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7 Mai

7 mai

Le 7 mai est le 127 jour de l'année (128 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1794 : Robespierre fait adopter par la Convention une nouvelle religion, le Culte de l'Être Suprême.
- 1824 : La « 9ème symphonie en ré mineur » de Ludwig van Beethoven est interprétée pour la première fois au théâtre Kärtnertor de Vienne
- 1915 : Un sous-marin allemand torpille le paquebot britannique de 32 000 tonnes Lusitania, au large de l'Irlande.
- 1919 : Des moines cisterciens originaires d' Espagne arrivent à l' Abbaye Saint-Michel de Cuxa, dans les Pyrénées-Orientales, pour faire revivre l'Abbaye abandonnée depuis la Révolution.
- 1945 : Le général allemand Alfred Jodl signe à Reims les termes d'une reddition inconditionnelle qui termine la participation allemande à la Seconde Guerre mondiale. Le document prend effet le lendemain.
- 1948 : Congrès de la Haye ou « congrès de l'Europe », qui mènera à la création du Conseil de l'Europe en mai 1949.
- 1954 : Chute de Diên Biên Phu. La France perd l'Indochine.
- 1967 : Le New York Times rapporte que des jeunes soviétiques ont ouvertement défié les autorités policières et dansé le twist sur la Place Rouge durant les célébrations du 1 mai.
- 1968 : Reginald Dwight décide de changer son nom en celui d'Elton John.
- 1975 : Lancement d'Anik III, le 3e satellite canadien de communications.
- 1992 :
  - Signature à Bamako (Mali) du «Pacte Social pour l'amélioration des conditions de vie des travailleurs» entre l'État malien et l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM).
  - Un blouson de cuir ayant appartenu à John Lennon est adjugé pour 43 100 USD lors d'une vente aux enchères à Londres.
- 1995 : Jacques Chirac est élu président de la République française.
- 1998 :
  - Officialisation de la fusion entre les compagnies étasunienne Chrysler et allemande Daimler-Benz.
  - Funérailles du guitariste et chanteur Hideto Matsumoto, dit hide. Beaucoup de suicides suivirent ses funérailles.
- 1999 : La France reconnaît officiellement les langues régionales.
- 2002 :
  - La 1ère Journée mondiale des orphelins du SIDA, [http://www.7may.org] initiée par l'AFXB [http://www.afxb.org], est inaugurée par le président du conseil municipal de New York, Gifford Miller qui a déclaré le 7 mai 2002 « Journée des Orphelins du SIDA » à New York.
  - Un avion de ligne chinois de type MD-82 de la compagnie China Northern Airlines s'abîme en mer au large de Dalian (450 km à l'est de Pékin), faisant 112 victimes.
  - Un Boeing 737-500 de la compagnie égyptienne Egyptair s'écrase près de l'aéroport de Tunis-Carthage après une tentative d'atterrissage en catastrophe, faisant 14 morts sur les 64 passagers et membres du personnel de bord.

Naissances


- 1748 : Olympe de Gouges, journaliste féministe française et auteur de théâtre († 1793).
- 1833 : Johannes Brahms, compositeur allemand († 1897).
- 1840 : Piotr Ilitch Tchaïkovski, compositeur russe († 1893).
- 1892 : Tito (Josip Broz), maréchal, président de la Yougoslavie (1952-1980) († 1980).
- 1901 : Gary Cooper, acteur américain († 1961).
- 1911 : Ishirô Honda, réalisateur japonais († 28 février 1993).
- 1919 : Eva Perón, femme politique argentine, seconde épouse du président Juan Perón († 1952).
- 1922 : Jacques Duby, acteur français.
- 1923 : Anne Baxter, actrice américaine († 1985).
- 1924 : André du Bouchet, poète français.
- 1949 : Marie-George Buffet, secrétaire du PCF.
- 1953 : Frank Michael, chanteur belge.
- 1954 : Philippe Geluck, comédien, dessinateur belge.
- 1956 : Jacques Beaud
- 1957 : Véronique Jannot, actrice française.
- 1965 : Owen Hart, lutteur professionnel canadien († 23 mai 1999).
- 1968 : Traci Lords, actrice américaine.

Décès


- 399 av. J.-C. : Socrate, philosophe grec, condamné à boire la ciguë, après avoir été accusé d'impiété envers les dieux et de corruption de la jeunesse.
- 1166 : : Guillaume Ier de Sicile dit le mauvais, roi normand de Sicile de 1154 à 1166.
- 1234 : Otto Ier de Méranie, duc de Méranie, Comte palatin de Bourgogne.
- 1306 : Przemyslaw, duc de Racibórz.
- 1667 : Johann Jakob Froberger, compositeur allemand
- 1840 : Caspar David Friedrich, peintre romantique allemand
- 1915 : Alfred G. Vanderbilt, fils de millionnaire américain, parmi les 128 victimes américaines du torpillage du paquebot britannique Lusitania.
- 1989 : Guy Williams, acteur étasunien (le Zorro de la série télévisée)
- 2004 : Alexandre Minkowski, pédiatre français, un des fondateurs de la néonatalogie (° 1915)

Célébrations

Prénoms


- Domitille
- Flavie
- Gisèle
- Neventer

Saints catholiques du jour


- Saint Augustin de Nicomédie
- Saint Juvénal
- Saint Notkar Balbulus
- Saint Réginald
- Saint Sérène
- Sainte Sessétrude
- Saint Villain Catégorie:Jour de l'année ja:5月7日 ko:5월 7일 ms:7 Mei simple:May 7 th:7 พฤษภาคม

Jour

als:Tag ja:日 simple:Day Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h). Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]). Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire). Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral). À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.

Voir aussi


- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales

Liens externes


- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où] Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier

Année bissextile

Catégorie:Calendrier Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».

Règle actuelle

Depuis l'instauration du calendrier grégorien : # Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres. # Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles. # Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles. Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3. Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle. La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.

Histoire des années bissextiles

Les mois intercalaires de l'année de Numa

L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.

Le jour intercalaire de Jules

En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis). Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait). Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ». C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.

29 février

Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.

30 février

En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans. Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février. als:Schaltjahr ja:閏年 ko:윤년 simple:Leap year th:ปีอธิกสุรทิน

1794

Catégorie:1794 Cette page concerne l'année 1794 du calendrier grégorien.

Événements

Amériques

Amérique du Nord


- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Hawaii est placé sous protectorat de l'Angleterre par Vancouver.

Asie


- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Aga Muhammed fonde la dynastie Qajar (Kajar) qui règnera sur la Perse jusqu'en 1925.

Europe


- Dates non renseignées ou inconnues :
  - La Flandre belge est divisée en deux départements français.
  - Le polonais Tadeusz Kosciuszko conduit une révolte contre la Russie.

France

Révolution française

An II et an III du calendrier républicain.
- 12 janvier : Scandale de la Compagnie des Indes.
- 21 janvier : Les « colonnes infernales » de Turreau pendant la guerre de Vendée.
- 4 février (16 pluviôse) : La Convention abolit l'esclavage durant la Révolution française en métropole et dans les colonies.
- 24 mars : Exécution des Hébertistes.
- En mars, début de la Chouannerie.
- 30 mars (10 germinal) : Arrestation nocturne de Danton.
- 5 avril (16 germinal) : Exécution de Danton et de ses partisans.
- 10 avril (21 germinal) : Procès de la « conspiration de la prison de Luxembourg »
- 7 mai : Culte de l'Être suprême.
- 8 juin (20 prairial) : Fête de l'Être suprême.
- 10 juin (22 prairial) : Début de la grande terreur.
- 26 juin (8 messidor) : L'armée française de Jourdan emporte la victoire sur les troupes anglo-hollandaises à Fleurus.
- 25 juillet : Exécution du poète André Chénier.
- 27 juillet (9 thermidor an II) : chute et arrestation de Maximilien de Robespierre
- 28 juillet : Exécution de Maximilien de Robespierre, Louis Saint-Just, Georges Couthon et d'autres robespierristes. L'exécution de Robespierre met fin à la Terreur. C'est le début de la réaction thermidorienne.
- 5 août : Début de l'occupation anglaise de la Corse (fin en 1796).
- 24 août : Réorganisation du gouvernement révolutionnaire.
- 18 septembre : Loi sur la séparation des Églises et de l'État.
- 1792 : Victoire française sur les Espagnols lors de la bataille de la Sierra Negra
- 10 octobre : Création du Conservatoire national des arts et métiers par l'abbé Grégoire.
- 11 octobre : Seize ans après sa mort la dépouille de Jean-Jacques Rousseau est transférée d'Ermenonville au Panthéon, au cours d'une célébration qui a duré trois jours (du 9 au 11 octobre).
- 24 octobre : Création de l'école normale supérieure.
- 11 novembre : Fermeture du club des Jacobins.
- 8 décembre : Retour des Girondins à la Convention.
- 24 décembre : Abolition de la loi du Maximum.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Création de l'École polytechnique par Gaspard Monge et Lazare Carnot
  - La Guyane française devient un lieu de relégation.
  - En octobre, l'armée de Jourdan entre dans dans les pays rhénans.
  - En décembre, amnistie pour les Chouans.

