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661

661

Catégorie:661
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---- Cette page concerne l'année 661 du calendrier julien.

Événements


- Début du règne de Grimoald Ier, roi des Lombards (fin en 671).
- Muawiya Ier premier calife Omeyyades débute son règne à Damas (fin en 680).
  - Le gendre du prophète, Ali est assassiné par un kharidjite dans la mosquée de Kufa. Les fidèles d’Ali forment un parti (shî’a), hostile à Mu'awiyya et regroupé autour de ses descendants.
  - Le ralliement aux Omeyyades de Hasan, fils aîné d’Ali, empêche temporairement la résistance des opposants alides. Mu’awiyya réunit le conseil des shaykhs à Damas et en province, ce qui favorise le ralliement des tribus et permet à Mu’awiyya de remplacer le système électif par un système dynastique : il désigne lui-même son fils Yazid comme son successeur et fait ratifier ce choix par le conseil des shaykhs.
- Ziyad, gouverneur d’Irak.
- 50 000 familles arabes d’Irak sont implantées aux environs de Merv, ce qui permet d’alléger la tension en Irak et de renforcer la domination des Arabes en Iran.

Naissances en 661


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Décès


- Ali, le gendre de Mahomet, assassiné en Irak par Mu'awiyya, un ex-partisan devenu kharijite. ko:661년

Catégorie:661

Catégorie:Chronologie du VIIe siècle Article principal : 661

Années 650

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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 660

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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 670

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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 680

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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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656

ko:656년 Catégorie:656
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---- Cette page concerne l'année 656 du calendrier julien.

Événements

Moyen orient


- Ali ibn Abi Talib succède à Uthman, calife à Médine (656-661).
  - Uthman (Othman) voit sa politique de collaboration avec les peuples vaincu pour l’administration de l’Empire contestée en Egypte et en Syrie par les partisans d’Ali. Il est assassiné le 17 juin 656 par le frère d’A’isha (fille d’Abu Bakr et femme préférée du Prophète). Ali s’impose à Médine comme son successeur. Il obtient rapidement le soutient des trois grandes villes musulmanes (Basra, Kûfa et Fustât). Mais il est soupçonné d’avoir commandité le crime d’Uthman.
- Bataille du chameau en Arabie.
  - Mu’awiyya, allié d’A'isha et leurs partisans (Talha et Zubayr, de la Mecque) se soulèvent contre Ali mais sont battus à la bataille du Chameau où A’isha est faite prisonnière.

Europe


- Grimoald, fils de Pépin de Landen échoue dans une tentative de coup d'État à Metz dans le royaume d'Austrasie. Il impose son fils Childebert l'Adopté en Austrasie (656-662) à la place du fils de Sigebert III, Dagobert II, exilé en Irlande.
- Ebroïn, maire du palais de Neustrie prétend dominer l’aristocratie, empêcher l’hérédité des familles palatines et élever aux emplois des gens de basse naissance qui lui doivent tout. Il se heurte aux grandes familles dirigés par Saint Léger, futur évêque d’Autun (659).
- Indépendance de fait du patrice de Toulouse.

Naissances


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Décès


- 17 juin : Uthman, calife à Médine, assassiné.

657

ko:657년 Catégorie:657
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---- Cette page concerne l'année 657 du calendrier julien.

Événements


- Bataille de Siffin en Irak sur l'Euphrate entre les partisans d'Ali et ses adversaires réunis autour de Mu'awiya ibn abi sufyane gouverneur de Damas et proche d'Uthman, le précédent calife assassiné. C'est la première scission de la communauté politique et religieuse de l'Islam. Ali est vainqueur quand ses adversaires accrochent des feuilles de Coran à leurs lances pour demander une trêve et un arbitrage. Certains des partisans d'Ali, lui repprochant d'avoir remis en cause sa légitimité que lui accordait Allah par le sort des armes, firent sécession et devinrent les Kharidjites. Ali les qualifia d'hérétiques et d'hétérodoxes.
- Début du pontificat de saint Vitalien (fin en 672).
- Début du règne de Clotaire III, roi de Neustrie et de Bourgogne (fin en 670).
  - Régence de Bathilde (657-665). L’abbé Genès, saint Ouen et saint Léger sont les conseillers de Bathilde qui interdit la vente d’esclaves chrétiens et qui fait racheter ceux qui l’étaient.
  - Ébroïn devient maire du palais du royaume franc de Neustrie.
- Révolte des Turcs occidentaux, réprimée par le général chinois Sou Ting-fang.
- Parameshvara-varman, roi des Pallava de Kanchi (Inde).
- Le Châlukya Vikramaditya contient les dynasties du sud et prend Kanchi, la capitale des Pallava.
- Le mathématicien indien Brahmagupta fixe les règles du calcul avec le zéro.

Naissances


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Décès


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659

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---- Cette page concerne l'année 659 du calendrier julien.

Événements


- Saint Léger évêque d’Autun.
- Fondation de l’abbaye bénédictine de Corbie par la régente Bathilde.
- Constantin Pogonat, Héraclius et Tibérios, co-empereurs d'Orient.
- Traité de paix entre Byzance et l’islam.
- Mu'awiyya, reconnu en Syrie puis en Égypte, est proclamé calife. Damas devient la capitale au détriment de Médine. L’Empire est organisé en un état monarchique centralisé qui s’appuie sur les Kalbides ou Yéménites et des cadres Syriens récemment convertis (Ibn Sarjun, un ancien fonctionnaire byzantin, est le chef des finances de Mu'awiyya).
  - La prise du pouvoir par Mu'awiyya, fils d’Abû Sufyan, ancien chef des Mecquois hostiles au Prophète, marque la victoire décisive de l’aristocratie qurayshite sur les compagnons du prophète. Dans un empire régit par une religion ou rien ne distingue le pouvoir spirituel du pouvoir temporel, il doit fixer les attributions du califat. Son pouvoir s’appui sur la tradition arabe où le chef de tribu est choisi par le conseil des Anciens qui partage le pouvoir avec lui, sur la tradition byzantine ou perse où le souverain dispose d’un pouvoir absolu d’essence divine et sur la loi coranique qui donne des indications sur la manière de gouverner et d’obéir. Le calife omeyyade est « Khalifat Allah » (« Calife de Dieu ») et Amir al Muminin (« Commandeur des croyants ». Le califat prend surtout l’allure d’une monarchie militaire inspirée de l’exemple byzantin.

Naissances


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Décès en 659


- ko:659년

662

Catégorie:662
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---- Cette page concerne l'année 662 du calendrier julien.

Événements


- Le calife Mu'awiyya lance ses troupes à la conquête du Maghreb. Il ne peut se maintenir.
- Childéric II roi d’Austrasie.
- Anségisel, maire du palais d’Austrasie
- Echec d’une expédition franque en Italie contre les Lombards (662-663).
- Le basileus Constant II paye un tribut au calife puis tente de reprendre l’Italie aux Lombards. Il débarque à Tarente et renforce la position de Byzance dans le sud de la péninsule.

Naissances


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Décès


- Saint Maxime le confesseur des blessures de la torture infligée par l'empereur de Constantinople.
- Grimoald, maire du palais d'Austrasie, et l'un des ancêtres de la dynastie des Carolingiens, assassiné avec le mérovingien Childebert l'Adopté. ko:662년

663

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---- Cette page concerne l'année 663 du calendrier julien.

Événements


- Abraham est évêque de Nice.
- L'empereur Constant II entreprend la reconquête de l'Italie.
  - Constant II se rend à Rome où il est reçu en grande pompe par le pape Vitalien le 5/07. Après 12 jours, il s’installe à Syracuse où il peut compter sur sa flotte. Il profite des querelles religieuses et des usurpations militaires qui agitent l’Italie et l’Afrique pour prendre quelques places aux Lombards. Il tente vainement de reprendre Bénévent.
- Le roi Oswy (Oswald) de Northumbrie convoque la conférence de Whitby, présidée par l’abbé de Ripon (puis archevêque d’York) saint Wilfrid, qui met l’Eglise anglo-saxonne sous la domination de Rome au détriment des moines scots d’Irlande. Plutôt que de se soumettre, les clercs irlandais émigrent.
- Naka no Oe (Japon) envoie une armée pour soutenir le royaume coréen de Paekche, qui est écrasée par le royaume rival de Silla avec l’appui de la Chine.

Naissances


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Décès


- ko:663년

665

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---- Cette page concerne l'année 665 du calendrier julien.

Événements


- Expansion tibétaine au Turkestan et au Qinghai.
- Révolte des Turcs occidentaux contre l'empire Chinois.
- Un contingent de 5000 Slaves d’Asie Mineure passe des Byzantins aux Arabes.

Naissances


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Décès


- ko:665년

Calendrier julien

Calendrier occidental introduit par Jules César (qui lui donne son nom) en 45 av. J.-C. et remplacé progressivement à partir de 1582 par le calendrier grégorien utilisé actuellement. Le calendrier julien est le calendrier des européens et des chrétiens durant tout le Moyen Âge. Il a perdu tout usage civil durant le , mais est encore utilisé de nos jours comme calendrier liturgique par la majorité des chrétiens orthodoxes. Il se distingue du calendrier que nous utilisons communément par quelques jours de décalage. Ainsi, le 25 décembre 2005 du calendrier julien (jour de Noël pour les russes) est en fait le 7 janvier 2006 du calendrier grégorien habituel. Le passage au calendrier grégorien ne s'étant pas fait partout simultanément, sa coexistence avec le calendrier julien aura duré plus de trois siècles (et dure toujours pour les orthodoxes), d'où le besoin de préciser, pour certaines dates, lequel des deux calendriers on utilise.

