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5 Mars

5 mars

Le 5 mars est le 64 jour de l'année (65 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 632 : Le prophète Mahomet arrive à La Mecque pour accomplir le pélerinage, et il y est rejoint par Ali, qui revenait du Yemen avec ses hommes.
- 1770 : Cinq Américains, y compris le noir Crispus Attucks, sont tués lors du massacre de Boston.
- 1795 : Traité de Bâle (La Prusse se retire de la guerre) Révolution française
- 1796 : Guerre contre le Saint Empire romain germanique
- 1939 : Putsch intra-républicain du colonel Casado à Madrid (5-10 mars). (Guerre civile espagnole)
- 1955 : Chute du gouvernement Pierre Mendès France.
- 1959 : Lancement de la sonde solaire Explorer VI.

Naissances


- 1133 : Henri II, premier roi Plantagenêt d'Angleterre († 6 juillet 1189)
- 1574 : William Oughtred mathématicien anglais
- 1658 : Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac, aventurier français né près de Saint-Nicolas-de-la-Grave en Tarn-et-Garonne, († 1730).
- 1751 : Gérard de Lally-Tollendal, homme politique et académicien français († 1830)
- 1871 : Rosa Luxemburg, communiste polonaise († 1919)
- 1883 : Marius Barbeau, anthropologue, ethnologue, folkloriste canadien († 1969)
- 1887 : Heitor Villa-Lobos, compositeur brésilien, († 17 novembre 1959).
- 1915 : Laurent Schwartz, mathématicien français, († 4 juillet 2002.
- 1904 : Karl Rahner, théologien allemand († 30 mars 1984)
- 1918 : James Tobin, économiste états-unien († 11 mars 1992)
- 1922 : Pier Paolo Pasolini, écrivain et cinéaste italien né à Bologne, mort le 2 novembre 1975 à Ostie.
- 1929 : Lucette Michaux-Chevry, femme politique de la Guadeloupe, née à Basse-Terre en Guadeloupe
- 1931 : Fred, auteur de bandes dessinées, notamment de la série des Philémon, né à Paris.
- 1946 : Bertho Audifax, homme politique français, né à Saint-Benoît Réunion.
- 1947 : Ottis Toole États-Unis tueur en série, 15 septembre 1996
- 1955 : Julien Dray, homme politique français, né à Oran Algérie.
- 1958 : Andy Gibb, chanteur britannique
- 1961 : Jean-Marie Sermier, homme politique français, né à Nozeroy dans le Jura.
- 1963 : Yves Nicolin, homme politique français, né à Le Coteau dans la Loire.
- 1969 : Mc Solaar ou Claude M'Barali, auteur et interprète français de musique rap, né à Dakar au Sénégal de parents tchadiens, il arrive en banlieue parisienne à l'âge de six mois.
- 1970 : Yuu Watase (渡瀬悠宇), dessinatrice de manga, née à Ōsaka

Décès


- 943 : Herbert II de Vermandois, comte, puis duc de Vermandois.
- 1118 : Maurus, évêque de Cracovie.
- 1736 : Maurice-Louis-Alexandre Le Brice de Kéroack, ancêtre des Kirouack du Canada
- 1827 : Pierre-Simon Laplace, mathématicien, astronome et physicien français (° 23 mars 1749)
- 1893 : Hippolyte Taine, historien français (° 21 avril 1828)
- 1938 : Gabriele D'Annunzio, écrivain italien (° 12 mars 1863)
- 1953 : Sergueï Prokofiev, compositeur (° 23 avril 1891)
- 1953 : Joseph Staline, dictateur soviétique (° 21 décembre 1879)
- 1982 : John Belushi, acteur américain (° 24 janvier 1949)
- 1997 : Jean Dréville, réalisateur de cinéma français (° 20 septembre 1906)

Célébrations

Saints catholiques du jour


- Sainte Olivia (II) Catégorie:Jour de l'année ja:3月5日 ko:3월 5일 simple:March 5 th:5 มีนาคม

Jour

als:Tag ja:日 simple:Day Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h). Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]). Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire). Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral). À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.

Voir aussi


- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales

Liens externes


- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où] Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier

Année bissextile

Catégorie:Calendrier Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».

Règle actuelle

Depuis l'instauration du calendrier grégorien : # Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres. # Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles. # Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles. Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3. Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle. La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.

Histoire des années bissextiles

Les mois intercalaires de l'année de Numa

L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.

Le jour intercalaire de Jules

En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis). Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait). Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ». C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.

29 février

Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.

30 février

En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans. Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février. als:Schaltjahr ja:閏年 ko:윤년 simple:Leap year th:ปีอธิกสุรทิน

632

Catégorie:632
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Années 610 | Années 620 | Années 630 | Années 640 | Années 650
627 | 628 | 629 | 630 | 631 | 632 | 633 | 634 | 635 | 636 | 637
---- Cette page concerne l'année 632 du calendrier julien.

Événements


- 26 février : Le prophète Mahomet, suivi d'une foule de cent mille pélerins, se met en route pour La Mecque, où il va effectuer son pélerinage d'adieu.
- 5 mars : Le prophète Mahomet arrive à La Mecque pour accomplir le pélerinage, et il y est rejoint par Ali, qui revenait du Yemen avec ses hommes.
- 15 mars : Faisant ses adieux à sa ville natale, le prophète Mahomet quitte La Mecque pour Médine.
- 19 mars : Au retour de son pélerinage d'adieu à La Mecque, le prophète Mahomet fait une halte à Ghadir Khum, où il prononce un sermon, au cours duquel il révèle que Dieu lui a commandé de désigner son successeur, et qu'il a choisi Ali.
- 8 juin : Mort du prophète Mahomet à Médine.
- Mahomet (Mohammed) prêche la Guerre sainte contre les païens.
- Abou Bakr, premier calife de l'Islam.
- Le calife Abou Bakr soumet les tribus arabes révoltées. Il progresse vers la Syrie et la Perse (fin en 634).
- Sous le règne d’Abou Bakr commence la collecte du Coran. Zayd, secrétaire de Mahomet, est chargé du travail.
- Invasions Arabes à Chypre (632-964) qui ruinent les anciennes villes.
- Début du règne de Yazdgard III, dernier roi sassanide de Perse (fin en 651).
- Le roi du Khotan dans le Tarim accepte la suzeraineté chinoise.
- En Espagne, Sisenand offre 200 000 sous d’or au roi des Francs Dagobert pour son soutien contre Swentila. Les Francs interviennent à Saragosse où Sisenand est couronné roi des Wisigoths contre Swentila.
- Dagobert Ier de retour en Austrasie prend une concubine, Ragnétrude, qui lui donne un fils, Sigebert, qui est proclamé vice-roi d’Austrasie.
- Pépin et Cunipert (évêque de Cologne), maires d’Austrasie.
- Félix, patrice d’Aquitaine (?).
- Penda, roi de Mercie (632-654).
- Le roi des Francs Dagobert crée la foire de Saint-Denis, grand marché de 4 semaines.

Naissances


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Décès en 632


- 8 juin : Mahomet (Mohammed), fondateur de l'Islam.
- Ormizd V, roi de Perse, est assassiné par les troupes de Yazdgard III, qui restaure la dynastie Sassanide. als:632 ko:632년

Mahomet

Mahomet ou Mohammed ou encore Muhammad (مُحَمَّد [] en arabe) est né à La Mecque en 570 et mort à Médine en 632. Il est chef religieux, politique et militaire arabe, fondateur et prophète de l'islam.

