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415

415

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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 415 du calendrier julien.

Événements


- Règne de Kumaragupta, empereur Gupta des Indes (fin en 455).
  - Kumaragupta fonde l’université de Nâlandâ, qui deviendra le centre spirituel du Grand Véhicule bouddhique.
- Guerre des Huns contre la Perse dans les années 415-420. Des objets d’orfèvrerie sassanide et des monnaies d’or sassanides, kouchanes, bactriennes et même indiennes, trouvés dans les établissements hunniques du bassin des Carpates, prouvent que les Huns pénétrants dans la vallée du Danube sont les mêmes que ceux qui guerroyait précédemment en Asie centrale.
- Règne de Wallia, roi des Wisigoths.
- Les Wisigoths, pourchassés par les Romains d’Honorius, entrent en Espagne. Ils sont soumis par le blocus naval de Barcelone où leur roi Athaulf est assassiné par l'un de ses officiers. Son frère Wallia lui succède. Affamé par le blocus des ports, Wallia cherche à passer en Afrique, mais est rejeté par une tempête.
- Adversum Paganos du polygraphe espagnol Paulus Orosius (415-417).

Naissances en 415


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Décès en 415


- Hypatie, philosophe et mathématicienne grecque, assassinée dans l'église par des chrétiens.
- Athaulf, roi Wisigoths.

Années 390

Catégorie:Décennie
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Années 370 | Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 410

Catégorie:Décennie
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 420

Catégorie:Décennie
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Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 430

Catégorie:Décennie
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Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440 | Années 450
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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410

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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 410 du calendrier julien.

Événements


- Règne en Inde de Prithivisena roi de Vakataka au Dekkan (fin en 445).
- Concile de Séleucie : les chrétiens d’Iran s’organisent en Eglise à moitié nationale. Ils adoptent le credo de Nicée.
- Sac de Rome : Les Wisigoths conduits par Alaric Ier prennent et pillent Rome, qui n'avait pas été prise depuis 390 avant J.-C. Cet évènement marquant est, selon les acceptions, une fin de l'Antiquité et un passage au Haut Moyen Âge.
  - Les Wisigoths d’Alaric, maîtres de la côte, réduisent Rome à la famine, puis entrent dans la ville par la porte Salaria, peut-être grâce à la trahison. Rome est pillée, avec la recommandation d’Alaric d’épargner la vie des hommes et l’honneur des femmes (24 août). Défense est faite de brûler les édifices religieux (les basiliques de Saint-Paul et de Saint-Pierre sont érigés en asile inviolable). Cependant une partie de la ville est brûlée. De nombreux Romains s’enfuient en Afrique, en Égypte et jusqu’en Palestine. Alaric quitte la ville en emmenant avec lui Galla Placidia, sœur de l’empereur. Il avance vers le sud de l’Italie, qui reste à piller, comptant passer en Afrique. Il prend Naples, mais meurt à la fin de l’année, en tentant de passer en Sicile. Son beau-frère Athaulf lui succède et repart vers le nord.
- Constance, général élevé au rang de maître de la milice, prend la direction du gouvernement en Occident.
- Alaric exige une raçon de 5000 livres de poivre pour évacuer Rome.
- Les Wisigoths s’emparent d’Orange.
- Départ définitif des Romains de Bretagne. Les Calédoniens en profitent pour renouveler leurs attaques.
- Suite au sac de Rome par Alaric, de nombreux Romains se réfugient en Orient et en Afrique. Augustin intervient personnellement en faveur des réfugiés et fait appel à la générosité de ses diocésains d’Hippone.
- Les invasions barbares en Espagne (409) provoquent également le repli en Afrique de nombreux Romains, dont des évêques.
- L’hérésiarque Pélage en Afrique.

Naissances


- Attila, roi des Huns.Attila est mort 453 dans la soixataine Il est donc né aux environs de 395

Décès en 410


- Alaric Ier, roi des Wisigoths.
- Kumarajiva, religieux bouddhiste ( né v. 350) qui contribua à introduire le bouddhisme en Chine et au Cachemire.
- Diophante, mathématicien grec de l’école d’Alexandrie (v.325-v.410). Auteur d’un traité Sur les nombres polygones et d’une Arithmétique, premier exposé méthodique d’algèbre qui exercera une grande influence sur les arabes et sur les mathématiciens de la renaissance.
- Prudence, poète chrétien, en Espagne (348-410).


412

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---- Cette page concerne l'année 412 du calendrier julien.

Événements


- L’usurpateur Jovin prend le pouvoir en Gaule.
- Les Wisigoths pénètrent dans le sud de la Gaule, mais se cantonnent en Aquitaine dès 418.
  - Athaulf conduit les Wisigoths en Gaule (100 000 personnes) où il s’empare de la Provence et de l’Aquitaine. Narbonne, Toulouse et Bordeaux sont ravagées.
- Edit d’Honorius contre les Donatistes.
- Emeute à Constantinople. Incendie du siège du préfet de la ville, Monaxios.
- Les Romains restaurent les fortins de la rive droite du Danube détruits par les Huns et créent une nouvelle flotte danubienne au printemps.
- Olympiodore signe un armistice avec le roi des Huns Karaton, dans la région du Don (fleuve).
- Cyrille succède à son oncle Théophile comme patriarche d’Alexandrie (414-444). Il s’opposera au patriarche de Constantinople, Nestorius, au nom de l’orthodoxie chrétienne (430).
- Basilique Saint Démétrios à Salonique.
- Concile de Carthage en 411 ou 412.

Naissances en 412


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Décès


- Alaric Ier, roi des Wisigoths en Lucanie.

413

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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 413 du calendrier julien.

Événements

Europe


- Le préfet du prétoire Anthémius termine les fortifications de Constantinople, connues sous le nom de Mur Théodosien.
- Jovin, usurpateur en Gaule, est tué.
- Règne de Gondicaire, roi des Burgondes (fin en 436)
  - Les Burgondes, vaincus après avoir soutenus un usurpateur romain malheureux, s’installent entre Rhin et Alpes (Royaume de Worms).
  - Les Burgondes semblent compter 25 000 âmes dont 5000 guerriers.
- Athaulf, roi des Wisigoths tente en vain de prendre Marseille.
- Saint Jean Cassien, moine à Bethléem puis en Égypte et à Constantinople fonde l’abbaye Saint-Victor de Marseille.

Afrique du Nord


- Saint Augustin justifie la persécution des hérétiques.