Compte des années

Divers systèmes de numérotation des années ont été employés avec le calendrier julien :
- Compte commençant par lab urbe condita (date supposée de la fondation de Rome) ou l'année de règne du souverain en fonction.

- Dioclétien a institué lanno Diocletiani
, numérotant à partir du commencement de son règne, qui semble être resté utilisé après sa mort.

- Aux alentours de 527, Dionysius Exiguus a proposé le système de l' anno Domini, qui s'est graduellement répandu dans le monde chrétien et est toujours couramment utilisé de nos jours. Les années ont été numérotées à partir de la date supposée de l'incarnation ou de l'annonce du Christ, le 25 mars de l'an 1 (soit 753 ans après lab urbe condita).

Évolution historique

Le calendrier romain précédemment utilisé possédait diverses règles, y compris deux longueurs différentes pour les mois intercalaires ainsi que des modifications de durée du mois de février pendant certaines années bissextiles.
Ceci était encore rendu plus compliqué par la politique, avec pour résultat que le calendrier prit 90 jours de retard par rapport à sa définition originale (67 jours plus 23 jours du mois intercalaire de cette année).
Le calendrier julien a été choisi par Jules César en 46 av. J.-C., en qualité de
pontifex maximus, qui lui donnait la responsabilité de fixer le début de chaque année. Ce calendrier fut utilisé à partir de 45 av. J.-C. soit en 709 après la fondation de Rome selon le calendrier romain. Il a été choisi sur les conseils de son astronome Sosigène d'Alexandrie et a été probablement prévu pour refléter une certaine année tropique, avec une année standard de 365 jours divisée en 12 mois et un « jour intercalaire » ajouté tous les 4 ans. Le calendrier est resté en service jusqu'au dans quelques pays.
Cependant avec ce système, trop d'années bissextiles sont ajoutées en ce qui concerne les saisons astronomiques qui se produisent environ de 11 minutes trop tôt par an. Il paraîtrait que César était au courant de ce décalage, mais n'y accordait que peu d'importance.
Afin de réaligner le calendrier à ce que les Romains considéraient comme saisons correctes, 90 jours ont été insérés.
En raison de sa longueur peu commune de 455 jours, cette année extra-longue était, et est, désigné sous le nom de lannée de la confusion
.
La première année de la mise en œuvre du nouveau calendrier était 45 av. J.-C., et il fut décidé que celle-ci commencerait le 1 janvier. Bien que le nouveau calendrier fût beaucoup plus simple que l'ancien calendrier romain, les pontifes, un groupe de prêtres qui étaient responsables de maintenir le calendrier dans la société romaine et chargés de mettre en application le nouveau calendrier ont apparemment mal compris l'algorithme : ils rajoutèrent un jour intercalaire tous les 3 ans au lieu de tous les 4 ans.
Ceci a eu comme conséquence un excédent de jours intercalaires.
Auguste a remédié à cette anomalie en sautant plusieurs jours intercalaires après 36 ans de telles erreurs.
Il est probable qu'il ait décidé de sauter ces jours intercalaires dans la période de douze ans allant de 9 av. J.-C. à 3 ap. J-C..
Ainsi l'ordre historique des années bissextiles (années avec un jour intercalaire) a probablement été la suivante : 43 av. J.-C., 40 av. J.-C., 37 av. J.-C., 34 av. J.-C., 31 av. J.-C., 28 av. J.-C., 25 av. J.-C., 22 av. J.-C., 19 av. J.-C., 16 av. J.-C., 13 av. J.-C., 10 av. J.-C., 4, 8, 12 etc.,
ou si l'on peut faire confiance aux écrits sur papyrus de l'Égypte romaine : 44 av. J.-C., 41 av. J.-C., 38 av. J.-C., 35 av. J.-C., 32 av. J.-C., 29 av. J.-C., 26 av. J.-C., 23 av. J.-C., 20 av. J.-C., 17 av. J.-C., 14 av. J.-C., 11 av. J.-C., 8 av. J.-C., 4, 8, 12 etc. En raison de la contribution de Jules César et d'Auguste au calendrier, les romains ont par la suite baptisé deux mois du nom de chacun d'eux, retirant Quintilis et Sextilis, le cinquième mois et le sixième mois, mars étant le premier et les renommant par juillet en 38 av. J.-C. et août en 8 av. J.-C.. L'arrangement des mois dans le calendrier julien a probablement été très régulier, alternant des mois longs et courts avec une exception à la fin de l'année en février. Comme les Romains comptaient les jours à l'envers, pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux calendes, en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci. Le jour intercalaire devint alors, sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint annus bissextilis. De janvier à décembre, les longueurs de mois, selon Sacrobosco, était le suivant:

Les douze mois du calendrier julien selon Sacrobosco

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (30 jours) # October (31 jours) # November (30 jours) # December (30 jours) La plupart des érudits mettent Sacrobosco en doute sur ce point. Il est probable qu'il y ait confusion avec les longueurs des 10 mois de l'année romaine originelle. En effet, en refaisant le compte, il manque un jour. Il est plus probable que l'année selon Jules César ait alterné exactement les mois de 30 et 31 jours (29 pour février les années non-bissextiles).

Les douze mois du calendrier julien

# Januarius (31 jours) # Februarius (29 ou 30 jours) # Martius (31 jours) # Aprilis (30 jours) # Maius (31 jours) # Junius (30 jours) # Julius (31 jours) # Sextilis (30 jours) # September (31 jours) # October (30 jours) # November (31 jours) # December (30 jours) La légende veut qu'en 8 av. J.-C. lorsque le Sénat a 'offert' Sextilis à Auguste, il a été décidé qu'il méritait autant de jours que Jules.
Ce qui a changé la longueur des jours en reportant le décalage jusqu'à février :
31, 28(29), 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30, et 31
nous donnant les longueurs irrégulières de mois que nous employons toujours aujourd'hui. Une chose qui n'a pas été changée par le changement du vieux calendrier romain en nouveau calendrier julien était les dates des Nones et des Ides.
En particulier, les Ides sont tardifs (le 15e plutôt que le 13e) en mars, mai, juillet et octobre.
Ceci suggère que ces mois aient toujours eu 31 jours dans le calendrier julien.

Ajustement du calendrier julien par le pape Grégoire XIII

Au , le calendrier grégorien fut introduit pour améliorer l'exactitude du calendrier julien en ce qui concerne la période de l'équinoxe, mais les changements furent relativement mineurs, car contrairement aux manipulations que le calendrier romain a subi pendant l'antiquité, le calendrier grégorien n'amène pas vraiment une nouvelle structure, mais conserve la forme exacte du calendrier julien en le synchronisant plus précisément avec l'année solaire. Le calendrier julien était d'utilisation générale en Europe du temps de l'Empire romain jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII a promulgué le calendrier grégorien, qui fut rapidement adopté par la plupart des pays catholiques. À cette époque, pour que la fête de Pâques tombe le 21 mars, jour de l'équinoxe de printemps, le pape décide de retirer 3 jours bissextiles tous les quatre siècles, et de supprimer les jours entre le jeudi 4 et le vendredi 15 octobre 1582. Cette année-là, seuls l'Italie, le Portugal et l'Espagne suivent les conseils du pape. En France, Henri III enlèvera ces jours en décembre. Les pays protestants ont suivi plus tard et les orthodoxes encore plus tard. Le passage au calendrier grégorien se fera, en fait, à un autre moment dans chaque région du monde.

Coexistence des calendrier julien et grégorien

Dans les pays anglo-saxons, l'appellation Old Style (vieux style, abrégé O.S.), par opposition au New Style (nouveau style, abrégé N.S.) pour le calendrier grégorien, est employé quand il y a une confusion au sujet de la date. La date de Pâques est encore calculée selon le calendrier julien dans les Églises orthodoxes orientales, et quelques Églises orthodoxes continuent à employer le calendrier julien pour l'ensemble de leurs fêtes. C'est le cas, en particulier de l'Église orthodoxe russe (qui représente à elle seule la majorité des orthodoxes dans le monde), qui fête Noël le 7 janvier selon le calendrier grégorien (communément appelé calendrier civil), ce qui correspond en fait au 25 décembre du calendrier julien (communément appelé calendrier ecclésial).

