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Cette page concerne l'année 657 du calendrier julien.
Événements
- Bataille de Siffin en Irak sur l'Euphrate entre les partisans d'Ali et ses adversaires réunis autour de Mu'awiya ibn abi sufyane gouverneur de Damas et proche d'Uthman, le précédent calife assassiné. C'est la première scission de la communauté politique et religieuse de l'Islam. Ali est vainqueur quand ses adversaires accrochent des feuilles de Coran à leurs lances pour demander une trêve et un arbitrage. Certains des partisans d'Ali, lui repprochant d'avoir remis en cause sa légitimité que lui accordait Allah par le sort des armes, firent sécession et devinrent les Kharidjites. Ali les qualifia d'hérétiques et d'hétérodoxes.
- Début du pontificat de saint Vitalien (fin en 672).
- Début du règne de Clotaire III, roi de Neustrie et de Bourgogne (fin en 670).
- Régence de Bathilde (657-665). L’abbé Genès, saint Ouen et saint Léger sont les conseillers de Bathilde qui interdit la vente d’esclaves chrétiens et qui fait racheter ceux qui l’étaient.
- Ébroïn devient maire du palais du royaume franc de Neustrie.
- Révolte des Turcs occidentaux, réprimée par le général chinois Sou Ting-fang.
- Parameshvara-varman, roi des Pallava de Kanchi (Inde).
- Le Châlukya Vikramaditya contient les dynasties du sud et prend Kanchi, la capitale des Pallava.
- Le mathématicien indien Brahmagupta fixe les règles du calcul avec le zéro.
Naissances
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Décès
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Catégorie:657
Catégorie:Chronologie du VIIe siècle
Article principal : 657
Années 640 ko:640년대 ja:640年代
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Événements
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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653 ko:653년 nb:653
Catégorie:653
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Cette page concerne l'année 653 du calendrier julien.
Événements
- L'empereur byzantin Constant II fait arrêter et emprisonner par l’exarque de Ravenne le pape Martin I, accusé de complot avec les Arabes. A Constantinople, le pape est condamné et exilé à Chersôn en Crimée où il meurt dans la faim et la misère en 654.
- Arrestation à Rome de Maxime le Confesseur, principal théologien du parti opposé aux monothélètes. Condamné à Constantinople, il est torturé, exilé mais refusera toujours le Typos de Constant II.
- Le roi des Wisigoths Receswinthe promulgue un code inspiré du droit romain (Liber jurdiciorum ou Forum judicium) instituant une totale parité entre ses sujets Romains et Goths en Espagne.
- Angleterre : Voyage de l’abbé de Ripon Wilfrid à Rome.
- Traité entre les musulmans et les chrétiens d’Arménie.
- L’empereur byzantin Constant II envahit alors l’Arménie avec 100 000 hommes ; Le gouverneur d’Arménie et d’Ibérie Théodore Rechtouni la reconquiert quelques mois plus tard avec le secours des Arabes.
- Le calife choisit le prince arménien Théodore Rechtouni pour administrer l’Arménie, le nommant patricien. Avec le temps, les patriciens deviennent virtuellement des rois.
- L’histoire de l’Arménie, durant un siècle, est marquée par le flux incessant des armées arabe et byzantine, qui s’affrontent. Les Arméniens, conduits par des généraux issus de la famille des Bagratouni, s’allient aux uns contre les autres, au grès des conflits.
Naissances
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Décès
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655 ko:655년
Catégorie:655
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Cette page concerne l'année 655 du calendrier julien.
Événements
Europe
- 16 septembre : Le pape Martin Ier meurt de maladie et de privation en exil.
- Défaite des Gallois contre les Saxons à Windwaed Field, près de Leeds. Les Gallois sont coupés de la Cumbrie au nord.
- Conversion de la Mercie au christianisme.
Moyen orient
- Les musulmans occupent Kaboul et Kandahar.
- Victoire navale décisive des Arabes à la « bataille des mats » contre Byzance.
Inde
- Mahendra-varman II, roi des Pallava de Kanchi (655-657).
- Vikramaditya, roi des Châlukya de Vâtâpi (655-678). Il succède à son père Pulakeshim II. Son frère Chandraditya administre les provinces frontières.
Chine
Wu Zetian (Wou Tsö-t’ien), concubine de Tai-tsung reprise par Kao-tsong fait accuser l’impératrice en titre du meurtre de sa fille qu’elle avait elle-même étouffé et prend sa place aux côtés de l’empereur.
Naissances
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- Yadzgard III, dernier roi sassanide, assassiné.
- 15 septembre : Martin Ier, pape.
658Catégorie:658
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Cette page concerne l'année 658 du calendrier julien.
Événements
- Muawiya, destitué de son poste de gouverneur de Damas, lève 100 000 hommes dirigés par Arm contre Ali. Le combat à peine engagé à Siffîn, sur l’Euphrate (07/657) est suspendu (refus des kharidjites de participer) et deux juges proclament la déchéance d’Ali (arbitrage d’Edhroh, janvier 658). Les kharidjites (« dissidents ») s’opposent aux deux partis, considérant que les croyants seuls doivent choisir le calife selon son mérite et au nom de Dieu.
- Le basileus Constant II lutte contre les îlots slavisés en Epire pour dégager Thessalonique. Il fait de nombreux prisonniers dont une partie est sans doute transplantée en Asie Mineure.
- Protectorats chinois en Afghanistan, au Ferghâna, au Cachemire, en Sogdiane et dans la vallée de l’Oxus (659-665).
- Mort de Samo, roi des Wendes.
Naissances
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Décès
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660Catégorie:660
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Cette page concerne l'année 660 du calendrier julien.
Événements
- Lambert, évêque de Tongre-Maastricht. Il réside dans sa villa de Leotium, où sera bâti Liège.
- Chroniques de Frédégaire, écrites à Saint-Jean-de-Losne, près de Dijon. Elles mentionnent pour la première fois la légende de l’origine troyenne des Francs.
- Bathilde fonde l’abbaye de Chelles.
- Pas d’évêque mentionné à Antibes de 660 à 788.
- Conciles de Tolède ordonnant aux Juifs de quitter les villes après leur avoir interdit de travailler le dimanche devant les chrétiens (660, 670).
- En Angleterre, seul le Sussex et l’île de Wight restent païens.
- Sous la pression des Khazars, les Bulgares récemment émancipé des Avars sous le khan Kouvrat (642), commandés par Asparouch, atteignent le delta du Danube et s’installent dans la Dobroudja.
- En Chine, Wu Zetian dirige les affaires de l’Etat dans un climat de terreur.
- Soumission par la Chine du royaume coréen de Paiktchei de 660 à 665 (sud-ouest de la péninsule).
- Le roi de Silla, en Corée, annexe le royaume de Paekche.
Naissances
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661Catégorie:661
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Cette page concerne l'année 661 du calendrier julien.
Événements
- Début du règne de Grimoald Ier, roi des Lombards (fin en 671).
- Muawiya Ier premier calife Omeyyades débute son règne à Damas (fin en 680).
- Le gendre du prophète, Ali est assassiné par un kharidjite dans la mosquée de Kufa. Les fidèles d’Ali forment un parti (shî’a), hostile à Mu'awiyya et regroupé autour de ses descendants.
- Le ralliement aux Omeyyades de Hasan, fils aîné d’Ali, empêche temporairement la résistance des opposants alides. Mu’awiyya réunit le conseil des shaykhs à Damas et en province, ce qui favorise le ralliement des tribus et permet à Mu’awiyya de remplacer le système électif par un système dynastique : il désigne lui-même son fils Yazid comme son successeur et fait ratifier ce choix par le conseil des shaykhs.
- Ziyad, gouverneur d’Irak.
- 50 000 familles arabes d’Irak sont implantées aux environs de Merv, ce qui permet d’alléger la tension en Irak et de renforcer la domination des Arabes en Iran.
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Décès
- Ali, le gendre de Mahomet, assassiné en Irak par Mu'awiyya, un ex-partisan devenu kharijite.
ko:661년
Calendrier julienCalendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes.
Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel.
Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.
Compte des années
Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.
- Dioclétien a institué lanno Diocletiani, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.
- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).
Évolution historique
Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain.
Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans.
Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an.
Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier.
Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.
En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C..
L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février.
Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis.
De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:
Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (30 jours)
# October (31 jours)
# November (30 jours)
# December (30 jours)
La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour.
Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).
Les douze mois du calendrier julien
# Januarius (31 jours)
# Februarius (29 ou 30 jours)
# Martius (31 jours)
# Aprilis (30 jours)
# Maius (31 jours)
# Junius (30 jours)
# Julius (31 jours)
# Sextilis (30 jours)
# September (31 jours)
# October (30 jours)
# November (31 jours)
# December (30 jours)
La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui.
Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.
Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII
Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire.
Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.
Coexistence des calendrier julien et grégorien
Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date.
La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).
Voir aussi
Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février
Liens externes
- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Julien
Catégorie:Rome antique
als:Julianischer Kalender
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ja:ユリウス暦
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Irak
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| Jalal Talabani Ibrahim al-Jaafari
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Ali (islam)
Ali (arabe : أبو الحسن علي بن أبي طالب [abū al-Hasan `alīy ben abī Tālib]) est le fils d'Abû Tâlib qui a élevé son cousin germain, le prophète Muhammad, comme son propre fils. Il est né vers 600 dix ans avant le début de la mission prophétique de Muhammad. À l'âge de six ans il a quitté la maison de son père pour se mettre sous la protection du prophète. Il était à la fois le cousin, le fils adoptif et le gendre de Mahomet en épousant sa fille Fâtima née de sa première épouse Khadija en 622.
Il fut le quatrième calife « orthodoxe » (راشِدون rāšidūn, orthodoxe, bien dirigé) de l'islam (656-659). Ali est le premier et le père de tous les imâms. Il est le père de Hasan et de Husayn.
Son nom signifie "élevé". En Afrique noire, on trouve la forme Alioune.
Histoire
`Ali fut parmi les premiers à avoir adhéré à la cause de Mahomet (le premier homme après Khadija selon les chiites).
`Ali est constamment, même à Médine, resté en compagnie du prophète. `Ali a été présent dans les guerres où le prophète a participé excepté à la bataille de Tabûk car le prophète lui avait demandé de le remplacer à Médine. Lors de la bataille de Uhud le prophète lui donna son sabre Dhû'l-fikar (Zulficar) :
:Il (Muhammad) pensait qu'il ne le prendrait pas et qu'il ne pourrait pas le manier. Cependant `Ali ayant pris le sabre et se jetant dans la lutte, le prophète le vit combattre avec violence, frapper avec Dhû'l-fikar en avant, en arrière, à droite et à gauche. Un quraychite s'étant présenté devant lui, se couvrant de son bouclier, `Ali le frappa de façon que le sabre pénétra à travers le bouclier et le casque, fendit la tête de cet homme et traversa son corps jusqu'à la poitrine. Le prophète, en voyant cet exploit, dit : «Il n'y a pas de sabre comme Dhû'l-fikar, et il n'y a pas de héros comme Ali».
::Tabarî, La Chronique Tome II, Muhammad, le sceau des prophètes, éditions Actes Sud / Sindbad
À la mort du prophète (632), Ali soutenu par ses partisans revendiqua sa succession mais le choix de la communauté se porta sur Abu Bakr puis Omar (634). Après l'assassinat du troisième calife Uthman (652), il accède au pouvoir mais se heurte à l'opposition de plusieurs candidats au califat. Parmi eux, Aïcha la veuve de Mahomet alliée à deux prétendants Talha et Al-Zulbair qu’il vaincra près de Basra à la bataille du chameau (656). Lors de la bataille de Siffin (657), il doit affronter le gouverneur de Damas Mu`âwîya membre de la famille de `Uthman. Alors qu'il avait l'avantage, il accepte l'idée d'un arbitrage, mais celui-ci tourne en sa défaveur. Il sera remplacé par Mu`âwîya, qui deviendra le premier calife omeyyade en 661. Ali conserva néanmoins un certain pouvoir et se replia dans la ville de Koufa dont il avait fait sa capitale.
Parmi ses fidèles, certains lui reprochèrent d'avoir accepté de se soumettre à un arbitrage humain et quittèrent ses rangs, on les appellera les Kharidjites (les sortants).Plus tard, Ils entreront ouvertement en rébellion contre Ali qui les écrasera dans la bataille de Nahrawan (658). Décidés à venger leurs morts, les Kharidites ferons assasiner Ali (janvier 661) dans l’enceinte de la mosquée de Koufa par l'un des leurs nommé Ibn Muldjam. On estime qu'il avait alors 62 ou 63 ans.
Le personnage d'Ali jouit d’une grande popularité dans le monde musulman, mais il est surtout vénéré par les chiites en tant que premier imam. Son mausolée, qui fait l’objet d’une grande dévotion lors des pèlerinages chiites, se trouve dans la ville de Nadjaf.
Source
- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad
Catégorie:Imam Catégorie:Islam
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ko:알리 이븐 아비 탈리브
ms:Saidina Ali Abi Talib
th:อะลีย์
Damas
Damas est la capitale de la Syrie. En arabe la ville s'appelle Dimashq ach-Cham, mais on dit très souvent ach-Cham seulement (arabe: دمشق الشاَّم [dimašq aš-šam]) (hébreu : דמשׂק [dimašq]). La ville compte plus de 2 millions d'habitants, près de 3 millions en comptant l'agglomération (« Le grand Damas »).
Géographie
La ville est dans le désert, ses quartiers Est escaladant le flanc du mont Quassioun (ou Qassioun ou Kassioun selon les translitérations), premier contrefort du massif de l'Anti-Liban. À vol d'oiseau, elle est située à 60 km à l'ouest de la mer Méditerranée.
Damas est arrosée par une rivière, le Barada, qui s'écoule de l'Anti-Liban et se perd dans un marécage au milieu de la ville.
Barada
Histoire
Il s'agit de l'une des plus anciennes villes connues et toujours habitées. Elle est citée dans la Bible (Genèse XIV ; 15).
:La ville de Damas surpasse toutes les autres en beauté et en perfection; et toute description, si longue qu'elle soit, est toujours trop courte pour ses belles qualités.
::Ibn Battûta (1304-1368) Voyages, Editions FM / La Découverte.
D'abord possession égyptienne, la ville fit successivement partie du royaume de David, fut la capitale du royaume araméen, puis fut conquise par les Assyriens, les Perses, Alexandre le Grand, les Séleucides et les Romains. La ville vit saint Paul prononcer ses premières prédications.
En 635, la ville fut prise par les Arabes qui en firent leur capitale, notamment durant la dynastie des Omeyyades, de 661 à 750.
La ville fut également assiégée en vain par les Croisés, mais fut saccagée par les Mongols en 1401.
Elle fit partie de l'Empire ottoman de 1516 à 1918. Suite au Traité de Versailles (1919), elle fut placée, avec la Syrie, sous mandat français en 1920, jusqu'à son indépendance en 1946.
Les traditions
- Le « damasquinage » consiste à incruster de petits filets d'or ou d'argent dans un objet de métal. Cette technique s'est répandue de Damas à Tolède et en Inde.
- Le « damas soudé » consiste à forger des barres de fer pour constituer l'âme à la fois résistante et souple d'épées, dont les tranchants étaient rapportés par soudure : les lames de Damas. Des barres de fer doux et carburé, disposées alternativement étaient soudées, martelées, repliées sur elles mêmes comme pour faire une pâte feuilletée. Après polissage, le métal était plongé dans un bain d'acide pour faire apparaître l'effet de moirage des couches de métal blanc et noir, appelé le « damassé ».
- Damas est réputée pour ses étoffes de soie et surtout pour ses brocarts tramés d'or que l'on appelle des « damas ».
- Il y a aussi le linge « damassé » sur lequel apparaissent des dessins par des procédés, de tissage. Cet art existe encore, mais avec des métiers Jacquard.
- Dans les souks, on voit beaucoup de tapis, mais ce sont principalement des importations d'Iran, d'Afghanistan ou d'Ouzbékistan.
