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7 Septembre

7 septembre

Le 7 septembre est le 250 jour de l'année (251 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Sainte Reine.

Événements


- 1191 : Victoire de Richard Coeur de Lion à Arsouf contre Saladin
- 1341 : Par l'arrêt de Conflans le roi Philippe VI de France reconnaît Charles de Blois duc de Bretagne, marquant ainsi le début de la guerre de Succession de Bretagne.
- 1631 : Victoire du roi (luthérien) Gustave II Adolphe de Suède à Breitenfeld, au nord de Leipzig, où il écrase l'armée de la Ligue catholique, commandée par les généraux impériaux, les comtes de Tilly et de Pappenheim.
- 1646 : Les premiers habitants de la Réunion sont ramenés à Fort-Dauphin et l'île redevient donc inhabitée.
- 1812 : Victoire de Napoléon à la bataille de la Moskowa contre les Russes.
- 1822 : Indépendance du Brésil
- 1860 : Garibaldi prends Naples et se proclame "Dictateur des Deux-Siciles"
- 1882 : C'est la première fois qu'Edison éclaire un quartier de New York à l'électricité.
- 1945 : Les États-Unis, par leur représentant le général Hodge, dissolvent les Comités de libération nationale de Corée et déclarent la république populaire proclamée le 6 par Yo Unhyŏng illégale.
- 1945 : Parution du premier numéro du Dauphiné libéré
- 1953 : Nikita Khrouchtchev succède à Joseph Staline à la tête de l'Union soviétique.

Naissances


- 1533 : Élisabeth I d'Angleterre
- 1707 : Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, naturaliste, mathématicien, biologiste, cosmologiste et auteur français († 1788).
- 1726 : François-André Danican, dit Philidor, joueur d'échecs et compositeur.
- 1866 : Tristan Bernard, écrivain et humoriste français († 7 décembre 1947).
- 1909 : Elia Kazan, homme de théâtre et de cinéma américain.
- 1914 : James Alfred van Allen, physicien et astronome américain.
- 1934 : Baudouin Ier de Belgique.
- 1936 : Buddy Holly, chanteur américain de rock'n'roll.
- 1940 : Dario Argento, réalisateur italien
- 1955 : Mira Furlan, actrice croate.

Décès


- 1151 : Geoffroy V d'Anjou (38 ans), comte d'Anjou et du Maine, puis duc de Normandie, appelé « Geoffroy le Juste » ou « Geoffroy Plantagenêt », fondateur de la dynastie des Plantagenêts des rois d'Angleterre. (° 24 août 1113).
- 1799 : Louis-Guillaume Le Monnier, botaniste français (° 1717)
- 1799 : Jan Ingenhousz, médecin et botaniste d'origine anglaise (° 1730)
- 1851 : John Kidd physicien, chimiste et géologue anglais
- 1873 : Jules Verreaux, ornithologue français (° 1807)
- 1978 : Keith Moon batteur de The Who
- 2004 : Samira Bellil militante de « Ni putes ni soumises » et auteur du livre-témoignage Dans l'enfer des tournantes Catégorie:Jour de l'année ja:9月7日 ko:9월 7일 ms:7 September simple:September 7 th:7 กันยายน

Jour

als:Tag ja:日 simple:Day Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h). Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]). Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire). Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral). À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.

Voir aussi


- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales

Liens externes


- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où] Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier

Année bissextile

Catégorie:Calendrier Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».

Règle actuelle

Depuis l'instauration du calendrier grégorien : # Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres. # Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles. # Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles. Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3. Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle. La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.

Histoire des années bissextiles

Les mois intercalaires de l'année de Numa

L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.

Le jour intercalaire de Jules

En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis). Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait). Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ». C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.

29 février

Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.

30 février

En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans. Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février. als:Schaltjahr ja:閏年 ko:윤년 simple:Leap year th:ปีอธิกสุรทิน

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Sainte-Reine


- Sainte-Reine, commune française de la Haute-Saône
- Sainte-Reine, commune française de la Savoie

Voir aussi


- Sainte Reine, sainte catholique, martyre en 262.
- Sainte-Reine-de-Bretagne, commune française de la Loire-Atlantique



Bataille d'Arsouf

Arzouf Livrée le 7 septembre 1191, la bataille d'Arsouf vit la victoire de Richard Cœur de Lion sur l'armée de Saladin.

Introduction

Après la chute de Jérusalem, une troisième croisade avait été lancée à partir de l'Europe. Au départ, tout laissait croire que les croisés n'auraient aucune difficulté à reprendre Jérusalem. Rassemblant à elle seule l'armée allemande de Frédéric Barberousse, les troupes françaises du roi de France Philippe Auguste et, enfin, les troupes françaises et anglaises du roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion, la force des croisés semblait effectivement bien trop puissante pour que Saladin puisse résister. Cependant, tout n'alla pas comme prévu. Suite à la noyade de Frédéric de Barberousse dans un fleuve, l'armée allemande se décomposa et les principales forces qui la composaient retournèrent chez elles. Le départ des Allemands supprimait un appui qui aurait pu s'avérer décisif pour la croisade. Malgré tout, la croisade n'en était pas terminée pour autant. Combattant ensemble, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion remportèrent quelques succès qui leurs permirent d'emporter notamment Saint-Jean-d'Acre, à la grande déception de Saladin. Suite au départ du roi de France, Richard se retrouva seul. Cependant, se trouvant toujours à la tête d'une puissante armée, Richard se décida à marcher en direction de Jérusalem. C'est au cours de cette campagne que Richard démontra toutes ses qualités de stratège et de tacticien. Faisant marcher son armée le long de la mer, Richard put alors rester en communication avec sa flotte et, ainsi, assurer continuellement des provisions à ses troupes. Représentant une immense colonne, l'armée de Richard avait pour avant-garde le corps des Hospitaliers, venaient ensuite les corps des Bourguignons, des Champenois, des Poitevins, des Angevins, des Bretons, des Normands et, enfin, des Anglais. Placé en arrière-garde, le corps des Templiers fermait donc la marche. Ayant repéré l'axe de marche des croisés, Saladin fit réunir toute son armée et se porta rapidement vers le flanc droit des troupes de Richard. Avant de livrer une bataille rangée, Saladin préféra tout d'abord épuiser considérablement les croisés par une stratégie de harcèlement. Les cavaliers turcs commencèrent alors à s'approcher suffisamment des croisés pour les cribler de flèches. Répétée plusieurs jours de suite, cette stratégie de harcèlement n'eut que des résultats assez médiocres. Bien protégés par leurs cottes de mailles, les chevaliers croisés ne reçurent que des blessures assez légères, rarement mortelles. Obéissant en outre à la solide discipline que Richard avait instauré dans leurs rangs, les chevaliers croisés ne se prirent jamais au piège de poursuivre les cavaliers Turcs se retirant continuellement après avoir lancé leurs volées de flèches. D'autre part, faisant preuve d'adresse, les archers et les arbalétriers de Richard infligèrent des pertes notables aux cavaliers Turcs. Pensant qu'il avait suffisamment épuisé les croisés par sa stratégie de harcèlement, Saladin se décida à livrer une bataille. Réunissant ses trente mille soldats turcs, arabes et africains, Saladin les jeta donc à l'attaque contre le flanc droit des croisés.

