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| Abadan |
Abadan
Ville d'Iran (Khuzistan), dans une île du Chatt-el-Arab. Peut-être 100000 habitants.
Port, grande raffinerie de pétrole.
Port important sous les Abbassides, Abadan connut un nouvel essor en 1910 grâce à la construction d'un complexe pétrolier par l'Anglo-Iranian Oil Company, qui, nationalisé en 1950, devint le plus grand du monde dans les années 1970. Lors de la guerre Iran-Irak, la ville, forte de 294000 habitants en 1976, fut détruite ainsi que ses installations dont la raffinerie (remise partiellement en état en 1989). La reconstruction d'Abadan est en cours.
Catégorie:Ville d'Iran
ja:アバダーン
Iran
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| Guide suprême
| Ali Khamenei
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| Président
| Mahmoud Ahmadinejad
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| Établissement - Date
| Révolution Islamique 1979
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- Khorasan-e-jonubi (du sud)
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Île zh-min-nan:Tó-sū ko:섬 ms:Pulau ja:島 simple:Island th:เกาะ
- Ile
Ile]Une île est une étendue de terre entourée d'eau, que cette eau soit celle d'un cours d'eau, d'un lac ou d'une mer. Son étymologie latine, insula, a donné l'adjectif « insulaire » ; on dit aussi « îlien ».
Plusieurs îles proches les unes des autres forment un archipel.
La notion d'île est parfois sujette à caution. En effet, l'Australie, de par sa taille, est-elle une île ? Une île qui n'émerge de l'eau qu'à marée basse est-elle une île ?
Le Groenland est la plus grande île de l’Amérique du Nord. Si on admet que l’Australie en tant que continent n’est pas une île, le Groenland est la plus grande île du monde.
La Nouvelle-Guinée est la plus grande île de l’Asie (deuxième du monde après le Groenland).
Madagascar est la plus grande île de l’Afrique (quatrième du monde).
La Grande-Bretagne est la plus grande de l’Europe (neuvième du monde).
La Nouvelle-Calédonie est la plus grande île française (51e du monde). La Corse est 84e du monde.
Attention : l'Île-de-France, extension du domaine royal des Capétiens, n'est pas une île, pourtant ses habitants sont appelés les « Franciliens ».
À noter aussi que Lille n'en est plus une.
Types d'îles
La définition de l'île comme une étendue de terre entourée d'eau conduit à rassembler dans la même catégorie des terres très dissemblables, de l'ilot au continent, dont le degré d'insularité est très variable. Ce degré d'insularité est difficile à définir et s'apprécie différemment selon qu'on s'intérese à la géographie physique ou humaine, à l'économie et aux transports, ou à la biologie ou à l'écologie.
Sous l'angle de la géographie physique, un auteur, François Doumenge, a défini des critères mesurables pour apprécier le degré d'insularité :
- l'« indice côtier », qui se définit comme le rapport entre la longueur des côtes et la surface de l'île. Cet indice est maximum, 2 ou plus, dans le cas des atolls pour lequels la présence d'un lagon central augmente sensiblement la longueur des côtes. Selon le relief (massif ou très découpé) et la forme générale de l'île (plus ou moins circulaire ou allongée) cet indice varie fortement. Il considère qu'en dessous de 1/25 (1 km de côtes pour 25 km²), l'île a un caractère fortement continental.
- l'« indice d'isolement », défini comme le rapport entre la surface de la zone économique exclusive des 200 milles marins (ZEE) et celle de l'île Dans le cas de Clipperton (2 km²), sans aucune terre émergée dans le rayon des 360 km, cet indice est très élevé. Il diminue quand des îles sont plus proches. Au dessous de 1/100, on ne peut plus parler d'isolement insulaire.
Cet auteur définit aussi un « indice d'endémisme qui est le rapport du nombre total de taxons (genres, espèces et sous-espèces) du peuplement insulaire par le nombre des taxons endémiques. Cet indice donne une idée de l'importance de l'endémisme végétal et animal, c'est-à-dire de l'isolement biologique, qui caractérise un île donnée.
L'indice d'isolement du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE, 1998), est plus complexe. Il consiste à additionner la racine carrée de la distance de l'île de taille équivalente ou supérieure la plus proche, la racine carrée de la distance de l'archipel le plus proche et la racine carrée de la distance du pays continental le plus proche. Cet indice est le plus élevé (149) pour l'île de Pâques. Il est de 102 pour Tahiti et de 23 pour la Corse.
Ces indices ne tiennent pas compte des activités humaines, de l'importance de la population et de l'accessibilité (par exemple présence d'un aéroport international).
On peut aussi s'interroger sur la pertinence de l'île en tant qu'objet géographique spécifique. Un chercheur, François Taglioni, a conduit une étude sur les [http://www.taglioni.net/hdr.htm petits espaces insulaires] dans le monde afin de revisiter les concepts qui touchent aux îles et aux dynamiques territoriales que cette catégorie d'espaces entretiennent entre-eux.
Origine de la formation des îles
Îles continentales
Les îles situées sur le même plateau continental que le continent qui leur est proche. Il s'agit donc en fait d'une partie du même continent: c'est la hauteur du niveau de la mer qui fait qu'il s'agit d'une île (c'est le cas de la Grande-Bretagne qui lors de la dernière glaciation n'était plus une île). Certaines îles ne le sont d'ailleurs qu'à marée haute (le mont Saint-Michel par exemple). Dans ces cas-là, la profondeur de la mer autour d'elles est (relativement) peu profonde. (Voir à ce sujet l'article Île accessible à marée basse.)
Les îles continents comme l'Australie ou Madagascar qui il y a des centaines de millions d'années étaient rattachées à l'Antarctique et dont la plaque tectonique dérive sur la surface du globe à une vitesse de quelques centimètres par an (1 cm par an sur 100 millions d'années = 1000 km). C'était aussi le cas du sous-continent indien qui achève son parcours et se glisse sous la plaque eurasiatique et rehausse cette dernière au point de collision qu'est l'Himalaya. C'est pour cette raison que la chaîne Himalayenne continue de s'élever.
Îles volcaniques
Là ce sont les laves acumulées de un ou plusieurs volcans qui émergent, formant l'île. La profondeur de la mer aux alentours peut alors être très grande (plusieurs milliers de mètres). Les exemples au milieu de l'océan ne font par partie géologiquement d'aucun continent. Un type d'île volcanique se trouve sur un arc d'îles volcaniques. Ces îles surgissent lors de la subduction d'une plaque par une autre. Des exemples sont les îles Mariannes, les îles Aléoutiennes et la plupart des Tonga dans l'océan Pacifique. Certaines des Petites Antilles et les îles Sandwich du Sud sont les seuls exemples dans l'océan Atlantique.
Un autre type d'île volcanique surgit lorsqu'un rift océanique atteint la surface. Il y a deux examples : l'Islande, qui est la plus grande île volcanique au monde et Jan Mayen, tous deux dans l'Atlantique.
Le dernier type d'île volcanique se forme au niveau des points chauds volcaniques.Un point chaud est plus ou moins stationnaire par rapport à la plaque techtonique en mouvement au-dessus de lui. Ainsi une chaîne d'îles émerge lorsque la plaque bouge. Sur de longues périodes, ce type d'île est finalement érodé et submergé par par l'ajustement isostatique pour devenir un mont sous-marin. Le mouvement des plaques au niveau d'un point chaud produit une ligne d'îles orientées dans la direction du mouvement de la plaque. Par exemple, les îles Hawaii, d'Hawaii à l'atoll Kure, qui s'étendent ensuite sous la surface de l'océan, prennent la direction du nord au niveau du mont sous-marin de l'Empereur. Une autre chaîne avec une orientation similaire est l'archipel des Tuamotu; sa partie plus vieille et dirigée vers le nord est les îles de la ligne. La chaîne la plus au sud est les îles Australes avec la partie orientée vers le nord sur le territoire de Tuvalu. L'île Tristan da Cunha est un example de point chaud volcanique dans l'océan Atlantique.
Un atoll est une île formée à partir d'un récif corallien qui s'est construit sur une île volcanique érodée et submergée. Par l'accumulation de coraux et polypes sur plusieurs centaines de mètres de hauteur, le récif émerge à la surface de l'eau et forme une nouvelle île. Les atolls ont souvent la forme d'un anneau avec un lagon central et peu profond. Des exemples sont les Maldives dans l'océan Indien et Bora-Bora dans le Pacifique.
Îles de fleuve
Les îles de fleuves apparaissent dans les deltas de fleuve et dans les larges cours d'eau. Elles se forment par la déposition de sédiments à des points où le courant perd une partie de son intensité. Par nature, elles sont des parties du cours d'eau isolées du courant. Certaines sont éphémères et peuvent disparaître lorsque le volume d'eau ou la vitesse du cours d'eau changent tandis que d'autres sont stables et d'une grande longévité.
Histoire
Certaines îles étaient désertes au moment de leur découverte par les Européens. C'est le cas de Madère, des Açores, de l'île Maurice, de la Réunion, des Seychelles, de Sainte-Hélène,...
D'autres étaient habitées, mais leur premiers occupants furent exterminés par les colonisateurs : c'est le cas des Guanches aux îles Canaries, des Indiens caraïbes dans les Antilles ou en Jamaïque, des Indiens Onas de la Terre de feu, des aborigènes en Tasmanie.
Île et isolement
L'isolement, terme dont l'étymologie est rattachée à « île » par l'intermédiaire de l'italien isola, et la solitude sont souvent recherchés dans les îles, que ce soit volontaire ou non :
- isolement volontaire :
- Paul Gauguin, aux îles Marquises,
- Jacques Brel, aux îles Marquises,
- Robert Louis Stevenson, aux îles Marquises, puis aux Samoas
- isolement forcé :
- Robinson Crusoé
- mutinerie à bord du Bounty
- Napoléon fut assigné à résidence à l'île d'Elbe, puis à Sainte-Hélène,
- le maréchal Pétain fut emprisonné à l'île d'Yeu
- le capitaine Dreyfus et Papillon dans l'île du Diable
- Nelson Mandela à Robben Island près du Cap
Des établissement pénitenciers ont été installés dans des îles pour limiter les possibilité d'évasion :
- Alcatraz dans la baie de San Francisco
- le bagne de Guyane dans les îles du Salut.