Voir aussi

Passage au calendrier grégorien ~ calendrier julien proleptique ~ jour julien ~ date julienne ~ 30 février

Liens externes


- [http://www.chez.com/sarthe/ca-gregorien.htm Du calendrier romain au calendrier grégorien]
- [http://www.louisg.net/C_julien.htm Histoire du calendrier julien]
- [http://www.altcal.com/caljul.html Une autre histoire du calendrier julien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel] Julien Catégorie:Rome antique als:Julianischer Kalender ko:율리우스력 ja:ユリウス暦 zh-cn:儒略历

Lombards

Note : cet article ne concerne que les Lombards durant l'Antiquité tardive et le début du Haut Moyen Âge ; les duchés lombards de Bénévent et les principautés de Salerne et de Capoue font l'objet d'articles séparés. ---- Les Lombards (Langobardi en latin puis Lombardi par déformation après le sauf en Italie méridionale qui conserve le nom de Langobardi jusqu'au ) étaient un peuple germanique venu de la baltique, appartenant plus précisément au groupe des Germains de l'Elbe mais originaire de Scandinavie méridionale selon leur propre tradition orale rapportée par leur historien Paul Diacre à la fin du VIIIe siècle. Ce peuple, sous la conduite de leur roi Alboïn, envahit l'Italie du Nord à partir du début de l'an 568.

Origines et migration

Les Lombards (ou plus exactement, Langobards) sont connus depuis bien longtemps par les Romains : en effet, en -98, l'historien Tacite les mentionne déjà dans son ouvrage sur les Germains, Germania. Pourtant, les Lombards restent plusieurs siècles dans l'ombre et leur histoire antérieur au est très mal connue voir méconnue. Le peuple lombard ne participe pas au invasions et migrations barbares des et Ve siècle. Leur propre tradition orale tardive (lOrigo Gentis Langobardorum) décrit comment les Lombards quittèrent leur Scandinavie, dirigés par deux chefs frères, Ibor et Agio, et comment il s'établirent en Europe centrale. Elle explique aussi l'étymologie de leur nom, les « Longues-Barbes » : ce dernier aurait été donné par le dieu Wotan à la petite tribu des Winilli (signifiant tout simplement les « Guerriers »), après que les femmes de cette tribu eurent coupé leurs cheveux et qu'elles les eurent utilisé comme barbes postiches ; le stratagème, soufflé par Freia, visait à renforcer le nombre des guerriers de la tribu confrontée à une invasion de guerriers Vandales, plus nombreux. Les Lombards se considéraient comme les préférés du dieu Odin. L'œuvre a pour modèle le récit de la migration des Goths (fait quant à lui par l'historien de ce peuple, Jordanès) et peut-être également rapprochée du récit de la migration des Angles, des Jutes et des Saxons dans l'île de Bretagne tel qu'il est fait dans la Chronique anglo-saxonne. Aussi, le caractère mythologique de la tradition lombarde impose de considérer l'hypothèse de l'origine scandinave et de l'étymologie des Lombards avec la plus grande circonspection. Au , les Lombards sont établis sur le cours inférieur de l'Elbe où ils affrontent l'empereur Tibère. Au siècle suivant, ils gagnent le cours moyen du Danube. Ainsi, en 167, ils sont présents en Pannonie où ils demeurèrent ensuite plusieurs siècles. Vers la fin du Ve siècle, en effet, ils obtiennent dans cette région un traité de l'empereur Justinien, devenant ainsi des fédérés de Rome. De nombreux guerriers lombards serviront à partir de l'an 551, comme mercenaires dans la péninsule italienne contre les Ostrogoths. De Pannonie, ils détruisent le petit royaume hérule vers 505 puis ils occupent la province romaine de Pannonie première (peut-être en 527) enfin la Pannonie seconde à partir de 547. S'alliant aux redoutables cavaliers Avars, un peuple de la steppe nouveau venu dans la région, ils battent sévèrement les Gépides qui tentent d'étendre leur royaume (v. 567). Une partie des Gépides s'unissent aux Lombards et les suivront en Italie où ils conserveront durant un certain temps leurs propres lois. Á partir du milieu du , il semble que certains Lombards se sont convertis au christianisme tandis que parallèlement, ils sont touchés par l'arianisme (issus d'Ostrogoths d'Italie ?). En tout cas, l'immense majorité des Lombards sont encore païens. Selon les sources, leur roi Alboïn passe ensuite un accord avec le khagan avar : durant 200 ans, les Lombards pourront retourner en Pannonie et retrouver leur territoire. L'ensemble des Lombards, accompagnés de Gépides, mais également de bandes saxonnes, hérules et même avares, se mettent alors en route pour l'Italie où la destruction du royaume du grand Théodoric avait surtout créée un véritable vide politique, militaire et même administratif : près de 25 années de lutte acharnée entre Byzantins et Ostrogoths avaient mit la riche Italie en ruine et la reconquête justinienne s'avérait fragile.

Les Lombards en Italie

Au début de l'année 568, ayant franchi la frontière du Frioul, plus de 200 000 Lombards et leurs alliés envahissent la plaine du mais, une fois dans la péninsule, ils se heurtent bientôt aux ouvrages défensifs qui entourent les villes ainsi qu'aux nombreuses forteresses romano-byzantines. Aussi, comme tout peuple barbare, les Lombards préfèrent la campagne aux villes et constituent des résidences rurales dans la fertile plaine du Pô (les
salae), placées sous la coupe d'une farae (du germanique fara : bande). Vivant en communauté loin des villes devaient certainement permettre une non-assimilation rapide parmi la nombreuse population romaine et préserver la cohésion nationale lombarde ainsi que les qualités guerrières de leurs hommes. De nombreux sièges, longs et difficiles autant pour les assiègés que pour les assiègeants, ont lieu tandis qu'une partie de la population italienne reflue vers le nord-est, en Vénétie et vers la côte ligure (région de Gênes). Finalement, les Lombards remportent la ville de Pavie (572) mais Ravenne, dernière capitale de l'empire d'Occident, leur résiste toujours. Certaines bandes armées lombardes combattant plus ou moins pour leurs propres comptes, s'infiltrent également dans les Apennins, dans le Bénéventin et jusqu'en Provence, d'où elles sont chassées par les Francs. Après les assassinats d'Alboïn (572) et de son successeur Cleph en 574, les Lombards suppriment la royauté (fait unique pour cette époque) et restent sans roi pendant dix années, errant en bandes plus ou moins rivales à travers toute la péninsule qu'ils mettent à feu et dirigées par trente-cinq chefs militaires (les « Ducs »). L'organisation de la royauté lombarde en Italie, qui allait durer jusqu'à la conquête franque de Charlemagne, se mit probablement en place durant cette période d'anarchie : la couronne fut dévolue par les ducs à l'un d'entre eux, élu.

Le royaume lombard d'Italie

La région d'Italie actuellement nommée Lombardie où se situe la ville de Milan, conserve par son nom le souvenir du royaume lombard en Italie. Entre autres témoignages, la toponymie de la Lombardie centrale atteste la présence de ces envahisseurs germaniques à travers des noms de lieux contenant la racine germanique
-fara- ou formés avec le suffixe -engo (du germanique ing(o) : fils, descendant) (dont Marengo, célèbre pour sa bataille). Quant à la langue lombarde elle fut certainement parlée jusqu'au moins le début du VIIIe siècle et disparut totalement au . À la fin de la rapide conquête franque (774) et avec la suppression des duchés de Toscane (Tuscie), de Spolète et de Cividale (Frioul) en 776, un seul duché lombard résiste plus ou moins en Italie méridionale : le duché de Bénévent qui se considère comme l'héritier du royaume lombard et qui s'élève en principauté. Relativement proche de Byzance sur le plan culturel (par l'intermédiaire du duché de Naples), il demeurera indépendant jusqu'à la conquête normande au , brièvement soumis par les Francs à partir de 787. Quand ils entrèrent en Italie, les Lombards n'avaient jamais connu l'autorité impériale. Ils étaient de plus encore probablement en majorité païens, quoiqu'un certain nombre d'entre eux fut touché par l'arianisme. En plus de leurs déprédations et du choc culturel que causa leur venue dans le monde romain du Bas-Empire, leur foi constitua un puissant frein à leur intégration dans la péninsule. Dans les faits, le royaume des Lombards demeurera le dernier royaume « hérétique » d'Europe occidentale (même si l'arianisme est encore important en Espagne wisigothique officiellement catholique) en dépit – ou à cause – de la proximité de Rome et d'une Papauté toujours plus influente. Ce sont les rois Authari (élu en 584) et surtout Agilulf qui installèrent véritablement le « royaume lombard » en Italie. Les ducs, surtout dans le nord de la péninsule, les gastaldii (du germanique, signifiant les « hôtes », les « serviteurs ») et les colonies militaires lombardes (les arimannii : du germanique ; signifiant les « hommes libres », c'est-à-dire les « guerriers » pour un peuple germanique) fournirent le premier cadre, politique et militaire, du royaume. Ce cadre, essentiellement rural, constitua la structure dans laquelle vécurent des paysans italiens, désormais liés à la terre : les coloni. Après la restauration de la royauté, les Lombards massacrent les « Romains puissants » (la noblesse). La classe sénatoriale, qui avait conservé son pouvoir sous Odoacre, les Goths et les Byzantins, est laminée. L'efficace administration romaine, préservée autrefois par Théodoric, fut anéantie. On ne sait pas si les Romains sont réduit en esclavage ou s’ils conservent leur liberté personnelle. La situation semble varier selon les conditions d’arrivée des envahisseurs. De toute façon, le pouvoir politique leur échappe au profit des guerriers lombards et leurs familles. Les terres d’État (fisc) et celles des dirigeants romains sont confisquées. Les petits propriétaires doivent verser des droits correspondant au tiers des produits de la terre. Peu à peu, ils s’appauvrissent et deviennent en quelque sorte les colons des Lombards. Á la différence des peuples germaniques avant eux comme les Burgondes et les Wisigoths, les Lombards ne partageront pas leurs terres avec les autochtones. L’Italie de la fin du siècle est dépeuplée par la guerre et la maladie, la famine et les inondations, et la peste fera son apparition au début du avec son lot de victimes. Les habitations rurales de la plaine sont repoussées vers les collines et les montagnes, les champs et les systèmes d’irrigation sont laissés à l’abandon. Les rois ariens du début du mirent en place le second cadre, administratif et juridique, du royaume : l'administration de la cour royale à Pavie, capitale lombarde à partir de 626, supplantant Milan, Monza et Vérone. Il fallut attendre le roi Arioald pour que dans la capitale lombarde une administration soit fonctionnelle. Celle-ci fut beaucoup inspirée par la bureaucratie byzantine. En 643, le roi Rothari fait écrire la loi de son peuple par un édit en latin (l'Édit de Rothari), les Leges langobardorum qui coexistèrent avec la loi romaine dans un royaume coupé en deux : Les Lombards, détenant du pouvoir politique et militaire, et les « Italiens » faisant fonctionner l'Église et l'administration. Au , notamment à travers les lois de Ratchis (746) et d'Astolf (ou Aistulf) (755), l'influence du droit romain grandit à la cour de Pavie ce qui peut nous prouver une certaine romanisation des Lombards, de la noblesse et de la cour royale du moins. Le royaume lombard d'Italie connut ses plus grandes extensions sous les règnes des roi Agilulf (591 - 615), Rothari (636 - 652), Grimoald (662 - 671) et surtout Liutprand (712744), le plus grand des rois lombards, qui amena le royaume à son apogée malgré son échec dans sa tentative d'unification italienne.