Déroulement de la bataille

Prévenu par ses éclaireurs qu'une immense armée arrivait sur son flanc droit pour livrer bataille, Richard garda non seulement un sang-froid remarquable mais réalisa impeccablement une manœuvre adéquate à faire en sorte que son armée ne présente plus le flanc droit mais le front. Faisant avec un ordre remarquable un quart de tour vers leur droite, les croisés réussirent à se présenter de face à leurs adversaires avant que ces derniers n'aient le temps de les attaquer par le flanc droit. Le plan de Saladin venait de connaître alors un échec indiscutable. Étant dorénavant très proches l'une de l'autre, les deux armées prirent le même dispositif de combat, l'infanterie devant et la cavalerie en seconde ligne. Ayant désormais l'initiative tactique, Richard voulu se tenter à un enveloppement des forces de Saladin et, ainsi, remporter une victoire totale. Cependant, agacés par le tir des archers noirs africains qui leur blessaient des chevaux, un chevalier Hospitalier et le chevalier Anglais Thomas Carrew n'attendirent pas le signal de Richard et chargèrent les Sarrazins. Pour Richard, cette charge était bien trop prématurée puisqu'il n'avait pas eu le temps de terminer la manœuvre adéquate à envelopper les Sarazins. Apprenant que quelques chevaliers avaient chargé sans attendre ses ordres, Richard comprit alors qu'il ne pourrait pas réaliser son plan et entra donc dans une de ses plus violentes colères. Malgré tout, reprenant son calme et comprenant que seule une cohésion parfaite de ses troupes lui apporterait la victoire, Richard ordonna alors à toute sa chevalerie de charger les Sarazins. Engagés en première ligne, les fantassins de Richard débandèrent alors leurs rangs pour laisser passer la chevalerie croisée. Toute la chevalerie française, Bourguignons, Champenois, Poitevins, Angevins, Bretons, Normands, ainsi que les Anglais, les Hospitaliers et les Templiers chargèrent en rangs très serrés et enfoncèrent toutes les troupes de Sarrazins qu'ils rencontrèrent sur leur passage. Un témoin turc de la bataille rapporta : « Les Francs envoyèrent une division contre notre droite, une contre notre centre, une autre sur notre gauche, et tout chez nous fut culbuté et mis en déroute ». Premières victimes du massacre, les archers furent pour la plupart décapités à coups d'épées. Les cavaliers turcs et arabes furent les secondes victimes, les croisés les enfoncèrent à coups d'épées et de lances, la lance étant l'arme la plus redoutable du chevalier. Chargeant lui-même dans la mêlée, Richard se battit comme un lion et abattit de nombreux cavaliers adverses. Un chevalier français, le fameux Guillaume des Barres, s'illustra par sa vaillance et fit l'admiration de Richard lui-même. Le comte de Champagne, l'évêque de Beauvais et le comte de Dreux firent des prodiges. Ainsi, suite à ses premiers succès, la chevalerie croisée venait de mettre les troupes de Saladin en déroute. Voyant les cavaliers Sarazins fuir en désordre, les chevaliers ne tombèrent pas dans le piège de les poursuivre. La discipline instaurée par Richard fonctionnait encore à merveille. Réunissant les troupes qu'il lui restait, Saladin leur ordonna de charger les croisés. Voyant leurs adversaires charger à leur tour, les chevaliers croisés vinrent aussitôt à leurs rencontre, les enfoncèrent encore et les mirent une seconde fois en déroute. Chargeant encore dans la mêlée, Richard affronta Saladin au corps à corps et le renversa après l'avoir blessé à l'épaule d'un coup de lance. N'étant pas blessé mortellement, Saladin prit une nouvelle monture et se retira en arrière. Échouant à rallier de nouveau ses troupes, Saladin se retira définitivement et abandonna son camp.

Commentaires

Richard venait de remporter une très belle victoire près du bois d'Arsouf, bois qui donna le nom de la bataille. Non seulement, les Sarrazins avaient été complètement battus, mais leurs pertes étaient très fortes. On pouvait voir des cadavres Sarazins à la tête barbue alignés les uns contre les autres par milliers. Fort de cette victoire d'Arsouf, Richard avait donc le chemin ouvert en direction de Jérusalem. Cependant, pensant qu'il n'avait pas assez de troupes pour prendre la ville sainte, Richard se refusa à l'assiéger et signa la paix avec Saladin. Dans cette paix, les chrétiens conservaient les conquêtes de la croisade et obtenaient le droit de pèlerinage dans Jérusalem. Arsouf catégorie:opération militaire des croisades

Saladin

Saladin (1137-1193) (en arabe صلاح الديي Salāḥ al Dīn Yūsuf al-Ayyūbī) fonda la dynastie ayyoubide, en Égypte et en Syrie. Il est également connu pour s'être battu contre les croisés et l'honneur avec lequel il traitait les vaincus.

