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421

421

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Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440
416 | 417 | 418 | 419 | 420 | 421 | 422 | 423 | 424 | 425 | 426
---- Cette page concerne l'année 421 du calendrier julien. Pour le jeu du même nom, voir : 421 (jeu)

Événements


- À sa mort, l'empereur Nintoku du Japon est enterré dans le tertre le plus important d'origine humaine.
- Règne de Bahrâm V Gôr, roi de Perse (fin en 438). Il lutte contre l’invasion des Huns Hephtalites ou Khionites.
- Constance III rétablit l’autorité impériale en Occident. Il meurt la même année.
- Règne du roi breton Salomon Ier en Grande Bretagne (fin en 435)
- Fondation de Venise le jour de l’Ascension, selon la légende.

Naissances


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Décès en 421


- Constance III, quelques mois après avoir été proclamé co-empereur de l'Occident par Honorius.
- Saint Paulin de Nole. Catégorie:421 ko:421년

Années 400

ko:400년대 Catégorie:Décennie
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Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420
400 | 401 | 402 | 403 | 404 | 405 | 406 | 407 | 408 | 409
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Événements

Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 410

Catégorie:Décennie
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
410 | 411 | 412 | 413 | 414 | 415 | 416 | 417 | 418 | 419
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 430

Catégorie:Décennie
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Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440 | Années 450
430 | 431 | 432 | 433 | 434 | 435 | 436 | 437 | 438 | 439
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 440

Catégorie:Décennie
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Années 420 | Années 430 | Années 440 | Années 450 | Années 460
440 | 441 | 442 | 443 | 444 | 445 | 446 | 447 | 448 | 449
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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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416

ko:416년 Catégorie:416
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
411 | 412 | 413 | 414 | 415 | 416 | 417 | 418 | 419 | 420 | 421
---- Cette page concerne l'année 416 du calendrier julien.

Événements


- Les Wisigoths continuent leur invasion de l'Espagne. Leur roi Wallia, payé par l’empereur (600 000 mesures de blé) et à la tête de 100 000 hommes, combat les Alains et les Vandales (416-429). Les Vandales Silingues sont exterminés, tandis que les Alains, les Suèves et les Vandales Asdingues sont regroupés dans le nord-ouest de la péninsule. Les Suèves en profitent pour étendre leur domination vers le sud, mettant en place un état d’une extrême brutalité.
- L’hérésiarque pélagianiste Julien devient évêque d’Eclanum en Campanie (mort en Orient v. 445).

Naissances


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Décès


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417

ko:417년 Catégorie:417
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
412 | 413 | 414 | 415 | 416 | 417 | 418 | 419 | 420 | 421 | 422
---- Cette page concerne l'année 417 du calendrier julien.

Événements


- Début du pontificat de saint Zosime. >418
- Zosime, abusé, accorde l’absolution à Pélage et à son disciple Caelestius.
- Le pape rejette le dogme du péché originel.
- Les évêques d’Arles obtiennent du pape Zosime la primauté sur les autres évêques de Gaule.
- Galla Placidia, sœur de l'empereur Honorius, épouse le général Constance.
- Fin du royaume des Alains au Portugal.
- Les Wisigoths battent les Germains et les Alains en Espagne.
- Rébellion provisoirement écrasée dans le nord-ouest de la Gaule (Armorique).
- Fondation des premiers monastères de Provence aux îles de Lérins et à Saint-Victor de Marseille.
- Année probable de la rédaction du De reditu de Rutilius Namatianus

Naissances


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Décès


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418

ko:418년 Catégorie:418
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 418 du calendrier julien.

Événements


- Le pape Zosime condamne le Pélagianisme au concile de Carthage.
- Début du pontificat de saint Boniface Ier. >422
- Début du pontificat de l'antipape saint Eulalius. >419
- Le pape se rallie au dogme du péché originel.
- Brève restauration du pouvoir romain en Bretagne (418-427).
- Conversion forcée en masse de Juifs par l’évêque de Mahon, à Minorque.
- Règne de Théodoric Ier roi des Wisigoths (fin en 451)
- Les Wisigoths obtiennent de Rome des parties de la Gaule. Ils s'établissent comme fédérés en Aquitaine Seconde.
- Assemblée des Gaules, réunie à Arles.
- Saint Germain, évêque d’Auxerre (418-448).
- Fondation du monastère Saint-Victor à Marseille par Cassien

Naissances


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Décès


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419

ko:419년 Catégorie:419
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 419 du calendrier julien.

Événements


- Les Wisigoths s’installent en Espagne.
- Pontificat de saint Boniface (fin en 422).

Naissances en 419


- 2 juillet Valentinien III, empereur romain d'Occident.

Décès


- Wallia, roi des Visigoths

422

ko:422년 Catégorie:422
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Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440
417 | 418 | 419 | 420 | 421 | 422 | 423 | 424 | 425 | 426 | 427
---- Cette page concerne l'année 422 du calendrier julien.

Événements


- En Chine du Nord, les Tabghatch prennent Loyang et fondent la dynastie Wei du Nord (la date habituellement retenue pour le début de la dynastie est 386).
- Les Huns attaquent la Dacie Ripuaire et la Mésie Seconde (l’actuelle région bulgare du bas Danube). Le grand-roi Rugas, profitant de l’absence des forces romaines, fait une incursion dévastatrice en Thrace.
- L'empereur Théodose II accepte de payer un tribut aux Huns en échange de la paix.
- Théodose II, l'empereur romain d'Orient, et le roi Varahran (Bahrâm V Gôr) de Perse signent un traité de paix pour cent ans. Les chrétiens sont tolérés en Perse.
- Début du pontificat de saint Célestin Ier. >432
- Saint Célestin combat le pélagianisme.
- Eglise Sainte Sabine à Rome (422-440).

Naissances


- Naissance supposée de sainte Geneviève

Décès


- Pélage, moine hérésiarque, en Égypte (né en Bretagne v.360). Il enseignait que chaque homme pouvait gagner son salut par ses efforts individuels et ses propres forces.

424

ko:424년 Catégorie:424
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Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440
419 | 420 | 421 | 422 | 423 | 424 | 425 | 426 | 427 | 428 | 429
---- Cette page concerne l'année 424 du calendrier julien.

