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Catégorie:414
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Cette page concerne l'année 414 du calendrier julien.
Événements
- Janvier : Athaulf, roi des Wisigoths, épouse à Narbonne Galla Placidia, sœur de l’empereur Honorius, qui refuse de traiter avec lui. Athaulf, incapable de se faire conférer à lui-même la dignité impériale refait Attalus empereur d’occident pour reconstruire l’empire avec lui.
- Le gaulois Rutilius Namatianus devient préfet de Rome.
- À l'âge de 15 ans, Pulchérie, la sœur de l'empereur de Théodose II devient régente de l'Empire d'Orient pour son frère faible de caractère (et qui n'a que 13 ans).
- Saint Jérôme écrit un pamphlet contre les ennemis de l'église.
- Le Chinois Faxian (Fa Hien), de retour d'un pèlerinage en Inde, décrit le pays comme humain, riche et heureux.
Naissances
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Décès
- Synésius, alchimiste né à Cyrène en 370. Converti au christianisme, il était évêque de Ptolémaïs.
Catégorie:414Catégorie:Chronologie du Ve siècle
Article principal : 414
Années 400 ko:400년대
Catégorie:Décennie
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Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420
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Événements
Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Années 410
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Années 420
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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409 ko:409년
catégorie:409
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Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420
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Cette page concerne l'année 409 du calendrier julien.
Événements
- Règne en Chine du Nord de Mingyandi, de son nom personnel Tuoba Si (T'o-Pa Sseu), roi des Tabghatch (fin en 423).
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- Les envahisseurs Vandales, Alains et Suèves se partagent l'Espagne en tirant au sort. Les Vandales obtiennent l'Andalousie, les Suèves la Galice et les Alains la Lusitanie.
- Alaric, rejoint par son beau-frère Athaulf avec les forces gothiques du nord de la Pannonie, rompt les négociations de Rimini avec Honorius et investit les magasins à grains du Portus près de Rome. Il fait proclamer empereur le sénateur Priscus Attalus qui le hausse au grade de Magister utriusque militiae praesentialis (maître de la milice). Alaric installe ses cantonnements en Etrurie, trahit Attalus pour se rapprocher d’Honorius, lui demandant un établissement en Norique pour son peuple. Honorius refuse.
- Les Romains quittent la Pannonie, en Europe centrale.
- Emeute à Constantinople.
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Décès
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411 ko:411년
Catégorie:411
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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Cette page concerne l'année 411 du calendrier julien.
Événements
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- L'usurpateur Constantin III est assiégé à Arles par des troupes loyales à l'empereur Honorius.
- Les Alains fondent leur royaume au Portugal.
- Les Suèves fondent leur royaume en Espagne.
- Touchés par la famine, les Barbares négocient leur installation comme fédérés avec Honorius : royaume des Suèves en Galice et au nord du Tage avec Braga pour capitale (411-585), des Vandales Silingues au Nord du Douro, des Alains dans le centre de l’Espagne, des Vandales Asdingues en Andalousie (409-429).
- Concile de Carthage en 411 ou 412.
- Condamnation du Pélagianisme et du Donatisme par Augustin. Il reste alors deux cent soixante-dix-neuf évêques donatistes. Ceux qui résistent sont pourchassés impitoyablement. La répression est féroce, et en 413, l’Eglise latine triomphe.
- L'évêque Cyrille d'Alexandrie voit en la philosophie une hérésie.
Naissances
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413
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Cette page concerne l'année 413 du calendrier julien.
Événements
Europe
- Le préfet du prétoire Anthémius termine les fortifications de Constantinople, connues sous le nom de Mur Théodosien.
- Jovin, usurpateur en Gaule, est tué.
- Règne de Gondicaire, roi des Burgondes (fin en 436)
- Les Burgondes, vaincus après avoir soutenus un usurpateur romain malheureux, s’installent entre Rhin et Alpes (Royaume de Worms).
- Les Burgondes semblent compter 25 000 âmes dont 5000 guerriers.
- Athaulf, roi des Wisigoths tente en vain de prendre Marseille.
- Saint Jean Cassien, moine à Bethléem puis en Égypte et à Constantinople fonde l’abbaye Saint-Victor de Marseille.
Afrique du Nord
- Saint Augustin justifie la persécution des hérétiques.
Asie
- Changsu Wang, fils de Kwanggaet'o Wang le Grand monte sur le trône du royaume de Koguryŏ (Corée) (roi jusqu'en 491)
- Au Japon, les Wa versent un tribut à la dynastie chinoise des Jin orientaux. Cinq autres « rois des Wo » seront enregistrés par les archivistes chinois. Des Japonais iront jusqu’à Nankin apporter une pétition à la dynastie des Liu-Song (420-479) pour faire reconnaître leurs pouvoirs et légitimer leur droits en Corée.
Naissances
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Décès
- Kumarajiva, traducteur indien.
- Kwanggaet'o Wang, roi de Koguryŏ (Corée).
Catégorie:413
ja:413年
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Catégorie:416
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Cette page concerne l'année 416 du calendrier julien.
Événements
- Les Wisigoths continuent leur invasion de l'Espagne. Leur roi Wallia, payé par l’empereur (600 000 mesures de blé) et à la tête de 100 000 hommes, combat les Alains et les Vandales (416-429). Les Vandales Silingues sont exterminés, tandis que les Alains, les Suèves et les Vandales Asdingues sont regroupés dans le nord-ouest de la péninsule. Les Suèves en profitent pour étendre leur domination vers le sud, mettant en place un état d’une extrême brutalité.
- L’hérésiarque pélagianiste Julien devient évêque d’Eclanum en Campanie (mort en Orient v. 445).
Naissances
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Décès
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Catégorie:417
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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Cette page concerne l'année 417 du calendrier julien.
Événements
- Début du pontificat de saint Zosime. >418
- Zosime, abusé, accorde l’absolution à Pélage et à son disciple Caelestius.
- Le pape rejette le dogme du péché originel.
- Les évêques d’Arles obtiennent du pape Zosime la primauté sur les autres évêques de Gaule.
- Galla Placidia, sœur de l'empereur Honorius, épouse le général Constance.
- Fin du royaume des Alains au Portugal.
- Les Wisigoths battent les Germains et les Alains en Espagne.
- Rébellion provisoirement écrasée dans le nord-ouest de la Gaule (Armorique).
- Fondation des premiers monastères de Provence aux îles de Lérins et à Saint-Victor de Marseille.
- Année probable de la rédaction du De reditu de Rutilius Namatianus
Naissances
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Décès
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418 ko:418년
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Cette page concerne l'année 418 du calendrier julien.
Événements
- Le pape Zosime condamne le Pélagianisme au concile de Carthage.
- Début du pontificat de saint Boniface Ier. >422
- Début du pontificat de l'antipape saint Eulalius. >419
- Le pape se rallie au dogme du péché originel.
- Brève restauration du pouvoir romain en Bretagne (418-427).
- Conversion forcée en masse de Juifs par l’évêque de Mahon, à Minorque.
- Règne de Théodoric Ier roi des Wisigoths (fin en 451)
- Les Wisigoths obtiennent de Rome des parties de la Gaule. Ils s'établissent comme fédérés en Aquitaine Seconde.
- Assemblée des Gaules, réunie à Arles.
- Saint Germain, évêque d’Auxerre (418-448).
- Fondation du monastère Saint-Victor à Marseille par Cassien
Naissances
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Décès
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Calendrier julienCalendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes.
Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel.
Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.
Compte des années
Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.
- Dioclétien a institué lanno Diocletiani, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.
- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).
Évolution historique
Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain.
Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans.
Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an.
Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier.
Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.
En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C..
L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février.
Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis.
De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:
Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (30 jours)
# October (31 jours)
# November (30 jours)
# December (30 jours)
La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour.
Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).
Les douze mois du calendrier julien
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (31 jours)
# October (30 jours)
# November (31 jours)
# December (30 jours)
La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui.
Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.
Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII
Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire.
Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.
Coexistence des calendrier julien et grégorien
Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date.
La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).
Voir aussi
Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février
Liens externes
- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Julien
Catégorie:Rome antique
als:Julianischer Kalender
ko:율리우스력
ja:ユリウス暦
zh-cn:儒略历
AthaulfAthaulf est roi des Wisigoths de 410/411 à 415. Beau-frère et successeur du roi Alaric, il appartient à la famille sacrée des Balthes. Alors que les Wisigoths se trouvent dans la région de Cosenza en Calabre où Alaric a été inhumé, il décide d'abandonner le projet de ce dernier d'une invasion de l'Afrique romaine par la Sicile et remonte vers le Nord de l'Italie ; entré en Gaule en 412, il enlève aux usurpateurs Jovin et Sébastien la Provence puis l'Aquitaine (413). Peu après, le 1er janvier 414, il épouse en grande pompe à Narbonne Galla Placidia, sœur de l'empereur légitime Honorius, qui était captive du roi Alaric après le sac de Rome d'août 410. En 415, il se prépare à envahir l'Espagne lorsqu'il est assassiné, trahit par l'un de ses officiers dans Narbonne.
De son union avec Galla Placidia naquit en 414/415 un fils au nom, révélateur, de Théodose. Ce dernier meurt mystérieusement en bas-âge, très probablement assassiné à l'instigation de la faction wisigothique hostile à Athaulf. En effet, ce dernier souhaitait restaurer l'Empire romain grâce à la force gothique, ce qui ne plaisait pas à une partie de la noblesse. Par son mariage avec Galla Placidia, il devait également songer à faire élire son propre fils Théodose, empereur d'Occident.
Le nouveau roi, Sigéric, règne à peine 15 jours avant d'être lui aussi assassiné au nom de la faide germanique (« vendetta »), à l'instigation des anciens partisans du roi Athaulf. Le noble Wallia, un balthe, est alors élu roi.
Voir aussi
- Wisigoths ;
- Migrations germaniques ;
- Empire romain d'Occident…
Catégorie:Personnalité politique de la Rome antique
Athaulf
Galla Placidiacatégorie:Empereur romainCatégorie:Personnalité politique de la Rome antique
Galla Placidia est une impératrice romaine née en 390. Elle est la fille de Théodose Ier et la demi-sœur des empereurs Arcadius et Honorius.
Honorius]]
Une jeunesse troublée
Impératrice romaine née en 390 elle est la fille de Théodose Ier et la demi-sœur des empereurs Arcadius et Honorius. Elle est enlevée lors de la prise de Rome par Alaric Ier et épouse son successeur Athaulf en 414. Elle suit ce dernier quand les Wisigoths entrent en Gaule vers 412/413. Le général Constance refuse la collaboration des Wisigoths, pour lutter contre les nombreux usurpateurs présents en Gaule, tant que ceux-ci ne restituent pas la princesse impériale. Il refuse de livrer des vivres promis aux hommes d'Athaulf si bien que ce dernier en 413 tente en vain de prendre Marseille. Peut-être pour s'imposer à Honorius comme son gendre, Athaulf épouse une première fois Galla Placidia à Forli en Emilie, selon le rite germanique. Le 1er janvier 414, il l'épouse à nouveau selon le rite romain dans la ville de Narbonne. L'usurpateur Attale lui-même chante la chanson nuptiale. À ce mariage Athaulf, vêtu en romain, offre à sa femme 50 jeunes serviteurs portant chacun deux plateaux pleins d'une partie du butin de Rome 4 ans plus tôt. Il semble que ce mariage d'une princesse impériale et d'un chef barbare, une première, frappe les esprits des contemporains. L'historien Orose y voit un grand avantage pour l'empire et un évêque espagnol estime qu'il s'agit de l'accomplissement de la prophétie biblique de Daniel (11,6) : « La fille du roi du Midi s'en viendra auprès du roi du Nord ». On peut considérer qu'à partir de ce moment Galla Placidia joue un rôle politique.
La mort d'Athaulf et le retour à la cour impériale
Cependant le mariage a peine terminé les conflits reprennent et Athaulf s'empare de Bordeaux puis Toulouse. Mais sous la pression de Constance, qui reprend Narbonne, les Wisigoths passent en Espagne. C'est à Barcelone en 415 que Galla Placidia met au monde un fils qui porte le nom de son grand-père maternel, Théodose. Il meurt quelque mois plus tard. Le chagrin de ses parents est semble-t-il immense, à une époque où perdre un enfant en bas âge est quand même fréquent, et le corps est placé dans un cercueil d'argent et déposé dans une chapelle aux portes de la ville. L'historien canadien Gillian Mackie pense que le célèbre Mausolée de Galla Placidia à Ravenne, dont on ne connaît pas l'occupant, était destiné à accueillir sa dépouille. Quelques semaines plus tard Athaulf est assassiné, victime d'une vendetta personnelle d'un serviteur sans doute guidé par le parti barbare nationaliste hostile à ce roi trop romanisé par son épouse. Le nouveau roi Sigeric fait tuer les enfants d'Athaulf, né d'un premier mariage, et impose à Galla Placidia de marcher sur 12 milles devant son cheval. Il est tué au bout d'une semaine pat Vallia, un proche d'Athaulf. Après une tentative pour gagner l'Afrique par le détroit de Gibraltar des négociations s'ouvrent avec Constance. Celui-ci récupère Galla Placidia sur laquelle il est probable qu'il a déjà des visées, l'empereur Honorius n'ayant pas d'héritier, et promet aux Wisigoths une installation future en Aquitaine à charge pour eux de combattre les barbares déjà présent en Espagne (Vandales, Suèves, Alains).
Un second mariage bref mais fécond
Galla Placidia rejoint son frère Honorius et épouse en 417 Constance, général victorieux qu'elle fait nommer Auguste vers 420/421 sous le nom de Constance III. De ce mariage peu heureux semble-t-il pour Constance confronté à une Galla Placidia dominatrice et d'une piété intransigeante vont naître deux enfants, Honoria et Valentinien.Quelques temps après la mort de Constance III en 421, Honorius fait exiler sa sœur et ses enfants à Constantinople chez son neveu Théodose II (printemps 423).
L'avènement de Valentinien III
Honorius meurt en août 423 d'hydropisie et le sénat proclame le chef des notaires impériaux, Jean empereur en décembre 423. Galla obtient le soutien de Théodose II qui lui accorde au printemps 425 l'aide d'une armée dirigée par le jeune général Aspar qui prend rapidement Aquilée ou s'installe celle qui va gouverner au nom de son fils Valentinien III. Le père d'Aspar, Ardabur, tente une offensive sur Ravenne est fait prisonnier par l'usurpateur Jean et en profite pour retourner les troupes de ce dernier. Aspar prend alors Ravenne et Jean est entraîné à Aquilée. On lui coupe la main droite, le juche sur un âne et le promène dans toute la ville avant de le décapiter dans le cirque. Le 23 octobre 425 Valentinien III est proclamé empereur à Rome. Cependant Galla Placidia, en femme prudente, préfère s'installer à Ravenne, mieux défendue par une ceinture de marais.