Biographie

croisés Il est né dans une famille kurde à Tikrit sur le Tigre. Après une éducation militaire sous le commandement de Shirkuh, homme d'État et soldat de la tribu des turcs seldjoukides, Saladin défendit à trois reprises l'Égypte contre les croisés établis en Palestine. En 1169, il prit la succession de son oncle au poste de vizir au Caire. Après avoir relancé l'économie égyptienne et avoir réorganisé son armée, il finit par abolir le califat fatimide en 1171, mettant fin à une des plus prospère et tolérante périodes de l'histoire islamique d'Egypte. Il prit alors le pouvoir en Égypte sous le titre de sultan, même si de nombreux turcs Seldjoukides refusèrent de servir sous les ordres d'un Kurde. Sa position était précaire initialement car nul ne s'attendait à ce qu'il tienne longtemps en Égypte où il y avait eu de nombreux changements de gouvernement les précédentes années à cause d'une longue lignée de califes enfants. En tant que chef d'une armée étrangère, de Syrie, il n'avait également aucun contrôle sur l'armée égyptienne qui était toujours dirigée par le calife dont c'était le seul pouvoir restant. Avec ses frères, Saladin transforma l'Égypte en État vassal de sa propre famille, contre la volonté de Nur ad-Din qui était initialement responsable de l'envoi en Égypte de Shirkuh et Saladin. Il restaura également le sunnisme en Égypte, contre l'héritage chiite des Fatimides, ce qui va boulverser la vie des chrétiens coptes et des juifs, dont les tolérants fatimides s'étaient servi avec succès en administration, commerce et sciences. À deux occasions, en 1171 et 1173, Saladin battit en retraite devant les invasions des chrétiens du royaume de Jérusalem. Elles avaient été lancées par Nur ad-Din, et Saladin espérait que le royaume resterait intact pour servir de tampon entre l'Égypte et la Syrie dominée par les tribus turcs jusqu'à ce que Saladin puisse s'emparer de la Syrie en même temps. Nur ad-Din et Saladin préparaient tous deux la guerre quand le premier mourut en 1174. Une occasion pour Saladin qui marcha alors sur Damas où il fut accueilli pacifiquement dans la ville. En revanche Alep et Mossoul, les deux autres grandes cités que Nur al-Dun dirigeait, n'ont jamais été prises mais Saladin réussit à imposer son influence et son autorité sur elles en 1176 et en 1186 respectivement. Lors du siège d'Alep, le 22 mai 1176, des membres de la secte des Assassins tentèrent de l'assassiner. Tandis qu'il consolidait son pouvoir en Syrie, il laissait généralement tranquille le royaume des croisés, car il n'avait pas réussi la conquête totale de la Syrie et en plus en 1177 le roi Baudouin IV lui inflige une lourde défaite. Renaud de Châtillon, en particulier, harassa les routes musulmanes de commerce et de pèlerinage et menaça d'attaquer La Mecque avec une flotte sur la Mer Rouge. C'est seulement 10 ans plus tard, en 1185, à l'aproche de la mort de Baudouin IV, qu'il décide de relancer le jihad (tombé en désuétude dans le monde musulman), en juillet 1187, Saladin envahit le royaume de Jérusalem, affaibli par les disputes entre les Templiers et les Francs et anéantit l'armée croisée, encerclée après une marche épuisante, sur la colline de Hattin. Saladin captura et exécuta Renaud ; il captura également le roi Guy de Lusignan. Deux jours plus tard il organisa à Damas l'execution publique de centaines des soldats chrétiens torturés à mort. Ensuite il s'empara de Jérusalem le 2 octobre 1187 après une âpre négociation financière avec le baron Balian (30.000 écus en or). Il reprit rapidement toutes les cités croisées, excepté Tyr. Hattin et la chute de Jérusalem provoquèrent la Troisième croisade. Cette croisade reprit Acre et Saladin fut battu encore une fois par un roi chrétien, Richard Ier d'Angleterre, à la bataille d'Arsouf en 1191. La relation entre les deux hommes était mêlée de respect et de rivalité militaire. Quand Richard fut blessé, Saladin offrit le service de son médecin personnel ; à Arsuf, quand Richard perdit son cheval, Saladin lui en envoya deux en remplacement. Il y eut même le projet de marier la sœur de Richard avec le frère de Saladin. Les deux arrivèrent à un accord pour Jérusalem en 1192 au terme duquel elle resterait musulmane mais serait ouverte aux pèlerins chrétiens. Peu après le départ de Richard, Saladin mourut en 1193 à Damas, où sa tombe est une attraction touristique majeure, où l'on peut y lire « seigneur, accorde lui sa dernière conquête, le paradis ». Malgré sa farouche opposition à la puissance chrétienne, Saladin gagna en Europe une grande réputation de souverain chevaleresque, à tel point qu'il exista au un poème épique sur ses exploits et que Dante l'inclut parmi les âmes païennes des limbes. Le nom Salāḥ al Dīn signifie en arabe « intégrité, droiture de la foi (ou de la religion) », et au cours des âges, Saladin a été une source constante d'inspiration et de respect pour les musulmans, le mythe du chevalier musulman capable de vaincre l'Occident chrétien. Une province, aujourd'hui arabe sunnite, centrée sur Tikrit dans l'Irak moderne, Saladin tient son nom de Salah ad Din. Catégorie:Islam et croisades Catégorie:Palestine Catégorie:Souverain musulman Catégorie:Chef de guerre musulman Saladin Saladin ja:サラーフッディーン ms:Salahuddin Al-Ayubbi

Charles de Blois

Charles de Blois, aussi appelé Charles I de Bretagne, (1319, Blois, 29 septembre 1364, Auray). Il a été canonisé comme Charles de Blois (bienheureux). Il est Baron de Mayenne, comte de Penthièvre, seigneur de Guise, et duc de Bretagne. Il est fils de Guy I de Châtillon, comte de Blois et de Marguerite de Valois Il est devenu duc de Bretagne en 1341, ayant épousé Jeanne de Penthièvre (dite la Boiteuse), nièce du duc Jean III de Bretagne et petite-file d'Arthur III de Bretagne le 4 juin 1337 à Paris, ce qui a déclenché la guerre de Succession de Bretagne lorsque par l'arrêt de Conflans, le roi Philippe VI de France le reconnaît Charles de Blois duc de Bretagne. En octobre 1341, Charles de Blois marcha à la suite de Jean, duc de Normandie et héritier présomptif de la couronne de France, pour soutenir ses prétentions sur le duché de Bretagne contre Jean de Montfort. En 1344, il prend Quimper. Il est fait prisonnier par les Anglais au siège de Vannes ( ou bataille de La Roche-Derrien ) en 1347. Il est libéré le 10 août 1356, après 9 ans de captivité en Angleterre, après s'être engagé à verser une rançon de 700000 florins d'or, qui n'était pas entièrement payée à sa mort. Bertrand du Guesclin se fait connaître en 1357 en participant à la défense de Rennes assiégée par le duc de Lancastre. Charles de Blois l'adoube chevalier au château de Montmuran dans les Ifs, et le nomme capitaine de Pontorson et du mont Saint-Michel. Charles de Blois meurt le 29 septembre 1364 lors de la bataille d'Auray contre Jean IV de Bretagne, fils de Jean de Montfort et de Jeanne de Flandre. Il est béatifié en 1904. De son épouse Jeanne de Penthièvre, il avait eu : :
- Jean Ier (1340 † 1404), comte de Penthièvre, vicomte de Limoges. :
- Gui, envoyé en otage en Angleterre, où il mourut. :
- Henri, décédé en 1400. :
- Marie (1345 † 1040), comtesse de Guise, mariée en 1360 avec Louis duc d'Anjou (1339 † 1384), comte du Maine, comte de Provence et de Forcalquier . :
- Marguerite, mariée en 1351 avec Charles de la Cerda († 1354), comte d'Angoulême. Charles Blois Catégorie:Maison de Châtillon Charles Blois

Liste des ducs de Bretagne


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Bretagne Bretagne Bretagne

Ducs de Bretagne

Selon les époques, les « princes » de Bretagne furent rois, puis ducs, comtes et enfin à nouveau ducs de Bretagne et pairs de France.