- On trouve aussi à Damas de nombreuses confiseries offrant des fruits confits entiers : abricots, poires, mandarines, etc. en piles impressionnantes. Au Moyen Âge, la région était le premier producteur de sucre, les croisades en ont rapporté l'usage en occident (confitures et fruits confits).
La ville
La grande mosquée, actuellement Mosquée des Omeyyades, a été construite vers 705. C'est la plus ancienne avec le Dôme du Rocher de Jérusalem à être pratiquement dans sont état initial. Fait exceptionnel, la salle de prière contient un tombeau : celui du crâne de Jean-Baptiste, cousin de Jésus. La présence d'un tombeau dans la salle de prière d'une mosquée est un cas pratiquement unique. Les chrétiens du quartier Est de Damas viennent y faire des prières. On voit donc dans cette salle à la fois les prosternations des musulmans, et les signes de croix et les génuflexions des chrétiens. On y vient aussi tout simplement pour y faire la sieste allongé sur le tapis ou adossé à une colonne, car c'est un lieu frais et calme dans le centre de la ville.
Le plus haut minaret de cette mosquée est le minaret de Jésus : c'est là que selon la tradition locale Jésus, le Messie, reviendra sur terre au moment du jugement dernier.
:C'est la plus sublime mosquée du monde par sa pompe, la plus artistement construite, la plus admirable par sa beauté, sa grâce et sa perfection. On n'en connaît pas une semblable, et l'on n'en trouve pas une seconde qui puisse soutenir la comparaison avec elle. Celui qui a présidé à sa construction et à son arrangement fut le commandeur des croyants,
:[...]
:Il fit partir une ambassade vers l'empereur des Grecs, à Constantinople, pour intimer à ce prince l'ordre de lui envoyer des artisans, et ce dernier lui en expédia douze mille. Le lieu où se trouve la mosquée était d'abord une église.
:[...]
:Au milieu de la mosquée est le tombeau de Zacharie, au-dessus duquel se voit un cercueil placé obliquement entre deux colonnes, et recouvert d'une étoffe de soie noire et brodée. On y voit écrit, en lettres de couleur blanche, ce qui suit: « Ô Zacharie! nous t'annonçons la naissance d'un garçon, dont le nom sera Yahia.»
:La renommée de cette mosquée et de ses mérites est très répandue; et j'ai lu à ce sujet, dans l'ouvrage qui a pour titre Les Qualités excellentes de Damas, l'assertion suivante: « La prière dans la mosquée de Damas équivaut à trente mille prières. » Et dans les traditions du prophète j'ai trouvé ces paroles de Muhammad : « On adorera Dieu, dans la mosquée de Damas, durant quarante années après la destruction du monde. »
::Ibn Battûta (1304-1368) Voyages Éditions FM / La Découverte.
Curieusement Ibn Battûta voit le tombeau de Zacharie, père de Jean-Baptiste, là où la tradition actuelle situe le tombeau du second.
Dans une annexe, hors de l'enceinte de la mosquée se trouve le mausolée de Husayn qui est supposé avoir contenu (ou contenir ?) le crâne de ce personnage décapité à la bataille de Kerbala (Achoura : 10 de muharram 61H; 10 octobre 680) le corps de Husayn fut enterré sur place.
:Lorsque Khawalî, portant la tête de Husayn, arriva auprès d'Obaïdallah, fils de Ziyâd, il lui dit: Tu dois me combler de cadeaux, car je t'apporte la tête du meilleur de tous les hommes !
:[...]
:Puis il (Obaïdallah) toucha avec une baguette la bouche de Husayn, en récitant ce vers: « Nous tranchons les têtes des hommes qui nous sont chers, mais qui sont devenus rebelles et insolents. »
::Tabarî La Chronique, Les Omeyyades Editions Actes Sud / Sindbad
Damas comprend aussi de très beaux monuments de la période Ottomane, le Palais Azem, de nombreux caravanserails dont le Khan Assa'd Pacha du XVIIIéme siècle, et un musée témoignant de la richesse historique et archéologique exceptionnelle du pays.
Divers
- L'expression chemin de Damas évoque un parcours provoquant un changement radical d'attitude chez celui qui le vit (cf. Retournement). Elle évoque l'expérience de Saint-Paul, persécuteur de Chrétiens quelques années après la mort de Jésus : se rendant à Damas, il eut une illumination et une révélation qui en firent le principal prosélyte des premières heures du Christianisme.
- Damas est le lieu de résidence de plusieurs Chefs d'Eglises autocéphales :
- Le Patriarche de l'Église orthodoxe melkite d'Antioche
- Le Patriarche de l'Église syriaque orthodoxe
Catégorie:Capitale de pays
Catégorie:Ville de Syrie
Catégorie:Patrimoine mondial en Syrie
ja:ダマスカス
Uthman
Uthman (`uthmân ibn `affân (عثمان بن عفان)) fut le troisième calife de l'islam (644-656), successeur d'Abou Bakr et d'Omar.
Il aurait été le premier mecquois converti à l'islam. Ses relations avec Mahomet étaient en tout cas excellentes, puisqu'il épousa successivement deux de ses filles, Rukayya et Umm Kulthum. Choisi comme calife de préférence à Ali, il suscita pas mal de mécontentements autour de lui : d'abord en confisquant au profit de son clan une bonne partie du butin ramené des grandes conquêtes (Afrique, Asie Mineure et Perse); ensuite en fixant officiellement le texte du Coran, ce qui lui attira les foudres de plusieurs anciens compagnons de Mahomet et surtout d'Aïcha, fille d'Abou Bakr et épouse préférée de Mahomet. Il fut d'ailleurs assassiné par un frère d'Aïcha.
Son nom peut signifier « jeune serpent » ou « outardeau ». Il s'écrit aussi Othman, Osman, cette dernière forme ayant été popularisée par Osman Ier, fondateur de la dynastie ottomane. On trouve la forme Ousmane en Afrique noire et Atman ou Athmane en langue berbère ou en arabe dialectal.
Voir aussi
- Ousmane Sembène (né en 1923), cinéaste
- Ousmane Sow (né en 1935), sculpteur
- Atmen Kelif (né en 1961), acteur
Catégorie:Islam
Catégorie:Prénom
ja:ウスマーン・イブン=アッファーン
ms:Uthman bin Afan
Ali (islam)
Ali (arabe : أبو الحسن علي بن أبي طالب [abū al-Hasan `alīy ben abī Tālib]) est le fils d'Abû Tâlib qui a élevé son cousin germain, le prophète Muhammad, comme son propre fils. Il est né vers 600 dix ans avant le début de la mission prophétique de Muhammad. À l'âge de six ans il a quitté la maison de son père pour se mettre sous la protection du prophète. Il était à la fois le cousin, le fils adoptif et le gendre de Mahomet en épousant sa fille Fâtima née de sa première épouse Khadija en 622.
Il fut le quatrième calife « orthodoxe » (راشِدون rāšidūn, orthodoxe, bien dirigé) de l'islam (656-659). Ali est le premier et le père de tous les imâms. Il est le père de Hasan et de Husayn.
Son nom signifie "élevé". En Afrique noire, on trouve la forme Alioune.
Histoire
`Ali fut parmi les premiers à avoir adhéré à la cause de Mahomet (le premier homme après Khadija selon les chiites).
`Ali est constamment, même à Médine, resté en compagnie du prophète. `Ali a été présent dans les guerres où le prophète a participé excepté à la bataille de Tabûk car le prophète lui avait demandé de le remplacer à Médine. Lors de la bataille de Uhud le prophète lui donna son sabre Dhû'l-fikar (Zulficar) :
:Il (Muhammad) pensait qu'il ne le prendrait pas et qu'il ne pourrait pas le manier. Cependant `Ali ayant pris le sabre et se jetant dans la lutte, le prophète le vit combattre avec violence, frapper avec Dhû'l-fikar en avant, en arrière, à droite et à gauche. Un quraychite s'étant présenté devant lui, se couvrant de son bouclier, `Ali le frappa de façon que le sabre pénétra à travers le bouclier et le casque, fendit la tête de cet homme et traversa son corps jusqu'à la poitrine. Le prophète, en voyant cet exploit, dit : «Il n'y a pas de sabre comme Dhû'l-fikar, et il n'y a pas de héros comme Ali».