Le difficile exercice du pouvoir
Galla Placidia est un cas unique dans l'histoire de l'empire romain de femme exerçant le pouvoir, surtout sur une aussi longue durée, 25 ans. Même après la majorité de son fils, même après son mariage avec Eudoxie, le fille de Théodose II, Galla exerce sur les affaires publiques une autorité et une influence incontestable. C'est d'ailleurs un exploit car elle gouverne dans les pires conditions qui soient. L'étau barbare se resserre sur l'empire, elle ne dispose pas de réelles troupes, son fils est un faible et sa fille Honoria devient rapidement un objet de sacndale. Mais elle sait jouer habilement des rivalités entre les trois principaux généraux qui se disputent le pouvoir. Il s'agit du comte d'Afrique, Boniface, ami de Galla au temps de l'exil, du ministre Félix et de l'ambitieux général Aetius. Ce dernier était un allié de l'usurpateur Jean, parti chez les Huns pour chercher de l'aide contre Galla et Aspar en 425. De retour en Italie il est trop puissant pour être combattu. Il est alors nommé le plus loin possible, en Gaule.
La perte de l'Afrique (429)
Félix tente, probablement contre l'avis de Galla Placidia, deux expéditions contre Boniface en Afrique. Celui-ci commet alors une erreur énorme qui va un peu plus entraîner le déclin de l'empire d'occident. En 429 il fait appel aux Vandales de Genséric. Ceux-ci s'emparent de l'actuel Maghreb en quelques mois persécutant les catholiques (eux-mêmes sont ariens). Il faut attendre 442 la signature d'un traité de paix qui consacre la perte de la province d'Afrique tandis que la fille de Valentinien III, prénommée elle aussi Eudoxie, est promise au fils de Genséric, Hunéric.
La lutte entre Aetius et Boniface
Vers 430 Félix est assassiné sur ordre d'Aetius (après avoir lui-même tenté en vain de faire tuer ce dernier). Galla rappelle en catastrophe Boniface d'Afrique et le disculpe de sa trahison de 429. Un bataille oppose les deux hommes près de Rimini (432) d'où Boniface sort vainqueur. Cependant il est tué dans l'affrontement et deux ans plus tard en 434 son gendre Sébastien est vaincu par Aetius qui vient d'obtenir des renforts des nouveaux rois du peuple Huns, Bléda et Attila. Pour Aetius qui épouse la veuve de Boniface, c'est le triomphe car il devient l'homme le plus puissant de l'empire.
Un modus vivendi avec Aetius
Curieusement se met alors en place un étrange duo entre le général vainqueur et Galla Placidia, duo qui va durer 16 ans. Aetius n'abuse pas de sa victoire et respecte toujours officiellemnt le pouvoir de la dynastie Théodosienne. Certes il fiance son fils Gaudentius à la seconde fille de Valentinien III ce qui lui permet de prendre pied dans la famille impériale mais il s'occupe surtout de la Gaule et de ses relations à la fois fructueuses et conflictuelles avec les barbares. Quant à Galla elle laisse le soin à cet énergique général de défendre ce qu'il peut des frontières de l'empire et se consacre principalement à des problèmes religieux.
L'engagement chrétien
Galla est une chrétienne convaincue et réputée pour sa piété personnelle, passant selon les auteurs de l'époque «...des nuits entières à prier à même le sol dans les larmes.» (Agnellus). Elle fait construire de nombreuses églises dont une consacrée à saint Jean l'Évangéliste à Ravenne (disparue de nos jours) et une chapelle dédiée à saint Laurent. Elle accueille Germain d'Auxerre à Ravenne en 448, venu défendre la cause des Armoricains révoltés contre les auxiliaires barbares d'Aetius, avec amitié et le veille jusqu'à sa mort après qu'il soit tombé malade. Elle pourvoit aussi à l'embaumement du corps et aux frais du voyage pour son rapatriement en Gaule. Sous son gouvernement aussi le pouvoir politique, contrairement à ce qui se passe à Constantinople, se met au service de l'Église catholique il est vrais gouvernée par l'énergique Léon I. Ses dernières missives (450) sont pour son neveu Théodose II, et la sœur de ce dernier, une autre femme à poigne de la famille et chrétienne fanatique, Pulchérie. Elle proteste contre l'atteinte faite au pape après le Brigandage d'Éphèse en 449. La dernière victoire de Galla Placidia est posthume. En 451, Pulchérie et son mari le nouvel empereur d'Orient Marcien convoque le concile de Chalcédoine qui reconnaît les théories défendues par Léon I sur la nature du Christ
De la difficulté d'avoir une fille
Les dernières années de Galla Placidia sont assombries par l'inconduite de sa fille Honoria. En 449 elle est exilée à Constantinople et mariée de force à un sénateur. Au début de l'année 450 elle écrit secrètement à Attila lui proposant sa main et joignant son anneau impérial à la missive. Immédiatement renvoyée à son frère elle ne doit qu'à l'intervention de sa mère de ne pas être exécutée. Galla Placidia meurt peu après le 27 novembre 450. Elle est inhumée dans le mausolée impérial à Rome aux cotés de son fils Théodose mort en 415.
HonoriusHonorius
Honorius
Honorius
Flavius Honorius (384-423), empereur romain d'Occident.
Né à Constantinople en 384, il est le fils de Théodose Ier et d'Aelia Flacilla et le frère cadet d'Arcadius. Il devint le premier monarque de l'Empire d'Occident en 395 à la mort de son père après que celui-ci eut partagé l'empire entre ses deux fils, partage qui sera, pour l'empire romain, définitif. Honorius n'a que 11 ans à la mort de son père. Celui-ci charge Stilicon, général d'origine vandale, époux d'une de ses cousines, Serena, nièce de Théodose Ier, de veiller sur les deux frères. Stilicon est le véritable maître de l'Empire d'Occident jusqu'en 408 et sauve le trône d'Honorius des invasions germaniques à deux reprises par ses victoires militaires de Pollenza en 402 sur Alaric Ier et de Fiesole en 406 sur les Ostrogoths de Radagaise. C'est lui qui décide de transférer la capitale à Ravenne, protégée par une ceinture de marécages, où Honorius installe son palais, sa cour et son administration. De plus il fait épouser à Honorius sa fille Maria puis à la mort de cette dernière une autre de ses filles, Thermantia.
Mais Stilicon souhaite intervenir aussi dans les affaires de l'Empire d'Orient. Il élimine le puissant ministre d'Arcadius, Rufin le remplacant par Eutrope (395) mais entre ensuite en conflit avec celui-ci (vers 399) et finit par obtenir son renvoi et son exécution. Des contingents Goths provisoirement alliés à Stilicon pénétrent même dans Constantinople avant d'y être massacrés en 400.
En 408 une coalition se forme contre Stilicon au sein de l'armée romaine inquiète des recrutements massifs de mercenaires barbares et reprochant à ce dernier de n'avoir pas réussi à protéger la Gaule de l'invasion des Vandales et des Suèves (406/408). Stilicon est assassiné avec sa famille sur ordre d'Honorius le 23 août 408 et remplacé comme préfet du prétoire par Olympius. L'empire va rapidement succomber sous les coups des différents peuples germaniques. Les Vandales et les Suèves s'installent en Espagne en 409 et Honorius leur donne le statut de fédérés en 412. Surtout les Wisigoths d'Alaric Ier assiègent Rome en 408, 409 et finissent par s'en emparer le 24 août 410. Le sac de la ville symbole de l'empire, bien qu'elle ne soit plus la capitale, accentue la déchéance d'un empire qui ne se réduit qu'à l'Italie et l'Afrique du nord. Honorius ne défend pas Rome et semble dépassé par les évènements. Il réside surtout à Milan ou Ravenne et organise fêtes et plaisirs. Il réussit à se débarasser des Wisigoths, après la mort d'Alaric Ier, en leur donnant l'Aquitaine où ils s'installent en 416 avec le statut de fédérés.