Les noms de Mahomet

Le terme français Mahomet est une déformation du turc Mehmet. À noter que Mohammed devient Muhammet ou Mehmet en Turquie, Mohand en langue berbère, et Mamadou dans certains pays d'Afrique noire par déformation de la forme arabe vocalisée Mouhammadou. Le nom complet de Mahomet est Abu-l-Qâsim Muhammad Ibn `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib Ibn Hâshim. Le nom proprement dit y est précédé par la kunyah marquant la paternité (père de Al-Qâsim) et suivi par le nasab c'est-à-dire la généalogie (fils de `Abd Allâh, le fils de `Abd Al-Muttalib, le fils de Hâshim). La version arabe 'Muhammad' s'écrit avec 4 consonnes mîm, hâ', mîm et dâl et se prononce 'Mouhammad'. Muhammad signifie en arabe « Celui qui est digne de louanges », « le Louangé ». La variante francisée Mahomet est rejetée par une partie des musulmans. Un débat récent qui a fait l'objet d'une pétition expédiée à l'Académie française estimait que : « Mohammed signifie en arabe, le Béni. Et ce sens est parfaitement apparent dans le terme lui-même alors que Mahomet provient de l'expression « Mâ houmid » qui en est la négation. ». De nombreux autres noms (laqab) lui ont été attribués, soit de son vivant, soit par la tradition islamique. On en compte 201, dont Al-Mustafâ et Al-Mukhtâr qui signifient l'Élu, Al-Amine qui signifie le Loyal, Ahmad et Mahmoud qui sont dérivés de la même racine que Muhammad. Dans le Coran et les hadiths, Mahomet est habituellement appelé le messager de Dieu (rasoul) (الرَّسُول ar-rasūl, le messager; l'envoyé), plus de 200 fois dans le Coran. Il est également désigné par l'expression prophète (nabi) (النَّبِيّ an-nabīy, le prophète). Ces deux appellations renvoient à une distinction faite en islam entre deux catégories de personnes investies d'une mission apostolique ; les messagers de Dieu, appelés aussi envoyés de Dieu, sont d'après la terminologie islamique les personnages ayant reçu un message divin (ou un livre sacré) avec l'ordre de le transmettre aux hommes, tandis que les prophètes reçoivent un enseignement divin à titre plus personnel. Selon cette classification, les messagers sont des prophètes alors que la réciproque n'est pas nécessairement vraie. :Ô gens ! Le Messager vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur. Ayez la foi, mieux vous vous en porterez. Et si vous ne croyez pas (qu'importe !), c'est à Dieu qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Dieu est Omniscient et Sage. En arabe : : يَا أَيُّهَا النَّاسُ قَدْ جَاءَكُمُ الرَّسُولُ بِالْحَقِّ مِنْ رَبِّكُمْ فَآمِنُوا خَيْرًا لَكُمْ وَإِنْ تَكْفُرُوا فَإِنَّ لِلَّهِ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَكَانَ اللَّهُ عَلِيمًا ::Le Coran (IV ; 170) D'après ce verset Muhammad est désigné par le Coran comme étant le messager de Dieu. : Certes les hommes les plus dignes de se réclamer d'Abraham, sont ceux qui l'ont suivi, ainsi que ce Prophète ci, et ceux qui ont la foi. Et Allah est l'allié des croyants. En arabe : : إِنَّ أَوْلَى النَّاسِ بِإِبْرَاهِيمَ لَلَّذِينَ اتَّبَعُوهُ وَهَذَا النَّبِيُّ وَالَّذِينَ آمَنُوا وَاللَّهُ وَلِيُّ الْمُؤْمِنِينَ ::Le Coran (III ; 68) Dans ce verset, outre le fait que le Coran qualifie Muhammad de prophète, on retrouve la filiation revendiquée par l'islam vis-à-vis des autres religions et des prophètes bibliques. Non seulement le message prêché par Muhammad est inscrit dans la suite des religions célestes précédentes -- ce que peuvent contester les adeptes de ces religions -- mais le Coran affirme que la venue de Mahomet était annoncée dans la Torah et les Évangiles, si l'on s'en tient au verset suivant : : Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'Evangile. En arabe : : الَّذِينَ يَتَّبِعُونَ الرَّسُولَ النَّبِيَّ الْأُمِّيَّ الَّذِي يَجِدُونَهُ مَكْتُوبًا عِنْدَهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَالْإِنْجِيلِ ::Le Coran (VII ; 157)

Annonce de la venue du prophète

Le Coran affirme que la venue de Mahomet comme prophète de l'islam pour toute l'humanité est annoncée dans la Torah et dans les Évangiles. :Comment pouvez-vous désirer qu'ils croient avec vous, alors que certains d'entre eux ont altéré sciemment la parole de Dieu, après l'avoir entendue ? ::Le Coran (II ; 75) Certains exégètes voient dans ce verset une accusation envers les juifs et les chrétiens. Un nom céleste de Mahomet est Ahmad qui peut se traduire en grec par περικλυτος (loué, renommé, célèbre). Dans les évangiles, Jésus annonce l'arrivée du παρακλητος (en grec moderne : avocat, défenseur, réconfort) (Jean XIV: 16, XV: 26 et XVI: 7) Dans les Églises chrétiennes, on considère que ce paraclet est l'Esprit Saint, et qu'il est venu à la Pentecôte. Une polémique entre chrétiens et musulmans est née de cette situation floue. La tradition islamique affirme que Mahomet est le dernier (au sens du sceau) des prophètes, qu'il scelle ainsi le cycle de la prophétie, en confirmant et en totalisant les messages véhiculés précédemment par la lignée des prophètes.

Biographie religieuse

Naissance et enfance

Mahomet naît à la fin du , vers 570, à la Mecque, cité caravanière vivant du trafic des marchandises de l'Inde vers l'Occident via Aden puis la Syrie, en tranversant le désert de la péninsule arabique. Âgé de soixante-trois ans, il décédera vers le 8 juin 632 à Médine. Mahomet est le prophète de l'islam et le créateur du premier État musulman. L'année de naissance de Mahomet est appelée traditionnellement Année de l’éléphant en référence aux événements qui s'y sont déroulés. Le général chrétien éthiopien et vice-roi du Yémen, Abraha, avait attaqué en vain La Mecque avec une troupe d’éléphants pour démolir le sanctuaire vénéré par les Arabes (la Ka`ba). Le Coran rapporte ce récit (Sourate Al-Fil), et il est dit que l'attaque fut repoussée par la riposte miraculeuse d'oiseaux jetant des pierres brûlantes. La tradition musulmane dit que des témoins occulaires de cette attaque étaient encore en vie lors de la révélation de cette sourate. Mahomet appartient à la tribu de Quraysh (ou Koreish), une très ancienne tribu arabe. Il descend de Ghâlib, fils de Fihr, surnommé Quraych, guerrier puissant et redouté. Son père `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib est fils de `Abd Al-Muttalib, fils de Hâshim, prince des Qurayshites, gouverneur de La Mecque et intendant de la Ka`ba. La famille de Mahomet sont les Hachimites par référence à son grand-père Hâshim Ibn `Abd Manâf. Les Koreishites disent descendre d'Ismaël, fils d'Abraham, et ont la garde de la Ka`ba, sanctuaire reconstruit par Abraham et son fils Ismaël, selon la tradition musulmane, et désigné par le père des trois monothéismes comme un lieu de pèlerinage. Mahomet est le fruit du mariage de `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib et Âminah (Amina ou Aamina bint Wahb) fille de Wahb, chef du clan médinois des Banû Zahrah. Elle accouche de Mahomet à La Mecque dans la maison de son oncle paternel Abû Tâlib du clan des Banû Hâshim, le lundi 12 du mois de Rabî` Ier (avril). Son accoucheuse est Ash-Shifâ', la mère de `Abd Ar-Rahmân Ibn `Awf. Il n'est pas encore né quand son père `Abd Allâh meurt à Yathrib qui, depuis, a pris le nom de Médine. Le septième jour après sa naissance, son grand père `Abd Al-Muttalib donne un nom à son petit-fils : Muhammad, ce qui signifie "Le Loué". Umm Ayman Barakah Bint Tâlib, une esclave abyssinienne de son père, s'occupe de lui. Conformément à la coutume des familles nobles de Quraysh, sa mère Âminah le confie à une nourrice, d'abord à Thuwaybah, la servante de son oncle Abû Lahab, puis à Halîmah Bint Al-Hârith As-Sa`diyyah (de la tribu des Saadites), qui emporte le nourrisson dans le désert, où son mari vit avec la tribu des Saadites (Banû Sa'd), à l'écart du reste des Arabes. La vie dans le désert, au milieu des bédouins réputés pour la pureté de leur langue, était réputée prodiguer aux enfants santé et force d'expression. Un jour, alors que Mahomet et l'un de ses frères de lait avaient la garde de quelques bêtes à proximité des habitations, Halîmah et son mari Abû Kabshah sont alertés par leur fils de lait que Mahomet avait été pris à parti par deux hommes de blanc vêtus, qu'il l'avait couché et ouvert son torse. Accourant sur les lieux, Halîmah et son mari trouvent leur enfant debout tout pâle. Le jeune Mahomet leur explique que deux hommes vêtus de blanc étaient venus et l'avaient couché par terre, et qu'il lui avaient ouvert le torse et en avaient extrait quelque chose. Selon la tradition musulmane, les deux hommes vêtus de blancs n'étaient autres que deux anges, envoyés pour purifier le coeur de l'enfant Muhammad, destiné à être prophète, et pour apposer le sceau de la prophétie entre ses épaules. Craignant pour la santé de l'enfant, Halimah s'empresse de rendre Mahomet à sa mère Âminah qui meurt trois ans plus tard ; il a à peine six ans. Son grand-père paternel `Abd Al-Muttalib le prend alors dans sa maison. Deux ans après, sur son lit de mort, `Abd Al-Muttalib charge Abû Tâlib, l'aîné de ses enfants, frère utérin de `Abd Allâh, de prendre soin de Mahomet. Son oncle Abû Tâlib - le père d'Ali - eut soin de l'élever comme ses propres enfants. Jusqu'à l'âge de 40 ans il y a peu de détail écrit sur sa vie, elle est reconstituée d'après la tradition orale, environ 140 ans après sa mort, grâce à de nombreux temoignages de ceux qui avaient connu ses premiers compagnons. Il aurait été berger, avant d'entrer au service de Khadija, une riche veuve qui organisait des caravanes marchandes. Malgré leur différence d'âge (Khadija avait 40 ans et Mahomet environ 25), ils se marient et auront un fils, Al-Qâsim qui mourut en bas âge, et quatre filles, Zaynab, Ruqayyah, Umm Kulthûm et Fâtima, la future épouse d'Ali.

