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5 Juin

5 juin

Le 5 juin est le 156 jour de l'année (157 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 774 : Après avoir assiègé et pris Pavie, la capitale lombarde, Charlemagne se fait couronner roi des Francs et des Lombards à la place de Didier, qu'il ramène prisonnier en France.
- 1086 : Mort près d’Alep, au cours d’une querelle, qui l’opposait à Tutuş, fils d’ Alp Arslan, de Süleyman Shah, conquérant de l' Anatolie, considéré, par les Turcs, comme le fondateur de la Turquie et son premier monarque .
- 1305 : L'archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got devient pape sous le nom de Clément V, la papauté va s'installer à Avignon jusqu'en 1376. Il est le premier d'une série de pape français, jusqu'à Grégoire XI (Pierre-Roger de Beaufort), qui mourra en 1378.
- 1454 : Elie de Tourrettes, lieutenant du sénéchal de Saintonge, est créé cinquième Président au Parlement de Paris, sans jamais avoir été Conseiller - nous dirions de nos jours au tour extérieur -, parce que l'on suppose qu'il saura se montrer compréhensif dans l'affaire « Jacques Coeur ».
- 1947 : Annonce du Plan Marshall, en vue de la reconstruction économique de l'Europe
- 1967 : Début de la Guerre des Six-Jours entre Israël et les pays arabes voisins
- 1969 : Réception de Pierre Emmanuel (1916-1984) à l'Académie française
- 1992 : Fin de la période de «Transition démocratique» au Mali.
- 2002 : Lancement de la première édition « officielle » du navigateur « Mozilla »
- 2003 : Tennis : Kim Clijsters et Justine Henin par leur victoire en demi-finale annoncent une finale de Roland-Garros 100% belge.
- 2004 : Noël Mamère célèbre le premier mariage homosexuel en France, malgré l'interdiction du gouvernement

Naissances


- 1656 : Joseph Pitton de Tournefort, botaniste français († 1708)
- 1723 : Adam Smith, économiste et philosophe écossais
- 1868 : James Connolly révolutionnaire et syndicaliste irlandais († 1916)
- 1878 : Pancho Villa, révolutionnaire mexicain
- 1882 : Igor Stravinski, compositeur russe
- 1883 : John Maynard Keynes, économiste anglais
- 1885 : Georges Mandel, homme politique français
- 1928 : Tony Richardson, réalisateur britannique
- 1931 : Jacques Demy, réalisateur français
- 1941 : Martha Argerich, pianiste argentine
- 1971 : Mark Wahlberg, acteur américain

Décès


- 755 : saint Boniface, archevêque de Mayence, évangélisateur de l'Allemagne, mort en martyr en Frise.
- 1086 : Süleyman Shah, conquérant de l' Anatolie, considéré, par les Turcs, comme le fondateur de la Turquie et son premier monarque.
- 1316 : Louis X, roi de France
- 1667 : Diane de Joannis de Chateaublanc, arrière petite nièce de Nostradamus, veuve de Dominique de Castellane, épouse de Charles de Vissec de Latude de Ganges, 1er marquis de Ganges, lieutenant du roi de la Finance du Languedoc, assassinée à Ganges (Hérault) par deux de ses beaux-frères. (° 1635).
- 1921 : Georges Feydeau, auteur dramatique français (° 8 décembre 1862)
- 1941 : Guillaume II d'Allemagne, dernier empereur Allemand et dernier roi de Prusse de 1888 à 19181859)
- 2004 : Ronald Reagan, président américain, acteur Catégorie:Jour de l'année ja:6月5日 ko:6월 5일 ms:5 Jun simple:June 5 th:5 มิถุนายน

Jour

als:Tag ja:日 simple:Day Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h). Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]). Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire). Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral). À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.

Voir aussi


- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales

Liens externes


- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où] Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier

Année bissextile

Catégorie:Calendrier Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».

Règle actuelle

Depuis l'instauration du calendrier grégorien : # Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres. # Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles. # Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles. Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3. Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle. La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.

Histoire des années bissextiles

Les mois intercalaires de l'année de Numa

L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.

Le jour intercalaire de Jules

En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis). Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait). Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ». C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.

29 février

Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.

30 février

En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans. Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février. als:Schaltjahr ja:閏年 ko:윤년 simple:Leap year th:ปีอธิกสุรทิน

774

Catégorie:774
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Années 750 | Années 760 | Années 770 | Années 780 | Années 790
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---- Cette page concerne l'année 774 du calendrier julien.

Événements


- 2 avril : Charlemagne se rend à Rome, pour rencontrer le pape Adrien I (772795), à la demande duquel il intervient en Italie, contre le roi des Lombards, Didier, qui occupe depuis l'année précédente des villes de l' État pontifical.
- 4 avril : Charlemagne confirme la donation de Pépin à l' Église et ratifie une deuxième donation.
- 5 juin : Après avoir assiègé et pris Pavie, la capitale lombarde, Charlemagne se fait couronner roi des Francs et des Lombards à la place de Didier, qu'il ramène prisonnier en France.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Le philosophe et juriste Ghaylan ibn Muslim est condamné à mort à Damas.
  - Charlemagne fait prisonnier ses neveux - les enfants de son frère Carloman - réfugiés à Vérone et les enferme dans un couvent.
  - Didier de Lombardie doit se faire moine à Corbie. Son fils Adalgise fuit Vérone pour se réfugier à Constantinople.
  - Pendant la période Carolingienne, l’administration de l’Italie continue à être assuré par les cadres Lombards (ducs et gastalds dans les villes, administration centrale à Pavie). Le pouvoir repose toujours sur la possession de la terre, et les droits de passage, corvées et services exigés par les rois Lombards le sont par les Carolingiens.
  - Réforme de la liturgie : Charlemagne demande au pape une collection complète des textes conciliaires et décret pontificaux pour unifier la législation ecclésiastique sur un texte de base.
  - Construction du palais impérial d'Ingelheim par Charlemagne.

Naissances en 774


-

Décès en 774


- ko:774년

Pavie (Italie)

Pavie (Pavia en italien) est une commune italienne située sur les rives du Tessin près de son confluent avec le . Cette ville a un riche patrimoine historique, culturel et religieux (tombes de saint Augustin et de Boèce) et fut le site de la bataille où Charles-Quint vainquit en 1525. Ville aux origines antiques elle offre des aspects culturels et touristiques diversifiés. On peut en particulier visiter le musée situé dans le Château Vinsconteo, San Pietro in Ciel d'Oro, la Pinacoteca Malaspina, le Duomo, San Michele, San Teodoro et le fameux pont Ponte couvert sur le Tessin, ou encore le Palazzo Bottigella.

Histoire civile et militaire

Pavie fut probablement fondée par les Romains, qui lui donnèrent la structure encore visible aujourd'hui (en forme de camp militaire) ; elle porta d'abord le nom de son fleuve, Ticinum. Elle fut au et au un atelier monétaire de l'Empire romain. Conquise par les Lombards en 572, elle devient la capitale du royaume de Lombardie et prit le nom de Papia. En 774, elle est reconquise par Charlemagne. C'est à Pavie, dans l'église Saint-Michel-Majeur, que furent couronnés les rois d'Italie. Pavie est le siège d'une des plus anciennes universités d'Europe, fondée en 1361. Il y avait déjà à Pavie une école de droit (fondée par Lanfranc, mort en 1089) et même un centre d'études antérieur, remontant à 825. L'actuel bâtiment de l'Université date de 1490. Dans la bibliothèque, on conserve des cendres de Christophe Colomb, qui étudia à Pavie. Au Moyen Âge, la ville perdit alors son importance politique et finit par être annexée, en 1360, au Duché de Milan. C'est près de cette ville qu'eut lieu la bataille de Pavie en 1525Charles Quint a défait François I. Durant le et jusqu'au milieu du , Pavie fut sous la domination espagnole, française puis autrichienne. En 1859, elle fut incorporée au Royaume de Sardaigne (futur Royaume d'Italie), en même temps que le reste de la Lombardie. Jusqu'en 1872, la ville était entourée de fortifications. Elles ont été transformées en jardins publics puis, dès 1901, détruites pour laisser la place à un boulevard périphérique.