Sciences et techniques


- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Télégraphe optique de Chappe.

Naissances en 1794


- 29 janvier : François-Vincent Raspail, chimiste, médecin et homme politique français († 1878)
- 13 mai : Léopold Robert, graveur et peintre d'origine suisse.
- 16 mars : Ami Boué, géologue autrichien († 1881).
- 17 avril : Carl Friedrich Philipp von Martius, botaniste et un explorateur allemand († 1868).
- 3 juin : Wilhelm Ludwig Rapp, médecin et naturaliste allemand († 1868).
- août : Bernhard Studer, géologue suisse († 1887).
- 9 septembre : William Lonsdale, géologue et paléontologue anglais († 1871).
- 20 novembre : Eduard Rüppell, naturaliste et explorateur allemand († 1884).
- 30 décembre : John Edwards Holbrook, zoologiste américain († 1871).

Décès en 1794


- 16 janvier : Edward Gibbon, historien anglais.
- 5 avril : Fabre d'Églantine, poète
- 5 avril : Georges Jacques Danton, homme politique français
- 5 avril : Hérault de Séchelles, homme d'État
- 5 avril : Camille Desmoulins, révolutionnaire français
- 23 avril : Guillaume-Chrétien de Lamoignon de Malesherbes, homme d'État
- 8 mai : Antoine Laurent de Lavoisier, chimiste français
- 20 juin : Félix Vicq d'Azir, médecin et anatomiste français1748).
- 28 juin : René Madec, marin et aventurier breton, nabab du Grand Mogol1736)
- 25 juillet : André Chénier, poète français
- 28 juillet : Georges Couthon, avocat
- 28 juillet : Maximilien de Robespierre, homme politique français
- 28 juillet : Louis Saint-Just, homme politique français
- 16 décembre : Jean-Baptiste Carrier, homme politique français __NOTOC__ ko:1794년 ms:1794 simple:1794

Robespierre

Robespierre, Maximilien deRobespierre, Maximilien de Robespierre, Maximilien de Robespierre, Maximilien de Robespierre, Maximilien deRobespierre,Maximilien deRobespierre,Maximilien deRobespierre,Maximilien de Robespierre, Maximilien de Robespierre, Maximilien de Robespierre, Maximilien de Maximilien-Marie-Isidore de Robespierre, né le 6 mai 1758 à Arras (Pas-de-Calais), guillotiné le 10 thermidor an II (28 juillet 1794) à Paris place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), était un homme politique français.

Vie

Fils de François de Robespierre et de Jacqueline-Marguerite Carraut, fille d'un brasseur d'Arras. Aîné d'une famille de quatre enfants, dont un frère Augustin Robespierre et deux sœurs Charlotte Robespierre et Henriette Robespierre. Chef des Montagnards, il incarna la tendance démocratique de la Révolution française, mais aussi ses méthodes terroristes, "Incorruptible" pour les uns, "dictateur sanguinaire" pour les autres, il reste un personnage très controversé de l'Histoire. Sa famille paternelle appartenait à la noblesse de robe, après avoir fait de brillantes études au collège Louis-le-Grand où il eut pour camarades Camille Desmoulins et Louis-Marie Stanislas Fréron il a d'abord exercé la fonction d'avocat, comme son père et son grand-père. Imprégné des idées des philosophes du , notamment de Rousseau, il participe à la vie politique dans sa province, puis à Paris comme député du tiers état pour l'Artois aux États généraux de 1789 puis à l'Assemblée constituante où il fut un des rares défenseurs du suffrage universel et de l'égalité des droits. Membre du Club des jacobins, il en est le principal animateur, il est partisan d'une démocratie intégrale, tout en restant favorable à une monarchie constitutionnelle. Il dénonça l'entrée en guerre de la France contre l'Autriche (1792), décision qu'il jugeait imprudente, faisant le jeu de Louis XVI. Il ne devient républicain qu'en 1792, année où il participe à la Commune insurrectionnelle de Paris. Devenu membre de la Commune insurrectionnelle de Paris, il commença à jouer un rôle politique de premier plan. Il est à l'origine de la Convention nationale, élue au suffrage universel, où il siège avec les Montagnards, il combattit violemment les Girondins hostiles à l'exécution de Louis XVI puis contribua à leur éviction après la trahison de Charles-François Dumouriez (2 juin 1793). Il entre au Comité de salut public le 9 Thermidor an I (27 juillet 1793), il devint l'âme de la "dictature jacobine" imposant un régime de terreur, mesures d'exception jugées indispensables pour sauver la République gravement menacée à l'intérieur (guerre de Vendée) comme à l'extérieur et instaure un régime fondé à la fois sur la vertu et la Terreur, selon ses propres termes. Après l'élimination des Ultra-révolutionnaires (Hébertistes et Enragés) (24 mars 1794) jugés "démagogiques", puis des "Indulgents" groupés autour de Georges Danton (5 avril 1794), Maximilien de Robespierre tenta d'imposer son idéal de république démocratique et vertueuse, constituées de petits propriétaires libres et égaux en droit, lui donnant son couronnement spirituel avec l'institution du Culte de l'Être suprême (qui se veut être une sorte de réstauration de la religion civile des républicains romains). Il participe à l'élaboration de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ainsi qu'à la première constitution française en 1791. On lui donne le surnom d'Incorruptible, tant ses convictions et son mode de vie austère incitent au respect. Mirabeau dira de lui en 1789 : « Cet homme est dangereux, il croit tout ce qu'il dit ». Souvent malade (dépressif) et absent des réunions du comité, il inquiète ses collègues aussi bien les plus terroristes des conventionnels (Fouché, Barras) que les députés du Marais, après l'instauration de la Grande Terreur (loi de prairial an II - 10 juin 1794) jugée inutile après les victoires militaires (Fleurus 26 juin 1794). Arrêté par la réaction le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794), il est exécuté le lendemain sans procès ainsi que vingt et un de ses amis politiques dont Saint-Just et Couthon. Les vingt-deux têtes furent placées dans un coffre en bois, et les troncs rassemblés sur une charette se dirigeant vers le cimetière des Errancis. On jeta le tout dans une fosse commune et l'on répandit de la chaux afin que le corps du "tyran" (Maximilien de Robespierre) ne laisse aucune trace. Il fut inhumé au cimetière des Errancis. Sa chute mit fin à la Terreur et brisa l'élan démocratique de la République. A sa chute, ceux qui avaient organisé la Terreur et en avaient largement profité en mettant la main sur les biens des nobles et des banquiers exécutés chargèrent Robespierre de tous leurs méfaits, quitte à falsifier les documents historiques. La sexualité de cet homme mystérieux reste une énigme. Constamment valétudinaire (il recevait chaque jour son médecin), il ne s'afficha avec aucune femme. De 1791 jusqu'à sa mort, il séjourna chez un petit bourgeois de la rue Saint-Honoré, le menuisier Duplay, qui tenta de le fiancer à l'une de ses filles. Dès sa chute, tous les Duplay furent emprisonnés, parfois pour des années. Eléonore Duplay ne se maria jamais et vécut le reste de sa vie dans le regret de son grand homme. En 1840, des Robespierristes fouilleront le sol du cimetière des Errancis fermé depuis une trentaine d'années, ils ne découvriront rien. Maximilien Robespierre fut victime de deux "tentatives d'assassinat" : L'une perpétrée par le royaliste Henri Admirat le 22 juin 1794. Henri Admirat traqua Maximilien de Robespierre et, par suite de hasards, ne réussit pas à le rencontrer et décharge, en vain, deux coups de pistolets sur Jean-Marie Collot d'Herbois, un conventionnel qui haussait l'assassinat au niveau d'un des beaux arts. Il est arrêté et exécuté en compagnie d'un groupe de personnes qu'il ne connaissait pas, qu'on accusa d'avoir comploté avec lui. L'autre tentative fut celle de Cécile Renault le 23 mai 1794. Inspirée par le geste de Charlotte Corday, elle quitta son domicile avec deux petits couteaux cachés au fond d'un panier, et se rendit à la maison des Duplay. Eléonore Duplay, la jugeant suspecte, l'empêcha d'entrer et appela la garde. Emmenée au Comité de Salut public, Cécile Renault nia avoir voulu tuer Robespierre. Elle fut néammoins condamnée à mort, en même temps que sa famille et ses voisins, dans un climat d'hystérie meurtrière. Duplay Duplay