Jeunesse

Quand Mahomet a douze ans, Abû Tâlib décide de tenter sa chance dans le commerce caravanier avec la Syrie. Son neveu insiste pour l'accompagner. Arrivés à Bostra (Al-Basrah), ils s'arrêtent à un monastère où ils se font remarquer par un moine nommé Bahira. D'après Ibn Ishaq, le célèbre chroniqueur, le moine reconnaît en l'enfant le futur prophète grâce à différents signes consignés par la tradition ecclésiastique, dont le sceau de la prophétie qu'il portait dans son dos. Sur ce, il recommanda fortement à Abû Tâlib de rebrousser chemin et de garder son neveu des yeux des Chrétiens et des Juifs d'Orient. L'oncle obtempéra et renonça par la suite à ces voyages. À la Mecque, Mahomet se distinguera des gens de son âge. Il est fort, judicieux dans ses propos, énergique dans ses expressions, fidèle à ses amis, et plus encore à ses promesses, il évite avec un soin extrême tout ce qui eut pû faire soupçonner en lui quelque goût pour le vice, quelque penchant à la licence. Les Qurayshites ayant déclaré la guerre (connue sous le nom d'El Fijar, vers 590) aux Tribus de Kénan (Canaan) et de Hawazan, ils marchèrent contre elles commandés par Abû Tâlib. Mahomet, âgé de vingt ans se distinguera par son intrépidité. Les deux Tribus sont battues et dispersées. Quelques temps plus tard, les fondations de la Kaaba sont gravement touchées par des pluies torrentielles. Menaçant de s'effondrer, le sanctuaire dut être démoli et reconstruit par les Qurayshites. Quand il s'agit d'y reloger la pierre noire, vénérée par les Arabes depuis le temps d'Abraham, les tribus ne s'accordent pas sur le choix de celui qui aura l'honneur de replacer la pierre sacrée. Elles conviennent qu'il reviendra au premier qui se présentera le lendemain à la porte du temple. Ce fut Mahomet. Pour ménager les susceptibilités, il enleva sa cape et y plaça habilement la pierre noire, qu'il fit élever ensuite par deux Arabes de chaque tribu, et la prenant alors, il la plaça lui-même, sous le regard approbateur de tous les habitants de la Mecque, enchantés de la noblesse de cette action, pour démêler l'orgueil qui en avait été le motif.

Le contexte religieux et culturel en Arabie

Les Arabes errent dans leur désert en une lente et continuelle migration qui les porte du Yémen trop dense vers la Méditerranée. Ils vivent chichement de quelques razzias. Rares sont ceux qui cultivent dans le Hedjaz, ceux qui commercent ou pratiquent l'usure dans les échoppes de La Mecque et au passage des caravanes qui relient l'Inde à la Syrie. La période de troubles politiques et économiques, le matérialisme des marchands à courte vue favorise la recherche de nouveaux horizons spirituels, et pourquoi pas vers le monothéisme des juifs, des chrétiens ou des mazdéens. Quelques décennies avant la naissance de Muhammad, le mouvement des Hanifs naît en Arabie d'une frustration vis-à-vis des religions exitantes et aspire à la restauration de la religion d'Abraham. Les adeptes de ce mouvement s'écartent des turpitudes (beuveries et luxure) dont les Arabes sont devenus coutumiers au fil des siècles et du culte des idoles. La venue annoncée de l'ultime Prophète occupe les cercles religieux et fait l'objet de surenchères entre les différentes communautés religieuses qui espèrent le soutien victorieux de l'Envoyé du Ciel.

Sa mission apostolique

C'est en 610 que, pour la première fois, l'archange Gabriel (Jibrîl) lui apparaît dans la grotte « Hira » où il avait coutume de se recueillir et lui transmet la révélation, la parole d'Allah. Les révélations se sont accomplies ponctuellement ou régulièrement selon les périodes de la prophétie. Mahomet fait immédiatement part de ces révélations à ses proches, et avec eux il fonde un groupe de croyants qui s'appelleront les musulmans: nommés ainsi en référence au prophète Abraham (muslim, celui qui se donne, qui se soumet à Allah « Dieu »). Après sa mort, ses disciples continuèrent de se transmettre oralement et sous forme d'écrits les paroles d'Allah révélées à Mahomet, avant qu'elles ne soient rassemblées définitivement en un seul livre, le Coran, par le troisième calife Uthman moins de vingt ans après la disparition du prophète. La croissance du groupe (environ 40 compagnons au début) inquiète les Mecquois, et les persécutions contre Mahomet et les siens se font de plus en plus vives après la mort de Khadija et d'Abû Tâlib. Ils doivent émigrer (hégire) à Yatrib (future Médine) en 622, année de l'hégire, à l'origine du calendrier musulman. Ils sont alors environ 70, dont Abû Bakr, compagnon préféré de Mahomet et futur calife. Mahomet réorganise Yatrib, où il est en même temps chef religieux, politique et militaire. Il s'appuie à la fois sur les deux tribus arabes et les trois tribus juives qui y vivent (mais les Juifs seront chassés de la ville vers 627, après avoir rompu un pacte). Les musulmans continuent de faire l'objet d'attaques de la part des Mecquois et ripostent. Les victoires et les défaites alternent, jusqu'en 629-630 où Mahomet prend La Mecque presque sans opposition, ralliant à lui ses derniers adversaires. Après avoir réorganisé l'administration et mis en place une nouvelle législation religieuse, il retourne à Médine, où il meurt en 632 après une courte maladie.

Thèses orientalistes

Si on en croit ses biographes, Mahomet aurait eu en tout quinze épouses tout au long de sa vie. Tabari dans son livre Chronique signale qu'il aurait convoité cinq femmes et qu'il avait deux esclaves dont l'une lui donna un fils (Ibrahîm, qui mourut à l'âge de deux ans). Les détracteurs de Mahomet pointent souvent du doigt le nombre de ses femmes (il avait neuf femmes à sa mort), alors que l'islam limite le nombre d'épouses qu'un homme peut avoir simultanément à quatre (ainsi que d'autres conditions très restrictives) ainsi que l'âge très jeune de certaines. Il est répondu à cette accusation que Mahomet se maria avant que cette règle fut instauré par le Coran. Et meme si les hommes de l'époque durent se séparer de certaines de leurs femmes pour respecter la règle, le Coran a instauré une exception pour le prophète (pour des raisons spécifiques, cf. liens externes).