Événements


- Règne en Chine du Nord de Taiwudi, de son nom personnel Tuoba Tao (T'o-pa T'ao) (424-452), roi Tabghatch des Wei du Nord. Il organise successivement des raids contre les Avars (Ruanruan (Jouan-Jouan)) du Gobi et contre l’empire de Nankin. Il impose son autorité sur toute la Chine du Nord.
- Le roi des Huns Rugas déplace son siège dans la région de la Tisza médiane (vers 424).
- Traité de paix entre Rugas et les Romains orientaux (après 424). Rugas obtient le versement d’un tribut annuel de 350 livres d’or.
- Soumission des Gépides par les Huns, qui exterminent les familles royales et dirigeantes qui ne se sont pas rendues sans condition.
- Trésors cachés par la noblesse gépide en fuite (Szilágysomlyó, Brestov, Gelénes). Les trésors de Szilágysomlyó (Transylvanie), composés de fibules d’or et d’argent ornées de pierreries, sont attribué aux Gépides installés depuis le dans les vallées de la Tisza supérieure, du Szamos et de la Kraszna.
- Découverte d’offrandes funéraires destinées à de haut dignitaires huns en Hongrie (sites de Pécs-Üszögpuszta, Bátaszék et Pannanhalma) : pièces de harnachement (ferrets et pendentifs de bride, mors en fer à aiguille dorées, garnitures de selle en or), armes (pointes de flèches à trois ailettes, pointe de lance en fer, longue épée, petits arcs de parade couverts de tôles d’or), plaques-boucles cloisonnées (de ceinture, de bottes, de suspension d’épée).
- Trésor de la tombe de Nagyszéksos (non datée exactement) : torque d’or massif de 401 g, plaques-boucles, vêtements cousus de fil d’or et paillettes d’or, garniture en or d’un fourreau d’épée, d’un arc d’apparat, d’un carquois, de selles, récipients (coupes d’électrum…).

Naissances


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Décès


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426

ko:426년 ja:426 Catégorie:426
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Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440
421 | 422 | 423 | 424 | 425 | 426 | 427 | 428 | 429 | 430 | 431
---- Cette page concerne l'année 426 du calendrier julien.

Événements


- L’empereur romain d’Orient Théodose II fait incendier les installations sportives et religieuses d’Olympie.
- La Loi des citations est publiée au nom de Théodose II, empereur romain d'orient et Valentinien III, empereur romain d'occident
- Les Wisigoths assiègent Arles sans succès. Aetius libère la ville avec l’appui de troupes hunniques.
- Saint Loup, évêque de Troyes (426-479).
- La Cité de Dieu de Saint Augustin (426-429).

Naissances


- Zénon, empereur byzantin.

Décès


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Calendrier julien

Calendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes. Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel. Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.

Compte des années

Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.

- Dioclétien a institué lanno Diocletiani
, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.

- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).

Évolution historique

Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de
pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain. Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans. Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an. Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion
.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier. Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc. En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C.. L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février. Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis. De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:

Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (30 jours) # October (31 jours) # November (30 jours) # December (30 jours) La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour. Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).

Les douze mois du calendrier julien

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (31 jours) # October (30 jours) # November (31 jours) # December (30 jours) La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui. Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.

Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII

Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire. Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.

Coexistence des calendrier julien et grégorien

Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date. La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).

Voir aussi

Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février

Liens externes


- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel] Julien Catégorie:Rome antique als:Julianischer Kalender ko:율리우스력 ja:ユリウス暦 zh-cn:儒略历

421 (jeu)

On joue au 421 à l'aide de 3 dés et de 21 jetons, il se joue à deux joueurs ou plus. Le jeu se joue en deux phases. La premiere phase consiste à distribuer les jetons aux joueurs. Pour ce faire, les joueurs lancent à tour de rôle les dés. Celui qui fait la plus faible combinaison recupère des jetons dont le nombre dépend de la plus forte combinaison. Le joueur qui perd le tour commence le tour suivant. Il existe différents types de combinaisons : Le 421 qui est compose de 4,2 et 1. Il vaut 10 points, c'est la combinaison la plus forte. Les baraques qui sont composées des trois mêmes valeurs (par exemple 6,6 et 6). Il vaut autant de points que la valeur des dés (6 points pour notre exemple). Les fiches qui sont composées de 2 as et d'une troisième valeur. Elles valent la valeur du troisième de (par exemple 4,1,1 vaut 4 points). À valeur equivalente, « baraque » l'emporte sur « fiche ». Il est à noter que 1,1,1 vaut 7 points et non 1. Les tierces qui sont composées de 3 chiffres successifs. Elles valent 2 points et sont plus faibles que toutes les combinaison précédentes. Bien sûr, 6,5,4 sera plus fort que 3,2,1. Enfin, « Nenette » qui est 2,2,1 vaut 4 points mais est battue par les tierces, les fiches, les baraques et le 421. Il reste les autres qui ne valent qu'un point et sont plus faibles. On les classe grâce au chiffre le plus fort, puis le deuxième et le troisième. Par exemple, 6,4,1 et plus fort que 5,5,3, etc. Lorsque les 21 jetons ont été répartis, on commence la seconde phase, dite « décharge ». On joue comme la première phase sauf que le premier joueur peut jouer jusqu'à 3 fois en gardant éventuellement un ou deux dés, afin d'obtenir une meilleure combinaison. Les autres joueurs sont alors obligés de jouer en autant de coups (1,2 ou 3). Celui qui a obtenu la plus forte combinaison donne autant de jetons à celui qui a eu la plus faible.Ceci fonctionne avec toutes les combinaisons. De plus, le vainqueur ajoutera tous les points des autres joueurs qui ont fait une combinaison de 2 points ou plus. Si un joueur, dans le même nombre de coups qu'un joueur précédent, crée l'égalité, on parle d'un " rampo". C'est celui qui a réussi le rampo qui dicte le nombre de coups - coup sec, en deux ou en trois- qui seront tirés pour départager le vainqueur et c'est lui qui tire le premier, contre le seul joueur qui avait tiré le coup en question. S'il y a plusieurs "rampos" dans le même échange - exemple trois joueurs ont le même tirage dans le même nombre de coups, c'est celui qui a réussi le dernier rampo qui a l'initiative de décider, et les autres jouent dans l'ordre inverse de ces rampos. Lorsqu'un joueur n'a plus de jetons, il a gagné et sort du jeu. Le jeu se termine lorsqu'un joueur a les 21 jetons. Catégorie:Jeu de société

Japon

] Le Japon (en japonais 日本, Nihon ou Nippon ) est un pays d'Asie du Nord-Est. 日本 signifie « origine du Soleil » - 日=jour ou soleil, 本=racine - pour évoquer le soleil levant, surnom parfois utilisé pour désigner le Japon ; le prince Shōtoku Taishi (聖徳太子, 574-622) s'était servi de cette expression dans une lettre envoyée à l'empereur de Chine (Cf. Noms du Japon). 日本 sont deux idéogrammes chinois notés RI4 BEN3 et prononcés "je ben" en chinois. Cette forme chinoise est donc l'origine du nom du Japon en langue française. Le Japon est un archipel volcanique constitué de milliers de petites îles entre l'océan Pacifique et la mer du Japon, à l'est de la péninsule coréenne « pays du matin calme » à la croisée de plusieurs plaques tectoniques sources de nombreux séismes. Quatre îles principales,Kyūshū, Shikoku, Honshū et Hokkaidō composent l'archipel japonais. Cette dernière, historiquement peuplée par les Aïnus (ou Aïnous), fut envahie par un flux de populations qui partit de la Corée. Les migrants s'installèrent dans la plaine du Yamato et formeront plus tard les premiers artisans de la culture japonaise alors que les peuples originels seront cantonnés au nord de Honshū et sur l'île de Hokkaidō. Connu sous le nom de « pays du soleil levant », son économie très développée, même si elle stagne actuellement, résulte de sa longue et riche histoire et de sa culture ethnocentrique. Le nom japonais Nippon est utilisé sur les timbres et pour les événements sportifs internationaux, alors que Nihon est utilisé plus fréquemment au Japon même. Nippon réfère aussi à l'empire japonais et à une certaine idéologie. Yamato (大和) est le nom que l'on donne à l'ancienne période de Amateratsu, qui selon la mythologie ayant cours avant la capitulation en 1946, aurait créé le Japon. C'est à l'origine le nom de la première structure impériale connue qui exerçait son pouvoir autour de Nara (奈良) aux environs du . Aujourd'hui, on trouve toujours le mot Yamato dans des expressions telles que Yamato damashii (大和魂, « l'esprit japonais »).

