près d'un demi-siècle avant.
Les habitants
À l’origine, les Celtes, ou encore leurs prédécesseurs ont pu peupler l’Europe centrale. Vers -500, ils auraient commencé à émigrer vers le nord-ouest pour constituer, deux cents ans plus tard, une partie importante de la population des différentes régions de la Gaule. Enfin, ils auraient commencé d'importantes migrations vers l'Italie et vers l'est de l'Europe à la fin du V siècle.
À l'époque de la conquête par Rome de la Gaule chevelue, si les territoires des Celtes s'étaient considérablement réduits, ces derniers conservaient néanmoins des liens entre eux de la Bohême jusqu'à l'île de Bretagne, comme l'indique la présence de témoignages archéologiques danubiens parmi les guerriers de Vercingétorix ou encore, les liens importants entre les peuples belges du nord de la Gaule et ceux de la Tamise.
Ces liens peuvent s'expliquer, dans le cas de la Gaule, par l'existence d'un réseau de « clientèles » qui tenait de proche en proche certaines tribus, certains peuples dans la dépendance d'autres, plus riches ou plus nombreux et disposant éventuellement d'un territoire plus étendu. L'existence de « fédérations » de peuples est attestée dans l'ensemble du domaine celtique : parmi les peuples transpadans de la Gaule cisalpine au III siècle avant l'ère chrétienne, dans le midi de la Gaule au II siècle avant l'ère chrétienne (les Salyens) ou encore en Gaule chevelue avant la guerre des Gaules (Avernes, Éduens et Séquanes).
Pour expliquer l'aire géographique de la culture matérielle laténienne dans son intégralité, même à l'échelle de la Gaule, ce schéma est toutefois insuffisant et il faut écarter la question du peuplement.
La thèse d'une invasion celtique qui aurait placé sous sa coupe les populations indigènes, telles que les Ligures mentionnés par les premières sources grecques, n'a plus cours aujourd'hui. Il est en effet très difficile d'associer les changements sociaux et techniques qui caractérisent la naissance de la civilisation celtique de La Tène à des changements ethniques.
Aussi, il est bien plus probable que le peuplement de la Gaule fût, pour la majorité, hérité des brassages millénaires des peuples durant la Préhistoire et que la culture laténienne se diffusa progressivement, par apports successifs depuis un berceau ou « complexe » nord-alpin (voir Hallstatt).
Parallèlement, d'autres apports culturels purent se diffuser à partir des régions atlantiques.
Les cultures mégalithiques de la façade atlantique (Irlande, Pays-de-Galles, côte armoricaine), notamment, attestent l'existence de liens culturels et économiques entre ces régions depuis la préhistoire. Comme le relève B. Cunliffe (Les Celtes, Paris, 1996), des mégalithes furent d'ailleurs réemployés durant la période gauloise, comme en témoignent des motifs celtiques présents sur nombre d'entre eux. Enfin, d'autres mégalithes devaient avoir conservé un caractère sacré durant au début de la période chrétienne, comme en témoignent les croix dont ils furent alors surmontés.
Parmi ces apports éventuels à la « civilisation » gauloise, Jules César, dans son commentaire sur la guerre des Gaules mentionne que le druidisme venait de Grande-Bretagne. Rien ne peut confirmer ou infirmer cette affirmation.
En définitive, des nombreux peuples ou fédérations de peuples présents en Gaule à la veille de la conquête romaine, il reste des contours de « frontières », dont l'existence fait cependant débat (les limites des terroirs du haut Moyen Âge, sans doute antérieures à la période celtique pour la plupart) et un « substrat » linguistique longtemps sous-évalué. L'étymologie, enfin, a conservé le nom de populations gauloises, nom qui désigne encore les habitants de régions et de villes françaises actuelles : par exemple, les Allobroges sont les habitants de Grenoble ou les Auvergnats, les habitants de l'Auvergne qui couvre le territoire arverne (nord de la haute-Loire, Puy-de-Dôme et haut-Allier).
- Sur le peuplement protohistorique de l'Europe : voir Celtes
- À l'époque gauloise : voir Gaulois
- Durant la conquête romaine et à l'époque romaine : Voir peuple gaulois
La langue
La majorité des habitants de la Gaule protohistorique parlaient certainement le gaulois, décliné en plusieurs dialectes, et devaient se comprendre entre eux : Jules César mentionna cependant qu'à son époque les trois parties de la Gaule se distinguaient par les coutumes, les mœurs, mais aussi par la « langue ».
Le gaulois est une langue aujourd'hui disparue du groupe celtique de la famille des langues indo-européennes, proche du gallois actuel.
Continuité et ruptures
Il est aujourd'hui admis que la Gaule « romaine » ne fut romaine que dans certains domaines, certes majeurs.
Les changements apportés par le conquérant ont longtemps éclipsé toute idée d'une permanence de certains traits : d'abord, le syncrétisme religieux romain et l'interdiction du druidisme entraînèrent assurément la disparition d'une religion celtique dont on ne peut que deviner les contours, grâce à l'archéologie, d'une part, et par comparaison avec quelques survivances gallo-romaines, d'autre part.
Les cadres du pouvoir – l'administration romaine –, l'économie, l'art, notamment monumental, et la culture littéraire latine, aussi, s'imposèrent, peut-être d'autant plus facilement que rien de préexistant ne pouvait les concurrencer.