Biographie historique

Tabari

Les prémices de l'islam

Mohammed effectue de nombreuses retraites spirituelles ; vers 610 la « révélation » débute. Mohammed qui a 40 ans commence à transmettre les versets qu'il déclare être révélés par Allah et dictés en arabe par l'archange Gabriel (Djibril), cette dictée durera vingt-trois ans. Ils formeront le Coran, qu'il prend soin dès le début d'enseigner oralement. Après la première visite de l'archange Gabriel, Mohammed se réfugie auprès de son épouse et lui raconte comment il a reçu une première révélation au cours d'une retraite spirituelle dans la grotte Hira sur la montagne d'Arafat (connaissance). Khadijah est considérée comme la première croyante. Khadijah (ou Khadijeh) couvre le prophète à sa demande (sourate « el Muzamil ») et s'enquiert auprès de son oncle, Waraqah Ibn Nawfal, qui lui confirme la prophétie de Mohammed et l'alerte des dangers à venir. Khadijah, la plus riche des femmes de La Mecque, est la première à prendre la défense de Mohammed pour faire connaître à l'Univers la nouvelle religion. Bien que ses contemporains acceptent difficilement d'abandonner leurs croyances et leurs pratiques ancestrales, en trois ans, il réussit à s'entourer d'une petite cinquantaine de disciples. Ils sont une centaine au bout de cinq ans. L'islam est la plus récente des trois religions révélées (religions du Livre). Le prophète et les musulmans accomplissent pendant un certain temps la prière tournés vers Jérusalem, puis pour marquer l'essence monothéïste abrahamique de l'islam, Mohammed et ses adeptes décident de se tourner en direction de la Kaaba qui se trouve à la Mecque. D'après la tradition musulmane, la première construction de la Kaaba remonte au temps d'Adam ; elle a été reconstruite par Abraham et son fils Ismaël.

L'hégire et les débuts de l'islam

En 619, les deux protecteurs meurent : sa femme Khadidja et son oncle Abi Talib - remplacé à la tête du clan par un autre oncle, très réticent à son égard. Mahomet quitte alors La Mecque, c'est le début de l'émigration ou « hégire », en 622. À Médine (Yathrib) par le jeu d'un pacte entre tribus arabes rivales, la vie s'organise autour de la communauté (Oumma). La richesse de Mahomet augmente au fil des dons et du cinquième de chaque prise ou butin. Les chefs de clan qui ne se soumettent pas doivent verser une taxe (jizyah). Au début, Mahomet puise largement dans la religion juive, les pratiques de la nouvelle foi. Ainsi, les interdits alimentaires sont exactement les mêmes que ceux imposés par la casherout (nourriture autorisée aux juifs), ses fidèles jeûnent le jour de la fête juive de l'expiation (Yom Kippour) et doivent prier en direction de Jérusalem. Le Coran raconte l'histoire des patriarches et des rois hébreux (Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Salomon, David,...).Ce n'est pas pour autant que les Juifs de Médine acceptent de se convertir au mahométisme. Le jeûne est ensuite fixé le mois anniversaire d'une escarmouche victorieuse contre des mecquois venus secourir une caravane ; Mahomet ne se tourne plus vers Jérusalem pour prier ; le mahométisme se détache de ses ancrages primitifs, s'affirme et s'impose par tous les moyens : ses détracteurs sont assassinés, un clan juif est expulsé de Médine et ses biens confisqués, la dernière tribu juive restée dans la ville est massacrée (624). Le mahométisme n'entend que rétablir l'idéal juif et chrétien dans sa pureté originelle chez ceux dont il juge qu'ils l'ont corrompu et qu'ils ont manipulé les écritures, Torah autant qu'Évangile... Il épouse Saouda (Sawda), veuve mais bonne ménagère. Puis Aïcha, n'ayant pas atteint l'âge de dix ans, fille d'Abu Bakr. En 627, il prend pour concubine Rayhana, une juive, puis Myriam en 629, une chrétienne ; la même année, il se marie avec Saffiyya, une juive. Le mariage d'un fidèle avec une païenne est interdit, mais licite avec des juives et des chrétiennes (la femme musulmane ne peut épouser qu'un musulman). La Mecque tombe comme un fruit mûr en 630. En neuf ans, il s'assure l'Arabie et la soumet. L'économie de pillage (razzia) atteint ses limites : vol réciproque ne crée pas richesse. Mahomet sonne l'arrêt des razzias entre tribus arabes. Il faut trouver un nouveau gisement : l'ère de la conquête a sonné, on soumet de nouveaux territoires, de nouveaux peuples. Il meurt à Médine d'une courte maladie, âgé de 63 ans. Il fut enterré chez lui. Après l'agrandissement de la mosquée de Médine, sous la dynastie omeyyade, son tombeau est devenu à l'intérieur de la mosquée, mais il est protégé par un triple mur.

Voir aussi

Liens internes


- Khalid Ibn Al Walid
- Mehmed

Liens externes


- [http://www.islamophile.org/spip/rubrique35.html Le Prophète, sa biographie, ses qualités humaines et ses miracles]
- [http://www.herodote.net/Dossier/Mahomet.htm Mahomet et la naissance de l'islam]
- [http://www.pbs.org/muhammad/ Site du documentaire de la chaîne americaine PBS : Muhammad, legacy of a Prophet]
- [http://charlatans.info/mahomet.shtml Critique historique et scientifique sur Mahomet.] Catégorie:Islam Catégorie:Chef religieux Catégorie:Personnage coranique Mohammed Mohammed ja:ムハンマド・イブン=アブドゥッラーフ ko:무함마드 ms:Nabi Muhammad s.a.w. simple:Muhammad th:มุฮัมมัด

La Mecque

La Mecque (en arabe مَكَّة Makkaʰ, plus couramment مكة) est une ville de l'ouest de l'Arabie saoudite, située dans le désert du Hedjaz, non loin de la mer Rouge. Le Hedjaz devient vers 200 une région qu'empruntent de nombreuses caravanes. Les tribus bédouines, en effet, profitent de la localisation du Hedjaz, au carrefour des routes vers l'Afrique, vers l'Asie mineure, vers le monde perse et vers les prospères côtes du golfe d'Aden (Royaumes de Saba, de l'Hadramaout ...) pour contrôler le commerce dans cette région. La tribu des Quraïchites est le clan qui domine à La Mecque. Selon la tradition musulmane, à partir du 22 décembre 609 et jusqu'en 612, un marchand de la ville, Mahomet, voit Djibril (l'archange Gabriel) lui apparaître dans le désert. Mahomet commence à prêcher dans le désert, mais il rencontre peu d'adhésion de la majorité de ses concitoyens païens, alors qu'il était considéré comme l'un des plus nobles et respectés parmi eux. Ceux-ci le chassent et il doit s'exiler à Yathrib en 622. À Yathrib ou plusieurs juifs, chretiens et paiens s'etaient deja converti, Mahomet reprend ses prêches, et cette fois un grand nombre habitants le suivent. Cette période est connue comme l'Hégire (la migration). Yathrib change alors de nom et devient Médine (la Ville, sous-entendu, la ville du Prophète). Après des campagnes militaires victorieuses et un grand nombre de conversions, le Prophète revient en 630 à La Mecque. Les Mecquois se soumettent et se convertissent à la nouvelle religion monothéiste. La Mecque est un centre fondamental de la vie religieuse musulmane. Parmi les cinq piliers de l'islam, le dernier impose à tout croyant, du moins s'il en a les moyens, de faire au moins une fois dans sa vie le pèlerinage à La Mecque. Ce pèlerinage porte le nom de Hajj (ou Hadj, selon les graphies). L'entrée de la ville est interdite aux non-musulmans. Les deux branches de l'islam, sunnite et chiite, considèrent cette ville comme sainte, puisqu'elle est la ville natale du Prophète et se rapporte à la période d'avant le schisme. C'est aussi pour cette raison que les musulmans (« croyants ») se tournent vers la Mecque lors de leurs prières, et plus particulièrement vers la Ka'aba. Une pierre noire, creuse, que sa description suggère d'origine météoritique, et enclose dans un des angles de la Ka'aba, située au centre de la mosquée al-Masjid al-Haraam. Cette mosquée est la plus grande au monde et fut construite ultérieurement autour de la Ka'aba par Sayyadin Ibrahim. En arabe, Ka'aba signifie « forme cubique », mais il s'agit en fait d'un parallélépipède rectangle de 15 mètres de haut et 12 mètres sur 12 mètres au sol. Selon la tradition mulsulmane (dans le Coran), la Ka'aba fut érigée par Ibrahim (Abraham) et son fils Ismaël, dont elle fut la demeure. La ville de La Mecque compte près d'un million d'habitants (966 000 en 1993) et prospère surtout grâce aux millions de pèlerins environ qui s'y rendent chaque année. La mosquée de La Mecque atteint sa pleine capacité de deux millions et demi de personnes lors des nuits du mois de Ramadan (pour les prières nocturnes tarawih), ou lors du pèlerinage hajj. Le pèlerinage conduit aussi les fidèles à Médine où est mort et enterré Mahomet. En 1990, la bousculade du tunnel de Mina, situé au sud de la ville, avait provoqué la mort par asphyxie de 1 426 personnes. Cette catastrophe avait incité les autorités saoudiennes à réaliser des aménagements pour canaliser le flux des pélerins. Cependant, des bousculades se sont produites en 1994 (270 morts) et en 2004 (250 morts).