Rois du Haut Moyen Âge (légendaires ou semi légendaires)


- ??? - 359 env Guitel, prince de Domnonée ???
- env 400 Derech I
- 350 - 421 Conan Meriadec installé en Bretagne armoricaine en l'an 383. personnage donné pour premier roi dans la vie de St Gouesnou et par dom Morice
- ??? - ??? Riwallon, Riwal, Riwalt ou Rivelen, donné pour premier roi de Bretagne dans les vies des saints Guénolé, Winnoc, Brieuc, Tugdual et Lunaire
- 421 - 421 Gradlon Meur, nom d'un roi de Cornouaille cité dans le cartulaire de Landévennec, donné pour premier roi de Bretagne par dom Lobineau
- ??? - 446 Salomon I roi de Bretagne
- ??? - 464 Aldrien roi de Cornouaille
- ??? - 478 Erich roi de Cornouaille
- ??? - ??? Riothamus roi de Domnonée
- 490 - 509 Budic roi de Cornouaille, nom d'un roi de Cornouaille cité dans le cartulaire de Landévennec
- 509 - 545 Hoël I
- 545 - 554 Hoël IIroi
- 554 - 594 Alain I
- 594 - 612 Hoël III roi
- 600 env Concar Cheronnog roi de Cornouaille, nom d'un roi de Cornouaille cité dans le cartulaire de Landévennec
- 610 - 647 Judicaël roi de Cornouaille
- 647 - ??? Judoc roi de Cornouaille liste selon la Chronique de St-Brieuc et dom Morice
- Conan / Conan Meriadec
- Grallon / Gradlon
- Salomon
- Audren / Audroen
- Budic, épouse Anne, sœur du roi Arthur
- Hoel Ier le Grand, son fils, neveu du roi Arthur
- Hoel II, son fils
- Alain Ier, son fils
- Hoel III, son fils
- Salomon II, son fils
- Alain II le Long, son fils invasion de Goths & de Francs
- Conober
- Rivallon MeurMarziou
- Deroch, son fils
- Riatam, son fils
- Jona, son fils (???-640)
- Conomor, usurpateur
- Judual

Rois du Haut Moyen Âge (attestés historiquement)


- ??? - 636 Judicael roi de Domnonée
- 818 - 822 Murman ou Morvan Lez-Breizh, roi des Bretons des environs de Priziac
- ??? - 825 Wiomarc'h ou Guyomarc'h, chef ou roi des Bretons du nord-est, vraisemblablement

Rois de Bretagne


- 845-851 : Nominoë, duc
- 851-857 : Erispoë, duc & roi
- 857-874 : Salomon (Salaün en breton), duc, roi en 868
- 874-876 : guerre de succession entre Pascweten, comte de Vannes et Gurvant/Gurwand
- 876-888 : guerre de succession entre Alain le Grand comte de Vannes et Judicaël, comte de Poher
- 888-907 : Alain I le Grand seul duc, roi vers 898
- 908?-913 : Gourmaëlon, comte de Cornouaille, gouverne le royaume 913-931 : occupation normande sous les chefs Ragenold/Rögnvald, Félécan et Incon
- 931 : Alain Barbetorte et Juhel-Bérenger, comte de Rennes tentent de libérer la Bretagne, sans succès
931-937 : occupation normande. Guillaume Longue-épee, duc de Normandie, ayant conquis le Cotentin et l'Avranchin, se titre duc de Bretagne
- 937-952 : Alain II Barbe-Torte, duc
- 952-958? : Drogon, duc sous la régence partagée de son oncle le comte de Blois Thibaud le Tricheur (qui en confie l'administration à l'archevêque de Dol Wicohen ainsi qu'au comte de Rennes Juhel-Bérenger) et de son beau-père le comte d'Anjou Foulques le Roux (qui épouse la veuve de Barbetorte)
- 958-979 : Hoël Ier, duc, comte de Nantes
- 979-988 : Guérec, duc, comte de Nantes (précédemment évêque de Nantes)
- 988-990 : un enfant mâle de nom inconnu, fils de Guérec, duc, comte de Nantes

Maison de Rennes


- 980 - 992 Conan I le Tort, duc, comte de Rennes
- 992 - 1008 Geoffroi I, duc
- 1008 - 1012? Havoise de Normandie, duchesse douairière et régente pour son fils mineur Alain III
- 1008 - 1040 Alain III, duc
- 1040 - 1047 Eon de Penthièvre, régent au nom de son neveu mineur Conan II
- 1040 - 1066 Conan II, duc

Maison de Cornouaille


- 1066 - 1084 Hoël II de Cornouaille épouse Havoise, fille d'Alain III et sœur de Conan II. Duc de Bretagne, comte de Cornouaille et de Nantes
- 1084 - 1112 Alain IV Fergent, duc
- 1112 - 1148 Conan III le Gros, duc :Ce duc déshérita son fils Hoël III pour cause d'illégitimité et désigna comme successeur son petit-fils Conan IV, sous la régence de son gendre Eudon/Eon de Porhoët. A sa mort, Eudon écarta son beau-fils et Hoël III tenta de faire valoir ses droits. Conan IV se réfugia en Angleterre et Henri II d'Angleterre le réinstalla dans son duché en 1156.
- 1148-1148 : Hoël III, duc (prétendant) puis seulement comte de Nantes jusqu'en 1156
- 1148-1156 : Eon II, comte de Porhoët, duc régent au nom de sa femme la duchesse Berthe (fille de Conan III)

Maison de Penthièvre


- 1156 - 1166 Conan IV le Petit, duc. Du chef de son père Alain le Noir, il est le premier duc de Bretagne investi de l'honneur de Richmond (= comté de Richemont, en Angleterre).
- 1166 - 1201 Constance (fille de Conan IV), forcée d'épouser Geoffroy, fils d'Henri II d'Angleterre qui suit, et ultérieurement Ranulf de Chester, puis Guy de Thouars.

Plantagenêts


- 1181 - 1186 Geoffroy II, duc, premier mari de la duchesse Constance
- 1186 - 1196 Constance, duchesse puis régente pour son fils mineur Arthur Ier 1196 - 1197 le roi d'Angleterre Richard Coeur de Lion conquiert la Bretagne, fait enlever la duchesse Constance et se fait confier la garde du jeune duc Arthur, son héritier
- 1197 - 1201 Constance, duchesse et régente pour son fils mineur Arthur Ier
- 1201 - 1203 Arthur I, duc, prétendant au trône d'Angleterre ainsi qu'à la Normandie, l'Anjou, le Maine...