Après la conquête romaine de la Gaule, achevée en -51, la romanisation fut rapide chez les élites. On ignore cependant quelle fut sa progression exacte et sa profondeur en ce qui concerne le peuple. Elle dut en tout cas demeurer inégale, voire limitée dans nombre de domaines ayant trait à la vie quotidienne, comme l'indiquent plusieurs exemples.
Le réemploi du site du sanctuaire celtique de Gournay-sur-Aronde, en Belgique, ou encore les ex-voto des sources de la Seine, montrent comme nombre d'autres lieux sacrés pour les Gaulois de la période de l'indépendance que les lieux de culte romains prolongèrent des usages anciens (voir nemeton).
Lorsqu'une certaine « barbarisation » de l'Empire eut lieu au III siècle, des traits de civilisation qui étaient demeurés en vigueur depuis la période de l'indépendance s'introduisirent à leur tour dans la culture impériale : le manteau gaulois qui donna son surnom à l'Empereur Caracalla n'avait pu être remplacé par le mode de vie du conquérant romain. Dans nombre de domaines ayant trait à l'artisanat, où les Gaulois excellaient, leurs inventions s'imposèrent : c'est le cas, notamment, du tonneau qui s'imposa face à l'amphore plus fragile et de moindre contenance. C'est également le cas de la cotte de mailles pour l'armée.
Un héritage gaulois perdura aussi probablement dans la langue parlée : au , une graphie et une prononciation gauloises du latin, au caractère archaïque, sont attestées chez plusieurs auteurs de poésie ou transcripteurs de farces populaires (sources de l'Histoire de France, éd. Les Belles lettres, Paris).
Certains traits caractéristiques de la Gaule antique perdurèrent après l'Empire romain.
Lorsque la civilisation romaine classique s'effondra, la Gaule ne se « germanisa » que lentement et partiellement. La présence de toponymes germaniques est d'abord attestée sur ses franges, due au repeuplement, souvent à but défensif et organisé assez tôt par Rome, de régions sinistrées par les crises et par les épidémies. De tels établissements durables de colons « barbares » (les lètes) eurent d'ailleurs lieu dans le reste de l'Empire tout au long du .
La date symbolique de la disparition de l'Empire romain d'occident en 476 et celle du baptème du roi des Francs Clovis, vers 486, ne marquèrent pas non plus, à cet égard, de rupture : ces événements eurent lieu à une époque où Francs, Burgondes et Wisigoths avaient fait « souche » et détenaient depuis longtemps déjà le monopole des affaires militaires.
Aussi, les familles de l'aristocratie gallo-romaine continuèrent longtemps à concentrer l'essentiel du véritable pouvoir politique dans les cités épiscopales : les « patrices », comme le marseillais Mauronitus, ou les évêques, comme l'auvergnat Grégoire de Tours, étaient les véritables représentants des populations. Ainsi, la culture nouvelle qui se développa en Gaule après la période impériale fut avant tout chrétienne et à plusieurs égards augustinienne.
Plus généralement, les permanences observables dans le cadre de vie de l'Antiquité tardive jusqu'au furent nombreuses en Gaule : c'est surtout à partir du milieu du VII siècle, temps de crise, que les patronymes germaniques se multiplièrent au sein des élites, indiquant par là que le centre de gravité de l'Europe s'était déplacé vers le nord et que les équilibres du monde antique s'étaient rompus.
En définitive, si la culture latine classique recula, le latin continua à constituer la langue de la culture et surtout, celle exclusive de l'écrit (le premier document écrit en langue vernaculaire étant les serments de Strasbourg, datés de 842).
Aussi, l'usage des noms « Gaule » et « Gaulois » se conserva jusqu'à la fin de la période mérovingienne, du moins à l'écrit. Ce n'est que lentement, durant la période carolingienne, que le nom de « Francie » (Francia, puis francia occidentalis se répandit pour désigner la réalité politique majeure qu'était devenu le royaume des Francs (regnum francorum). Mais ce nom ne désignait qu'incidemment les territoires correspondant à l'ancienne Gaule romaine, désormais rattachés à un ensemble plus vaste.
C'est également la « renaissance carolingienne » qui posa les fondations d'une culture véritablement nouvelle. Cette « renaissance » voulait pourtant, à l'origine, restaurer la culture romaine antique et impériale.
Junk
Voir aussi
- Gaule romaine, Gaule cisalpine, Gaule transalpine, Gaule celtique, Gaule chevelue, Gaule belgique, Gaule aquitaine, Gaule lyonnaise, Gaule germanique, Gaule narbonnaise
- Celtes, Gaulois, Peuple gaulois, Religion gauloise, Guerre des Gaules, De Bello Gallico
Gaule als:Gallische Sprache ko:갈리아 ja:ガリア
Catégorie:Ancien pays d'Europe Catégorie:Monde celtique
La Gaule (ou les Gaules), en latin Gallia, est le nom donné anciennement aux territoires occupés par les Gaulois, territoires qui comprenaient la France actuelle, la Belgique et le nord de l'Italie (Gaule cisalpine).