Histoire et patrimoine religieux

Pavie est l'une des étapes importantes de la via Francigena, voie de pèlerinage qui mène jusqu'à Rome. Le Dôme de Pavie a un plan octogonal. Il fut construit à partir de 1488 et achevé en 1898 seulement. Elle abrite la dépouille de saint Siro, premier évêque de Pavie (IIe s.). L'église Saint-Pierre-au-Ciel-d'or, fondée au début du VIe s., fut reconstruite en 1132. Elle abrite le tombeau de saint Augustin d'Hippone, ainsi que les restes du roi lombard Liutprand (mort en 744), qui avait apporté ici de Sardaigne les reliques de saint Augustin. Dans cette église se trouve aussi la tombe de Boèce. L'église Saint-Michel-Majeur, construite au temps des Lombards, incendiée en 1004, fut reconstruite et achevée en 1155. A env. 8 km au nord de Pavie se trouve la célèbre Chartreuse de Pavie, fondée en 1396. Catégorie:Ville d'Italie ja:パヴィア

Francs

Histoire

Les Francs apparaissent au début du dans les sources latines. Le terme désigne probablement une ligue – ou confédération – de peuples germaniques installés sur la rive droite du Rhin inférieur, au-delà des frontières de l'Empire romain, et qui n'étaient pas assujettis à l'Empire ou à un autre peuple plus important. Le latin francus, franci tend à prouver qu'ils se nommaient ainsi, puisque frank signifie libre en langue germanique (on peut aussi retrouver l'origine du mot Franc dans le mot Frekkr (signifiant hardi, vaillant) issu de la langue Germanique). Ces peuples avaient pour point commun de rivaliser avec les Alamans (germ. Alle Männer, tous les hommes), sans doute à l'origine un autre regroupement d'ethnies établies plus au sud sur la rive droite du Rhin. La langue – ou les dialectes – originellement parlés par les Francs ainsi que leur faciès culturel sont rattachés au groupe ethno-linguistique indo-européen germain occidental, comme les Angles, les Frisons et les Saxons par opposition au groupe germain oriental auquel appartiennent notamment les Goths.

Les ethnies de la ligue des Francs

Les peuples qui constituaient la ligue des Francs comprenaient vraisemblablement :
- les Chamaves
- les Chattes
- les Ansivariens ou Ampsivariens
- les Bructères
- les Quades
- les Saliens, établis près de la rivière Sale et des bouches de l'Yssel
- les Chérusques
- les Angrivariens
- les Hattuaires
- les Tubantes
- les Tenctères
- les Usipètes
- les Sugambres ou Sicambres n'étaient pas considérés comme des Francs
- les Chauques, établis au nord-est des Frisons, plus souvent rattachés aux Saxons qu'aux Francs.

Les Grandes Invasions

Au , les Francs participent à la grande invasion de 256-257, aux côtés d'autres peuples germaniques qui entrent dans l'Empire romain pour piller. Le est toutefois une période de répit et de reconquête pour Rome. Vers la fin de l'Empire, au , on retrouve les Francs comme auxiliaires de l'armée romaine, alors grandement barbarisée, et en lutte contre d'autres barbares plus menaçants, tels que les Huns. Voir l'article spécialisé Invasions barbares. ;

Les Mérovingiens

Parmi les Francs qui sont entrés au service de l'Empire, sûrement de longue date, se trouvent les Saliens. Leur ancêtre légendaire, sans doute quasi-divin selon les rites germaniques, est pour eux la principale source de légitimité du pouvoir royal. Il se nomme Mérovée. Toutefois, au leur roi est aussi devenu un (obscur) proconsul des Gaules, c'est-à-dire un souverain germanique paré d'insignes romains, qui se fait appeler général. Les Francs sont alors solidement établis en Neustrie et leurs fonctions militaires leur confèrent un pouvoir important en ces temps troublés : le jeune Clovis (germ. Hlodowecus, qui donne par la suite les prénoms Ludovic ou Ludwig en Allemagne et Louis en France) devient leur roi à Tournai, probablement en 481. Mais il lui faut plus que le pouvoir d'essence divine que lui confère la mythologie tribale germanique, pour s'imposer face aux évêques, aux patrices ou à la population gallo-romaine en partie christianisée. Installé à Soissons, où il a vaincu un général romain nommé Syagrius, Clovis est sans doute d'abord sensible aux conseils de sa femme burgonde, Clothilde, convertie au catholicisme, et à ceux de l'évêque de Reims, Rémi. Peut-être au cours d'une bataille importante contre les Alamans, la bataille de Tolbiac, il promet de se convertir à la religion chrétienne catholique s'il est victorieux. Il tient parole et reçoit le baptême en 496 ou 498 à Reims, avec 3000 guerriers. Par la suite, il tente d'inculquer les principes chrétiens à son peuple qui demeure largement païen. Après une suite de victoires sur ses rivaux barbares, notamment sur les Burgondes, Clovis apparaît donc comme l'un des premiers rois germains d'Occident à avoir adopté la religion chrétienne dominante, celle de Rome, par opposition à l'arianisme des Wisigoths ou des Lombards et par opposition au paganisme des Alamans. Il parvient ainsi à gagner le soutien des élites gallo-romaines et à fonder une dynastie durable (laquelle prendra néanmoins le nom de son ascendant germanique) : les Mérovingiens. Établis en Neustrie, les Mérovingiens règnent sur la Gaule jusqu'au milieu du . Leurs souverains les plus connus sont : Dagobert I et la reine Brunehaut. Il faut noter qu'à cette époque, comme sous la dynastie suivante, il n'est pas question de France, mais bien d'un royaume des Francs : les rois germains, en effet, ne règnent pas sur un territoire, mais sur des sujets.

Les Carolingiens

Dès la fin du , alors que la politique est marquée par des querelles sanglantes entre les Francs neustriens (à l'ouest) et austrasiens (à l'est), les derniers Mérovingiens sont cantonnés à un rôle de souverain d'apparat. Ils ont un royaume exsangue : le pouvoir émietté est aux mains des aristocrates terriens. La culture latine a progressivement régressé au cours des deux derniers siècles. Une crise économique sans précédent a mis à mal l'ensemble des repères de l'Occident antique : elle est notamment due à la fermeture des routes commerciales avec le monde méditerranéen à cause des conquêtes arabes. C'est dans ce contexte que commence l'ascension d'une nouvelle famille. Parmi les réels détenteurs du pouvoir, les maires du Palais austrasiens vont de facto reprendre le contrôle de l'ensemble du royaume des Francs, avant de détrôner publiquement le dernier mérovingien et de former leur propre dynastie : il s'agit des Pippinides, ultérieurement connus sous le nom de Carolingiens. Soucieux de légitimer leur coup d'État, les Pippinides rattachent quant à eux leur origine à Francus, un Troyen légendaire, et se rattachent par là une nouvelle fois à Rome. Le pouvoir des Carolingiens marque l'entrée réelle dans le Moyen Âge : la Gaule disparaît des sources et devient la Francie, alors que le centre du pouvoir se déplace vers l'est, des cités épiscopales antiques vers les domaines ruraux des comtes carolingiens. Il est remarquable que dans le même temps, les hommes de lettres, conscients de la disparition de la culture antique, tentent de la faire renaître : c'est la Renaissance carolingienne. Charlemagne, le deuxième et plus prestigieux souverain carolingien est lui-même couronné Empereur des Francs et des Romains en l'an 800 à Rome. Mais ces tentatives de restaurer l'Empire d'Occident échouent.

Naissance de la France

En 842, les serments de Strasbourg, faits entre les fils et petits-fils de Charlemagne, héritiers de l'Empire qui se déchirent, témoignent de l'usage de langues qui sont totalement différentes à l'Ouest et à l'Est. Ils sont suivis du traité de Verdun en 843, qui consacre de fait la division de l'Empire carolingien en trois, puis bientôt deux royaumes. Ce dernier est ainsi l'acte de naissance de la France, et par opposition, il préfigure la future Allemagne, limitée aux territoires situés à l'Est du Rhin. Au , l'arrivée au pouvoir d'une dynastie saxonne, les Ottoniens, en Germanie, et celle des Capétiens en Francie occidentale marquent la fin de la dynastie des Carolingiens. Le terme Francs reste toutefois en usage pour distinguer les habitants de la France durant le Moyen Âge et c'est par le nom de franj que les chroniqueurs arabes décrivent au les croisés. Les souverains carolingiens les plus connus sont : Pépin le Bref et Charlemagne.

Organisation militaire

Les Francs utilisaient des framées (épées de grande taille), des scramasaxes (épée de taille moyenne), des angons (lances à crochet permettant d'immobiliser l'adversaire en se fichant dans son bouclier) et des francisques (haches de jet d'un seul côté tranchant). Ces armes qui étaient technologiquement développées pour l'époque, alliées à un savoir-faire au combat développé par les Francs, sans cesse menacés à l'époque par leurs voisins germains, celtes et romains, ont permis à ce peuple de s'imposer assez rapidement mais au prix de durs combats...