Honorius est confronté à un grand nombre d'usurpations comme celles de Jovin, Priscus Attale, en 409/410, Maxime, en 409/411 et surtout celle de Constantin III en 407/411. Le général Flavius Constantius tente un ultime sursaut et réduit Constantin III puis l'autre usurpateur Maxime en 411. Il chasse de Gaule vers 414/415 Athaulf, le successeur d'Alaric Ier à la tête des Wisigoths, et épouse vers 415 Galla Placidia, veuve d'Athaulf et sœur d'Honorius. Il se fait proclamer Auguste en février 421, sous le nom de Constance III, mais Théodose II ne le reconnaît pas, et un conflit va s'ouvrir entre les deux empires, lorsque Constance III meurt en septembre 421.
Honorius meurt le 15 août 423. Théodose II aurait voulu rétablir l'unité impérale, mais face à l'usurpation de Jean 423/425, il se résigne à couronner comme César en 424, puis comme Auguste en 425 le neveu d'Honorius, Valentinien III, fils de Galla Placidia et de Constance III.
Catégorie:Empereur romain
ja:ホノリウス
Rutilius NamatianusRutilius Namatianus est un poète latin du début du IV siècle, païen, auteur d'un poème narrant son retour de Rome vers la Gaule, le De Reditu suo.
Vie
On ne sait de Rutilius Namatianus que ce qu'il nous apprend lui-même dans son poème De Reditu suo.
Originaire de Gaule (certainement de Toulouse), Rutilius Claudius Namatianus a exercé les plus hautes fonctions à Rome (il a notamment été préfet de Rome en 414, après avoir été Comes sacrarum largitionum et Quaestor sacri Palatii). Comme le montrent les allusions à ses amis, dans son poème, il fait partie d'un milieu de hauts fonctionnaires lettrés.
Vers la fin d'octobre 417, Rutilius Namatianus quitte Rome pour se rendre dans sa propritété de Gaule, qui a été dévastée par les invasions barbares. C'est le début de ce voyage par mer qui est le sujet de son poème.
Œuvre : le De Reditu suo
On n'a pas conservé l'ensemble du De reditu suo. On ne conserve que le livre I, ainsi que les 68 premiers vers du livre II, et quelques extraits.
Le texte que nous conservons présente la partie du voyage qui va du départ d'Ostie (31 octobre 417) à l'arrivée à Luna (11 novembre 417, c'est-à-dire le jour de la « fermeture » de la navigation sur mer). Après un vibrant éloge de la Rome éternelle qu'il doit quitter (éloge dans lequel il présente Rome comme la « magnifique reine du monde » — Regina tui pulcherrima mundi, I,47 —, mère des hommes et des dieux — Genitrix hominum genitrixque deorum, I,49 —, qui a su faire une seule et même patrie pour des peuples si divers — fecisti patriam diuersis gentibus unam, I,63), Rutilius Namatianus décrit les paysages qu'il voit, et surtout les réflexions mélancoliques qu'ils lui inspirent : car nous avons en Rutilius un des derniers représentants de la littérature païenne, fortement attaché à la grandeur du passé romain (même s'il semble croire au destin éternel de Rome, comme le laisse suggérer l'éloge qu'il en fait), et représentant parfaitement l'attitude politique, culturelle et littéraire de ce que P. de Labriolle a appelé la « réaction païenne ».
Ainsi, le lyrisme éprouvé face à certains paysages (par exemple la description de « l'aurore humide de rosée qui luit dans un ciel empourpré » — Roscida puniceo fulsere crepuscula caelo, I,277) laisse parfois la place à une violente satire d'ordre culturel et politique (contre les Juifs — I,387-390 —, contre les moines — I,439-453, puis I,515-526 —, contre Stilicon, présenté comme un traître — 2,39-60), qui témoigne de l'aigreur d'un des derniers intellectuels païens attachés à la Rome traditionnelle, au moment où triomphe le christianisme. Car l'antisémitisme de Rutilius, ainsi que sa haine des moines, sont autant d'attaques dissimulées contre le christianisme, qu'un intellectuel ne peut plus, à son époque, attaquer de front : l'insulte de radix stultitiae (« souche de folie », I,389) employée contre les Juifs semble faire allusion à la « folie » issue de cette souche, c'est-à-dire au christianisme ; de même, le « scandale » que constitue la vie asociale des moines, est étendu par Rutilius à toute leur « secte » (secta, I,525), qui semble empoisonnée par un poison plus violent que celui de Circé…
Réception, postérité, redécouverte
Le texte du De reditu suo de Rutilius Namatianus a traversé une longue période d'oubli : ce n'est qu'en 1493 que G. Galbiato, secrétaire de G. Merula, découvrit à Bobbio l'unique manuscrit, oublié depuis le VIII siècle, qui contenait le texte de Rutilius Namatianus (vraisemblablement en écriture lombarde) ; ainsi le Moyen-Âge n'eut aucune connaissance du poème de Rutilius. Les manuscrits sur lesquels est fondé le texte des éditions actuelles ne sont que des copies de ce manuscrit de Bobbio, aujourd'hui disparu.
On a découvert en 1973 quelques autres extraits du poème de Rutilius Namatianus.
Bibliographie
- J. Carcopino, « À propos du poème de Rutilius Namatianus », dans R.E.L. 6, 1928, p. 180-200 ;
- J. Vessereau et F. Préchac (édition et traduction), Rutilius Namatianus. Sur son retour, Paris, Les Belles Lettres, 1933¹, 1961², 2003³ ;
- P. de Labriolle, La réaction païenne. Etude sur la polémique antichrétienne du I au VI siècle, Paris, 1934, p. 470 sq. ;
- P. Courcelle, Histoire littéraire des grandes invasions germaniques, Paris, Études augustiniennes, 1964¹³, p. 102 sq. ;
- E. Doblhofer (édition, traduction allemande et commentaire), Rutilius Claudius Namatianus. De reditu suo sive Iter Gallicum (2 vol.), Heidelberg, Carl Winter Universitätsverlag, 1972 ;
- A. Garcia-Toraño Martinez (traduction espagnole et commentaire), Rutilio Namaciano. El retorno, dans Geografos latinos minores, Madrid, Gredos, 2002.
- F. Paschoud, À quel genre littéraire le poème de Rutilius Namatianus appartient-il ?, dans R.E.L. 57, 1979, p. 315-322
Catégorie:Poète de la Rome antique
PulchériePulchérie (sainte) (Aelia Puchéria)
Impératrice d'Orient née à Constantinople le 19 janvier 399, Pulchérie est la fille d'Arcadius et d'Eudoxie et la sœur de Théodose II. Elle a deux ans de plus que son frère, et en 414 est nommée Augusta et tutrice de Théodose II pour remplacer le patrice et préfet du prétoire Anthémius qui gouvernait depuis la mort d'Arcadius (408).