Jusqu'à la conquête romaine, de -58 à -51, ce nom ne recouvre aucune notion d'unité politique ou territoriale, mais plutôt une aire culturelle et peut-être économique à l'intérieur de laquelle de fortes disparités devaient toutefois exister, ainsi que le prouve l'archéologie. A contrario, la Celtique désigne - pour les archéologues - l'ensemble des territoires peuplés par les Celtes au deuxième Âge du fer dépassant le cadre de la seule Gaule.
De même le nom « Gaulois », désignant les habitants de ce territoire, couvre de nombreux peuples et une multitude d'entités ethnoculturelles jusqu'à la conquête romaine.
Le territoire
Gaulois
Les territoires de la future Gaule étaient englobés dans un vaste ensemble continental s'étendant de l'Atlantique jusqu'au Danube et nommé « Celtique » par les premiers témoignages écrits dont nous disposons : ceux des Grecs (notamment Aristote, élève d'Isocrate et de Platon, -384 à -332 ).
Le nom « Gaulois » (latin galli) est attesté, quant à lui, pour la première fois sous la plume de Caton l'Ancien vers -168, pour désigner les habitants de la Celtique qui avaient envahi la plaine du Pô, c'est-à-dire les habitants de la Gaule cisalpine. On sait principalement grâce à l'étymologie qu'il s'agissait bien de peuples nord-alpins.
Au milieu du premier siècle avant l'ère chrétienne, selon Jules César, la Gaule était divisée en trois parties : la Celtique, l'Aquitaine et la Belgique (cf. carte). Il est probable que ce découpage schématique correspondait pour une part à des différences culturelles observables par un étranger (ce que mentionne César et qui est confirmé dans le cas de la Belgique) et d'autre part à des considérations géopolitiques propres au conquérant romain (comme la nécessité de délimiter le territoire à conquérir). Néanmoins, l'absence d'autres sources précises donne encore lieu à de nombreuses conjectures sur la nature exacte de ce découpage.
Si la Gaule proprement dite apparaît sous la plume des Romains, elle trouve aussi sa définition à travers l'histoire de sa conquête par ces derniers.
Schématiquement, la conquête romaine de la Gaule fut réalisée en trois phases :
- la conquête de la Gaule cisalpine, comprenant la plaine cispadane et la transpadane (fin du III siècle avant l'ère chrétienne)
- la conquête de la gallia togata ou Narbonnaise, c'est-à-dire le sud-est de la France et la vallée du Rhône (dernier tiers du II siècle avant l'ère chrétienne)
- la conquête de la gallia comata ou Gaule chevelue, c'est-à-dire le reste de la France et la Belgique
(milieu du I siècle avant l'ère chrétienne)
La Cisalpine, intégrée à l'Italie sous la République, devint une extension de Rome, tandis que la Narbonnaise constitua une « province » romaine située hors d'Italie (le nom latin provincia a donné le français actuel « Provence »).
Les noms « Gaule » et « Gaulois » restèrent quant à eux en usage pour désigner les provinces romaines s'étendant sur le reste de ces territoires (France et Belgique actuelles) et leurs habitants de culture gallo-romaine (que l'archéologie et l'historiographie désignent également sous le néologisme Gallo-romains).
En -12, Auguste instaura la première « institution » supra-provinciale de l'Empire avec le « conseil des trois Gaules » (concilium trium Galliarum) réunissant chaque année les représentants des cités de la Gaule lyonnaise, de la Gaule aquitaine et de la Gaule belgique à Lugdunum pour célébrer le culte impérial. Il est probable que ce geste ne faisait que confirmer les liens anciens qui existaient entre les habitants de ces territoires. Ce sont ces liens, tissés de proche en proche, qui peuvent expliquer en définitive le caractère unitaire que laisse entrevoir, au-delà des disparités, la description de la Gaule par César près d'un demi-siècle avant.
Les habitants
À l’origine, les Celtes, ou encore leurs prédécesseurs ont pu peupler l’Europe centrale. Vers -500, ils auraient commencé à émigrer vers le nord-ouest pour constituer, deux cents ans plus tard, une partie importante de la population des différentes régions de la Gaule. Enfin, ils auraient commencé d'importantes migrations vers l'Italie et vers l'est de l'Europe à la fin du V siècle.
À l'époque de la conquête par Rome de la Gaule chevelue, si les territoires des Celtes s'étaient considérablement réduits, ces derniers conservaient néanmoins des liens entre eux de la Bohême jusqu'à l'île de Bretagne, comme l'indique la présence de témoignages archéologiques danubiens parmi les guerriers de Vercingétorix ou encore, les liens importants entre les peuples belges du nord de la Gaule et ceux de la Tamise.
Ces liens peuvent s'expliquer, dans le cas de la Gaule, par l'existence d'un réseau de « clientèles » qui tenait de proche en proche certaines tribus, certains peuples dans la dépendance d'autres, plus riches ou plus nombreux et disposant éventuellement d'un territoire plus étendu. L'existence de « fédérations » de peuples est attestée dans l'ensemble du domaine celtique : parmi les peuples transpadans de la Gaule cisalpine au III siècle avant l'ère chrétienne, dans le midi de la Gaule au II siècle avant l'ère chrétienne (les Salyens) ou encore en Gaule chevelue avant la guerre des Gaules (Avernes, Éduens et Séquanes).
Pour expliquer l'aire géographique de la culture matérielle laténienne dans son intégralité, même à l'échelle de la Gaule, ce schéma est toutefois insuffisant et il faut écarter la question du peuplement.