Voir aussi

Articles connexes


- Peuple germanique
- Noblesse franque
- Armement médiéval (armement mérovingien - armement carolingien)
- Monarques de France
- Généraux francs de l'Empire romain
- Listes des saints issus des familles princières
- Royaume de Jérusalem

Sources historiques


- Histoire des Francs, de Grégoire de Tours
- Chroniques, de Frédégaire, Pseudo-Frédégaire et continuateurs

Homonymie


- Francs est aussi une commune française de la Gironde Catégorie:Histoire de l'Allemagne Catégorie:Histoire de France Catégorie:Peuple germanique als:Franken (Volk) ja:フランク人

Lombards

Note : cet article ne concerne que les Lombards durant l'Antiquité tardive et le début du Haut Moyen Âge ; les duchés lombards de Bénévent et les principautés de Salerne et de Capoue font l'objet d'articles séparés. ---- Les Lombards (Langobardi en latin puis Lombardi par déformation après le sauf en Italie méridionale qui conserve le nom de Langobardi jusqu'au ) étaient un peuple germanique venu de la baltique, appartenant plus précisément au groupe des Germains de l'Elbe mais originaire de Scandinavie méridionale selon leur propre tradition orale rapportée par leur historien Paul Diacre à la fin du VIIIe siècle. Ce peuple, sous la conduite de leur roi Alboïn, envahit l'Italie du Nord à partir du début de l'an 568.

Origines et migration

Les Lombards (ou plus exactement, Langobards) sont connus depuis bien longtemps par les Romains : en effet, en -98, l'historien Tacite les mentionne déjà dans son ouvrage sur les Germains, Germania. Pourtant, les Lombards restent plusieurs siècles dans l'ombre et leur histoire antérieur au est très mal connue voir méconnue. Le peuple lombard ne participe pas au invasions et migrations barbares des et Ve siècle. Leur propre tradition orale tardive (lOrigo Gentis Langobardorum) décrit comment les Lombards quittèrent leur Scandinavie, dirigés par deux chefs frères, Ibor et Agio, et comment il s'établirent en Europe centrale. Elle explique aussi l'étymologie de leur nom, les « Longues-Barbes » : ce dernier aurait été donné par le dieu Wotan à la petite tribu des Winilli (signifiant tout simplement les « Guerriers »), après que les femmes de cette tribu eurent coupé leurs cheveux et qu'elles les eurent utilisé comme barbes postiches ; le stratagème, soufflé par Freia, visait à renforcer le nombre des guerriers de la tribu confrontée à une invasion de guerriers Vandales, plus nombreux. Les Lombards se considéraient comme les préférés du dieu Odin. L'œuvre a pour modèle le récit de la migration des Goths (fait quant à lui par l'historien de ce peuple, Jordanès) et peut-être également rapprochée du récit de la migration des Angles, des Jutes et des Saxons dans l'île de Bretagne tel qu'il est fait dans la Chronique anglo-saxonne. Aussi, le caractère mythologique de la tradition lombarde impose de considérer l'hypothèse de l'origine scandinave et de l'étymologie des Lombards avec la plus grande circonspection. Au , les Lombards sont établis sur le cours inférieur de l'Elbe où ils affrontent l'empereur Tibère. Au siècle suivant, ils gagnent le cours moyen du Danube. Ainsi, en 167, ils sont présents en Pannonie où ils demeurèrent ensuite plusieurs siècles. Vers la fin du Ve siècle, en effet, ils obtiennent dans cette région un traité de l'empereur Justinien, devenant ainsi des fédérés de Rome. De nombreux guerriers lombards serviront à partir de l'an 551, comme mercenaires dans la péninsule italienne contre les Ostrogoths. De Pannonie, ils détruisent le petit royaume hérule vers 505 puis ils occupent la province romaine de Pannonie première (peut-être en 527) enfin la Pannonie seconde à partir de 547. S'alliant aux redoutables cavaliers Avars, un peuple de la steppe nouveau venu dans la région, ils battent sévèrement les Gépides qui tentent d'étendre leur royaume (v. 567). Une partie des Gépides s'unissent aux Lombards et les suivront en Italie où ils conserveront durant un certain temps leurs propres lois. Á partir du milieu du , il semble que certains Lombards se sont convertis au christianisme tandis que parallèlement, ils sont touchés par l'arianisme (issus d'Ostrogoths d'Italie ?). En tout cas, l'immense majorité des Lombards sont encore païens. Selon les sources, leur roi Alboïn passe ensuite un accord avec le khagan avar : durant 200 ans, les Lombards pourront retourner en Pannonie et retrouver leur territoire. L'ensemble des Lombards, accompagnés de Gépides, mais également de bandes saxonnes, hérules et même avares, se mettent alors en route pour l'Italie où la destruction du royaume du grand Théodoric avait surtout créée un véritable vide politique, militaire et même administratif : près de 25 années de lutte acharnée entre Byzantins et Ostrogoths avaient mit la riche Italie en ruine et la reconquête justinienne s'avérait fragile.

Les Lombards en Italie

Au début de l'année 568, ayant franchi la frontière du Frioul, plus de 200 000 Lombards et leurs alliés envahissent la plaine du mais, une fois dans la péninsule, ils se heurtent bientôt aux ouvrages défensifs qui entourent les villes ainsi qu'aux nombreuses forteresses romano-byzantines. Aussi, comme tout peuple barbare, les Lombards préfèrent la campagne aux villes et constituent des résidences rurales dans la fertile plaine du Pô (les
salae), placées sous la coupe d'une farae (du germanique fara : bande). Vivant en communauté loin des villes devaient certainement permettre une non-assimilation rapide parmi la nombreuse population romaine et préserver la cohésion nationale lombarde ainsi que les qualités guerrières de leurs hommes. De nombreux sièges, longs et difficiles autant pour les assiègés que pour les assiègeants, ont lieu tandis qu'une partie de la population italienne reflue vers le nord-est, en Vénétie et vers la côte ligure (région de Gênes). Finalement, les Lombards remportent la ville de Pavie (572) mais Ravenne, dernière capitale de l'empire d'Occident, leur résiste toujours. Certaines bandes armées lombardes combattant plus ou moins pour leurs propres comptes, s'infiltrent également dans les Apennins, dans le Bénéventin et jusqu'en Provence, d'où elles sont chassées par les Francs. Après les assassinats d'Alboïn (572) et de son successeur Cleph en 574, les Lombards suppriment la royauté (fait unique pour cette époque) et restent sans roi pendant dix années, errant en bandes plus ou moins rivales à travers toute la péninsule qu'ils mettent à feu et dirigées par trente-cinq chefs militaires (les « Ducs »). L'organisation de la royauté lombarde en Italie, qui allait durer jusqu'à la conquête franque de Charlemagne, se mit probablement en place durant cette période d'anarchie : la couronne fut dévolue par les ducs à l'un d'entre eux, élu.