Asie


- Changsu Wang, fils de Kwanggaet'o Wang le Grand monte sur le trône du royaume de Koguryŏ (Corée) (roi jusqu'en 491)
- Au Japon, les Wa versent un tribut à la dynastie chinoise des Jin orientaux. Cinq autres « rois des Wo » seront enregistrés par les archivistes chinois. Des Japonais iront jusqu’à Nankin apporter une pétition à la dynastie des Liu-Song (420-479) pour faire reconnaître leurs pouvoirs et légitimer leur droits en Corée.

Naissances


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Décès


- Kumarajiva, traducteur indien.
- Kwanggaet'o Wang, roi de Koguryŏ (Corée). Catégorie:413 ja:413年 ko:413년

414

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---- Cette page concerne l'année 414 du calendrier julien.

Événements


- Janvier : Athaulf, roi des Wisigoths, épouse à Narbonne Galla Placidia, sœur de l’empereur Honorius, qui refuse de traiter avec lui. Athaulf, incapable de se faire conférer à lui-même la dignité impériale refait Attalus empereur d’occident pour reconstruire l’empire avec lui.
- Le gaulois Rutilius Namatianus devient préfet de Rome.
- À l'âge de 15 ans, Pulchérie, la sœur de l'empereur de Théodose II devient régente de l'Empire d'Orient pour son frère faible de caractère (et qui n'a que 13 ans).
- Saint Jérôme écrit un pamphlet contre les ennemis de l'église.
- Le Chinois Faxian (Fa Hien), de retour d'un pèlerinage en Inde, décrit le pays comme humain, riche et heureux.

Naissances


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Décès


- Synésius, alchimiste né à Cyrène en 370. Converti au christianisme, il était évêque de Ptolémaïs.

417

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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 417 du calendrier julien.

Événements


- Début du pontificat de saint Zosime. >418
- Zosime, abusé, accorde l’absolution à Pélage et à son disciple Caelestius.
- Le pape rejette le dogme du péché originel.
- Les évêques d’Arles obtiennent du pape Zosime la primauté sur les autres évêques de Gaule.
- Galla Placidia, sœur de l'empereur Honorius, épouse le général Constance.
- Fin du royaume des Alains au Portugal.
- Les Wisigoths battent les Germains et les Alains en Espagne.
- Rébellion provisoirement écrasée dans le nord-ouest de la Gaule (Armorique).
- Fondation des premiers monastères de Provence aux îles de Lérins et à Saint-Victor de Marseille.
- Année probable de la rédaction du De reditu de Rutilius Namatianus

Naissances


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Décès


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419

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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
414 | 415 | 416 | 417 | 418 | 419 | 420 | 421 | 422 | 423 | 424
---- Cette page concerne l'année 419 du calendrier julien.

Événements


- Les Wisigoths s’installent en Espagne.
- Pontificat de saint Boniface (fin en 422).

Naissances en 419


- 2 juillet Valentinien III, empereur romain d'Occident.

Décès


- Wallia, roi des Visigoths

420

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Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440
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---- Cette page concerne l'année 420 du calendrier julien.

Événements


- En Chine, Liu Yu (Lieou Yu), ancien savetier devenu général détrône les Jin et se proclame empereur à Nankin. Sa dynastie (Song du Sud (420-479), ne pas confondre avec leurs homonymes de la période 1127-1279 !) règne jusqu’en 479. Il reprend pour capitales Loyang et Chang'an, mais se heurte au royaume Wei du Nord des Tuoba (T'o-pa, Tabghatch).
- Publication de L'anneau de Sakuntula par Kalidasa, drame illustrant l'idéal de piété et de chevalerie des Brahmanes.
- Les Huns atteignent le Danube.
- Saint Augustin recommande d'appliquer le châtiment corporel aux hérétiques.
- Le général Constance est nommé Auguste.

Naissances


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Décès en 420


- Saint Jérôme, traducteur de la Bible de l'Hébreu en Latin (vulgate).
- Sulpice-Sévère, écrivain chrétien, en Gaule (365-420).

Calendrier julien

Calendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes. Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel. Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.

Compte des années

Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.

- Dioclétien a institué lanno Diocletiani
, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.

- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).

Évolution historique

Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de
pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain. Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans. Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an. Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion
.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier. Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc. En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C.. L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février. Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis. De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:

Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (30 jours) # October (31 jours) # November (30 jours) # December (30 jours) La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour. Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).

Les douze mois du calendrier julien

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (31 jours) # October (30 jours) # November (31 jours) # December (30 jours) La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui. Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.

Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII

Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire. Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.

Coexistence des calendrier julien et grégorien

Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date. La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).

Voir aussi

Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février

Liens externes


- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel] Julien Catégorie:Rome antique als:Julianischer Kalender ko:율리우스력 ja:ユリウス暦 zh-cn:儒略历