La thèse d'une invasion celtique qui aurait placé sous sa coupe les populations indigènes, telles que les Ligures mentionnés par les premières sources grecques, n'a plus cours aujourd'hui. Il est en effet très difficile d'associer les changements sociaux et techniques qui caractérisent la naissance de la civilisation celtique de La Tène à des changements ethniques.
Aussi, il est bien plus probable que le peuplement de la Gaule fût, pour la majorité, hérité des brassages millénaires des peuples durant la Préhistoire et que la culture laténienne se diffusa progressivement, par apports successifs depuis un berceau ou « complexe » nord-alpin (voir Hallstatt).
Parallèlement, d'autres apports culturels purent se diffuser à partir des régions atlantiques.
Les cultures mégalithiques de la façade atlantique (Irlande, Pays-de-Galles, côte armoricaine), notamment, attestent l'existence de liens culturels et économiques entre ces régions depuis la préhistoire. Comme le relève B. Cunliffe (Les Celtes, Paris, 1996), des mégalithes furent d'ailleurs réemployés durant la période gauloise, comme en témoignent des motifs celtiques présents sur nombre d'entre eux. Enfin, d'autres mégalithes devaient avoir conservé un caractère sacré durant au début de la période chrétienne, comme en témoignent les croix dont ils furent alors surmontés.
Parmi ces apports éventuels à la « civilisation » gauloise, Jules César, dans son commentaire sur la guerre des Gaules mentionne que le druidisme venait de Grande-Bretagne. Rien ne peut confirmer ou infirmer cette affirmation.
En définitive, des nombreux peuples ou fédérations de peuples présents en Gaule à la veille de la conquête romaine, il reste des contours de « frontières », dont l'existence fait cependant débat (les limites des terroirs du haut Moyen Âge, sans doute antérieures à la période celtique pour la plupart) et un « substrat » linguistique longtemps sous-évalué. L'étymologie, enfin, a conservé le nom de populations gauloises, nom qui désigne encore les habitants de régions et de villes françaises actuelles : par exemple, les Allobroges sont les habitants de Grenoble ou les Auvergnats, les habitants de l'Auvergne qui couvre le territoire arverne (nord de la haute-Loire, Puy-de-Dôme et haut-Allier).
- Sur le peuplement protohistorique de l'Europe : voir Celtes
- À l'époque gauloise : voir Gaulois
- Durant la conquête romaine et à l'époque romaine : Voir peuple gaulois
La langue
La majorité des habitants de la Gaule protohistorique parlaient certainement le gaulois, décliné en plusieurs dialectes, et devaient se comprendre entre eux : Jules César mentionna cependant qu'à son époque les trois parties de la Gaule se distinguaient par les coutumes, les mœurs, mais aussi par la « langue ».
Le gaulois est une langue aujourd'hui disparue du groupe celtique de la famille des langues indo-européennes, proche du gallois actuel.
Continuité et ruptures
Il est aujourd'hui admis que la Gaule « romaine » ne fut romaine que dans certains domaines, certes majeurs.
Les changements apportés par le conquérant ont longtemps éclipsé toute idée d'une permanence de certains traits : d'abord, le syncrétisme religieux romain et l'interdiction du druidisme entraînèrent assurément la disparition d'une religion celtique dont on ne peut que deviner les contours, grâce à l'archéologie, d'une part, et par comparaison avec quelques survivances gallo-romaines, d'autre part.
Les cadres du pouvoir – l'administration romaine –, l'économie, l'art, notamment monumental, et la culture littéraire latine, aussi, s'imposèrent, peut-être d'autant plus facilement que rien de préexistant ne pouvait les concurrencer.
Après la conquête romaine de la Gaule, achevée en -51, la romanisation fut rapide chez les élites. On ignore cependant quelle fut sa progression exacte et sa profondeur en ce qui concerne le peuple. Elle dut en tout cas demeurer inégale, voire limitée dans nombre de domaines ayant trait à la vie quotidienne, comme l'indiquent plusieurs exemples.
Le réemploi du site du sanctuaire celtique de Gournay-sur-Aronde, en Belgique, ou encore les ex-voto des sources de la Seine, montrent comme nombre d'autres lieux sacrés pour les Gaulois de la période de l'indépendance que les lieux de culte romains prolongèrent des usages anciens (voir nemeton).
Lorsqu'une certaine « barbarisation » de l'Empire eut lieu au III siècle, des traits de civilisation qui étaient demeurés en vigueur depuis la période de l'indépendance s'introduisirent à leur tour dans la culture impériale : le manteau gaulois qui donna son surnom à l'Empereur Caracalla n'avait pu être remplacé par le mode de vie du conquérant romain. Dans nombre de domaines ayant trait à l'artisanat, où les Gaulois excellaient, leurs inventions s'imposèrent : c'est le cas, notamment, du tonneau qui s'imposa face à l'amphore plus fragile et de moindre contenance. C'est également le cas de la cotte de mailles pour l'armée.
Un héritage gaulois perdura aussi probablement dans la langue parlée : au , une graphie et une prononciation gauloises du latin, au caractère archaïque, sont attestées chez plusieurs auteurs de poésie ou transcripteurs de farces populaires (sources de l'Histoire de France, éd. Les Belles lettres, Paris).
Certains traits caractéristiques de la Gaule antique perdurèrent après l'Empire romain.