Le royaume lombard d'Italie

La région d'Italie actuellement nommée Lombardie où se situe la ville de Milan, conserve par son nom le souvenir du royaume lombard en Italie. Entre autres témoignages, la toponymie de la Lombardie centrale atteste la présence de ces envahisseurs germaniques à travers des noms de lieux contenant la racine germanique
-fara- ou formés avec le suffixe -engo (du germanique ing(o) : fils, descendant) (dont Marengo, célèbre pour sa bataille). Quant à la langue lombarde elle fut certainement parlée jusqu'au moins le début du VIIIe siècle et disparut totalement au . À la fin de la rapide conquête franque (774) et avec la suppression des duchés de Toscane (Tuscie), de Spolète et de Cividale (Frioul) en 776, un seul duché lombard résiste plus ou moins en Italie méridionale : le duché de Bénévent qui se considère comme l'héritier du royaume lombard et qui s'élève en principauté. Relativement proche de Byzance sur le plan culturel (par l'intermédiaire du duché de Naples), il demeurera indépendant jusqu'à la conquête normande au , brièvement soumis par les Francs à partir de 787. Quand ils entrèrent en Italie, les Lombards n'avaient jamais connu l'autorité impériale. Ils étaient de plus encore probablement en majorité païens, quoiqu'un certain nombre d'entre eux fut touché par l'arianisme. En plus de leurs déprédations et du choc culturel que causa leur venue dans le monde romain du Bas-Empire, leur foi constitua un puissant frein à leur intégration dans la péninsule. Dans les faits, le royaume des Lombards demeurera le dernier royaume « hérétique » d'Europe occidentale (même si l'arianisme est encore important en Espagne wisigothique officiellement catholique) en dépit – ou à cause – de la proximité de Rome et d'une Papauté toujours plus influente. Ce sont les rois Authari (élu en 584) et surtout Agilulf qui installèrent véritablement le « royaume lombard » en Italie. Les ducs, surtout dans le nord de la péninsule, les gastaldii (du germanique, signifiant les « hôtes », les « serviteurs ») et les colonies militaires lombardes (les arimannii : du germanique ; signifiant les « hommes libres », c'est-à-dire les « guerriers » pour un peuple germanique) fournirent le premier cadre, politique et militaire, du royaume. Ce cadre, essentiellement rural, constitua la structure dans laquelle vécurent des paysans italiens, désormais liés à la terre : les coloni. Après la restauration de la royauté, les Lombards massacrent les « Romains puissants » (la noblesse). La classe sénatoriale, qui avait conservé son pouvoir sous Odoacre, les Goths et les Byzantins, est laminée. L'efficace administration romaine, préservée autrefois par Théodoric, fut anéantie. On ne sait pas si les Romains sont réduit en esclavage ou s’ils conservent leur liberté personnelle. La situation semble varier selon les conditions d’arrivée des envahisseurs. De toute façon, le pouvoir politique leur échappe au profit des guerriers lombards et leurs familles. Les terres d’État (fisc) et celles des dirigeants romains sont confisquées. Les petits propriétaires doivent verser des droits correspondant au tiers des produits de la terre. Peu à peu, ils s’appauvrissent et deviennent en quelque sorte les colons des Lombards. Á la différence des peuples germaniques avant eux comme les Burgondes et les Wisigoths, les Lombards ne partageront pas leurs terres avec les autochtones. L’Italie de la fin du siècle est dépeuplée par la guerre et la maladie, la famine et les inondations, et la peste fera son apparition au début du avec son lot de victimes. Les habitations rurales de la plaine sont repoussées vers les collines et les montagnes, les champs et les systèmes d’irrigation sont laissés à l’abandon. Les rois ariens du début du mirent en place le second cadre, administratif et juridique, du royaume : l'administration de la cour royale à Pavie, capitale lombarde à partir de 626, supplantant Milan, Monza et Vérone. Il fallut attendre le roi Arioald pour que dans la capitale lombarde une administration soit fonctionnelle. Celle-ci fut beaucoup inspirée par la bureaucratie byzantine. En 643, le roi Rothari fait écrire la loi de son peuple par un édit en latin (l'Édit de Rothari), les Leges langobardorum qui coexistèrent avec la loi romaine dans un royaume coupé en deux : Les Lombards, détenant du pouvoir politique et militaire, et les « Italiens » faisant fonctionner l'Église et l'administration. Au , notamment à travers les lois de Ratchis (746) et d'Astolf (ou Aistulf) (755), l'influence du droit romain grandit à la cour de Pavie ce qui peut nous prouver une certaine romanisation des Lombards, de la noblesse et de la cour royale du moins. Le royaume lombard d'Italie connut ses plus grandes extensions sous les règnes des roi Agilulf (591 - 615), Rothari (636 - 652), Grimoald (662 - 671) et surtout Liutprand (712744), le plus grand des rois lombards, qui amena le royaume à son apogée malgré son échec dans sa tentative d'unification italienne.

Byzance, Rome et les Lombards

Un conflit entre trois pouvoirs caractérise l'histoire du royaume lombard en Italie : le pouvoir de Rome, siège apostolique ; le pouvoir byzantin, reliquat de la tentative de reconquête de l'Occident entreprise par le général Bélisaire sous le règne de Justinien et le pouvoir des rois lombards. Aussi, la situation politique de la péninsule ne fut jamais réellement stable sous ces derniers. Contre Byzance, les Lombards emportent d'abord les possessions médidionales qui deviennent les duchés de Spolète et de Bénévent en 570 et 571. Après une timide tentative de reconquête impériale menée en 590, les Lombards prennent ensuite Gênes (sous Rothari, en 650). L'exarchat de Ravenne (enclave byzantine constituée autour de la dernière capitale de l'Empire d'occident), communément appelé
Romania, continue cependant d'échapper à leur contrôle jusqu'en 751 et ce, en dépit de plusieurs tentatives de la part de ces derniers. Quant à la Vénétie et à Naples, elles échappent au joug lombard. Aux et s, les relations des Lombards avec l'Église romaine et, durant une période plus courte, avec l'aristocratie romaine, sont quant à elles détestables. Rome, d'abord officiellement rattachée à l'exarchat de Ravenne et Byzance, voit le pouvoir du pape se substituer à celui d'un empereur lointain et incapable d'intervenir sur le sort de ses sujets péninsulaires, tandis que la primauté du siège apostolique romain s'affirme de plus en plus sur les autres évêchés de la péninsule. Agilulf fut le premier souverain lombard à se convertir à l'orthodoxie non sans entraîner de vives résistances au sein de son peuple. Ses successeurs, en effet, revinnent vite à l'hérésie arienne et le roi arien Rothari confisque les biens romains de son royaume. Le roi Aripert (653661) se convertit au catholicisme mais il décide de se rattacher à l'Église d'Aquilée qui refuse l'autorité papale sur le Frioul. Le roi Perctarith est finalement celui qui installe l'orthodoxie romaine dans le royaume, sans pour autant que les relations politiques lombardes avec Rome s'améliorent durablement. En 698, un rapprochement a pourtant lieu sous le règne du roi Cunipert : un concile met fin au schisme d'Aquilée et les biens de Rome sont restitués. Liutprand, dans son rêve de gouverner toute la péninsule italienne, mettra plus tard à profit les divergences entre Rome et Byzance, alors iconoclaste, pour tenter de s'approprier Ravenne. Finalement, contre des Lombards de plus en plus pressants et menaçants, Rome se tourne vers les Francs, d'abord sans succès avec le Pape Grégoire III, en 739740. Cependant, le successeur de ce dernier, Zacharie, décide d'appuyer la famille carolingienne lorsque cette dernière usurpe la royauté au dernier roi franc mérovingiens, Childéric III : cet événement majeur fait basculer les relations entre Lombards et Francs. Après la prise de Ravenne par les Lombards (751), en effet, Astolf tente de prendre Rome. Le pape Étienne II effectue alors un voyage en Gaule en 754 pour demander l'aide de Pépin le Bref, nouveau roi des Francs. Le roi accomplit alors deux brèves expéditions contre Astolf, en 754 et en 756, plaçant ainsi Rome et la Papauté sous sa protection. Il est probable que le roi franc a évité de trop affaiblir les Lombards afin de les conserver comme alliés éventuels. Le dernier roi des Lombards fut Desiderius, ou « Didier », qui régne jusqu'en mars 774. Ce souverain au tempéremment indécis tente de contrebalancer l'influence franque en se rapprochant du duché de Bavière. En 772, Charlemagne répond à l'appel à l'aide du pape Étienne II, menacé par Didier, et intervient en Italie au printemps 773. Il prend Pavie en mars 774 après un siège difficile mais une conquête rapide et sans résistance notable, mettant ainsi fin au règne de Didier et à la domination lombarde sur l'Italie. Le manque de cohésions entre les différents ducs lombards et l'une des principales causes de leurs trois défaites face aux Francs. Le jeune souverain carolingien, compte tenu de l'importance stratégique de l'Italie pour l'Église, prend néanmoins à cette occasion le titre de « roi des Lombards », plaçant ainsi la péninsule sous son contrôle direct. Il prélève également une partie du royaume des Lombards pour le siège apostolique, acte qui est à l'origine de la création des États pontificaux et qui éxisteront jusqu'au milieu du . Ainsi, le Franc honore la promesse de protéger Rome comme l'avait fait son père à l'évêque de Rome. C'est dans ce contexte que le Lombard Paul Diacre (Warnefried de son vrai nom) put participer à la Renaissance carolingienne et que l'influence du monastère de Bobbio gagna le royaume des Francs. Quant aux Lombards, ils conserveront leurs lois nationales et s'accomoderont tant bien que mal du pouvoir carolingien. Le nom de « Langobardorum » pour désigner l'ancien royaume lombard restera en vigueur jusqu'en l'an 817, date à laquelle on protesta pour que la péninsule retrouve son nom d'« Italie » pour devenir le royaume d'« Italie » (du Nord).