- le bagne de Nouméa dans l'île de Nou (Nouvelle Calédonie)
- le bagne de l'île de Ré
- le bagne de Poulo-Condor (Viet Nam)
Île et littérature
- L'île au trésor
- L'île mystérieuse
- L'île du jour d'avant
- Le comte de Monte-Cristo
Voir aussi
Liens internes
- Liste des îles par population
- Liste des listes d'îles
- Tectonique des plaques
- Association les petites îles de France
- Île accessible à marée basse
PétroleLe pétrole est une huile minérale. Le mot vient du latin petraoleum « huile de pierre ». On le trouve principalement dans le sous-sol par forage, mais en certains endroits, on le trouve à même le sol où il affleure. Il s'agit d'une importante source d'énergie.
Utilisations
- Les civilisations mésopotamiennes ont très tôt utilisé le pétrole affleurant à même le sol dans certaines régions du golfe Persique comme produit pharmaceutique, cosmétique et comme combustible pour les lampes à huile.
- Au Moyen Âge, il a été utilisé par les Byzantins puis les Vénitiens dans la préparation du « feu grégeois » pour incendier et couler les navires ennemis.
- En 1855, le chimiste américain Benjamin Silliam Jr. (1816-1885), reprenant des travaux antérieurs, retrouva un certain nombre de produits naturels par distillation du pétrole : goudrons, lubrifiants, naphta, solvants pour les peintures ainsi que l'essence qui, considérée à l'époque comme produit mineur, était utilisée comme détachant.
- En 1857, la ville de Bucarest était la première au monde éclairée au pétrole.
- En 1900, le principal usage du pétrole était celui de « pétrole lampant » qui venait de remplacer chandelles et bougies et brûlait dans des lampes à pétrole en cuivre ou porcelaine.
En 1857 et 1858 la production mondiale de pétrole était de 200 tonnes par an et provenait entièrement de Roumanie.
En août 1859, :en:Edwin Drake découvre du pétrole en Pennsylvanie, à :en:Titusville et dès 1859 les USA produisent 274 tonnes. Entre 1860 et 1863 commence la production au Canada et en Russie.
C'est depuis la fin du et plus encore au début du que le pétrole a pris toute son importance comme combustible en vue de produire de l'énergie puis, dans l'entre-deux-guerres, comme matière première pour la production de multiples matières plastiques et méthode de chauffage.
Ces deux derniers usages du pétrole se sont tellement généralisés au cours du qu'une bonne partie de l'économie mondiale repose maintenant sur lui, à tel point que les problèmes d'approvisionnement des pays consommateurs fragilisent l'équilibre géopolitique avec les pays producteurs (cf. les sections Économie et Géopolitique).
À l'heure actuelle, les grands secteurs d'utilisation des produits pétroliers sont (en pourcentage par ordre de grandeur décroissante) :
- Transports 33%
- Industrie 31
- Domestique et tertiaire 30
- Sidérurgie 3,2
- Agriculture 2,8
De nombreux spécialistes prévoient un pic pétrolier pour les années avenir. En d'autres termes la production journalière va baisser car le pétrole restant deviendra de plus en difficle à extraire. Jean-Luc Wingert pense que le pic arriverait vers 2015.
Formation, Composition, chimie
Formation
Le pétrole est issu de la décomposition de matières organiques végétales et animales qui se sont accumulées au fond des océans il y a des millions d'années (environ 450 à 500 millions). Cette matière organique, collectée dans des endroits confinés (lagunes, deltas, ...) s'enfonce alors lentement à des profondeurs de plus en plus importantes.
Avec la chaleur interne de la terre, la pression, en présence de bactéries et en l'absence de l'oxygène, l'ensemble des matières organiques en présence ont été lentement décomposées et transformées en gaz et en un liquide plus ou moins visqueux qui est le pétrole.
Selon la configuration du terrain, la variété des produits enfouis (matières végétale, animales, plancton…) et d'autres paramètres, le pétrole formé peut être plus ou moins soufré, plus ou moins léger ou contenir plus ou moins de sel.
Le pétrole léger, moyen ou lourd est le résultat de la décomposition d'organismes du carbonifère (micro-organismes, animaux et végétaux), pris au piège dans les sédiments. Il se forme d'abord en kérogène qui se transforme lui-même (suivant les différentes conditions environnementales) en pétrole, gaz ou charbon. Cette transformation n'a lieu qu'en milieu réducteur (cette condition est généralement liée à la pauvreté du milieu en oxygène), par un ensemble de réactions chimiques complexes dans des conditions de température et de pression élevées.
On parle de produit fossile, comme pour le charbon (résultat d'une transformation différente qui se produit sur des organismes de la même époque), en raison de la durée nécessaire pour la formation des sédiments, de l'ordre de dizaines voire des centaines de millions d’années. Cependant, dans quelques rares cas, on a pu déterminer une formation beaucoup plus rapide, de l'ordre du million d'années.
Pour obtenir dans un endroit un système pétrolier actif, cinq conditions doivent être réunies :
1 : Présence d'une roche source (ou roche mère), strate sédimentaire très riche en matière organique. En général, il s'agit de grès, d'argile, de schiste ou de charbon généré durant l'une des six périodes de fort réchauffement climatique, le jurassique supérieur et l'aptien étant les plus productives. Les sédiments en question se solidifient en roches poreuses, pouvant se retrouver à plusieurs centaines de mètres de profondeur (jusqu'à trois kilomètres pour les plus profondes).
2 : Maturité de la roche source : Pour que les matières organiques se transforment en plusieurs phases en eau et en kérogène, puis en pétrole et en gaz, il faut avoir atteint la « fenêtre » nécessaire, en temps et en température.
Ces hydrocarbures finissent par quitter la roche mère sous l'effet de la pression ; leur faible densité (généralement inférieure à la densité de l'eau) les entraîne vers la surface. Si aucune barrière naturelle ne s'oppose à cette migration, le pétrole peut remonter jusqu'à la surface et y affleurer, d'où une nouvelle condition nécessaire :
3 : Présence d'une roche réservoir, suffisamment poreuse (sables, carbonates ou dolomites sont les réservoirs les plus courant) pour que les hydrocarbures s'y imprègnent. Au plus le réservoir est poreux, au plus l'extraction sera facile.
4 : La condition pour que cette couche conserve le pétrole est qu'elle soit surmontée par une couche imperméable, dite de couverture qui peut être une roche comme de l'argile par exemple, ou un dépôt du à l'évaporation d'eau de mer (sel, gypse) ce sont alors des pièges stratigraphiques.
5 : Pour que les fluides se réunissent en un point, il faut encore qu'il existe une structure piège, c'est-à-dire un dôme dans la surface de contact entre le réservoir et la roche de couverture. Les pièges les plus vastes sont ceux formés par les déformations anticlinales, mais les failles jouent aussi un rôle important. Certains pièges sont directement issus d'anciens éléments du paysage : par exemple, un récif corallien, une fois fossilisé et encastré dans une roche imperméable, peut être une structure piège convenable.
Si les conditions dynamiques (mouvements des hydrocarbures fluides dans le réservoir) naturelles ou provoquées artificiellement sont favorables, on obtient alors un gisement exploitable.
Composition
Le pétrole est un mélange d'hydrocarbures. Ces hydrocarbures se présentent sous forme de chaînes linéaires plus ou moins longues, ou bien des chaînes cycliques naphténiques ou aromatiques. On distingue les différents types de pétrole selon leur densité, leur fluidité, leur teneur en soufre et leur teneur en différentes classes d'hydrocarbures. On dit alors que le pétrole est paraffinique, naphténique ou aromatique. On les distingue aussi parfois selon leur provenance (Golfe Persique, Mer du Nord, Vénézuéla, Nigeria).
Il existe des centaines de bruts de par le monde . Les plus connus sont l'Arabian light (brut de référence du Moyen Orient), le Brent (brut de référence européen) et le West Texas Intermediate (WTI) (brut de référence américain).
En général, le brut, selon sa provenance, peut contenir du gaz dissous, de l'eau salée, du soufre et des produits sulfurés. Il a une composition trop complexe pour être décrite en détails. Il faut distinguer simplement 3 catégories de bruts :
- les bruts à prédominance paraffiniques
- les bruts à prédominance naphténiques
- les bruts à prédominance aromatiques
Il faut signaler également qu'il existe des bruts aptes à faire du bitume, ce sont des bruts très lourds de type Boscan, Tia Juana, Bachaquero ou Safaniya et Kuwait.
Chimie
La densité et la fluidité d'un pétrole sont liées à la présence de molécules organiques plus ou moins longues et complexes. En particulier, de longues chaînes de carbone et d'hydrogène, des molécules naphténiques et des molécules aromatiques le composent. D'une manière générale, le pétrole contenu dans les gisements contient aussi de l'eau salée, du gaz carbonique et du soufre en quantité plus ou moins grande.
Aussi, le travail du raffineur a pour objectif de séparer le pétrole en plusieurs fractions d'une part, et d'autre part d'obtenir, par divers moyens, le maximum de fractions légères avec le minimum de soufre contenu dans ces fractions.
Voir l'article Raffinage du pétrole.
Régions pétrolières
voir l'article Régions pétrolières : détails et cartes par continent.
Industrie pétrolière
voir l'article Industrie pétrolière (exploration, forage, extraction, transport, raffinage, produits)
Commerce du pétrole et des produits pétroliers
Le pétrole brut, extrait du sous-sol dans les différents endroits de la planète possède des caractéristiques physico-chimiques propres. Il existe une multitude de bruts dans le monde entier, depuis le brut le plus léger et le moins sulfureux comme le brut nigérien, ou encore celui de la Mer du Nord, jusqu'au brut le plus lourd ou le plus sulfureux comme le brut mexicain ou le brut vénézuélien.
Il existe également des condensats très légers ainsi que des gisements de gaz comme ceux d'Hassi-R-Mel au Sahara.