Lorsque la civilisation romaine classique s'effondra, la Gaule ne se « germanisa » que lentement et partiellement. La présence de toponymes germaniques est d'abord attestée sur ses franges, due au repeuplement, souvent à but défensif et organisé assez tôt par Rome, de régions sinistrées par les crises et par les épidémies. De tels établissements durables de colons « barbares » (les lètes) eurent d'ailleurs lieu dans le reste de l'Empire tout au long du .
La date symbolique de la disparition de l'Empire romain d'occident en 476 et celle du baptème du roi des Francs Clovis, vers 486, ne marquèrent pas non plus, à cet égard, de rupture : ces événements eurent lieu à une époque où Francs, Burgondes et Wisigoths avaient fait « souche » et détenaient depuis longtemps déjà le monopole des affaires militaires.
Aussi, les familles de l'aristocratie gallo-romaine continuèrent longtemps à concentrer l'essentiel du véritable pouvoir politique dans les cités épiscopales : les « patrices », comme le marseillais Mauronitus, ou les évêques, comme l'auvergnat Grégoire de Tours, étaient les véritables représentants des populations. Ainsi, la culture nouvelle qui se développa en Gaule après la période impériale fut avant tout chrétienne et à plusieurs égards augustinienne.
Plus généralement, les permanences observables dans le cadre de vie de l'Antiquité tardive jusqu'au furent nombreuses en Gaule : c'est surtout à partir du milieu du VII siècle, temps de crise, que les patronymes germaniques se multiplièrent au sein des élites, indiquant par là que le centre de gravité de l'Europe s'était déplacé vers le nord et que les équilibres du monde antique s'étaient rompus.
En définitive, si la culture latine classique recula, le latin continua à constituer la langue de la culture et surtout, celle exclusive de l'écrit (le premier document écrit en langue vernaculaire étant les serments de Strasbourg, datés de 842).
Aussi, l'usage des noms « Gaule » et « Gaulois » se conserva jusqu'à la fin de la période mérovingienne, du moins à l'écrit. Ce n'est que lentement, durant la période carolingienne, que le nom de « Francie » (Francia, puis francia occidentalis se répandit pour désigner la réalité politique majeure qu'était devenu le royaume des Francs (regnum francorum). Mais ce nom ne désignait qu'incidemment les territoires correspondant à l'ancienne Gaule romaine, désormais rattachés à un ensemble plus vaste.
C'est également la « renaissance carolingienne » qui posa les fondations d'une culture véritablement nouvelle. Cette « renaissance » voulait pourtant, à l'origine, restaurer la culture romaine antique et impériale.
Junk
Voir aussi
- Gaule romaine, Gaule cisalpine, Gaule transalpine, Gaule celtique, Gaule chevelue, Gaule belgique, Gaule aquitaine, Gaule lyonnaise, Gaule germanique, Gaule narbonnaise
- Celtes, Gaulois, Peuple gaulois, Religion gauloise, Guerre des Gaules, De Bello Gallico
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Catégorie:418
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Cette page concerne l'année 418 du calendrier julien.
Événements
- Le pape Zosime condamne le Pélagianisme au concile de Carthage.
- Début du pontificat de saint Boniface Ier. >422
- Début du pontificat de l'antipape saint Eulalius. >419
- Le pape se rallie au dogme du péché originel.
- Brève restauration du pouvoir romain en Bretagne (418-427).
- Conversion forcée en masse de Juifs par l’évêque de Mahon, à Minorque.
- Règne de Théodoric Ier roi des Wisigoths (fin en 451)
- Les Wisigoths obtiennent de Rome des parties de la Gaule. Ils s'établissent comme fédérés en Aquitaine Seconde.
- Assemblée des Gaules, réunie à Arles.
- Saint Germain, évêque d’Auxerre (418-448).
- Fondation du monastère Saint-Victor à Marseille par Cassien
Naissances
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Décès
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Provence
La Provence (Prouvènço / Provença en provençal) est une dénomination géographique qui désigne un ancien conté et une ancienne province royale française et qui correspond aujourd'hui, au sens large, à une grande partie de la région PACA, et qui se situe au sud-est de la France, s'étendant de la rive gauche du Rhône (rive est) jusqu'à la rive droite du Var où elle borde l'ancien comté de Nice situé sur la rive gauche.
Plus strictement, la Provence s'étend jusqu'à l'est du Gard (au-delà du Rhône) et jusqu'au sud de l'Ardèche et de la Drôme.
Géographie
Divisions administratives
Les départements issus de l'ancien comté(annexé à la France par Louis XI) et ancienne province royale française furent inclus dans la région administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur qui recouvre les départements des Alpes-de-Haute-Provence (04), des Hautes-Alpes (05), des Alpes-Maritimes (06), des Bouches-du-Rhône (13), du Var (83) et du Vaucluse (84).
Culturellement et historiquement, on peut aussi considérer que la partie sud des départements de l'Ardèche (07) et de la Drôme (26), ainsi que la partie est du Gard (30) sont provençaux.
Climat et topographie
La Provence est une région au climat privilégié, bénéficiant de l'influence de la Méditerranée, avec des étés chauds et secs. Les hivers y sont doux près de la côte, généralement humides à l'est, mais sont plus rudes dans le nord. La végétation est du type garrigue, la sécheresse d'été la rendant particulièrement vulnérable aux incendies.