Liste des rois lombards

Note : jusqu'à leur entrée en Italie, les chefs lombards sont semi-légendaires ; on ignore quel titre exact ils portaient et s'ils en portaient un même, même si la tradition lombarde du royaume d'Italie leur attribue le titre de Duc.
- ???-??? : Agelmund
- ???-??? : Lamissio
- ???-??? : les frères Ibor et Agio
- ???-??? : Lethuoc
- ???-??? : Hilduoc
- ???-??? : Goduoc
- ???- v. 490 : Claffo
- v. 490 - v. 510 : Tatto
- v. 510 - v. 539 : Waccho
- v. 539 - v. 563 : Alduin

Rois lombards d'Italie


- 568 : Alboïn (roi depuis 563 environ ; assassiné)
- 572 : Cleph (assassiné après 18 mois de règne)
- 574 - 584 : suppression de la royauté ; anarchie
- 584 : Authari (arien ; rétabli la royauté)
- 590 : Agilulf (catholique en 603)
- 616 : Adaloald (baptisé en 603 ; renversé, éxilé et assassiné )
- 626 : Arioald (arien)
- 636 : Rothari (arien)
- 652 : Rodoald (arien ; assassiné)
- 653 : Aripert (catholique)
- 661 : Perctarith (catholique ; renversé et éxilé) et Godepert (arien ; assassiné)
- 662 : Grimoald (usurpateur ; arien , pas très catholique en tout cas)
- 671 : Garibald (arien ; éxilé et/ou assassiné après trois mois de règne)
- 671 : Perctarith (restauré ; catholicisme religion officielle du royaume lombard en 671 ; assassiné)
- 688 : Cunipert (associé au trône depuis 678)
- 700 : Liutpert
- 700 : Raghinpert
- 701 : Aripert II
- 701 : Liutpert (second règne ; meurt noyé de force)
- 703 : Aripert II (second règne ; meurt noyé après sa défaite)
- 712 : Ansprand
- 712 : Liutprand
- 744 : Hildeprand (règne 6 mois)
- 744 : Ratchis (abdique ; s'éxile avec sa famille au Mont-Cassin)
- 749 : Astolf (ou Aistulf)
- 756 : Ratchis (second règne)
- 757 : Didier (meurt cloîtré)
- 759 : Adalgis (co-roi)
- 774 : Charles Ier le Grand (« Charlemagne »), roi des Francs et des Lombards

Voir aussi


- Liste des ducs puis princes lombards de Bénévent ;
- Liste des ducs lombards de Spolète ;
- Liste des princes lombards de Salerne ;
- Liste des princes lombards de Capoue

Sources de l'histoire des Lombards

La plupart de nos connaissances au sujet de l'histoire mythique et semi-mythique des Lombards proviennent de la Chronique des LombardsHistoria Langobardorum »), écrite autour de l'an 780 par l'historien Paul Diacre ou d'une tradition orale nationale, mise par écrit au milieu du : lOrigo gentis Langobardorum. Enfin, les Leges langobardorum, écrites à partir de l'Édit de Rothari, furent modifiées et enrichies jusqu'au dans le duché de Bénévent et serviront de modèles pour les lois du Moyen Âge italien.

Bibliographie et liens


- Gianluigi Barni,
La Conquête de l'Italie par les Lombards, éd. Albin Michel, coll. « le mémorial des peuples », Paris, 1975 ;
- François Bougard (trad. et présentation), Paul Diacre,
Histoire des Lombards, éd. Brepols, coll. « Miroir du Moyen Âge », Paris, 1998 ----
- « [http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/Les_Lombards_derniers_barbares_du_monde_romain.asp Les Lombards, derniers barbares du monde romain] » : article en ligne de Jean-Pierre Martin, Directeur de recherche au CNRS sur le site de la
[http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/ bibliothèque en ligne Clio] [http://www.clio.fr/] Catégorie:Lombardie Catégorie:Peuple germanique Catégorie:Peuple de la Rome antique ja:ランゴバルド人

Didier de Lombardie

Catégorie:Histoire Catégorie:Italie Didier Lombardie Didier Lombardie Didier Lombardie Didier de Lombardie (en fait, Desiderius) (v. 710 - † ap. 774), duc lombard de Toscane (?), qualifié également quelquefois de « duc d'Istrie », est le dernier roi des Lombards d'Italie (757 - 774). Vaincu par les Francs de Charlemagne, assiégé dans Pavie, capitale lombarde, il capitule en mars 774 avant d'être envoyé au monastère de Corbie (Picardie actuelle) ou de Liège jusqu'à la fin de ses jours, peut-être vers 786.

Généalogie

Didier de Lombardie, épouse Ansia (ou Ansa) │ ├─ Gerberge │ ép. en 768 Carloman (cf. Carolingiens) │ ├─ « Desiderada » : répudiée par Charlemagne avant 771 │ ép. en 770 Charlemagne (cf. Carolingiens) │ ├─ Adalgis († 788) : chassé d'Italie par Charlemagne en 774 ou 775, il se réfugie a Byzance. | |_ Liutberge de Lombardie . ép. Tassillon III de Bavière (cf. Agilolfing)

Bibliographie


- Pierre Riché, Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe. ISBN 2-012788513 ;
- Jean-Charles Volkmann, Bien Connaître les généalogies des rois de France ISBN 2-877472086 ;
- Michel Mourre, Le petit Mourre. Dictionnaire de l'Histoire ISBN 2-03519265.

Alep

Alep (Ḥalab en arabe) est une ville du nord-ouest de la Syrie, chef-lieu du gouvernorat éponyme. Elle compte 1,3 millions d'habitants (2001).

Histoire

Antiquité

C'est, avec Damas, l'une des plus anciennes villes de la région : elle existe déjà à l'époque de l'Empire hittite, vers -1800. Elle est alors la capitale du royaume amorite de Yamhad. En -1595, elle est prise par les Hittites et devient une grande étape pour les caravanes entre la Syrie et la Mésopotamie. Vers -1000 Alep devient la plateforme tournante du marché du savon dans le monde connu, position qu'elle gardera jusqu'aux temps modernes. En -738, elle est rattachée à l'Assyrie sous le nom de Halman. Elle est conquise par Alexandre le Grand en -333 et passe ensuite aux Séleucides, qui la rebaptisent Beroia. Elle est ensuite occupée par les Romains en -65, enfin, elle est conquise par les Arabes en 637.

Moyen Âge

Les Arabes bâtissent les principaux monuments de la ville :
- la grande mosquée, bâtie en 715 par le calife Al Walid, reconstruite en 1129 par Nouredin
- la Madrassé Halawiyé (école), sur l'emplacement de l'ancienne cathédrale Sainte-Hélène
- la citadelle, bâtie par l'Hamdanide Saif Ed Daoula
- les souks (marchés couverts)
- les khans (caravansérails) Aux Omeyyades succèdent, au , les Hamdanides. C'est l'âge d'or d'Alep. Elle passe ensuite aux Fatimides puis aux Seldjoukides. En 1098 et 1124, Alep est assiégée par les Croisés, qui échouent devant ses murs. En 1183, elle revient à Saladin et à la dynastie des Ayyoubides. En 1260, Alep est prise par les Mongols avant d'être reprise par les Mamelouks en 1317.

Époques moderne et contemporaine

En 1516, elle est annexée par l'Empire ottoman, qui la conservera jusqu'en 1918. Sous le règne du roi François Ier, elle accueille une représentation diplomatique française permanente qui durera jusqu'à la fin des années 1990.

Voir aussi


- Citadelle d'Alep
- Culture de la Syrie
- Savon d'Alep Catégorie:Patrimoine mondial en Syrie ja:アレッポ

Tutu

Un tutu est un voile porté par les danseuses (appelé plus communément « jupette » pour les cours). Il est normalement accroché au justaucorps et est principalement porté pour la danse classique. Alors que le costume apparaît dans les années 1820, il ne portera le nom de tutu qu'à partir de 1881. En 1832, Marie Taglioni immortalise la jupe montée sur plusieurs jupons : le costume de La Sylphide devient ainsi l'uniforme par excellence de la ballerine. Plus tard, le tutu romantique blanc et long (parfois jusqu'à la cheville) caractérise les âmes dansantes (Giselle, La Bayadère, etc.). Associé dès le milieu du aux « petis rats de l'Opéra », c'est l'uniforme que portent les jeunes élèves de l'école de danse de Paris. À propos de ces jeunes recrues, le docteur Véron, alors directeur de l'Opéra, écrivait : « Un homme d'esprit a donné, comme on sait, un pittoresque sobriquet à ces enfants élèves de la danse, qui ne sauraient jamais rester en place, et qu'un insatiable appétit entraîne sans cesse à grignoter toute espèce de choses ; il les a appelés des rats » (Louis Véron, Mémoires d'un bourgeois de Paris, Paris, 1856, tome III, p. 205). À notre époque, le tutu n'est jamais porté en cours. La tenue de cours est le justaucorps, parfois complété par une jupette (qui nous vient des États-Unis via les danseuses de Balanchine, et n'a rien à voir avec un tutu) ou la tunique, qui n'est autre qu'un justaucorps avec jupette cousue. La tenue de cours est souvent appelée « tutu », ce qui contribue à conserver de la danse classique une image « rococo ». Catégorie:Danse

Turcs

ja:テュルク zh:突厥 On appelle Turcs les divers peuples dont la langue fait partie de la famille des langues turques. On estime à 150 millions le nombre de personnes appartenant à ce groupe. Il s’agit vraisemblablement des descendants de grandes tribus originaires d'Asie centrale.