Voir aussi


- Élie Guadet
- Révolution française

Liens externes


- [http://www.amis-robespierre.org Amis de Robespierre]
- [http://www.canevet.com/maximilien/accueil/index.htm Association Maximilien Robespierre pour un idéal démocratique]
- [http://www.royet.org royet]
- [http://www.cths.fr/FICHES/Fiches_Societes/S_1428.shtm Société des études robespierristes]
- [http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_sur_la_peine_de_mort_%28Robespierre%2C_1791%29 Discours] pour l'abolition de la peine de mort (1791)

Œuvres


- Œuvres de Maximilien Robespierre : 10 volumes publiés par la société des études robespierristes sous la direction de Albert Soboul et Marc Bouloiseau. Edités aux PUF. :(Rééditions, Œuvres de Maximilien Robespierre, 10 vol., Paris, coédition SER/Phenix Editions, 2000.)

Bibliographie


- Albert Mathiez, Etudes sur Robespierre : Editions Sociales, Recueil de la Société des études robespierristes, 1973
- Gérard Walter, Robespierre, I - La vie, II - L'œuvre, 2 tomes, Gallimard, NRF, 1961
- Marc Bouloiseau, Robespierre, PUF, coll. "Que sais-je ?", nombreuses éditions
- Max Gallo, Robespierre, Histoire d'une solitude, Librairie Académique Perrin, 1968. 352 p.
- Laurent Dingli,Robespierre, Paris : Flammarion, coll. « Grandes biographies », 2004. 605 p. ISBN 2-08-068199-0.
- Ernest Hamel, Histoire de Robespierre1866
- Jean-François Fayard, Les 100 jours de Robespierre. Paris : le Grand livre du mois, 2005. 203 p.-[16] p. de pl., 24 cm. ISBN 2-286-00126-X. En appendice, choix de documents. (référence à remplacer par celle de l'édition originale)
- Robespierre, politique et mystique. Henri Guillemin - Le Seuil

Discographie

Autre livre intéressant: Robespierre, politique et mystique. Henri Guillemin - Le Seuil
- Serge Reggiani, Maximilien Robespierre Discours Polydor 2669 044
- Jean Ferrat, Ma France", elle répond toujours du nom de Robespierre... Barclay
- La révolution française (opéra rock) : Robespierre ja:マクシミリアン・ロベスピエール

Culte de l'Être Suprême

catégorie:religion catégorie:révolution française Le culte de l'Être suprême est un culte déiste institué par décret du 18 floréal an II (7 mai 1794), adopté par la Convention montagnarde sur un rapport de Robespierre. Robespierre, profondément marqué par la lecture des philosophes du XVIIIe siècle, surtout Rousseau, avait vivement attaqué les tendances athées et la politique de déchristianisation des ultra-révolutionnaires (hébertistes), qui avaient institué le culte de la raison fin 1793. Il leur opposa une religion naturelle - reconnaissance de l'existence de l'Être suprême et de l'immortalité - et un culte rationnel (institution des fêtes consacrées aux vertus civiques) dont le but était, selon lui, "de développer le civisme et la morale républicaine". Célébrée le 20 prairial an II (8 juin 1794), la fête de l'Être suprême, inaugurant le nouveau culte, avait été préparée par le peintre David et fut présidée par Robespierre lui-même, alors président de la Convention. Malgré l'impression profonde produite par cette fête, le culte de l'Être suprême fut loin de créer l'unité morale entre les révolutionnaires et devait même susciter, peu après son instauration, une crise politique au sein du gouvernement révolutionnaire.

1824

Catégorie:1824 Cette page concerne l'année 1824 du calendrier grégorien.

Événements

Europe

France


- Mort du roi Louis XVIII
- Début du règne de Charles X de France (fin en 1830).

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- Fondation du Bureau des Réserves Indiennes.

Amérique latine


- 25 mars : par décret impérial, entrée en vigueur de la première constitution brésilienne, la première dans l'histoire de ce pays.
- 6 août : Símon Bolívar bat les Espagnols à la bataille de Junin (Pérou).
- Le général Antonio José de Sucre, lieutenant de Bolivar, obtient l'indépendance définitive du Pérou en défaisant l'armée espagnole à la bataille de Ayacucho.

Asie


- Début de la première guerre anglo-birmane à cause d'un différend sur la frontière indienne (fin en 1826).

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures


- Fondation de la National Gallery à Londres en Angleterre.

Sciences et techniques


- Le chimiste suédois Jons Jakob Berzelius découvre le silicium.
- Le savant français Sadi Carnot jette les bases de la seconde loi de la thermodynamique et étudie scientifiquement l'efficacité des machines à vapeur.
- Joseph Nicéphore Niépce réussit à fixer l’image (photographie).

Naissances en 1824


- 20 avril : Peter Martin Duncan, paléontologiste anglais.
- 11 mai : Jean Gérôme, peintre français.
- 12 juillet : Eugène Boudin, peintre français.
- 4 septembre : Anton Bruckner, compositeur.
- 15 octobre : Yan Dargent, peintre breton.
- 14 décembre : Pierre Puvis de Chavannes, peintre français.
- 25 décembre : Thomas McIlwraith, homme d'affaire et ornithologue canadien d'origine écossaise († 1903).
- Le prédicateur coréen Ch'oe Che-U.

Décès en 1824


- 26 janvier : Théodore Géricault, peintre français.
- 23 février : Blasius Merrem, zoologiste allemand1761).
- 19 avril : Lord Byron, écrivain anglais
- 16 septembre : Louis XVIII de France
- 9 décembre : Girodet-Trioson (Anne-Louis Girodet de Roncypeintre), lithographe et écrivain français __NOTOC__ ko:1824년 ms:1824 simple:1824

Ludwig van Beethoven

Ludwig van Beethoven (Bonn, 17 décembre 1770Vienne, 26 mars 1827) était un compositeur allemand. Véritable incarnation de l’artiste romantique, solitaire et incompris de ses contemporains, Beethoven est aujourd’hui l’un des compositeurs les plus universellement admiré et écouté. Sa surdité, ses difficultés avec son neveu Karl dont il obtiendra la charge, ses déceptions amoureuses et son tempérament bouillonnant font de sa vie une légende du romantisme, légende qui sera perpétuée par la vénération que lui porteront tous les compositeurs romantiques. Beethoven restera un modèle pour eux dont le génie est insurpassé. Ses symphonies (en particulier les 5, 6, 7 et 9) et ses concertos pour piano (en particulier le 4 et le 5) sont les œuvres les plus populaires mais elles ne sauraient résumer le génie du compositeur.

Biographie

Ludwig naquit à Bonn (Allemagne) le 16 ou 17 décembre 1770, seule sa date de baptême est connue (17 décembre) ; il reçut le prénom de son grand père. Ses talents musicaux se manifestèrent très tôt À l’âge de 22 ans, il partit pour Vienne où il étudia sous la direction de Joseph Haydn. Il y gagna vite une réputation de pianiste virtuose et d’improvisateur, puis y commença ses premières compositions. Au début du siècle, il était déja connu pour être un compositeur majeur et novateur. À cette même période, empoisonné au plomb, il commença à perdre de son acuité auditive, ce qui ne l’empêcha pas de continuer à composer et de signer la 9 symphonie, une œuvre majeure composée alors qu’il était totalement sourd, ainsi que, par la suite, ses meilleurs quatuors à cordes. C'est en 1801 que Beethoven avoue à ses amis de Bonn sa crainte de devenir sourd. A Heiligenstadt, en 1802, il rédige un texte célèbre dans lequel il explique sa révolte face au drame qu'il vit : lui, un musicien, devenir sourd, voilà une fatalité à laquelle il ne souhaite pas survivre. Mais la musique le rappelle. Et il écrit qu'il sait avoir beaucoup d'autres domaines musicaux à explorer, à découvrir, et à léguer. Beethoven ne se suicidera pas, fera connaître peu à peu son handicap grandissant, et il se jettera dans la composition d'œuvres grandioses : d'exceptionnelles sonates pour pianos (notamment la Tempête et la Chasse, opus 31), la deuxième et la troisième symphonie - L'Eroïca - et bien d'autres encore. Ludwig van Beethoven mourut le 26 mars 1827. La cérémonie funèbre se déroula à l'église de la Sainte Trinité devant 10 000 à 30 000 personnes. Il est enterré au Cimetière central de Vienne.