La qualité d'un brut, donc son prix, varie selon un certain nombre de critères. Pour simplifier, on peut dire que plus le brut est léger (c'est-à-dire apte à fournir, après traitement, une grande quantité de produits à forte valeur marchande), plus il est cher. Il en est de même pour le brut sulfureux. Plus il contient de soufre (sous forme d'hydrogène sulfuré ou autres produits sulfurés), moins il est cher.
Selon le cas, d'autres caractéristiques physico-chimiques sont également recherchées dans un brut telles que la teneur en naphtènes ou en aromatiques. En effet une grande teneur en naphtènes favorise, après passage dans l'unité de reformage catalytique, la formation des produits aromatiques, et permet d'obtenir du carburant à haut indice d'octane.
En conséquence, la valeur d'un pétrole brut dépend de sa provenance et de ses caractéristiques physico-chimiques propres, qui permettent après traitement à générer une plus ou moins grande quantité de produits à haute valeur marchande.
Sans entrer dans des considérations techniques et fiscales détaillées, on peut distinguer la provenance des bruts entre :
- brut de participation, brut revenant au pays hôte qui peut le rétrocéder en tout ou partie au concessionnaire à un prix dit de buy-back
- brut de concession revenant au concessionnaire dont le prix prend en compte la redevance (royalty), le montant de la fiscalité et bien entendu les charges de production (appelées encore coûts techniques).
Le commerce international du pétrole brut, ainsi que celui des produits pétroliers intermédiaires et celui des produits finis, est centralisé sur deux marchés, qui sont situés à New York et à Londres. Pour New York c'est le NYMEX (New York Mercantile EXchange) et pour Londres c'est l'IPE (International Petroleum Exchange). Évidemment ce commerce se fait également à Houston, à Tokyo, à Singapour et dans d'autres villes du monde mais tous passent par les deux marchés cités plus haut car de nos jours tout se passe par réseau Internet interposé.
La cotation des différents bruts se fait tous les jours 24h/24 et la plupart des pétroliers sont abonnés aux pages émises par l'agence Reuters qui fournit cette cotation. En Europe les traders négocient le matin avec l'Asie et, après l'ouverture du marché de New York, avec les États-Unis tard dans la soirée jusque vers 11 heures du soir. Le système de transaction est comparable à ceux des marchés financiers.
Cette cotation s'adosse sur des bruts de références comme l'Arabe Léger (Arabian Light), le WTI (West Texas Intermediate) ou encore le Brent (brut de Mer du Nord).
En effet, la valorisation d'une quantité déterminée de brut, en général 1 tonne métrique, tient compte du prix FOB de ce brut plus les frais de transport (le fret), l'assurance, les incidences de pertes, les frais de raffinage et une certaine marge bénéficiaire pour le raffineur.
Aussi il y a toujours une corrélation entre le prix des produits finis et le prix « FOB » d'un brut.
Cette valorisation se fait quotidiennement par moyens informatiques interposés, afin de connaître au jour le jour la valeur marchande de chacune des qualités de brut sur le marché.
Comme dans la bourse des actions, les transactions entre traders se font par téléphone ou par Internet interposé et confirmées par fax ou par email.
Comme pour les marchés financiers, il existe également un marché à terme. Sur ce marché, le brut est vendu ou acheté par lot, à un ou à plusieurs mois de livraison à l'avance. Il en est de même pour les produits intermédiaires comme le naphta ou le kérosène, ou pour les produits finis comme les carburants, le « jet fuel », le gazole ou le fuel lourd.
En un mot tout ce qui vient d'un pétrole brut est vendable, et vendu, y compris les résidus.
L'aspect financier de ce commerce est énorme et se chiffre par milliards (ou par dizaine) de dollars par jour. Imaginez qu'une seule cargaison d'Arabe Léger de 250.000 tonnes peut valoir jusqu'à 80 millions de dollars et les traders du monde entier traitent des centaines de cargaisons par jour.
Pourtant le prix de revient d'un baril de brut, tout au moins pour les bruts extraits depuis la terre (brut onshorg), est très bon marché, de l'ordre de 2,50 US$/baril (1 baril = environ 159 litres, exactement 158,984 litres), ceci en comptant très large les coûts de recherche et d'extraction de ce brut.
Pourtant ce même baril de brut vaut environ 45 à 55$ à l'heure actuelle sur le marché. On voit que la marge bénéficiaire, tout au moins pour le propriétaire du gisement et l'État hôte, n'est pas négligeable ; d'où des enjeux économiques faramineux, donc politiques énormes. Les conflits internationaux afin d'avoir la mainmise sur des ressources énergétiques (et donc des profits très confortables) sont monnaie courante.
Le brut et les produits peuvent être vendus FOB (Free On Board) ou CIF (Cost, Insurances and Freight). Dans le premier cas c'est l'acheteur qui paie les charges après achat (charges correspondant à l'affrètement du navire, le fret et l'assurance de la cargaison) et dans le deuxième cas c'est le vendeur qui a tout réglé avant la vente. Evidemment le prix est moins élevé dans le premier cas que dans le deuxième.
D'une manière générale, toute transaction de brut ou de produit nécessite la connaissance de ce brut ou de ce produit. Aussi le vendeur, quand il est le premier propriétaire du brut fournit à l'acheteur une analyse plus ou moins détaillée des caractéristiques physico-chimiques du brut ou du produit. Selon le cas et le nombre de caractéristiques demandées au laboratoire d'analyse, une telle analyse peut coûter entre 200.000 à 250.000 € ou plus, mais cette dépense n'est qu'une goutte d'eau vue les profits retirés (voir plus loin les caractéristiques d'une analyse simplifiée de brut).
Comme il a été dit dans l'article sur la production, la stabilité d'une qualité commerciale est indispensable afin d'obtenir une valeur marchande constante et régulière, aussi le producteur du brut régule minutieusement le débit de chaque puits productif (ou de chaque gisement) afin de respecter cette constance de qualité. Cette régulation se fait par ordinateur.
En effet comme on a vu, un gisement peut s'étendre sur des centaines de kilomètres carrés et plusieurs gisements peuvent se trouver près les uns des autres et nécessiter le forage de plusieurs dizaines voire des centaines de puits productifs différents à différentes profondeurs. Le débit, la collecte et le mélange de tous ces affluents exigent une régulation très poussée qui se fait en général par électronique et automatismes interposés.
Pour un pétrolier raffineur, le commerce des bruts et des produits finis a plusieurs objectifs :
- tout d'abord assurer l'approvisionnement en brut et en charges ses propres raffineries,
- écouler sur le marché ses propres surplus de production en brut et en produits,
- échanger avec les confrères les bruts et les produits afin d'éviter les transports inutiles.
Il en résulte de ces objectifs une recherche constante d'occasions de transactions afin de satisfaire au mieux ses propres besoins et si possible tirer en supplément quelques confortables profits.
Comme il a été dit, entre producteur, intermédiaire et consommateur final, il existe un marché de transactions international et d'échanges aussi bien en brut qu'en produits finis.
En général, les sociétés pétrolières établissent avec les pays et/ou sociétés producteurs des accords d'achats à plus ou moins long terme (voir plus haut). Néanmoins, une bonne partie du pétrole produit est vendu sur le marché libre, et selon l'offre et la demande du moment.
Pour vendre du pétrole, si ce pétrole est bien connu, on a des analyses périodiques faites par les sociétés pétrolières ; si ce pétrole vient d'être découvert et exploité, c'est le producteur qui fournit l'analyse qui est encore une société pétrolière opérateur du gisement.
Dans la hiérarchie des prix de bruts, le prix d'un brut dépend, en grande partie, des caractéristiques chimiques et physiques de celui-ci. C'est ainsi qu'un brut HTS a un prix plus bas qu'un brut BTS, un brut naphténique est plus cher car ce brut va, après reformage, donne beaucoup de produits aromatiques à haut indice d'octane, servant de bases à la fabrication des essences ordinaire et super. Si la fraction kérosène du brut est abondante et elle a un point de congélation très bas, par exemple -54°C, ce brut est plus cher car le kérosène sert de base à la fabrication du Jet A1, carburant pour les avions. Evidemment la proximité des lieux de consommation influence également le prix car le coût du transport est moindre sans parler d'autres critères économiques et/ou politiques.
Tout comme les actions, il y a une bourse du pétrole et des produits finis, on peut les acheter « spot » ou à terme avec livraison à 1, 2 , 3...6 mois. Il faut signaler aussi que le pétrole peut être vendu ou acheté FOB Free On Board ou CIF Cost, Insurance and Freight comme les autres denrées.
Les prix du marché sont publiés quotidiennement par le journal spécialisé : le Platt's Oil Gramm. Comme il a été dit plus haut, une cargaison de pétrole peut être achetée et vendue à plusieurs reprises entre le moment où le pétrole est chargé au terminal de chargement et celui où il est déchargé au pays consommateur. Ces transactions sont le fait soit des traders des sociétés pétrolières, soit des courtiers indépendants, soit des deux. Parfois, dans une journée il suffit d'acheter et de vendre trois ou quatre cargaisons pour avoir un bénéfice confortable.
Pour les sociétés pétrolières, il est important de connaître aussi près que possible la valeur d'un pétrole d'une qualité donnée à un moment donné.
Pour ce faire, à l'aide de programmes informatiques, on effectue une valorisation spot, c’est-à-dire qu'on détermine la valeur de cette qualité de pétrole avec les prix des produits finis du moment.
En effet, connaissant la qualité de pétrole, et d'après une certaine structure de raffinage déterminée, on peut évaluer la quantité de propane/butane, d'essences, de Jet A1, de gasoil moteur et de fioul domestique que l'on peut produire, et donc le prix de ce pétrole (compte tenu de son coût de raffinage et de transport, marge etc.).
Le prix du pétrole varie très souvent, dû à des facteurs divers, production quotidienne en excédent ou en déficit, crise politique dans un pays quelconque, intempéries, terrorisme, guerre etc. Il suffit qu'une saison soit plus froide ou plus chaude aux États-Unis ou en Europe pour que le prix du fioul domestique augmente ou diminue de dizaine de pourcents et par ricochet le prix du pétrole lui-même.