Terminologie

La plus ancienne mention du terme « Turk » qui nous soit parvenue nous provient des Göktürk du . Une lettre de l’Empereur de Chine au khan köktürk Isbara l’identifie comme le « grand khan turc » en 585. Les stèles de l'Orkhon, contemporaines, font usage du terme « Turuk ». Il se pourrait que certaines sources antérieures fassent référence à des peuples turcs, comme une tablette du retrouvée sur le site de Mari en Syrie (qui parle d'un peuple appelé « Turukku », en migration vers les régions de Tiguranim et Hirbazanim – nous ne savons pas à quoi correspondent ces noms sumériens), ou un texte chinois datant de 1328 av. J.-C. (en parlant d'un peuple voisin appelé « Tu-Kiu »), ou encore le nom d'un des petits-fils de Noé, « Turk », dans les textes de l'Avesta. On ne peut affirmer qu'il existe un lien entre ces termes, en apparence proches morphologiquement, et les peuples turcs proprement dits ; cependant nombre de personnes pensent avoir trouvé là des sources attestant de l'ancienneté tant du terme que des peuplades elles-mêmes. Aujourd'hui, en Turquie moderne, l'explication populaire de la racine du mot « turc » déclare que le terme signifie « fort » ou « puissant ». En français, l'usage du terme « turc » peut prêter à confusion, dans la mesure où seul le contexte permet de faire la distinction entre ses deux sens possibles ; d'une part le peuple turc, c'est-à-dire la majorité ethnique en Turquie actuelle, et d'autre part les peuples turcs au sens large, sujet du présent article. D'autres langues telles que l'anglais utilisent deux termes séparés, respectivement « Turkish » et « Turkic ». De même, en turc moderne, on utilise le mot « Türk » en parlant du groupe ethnique habitant la Turquie, tandis que le mot « Türki » se rapporte aux peuples et cultures turcs au sens large.

Histoire

On pense que les peuples turcs sont originaires d'Asie centrale. Certains historiens envisagent une origine plus à l'ouest, suivie d'une migration vers l'Asie centrale durant la préhistoire. Des comparaisons entre le sumérien et les langues turques modernes semblent indiquer l'existence d'un vocabulaire commun ; de là découle la thèse que les Sumériens sont la plus ancienne peuplade turque attestée et qu'ils sont originaires de l'est de la mer Caspienne mais ont cependant établi leur civilisation en Mésopotamie. Cette thèse est cependant sujette à controverse, dans la mesure où la majorité des linguistes considèrent le sumérien comme un isolat linguistique, et est assimilable à un produit de l'idéologie panturque. Les Huns, dont les origines remontent au moins 1200 av. J.-C., sont considérés comme une des premières tribus turques. Outre les controverses érudites, on ne sait précisément la date de l'émergence turque de son berceau géographique. Le premier état à avoir porté le nom « turc » est celui des Köktürks (ou Göktürks) au . Ceci porterait à croire que les Turcs vivaient surtout en Mongolie et probablement au Kazakhstan durant le premier millénaire de l'ère chrétienne. La Turquie a d'ailleurs des programmes de restauration des monuments turcs existants en Mongolie. Parmi les peuples turcs postérieurs, on notera les Karlouks (), les Ouïghours, les Kirghizes, les Oghouzes et les Turkmènes. C'est pendant la formation de leurs états que ces peuples sont entrés en contact avec le monde musulman et ont progressivement adopté l'Islam. Il subsiste cependant des populations turques appartenant à d'autres religions, notamment le christianisme, le judaïsme (cf. Khazars), le bouddhisme, et le zoroastrisme. À partir du , les soldats turcs des califes abbassides s'imposèrent en dirigeants du Moyen-Orient musulman, à l'exception de la Syrie et de l'Égypte. Les Turcs oghouzes et d'autres tribus s'emparèrent du contrôle de diverses régions sous l'égide de la dynastie seldjoukide, s'appropriant plus tard les territoires abbassides et byzantins. Simultanément, les Kirghizes et Ouïghours se battaient entre eux et contre le puissant Empire de Chine. Enfin les Kirghizes s'installèrent définitivement dans la région aujourd'hui appelée Kirghizstan. Les Tatars s'installèrent quant à eux dans le bassin de la Volga, évinçant du pouvoir local les Bulgares de la Volga. Cette même région s'appelle aujourd'hui Tatarstan et est une République autonome de la Fédération de Russie ; ses grandes villes, notamment Kazan, sont dotées d'une ou plusieurs mosquées, les Tatars étant traditionnellement musulmans. Suite à la grande invasion mongole du , l'empire seljoukide est sur le déclin et c'est sur cette base qu'émerge l'empire ottoman, sans doute le plus connu des empires turcs, pour la richesse de son histoire et sa durée dans le temps, occupant au final des régions allant des Balkans à l'Irak et du sud de la Russie à l'Afrique du Nord. Simultanément, d'autres groupes turcs fondèrent des états de moindre envergure, comme les Safavides d'Iran et l'Empire moghol au nord de l'Inde. Des guerres successives contre la Russie et l'Autriche-Hongrie, ainsi que la montée du nationalisme dans les Balkans seront les causes principales du déclin de l'Empire ottoman ; sa chute définitive survient à l'issue de la Première Guerre mondiale et donne naissance à l'état actuel de Turquie. Quoi qu'il en soit, les ressemblances entre les diverses langues turques contemporaines semblent indiquer que l'éclatement initial du noyau géographique originel turc est un phénomène relativement récent, sauf en ce qui concerne les Tchouvaches et les Yakoutes.

Distribution géographique et divisions ethniques

Actuellement, l'ethnie turque la plus dense réside en Turquie. Les autres groupes turcs importants se trouvent en Azerbaidjan, à Chypre, en Iran, au Kazakhstan, au Kirghizstan, en Russie, au Turkménistan et en Ouzbékistan. On en trouve aussi en Crimée, au Xinjiang (extrême ouest de la Chine), au nord de l'Irak, en Afghanistan, en Moldavie, dans les Balkans (particulièrement en Grèce), en Bulgarie, en Roumanie et en ex-Yougoslavie. En revanche, il est difficile de séparer précisément les différentes ethnies turques. En voici une liste non exhaustive ; entre parenthèses, leur situation géographique :
- Azéris (Azerbaïdjan)
- Bachkirs (1 370 000 en Russie)
- Balkars (Russie, Caucase du Nord)
- Gagaouzes (Moldavie)
- Kachkaïs (Iran)
- Karakalpaks (Ouzbékistan, République autonome de Karakalpakie, au sud de la mer d'Aral)
- Karapapak (Caucase, Turquie orientale)
- Karatchaïs (Russie, Caucase du Nord)
- Kazakhs (Kazakhstan, Ouzbékistan, Xinjiang (Chine), ouest de la Mongolie)
- Khorasanis (Iran)
- Kirghizes (Kirghizstan)
- Koumyks (Caucase, Daguestan)
- Noghaïs (Caucase, Daguestan)
- Ouïghours (Xinjiang (Chine))
- Ouzbeks (Ouzbékistan)
- Tatars (6 320 000 en Russie en 1979)
- Tatars de Crimée
- Tchouvaches (1 750 000 en Russie en 1979)
- Touvans (Sud de la Sibérie, frontière avec la Mongolie)
- Turkmènes (Turkménistan)
- Turcs de Turquie
- Turcs de Chypre
- Yakoutes (300 000 en République de Yakoutie, Sibérie) Certains classent les ethnies ci-dessus en six branches : Oghouzes, Kiptchaks, Kourlouks, Sibériens, Tchouvaches et Yakoutes. Un des principaux obstacles que l'on rencontre lorsqu'on essaie de classer les divers dialectes, langues, peuplades et groupes ethniques turcs est l'effet qu'ont eu l'Union soviétique et la politique stalinienne sur les nationalités. Les modifications de frontières existantes et les déportations massives ont eu des impacts considérables sur des régions traditionnellement diversifiées au niveau ethnique. De ce fait, le classement ci-dessus n'est en aucune manière considéré comme vérité absolue, tant au niveau global que dans le détail. À cela s'ajoutent des éléments relativement nouveaux dus à l'évolution de la situation géopolitique des pays de l'ex-bloc communiste suite à la chute de ce dernier, comme l'émergence d'un esprit nationaliste dans les républiques d'Asie centrale.