Maison de Thouars


- 1203 - 1206 : Guy de Thouars, (troisième époux de Constance) baillistre du duché pour sa fille mineure Alix 1206 - 1207 : le roi de France Philippe-Auguste enlève l'administration du duché à Guy de Thouars et s'arroge les fonctions ducales, avant de les restituer
- 1207 - 1213 : Guy de Thouars, baillistre du duché pour sa fille mineure Alix
- 1213 - 1221 : Alix, duchesse, fiancée à Henri de Penthièvre puis mariée à Pierre Mauclerc

Maison capétienne de Dreux


- 1213-1237 Pierre Mauclerc († 6 juillet 1250), « baillistre » du duché de Bretagne pour la duchesse Alix puis son filsmineur le duc Jean le Roux.
- 1237-1286 Jean I le Roux (1221-1286), duc
- 1286-1305 Jean II († 21 novembre 1305), duc
- 1305-1312 Arthur II25 juillet 1261 - † 27 août 1312), duc
- 1312-1341 Jean III dit « Le Bon », (° 8 mars 1286 - † le 30 avril 1341), duc

guerre de Succession de Bretagne


- 1341-1365 : Jeanne, comtesse de Penthièvre et son époux Charles de Blois († 1364) :: la succession est contestée par son oncle Jean de Montfort, ce qui déclence la guerre de Succession de Bretagne, puis par son fils le futur Jean IV. En 1365, par le Traité de Guérande, Jeanne de Penthièvre renonce à la Bretagne en faveur de Jean IV.

Maison capétienne de Montfort


- 1364-1399 Jean IV le Conquéreur, aussi dit le Vaillant, comte de Montfort
- 1399-1442 Jean V le Sage (1389-1442), comte de Montfort
- 1442-1450 François I (1414-1450), comte de Montfort
- 1450-1457 Pierre II, comte de Guingamp
- 1457-1458 Arthur III le Justicier ou le Connétable de Richemont (1393-1457), comte de Richemont/Richmond
- 1458-1488 François II (1435-1488), comte titulaire d'Etampes
- 1488-1514 Anne (1477-1514), reine des Romains et archiduchesse d'Autriche par son mariage avec Maximilien de Habsbourg, puis reine de France, de Sicile et de Jérusalem par son mariage avec Charles VIII, puis reine de France et duchesse de Milan par son mariage avec Louis XII

Maison capétienne de Valois-Orléans


- 1514-1524 Claude de France (1499-1524)

Maison capétienne de Valois-Orléans-Angoulême


- 1524-1536 François III (1518-1536), dauphin de France, fils aîné de François I et de Claude de France.
- 1536-1547 Henri (1519-1559), dauphin de France, fils cadet de François I et de Claude de France. Porte le titre de duc de Bretagne sans être couronné à Rennes. Roi de France sous le nom d'Henri II à partir de 1547. Après l'édit d'Union de la Bretagne à la France en 1532, la population nantaise accueillera à plusieurs reprises le souverain français au cri de: « Vive le Duc ! ». Depuis Geoffroi II, les ducs de Bretagne rendaient hommage au roi de France (parfois transféré au roi d'Angleterre) pour la Bretagne. Ils le firent lige jusqu'à Jean IV. Les ducs suivants firent l'hommage simple, malgré les réclamations répétées de la cour de France. Les ducs devaient aussi l'hommage pour les autres terres qu'ils tenaient : Au roi d'Angleterre pour le comté de Richemont/Richmond (quand celui-ci le leur laissait); au roi de France pour la vicomté de Limoges (d'Arthur II à Charles de Blois) et pour le comté de Montfort-L'Amaury (depuis Jean IV). À noter le cas du duc Arthur III, qui était devenu connétable de France avant son accession au trône ducal, quand il n'était que comte de Richemont - on le connait sous le nom de connétable de Richemont - qui rendant hommage 14 octobre 1457 était précédé d'un porteur qui tenait deux épées : l'une nue la pointe en haut, à cause de sa dignité ducale ; l'autre au fourreau, à cause de sa dignité de connétable. En 1366 Jean IV évitera l'hommage lige en prétendant vouloir le faire, cependant aussitôt après il rendit un hommage-lige pour son comté de Montfort-L'Amaury. Les querelles de succession causèrent la guerre de Succession de Bretagne avec ce paradoxe que le parti de Jean IV de Montfort - appuyé par l'Angleterre - prétendait faire valoir la loi salique alors que la maison de Penthièvre, appuyée par la France - la rejetait, au prétexte du droit Breton, selon lequel les femmes entraient en ligne de compte pour les successions. Ce pavé n'a pas sa place ici; pourrait-on le déplacer ?

Prétendants au duché de Bretagne


- 1420 : Olivier de Blois-Bretagne (mort en 1434), comte de Penthièvre, fils de Jean de Blois et de Marguerite de Clisson; petit-fils de la duchesse Jeanne (Jeanne de Penthièvre) et de Charles de Blois.
- 1488... : Charles VIII roi de France. En 1480, son père Louis XI avait acheté pour 50.000 livres à Nicole de Blois-Bretagne, comtesse de Penthièvre et descendante héritière du précédent, les droits sur la Bretagne qu'elle détenait. Cela ne pouvait avoir aucune valeur juridique pour la succession ducale (qui ne s'obtenait que par descendance naturelle) mais c'était une manière pour Louis XI de rabaisser le duché au rang d'un verger qu'on achète.
- 1488... : Jean II, vicomte de Rohan, avait épousé Marie de bretagne, fille du duc François Ier. Anne étant fille, (et bien que François II l'ait fait reconnaître héritière par les Etats) Jean prétendit au duché du fait du traité de Guérande qui excluait les femmes de la succession en présence d'un héritier mâle. Il prit en plusieurs occasions le titre de duc, ce que Charles VIII lui interdit ultérieurement.
- 1488... : Jean de Chalon, prince d'Orange. Quoiqu'il n'ait pas soutenu officiellement ses prétentions, il monnaya leur renonciation avec Charles VIII. Fils de Catherine de Bretagne, elle-même sœur du dernier duc François II, ses droits selon les lois bretonnes (traité de Guérande) étaient sans doute les meilleurs pour succéder à François II.
- 1590-98 : Isabelle (1566-1633) infante d'Espagne. A l'extinction des Valois-Orléans-Angoulême avec la mort du roi Henri III en 1589 accéda au trône de France le roi Henri IV. Il n'avait pas de lien familial direct avec les ducs de Bretagne et n'en était donc pas l'héritier. Tous les fils d'Henri II étant morts sans descendance légitime, les droits au duché passaient à l'infante Isabelle, fille aînée du roi Philippe II d'Espagne et d'Elisabeth de Valois (1545-1568), elle-même fille aînée d'Henri II. Refusant de reconnaître l'édit d'union de 1532, Philippe II expédia des troupes en Bretagne pour soutenir la cause de sa "duchesse Isabelle" et établir un pont vers ses Pays-Bas.
- 1590-98 : Philippe-Emmanuel de Lorraine (1558-1602), duc de Mercoeur, gouverneur de Bretagne et époux de Marie de Luxembourg, comtesse de Penthièvre (prétendant de fait).

