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413

413

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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 413 du calendrier julien.

Événements

Europe


- Le préfet du prétoire Anthémius termine les fortifications de Constantinople, connues sous le nom de Mur Théodosien.
- Jovin, usurpateur en Gaule, est tué.
- Règne de Gondicaire, roi des Burgondes (fin en 436)
  - Les Burgondes, vaincus après avoir soutenus un usurpateur romain malheureux, s’installent entre Rhin et Alpes (Royaume de Worms).
  - Les Burgondes semblent compter 25 000 âmes dont 5000 guerriers.
- Athaulf, roi des Wisigoths tente en vain de prendre Marseille.
- Saint Jean Cassien, moine à Bethléem puis en Égypte et à Constantinople fonde l’abbaye Saint-Victor de Marseille.

Afrique du Nord


- Saint Augustin justifie la persécution des hérétiques.

Asie


- Changsu Wang, fils de Kwanggaet'o Wang le Grand monte sur le trône du royaume de Koguryŏ (Corée) (roi jusqu'en 491)
- Au Japon, les Wa versent un tribut à la dynastie chinoise des Jin orientaux. Cinq autres « rois des Wo » seront enregistrés par les archivistes chinois. Des Japonais iront jusqu’à Nankin apporter une pétition à la dynastie des Liu-Song (420-479) pour faire reconnaître leurs pouvoirs et légitimer leur droits en Corée.

Naissances


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Décès


- Kumarajiva, traducteur indien.
- Kwanggaet'o Wang, roi de Koguryŏ (Corée). Catégorie:413 ja:413年 ko:413년

Années 390

Catégorie:Décennie
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Années 370 | Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 410

Catégorie:Décennie
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 420

Catégorie:Décennie
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 430

Catégorie:Décennie
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Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440 | Années 450
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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409

ko:409년 catégorie:409
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Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420
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---- Cette page concerne l'année 409 du calendrier julien.

Événements


- Règne en Chine du Nord de Mingyandi, de son nom personnel Tuoba Si (T'o-Pa Sseu), roi des Tabghatch (fin en 423).
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- Les envahisseurs Vandales, Alains et Suèves se partagent l'Espagne en tirant au sort. Les Vandales obtiennent l'Andalousie, les Suèves la Galice et les Alains la Lusitanie.
- Alaric, rejoint par son beau-frère Athaulf avec les forces gothiques du nord de la Pannonie, rompt les négociations de Rimini avec Honorius et investit les magasins à grains du Portus près de Rome. Il fait proclamer empereur le sénateur Priscus Attalus qui le hausse au grade de Magister utriusque militiae praesentialis (maître de la milice). Alaric installe ses cantonnements en Etrurie, trahit Attalus pour se rapprocher d’Honorius, lui demandant un établissement en Norique pour son peuple. Honorius refuse.
- Les Romains quittent la Pannonie, en Europe centrale.
- Emeute à Constantinople.

Naissances en 409


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Décès


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410

ko:410년 Catégorie:410
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 410 du calendrier julien.

Événements


- Règne en Inde de Prithivisena roi de Vakataka au Dekkan (fin en 445).
- Concile de Séleucie : les chrétiens d’Iran s’organisent en Eglise à moitié nationale. Ils adoptent le credo de Nicée.
- Sac de Rome : Les Wisigoths conduits par Alaric Ier prennent et pillent Rome, qui n'avait pas été prise depuis 390 avant J.-C. Cet évènement marquant est, selon les acceptions, une fin de l'Antiquité et un passage au Haut Moyen Âge.
  - Les Wisigoths d’Alaric, maîtres de la côte, réduisent Rome à la famine, puis entrent dans la ville par la porte Salaria, peut-être grâce à la trahison. Rome est pillée, avec la recommandation d’Alaric d’épargner la vie des hommes et l’honneur des femmes (24 août). Défense est faite de brûler les édifices religieux (les basiliques de Saint-Paul et de Saint-Pierre sont érigés en asile inviolable). Cependant une partie de la ville est brûlée. De nombreux Romains s’enfuient en Afrique, en Égypte et jusqu’en Palestine. Alaric quitte la ville en emmenant avec lui Galla Placidia, sœur de l’empereur. Il avance vers le sud de l’Italie, qui reste à piller, comptant passer en Afrique. Il prend Naples, mais meurt à la fin de l’année, en tentant de passer en Sicile. Son beau-frère Athaulf lui succède et repart vers le nord.
- Constance, général élevé au rang de maître de la milice, prend la direction du gouvernement en Occident.
- Alaric exige une raçon de 5000 livres de poivre pour évacuer Rome.
- Les Wisigoths s’emparent d’Orange.
- Départ définitif des Romains de Bretagne. Les Calédoniens en profitent pour renouveler leurs attaques.
- Suite au sac de Rome par Alaric, de nombreux Romains se réfugient en Orient et en Afrique. Augustin intervient personnellement en faveur des réfugiés et fait appel à la générosité de ses diocésains d’Hippone.
- Les invasions barbares en Espagne (409) provoquent également le repli en Afrique de nombreux Romains, dont des évêques.
- L’hérésiarque Pélage en Afrique.

Naissances


- Attila, roi des Huns.Attila est mort 453 dans la soixataine Il est donc né aux environs de 395

Décès en 410


- Alaric Ier, roi des Wisigoths.
- Kumarajiva, religieux bouddhiste ( né v. 350) qui contribua à introduire le bouddhisme en Chine et au Cachemire.
- Diophante, mathématicien grec de l’école d’Alexandrie (v.325-v.410). Auteur d’un traité Sur les nombres polygones et d’une Arithmétique, premier exposé méthodique d’algèbre qui exercera une grande influence sur les arabes et sur les mathématiciens de la renaissance.
- Prudence, poète chrétien, en Espagne (348-410).


411

ko:411년 Catégorie:411
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406 | 407 | 408 | 409 | 410 | 411 | 412 | 413 | 414 | 415 | 416
---- Cette page concerne l'année 411 du calendrier julien.

Événements


- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- L'usurpateur Constantin III est assiégé à Arles par des troupes loyales à l'empereur Honorius.
- Les Alains fondent leur royaume au Portugal.
- Les Suèves fondent leur royaume en Espagne.
  - Touchés par la famine, les Barbares négocient leur installation comme fédérés avec Honorius : royaume des Suèves en Galice et au nord du Tage avec Braga pour capitale (411-585), des Vandales Silingues au Nord du Douro, des Alains dans le centre de l’Espagne, des Vandales Asdingues en Andalousie (409-429).
- Concile de Carthage en 411 ou 412.
  - Condamnation du Pélagianisme et du Donatisme par Augustin. Il reste alors deux cent soixante-dix-neuf évêques donatistes. Ceux qui résistent sont pourchassés impitoyablement. La répression est féroce, et en 413, l’Eglise latine triomphe.
- L'évêque Cyrille d'Alexandrie voit en la philosophie une hérésie.

Naissances


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Décès en 411


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412

ko:412년 Catégorie:412
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---- Cette page concerne l'année 412 du calendrier julien.

Événements


- L’usurpateur Jovin prend le pouvoir en Gaule.
- Les Wisigoths pénètrent dans le sud de la Gaule, mais se cantonnent en Aquitaine dès 418.
  - Athaulf conduit les Wisigoths en Gaule (100 000 personnes) où il s’empare de la Provence et de l’Aquitaine. Narbonne, Toulouse et Bordeaux sont ravagées.
- Edit d’Honorius contre les Donatistes.
- Emeute à Constantinople. Incendie du siège du préfet de la ville, Monaxios.
- Les Romains restaurent les fortins de la rive droite du Danube détruits par les Huns et créent une nouvelle flotte danubienne au printemps.
- Olympiodore signe un armistice avec le roi des Huns Karaton, dans la région du Don (fleuve).
- Cyrille succède à son oncle Théophile comme patriarche d’Alexandrie (414-444). Il s’opposera au patriarche de Constantinople, Nestorius, au nom de l’orthodoxie chrétienne (430).
- Basilique Saint Démétrios à Salonique.
- Concile de Carthage en 411 ou 412.