Le relief est valloné, l'érosion due aux orages violents d'été pouvant constituer des ravines assez escarpées.
Histoire
Antiquité
Elle doit son nom à l'époque romaine qui la connaissait comme Provincia (une des nombreuses provinces romaines). La Provence fit partie de la Gaule Transalpine (c'est-à-dire au-delà des Alpes, pour les Romains), rebaptisée Gaule Narbonnaise (du nom de la capitale de la province romaine, Narbonne) au
- La Provence indépendante
Le littoral provençal a été colonisé par les Grecs : vers 600 av. J.-C., les Phocéens s'installent à Marseille (en grec, Massalia; en latin, Massilia). Ils essaiement à Nice, Arles, Nîmes, Agde, Cannes.
- La conquête romaine au
- Chronologie sommaire
- -181 : Marseille appelle Rome au secours contre les pirates Ligures
- -154 : Nice et Antibes assiégées par les Ligures des Alpes Maritimes, expédition d’Opimius
- -125/-124 : coalition de tribus celto-ligures (les Salyens) soutenus par les Voconces, Allobroges et Arvernes : le consul Fulvius Flaccus franchit les Alpes et les vainc. En -123, nouvelle campagne qui se termine par la destruction de l’oppidum d’Entremont.
- En -123/-122 : fondation d’Aix-en-Provence pour contrôler les Salyens.
- -122 : le proconsul Cn. Domitius Ahenobarbus écrase les Allobroges
- -121 : les Volques, à la tête d'un vaste territoire de 24 oppidums accueillent sans résistance les légions de Rome. Nemausa (Nîmes), la ville gallo-romaine est sur le point de naître.
- -120 : Ahenobarbus en campagne ; on lui attribue la fondation et l’organisation de la Provincia
- -117 : début de la construction de la Via Domitia (en l’honneur de Cn. Domitius Ahenobarbus) en direction des Pyrénées. Elle emprunte le tracé d’une ancienne route grecque (la voie héracléenne). Son aménagement est le symbole de la romanisation et apporte un développement des échanges commerciaux.
- -109/-105 : incursions des peuples germaniques (Cimbres, Teutons, Tigurins, Ambrons) : Marius écrase les Teutons à Aix-en-Provence (-102) et les Cimbres à Verceil (-101).
Moyen Âge
Au Moyen Âge, ce fut un marquisat, un comté et un royaume.
En 843, le traité de Verdun donna la Provence a Lothaire Ier. Son fils Charles de Provence en fit le royaume de Provence-Viennois ou de Bourgogne cisjurane en 855. Boson V de Provence, beau-frère de Charles le Chauve, se fit proclamer roi du deuxième royaume de Provence en 879. Boson fut en lutte avec les Carolingiens. Le fils de Boson, Louis, empereur, confia le gouvernement de la Provence à Hugues d'Arles, qui le donna a son tour en 934 à Rodolphe II, roi de Bourgogne transjurane. Le nouvel ensemble sera le deuxième royaume de Bourgogne-Provence aussi appelé Royaume d'Arles. Il subsistera jusqu'en 1032.
En 947, le bosonide Boson, comte d'Arles fut investi de la Provence. À sa mort, ses deux fils, Guilhem, dit le Libérateur (Guillaume Ier), et Roubaud se partagèrent en indivis le comté, indivision que maintinrent leurs descendants. La branche issue de Guilhem donnera celle des comtes de Provence, celle issue de Roubaud donnera les comtes de Forcalquier, qui se détachera en 1054 (ces derniers sont également appelés marquis de Provence).
En 972, Guillaume Ier libéra la Provence des Sarrasins qui depuis le massif des Maures (au dessus de Saint-Tropez) pillaient la région.
En 1037, Emma, marquise de Provence, se marie à Guillaume III Taillefer, comte de Toulouse, transmettant les droits de la lignée de Roubaud à la maison de Toulouse. En 1112, Douce de Provence, héritière des droits de la ligne de Guilhem, épouse Raymond-Bérenger III, comte de Barcelone, qui devient Raymond-Bérenger Ier de Provence. Les maisons de Toulouse et de Barcelone entrent alors en conflit pour le marquisat. Pour aboutir à un traité en 1125 entre Raymond-Bérenger et Alphonse-Jourdain de Toulouse, qui partagea le comté entre un marquisat au nord de la Durance, donné aux Toulouse, et le comté au sud, donné aux Barcelone. En 1193 Alphonse II de Provence épouse Gersande de Forcalquier, ce qui donne naissance au comté de Provence-Forcalquier.
Pendant cette période, le comté d'Orange, vassal de Provence, fut érigé en 1181 en principauté.
1181
En 1245, meurt Raymond-Bérenger V de Provence, dont les quatre filles sont mariées respectivement, Marguerite à Saint-Louis, Sance à Richard de Cornouailles, Éléonore à Henri III, roi d'Angleterre et Béatrix à Charles, comte d'Anjou et du Maine, frère de Saint-Louis. C'est cette dernière qui reçoit en héritage les deux comtés de Provence et Forcalquier, les transmettant à la première maison capétienne d'Anjou.
Accumulant les titres royaux (Naples-Sicile, Jérusalem, Chypre, Acre, Thessalonique, etc.), les comtes se font appeler roi, dont le célèbre roi René, de la seconde maison capétienne d'Anjou.