::Tabarî, La Chronique Tome II, Muhammad, le sceau des prophètes, éditions Actes Sud / Sindbad
À la mort du prophète (632), Ali soutenu par ses partisans revendiqua sa succession mais le choix de la communauté se porta sur Abu Bakr puis Omar (634). Après l'assassinat du troisième calife Uthman (652), il accède au pouvoir mais se heurte à l'opposition de plusieurs candidats au califat. Parmi eux, Aïcha la veuve de Mahomet alliée à deux prétendants Talha et Al-Zulbair qu’il vaincra près de Basra à la bataille du chameau (656). Lors de la bataille de Siffin (657), il doit affronter le gouverneur de Damas Mu`âwîya membre de la famille de `Uthman. Alors qu'il avait l'avantage, il accepte l'idée d'un arbitrage, mais celui-ci tourne en sa défaveur. Il sera remplacé par Mu`âwîya, qui deviendra le premier calife omeyyade en 661. Ali conserva néanmoins un certain pouvoir et se replia dans la ville de Koufa dont il avait fait sa capitale.
Parmi ses fidèles, certains lui reprochèrent d'avoir accepté de se soumettre à un arbitrage humain et quittèrent ses rangs, on les appellera les Kharidjites (les sortants).Plus tard, Ils entreront ouvertement en rébellion contre Ali qui les écrasera dans la bataille de Nahrawan (658). Décidés à venger leurs morts, les Kharidites ferons assasiner Ali (janvier 661) dans l’enceinte de la mosquée de Koufa par l'un des leurs nommé Ibn Muldjam. On estime qu'il avait alors 62 ou 63 ans.
Le personnage d'Ali jouit d’une grande popularité dans le monde musulman, mais il est surtout vénéré par les chiites en tant que premier imam. Son mausolée, qui fait l’objet d’une grande dévotion lors des pèlerinages chiites, se trouve dans la ville de Nadjaf.
Source
- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad
Catégorie:Imam Catégorie:Islam
ja:アリー・イブン=アビー=ターリブ
ko:알리 이븐 아비 탈리브
ms:Saidina Ali Abi Talib
th:อะลีย์
Coran
Le Coran (القرآن al qurān, récitation) est un livre, sacré selon les musulmans, qui regrouperait les paroles divines transmises au prophète Mahomet par l'archange Gabriel. Il est parfois également appelé kitâb (livre, bible) ou dhikr (rappel, avertissement). Les croyants de l'islam le considèrent généralement comme incréé. Il y a cependant des exceptions à cette croyance comme celle de l'école motazilite, triomphante au tournant des - sous le califat de Harûn Ar-Rachid, mais persécutée au .
Cette Révélation faite à Mahomet s'est déroulée sur une période de vingt-trois ans.
Subdivisions
Le Coran est divisé en cent-quatorze chapitres nommés sourates,classées par ordre décroissant en fonction de leur longueur à l'exception de la première sourate appelée " Al Fatiha" (la liminaire ou le prologue). Ces sourates sont elles mêmes composées de versets nommés ayat (pluriel de l'arabe" aya","preuve"),ce qui doit être lié à la nature miraculeuse que l'on attribue au livre. Les ayat sont au nombre de 6 219 avec des variantes, certaines d'entre elles (6 211 ou 6 218) étant simplement consécutives à des scansions différentes du texte.
L'ordre des versets du Coran a été modifié un certain nombre de fois (voir ci-dessous). On y retrouve maintenant un ordre peu chronologique, mais on peut le séparer en deux sortes de textes :
- ceux de La Mecque, antérieurs à l'Hégire, généralement ce sont des versets plus courts, situés généralement à la fin du Coran ;
- ceux de Médine, postérieurs à l'Hégire, plus longs et situés au début.
Ils se démarquent par des différences de style et de vocabulaire.
Avant l'Hégire
Dans les sourates de la première période, Mahomet affirme la résurrection des morts et l'unité de Dieu, il se défend avec véhémence d'être un poète (voir La révélation), il condamne la coutume païenne qui consiste à enterrer vives les filles : il s'agit de révélations reçues à La Mecque. Néanmoins, l'idée maîtresse de Mahomet fut la proclamation du monothéisme.
Les orientalistes allemands G. Weill et Nöldeke ont établi trois divisions dans les sourates révélées à La Mecque :
- Dans le premier des groupes, le Créateur parle de la création, il y a une description impressionnante du processus de la création, qui n'a été découverte qu'après des années de recherches par les Occidentaux mais dont les prémisses existaient chez les lettrés. Dieu invite les hommes à ne pas douter et à suivre ses prescriptions afin de ne pas attirer sa colère.
- Les sourates du deuxième groupe décrivent les devoirs de tout Croyant : les prières, le jeûne, le pèlerinage, l'aumône. Ces sourates invitent l'homme à se perfectionner à travers le dévouement au Créateur.
- Dans la troisième partie, il y a les récits des Prophètes, une description du châtiment qu'ont subi les peuples qui ont refusé de croire aux messages des Prophètes.
Après l'Hégire
Les sourates médinoises sont plus « prescriptives ». Elles posent les bases fondamentales d'une société nouvelle. Il y réagit également à des faits contemporains : rappel du respect dû au prophète et à sa famille, louange de ceux qui meurent dans la voie de Dieu, attaques contre les hypocrites.
Près de 500 versets regroupent les réglementations religieuses, civiles et pénales. D'autres sourates médinoises résument également les devoirs et les croyances du musulman.
La révélation
Le Coran a été révélé au Prophète Mahomet par l'intermédiaire de l'Archange Gabriel ou Jibraïl en arabe. Pour les musulmans, le Coran est un livre Saint qui n'a pas subi d'altération après sa révélation, car Dieu a promis que ce livre durerait jusqu'à la fin des temps.
Ces révélations ont commencé dans la Grotte de Hira où le Prophète s'isolait pour y méditer en toute tranquillité. Jibraïl serait apparu, et lui a communiqué les premiers versets du Coran. « Lis au nom de ton Seigneur » sa réponse fut « Je ne sais pas lire », car, en effet, il est établi que Mahomet était illettré ; dès lors, et durant 23 ans, la révélation continua, au fil des années et des événements.
Ordre des textes du Coran
La tradition rapporte que, du temps de Mahomet, ils étaient écrits sur des feuilles de palmier, des os plats (omoplates de chameau), des peaux ou des pierres, et étaient appris par cœur par les croyants, en entier ou en partie. La mort de plusieurs de ces « mémoires vivants » aux cours des guerres a amené par prudence à la compilation des sourates regroupant les révélations reçues par le prophète après le décès de celui-ci.
Dans la période qui suivit la mort de Mahomet, des divergences sont apparues au sein de la communauté sur l'ordre chronologique des sourates. Selon l'ordre choisi, l'interprétation de certains passages pouvait varier et pour trancher, une large partie des autorités opta pour un ordre théoriquement neutre : l'ordre décroissant de longueur. Une exception fut faite pour la première sourate, fort courte, qui sert d'introduction.
Ce classement a ses partisans qui y voient l'affirmation de l'unité profonde du Coran dont aucune partie ne peut être envisagée indépendamment du tout. Il a aussi ses détracteurs qui dénoncent une altération grave à la chronologie de la Révélation voulue par Dieu lui-même.
Diverses tentatives plus ou moins concordantes ont été faites pour reconstituer l'ordre chronologique. Celui-ci fait apparaître des correspondances éclairantes avec les événements de la vie du prophète tels qu'ils sont rapportés par la Sunna. Des interprétations nouvelles de certains passages obscurs ont ainsi pu être avancées.
Traduction du Coran
Les courants conservateurs prétendent que le Coran ne peut exister qu'en arabe et qu'il ne peut pas et ne doit pas être traduit. Cette affirmation est souvent ressentie comme une volonté d'arabisation plus que d'islamisation dans les populations non arabophones. De la même façon le sermon de la prière du vendredi ne pourrait être fait qu'en arabe. Devant l'évidente inutilité de faire un discours dans une langue que personne ne comprend dans l'assemblée il a fallu faire un compromis. Les imams font deux fois le même discours dans la langue vernaculaire et, souvent sous une forme abrégée, en arabe.