Naissances en 412


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Décès


- Alaric Ier, roi des Wisigoths en Lucanie.

415

ko:415년 Catégorie:415
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 415 du calendrier julien.

Événements


- Règne de Kumaragupta, empereur Gupta des Indes (fin en 455).
  - Kumaragupta fonde l’université de Nâlandâ, qui deviendra le centre spirituel du Grand Véhicule bouddhique.
- Guerre des Huns contre la Perse dans les années 415-420. Des objets d’orfèvrerie sassanide et des monnaies d’or sassanides, kouchanes, bactriennes et même indiennes, trouvés dans les établissements hunniques du bassin des Carpates, prouvent que les Huns pénétrants dans la vallée du Danube sont les mêmes que ceux qui guerroyait précédemment en Asie centrale.
- Règne de Wallia, roi des Wisigoths.
- Les Wisigoths, pourchassés par les Romains d’Honorius, entrent en Espagne. Ils sont soumis par le blocus naval de Barcelone où leur roi Athaulf est assassiné par l'un de ses officiers. Son frère Wallia lui succède. Affamé par le blocus des ports, Wallia cherche à passer en Afrique, mais est rejeté par une tempête.
- Adversum Paganos du polygraphe espagnol Paulus Orosius (415-417).

Naissances en 415


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Décès en 415


- Hypatie, philosophe et mathématicienne grecque, assassinée dans l'église par des chrétiens.
- Athaulf, roi Wisigoths.

417

ko:417년 Catégorie:417
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 417 du calendrier julien.

Événements


- Début du pontificat de saint Zosime. >418
- Zosime, abusé, accorde l’absolution à Pélage et à son disciple Caelestius.
- Le pape rejette le dogme du péché originel.
- Les évêques d’Arles obtiennent du pape Zosime la primauté sur les autres évêques de Gaule.
- Galla Placidia, sœur de l'empereur Honorius, épouse le général Constance.
- Fin du royaume des Alains au Portugal.
- Les Wisigoths battent les Germains et les Alains en Espagne.
- Rébellion provisoirement écrasée dans le nord-ouest de la Gaule (Armorique).
- Fondation des premiers monastères de Provence aux îles de Lérins et à Saint-Victor de Marseille.
- Année probable de la rédaction du De reditu de Rutilius Namatianus

Naissances


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Décès


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418

ko:418년 Catégorie:418
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 418 du calendrier julien.

Événements


- Le pape Zosime condamne le Pélagianisme au concile de Carthage.
- Début du pontificat de saint Boniface Ier. >422
- Début du pontificat de l'antipape saint Eulalius. >419
- Le pape se rallie au dogme du péché originel.
- Brève restauration du pouvoir romain en Bretagne (418-427).
- Conversion forcée en masse de Juifs par l’évêque de Mahon, à Minorque.
- Règne de Théodoric Ier roi des Wisigoths (fin en 451)
- Les Wisigoths obtiennent de Rome des parties de la Gaule. Ils s'établissent comme fédérés en Aquitaine Seconde.
- Assemblée des Gaules, réunie à Arles.
- Saint Germain, évêque d’Auxerre (418-448).
- Fondation du monastère Saint-Victor à Marseille par Cassien

Naissances


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Décès


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Anthémius

Procopius Anthemius (420 - 11 juillet 472) était un empereur romain d'Occident du 12 avril 467 au 11 juillet 472. C'est l'un des « empereurs d'ombre » du , il était certainement le dernier ayant les capacités nécessaires pour ce poste. Anthemius essaya de résoudre les deux défis militaires principaux, faisant face aux restes de l'Empire romain d'Occident : l'expension des Wisigoths d'Euric, dont le domaine s'étend de part et d'autre des Pyrénées; et les Vandales de Genséric, qui contrôlent l'Afrique du Nord. Anthémius est d’une famille illustre : il descendrait de Procope, cousin de l’empereur Julien. Plus sûrement, son grand-père fut préfet du prétoire entre 408 et 414 et son père général sous Théodose II, et Anthémius a épousé Aelia Marcia Euphemia, fille de l’empereur d’Orient Marcien. Anthémius est général de l’empereur d’Orient Léon Ier et mène campagne en 466-467 en Pannonie contre les Ostrogoths. A cette date, la place d’empereur d’Occident était vacante, et l’Italie dirigée par le patrice Ricimer en lutte contre les Vandales. Léon Ier profita des circonstances pour tenta de récupérer l’Italie en accordant le titre de César à Anthémius, qui dirigea son armée vers l’Italie. A son passage, le gouverneur de Dalmatie Marcellinus, devenu quasi indépendant de Ravenne, lui fit allégeance. A son arrivée en Italie, Anthémius est acclamé empereur par ses troupes le 12 avril 467 et s’allie avec Ricimer en lui donnant sa fille Alypia en mariage. Anthemius reçu également en Gaule l'appui de Riothamus et de son armée de Bretons dans une alliance contre Euric. Cependant, Euric pu vaincre non seulement l'armée de Riothamus et les forces romaines dans le Berry, mais aussi annexer des villes gauloises qui étaient restées romaines. En 468, une campagne contre les Vandales de Genséric est entamée coordonnant une flotte venue d’Orient dirigée par Basiliscus et les troupes d’Occident. La campagne contre Genséric se termina en fiasco (cf. Genséric pour le détail de cette guerre), le général Marcellinus fut assassiné en Sicile. En 470, à la suite de toutes ces malchances, Anthemius tomba gravement malade. A ces échecs, s’ajoutent les conflits de tempérament entre le colérique Anthémius, traité de « sale grec » et l’ambitieux Ricimer, traité de « Gète vêtu de fourrure », ainsi que l’impopularité d’Anthémius auprès des milieux romains, qui l’accusaient de sympathie païenne. Le chef de l'armée, Ricimer, perdit patience, appelant 6000 hommes qui avaient été enrôlés pour la guerre contre les Vandales, et commença une opposition armée à partir de Milan contre Anthemius qui se trouvait à Rome. Ricimer proclama un empereur concurrent Olybrius. Ce conflit finit cinq mois plus tard par la conquête de Rome par Ricimer en juillet 472 après deux mois de siège, la capture d'Anthemius déguisé en mendiant, puis son exécution. Les sources sur la vie d'Anthemius sont plus riches que pour la plupart des empereurs occidentaux du Ve siècle, en partie en raison de son origine de Constantinople, où la tradition des histoires de cour a été maintenue vivante, et en partie en raison des détails qui peuvent être extraits à partir d'un panégyrique fait le 1er janvier 468 par le poète Gallo-Romain Sidoine Apollinaire et parvenu jusqu'à nous.

liens externes


- [http://www.roman-emperors.org/anthemiu.htm De Imperatoribus Romanis: ] Anthemius, Ralph W. Mathisen (université de la Caroline du Sud)