Anthropologie et linguistique

Les peuples turcs sont d'apparence physique variée. La majorité d'entre eux, de l'Europe à la Chine, semblent partager des traits avec la race blanche. Certains ont le teint très clair, les yeux bleus et les cheveux blonds ou roux, bien qu'ils soient dans l'ensemble d'apparence méditerranéenne (yeux bruns, cheveux bruns/noirs, peau bronzée, légèrement ou pas). Parfois, des caractéristiques faciales surprenantes sont aussi observables, comme certains Ouzbeks ou Tatars qui ont un faciès visiblement mongol, mais avec des yeux et des cheveux clairs. D'autres Turcs ont un caractère purement mongol, comme certains Kazakhs. Les linguistes considèrent que les langues turques, mongoles et toungouses forment une famille dite altaïque. Elles possèdent beaucoup de points communs, comme l'harmonie vocalique: les voyelles sont partagées en deux groupes et chaque mot ne peut contenir que des voyelles d'un seul groupe. Ce sont des langues agglutinantes: les mots ne peuvent être dérivés que par adjonction de suffixes. Il n'existe pas de préfixe ou d'infixe comme dans les langues indo-européennes. Ces langues possèdent en revanche peu de vocabulaire en commun, ce qui peut faire douter qu'elles soient d'origine commune. Leurs ressemblance peuvent, en partie, s'expliquer par un long voisinage de leurs porteurs. A son tour, la famille altaïque est rapprochée de la famille finno-ougrienne, qui comprend des langues parlées par les Hongrois, les Finnois, les Estoniens, ainsi que par les Samoyèdes de Sibérie. Toutes ces langues sont qualifiées d'ouralo-altaïques. Ces rapprochements plaident pour une origine sibérienne des Turcs. Les Turcs possèdent d'autres points communs avec les peuples sibériens, comme la pratique du chamanisme. C'est en Sibérie que cette religion se trouve sous sa forme la plus pure. Elle est d'ailleurs la religion exclusive des peuples sibériens. Le mythe du loup ou du chien ancêtre est commun aux Turcs, aux Mongols, aux habitants de la Sibérie et de l'Amérique du Nord. Les Kirghiz et les Köktürks disaient provenir d'une caverne, mythe également répandu chez les Amérindiens. Ces similitudes n'ont rien d'étonnant, puisque ces derniers sont originaires de Sibérie. Les Turcs ont surtout beaucoup de points communs avec les Mongols, ce qui a rendu l'adjectif «turco-mongol» d'usage courant. Leur principale divinité était le Ciel-Dieu, appelé Tängri par les Turcs et Tängär par les Mongols. Il avait pour compagne une déesse de la fécondité appelée Umai, commune aux Turcs et aux Mongols. Ces deux peuples utilisaient le terme de khan pour désigner leurs rois. Aussi longtemps que l'on remonte dans leur histoire, ils ont eu un mode de vie nomade, utilisant la yourte comme habitation. Ces similtudes témoignent d'une longue coexistence des Turcs et des Mongols, durant laquelle les deux peuples se sont mutuellement influencés. Durant leur expansion vers l'ouest, les Turcs se sont mêlés à des Indo-Européens, qui étaient les premiers habitants connus de l'Asie centrale. C'est la raison pour laquelle il est si difficile de définir une race turque. Par exemple, en arrivant dans le bassin du Tarim, les Ouïgours se sont métissés avec les anciens habitants de cette région, les Tokhariens. Même dans le mythe de l'origine des Köktürks, il est question de métissage: alors que les ancêtres vivaient encore dans leur caverne, ils épousèrent des «femmes du dehors». Cette caverne était située au nord de Tourfan, qui était un territoire tokharien.

Religion

Dans l'ensemble, les peuples turcs sont musulmans sunnites. Cependant, de nombreuses personnes en Turquie orientale sont alevis, et la majorité des Turcs d'Iran et d'Azerbaïdjan sont musulmans chiites. Les Tchouvaches de Russie et les Gagaouzes de Moldavie sont en majorité chrétiens. Certaines peuplades ont même conservé leurs traditions chamanistes, tandis que la majorité a adopté l'Islam dès le . On les trouve principalement dans les régions et républiques autonomes de Russie voisines du massif de l'Altaï, en Khakassie et à Touva. Enfin, on trouve quelques peuplades turques bouddhistes, juives, zoroastriennes et baha'ies.

« Monde turc » et « panturquisme »

Certains font souvent référence au « monde turc » en parlant des pays, régions et peuples turcs. Par contraste, d'autres s'inquiètent que cette évolution des courants politiques encourage la Turquie actuelle dans ses visées impérialistes ou hégémoniques, dénonçant la chose comme un pur produit du panturquisme. De même, certains rappellent que de nombreux Arabes se sentent liés aux Turcs en termes culturels, ce qui constituerait un « monde arabe » élargi aux populations turques et ayant un poids politique et culturel largement plus lourd. On peut y voir des avantages, notamment un encouragement à cultiver les liens culturels et linguistiques dans l'optique d'achever des objectifs communs, développer les régions concernées et y améliorer la sécurité. L'opposition ne manque pas de signaler que la Turquie a un lourd passé nationaliste et impérialiste, et qu'il est souhaitable de conserver la diversité culturelle, politique et religieuse des peuples turcs, plutôt que de les unir sous une bannière panturque très artificielle et dont la portée dans les esprits pourrait avoir une influence néfaste sur toute la région.

Voir aussi


- Langues turques
- États et empires turcs
- Panturquisme Catégorie:Histoire de la TurquieCatégorie:groupe ethnique

Turquie

|- valign="top" | Président | Ahmet Necdet Sezer |- valign="top" | Premier ministre | Recep Tayyip Erdoğan |- valign="top" | Fondation | 29 octobre 1923 |{{{{{{{{{{{commons|Category:Turkey|la Turquie{wikitravel|la Turquie|Turquie{fr{fr{fr{en{tr{en{en{tr{tr{en{en{tr{en{fr{tr{tr{tr{en{en{tr{tr{tr{tr{fr{fr{fr{Pays d'Europe (COE){Pays d'Asie{lien AdQ|ja{lien AdQ|de

Bordeaux

Bordeaux (gascon : Bordèu) est une ville du sud-ouest de la France, chef-lieu de la région Aquitaine et du département de la Gironde. Elle est traversée par la Garonne. Ses habitants sont appelés les Bordelais. La ville est connue dans le monde entier pour ses vignobles (voir Vignoble de Bordeaux). Capitale de l'ancienne Guyenne (approximativement l'Aquitaine actuelle), Bordeaux fait partie de la Gascogne et elle est située en bordure des Landes de Gascogne

Héraldique

Landes de Gascogne Les armes de la ville sont « De gueules, à la Grosse Cloche ouverte, ajourée et maçonnée de sable et sommée d'un léopard d'or ; à la mer d'azur chargée d'un croissant d'argent ; au chef de France ancien. » Dans les anciennes armoiries de la Ville de Bordeaux, les Fleurs de lis représentent les armes des rois de France ; le léopard rappelle les armes de la province de Guyenne dont Bordeaux était la capitale ; le Château reproduit les tours de l'ancien hôtel de ville dont il reste aujourd'hui la Grosse Cloche ; le Croissant figure la courbe décrite par la Garonne devant la ville qui était nommée "port de la lune" de par la courbe que décrit la Garonne; les eaux du fleuve baignent les tours de l'hôtel de ville. Les croissants entrelacés qui sont les petites armoiries ou le chiffre de Bordeaux ont pour origine le croissant symbolique qui figure seul dans les armes de la ville. Ils furent aussi le chiffre de Diane de Poitiers. On ne les trouve pas avant le milieu du . Au on les trouve fréquemment par exemple sur le fronton de la fontaine Saint Projet (1736). De nos jours, ils figurent un peu partout et marquent discrètement tout ce qui est la propriété de la ville. Pour couronne, Bordeaux a une couronne murale à sept créneaux (ville de premier ordre) d'or. Comme supports : deux antilopes blanches colletées d'une couronne fleurdelisée d'or et enchaînée du même. Et sa devise restera : LILIA SOLA REGVNT LVNAM, VNDAS, CASTRA, LEONEM, « Les lis seuls règnent sur la lune, les flots, le château et le lion ».