Histoire

Article détaillé : Histoire du Japon La légende prétend que le Japon fut fondé au par l'empereur Jimmu. Le système d'écriture chinois et le bouddhisme furent introduits durant les et s, initiant une longue période d'influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shoguns (gouverneurs militaires). À partir du , des commerçants venus du Portugal, d'Espagne, des Pays-Bas et d'Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du , le shogunat japonais craignit qu'ils fussent les prémisses d'une conquête militaire par les forces européennes. Ils interdirent la religion chrétienne et tuèrent ceux qui bravaient cet interdit avant de cesser toute relation avec l'étranger, exceptés certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais à Nagasaki (長崎), précisément sur l'île de Dejima (出島). Cet isolement volontaire dura 200 ans jusqu'à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s'ouvrir à l'Occident en signant la Convention de Kanagawa en 1854. En seulement quelques années, le renouement des contacts avec l'Occident transforma profondément la société japonaise. Le shogunat fut forcé de démissionner et l'Empereur fut remis au pouvoir. La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes. Le système de type féodal fut officiellement aboli et de nombreuses institutions occidentales furent adaptées. De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d'importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905) dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taiwan et d'autres territoires. L'expansionnisme militaire du Japon au début du qui débuta avec l'annexion de la Corée (1910), se poursuivit avec l'invasion de la Mandchourie et une seconde guerre sino-japonaise avec le premier bombardement aérien à Shanghai d'une ville et de ses civils (à partir de 1937). Le Japon se construisit un empire colonial étendu jusqu'à l'Asie du Sud-Est qui lui permit de se fournir en matières premières. L'attaque sur Pearl Harbor dans l'archipel d'Hawaii en 1941 l'engagea dans la Seconde Guerre mondiale. Le Japon fut finalement vaincu en 1945 après le largage de deux bombes atomiques, une sur Hiroshima (6 août 1945) et une autre sur Nagasaki (9 août 1945). Il se rendit aux États-Unis et ses alliés le 2 septembre 1945. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation. Le Japon dévasté d'après-guerre, confiné à l'archipel, resta sous la tutelle des États-Unis jusqu'en 1952. Ils imposèrent une nouvelle constitution plus démocratique et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du pays. L'économie se rétablit rapidement et permit le retour de la prospérité sur les îles. Actuellement, le Japon est l'un des pays qui a les plus grandes dépenses militaires au monde mais l'importance de ce budget ne fait pas du Japon un grande puissance militaire. La constitution japonaise interdit en effet la création d'une armée, de toute opération militaire en dehors de ses frontières et de la possession de l'arme atomique. Cependant, des « forces d'autodéfense », un corps professionnel disposant de moyens techniques avancés, supplante progressivement l'armée étasunienne d'occupation. Avec la guerre en Irak, la Constitution a été aménagée pour pouvoir déployer des troupes hors de son territoire.

Politique

Article détaillé : Politique du Japon Le Japon est une monarchie constitutionnelle avec un parlement bicaméral, le Kokkai ou diète. Le pouvoir exécutif appartient au cabinet, responsable devant la diète, composé du premier ministre et de ministres d'État devant tous être des civils. Le premier ministre est choisi au sein de la diète par ses pairs. Il a le pouvoir de nommer et démettre les autres ministres, dont une majorité doit être membres du parlement. La constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à l'empereur, au peuple japonais. Le monarque est alors défini comme symbole de l'État. La branche législative se compose d'une chambre des représentants (Shūgi-in) de 480 sièges, dont les membres sont élus au suffrage universel tous les quatre ans et d'une chambre des conseillers (Sangi-in) de 242 sièges, composée de personnes élues pour une durée de six ans. Le suffrage est toujours universel et secret. Depuis 2003, les ambassades du Japon organisent le vote de leur ressortissants expatriés. L'interdiction faite aux fonctionnaires de sortir du pays tend à s'assouplir. Les Coréens résidents au Japon depuis plusieurs générations sont considérés comme des étrangers. Il y a ainsi, pour ces derniers, obligation de renouvellement annuel du titre de séjour et absence de certains droits fondamentaux dont celui de pouvoir voter. Le Japon pratique officiellement la peine de mort. Le dernier cas en date est celui de Masumi Hayashi, une Japonaise de 43 ans, qui a été condamnée à mort par pendaison par la Haute Cour d'Ōsaka en appel en 2005. Elle était accusée d'avoir empoisonné quatre personnes à l'arsenic et d'en avoir intoxiqué 63 autres en 1998. (Source : journal Le Monde, 28 juin 2005).

Préfectures

Article détaillé : Préfectures du Japon Le Japon est subdivisé en 47 préfectures : préfecture

