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532 ko:532년
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Cette page concerne l'année 532 du calendrier julien.
Événements
- 13 janvier. Émeute à Byzance après l’annulation des courses du jour à l’hippodrome ; 40 000 morts. Cette tragédie est connue sous le nom « d’épisode de Nika ».
- Après 7 ans de guerre avec Byzance, le nouveau roi des Perses, Khosro Ier signe un traité de paix éternelle avec Justinien.
- Byzance verse à la Perse 3 548 kg d'or pour fortifier le Caucase.
- Justinien fixe par des subsides les Barbares qui rôdent aux frontières.
- Construction de la basilique Sainte-Sophie par les architectes Anthémios de Tralles et Isidore de Milet (532-537).
- Le roi Clotaire Ier, fils de Clovis, fait assassiner ses neveux de dix et sept ans.
- Les Francs attaquent la Bourgogne. Thierry Ier ayant refusé de s’allier à ses frères contre la Bourgogne, ses soldats menacent de l’abandonner. Il les apaise en les emmenant dans sa province d’Auvergne qu’il soupçonnait de vouloir se révolter. L’Auvergne est mise à feu et à sang.
- Jean II, pape (532-535). Mercurius, porteur d’un nom païen, inaugure l’usage pour les papes de prendre un nouveau nom à leur avènement.
- Mort de Falcon, évêque de Tongres, qui avait transféré l’évêché de Tongres à Maastricht.
- Grégoire Ier, futur pape (début du ponyificat 590, décès 604)
- 17 octobre : pape Boniface II
- Mort du moine palestinien Sabas.
Catégorie:532
Catégorie:Chronologie du VIe siècle
Article principal : 532
Années 520 ja:520年代
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Catégorie:528
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Cette page concerne l'année 528 du calendrier julien.
Événements
- Mihirakula, vaincu par une coalition des royaumes indiens dirigée par Yashovarman, roi de Mâlwa, se réfugie au Cachemire dont il disparaît vers 532. Les Huns Hephtalites, retirés au Cachemire et au Panjâb, finissent par être assimilés, tout comme ceux qui sont restés en Inde centrale.
- En Chine, la reine douairière Hou (Wei du Nord) assassine son fils qui tentait de s’émanciper de la tutelle de ses favoris. Les officiers indignés se révoltent, et Hou tente de se réfugier dans un couvent. Les révoltés l’en sortent et la noient dans le Huang He.
Naissances
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Décès
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530 ko:530년 nb:530
Catégorie:530
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Cette page concerne l'année 530 du calendrier julien.
Événements
15 décembre : Mise en place, à Constantinople, d'une commission, dirigée par le questeur du palais Triborien, chargée par l'empereur d'Orient Justinien de réaliser une compilation du droit romain, pour l'adapter aux exigences du droit du .
- (Vers 530-550) : rédaction par saint Benoît de Nursie de la règle qui portera son nom.
- Thierry Ier, roi d'Austrasie attaque la Thuringe (soumission définitive en 531).
- Childebert, roi de Paris repousse une invasion des Wisigoths d'Espagne puis annexe le royaume des Burgondes.
- Hildéric, roi des Vandales, abdique. Le neveu de Thrasamund, Gélimer, lui succède.
- Début du pontificat de Boniface II (fin en 533).
- Début du pontificat de l'antipape Dioscore (fin en 533).
- Sous la conduite de Bélisaire, à Dara, les Byzantins défont les Perses avec lesquels ils sont en guerre depuis cinq ans.
- Théodora fait promulguer à Byzance une loi pour la protection des mères.
- Ambassade indienne auprès de Justinien.
- Guerres du Yémen (530-540). Justinien envoie une ambassade en Ethiopie pour demander une aide contre les Perses. Il s’agit de retirer aux Perses le commerce de la soie en le déviant par la mer Rouge. Le souverain d’Aksoum accepte de tenter l’expédition, mais ne l’entreprend pas sérieusement.
Naissances
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- Saint Guénolé, gallois émigré en Bretagne (462-530).
- 22 septembre : Le pape Félix IV
533 ko:533년
Catégorie:533
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Années 510 | Années 520 | Années 530 | Années 540 | Années 550
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Cette page concerne l'année 533 du calendrier julien.
Événements
- 15 septembre : Prise de Carthage par Bélisaire. L’Afrique devient une préfecture du prétoire byzantine jusqu’à Ceuta (534-698).
- 15 décembre : Promulgation à Constantinople des «Pandectes», recueils de lois connus sous leur nom latin de «Digeste» ou Code Justinien, compilation du droit romain, réalisée à la demande de l'empereur d'Orient Justinien, pour l'adapter aux exigences du droit du .
- 30 décembre : Entrée en vigueur du Code Justinien.
- Début du pontificat de Jean II Mercure (Mercurius) (fin en 535).
- Victoire de Bélisaire et des Byzantins sur le roi des Vandales Gélimer à Tricaméron (Tricamarum) et à Decimum,au Sud-Ouest de Carthage.
- Audevère, future reine de Neustrie (décès 580)
- Mort de Saint Rémi, évêque de Reims, né à Laon en 435.
535 ko:535년 nb:535
Catégorie:535
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Cette page concerne l'année 535 du calendrier julien.
Événements
- 18 Février, création du Détroit de la Sonde entre les Iles de Java et de Sumatra par l'explosion titanesque du Krakatoa, entendue à des milliers de kilomètres à la ronde. Son tsunami frappe quantité de populations côtières. Cette explosion est consignée dans des documents écrits, en particulier chinois et est transmise dans la plupart des "mythes" des cultures orales comme l'obscurcissement durable du soleil (provoqué par les rejets de particules du volcan en question). Elle plonge la terre dans une sorte d'hiver nucléaire durant plusieurs années, entraînant famines, pandémies et l'effondrement de plusieurs civilisations. Considérée comme le début des âges sombres.
- Début du pontificat d'Agapet Ier (fin en 536).
- Concile de Clermont : les Juifs ne peuvent devenir juges.
- La première cloche d'église, venue d'Afrique du Nord, arrive en Europe.
- Théodat, le nouveau roi des Ostrogoths étrangle sa femme la reine Amalasonte, la fille de Théodoric le Grand.
- L'assassinat d'Amalasonte donne un prétexte à Justinien pour son invasion prévue de l'Italie.
- Bélisaire commence la conquête du royaume Ostrogoths par l'occupation de la Sicile. Mundus occupe la Dalmatie. Justinien sollicite l’appui des Mérovingiens contre les Ostrogoths.
- En Afrique, Solomon, successeur de Bélisaire, vient à bout de la révolte des Berbères de Iabdas et Cutzinas, mais les troupes se révoltent et Bélisaire doit revenir en Afrique pour redresser la situation.