Gupta

Catégorie:Histoire du monde indien Catégorie:Histoire du monde indien Les Gupta sont une dynastie qui régne sur le nord de l'Inde du milieu du à 535. Leur origine reste mystérieuse et il est probable qu'ils aient été tout d'abord un clan de râjas à la tête de petits états dans la vallée du Gange et de ses affluents. Lors de sa visite en Inde au cours du , le pélerin chinois Yijing prend connaissance d'un roi nommé Srî Gupta qui aurait construit un temple destiné aux pélerins chinois près de Mrigasikhavana. Cependant Yijing prétend qu'il régna 500 ans auparavant ce qui semble donner une date incorrecte historiquement. Se basant sur la traditions et sur des inscriptions trouvées à Prayâga, on s'accorde à penser que Srî Gupta, le premier Gupta, régna de 240 à 280 et son successeur Ghatotkacha probablement de 280 à 319, tous deux portant le titre de mahârâja. Chandragupta, le fils de Ghatotkacha, fait un mariage politique important en épousant Kumarâ Devî, une princesse Lichhavî, la principale puissance du Magadha, le nord du Bihar actuel. Dorénavant maître de Pâtaliputra et allié d'une grande famille, Chandragupta s'emploie à assurer et augmenter son pouvoir en faisant la conquête du Magadha, de Prayâga et de Saketa. Il est alors le maître de la vallée du Gange et se fait donner le titre de mahârâjadhirâja ou grand roi des rois. Samudragupta, le conquérant infatigable, succède à son père Chandragupta en 335. Il s'empare des royaumes de Shichchhatra et de Padmavati, au début de son règne. Plus tard, il soumet le royaume de Kotah, attaque les tribus du Mâlvâ, les Yaudheya, les Arjunayana, les Abhira, défait les Koushan de Mathurâ. Il se tourne ensuite vers le Dekkan, continue ses conquêtes peut-être jusqu'à Kânchîpuram mais échoue à soumettre la côte occidentale du sous-continent. Remontant dans son fief, il s'empare du Bengale jusqu'au Brahmapoutre. Il ne contrôle cependant pas le centre de l'Inde au-delà de la Narmadâ, passant plutôt des accords avec les Pallava et les Vâkâtaka qui en sont maîtres. Samudragupta aurait pratiqué un Ashvamedha ou sacrifice du cheval pour célébrer ses conquêtes et frappé une monnaie d'or illustrée d'un cheval, en utilisant peut-être le butin de ses expéditions méridionales. Son domaine s'étend à sa mort de la Yamunâ à l'ouest au Brahmapoutre à l'est, et de l'Himalaya au nord jusqu'à la Narmadâ au sud. Dévot de Vishnou, il fait cependant fait preuve de tolérance envers les shivaïtes et les bouddhistes. Râmagupta succède à son père mais est capturé par les Kshatrapa Shaka ou assassiné par son frère Chandragupta qui monte sur le trône après avoir épousé sa femme de ce dernier. Chandragupta II - appelé aussi Chandragupta Vikramâditya - règne de vers 375 à 413. Il épouse Prabhavâti, la fille du râja Rudrasena II des Vâkâtaka qui devient un allié de valeur. Chandragupta continue les conquêtes de son père, repoussant les frontières occidentales, défaisant les satrapes Saka du Mâlvâ, s'emparant du Goujerat et du Saurashtra dans une campagne qui dure jusqu'en 409 et au cours de laquelle il écrase son principal ennemi, satrape indo-scythe d'Ujjain Rudrasimha III en 395. Il soumet de même les râjas du Bengale. À l'issue de ces campagnes, il est à la tête d'un empire qui s'étend d'une côte à l'autre, il établit une seconde capitale à Ujjain, délaissant peut-être sa capitale originelle de Pâtaliputra, la nouvelle étant plus pratique pour gérer le commerce dans le nord de l'Inde. L'Empire est alors à son apogée. Bien qu'issu de campagnes guerrières, c'est un centre de civilisation important pour l'art, le littérature, le culture et la science, dont le pélerin bouddhiste chinois Faxian fait une description très positive. Faxian Kumarâgupta Ier, le fils de Chandragupta, monte sur le trône en 414. Il aurait peut-être été précédé (d'après R.N. Saletore) par le court règne de Govindagupta Balâditya Ier. Il conserve l'Empire et sa prospérité, mais la fin de son règne est troublé par la menace des rois Pushyamitra, peut-être une tribu shvetahûna installée aux sources de la Narmadâ. Skandagupta, son fils, lui succède en 455. Il écarte la menace des rois Pushyamitra. Comme ses ancêtres, c'est un homme tolérant, et bien que de foi vishnouite, il fait contruires des temples à Shiva ou à Sûrya et fait de nombreuses dotations aux jains. Cependant, lui aussi, doit faire face à la fin de son règne à une invasion des shvetahûna qui affaiblissent son empire, la baisse du titrage en or des monnaies qu'il frappe en serait lea manifestation. Skandagupta est considéré comme le dernier des grands Gupta. Il meurt en 467. Lui succèdent son frère Pûrugupta (467 - 472) puis son fils Narasimhagupta-Balâditya (472 - 473) et Kumarâgupta III (473 - 476) au cours du règne desquels l'Empire perd ses possessions occidentales au profit des Valabhî. Viennent ensuite, régnant depuis Pâtaliputra, Budhagupta (476 - 496) le possible fondateur de l'université de Nâlandâ, puis Narasimhagupta II (496 - 510), puis Prakâshâdityagupta et Vainyagupta. L'Empire divisé et affaibli sombre dans le chaos. ja:グプタ朝

455

ko:455년 Catégorie:455
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Années 430 | Années 440 | Années 450 | Années 460 | Années 470
450 | 451 | 452 | 453 | 454 | 455 | 456 | 457 | 458 | 459 | 460
---- Cette page concerne l'année 455 du calendrier julien.

Événements


- Les Vandales, partis d'Afrique du Nord et conduits par Gaiséric (Genséric), prennent et pillent Rome, puis se fixent en Sicile. Genséric retourne en Afrique avec un énorme butin et de nombreux otages dont la veuve et les filles de Valentinien.
- 16 mars : Règne de Pétrone Maxime, empereur romain d'Occident, lapidé par le peuple de Rome.
  - Maxime Pétrone fait assassiner Valentinien par un bucellaire d’Aetius, Accila, et par Trasila, beau-frère de l’empereur. Il force Eudoxie, la veuve de Valentinien, à l’épouser et confère le titre de César à son fils Palladius. Eudoxie, pour venger Valentinien, appelle le Vandale Genséric qui débarque à Ostie et pille Rome pendant plus d’un mois (2 juin). Maxime est lapidé par le peuple pour avoir fuit.
- 9 juillet : à Arles (à Beaucaire, d’après d’autres sources), Avitus est proclamé empereur d’occident (455-456). Avitus Eparchius, empereur romain d'Occident, est un sénateur arverne porté au pouvoir par les Wisigoths et les Burgondes.
- Les Francs s’emparent de Trèves, qui est perdue pour Rome.
- Le fils ainé d'Attila, Ellac, est tué par une coalition de peuples germaniques hostiles aux Huns, des Gépides et des Sarmates révoltés, conduite par le roi gépide Ardaric. C'est la fin de l'Empire des Huns en Europe car les deux frères d'Ellac, Dengitzic et Ernac, s’enfuient vers l’est avec leur entourage et commencent à occuper les territoires pontiques des Ostrogoths. Irnik, un autre fils d’Attila tentera un raid sur Constantinople qui échouera.
- Certains groupes de Huns sont engagés pour défendre l’Empire d’Orient contre les Germains orientaux. Emnetzur et Ultzindur sont installés en Dacie Ripuaire, dans les vallées de l’Utus, de l’Almus et de l’Oescus, face au royaume gépide. D’autres, sous la conduite de Kelkal, sont intégrés à l’armée d’Aspar comme cavaliers des unités mobiles.
- Les Anglo-Saxons s’emparent de la Bretagne et attirent de nouveaux immigrants. Ils s’installent le long des côtes du Norfolk et du Kent vers 450-455 pour ensuite ravager les Midlands (les régions centrales du pays).
  - Le déplacement de populations nombreuses sur de petits bateaux à rame a pu s’étaler sur plusieurs générations. L’archéologie confirme l’installation des Saxons au Sud de l’Angleterre, et celle des Angles au Nord. Les Bretons de ces régions sont chassés ou complètement assimilés (la toponymie et la langue anglaise comporte très peu de mots à racine celtique).
- L'église chrétienne remplace la confession collective par la confession auriculaire.
- Skandagupta défait l'invasion des Huns et devient empereur des Indes (fin en 467).
- Skandagupta parvient à contenir les Huns de Toramâna, malgré sa défaite à la bataille d’Eran.
- Destruction de Sirsukh (Taxila) par les Huns. Les kusâna fondent à proximité Purushapura, l’actuelle Peshawar.
- Selon le pèlerin chinois du Hsüan Tsang, le roi hun Toramâna persécute le bouddhisme.