Accès

L'accès à la Mecque est interdit aux non-musulmans.

Photos

Image:mecca9.jpg|circumambulation autour de la Ka'ba Image:mecca10.jpg|mosquée al-Masjid al-Haraam, vue panoramique Image:mecca11.jpg|mosquée al-Masjid al-Haraam, au couchant Image:mecca12.jpg|la Ka'ba la nuit Image:mecca13.jpg|la Mecque, vue de nuit Image:mecca14.jpg|mosquée al-Masjid al-Haraam, de nuit Image:mecca15.jpg|mosquée al-Masjid al-Haraam, de jour Image:Supplicating Pilgrim at Masjid Al Haram. Mecca, Saudi Arabia.jpg|Pélerin en prière Catégorie:Islam Catégorie:Ville d'Arabie saoudite Catégorie:Ville de pèlerinage ja:マッカ ko:메카 ms:Makkah al-Mukarramah simple:Mecca th:มักกะหฺ

Ali

ko:알리 ja:アリー
  - Personnalité
- Ali, gendre du prophète Mohammed (Mahomet).
- Ali Baba
- Mohamed Ali alias Cassius Clay, boxeur (1942-)
- Mehmet Ali ou Mohamed Ali (1769-1849), vice-roi d'Égypte, considéré comme le fondateur de l'Égypte moderne.
- Mehmed Ali homme d'état turc (1815-1871).
- Ali Rajpur
- Euldj Ali
- Rashied Ali (1935-), batteur
- Yusef Ali, batteur
  - Personnages de la mythologie scandinave :
- Ali, Ase, fils d'Odin
- Ali, fils de Loki
- Ali, un roi des mers, peut-être identique au suivant
- Ali, roi en Uppland, peut-être identique au précédent
  - Autre
- A.L.I. Amplificateur Linéaire Intégré en électronique
- Ali, film de Michael Mann sur la vie de Cassius Clay dit Mohamed Ali
- Ali rappeur français du groupe Lunatic

1770

Catégorie:1770
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Années 1750 | Années 1760 | Années 1770 | Années 1780 | Années 1790
1765 | 1766 | 1767 | 1768 | 1769 | 1770 | 1771 | 1772 | 1773 | 1774 | 1775
---- Cette page concerne l'année 1770 du calendrier grégorien.

Événements


- Début du ministère tory de lord North, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1782).
- Le futur Louis XVI épouse Marie-Antoinette d'Autriche.
- Le navigateur anglais James Cook explore la Nouvelle-Zélande et les côte est de l'Australie.
- Le voyageur anglais James Bruce découvre les sources du Nil bleu.
- Massacre de Boston : les troupes anglaises tirent sur la foule manifestant contre les taxes d'importation.
- Conflit entre le roi et le parlement à propos du procès du duc d'Aiguillon.
- 24 décembre : Disgrâce de Choiseul.
- Thomas Gainsborough : L'Enfant en bleu.
- Oliver Goldsmith : The deserted village.
- Fondation de la ville de Bandiagara(Mali)

Naissances en 1770


- 10 février : Alexandre Brongniart, minéraliste et naturaliste français († 1847).
- 2 mars : Louis Gabriel Suchet, maréchal de France († 1826).
- 7 mars : Gabriel Jean Joseph Molitor, maréchal de France.
- 20 mars : Friedrich Hölderlin, poète allemand († 1843).
- 7 avril : William Wordsworth, poète anglais († 1850).
- 9 avril : Thomas Johann Seebeck, physicien allemand découvreur de la thermoélectricité
- 4 mai : François Gérard, peintre français.
- 10 juin : George Caley, botaniste et explorateur britannique († 1829).
- 27 août : Hegel, philosophe († 1831).
- 19 novembre : Bertel Thorvaldsen, sculpteur danois († 1844).
- 17 décembre : Ludwig van Beethoven, compositeur († 1827).

Mariages


- 16 mai : Le Dauphin avec Marie-Antoinette d'Autriche

Décès en 1770


- 12 février - Christopher Midlleton, explorateur britannique.
- 27 mars : Giambattista Tiepolo peintre et graveur italien.
- 30 mai : François Boucher peintre et graveur français.
- 8 juillet : Suzuli Harunobu (Hozumi Jihei), peintre et graveur japonais ko:1770년 ms:1770

1795

Catégorie:1795 Cette page concerne l'année 1795 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 16 mai : Traité de la Haye : les Pays-Bas cèdent la Flandre Hollandaise et deviennent la République batave.
- En octobre, troisième partage de la Pologne.
- La Lituanie est partagée entre la Russie et la Prusse.

Révolution française


- En janvier, Pichegru en Hollande.
- 21 février / 3 Ventôse an III : Rétablissement de la liberté du culte en France.
- En février, Accord de La Jaunaye entre Hoche et Charette pour les Chouans suspendant la guerre de Vendée
- En février, créations des écoles Centrales.
- 1 avril : Journée de protestations sans violence du peuple parisien contre la chereté des denrées. La convention thermidorienne en profite pour déporter sans jugement d'anciens montagnards.
- 5 avril : Traité de Bâle, paix avec la Prusse, qui reconnaît l'occupation par la France de la rive gauche du Rhin.
- 7 avril : La Convention adopte le système métrique en France.
- 20 mai / 14 Prairial an III : Insurrections populaires violemment réprimées à Paris (20-25 mai).
- 20 mai / Floréal-Prairial an III : Terreur Blanche (mai juin) : exécution entre autre de Fouquier-Tinville le 7 mai.
- 30 mai : Restitution des églises.
- 31 mai : Suppression du Tribunal révolutionnaire.
- 1 juillet : Annexion de la Belgique.
- 15 juillet : Tentative de débarquement des émigrés (royaliste) et des Anglais à Quiberon.
- 22 juillet : Traité de Bâle avec l'Espagne.
- 22 août / 5 Fructidor an III : Constitution de l'an III).
- 30 août : Décret des deux-tiers.
- 18 septembre : Séparation de l'Église et de l'État et suppression du budget de l'Église assermentée.
- 5 octobre / 13 Vendémiaire an IV : Insurrection royaliste contre la Convention.
- 5 octobre : L'insurrection royaliste est écrasée par Napoléon Bonaparte, à l'église Saint-Roch
- 26 octobre : Séparation de la Convention, début du Directoire (fin en 1799).
- En octobre, création de l'Institut.
- En octobre, Loi Lakanal sur l'enseignement.
- La France annexe les Pays-Bas autrichiens.
- Le Luxembourg devient le département des Forêts français jusqu'en 1814.