D'un caractère profondément dévot, Pulchérie fait régner à la cour une ferveur quasi-monacale et profitant du caractère faible de son frère assume l'essentiel du pouvoir. Proche de l'orthodoxie et hostile au monophysisme elle fait condamner Nestorius. En 421 elle arrange le mariage de Théodose avec la fille d'un rhéteur d'Athènes, prénommée elle aussi Eudoxie. Son influence décline alors rapidement jusqu'en 433 lorsque l'exil d'Eudoxie, sur des accusations mensongères d'adultère, lui permet de reprendre toute sa place à la cour même si son frère est en fait sous l'influence des eunuques impériaux en particulier de Chrysaphius.
À la mort accidentelle de Théodose, d'une chute de cheval, Pulchérie monte sur le trône sans rencontrer d'opposition et épouse, afin d'avoir un appui militaire, un vieil officier thrace appelé Marcien qui règne avec elle. Pulchérie meurt le 11 novembre 453. Elle est, avec son mari, canonisée par l'Église grecque.
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Pulchérie est le titre d'une des dernières tragédies de Pierre Corneille.
Catégorie:Personnalité politique de la Rome antique
Catégorie:Personnalité byzantine
Catégorie:Personnalité féminine
Pulchérie
Pulchérie
Théodose II
Théodose II (401– 28 juillet 450), empereur romain d'Orient (408–450).
Fils d'Arcadius, auquel il succède, petit-fils de Théodose Ier, il n'a que sept ans lorsqu'il devient empereur et règne d'abord sous la régence du préfet du prétoire Anthemius (408/414) puis sous celle de sa sœur aînée Pulchérie. Prince faible, comme son père, Théodose II reste toujours sous l'influence de son entourage. De 414 à 421 c'est Pulchérie qui exerce un rôle dominant transformant la cour en quasi-monastère du fait de son caractère dévot. En 421 elle fait épouser à son frère la fille d'un rhéteur d'Athènes nommé Léontias, Eudoxie (à ne pas confondre avec la mère de Théodose II). De 421 à 433 l'influence de cette dernière éclipse celle de Pulchérie jusqu'à ce que de fausses accusations d'infidélités entrainent son exil à Jérusalem. Pulchérie reprend alors sa place à la cour mais pour constater que l'influence principale dorénavant est entre les mains des eunuques impériaux, en particulier Chrysaphius.
Son règne est agité par les querelles religieuses du Nestorianisme opposant Cyrille d'Alexandrie au patriarche de Constantinople Nestorius. Pour régler ces problèmes Théodose convoque le concile d'Éphèse en 431 qui condamne le Nestorianisme, puis le synode de Constantinople en 448 qui condamne Eutychès et sa doctrine du monophysisme et un nouveau concile à Éphèse en 449 ou Eutychès, qui possède des appuis dans l'entourage de l'empereur malgré l'hostilité de Pulchérie, l'emporte n'hésitant pas à utiliser la violence contre ses adversaires (d'ou le nom de « brigandage d'Éphèse »).
Théodose fait rédiger en 426 la Loi des citations et en 438 le Code théodosien (Codex Theodosianus), qui contient toutes les Constitutions impériales promulguées depuis 312.
312
Le règne de Théodose II est marqué à l'extérieur par une double victoire contre les Perses en 421 et 441 mais surtout par ses relations complexes avec l'empire hunnique de Ruga, Bleda puis Attila. Si Ruga meurt dans une expédition contre l'empire d'Orient son neveu et successeur Bleda (conjointement avec son frère Attila) triomphe, plus diplomatiquement que militairement d'ailleurs, et de 435 à 440 voit Théodose II verser un important tribut et promettre de ne plus s'allier aux peuples germaniques hostiles aux Huns. En 440, profitant de l'attaque perse sur l'Arménie, dont l'empire triomphe en 441, Bleda attaque de nouveau l'empire d'Orient s'emparant d'un butin important. En 445–446 Attila, qui vient d'assassiner son frère, devenant ainsi le seul roi des Huns, s'empare du sud de la Pannonie. Afin de maintenir la fiction de la présence romaine Théodose le nomme « maître de la milice ».
Profitant du tremblement de terre qui détruit une partie des murailles de Constantinople, le 27 janvier 447, il attaque de nouveau l'empire d'Orient mais sans grands résultats sinon que de voir l'empire cesser de payer son tribut. Des négociations s'ouvrent et en 449, Théodose envoie une ambassade, dirigée par Priscos et Maximin, qui accepte de payer de nouveau un tribut. C'est dans ce contexte que Théodose meurt des suites d'un accident de cheval 450. Pulchérie lui succède, avec son époux Marcien, et refuse tout nouveau paiement d'un tribut à Attila.
Sources
- Michel Mourre, Dictionnaire encyclopédique historique, Bordas, 1996.
- Encyclopædia Universalis, Thesaurus index R-Z , 1990.
Théodose II
Théodose II
Théodose 02
ja:テオドシウス2世
Empire d'Orient
En 395, à la mort de Théodose I, l'Empire romain est partagé en deux parties : l'Empire romain d'Occident qui disparaît en 476, et l'Empire romain d'Orient ou Empire byzantin qui durera jusqu'en 1453.
Au cours de ces mille ans, les Byzantins se considérèrent « Romains », et ils appelèrent leur empire « l'Empire romain ». Un certains nombre de lois et coutumes fut reprises des Romains ainsi que certains aspects culturels comme l'architecture. Ce fut aussi un empire chrétien qui, entre autres, aura défini certains dogmes du christianisme. L'Église officielle fut l'Église chrétienne universelle jusqu'au Grand Schisme d'Orient de 1054, ensuite cette partie de l'Église prit le nom d'Église orthodoxe.
Leur religion, leur langue, et leur culture étaient essentiellement grecques plutôt que romaines, mais pour les Byzantins, le mot Hellène signifiait de façon injurieuse païen. Les Perses et les Arabes appelèrent les Byzantins « Romains », mais les européens les appelèrent toujours « Grecs », et leur Empire « Imperium Graecorum », « Graecia », ou aussi « Terra Graecorum ». Le mot byzantin vient de Byzance, l'ancien nom de la capitale byzantine, Constantinople. Ce terme byzantin n'est utilisé que depuis le , créé par Hieronymus Wolf pour faire une distinction entre l'histoire grecque du Moyen Âge et celui de Rome de l'Antiquité.
Histoire de l'empire byzantin
Antiquité]
Article détaillé : Histoire de l'empire byzantin
En 293, l'empereur Dioclétien instaura, avec la tétrarchie, une division administrative de l'Empire romain. Cette division prit une dimension nouvelle avec Constantin I. En dotant l'empire d'une deuxième capitale en Orient à partir de 330, Constantin posait les bases qui allaient permettre à l'Empire romain de survivre aux invasions barbares. Ainsi, à la chute de l'Empire romain d'occident en 476, Constantinople, qui héritait de toutes les possessions orientales de l'empire, devint le dernier centre politique et culturel où se perpétuaient les traditions romaines. L'Empire byzantin était né, sinon en droit, du moins de fait. Les empereurs se considéraient en effet toujours comme empereurs romains, et les chefs barbares qui devinrent maîtres des contrées occidentales recherchèrent et obtinrent souvent une investiture formelle de l'empereur pour asseoir leur autorité et leur prestige personnels.
Il fallut attendre le règne de Justinien I pour que l'armée byzantine tente de rétablir l'empire dans ses frontières occidentales, notamment en Italie en 536, ainsi que sur le pourtour méditerranéen. Mais cette tentative de restauration fut éphémère, et considérée généralement comme ruineuse. De plus, elle ne put résoudre durablement le schisme entre les Églises d'Orient et d'Occident provoqué par l'apparition du monophysisme au milieu du siècle.