Style musical et innovations

thumbnail L’œuvre de Beethoven, dans l’histoire musicale, représente une transition entre l’ère classique (1750-1810) et l’ère romantique (1810-1900). Dans sa Cinquième Symphonie, il présente un motif agressif en ouverture qu’il réutilise tout au long de ses quatre mouvements (motif omniprésent dès ses œuvres de jeunesse). La transition du troisième au dernier mouvement se fait attacca : sans interruption. La Neuvième Symphonie, enfin, introduit un chœur (au quatrième mouvement), pour la première fois. L’ensemble de ce traitement orchestral représente une véritable innovation. Il écrit un opéra (Fidelio), utilisant les voix comme des instruments symphoniques, et sans se soucier des limitations des choristes. S’il triomphe auprès du grand public, c’est aussi grâce à la force émotionnelle de ses œuvres. Sur le plan de la technique musicale, c’est l’emploi de motifs qui nourrissent des mouvements entiers qui est retenu comme apport incontournable. Surtout d’essence rythmique, ce qui constitue une grande nouveauté, ils se modifient, se multiplient pour constituer des développements. Il en va ainsi des très fameux : Premier mouvement du Quatrième Concerto (donné dès les premières mesures), Premier mouvement de la Cinquième Symphonie (idem), Deuxième mouvement de la Septième Symphonie (au rythme anapestique). Le tourbillonnement toujours renouvelé qui en résulte est extrêmement saisissant, à l’origine de cette grande véhémence qui « vient », sans cesse, chercher l’auditeur. Beethoven est aussi l’un des tout premiers à se pencher sur l’orchestration avec autant de soin. Dans les développements, des associations changeantes, notamment au niveau des pupitres de bois, permettent d’éclairer de façon singulière les retours thématiques, eux aussi légèrement modifiés sur le plan harmonique. Les variations de ton et couleur qui s’ensuivent renouvellent le discours tout en lui conservant les repères de la mémoire. Le grand public connaît surtout ses œuvres symphoniques souvent novatrices. C’est sa musique de chambre (sonates à deux, trios) qui est resté dans l'ombre pour la majorité, étant plus classiques, en particulier ses 32 sonates pour piano et ses 16 quatuors à cordes.

Œuvres symphoniques

Haydn a composé plus de 100 symphonies et Mozart plus de 40. De ses prédécesseurs, Beethoven n’a pas hérité de la rapidité, et il n’a composé que neuf symphonies, et en a ébauché une dixième. Mais chez Beethoven, les 9 symphonies ont toutes une identité propre. Les deux premières sont d’inspiration et de facture classique. Cependant, la
3 symphonie, dite « héroïque », va marquer un grand tournant dans la composition d’orchestre. Beaucoup plus ambitieuse que ses précédentes symphonies, l’Héroïque se démarque par l’ampleur de ses mouvements et le traitement de l’orchestre. Le premier mouvement, à lui seul, est plus long que la plupart des symphonies écrites à cette date. Cette œuvre monumentale, écrite au départ en hommage à Napoléon avant qu'il ne soit fait empereur, révèle Beethoven comme un grand architecte musical et est considéré comme le premier exemple avéré de romantisme en musique. Bien que plus courte et souvent considérée comme plus classique que la précédente, les tensions dramatiques qui parsèment l'œuvre font de la 4 symphonie une étape logique du cheminement stylistique de Beethoven. Puis viennent deux monuments créés le même soir, la 5 symphonie et la 6 symphonie. La cinquième et son fameux motif souvent dit "du destin" à quatre notes peut se rapprocher de la troisième par son aspect monumental. Un autre aspect novateur est l’utilisation répétée du motif de 4 notes sur lequel repose presque toute la symphonie. La 6 symphonie dite « la pastorale », évoque à merveille la nature que Beethoven aimait tant. En plus de moments paisibles et rêveurs, la symphonie possède un mouvement où la musique peint un orage des plus réalistes. La 7 symphonie est, malgré un second mouvement en forme de marche funèbre, marquée par son aspect joyeux et le rythme frénétique de son finale, qualifié par Richard Wagner, d'« apothéose de la danse ». La symphonie suivante, brillante et spirituelle, revient à une facture plus classique. Enfin, la 9 symphonie est la dernière symphonie achevée et le joyau de l’ensemble. Durant plus d’une heure, c’est une symphonie en quatre mouvements qui ne respecte pas la forme sonate. Chacun d’eux est un chef-d'œuvre de composition qui montre que Beethoven s’est totalement affranchi des conventions classiques et fait découvrir de nouvelles perspectives au traitement de l’orchestre. C’est à son dernier mouvement que Beethoven ajoute un choeur et un quatuor vocal qui chantent l’Hymne à la joie, un texte de Friedrich von Schiller. Cette œuvre appelle à l’amour et à la fraternité entre tous les hommes et la partition fait maintenant partie du patrimoine mondial de l’Unesco. L’Hymne à la joie a été choisi comme hymne européen. En plus de ses symphonies, Beethoven a écrit un sublime Concerto pour violon, dont il fit une transcription pour piano appelée Sixième concerto, un Concerto triple pour violon, violoncelle et piano et encore 5 concertos pour piano. De ces 5 concertos, le cinquième est le plus typique du style beethovenien, mais il ne faut pas oublier des moments forts, comme par exemple le deuxième mouvement du quatrième concerto. Beethoven a encore composé plusieurs superbes ouvertures (Léonore, Les créatures de Prométhée), une Fantaisie pour piano, choeur et orchestre, dont l’un des thèmes sera à l’origine de l’Hymne à la Joie. À cela s’ajoutent deux messes dont on retiendra surtout la Missa Solemnis, l’un des édifices de musique vocale religieuse les plus importants jamais créés. Enfin Beethoven sera l’auteur d’un unique opéra, Fidelio, l'œuvre à laquelle il tiendra le plus, et certainement celle qui lui a coûté le plus d’efforts.

Musique pour piano

Bien que les symphonies soient ses œuvres ses plus populaires et celles par qui le nom de Beethoven est connu du grand public, c’est certainement dans sa musique pour le piano et pour le quatuor à cordes que se distingue le plus le génie de Beethoven. Très tôt reconnu comme un maître dans l’art de toucher le piano-forte, le compositeur va, au cours de son existence, s’intéresser de près à tous les développements techniques de l’instrument, et les exploiter au-delà de leurs possibilités dans ses compositions. Beethoven a écrit 32 sonates pour piano qui s’échelonnent sur une vingtaine d’années. Cet ensemble, aujourd’hui considéré comme l’un des monuments dédiés à l’instrument, témoigne, encore plus que les symphonies, du cheminement stylistique du compositeur au cours des années. Les sonates, de forme classique au début, vont peu à peu s’affranchir de cette forme et ne plus en garder que le nom, Beethoven se plaisant à commencer ou à terminer une composition par un mouvement lent, par exemple comme dans la célèbre sonate dite « au Clair de Lune », à y inscrire une fugue, ou à nommer sonate une composition à deux mouvements. Au fur et à mesure, les compositions gagnent en liberté d’écriture, sont de plus en plus architecturées, et de plus en plus complexes. On peut citer parmi les plus célèbres l’
Appassionnata (1804), la Waldstein de la même année, ou Les Adieux (1810). Dans une sonate comme la célèbre Hammerklavier (1819), longueur et difficultés techniques atteignent des proportions telles qu’elles mettent en jeu les possibilités physiques de l’interprète comme celles de l’instrument, et exigent une attention soutenue de la part de l’auditeur. Elle fait partie des cinq dernières sonates, qui forment un groupe à part, dit de la « dernière manière ». Ce terme désigne un aboutissement stylistique de Beethoven, dans lequel le compositeur, désormais totalement sourd, et possédant toutes les difficultés techniques de la composition, délaisse toute considération formelle pour ne s’attacher qu’à l’invention et à la découverte de nouveaux territoires sonores. Les cinq dernières sonates constituent un point culminant de la littérature pianistique. La « dernière manière » de Beethoven, associée à la dernière période de la vie du maître, désigne lacompositeur) Anton Diabelli eut l’idée de réunir en un recueil des pièces des compositeurs majeurs de son époque autour d’un unique thème musical. L’ensemble de ces variations devait servir de panorama musical de l’époque. Beethoven, sollicité, et qui n’avait pas écrit pour le piano depuis longtemps, se prit au jeu, et au lieu de fournir une variation, en écrivit 33, qui furent publiées dans un fascicule à part. Les Variations Diabelli, de par leur invention, constituent le véritable testament de Beethoven pianiste.