Naissances en 455


- Théodoric le Grand futur roi des Ostrogoths.

Décès en 455


- Valentinien III, empereur romain d'Occident, assassiné.
- Saint Prosper d’Aquitaine, né près de Bordeaux v. 390. Il lutta contre les hérésies et fut le secrétaire du pape Léon le Grand.

Nâlandâ

Nâlandâ est une ville de l'état du Bihar, dans l'Inde du nord, près du Népal, ancien siège d'un important centre universitaire bouddhiste, comptant à son apogée jusqu'à 10 000 moines. L'université débute par la fondation d'un monastère, sous le nom de Mahâvihâra - de mahâ, grand et vihâra, monastère - par le râja Kumâragupta I de la dynastie Gupta au milieu du . Elle grandit rapidement en importance et connaît une renommée internationale qui attire des moines étudiants du Tibet, de Birmanie, de Java, mais aussi de Corée où de Chine comme Xuanzang qui en fait une description enthousiaste dans son compte-rendu de voyage. Comportant des bâtiments à plusieurs étages, une bibliothèque et un observatoire, elle compte quelque quatre mille étudiants lorsque Xuanzang y séjourne par deux fois lors de son périple indien. L'accès s'y faisait par une série de tests très difficiles, Xuanzang nous confie que deux tiers des candidats échouent. À côté des textes du bouddhisme mahâyâna dont la connaissance est obligatoire, on y étudie les Vedas, les Upanishad, qui y sont enseignés par des brahmanes, la cosmologie et la logique nyâya, mais aussi la grammaire, la médecine, qui utilise une énorme pharmacopée et la chirurgie et la physique. Les cours sont de longueur fixée, annoncés par le son d'une trompe et réglés par une clepsydre. La fin des études se termine par la soutenance d'une thèse. Les souverains Pâla vont embellir Nâlandâ et l'université devient un foyer artistique, en particulier de sculpture de bronze, qui va influencer le monde bouddhiste au travers des styles et sujets que les étudiants étrangers rapportent chez eux après leur séjour d'étude. De même, des souverains étrangers invitent des maîtres de Nâlandâ - comme Padmasambhava - à venir enseigner dans leur pays et ainsi une grande partie de ce qui constitue le bouddhisme tibétain s'y est élaboré. Nâlandâ sert aussi de modèle à d'autres universités - comme Odantapura ou Vikramashîlâ - bientôt fondées par des râjas sur leur terre, nouvelles sources participant à la propagation du bouddhisme. Au , le bouddhisme - combattu par les nouvelles philosophies hindouistes - entre en déclin en Inde et vers 1200, l'université est détruite par les envahisseurs musulmans lors de leurs incursions dans la vallée gangétique. Une tentative de reconstruction échoue, des brahmanes mettant le feu aux nouvelles structures et le site est abandonné. Hormis l'énorme stupa central de briques et qui avait été agrandi six fois, les fouilles ont mis à jour une dizaine de monastères ou vihâra construits sur le même plan. En 1951, un centre moderne pour les études bouddhiques y est fondé. Nalanda est aussi le nom de deux universités modernes situés au Sri Lanka et à Toronto au Canada.

Voir aussi

Bibliographie


- Louis Frédéric, L'Inde mystique et légendaire, Ed. du Rocher, 1994

Liens externes


- [http://www.infolanka.com/nalanda/ Nalanda College, Sri Lanka]
- [http://www.nalandacollege.ca Nalanda College, Toronto] Catégorie:Site archéologique de l'Inde Catégorie:Ville de l'Inde Catégorie:Mahâyâna

Huns

catégorie:Nomadisme Catégorie:Huns Catégorie:Peuple turco-mongol Les Huns sont un peuple de cavaliers des steppes.

Point de vue occidental

Les Huns sont un peuple asiatique turco-mongol, de langue turque. C’est le premier peuple mentionné comme tel par les historiens.
Des références à un peuple appelé Xiongnu (Hsiung-nu) existent dans les sources chinoises depuis -1200, faisant allusion aux ancêtres des Huns. Un groupe appelé Huns européens et mené par Attila est considéré comme étant l’extension occidentale des Huns. L’établissement du premier état hun a été un des premiers aspects bien documentés de ce type de migration à cheval. Attila Ces tribus nomades surpassèrent les autres dans la maîtrise du cheval, grâce à leur promptitude et à leur étonnante mobilité, ainsi qu’à la dextérité de leurs cavaliers, entraînés dès leur plus jeune âge. Cette habileté, couplée à l’arc court pouvant être utilisé depuis le dos de la monture, fut un avantage lors des nombreuses batailles que livrèrent les Huns.