Maison de Bourbon

17041705 : Louis de France (1704-1705), arrière-petit-fils du roi Louis XIV de France. Titré par son arrière-grand-père à la naissance, mort âgé de neuf mois. 17071712 : Louis de France (1707-1712), frère du précédent. Titré par son arrière-grand-père à la naissance, Louis de France devient ensuite dauphin, à la mort de son père. 19731984 : François de Bourbon (1972-1984), fils aîné d' Alphonse II de Bourbon, chef de la Maison de France et de Bourbon. Titré le 13 octobre 1973, François de Bourbon reçoit ensuite le titre de « duc de Bourbon » à la mort de son grand-père.

1631

Catégorie:1631
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---- Cette page concerne l'année 1631 du calendrier grégorien.

Événements


- 30 mai : Création de la Gazette, par Théophraste Renaudot, c'est le premier hebdomadaire français.
- 17 juin : Décès d'Arjumand Bânu Begam, épouse de l'empereur moghol Shah Jahan. Début de la construction du Taj Mahal à Âgrâ en Inde (fin en 1643/1644, ou 1648, ou 1654, la date est incertaine).
- 7 septembre : Victoire du roi (luthérien) Gustave II Adolphe de Suède à Breitenfeld, au nord de Leipzig, où il écrase l'armée de la Ligue catholique, commandée par les généraux Impériaux, les comtes de Tilly et de Pappenheim.
- Début de la construction de la ville de Richelieu, en France, sur ordre du cardinal du même nom (fin en 1642)
- L'astronome français Pierre Gassendi réalise la première observation d'un transit de Mercure prévu par Johannes Kepler en 1619.
- L'architecte Le Roy commence la construction du Versailles de Louis XIII.
- L'explorateur anglais Luke Fox fait le tour de la baie d'Hudson.
- Le sculpteur et architecte Baldassare Longhena commence la construction de l'église de la Salute à Venise (fin en 1687).
- Velasquez peint le Portrait de Philippe IV.
- Éruption du Vésuve occasionnant plus de 40 000 morts.

Naissances en 1631


- Nicolas Lebègue, musicien français († 1702)
- François Vatel, cuisinier français († 1671)

Décès en 1631


- ko:1631년 ms:1631

Bataille de Breitenfeld

La Bataille de Breitenfeld (17 septembre 1631) fut la première victoire majeure des protestants lors de la Guerre de Trente Ans, elle incita les États protestants à s'unir. Pour la première fois, la mobilité et la puissance de feu (utilisation des cartouches et pratique du feu de salve) l'ont emporté sur le nombre et la force des piques.

Prélude

Le général Tilly, commandant les armées catholiques, envahit la Saxe à la fin août 1631 pour empêcher l'alliance de l'Électeur Jean-Georges Ier de Saxe avec le roi (luthérien) Gustave II Adolphe de Suède. Celui-ci répondit en joignant ses troupes à celles de l'Électeur.

Tactique

Les troupes impériales étaient organisées en carré ou tercios fait de 50 hommes de large et 30 hommes de profondeur. Le centre du tercio était constitué de soldats portant de grandes lances avec en périphérie des arquebusiers. L'armée de Tilly comprenait 17 tercios organisés en 3 blocs, le bloc central étant légèrement en avant. La cavalerie était de chaque côté de l'armée. Les seules réserves de Tilly était de la cavalerie en arrière de l'infanterie. Le comte de Pappenheim commandait le flanc gauche et Fürstenburg le flanc droit. Gustave Adolphe plaça son armée en deux longues lignes de 5 lanciers de profondeur et de 6 arquebusiers de profondeur. L'artillerie et la cavalerie étaient dispersées.

Bataille

Gustave Adolphe Aprés deux heures d'échange d'artillerie, le comte de Pappenheim mena une charge de cavalerie sur le flanc gauche. Sept charges de cavalerie légère avec des pistolets furent repoussées par les suédois. Pappenheim quitta le champ de bataille après la septiéme charge. L'infanterie restait stationnaire pendant que sur l'autre flanc la cavalerie de l'empire mettait en déroute la cavalerie de l'Électeur de Saxe. Ce que voyant, Tilly ordonna à l'infanterie de charger, mettant en fuite les troupes saxonnes. Ces dernières, dans leur retraite, pillèrent le camp suédois. Tilly était sur le point d'ordonner l'attaque sur le flanc des troupes protestantes restantes, mais Gustave-Adolphe réorganisa sa seconde ligne, ce qui l'empêcha de mettre en œuvre sa tactique. La cavalerie suédoise chargea avec l'infanterie et les troupes catholiques quittèrent le terrain.

Voir aussi


- Guerre de Trente Ans
- Bataille de Leipzig (1642) aussi connue comme la "seconde bataille de Breitenfeld". Catégorie:Histoire moderne Breitenfeld

Leipzig

Leipzig (Lipsk en sorabe) est une ville d'Allemagne, au sud de Berlin, en Saxe.

Géographie

Elle est située au confluent de la Pleisse, de la Elster blanche et de la Parthe. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, sa population atteignait 750 000 habitants, elle en comptait moins de 500 000 en 2002.

Histoire

Leipzig fut le théâtre de la Bataille des nations en 1813. Le Völkerschlachtdenkmal au sud-est de la ville commémore cette bataille. Ce monument colossal fut utilisé à des fins idéologiques tour à tour par les nazis (lieu d'une grande victoire du peuple allemand, les nazis y ont organisé des démonstrations visuelles) et par le régime du SED (idéal du rapprochement avec la Russie, de l'amitié germano-soviétique) . Place historiquement commerçante (elle obtint le privilège de tenir un marché dès 1165), elle a joué un rôle important pour les échanges économiques entre les pays du COMECON lors de la période communiste. communiste communiste communiste Carrefour de communication, elle fut pionnière lors de l'avènement du chemin de fer, avec l'édification de la première ligne jusqu'à Dresde alors la plus longue en Allemagne et la construction de la gare Bayrischer Bahnof, la plus ancienne en Europe, terminus de la liaison avec la Bavière. Leipzig est aujourd'hui l'un des nœuds ferroviaires les plus importants en Europe, sa gare de voyageurs est la plus grande d'Europe. (Etait la plus grande gare d'Europe avant que deux voies soient utilisées pour des expositions. Les plus grandes gares sont celles de Milano Central et de London Waterloo ?). C'est une ville à grande tradition culturelle; la création, dès 1409, de l'université va y catalyser l'essor de l'industrie de l'édition, consacrée en 1912 par l'installation de la Bibliothèque allemande. Carré d'art (Museum der bildenden Künste) ouvert en 2005.