Histoire

Le premier nom de Bordeaux, fut Burdigala, à l'époque romaine. Au niveau linguistique, Burdigala pourrait être un nom basco-aquitain. « Burdi » signifierait fer et « Gala » se traduirait par fonte. Burdigala pourrait donc signifier « Fonte du fer », désignant ainsi un lieu où on forgeait des armes et des objets de la vie courante. Le nom aurait ensuite évolué en « Bordigala », puis en « Bordale » en Euskara (basque), « Bordèu » en gascon et finalement en « Bordeaux ». Bordeaux fut fondée au sous le nom de Burdigala par les Bituriges Vivisques (littéralement 'Bituriges déplacés'), qui sont un peuple gaulois de la région de Bourges. Le premier emplacement est situé à l'embouchure de la Devèze, un affluent de la Garonne, proche de la Gironde. La naissance de Bordeaux n'est pas liée aux qualités du site, car, ville d'embouchure située sur une avancée du plateau landais, elle fut longtemps cernée de marais pestilentiels. Il s'agissait à l'époque d'un emporium, c'est-à-dire un comptoir de commerce, contrôlant les routes de l'étain et du plomb entre les ports gaulois de la Loire et la République romaine. Après l'occupation romaine, Burdigala se développa et finit par devenir une des villes les plus opulentes de la Gaule. Au , elle ravit même à Mediolanum Santonum (Saintes) le titre de capitale administrative de la province d'Aquitaine. La ville fut particulièrement prospère sous la dynastie des Sévères (193-235), elle englobait alors le mont judaïque, actuel quartier Saint-Sernin. Mais en 276, la ville fut pillée par les Vandales et s'enferma dans ses murs. La ville continua à briller pendant près d'un siècle, illustrée par ses poètes chrétiens (Ausone, 309-394) et ses saints (saint Paulin de Nôle, 353-431). Mais cette période de prospérité de Burdigala fut interrompue par différentes invasions: les Vandales en 409, les Wisigoths en 414 et les Francs en 498. Au la ville fut également pillée par les Normands. La ville de Bordeaux sombre alors dans une longue période d'obscurité. NormandsIl faut attendre le pour que Bordeaux retrouve sa splendeur. En effet, suite au mariage d'Aliénor d'Aquitaine, ancienne épouse de Louis VII, avec Henri II Plantagenêt en 1154, la ville devient anglaise. Elle le restera pendant trois siècles, tout comme l'Aquitaine, qui, prononcée à l'Anglaise, devient la Guyenne. Bordeaux s'agrandit et se dote d'une deuxième enceinte. C'est au cours du que Bordeaux redevient prospère grâce au commerce du vin avec l'Angleterre. C'est à cette époque que la cathédrale Saint-André est construite. Son archevêque, Bertrand de Got, devient pape sous le nom de Clément V en 1305. De 1362 à 1372, sous le règne du Prince Noir, Bordeaux devient capitale d'un État indépendant, mais le Prince Noir dû renoncer à son projet d'ériger la Guyenne en État souverain. En 1453, suite à la bataille de Castillon, la ville redevient une possession française et la guerre de Cent-Ans s'achève. Mais la ville n'apprécie guère la tutelle du Roi de France. Afin de surveiller la ville devenue hostile, le roi Charles VII fait bâtir à Bordeaux le Châteaux Trompette et le Fort du Hâ. Le commerce du vin avec l'Angleterre s'arrête et la ville perd alors sa prospérité. En 1462, le roi Louis XI rend ses libertés à la ville en lui donnant un Parlement. En 1585, Montaigne devient maire de Bordeaux. La ville s'apaise et trouve une nouvelle source de profit dans le commerce du pastel de Garonne. Pendant les luttes de la Fronde entre la noblesse française et le Roi, les bourgeois bordelais forment la Conjuration de l'Ormée. Ce n'est qu'en 1653, après que le jeune Louis XIV eut fait son entrée dans la ville soumise par les armes, que Bordeaux acceptera enfin de faire partie du royaume de France. Bordeaux connaît sa seconde apogée du milieu du jusqu'à la Révolution française. Cette prospérité provient à nouveau de son port. La ville commerce le vin, mais aussi le sucre colonial et les esclaves. Au même titre que Nantes, elle devient en effet un centre négrier et s'enrichit beaucoup grâce au commerce triangulaire. Les archevêques, les intendants et les gouverneurs installés par le Roi, embellissent la ville, assèchent les faubourgs marécageux et insalubres et aménagent les anciens remparts. Les intendants Tourny et Boucher feront, à moindre échelle, ce que fera 100 ans plus tard le Baron Haussmann à Paris. L'architecte Nicolas Portier construit, à la place des portes fortifiées de la vieille ville, des arcs de triomphe majestueux comme la Porte d'Aquitaine ( Place de la Victoire), la Porte Dijaux ( Place Gambetta/ Rue Porte Dijaux), la Porte de la Monnaie (Quai de la Monnaie) ou encore la Porte de Bourgogne (Place Bir-Hakeim). La ville se dote également d'un Opéra construit par Victor Louis. L'architecte de Louis XV Gabriel crée à la demande de Tourny le Jardin Public, voulu comme un espace vert et un haut lieu de promenade qui eut très vite la faveur des bordelais. Gabriel construit aussi la vitrine de la ville : la Place de la Bourse, magnifique ensemble XVIII versaillais qui donne sur les quais et qui fut voulue comme écrin à la statue équestre du roi Louis XV statue fondue en 1792 et remplacée plus tard par la fontaine des Trois Grâces de Visconti. La ville deviendra une des capitales européennes des Lumières dont Montesquieu fut le précurseur. Bordeaux va beaucoup souffrir pendant la Révolution et l'Empire. En effet pendant ces trois périodes, la ville ne peut plus commercer via l'Atlantique. La ville songera alors à se révolter à l'appel des députés girondins, mais Tallien y fait régner la terreur. Quand le premier Empire s'effondre, la ville sera la première à accueillir les princes de la maison de Bourbon. La période révolutionnaire rendit obligatoire le doctorat ; à partir de 1824, l’entrée à l’École exigea le baccalauréat. Les trois écoles au auront une haute réputation, souvent désignées sous le nom d'Écoles de Santé Navale. À partir de 1840, la ville redevient un grand port colonial et commerce à nouveau avec l’Afrique. À la fin du siècle, la ville s'industrialise avec des entreprises chimiques, métallurgiques, alimentaires et les huileries. Au même moment le phylloxéra touche le vignoble. Dans les années qui suivirent la guerre de 1870, le corps de Santé de la Marine va connaître une crise et un déclin de ses trois écoles. C'est en 1890 que le projet du Ministre Barbey fut adopté, projet prévoyant la création d'une École du Service de Santé pour la Marine puis d'une Faculté d'État et l'existence de trois annexes. C’est à Bordeaux, le 5 novembre 1890, qu’est inaugurée l’École Principale du Service de Santé de la Marine et des Colonies dans un ancien asile d’aliénés. Elle a pour mission de former des médecins et des pharmaciens. L’emplacement de l’École devait être provisoire mais il devient définitif avec la construction d'un bâtiment sur le cours Saint-Jean et d’un autre sur la rue Ferbos. Pendant la Première Guerre mondiale, Paris étant menacée par l’avancée des armées allemandes, le gouvernement français se replia vers Bordeaux. La ville connaîtra alors une certaine prospérité grâce aux usines d’armement. En 1917, la ville devient le point de passage des soldats des "États-Unis d'Amérique". Elle est aussi à cet instant la ville de l’Action Française et des ligues qui rendent le climat politique agité. La Seconde Guerre mondiale, marque une nouvelle période de troubles pour Bordeaux. La ville devient en 1940 le siège du gouvernement. En juin 1940, alors que le gouvernement français s’apprête à signer l'armistice, le consul du Portugal, Aristides de Sousa Mendes délivre près de 30 000 visas à des réfugiés fuyant l’avancée de l’armée allemande. La ville est ensuite occupée par les nazis avec des collaborateurs zélés comme le maire Adrien Marquet ou le préfet Maurice Papon. Le port de Bordeaux acquiert durant la guerre un rôle nouveau et majeur dans l’économie de guerre du Reich. Une base sous-marine bétonnée est construite et des cargos forcent le blocus britannique pour approvisionner l’Allemagne en matières premières (caoutchouc naturel notamment) venus d'Extrême-Orient. Le maire de Bordeaux, Adrien Marquet, s’engage dans la collaboration aux côtés de Marcel Déat avec lequel il avait fondé avant-guerre le parti des Néo-Socialistes, proches des idées fascistes. En 1947, Jacques Chaban-Delmas, général de la Résistance, devient maire. Il industrialise la ville alors que le négoce s’effondre. Il restera maire jusqu'en 1995, année où Alain Juppé obtient le poste de maire et qui tenta de redonner à la ville un second souffle et pour ce faire engagea une rénovation de la ville, une réhabilitation de certains quartiers, la construction d'un tramway. Suite à sa condamnation Alain Juppé est remplacé par Hugues Martin.

Économie

Viticulture

On ne peut pas parler de Bordeaux sans parler de vin. En effet Bordeaux est la capitale mondiale du vin. Il y a autour de Bordeaux 14 000 producteurs de vin, 117 514 hectares de vigne, 400 négociants et un chiffre d'affaires de 14,5 milliards d'euros.

Industrie

Mais Bordeaux est aussi une ville industrielle. Bien que l'industrie bordelaise ait souffert ces dernières décennies (rive droite de Bordeaux), la ville a su se repositionner dans les technologies de pointe et les nouvelles technologies, notamment l'aéronautique. L'agglomération bordelaise est en effet un pôle majeur dans le secteur aéronautique-spatiale-défense. La ville de Bordeaux a également une activité portuaire importante. En effet, le port autonome de Bordeaux accueille chaque année 1 600 navires et traite environ 9 millions de tonnes de marchandises (dont 4 millions de tonnes d'hydrocarbures). Le port autonome de Bordeaux accueille également les éléments de l'A380 en transit vers Toulouse.
Cependant le secteur tertiaire reste dominant dans la capitale girondine notamment grâce à la fort