- Justinien, sous l’influence de sa femme Théodora, se montre tolérant pour les monophysites et permet à l’un d’entre eux, Anthime, de devenir patriarche de Constantinople. Le pape réagit immédiatement.
- Hommes et femmes sont égaux devant la loi dans l'Empire byzantin.
- Sigebert Ier : roi d'Austrasie
- Le pape Jean II
A voir
L'incroyable catastrophe
Origine: GB. 1999 -
Réalisation: Gary Johnstone, David Wright et Jeremy Freeston.
536Catégorie:536
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Années 510 | Années 520 | Années 530 | Années 540 | Années 550
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Cette page concerne l'année 536 du calendrier julien.
Événements
- Le concile de Constantinople condamne à nouveau les monophysites. Justinien se soumet.
- Répression sanglante du monophysisme en Egypte.
- Du fait de ses persécutions de l'Église copte en Égypte, Rome s'aliène le royaume d'Aksoum (Axoum) qui maintenant rompt ses relations avec Rome.
- Début du pontificat de saint Silvère, fils du pape Hormisdas (fin en 537).
- L'empereur Justinien interdit l'asservissement des paysans pauvres.
- Les Alpes-Maritimes sont partagés entre les fils de Clovis Ier.
- Les Ostrogoths cèdent la Provence aux Francs.
- Le roi Franc Théodebert Ier soumet les Alamans.
- Les Ostrogoths déposent leur roi inerte, Théodat, et élisent Vitigès, un général pour le remplacer.
- Bélisaire prend Naples et Rome le 10 décembre. Vitigès tente de résister. Il se maintient à Ravenne et fait alliance avec les Perses qui ravagent l’Asie (540).
Naissances
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- 536 : le pape Agapet Ier
als:536
ko:536년
537 ko:537년
Catégorie:537
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Années 510 | Années 520 | Années 530 | Années 540 | Années 550
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Cette page concerne l'année 537 du calendrier julien.
Événements
- Ayant assuré ses arrières en concédant la Provence, aux mains des Ostrogoths depuis 508, aux Francs, Vitigès se déplace vers Rome et en fait le siège. Mais il doit se retirer et se retrancher dans Ravenne. Des Byzantins débarquent à Gênes, enlèvent Milan, Novare, Côme et Bergame, rejoignent l’armée de l’Adriatique et encerclent Ravenne.
- Benoît, l'abbé du mont Cassin, établit sa règle monastique, la règle bénédictine.
- Début du pontificat de Vigile (fin en 556). Le pape Silvère, sous prétexte d’entente avec les Goths, est exilé en Lycie par Justinien empereur d’Orient puis dans l’île de Palmataria. Il est remplacé par Vigile, désigné par Théodora, qui s’engage à proclamer seule véritable la doctrine monophysite. Il ne tiendra pas ses engagements.
- L'église Sainte-Sophie est achevée à Constantinople.
- Les Francs contrôlent maintenant l'ensemble de la Gaule, hormis la Bretagne et le Languedoc.
Naissances
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Décès
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Calendrier julienCalendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes.
Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel.
Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.
Compte des années
Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.
- Dioclétien a institué lanno Diocletiani, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.
- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).
Évolution historique
Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain.
Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans.
Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an.
Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier.
Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.
En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C..
L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février.
Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis.
De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:
Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (30 jours)
# October (31 jours)
# November (30 jours)
# December (30 jours)
La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour.
Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).
Les douze mois du calendrier julien
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (31 jours)
# October (30 jours)
# November (31 jours)
# December (30 jours)
La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui.
Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.
Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII
Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire.
Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.
Coexistence des calendrier julien et grégorien
Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date.
La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).
Voir aussi
Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février
Liens externes
- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Julien
Catégorie:Rome antique
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Byzance
Byzance (en grec ancien Βυζάντιον / Byzántion, en latin Byzantium) est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l’entrée du Bosphore sur une partie de l’actuelle Istanbul. La cité sera reconstruite par Constantin et, renommée Constantinople en 330 ap. J.-C., elle deviendra la capitale de l’empire romain, puis de l’empire romain d'Orient. Le nom « Byzance » continuera a être utilisé tout au long de l’existence de l’empire byzantin et même au-delà.
Fondation de la ville
L’origine de Byzance se perd dans la nuit des temps, et l’on ne trouve rien de précis dans les auteurs sur l’époque de sa fondation ; la plupart l’attribuent à Byzas qui, selon Étienne de Byzance, était fils de Croessa, fille d’Io et de Poséidon. Quoique l’existence de Byzas soit attestée sur des médailles, on ne sait rien de certain sur l’époque à laquelle il vivait. On pense que la ville était une colonie mégarienne. Eusèbe de Césarée donne pour date à la fondation de la ville « la troisième année de la trentième olympiade », ce qui donnerait 667 av. J.-C. Diodore mentionne la ville dans sa Bibliothèque historique (IV, 69) :
« Arrivés au détroit de la mer du Pont, les Argonautes mirent pied à terre dans un pays dont Byzas était alors roi, et qui a laissé son nom à la ville de Byzance. »
Velleius Paterculus (II, 15) attribue la fondation de la ville aux Milésiens et Ammien Marcellin (XXI, 8) aux habitants de l’Attique. Ces deux dernières explications ne sont plus acceptées.
Période grecque
Byzance produisait des grains et des fruits en quantité. Selon Polybe, la Grèce en retirait du cuir, des esclaves, du miel, de la cire et des salaisons, et lui donnait en échange de l’huile et du vin. Malgré cette prospérité, il fait un triste tableau des extrémités auxquelles la ville était souvent réduite. Entourée de peuplades ennemies de la Thrace, elle était sans cesse exposée à leurs incursions, et voyait son territoire ravagée et les produits de son sol détruits ou pillés par les barbares. Quoique située au milieu des barbares, Byzance était considérée comme ville grecque, d’après son origine et ses mœurs. C’était une des ville helléniques de l’Hellespont. Son heureuse situation à l’entrée du Bosphore, dont elle était la clé, faisait d’elle l’entrepôt général du monde connu, et un poste militaire important ; de sorte qu’Athènes et Sparte se disputaient sans cesse son alliance, et que les princes qui voulurent abattre ces puissances et exercer une influence sur la Grèce cherchèrent à s’assurer sa possession. C’est ce qui explique comment Byzance, dont l’histoire particulière est aussi peu connue que les autres petits États de la Grèce, a cependant joué un grand rôle politique dans les événements les plus signalés de l’histoire grecque.