Musique de chambre

Dans la musique de chambre, un autre monument est formé par les 16 quatuors à cordes. C’est sans doute pour cette formation que Beethoven a confié ses plus profondes inspirations. Le quatuor à cordes a été popularisé par Haydn puis Mozart, mais c’est Beethoven qui a utilisé au maximum les possibilités de cette formation. Les six derniers quatuors et la « Grande Fugue » en particulier, constituent le sommet insurpassé du genre. Le quatuor à cordes n’a, depuis Beethoven, pas cessé d’être un passage obligé de chaque compositeur. À coté des quatuors, Beethoven a écrit de belles sonates pour violon et piano, les premières étant l’héritage direct de Mozart, alors que les dernières, notamment la sonate « à Kreutzer » s’en éloignent pour être du pur Beethoven, cette dernière sonate étant quasiment un concerto pour piano et violon. Cycle moins connu que ses sonates pour violon ou ses quatuors, ses sonates pour violoncelle et piano font partie des œuvres réellement novatrices de Beethoven, n’ayant pour ainsi dire pas d’antécédent. Beethoven y développe des formes très personnelles, éloignées très vite du schéma classique de Mozart et Haydn, schéma qui à l’inverse perdure dans ses sonates pour violon. Enfin, il est l’auteur de plusieurs cycles de lieder, dont celui
À la Bien-aimée lointaine qui, s’ils n’atteignent pas la profondeur de ceux de Franz Schubert (qu’il découvrira peu avant de mourir), n’en sont pas moins de grande qualité.