Byzance, Rome et les Lombards

Un conflit entre trois pouvoirs caractérise l'histoire du royaume lombard en Italie : le pouvoir de Rome, siège apostolique ; le pouvoir byzantin, reliquat de la tentative de reconquête de l'Occident entreprise par le général Bélisaire sous le règne de Justinien et le pouvoir des rois lombards. Aussi, la situation politique de la péninsule ne fut jamais réellement stable sous ces derniers. Contre Byzance, les Lombards emportent d'abord les possessions médidionales qui deviennent les duchés de Spolète et de Bénévent en 570 et 571. Après une timide tentative de reconquête impériale menée en 590, les Lombards prennent ensuite Gênes (sous Rothari, en 650). L'exarchat de Ravenne (enclave byzantine constituée autour de la dernière capitale de l'Empire d'occident), communément appelé
Romania, continue cependant d'échapper à leur contrôle jusqu'en 751 et ce, en dépit de plusieurs tentatives de la part de ces derniers. Quant à la Vénétie et à Naples, elles échappent au joug lombard. Aux et s, les relations des Lombards avec l'Église romaine et, durant une période plus courte, avec l'aristocratie romaine, sont quant à elles détestables. Rome, d'abord officiellement rattachée à l'exarchat de Ravenne et Byzance, voit le pouvoir du pape se substituer à celui d'un empereur lointain et incapable d'intervenir sur le sort de ses sujets péninsulaires, tandis que la primauté du siège apostolique romain s'affirme de plus en plus sur les autres évêchés de la péninsule. Agilulf fut le premier souverain lombard à se convertir à l'orthodoxie non sans entraîner de vives résistances au sein de son peuple. Ses successeurs, en effet, revinnent vite à l'hérésie arienne et le roi arien Rothari confisque les biens romains de son royaume. Le roi Aripert (653661) se convertit au catholicisme mais il décide de se rattacher à l'Église d'Aquilée qui refuse l'autorité papale sur le Frioul. Le roi Perctarith est finalement celui qui installe l'orthodoxie romaine dans le royaume, sans pour autant que les relations politiques lombardes avec Rome s'améliorent durablement. En 698, un rapprochement a pourtant lieu sous le règne du roi Cunipert : un concile met fin au schisme d'Aquilée et les biens de Rome sont restitués. Liutprand, dans son rêve de gouverner toute la péninsule italienne, mettra plus tard à profit les divergences entre Rome et Byzance, alors iconoclaste, pour tenter de s'approprier Ravenne. Finalement, contre des Lombards de plus en plus pressants et menaçants, Rome se tourne vers les Francs, d'abord sans succès avec le Pape Grégoire III, en 739740. Cependant, le successeur de ce dernier, Zacharie, décide d'appuyer la famille carolingienne lorsque cette dernière usurpe la royauté au dernier roi franc mérovingiens, Childéric III : cet événement majeur fait basculer les relations entre Lombards et Francs. Après la prise de Ravenne par les Lombards (751), en effet, Astolf tente de prendre Rome. Le pape Étienne II effectue alors un voyage en Gaule en 754 pour demander l'aide de Pépin le Bref, nouveau roi des Francs. Le roi accomplit alors deux brèves expéditions contre Astolf, en 754 et en 756, plaçant ainsi Rome et la Papauté sous sa protection. Il est probable que le roi franc a évité de trop affaiblir les Lombards afin de les conserver comme alliés éventuels. Le dernier roi des Lombards fut Desiderius, ou « Didier », qui régne jusqu'en mars 774. Ce souverain au tempéremment indécis tente de contrebalancer l'influence franque en se rapprochant du duché de Bavière. En 772, Charlemagne répond à l'appel à l'aide du pape Étienne II, menacé par Didier, et intervient en Italie au printemps 773. Il prend Pavie en mars 774 après un siège difficile mais une conquête rapide et sans résistance notable, mettant ainsi fin au règne de Didier et à la domination lombarde sur l'Italie. Le manque de cohésions entre les différents ducs lombards et l'une des principales causes de leurs trois défaites face aux Francs. Le jeune souverain carolingien, compte tenu de l'importance stratégique de l'Italie pour l'Église, prend néanmoins à cette occasion le titre de « roi des Lombards », plaçant ainsi la péninsule sous son contrôle direct. Il prélève également une partie du royaume des Lombards pour le siège apostolique, acte qui est à l'origine de la création des États pontificaux et qui éxisteront jusqu'au milieu du . Ainsi, le Franc honore la promesse de protéger Rome comme l'avait fait son père à l'évêque de Rome. C'est dans ce contexte que le Lombard Paul Diacre (Warnefried de son vrai nom) put participer à la Renaissance carolingienne et que l'influence du monastère de Bobbio gagna le royaume des Francs. Quant aux Lombards, ils conserveront leurs lois nationales et s'accomoderont tant bien que mal du pouvoir carolingien. Le nom de « Langobardorum » pour désigner l'ancien royaume lombard restera en vigueur jusqu'en l'an 817, date à laquelle on protesta pour que la péninsule retrouve son nom d'« Italie » pour devenir le royaume d'« Italie » (du Nord).

Liste des rois lombards

Note : jusqu'à leur entrée en Italie, les chefs lombards sont semi-légendaires ; on ignore quel titre exact ils portaient et s'ils en portaient un même, même si la tradition lombarde du royaume d'Italie leur attribue le titre de Duc.
- ???-??? : Agelmund
- ???-??? : Lamissio
- ???-??? : les frères Ibor et Agio
- ???-??? : Lethuoc
- ???-??? : Hilduoc
- ???-??? : Goduoc
- ???- v. 490 : Claffo
- v. 490 - v. 510 : Tatto
- v. 510 - v. 539 : Waccho
- v. 539 - v. 563 : Alduin

Rois lombards d'Italie


- 568 : Alboïn (roi depuis 563 environ ; assassiné)
- 572 : Cleph (assassiné après 18 mois de règne)
- 574 - 584 : suppression de la royauté ; anarchie
- 584 : Authari (arien ; rétabli la royauté)
- 590 : Agilulf (catholique en 603)
- 616 : Adaloald (baptisé en 603 ; renversé, éxilé et assassiné )
- 626 : Arioald (arien)
- 636 : Rothari (arien)
- 652 : Rodoald (arien ; assassiné)
- 653 : Aripert (catholique)
- 661 : Perctarith (catholique ; renversé et éxilé) et Godepert (arien ; assassiné)
- 662 : Grimoald (usurpateur ; arien , pas très catholique en tout cas)
- 671 : Garibald (arien ; éxilé et/ou assassiné après trois mois de règne)
- 671 : Perctarith (restauré ; catholicisme religion officielle du royaume lombard en 671 ; assassiné)
- 688 : Cunipert (associé au trône depuis 678)
- 700 : Liutpert
- 700 : Raghinpert
- 701 : Aripert II
- 701 : Liutpert (second règne ; meurt noyé de force)
- 703 : Aripert II (second règne ; meurt noyé après sa défaite)
- 712 : Ansprand
- 712 : Liutprand
- 744 : Hildeprand (règne 6 mois)
- 744 : Ratchis (abdique ; s'éxile avec sa famille au Mont-Cassin)
- 749 : Astolf (ou Aistulf)
- 756 : Ratchis (second règne)
- 757 : Didier (meurt cloîtré)
- 759 : Adalgis (co-roi)
- 774 : Charles Ier le Grand (« Charlemagne »), roi des Francs et des Lombards

Voir aussi


- Liste des ducs puis princes lombards de Bénévent ;
- Liste des ducs lombards de Spolète ;
- Liste des princes lombards de Salerne ;
- Liste des princes lombards de Capoue

Sources de l'histoire des Lombards

La plupart de nos connaissances au sujet de l'histoire mythique et semi-mythique des Lombards proviennent de la Chronique des LombardsHistoria Langobardorum »), écrite autour de l'an 780 par l'historien Paul Diacre ou d'une tradition orale nationale, mise par écrit au milieu du : lOrigo gentis Langobardorum. Enfin, les Leges langobardorum, écrites à partir de l'Édit de Rothari, furent modifiées et enrichies jusqu'au dans le duché de Bénévent et serviront de modèles pour les lois du Moyen Âge italien.