Constantinople

Constantinople (latin : Constantinopolis, grec : Κωνσταντινούπολις - Konstantinoupolis) est l'ancien nom de l'actuelle ville d'Istanbul en Turquie. Son nom original, Byzance (Byzantion en grec), reste largement utilisé. Les habitants de Byzance sont les Byzantins et ceux de Constantinople les Constantinopolitains (en latin Constantinopolitanibus qui veut dire « aux habitants de Constantinople » passe pour le mot le plus long de cette langue). Constantinople est la francisation de Konstantinoupolis, qui, en grec, signifie la ville de Constantin. Ce nom lui a été donné en hommage à l'empereur romain Constantin I, qui choisit d'en faire la capitale de l'empire à partir de 330. La Souda donne pour l'entrée « Constantinople » (Κ, 2287) : : « Constantinople surpasse autant toutes les autres villes que Rome la surpasse; et la seconde place derrière Rome m'apparaît bien plus appréciable que d'être nommée première de toutes les autres. : Trois cent soixante années ont passé pour l'ancienne Rome depuis le règne d'Augustus Caesar, et la fin de ses jours était déjà en vue quand Constantin le fils de Constant s'est emparé du sceptre et fonda la nouvelle Rome. » Constantin lui donna en fait le nom de Nova Roma (nouvelle Rome), mais ce nom ne fut jamais vraiment utilisé, Rome gardant ses privilèges politiques et militaires. Au , Constantinople compte 100 000 habitants et s’étend sur plus de 700 000 ha. La ville est construite sur le modèle de Rome : sept collines, quatorze régions urbaines, un capitole, un forum et un Sénat. Ses institutions sont celles de Rome. La nouvelle capitale, pratiquement imprenable, permet à l’Empereur de surveiller les opérations militaires sur le Danube (Goths) et en Orient face aux Perses. En 673, la flotte du calife de Bagdad assiège la ville mais doit se replier devant la résistance byzantine. Constantinople fut mise à sac lors de la quatrième croisade en 1204 et fut la capitale de l'empire latin de Constantinople jusqu'en 1261, quand les forces de l'empire de Nicée conduites par Michel VIII Paléologue reprirent la ville. Le 29 mai 1453, Constantinople est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmed II.
Les Ottomans rebaptisèrent la ville Istanbul, bien que l'usage international gardât le nom Constantinople. On la nomme aussi Sublime Porte pendant cette période. Lors de la fondation de la république de Turquie, en 1923, la capitale fut transférée à Ankara.

Monuments et constructions

Constantin dote la ville de nombreux bâtiments, la plupart pour répondre aux besoins administratifs et politiques de la nouvelle capitale.
- Le Grand Palais, le palais impérial, lieu de résidence officiel des empereurs jusqu'en 1204.
- Augustéon : place centrale de la ville, entre Sainte-Sophie et l'ensemble sacré du palais impérial
- Sénat en marbre blanc avec une coupole
- Hippodrome : inauguré par Constantin en 330, il pouvait accueillir de 30 à 50 000 spectateurs. Il attirait beaucoup lors des fêtes, anniversaires, victoires de l'empereur. On y assistait à des courses de chars, des jeux du cirque, des démonstrations d'animaux. L'hippodrome communiquait directement avec le palais impérial par la loge impériale, d'où l'empereur assistait aux spectacles entouré par les sénateurs et les dignitaires de sa cour. Sur la spina, muret partageant la piste en deux et autour duquel tournaient les chars, se trouvaient des monuments décoratifs, parmi lesquels une colonne serpentine de bronze enlevée au sanctuaire de Delphes (supposée être le trépied de la Pythie) et l’ obélisque de Thoutmosis III provenant de Karnak. On pouvait aussi voir, couronnant la loge impériale, quatre chevaux de bronze, qui ont été dérobés lors du sac de la ville en 1204, et placés sur la basilique Saint-Marc à Venise. Il fut le théâtre d'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire de la ville : en janvier 532, la sédition Nika ébranle le trône de Justinien. Bélisaire, son meilleur général, réprime la révolte en massacrant 30 000 personne dans l'hippodrome.
- La Mésé : avenue bordée de portiques avec au fond des boutiques ; forum.
- Des palais aristocratiques, dans le centre à proximité de l'hippodrome (palais de Lausos, palais d'Antiochos, plus tard transformé partiellement en église Sainte-Euphémie), d'autres plus tardifs, isolés et fermés sur l'extérieur avec jardins et bains, palais des Blachernes, palais de Boucoléon ;
- Aqueducs (Aqueduc de Valens) et citernes monumentales, telles la Citerne Basilique (Yerebatan Sarayı), la citerne d'Aspar, et celle de Philoxenos (Binbirdirek) ;
- Des églises : Hagia Sophia, l’église des Saints-Apôtres, Saint-Sauveur-in-Chora ;
- Les murs de Théodose et le mur de Constantin (fortifications de la ville) ;
- La Porte d'Or.

Fin du Moyen Âge

Porte d'Or Avec la chute de Contantinople entre les mains des Turcs ottomans, c'en est fini du dernier vestige de l'empire romain et de l'empire byzantin qui a succédé à l'empire romain d'Orient. Les historiens datent de cet événement la fin de la longue période historique appelée Moyen Âge. Les derniers savants et artistes byzantins se réfugient en Italie où ils seront à l'origine de la Renaissance. Aux franges orientales de l'Europe, le grand-duc de Moscovie revendique l'héritage religieux de Byzance et prétend faire de sa capitale, Moscou, la « troisième Rome ». En France, s'achève la guerre de Cent Ans qui est le dernier conflit de type féodal. Comme les liaisons commerciales entre l'Occident et la Chine, qui bénéficiaient de la protection des Byzantins, se sont interrompues, de hardis Portugais scrutent l'océan en quête d'une voie maritime de remplacement. L'heure de Vasco de Gama et de Christophe Colomb approche.

Voir aussi


- Byzance
- Istanbul
- Empire byzantin
- Chute de Constantinople Catégorie:Cité grecque Catégorie:Histoire byzantine ko:콘스탄티노폴리스 ja:コンスタンティノポリス

Gaule

als:Gallische Sprache ko:갈리아 ja:ガリア Catégorie:Ancien pays d'Europe Catégorie:Monde celtique La Gaule (ou les Gaules), en latin Gallia, est le nom donné anciennement aux territoires occupés par les Gaulois, territoires qui comprenaient la France actuelle, la Belgique et le nord de l'Italie (Gaule cisalpine). Jusqu'à la conquête romaine, de -58 à -51, ce nom ne recouvre aucune notion d'unité politique ou territoriale, mais plutôt une aire culturelle et peut-être économique à l'intérieur de laquelle de fortes disparités devaient toutefois exister, ainsi que le prouve l'archéologie. A contrario, la Celtique désigne - pour les archéologues - l'ensemble des territoires peuplés par les Celtes au deuxième Âge du fer dépassant le cadre de la seule Gaule. De même le nom « Gaulois », désignant les habitants de ce territoire, couvre de nombreux peuples et une multitude d'entités ethnoculturelles jusqu'à la conquête romaine.

Le territoire

Gaulois Les territoires de la future Gaule étaient englobés dans un vaste ensemble continental s'étendant de l'Atlantique jusqu'au Danube et nommé « Celtique » par les premiers témoignages écrits dont nous disposons : ceux des Grecs (notamment Aristote, élève d'Isocrate et de Platon, -384 à -332 ). Le nom « Gaulois » (latin galli) est attesté, quant à lui, pour la première fois sous la plume de Caton l'Ancien vers -168, pour désigner les habitants de la Celtique qui avaient envahi la plaine du , c'est-à-dire les habitants de la Gaule cisalpine. On sait principalement grâce à l'étymologie qu'il s'agissait bien de peuples nord-alpins. Au milieu du premier siècle avant l'ère chrétienne, selon Jules César, la Gaule était divisée en trois parties : la Celtique, l'Aquitaine et la Belgique (cf. carte). Il est probable que ce découpage schématique correspondait pour une part à des différences culturelles observables par un étranger (ce que mentionne César et qui est confirmé dans le cas de la Belgique) et d'autre part à des considérations géopolitiques propres au conquérant romain (comme la nécessité de délimiter le territoire à conquérir). Néanmoins, l'absence d'autres sources précises donne encore lieu à de nombreuses conjectures sur la nature exacte de ce découpage. Si la Gaule proprement dite apparaît sous la plume des Romains, elle trouve aussi sa définition à travers l'histoire de sa conquête par ces derniers. Schématiquement, la conquête romaine de la Gaule fut réalisée en trois phases :
- la conquête de la Gaule cisalpine, comprenant la plaine cispadane et la transpadane (fin du III siècle avant l'ère chrétienne)
- la conquête de la gallia togata ou Narbonnaise, c'est-à-dire le sud-est de la France et la vallée du Rhône (dernier tiers du II siècle avant l'ère chrétienne)
- la conquête de la gallia comata ou Gaule chevelue, c'est-à-dire le reste de la France et la Belgique (milieu du I siècle avant l'ère chrétienne) La Cisalpine, intégrée à l'Italie sous la République, devint une extension de Rome, tandis que la Narbonnaise constitua une « province » romaine située hors d'Italie (le nom latin provincia a donné le français actuel « Provence »). Les noms « Gaule » et « Gaulois » restèrent quant à eux en usage pour désigner les provinces romaines s'étendant sur le reste de ces territoires (France et Belgique actuelles) et leurs habitants de culture gallo-romaine (que l'archéologie et l'historiographie désignent également sous le néologisme Gallo-romains). En -12, Auguste instaura la première « institution » supra-provinciale de l'Empire avec le « conseil des trois Gaules » (concilium trium Galliarum) réunissant chaque année les représentants des cités de la Gaule lyonnaise, de la Gaule aquitaine et de la Gaule belgique à Lugdunum pour célébrer le culte impérial. Il est probable que ce geste ne faisait que confirmer les liens anciens qui existaient entre les habitants de ces territoires. Ce sont ces liens, tissés de proche en proche, qui peuvent expliquer en définitive le caractère unitaire que laisse entrevoir, au-delà des disparités, la description de la Gaule par César près d'un demi-siècle avant.