À la fin du règne de Justinien, l'empire fut harcelé sur toutes ses frontières. Seul l'esprit militaire de Maurice permit de sauver ce qui pu l'être des conquêtes de Justinien. Il constituait pour cela les exarchats de Carthage et de Ravenne. Mais en Orient, les Perses lancèrent une grande offensive à partir de 603. Ils s'emparèrent de l'Égypte et de larges portions parmi les provinces orientales de l'empire byzantin. Pendant ce temps, les Slaves s'installaient dans les Balkans, et une nouvelle hérésie, le monothélisme, était professée à Constantinople, qui allait agraver l'incompréhension avec l'Église d'Occident.
Le règne d'Héraclius est celui de la transition. Jusqu'à présent l'empire byzantin était une continuation de l'Empire romain. Avec Héraclius, l'État byzantin entre dans l'ère médiévale. Par ailleurs, le latin, qui était encore la langue officielle, bien que parlée uniquement par l'élite, est définitivement abandonné au profit du grec. Les titres romains : imperator, césar, augustus, qui étaient les attributs de l'empereur byzantin sont également abandonnés. Dorénavant, les empereurs se font appeler par l'ancien titre royal grec : basileus.
Les Perses sont à peine vaincus que l'Empire doit faire face à de nouveaux ennemis, plus déterminés encore. Du vivant même d'Héraclius, les Sarrasins conquièrent toutes les provinces orientales qui avaient été reprises aux Perses.
La crise la plus importante au fut la controverse des iconoclastes, quand les icônes furent interdites par Léon III. Cette crise fut temporairement résolue par l'impératrice Irène en 787. Toutefois cette controverse contribua à la détérioration des relations avec les papes et le Saint Empire romain germanique en Occident.
L'Empire atteignit son sommet sous les empereurs macédoniens aux , et . Pendant ces années, l'empereur Basile II Bulgaroctone (le tueur de Bulgares) vainquit les Bulgares en 1014, et s'allia avec l'État kiévan, une nouvelle puissance chrétienne orthodoxe au nord.
Au , il y eut une autre nouvelle puissance en Occident, les Normands, qui conquirent la Sicile et l'Italie du Sud. En Orient, les Seldjoukides conquirent l'Asie mineure, le cœur de l'Empire. Un autre coup dur pour l'empire eut lieu en 1054, quand le pape et le patriarche de Constantinople s'excommunièrent mutuellement. Cet événement consacra le Grand Schisme entre le catholicisme et l'orthodoxie.
En 1081, Alexis I usurpa le trône. Pendant son règne, les croisades commencèrent, prétendant aider l'empire contre les Seldjoukides.
L'opposition entre les Croisés et les Byzantins dura tout le et culmina avec la prise de Constantinople par les Croisés et les Vénitiens en 1204.
Ils établirent l'Empire latin de Constantinople qui dura jusqu'à la reconquête de la ville en 1261 par Michel VIII Paléologue.
Au cours des deux siècles suivants, l'Empire rétabli fut attaqué constamment par l'Empire ottoman et l'Europe occidentale ne fut pas disposée à aider les Byzantins, bien au contraire les Génois et les Vénitiens n'ont eu de cesse de profiter des richesses de cet empire. Les Ottomans conquirent l'empire morceau par morceau jusqu'à s'emparer finalement de Constantinople en 1453.
Avec la chute de Constantinople, l'Empire romain disparut définitivement mais les réfugiés byzantins facilitèrent la transmission du savoir antique et chrétien qui suscita la Renaissance au .
Le commerce
Constantinople était la porte de l'Orient. Elle était le carrefour commercial où passait tous les produits d'autres pays, et était donc une ville très convoitée. C'est par la capitale de l'empire byzantin que passait la mythique route de la soie. Et bien avant sa découverte, le commerce de la soie et des pourpres faisait de Constantinople une des trois villes les plus importantes d'Orient avec Bagdad et Alexandrie.
Constantinople était le centre de gravité dans le bassin méditerranéen, en matière de commerce et échange avec ses autres voisins. Les concessions commerciales accordées aux Génois, aux Vénitiens et aux Pisans finissent par appauvrir la ville qui ne profite plus des profits générés par le commerce avec l'Asie. Le coup final de ce dépouillement progressif sera porté par la quatrième croisade en 1204 sous l'influence des Vénitiens.
Culture byzantine
1204, Grèce]]
Théologie
Les Byzantins ont hérité des Grecs de l'Antiquité leur goût pour les questions théologiques surtout sur l'économie de la Trinité. Elles traverseront l'histoire et la société byzantine. Les controverses religieuses, telles que l'iconoclasme ou le monothéisme, ont beaucoup agité les esprits et ont eu un impact non négligeable dans la politique intérieure byzantine. Ces controverses dégraderont aussi les relations entre l'Orient et l'Occident jusqu'à aboutir à une séparation définitive des deux Églises en 1054 (Voir concile, orthodoxe).
La littérature byzantine
Les Byzantins se sont également fortement appuyés sur la bysantine
littérature grecque dans leurs œuvres, rédigées pour la plupart dans la koinè, langue grecque commune de l'époque hellénistique, devenue depuis langue littéraire. Les genres littéraires les plus prisés sont l'histoire, la rhétorique ou encore les récits d'imagination.
(Voir l'article littérature byzantine)
Les courses de chars
Sans doute plus encore qu'à Rome, les jeux, en particulier les courses de chars, passionnent les constantinopolitains. Au point que la rivalité entre les principales écuries, les Bleus et les Verts, prend une dimension politique.
Arts
(Voir l'article Art byzantin)
L'héritage byzantin
L'Empire romain d'Orient a contribué à sédentariser et à civiliser les peuples nomades venus de l'est de l'Europe. Byzance a ainsi eu, pour les actuels pays d'Europe de l'Est, autant d'influence que Rome sur ceux d'Europe occidentale. Les Byzantins ont en effet donné à ces peuples un alphabet adapté à leur langue, un modèle politique qui permettra à certains d'entre eux de rivaliser avec Byzance elle-même, et une religion qui est encore la leur aujourd'hui.
C'est également les Byzantins qui nous ont transmis, en lui faisant traverser les âges obscurs qui ont suivi la chute de l'empire d'occident, l'héritage le plus universel de l'empire romain, à savoir la codification du droit, grace au corpus juris civilis ou code de Justinien. C'est encore eux qui ont perpétué l'usage du grec et sauvegardé les anciennes bibliothèques grecques recélant les trésors que l'on sait.
Voir aussi
- Histoire de l'empire byzantin
- Division de l'empire romain
- L'empire latin de Constantinople
- Liste des empereurs byzantins
Empire byzantin
ja:東ローマ帝国
ko:비잔티움 제국
Saint Jérôme
Saint Jérôme de Stridon, en latin Eusebius Sophronius Hieronymus, est surtout connu pour sa traduction de la Bible en latin, la Vulgate. Les chrétiens le considèrent comme un Père de l'Église, et l'Église catholique romaine l'a nommé docteur de l'Église.
Né vers 340, à Stridon, à la frontière entre la Pannonie et la Dalmatie, il est mort à Bethléem le 30 septembre 420.
Les chrétiens d'Occident fêtent saint Jérôme le 30 septembre. Il est
fêté le 15 juin julien ou le 15 juin grégorien par l'Église orthodoxe.