Bibliographie et liens


- Gianluigi Barni,
La Conquête de l'Italie par les Lombards, éd. Albin Michel, coll. « le mémorial des peuples », Paris, 1975 ;
- François Bougard (trad. et présentation), Paul Diacre,
Histoire des Lombards, éd. Brepols, coll. « Miroir du Moyen Âge », Paris, 1998 ----
- « [http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/Les_Lombards_derniers_barbares_du_monde_romain.asp Les Lombards, derniers barbares du monde romain] » : article en ligne de Jean-Pierre Martin, Directeur de recherche au CNRS sur le site de la
[http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/ bibliothèque en ligne Clio] [http://www.clio.fr/] Catégorie:Lombardie Catégorie:Peuple germanique Catégorie:Peuple de la Rome antique ja:ランゴバルド人

Muawiya Ier

Muawiya Ier ou Mu`âwiya ibn Abî Sufyân (معاوية بن أبي سفيان [mu`āwīya ben abī sufyān]) est né en 603. Il est le fils de l'un des plus farouches adversaires du prophète Mohammed : Abû Sufyân ibn Harb. Il est le premier ommeyyade à porter le titre de calife en 661. Il prend ce titre à `Alî à la suite d'une médiation entre `Alî et lui après la bataille de Siffin. Il est mort en 680, son fils Yazid I lui succéda.

Histoire

Son père Abû Sufyân ibn Harb se convertit à l'islam au moment de la prise de La Mecque par le Mahomet. C'est alors que Mu`âwiya et son frère Ziâd se convertissent eux aussi. Mu`âwiya servit un temps de secrétaire à Mohammed, puis sous le califat d'Abû Bakr son frère Yazîd et lui furent engagés dans les expéditions de conquêtes en Syrie. Il fut nommé gouverneur de Damas en 638. Sous le règne du second calife, `Umar, Mu`âwiya devint gouverneur de la Syrie entière. Sous le règne de `Uthman, il mena des expéditions en direction de l'Anatolie et de l'île de Chypre (649). Le calife fut assassiné et `Alî qui lui succéda fut accusé d'être à l'origine de ce meurtre. Aïcha fut très en colère de voir `Alî prendre le titre de calife. Avec deux de ses cousins elle prit Bassora et affronta les armée d'Ali à la bataille du chameau (656). Mu`âwîya se prépara à affronter `Alî. Les deux armées celle d'`Alî venant de Koufa et celle de Mi`âwîya venant de Damas s'affrontèrent sur les rives de l'Euphrate à Siffin (près de Rakka) à l'est de la Syrie actuelle. Le face à face des deux armées dura un mois sans réel combat et dans l'espoir d'une conciliation. Les deux camps comptaient des nombreux blessés et tués. Un assaut général eut lieu, il dura deux jours et l'armée de Mu`âwîya commençait à reculer. `Amrou, le général de Mu`âwîya utilisa une ruse, il fit mettre au bout des lances de ses soldats une page du Coran. Les soldats de l'armée d'Ali arrêtèrent le combat ne voulant pas combattre contre le livre saint. L'armée de Mu`âwîya comptait 80 000 hommes celle d'`Alî 50 000 hommes, à la fin de cet assaut il y avait 40 000 tués sans compter ceux qui allaient mourir de leurs blessures dans les jours suivants. Les deux adversaires convinrent alors d'un arbitrage. C'est Mu`âwîya qui en sortit vainqueur. Ce fut à l'origine de la révolte des kharijites qui refusaient cet arbitrage et reprochaient à `Alî de l'avoir accepté (658). `Alî rentra à Koufa et Mu`âwîya se fit proclamer calife à Jérusalem en 660. `Alî fut assassiné par des kharijites en 661. Hasan le fils aîné d'`Alî renonça à toute prétention sur le califat à plusieurs conditions. La première était que l'on ne maudisse plus le nom de son père pendant les prières à la mosquée. Cette condition fut refusée par Mu`âwîya qui accorda seulement que le nom d'`Alî ne serait pas maudit lorsqu'Hasan assisterait à la prière. La seconde était que la famille d'`Alî puisse prendre l'argent du trésor public de Koufa à son profit, cette condition fut acceptée. Hassan et sa famille se retirèrent à Médine (662). Il restait à Mu`âwîya à se débarrasser d'un dernier adversaire potentiel, Ziyâd appelé Ziyâd ibn Abî Soufyân bien que cette filiation soit contestée. Ce dernier avait remis de l'ordre à Bassora. Mu`âwiya étendit encore son pouvoir en lui donnant le Khorasan. De là il conquit la Transoxiane. Ziyâd mourut de la gangrène en 673. Mu`âwiya est mort à Damas en 680. Il avait fait proclamer son fils Yazîd comme successeur.

Source


- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad Catégorie:Omeyyades ja:ムアーウィヤ ms:Muawiyah bin Abu Sufyan

Calife

Le mot calife (prononcé RRalif en arabe/perse) est une romanisation de l'arabe khalîfa (xalīfa(t), خَلِيفَة, ), littéralement « successeur (du prophète) », terme dérivé du verbe khalafa (xalafa, خَلَفَ) signifiant « succéder ». Le porteur du titre garde l'unité de l'Islâm et tout musulman lui doit obéissance : c'est le dirigeant de loumma. L'autorité d'un calife s'étends sur un Califat. À la mort de Mahomet en 632, l'Islâm est désuni : le premier calife sera Abou Bakr (ou Abubéker) qui poursuit la conquête de la péninsule arabique. À sa mort en 634, son premier ministre Omar (ou Umar) lui succède. Celui-ci conquiert la Palestine, la Mésopotamie, l'Égypte et la Perse ; en 644, il est poignardé par « abou loualouaa al-majoussi » un ancien esclave. Avant de mourir, il désigne un comité de six personnes qui devront choisir parmi eux le troisième calife. Ce sera Uthman (644-656). Le quatrième calife est Ali (656-661). Ensuite viendront les dynasties des Omeyyades qui choisiront Damas comme capitale puis des Abbassides qui portent leur siège à Bagdad. Ceux-ci verront leur autorité contestée et la proclamation de califes concurrents (Fatimides au Caire, Omeyyades à Cordoue) si ben que vers l'an 1000, le monde musulman est divisé en trois califats indépendants.

Articles connexes


- Califat ;
- Islam ; Catégorie:Vocabulaire de l'islam Catégorie:Islam catégorie:Titre


Omeyyades

Les Omeyyades (ou Umayyades) sont une dynastie de califes qui gouvernèrent le monde musulman de 661 à 750, établissant leur capitale à Damas. Ils tiennent leur nom d'un de leurs ancêtres, Abu Umayya. Ils appartenaient à la tribu des Qurayshites, tribu dominante à La Mecque au temps du prophète Mahomet .Après s'être opposés à celui-ci, ils l'avaient rejoint au dernier moment. Les Omeyyades étaient liés avec le troisième calife, Uthman. Quand celui-ci fut assassiné par des opposants qui portèrent au pouvoir Ali, cousin et gendre de Mahomet, tous ceux qui étaient liés à Uthman crièrent vengeance, notamment l'omeyyade Muawiya, qui était alors gouverneur de Syrie. À la suite de quelques combats, Ali fut écarté du pouvoir en Syrie par un arbitrage, et Muawiya fut proclamé calife par les Syriens (661). Ali ayant été assassiné par les Kharidjites, ses anciens partisans, plus rien ne s'opposa ensuite au règne des califes omeyyades. Cependant, à partir des années 680, une série de troubles internes faillirent mettre fin à cette dynastie, mais elle réussit toujours à reprendre le dessus :
- En 680, à la mort de Muawiya, les notables de la ville chiite de Kufa, en Mésopotamie, voulurent mettre sur le trône Husayn, second fils d'Ali. Ils furent écrasés à Karbala par une armée omeyyade.
- En 683, un notable qurayshite, 'Abd Allāh b. al-Zubayr, souleva en Arabie les deux villes saintes de La Mecque et Médine, et étendit son pouvoir jusqu'à Basra (Bassora), en Irak. En même temps éclatait à Kufa une révolte organisée par Mukhtar au nom d'un des fils d'Ali.
- De plus, divers groupes kharidjites suscitaient des désordes en Arabie méridionale, en Iran central et en Haute-Mésopotamie. Heureusement pour les Omeyyades, les divers groupes insurgés n'avaient aucune union entre eux. Les Kharidjites ne s'étendirent pas hors des déserts ; 'Abd Allāh fut vaincu par le calife (Abd al-Malik, tandis que Mukhtar était écrasé par le frère d'Abd Allāh, qui gouvernait Basra. Les adversaires du régime l'accusaient d'impiété pour diverses raisons :
- il avait usurpé la place et versé le sang de la famille du Prophète ;
- il aurait été trop indifférent à l'Islam et à ses règles, notamment en négligeant de convertir les populations conquises. Il est vrai que les Omeyyades ont longtemps préféré faire payer aux non-musulmans des impôts (capitation et impôt foncier) plutôt que de les convertir. Cependant les successeurs d'Abd al-Malik choisirent une solution plus souple : on encouragea les conversions, et pour les convertis la capitation fut remplacée par l'aumône légale du croyant; mais l'impôt foncier fut maintenu sur leurs terres (sous prétexte que celles-ci n'étaient pas converties). Les Omeyyades furent ensuite détrônés en 750 par les Abbassides, qui fondèrent leur propre dynastie. Presque tous les membres de la famille furent massacrés, mais le prince 'Abd al-Rahmān Ier, réussit à s'enfuir, à gagner l'Espagne et à y établir une nouvelle dynastie à Cordoue. L'émir 'Abd al-Rahmān III prit le titre de Calife en 929, affirmant ainsi la complète indépendance du califat de Cordoue. La conséquence de cela est que les califes Omeyyades patissent d'une mauvaise réputation dans l'historiographie musulmane, et le titre de Calife (successeur du prophète) leur est refusé à presque tous, pour le titre plus séculaire de Melik, roi. Voir l'article séparé Omeyyades d'Espagne.