Les habitants

À l’origine, les Celtes, ou encore leurs prédécesseurs ont pu peupler l’Europe centrale. Vers -500, ils auraient commencé à émigrer vers le nord-ouest pour constituer, deux cents ans plus tard, une partie importante de la population des différentes régions de la Gaule. Enfin, ils auraient commencé d'importantes migrations vers l'Italie et vers l'est de l'Europe à la fin du V siècle. À l'époque de la conquête par Rome de la Gaule chevelue, si les territoires des Celtes s'étaient considérablement réduits, ces derniers conservaient néanmoins des liens entre eux de la Bohême jusqu'à l'île de Bretagne, comme l'indique la présence de témoignages archéologiques danubiens parmi les guerriers de Vercingétorix ou encore, les liens importants entre les peuples belges du nord de la Gaule et ceux de la Tamise. Ces liens peuvent s'expliquer, dans le cas de la Gaule, par l'existence d'un réseau de « clientèles » qui tenait de proche en proche certaines tribus, certains peuples dans la dépendance d'autres, plus riches ou plus nombreux et disposant éventuellement d'un territoire plus étendu. L'existence de « fédérations » de peuples est attestée dans l'ensemble du domaine celtique : parmi les peuples transpadans de la Gaule cisalpine au III siècle avant l'ère chrétienne, dans le midi de la Gaule au II siècle avant l'ère chrétienne (les Salyens) ou encore en Gaule chevelue avant la guerre des Gaules (Avernes, Éduens et Séquanes). Pour expliquer l'aire géographique de la culture matérielle laténienne dans son intégralité, même à l'échelle de la Gaule, ce schéma est toutefois insuffisant et il faut écarter la question du peuplement. La thèse d'une invasion celtique qui aurait placé sous sa coupe les populations indigènes, telles que les Ligures mentionnés par les premières sources grecques, n'a plus cours aujourd'hui. Il est en effet très difficile d'associer les changements sociaux et techniques qui caractérisent la naissance de la civilisation celtique de La Tène à des changements ethniques. Aussi, il est bien plus probable que le peuplement de la Gaule fût, pour la majorité, hérité des brassages millénaires des peuples durant la Préhistoire et que la culture laténienne se diffusa progressivement, par apports successifs depuis un berceau ou « complexe » nord-alpin (voir Hallstatt). Parallèlement, d'autres apports culturels purent se diffuser à partir des régions atlantiques. Les cultures mégalithiques de la façade atlantique (Irlande, Pays-de-Galles, côte armoricaine), notamment, attestent l'existence de liens culturels et économiques entre ces régions depuis la préhistoire. Comme le relève B. Cunliffe (Les Celtes, Paris, 1996), des mégalithes furent d'ailleurs réemployés durant la période gauloise, comme en témoignent des motifs celtiques présents sur nombre d'entre eux. Enfin, d'autres mégalithes devaient avoir conservé un caractère sacré durant au début de la période chrétienne, comme en témoignent les croix dont ils furent alors surmontés. Parmi ces apports éventuels à la « civilisation » gauloise, Jules César, dans son commentaire sur la guerre des Gaules mentionne que le druidisme venait de Grande-Bretagne. Rien ne peut confirmer ou infirmer cette affirmation. En définitive, des nombreux peuples ou fédérations de peuples présents en Gaule à la veille de la conquête romaine, il reste des contours de « frontières », dont l'existence fait cependant débat (les limites des terroirs du haut Moyen Âge, sans doute antérieures à la période celtique pour la plupart) et un « substrat » linguistique longtemps sous-évalué. L'étymologie, enfin, a conservé le nom de populations gauloises, nom qui désigne encore les habitants de régions et de villes françaises actuelles : par exemple, les Allobroges sont les habitants de Grenoble ou les Auvergnats, les habitants de l'Auvergne qui couvre le territoire arverne (nord de la haute-Loire, Puy-de-Dôme et haut-Allier).
- Sur le peuplement protohistorique de l'Europe : voir Celtes
- À l'époque gauloise : voir Gaulois
- Durant la conquête romaine et à l'époque romaine : Voir peuple gaulois

La langue

La majorité des habitants de la Gaule protohistorique parlaient certainement le gaulois, décliné en plusieurs dialectes, et devaient se comprendre entre eux : Jules César mentionna cependant qu'à son époque les trois parties de la Gaule se distinguaient par les coutumes, les mœurs, mais aussi par la « langue ». Le gaulois est une langue aujourd'hui disparue du groupe celtique de la famille des langues indo-européennes, proche du gallois actuel.