Il y a aussi un autre problème qui fait varier le prix du pétrole : c'est la réserve en cas de guerre. En effet, dans la plupart des pays, la loi exige que les sociétés de raffinage possèdent une réserve de pétrole brut ou son équivalent en produits finis représentant, au bas mot, trois mois de consommation nationale. Ceci pour éviter, en cas de guerre, que l'armée soit à court de carburant. C'est ainsi que le prix des bruts fluctue au gré de la montée ou de la baisse des réserves ("Strategic Petroleum Reserve") aux États-Unis.
- Lien externe : http://today.reuters.com/
- Lien externe : http://www.platts.com/Oil/
Analyse simplifiée d'un pétrole brut
Nous donnons ci-après les caractéristiques contenues dans une analyse simplifiée de pétrole brut. Une telle analyse permet à l'acheteur potentiel d'avoir une première idée des qualités essentielles du brut et d'estimer grossièrement sa valeur. Les définitions de ces caractéristiques sont valables sur le plan international à quelques exceptions près.
Caractéristiques générales du pétrole brut
- Masse volumique à 15°C
- Gravity API
- Viscosité en cSt à :
- 0°C
- 20°C
- 37,8°C
- Point d'écoulement en °C
- TVR à 37,8°C en g/cm2 (TVR = Tension de Vapeur Reid)
- Teneur en eau en % volume
- Teneur en eau et en sédiments en % vol
- Soufre total en % poids
- Soufre mercaptans en %pds
- Hydrogène sulfuré en %pds
- Acidité en mg de KOH/g (KOH = potasse)
- Cendres en %pds
- Sels totaux en mg/l
- Sel ClNa (ClNa = sel de cuisine)
- Paraffines en %pds
- Asphaltènes en %pds
- Carbone Conradson en %pds
- Facteur de caractérisation UOP
- Nickel en mg/Kg
- Vanadium en mg/Kg
- Sodium en mg/Kg
Teneur en constituants légers
exprimée en %pds et %vol.
- Méthane,
- Ethane,
- Propane,
- iso-butane,
- n-butane
- iso-pentane,
- n-pentane
Distillation T.B.P. (True Boiling Point)
Ici , pour chaque fraction distillée, on donne :
- la température de distillation (PI et PF) en °C
- le pourcent distillé en :
- % poids
- % volume
- du point initial (PI) de distillation jusqu'à 100°C, l'intervalle de distillation est de 5°C
- à partir de 100°C jusqu'à 400°C, l'intervalle de distillation est de 10°C
- après 400°C, l'intervalle de distillation est variable
Caractéristiques des coupes T.B.P.
A partir de ces coupes (fractions) distillées, on détermine, selon la nature de chaque coupe, un certain nombre de caractéristiques spécifiques. Mais avant de les analyser, on les recombine pour avoir de grandes coupes réelles :
- Naphtas :
- C5 - 65°C
- C5 - 80°C
- C5 - 100°C
- C5 - 150°C
- C5 - 180°C
- C5 - 225°C
Pour ces coupes on peut déterminer les caractéristiques telles que :
- les rendements en %poids et en % volume
- les densités 15/4
- les TVR en g/cm2
- NOR Clair
- Soufre %pds
- RSH en ppm
- Pt d'aniline en °C
- %vol d'aromatiques
- Naphtas lourds :
- 65°C - 150°C
- 65°C - 150°C
- 65°C - 150°C
- 65°C - 150°C
Les caractéristiques suivantes sont à déterminer :
- les rendements en %poids et en % volume
- les densités 15/4
- Pt éclair en °C
- Pt de congélation en °C
- le PONA en %vol
- Soufre %pds
- RSH en ppm
- Pt d'aniline en °C
- Arsenic en ppb
- Coupes kérosènes :
- 150°C - 225°C
- 150°C - 250°C
- 180°C - 225°C
- 180°C - 250°C
pour ces coupes, les caractéristiques suivantes sont à déterminer :
- les rendements en %poids et en % volume
- les densités 15/4
- Pt éclair en °C
- Pt de congélation en °C
- couleur Saybolt
- viscosité en cSt à -18°C et à -34,4°C
- pt de fumée
- Soufre %pds
- RSH en ppm
- Pt d'aniline en °C
- Aromatiques en %vol
- Coupes gasoils :
- 150°C - 350°C
- 150°C - 375°C
- 150°C - 400°C
- 225°C - 350°C
- 225°C - 375°C
- 250°C - 350°C
- 250°C - 400°C
pour ces coupes, les caractéristiques suivantes sont à déterminer :
- les rendements en %poids et en % volume
- les densités 15/4
- Pt éclair en °C
- Pt d'écoulement en °C
- Pt de trouble en °C
- viscosité en °E à : (°E = degrés Engler)
- 20°C
- 50°C
- pt de fumée
- indice de cétane
- Soufre %pds
- indice diesel
- Pt d'aniline en °C
- carbone Conradson en %pds
- Distillats sous-vide :
- 350°C - 375°C
- 375°C - 400°C
- 400°C - 450°C
- 450°C - 510°C
- 450°C - 525°C
pour ces coupes, les caractéristiques suivantes sont à déterminer :
- les rendements en %poids et en % volume
- les densités 15/4
- Pt éclair en °C
- Pt d'écoulement en °C
- Paraffines en %pds
- viscosité en °E à : (°E = degrés Engler)
- 50°C
- 100°C
- Azote en ppm
- Nickel en ppm
- Soufre %pds
- Vanadium en ppm
- carbone Conradson en %pds
- Résidus atmosphériques et sous-vide :
- > 350°C
- > 375°C
- > 400°C
- > 450°C
- > 510°C
- > 525°C
pour ces coupes, les caractéristiques suivantes sont à déterminer :
- les rendements en %poids et en % volume
- les densités 15/4
- Pt éclair en °C
- Pt d'écoulement en °C
- Paraffines en %pds
- viscosité en °E à : (°E = degrés Engler)
- 50°C
- 100°C
- cendres en %pds
- asphaltènes en %pds
- Soufre %pds
- Vanadium en ppm
- carbone Conradson en %pds
L'ensemble des résultats de cette analyse est réuni dans une seule feuille pour qu'il soit plus pratique à manipuler. Bien sûr une analyse complète peut représenter, selon la richesse de la compagnie pétrolière, entre 60 pages à 200 pages.
Utilisation du pétrole en France
- Transports : 56,2%
- Résidentiel : 17,5%
- Usage non énergétique (chimie, bitume, cires..) : 15%
- Industrie et agriculture: 9,7%
- Centrales électriques thermiques 1,6%
Source: Observatoire de l'énergie, chiffres 2003 et 2004
Distribution des produits pétroliers
Le pétrole, une fois raffiné et les produits consommables fabriqués, doit être vendu sous forme de produits finis tels que :
- Super carburant sans plomb 95 indice d'octane RON (85 indice d'octane MON)
- Super carburant sans plomb 98 indice d'octane RON (87 indice d'octane MON)
- kérosène,
- Aviation gazoline 100 LL (AVGAS 100 LL)- 100 indice d'octane 100 RON
- Jet A1,
- Gazole moteur,
- Fioul domestique,
- Diesel Oil,
- Fioul marine,
- Fioul BTS,
- Fioul MTS,
- Fioul HTS,
- Bitumes
Pour ce faire, les sociétés pétrolières créent ou rachètent des réseaux de distribution.
Un réseau de distribution comporte plusieurs branches ou canaux de distribution :
- Administration,
- Armée,
- Grandes industries,
- Aviation,
- Confrères (pour les échanges),
- Marine,
- Station-service organique,
- Station-service sous contrat.
Le réseau de distribution possède des entrepôts de stockage ou dépôts répartis à travers un pays ou une région, un parc de camions citerne.
Les sociétés pétrolières ont souvent des contrats à plus ou moins long terme avec les différents clients potentiels pour la fourniture des différents produits cités ci-dessus. Les besoins mensuels de chacun des clients sont connus longtemps à l'avance et réactualisés environ 45 jours avant les livraisons. Ces besoins sont entrés comme données dans un programme informatique servant de plan mensuel de production permettant à la raffinerie de choisir les quantités et les qualités de bruts à traiter dans le mois.
Voir aussi l'article de fond : Plans d'approvisionnement, de production et de distribution du pétrole.
Si, une société pétrolière ne possède pas de raffinerie dans une certaine région, mais qu'elle a quand même des canaux de distribution dans cette région, dans ce cas, elle pratique le système d'échanges entre confrères.
Considérons deux régions « A » et « B » distantes l'une de l'autre d'un millier de kilomètres et deux sociétés pétrolières « P1 » et « P2 ». La société « P1 » a une raffinerie « R1 » dans la région « A » et la société « P2 » une raffinerie « R2 » dans la région « B ».
Par contre, P1 et P2 ont toutes les deux des réseaux de distribution dans les deux régions A et B.
Afin d'éviter des coûts de transport parasite, P1 et P2 vont s'entendre pour faire des échanges de produits ce qui veut dire que P1 va livrer dans la région « A », non seulement son propre réseau de distribution, mais aussi le réseau de distribution de son confrère P2.
Il en est de même pour P2 qui va livrer entièrement les deux réseaux de distribution de la région « B ». Les échanges peuvent se faire sur la base des mêmes produits et/ou des produits différents. Mais il est bien rare que P1 et P2 soient tous les deux demandeurs; comme conséquence, il y a toujours des négociations assez ardues pour l'un des deux protagonistes.
Ce qui est vrai pour deux régions est encore plus vrai pour deux pays différents. Si P1 qui se trouve en France ne possède pas de raffinerie en Italie, mais a un réseau de distribution en Italie, et que P2, société pétrolière italienne, n'a pas de raffinerie en France, mais seulement un réseau de distribution dans ce pays, P1 et P2 vont négocier et signer un contrat d'échanges de produits pour la fourniture de produits à leur propre réseau.