Les Ioniens, vassaux du roi de Perse Darius, prennent la ville en 504. Elle est prise à nouveau par Otane, un des généraux de Darius. Pausanias s’empare de la ville après le siège de Sestos en 477. Dans la révolte de Samos en 439, Byzance suit le destin de cette ville, qui, révoltée contre les Athéniens, dont elle était tributaire, retombe en leur pouvoir après un siège opiniâtre de neuf mois.
Pendant la guerre du Péloponnèse, Byzance, en proie aux deux factions qui soutenaient les intérêts de Sparte et d’Athènes, soumise avec les autres villes de l’Hellespont, à l’influence de ces deux puissances tour à tour victorieuses. D’abord, elle est subjuguée par les succès de Sparte, puis prise par Alcibiade en 408. Enfin, après la bataille d’Aigos-Potamos et la prise d’Athènes, qui mirtent fin à la guerre du Péloponnèse, elle est forcée par Lysandre de renvoyer la garnison athénienne, et de recevoir, comme toutes les villes de la Grèce, un commandant lacédémonien ou harmoste, investi à la fois de l’autorité civile et militaire.
Cléandre était harmoste à Byzance, lorsque les Dix Mille qui s’étaient engagés au service de Cyrus le Jeune contre son frère Artaxerxès, ayant traversé, après mille dangers, une partie de l’Asie sous la conduite de Xénophon, arrivèrent sur les côtes de la Bithynie en face de Byzance. Anaxibius, commandant de la flotte lacédémonienne, à la sollicitation d’Artaxerxès, avait engagé les Grecs à passer le détroit, leur promettant la paye qui leur était due et des vivres lorsqu’ils seraient à Byzance ; mais à leur approche, il fit fermer les portes de la ville. Irrités de cette perfidie, les Grecs brisèrent les portes et entrèrent dans la ville : seul Xénophon la sauva du pillage et il résista à ceux qui le pressaient de prendre possession de Byzance et de ses richesses.
Liguée avec Rhodes et Chio, Byzance s’était affranchie du joug despotique d’Athènes en 364. Après une période de la guerre sociale où Charès essaya de la faire rentrer dans le rang (357), Athènes est forcée de reconnaître son indépendance en 355. Peu de temps après éclata la troisième Guerre sacrée. Philippe, roi de Macédoine, voulant arriver au commandement suprême de tous les États de Grèce, essaya de s’emparer de Byzance en 340 ; mais après un long siège, il fut forcé par le général athénien Phocion à battre en retraite l’année suivante.
En 279, une troupe gauloise, ayant pénétré jusqu’en Thrace sous la conduite de Comontorius, vint s’établir dans les environs de Byzance et réduisit ses habitants aux dernières extrémités. Pour racheter leurs terres des ravages dont les menaçaient les barbares, ils durent leur payer près de dix mille pièces d’or ; puis enfin un tribut de 80 talents par an, jusqu’à l’époque où les Gaulois furent exterminés par les Thraces. Pour subvenir à ces charges, les Byzantins avaient imaginé de percevoir un droit sur la navigation du Bosphore, ce qui les mena à une guerre contre les Rhodiens consignée par Polybe.
Période romaine
Byzance subit, comme toute la Grèce, la tutelle de Rome ; mais elle conserva toute sa splendeur et devint même encore plus florissante jusqu’en 194 ap. J.-C. À cette époque, les Byzantins ayant pris parti de Pescennius Niger contre Septime Sévère, ce dernier vint les assiéger. Après un long siège, mémorable par l’habileté et l’opiniâtreté de l’attaque, et surtout de la défense, les Byzantins se rendirent. Le vainqueur, irrité, fit massacrer la garnison et les magistrats, démantela la ville, la dépouilla de tous ses privilèges et la laissa à l’état de simple bourgade, la soumettant, avec tous ses territoires, à la ville de Périnthe, sa métropole jusqu’à Constantin.
Sévère laissa Byzance dans un tel état de ruine et de désolation, que selon Dion Cassius, historien contemporain qui la visita à cette époque, on aurait pu penser qu’elle avait été prise non par les Romains, mais par les barbares. Cependant, peu de temps après, l’empereur, sur la demande de son fils Caracalla, adoucit la punition de Byzance : il en fit rebâtir une grande partie, l’embellit même de nouveaux monuments et la renomma Antoninia, du surnom d’Antoninius pris par Caracalla. Mais il ne rétablit pas Byzance dans ses privilèges et elle demeura ainsi jusqu’à ce que Constantin y transporta le siège de l’Empire. Ce dernier refonda la ville et l’agrandit. Il lui donna le nom de Constantinople ou Nova Roma.
Source
- Ange de Saint-Priest, Encyclopédie du dix-neuvième siècle, 1844 http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-37576&M=pagination&Y=Image&I=226 lire en ligne.
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Articles connexes
- Les noms successifs de la ville : Constantinople et Istanbul ;
- Polis.
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PersesApparus en Perse en même temps que les Mèdes vers l'an mil avant notre ère, les Perses sont également un peuple indo-européen. Ils sont cités dès le VII siècle avant J.-C. par Hérodote.
Les Perses fonderont dans l'Histoire deux empires importants :
:du VI au IV avant notre ère, sous les Achéménides.
:du III au , sous les Sassanides.
Liens
[http://www.memo.fr/article.asp?ID=ANT_PER_001 Une terre de migrations]
[http://www.memo.fr/article.asp?ID=ANT_PER_003 Les Achéménides]
[http://www.memo.fr/article.asp?ID=MOY_SAS_004 Les Sassanides]
catégorie:peuple indo-aryen
catégorie:peuple d'Asie
Justinien
Justinien Ier, 483-565, est empereur byzantin de 527 à 565.
La fin d'une époque
Le long règne de Justinien, près de 40 années, ne marque pas, contrairement à ce qui est souvent avancé, le début d'une ère nouvelle mais représente la dernière tentative du vieil empire romain pour refaire l'unité impériale, tant par la reconquête militaire que par la codification du droit et la volonté d'imposer le pouvoir du souverain à l'Église. Les indéniables succès du règne vont, en particulier dans le domaine militaire et territorial, se révéler sans lendemains car démesurés pour les structures et les ressources de l'empire. Ce n'est qu'au prix de profondes transformations sociales et politiques, qui en font l'empire byzantin sous le règne d'Héraclius, que celui-ci va trouver les moyens de surmonter les nombreux adversaires et dangers auxquels il est confronté.
Les origines
Héraclius
Justinien (Flavius Petrus Sabbatius Justinianus) est né en Illyrie le 11 mai 482 à Taurésium (près de l'actuelle Skopje) dans une famille assez modeste d'Illyriens romanisés. Sa chance est d'être le neveu d'un soldat à qui une brillante carrière permet d'accèder au trône impérial en 518 sous le nom de Justin Ier, succèdant à l'empereur Anastase I.