Aspects culturels

Les Huns occidentaux sont décrits par les Romains et les Goths comme des hommes trapus, de petite taille, avec une tête large, le cou épais et de larges épaules, le torse bombé et un tronc épais sur des jambes courtes. Leurs traits sont décrits comme mongoloïdes et leur teint brun, avec une absence de barbe. Selon nos connaissances actuelles, 20 à 25% des Huns retrouvés dans les tombes étaient de type mongoloïde, la majorité étant de type européen. Les Huns et les Alains diffusèrent l’usage de la déformation crânienne parmi les Germains orientaux, surtout chez les femmes. Ces derniers abandonneront cette pratique après la défaite des Huns. La langue hunnique, jamais écrite, nous est peu connue. Les noms des rois huns retranscrits approximativement par les Grecs et les Romains témoignent d’une langue turque (liée au protobulgare et au mongol). Ils pratiquaient l'infanticide des filles et le gérontocide. Les Huns furent des éleveurs consommant principalement de la viande (en abondance, qu'ils mangent crue et qu’ils font aussi sécher) et des produits laitiers. La chasse avait également une grande importance dans leur économie, notamment la chasse des grands-roi pour l’alimentation de l’armée (cette chasse royale est une sorte grande manœuvre préliminaire à la guerre). Leur bétail fournissait également le cuir, la laine et les os. Le cuir servait à la fabrication des bottes, du harnachement, du carquois ; la laine à celle du feutre des tentes, des capes et peut-être des tapis. L’archéologie témoigne de l’arrivée et de la progression des Huns en Europe au . D’importants vestiges hunniques ont été découverts dans plusieurs centres : dans la région de Saratov et celle de Volgograd, sur les deux rives d’un gué important de la Volga ; dans la région centrale du Caucase du Nord ; près de la Caspienne, au Daghestan ; dans la région du bas Dniepr à la Crimée, (Dniepropetrovsk, Zaporojie, Kherson); également sur la presqu’île de Crimée, entre le Boug méridional et le Prout, sur les bords du Dniestr et du Prout en Moldavie et en Roumanie, dans la vallée du Buzăul qui relie les Carpates du sud-est et le coude du Danube en Dobroudja, en Olténie enfin.

Art militaire

Aspect dominant chez les Huns, leur efficacité militaire était due à l’excellence de leurs archers à cheval, à la résistance et au nombre de leurs chevaux, et à leurs qualités de cavaliers, facilitées par l’emploi de selles à arcades hautes. La cavalerie hunnique était opérationnelle été comme hiver. Sa rapidité lui permettait de prendre ses adversaires par surprise. La tactique des Huns consistait à attaquer en groupes de 500 à 1000 cavaliers, convergeant de diverses directions. Ils ouvraient la bataille de loin par des nuées de flèches au tir précis. Quand leur adversaire ripostait, ils s’écartaient, comme s’ils fuyaient, et l’attiraient à proximité d'autres groupes qui les attendaient embusqués. Dans d’autres cas, les troupes de réserve attaquaient le camp ennemi pendant que son armée poursuivait les autres. L’ennemi ainsi désorganisé, les Huns faisaient volte-face, et attaquaient l’adversaire de plusieurs directions en même temps, le massacrant avec leurs longues épées. Les Huns employaient la terreur pour briser toute résistance, par l’incendie et le massacre des populations civiles. Les Huns utilisaient des arcs asymétriques « reflex » à raidisseurs d’os, des carquois en écorce de bouleau ou en cuir, et différents types de pointes de flèches : pointes en fer à trois ailettes (les plus utilisées), plates losangiques et massives en forme de clous, et celles en os servant pour la chasse. L’épée longue et relativement mince, à double tranchant et souvent munie d’une garde de fer, était l’arme offensive principale des cavaliers huns avec l’arc et les flèches. Elle était accompagnée d’un coutelas à un seul tranchant, spécifiquement hunnique, et de lances. Il n’y a pas de trace, écrite ou archéologique, de l’utilisation de boucliers. Des cuirasses à écailles de fer se trouvent déjà dans les tumuli kourganes d’époque hunnique d’Asie centrale de Ketmentöbe-Aktchikarassou; des fragments de cottes de mailles ( à Fiodorovka) et de cuirasse (à Pokrovsk-Voskhod) ont été retrouvés. Le seul casque hunnique oriental connu, de type composite fait de plaque de fer, a été retrouvé dans une tombe de Kichpek.

Point de vue oriental et chinois

Dans les sources chinoises, les plus anciennes références à un peuple appelé Xiongnu (Hsiung-nu), datant du , se retrouvent dans les écrits de la campagne du roi Wuding (武丁) de la dynastie Shang contre la tribu des Gui Fang (鬼方), que l’on considère comme un autre nom des Huns. Ceci est quelque peu confirmé par quelques sources archéologiques vagues mais reste encore à prouver. L’existence de la campagne est prouvée par des inscriptions en bronze mais il n’est pas certain que les Gui Fang étaient les Huns. Beaucoup d’historiens pensent que les Xiongnu et les Huns étaient le même peuple en raison des similitudes dans la description de leur aspect et de leurs habitudes de vie. D’autres avancent le fait que cet aspect et ces habitudes peuvent également correspondre à d’autres tribus résidant dans les steppes mongoles et ne sont donc pas caractéristiques des Xiongnu ou des Huns. Néanmoins, tous conviennent qu’il existe des ressemblances entre ces deux peuples.

L’Inde et les Huns blancs ou Hephtalites

Voir : Shvetahûna

Conclusion

Aujourd’hui cependant, la majorité de la communauté scientifique (historiens, archéologues et linguistes) estime que les Huns d’Europe, les Huns d’Asie (Xiongnu) et les Huns blancs (Hephtalites) étaient le même peuple en raison des dernières découvertes :
- une lettre en sogdien du raconte l’attaque des Xiongnus contre une caravane dans le Turkestan chinois. Dans cette lettre, les Xiongnus sont nommés par le terme « xwn » ;
- les annales chinoises parlent de l’attaque des Xiongnus contre les Alains. Les historiens romains ont aussi relaté cet évènement, mais dans la version latine ce sont les Huns qui détruisent le royaume alain ;
- les archéologues ont découvert des pièces de monnaies dans les tombeaux hunniques de l’Europe centrale. Ces pièces, d’origine sassanide, sogdienne, kouchane et indienne, témoignent en faveur du fait que les Huns blancs qui combattaient en Asie centrale étaient les mêmes que les Huns d’Europe. Les auteurs byzantins (comme par exemple Procope au ) rapportent que les Hephtalites ne ressemblaient pas aux Huns d’Attila (). Cela pourrait être dû au fait que les premiers étaient hindouistes et les derniers de religion chamanique.