Dynastie des Omeyyades de Damas


- Les numéros indiquent l'ordre de succession.

Voir aussi


- Art omeyyade Catégorie:Généalogie princière Catégorie:Dynastie musulmane Catégorie:Monde arabo-musulman Catégorie:Omeyyades ja:ウマイヤ朝

680

Catégorie:680
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Années 660 | Années 670 | Années 680 | Années 690 | Années 700
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---- Cette page concerne l'année 680 du calendrier julien.

Événements

Moyen Orient


- Yazid Ier, calife de Damas, débute son règne (fin en 683).
- Fondation du chiisme par les Alides.
- Révolte des chiites à Kufa qui font appel au deuxième fils d’Ali, ’al-Husayn. Aïsha quitte Damas pour la Mecque à l’avènement de Yazid, accompagnée d’al-Husayn.
- Al-Husayn, fils d'Ali, est tué au combat à Karbala en Irak en octobre. Ce massacre signifie la rupture définitive entre les chiites et les ommeyades.
- Révolte à Médine : ‘Abd Allah ibn Zobair, neveu d’Aïsha est proclamé calife à Médine par les Qaïsides révoltés par le meurtre d’al-Husayn. Une armée venue de Damas prend Médine puis assiège la Mecque où la Ka’ba est incendiée. Le siège est levé à la mort de Yazid. Son frère Mu'awiyya II lui succède mais meurt de la peste (683). Les Kalbides désignent Marwan qui soumet un à un les ennemis de Damas, sauvant la dynastie Omeyyade.
- Au Maghreb, le général musulman Oqba ibn Nafi marche vers l’ouest avec ses troupes et capture le chef berbère chrétien des Aurès Koceila, chef de la tribu des Aurébas, dans les environs de Tlemcen. Il aurait atteint Tanger où règne le prince chrétien Julien.
  - Koceila parvient à s’échapper et à regrouper les troupes berbères. Il laisse Oqba s’enfoncer vers l’ouest sans l’attaquer pour le surprendre à son retour.

Europe occidentale


- Pépin de Herstal est défait par Ebroïn au Bois-du-Fay, prés de Rethel puis à Leucofao.
- Ebroïn, maire du palais de Neustrie, est assassiné par Ermenfridus et remplacé par Warathon (Berthaire).
- Des missionnaires anglo-saxons évangélisent le continent.
- Pas d’évêque mentionné à Nîmes de 680 à 788.
- Saint Wilfrid baptise les derniers païens dans le Sussex et l’île de Wight.
- L’empereur d’Orient reconnaît les conquêtes lombardes en Italie.
- À Tolède, le roi wisigoth Wamba est renversé par le comte Ervige.
  - Ervige crée la garde des bucellaires (mangeurs de biscuits) ou gardingos, à l’origine de la vassalité dans le nord de l’Espagne. Il ordonne aux Juifs d’abjurer dans l’année sous peine de confiscation et d’exil.

Europe orientale


- Le VI° concile œcuménique de Constantinople III condamne le monothélisme est restaure l'orthodoxie religieuse. L’empire byzantin se rapproche de l’Occident mais abandonne les populations monophysites et monothélistes des provinces orientales arrachées par les Arabes.
- Les Bulgares d’Isperik arrivent dans les Balkans. Ils passent le Danube et s’installent en Mésie.
- Peuple turc, les Khazars atteignent la mer Noire et s’installent durablement entre la taïga, le Caucase, l’Oural et le Don. Leur sédentarisation (Samandar sur la Caspienne puis Itil sur la Volga) contribue à ralentir l’avance de nouvelles populations turques.

Naissances en 680


-

Décès


- Husayn, fils d'Ali est assassiné par Yazid, fils de Mu'awiyya. ko:680년

Ali

ko:알리 ja:アリー
  - Personnalité
- Ali, gendre du prophète Mohammed (Mahomet).
- Ali Baba
- Mohamed Ali alias Cassius Clay, boxeur (1942-)
- Mehmet Ali ou Mohamed Ali (1769-1849), vice-roi d'Égypte, considéré comme le fondateur de l'Égypte moderne.
- Mehmed Ali homme d'état turc (1815-1871).
- Ali Rajpur
- Euldj Ali
- Rashied Ali (1935-), batteur
- Yusef Ali, batteur
  - Personnages de la mythologie scandinave :
- Ali, Ase, fils d'Odin
- Ali, fils de Loki
- Ali, un roi des mers, peut-être identique au suivant
- Ali, roi en Uppland, peut-être identique au précédent
  - Autre
- A.L.I. Amplificateur Linéaire Intégré en électronique
- Ali, film de Michael Mann sur la vie de Cassius Clay dit Mohamed Ali
- Ali rappeur français du groupe Lunatic

Catégorie:Naissance en 661



Ali (islam)

Ali (arabe : أبو الحسن علي بن أبي طالب [abū al-Hasan `alīy ben abī Tālib]) est le fils d'Abû Tâlib qui a élevé son cousin germain, le prophète Muhammad, comme son propre fils. Il est né vers 600 dix ans avant le début de la mission prophétique de Muhammad. À l'âge de six ans il a quitté la maison de son père pour se mettre sous la protection du prophète. Il était à la fois le cousin, le fils adoptif et le gendre de Mahomet en épousant sa fille Fâtima née de sa première épouse Khadija en 622. Il fut le quatrième calife « orthodoxe » (راشِدون rāšidūn, orthodoxe, bien dirigé) de l'islam (656-659). Ali est le premier et le père de tous les imâms. Il est le père de Hasan et de Husayn. Son nom signifie "élevé". En Afrique noire, on trouve la forme Alioune.

Histoire

`Ali fut parmi les premiers à avoir adhéré à la cause de Mahomet (le premier homme après Khadija selon les chiites). `Ali est constamment, même à Médine, resté en compagnie du prophète. `Ali a été présent dans les guerres où le prophète a participé excepté à la bataille de Tabûk car le prophète lui avait demandé de le remplacer à Médine. Lors de la bataille de Uhud le prophète lui donna son sabre Dhû'l-fikar (Zulficar) : :Il (Muhammad) pensait qu'il ne le prendrait pas et qu'il ne pourrait pas le manier. Cependant `Ali ayant pris le sabre et se jetant dans la lutte, le prophète le vit combattre avec violence, frapper avec Dhû'l-fikar en avant, en arrière, à droite et à gauche. Un quraychite s'étant présenté devant lui, se couvrant de son bouclier, `Ali le frappa de façon que le sabre pénétra à travers le bouclier et le casque, fendit la tête de cet homme et traversa son corps jusqu'à la poitrine. Le prophète, en voyant cet exploit, dit : «Il n'y a pas de sabre comme Dhû'l-fikar, et il n'y a pas de héros comme Ali». ::Tabarî, La Chronique Tome II, Muhammad, le sceau des prophètes, éditions Actes Sud / Sindbad À la mort du prophète (632), Ali soutenu par ses partisans revendiqua sa succession mais le choix de la communauté se porta sur Abu Bakr puis Omar (634). Après l'assassinat du troisième calife Uthman (652), il accède au pouvoir mais se heurte à l'opposition de plusieurs candidats au califat. Parmi eux, Aïcha la veuve de Mahomet alliée à deux prétendants Talha et Al-Zulbair qu’il vaincra près de Basra à la bataille du chameau (656). Lors de la bataille de Siffin (657), il doit affronter le gouverneur de Damas Mu`âwîya membre de la famille de `Uthman. Alors qu'il avait l'avantage, il accepte l'idée d'un arbitrage, mais celui-ci tourne en sa défaveur. Il sera remplacé par Mu`âwîya, qui deviendra le premier calife omeyyade en 661. Ali conserva néanmoins un certain pouvoir et se replia dans la ville de Koufa dont il avait fait sa capitale. Parmi ses fidèles, certains lui reprochèrent d'avoir accepté de se soumettre à un arbitrage humain et quittèrent ses rangs, on les appellera les Kharidjites (les sortants).Plus tard, Ils entreront ouvertement en rébellion contre Ali qui les écrasera dans la bataille de Nahrawan (658). Décidés à venger leurs morts, les Kharidites ferons assasiner Ali (janvier 661) dans l’enceinte de la mosquée de Koufa par l'un des leurs nommé Ibn Muldjam. On estime qu'il avait alors 62 ou 63 ans. Le personnage d'Ali jouit d’une grande popularité dans le monde musulman, mais il est surtout vénéré par les chiites en tant que premier imam. Son mausolée, qui fait l’objet d’une grande dévotion lors des pèlerinages chiites, se trouve dans la ville de Nadjaf.