Justin adopte son neveu et lui fait donner, alors qu'il est lui-même sans grande culture, la meilleure éducation possible — l'éducation d'alors se base sur le droit, la rhétorique et théologie. Devenu empereur, Justin associe rapidement Justinien aux affaires et le nomme patrice puis consul. Il est rarissime dans l'histoire politique byzantine de voir un homme né aussi loin du trône, à ce point préparé à régner. Quand il accède au pouvoir en 527, à l'âge de 45 ans, c'est un homme mûr à la personnalité contrastée.
En effet Justinien possède d'indéniables qualités : un grand sens de l'État et de l'idée impériale, une forte puissance de travail, une relative simplicité de mœurs assez atypique à l'époque (il est végétarien et ne boit pas d'alcool), et une culture réputée. Ses qualités intellectuelles sont cependant parfois gâchées par un caractère soupçonneux, influençable, un autoritarisme qui se change brutalement en pusillanimité (comme lors de la sédition Nika) et, surtout après la mort de l'impératrice Théodora en 548, un manque de persévérance dans l'action.
Il sait aussi, et c'est une de ses qualités premières, s'entourer de collaborateurs remarquables, quoique souvent sans scrupules, tels Bélisaire, Narsès, Tribonien ou le préfet du prétoire Jean de Cappadoce. Justinien n'hésite pas à favoriser les hommes en qui il a confiance, l'exemple de Narsès, eunuque d'extraction modeste devenu l'un des plus grands chefs militaires de son temps en est la meilleure illustration.
Enfin, et même s'il ne faut pas exagérer son influence, le rôle de Théodora, ancienne actrice de très humble origine (à tel point que Justin Ier fit modifier la loi interdisant à un sénateur d'épouser une actrice pour permettre le mariage de son neveu), épouse de Justinien depuis environ 523, est indéniable.
Œuvre législative et administrative
À son accession au pouvoir Justinien trouve une situation économique et financière saine grâce à la sage politique suivie par ses prédécesseur tels Anastase I. Cela lui laisse les mains libres afin d'appliquer son programme de restauration et d'unification du monde romain. Dès le début de son règne il s'applique à une grande réforme juridique.
Diverses commissions, dirigées par le juriste Tribonien, compétent mais détesté pour sa vénalité, sont chargées de remettre de l'ordre dans l'ensemble des constitutions impériales publiées depuis Hadrien. Cette réorganisation, le Corpus Juris Civilis, est ce que nous appelons le Code Justinien (529) écrit en latin, la langue vernaculaire de l'Empire romain, qui n'était pas compris par la plupart des citoyens de l'empire d'Orient. Une seconde version, le Codex retitae praelectionis, la seule que nous ayons, celle de 529 étant perdue, est publiée en 534.
En 533 est publiée aussi le Digeste (ou Pandectes), qui correspond à une modernisation de toute la législation antique ainsi qu'à une synthèse de la jurisprudence antique. À cela s'ajoute
un manuel pour enseigner le droit, les Institutes (533). Enfin les lois nouvelles, voulues par Justinien, les Novelles, sont écrites en grec, la langue véhiculaire de l'empire, après 534. Cette œuvre législative prend une importance fondamentale en Occident car c'est sous cette forme reçue de Justinien que l'Occident médièval, à partir du adopte le droit romain.
Justinien entreprend aussi de nombreuses réformes administratives, contenues surtout dans les grandes Novelles de la période 535-536. Leur objectif est essentiellement de renforcer le pouvoir de l'empereur en démembrant les grands offices, de lutter contre l'inquiétant développement de la grande propriété foncière ainsi que contre la corruption endémique des fonctionnaires impériaux. Aussi, souvent pour des raisons fiscales, Justinien regroupe diverses provinces, considérées de taille insuffisante et, afin de simplifier l'administration locale, supprime un certain nombre de diocèses et regroupe parfois, comme en Égypte agitée par des troubles réguliers, les pouvoirs civils et militaires entre les mains de commandants militaires.
Politique religieuse
Égypte
L'action législative de Justinien s'inscrit donc dans la durée avec une attention toute particulière pour l'Église. En effet l'empereur est un chrétien sincère et il s'estime, dans la tradition césaro-papiste héritée de Constantin I, le dirigeant suprême de l'Église. Le christianisme est, d'un point de vue institutionnel et juridique, religion d'État . C'est en cela qu'il règle avec une minutie pointilleuse les conditions de recrutement des membres du clergé, leurs statuts, l'organisation de l'administration des biens ecclésiastiques. C'est lui qui légalise le contrôle des évêques sur les autorités civiles locales, ce qui a comme curieuse conséquence d'atténuer les excès centralisateurs de nombre de ses décisions. En effet les notables provinciaux, qui participent aux élections épiscopales, peuvent ainsi exprimer leurs avis et contrôler pour partie l'emploi de certains fonds publics.
Justinien est confronté aux dernieres résurgences du paganisme contre lequel il agit avec vigueur. C'est ainsi qu'il met fin à l'Académie de Platon à Athènes, alors présidée par Damase et interdit l'adoration des dieux païens en particulier dans certaines régions reculée de l'Anatolie. Il persécute les Juifs bien que la contrainte employée ne donne guère de conversions.
C'est aux dissenssions internes aux églises chrétienne que Justinien tente de mettre fin pour maintenir la cohésion de l'Empire. C'est pourquoi il tente un rapprochement avec les monophysites, nombreux dans la partie orientale de l'empire (en Syrie et en Égypte), d'autant que les convictions religieuses de Théodora sont notoirement proches de ces derniers. L'impératrice en 537 n'hésite pas à ordonner à Bélisaire, qui combat alors en Italie, de s'emparer du pape Silvère pour le remplacer par Vigile supposé moins intransigeant envers ce que la papauté considère comme une hérésie. Cependant Justinien doit aussi composer avec les divers papes dont il a besoin dans son entreprise de reconquête de l'Italie.
Cette politique de bascule s'illustre dans l'affaire dite des Trois Chapitres. Justinien fait condamner la mémoire de trois théologiens détestés par les monophysites, dans l'espoir de rallier ces derniers à l'Église officielle, sous l'accusation de nestorianisme (Théodore de Mopsueste, Ibas d'Édesse et Théodore d'Édesse). Le V concile œcuménique de 553 qui officialise cette condamnation voit ses décrets fort mal accueillis en Occident, surtout par le pape Vigile que Justinien fait enlever afin de le contraindre à accepter les Trois Chapitres, sans pour cela rallier les monophysites.