C'est ainsi qu'une grande partie des produits vendus en région parisienne par toutes les sociétés pétrolières (Esso, Shell, BP, Total, Agip) vient de la Raffinerie de Grandpuits, raffinerie appartenant à Total. Les produits sont livrés purs et chacune des sociétés ajoute elle-même des additifs particuliers (genre de poudre de perlimpinpin) pour personnaliser ces produits (attention, il y a des cas où ces additifs sont vraiment utiles et indispensables pour améliorer les performances des produits (voir "Lubrifiants dans Raffinage du pétrole.
Un autre cas peut se présenter aussi. P1 est en France, elle possède un réseau de distribution en Grèce, mais pas de raffinerie. Et elle ne peut pas signer de contrat d'échange avec ses confrères grecques car les raffineries de ceux-ci sont saturées. Par contre à proximité de la Grèce il y a des raffineries indépendantes, c’est-à-dire des raffineries qui n'appartiennent pas aux grandes compagnies internationales. Dans ce cas, pour alimenter son réseau de distribution grecque, elle va signer, avec le propriétaire de l'une des raffineries indépendantes, un contrat de façonnage ou (contrat de processing).
Un contrat de façonnage est un contrat dans lequel, le façonneur va raffiner du brut fourni par son client moyennant une certaine somme d'argent (frais de façonnage ou processing fees en anglais).
On définit dans ce contrat tous les termes du contrat tels que, les quantités et les qualités mensuelles de bruts à livrer, les quantités et les qualités des produits à restituer, les modes de livraison etc. On définit les rendements de chacun des produits ainsi que ses qualités physico-chimiques. Le rendement d'un produit est le pourcentage de ce produit issu du traitement d'une unité de brut (kg, tonne), selon une structure de raffinage bien déterminée.
Dans notre cas, P1 va, pour toutes les périodes (mois, trimestre) définies dans le contrat, livrer du (des) brut(s) au façonneur qui fait le traitement et restitue à P1 selon son désir et ses besoins en Grèce les quantités et les qualités adéquates de produits.
A côté des fournitures régulières des réseaux de distribution, il existe évidemment des achats et des ventes « spot » selon les opportunités qui se présentent à chacun, mais dans ce cas c'est du commerce des bruts et des produits finis qui est concerné.
Économie et marchés financiers
Économie
L'extraordinaire développement économique qu'a connu le Monde entre 1950 et le milieu de 1970 n'a pu se réaliser qu'au prix d'un très fort accroissement de la consommation d'énergie. En effet, cette consommation était de 1,7 milliard de tep (tonne équivalent pétrole) en 1950 et elle était de 5,2 milliards de tep en 1970 c'est-à-dire que cette consommation est multipliée par 3 en l'espace de 20 ans pour se stabiliser quelque peu entre 1970 et 1980 car cette progression n'était plus que de 1,3 fois en 10 ans (6,9 milliards de tep en 1980).
C'est dans ce décor de développement et de consommation d'énergie « à tout va » que s'est déroulée l'histoire de l'économie pétrolière que nous allons diviser en trois périodes :
- la première période, la période d'abondance,
- la deuxième période, la période de boom économique,
- la troisième période, la période de crise pétrolière.
L'abondance
Cette première période se déroule jusqu'en 1969 : la période d'abondance de ressources. En effet, aux productions des grandes compagnies internationales viennent s'ajouter celles des sociétés indépendantes et celles des sociétés nationales, aussi bien dans les pays producteurs que dans les pays consommateurs.
Du point de vue technico-économique, comme conséquence de ce fort accroissement de la consommation, on assiste à un développement des moyens de transport (transport maritime et par oléoduc) entraînant une diminution importante des coûts. Parallèlement, le développement de l'exploration met en évidence des ressources nouvelles, et la progression des techniques nouvelles de liquéfaction donne un intérêt nouveau au gaz naturel.
Pendant cette période, il faut aussi se souvenir des évènements politiques importants qui l'ont marqué :
- la fermeture du marché américain en 1953 réglementant les importations pétrolières et du même coup réduisant la concurrence des pétroles du Proche-Orient, mesure destinée à encourager le développement de la recherche nationale aux USA en créant des conditions favorables ;
- la fermeture du Canal de Suez en 1956 a entraîné une augmentation prodigieuse de la capacité unitaire des transports maritimes. C'est ainsi qu'on a construit après 1956 des supertankers de 550.000 dwt ;
- l'ouverture en 1957 du Marché Commun (qui est devenu l'Union Européenne aujourd'hui) réalisant ainsi des conditions économiques et politiques favorables à une expansion soutenue ;
- la création en 1960 de l'OPEP, Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (en anglais OPEC, Organization of Petroleum Exporting Countries), organisme chargé de coordonner les intérêts des pays membres et dont l'action fut relativement limitée au début, mais par la suite est devenue prépondérante.
Dans ce contexte politico-économique, l'abondance des ressources et le développement des investissements pétroliers des pays occidentaux dans les zones de production du Proche et du Moyen Orient expliquent la pénétration des produits pétroliers dans les bilans énergétiques des pays industrialisés ; ce phénomène se traduit dans un marché "vendeur" par une tendance des prix nettement orientés à la baisse.
Cette abondance et la hausse du coût de la "thermie charbon" (tout du moins en Europe) accéléraient le remplacement des combustibles solides par des combustibles liquides tels que le gazole et le fioul dans les usages industriels et domestiques.
Le boom économique
La deuxième période démarre en 1970 et va jusqu'en octobre 1973, date du début de la crise pétrolière. À cette époque, au Proche-Orient, et parallèlement au développement de la production, on commence à se rendre compte que les réserves existantes ne peuvent assurer indéfiniment ce rythme de production et de consommation.
Dans ce contexte de "boom économique", les pays producteurs prennent conscience de leur pouvoir et s'appuient sur la conjonction de certains évènements apparemment mineurs pour revendiquer le droit à l'accroissement de leurs revenus et à la maîtrise de leurs ressources.
Ces évènements sont de deux ordres, conjoncturo-économique et politique :
- conjoncturo-économique :
- régression de la production charbonnière aux USA sous la pression de la règlementation de la sécurité minière,
- utilisation des bateaux mixtes au transport de minerai,
- augmentation de la demande des produits pétroliers,
- apparition des normes de protection de l'environnement,
- difficulté dans le développement du nucléaire en tant que source d'énergie,
- politique :
- réduction de 50 millions de tonnes de la production libyenne,
- rupture de la Tap-Line, oléoduc qui amenait 25 Mt/an du brut saoudien en Méditerranée orientale,
- durcissement de la position algérienne dans les négociations du renouvellement des accords d'Évian.
Tous ces faits politico-économiques ont permis aux pays producteurs de l'OPEP d'être conscients de leur pouvoir naissant et des atouts qu'ils possédaient. En effet :
- dans une première série de négociations à Téhéran en Février 1971, et
- dans une deuxième série de négociations à Tripoli en Avril de la même année,
entre les pays de l'OPEP et les compagnies pétrolières, ceux-ci ont obtenu une revalorisation substantielle de leurs revenus et une consolidation permanente de cette revalorisation dans l'avenir.
Après la nationalisation des pétroles algériens à 51% en 1972, l'OPEP donnait le coup d'envoi des revendications visant à s'assurer une participation conséquente dans les sociétés pétrolières. Ces revendications on été suivies d'effets par des accords de participation signés avec les pays du golfe Persique.
En même temps, les pays producteurs profitaient de leur dominance grandissante pour procéder à des hausses de prix, hausse entérinée, a posteriori, par les compagnies pétrolières, mais d'un montant relativement raisonnable à l'époque. Le prix de l'Arabe Léger (Arabian Light), brut de référence, n'était que de 3,02USD le baril.
En septembre 1973, la Libye nationalisait 5 compagnies anglo-américaines de pétrole et en octobre 1973 éclatait la guerre du Kippour.
Cette deuxième période était donc caractérisée :
# par la prise de conscience des pays producteurs de leur pouvoir face aux pays importateurs et gros consommateurs d'énergie,
# par la puissance des pays producteurs faces aux compagnies pétrolières, bien que puissantes elles-mêmes, mais incapables de coordonner leurs efforts pour contrer les pays producteurs.
La crise pétrolière
1973
La troisième période débute avec la guerre du Kippour en octobre 1973. Cette guerre a donné l'occasion aux pays arabes de faire aboutir leurs revendications, à savoir :
- l'augmentation spectaculaire du prix du brut et plus précisément la quote-part de ce prix revenant aux « États producteurs »,
- le contrôle absolu des niveaux de la production afin de maintenir un prix « artificiellement » élevé du brut,
- participation croissante, de la part de ces pays, aux opérations de production entraînant la disparition progressive du brut revenant aux sociétés concessionnaires (dit « brut de concession ») au profit du brut qui revient à l'« État hôte » (dit « brut de participation »)
Les conséquences immédiates de ces revendications se traduisent par une augmentation spectaculaire du prix du brut. C'est ainsi qu'en l'espace de quelques mois, d'octobre 1973 à janvier 1974, le prix du baril du brut de référence qu'est l'Arabe léger, est quadruplé, passant de 2,32 USD à 9,00 USD. Dans ce prix, l'« État producteur » prélève en 1973 2,09 USD/baril et 8,7 USD/baril en janvier 1974 soit plus de 4 fois.
1979
À cette époque, l'arrêt des exportations iraniennes provoque presque instantanément l'annonce de nouvelles hausses de prix officiels, tout d'abord modérées. Avec tous ces bouleversements, les circuits de commercialisation du pétrole sont complètement désorganisés à l'échelle mondiale.
Dans ce nouveau contexte :
- les Japonais sont privés d'une part appréciable de leurs sources d'approvisionnement traditionnelles ;
- après deux années de relative abondance et de quasi stabilité de prix, le niveau des stocks est tombé partout très bas (donc y compris les stocks de réserve : voir plus haut « Commerce du pétrole et des produits pétroliers »),
une psychose s'empare des pays consommateurs du monde entier et chacun tente à « tout prix » de reconstituer ses stocks. Certains gouvernements contingentent les consommations et d'autres, comme les États-Unis, allouent des subventions aux importations tandis que les «traders» profitent de la situation pour jouer la hausse sur les marchés «spot», ceci malgré l'augmentation de la production saoudienne et la reprise partielle des exportations de bruts iraniens.