L'ange Gabriel a eu pour mission de faire descendre le contenu du Coran céleste et de la transmettre au prophète.
« Ceci est, au contraire, un Coran glorieux écrit sur une table gardée ! »
Le Coran (LXXXV ; 21-22)
« Le Coran est la parole de Dieu révélée à Son prophète et transcrite sur les pages du Livre. »
Ibn Khaldoun, Le livre des exemples. Muqaddima VI, X
C'est la tradition sunnite exprimée par Ibn Khaldûn, mais elle laisse entendre qu'il y a un original dont le Coran matériel est la transcription partielle, le mère du livre.
Du point de vue ésotérique, le Coran matériel n'est que la représentation physique, une sorte de réplique, d'un Coran supérieur, occulté aux yeux du profane, un Coran enregistré sur une Table gardée (اللَوْح المَحْفوظ [al-lawḥ al-maḥfūẓ], la tablette préservée) (Le Coran LXXXV; 21-22), un livre caché (كِتَاب مَّكْنُون [kitāb mmaknūn], livre caché) (Le Coran LVI ; 78) et que les mystiques appellent la Mère du Livre (أَمّ الكِتَاب [umm al-kitāb], mère du livre) (Le Coran III ; 7).
« Ha, Mim.
« Par le Livre clair !
« Oui, nous en avons fait un Coran arabe !
« – Peut-être comprendrez-vous –
« Il existe auprès de nous, sublime et sage, dans la Mère du Livre. »
Le Coran (XLIII ; 1-4)
Ces quelques versets disent beaucoup. Le Coran est un livre clair. Le Coran est en arabe : pour être compris des bédouins de La Mecque, c'était évidemment la seule façon d'y parvenir. Cela a servi longtemps à s'opposer aux traductions. Est-ce à dire que le Coran ne peut exister qu'en arabe ? Cependant il y a eu très tôt des traduction au moins partielles.
#Du vivant du prophète Salman le Persan, fit une traduction de la Fatiha, la première sourate, pour être utilisée lors de la prière par les persans.
#Ja`far ibn Abî Talib, frère d'`Alî traduisit quelques versets parlant de Jésus et Marie, lors de son ambassade au nom du prophète auprès du souverain chrétien d'Éthiopie le Négus.
#Une traduction en berbère fut faite vers 754. Elle a disparu à cause de la volonté d'arabiser l'Afrique du Nord.
#Une traduction en persan fut faite en 956.
#Une traduction en latin datant de 1143, de Pierre le Vénérable, ne fut publiée qu'en 1543 après la chute de Constantinople.
Il y a d'assez stériles controverses sur la présence de mots d'origine non arabe dans le Coran. Pour nommer des produits d'importation inconnus du monde arabe il est assez naturel que l'on ait employé le mot d'origine.
La bataille de Talas en 751 avait permis aux arabes de découvrir des inventions chinoises, tels que le papier et la soie. Les États musulmans attendirent plus de trois siècles avant d'introduire l'imprimerie, dont ils se méfiaient. Même après cette introduction, l'impression du Coran fut très longtemps considérée comme impie. Il faudra attendre 1787 pour voir la première version imprimée du Coran. Les Ottomans en 1757 avaient promulgué un édit contre l'imprimerie. Les armées de Bonaparte apportèrent la première presse à imprimer en Égypte au cours de la campagne de 1798.
Analyse historique du Coran
Égypte
Le Coran détient la particularité que son texte n'a pas été révélé en une seule fois mais progressivement, morceaux par morceaux, sur une période qui s'est étendue sur vingt-trois années.
Du vivant même du Prophète, au fur et à mesure de sa révélation, le Coran est conservé dans les mémoires des hommes et récité chaque jour dans les cinq prières obligatoires. Simultanément, ses versets sont tous mis par écrit sur ordre du Prophète lui-même avec des scribes (29 se sont relayés). Après chaque révélation, en effet, celui-ci dicte à un de ses scribes aussi bien le texte de celle-ci que la sourate où il faut l'insérer. Car la classification des versets les uns par rapport aux autres ne se fait pas selon l'ordre chronologique de leur révélation, mais suivant un ordre différent, qui suit les indications du Prophète. Uthman, le troisième calife qui justement est à l'origine des copies coraniques racontait : « Lorsque plusieurs versets étaient révélés au Prophète, celui-ci appelait des personnes sachant écrire et leur disait : “Placez ces versets dans telle sourate, celle où sont mentionnés tels et tels sujets”. Et lorsqu’un verset lui était révélé, il leur disait : “Placez ce verset dans telle sourate, dans laquelle sont mentionnés tels et tels sujets” » (rapporté par Abû Dâoûd et At-Tirmidhî, authentifié par Ibn Hibbân : cf. Fat'h ul-bârî, tome 9 p. 29). Les supports se constituent de papier, de pierres tendres, d'omoplates de chameaux, etc., et sont dispersés auprès de différents compagnons (rapporté par Al-Bukhârî).
Si le Prophète indique, au sein de l'ensemble du texte coranique déjà révélé, la place où doit être insérée chaque nouvelle révélation, s'il encourage ses Compagnons à apprendre par cœur le texte coranique (certains le connaissent intégralement) et s'il veille à ce que chaque fragment révélé soit également couché sur un support matériel, il ne fait pas préparer une copie rassemblant tout le texte coranique. Pourquoi ? Tout simplement parce que la révélation n'est pas encore terminée, que de nouveaux versets peuvent être révélés, et que ceux-ci peuvent être insérés au milieu (et non à la fin) du texte coranique déjà présent. Il faut noter toutefois que le dernier verset dans l'ordre chronologique annonce la fin de la révélation (5:3). Le Coran est alors déclaré « terminé ».
Compilation du texte coranique sous Abû Bakr, le premier calife du Prophète
Le recensement de l'intégralité du texte coranique se fait dans les deux ans qui suivent la mort du Prophète, sous le premier calife Abû Bakr (632-634). Celui-ci, conseillé par Umar qu'effraie la mort de nombreux compagnons connaissant par cœur l'intégralité du texte coranique, charge Zayd ibn Thâbit (qui avait été scribe du Prophète) de rassembler les divers supports écrits et de préparer une copie du texte coranique intégral.
Le texte est rédigé dans sa totalité sur des feuillets (sahifa), qui sont confiés à la garde de Abû Bakr lui-même. Après la mort de ce dernier, le deuxième calife, Umar (634-644) les reçoit. Après sa mort, ils sont confiés à sa fille Hafsa, veuve du Prophète. (Tous ces éléments sont rapportés par Al-Bukhârî, n° 4701. Voir également Fath ul-bârî tome 9 pp. 19-20, et Al-Itqân, pp. 184-185.)
C'est donc ici, dans les deux ans qui suivent la mort du Prophète (et non vingt ans après), sous le califat de Abû Bakr, que le texte coranique est rédigé dans son intégralité dans une même copie (il s'agit de l'ensemble des feuillets).
Universalisation des copies sous Uthmân, troisième calife du Prophète
Sous le califat de Uthman, troisième calife (644-656), le territoire musulman s'est considérablement agrandi et de nouveaux problèmes surgissent : quatre type de divergences apparaissent à propos du texte du Coran. Le calife Uthmân décide alors d'officialiser un type unique d'écriture du texte coranique et d'établir une classification unique des sourates les unes par rapport aux autres. C'est à cette fin qu'il charge une commission de préparer plusieurs copies (mus'haf) du Coran. Et cela se passait en l'an 25 de l'hégire, soit quinze ans (et non vingt ans) après la mort du Prophète.
Ces copies préparées, Uthmân les fait envoyer en différents points importants du territoire musulman. (Tous ces éléments sont rapportés par Al-Bukhârî, n° 4702.)
Les copies du Coran écrites de nos jours suivent toujours mot pour mot et lettre pour lettre cette écriture des copies d'Uthman, écriture justement nommée « ar-rasm al-uthmanî ».