Il reconstruit l'église de Sainte-Sophie, détruite dans la sédition Nika en janvier 532. Bien plus tard, en 1054, la basilique nouvelle deviendra l'un des cœurs de l'orthodoxie à Constantinople.
Conquêtes
Dès le début de son règne Justinien semble avoir comme objectif de reconstituer l'ancien empire romain autour de la Méditerranée. Mais pour cela il doit d'abord mettre fin à la lutte contre la Perse dont les troupes sont aux portes d'Antioche en 529. Bélisaire remporte quelques succès entre 529 et 531 mais Justinien préfère finalement en 532 acheter la paix qui lui est nécessaire pour réaliser ses objectifs de reconquête en Occident.
L'empereur s'attaque dans un premier temps au royaume des Vandales en Afrique du nord. Il craint que la flotte de ces derniers ne pertube plus tard ses opérations militaires en Italie et les liaisons commerciales. Outre cet aspect il y a une raison plus politique : Hildéric, roi des Vandales vient d'être renversé par Gélimer. Hildéric était le représentant de la tendance pro-byzantine et favorable à un rapprochement avec les catholiques. Aussi Bélisaire à la tête d'une forte armée pour l'époque, sans doute 18 000 hommes, débarque entre Sfax et Sousse en 533. La bataille de l'Ad Decimum en 533, puis le 15 septembre 533 la prise de Carthage et du roi Gélimer sonnent le glas du royaume fondé par Genséric. Dans la foulée les armées byzantines s'emparent de la Corse, de la Sicile et de la Sardaigne.
L'assassinat, par son mari Théodat, de la fille de Théodoric Ier le Grand, la reine Amalasonthe, est le prétexte évoqué par Justinien pour envahir l'Italie en 535. Deux armées prennent en tenaille les armées des Ostrogoths, l'une venant de Dalmatie l'autre de Sicile, sous la direction de l'indispensable Bélisaire. Celui-ci s'empare de Naples, puis occupe Rome le 10 décembre 536 et enfin Ravenne en 540 malgré la résistance opiniâtre du nouveau roi Vitigés. Ce dernier est fait prisonnier et envoyé à Constantinople où Justinien le traite avec honneur. Mais l'empereur commet l'erreur en 540 de disgrâcier Bélisaire, dont il craint visiblement la popularité et qu'il avait déjà tenté de contrôler en lui envoyant Narsès comme second vers 538. L'échec cuisant de cette tentative avait abouti au rappel de Narsès un an plus tard.
En 540 le rappel de Bélisaire dans la capitale, où il se voit confier des missions plus honorifiques que de réels commandements, correspond aussi à une nouvelle offensive de la Perse dans le Caucase et en Syrie. La paix n'est définitivement signée qu'en 562 et aboutit à une progression de l'influence byzantine en Arménie et dans le Caucase. Toujours en 540, la capitale est menacée par les Bulgares dont Justinien ne se débarasse qu'en lançant contre eux les Avars qui vont s'établir dans la vallée du Danube. Ces difficultés permettent aux Ostrogoths, dirigés par Totila, de reprendre l'offensive et de vaincre à deux reprises les Byzantins (Faenza, puis Mugillo en Italie centrale). La ville de Naples est reprise en 543, celle de Rome le 17 décembre 546.
Il faut attendre l'arrivée de Narsès en 552 pour voir la situation tourner à l'avantage des troupes de Justinien. Narsès, seul commandant en chef cette fois et pourvue d'une forte armée, se révèle un excellent chef de guerre et inflige aux Ostrogoths la défaite de Taginae (552) en Ombrie où Totila est tué. Les dernières résistances sont balayées en 553 au mont Lactarus, près du Vésuve, où leur dernier roi, Téias est tué. En 555 Narsès écrase une invasion alamande près de Capoue. L'Italie est redevenue romaine mais au prix de la ruine de la péninsule.
Profitant de l'appel à l'aide du roi wisigoth Athanagild en lutte contre un compétiteur, Agila, Justinien se fait céder pour prix de son soutien l'ancienne province de Bétique (l'actuelle Andalousie) en 554 et impose la suzeraineté byzantine au royaume des Wisigoths.
Justinien est le dernier empereur à avoir tenté de réunir les deux parties de l'ancien Empire romain. Ses successeurs, s'ils ne renonceront pas au titre, prendront acte de la séparation définitive entre l'Orient et l'Occident.
Prospérité commerciale et vie culturelle et artistique
Wisigoths
La destruction du royaume vandale, et la baisse de la piraterie qui en découle, entraîne un dynamisme économique plus fort. Les marchands d'Égypte et de Syrie entretiennent un commerce assez dynamique avec l'Occident dont la Gaule mérovingienne où ils vendent de l'huile, des fruits secs, des vins réputés, des verreries de Syrie et du papyrus. L'empire est ravitaillé en esclaves par la Mer Noire. Il entretient des relations commerciales avec Ceylan par l'intermédiaire du royaume éthiopien d'Axoum, avec la Chine par la route de la soie. La nécessité d'approvisionner les ateliers byzantins en soie, et la volonté de contourner la Perse des Sassanides, explique en partie la politique entreprise par Justinien pour faire entrer les peuples caucasiens dans la sphère d'influence de l'empire. À partir de 552-553, grâce à des vers à soie importés clandestinement de Chine, Byzance commence d'ailleurs elle-même à produire de la soie.
La vie culturelle est intense sous Justinien et profondément marquée par la personnalité et les préoccupations de l'empereur. On retrouve chez l'historien Procope, qui écrit l'histoire du règne de Justinien, cette recherche de la grandeur romaine qui anime le couple impérial (dont pourtant il médit beaucoup). Les hymnes (poésie religieuse) de Romanos le Mélode sont un écho fidéle de la foi chrétienne profonde, quoique intolérante, de Justinien et Théodora. Il fait reconstruire Antioche, sous le nom de Théopolis après sa destruction par un terrible tremblement de terre en 526 et le pillage de la ville par les Perses en 538.
Justinien est aussi un grand bâtisseur. Le plus beau monument de son règne est bien-sûr l'église Sainte-Sophie (dédiée à la Sagesse divine, Sophia en grec) élevée entre 532 et 537 par Anthemius de Tralles et Isidore de Milet. La première coupole s'étant effondrée en 558, une seconde est refaite en 562. Mais dans tout l'empire Justinien finance la construction de villes, de ponts, de thermes, de routes.
Justinien meurt le 15 novembre 565 après avoir désigné son neveu, Justin II, comme successeur.