Ses œuvres

Les numéros d’opus de son œuvre ont été donnés par ses éditeurs et suivent l’ordre de publication (plutôt que l’ordre d’écriture). Par exemple l’
Octuor pour instruments à vent écrit en 1792 est l’opus 103, alors que les opus 102 et 104 furent écrits en 1815 et 1817 respectivement. De la liste qui suit, toutes les œuvres jusqu’à l’opus 135 furent publiées du vivant du compositeur.
- Opus 1 n° 1 (1795) Trio pour piano et cordes n° 1 en mi bémol majeur
- Opus 1 n° 2 (1795) Trio pour piano et cordes n° 2 en sol majeur
- Opus 1 n° 3 (1795) Trio pour piano et cordes n° 3 en do mineur
- Opus 2 n° 1 (1796) Sonate pour piano n° 1 en fa mineur
- Opus 2 n° 2 (1796) Sonate pour piano n° 2 en la majeur
- Opus 2 n° 3 (1796) Sonate pour piano n° 3 en ut majeur
- Opus 3 (1794) Trio à cordes n° 1 en mi bémol majeur
- Opus 4 (1795) Quintette à cordes en mi bémol majeur
- Opus 5 n° 1 (1796) Sonate pour piano et violoncelle n° 1 en fa majeur
- Opus 5 n° 2 (1796) Sonate pour piano et violoncelle n° 2 en sol mineur
- Opus 6 (1797) Sonate pour piano à quatre mains
- Opus 7 (1797) Sonate pour piano n° 4 en mi bémol majeur
- Opus 8 (1797) Sérénade en ré majeur pour trio à cordes
- Opus 9 n° 1 (1798) Trio à cordes n° 2 en sol majeur
- Opus 9 n° 2 (1798) Trio à cordes n° 3 en ré majeur
- Opus 9 n° 3 (1798) Trio à cordes n° 4 en do mineur
- Opus 10 n° 1 (1798) Sonate pour piano n° 5 en do mineur
- Opus 10 n° 2 (1798) Sonate pour piano n° 6 en fa majeur
- Opus 10 n° 3 (1798) Sonate pour piano n° 7 en ré majeur
- Opus 11 (1798) Trio pour piano et cordes n° 4 en si bémol majeur
- Opus 12 n° 1 (1798) Sonate pour violon n° 1 en ré majeur
- Opus 12 n° 2 (1798) Sonate pour violon n° 2 en la majeur
- Opus 12 n° 3 (1798) Sonate pour violon n° 3 en mi bémol majeur
- Opus 13 (1799) Sonate pour piano n° 8 en do mineur « Pathétique »
- Opus 14 n° 1 (1799) Sonate pour piano n° 9 en mi majeur
- Opus 14 n° 2 (1799) Sonate pour piano n° 10 en sol majeur
- Opus 15 (1795) Concerto pour piano et orchestre n° 1 en ut majeur
- Opus 16 (1796) Quintette pour piano et instruments à vent
- Opus 17 (1800) Sonate pour cor en fa majeur
- Opus 18 n° 1 (1800) Quatuor à cordes n° 1 en fa majeur
- Opus 18 n° 2 (1800) Quatuor à cordes n° 2 en sol majeur
- Opus 18 n° 3 (1800) Quatuor à cordes n° 3 en ré majeur
- Opus 18 n° 4 (1800) Quatuor à cordes n° 4 en do mineur
- Opus 18 n° 5 (1800) Quatuor à cordes n° 5 en la majeur
- Opus 18 n° 6 (1800) Quatuor à cordes n° 6 en si bémol majeur
- Opus 19 (1795) Concerto pour piano et orchestre n° 2 en si bémol majeur
- Opus 20 (1799) Septuor en mi bémol majeur pour violon, alto, violoncelle, contrebasse, clarinette, cor et basson
- Opus 21 (1800) Symphonie n° 1 en ut majeur
- Opus 22 (1800) Sonate pour piano n° 11 en si bémol majeur
- Opus 23 (1801) Sonate pour violon n° 4 en la mineur
- Opus 24 (1801) Sonate pour violon n° 5 en fa majeur « Printemps »
- Opus 25 (1801) Sérénade en ré majeur pour flûte, violon et Alto
- Opus 26 (1801) Sonate pour piano n° 12 en la bémol majeur
- Opus 27 n° 1 (1801) Sonate pour piano n° 13 en mi bémol majeur
- Opus 27 n° 2 (1801) Sonate pour piano n° 14 en do dièse mineur « Clair de lune » :
  - Adagio sostenuto : Media:Moonlight1.mid
- Opus 28 (1801) Sonate pour piano n° 15 en ré majeur
- Opus 29 (1801) Quintette à cordes en ut majeur
- Opus 30 n° 1 (1803) Sonate pour violon n° 6 en la majeur
- Opus 30 n° 2 (1803) Sonate pour violon n° 7 en do mineur
- Opus 30 n° 3 (1803) Sonate pour violon n° 8 en sol majeur
- Opus 31 n° 1 (1802) Sonate pour piano n° 16 en sol majeur
- Opus 31 n° 2 (1802) Sonate pour piano n° 17 en ré mineur « La Tempête »
- Opus 31 n° 3 (1802) Sonate pour piano n° 18 en mi bémol majeur
- Opus 32 (1805) Lied - An die Hoffnung
- Opus 33 (1802) Sept Bagatelles pour piano
- Opus 34 (1802) Six variations pour piano sur un thème original, en fa majeur
- Opus 35 (1802) Quinze variations et une fugue pour piano sur un thème original, en mi bémol majeur, « Eroica »
- Opus 36 (1803) Symphonie n° 2 en ré majeur
- Opus 37 (1803) Concerto pour piano et orchestre n° 3 en do mineur
- Opus 38 (1803) Trio pour piano et cordes n° 8 (Arrangement du Septuor op. 20)
- Opus 39 (1789) Deux Préludes pour piano
- Opus 40 (1802) Romance pour violon en sol majeur
- Opus 41 (1803) Sérénade pour piano et flûte ou violon en ré majeur
- Opus 42 (1803) Notturno pour alto et piano en ré majeur
- Opus 43 (1801) Les Créatures de Prométhée : ouverture et Ballet
- Opus 44 (1792) Trio pour piano et cordes n° 10 (Variations sur un thème original en mi bémol majeur)
- Opus 45 (1803) 3 Marches pour piano à 4 mains
- Opus 46 (1795) Lied - Adélaïde
- Opus 47 (1802) Sonate pour violon n° 9 en la majeur « Kreutzer »
- Opus 48 n° 1 (1802) Lied - Bitten
- Opus 48 n° 2 (1802) Lied - Die Liebe des Nächsten
- Opus 48 n° 3 (1802) Lied - Vom Tode
- Opus 48 n° 4 (1802) Lied - Die Ehre Gottes aus der Natur
- Opus 48 n° 5 (1802) Lied - Gottes Macht und Vorsehung
- Opus 48 n° 6 (1802) Lied - Bußlied
- Opus 49 n° 1 (1792) Sonate pour piano n° 19 en sol mineur
- Opus 49 n° 2 (1792) Sonate pour piano n° 20 en sol majeur
- Opus 50 (1798) Romance pour violon en fa majeur
- Opus 51 n° 1 (1797) Rondo en ut majeur pour piano
- Opus 51 n° 2 (1798) Rondo en sol majeur pour piano
- Opus 52 n° 1 (1805) Lied - Urians Reise um die Welt
- Opus 52 n° 2 (1805) Lied - Feuerfab
- Opus 52 n° 3 (1805) Lied - Das Liedchen von der Ruhe
- Opus 52 n° 4 (1805) Lied - Maigesang
- Opus 52 n° 5 (1805) Lied - Mollys Abschied
- Opus 52 n° 6 (1805) Lied - Die Liebe
- Opus 52 n° 7 (1805) Lied - Marmotte
- Opus 52 n° 8 (1805) Lied - Das Blümchen Wunderhold
- Opus 53 (1803) Sonate pour piano n° 21 en ut majeur « Waldstein »
- Opus 54 (1804) Sonate pour piano n° 22 en fa majeur
- Opus 55 (1805) Symphonie n° 3 en mi bémol majeur « Eroica »
- Opus 56 (1805) Triple Concerto en ut majeur
- Opus 57 (1805) Sonate pour piano n° 23 en fa mineur « Appassionata »
- Opus 58 (1807) Concerto pour piano et orchestre n° 4 en sol majeur
- Opus 59 n° 1 (1806) en° 7 en fa majeur « Razoumovski »
- Opus 59 n° 2 (1806) Quatuor à cordes n° 8 en mi mineur « Razoumovski »
- Opus 59 n° 3 (1806) Quatuor à cordes n° 9 en ut majeur « Razoumovski »
- Opus 60 (1807) Symphonie n° 4 en si bémol majeur
- Opus 61 (1808) Concerto pour violon et orchestre en ré majeur
- Opus 62 (1807) Ouverture de Coriolan
- Opus 63 (1806) Transcription du Quintette à cordes, op. 4, pour Trio pour piano et cordes
- Opus 64 (1807) Transcription du Trio pour piano et cordes, op. 3, pour piano et violoncelle
- Opus 65 (1796) Aria - Ah perfido !
- Opus 66 (1796) Variations pour violoncelle sur
Ein Mädchen oder Weibchen de Mozart
- Opus 67 (1808) 5 symphonie en do mineur
- Opus 68 (1808) 6 symphonie en fa majeur « Pastorale »
- Opus 69 (1808) Sonate pour piano et violoncelle n° 3 en la majeur
- Opus 70 n° 1 (1808) Trio pour piano et cordes n° 5 en ré majeur
- Opus 70 n° 2 (1808) Trio pour piano et cordes n° 6 en mi bémol majeur
- Opus 71 (1796) Sextuor à vents en mi bémol
- Opus 72a (1805) Opéra - Léonore (avec l’ouverture Léonore II)
- Opus 72b (1806) Opéra - Léonore (avec l’ouverture Léonore III)
- Opus 72c (1814) Opéra - Fidelio
- Opus 73 (1809) Concerto pour piano et orchestre n° 5 en mi bémol majeur « l’Empereur »
- Opus 74 (1809) Quatuor à cordes n° 10 en mi bémol majeur « les Harpes »
- Opus 75 n° 1 (1809) Lied - Mignon
- Opus 75 n° 2 (1809) Lied - Neue Liebe, neues Leben
- Opus 75 n° 3 (1809) Lied - Aus Goethes Faust
- Es war einmal ein König
- Opus 75 n° 4 (1809) Lied - Gretels Warnung
- Opus 75 n° 5 (1809) Lied - An die fernen Geliebten
- Opus 75 n° 6 (1809) Lied - Der Zufriedene
- Opus 76 (1809) Six variations pour piano sur un thème original en ré majeur
- Opus 77 (1809) Fantaisie pour piano
- Opus 78 (1809) Sonate pour piano n° 24 en fa dièse majeur
- Opus 79 (1809) Sonate pour piano n° 25 en sol majeur
- Opus 80 (1808) Fantaisie chorale
- Opus 81a (1809) Sonate pour piano n° 26 en mi bémol majeur « Les Adieux »
- Opus 81b (1795) Septuor en mi bémol
- Opus 82 n° 1 (1809) Lied - Hoffnung
- Opus 82 n° 2 (1809) Lied - Liebes-Klage
- Opus 82 n° 3 (1809) Duo - L’amante impatiente
- Opus 82 n° 4 (1809) Lied - L’amante impatiente
- Opus 82 n° 5 (1809) Lied - Lebens-Genuß
- Opus 83 n° 1 (1810) Lied - Wonne der Wehmut
- Opus 83 n° 2 (1810) Lied - Sehnsucht
- Opus 83 n° 3 (1810) Lied - Mit einem gemalten Band
- Opus 84 (1810)
Egmont (Overture et Incidental Music)
- Opus 85 (1804) Christus am Ölberge
- Opus 86 (1807) Messe en ut majeur
- Opus 87 (1795) Trio pour deux hautbois et cor anglais en ut majeur
- Opus 88 (1803) Lied - Das Gluck der Freundschaft
- Opus 89 (1814) Polonaise en ut majeur
- Opus 90 (1814) Sonate pour piano n° 27 en mi mineur
- Opus 91 (1813) La Victoire de Wellington (
Wellingtons Sieg)
- Opus 92 (1813) 7 symphonie en la majeur
- Opus 93 (1814) 8 symphonie en fa majeur
- Opus 94 (1815) Lied - An die Hoffnung
- Opus 95 (1810) Quatuor à cordes n° 11 en fa mineur « Serioso »
- Opus 96 (1812) Sonate pour violon n° 10 en sol majeur
- Opus 97 (1811) Trio pour piano et cordes n° 7 en si bémol majeur « l’archiduc »
- Opus 98 (1816) Lied Cycle - An die ferne Geliebte
- Opus 99 (1816) Lied - Der Mann von Wort
- Opus 100 (1814) Lied - Merkenstein
- Opus 101 (1816) Sonate pour piano n° 28 en la majeur
- Opus 102no 1 (1815) Sonate pour piano et violoncelle n° 4 en ut majeur
- Opus 102no 2 (1815) Sonate pour piano et violoncelle n° 5 en ré mineur
- Opus 103 (1792) Octuor à vents en mi bémol
- Opus 104 (1817) Quintette à cordes (arrangement du Trio pour piano et cordes n° 3)
- Opus 105 (1819) Six variations pour piano et flûte
- Opus 106 (1818) Sonate pour piano n° 29 en si bémol majeur « Hammerklavier »
- Opus 107 (1820) Dix variations pour piano et flûte
- Opus 108 (1818) Vingt-six Lieder écossais
- Opus 109 (1822) Sonate pour piano n° 30 en mi majeur
- Opus 110 (1822) Sonate pour piano n° 31 en la bémol majeur
- Opus 111 (1822) Sonate pour piano n° 32 en do mineur
- Opus 112 (1815) Meeresstille und glückliche Fahrt (pour chœur et orchestre)
- Opus 113 (1811) Singspiel - Die Ruinen von Athen (Les ruines d’Athènes)
- Opus 114 (1822) Marche et chœurs - Die Weihe des Hauses
- Opus 115 (1815) Ouverture - Zur Namensfeier
- Opus 116 (1802) Trio vocal avec orchestre - Tramte, empi tremate
- Opus 117 (1811) Singspiel - King Stephen
- Opus 118 (1814) Eligischer Gesang (pour chœur et orchestre)
- Opus 119 (1822) Onze nouvelles bagatelles pour piano
- Opus 120 (1823) Trente-trois variations pour piano sur une valse de Diabelli, ut majeur (
Variations Diabelli)
- Opus 121a (1803) Trio pour piano et cordes n° 11 (Variations sur
Ich bin der Schneider Kakadu)
- Opus 121b (1822) Opferlied (pour chœur et orchestre)
- Opus 122 (1824) Bundeslied (pour chœur et orchestre)
- Opus 123 (1822) Messe en ré majeur (Missa Solemnis)
- Opus 124 (1822) Ouverture - Die Weihe des Hauses
- Opus 125 (1824) Symphonie n° 9 en ré mineur « Ode à la joie »
- Opus 126 (1824) Six Bagatelles pour piano
- Opus 127 (1825) Quatuor à cordes n° 12 en mi bémol majeur
- Opus 128 (1822) Lied - Der Kuss
- Opus 129 (1795) Rondo Capriccio pour piano en sol majeur
- Opus 130 (1825) Quatuor à cordes n° 13 en si bémol majeur
- Opus 131 (1826) Quatuor à cordes n° 14 en do dièse mineur
- Opus 132 (1825) Quatuor à cordes n° 15 en la mineur
- Opus 133 (1826) Grande fugue (
Große Fuge) en si bémol majeur
- Opus 134 (1826) Arrangement pour piano à 4 mains de la Grande fugue
- Opus 135 (1826) Quatuor à cordes n° 16 en fa majeur
- Opus 136 (1814) Cantate - Der glorreiche Augenblick
- Opus 137 (1817) Quintette à cordes (fugue) en ré majeur
- Opus 138 (1807) Ouverture - Léonore I