Chronologie


- 73-91 : guerre des Huns en Chine.
- 316 : les Hsiung-nu envahissent le nord de la Chine.
- 350 : les Huns envahissent la Perse et l’Inde.
- 352-354 : guerre des Huns contre les Alains.
- 357 : les Alains rallient l’armée des Huns en Asie occidentale.
- 371 : l’empire des Ostrogoths est aux mains des Huns.
- 375 : forte poussée des Huns qui détruisent le royaume ostrogoth en Russie du Sud.
- 376 : les Wisigoths qui occupent une partie de la Dacie depuis 150 ans, demandent aux Romains sous la pression des Huns, l’autorisation de traverser le bas Danube. La permission est accordée.
- 378 : invasion de la Thrace, avec de nombreux autres peuples (dont les Taifales)
- 410 : naissance d’Attila, roi des Huns.
- 422 : l’empereur Théodose II accepte de payer un tribut aux Huns en échange de la paix.
- 423 : 40 000 Huns sont incorporés comme mercenaires dans l’armée romaine.
- 423 : Rome cède aux Huns la province de Savie.
- 430 : les Huns hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 430 : Byzance paie un tribut annuel de 113 kg d’or aux Huns.
- 434 : début du règne d’Attila, roi des Huns (fin en 453).
- 434 : Ruga partage l’empire des Huns entre ses deux neveux Attila et son frère Bleda avant de mourrir.
- 434 : les Huns doublent le tribut de Rome (226 kg d’or).
- 434 : les armées de Théodose II sont défaites par les Huns en Thrace.
- 436 : les Burgondes sont battus à Worms par les Huns mercenaires de l’empire romain.
- 441 : Attila écarte son frère Bléda et devient le seul monarque des Huns.
- 447 : les Huns conduits par Attila traversent le Danube, envahissent la Thrace.
- 447 : les Huns forcent les Romains à payer un lourd tribut (le triple du précédent)
- 447 : les Huns obligent les Romains à se retirer d’une large bande de terre sur les bords du fleuve.
- 451 : Attila, roi des Huns, envahit la Gaule. Il est battu aux champs Catalauniques (près de Troyes) par le général romain Aetius, aidé par les Francs et les Wisigoths.
- 451 : les Huns contournent Paris. Ce miracle est attribué à sainte Geneviève.
- 452 : la ville de Venise est fondée par des réfugiés de Padoue et d’Aquilée qui fuient les Huns.
- 452 : les Huns envahissent l’Italie et mettent à sac plusieurs villes du Nord de l’Italie, dont Padoue et Vérone.
- 455 : fin de l’Empire des Huns en Europe.
- 455 : Skandagupta défait l’invasion des Huns et devient empereur des Indes.
- 465 : les Huns conquièrent la plaine de Gandhara en Inde du Nord.
- 475 : les Huns battent les armées de l’Empire Gupta et mettent fin à cet empire.
- 477 : Sakala devient la capitale des Huns dans l’Inde du Nord.
- 484 : les Huns défont les Perses commandés par le roi Pérôz.
- 565 : les Perses et les Turcs combattent ensemble contre les Huns Hephtalites et se partagent la Bactriane conquise en commun.
- 800 : l’étrier, déjà connu des Huns, apparaît en Occident.

Voir aussi

Bibliographie


- István Bona, « Les Huns, le grand empire barbare d'Europe », Errance

Liens externes


- [http://sophistikatedkids.com/turkic/70%20Dateline/hun%20dateline%20En.htm La chronologie complète]
- [http://sophistikatedkids.com/turkic/32WritingHuns/Diggiz3En.htm L'écriture hunnique] ja:フン族 ko:훈족

420

ko:420년 nb:420 Catégorie:420
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Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440
415 | 416 | 417 | 418 | 419 | 420 | 421 | 422 | 423 | 424 | 425
---- Cette page concerne l'année 420 du calendrier julien.

Événements


- En Chine, Liu Yu (Lieou Yu), ancien savetier devenu général détrône les Jin et se proclame empereur à Nankin. Sa dynastie (Song du Sud (420-479), ne pas confondre avec leurs homonymes de la période 1127-1279 !) règne jusqu’en 479. Il reprend pour capitales Loyang et Chang'an, mais se heurte au royaume Wei du Nord des Tuoba (T'o-pa, Tabghatch).
- Publication de L'anneau de Sakuntula par Kalidasa, drame illustrant l'idéal de piété et de chevalerie des Brahmanes.
- Les Huns atteignent le Danube.
- Saint Augustin recommande d'appliquer le châtiment corporel aux hérétiques.
- Le général Constance est nommé Auguste.

Naissances


-

Décès en 420


- Saint Jérôme, traducteur de la Bible de l'Hébreu en Latin (vulgate).
- Sulpice-Sévère, écrivain chrétien, en Gaule (365-420).

Huns

catégorie:Nomadisme Catégorie:Huns Catégorie:Peuple turco-mongol Les Huns sont un peuple de cavaliers des steppes.

Point de vue occidental

Les Huns sont un peuple asiatique turco-mongol, de langue turque. C’est le premier peuple mentionné comme tel par les historiens.
Des références à un peuple appelé Xiongnu (Hsiung-nu) existent dans les sources chinoises depuis -1200, faisant allusion aux ancêtres des Huns. Un groupe appelé Huns européens et mené par Attila est considéré comme étant l’extension occidentale des Huns. L’établissement du premier état hun a été un des premiers aspects bien documentés de ce type de migration à cheval. Attila Ces tribus nomades surpassèrent les autres dans la maîtrise du cheval, grâce à leur promptitude et à leur étonnante mobilité, ainsi qu’à la dextérité de leurs cavaliers, entraînés dès leur plus jeune âge. Cette habileté, couplée à l’arc court pouvant être utilisé depuis le dos de la monture, fut un avantage lors des nombreuses batailles que livrèrent les Huns.

Aspects culturels

Les Huns occidentaux sont décrits par les Romains et les Goths comme des hommes trapus, de petite taille, avec une tête large, le cou épais et de larges épaules, le torse bombé et un tronc épais sur des jambes courtes. Leurs traits sont décrits comme mongoloïdes et leur teint brun, avec une absence de barbe. Selon nos connaissances actuelles, 20 à 25% des Huns retrouvés dans les tombes étaient de type mongoloïde, la majorité étant de type européen. Les Huns et les Alains diffusèrent l’usage de la déformation crânienne parmi les Germains orientaux, surtout chez les femmes. Ces derniers abandonneront cette pratique après la défaite des Huns. La langue hunnique, jamais écrite, nous est peu connue. Les noms des rois huns retranscrits approximativement par les Grecs et les Romains témoignent d’une langue turque (liée au protobulgare et au mongol). Ils pratiquaient l'infanticide des filles et le gérontocide. Les Huns furent des éleveurs consommant principalement de la viande (en abondance, qu'ils mangent crue et qu’ils font aussi sécher) et des produits laitiers. La chasse avait également une grande importance dans leur économie, notamment la chasse des grands-roi pour l’alimentation de l’armée (cette chasse royale est une sorte grande manœuvre préliminaire à la guerre). Leur bétail fournissait également le cuir, la laine et les os. Le cuir servait à la fabrication des bottes, du harnachement, du carquois ; la laine à celle du feutre des tentes, des capes et peut-être des tapis. L’archéologie témoigne de l’arrivée et de la progression des Huns en Europe au . D’importants vestiges hunniques ont été découverts dans plusieurs centres : dans la région de Saratov et celle de Volgograd, sur les deux rives d’un gué important de la Volga ; dans la région centrale du Caucase du Nord ; près de la Caspienne, au Daghestan ; dans la région du bas Dniepr à la Crimée, (Dniepropetrovsk, Zaporojie, Kherson); également sur la presqu’île de Crimée, entre le Boug méridional et le Prout, sur les bords du Dniestr et du Prout en Moldavie et en Roumanie, dans la vallée du Buzăul qui relie les Carpates du sud-est et le coude du Danube en Dobroudja, en Olténie enfin.