Justinien et Théodora sont représentés dans leurs ornements impériaux, avec les dignitaires de leur cour par deux fameux panneaux de mosaïque dans l'église San Vitale à Ravenne.
Sources
- Procope, Guerres de Justinien.
- Procope, Traité des édifices.
- C Diehl, Justinien et la civilisation byzantine au VI siècle, Paris, 1901.
- Encyclopédia Universalis, tome 13, article Justinien, pages 224/226, édition de 1989.
- Michel Mourre, Dictionnaire encyclopédique d'histoire, article Justinien, édition 1996.
Justinien 01
Justinien
Justinien
ja:ユスティニアヌス1世
Byzance
Byzance (en grec ancien Βυζάντιον / Byzántion, en latin Byzantium) est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l’entrée du Bosphore sur une partie de l’actuelle Istanbul. La cité sera reconstruite par Constantin et, renommée Constantinople en 330 ap. J.-C., elle deviendra la capitale de l’empire romain, puis de l’empire romain d'Orient. Le nom « Byzance » continuera a être utilisé tout au long de l’existence de l’empire byzantin et même au-delà.
Fondation de la ville
L’origine de Byzance se perd dans la nuit des temps, et l’on ne trouve rien de précis dans les auteurs sur l’époque de sa fondation ; la plupart l’attribuent à Byzas qui, selon Étienne de Byzance, était fils de Croessa, fille d’Io et de Poséidon. Quoique l’existence de Byzas soit attestée sur des médailles, on ne sait rien de certain sur l’époque à laquelle il vivait. On pense que la ville était une colonie mégarienne. Eusèbe de Césarée donne pour date à la fondation de la ville « la troisième année de la trentième olympiade », ce qui donnerait 667 av. J.-C. Diodore mentionne la ville dans sa Bibliothèque historique (IV, 69) :
« Arrivés au détroit de la mer du Pont, les Argonautes mirent pied à terre dans un pays dont Byzas était alors roi, et qui a laissé son nom à la ville de Byzance. »
Velleius Paterculus (II, 15) attribue la fondation de la ville aux Milésiens et Ammien Marcellin (XXI, 8) aux habitants de l’Attique. Ces deux dernières explications ne sont plus acceptées.
Période grecque
Byzance produisait des grains et des fruits en quantité. Selon Polybe, la Grèce en retirait du cuir, des esclaves, du miel, de la cire et des salaisons, et lui donnait en échange de l’huile et du vin. Malgré cette prospérité, il fait un triste tableau des extrémités auxquelles la ville était souvent réduite. Entourée de peuplades ennemies de la Thrace, elle était sans cesse exposée à leurs incursions, et voyait son territoire ravagée et les produits de son sol détruits ou pillés par les barbares. Quoique située au milieu des barbares, Byzance était considérée comme ville grecque, d’après son origine et ses mœurs. C’était une des ville helléniques de l’Hellespont. Son heureuse situation à l’entrée du Bosphore, dont elle était la clé, faisait d’elle l’entrepôt général du monde connu, et un poste militaire important ; de sorte qu’Athènes et Sparte se disputaient sans cesse son alliance, et que les princes qui voulurent abattre ces puissances et exercer une influence sur la Grèce cherchèrent à s’assurer sa possession. C’est ce qui explique comment Byzance, dont l’histoire particulière est aussi peu connue que les autres petits États de la Grèce, a cependant joué un grand rôle politique dans les événements les plus signalés de l’histoire grecque.
Les Ioniens, vassaux du roi de Perse Darius, prennent la ville en 504. Elle est prise à nouveau par Otane, un des généraux de Darius. Pausanias s’empare de la ville après le siège de Sestos en 477. Dans la révolte de Samos en 439, Byzance suit le destin de cette ville, qui, révoltée contre les Athéniens, dont elle était tributaire, retombe en leur pouvoir après un siège opiniâtre de neuf mois.
Pendant la guerre du Péloponnèse, Byzance, en proie aux deux factions qui soutenaient les intérêts de Sparte et d’Athènes, soumise avec les autres villes de l’Hellespont, à l’influence de ces deux puissances tour à tour victorieuses. D’abord, elle est subjuguée par les succès de Sparte, puis prise par Alcibiade en 408. Enfin, après la bataille d’Aigos-Potamos et la prise d’Athènes, qui mirtent fin à la guerre du Péloponnèse, elle est forcée par Lysandre de renvoyer la garnison athénienne, et de recevoir, comme toutes les villes de la Grèce, un commandant lacédémonien ou harmoste, investi à la fois de l’autorité civile et militaire.
Cléandre était harmoste à Byzance, lorsque les Dix Mille qui s’étaient engagés au service de Cyrus le Jeune contre son frère Artaxerxès, ayant traversé, après mille dangers, une partie de l’Asie sous la conduite de Xénophon, arrivèrent sur les côtes de la Bithynie en face de Byzance. Anaxibius, commandant de la flotte lacédémonienne, à la sollicitation d’Artaxerxès, avait engagé les Grecs à passer le détroit, leur promettant la paye qui leur était due et des vivres lorsqu’ils seraient à Byzance ; mais à leur approche, il fit fermer les portes de la ville. Irrités de cette perfidie, les Grecs brisèrent les portes et entrèrent dans la ville : seul Xénophon la sauva du pillage et il résista à ceux qui le pressaient de prendre possession de Byzance et de ses richesses.
Liguée avec Rhodes et Chio, Byzance s’était affranchie du joug despotique d’Athènes en 364. Après une période de la guerre sociale où Charès essaya de la faire rentrer dans le rang (357), Athènes est forcée de reconnaître son indépendance en 355. Peu de temps après éclata la troisième Guerre sacrée. Philippe, roi de Macédoine, voulant arriver au commandement suprême de tous les États de Grèce, essaya de s’emparer de Byzance en 340 ; mais après un long siège, il fut forcé par le général athénien Phocion à battre en retraite l’année suivante.
En 279, une troupe gauloise, ayant pénétré jusqu’en Thrace sous la conduite de Comontorius, vint s’établir dans les environs de Byzance et réduisit ses habitants aux dernières extrémités. Pour racheter leurs terres des ravages dont les menaçaient les barbares, ils durent leur payer près de dix mille pièces d’or ; puis enfin un tribut de 80 talents par an, jusqu’à l’époque où les Gaulois furent exterminés par les Thraces. Pour subvenir à ces charges, les Byzantins avaient imaginé de percevoir un droit sur la navigation du Bosphore, ce qui les mena à une guerre contre les Rhodiens consignée par Polybe.