Personnages connus


- Johann Sebastian Bach a composé une importante partie de son œuvre à Leipzig alors qu'il était cantor à l'église Saint Thomas. Son tombeau se trouve dans une chapelle de l'église. L'orchestre du Gewandhaus est une autre de ses institutions musicales, un orchestre symphonique qui a vu se succéder les chefs les plus illustres, Felix Mendelssohn-Bartholdy, Arthur Nikisch.
- Goethe y séjourna pour ses études de 1764 à 1767.
- Le président russe Vladimir Poutine a travaillé pour les services secrets dans les années 80
- Angela Merkel (CDU) a étudié à l'université de Leipzig
- Walter Ulbricht était de Leipzig
- 1865, 27 février, Jacques Mieses, † 23. février 1954 à Londres, allemand-britanniques Maître grand d'échecs, journaliste et auteur de livre
- Friedrich Ruge, premier inspecteur de la marine.

Événements


- mars
  - [http://www.leipziger-buchmesse.de Festival Leipzig lit]
- mai
  - Le [http://www.bach-leipzig.de festival Johann Sebastian Bach]
- Pentecôte
  - [http://www.wave-gotik-treffen.de Festival international du Dark, Wave, Gothique] (Musique gothique, New wave)
- août
  - [http://www.ladyfestleipzig.de Festival de l'émancipation] (punk, électro, indie)
- octobre
  - [http://www.dokfestival-leipzig.de/homepage Festival international du film documentariste et animée]
  - [http://www.franzoesische-filmtage.de Les jours des films français]
- novembre
  - [http://www.leipziger-jazztage.de Les jours du Jazz de Leipzig]
  - [http://www.leipzig-online.de/euro-scene Festival du théâtre contemporain et européen]

Culture


- [http://www.leipzig.sprachenabend.de Sprachenabend] : soirées polyglottes, point de rencontre pour des Allemands et des étrangers
- [http://www.tangofabrik-leipzig.de Tangofabrik] : tango, jazz en fusion
- [http://moritzbastei.de Moritzbastei] : concerts, lectures, théâtre, café
- [http://www.nadir.org/nadir/initiativ/ci Conne Island] : rock, punk, ska, électro, projets sociaux
- [http://blogs.lib24.de/augenblicke/ augenblicke - Photoblog de Leipzig] : images et impressions
- Schaubühne Lindenfels (Plagwitz/Lindenau) - cinéma, bar, concerts Catégorie:Ville de Saxe ja:ライプツィヒ ko:라이프치히 simple:Leipzig

Jean 't Serclaes, comte de Tilly

Jean 't Serclaes, comte de Tilly, était un chef de guerre wallon né en 1559 au château de Tilly (dans la province de Brabant) et mort le 30 avril 1632 à Ingolstadt (en Bavière). Surtout connu comme le « général Tilly », il a été commandant en chef des armées de la Ligue Catholique et du Saint Empire romain germanique pendant la première partie de la guerre de Trente Ans.
Image:Tilly.jpg
Tilly, portrait par Van Dyck
Il était le second fils de Martin, seigneur de Montignies-sur-Sambre et de Tilly, sénéchal héréditaire du comté de Namur et de Dorothée de Schierstaedt, fille de Meinhardt, maréchal de la cour de Louis II, roi de Hongrie; et gouveneur de Charles-Quint en Livonie et en Russie, et ancienne dame d'honneur de Marie de Hongrie, gouvernante générale des Pays-Bas. Il a été élevé dans la foi catholique et formé par les Jésuites qui lui inculquèrent la passion de la défense de la Contre-Réforme. Il embrassa la carrière militaire dans ce but, et apprit le métier des armes auprès des plus fameux capitaines de l'armée espagnole : le duc d'Albe (Don Juan d'Autriche) et Alexandre Farnèse. Il devint enseigne au régiment namurois du colonel Herman de Lynden, baron de Reckheim, au service d'Ernest de Bavière, prince-évêque de Liège, qui venait d'être élu archevêque-électeur de Cologne. Tilly se distingua à la prise de Bonn et au cours de la campagne de Westphalie. Il retourna ensuite aux Pays-Bas et prit part au siège d'Anvers (septembre 1584-25 février 1585). Après la chute d'Anvers, il commanda une compagnie du régiment des cuirassiers du comte Adolphe de Schwarzenberg et contribua à la victoire remportée par le duc de Guise, à Auneau, le 24 novembre 1586, sur l'armée des protestants allemands. Il passa ensuite au service de Charles de Lorraine, duc de Mayenne, participa à la bataille d'Arques (20 septembre 1589) et à celle d'Ivry (14 mars 1590). Il devint gouverneur de Dun et de Villefranche jusqu'en 1594 Il se mit ensuite à la disposition de l'empereur Rodolphe II pour participer à la campagne de Hongrie contre les Turcs, qui l'occupa de 1602 à 1606. Il se distingua à la bataille de Stuhlweissenburg en 1601, où il fut blessé, et devint major général de la cavallerie et de l'artillerie. En 1604, il était promu général de la cavallerie, et en 1605, il devint feldmaréchal. En 1608, il participa à la reprise en mains de Donauwörth ou s'étaient confrontés catholiques et protestants. Ce fut le véritable début de sa carrière car le duc Maximilien I de Bavière lui confia en 1609 la mise sur pied et l'organisation des forces armées de la Ligue Catholique formée alors pour contrer l'Union Évangélique des États protestants d'Allemagne. À la tête de l'armée bavaroise, il se rendit en 1620 Haute-Autriche pour mettre au pas la noblesse insurgée contre Maximilien. À cette même époque, la Bohême était en soulèvement contre l'empereur Ferdinand II : les armées de celui-ci avait subi une défaite, et les Bohémiens avaient menacé Vienne. Sur ordre de Maximilien, Tilly se joignit le reste de cette armée, et se dirigea vers Prague. Dans des conditions tactiques difficiles, il mit en complète déroute les troupes du roi de Bohême Frédéric à la fameuse bataille de la Montagne Blanche (8 novembre 1620), un des moments forts de la guerre de Trente Ans qui commençait. L'intervention de Tilly permit à l'empereur de reprendre la main en Bohême, et mit en fuite Frédéric. Cette victoire catholique amena plusieurs princes protestants à lever leurs armées, et Tilly se rendit en 1621 vers la vallée du Rhin pour les y combattre, notamment le plus dangereux d'entre eux, Ernst von Mansfeld. Pendant les quartiers d'hiver, le Palatinat fut ravagé par les soldats cantonnés dans un pays hostile. Le 27 avril 1622 les deux armées s'affrontèrent et Tilly subit une des rares défaites de sa carrière à Wiesloch près de Mingolsheim. Il fut alors rejoint par une armée espagnole et battit une autre armée, celle du margrave de Baden-Durlach à Wimpfen et à Höchst ; il ne put empêcher la jonction des armées de Mansfeld et de Christian de Brunswick qu'il parvint à éloigner momentanément. Il prit Heidelberg puis Mannheim. Une partie des manuscrits de la bibliothèque d'Heidelberg fut envoyée à Rome pour y être intégrée à la Bibliothèque Vaticane contre des subsides du pape. Le 6 août 1623, Tilly remporta sur Christian de Brunswick la grande bataille de Stadtlohn et continua de pourchasser Ernst von Mansfeld dans le nord de l'Allemagne. Il regagna au catholicisme les évêchés de Halberstadt, Hildesheim, Minden et Osnabrück. À cette époque, le Danemark entra dans le conflit. Les années 1624 à 1626 et suivantes furent terribles aussi bien pour les armées en campagne que pour les contrées parcourues par la soldatesque, ravagées par la peste, la famine, et toutes les exactions des temps de guerre. Engagé par l'empereur pour diriger une armée impériale, Albert de Wallenstein fit aussi peu qu'il put pour aider Tilly alors que ses troupes bénéficiaient de conditions matérielles bien meilleures. Mais Tilly travaillait pour ce qu'il considérait son devoir, et Wallenstein pour son propre compte. Wallenstein avait écrasé les troupes de Mansfeld le 25 avril 1626 au pont de Dessau. Le 27 août, Tilly remporta contre Christian IV de Danemark la bataille décisive de Lutter. Sa victoire amena la retraite de l'armée danoise vers le Jutland, poursuivie par les troupes de Tilly et de Wallenstein. Le roi du Danemark fut contraint de signer la paix de Lübeck le 12 mai 1629. Après le renvoi de Wallenstein par l'empereur en août 1630, Tilly assuma également le commandement des armées impériales. Mais la Suède venait d'entrer dans le conflit, sous la conduite de son roi Gustave II Adolphe. Celui-ci évita, dans un premier temps le combat. Pour le forcer à intervenir, et pour s'assurer le contrôle d'une place stratégique de première importance, Tilly mit le siège devant Magdebourg ou stationnait une garnison suédoise. Il prit la ville, qui pendant le sac qui s'ensuivit, fut presque entièrement détruite par un gigantesque incendie. On ne sait pas qui l'alluma, des troupes catholiques, de la garnison suédoise ou des habitants contraints à se cacher ou à fuir. Cependant le désastre de Magdebourg fut pendant des siècles compté à charge de Tilly qui pourtant, s'efforça toujours de contenir ses troupes. La ville ne pouvant plus offrir d'abri ni de vivres, Tilly et son armée se dirigèrent vers la Thuringe. Ils y furent rejoints par les suédois qui leur infligèrent une sanglante défaite à Breitenfeld (au nord de Leipzig) le 17 septembre 1631. Puis les suédois se dirigèrent vers le sud de l'Allemagne ou il allaient porter le combat dans la vallée du Rhin et en Bavière. Tilly avait reçu des renforts à Halberstadt et les avait à nouveau poursuivis. Lorsque les suédois se dirigèrent vers Munich, il tenta de s'opposer à eux à Rain am Lech. Il y fut mortellement blessé le 5 avril 1632 et mourut quelques jours après (à 73 ans), non sans avoir organisé la défense d'Ingolstadt et de Ratisbonne malgré de grandes souffrances. Il fut enterré à Altötting. Napoléon Bonaparte eut pour lui beaucoup d'admiration et rendit visite à son tombeau, qu'il fit ouvrir. Tilly fut un des plus grands stratèges de son temps, mû par un idéal et non, comme beaucoup d'autres contemporains par l'appât du gain. C'était un homme austère, extrêmement pieux et désintéressé, très respecté de ses hommes et qui, dans les conditions difficiles de son commandement, s'efforçait personnellement de limiter les méfaits de la guerre pour les populations. Il eut pendant une bonne partie de sa carrière, une renommée d'invincibilité qui ne lui fit défaut que quand il fut dans l'impossibilité d'assurer un ravitaillement correct de ses troupes : il passa en effet de nombreuses années en pays ennemi et peu enclin à coopérer.