Biographie
Jérôme, bien que né de parents chrétiens, ne fut pas baptisé avant 360, date à laquelle il partit à Rome avec son frère Bonosus pour continuer ses études de rhétorique et de philosophie. Il étudia sous la férule d'Aelius Donat, un excellent grammairien. Jérôme apprit aussi le grec, sans avoir encore l'intention d'étudier les textes fondateurs du christianisme. Après quelques années à Rome, il se rendit avec Bonosus en Gaule, et s'installa à Trèves « sur la rive à moitié barbare du Rhin ». C'est là qu'il entama son parcours théologique et copia, pour son ami Rufin, le commentaire d'Hilaire de Poitiers sur les Psaumes, et le traité De synodis. Il séjourna ensuite pendant quelque temps (plusieurs années ?) avec Rufin à Aquilée. Quelques-uns de ses amis chrétiens l'accompagnèrent lorsqu'il entama, vers 373, un voyage à travers la Thrace et l'Asie Mineure pour se rendre au nord de la Syrie. À Antioche, deux de ses compagnons moururent, et lui-même tomba malade plusieurs fois. Au cours de l'une de ces maladies (hiver 373 - 374) il fit un rêve qui le détourna des études profanes et l'engagea à se consacrer à Dieu. Dans ce rêve, qu'il raconte dans une de ses lettres, il lui fut reproché d'être « cicéronien, et non pas chrétien ». Il semble avoir renoncé pendant une longue durée après ce rêve à l'étude des classiques profanes, et s'être plongé dans celle de la Bible sous l'impulsion d'Apollinaire de Laodicée. Il enseigna ensuite à Antioche. Désirant vivement vivre en ascète et faire pénitence, il passa quelques temps dans le désert de Chalcis, au sud-ouest d'Antioche, connue sous le nom de « Thébaïde de Syrie », en raison du grand nombre d'ermites qui y vivaient. C'est à cette époque qu'il commença à apprendre l'hébreu avec l'aide d'un juif converti. Il fut en relation à cette époque avec les Chrétiens d'Antioche, et semble avoir commencé alors à s'intéresser à l'Évangile des Hébreux, qui était, selon les gens d'Antioche, la source de l'Évangile selon Matthieu.
À son retour à Antioche, en 378 ou 379, il fut ordonné par l'évêque Paulin. Peu de temps après, il partit à Constantinople pour continuer ses études de l'Écriture sous l'égide de Grégoire de Nazianze. Il passa deux ans là-bas, puis revint à Rome pendant trois ans (382-385), en contact direct avec le pape Damase et la tête de l'Église de Rome. Invité au concile de 382, qui était convoqué pour mettre fin au schisme d'Antioche, il sut se rendre indispensable au pape. Entre autres tâches, il prit en charge la révision du texte de la Bible Latine, sur la base du Nouveau Testament grec et du texte de la Septante, pour mettre fin aux divergences des textes qui circulaient en occident (connus sous le nom de Vetus Latina). Ce travail l'occupa pendant de très nombreuses années, et constitue son œuvre majeure. Il exerça une influence non négligeable au cours de ces trois années passées à Rome, notamment par son zèle à prôner l'ascétisme. Il s'entoura d'un cercle de femmes de la noblesse, dont certaines étaient issues des plus anciennes familles patriciennes, comme les veuves Marcella et Paula, et leurs filles Blaesilla et Eustochium (destinataire de la lettre la plus fameuse de saint Jérôme, la 22 dans sa Correspondance). L'inclination de ces femmes à la vie monastique, et la critique virulente que faisait Jérôme du clergé régulier, firent naître une hostilité croissante à son égard de la part du clergé et de ses partisans. Peu de temps après la mort de son protecteur Damase (10 décembre 384), Jérôme quitta Rome.
En août 385, il retourna à Antioche, accompagné par son frère Paulinianus et quelques amis. Il fut suivi peu de temps après par Paula et Eustochius, résolues à quitter leur entourage patricien pour finir leurs jours sur la Terre Sainte. Au cours de l'hiver 385, Jérôme les accompagna. Les pèlerins, rejoints par l'évêque Paulin d'Antioche, visitèrent Jérusalem, Bethléem et les lieux saints de Galilée, puis partirent en Égypte, où vivaient les grands modèles de la vie ascétique. En Alexandrie, Jérôme put rencontrer et écouter le catéchiste Didyme l'Aveugle expliquer le prophète Osée et raconter les souvenirs qu'il avait de l'ascète Antoine, mort trente ans plus tôt. Il resta quelques temps à Nitrie à admirer la vie communautaire des nombreux habitants de cette « cité du Seigneur » ; mais il ne fut pas sans critiquer le « serpent » qu'il voyait en Origène. À la fin de l'été 388, il revint en Palestine, et s'installa jusqu'à la fin de ses jours dans une cellule près de Bethléem, entouré par quelques amis, hommes et femmes.
Vivant grâce aux moyens que lui fournissait Paula, et accroissant sans cesse le nombre de ses livres, il écrivit sans cesse. On doit à ces trente-quatre dernières années de son existence la majeure partie de son œuvre : sa version de l'Ancien Testament à partir du texte hébreu, ses meilleures commentaires sur l'Écriture, son catalogue des auteurs chrétiens, ainsi que le dialogue contre les Pélagiens. De cette période date également la majeure partie de ses textes polémiques, et notamment les traités dus à la controverse sur Origène avec l'évêque Jean d'Alexandrie. Suite à ses écrits contre les Pélagiens, une troupe de partisans de ces derniers envahit sa retraite, y mit le feu et contraignit Jérôme à se réfugier dans une forteresse avoisinante. La date de sa mort nous est connue par la chronique de Prosper d'Aquitaine. Ses restes, enterrés d'abord à Jérusalem, ont été ensuite transférés, dit-on, à l'église Sainte Marie Majeure de Rome.
Traductions
Jérôme était un érudit de langue latine à une époque où cela impliquait de parler couramment le grec. Il savait un peu d'hébreu à l'époque où il commença son projet de traduction, mais il se rendit à Bethléem pour parfaire sa connaissance de la langue et améliorer son approche de la technique juive du commentaire scripturaire. Une aristocrate romaine aisée, Paula, fit construire un monastère pour lui à Bethléem, où il commença son travail de traduction. Il commença en 382 par la modification de la version latine du Nouveau Testament qui circulait à l'époque, connue sous le nom dItala ou de Vetus latina. Dans les années 390, il se tourna vers l'Ancien Testament, et le traduisit de l'hébreu, en connaissant en parallèle la version grecque des Septante.
Il vint à bout de cette entreprise vers 405.
Au cours des quinze années suivantes, jusqu'à sa mort, il écrivit nombre de commentaires sur l'Écriture, souvent pour expliquer ses choix de traduction. Sa connaissance de l'hébreu donne également à ses traités exégétiques (en particulier ceux écrits après 386) une valeur supérieure à celle de la plupart des commentaires patristiques, même si Jérôme a un penchant marqué
pour les subtilités allégoriques et mystiques à la manière de Philon et de l'École d'Alexandrie.
Ses commentaires peuvent se ranger en trois catégories :
Des traductions ou adaptations de ses prédécesseurs grecs, comprenant quatorze homélies d'Origène sur Jérémie et le même nombre sur Ézéchiel (traduites vers 380 à Constantinople), deux homélies d'Origène sur le Songe de Salomon (Rome, vers 383), trente-neuf sur Luc (Bethléem, 389). La traduction des neuf homélies d'Origène sur Ésaïe que l'on comprend dans les œuvres de Jérôme ne sont pas de lui. On peut faire mention ici de son importante contribution à la connaissance de la topographie de la Palestine, par le biais de son De situ et nominibus locorum Hebraeorum, qui est une traduction comprenant des additions - et de regrettables omissions - de lOnomasticon d'Eusèbe. De la même période (390), on peut mentionner le Liber interpretationis nominum Hebraicorum, qui se fonde sur un livre qui prend sans doute sa source chez Philon, pour être ensuite amplifié par Origène.