À Rotterdam, les prix des produits finis flambent, passant entre fin octobre 1978 et fin juin 1979 de :
- 200 à 400 USD/tm pour le supercarburant ;
- 130 à 380 USD/tm pour le gazole ;
- 70 à 140 USD/tm pour le fuel ordinaire.
Le prix « spot » des bruts suit une ascension encore plus erratique et désordonnée. En effet le prix de l'Arabe Léger qui est de moins de 13 $/bbl (bbl = baril en abrégé) en septembre 1978 atteint 35 $/bbl en Mai 1979 et culminera à plus de 40 $/bbl à l'automne de la même année.
Devant cet affolement des prix « spot » sur tous les marchés du monde entier, les prix «officiels» s'emballent à leur tour. C'est devenu une «spirale ascendante» de hausses de prix sans fin. Les hausses des «prix spot» qui, en principe sont «réversibles» entraînent des hausses qui sont «irréversibles» celles-là, des «prix officiels», à partir desquels se développent de nouvelles hausses de « prix spot » et ainsi de suite.
C'est ainsi que le «prix officiel» de l'Arabe Léger se retrouvera, après toutes ces péripéties, à 26$/bbl au début de l'année 1980 et à 32$/bbl après l'ouverture des hostilités entre l'Iran et l'Irak le 1 novembre de la même année.
La tension du marché et le bouleversement des habitudes ne se traduisent pas seulement par une hausse considérable du prix des bruts, mais détruisent aussi la «hiérarchie normale» dans l'échelle de prix basée sur la qualité intrinsèque de chacun des bruts.
Sous la pression des pays producteurs les plus intransigeants, il y a eu un étirement anormal dans l'échelle de prix des bruts, non plus selon leurs qualités mais selon leurs origines. Après la réunion de l'OPEP à Bali en décembre 1980, l'écart entre le prix officiel de l'Arabe Léger (brut de référence, en anglais on dit marker crude) et celui du « Mélange Saharien » passe à 8 US$/bbl soit 5 à 6 fois son niveau de Décembre 1978 (1,40 US$/bbl).
Avec les pays producteurs les plus gourmands, il faut ajouter aussi que ceux-ci exigent, de plus, un certain nombre de « primes » diverses qui peuvent représenter jusqu'à 3 US$/bbl à additionner au prix officiel.
Dans ce contexte, l'échelle de prix n'a plus aucun sens économique et n'a donc aucun rapport avec celle des valorisations véritables basée sur la qualité. Il en résulte que les résultats des sociétés de raffinage dépendent largement de leurs sources d'approvisionnement.
Devant cette cherté, les pays consommateurs cherchent tout d'abord des économies d'énergie et ensuite d'autres sources d'énergie, ce qui entraîne un ralentissement très marqué de la consommation de l'or noir. Ce ralentissement de la consommation de la part des pays industrialisés à partir de 1980 devait fatalement entraîner un retournement de la conjoncture pétrolière, qui est devenue très nette à partir du printemps 1981.
Ce retournement met en lumière le caractère anormal de la «nouvelle échelle de prix» établie après la conférence de l'OPEP à Bali. Le déclin de la consommation mondiale affectait prioritairement les bruts les plus chers, c'est-à-dire les bruts venant des pays producteurs les plus intransigeants et les plus gourmands. C'est ainsi que les «primes diverses» instituées par ces pays commencent à disparaître.
En juin 1981, les producteurs de la mer du Nord abaissaient leurs prix de 3USD/bbl. Puis l'échec successif de deux conférences tenues à Genève, par les pays de l'OPEP, en Mai puis en Août 1981, pour tenter de revenir à une «échelle réunifiée» de prix n'empêchait pas certains pays comme le Mexique et le Nigeria, de procéder à leur tour, à des baisses de prix significatives afin de réaligner leurs prix sur le brut de référence qu'est l'Arabe Léger.
Finalement, à la suite de deux nouvelles réunions, l'une à Genève fin octobre 1981, et l'autre début décembre de la même année à Abu Dhabi, les pays de l'OPEP, procédaient, malgré la réticence de certains, à la remise en ordre attendue, de l'échelle de prix normale. Centrée sur le nouveau prix de référence de 34 USD/bbl de l'Arabe Léger, la nouvelle grille de différentiels de prix entre ce brut et des autres bruts se resserrent et se contractent de manière très sensible.
C'est ainsi qu'au 1er Janvier 1982, l'écart de prix entre l'Arabe Léger et le «Mélange Saharien» (du Hassi Messaoud + condensat d'Hassi R'Mel) est descendu de 8 à 3 USD/bbl. L'écart entre les bruts BTS de type libyen ou saharien et les bruts HTS de type Safaniya passait de 9 à 6 USD/bbl.
Ces nouveaux différentiels de prix mettaient définitivement un terme à la distorsion considérable et erratique imposée par les pays intransigeants et gourmands. C'est ainsi que se terminent les avantages de certaines sources d'approvisionnements aux détriments d'autres sources.
Aujourd'hui, avec du recul, on voit que cette crise pétrolière a des conséquences considérables, non seulement pour les pays industrialisés, mais aussi pour les pays en voie de développement qui n'ont pas de ressources énergétiques propres. On constate en effet que :
- pour les pays industrialisés :
- un renchérissement du coût de l'énergie qui les oblige à investir prématurément dans certaines énergies de substitution,
- une mise en veilleuse des investissements hautement rentables dans d'autres branches de l'industrie,
- une politique plus ou moins déflationniste et protectionniste, chacun pour son compte, afin de limiter et contrebalancer le déséquilibre de leurs balances de paiements,
- pour les pays en voie de développement :
- aux handicaps naturels qui sont déjà très difficiles de les franchir,
- s'ajoute l'absence de ressource énergétique bon marché.
Tous ces faits entraînent une «désoptimisation globale» de l'économie au niveau mondial pour de longues années et la freinent bien au-delà de ce qu'aurait, en toute hypothèse, exigé une gestion prévoyante des ressources énergétiques de la planète.
On observe également un autre phénomène dû à la nouvelle répartition des revenus entre les pays producteurs et les pays consommateurs. Avec cette nouvelle répartition, les pays producteurs bénéficient d'une rente de situation, où leurs exportations génèrent des recettes considérables. Cette manne financière est en partie injectée dans leur économie locale sous forme d'investissements ou redistribuées plus ou moins à leurs ressortissants. Mais une grande part de ces capitaux nouvellement acquis est mal utilisée. Pour un pays comme l'Arabie Saoudite par exemple, les recettes sont telles que les responsables «haut placés» peuvent investir et acheter en Occident des pans entiers de l'industrie du tourisme, de la finance et l'industrie lourde.
2004
La production mondiale de pétrole s'élève à environ 70 millions de barils par jour (en 2003). Les pays de l'OPEP produisent à eux seuls environ 24 millions de barils par jour, soit environ le tiers de la production mondiale de pétrole.
C'est pour limiter leur dépendance vis-à-vis de leurs importations de pétrole et donc des pays producteurs que beaucoup de pays ont cherché par la suite à développer diverses stratégies : réduction de leur consommation en faisant des économies d'énergie, développement de filières de production locale d'énergies alternatives comme le nucléaire, l'énergie hydro-électrique, solaire, éolienne géothermique, etc.
Le résultat de ces efforts a permis de stabiliser quelque peu les prix du pétrole, ceux-ci évoluant aux alentours de 35 USD/bbl jusqu'en 2003.
Des fluctuations importantes dans le cours du pétrole apparaissent néanmoins lors des crises internationales que constituent les guerres, car le pétrole est un élément central en Géopolitique.
Cependant, d'autres tensions peuvent perturber le cours du pétrole : ce sont les contraintes que font peser les pays gros consommateurs, dont notamment la Chine et les USA. Les stocks et la capacité de raffinage des USA ne parviennent que difficilement à répondre à leur propre consommation, en particulier la consommation de ce qu'il y a de plus précieux, l'essence raffinée, qui représente un tiers de la consommation mondiale, alors que la population des États-Unis d'Amérique ne représente que moins de 5% de la population mondiale.
Le résultat de la crainte des opérateurs pour l'approvisionnement de cet énorme marché s'est par exemple fait sentir sur les cours par un prix du baril dépassant ponctuellement les 50 USD en octobre 2004 et 57 USD au début de 2005, puis 65 USD en août 2005, bien que cette hausse des prix soit aussi structurelle en raison de la demande en très forte augmentation de la demande des marchés chinois et indiens, dont l'économie est dans une phase de croissance sans précédent. En 2004, la consommation mondiale de pétrole a progressé de 3,4% (+15,8% pour la Chine !), ce qui est la plus forte augmentation depuis l'année 1978.
Principaux pays producteurs
Les principaux pays producteurs sont (par ordre décroissant de production en 2003) :
- indiens Arabie saoudite
- Arabie saoudite États-Unis
- États-Unis Russie
- Russie Iran
- Iran Mexique
- Mexique Chine
- Chine Norvège
- Norvège Canada
- Canada Emirats Arabes Unis
- Emirats Arabes Unis Venezuela
- Venezuela Royaume uni
- Royaume uni Koweït
- Koweït Nigeria
Les principaux pays exportateurs sont (par ordre décroissant d'exportation en 2003) :
- Nigeria Arabie saoudite
- Arabie saoudite Russie
- Russie Norvège
- Norvège Iran
- Iran Emirats Arabes Unis
- Emirats Arabes Unis Venezuela
- Venezuela Koweït
- Koweït Nigeria
- Nigeria Mexique
- Mexique Algérie
- Algérie Libye
Source : [http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/topworldtables1_2.html Statistiques du gouvernement des États-Unis]
Voir aussi : Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Prix
Après le choc pétrolier de 1973, les prix du pétrole ont commencé à beaucoup fluctuer. Les producteurs, raffineurs et consommateurs ont ressenti le besoin de se protéger contre cette volatilité, grâce à des instruments financiers.