Continuité et ruptures

Il est aujourd'hui admis que la Gaule « romaine » ne fut romaine que dans certains domaines, certes majeurs. Les changements apportés par le conquérant ont longtemps éclipsé toute idée d'une permanence de certains traits : d'abord, le syncrétisme religieux romain et l'interdiction du druidisme entraînèrent assurément la disparition d'une religion celtique dont on ne peut que deviner les contours, grâce à l'archéologie, d'une part, et par comparaison avec quelques survivances gallo-romaines, d'autre part. Les cadres du pouvoir – l'administration romaine –, l'économie, l'art, notamment monumental, et la culture littéraire latine, aussi, s'imposèrent, peut-être d'autant plus facilement que rien de préexistant ne pouvait les concurrencer. Après la conquête romaine de la Gaule, achevée en -51, la romanisation fut rapide chez les élites. On ignore cependant quelle fut sa progression exacte et sa profondeur en ce qui concerne le peuple. Elle dut en tout cas demeurer inégale, voire limitée dans nombre de domaines ayant trait à la vie quotidienne, comme l'indiquent plusieurs exemples. Le réemploi du site du sanctuaire celtique de Gournay-sur-Aronde, en Belgique, ou encore les ex-voto des sources de la Seine, montrent comme nombre d'autres lieux sacrés pour les Gaulois de la période de l'indépendance que les lieux de culte romains prolongèrent des usages anciens (voir nemeton). Lorsqu'une certaine « barbarisation » de l'Empire eut lieu au III siècle, des traits de civilisation qui étaient demeurés en vigueur depuis la période de l'indépendance s'introduisirent à leur tour dans la culture impériale : le manteau gaulois qui donna son surnom à l'Empereur Caracalla n'avait pu être remplacé par le mode de vie du conquérant romain. Dans nombre de domaines ayant trait à l'artisanat, où les Gaulois excellaient, leurs inventions s'imposèrent : c'est le cas, notamment, du tonneau qui s'imposa face à l'amphore plus fragile et de moindre contenance. C'est également le cas de la cotte de mailles pour l'armée. Un héritage gaulois perdura aussi probablement dans la langue parlée : au , une graphie et une prononciation gauloises du latin, au caractère archaïque, sont attestées chez plusieurs auteurs de poésie ou transcripteurs de farces populaires (sources de l'Histoire de France, éd. Les Belles lettres, Paris). Certains traits caractéristiques de la Gaule antique perdurèrent après l'Empire romain. Lorsque la civilisation romaine classique s'effondra, la Gaule ne se « germanisa » que lentement et partiellement. La présence de toponymes germaniques est d'abord attestée sur ses franges, due au repeuplement, souvent à but défensif et organisé assez tôt par Rome, de régions sinistrées par les crises et par les épidémies. De tels établissements durables de colons « barbares » (les lètes) eurent d'ailleurs lieu dans le reste de l'Empire tout au long du . La date symbolique de la disparition de l'Empire romain d'occident en 476 et celle du baptème du roi des Francs Clovis, vers 486, ne marquèrent pas non plus, à cet égard, de rupture : ces événements eurent lieu à une époque où Francs, Burgondes et Wisigoths avaient fait « souche » et détenaient depuis longtemps déjà le monopole des affaires militaires. Aussi, les familles de l'aristocratie gallo-romaine continuèrent longtemps à concentrer l'essentiel du véritable pouvoir politique dans les cités épiscopales : les « patrices », comme le marseillais Mauronitus, ou les évêques, comme l'auvergnat Grégoire de Tours, étaient les véritables représentants des populations. Ainsi, la culture nouvelle qui se développa en Gaule après la période impériale fut avant tout chrétienne et à plusieurs égards augustinienne. Plus généralement, les permanences observables dans le cadre de vie de l'Antiquité tardive jusqu'au furent nombreuses en Gaule : c'est surtout à partir du milieu du VII siècle, temps de crise, que les patronymes germaniques se multiplièrent au sein des élites, indiquant par là que le centre de gravité de l'Europe s'était déplacé vers le nord et que les équilibres du monde antique s'étaient rompus. En définitive, si la culture latine classique recula, le latin continua à constituer la langue de la culture et surtout, celle exclusive de l'écrit (le premier document écrit en langue vernaculaire étant les serments de Strasbourg, datés de 842). Aussi, l'usage des noms « Gaule » et « Gaulois » se conserva jusqu'à la fin de la période mérovingienne, du moins à l'écrit. Ce n'est que lentement, durant la période carolingienne, que le nom de « Francie » (Francia, puis francia occidentalis se répandit pour désigner la réalité politique majeure qu'était devenu le royaume des Francs (regnum francorum). Mais ce nom ne désignait qu'incidemment les territoires correspondant à l'ancienne Gaule romaine, désormais rattachés à un ensemble plus vaste. C'est également la « renaissance carolingienne » qui posa les fondations d'une culture véritablement nouvelle. Cette « renaissance » voulait pourtant, à l'origine, restaurer la culture romaine antique et impériale. Junk

Voir aussi


- Gaule romaine, Gaule cisalpine, Gaule transalpine, Gaule celtique, Gaule chevelue, Gaule belgique, Gaule aquitaine, Gaule lyonnaise, Gaule germanique, Gaule narbonnaise
- Celtes, Gaulois, Peuple gaulois, Religion gauloise, Guerre des Gaules, De Bello Gallico

Burgondes

Les Burgondes sont un peuple germanique du rameau ostique, originaire de Scandinavie (peut-être de Norvège), et ayant participé aux invasions et migrations de la fin de l'Antiquité et du haut Moyen Âge, période durant laquelle ils s'établissent durablement en Gaule.

Histoire

Au terme de migrations en Germanie et sur le plateau bavarois, les Burgondes établissent un petit royaume avec la ville de Worms comme capitale (début du ). Pris entre les Alamans au sud et les Francs au nord, menacés par les Huns à l'est, ils restent en Rhénanie une trentaine d'années, en bonne entente avec Rome. Dès cette période, des clans royaux burgondes se convertissent au christianisme orthodoxe (catholicisme), mais le peuple et la noblesse restent cependant en grande majorité païens et légèrement arianisés, aux contacts des Goths. En 436/437, sous la conduite de leur roi Gonthier et profitant de l'agonie de l'Empire romain d'Occident, ils rompent alors avec les Romains et se heurtent au général Aetius qui les défait grâce notamment à ses fidèles contingents de cavaliers huns. 20 000 guerriers burgondes seraient morts dans ce combat avec leur roi, le Gunther des Nibelungen ; le choc est terrible pour le peuple burgonde, terrorisé. Une partie d'entre eux sont soumis au roi hun Attila et s'établissent en Pannonie, tandis que les autres, certainement la majorité et bien que vaincus, se voient intégrés comme auxiliaires de l'armée romaine et reçoivent le droit de s'établir en Savoie (l'ancienne Sapaudia, ce qui signifie « Pays des Sapins », et qui couvrait vraisemblablement les territoires frontaliers entre les Alpes et le Jura). En 443 commence officiellement le royaume de Burgondie avec Genève pour capitale principale et plus tard les villes de Lyon, prise en 457, perdue et reprise en 459, Dijon, Besançon, Autun, Langres (vers 460) et Vienne en (463). Le peuple burgonde, vraisemblablement l'un des peuples germaniques les moins nombreux, divisé en deux groupes et réduit par les attaques hunniques et alémanniques des décenies précédentes (autour de 80 000 individus tout au plus), s'installe essentiellement autour de Genève, sur la rive Nord du lac Léman, en Romandie, et dans la vallée de la Saône. Des détachements militaires seront quant à eux cantonnés dans quelques points stratégiques comme notamment la forteresse d'Avignon et à Embrun ; rien d'une invasion massive en Gaule. En 475, ils atteignent la Durance et espèrent atteindre la Méditerranée. En 500/501, leur extension est stoppée par les Francs qui les battent près de Dijon, sur l'Ouche. Vers l'an 502, alors en pleine apogée sous leur roi Gondebaud, les Burgondes ont étendu leur domination vers l'ouest et le sud et leur royaume est désormais centré sur le Lyonnais et le Dauphiné. Gondebaud a su éliminer ses trois frères pour concentrer le pouvoir entre ses mains, renforçant ainsi le pouvoir royal. En plus de faire rédiger un ensemble de lois mettant à pied d'égalité ses sujets gallo-romains et burgondes, (la célèbre loi dite Gombette), autorisant notamment les mariages mixtes mais réservant toujours les hautes fonctions politiques et militaires aux seuls burgondes, il est également connu comme étant l'oncle de l'épouse catholique de Clovis, Clotilde. Son fils Sigismond lui succède en 516. Il abandonne bientôt officiellement l'arianisme et devient un fervent catholique, pieux et sincère dans sa foi, tentant vainement d'amener son peuple dans sa foi. Il avait déjà fondé vers 515 l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune et en fit un lieu de pèlerinage. Cependant, assez impopulaire parmi son peuple resté majoritairement arien et païen et manquant d'autorité face à la noblesse burgonde, celle-ci le livre finalement aux Francs ; l'un des rois de ces derniers, cherchant à punir la famille royale burgonde pour des raisons de vengeance (une sorte de vendetta ; la faide germanique), le fait massacrer peu après avec sa famille (524) à Saint-Maurice-d'Agaune (dont le nom servira plus tard à baptiser l'abbaye fondée par le roi martyrisé, devenu saint Sigismond). À sa mort, le royaume burgonde, déjà affaibli depuis la mort de Gondebaud et pressé par les Francs, les Alamans et les Ostrogoths d'Italie, est considérablement réduit. Mais grâce à leur victoire à la bataille de Vézeronce sur le roi franc Clodomir, tué au combat, les Burgondes et leur nouveau roi Godomar III sauveront un temps les restes du royaume. En 534, le reste de la Burgondie est annexée par les Francs mérovingiens. Les Burgondes, déjà en voie d'intégration depuis une trentaine d'années environ et manquant de cohésion, n'opposeront pas de résistances soutenues face aux Francs. Il purent cependant garder un temps leurs lois et leurs coutumes jusqu'au milieu du et se mêleront aux autochtones. Cependant, le souvenir cet éphémère royaume burgonde et de ce peuple germanique resta longtemps dans les esprits et il laissa à leurs descendants directs (mais aussi aux autochtones), un sentiment national fort qui sera source de nombreux conflits dans tout le Moyen Âge, dès l'époque mérovingienne avec des tentatives de création d'une Burgondie indépendante et bien plus tard opposant rois capétiens aux empereurs germaniques jusqu'à l'époque du roi Louis XI et de Charles le Téméraire. Quant à la loi Gombette, elle reste en vigueur, réservée pour la seule noblesse d'ascendance burgonde selon la personnalisation des lois. Elle sera supprimée au début du avec les efforts notamment d'Agobard, archévêque de Lyon, qui jugea cette personnalisation des lois injuste par rapport au reste de la population, moins favorisée. L'actuelle Bourgogne perpétue encore de nos jours par son nom, le souvenir de ce premier royaume, même si les territoires ne correspondent pas.