Géographie

préfecture Article détaillé : Géographie du Japon left Le Japon est un archipel s'étendant le long de la côte est de l'Asie. Quatre îles principales composent le pays : du Nord au Sud, Hokkaidō, Honshū (la plus grande), Shikoku et Kyūshū. En outre, l'archipel comporte environ 3 000 autres îles, plus petites. Naha, sur l'île d'Okinawa dans l'archipel des Ryūkyū (Ryūkyū retto en japonais), est située à plus de 600 km au sud-ouest de Kyūshū. Au sud de Tōkyō, l'archipel des Nanpo s'étire sur plus de 1 000 km jusqu'à Iwo Jima. Au nord, les îles de Sakhaline (Karafuto en japonais) et les Kouriles (Chishima retto qui s'étendent à plus de 1 200 km au nord-est de Hokkaidō), entièrement russes depuis 1945, sont parfois considérées comme les points extrêmes de l'archipel. Environ 73 % du pays est constitué de montagnes, avec une chaîne traversant chacune des îles principales. La plus grande montagne japonaise est le célèbre mont Fuji (Fuji-san) culminant à 3 776 m d'altitude. L'île Atlasov (Oyakoba en japonais), à l'extrémité nord des îles Kouriles, est un pic enneigé magnifique (2 337 m) sortant directement de la mer. Du fait qu'il existe si peu de terrains plats, de nombreuses collines et montagnes sont cultivées sur toute leur hauteur. Comme le Japon est situé dans une zone de subduction des plaques tectoniques, des volcans sont actifs, de fréquentes secousses telluriques d'intensité variable sont ressenties dans tout le Japon. De puissants et destructeurs tremblements de terre se produisent régulièrement et peuvent créer des tsunamis. Le séisme de Kōbe en 1995 fit 6 433 morts et 43 700 blessés. Les sources naturelles d'eau chaude sont nombreuses et ont souvent été aménagées pour la villégiature. Le Japon enregistre environ 20 % des séismes les plus violents dans le monde. Du fait de sa situation nord-sud, le climat au Japon est extrêmement varié. Sapporo, sur l'île du nord, a un été doux et un hiver long et froid avec de fortes chutes de neige. Tōkyō, Nagoya, Kyōto, Ōsaka et Kōbe, au centre et à l'ouest de la plus grande île (Honshū), subissent des hivers relativement doux avec peu ou pas de neige et des étés chauds et humides. Fukuoka (Hakata), sur l'île de Kyūshū, a un climat avec des hivers doux et un été court alors que le climat d'Okinawa est subtropical. Les îles Kouriles sont généralement enveloppées de brumes. Rattaché à Nemuro, il comprend 5 gun : Kunashiri, Etorofu, Urupu, Rakkoshima et Chōka. L'archipel japonais est touché par les tempêtes tropicales et les cyclones (appelés typhons), surtout entre juin et octobre. En 2004, dix cyclones se sont abattus sur le Japon, parmi lesquels Meari qui a fait 22 morts et 6 disparus. Le bilan matériel de la saison 2004 est catastrophique : au moins 155 milliards de yens (1,4 milliard de dollars américains ou 1,1 milliard d'euros) de dégâts. Les typhons les plus violents au Japon au ont dévasté Muroto en 1934 (3 000 morts) et dans la baie d'Ise en 1959 (5 000 morts). Le Japon est découpé en dix régions qui sont (du nord au sud) : Hokkaidō, Tōhoku, Kantō, Chūbu, Kansai (couramment appelé Kinki), Chūgoku, Shikoku, Kyūshū et Okinawa. Voir aussi : Villes du Japon

Économie

Article détaillé : Économie du Japon Le Japon, s'appuyant sur la coopération entre l'État et les entreprises, une forte éthique du travail, la maîtrise des hautes technologies et la faiblesse relative des dépenses militaires (1 % du PIB), a progressé à un rythme extraordinaire jusqu'à devenir la deuxième économie du monde, derrière les États-Unis. L'organisation économique du Japon a quelques traits propres : les liens étroits entre industriels, sous-traitants, et distributeurs dans des groupes appelés keiretsu ; de puissants syndicats d'entreprise, peu de conflits, un mouvement de revendications salariales annuel (shuntō) au printemps ; la garantie de l'emploi à vie pour une part importante des employés de l'industrie. Depuis, l'éclatement de la bulle financière, des licenciements et surtout la fermeture de très nombreux sous-traitants ont détruit ce mythe. L'industrie, secteur dominant de l'économie (avec 39 % du PIB, contre 25 % aux États-Unis, et 33 % de la population active, contre 25 % en France), est très dépendante des importations de matières premières et d'énergie. En effet, le territoire japonais ne pourvoit qu'à 3 ou 4 % des ressources naturelles dont a besoin le pays. Le secteur agricole, bien moindre, est fortement subventionné. Les rendements sont parmi les plus hauts du monde. Le plus souvent autosuffisant en riz, le Japon importe la moitié de sa consommation des autres céréales. Sa flotte de pêche est une des plus importantes au monde et réalise presque 15 % des prises totales. Pendant trois décennies, la croissance a été spectaculaire : en moyenne et hors inflation 10 % par an dans les années 1960, 5 % dans les années 1970 et 4 % dans les années 1980. Dans les années 1990 la croissance a été nettement plus faible, essentiellement à cause de surinvestissements à la fin des années 1980, et d'une politique économique d'austérité destinée à purger les excès antérieurs des marchés boursiers et immobiliers. Les efforts du gouvernement pour relancer la croissance ont eu peu de succès. La signature d'accords avec l'organisation mondiale du commerce força le Japon a réduire ses subventions aux agriculteurs, ouvrant la voie aux riz américains ou vietnamiens (le riz constitue la base alimentaire des repas des Japonais). Depuis fin 2002, un mouvement de réprise s'est amorcé, tiré par le rapide développement du voisin chinois, et, plus récemment, par la demande intérieure (consommation des ménages, chômage en baisse,...) et l'assainissement du secteur bancaire. À long terme, la surpopulation des zones habitables et le vieillissement de la population sont deux problèmes majeurs. La robotique est une des grandes forces de l'économie à long terme. 410 000 des 720 000 robots industriels du monde sont au Japon.

Démographie

Articles détaillés : Démographie du Japon ~ Villes du Japon La société japonaise est ethniquement et linguistiquement très uniforme avec 99 % de la population parlant le japonais. Le 1 % restant étant constitué principalement de population d'immigrants venus de Corée et de Chine, ainsi que de la petite minorité indigène des Aïnus d'Hokkaidō. En 2004, 19,5 % des Japonais avaient plus de 65 ans. La même année, il y avait moins de deux millions d'étrangers sur un total de près de 130 millions d'habitants.

Religion

Articles détaillés : Religion japonaise ~ Burakumin La plupart des Japonais ne croit pas en une religion particulière et unique. Ceux-ci sont profondément animistes, de nombreuses amulettes tant à la maison qu'en voyage en attestent. Leur pratique est chamanique au travers du shintoïsme, les autres religions n'étant qu'une appropriation animiste des dieux d'autres lieux dans leur panthéon personnel ou collectif. Cependant, nombreux sont les Japonais, particulièrement au sein de la jeune génération, qui sont opposés aux religions pour des raisons historiques et en raison du développement de la science. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut exigé du peuple japonais de croire au seul shintoïsme et interdit de croire en une autre religion. Ce shintoïsme d'Etat fut indissociable du nationalisme nippon qui prônait une élimination pure et simple des apports, pourtant anciens, du bouddhisme et enfin du christianisme apporté par les missionnaires portugais (dont faisait partie le père jésuite François-Xavier). Heureusement, beaucoup d'autres ont su garder une vision plus apaisée de la religion et en « utilisent » plusieurs dans leur vie. Ainsi, une même personne peut aller invoquer les dieux au sanctuaire shintō à l'occasion du nouvel an et tenter d'attirer leur attention avant les examens d'entrée à l'école ou à l'université. Celle-ci, raisonnant de manière confucianiste, souhaitera parfois un mariage à l'occidentale dans une église chrétienne après une cérémonie plus traditionnelle et aura des funérailles dans un temple bouddhiste. Au début du XVIIe siècle et après une période de relative tolérance, le christianisme fut interdit puis pourchassé jusqu'à une quasi éradication du pays (mis à part Nagasaki et ses environs). Aujourd'hui, la situation s'est inversée et un certain nombre de nouvelles religions ou sectes qui se sont établies juste avant ou à la suite de la Seconde Guerre mondiale occupent une place importante au Japon.