Mais entre-temps, le comté de Provence-Forcalquier avait été démembré. Conformément au traité de Meaux-Paris (1229) qui marqua la fin de la croisade des Albigeois, à la mort d'Alphonse de Poitiers, en 1271, le marquisat passe au roi de France Philippe III qui le cède dès 1274 au pape Grégoire X pour devenir le Comtat Venaissin.
En 1388, la ville de Nice et sa viguerie — la division administrative correspondante — la cité de Puget-Théniers et les vallées de la Tinée et de la Vésubie se constituent en terres neuves de Provence et se mettent sous la protection de la maison de Savoie, c'est la dédition de Nice à la Savoie. Ces terres prendront le nom de comté de Nice en 1526.
En 1382, à la mort de la reine Jeanne, s'achève la première maison capétienne d'Anjou, elle adopta le frère du roi Louis Ier, fait comte puis duc d'Anjou, fondant la seconde maison capétienne d'Anjou. Cette dynastie s'achèvera avec Charles III du Maine, 1491, le roi de France Louis XI annexant la Provence en 1498 en la rattachant au domaine royal.
Renaissance
À l'époque classique, la sagesse populaire clamait que les trois maux de la Provence étaient la Durance, le mistral et le parlement d'Aix.
1720-1722 : la grande peste, partie de Marseille, envahit la Provence et la dévaste ainsi que les Etats Pontificaux (Comtat Venaissin)
Époque moderne
15 août 1944 : Débarquement en Provence (Opération Dragoon)
Souverains de Provence
- Charles de Provence (845-† 863), roi de Provence (855-863), fils de Lothaire Ier et Ermengarde de Tours.
- Boson V de Provence (?-† 887), roi de Provence (863-887), fils de Bivin.
- Louis III l'Aveugle (v.880-† 928), roi de Provence (887-928), roi d'Italie (900), empereur d'Occident (901-905), fils de Boson V de Provence et Ermengarde. Son surnom provient du fait qu'il a été aveuglé par Bérenger Ier, son rival à la tête de l'empire.
:Voir aussi : Liste des rois, comtes et marquis de Provence
Langue
La langue propre de la Provence est la langue d'Oc (aussi appelée langue occitane), rameau oriental du sud-occitan qui comprend également le languedocien. Le provençal et le niçois sont les variantes locales de cette langue d'Oc.
Parlée par près de 500 000 personnes (Blanchet) et comprise par plusieurs millions, la langue d'Oc en Provence vit actuellement un renouveau. En 2003, le Conseil régional a voté une motion qui affirme que la langue occitane est la langue régionale de Provence.
Jusqu'au , le terme provençal, associé aux troubadours, désignait l'ensemble de la langue d'Oc.
En 1854, autour de Frédéric Mistral se forme le Félibrige, association littéraire qui se donne pour objectif la renaissance nationale du Midi par la littérature et particulièrement la poésie.
En 1904, F. Mistral obtient le Prix Nobel de Littérature pour l'ensemble de son œuvre littéraire et philologique.
L'IEO et le Felibrige assurent aujourd'hui l'essentiel du travail de récupération linguistique, en Provence comme dans l'ensemble de l'Occitanie.
Voir aussi
Œuvres littéraires évoquant la Provence
De nombreuses œuvres littéraires évoquent la Provence :
- les romans de Jean Giono se déroulent souvent en Provence.
- les nouvelles qui composent les Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet se situent pour la plupart dans les environs de Beaucaire, et reprennent parfois des récits tirés du folklore provençal.
- l'œuvre littéraire (mais aussi théâtrale et cinématographique) de Marcel Pagnol doit beaucoup à la Provence. Ses Souvenirs d'enfance, par exemple (La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, etc.), se déroulent principalement à Marseille et dans les collines environnantes, de même que le diptyque L'Eau des collines.
- Les livres de Frédéric Mistral, Henri Bosco, Marie Mauron, Yvan Audouard
Wikisource
- [http://wikisource.org/wiki/%C3%89dit_de_r%C3%A9union_du_comt%C3%A9_de_Provence_%C3%A0_la_couronne_de_France Édit de réunion du comté de Provence à la couronne de France] (1498)
Bibliographie
- Gabriel Cassin, Histoire de la Provence comtale et papale, qu'on trouvera résumé sur [http://www.ifrance.com/gab-cassin/provcomtale.html Provence comtale] et [http://www.ifrance.com/gab-cassin/provpapale.html Provence papale]
Liens externes
- Li Nouvello de Prouvènço, revue culturelle en langue provençale, [http://www.nouvello.com nouvello.com].
- Toulonnais.com, Toulon, une ville en Provence, [http://www.toulonnais.com www.toulonnais.com].
- Haut-Var.com, Le Haut Var, tourisme et villages, panoramas et artisans, [http://www.haut-var.com www.haut-var.com].
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zh-min-nan:Provence
Narbonne
Catégorie:Narbonne
Narbonne (occitan : Narbona) est une commune française, située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.
Ses habitants sont appelés les Narbonnais.
Géographie
Narbonne, en occitan Narbona.
Histoire
Les Romains fondèrent en 118 av. J.C. une colonie romaine du nom de Colonia Narbo Martius. Elle était située sur la via Domitia, la première route romaine en Gaule, qui permettait de relier l'Italie et l'Espagne.