Afrique


- L'explorateur écossais Mungo Park atteint les rives des fleuves Niger et Gambie.
- Les Anglais prennent la province du Cap en Afrique du Sud aux Hollandais.

Amériques


- Les Espagnols cèdent à la France l'île d'Hispaniola (Haïti) dans les Caraïbes.

Asie


- Après le décès de l'empereur de Chine Qianlong, le Tibet retrouve peu à peu sa liberté.
- Le royaume du Siam s'empare de Luang Prabang au Laos.

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures


- Le philosophe allemand Emmanuel Kant publie La paix éternelle.
- Le compositeur autrichien Franz Joseph Haydn termine ses 12 symphonies londoniennes

Sciences et techniques


- Le géologue anglais William Smith fonde la géologie historique.
- Le Mathématicien John Playfair publie sa version annoté des Éléments d'Euclide dans laquelle il utilise une notation algébrique pour abréger les démonstrations.

Naissances en 1795


- 3 février : Le général Antonio José de Sucre né à Cumaná au Venezuela. C'est le futur héros de l'indépendance des colonies espagnoles des amériques († 1830).
- 19 avril : Christian Gottfried Ehrenberg naturaliste, zoologiste, spécialiste en anatomie comparée et en microscopie allemand († 1876).
- 13 mai : Gérard Paul Deshayes, géologue et conchyliologue français († 1875).
- 2 novembre : James K. Polk, futur Président des États-Unis († 1849).

Décès en 1795


- 3 janvier : Josiah Wedgwood, céramiste anglais.
- 9 mars : John Walsh, scientifique britannique.
- 8 juin : l'ex-dauphin Louis (10 ans) de France, aîné des Capétiens et chef de la maison de France1785).
- 28 juillet : Pierre-Paul Botta, général de brigade français (° 1741).
- 31 août : Philidor (François-André Dunican), joueur d'échecs et compositeur (° 1726).

Voir aussi


- an III, an IV __NOTOC__ ko:1795년 ms:1795

1796

Catégorie:1796 Cette page concerne l'année 1796 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 11 avril : Franchissement par Napoléon Bonaparte du col de Cadibone, début de la campagne d'Italie.
- 5 juillet : Les Anglais occupent l'île d'Elbe.
- 15 décembre : Début d'une révolte en Irlande, soutenue par la France (fin en 1798).
- Napoléon défait les armées d'Autriche et de Sardaigne en Italie.
- Révolution française
  - 19 février : Suppression des assignats.
  - 15 mai : Traité de Paris : la Sardaigne (Maison de Savoie) cède la Savoie et Nice à la France.
  - Napoléon Bonaparte épouse Joséphine veuve du vicomte de Beauharnais.
  - mai : échec du complot communiste de Babeuf en France.
- Début du règne de Paul Ier, tsar de Russie (fin en 1801).

Asie


- Les Anglais prennent Ceylan (Sri Lanka) aux Hollandais.

Afrique

Amériques


- George Washington refuse de se présenter pour un troisième mandat de président des États-Unis.
- Le Tennessee devient le seizième état de l'union américaine.
- Le peintre américain Gilbert Stuart peint un portrait de George Washington qui sera utilisé plus tard sur les billets américains.

Océanie

Arts


- Le peintre américain Gilbert Stuart peint un portrait de George Washington qui sera utilisé plus tard sur les billets américains.
- Le peintre japonais Sharuku peint ses têtes de lutteurs et d'acteurs.

Sciences et techniques


- Edward Jenner découvre la vaccination antivariolique.
- L'inventeur allemand Aloys Senefelder invente la lithographie.
- Samuel Hahnemann publie ses travaux sur l'homéopathie.

Économie


- 19 février : Suppression des assignats.

Naissances en 1796


- date précise inconnu : Henry De la Beche, géologue anglais.
- 7 février : Michael Thonet, dessinateur de meubles autrichien.
- 26 juillet : Jean-Baptiste Camille Corot, peintre français.
- 19 septembre : Richard Harlan, médecin, zoologiste et paléontologue américain († 1843).

Mariages


- Le général Bonaparte épouse Joséphine de Beauharnais.

Décès en 1796


- 6 novembre Catherine II, tsarine de Russie

Voir aussi


- an IV, an V __NOTOC__ ko:1796년 ms:1796 simple:1796 th:พ.ศ. 2339

1939

Cette page concerne l'année 1939 du calendrier grégorien.

Événements

Seconde Guerre mondiale


- Septembre 1939 - 3 : Le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la France déclarent la guerre à l'Allemagne
- Octobre 1939 - 28 : Les SS demandent au gouvernement allemand de faire porter l'étoile jaune aux juifs
- Novembre 1939 - 4 : Le Congrès américain vote la loi Cash and Carry autorisant la vente de matériel de guerre aux belligérants
- Décembre 1939 - 14 : L' URSS est exclue de la Société des Nations suite à son attaque de la Finlande (Guerre d'Hiver)

Les autres évènements

Premier trimestre


- Détails : Janvier 1939 - Février 1939 - Mars 1939
- 2 janvier : Le magazine américain Time choisit Adolf Hitler comme « homme de l'année ».
- 4 janvier : le Prince Konoe Fumimaro, président du Conseil japonais cède la place à Kiichiro Hiranuma, baron nationaliste et profasciste.
- 21 janvier : La France ouvre à Rieucros en Ariège son premier camp d'internement pour les « étrangers indésirables » désignés par le décret-loi du 12 novembre 1938.
- 26 janvier : Chute de Barcelone, la Catalogne tombe aux mains des troupes franquistes, 450 000 réfugiés espagnols parviennent en France où ils seront internés dans des camps (Argelès).
- 6 février : Démission de Stoyadinovitch en Yougoslavie.
- 10 février : Décès du pape Pie XI.
- 2 mars : Le Cardinal Eugenio Pacelli devient Pape sous le nom de Pie XII (fin en 1958).
- 14 mars : La Slovaquie de Mgr Tiso proclame son indépendance.
- 15 mars : L'Allemagne occupe la Tchécoslovaquie.
- 19 mars : Arthur Neville Chamberlain donne la garantie anglaise à la Roumanie.
- 22 mars : Adolf Hitler contraint la Lituanie à lui céder Memel.
- 26 mars : Fin de la guerre d'Espagne avec la chute de Madrid. Serrano Suner, président de la Phalange
- 31 mars : Arthur Neville Chamberlain donne la garantie anglaise à la Pologne.

Deuxième trimestre


- Détails : Avril 1939 - Mai 1939 - Juin 1939
- 1 avril : Début de la dictature franquiste (fin en 1975).
- 2 avril : Élections en Belgique : défaite du rexisme.
- 5 avril : Albert Lebrun réélu président de la République.
- 7 avril : Benito Mussolini occupe l'Albanie.
- 13 avril : Arthur Neville Chamberlain donne la garantie anglaise à la Grèce.
- 28 avril : Adolf Hitler dénonce l'accord naval anglo-allemand et l'accord germano-polonais.
- 12 mai : Accord anglo-turc.
- 22 mai : Pacte d'Acier italo-allemand.

Troisième trimestre


- Détails : Juillet 1939 - Août 1939 - Septembre 1939
- En juillet, les États-Unis dénoncent le traité de commerce nippo-américain.
- 22 août : Pacte germano-soviétique
- 23 août : Les communistes français approuvent le Pacte Molotov-Ribbentrop et se retrouvent isolés.
- 24 août : Accord serbo-croate.
- En août Wang Tsing-wei constitue à Nankin un gouvernement chinois aux ordres du Japon.

Quatrième trimestre


- Détails : Octobre 1939 - Novembre 1939 - Décembre 1939
- En novembre, loi de la neutralité des États-Unis.
- 27 décembre : Un tremblement de terre de magnitude 8 sur l'échelle de Richter fait plus de 25 000 victimes à Erzincan en Turquie.