Une de ces copies existe encore aujourd'hui, et se trouverait à Istanbul (Turquie).
Le Coran est inimitable
Chez les musulmans non arabophones ce genre de discours ressemble plus à un acte de foi qu'à un jugement rationnel. Néanmoins la tradition rapporte que la complexité du Coran est telle qu'un défi est lancé aux humains et aux djinns de coopérer pour donner un livre semblable.
Dis : « Si les hommes et les djinns s'unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne produiraient rien qui lui ressemble, même s'ils s'aidaient mutuellement. »
Le Coran (XVII ; 88)
Un autre défi fut également lancé aux plus éloquents des Arabes de forger dix sourates semblables à celles du Coran. Vers 786, sous le règne du Calife abbasside al-Hâdî, quelques lettrés tentèrent de relever ce défi. Au bout d'un an, ils n'auraient pas pu produire l'équivalent d'une sourate. C'est ce que prédisait la sourate suivante :
« Si vous êtes dans le doute au sujet de ce que nous avons révélé à notre serviteur, apportez-nous une sourate semblable à ceci ; appelez vos témoins autres que Dieu, si vous êtes véridiques.
« Si vous ne le faites pas — et vous ne le ferez pas — Craignez le feu. »
Le Coran (II ; 23-24)
Voir aussi
- Vocabulaire de l'islam
- Religion
- Coran en chiffres
Liens externes
Le Coran en ligne
- [http://www.oumma.com/coran/ Le Coran en français et phonétique.]
- [http://63.175.194.25/index.php?ln=fre&ds=qa&lv=browse&CR=240&dgn=4 Le Coran et ses sciences]
- [http://www.risala.net/qouran/tajwid/sommaire.htm Tajwid du Coran.]
- [http://www.islamicity.com/mosque/quran/ récitation intégrale du Coran par les grands récitateurs.]
- Une [http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/index.html traduction francophone].
- [http://www.reciter.org/ Reciter.org Récitation du Coran verset par verset afin de faciliter l'apprentissage].
Autres
- [http://www.infoislam.ca/index.php?noframe=http://www.infoislam.ca/reponses/qindex.htm Pour ceux qui cherchent des contradictions dans le Coran]
- [http://www.islamic.org.uk/french/internalc.html Pour ceux qui cherchent des contradictions dans le Coran (bis)]
- [http://www.qurancomplex.org/ Le complexe du roi Fahd]
- [http://www.islamophile.org islamophile]
- Des [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/coran.asp citations du Coran].
- [http://grandguillaume.free.fr/c_rendus/Seddik.htm Youssef Seddik], Le Coran, autre lecture, autre traduction édition Barzach/de l'Aube (co-édition), 2002 [http://www.tamurth.net/article.php3?id_article=170 recension]
- [http://www.denistouret.net/constitalien/coranquestion.html le Manuscrit de Sanaa], un proto-Coran. Plus complet, en anglais [http://www.theatlantic.com/issues/99jan/koran.htm What is the Quran ?]
- [http://www.dominique-aubier/org/france/books/Q3.html lecture et approche moderne du Coran ]
Bibliographie
- Christoph Luxenberg, Die syro-aramaeische Lesart des Koran ; Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Qur'ānsprache Berlin, Allemagne ed. Das Arabische Buch, First Edition, 2000.
- Haï Bar-Zeev Une lecture juive du Coran Berg international Editeurs, 2005
Catégorie:Islam
ja:クルアーン
ko:코란
ms:Al-Quran
simple:Qur'an
th:อัลกุรอาน
Kharidjites
Les kharidjites apparaissent comme des puritains de l’islam, adeptes d’une morale rigoriste, condamnant tout luxe. Pour eux, la foi n’a de valeur que si elle est justifiée par les œuvres.
Les Califes doivent mener une vie exemplaire et doivent être choisis par voie élective parmi les meilleurs musulmans sans distinction de race et de tribu. Ils se diviseront sur le problème de la foi et de l’attitude à adopter à l’égard des autres musulmans; les azraqites sont des extrémistes pratiquant le terrorisme et n’admettent pas la dissimulation de la foi ; les najadat, moins durs à l’égard des attentistes, sont partisans de la prise du pouvoir par les armes ; les sufrites condamnent le meurtre politique et admettent la dissimulation de la foi par prudence ; les ibadites, intransigeants dans les domaines politique et moral, se montrent plus souples à l’égard des autres musulmans.
Ali (islam)
Ali (arabe : أبو الحسن علي بن أبي طالب [abū al-Hasan `alīy ben abī Tālib]) est le fils d'Abû Tâlib qui a élevé son cousin germain, le prophète Muhammad, comme son propre fils. Il est né vers 600 dix ans avant le début de la mission prophétique de Muhammad. À l'âge de six ans il a quitté la maison de son père pour se mettre sous la protection du prophète. Il était à la fois le cousin, le fils adoptif et le gendre de Mahomet en épousant sa fille Fâtima née de sa première épouse Khadija en 622.
Il fut le quatrième calife « orthodoxe » (راشِدون rāšidūn, orthodoxe, bien dirigé) de l'islam (656-659). Ali est le premier et le père de tous les imâms. Il est le père de Hasan et de Husayn.
Son nom signifie "élevé". En Afrique noire, on trouve la forme Alioune.
Histoire
`Ali fut parmi les premiers à avoir adhéré à la cause de Mahomet (le premier homme après Khadija selon les chiites).
`Ali est constamment, même à Médine, resté en compagnie du prophète. `Ali a été présent dans les guerres où le prophète a participé excepté à la bataille de Tabûk car le prophète lui avait demandé de le remplacer à Médine. Lors de la bataille de Uhud le prophète lui donna son sabre Dhû'l-fikar (Zulficar) :
:Il (Muhammad) pensait qu'il ne le prendrait pas et qu'il ne pourrait pas le manier. Cependant `Ali ayant pris le sabre et se jetant dans la lutte, le prophète le vit combattre avec violence, frapper avec Dhû'l-fikar en avant, en arrière, à droite et à gauche. Un quraychite s'étant présenté devant lui, se couvrant de son bouclier, `Ali le frappa de façon que le sabre pénétra à travers le bouclier et le casque, fendit la tête de cet homme et traversa son corps jusqu'à la poitrine. Le prophète, en voyant cet exploit, dit : «Il n'y a pas de sabre comme Dhû'l-fikar, et il n'y a pas de héros comme Ali».
::Tabarî, La Chronique Tome II, Muhammad, le sceau des prophètes, éditions Actes Sud / Sindbad
À la mort du prophète (632), Ali soutenu par ses partisans revendiqua sa succession mais le choix de la communauté se porta sur Abu Bakr puis Omar (634). Après l'assassinat du troisième calife Uthman (652), il accède au pouvoir mais se heurte à l'opposition de plusieurs candidats au califat. Parmi eux, Aïcha la veuve de Mahomet alliée à deux prétendants Talha et Al-Zulbair qu’il vaincra près de Basra à la bataille du chameau (656). Lors de la bataille de Siffin (657), il doit affronter le gouverneur de Damas Mu`âwîya membre de la famille de `Uthman. Alors qu'il avait l'avantage, il accepte l'idée d'un arbitrage, mais celui-ci tourne en sa défaveur. Il sera remplacé par Mu`âwîya, qui deviendra le premier calife omeyyade en 661. Ali conserva néanmoins un certain pouvoir et se replia dans la ville de Koufa dont il avait fait sa capitale.
Parmi ses fidèles, certains lui reprochèrent d'avoir accepté de se soumettre à un arbitrage humain et quittèrent ses rangs, on les appellera les Kharidjites (les sortants).Plus tard, Ils entreront ouvertement en rébellion contre Ali qui les écrasera dans la bataille de Nahrawan (658). Décidés à venger leurs morts, les Kharidites ferons assasiner Ali (janvier 661) dans l’enceinte de la mosquée de Koufa par l'un des leurs nommé Ibn Muldjam. On estime qu'il avait alors 62 ou 63 ans.
Le personnage d'Ali jouit d’une grande popularité dans le monde musulman, mais il est surtout vénéré par les chiites en tant que premier imam. Son mausolée, qui fait l’objet d’une grande dévotion lors des pèlerinages chiites, se trouve dans la ville de Nadjaf.