Liste des rois burgondes


- ???-??? : Gondicaire Gundicar)
- ???-437 : Gonthier (Gunther) (mort en 437) avec ses frères :
  - Gebica,
  - Godomar I
  - Gislehaire (Geislehar).
- 437-480 : Chilpéric I (Hilperic) et son frère :
  - Gondioc († 470)
- 480-516 : Gondebaud (Gundobald), fils de Gondioc, avec ses frères
  - Chilpéric II, roi à Lyon († 491), père de Clotilde, femme de Clovis Ier, roi des Francs
  - Godomar II, roi à Vienne († 491)
  - Godégisèl, roi à Vienne (Godogeisal) († 501)
- 516-524 : Saint Sigismond (Sigismund), fils du précédent
- 524-534 : Godomar III, frère du précédent.

Voir aussi

Liens internes


- Burgondie
- Histoire de la Bourgogne
- Histoire de la Suisse

Liens externes


- [http://www2.unil.ch/spul/allez_savoir/as6/1bur1.html Les Burgondes]
- [http://www.upmf-grenoble.fr/Haiti/Cours/Ak/burgund.html Lex romana burgundionum] (vers 500)

Bibliographie


- Jean-Pierre Leguay, L'Europe et les États barbares, Ve-VIIIe siècles, Saint-Étienne, France, 2002 (ISBN 2-7011-3254-1)
- P. Périn & G. Duchet-Suchaux, Clovis et les Mérovingiens, P. Périn & G. Duchet-Suchaux, Paris, France, 2002 (ISBN 2-235-02321-5)
- Justin Favrod, Les Burgondes. Un royaume oublié au cœur de l'Europe, Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne, 2002 (ISBN 2-88074-596-9)
- Michel Rouche, Clovis, éd. Fayard, 1996 (ISBN 2-213-59632-8) Catégorie:Peuple de la Rome antique Catégorie:Peuple germanique Catégorie:Histoire de Bourgogne

436

ko:436년 Catégorie:436
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Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440 | Années 450
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---- Cette page concerne l'année 436 du calendrier julien.

Événements


- En Chine, le roi Tuoba Tao (T'o-pa T'ao) annexe le Shanxi (Chen-si).
- Le royaume burgonde du Rhin est anéanti.
- Les Burgondes sont battus à Worms par les Huns mercenaires de l'empire romain.

Naissances en 436


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Décès


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Burgondes

Les Burgondes sont un peuple germanique du rameau ostique, originaire de Scandinavie (peut-être de Norvège), et ayant participé aux invasions et migrations de la fin de l'Antiquité et du haut Moyen Âge, période durant laquelle ils s'établissent durablement en Gaule.

Histoire

Au terme de migrations en Germanie et sur le plateau bavarois, les Burgondes établissent un petit royaume avec la ville de Worms comme capitale (début du ). Pris entre les Alamans au sud et les Francs au nord, menacés par les Huns à l'est, ils restent en Rhénanie une trentaine d'années, en bonne entente avec Rome. Dès cette période, des clans royaux burgondes se convertissent au christianisme orthodoxe (catholicisme), mais le peuple et la noblesse restent cependant en grande majorité païens et légèrement arianisés, aux contacts des Goths. En 436/437, sous la conduite de leur roi Gonthier et profitant de l'agonie de l'Empire romain d'Occident, ils rompent alors avec les Romains et se heurtent au général Aetius qui les défait grâce notamment à ses fidèles contingents de cavaliers huns. 20 000 guerriers burgondes seraient morts dans ce combat avec leur roi, le Gunther des Nibelungen ; le choc est terrible pour le peuple burgonde, terrorisé. Une partie d'entre eux sont soumis au roi hun Attila et s'établissent en Pannonie, tandis que les autres, certainement la majorité et bien que vaincus, se voient intégrés comme auxiliaires de l'armée romaine et reçoivent le droit de s'établir en Savoie (l'ancienne Sapaudia, ce qui signifie « Pays des Sapins », et qui couvrait vraisemblablement les territoires frontaliers entre les Alpes et le Jura). En 443 commence officiellement le royaume de Burgondie avec Genève pour capitale principale et plus tard les villes de Lyon, prise en 457, perdue et reprise en 459, Dijon, Besançon, Autun, Langres (vers 460) et Vienne en (463). Le peuple burgonde, vraisemblablement l'un des peuples germaniques les moins nombreux, divisé en deux groupes et réduit par les attaques hunniques et alémanniques des décenies précédentes (autour de 80 000 individus tout au plus), s'installe essentiellement autour de Genève, sur la rive Nord du lac Léman, en Romandie, et dans la vallée de la Saône. Des détachements militaires seront quant à eux cantonnés dans quelques points stratégiques comme notamment la forteresse d'Avignon et à Embrun ; rien d'une invasion massive en Gaule. En 475, ils atteignent la Durance et espèrent atteindre la Méditerranée. En 500/501, leur extension est stoppée par les Francs qui les battent près de Dijon, sur l'Ouche. Vers l'an 502, alors en pleine apogée sous leur roi Gondebaud, les Burgondes ont étendu leur domination vers l'ouest et le sud et leur royaume est désormais centré sur le Lyonnais et le Dauphiné. Gondebaud a su éliminer ses trois frères pour concentrer le pouvoir entre ses mains, renforçant ainsi le pouvoir royal. En plus de faire rédiger un ensemble de lois mettant à pied d'égalité ses sujets gallo-romains et burgondes, (la célèbre loi dite Gombette), autorisant notamment les mariages mixtes mais réservant toujours les hautes fonctions politiques et militaires aux seuls burgondes, il est également connu comme étant l'oncle de l'épouse catholique de Clovis, Clotilde. Son fils Sigismond lui succède en 516. Il abandonne bientôt officiellement l'arianisme et devient un fervent catholique, pieux et sincère dans sa foi, tentant vainement d'amener son peuple dans sa foi. Il avait déjà fondé vers 515 l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune et en fit un lieu de pèlerinage. Cependant, assez impopulaire parmi son peuple resté majoritairement arien et païen et manquant d'autorité face à la noblesse burgonde, celle-ci le livre finalement aux Francs ; l'un des rois de ces derniers, cherchant à punir la famille royale burgonde pour des raisons de vengeance (une sorte de vendetta ; la faide germanique), le fait massacrer peu après avec sa famille (524) à Saint-Maurice-d'Agaune (dont le nom servira plus tard à baptiser l'abbaye fondée par le roi martyrisé, devenu saint Sigismond). À sa mort, le royaume burgonde, déjà affaibli depuis la mort de Gondebaud et pressé par les Francs, les Alamans et les Ostrogoths d'Italie, est considérablement réduit. Mais grâce à leur victoire à la bataille de Vézeronce sur le roi franc Clodomir, tué au combat, les Burgondes et leur nouveau roi Godomar III sauveront un temps les restes du royaume. En 534, le reste de la Burgondie est annexée par les Francs mérovingiens. Les Burgondes, déjà en voie d'intégration depuis une trentaine d'années environ et manquant de cohésion, n'opposeront pas de résistances soutenues face aux Francs. Il purent cependant garder un temps leurs lois et leurs coutumes jusqu'au milieu du et se mêleront aux autochtones. Cependant, le souvenir cet éphémère royaume burgonde et de ce peuple germanique resta longtemps dans les esprits et il laissa à leurs descendants directs (mais aussi aux autochtones), un sentiment national fort qui sera source de nombreux conflits dans tout le Moyen Âge, dès l'époque mérovingienne avec des tentatives de création d'une Burgondie indépendante et bien plus tard opposant rois capétiens aux empereurs germaniques jusqu'à l'époque du roi Louis XI et de Charles le Téméraire. Quant à la loi Gombette, elle reste en vigueur, réservée pour la seule noblesse d'ascendance burgonde selon la personnalisation des lois. Elle sera supprimée au début du avec les efforts notamment d'Agobard, archévêque de Lyon, qui jugea cette personnalisation des lois injuste par rapport au reste de la population, moins favorisée. L'actuelle Bourgogne perpétue encore de nos jours par son nom, le souvenir de ce premier royaume, même si les territoires ne correspondent pas.