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 1939 en aéronautique
- Cinéma : 1939 au cinéma
- Sport : 1939 en sport
- Musique
  - 13 juillet : Frank Sinatra et l'orchestre de Harry James produisent les premiers enregistrements de sa carrière : Melancholy Mood et From The Bottom Of My Heart.
- Littérature
  - 16 janvier : La bande dessinée Superman paraît pour la première fois
  - L'aviateur et écrivain français Antoine de Saint-Exupéry publie Terres des Hommes.
  - L'écrivain américain Henry Miller publie Tropique du Capricorne.
  - L'écrivain américain John Steinbeck publie Les raisins de la colère.
  - L'écrivain français Jean Giraudoux publie Ondine.
  - Le poéte français Paul Éluard publie Chanson complète.
  - L'écrivain allemand Ernst Wiechert publie Das einfache Leben.
  - L'écrivain allemand Ernst Jünger publie Auf den Marmor Klippen (Sur les falaises de marbre).
- Peinture
  - Le peintre français Georges Rouault : Le Christ au prétoire.
  - Le peintre français Marc Chagall obtient le prix Carnegie.
- Sciences & techniques
  - Invention du DDT par Paul Hermann Müller.
  - Le groupe de mathématiciens Bourbaki publie ses Éléments mathématiques.
  - Le physicien américain Ernest Orlando Lawrence reçoit le prix Nobel de physique pour son invention du cyclotron.
  - La compagnie « IBM » construit le premier calculateur programmable.
  - Le président américain Franklin Delano Roosevelt à la demande d'Albert Einstein lance le programme de fabrication de la bombe atomique.
  - 4 novembre : « Packard » met sur le marché les premières voitures avec air climatisé.

Naissances en 1939


- 16 janvier : Jean Van Hamme, scénariste de bande dessinée belge
- 1 février : Claude François, chanteur français
- 14 février : Yves Boisset, cinéaste français
- 1 mars : Leo Brouwer, compositeur cubain
- 9 mars : Jean-Pierre Chevènement, homme politique français
- 14 mars : Bertrand Blier, réalisateur français
- 29 mars : Terence Hill, acteur italien
- 7 avril : Francis Ford Coppola, producteur, scénariste et réalisateur américain
- 15 avril : Claudia Cardinale, actrice italienne
- 9 mai : Pierre Desproges, humoriste français
- 18 juillet : Brian Auger, chanteur anglais
- 5 octobre : Marie Claire Blais, écrivain québécois
- 18 septembre : Frankie Avalon, chanteur américain
- 20 novembre : Copi dessinateur de BD, auteur dramatique, écrivain argentin
- 27 novembre : Laurent-Désiré Kabila, homme d'État congolais
- Ali Farka Touré, musicien et chanteur malien

Décès en 1939


- 18 janvier : Ivan Mosjoukine, acteur et cinéaste russe
- 28 janvier : William Butler Yeats, poète irlandais
- 10 février : Pie XI, pape italien
- 2 mars : Howard Carter, archéologue et égyptologue britannique
- 14 juillet : Alphonse Mucha, peintre tchèque
- 23 septembre : Sigmund Freud (83 ans), neurologue et psychiatre - le père de la psychanalyse
- 28 novembre : James Naismith, inventeur du jeu de basket-ball canadien
- Charles Barrois, géologue français __NOTOC__ Catégorie:1939 ja:1939年 ko:1939년 ms:1939 simple:1939 th:พ.ศ. 2482

Pierre Mendès France

Pierre Mendès France, né à Paris le 11 janvier 1907, mort le 18 octobre 1982, était un homme politique français.

Troisième République


- Issu d'une vieille famille d'ascendance judéo-portugaise (séfarade) du nom de "Mendes de França", Pierre Mendès France devient en 1928, après des études de droit et un passage par l'École libre des sciences politiques, le plus jeune avocat de France ; il a alors 19 ans. Très intéressé par les questions économiques et financières, il soutient en mars 1928 une thèse sur la politique de redressement du franc menée par Raymond Poincaré, dans laquelle il salue son action monétaire, mais critique les conséquences économiques et sociales de la politique de restauration du franc.
- Parallèlement à ses études, il se tourne vers le militantisme. Il sera l'un des membres dirigeants de la Ligue d'Action Universitaire Républicaine et socialiste, un mouvement étudiant d'opposition à l'extrême droite, très actif dans le Quartier Latin à la fin des années 1920. Pierre Mendès France apparaît alors comme l'un des espoirs du parti radical auquel il est inscrit depuis l'âge de seize ans. Il fait partie, aux côtés de Jacques Kayser, Gaston Bergery, Pierre Cot, Jean Zay ou encore Bertrand de Jouvenel, des « Jeunes Turcs » qui réclament un renouvellement de la doctrine du mouvement, demandent son ancrage à gauche et contestent les orientations de la direction du mouvement incarnée par figure historique d'Édouard Herriot.
- Député de l'Eure à partir de 1932 et maire de Louviers à partir de 1935, il prend la tête de la commission des douanes de la Chambre des députés, avant d'être nommé sous-secrétaire d'État au Trésor dans le deuxième et éphémère gouvernement Léon Blum (du 13 mars au 8 avril 1938). Il élabore avec le directeur de cabinet de Léon Blum, Georges Boris, un projet de réforme économique audacieux, axé sur le contrôle des actifs et sur le soutien à l'investissement militaire dont l'exposé des motifs se réclame pour la première fois en France de précepts keynésiens. Très contesté, ce projet sera rejeté par le Sénat, ce qui précipite la chute du Gouvernement.

1940-1945


- Député à la déclaration de la guerre, il est mobilisé comme officier dans l'aviation.
- Il est de ceux qui veulent poursuivre la guerre en Afrique du Nord, et s'y rend avec l'accord de ses supérieurs sur le vaisseau « Massilia ». Il est arrêté la-bas sur l'ordre du Résident général Noguès et accusé de désertion alors que bien au contraire il est de ceux qui veulent se battre, à la différence des généraux qui le jugent. Il est alors condamné et incarcéré par le régime de Vichy.
- Il s'évade en 1941, rejoint les Forces Aériennes Françaises Libres à Londres et participe aux combats, en qualité de capitaine pilote observateur, au sein du groupe de bombardement Lorraine, en qualité de capitaine navigateur.( Il commandera un raid sur la banlieue parisienne en octobre 1943).
- Nommé par le général de Gaulle,1943, commissaire aux finances, dans le Comité français de la Libération nationale d'Alger, il représente la France à la conférence de Bretton Woods avant de devenir ministre de l'Économie nationale du Gouvernement provisoire de la République française, en 1944. En désaccord avec René Pleven, ministre des finances, sur l'orientation à donner à la politique économique, qu'il désire énergique, il démissionne en avril 1945, faute d'obtenir le soutien du général de Gaulle pour mettre les mesures de rigueur et d'assainissement monétaires (échange des billets de banque)que lui semble exiger la situation économique du pays. Nommé au conseil d'administration de la banque mondiale et du Fonds monétaire international. Il représentera ensuite la France au Comité économique et social des Nations Unies (ECOSOC).