Transport

Voir aussi : Transport au Japon ~ Shinkansen (Le train à grande vitesse) ~ Liste des chemins de fer japonais ~ Métro de Tokyo Lien externe : http://www.train-tram.be/japon

Culture

La culture japonaise est influencée par celle de la Corée et celle de la Chine (bien que ceci soit rarement admis). Mais elle en est aussi distincte. Les influences culturelles étrangères se sont historiquement effectuées via la Corée du fait de leur proximité géographique. L'arrivée des Portugais et plus tard des Américains a quelque peu modifié ce système.
Articles détaillés : Culture japonaise ~ Dessins animés ~ Manga ~ Gastronomie ~ Musique ~ Art contemporain ~ Sports ~ Lieux touristiques ~ Cinéma ~ Théâtre |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom français !! Nom local !! En japonais !! Remarques |- | || Jour de l'An || Ganjitsu || 元日 | |- | 2 lundi de janvier || Jour de l'accession à la majorité | Seijin no Hi || 成人の日 ||déplaçable depuis 2000,
15 janvier auparavant |----- | 11 février | Anniversaire de la fondation de l'État | Kenkoku Kinen no Hi || 建国記念の日 || |- | 20 ou 21 mars || Jour de l'équinoxe de printemps | Shunbun no Hi || 春分の日 ||déplaçable selon l'Observatoire |----- | 29 avril || Journée verte || Midori no Hi || みどりの日 | |- | 3 mai || Commémoration de la constitution | Kempō Kinenbi || 憲法記念日 || |----- | 4 mai || Repos national || Kokumin no Kyūjitsu || 国民の休日 | |- | 5 mai || Jour des enfants || Kodomo no Hi || こどもの日 | |----- | 3 lundi de juillet || Jour de la mer | Umi no Hi || 海の日 ||déplaçable depuis 2003,
20 juillet auparavant |- | 3 lundi de septembre || Jour des personnes âgées | Keirō no Hi || 敬老の日||déplaçable depuis 2003,
15 septembre auparavant |----- | 22 ou 23 septembre || Jour de l'équinoxe d'automne | Shūbun no Hi || 秋分の日 ||déplaçable selon l'Observatoire |- | 2 lundi d'octobre || Jour de l'éducation physique | Taiiku no Hi || 体育の日 ||déplaçable depuis 2000,
10 octobre auparavant |----- | 3 novembre || Jour de la culture | Bunka no Hi || 文化の日 || |- | 23 novembre || Fête du travail || Kinrō Kansha no Hi || 勤労感謝の日 | |----- | 23 décembre || Anniversaire de l'empereur | Tennō Tanjōbi || 天皇誕生日 || |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{

Perse

La Perse (en grec ancien ἡ Περσίς / hê Persís) est le nom utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour désigner la province du Fars, berceau historique de l'Iran actuel, appelée Pārsa- en vieux-perse et Pārs en moyen-perse. Au , sassanide]], apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », c'est-à-dire « pays des Iraniens ». Au , après la chute des Sassanides, le pays reprend le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays l'Iran. Durant l'Antiquité, le puissant Empire perse des Achéménides a livré plusieurs guerres aux Grecs. Plus tard, les Arabes conquièrent la région et y introduisent l'Islam. Les Iraniens continuent à parler persan, et se différencient des musulmans orthodoxes (sunnites), car ils sont chiites duodécimains (divergence provenant d'un problème de succession à la mort de Mahomet).