Des commentaires originaux sur l'Ancien Testament. De son installation à Bethléem et des cinq années suivantes date une série de brèves études de l'Ancien Testament : De seraphim, De voce Osanna, De tribus quaestionibus veteris legis (que l'on classe généralement dans la Correspondance aux chiffres 18, 20 et 36), Quaestiones hebraicae in Genesin, Commentarius in Ecclesiasten, Tractatus septem in Psalmos 10 - 16 (perdu), Explanationes in Michaeam, Sophoniam, Nahum, Habacuc, Aggaeum. Vers 395, il composa une série de commentaires plus longs, portant d'abord sur les sept petits prophètes restant, puis sur Isaïe (395-400), Daniel (407), Ezéchiel (410-415) et Jérémie (415, inachevé).
Des commentaires sur le Nouveau Testament. Ces derniers comprennent seulement les épîtres à Philémon, aux Galates, aux Ephésiens et à Tite (composé à la hâte vers 387-388), les Evangiles de Matthieu (écrit en deux semaines, 398), Marc, quelques passages de Luc, le prologue de Jean et l'Apocalypse. Ayant écrit ce dernier avec la hâte qui lui était coutumière, il se servit d'un extrait du commentaire de Tichonius, un Africain, qui nous est préservé sous la forme d'une sorte de préface au début d'un ouvrage plus long du prêtre espagnol Beatus de Libana. Auparavant, il avait réservé un autre traitement au livre de l'Apocalypse : il avait retravaillé un commentaire de saint Victorinus (303) ; en désaccord avec les vues millénaristes de ce dernier, il avait substitué à la conclusion millénariste de celui-ci un exposé spiritualisant personnel, ajouté une introduction et introduit quelques changements dans le texte.
Écrits historiques
Une des premières tentatives de Jérôme dans le domaine de l'histoire fut son Temporum liber, composé aux environs de 380 à Constantinople. Il s'agit d'une transposition en latin des tables chronologiques mises en place dans la seconde partie de la Chronique d'Eusèbe, avec un supplément pour la période 325-379. En dépit de nombreuses erreurs venant d'Eusèbe et d'autres dues à Jérôme, son travail est de valeur, ne serait-ce que pour l'impulsion qu'il donna à des chroniqueurs plus tardifs comme Prosper, Cassiodore et Victor de Tannuna. Nous lui devons également trois hagiographies (les trois premières en langue latine, qui influenceront Sulpice-Sévère dans l'écriture de sa Vie de saint Martin) : la Vie du moine Paul, écrite pendant son premier séjour à Antioche (376), la Vie de Malch (391) qui se fonde probablement sur un travail antérieur, même s'il prétend avoir pour source des discussions avec l'ascète Malch lui-même dans le désert de Calchis, et la Vie d'Hilarion (même date), dont la matière historique est plus fiable que les deux précédentes, et repose en partie sur une biographie d'Epiphanius, et en partie sur la tradition orale. Ce que l'on nomme le Martyrologium sancti Hieronymi est apocryphe : c'est manifestement l'œuvre d'un moine occidental à la fin du ou au début du , qui se réfère ouvertement au chapitre d'ouverture de la Vie de Malch, où Jérôme fait part de son intention d'écrire une histoire des saints et des martyrs à partir de l'époque apostolique. Le plus important des travaux historiques de Jérôme est le livre De uiris illustribus, écrit à Bethléem en 392, dont le titre et la structure sont empruntés à Suétone. Il contient de brèves notices biographiques et littéraires sur 135 auteurs chrétiens, de saint Pierre à Jérôme lui-même. Pour les 78 premiers, sa source principale est Eusèbe (Historia ecclesiastica) ; dans la seconde partie, qui commence avec Arnobe et Lactance, il comprend une bonne dose d'informations indépendantes, particulièrement en ce qui concerne les auteurs occidentaux.
Correspondance
La Correspondance de Jérôme constitue la partie la plus intéressante de son œuvre conservée par la variété de la matière et la qualité du style. Qu'il discute de points d'érudition, évoque des cas de conscience, réconforte les affligés, tienne des propos plaisants avec ses amis, vitupère contre les vices de son époque, exhorte à la vie ascétique et à la renonciation au monde, ou joute contre ses adversaires théologiques, il offre une peinture vivante non seulement de son esprit, mais également de son époque et de ses caractéristiques particulières.
Les lettres les plus reproduites ou les plus citées sont des lettres d'exhortation : ep. 14 Ad Heliodorum de laude vitae solitariae, ep. 22 Ad Eustochium de custodia virginitatis, ep. 52 Ad Nepotianum de vita clericorum et monachorum, une sorte de résumé de la théologie pastorale vue sous l'angle ascétique, ep. 53 Ad Paulinum de studio scripturarum, ep. 57 au même : De institutione monachi, ep. 70 Ad Magnum de scriptoribus ecclesiasticis, et ep. 107, Ad Laetam de institutione filiae.
Œuvre théologique
La quasi-totalité de la production de Jérôme dans le domaine doctrinal a un caractère polémique plus ou moins affirmé. Elle est dirigée contre des adversaires de la doctrine orthodoxe. Même sa traduction du traité de Didyme sur l'Esprit Saint en latin (commencé à Rome en 384 et continué à Bethléem) fait preuve d'une tendance à l'apologétique contre les Ariens et les tenants de la doctrine pneumatiste. Il en est de même de sa version du De principiis d'Origène (vers 399), dont la vocation est de suppléer à la traduction inappropriée de Rufin. Les écrits polémiques au sens strict couvrent la totalité de la carrière littéraire de Jérôme. Pendant ses séjours à Antioche et Constantinople, il dut s'occuper de la controverse arienne, et particulièrement des schismes provoqués par Meletius et Lucifer de Cagliari. Dans deux lettres au pape Damase (ep. 15 et 16), il se plaint de la conduite des deux partis à Antioche, les Mélétiens et les Pauliniens, qui ont tenté de le faire participer à leur controverse sur l'application des termes « ousia » et « hypostasis » à la Trinité. À la même époque, ou un peu plus tard (379), il rédige son Liber contra Luciferianos, où il fait un usage adroit du dialogue pour combattre les meneurs de cette faction. À Rome, vers 383, il écrivit une vibrante tirade contre l'enseignement d'Helvidius, pour défendre la doctrine de la virginité perpétuelle de Marie et la supériorité du célibat sur l'état conjugal. Il trouva un opposant similaire en la personne de Jovinianus, avec qui il entra en conflit en 392 (Adversum Jovinianum, et l'apologie de ce texte, que l'on trouve dans une lettre à son frère Pammachius, ep. 48). Une fois de plus, il prit la défense les pratiques catholiques traditionnelles de la piété et sa propre éthique ascétique en 406, contre le prêtre espagnol Vigilantius, qui s'opposait au culte des martyrs et des reliques, au voeu de pauvreté, et au célibat du clergé. C'est à cette époque que débuta la controverse avec Jean de Jérusalem et Rufin sur l'orthodoxie d'Origène. C'est à cette époque qu'appartiennent ses polémiques les plus passionnées et les plus globales : le Contra Joannem Hierosolymitanum (398 ou 399), les deux Apologiae contra Rufinum qui y sont i |