Période romaine
Byzance subit, comme toute la Grèce, la tutelle de Rome ; mais elle conserva toute sa splendeur et devint même encore plus florissante jusqu’en 194 ap. J.-C. À cette époque, les Byzantins ayant pris parti de Pescennius Niger contre Septime Sévère, ce dernier vint les assiéger. Après un long siège, mémorable par l’habileté et l’opiniâtreté de l’attaque, et surtout de la défense, les Byzantins se rendirent. Le vainqueur, irrité, fit massacrer la garnison et les magistrats, démantela la ville, la dépouilla de tous ses privilèges et la laissa à l’état de simple bourgade, la soumettant, avec tous ses territoires, à la ville de Périnthe, sa métropole jusqu’à Constantin.
Sévère laissa Byzance dans un tel état de ruine et de désolation, que selon Dion Cassius, historien contemporain qui la visita à cette époque, on aurait pu penser qu’elle avait été prise non par les Romains, mais par les barbares. Cependant, peu de temps après, l’empereur, sur la demande de son fils Caracalla, adoucit la punition de Byzance : il en fit rebâtir une grande partie, l’embellit même de nouveaux monuments et la renomma Antoninia, du surnom d’Antoninius pris par Caracalla. Mais il ne rétablit pas Byzance dans ses privilèges et elle demeura ainsi jusqu’à ce que Constantin y transporta le siège de l’Empire. Ce dernier refonda la ville et l’agrandit. Il lui donna le nom de Constantinople ou Nova Roma.
Source
- Ange de Saint-Priest, Encyclopédie du dix-neuvième siècle, 1844 http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-37576&M=pagination&Y=Image&I=226 lire en ligne.
Voir aussi
Articles connexes
- Les noms successifs de la ville : Constantinople et Istanbul ;
- Polis.
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PerseLa Perse (en grec ancien ἡ Περσίς / hê Persís) est le nom utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour désigner la province du Fars, berceau historique de l'Iran actuel, appelée Pārsa- en vieux-perse et Pārs en moyen-perse.
Au ,
sassanide]], apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », c'est-à-dire « pays des Iraniens ». Au , après la chute des Sassanides, le pays reprend le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays l'Iran.
Durant l'Antiquité, le puissant Empire perse des Achéménides a livré plusieurs guerres aux Grecs. Plus tard, les Arabes conquièrent la région et y introduisent l'Islam. Les Iraniens continuent à parler persan, et se différencient des musulmans orthodoxes (sunnites), car ils sont chiites duodécimains (divergence provenant d'un problème de succession à la mort de Mahomet).
Chronologie
- : peuplement du plateau iranien par les Aryens au nord et dans le Fars, par les Mèdes dans l'ouest.
- vers -750 : Deioces fonde le premier royaume mède, dont la capitale est Ecbatane.
- -612 : les Mèdes s'emparent de Ninive, provoquant la chute de l'Empire assyrien.
- -552 : La Perse devient un royaume indépendant sous le roi Cyrus II.
- -550 : Cyrus II détruit l'Empire mède et fonde l'Empire perse, qui s'étendra à tout le Moyen-Orient, de la mer Égée à l'Inde, de l'Égypte à l'Afghanistan. Naissance de Darius I, roi de Perse. † 486 av. J.-C.
- -522 : Après la mort de Cambyse, le mage Gaumata usurpe le pouvoir en se faisant passer pour le défunt ; il est assassiné par des généraux menés par Darius. Début du règne de Darius Ier, roi de Perse. (fin en 486 av. J.-C.)
Darius Ier, États-Unis (Empire achéménide)]]
- -518 : Une voie royale de 2 683 km est construite à travers l'Empire perse.
- -490 : les Perses du roi Darius sont battus par une coalition de Grecs à Marathon ; c'est l'épisode le plus marquant de la première guerre médique.
- -486 : Décès de Darius I, roi de Perse. Début du règne de Xerxès, roi de Perse. (fin en 465 av. J.-C.)
- -482 : Pour mater une révolte babylonienne contre la domination perse, Xerxès fait détruire les temples de la ville.
- -480 : Au cours de la deuxième guerre médique les Grecs défont la marine perse à Salamine (Salamis). Plus de 1000 trières participent à la bataille.
- -479 : Athènes refuse l'offre avantageuse de passer du côté perse.
- -472 : Dans sa pièce Les Perses, Eschyle présente au public athénien la bataille de Salamine vue du côté perse.
- -465 : Xerxès I est assassiné. Son fils Artaxerxès I lui succède comme roi de Perse.
- -459 : Après avoir aidé les rebelles égyptiens contre le pouvoir perse, les Grecs sont mis en fuite et trouvent refuge dans une île du delta du Nil.
- -404 : L'Égypte devient indépendante de la Perse.
- -401 : Le roi perse Artaxerxès II défait et tue son frère Cyrus le Jeune à Cunaxa.
- -396 : Le roi de Sparte Agésilas II défait le satrape perse Tissapherne.
- -386 : Sparte et la Grèce signent un traité, la paix d'Antalcidas ou paix du Roi, reconnaissant les droits de la Perse d'Antaxerxès sur l'Asie et Chypre et les droits d'Athènes sur les îles de Skyros, d'Imbros et de Lemnos.
- -370 : Les satrapes de l'Empire perse entrent en révolte contre le pouvoir central, à la suite de l'indépendance de l'Égypte en -404.
- -338 : Décès d'Antaxerxès, roi de Perse assassiné par son eunuque favori.
- -333 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III Codoman à la bataille d'Issos.
- -331 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III à la bataille de Gaugamèles.
- -312 : Début du règne de Séleucos I, fondateur de la dynastie séleucide de Perse. (fin en 280 av. J.-C.)
- -115 : Les Parthes, dont les ancêtres viennent de tribus à l'Est de la mer Caspienne, s'établissent comme maîtres de la Bactriane (le Nord de l'Afghanistan), de la Perse et de la Mésopotamie.
Mésopotamie
- 211 : Ardachîr devient le roi d'une partie de la Perse.
- 224 : La Perse est unifiée par Ardachir.
- 226 : Ardachîr renverse Artaban V, dernier roi des Parthes et fonde une nouvelle dynastie perse, les Sassanides.
- 227 : La Perse annexe tout l'Empire parthe.
- 241 : Début du règne de Shapur I, roi de Perse. (fin en 272)
- 242 : Mani commence à prêcher sa doctrine religieuse en Perse.
- 259 : Le roi perse Shapur I capture l'empereur Valérien.
- 297 : Narses, le roi sassanide de Perse évince le roi Tiridate IV d'Arménie.
- 298 : Le roi perse Narses est force de signer un traité avec Rome.
- 310 : Début du règne de Shapur II, roi de Perse (fin en 272)
- 332 : Nouveau recueil des doctrines de Zarathoustra en Perse (Avesta).