Art militaire

Aspect dominant chez les Huns, leur efficacité militaire était due à l’excellence de leurs archers à cheval, à la résistance et au nombre de leurs chevaux, et à leurs qualités de cavaliers, facilitées par l’emploi de selles à arcades hautes. La cavalerie hunnique était opérationnelle été comme hiver. Sa rapidité lui permettait de prendre ses adversaires par surprise. La tactique des Huns consistait à attaquer en groupes de 500 à 1000 cavaliers, convergeant de diverses directions. Ils ouvraient la bataille de loin par des nuées de flèches au tir précis. Quand leur adversaire ripostait, ils s’écartaient, comme s’ils fuyaient, et l’attiraient à proximité d'autres groupes qui les attendaient embusqués. Dans d’autres cas, les troupes de réserve attaquaient le camp ennemi pendant que son armée poursuivait les autres. L’ennemi ainsi désorganisé, les Huns faisaient volte-face, et attaquaient l’adversaire de plusieurs directions en même temps, le massacrant avec leurs longues épées. Les Huns employaient la terreur pour briser toute résistance, par l’incendie et le massacre des populations civiles. Les Huns utilisaient des arcs asymétriques « reflex » à raidisseurs d’os, des carquois en écorce de bouleau ou en cuir, et différents types de pointes de flèches : pointes en fer à trois ailettes (les plus utilisées), plates losangiques et massives en forme de clous, et celles en os servant pour la chasse. L’épée longue et relativement mince, à double tranchant et souvent munie d’une garde de fer, était l’arme offensive principale des cavaliers huns avec l’arc et les flèches. Elle était accompagnée d’un coutelas à un seul tranchant, spécifiquement hunnique, et de lances. Il n’y a pas de trace, écrite ou archéologique, de l’utilisation de boucliers. Des cuirasses à écailles de fer se trouvent déjà dans les tumuli kourganes d’époque hunnique d’Asie centrale de Ketmentöbe-Aktchikarassou; des fragments de cottes de mailles ( à Fiodorovka) et de cuirasse (à Pokrovsk-Voskhod) ont été retrouvés. Le seul casque hunnique oriental connu, de type composite fait de plaque de fer, a été retrouvé dans une tombe de Kichpek.

Point de vue oriental et chinois

Dans les sources chinoises, les plus anciennes références à un peuple appelé Xiongnu (Hsiung-nu), datant du , se retrouvent dans les écrits de la campagne du roi Wuding (武丁) de la dynastie Shang contre la tribu des Gui Fang (鬼方), que l’on considère comme un autre nom des Huns. Ceci est quelque peu confirmé par quelques sources archéologiques vagues mais reste encore à prouver. L’existence de la campagne est prouvée par des inscriptions en bronze mais il n’est pas certain que les Gui Fang étaient les Huns. Beaucoup d’historiens pensent que les Xiongnu et les Huns étaient le même peuple en raison des similitudes dans la description de leur aspect et de leurs habitudes de vie. D’autres avancent le fait que cet aspect et ces habitudes peuvent également correspondre à d’autres tribus résidant dans les steppes mongoles et ne sont donc pas caractéristiques des Xiongnu ou des Huns. Néanmoins, tous conviennent qu’il existe des ressemblances entre ces deux peuples.

L’Inde et les Huns blancs ou Hephtalites

Voir : Shvetahûna

Conclusion

Aujourd’hui cependant, la majorité de la communauté scientifique (historiens, archéologues et linguistes) estime que les Huns d’Europe, les Huns d’Asie (Xiongnu) et les Huns blancs (Hephtalites) étaient le même peuple en raison des dernières découvertes :
- une lettre en sogdien du raconte l’attaque des Xiongnus contre une caravane dans le Turkestan chinois. Dans cette lettre, les Xiongnus sont nommés par le terme « xwn » ;
- les annales chinoises parlent de l’attaque des Xiongnus contre les Alains. Les historiens romains ont aussi relaté cet évènement, mais dans la version latine ce sont les Huns qui détruisent le royaume alain ;
- les archéologues ont découvert des pièces de monnaies dans les tombeaux hunniques de l’Europe centrale. Ces pièces, d’origine sassanide, sogdienne, kouchane et indienne, témoignent en faveur du fait que les Huns blancs qui combattaient en Asie centrale étaient les mêmes que les Huns d’Europe. Les auteurs byzantins (comme par exemple Procope au ) rapportent que les Hephtalites ne ressemblaient pas aux Huns d’Attila (). Cela pourrait être dû au fait que les premiers étaient hindouistes et les derniers de religion chamanique.