Chronologie


- : peuplement du plateau iranien par les Aryens au nord et dans le Fars, par les Mèdes dans l'ouest.
- vers -750 : Deioces fonde le premier royaume mède, dont la capitale est Ecbatane.
- -612 : les Mèdes s'emparent de Ninive, provoquant la chute de l'Empire assyrien.
- -552 : La Perse devient un royaume indépendant sous le roi Cyrus II.
- -550 : Cyrus II détruit l'Empire mède et fonde l'Empire perse, qui s'étendra à tout le Moyen-Orient, de la mer Égée à l'Inde, de l'Égypte à l'Afghanistan. Naissance de Darius I, roi de Perse. † 486 av. J.-C.
- -522 : Après la mort de Cambyse, le mage Gaumata usurpe le pouvoir en se faisant passer pour le défunt ; il est assassiné par des généraux menés par Darius. Début du règne de Darius Ier, roi de Perse. (fin en 486 av. J.-C.) Darius Ier, États-Unis (Empire achéménide)]]
- -518 : Une voie royale de 2 683 km est construite à travers l'Empire perse.
- -490 : les Perses du roi Darius sont battus par une coalition de Grecs à Marathon ; c'est l'épisode le plus marquant de la première guerre médique.
- -486 : Décès de Darius I, roi de Perse. Début du règne de Xerxès, roi de Perse. (fin en 465 av. J.-C.)
- -482 : Pour mater une révolte babylonienne contre la domination perse, Xerxès fait détruire les temples de la ville.
- -480 : Au cours de la deuxième guerre médique les Grecs défont la marine perse à Salamine (Salamis). Plus de 1000 trières participent à la bataille.
- -479 : Athènes refuse l'offre avantageuse de passer du côté perse.
- -472 : Dans sa pièce Les Perses, Eschyle présente au public athénien la bataille de Salamine vue du côté perse.
- -465 : Xerxès I est assassiné. Son fils Artaxerxès I lui succède comme roi de Perse.
- -459 : Après avoir aidé les rebelles égyptiens contre le pouvoir perse, les Grecs sont mis en fuite et trouvent refuge dans une île du delta du Nil.
- -404 : L'Égypte devient indépendante de la Perse.
- -401 : Le roi perse Artaxerxès II défait et tue son frère Cyrus le Jeune à Cunaxa.
- -396 : Le roi de Sparte Agésilas II défait le satrape perse Tissapherne.
- -386 : Sparte et la Grèce signent un traité, la paix d'Antalcidas ou paix du Roi, reconnaissant les droits de la Perse d'Antaxerxès sur l'Asie et Chypre et les droits d'Athènes sur les îles de Skyros, d'Imbros et de Lemnos.
- -370 : Les satrapes de l'Empire perse entrent en révolte contre le pouvoir central, à la suite de l'indépendance de l'Égypte en -404.
- -338 : Décès d'Antaxerxès, roi de Perse assassiné par son eunuque favori.
- -333 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III Codoman à la bataille d'Issos.
- -331 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III à la bataille de Gaugamèles.
- -312 : Début du règne de Séleucos I, fondateur de la dynastie séleucide de Perse. (fin en 280 av. J.-C.)
- -115 : Les Parthes, dont les ancêtres viennent de tribus à l'Est de la mer Caspienne, s'établissent comme maîtres de la Bactriane (le Nord de l'Afghanistan), de la Perse et de la Mésopotamie. Mésopotamie
- 211 : Ardachîr devient le roi d'une partie de la Perse.
- 224 : La Perse est unifiée par Ardachir.
- 226 : Ardachîr renverse Artaban V, dernier roi des Parthes et fonde une nouvelle dynastie perse, les Sassanides.
- 227 : La Perse annexe tout l'Empire parthe.
- 241 : Début du règne de Shapur I, roi de Perse. (fin en 272)
- 242 : Mani commence à prêcher sa doctrine religieuse en Perse.
- 259 : Le roi perse Shapur I capture l'empereur Valérien.
- 297 : Narses, le roi sassanide de Perse évince le roi Tiridate IV d'Arménie.
- 298 : Le roi perse Narses est force de signer un traité avec Rome.
- 310 : Début du règne de Shapur II, roi de Perse (fin en 272)
- 332 : Nouveau recueil des doctrines de Zarathoustra en Perse (Avesta).
- 337 : Début de la guerre perse contre Rome. (fin en 350)
- 348 : Des femmes sont enrôlées en Perse dans les services auxiliaires de l'armée.
- 350 : Les Huns envahissent la Perse et l'Inde.
- 359 : Sapor II, le roi sassanide de Perse, envahit la Syrie et prend la ville romaine d'Amida après une dure bataille.
- 363 : L'empereur Julien envahit la Perse et défait les Perses devant les murs de leur capitale, Ctésiphon.
- 390 : Théodose I et le roi Shapur III de Perse signent un traité pour se partager l'Arménie.
- 399 : Yezdgerd monte sur le trône de Perse. Il est tolérant envers le christianisme et entretient de bonne relation avec les Romains.
- 422 : Théodose II, l'empereur romain d'Orient, et le roi Varahran de Perse signent un traité de paix.
- 430 : Les Huns Hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 506 : Après une contre-offensive romaine, en Mésopotamie, la paix est rétablie entre l'empire d'Orient et la Perse.
- 516 : Le perse Mazdak définit le communisme comme la religion mise en pratique.
- 529 : La dernière école de philosophie en Europe, à Athènes ferme et les derniers maîtres de philosophie émigrent en Perse.
- 531 : Le mouvement collectiviste de Mazdak est écrasé en Perse. Début du règne de Khosro Ier, roi de Perse. (fin en 579)
- 532 : Byzance verse à la Perse 3 548 kg d'or pour fortifier le Caucase.
- 561 : L'empereur byzantin Justinien signe un nouveau traité avec Khosro I, le roi des Perses rétablissant la frontière entre la Perse et l'empire d'Orient. L'empereur byzantin Justinien accepte de payer un tribut annuel a la Perse. La Perse garantit à Byzance 50 ans de paix.
- 589 : Le roi de Perse Khosro II est déposé par une révolte militaire et s'enfuit à Constantinople pour demander de l'aide.
- 590 : Début du règne de Khosro II, roi de Perse. (fin en 628)
- 591 : L'empereur byzantin Maurice rétablit sur son trône le roi de Perse Khosro II. En retour, il reçoit de conséquentes concessions territoriales. La paix est rétablie à nouveau entre les deux empires byzantin et perse.
- 600 : Les moulins à vent sont utilisé en Perse pour l'irrigation.
- 627 : Héraclius, allié aux Khazars, parvient devant Ninive et anéantit l'armée perse.
- 632 : Début du règne de Yazdgard III, dernier roi sassanide de Perse. (fin en 651)
- 632 : Le calife Abou Bakr soumet les tribus arabes révoltées. Il progresse vers la Syrie et la Perse fin en 634
- 639 : Les Arabes anéantissent l'armée perse à la bataille de Kadisiyya.
- 900 : Les moulins à vent arrivent de Perse dans l'Espagne musulmane.
- 975 : Le perse Muwaffat écrit un traité des remèdes.
- 1055 : Les nomades turcs seldjoukides, sunnites, qui étaient déjà nombreux dans les armées du califat abbasside s'emparent de Bagdad en 1055.
- 1094 : La secte des Assassins de religion chiite est fondée en Perse.
- 1251 : Début de la conquête de la Perse par Hulagu, petit-fils de Gengis Khan (fin en 1265).
- 1447 : Éclatement de l'empire de Tamerlan (Timour Lenk), l'Inde, la Perse et l'Afghanistan gagnent leur indépendance.
- 1502 : Ismail I établit la dynastie Safavide en Perse. Le chiisme devient la religion de la Perse. chiisme
- 1571 : Naissance d'Abbas I le Grand, chah de Perse (†1629).
- 1585 : Début du règne d'Abbas I (fin en 1622).
- 1590 : Abbas I signe la paix avec les Turcs.
- 1598 : Abbas I de Perse défait les Ouzbeks à Herat. Il fait d'Ispahan sa capitale.
- 1623 : Abbas I prend Bagdad aux Turcs.
- 1629 : Décès d'Abbas I.
- 1709 : Les Afghans se soulèvent contre le pouvoir perse et forment un État afghan indépendant.
- 1722 : Début du contrôle afghan sur la Perse. (fin en 1730)
- 1730 : Les Afghans sont rejetés hors de Perse.
- 1736 : Début du règne de Nâdir Shâh, chah de Perse, fondateur de la dynastie afshar, qui étendit l'influence perse en Inde. (fin en 1747)
- 1737 : Début de l'occupation perse de l'Afghanistan. (fin en 1747)
- 1794 : Aga Muhammed fonde la dynastie Qajar (Kajar) qui règnera sur la Perse jusqu'en 1925.
- 1811 : Guerre entre la Perse et la Russie qui remporte quelques victoires dans le Caucase.
- 1826 : Début de la guerre russo-perse, la Russie s'empare des provinces arméniennes. fin en 1828
- 1901 : Une compagnie britannique reçoit une concession de forage pétrolier pour 60 ans en Perse.
- 1934 : La Perse reprend le nom d'Iran.

Bibliographie


- Collectif, De la Mésopotamie à la Perse, Encyclopædia Universalis et Grand Livre du Mois, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 ;
- ;
- Philip Huyse, La Perse antique, Belles Lettres, coll. « Guide Belles Lettres des civilisations », Paris, 2005 (ISBN 2-251-41031-7). ja:ペルシアko:페르시아 제국
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Huns

catégorie:Nomadisme Catégorie:Huns Catégorie:Peuple turco-mongol Les Huns sont un peuple de cavaliers des steppes.

Point de vue occidental

Les Huns sont un peuple asiatique turco-mongol, de langue turque. C’est le premier peuple mentionné comme tel par les historiens.
Des références à un peuple appelé Xiongnu (Hsiung-nu) existent dans les sources chinoises depuis -1200, faisant allusion aux ancêtres des Huns. Un groupe appelé Huns européens et mené par Attila est considéré comme étant l’extension occidentale des Huns. L’établissement du premier état hun a été un des premiers aspects bien documentés de ce type de migration à cheval. Attila Ces tribus nomades surpassèrent les autres dans la maîtrise du cheval, grâce à leur promptitude et à leur étonnante mobilité, ainsi qu’à la dextérité de leurs cavaliers, entraînés dès leur plus jeune âge. Cette habileté, couplée à l’arc court pouvant être utilisé depuis le dos de la monture, fut un avantage lors des nombreuses batailles que livrèrent les Huns.