À cette fin, à New York, le NYMEX (New York Mercantile EXchange) introduit en 1978 les contrats futures sur le fioul domestique (heating oil). En 1980, un groupe d'entreprises des secteurs financiers et de l'énergie fonde à Londres l'IPE (International Petroleum Exchange) et lance, un an plus tard, des contrats futures sur le gazole. Les options sont intro
Abbassides
Les Abbassides sont une dynastie de califes qui gouvernèrent le monde musulman de 750 à 1258, établissant leur capitale à Bagdad, ville fondée en 762. Cette dynastie arriva au pouvoir à l'issue d'une véritable révolution menée contre les Omeyyades.
Les Abbassides tirent leur nom de al-Abbâs, oncle de Mahomet, dont ils se veulent les descendants, alors que les Omeyyades n'appartenaient pas à la famille du Prophète. Ils veulent au départ un État plus profondément musulman, où les Iraniens islamisés auront une part égale à celle des Arabes. Au cours de la révolution contre les Omeyyades, leur chef Abû Muslim réunit autour de lui, en plus des Arabes hostiles à la dynastie régnante, des indigènes iraniens, de petites gens, des esclaves enfuis. Il triompha en 750 à la bataille du Grand Zâb, après plus de trois ans de guerre.
Le premier calife abbasside fut Abû al-Abbas, dit as-Saffah (750-754) (arabe: سَفَّاح saffāḥ, sanguinaire). Ses trois successeurs furent :
- Abû Jafar al-Mansur (754-777) ;
- Al-Mahdî (777-785);
- Hârûn ar-Rachîd (786-809), contemporain de Charlemagne et dont le nom symbolise l'apogée des Abbassides.
Sous leur règne, on vit se développer les villes. On peut parler à leur propos d'un empire urbain, alors que, dans l'État omeyyade, dominaient la caste militaire arabe et la propriété rurale.
Ils eurent à lutter contre de nombreuses oppositions au sein du vaste empire qu'ils héritaient des Omeyyades. Ils perdirent très vite l'Occident : dès 756 l'Espagne se donna un prince omeyyade. Au Maghreb, des États kharidjites (et autres) se constituèrent. En 800, le califat dut passer un accord avec les Aghlabides, qui régnaient en Tunisie et à Tripoli : ces derniers reconnurent l'autorité de Bagdad en échange de leur autonomie.
Les Abbassides disaient vouloir appliquer l'islam idéal, préconisant une société sans classes, sous l'autorité d'un chef politico-religieux issu de la famille du Prophète. Les juges ou cadis (qâdî) furent nommés par le calife; ils devaient appliquer la sharîa (loi religieuse). Dans un cadre moins religieux, un vizir (wasîr) fut chargé de réorganiser l'administration. Il y avait en effet de nombreux fonctionnaires, divisés grosso modo en deux clans de secrétaires (kuttâb) : les chrétiens nestoriens, liés au sunnisme et défenseurs de l'autorité du calife ; les musulmans chiites, souhaitant au contraire affaiblir le souverain.
Autre pilier de l'État : l'armée, composée de Khorassaniens fidèles au souverain, mais aussi d'Arabes souvent moins fidèles, notamment ceux des régions proches des frontières.
Au fil des siècles, le pouvoir des califes s'affaiblit peu à peu, victime notamment des affrontements constants entre sunnites et chiites, mais aussi de nombreuses révoltes. Les derniers califes abbassides étaient plus des suzerains que des souverains. En s'emparant de Bagdad le 10 février 1258, les Mongols mirent fin à la dynastie et exécutèrent le dernier calife, Mustasim. Les survivants du massacre furent accueillis en Égypte, où ils perpétuèrent symboliquement la dynastie abbasside.
Califes Abbassides de Bagdad
- Abû al-`Abbâs As-Saffah (750-754)
Installation à Bagdad
- Al-Mansûr (754-777)
- Al-Mahdî (777-785)
- Al-Hâdî (785-786)
- Hârûn ar-Rachîd (786-809)
- Al-Amîn (809-813)
- Al-Mâ'mûn (813-833)
Déplacement à Samara
- Al-Mu'tasim (833-842)
- Al-Wathiq (842-847)
- Ja`far al-Mutawakkil (847-861)
- Abu Jafar Al-Muntasir (861-862)
- Al-Musta'in (862-866)
- Al-Mu'tazz (866-869)
- Al-Muhtadi (869-870)
Retour à Bagdad
- Al-Mu'tamid (870-892)
- Al-Mu'tadid (892-902)
- Al-Muktafi (902-908)
- Al-Muqtadir (908-932)
- Al-Qahir (932-934)
- Al-Radi (934-940)
- Al-Muttaqi (940-944)
- Al-Mustakfi (944-946)
- Al-Muti (946-974)
- Al-Ta'i (974-991)
- Al-Qadir (991-1031)
- Al-Qa'im (1031-1075)
- Al-Muqtadi (1075-1094)
- Al-Mustazhir (1094-1118)
- Al-Mustarshid (1118-1135)
- Al-Rashid (1135-1136)
- Al-Muqtafi (1136-1160)
- Al-Mustanjid (1160-1170)
- Al-Mustadi (1170-1180)
Sultanat abasside d'Irak
- An-Nasir (1180-1225)
- Az-Zahir (1225-1226)
- Al-Mustansir (1226-1242)
- Al-Musta'sim (1242-1258)
Califes Abbassides du Caire
- Al-Mustansir (1261)
- Al-Hakim Ier (1262-1302)
- Al-Mustakfi Ier (1302-1340)
- Al-Wathiq Ier (1340-1341)
- Al-Hakim II (1341-1352)
- Al-Mu'tadid Ier (1352-1362)
- Al-Mutawakkil Ier (1362-1383)
- Al-Wathiq II (1383-1386)
- Al-Mu'tasim (1386-1389)
- Al-Mutawakkil Ier (restauré) (1389-1406)
- Al-Musta'in (1406-1414)
- Al-Mu'tadid II (1414-1441)
- Al-Mustakfi II (1441-1451)
- Al-Qa'im (1451-1455)
- Al-Mustanjid (1455-1479)
- Al-Mutawakkil II (1479-1497)
- Al-Mustamsik (1497-1508)
- Al-Mutawakkil III 1508-1516
- Al-Mustamsik (restauré) 1516-1517
Voir aussi
- Art abbasside
Catégorie:Abbassides
Catégorie:Généalogie princière
Catégorie:Dynastie musulmane
Catégorie:Monde arabo-musulman
ja:アッバース朝
ms:Kerajaan Bani Abbasiyyah
1910Catégorie:1910
Cette page concerne l'année 1910 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 25 août : Le pape condamne le Sillon.
- 4 octobre : Révolution au Portugal ; le roi Manuel II se réfugie en Grande-Bretagne.
- Début du règne de George V d'Angleterre (fin en 1936).
- Le prix Nobel de la paix est attribué au Bureau International Permanent de la Paix de Berne.
France
- 5 avril : Loi sur les retraites ouvrières (départ à 65 ans) et paysannes. Pour les salariés gagnant moins de 3 000 francs (60 000 francs 2000) l'assurance vieillesse devient obligatoire.
- 3 novembre : Aristide Briand Président du Conseil (2).
- Introduction de droits de succession proportionnels au montant.
- Le premier aérodrome du pays s'ouvre à Dübendorf.
- Inauguration de la voie ferrée de la Bernina (Grisons), la plus élevée d'Europe.
Afrique
- 31 mai : Indépendance de l'Afrique du Sud. Création de l'Union sud-africaine, regroupant les colonies britanniques et les anciens états boers, comprenant les états du Cap, du Natal, d'Orange et du Transvaal, membre du Commonwealth.
- Fondation d' Elisabethville.
Asie & Inde
- Aurobindo s'installe à Pondichéry (Inde française).
- Pour la première fois une armée sino-mandchoue entre à Lhassa au Tibet sans y avoir été invitée. Elle reste un an.
Corée
- 22 août : Le Japon annexe officiellement la Corée, qu'il a conquise, et la renomme Cho-Sen.
- Corée : fin de la Dynastie Chosŏn établie en 1392
Proche-Orient & monde arabe
- 21 février : Assassinat du permier ministre égyptien (copte) Boutros Ghali pacha
Amériques
Amérique du Nord
- 1 novembre : Aux États-Unis, création de la NAACP, association nationale pour la promotion des personnes de couleur.
- Parution du Rapport Flexner sur les écoles de médecine aux USA : réforme moderne de l'enseignement de la médecine dans ce pays selon une norme agréee par l'Administration de la santé et de l'Education nationale.
Amérique Latine
- 29 septembre : Manuel Cuadra est élu Président du Paraguay.
- Début de l'occupation américaine en Haïti (fin en 1934).
- Début de la guerre civile mexicaine
Chronologies thématiques
- Aéronautique : 1910 en aéronautique.
- Chemins de fer : 1910 dans les chemins de fer.
- Sports : 1910 en sport.
- Arts & culture :
- Les Ballets Russes créent à Paris l'Oiseau de Feu d'Igor Stravinsky.
- Le peintre d'origine russe Wassily Kandinsky exécute sa première œuvre abstraite.
- Le site cinématographique d'Hollywood est fondé au États-Unis.
- Sciences & techniques :
- 14 novembre : Premier décollage d'un avion depuis un bateau.
- Premier vol d'un hydravion sur l'étang de Berre.
- La Terre passe dans la queue de la comète de Halley.
- Le biologiste américain Thomas Morgan étudie la génétique sur la mouche drosophile.