Source


- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad Catégorie:Imam Catégorie:Islam ja:アリー・イブン=アビー=ターリブ ko:알리 이븐 아비 탈리브 ms:Saidina Ali Abi Talib th:อะลีย์

Mahomet

Mahomet ou Mohammed ou encore Muhammad (مُحَمَّد [] en arabe) est né à La Mecque en 570 et mort à Médine en 632. Il est chef religieux, politique et militaire arabe, fondateur et prophète de l'islam.

Les noms de Mahomet

Le terme français Mahomet est une déformation du turc Mehmet. À noter que Mohammed devient Muhammet ou Mehmet en Turquie, Mohand en langue berbère, et Mamadou dans certains pays d'Afrique noire par déformation de la forme arabe vocalisée Mouhammadou. Le nom complet de Mahomet est Abu-l-Qâsim Muhammad Ibn `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib Ibn Hâshim. Le nom proprement dit y est précédé par la kunyah marquant la paternité (père de Al-Qâsim) et suivi par le nasab c'est-à-dire la généalogie (fils de `Abd Allâh, le fils de `Abd Al-Muttalib, le fils de Hâshim). La version arabe 'Muhammad' s'écrit avec 4 consonnes mîm, hâ', mîm et dâl et se prononce 'Mouhammad'. Muhammad signifie en arabe « Celui qui est digne de louanges », « le Louangé ». La variante francisée Mahomet est rejetée par une partie des musulmans. Un débat récent qui a fait l'objet d'une pétition expédiée à l'Académie française estimait que : « Mohammed signifie en arabe, le Béni. Et ce sens est parfaitement apparent dans le terme lui-même alors que Mahomet provient de l'expression « Mâ houmid » qui en est la négation. ». De nombreux autres noms (laqab) lui ont été attribués, soit de son vivant, soit par la tradition islamique. On en compte 201, dont Al-Mustafâ et Al-Mukhtâr qui signifient l'Élu, Al-Amine qui signifie le Loyal, Ahmad et Mahmoud qui sont dérivés de la même racine que Muhammad. Dans le Coran et les hadiths, Mahomet est habituellement appelé le messager de Dieu (rasoul) (الرَّسُول ar-rasūl, le messager; l'envoyé), plus de 200 fois dans le Coran. Il est également désigné par l'expression prophète (nabi) (النَّبِيّ an-nabīy, le prophète). Ces deux appellations renvoient à une distinction faite en islam entre deux catégories de personnes investies d'une mission apostolique ; les messagers de Dieu, appelés aussi envoyés de Dieu, sont d'après la terminologie islamique les personnages ayant reçu un message divin (ou un livre sacré) avec l'ordre de le transmettre aux hommes, tandis que les prophètes reçoivent un enseignement divin à titre plus personnel. Selon cette classification, les messagers sont des prophètes alors que la réciproque n'est pas nécessairement vraie. :Ô gens ! Le Messager vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur. Ayez la foi, mieux vous vous en porterez. Et si vous ne croyez pas (qu'importe !), c'est à Dieu qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Dieu est Omniscient et Sage. En arabe : : يَا أَيُّهَا النَّاسُ قَدْ جَاءَكُمُ الرَّسُولُ بِالْحَقِّ مِنْ رَبِّكُمْ فَآمِنُوا خَيْرًا لَكُمْ وَإِنْ تَكْفُرُوا فَإِنَّ لِلَّهِ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَكَانَ اللَّهُ عَلِيمًا ::Le Coran (IV ; 170) D'après ce verset Muhammad est désigné par le Coran comme étant le messager de Dieu. : Certes les hommes les plus dignes de se réclamer d'Abraham, sont ceux qui l'ont suivi, ainsi que ce Prophète ci, et ceux qui ont la foi. Et Allah est l'allié des croyants. En arabe : : إِنَّ أَوْلَى النَّاسِ بِإِبْرَاهِيمَ لَلَّذِينَ اتَّبَعُوهُ وَهَذَا النَّبِيُّ وَالَّذِينَ آمَنُوا وَاللَّهُ وَلِيُّ الْمُؤْمِنِينَ ::Le Coran (III ; 68) Dans ce verset, outre le fait que le Coran qualifie Muhammad de prophète, on retrouve la filiation revendiquée par l'islam vis-à-vis des autres religions et des prophètes bibliques. Non seulement le message prêché par Muhammad est inscrit dans la suite des religions célestes précédentes -- ce que peuvent contester les adeptes de ces religions -- mais le Coran affirme que la venue de Mahomet était annoncée dans la Torah et les Évangiles, si l'on s'en tient au verset suivant : : Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'Evangile. En arabe : : الَّذِينَ يَتَّبِعُونَ الرَّسُولَ النَّبِيَّ الْأُمِّيَّ الَّذِي يَجِدُونَهُ مَكْتُوبًا عِنْدَهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَالْإِنْجِيلِ ::Le Coran (VII ; 157)

Annonce de la venue du prophète

Le Coran affirme que la venue de Mahomet comme prophète de l'islam pour toute l'humanité est annoncée dans la Torah et dans les Évangiles. :Comment pouvez-vous désirer qu'ils croient avec vous, alors que certains d'entre eux ont altéré sciemment la parole de Dieu, après l'avoir entendue ? ::Le Coran (II ; 75) Certains exégètes voient dans ce verset une accusation envers les juifs et les chrétiens. Un nom céleste de Mahomet est Ahmad qui peut se traduire en grec par περικλυτος (loué, renommé, célèbre). Dans les évangiles, Jésus annonce l'arrivée du παρακλητος (en grec moderne : avocat, défenseur, réconfort) (Jean XIV: 16, XV: 26 et XVI: 7) Dans les Églises chrétiennes, on considère que ce paraclet est l'Esprit Saint, et qu'il est venu à la Pentecôte. Une polémique entre chrétiens et musulmans est née de cette situation floue. La tradition islamique affirme que Mahomet est le dernier (au sens du sceau) des prophètes, qu'il scelle ainsi le cycle de la prophétie, en confirmant et en totalisant les messages véhiculés précédemment par la lignée des prophètes.