Chronologie


- 73-91 : guerre des Huns en Chine.
- 316 : les Hsiung-nu envahissent le nord de la Chine.
- 350 : les Huns envahissent la Perse et l’Inde.
- 352-354 : guerre des Huns contre les Alains.
- 357 : les Alains rallient l’armée des Huns en Asie occidentale.
- 371 : l’empire des Ostrogoths est aux mains des Huns.
- 375 : forte poussée des Huns qui détruisent le royaume ostrogoth en Russie du Sud.
- 376 : les Wisigoths qui occupent une partie de la Dacie depuis 150 ans, demandent aux Romains sous la pression des Huns, l’autorisation de traverser le bas Danube. La permission est accordée.
- 378 : invasion de la Thrace, avec de nombreux autres peuples (dont les Taifales)
- 410 : naissance d’Attila, roi des Huns.
- 422 : l’empereur Théodose II accepte de payer un tribut aux Huns en échange de la paix.
- 423 : 40 000 Huns sont incorporés comme mercenaires dans l’armée romaine.
- 423 : Rome cède aux Huns la province de Savie.
- 430 : les Huns hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 430 : Byzance paie un tribut annuel de 113 kg d’or aux Huns.
- 434 : début du règne d’Attila, roi des Huns (fin en 453).
- 434 : Ruga partage l’empire des Huns entre ses deux neveux Attila et son frère Bleda avant de mourrir.
- 434 : les Huns doublent le tribut de Rome (226 kg d’or).
- 434 : les armées de Théodose II sont défaites par les Huns en Thrace.
- 436 : les Burgondes sont battus à Worms par les Huns mercenaires de l’empire romain.
- 441 : Attila écarte son frère Bléda et devient le seul monarque des Huns.
- 447 : les Huns conduits par Attila traversent le Danube, envahissent la Thrace.
- 447 : les Huns forcent les Romains à payer un lourd tribut (le triple du précédent)
- 447 : les Huns obligent les Romains à se retirer d’une large bande de terre sur les bords du fleuve.
- 451 : Attila, roi des Huns, envahit la Gaule. Il est battu aux champs Catalauniques (près de Troyes) par le général romain Aetius, aidé par les Francs et les Wisigoths.
- 451 : les Huns contournent Paris. Ce miracle est attribué à sainte Geneviève.
- 452 : la ville de Venise est fondée par des réfugiés de Padoue et d’Aquilée qui fuient les Huns.
- 452 : les Huns envahissent l’Italie et mettent à sac plusieurs villes du Nord de l’Italie, dont Padoue et Vérone.
- 455 : fin de l’Empire des Huns en Europe.
- 455 : Skandagupta défait l’invasion des Huns et devient empereur des Indes.
- 465 : les Huns conquièrent la plaine de Gandhara en Inde du Nord.
- 475 : les Huns battent les armées de l’Empire Gupta et mettent fin à cet empire.
- 477 : Sakala devient la capitale des Huns dans l’Inde du Nord.
- 484 : les Huns défont les Perses commandés par le roi Pérôz.
- 565 : les Perses et les Turcs combattent ensemble contre les Huns Hephtalites et se partagent la Bactriane conquise en commun.
- 800 : l’étrier, déjà connu des Huns, apparaît en Occident.

Voir aussi

Bibliographie


- István Bona, « Les Huns, le grand empire barbare d'Europe », Errance

Liens externes


- [http://sophistikatedkids.com/turkic/70%20Dateline/hun%20dateline%20En.htm La chronologie complète]
- [http://sophistikatedkids.com/turkic/32WritingHuns/Diggiz3En.htm L'écriture hunnique] ja:フン族 ko:훈족

Wallia

Wallia, roi des Wisigoths (415-418), est le fils de Modaharius, un noble wisigoth de haut lignage peut-être lié à la famille sacrée des Balthes. Wallia épouse d'ailleurs une noble appartenant à cette prestigieuse famille issue directement, selon la tradition gothique, du Dieu Gaut. En septembre 415, après l'assassinat du roi Sigéric, instigateur du meurtre du roi Athaulf peu de temps avant, Wallia est porté au pouvoir. Il renvoit Galla Placidia en Italie en échange de 600 000 boisseaux de blé fournis par l'Empire aux Wisigoths et est reconnu par Rome comme gouverneur d'Aquitaine. Il est également chargé de combattre les « Barbares » qui infestent la péninsule ibèrique, c'est-à-dire principalement des Vandales, vieux ennemis des Goths, des Suèves et quelques clans alains. En 416, il pénètre en Espagne et bat sévèrement les cavaliers alains qui échappent de peu à l'extermination totale. Les Suèves sont forcés de se replier en Galice tandis que l'une des deux principales tribus vandales (les Sillings), est durement atteinte : son roi Frédébal meurt au combat tandis que sa tribu est en partie exterminé et forcé de s'unir aux Vandales Hasdings de la Bétique (Andalousie). Wallia retraverse les Pyrénées en 418 avant de mourir peu de temps après son arrivée à Toulouse (assassinat ?).

Wisigoths

Les Wisigoths (en allemand Westgoten, ou Goths de l'Ouest), ou Tervinges, étaient un peuple germanique d'origine scandinave, issu de la Suède méridionale et incorporé tardivement dans l'Occident romain. Après la chute officielle de l'Empire romain occidental (476), les Wisigoths ont continué pendant près de 250 ans à jouer un rôle important en Europe occidentale. C'est à coup sûr le peuple barbare le plus prestigieux d'Europe, tant par sa longue histoire et ses origines mythiques, que par ses traces qu'il laissa longtemps dans les esprits. Alors qu'ils occupaient l'ancienne province romaine de Dacie depuis la fin du , les Wisigoths ont adopté peu à peu l'arianisme, à partir de l'année 341, c'est-à-dire une branche du christianisme qui affirme que Jésus-Christ n'est pas Dieu, mais un être distinct créé directement par ce dernier. Cette croyance était en opposition totale avec la croyance chrétienne qui était majoritaire dans l'empire romain et qui plus tard s'est scindée en catholicisme et orthodoxie. Les Wisigoths sont restés fidèles à l'hérésie arienne officiellement jusqu'en 589, lorsque le roi Récarède I (en espagnol : Recaredo) choisit de se convertir publiquement, faisant ainsi joindre officiellement l'Église catholique au royaume wisigothique d'Espagne. Toutefois, après cette date, un fort parti arien demeura fort actif et influent, notamment dans la noblesse. Il en sera encore question au début du dans les derniers jours de l'Espagne wisigothique.

Histoire

Protagonistes des invasions barbares

Les Wisigoths sont apparus pour la première fois dans l'Histoire en tant que peuple distinct en l'an 235, quand ils envahirent et dévastèrent la Dacie. A partir de 268, ils s'attaquent à l'Empire romain et tentent de s'installer dans la péninsule des Balkans. Cette invasion concerna aussi les provinces romaines de Pannonie et d'Illyrie et menaça même l'Italie. Cependant, les Wisigoths furent battus près des frontières modernes d'Italie et de Slovénie et à la Bataille de Naissus, en septembre 269. Au cours des trois années suivantes, ils furent repoussés au-delà du Danube par une série de campagnes militaires menées par l’ empereur Claude II le Gothique, le futur empereur Aurélien étant le commandant de la cavalerie. Cependant, ils purent se maintenir en Dacie, qu'Aurélien fit évacuer en 271, transférant la population vers une nouvelle province créée au sud du Danube sous le nom de Dacia Ripensis. Ils y restèrent établis jusqu'en 376, lorsqu'un de leurs deux chefs, l'arien Fritigern, fit appel à l’ empereur romai