Source
- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad
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PontificatOn appelle pape un certain nombre de chefs d'Églises chrétiennes. Parmi celles-ci :
- l'Église catholique romaine dont le pape est l'évêque de Rome, chef spirituel des catholiques dits romains et chef temporel de l'État du Vatican. Le pape catholique actuel est Benoît XVI, élu à l'âge de 78 ans le 19 avril 2005.
- l'Église copte dont le pape actuel est Shenouda III ; elle affirme que sa lignée remonte à Marc l'évangéliste.
- l'Église arménienne, dont le pape porte aussi le titre de catholicos. L'actuel (2004) pape se nomme Garéguine II.
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Pour les catholiques, la lignée des papes remonte à l'apôtre Pierre qui aurait été le premier évêque de Rome, jusqu'à sa mort en 64 ou 67. Selon l'évangile, le rôle de dirigeant de l'Église a été énoncé par le Christ : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église... je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt 16,18-19), et par les paroles:"Pais mes agneaux...Pais mes brebis...Pais mes brebis" selon l'évangile de st Jean (cf. Jn 21,15.16.17).
Origine du mot
Le mot pape (en grec πάππας, pappas) n’a rien d’un titre officiel, c’est une appellation d’affection respectueuse, celle que l’enfant donne à son père (« papa »). La première attestation de ce mot pour désigner un chef religieux de premier plan remonte à 306 à Alexandrie : la population chrétienne de cette ville le décerna comme titre à son évêque Pierre d'Alexandrie. Il n’est pas impossible que cette simple appellation familière soit devenue par la suite traditionnelle à propos du titulaire du siège d’Alexandrie.
A l'origine le titre "Pape" était attribué à tous les évêques, comme une marque d'affection. En Occident, il fut progressivement réservé à l'évêque de Rome, vers le IV e siècle.
Aujourd’hui encore, les Grecs appellent pappas les simples prêtres de l’Église orthodoxe (ce mot grec est à l'origine du mot russe pop utilisé péjorativement pour désigner les prêtres orthodoxes, qui est lui-même à l'origine du mot français « pope »).
L’application du même titre à l'évêque du siège de Rome s’est faite parallèlement ou par imitation de ce qui prévalait à Alexandrie, suite au concile de Constantinople de 325.
- Selon les propos d'une dame russe recueillis par Xavier Ternisien et transcrits dans son article publié dans le Monde du 26 Mai 2001 [http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=706918]
Origine de la fonction du pape romain
Le prestige éminent que l'évêque de Rome a tenu dans l'Eglise catholique depuis la plus haute antiquité (voir par exemple l'épître de saint Clément romain de la fin du Ier siècle) tient avant tout à la présence des tombeaux des coryphées des apôtres, Pierre et Paul, l'un au Vatican, près de l'ancien cirque de Néron, et l'autre sur la voie d'Ostie, aux portes de Rome.
Cette Eglise a toujours affirmé une fondation apostolique, que dans l'Eglise ancienne on ne contestait pas, ni en Occident ni en Orient. D'où son autorité magistérielle, que d'autre part les titulaires du siège de Rome ont toujours affirmée tranquillement.
Il ne faut pas oublier qu'en quittant Rome l'empereur Constantin a remis, de fait, à l'évêque de Rome non seulement le palais du Latran, mais encore les insignes de la dignité impériale: le manteau rouge qu'on voit encore aujourd'hui sur les épaules du pape, et qui procède donc, en droite ligne, de Jules César. (A ne pas confondre avec la Donation de Constantin, qui est une légende).
L'origine de la fonction papale est avant tout d'ordre spirituel, ou mystique, bien avant d'être politique (elle ne l'est que secondairement). C'est la fonction pétrinienne de pasteur universel...celle-là même que revendique aujourd'hui Benoît XVI devant tous les écrans de télévision du monde, et qu'on lui reconnaît en fait, quoique en le critiquant.
Dans l'Eglise catholique, si le pape a une quelconque autorité c'est uniquement parce qu'il est l'Evêque de Rome. De là découle qu'il est successeur de saint Pierre, et donc Vicaire de Jésus-Christ, et donc chef visible (à la place du Christ invisible) de l'Eglise universelle.
La seule titulature officielle du pape, dans l'antiquité, c'était le mot "Evêque",(sous-entendu: de la Ville). Aujourd'hui encore, dans ses bulles les plus solennelles, le pape signe de ce seul titre d'"Evêque", accompagné de la formule grégorienne: "Ego, N., episcopus, servus servorum Dei".
Du point de vue de l’administration civile, l’Empire romain était divisé en provinces, chacune étant dirigée à partir de sa métropole (littéralement « ville-mère », en grec). Du point de vue de l'administration des églises, cette désignation ne s'appliquait qu'à Antioche,Alexandrie, Nicomédie puis Constantinople qui la remplace. À la fin du ou au tout début du , l’évêque de chaque métropole, ou métropolite, a pris de l’ascendant sur les autres évêques de la province.
En 325, le Concile de Nicée entérine cet état de fait : nul évêque ne peut ordonner un prêtre ou un autre évêque sans l’accord de son métropolite. Le même concile affirme aussi, pour trancher le conflit mélitien et en se référant, dit-il, à un usage déjà constitué, que trois métropolites ont des compétences qui dépassent le cadre de leur province, ceux d’Alexandrie, de Rome et d’Antioche. La circonscription qui dépend d’Alexandrie regroupe toutes les provinces d’Égypte et de Libye. Bien que le concile ne précise pas quelles sont les limites des deux autres, on peut supposer qu’Antioche avait la responsabilité de la Syrie, de la Palestine et des provinces limitrophes, et que Rome dominait l’Italie, (avec, peut-être, une certaine influence en Gaule et en Afrique, comme en avait témoigné le Concile d’Arles en 314).
Pendant le , le siège de Rome resta un peu à l’écart des principaux débats théologiques, pour des raisons linguistiques et géographiques : les principaux conciles eurent lieu en Orient et en grec ; le pape n’y envoya souvent que de simples prêtres ou des évêques mineurs pour le représenter et ceux-ci ne prenaient pas part aux votes. Malgré cette faible implication et l’absence d’autorité sur la chrétienté orientale, Rome réclamait un certain prestige, équivalent à celui des métropoles orientales. Sa faible implication conduisit à lui demander à plusieurs reprises son arbitrage, lors de la crise arienne, puis à propos des discussions sur la nature du Christ (ce qui ne veut pas dire que ses avis aient été écoutés). Elle servit surtout de soutien, dans les querelles doctrinales, au siège d’Alexandrie et Théodose, à son avènement, proclama pour loi religieuse de tout l’empire, « la foi de l’évêque de Rome et de l’évêque d’Alexandrie ».
Les conciles de Constantinople (381) et de Chalcédoine (451) accordèrent le même statut de « super métropolite » (ce qui devait devenir la dignité de patriarche) aux sièges de Jérusalem et de Constantinople. Le premier échappait au pouvoir d’Antioche, arien, et devenait autonome, le second obtint un rang égal à celui de Rome, celui-ci ne gardant qu’une « primauté d’honneur ». Ce système était calqué sur l’administration civile : Constantinople était la capitale de l'empire d'Orient, Rome se voulait son égale en Occident, insistant spécifiquement sur une première place symbolique, tandis qu'Alexandrie demeurait une capitale économique incontournable. Au même moment, le siège d’Antioche voyait sa circonscription rognée par ses deux voisines (Constantinople et Jérusalem).
Au cours des siècles suivants ( - ), le siège de Rome prit de plus en plus d’autonomie et d’influence en Occident. Plusieurs facteurs ont favorisé cette évolution :
- Le prestige de Rome, ancienne capitale de l’Empire, et qui le resta dans les esprits longtemps après la chute de l’Empire d’Occident. C’est en ce sens que Michel Butor a pu parler au du Pape comme le « fantôme des empereurs hantant leur ville éternelle ». À ce prestige s’ajoutait celui conféré par le titre de « successeur de saint Pierre » (qu’il fût ou non justifié).