Biographie religieuse

Naissance et enfance

Mahomet naît à la fin du , vers 570, à la Mecque, cité caravanière vivant du trafic des marchandises de l'Inde vers l'Occident via Aden puis la Syrie, en tranversant le désert de la péninsule arabique. Âgé de soixante-trois ans, il décédera vers le 8 juin 632 à Médine. Mahomet est le prophète de l'islam et le créateur du premier État musulman. L'année de naissance de Mahomet est appelée traditionnellement Année de l’éléphant en référence aux événements qui s'y sont déroulés. Le général chrétien éthiopien et vice-roi du Yémen, Abraha, avait attaqué en vain La Mecque avec une troupe d’éléphants pour démolir le sanctuaire vénéré par les Arabes (la Ka`ba). Le Coran rapporte ce récit (Sourate Al-Fil), et il est dit que l'attaque fut repoussée par la riposte miraculeuse d'oiseaux jetant des pierres brûlantes. La tradition musulmane dit que des témoins occulaires de cette attaque étaient encore en vie lors de la révélation de cette sourate. Mahomet appartient à la tribu de Quraysh (ou Koreish), une très ancienne tribu arabe. Il descend de Ghâlib, fils de Fihr, surnommé Quraych, guerrier puissant et redouté. Son père `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib est fils de `Abd Al-Muttalib, fils de Hâshim, prince des Qurayshites, gouverneur de La Mecque et intendant de la Ka`ba. La famille de Mahomet sont les Hachimites par référence à son grand-père Hâshim Ibn `Abd Manâf. Les Koreishites disent descendre d'Ismaël, fils d'Abraham, et ont la garde de la Ka`ba, sanctuaire reconstruit par Abraham et son fils Ismaël, selon la tradition musulmane, et désigné par le père des trois monothéismes comme un lieu de pèlerinage. Mahomet est le fruit du mariage de `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib et Âminah (Amina ou Aamina bint Wahb) fille de Wahb, chef du clan médinois des Banû Zahrah. Elle accouche de Mahomet à La Mecque dans la maison de son oncle paternel Abû Tâlib du clan des Banû Hâshim, le lundi 12 du mois de Rabî` Ier (avril). Son accoucheuse est Ash-Shifâ', la mère de `Abd Ar-Rahmân Ibn `Awf. Il n'est pas encore né quand son père `Abd Allâh meurt à Yathrib qui, depuis, a pris le nom de Médine. Le septième jour après sa naissance, son grand père `Abd Al-Muttalib donne un nom à son petit-fils : Muhammad, ce qui signifie "Le Loué". Umm Ayman Barakah Bint Tâlib, une esclave abyssinienne de son père, s'occupe de lui. Conformément à la coutume des familles nobles de Quraysh, sa mère Âminah le confie à une nourrice, d'abord à Thuwaybah, la servante de son oncle Abû Lahab, puis à Halîmah Bint Al-Hârith As-Sa`diyyah (de la tribu des Saadites), qui emporte le nourrisson dans le désert, où son mari vit avec la tribu des Saadites (Banû Sa'd), à l'écart du reste des Arabes. La vie dans le désert, au milieu des bédouins réputés pour la pureté de leur langue, était réputée prodiguer aux enfants santé et force d'expression. Un jour, alors que Mahomet et l'un de ses frères de lait avaient la garde de quelques bêtes à proximité des habitations, Halîmah et son mari Abû Kabshah sont alertés par leur fils de lait que Mahomet avait été pris à parti par deux hommes de blanc vêtus, qu'il l'avait couché et ouvert son torse. Accourant sur les lieux, Halîmah et son mari trouvent leur enfant debout tout pâle. Le jeune Mahomet leur explique que deux hommes vêtus de blanc étaient venus et l'avaient couché par terre, et qu'il lui avaient ouvert le torse et en avaient extrait quelque chose. Selon la tradition musulmane, les deux hommes vêtus de blancs n'étaient autres que deux anges, envoyés pour purifier le coeur de l'enfant Muhammad, destiné à être prophète, et pour apposer le sceau de la prophétie entre ses épaules. Craignant pour la santé de l'enfant, Halimah s'empresse de rendre Mahomet à sa mère Âminah qui meurt trois ans plus tard ; il a à peine six ans. Son grand-père paternel `Abd Al-Muttalib le prend alors dans sa maison. Deux ans après, sur son lit de mort, `Abd Al-Muttalib charge Abû Tâlib, l'aîné de ses enfants, frère utérin de `Abd Allâh, de prendre soin de Mahomet. Son oncle Abû Tâlib - le père d'Ali - eut soin de l'élever comme ses propres enfants. Jusqu'à l'âge de 40 ans il y a peu de détail écrit sur sa vie, elle est reconstituée d'après la tradition orale, environ 140 ans après sa mort, grâce à de nombreux temoignages de ceux qui avaient connu ses premiers compagnons. Il aurait été berger, avant d'entrer au service de Khadija, une riche veuve qui organisait des caravanes marchandes. Malgré leur différence d'âge (Khadija avait 40 ans et Mahomet environ 25), ils se marient et auront un fils, Al-Qâsim qui mourut en bas âge, et quatre filles, Zaynab, Ruqayyah, Umm Kulthûm et Fâtima, la future épouse d'Ali.

Jeunesse

Quand Mahomet a douze ans, Abû Tâlib décide de tenter sa chance dans le commerce caravanier avec la Syrie. Son neveu insiste pour l'accompagner. Arrivés à Bostra (Al-Basrah), ils s'arrêtent à un monastère où ils se font remarquer par un moine nommé Bahira. D'après Ibn Ishaq, le célèbre chroniqueur, le moine reconnaît en l'enfant le futur prophète grâce à différents signes consignés par la tradition ecclésiastique, dont le sceau de la prophétie qu'il portait dans son dos. Sur ce, il recommanda fortement à Abû Tâlib de rebrousser chemin et de garder son neveu des yeux des Chrétiens et des Juifs d'Orient. L'oncle obtempéra et renonça par la suite à ces voyages. À la Mecque, Mahomet se distinguera des gens de son âge. Il est fort, judicieux dans ses propos, énergique dans ses expressions, fidèle à ses amis, et plus encore à ses promesses, il évite avec un soin extrême tout ce qui eut pû faire soupçonner en lui quelque goût pour le vice, quelque penchant à la licence. Les Qurayshites ayant déclaré la guerre (connue sous le nom d'El Fijar, vers 590) aux Tribus de Kénan (Canaan) et de Hawazan, ils marchèrent contre elles commandés par Abû Tâlib. Mahomet, âgé de vingt ans se distinguera par son intrépidité. Les deux Tribus sont battues et dispersées. Quelques temps plus tard, les fondations de la Kaaba sont gravement touchées par des pluies torrentielles. Menaçant de s'effondrer, le sanctuaire dut être démoli et reconstruit par les Qurayshites. Quand il s'agit d'y reloger la pierre noire, vénérée par les Arabes depuis le temps d'Abraham, les tribus ne s'accordent pas sur le choix de celui qui aura l'honneur de replacer la pierre sacrée. Elles conviennent qu'il reviendra au premier qui se présentera le lendemain à la porte du temple. Ce fut Mahomet. Pour ménager les susceptibilités, il enleva sa cape et y plaça habilement la pierre noire, qu'il fit élever ensuite par deux Arabes de chaque tribu, et la prenant alors, il la plaça lui-même, sous le regard approbateur de tous les habitants de la Mecque, enchantés de la noblesse de cette action, pour démêler l'orgueil qui en avait été le motif.

Le contexte religieux et culturel en Arabie

Les Arabes errent dans leur désert en une lente et continuelle migration qui les porte du Yémen trop dense vers la Méditerranée. Ils vivent chichement de quelques razzias. Rares sont ceux qui cultivent dans le Hedjaz, ceux qui commercent ou pratiquent l'usure dans les échoppes de La Mecque et au passage des caravanes qui relient l'Inde à la Syrie. La période de troubles politiques et économiques, le matérialisme des marchands à courte vue favorise la recherche de nouveaux horizons spirituels, et pourquoi pas vers le monothéisme des juifs, des chrétiens ou des mazdéens. Quelques décennies avant la naissance de Muhammad, le mouvement des Hanifs naît en Arabie d'une frustration vis-à-vis des religions exitantes et aspire à la restauration de la religion d'Abraham. Les adeptes de ce mouvement s'écartent des turpitudes (beuveries et luxure) dont les Arabes sont devenus coutumiers au fil des siècles et du culte des idoles. La venue annoncée de l'ultime Prophète occupe les cercles religieux et fait l'objet de surenchères entre les différentes communautés religieuses qui espèrent le soutien victorieux de l'Envoyé du Ciel.

Sa mission apostolique

C'est en 610 que, pour la première fois, l'archange Gabriel (Jibrîl) lui apparaît dans la grotte « Hira » où il avait coutume de se recueillir et lui transmet la révélation, la parole d'Allah. Les révélations se sont accomplies ponctuellement ou régulièrement selon les périodes de la prophétie. Mahomet fait immédiatement part de ces révélations à ses proches, et avec eux il fonde un groupe de croyants qui s'appelleront les musulmans: nommés ainsi en référence au prophète Abraham (muslim, celui qui se donne, qui se soumet à Allah « Dieu »). Après sa mort, ses disciples continuèrent de se transmettre oralement et sous forme d'écrits les paroles d'Allah révélées à Mahomet, avant qu'elles ne soient rassemblées définitivement en un seul livre, le Coran, par le troisième calife Uthman moins de vingt ans après la disparition du prophète. La croissance du groupe (environ 40 compagnons au début) inquiète les Mecquois, et les persécutions contre Mahomet et les siens se font de plus en plus vives après la mort de Khadija et d'Abû Tâlib. Ils doivent émigrer (hégire) à Yatrib (future Médine) en 622, année de l'hégire, à l'origine du calendrier musulman. Ils sont alors environ 70, dont Abû Bakr, compagnon préféré de Mahomet et futur calife. Mahomet réorganise Yatrib, où il est en même temps chef religieux, politique et militaire. Il s'appuie à la fois sur les deux tribus arabes et les trois tribus juives qui y vivent (mais les Juifs seront chassés de la ville vers 627, après avoir rompu un pacte). Les musulmans continuent de faire l'objet d'attaques de la part des Mecquois et ripostent. Les victoires et les défaites alternent, jusqu'en 629-630 où Mahomet prend La Mecque presque sans opposition, ralliant à lui ses derniers adversaires. Après avoir réorganisé l'administration et mis en place une nouvelle législation religieuse, il retourne à Médine, où il meurt en 632 après une courte maladie.

Thèses orientalistes

Si on en croit ses biographes, Mahomet aurait eu en tout quinze épouses tout au long de sa vie. Tabari dans son livre Chronique signale qu'il aurait convoité cinq femmes et qu'il avait deux esclaves dont l'une lui donna un fils (Ibrahîm, qui mourut à l'âge de deux ans). Les détracteurs de Mahomet pointent souvent du doigt le nombre de ses femmes (il avait neuf femmes à sa mort), alors que l'islam limite le nombre d'épouses qu'un homme peut avoir simultanément à quatre (ainsi que d'autres conditions très restrictives) ainsi que l'âge très jeune de certaines. Il est répondu à cette accusation que Mahomet se maria avant que cette règle fut instauré par le Coran. Et meme si les hommes de l'époque durent se séparer de certaines de leurs femmes pour respecter la règle, le Coran a instauré une exc