Au cinéma

Aujourd'hui, son œuvre est reprise dans de nombreux films, entre autres : - Elephant (Gus van Sant, palme d'or à Cannes en 2003) est un film composé de très peu de dialogues et d'uniquement deux morceaux comme accompagnement sonore,
Lettre à Élise et Sonate au clair de lune (les deux morceaux sont joués par l'un des protagonistes dans une des séquences du film). - Dans [http://fr.wikipedia.org/wiki/Orange_m%C3%A9canique Orange mécanique] (Stanley Kubrick, 1971), le personnage principal, Alex De Large, est un fan inconditionnel de Beethoven. On entend à de nombreuses reprises la 9ème symphonie tout au long du film, en particulier le second mouvement ainsi que la fameuse Ode à la joie. Sa vie a aussi inspiré plusieurs films, entre autres : - Un grand amour de Beethoven (Abel Gance, 1936) - Ludwing van B. (Bernard rose, 1994) - Copying Beethoven (Agnieszka Holland, 2005) traite du compositeur (Ed Harris) et de son amour passionnel pour Anna Holtz (Diane Kruger), son assistante.

Anecdotes


- Le 1er décembre 2005, un manuscript original comportant 80 pages de la Grande fugue (une version pour piano à 4 mains du final du Quatuor à cordes Op. 133) a été vendu à Londres par la maison Sotheby's pour 1,13 millions de livres (1,6 millions d'euros). L'identité de l'acheteur n'est pas connue. Le manuscrit avait été retrouvé dans les caves du Palmer Theological Seminary, à Philadelphie (USA) en juillet 2005.

Bibliographie

Philadelphie]
- Jean et Brigitte Massin -
Beethoven
- Barry Cooper -
Beethoven 1991
- Philippe Autexier -
Beethoven la force de l’absolu, Découvertes Gallimard, 1991
- André Boucourechliev -
Beethoven, Seuil, 1994
- Michel Lecompte -
La musique symphonique de Beethoven, Fayard, 1995
- Eve Ruggieri -
Beethoven Itinéraire sentimental, JC Lattès, 1996
- Jean-Jacques Greif -
Réveille-toi Ludwig, L’école des loisirs, 1997
- Toa de Nora -
Beethoven et la construction du génie, Fayard, 1998
- Marcel Marnat -
Beethoven, Editions Jean-paul Gisserot, 1998
- Esteban Buch -
La neuvième de Beethoven, Gallimard, 1999
- Elisabeth Brisson -
Le sacre du musicien, CNRS Editions, 2000
- Édouard Herriot -
La vie de Beethoven , Gallimard, 2005

Liens externes


- [http://www.lvbeethoven.com/index_Fr.html Site consacré au compositeur]
- [http://perso.wanadoo.fr/l.vanbeethoven/index.htm Site consacré au compositeur : Biographie, oeuvres majeurs, l'Homme...]
- [http://www.gutenberg.org/author/Beethoven,+Ludwig+van Correspondance et œuvres sur le projet Gutenberg]
- [http://www.bh2000.net/score/orchbeet/ Partitions gratuites des symphonies et concerti]
- [http://www.sheetmusicarchive.net/ Partitions gratuites des sonates pour piano, variations ...]
- [http://perso.wanadoo.fr/claude-broussy/musique_et_beethoven.htm Articles à propos de Ludwig Van Beethoven]
- [http://perso.wanadoo.fr/crampman/album_cris/musiciens_2.html Reportage photos sur Beethoven, à Vienne]
- [http://www.unheardbeethoven.org/ Collection de fichiers
midi d'œuvres rares de Beethoven]
- [http://www.classiccat.net/beethoven_l_van/ Guide pour des fichiers mp3 de Beethoven]
- [http://www.angelfire.com/tn3/papazacharias/beethov.html Les Sonates pour Piano (midi)] Beethoven, Ludwig van Beethoven, Ludwig van Beethoven, Ludwig van Beethoven, Ludwig van Beethoven, Ludwig van ja:ルートヴィヒ・ヴァン・ベートーヴェン ko:루트비히 판 베토벤 ms:Ludwig van Beethoven simple:Ludwig van Beethoven th:ลุดวิก ฟาน เบโทเฟน


1915

Catégorie:1915 Cette page concerne l'année 1915 du calendrier grégorien.

Événements


- 5 septembre : Conférence pacifiste à Zimmerwald.

Première Guerre mondiale


- 19 janvier : premier bombardement aérien de civils par un zeppelin en Angleterre.
- 4 février : Premières attaques sous-marines allemandes.
- En février, Échec de la tentative de percée française en Champagne (février-mars).
- 22 avril : Première utilisation de gaz asphyxiants près d'Ypres.
- 24 avril : Arrestation et déportation de plus de 600 intellectuels arméniens de Constantinople par les Jeunes Turcs. Date considérée symboliquement comme marquant le début du génocide des Arméniens
- 25 avril : Débarquement d'un corps expéditionnaire allié aux Dardanelles.
- 26 avril : Traité de Londres entre les alliés et l'Italie.
- 7 mai : Torpillage par les Allemands du paquebot britannique Lusitania
- 23 mai : Entrée de l'Italie en guerre au côté des alliés.
- En mai, Échec de la tentative de percée en Artois (Mai-juin).
- En mai, Offensives allemandes contre la Russie (mai-oct.).
- 25 septembre : Échec d'une tentative française de percée en Artois (25 sept-11 oct).

Europe


- Début du ministère de coalition d'Herbert Asquith, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1916).

France


- 29 octobre : Aristide Briand Président du Conseil en France.
- Création du constructeur automobile « Citroën ».
- Émission d'un emprunt national à 5% pour financer la guerre.
- L'inflation se monte à 20%.

Suisse


- 9 janvier : les autorités fédérales décrètent le monopole des céréales.
- 16 mai : Inauguration du tunnel du Mont-d’Or qui raccourcit de 17 km le trajet Vallorbe-Paris.
- 27 juillet : Le Conseil fédéral promulgue une ordonnance controversée sur la censure.
- 5 septembre : Réunion à Zimmerwald (BE), de leaders socialistes de onze pays européens, dont Léon Trotsky et Lénine.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- Harvey Spencer Lewis fonde l'A.M.O.R.C. (Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix).
- Refondation du Ku Klux Klan.