- 337 : Début de la guerre perse contre Rome. (fin en 350)
- 348 : Des femmes sont enrôlées en Perse dans les services auxiliaires de l'armée.
- 350 : Les Huns envahissent la Perse et l'Inde.
- 359 : Sapor II, le roi sassanide de Perse, envahit la Syrie et prend la ville romaine d'Amida après une dure bataille.
- 363 : L'empereur Julien envahit la Perse et défait les Perses devant les murs de leur capitale, Ctésiphon.
- 390 : Théodose I et le roi Shapur III de Perse signent un traité pour se partager l'Arménie.
- 399 : Yezdgerd monte sur le trône de Perse. Il est tolérant envers le christianisme et entretient de bonne relation avec les Romains.
- 422 : Théodose II, l'empereur romain d'Orient, et le roi Varahran de Perse signent un traité de paix.
- 430 : Les Huns Hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 506 : Après une contre-offensive romaine, en Mésopotamie, la paix est rétablie entre l'empire d'Orient et la Perse.
- 516 : Le perse Mazdak définit le communisme comme la religion mise en pratique.
- 529 : La dernière école de philosophie en Europe, à Athènes ferme et les derniers maîtres de philosophie émigrent en Perse.
- 531 : Le mouvement collectiviste de Mazdak est écrasé en Perse. Début du règne de Khosro Ier, roi de Perse. (fin en 579)
- 532 : Byzance verse à la Perse 3 548 kg d'or pour fortifier le Caucase.
- 561 : L'empereur byzantin Justinien signe un nouveau traité avec Khosro I, le roi des Perses rétablissant la frontière entre la Perse et l'empire d'Orient. L'empereur byzantin Justinien accepte de payer un tribut annuel a la Perse. La Perse garantit à Byzance 50 ans de paix.
- 589 : Le roi de Perse Khosro II est déposé par une révolte militaire et s'enfuit à Constantinople pour demander de l'aide.
- 590 : Début du règne de Khosro II, roi de Perse. (fin en 628)
- 591 : L'empereur byzantin Maurice rétablit sur son trône le roi de Perse Khosro II. En retour, il reçoit de conséquentes concessions territoriales. La paix est rétablie à nouveau entre les deux empires byzantin et perse.
- 600 : Les moulins à vent sont utilisé en Perse pour l'irrigation.
- 627 : Héraclius, allié aux Khazars, parvient devant Ninive et anéantit l'armée perse.
- 632 : Début du règne de Yazdgard III, dernier roi sassanide de Perse. (fin en 651)
- 632 : Le calife Abou Bakr soumet les tribus arabes révoltées. Il progresse vers la Syrie et la Perse fin en 634
- 639 : Les Arabes anéantissent l'armée perse à la bataille de Kadisiyya.
- 900 : Les moulins à vent arrivent de Perse dans l'Espagne musulmane.
- 975 : Le perse Muwaffat écrit un traité des remèdes.
- 1055 : Les nomades turcs seldjoukides, sunnites, qui étaient déjà nombreux dans les armées du califat abbasside s'emparent de Bagdad en 1055.
- 1094 : La secte des Assassins de religion chiite est fondée en Perse.
- 1251 : Début de la conquête de la Perse par Hulagu, petit-fils de Gengis Khan (fin en 1265).
- 1447 : Éclatement de l'empire de Tamerlan (Timour Lenk), l'Inde, la Perse et l'Afghanistan gagnent leur indépendance.
- 1502 : Ismail I établit la dynastie Safavide en Perse. Le chiisme devient la religion de la Perse.
chiisme
- 1571 : Naissance d'Abbas I le Grand, chah de Perse (†1629).
- 1585 : Début du règne d'Abbas I (fin en 1622).
- 1590 : Abbas I signe la paix avec les Turcs.
- 1598 : Abbas I de Perse défait les Ouzbeks à Herat. Il fait d'Ispahan sa capitale.
- 1623 : Abbas I prend Bagdad aux Turcs.
- 1629 : Décès d'Abbas I.
- 1709 : Les Afghans se soulèvent contre le pouvoir perse et forment un État afghan indépendant.
- 1722 : Début du contrôle afghan sur la Perse. (fin en 1730)
- 1730 : Les Afghans sont rejetés hors de Perse.
- 1736 : Début du règne de Nâdir Shâh, chah de Perse, fondateur de la dynastie afshar, qui étendit l'influence perse en Inde. (fin en 1747)
- 1737 : Début de l'occupation perse de l'Afghanistan. (fin en 1747)
- 1794 : Aga Muhammed fonde la dynastie Qajar (Kajar) qui règnera sur la Perse jusqu'en 1925.
- 1811 : Guerre entre la Perse et la Russie qui remporte quelques victoires dans le Caucase.
- 1826 : Début de la guerre russo-perse, la Russie s'empare des provinces arméniennes. fin en 1828
- 1901 : Une compagnie britannique reçoit une concession de forage pétrolier pour 60 ans en Perse.
- 1934 : La Perse reprend le nom d'Iran.
Bibliographie
- Collectif, De la Mésopotamie à la Perse, Encyclopædia Universalis et Grand Livre du Mois, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 ;
- ;
- Philip Huyse, La Perse antique, Belles Lettres, coll. « Guide Belles Lettres des civilisations », Paris, 2005 (ISBN 2-251-41031-7).
ja:ペルシアko:페르시아 제국
-
OR
OR est une abréviation, qui signifie :
- Ou, la fonction logique, en logique (automatisme et informatique)
OR est un code, qui signifie :
- Irak, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports
: selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs, l'Irak a pour code YI
:: selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques, l'Irak a pour code IRQ
: selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), l'Irak a pour code alpha-2 IQ
:: selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), l'Irak a pour code alpha-3 IRQ
:: la liste des codes pays du CIO, l'Irak a pour code IRQ
: selon la liste des codes pays de l'OTAN, l'Irak a pour code alpha-2 IZ
:: selon la liste des codes pays de l'OTAN, l'Irak a pour code alpha-3 IRQ
- Crimea Air (Ukraine), selon le code AITA des compagnies aériennes
::selon le code OACI des compagnies aériennes, Crimea Air a pour code CRF
Voir aussi
- or (homonymie)
catégorie:abréviation
catégorie:code
ja:OR
ko:OR
Caucase
Le Caucase est une chaîne de montagnes du système alpin qui s'allonge sur 1 200 km, allant du détroit de Kertch (mer Noire) à la presqu'île d'Apchéron (mer Caspienne).
Le Caucase est partagé entre la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Russie ( | | |