Narbonne était la capitale de la Narbonnaise, province romaine créée à la même époque. Elle fut jusqu'à la fin de l'antiquité romaine l'une des villes les plus importantes de la Gaule avec une superficie de plus de 2 kilomètres carrés.
En 462, Narbonne fut intégrée au royaume Wisigoth de Toulouse. Passée au pouvoir des Francs, la ville fut occupée de 718 à 759 par les conquérants musulmans venus d'Espagne. Après cette date, elle fait définitivement partie du royaume franc.
Héraldique
La clef represantant les portes du royaume de France, lacroix archepiscopale represantant le siége des archeveque de la province et les 3 fleurs de lys représentant son attachement au royaume de France.
Administration
Narbonne est chef-lieu de trois cantons :
- Le canton de Narbonne-Est est formé d'une partie de Narbonne (16 851 habitants);
- Le canton de Narbonne-Ouest est formé d'une partie de Narbonne et des communes de Bizanet, Canet, Marcorignan, Montredon-des-Corbières, Moussan, Névian, Raissac-d'Aude et Villedaigne (21 459 habitants);
- Le canton de Narbonne-Sud est formé d'une partie de Narbonne et de la commune de Bages (16 043 habitants).
Économie
Personnages célèbres
Charles Trenet,
Léon Blum,
Saint Sébastien
Roland Moed, artiste
Monuments et lieux touristiques
Narbonne est classée ville d'art et d'histoire.
- Cathédrale Saint-Just
Cathédrale dont la première pierre fut posée en 1272. Sa construction se “termine” en 1355, arrêtée en raison de l'invasion de la ville par le Prince Noir. Elle ne sera jamais terminée. Cette cathédrale est la 3eme plus haute de France, après Bourges et Amiens. Sa taille est de 41 mètres.
- Palais des Archevêques
- Horreum Romain
- [http://www.narbonne.halles.fr Halles de style Baltard]
- Via Domitia
Au centre de la place de l’Hôtel de Ville, l’antique via Domitia est visible dans son état de la fin du IV siècle. C'est un vestige de la première grande route romaine, tracée en Gaule à partir de 120 av. J.C., par le proconsul Cneus Domitius Ahenobarbus, deux ans avant la fondation de la Colonia Narbo Martius, première colonie romaine en Gaule.
La via Domitia reliait l’Italie à l’Espagne romanisée. A Narbonne, elle rencontrait la via Aquitania, ouverte en direction de l'Atlantique par Toulouse et Bordeaux, attestant dès cette époque du rôle de carrefour tenu par la ville.
Le vestige découvert le 7 février 1997 présente une portion de voie dallée de calcaire dur, marquée par de profondes ornières. Elle est bordée de trottoirs et de la base d’une fontaine.
Jumelages
- [http://www.weilheim.de/ WEILHEIM (ALLEMAGNE)]
- [http://www.gol.grosseto.it/ GROSETTO (ITALIE)]
- [http://www.salford.gov.uk/ SALFORD (ANGLETERRE)]
- [http://www.comune.aosta.it/ AOSTE (ITALIE)]
Voir aussi
- Liste des vicomtes de Narbonne
Références
Liens externes
- [http://www.narbonne-plage.com/webcam/webcam.asp Webcam de Narbonne-Plage]
- [http://www.mairie-narbonne.fr La mairie de Narbonne - Site officiel]
- [http://www.narbonne.halles.fr Le site officiel des Halles de Narbonne]
- [http://www.ville-gruissan.fr Gruissan]
Bordeaux
Bordeaux (gascon : Bordèu) est une ville du sud-ouest de la France, chef-lieu de la région Aquitaine et du département de la Gironde. Elle est traversée par la Garonne. Ses habitants sont appelés les Bordelais. La ville est connue dans le monde entier pour ses vignobles (voir Vignoble de Bordeaux). Capitale de l'ancienne Guyenne (approximativement l'Aquitaine actuelle), Bordeaux fait partie de la Gascogne et elle est située en bordure des Landes de Gascogne
Héraldique
Landes de Gascogne
Les armes de la ville sont
« De gueules, à la Grosse Cloche ouverte, ajourée et maçonnée de sable et sommée d'un léopard d'or ; à la mer d'azur chargée d'un croissant d'argent ; au chef de France ancien. »
Dans les anciennes armoiries de la Ville de Bordeaux, les Fleurs de lis représentent les armes des rois de France ; le léopard rappelle les armes de la province de Guyenne dont Bordeaux était la capitale ; le Château reproduit les tours de l'ancien hôtel de ville dont il reste aujourd'hui la Grosse Cloche ; le Croissant figure la courbe décrite par la Garonne devant la ville qui était nommée "port de la lune" de par la courbe que décrit la Garonne; les eaux du fleuve baignent les tours de l'hôtel de ville.
Les croissants entrelacés qui sont les petites armoiries ou le chiffre de Bordeaux ont pour origine le croissant symbolique qui figure seul dans les armes de la ville. Ils furent aussi le chiffre de Diane de Poitiers. On ne les trouve pas avant le milieu du . Au on les trouve fréquemment par exemple sur le fronton de la fontaine Saint Projet (1736).
De nos jours, ils figurent un peu partout et marquent discrètement tout ce qui est la propriété de la ville.
Pour couron | | |