Liste des rois burgondes


- ???-??? : Gondicaire Gundicar)
- ???-437 : Gonthier (Gunther) (mort en 437) avec ses frères :
  - Gebica,
  - Godomar I
  - Gislehaire (Geislehar).
- 437-480 : Chilpéric I (Hilperic) et son frère :
  - Gondioc († 470)
- 480-516 : Gondebaud (Gundobald), fils de Gondioc, avec ses frères
  - Chilpéric II, roi à Lyon († 491), père de Clotilde, femme de Clovis Ier, roi des Francs
  - Godomar II, roi à Vienne († 491)
  - Godégisèl, roi à Vienne (Godogeisal) († 501)
- 516-524 : Saint Sigismond (Sigismund), fils du précédent
- 524-534 : Godomar III, frère du précédent.

Voir aussi

Liens internes


- Burgondie
- Histoire de la Bourgogne
- Histoire de la Suisse

Liens externes


- [http://www2.unil.ch/spul/allez_savoir/as6/1bur1.html Les Burgondes]
- [http://www.upmf-grenoble.fr/Haiti/Cours/Ak/burgund.html Lex romana burgundionum] (vers 500)

Bibliographie


- Jean-Pierre Leguay, L'Europe et les États barbares, Ve-VIIIe siècles, Saint-Étienne, France, 2002 (ISBN 2-7011-3254-1)
- P. Périn & G. Duchet-Suchaux, Clovis et les Mérovingiens, P. Périn & G. Duchet-Suchaux, Paris, France, 2002 (ISBN 2-235-02321-5)
- Justin Favrod, Les Burgondes. Un royaume oublié au cœur de l'Europe, Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne, 2002 (ISBN 2-88074-596-9)
- Michel Rouche, Clovis, éd. Fayard, 1996 (ISBN 2-213-59632-8) Catégorie:Peuple de la Rome antique Catégorie:Peuple germanique Catégorie:Histoire de Bourgogne

Rhin

Le Rhin (Rhein en allemand, Rijn en néerlandais) est un fleuve long de 1 320 kilomètres.

Géographie

kilomètre Il prend sa source dans les Alpes, dans l'est de la Suisse (canton des Grisons) et résulte en fait de la confluence de deux rivières, nommées « Rhin antérieur » et « Rhin postérieur ». Après son passage par le lac de Constance (Bodensee), il continue par les chutes de Schaffhouse et conflue, en amont de Bâle avec l'Aar. Le Rhin descend alors vers le Nord au milieu de la plaine supérieure du Rhin, recevant l'Ill et la Lauter à sa gauche, le Neckar à droite. À Mayence, il reçoit le Main et tourne à gauche, pour traverser ensuite vers le nord le Massif schisteux rhénan, où il grossit de la Lahn à droite et de la Moselle à gauche à Coblence. À Bonn enfin, il entre dans la plaine. Il se jette dans la mer du Nord en mêlant partiellement ses eaux avec celles de la Meuse dans un grand delta. Son lit traverse ou longe six pays : la Suisse, l'Autriche, le Liechtenstein, l'Allemagne, la France et les Pays-Bas. Il constitue la frontière naturelle entre la Suisse et le Liechtenstein, entre l'Allemagne et la Suisse et entre l'Allemagne et la France.

Histoire

Pays-Bas] Mais ce caractère de frontière internationale est relativement récent, à l'exception de la période où l'empire romain en avait fait son rempart nord contre les barbares, avec une frontière (limes) ponctuée de forts, tels Cologne ou Strasbourg. Entre la chute de l'empire romain et la conquête de l'Alsace par Louis XIV, ce fleuve était une partie intégrante et un des ferments du monde germanique, qui le surnommait Vater Rhein, le Rhin paternel. Les traces de l’Histoire sont surtout visible dans le Mittelrheintal entre Bingen et Coblence que l’UNESCO a reconnu patrimoine culturel mondial en 2002. Sur les versants au bord du Rhin trônent les châteaux forts, au-dessus des vignes escarpées. Les touristes qui veulent faire l’expérience du romantisme sont attirés ici par le mythe de la Lorelei.

Hydrologie

Vieilles de 14 000 à 17 000 ans, les chutes du Rhin sont hautes de 23 mètres (dénivelé total de 33 mètres) et larges de 150 mètres, avec un débit moyen de 700m3/s. Débit moyen annuel à la frontière franco-allemande de 1 240 m³/s.
Débit moyen à Strasbourg : 1 080 m3/s.
A Bâle : moyen : 1 062 m3/s ; étiage : 202 m3/s; plus grosse crue : 5 700 m³/s.

Économie

Lorelei et Chur en Suisse]] Suisse Entre Bâle et son estuaire, le Rhin traverse l'une des zones les plus densément peuplées d'Europe occidentale, historiquement riche en échanges mutuels. Ce secteur est le cœur de la banane bleue.
La vallée rhénane fut également le berceau de l'un des principaux sites de la révolution industrielle : la Ruhr, qui bénéficiait d'un important gisement de ressources minières, faciles d'accès et favorables au développement de l'industrialisation. Depuis la « Convention de Mannheim » de 1868, le Rhin est classé eaux internationales depuis le dernier pont de Bâle jusqu'à la mer du Nord, assurant à la Suisse un accès libre à la mer. Le siège de la Commission centrale pour la navigation du Rhin est à Strasbourg. Fondée en 1815 lors du Congrès de Vienne, il s'agit de la plus ancienne organisation internationale. En 2002, l’UNESCO a inscrit les 65 km de la Vallée du Haut-Rhin moyen dans la liste du patrimoine mondial avec le rocher de la Lorelei près de la ville de Saint-Goar .

Départements

Le Rhin a donné son nom à deux départements français :
- Bas-Rhin
- Haut-Rhin

Citation

« Il y a toute l'histoire de l'Europe (...) dans ce fleuve des guerriers et des penseurs, dans cette vague superbe qui fait bondir la France, dans ce murmure profond qui fait rêver l'Allemagne. Le Rhin réunit tout. » Le Rhin, Victor Hugo, 1842.