Aspects culturels

Les Huns occidentaux sont décrits par les Romains et les Goths comme des hommes trapus, de petite taille, avec une tête large, le cou épais et de larges épaules, le torse bombé et un tronc épais sur des jambes courtes. Leurs traits sont décrits comme mongoloïdes et leur teint brun, avec une absence de barbe. Selon nos connaissances actuelles, 20 à 25% des Huns retrouvés dans les tombes étaient de type mongoloïde, la majorité étant de type européen. Les Huns et les Alains diffusèrent l’usage de la déformation crânienne parmi les Germains orientaux, surtout chez les femmes. Ces derniers abandonneront cette pratique après la défaite des Huns. La langue hunnique, jamais écrite, nous est peu connue. Les noms des rois huns retranscrits approximativement par les Grecs et les Romains témoignent d’une langue turque (liée au protobulgare et au mongol). Ils pratiquaient l'infanticide des filles et le gérontocide. Les Huns furent des éleveurs consommant principalement de la viande (en abondance, qu'ils mangent crue et qu’ils font aussi sécher) et des produits laitiers. La chasse avait également une grande importance dans leur économie, notamment la chasse des grands-roi pour l’alimentation de l’armée (cette chasse royale est une sorte grande manœuvre préliminaire à la guerre). Leur bétail fournissait également le cuir, la laine et les os. Le cuir servait à la fabrication des bottes, du harnachement, du carquois ; la laine à celle du feutre des tentes, des capes et peut-être des tapis. L’archéologie témoigne de l’arrivée et de la progression des Huns en Europe au . D’importants vestiges hunniques ont été découverts dans plusieurs centres : dans la région de Saratov et celle de Volgograd, sur les deux rives d’un gué important de la Volga ; dans la région centrale du Caucase du Nord ; près de la Caspienne, au Daghestan ; dans la région du bas Dniepr à la Crimée, (Dniepropetrovsk, Zaporojie, Kherson); également sur la presqu’île de Crimée, entre le Boug méridional et le Prout, sur les bords du Dniestr et du Prout en Moldavie et en Roumanie, dans la vallée du Buzăul qui relie les Carpates du sud-est et le coude du Danube en Dobroudja, en Olténie enfin.

Art militaire

Aspect dominant chez les Huns, leur efficacité militaire était due à l’excellence de leurs archers à cheval, à la résistance et au nombre de leurs chevaux, et à leurs qualités de cavaliers, facilitées par l’emploi de selles à arcades hautes. La cavalerie hunnique était opérationnelle été comme hiver. Sa rapidité lui permettait de prendre ses adversaires par surprise. La tactique des Huns consistait à attaquer en groupes de 500 à 1000 cavaliers, convergeant de diverses directions. Ils ouvraient la bataille de loin par des nuées de flèches au tir précis. Quand leur adversaire ripostait, ils s’écartaient, comme s’ils fuyaient, et l’attiraient à proximité d'autres groupes qui les attendaient embusqués. Dans d’autres cas, les troupes de réserve attaquaient le camp ennemi pendant que son armée poursuivait les autres. L’ennemi ainsi désorganisé, les Huns faisaient volte-face, et attaquaient l’adversaire de plusieurs directions en même temps, le massacrant avec leurs longues épées. Les Huns employaient la terreur pour briser toute résistance, par l’incendie et le massacre des populations civiles. Les Huns utilisaient des arcs asymétriques « reflex » à raidisseurs d’os, des carquois en écorce de bouleau ou en cuir, et différents types de pointes de flèches : pointes en fer à trois ailettes (les plus utilisées), plates losangiques et massives en forme de clous, et celles en os servant pour la chasse. L’épée longue et relativement mince, à double tranchant et souvent munie d’une garde de fer, était l’arme offensive principale des cavaliers huns avec l’arc et les flèches. Elle était accompagnée d’un coutelas à un seul tranchant, spécifiquement hunnique, et de lances. Il n’y a pas de trace, écrite ou archéologique, de l’utilisation de boucliers. Des cuirasses à écailles de fer se trouvent déjà dans les tumuli kourganes d’époque hunnique d’Asie centrale de Ketmentöbe-Aktchikarassou; des fragments de cottes de mailles ( à Fiodorovka) et de cuirasse (à Pokrovsk-Voskhod) ont été retrouvés. Le seul casque hunnique oriental connu, de type composite fait de plaque de fer, a été retrouvé dans une tombe de Kichpek.

Point de vue oriental et chinois

Dans les sources chinoises, les plus anciennes références à un peuple appelé Xiongnu (Hsiung-nu), datant du , se retrouvent dans les écrits de la campagne du roi Wuding (武丁) de la dynastie Shang contre la tribu des Gui Fang (鬼方), que l’on considère comme un autre nom des Huns. Ceci est quelque peu confirmé par quelques sources archéologiques vagues mais reste encore à prouver. L’existence de la campagne est prouvée par des inscriptions en bronze mais il n’est pas certain que les Gui Fang étaient les Huns. Beaucoup d’historiens pensent que les Xiongnu et les Huns étaient le même peuple en raison des similitudes dans la description de leur aspect et de leurs habitudes de vie. D’autres avancent le fait que cet aspect et ces habitudes peuvent également correspondre à d’autres tribus résidant dans les steppes mongoles et ne sont donc pas caractéristiques des Xiongnu ou des Huns. Néanmoins, tous conviennent qu’il existe des ressemblances entre ces deux peuples.

L’Inde et les Huns blancs ou Hephtalites

Voir : Shvetahûna

Conclusion

Aujourd’hui cependant, la majorité de la communauté scientifique (historiens, archéologues et linguistes) estime que les Huns d’Europe, les Huns d’Asie (Xiongnu) et les Huns blancs (Hephtalites) étaient le même peuple en raison des dernières découvertes :
- une lettre en sogdien du raconte l’attaque des Xiongnus contre une caravane dans le Turkestan chinois. Dans cette lettre, les Xiongnus sont nommés par le terme « xwn » ;
- les annales chinoises parlent de l’attaque des Xiongnus contre les Alains. Les historiens romains ont aussi relaté cet évènement, mais dans la version latine ce sont les Huns qui détruisent le royaume alain ;
- les archéologues ont découvert des pièces de monnaies dans les tombeaux hunniques de l’Europe centrale. Ces pièces, d’origine sassanide, sogdienne, kouchane et indienne, témoignent en faveur du fait que les Huns blancs qui combattaient en Asie centrale étaient les mêmes que les Huns d’Europe. Les auteurs byzantins (comme par exemple Procope au ) rapportent que les Hephtalites ne ressemblaient pas aux Huns d’Attila (). Cela pourrait être dû au fait que les premiers étaient hindouistes et les derniers de religion chamanique.