Quatrième République

À l'Assemblée nationale, il dénonce très vivement, à partir d'octobre 1950, l'engagement militaire français dans la guerre d'Indochine et devient l'un des principaux opposant au conflit. Président de la commission des finances à partir de 1953, les revers rencontrés par les forces françaises finissent par l'imposer comme l'un des recours possibles pour faire aboutir une résolution négociée du conflit. Après une première tentative infructueuse pour former un gouvernement en 1953, il est finalement investi président du Conseil avec une forte majorité le 18 juin 1954, quelques semaines après la défaite française de Diên Biên Phu (Ðiện Biên Phủ), pour faire la paix en Indochine. Il ne dirigera le Gouvernement que pendant sept mois et demie, mais son passage aux affaires sera l'un des temps forts de l'histoire institutionnelle de la Quatrième République. En dehors d'Edgar Faure, ministre des Finances et numéro deux du gouvernement, son cabinet, qu'il forme sans négocier directement comme c'était l'usage avec l'état-major des partis politiques, comporte peu des poids lourds de la vie parlementaire sous la IVe République. C'est une équipe relativement jeune, resserée et technicienne. On y trouve des socialistes, comme Alain Savary ou Gaston Deferre, des MRP, des radicaux, quelques gaullistes dont Jacques Chaban-Delmas. François Mitterrand en est le ministre de l'Intérieur. Le gouvernement est assuré du soutien des dèputés socialistes. Dans son discours d'investiture, il se donne trente jours faire aboutir les négociations de paix sur l'Indochine. Installant la présidence du Conseil au Quai d'Orsay, il assume en même temps que la présidence du Gouvernement, la direction de la diplomatie et finalement aboutit le 20 juillet 1954 à la conclusion de l'accord de Genève qui met fin au conflit et reconnaît le partage du Vietnam en deux États, au niveau du 17e parallèle. Si tôt le dénouement de la crise indochinoise, il engage des pourparlers qui prépareront l'émancipation de la Tunisie (voyage à Carthage). Sur le plan institutionnel sa politique se caractérise par un effort de rationalisation du régime parlementaire de la IVème République et par une tentative de rééquilibrage des institutions en faveur de l'exécutif. Refusant le principe de la double investiture par lequel le président du conseil pressenti se présentait deux fois devant la chambre, d'abord seul, ensuite avec son Gouvernement, il dénonce les marchandages auxquels cette pratique donne lieu et parvient à faire réviser la Constitution de 1946 pour entériner la fin de cet usage. Cette révision donne également l'occasion d'un assouplissement limité du droit de dissolution. Largement accaparée par les problématiques internationales, son expérience gouvernementale n'a pas le temps de s'inscrire, sur le plan socio-économique, dans des réformes d'ampleur. L'opinion retient néanmoins sa politique de lutte contre l'alcoolisme qui se traduit à l'automne 1954 par une série de dispositions durcissant le régime fiscal des bouilleurs de crus. Malgré l'hostilité déclarée d'une grande partie de l'hémicycle, il met aux voix, sans le soutenir pleinement, le projet de communauté européenne de défense. Cet échec, qui ouvre la voie au réarmement allemand dans le cadre de l'OTAN, lui vaut l'hostilité ouverte du MRP, très favorable à la construction européenne et prive son cabinet de la base parlementaire indispensable à sa survie au-delà du très court terme. Son gouvernement est finalement renversé en le 5 février 1955 sur la question de l'application du statut de l'Algérie. À nouveau ministre dans le gouvernement Guy Mollet de Front Républicain, il démissionne rapidement pour cause de désaccord sur la politique menée en Algérie. Opposé au projet de constitution élaboré par le gouvernement de Gaulle, il mène campagne pour le non au référendum du 28 septembre 1958, qui se soldera par l'adoption du projet et la rapide promulgation de la constitution du 4 octobre 1958.

Cinquième République

Battu aux élections législatives de novembre 1958, comme tous les leaders de la gauche de la Quatrième République, il abandonne aussitôt tous ses mandats français et internationaux. Il rejoint alors le Parti socialiste autonome (PSA) qui fusionne dans le Parti socialiste unifié (PSU), et participe à la recomposition de la gauche socialiste. Il soutient la canditature de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1965 et redevient député en 1967, à Grenoble. Lors des événements de 1968, il apparaît dans l'agitation ambiante comme l'un des recours possibles en cas d'effondrement du régime. Son apparition lors d'un rassemblement public au Stade Charlety le 27 mai, durant laquelle il reste toutefois silencieux, lui sera par la suite beaucoup reprochée. Il est battu aux élections législatives de 1968. En 1969, il mène campagne aux côtés de Gaston Defferre pour les élections présidentielles, annonçant qu'en cas de victoire de Defferre, il serait son Premier ministre. Le "ticket" ne convainc pas et obtient moins de 6% des suffrages. Malade après 1972, il prend ses distances avec la vie politique française et choisit d'œuvrer en faveur de la paix au Proche-Orient. Jouissant d'une réelle popularité dans l'opinion, il fut l'un des premiers responsables publics français à intégrer les médias de masse dans sa stratégie de communication. Il bénéficia d'autre part d'efficaces soutiens, comme par exemple le magazine L'Express dirigé par Jean-Jacques Servan-Schreiber. Ses origines juives, ses positions sur la décolonisation et sa politique de fiscalisation des bouilleurs de cru firent cependant de Pierre Mendès France l'une des cibles favorites, en utilisant par exemple son aspect de chien battu, de l'extrême droite et du mouvement poujadiste représentée à l'assemblée à partir de 1956 par Jean-Marie Le Pen. De nombreux établissements scolaires et universitaires portent son nom (à Paris et Grenoble), ainsi que le lycée français de Tunis. Pierre Mendès France était titulaire, entre autres, de la Croix de Guerre et la Médaille de la Résistance (Pierre Mendès France épouse Lily Cicurel (1910-1967) en 1933, ils ont deux enfants: Bernard Mendès France (1934-1991) et Michel Mendès France (né 1936). Il épouse Marie-Claire de Fleurieu (née Schreiber) en 1971.)

Bibliographie

Œuvres de Pierre Mendès France


- Œuvres complètes, tome I, S'engager 1922-43, (1984), 837 p.
- Œuvres complètes, tome II, Une politique de l'économie 1943-54, (1985), 630 p.
- Œuvres complètes, tome III, Gouverner, c'est choisir 1954-55, (1986), 831 p.
- Œuvres complètes, tome IV, Pour une république moderne 1955-62, (1988), 969 p.
- Œuvres complètes, tome V, Préparer l'avenir 1963-73, (1989), 874 p.
- Œuvres complètes, tome VI, Une vision du monde 1974-82, (1990), 684 p.
- le Redressement financier français en 1926 et 1927, Thèse pour le doctorat soutenue le 3 mars 1928, Université de Paris, Faculté de droit, LGDJ, 1928
- l'Œuvre financière du gouvernement Poincaré. Préface de Georges Bonnet, LGDJ, 1928
- la Banque des règlements internationaux, contribution à l'étude du problème des États-Unis d'Europe, Librairie Valois, 1930
- le Département de l'Eure au point de vue économique, 1933, Préface de M. C. Briquet
- Liberté, liberté chérie.. Choses vécues, New York, Les éditions Didier, 1943
- Roissy-en-France, Julliard 1947
- Gouverner c'est choisir,(1)Julliard 1953.
- Gouvernerc'est choisir,(2) Sept mois et dix-sept jours juin 1954-février 1955 -Julliard 1955
- Gouverner c'est choisir,(3)La Politique et la Vérité-Julliard 1958
- Dire la vérité, causeries du Samedi, Julliard 1955
- Pour une république moderne, Gallimard, 1962, réed. 1966
- Pour préparer l'avenir, propositions pour une action, Paris : Denoël, 1968
- Dialogues avec l'Asie d'aujourd'hui -Gallimard 1972
-
Choisir, conversations avec Jean Bothorel Stock 1974
-
La vérité guidait leurs pas, Gallimard, 1976
-
Regards sur la Ve République (1958-1978), Entretiens avec François Lanzenberg, Paris, Fayard, 1983.

Ouvrages en collaboration


- en collaboration avec Gabriel Ardant :
la Science économique et l'action, UNESCO-Julliard, 1954.
- sous la direction de Jean-Jacques Servan-Schreiber :
rencontre Nenni, Bevan, Mendès France. Février 1959. Paris, R. Julliard (impr. E. Dauer) 1959
- en collaboration avec Michel Debré :
le Grand Débat. Préface de Georges Altschuler. Paris : Gonthier (Évreux, impr. Labadie), 1966
- en collaboration avec Gabriel Ardant :
Science économique et lucidité politique, Gallimard, 1973

Ouvrages consacrés à Pierre Mendès France

Thèses et mémoires
Françoise Chapron,Pierre Mendès France dans l’Eure, trente années de vie politique 1932-1962, Rouen, 1985 Rodolphe Ackermann