Voir aussi

Liens internes


- Plan Delta

Liens externes


- [http://www.eau-rhin-meuse.fr/bassin/bassin01.htm l'agence de l'eau Rhin-Meuse]
- [http://www.aufildurhin.com/fr/nature/index.htm Données hydrologiques]
- [http://www.stadtpanoramen.de/koblenz/rhein.html Panorama Rhein] - Le Rhin en image panoramique à Coblence Catégorie:Fleuve Catégorie:Chute d'eau Catégorie:Cours d'eau navigable Catégorie:Cours d'eau d'Allemagne Catégorie:Cours d'eau de France Catégorie:Cours d'eau des Pays-Bas Catégorie:Cours d'eau de Suisse als:Rhein ja:ライン川 ko:라인 강 simple:Rhine River

Alpes

Les Alpes sont une chaîne de montagnes qui s'étend en Europe, recouvrant la frontière nord de l'Italie, le sud-est de la France, la Suisse, le Liechtenstein, l'Autriche, le sud de l'Allemagne et la Slovénie. Les Alpes culminent à 4808 mètres, au sommet du Mont-Blanc, sur la frontière franco-italienne. On recense 128 pics de plus de 4000 m d'altitude. Les cols de montagne reliant les vallées ou les pays dépassent souvent les 2000 m d'altitude.

Histoire

L'histoire du peuplement alpin commence à la fin du dernier maximum glaciaire (il y a environ 15000 ans). L'importante calotte de glace qui recouvrait la majeure partie de la chaîne fond, découvrant de vastes étendues vierges...

Géographie des Alpes

cols de montagne cols de montagne)]] Les Alpes peuvent être subdivisées en trois parties, les Alpes occidentales (de la Méditerranée au Mont Blanc), les Alpes centrales (du Val d'Aoste au Brenner) et les Alpes orientales (du Brenner à la Slovénie).
Voir l'article détaillé géographie des Alpes.

Géologie des Alpes


Voir l'article détaillé géologie des Alpes. Les Alpes font partie des chaînes alpines péri-téthysiennes, formées pendant le Mésozoïque et le Cénozoïque, qui s’étendent du Maghreb à l’Extrême Orient. Une partie des ces chaînes de montagnes (les chaînes péri-méditerannéennes) est issue de l’ouverture, puis de la fermeture de bassins océaniques du système téthysien. L’existence de ces orogènes est liée à la convergence des plaques africaine et européenne et à l'interposition de blocs ou de microplaques. Les Alpes proprement dites s’étendent sur un millier de kilomètres, entre Gènes et Vienne, avec une largeur comprise entre 100 et 400 kilomètres. On peut les subdiviser sur des critères géographiques, géologiques et topologiques, en trois parties distinctes : les Alpes occidentales, qui forment un arc entre la mer Méditerranée et le Valais, les Alpes centrales, entre le Valais et les Grisons (Suisse orientale), et les Alpes orientales et méridionales, qui s’ensellent dans le bassin Pannonien à l’Ouest des Carpates. L’arc des Alpes occidentales est classiquement subdivisé en deux parties, séparées par le chevauchement pennique crustal : la zone externe et les zones internes. Ce chevauchement majeur juxtapose des unités paléogéographiques distinctes, ayant eu des histoires tectoniques et métamorphiques différentes : globalement, les unités de la zone externe correspondent aux parties proximales de la marge européenne, qui ont été peu raccourcies et peu métamorphisées lors de l’histoire alpine, alors que les unités internes correspondent aux parties plus distales et au plancher océanique, qui ont subi un métamorphisme et un raccourcissement plus fort. Les déformations dans les Alpes (observables grâce aux séismes et à la géodésie) sont actuellement faibles à très faibles. Cependant, des taux de soulèvement de l'ordre de 1mm/an sont observables en Suisse; des données comparables ne sont pas disponibles en France ou en Italie, mais il est probable que les vitesses verticales soient comparables. L'origine d'un tel soulèvement reste aujourd'hui largement débattu, le raccourcissement dans les Alpes occidentales étant faible à nul.

Faune alpine

Flore alpine

La flore alpine est largement gouvernée par l'altitude, et dans une moindre mesure l'exposition et la latitude. La limite de la forêt se situe habitellement entre 1200m et 1700m. plantes typiques alpes: Image:Leontopodium alpinum1.jpg|edelweiss
(Leontopodium alpinum) Image:Gentiana acaulis.jpg|gentiane acaule
(Gentiana acaulis) Image:RostblaettrigeAlpenrose.jpg|rhododendron alpin
(Rhododendron ferrugineum) Image:Chamorchis_alpina_230705b.jpg|orchis des Alpes
(Chamorchis alpina) Image:Ranunculus_glacialis.jpg|renoncule des glaciers
(Ranunculus glacialis) Image:Kosodrzewina (Sosna górska) Pinus mugo mugo.jpg|pin mugo ou pin couché
(Pinus mugo) Image:Pulsatilla_alpina.jpg|pulsatille des Alpes
(Pulsatilla alpina) Image:Androsace alpina02.jpg|androsace des Alpes (Androsace alpina)

Voir aussi


- Mer de glace
- Alpes Pennines
- Alpes Cottiennes
- préalpes

Liens externes


- [http://wikitravel.org/fr/article/Alpes Alpes sur Wikitravel]
- [http://www.geol-alp.com/ Geologie des Alpes]
- [http://www.alpimages.net/index.htm Images de montagne]
- [http://www.winterreisen.de Images et texte]
- [http://www.dieAlpen.at L'encyclopédie sur les Alpes - Images et texte]
-
als:Alpen ja:アルプス山脈 ko:알프스 산맥

Burgondes

Les Burgondes sont un peuple germanique du rameau ostique, originaire de Scandinavie (peut-être de Norvège), et ayant participé aux invasions et migrations de la fin de l'Antiquité et du haut Moyen Âge, période durant laquelle ils s'établissent durablement en Gaule.

Histoire

Au terme de migrations en Germanie et sur le plateau bavarois, les Burgondes établissent un petit royaume avec la ville de Worms comme capitale (début du ). Pris entre les Alamans au sud et les Francs au nord, menacés par les Huns à l'est, ils restent en Rhénanie une trentaine d'années, en bonne entente avec Rome. Dès cette période, des clans royaux burgondes se convertissent au christianisme orthodoxe (catholicisme), mais le peuple et la noblesse restent cependant en grande majorité païens et légèrement arianisés, aux contacts des Goths. En 436/437, sous la conduite de leur roi Gonthier et profitant de l'agonie de l'Empire romain d'Occident, ils rompent alors avec les Romains et se heurtent au général Aetius qui les défait grâce notamment à ses fidèles contingents de cavaliers huns. 20 000 guerriers burgondes seraient morts dans ce combat avec leur roi, le Gunther des Nibelungen ; le choc est terrible pour le peuple burgonde, terrorisé. Une partie d'entre eux sont soumis au roi hun Attila et s'établissent en Pannonie, tandis que les autres, certainement la majorité et bien que vaincus, se voient intégrés comme auxiliaires de l'armée romaine et reçoivent le droit de s'établir en Savoie (l'ancienne Sapaudia, ce qui signifie « Pays des Sapins », et qui couvrait vraisemblablement les territoires frontaliers entre les Alpes et le Jura). En 443 commence officiellement le royaume de Burgondie avec Genève pour capitale principale et plus tard les villes de Lyon, prise en 457, perdue et reprise en 459, Dijon, Besançon, Autun, Langres (vers 460) et Vienne en (463). Le peuple burgonde, vraisemblablement l'un des peuples germaniques les moins nombreux, divisé en deux groupes et réduit par les attaques hunniques et alémanniques des décenies précédentes (autour de 80 000 individus tout au plus), s'installe essentiellement autour de Genève, sur la rive Nord du lac Léman, en Romandie, et dans la vallée de la Saône. Des détachements militaires seront quant à eux cantonnés dans quelques points stratégiques comme notamment la forteresse d'Avignon et à Embrun ; rien d'une invasion massive en Gaule. En 475, ils atteignent la Durance et espèrent atteindre la Méditerranée. En