Amérique Latine

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabe


- 30 mai : Empire ottoman : Ordre de déportation des Arméniens dans les déserts d'Irak et de Syrie, des centaines de milliers de personnes meurent.

Arts & culture


- 8 février et 3 mars : Première à Los Angeles et sortie du film de David Wark Griffith :
Naissance d'une Nation.

Beaux-Arts


- En décembre, exposition à Petrograd du tableau
Carré noir sur fond blanc de Malevitch.
- Naissance du mouvement Dada.

Littérature


- Disparition de
la Gazette, le premier hebdomadaire français (fondé en 1631).
- L'écrivain autrichien Franz Kafka publie
La Métamorphose.
- Romain Rolland, Prix Nobel de littérature pour son œuvre majeure
Jean-Christophe.

Sciences & techniques


- 22 avril : Première utilisation de gaz asphyxiants près d'Ypres en Belgique.
- Le physicien Albert Einstein expose sa théorie de la relativité générale.
- Premier appel téléphonique transcontinental entre New York et San Francisco.

Sports

Naissances en 1915


- 30 janvier : John Profumo, homme politique britannique
- 15 février : Georges Gorse, homme politique français
- 5 mars : Laurent Schwartz, mathématicien français († en 2002, 87 ans)
- 7 mars : Jacques Chaban-Delmas, homme politique français († en 2000, 85 ans)
- 21 avril : Anthony Quinn, acteur mexicain († en 2001, 86 ans)
- 6 mai : Orson Welles, acteur et réalisateur américain († en 1985, 70 ans)
- 15 mai :
  - Paul Samuelson, économiste américain
  - Mario Monicelli, scénariste et réalisateur italien
- 4 juin : Modibo Keïta, homme politique malien († en 1977, 62 ans)
- 24 juin : Fred Hoyle, cosmologiste britannique († en 2001, 86 ans)
- 11 juillet : Guy Schoeller, éditeur français
- 29 août : Ingrid Bergman, actrice de cinéma suèdoise († en 1982, 67 ans)
- 24 octobre : Bob Kane, dessinateur américain de comics, créateur de Batman († en 1998, 83 ans)
- 19 décembre : Édith Piaf, chanteuse française († en 1963, 48 ans)
- 27 décembre : William Howell Masters, sexologue américain
- 28 septembre : Ethel Rosenberg, espionne (?) américaine exécutée († en 1953, 38 ans)

Décès en 1915


- Michel Bréal, linguiste français
- Eugène Ducretet, ingénieur, pionner français de la radio
- 9 mai : François Faber, cycliste
- 2 juillet : Porfirio Díaz, président du Mexique jusqu'en 1911
- 10 septembre : Charles-Eugène Boucher de Boucherville, premier ministre du Québec __NOTOC__ ja:1915年 ko:1915년 ms:1915 simple:1915 th:พ.ศ. 2458


Allemagne

L'Allemagne (nom officiel en français : République fédérale d'Allemagne) est un pays d'Europe, membre du Conseil de l'Europe (1951), de l'OCDE, de l'Union de l'Europe Occidentale (1954), de l'OTAN (1955), de l'Union européenne (1958), de l'ONU (1973), de l'OSCE et de la zone euro.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Allemagne Même si l'allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, le territoire connu maintenant comme l'Allemagne ne fut créé qu'en 1871, lorsque la Confédération de l'Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurttemberg et Bavière) devinrent l'Empire allemand. L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, le Kaiser dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut jugée responsable de la guerre. Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permirent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Aussitôt, Hitler élimina toute opposition et prit le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devint officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d'Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939. L'Allemagne domina le début du conflit. Elle conquit une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourna au profit des pays alliés : le Royaume-Uni, les États-Unis, l'URSS qui écrasèrent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicida. 1945 Dévastée par la guerre, l'Allemagne et Berlin furent divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par une des nations vainqueurs (y compris la France). L'Allemagne fut finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide : la RFA (République fédérale d'Allemagne) à l'ouest et la RDA (République démocratique allemande) à l'est. Les territoires plus à l'est furent intégrés à la Pologne et à l'URSS. L'Allemagne de l'Ouest retrouva la croissance économique bien plus vite que l'Allemagne de l'Est. À la chute du mur de Berlin, symbole de la réunification de l'Allemagne, en novembre 1989, les deux pays ne possédaient pas du tout le même niveau économique. Cette différence se ressent aujourd'hui encore et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne.

Géographie

Union européenne Article détaillé : Géographie de l'Allemagne Superficie : 357 005 km²
Frontières terrestres : 3 618 km (Autriche 784 km ; Tchéquie 646 km ; Pays-Bas 577 km ; Pologne 456 km ; France 451 km; Suisse 334 km ; Belgique 167 km ; Luxembourg 135 km ; Danemark 68 km)
Littoral : 2 389 km
Extrémités d'altitude : - 2 m > 2 962 m (la Zugspitze) Voir aussi:
- Liste des îles d'Allemagne
- Villes d'Allemagne

Économie

Article détaillé : Économie de l'Allemagne L'Allemagne enregistre le plus grand PIB de l'Union européenne. La Commission européenne lui a reproché à plusieurs reprises le dépassement des 3 % de déficit autorisé par le Traité de Maastricht. Le taux de chômage est de 11.5 % en novembre 2005 (11 % janvier 2004, 12.1 % en janvier 2005) et le nombre de chômeurs s'élève à plus de 5 millions. Avant la mise en place de l'euro le 1er janvier 1999, l'unité monétaire allemande était le Deutsche Mark.

Démographie

Deutsche Mark Article détaillé : Démographie de l'Allemagne Le pays une fois réuni est devenu démographiquement la nation la plus importante de l'Union européenne. Cependant, sa population vieillit et décroît naturellement, et seule l'immigration empêche une baisse de la population. Population : 83 029 536 habitants (en 2001). 0-14 ans : 15,57 % ; 15-64 ans : 67,82 %; + 65 ans : 16,61 %
Densité : 232 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 75 ans (en 2000)
Espérance de vie des femmes : 81,1 ans (en 2000)
Taux de croissance de la pop. : 2,7 ‰ (en 1997)
Taux de natalité : 9,16 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité : 10,42 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité infantile : 4,71 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 1,4 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 4 ‰ (en 2001)
Personnes d'origine musulmane : 3,2 millions dont 2,5 millions sont turcs (2004)

Culture

Article détaillé : Culture de l'Allemagne L'Allemagne est la terre natale de compositeurs tels Beethoven, Bach, Brahms, Schumann, Wagner ou Carl Orff; de poètes tels Goethe, Schiller et Heine ; de philosophes tels Kant, Hegel, Karl Marx et Nietzsche, théologiens tels Luther et Bonhoeffer, d'écrivains tels Hermann Hesse, Thomas Mann et Grass ; de scientifiques tels Einstein, Born, Planck, Heisenberg, Hertz et Bunsen; et d'ingénieurs tels Otto, Daimler, Benz, Diesel et Linde.
- Langues régionales d'Allemagne
- Fêtes et jours fériés d'Allemagne
- Hymne national : Das Lied der Deutschen Les grandes organisations du culte en Allemagne sont la Evangelische Kirche in Deutschland et l'Église catholique romaine. La troisième organistion du culte est l'église orthodoxe grecque. L'église orthodoxe serbe est la sixième organisation du culte en Allemagne. La quatrième organisation du culte en Allemagne est l'Église apostolique arménienne. Plus connus sont les Témoins de Jéhovah, qui sont en 5 place.
- Liens vers des statistiques sur les religions en Allemagne: [http://www.remid.de]

Divers

Lignes de téléphone : 150,2 millions (en 1997)
Téléphones portables : 65 millions (en 2005)
Postes de radio : 77,8 millions (en 1997)
Postes de télévision : 51,4 millions (en 1998)
Utilisateurs d'Internet : 25 millions (en 2005)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 123 (en 2000)
Routes : 656 140 km (dont 650 891 km goudronnés) (en 1998)
Voies ferrées : 40 826 km (en 1998)
Voies navigables : 7 500 km
Nombre d'aéroports : 613 (dont 322 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Voir aussi

Articles connexes


- Liste des noms français de toponymes allemands
- Gouvernement Angela Merkel(2)
- Liste d'Allemands célèbres
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