Voir aussi


- Guerre de Trente Ans Tilly Tilly, Jean 't Serclaes Tilly, Jean 't Serclaes

Gottfried Heinrich von Pappenheim

Godefroy Henri, comte de Pappenheim (29 mai 1594, 17 novembre 1632), maréchal du Saint-Empire pendant la Guerre de Trente Ans, né dans la petite ville de Pappenheim sur l'Altmühl, en Bavière. Pappenheim

Réunion

La Réunion (974) est un département français d'outre-mer (qui a également le statut de région à département unique). Il s'agit d'une île de l'océan Indien de 2512 km², située à environ 700 km à l'est de Madagascar et à 200 km au sud-ouest de l'île Maurice. Ses habitants sont appelés les Réunionnais (en plus de Français).

Histoire

Inhabitée, l'île pourrait d'abord avoir été connue des navigateurs arabes qui l'avaient baptisée Dina Morgabin (« l'île de l'Ouest »). Un navigateur portugais, Diego Dias, y aurait débarqué le 9 février 1513, jour de la Sainte-Apolline. L'île apparaît ensuite sur des cartes portugaises sous le nom de Santa Apolonia. Vers 1520, la Réunion, les îles Maurice et Rodrigues sont appelées archipel des Mascareignes, du nom du navigateur portugais Pedro de Mascarenhas qui s'y est arrêté en route pour Goa. Aujourd'hui, ces trois îles sont couramment appelées les Mascareignes. Au début du , l'île est une escale sur la route des Indes pour les bateaux anglais et hollandais. Les Français y ont ensuite débarqué pour en prendre possession au nom du roi en 1640 et l'ont baptisée île Bourbon du nom de la famille royale. Les premiers habitants permanents arrivèrent en 1665. Françoise Châtelain de Cressy est arrivée pendant cette période et est à l'origine de plusieurs familles connues de Bourbon. Gouverneur de l'île de 1735 à 1745, c'est surtout Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais qui a contribué à son premier développement. Les guerres napoléoniennes voient le passage de l'île sous la domination anglaise. Grâce à la main-d'œuvre servile que fournissent les esclaves, elles voient aussi le développement de la culture de la canne à sucre de préférence à celle du café. Survenue en 1841, la découverte d'Edmond Albius sur la fécondation artificielle des orchidées de la vanille, permet bientôt à l'île de devenir par ailleurs le premier producteur mondial de vanille. Le 20 décembre 1848, l'abolition de l'esclavage est finalement proclamée par Sarda Garriga, ce qui fait que ce jour est aujourd'hui férié à la Réunion. Louis-Henri Hubert Delisle devient son premier gouverneur créole le 8 août 1852 et reste à ce poste jusqu'au 8 janvier 1858. L'europe a de plus en plus recours à la betterave pour remplir ses besoins en sucre. Malgré sa politique d'aménagement et le recours à l'engagisme, la crise économique couve et devient patente à compter des années 1870. Par la suite, le percement du canal de Suez conduit le trafic marchand à s'éloigner de l'île. Le 19 mars 1946, la Réunion devient un départeme