- L’éloignement de la puissance civile et militaire : les empereurs s'installèrent d’abord à Ravenne, puis il ne resta plus que l’empereur installé à Constantinople.
- L’absence d’autre chef religieux de premier plan en Occident. Tous les patriarches sont en Orient et le seul siège de métropolite qui eût quelque importance, celui de Carthage, fut longtemps entre les mains des Vandales ariens, puis perdit sa puissance.
- La politique active menée par des papes de forte personnalité (en particulier Léon).
- Mais surtout, il faut le rappeler, le prestige éminent de la Ville de Rome en tant que lieu de sépulture des apôtres Pierre et Paul, les fondateurs de l'Eglise selon le mot de saint Irénée. Rome était, et reste encore, un lieu de pélerinage très fréquenté (même par des non-catholiques) sur la tombe des apôtres: "Ad limina apostolorum".
Fonction politique (catholiques romains)
Le pape est le souverain des États pontificaux, actuellement l'État de la Cité du Vatican. Il est aussi le chef de l'Église catholique romaine.
Son mode de désignation est électif sur le mode oligarchique par le collège de ses électeurs, les cardinaux de la Sainte Eglise romaine, réunis en conclave (lieu fermé). Les cardinaux ont eux-mêmes été "créés" par les papes, et sont électeurs jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 80 ans. Le pape est élu à vie. Un pape bien connu, Célestin V a démissionné pour aller vivre dans un monastère — il y fut peut-être incité par son successeur, Boniface VIII.
Il est par ailleurs bien connu qu'un autre pape a démissionné: Grégoire XII en 1415 au sein du Concile de Constance, dans le but louable de mettre fin au grand schisme.Il l'a fait non pas en personne, mais par la voix d'un procurateur, le 4 juillet 1415. Son successeur fut Martin V élu plus de deux ans après, le 11 novembre 1417.
Le règne d'un pape se nomme pontificat. L'origine de ce mot tient à l'un des titres des papes : souverain pontife. La filiation de cette expression doit se trouver dans le titre du principal prêtre dans la Rome antique pontifex maximus, porté jusqu'au par l'empereur de Byzance.
C'est seulement à partir du XI e siècle que l'élection du pape fut réservée aux cardinaux romains, (décret de Nicolas II en date du 13 avril 1059). Antérieurement, pendant le premier millénaire, l'élection du pontife romain revenait canoniquement à l'Eglise de Rome, clercs et laïcs confondus. Mais bien souvent le pouvoir politique interférait et se prévalait de ce droit.
Évolution du rôle du pape
Jusqu'en 800
L'histoire de la papauté est inséparable de l'évolution doctrinale de la christologie et de la baisse de puissance des empereurs romains d'Orient.
- La querelle du Filioque
- La Donation de Constantin
(Source : Le monde de la Bible, Bayard, numéro hors-série : « Aux origines de la papauté moderne »)
La réforme grégorienne
- 1054 : le Grand Schisme d'Orient
- 1059 : le décret de Nicolas II, renouvelé en 1060
- 1076 : le dictatus papæ
La lutte du sacerdoce et de l'Empire
(à suivre)
(à suivre)
- enyclique Pastor Æternus (à suivre)
(à suivre)
Quelques dates
en travail sur : Discuter:Pape/Dates
Titres pontificaux
- Évêque de Rome ;
- Vicaire de Jésus-Christ ;
- Successeur du Prince des Apôtres ;
- Chef suprême de l'Église Catholique Romaine ;
- Souverain Pontife de l'Église universelle
- Patriarche d'Occident ;
- Primat d'Italie ;
- Archevêque métropolite de la Province romaine ;
- Souverain de l'État de la Cité du Vatican ;
- Souverain de l'Ordre de Malte;
- Serviteur des serviteurs de Dieu.
En droit canonique, le pape est désigné sous l'appellation de « Pontife romain » (Pontifex Romanus).
La signature papale prend la forme « NN. PP. x » (ainsi, le pape Paul VI signait « Paulus PP. VI »), et son nom est fréquemment accompagné dans les inscriptions par les abréviations « Pont. Max » ou « P.M. » — abréviation de l'ancien titre hérité de l'Antiquité latine Pontifex Maximus, littéralement « le grand faiseur de ponts ». Le Pontifex Maximus ou Grand Pontife était le plus haut prêtre de Rome. Concernant le pape, ce titre est habituellement traduit en français par « Souverain Pontife ».
Les bulles papales sont signées « NN. Episcopus Ecclesia Catholicæ » (« NN. Évêque de l'Église catholique »), alors qu'elles débutent par l'appellation « NN. Episcopus Servus Servorum Dei » (« NN. Évêque serviteur des serviteurs de Dieu »), ce dernier titre datant du pape Grégoire I le Grand.
D'autres circonstances officielles voient l'usage de titres tels que Summus Pontifex, Sanctissimus Pater (Très Saint Père), Beatissimus Pater, Sanctissimus Dominus Noster (Notre Très Saint Père), et à l'époque médiévale Dominus Apostolicus (Seigneur Apostolique).
Insignes pontificaux
Dans l'Église catholique romaine, un certain nombre d'insignes sont réservés au pape :
- la tiare : coiffure non liturgique, à triple couronne (pouvoir terrestre sur les États pontificaux, pouvoir spirituel sur les âmes, pouvoir moral sur les princes). Elle n'est plus portée depuis Paul VI
- l'anneau du Pêcheur, symbolisant saint Pierre, utilisé pour sceller les brefs et les encycliques, personnel à chaque pape (le cardinal camerlingue le brise solennellement après la mort du pape en titre)
- les clefs de Saint Pierre : elles figurent sur les armes pontificales
- la soutane blanche : depuis Pie V, en hommage à son origine dominicaine
- la sedia gestatoria : chaise à porteurs, qui n'est plus utilisée depuis la mort de Jean-Paul I, et que Jean-Paul II a remplacée par la papamobile.
- le flabellum : éventail à long manche, en plumes d'autruches, supprimé par Paul VI
- le gonfalon : étendard des armées pontificales
Dans le domaine liturgique, seul le pape a le droit de célébrer sur l'autel pontifical des basiliques majeures, la basilique Saint-Pierre, Saint-Jean du Latran, Saint-Paul hors les murs, et Sainte-Marie majeure.
Jusqu'à Paul VI, le pape possédait des ustensiles particuliers :
- la nappe Incarnatus est : nappe constituée de 13 morceaux de toile damassée et frangée d'or. Repliée au début de la messe, elle est dépliée après l’« Incarnatus est » du symbole de Nicée-Constantinople
- le chalumeau en or utilisé pour boire au calice
Voir aussi
Listes de papes
- Liste des papes
- Liste détaillée des papes
- Liste des primats de l'Église copte orthodoxe
- Liste des primats de l'Église apostolique arménienne
Autres liens internes
- Liste des dix règnes pontificaux les plus longs
- Liste des dix règnes pontificaux les plus courts
- Vatican
- Gouvernement de l'Église catholique romaine
- Papauté d'Avignon
- Nom de règne des papes
- Antipape
- Pape africain
- Pape (tarot)
Liens externes
- Une [http://www.france-spiritualites.com/PChronologiedespapes1.htm liste des papes], qui indique en face de la liste officielle des papes reconnus par le Vatican, les antipapes et les papes de Pise et de Constance
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne], nombreux écrits de papes
-
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Cette page concerne l'année 672 du calendrier julien.
Événements
- Le roi des Wisigoths d'Espagne Wamba succède au roi Recceswinth (élu le 21 septembre 672).
- Wamba inaugure l’onction royale, fait de répandre une huile sainte sur le front d’un prince à l’instar de ce que fit Samuel pour David.
- Wamba et l’archevêque Julien de Séville décident la disparition complète du judaïsme. Ils enlèvent les enfants juifs à leurs parents et les font élever d’autorité dans les couvents. Baptêmes et noms chrétiens sont imposés à tous. Julien de Séville aurait été un Juif converti, ou un fils de converti, et en tout cas connaît bien les rites juifs et l’histoire d’Israël. Il explique à Wamba la valeur du sacre, selon les rites des rois de | | |