Chronologie


- 73-91 : guerre des Huns en Chine.
- 316 : les Hsiung-nu envahissent le nord de la Chine.
- 350 : les Huns envahissent la Perse et l’Inde.
- 352-354 : guerre des Huns contre les Alains.
- 357 : les Alains rallient l’armée des Huns en Asie occidentale.
- 371 : l’empire des Ostrogoths est aux mains des Huns.
- 375 : forte poussée des Huns qui détruisent le royaume ostrogoth en Russie du Sud.
- 376 : les Wisigoths qui occupent une partie de la Dacie depuis 150 ans, demandent aux Romains sous la pression des Huns, l’autorisation de traverser le bas Danube. La permission est accordée.
- 378 : invasion de la Thrace, avec de nombreux autres peuples (dont les Taifales)
- 410 : naissance d’Attila, roi des Huns.
- 422 : l’empereur Théodose II accepte de payer un tribut aux Huns en échange de la paix.
- 423 : 40 000 Huns sont incorporés comme mercenaires dans l’armée romaine.
- 423 : Rome cède aux Huns la province de Savie.
- 430 : les Huns hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 430 : Byzance paie un tribut annuel de 113 kg d’or aux Huns.
- 434 : début du règne d’Attila, roi des Huns (fin en 453).
- 434 : Ruga partage l’empire des Huns entre ses deux neveux Attila et son frère Bleda avant de mourrir.
- 434 : les Huns doublent le tribut de Rome (226 kg d’or).
- 434 : les armées de Théodose II sont défaites par les Huns en Thrace.
- 436 : les Burgondes sont battus à Worms par les Huns mercenaires de l’empire romain.
- 441 : Attila écarte son frère Bléda et devient le seul monarque des Huns.
- 447 : les Huns conduits par Attila traversent le Danube, envahissent la Thrace.
- 447 : les Huns forcent les Romains à payer un lourd tribut (le triple du précédent)
- 447 : les Huns obligent les Romains à se retirer d’une large bande de terre sur les bords du fleuve.
- 451 : Attila, roi des Huns, envahit la Gaule. Il est battu aux champs Catalauniques (près de Troyes) par le général romain Aetius, aidé par les Francs et les Wisigoths.
- 451 : les Huns contournent Paris. Ce miracle est attribué à sainte Geneviève.
- 452 : la ville de Venise est fondée par des réfugiés de Padoue et d’Aquilée qui fuient les Huns.
- 452 : les Huns envahissent l’Italie et mettent à sac plusieurs villes du Nord de l’Italie, dont Padoue et Vérone.
- 455 : fin de l’Empire des Huns en Europe.
- 455 : Skandagupta défait l’invasion des Huns et devient empereur des Indes.
- 465 : les Huns conquièrent la plaine de Gandhara en Inde du Nord.
- 475 : les Huns battent les armées de l’Empire Gupta et mettent fin à cet empire.
- 477 : Sakala devient la capitale des Huns dans l’Inde du Nord.
- 484 : les Huns défont les Perses commandés par le roi Pérôz.
- 565 : les Perses et les Turcs combattent ensemble contre les Huns Hephtalites et se partagent la Bactriane conquise en commun.
- 800 : l’étrier, déjà connu des Huns, apparaît en Occident.

Voir aussi

Bibliographie


- István Bona, « Les Huns, le grand empire barbare d'Europe », Errance

Liens externes


- [http://sophistikatedkids.com/turkic/70%20Dateline/hun%20dateline%20En.htm La chronologie complète]
- [http://sophistikatedkids.com/turkic/32WritingHuns/Diggiz3En.htm L'écriture hunnique] ja:フン族 ko:훈족

Hephtalites

Catégorie:Histoire du monde indien Les Shvetahūna ou Huns blancs sont un peuple nomade, nommé Hephthalites par les Grecs, Yeta par les Chinois (
- Iep-t'ien en moyen chinois) et Shvetahūna (de shveta, blanc et hūna, hun) par les Indiens. On les rattache généralement aux autres peuples appelés Huns. Ils ont joué un rôle important dans l'histoire de la Perse et de l'Inde. Les Chinois les ont mentionnés pour la première fois en 125 comme vivant au sud de la Dzoungarie, sous le nom de Hua. Ils franchirent le Syr-Daria avant 450 et envahirent la Transoxiane (habitée par les Sogdiens), la Bactriane et le Khorasan, au nord-est de la Perse. Un historien arménien, Elishe Vardapet, a mentionné une bataille entre l'empereur sassanide Yazdgird II (438-457) et les Hephthalites en 442. Plus tard, vers l'an 500, ils prirent possession des oasis du bassin du Tarim, qui était pourtant beaucoup plus proche que la Transoxiane de leur territoire d'origine.

Identité des Hephthalites

La question de l'identité des Hephthalites est à première vue l'une des plus ardues qui soient, mais on dispose de quelques indices qui permettent d'y voir clair. Le fait même que des Chinois, comme Wei Jie, aient personnellement conversé avec des Hephthalites mais n'aient pas réussi à les identifier est tout à fait significatif. Cela montre qu'ils n'appartenaient à aucun des grands groupes linguistiques connus au sixième siècle : ils ne devaient être ni mongols, ni turcs, ni iraniens. Selon les annales de la dynastie Liang, (502-556), « leur langue fut comprise par un interpète du Henan et, depuis lors, on en eut connaissance ». Selon le Beishi, publié vers 644 par Li Yanshou, « Leur langue diffère de celle des Ruanruan, des Gaoju et des divers Hu ». On ne sait pas quelle lanque parlaient les Ruanruan, qui ont fondé un empire en Mongolie entre 402 et 552, mais elle a probablement été turque ou mongole. Les Gaoju, ou plutôt les Gaoju Dingling, paraissent avoir été turcs : c'est de leur conférédation, semble-t-il, que sont issus les Ouïgours. Quand au terme Hu, les Chinois s'en servaient à cette époque pour désigner les peuples iranophones, en particulier les Sogdiens. Les textes chinois affirment cependant que les Hephthalites étaient des Yuezhi. Ce peuple, qui avait fondé un empire au Gansu occidental dans l'Antiquité, était bien connu des historiens chinois. Leur empire s'était effondré dès le , soit sept siècles avant l'émergence des Hephthalites. On sait qu'ils étaient des Tokhariens et qu'un peuple vivant dans la région de Karachahr, les Agnéens, avait conservé leur langue. Il ne s'agissait toutefois que d'un petit royaume du bassin du Tarim, dans l'actuelle province chinoise du Xinjiang. Si les Hephthalites parlaient une langue apparentée à celle des Agnéens (appelée le tokharien A), on peut comprendre que les Chinois aient eu du mal à l'identifier. On sait aussi que les Hephthalites étaient originaires de la région de Tourfan, à l'est de Karachahr. Cette proximité géographique avec les Agnéens donne une raison de plus de voir en eux des locuteurs du tokharien A. Ils auraient été, comme les Agnéens, un débri de l'empire des Yuezhi, mais ils auraient conservé un mode de vie nomade tandis que les Agnéens se sédentarisaient. C'est à partir de Tourfan qu'ils ont commencé à faire leurs conquêtes.

La civilisation

Les textes chinois donnent des renseignements assez abondants sur le mode de vie des Hephthalites. Ils insistent sur leur polyandrie : quand une femme épousait un homme, les frères cadets de son mari devenaient également ses époux. Ses enfants étaient considérés comme ceux de l'aîné. Elle mettait des «