Prix Nobel
- Prix Nobel de physique : Johannes Diderik van der Waals
- Prix Nobel de chimie : Otto Wallach
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Albrecht Kossel
- Prix Nobel de littérature : Paul Johann Ludwig Heyse
- Prix Nobel de la paix : Bureau International de la paix
- janvier : Jean Image, réalisateur de films d'animation († 21 octobre 1989)
- 23 janvier : Django Reinhardt, guitariste de jazz manouche († 16 mai 1953)
- 6 février : Irmgard Keun, romancière allemande
- 27 février : Joseph Leo Doob, mathématicien américain († 2004)
- 4 mars : Józef Marcinkiewicz, mathématicien polonais († 1940)
- 19 mars : Jacob Wolfowitz, mathématicien russe († 1981)
- 23 mars : Akira Kurosawa, réalisateur japonais († 6 septembre 1998)
- 22 avril : Norman Earl Steenrod, mathématicien américain († 1971)
- 11 juin : Jacques-Yves Cousteau, océanographe français († 25 juin 1997)
- 23 juin : Jean Anouilh, écrivain français († 1987)
- 27 juin : Pierre Joubert, dessinateur français
- 4 juillet : Robert K. Merton, sociologue américain († 23 février 2003)
- 5 août : Bruno Coquatrix, auteur-compositeur français († 1979)
- 14 août : Pierre Schaeffer, compositeur
- 26 août : Mère Térésa, religieuse
- 3 septembre : Maurice Papon, fonctionnaire, homme politique français
- 10 octobre : Jacques Herold, peintre français d'origine roumaine
- 19 octobre : Subrahmanyan Chandrasekhar, astrophysicien indien († 21 août 1995)
- 19 octobre : Paul Robert, lexicographe et éditeur († 11 août 1980)
- 26 novembre : Jeannette Thorez-Vermeersch, femme politique français
- 19 décembre : Jean Genet, écrivain français († 1986)
- 29 janvier : Edouard Rod, écrivain suisse
- 21 mars : Nadar, (Gaspard-Félix Tournachon) photographe français
- 26 mars : Auguste Charlois, astronome français.
- 2 avril : Boyd Alexander, officier britannique, explorateur et ornithologue (° 1873)
- 21 avril : Mark Twain, écrivain américain
- 6 mai : Édouard VII d'Angleterre
- 18 mai : Pauline Garcia-Viardot, chanteuse d'opéra, compositeur
- 27 mai : Robert Koch, médecin et microbiologiste allemand
- 29 mai : Mili Balakirev, compositeur russe
- 10 juillet : Johann Galle, astronome allemand
- 11 août : Pol Plancon, chanteur d'opéra belge
- 2 septembre : Henri (le Douanier) Rousseau, peintre français
- 7 septembre : William Holman Hunt, peintre anglais
- 30 octobre : Jean Henri Dunant, créateur de la Croix Rouge
- 20 novembre du calendrier grégorien ou 7 novembre du calendrier julien : Léon Tolstoï, écrivain russe (° 1828)
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Guerre Iran-Irak
La guerre Iran-Irak a opposé ces deux pays entre 1980 et 1988 et provoqué entre 600 000 et 1 200 000 victimes. Elle est aussi souvent appelée la 1ere guerre du Golfe.
Historique politique
En 1979, le Chah d'Iran est renversé par la révolution islamique. À son retour d'exil ou il était, l'ayatollah Khomeiny proclame l'Iran république islamique et appelle les Irakiens à renverser le régime de Saddam Hussein dès 1980. Son objectif est de répandre le mouvement islamiste à travers tout le Proche-Orient.
De son côté, Saddam Hussein, arrivé au pouvoir en 1979, redoute l'arrivée au pouvoir de Khomeiny, et attaque l'Iran le 22 septembre 1980, sous le prétexte de désaccord frontalier. Il espère faire disparaitre Khomeiny et réduire l'influence du mouvement islamiste, en faveur de son pays.
Ses objectifs sont clairs : obtenir le déplacement de la frontière sur la rive orientale du Chatt el-Arab pour assurer une meilleure sécurité à la région de Bassorah; obtenir la restitution des trois îles du détroit d'Ormuz annexées par le Shah en 1971 et soustraire ainsi le détroit à une exclusive emprise iranienne; provoquer éventuellement un soulévement dans la province iranienne du Khuzestan (Arabistan pour l'Irak) et l'annexer.
À cette époque, l'Irak était un pays économiquement et militairement puissant dans le golfe Persique, grâce aux revenus des pétrodollars et à une politique de modernisation qu'il a mis en place dans son pays (école obligatoire pour les garçons et les filles, politique volontariste et une augmentation de plus en plus importante d'élite irakienne). Les puissances occidentales inquiètes de l'apparition de la république islamique iranienne voyaient en l'Irak un pays qui pourrait évoluer vers la laïcité et le modernisme, ainsi pesant contre l'Iran. C'est pourquoi, elles ne s'opposent pas dans un premier temps à la guerre Iran-Irak, voire la soutiennent par la suite. C'est en particulier le cas de l'URSS et de la France et des États-Unis. Cependant, en dépit de la puissance militaire de l'Irak, le conflit s'enlise rapidement. Début 1981, les Iraniens contre-attaquent et parviennent à libérer l'essentiel du territoire iranien début 1982. En juin de cette même année, l'Irak décrète un cessez-le-feu, mais voit son territoire envahi le mois suivant.
L'Iran voit ses buts de guerre proclamé se radicaliser, il s'agit de réduire l'Irak, destituer Saddam Hussein et le remplacer par un régime islamique.
La ligne de front se stabilisa au niveau de la frontiére commune et malgré de nombreuses offensives de part et d'autre, il n'y eu pas de percée majeure.
Finalement, en 1988, l'armée irakienne reprend le dessus. Le 18 juillet, Khomeiny accepte le cessez le feu exigé par la résolution 598 du conseil de sécurité de l'ONU (20 juillet 1987).
Le 15 août 1990, Saddam Hussein accepte de revenir aux accords d’Alger de 1975: il libère les prisonniers de guerre et quitte les territoires occupés. Le traité de paix est finalement signé le 20 août 1990, selon les nouvelles conditions iraniennes. Cela revient à un retour a un statut quo ante.
Au total, les dépenses militaires, pertes en produit intérieur brut et capitaux non investis, auraient dépassé 500 milliards de dollars pour les deux pays. L’Iran estime officiellement à 300 milliards le prix de la reconstruction de son économie. L’Irak, pour sa part, l’évalue entre 50 et 60 milliards de dollars.
Les estimations des pertes en vies humaines varie de 600 000 à plus de 1 200 000 morts Iraniens et à plus 250 000 Irakiens, ce qui est très élevé pour un conflit régional.
Historique militaire
Lorsque le Chah était au pouvoir, les dissensions existait déja entre l'Iran et l'Irak, et, en 1975, un traité fut conclut pour redéfinir les frontiéres.
Cependant, après mai 1979, un certain nombre d'incidents éclatérent le long de la frontiére; entre avril et juillet, 30 000 Irakiens d'origine Iranienne furent chassés d'Irak; en septembre 1980, le président Saddam Hussein annula le traité de 1975.
Le 20 septembre 1979, l'aviation Irakienne bombarda un certains nombre de terrains d'aviations Iraniens, et 2 jours, plus tard l'armée Irakienne entrait en Iran. L'Irak affirmait vouloir exercer à nouveau sa souveraineté sur les voies navigable et les territoires du Chatt el'Arab, cédé en 1975.
Les forces Irakiennes avancaient le long de 3 axes : Vers Quarr-e Chirin au nord, Mehran au centre et surtout Susangard et Khorramchahr dans le sud. L'Irak esperait qu'un tel mouvement entrainerait rapidement la chute du nouveau régime. L'Irak réussit à franchir la frontiére, mais la profondeur de pénétration variait considérablement d'une percée à l'autre. Le plus gros succés fut obtenue au sud, après la chute de Khorramchahr après de trés durs combats. L'Iran livra au nord et au centre des contres attaques peu importantes, en général à l'aide d'un léger support de blindés et d'artillerie. Il regagna ainsi quelques territoires perdus.
En janvier 1981, les Iraniens menèrent une contre attaque de plus grand envergure au sud de Susangerd, qui se solda par un échec du à l'absence d'infanterie pour soutenir l'action des chars et la nature du terrain, trés mou à cette époque de l'année, et donc impropre au déplacements des chars. Il est problable que, dans les combats, l'Irak a laissé une cinquantaine de char T-62 et l'Iran une centaine de char Cheftain et M-60A1.
Au cours de la 1ere année de guerre, l'Iran et l'Irak ont perdu environ le méme nombre de chars, entre 250 et 300. Certains observateurs supposent que l'Irak avait capturé en un an, une cinquantaine de Chieftain en bon état, ainsi que M 60A1 et des Scorpion.
Quand ils ont été bien dirigés, les Cheftains Iraniens, dotés de leur canon de 120 mm, se sont révélés bien supérieurs au char T-54 et T-55 armé d'un 100 mm ainsi qu'au T-62 avec leurs 115 mm de l'armée Irakienne.
En 1981, les 2 armées commencérent à avoir de nouveaux besoins en équipements. Les Iraniens réussirent à obtenir d'Israel des pièces détachés de chars M-48 et M-60. La Syrie, la Lybie et quelques pays socialistes leur en fournirent égalements. L'Irak continuat à étre approvisionné par la France (y comprit en missiles antichars), l'URSS, la Corée du Nord, le Viet Nam et l'Egypte, essentiellement en munitions de char T-54 et T-55, que les livraisons en matériel américain rendirent rapidement inutiles. Au début de 1983, l'Irak commenca à recevoir de nombreux équipements de République Populaire de Chine dont le char Type 63, qui transita par l'Arabie Saoudite.
Avant la guerre, l'Iran et l'Irak comptaient sur leurs revenues pétroliers pour subvenir à leurs besoins militaires : 3,5 million de barils/jour exporté pour l'Irak et 1,6 millions pour l'Iran : Au début de 1980, les 2 pays n'exportait plus que 600 000 barils. En raison de cette diminution considérable, l'Irak dut recourir à l'aide de l'Arabie Saoudite entre autre.
En 1984 commencat les attaques systématiques d'installations pétroliéres et de pétroliers par les 2 camps.
En janvier 1987, l'Iran lance 2 grandes offensives : Kerbala 5, à l'est de Bassorah, où Téhéran voulait établir un gouvernement provisoire de la République islamique Iraquienne, constitué des chefs des opposants chi'ites Iraquiens réfugiés en Iran; Kerbala 6, à 150 kms au nord de Bagdag en direction des grands | | |