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Afrique

Afrique

L'Afrique est un continent ou une partie de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Avec une superficie de 30 065 000 km², l'Afrique recouvre près de 20,3% de la surface des terres émergées. C'est le 3 ou 2 plus grand continent de la Terre, selon que le l'on considère l'Amérique comme un ou deux continents. Le nom « Afrique » proviendrait d'un nom de la tribu des Afridi qui vivait en Afrique du Nord dans la région de Carthage. L'autre étymologie veut qu'elle vienne du berbère Taferka " terre ", " propriété terrienne ". Celui qui vit sur une terre est appelé Aferkiw, qui a donné " africanus " en latin dont le territoire correspond à la province romaine d'Ifriqiya. Ce nom a été renommé (en arabe إفريقيا ifrīqīyā) par les nouveaux venus. D'autres théories voudraient que le mot descende du grec aphrike (« sans froid ») ou du latin aprica (« ensoleillé »). À l'origine, les Romains nommaient uniquement « Afrique » la partie nord du continent (voir Afrique (province romaine)). La désignation arabe Ifriqiya aurait donné Afrique dans son sens moderne. Une autre hypothèse sur l'origine du mot « Afrique » serait qu'il viendrait de l'ancien berbère tafarqa qui veut dire terre ou pays, que les Romains transformèrent en afirca.

L'Afrique politique

ancien berbère Union Africaine

Les États

Les frontières des États de ce continent sont en grande partie issues de la colonisation, ce qui explique qu'elles ne prennent que peu en compte les réalités des populations. De même le regroupement des différents pays en sous-régions est utilisé plus dans un souci pratique que par vérité historique. On distingue généralement l’Afrique du Nord, l’Afrique Noire (appelée aussi l’Afrique Sub-saharienne) et l'Afrique Australe.
- l’Afrique du Nord, limitée au sud par le Sahara, est habitée par des populations à majorité arabe et berbère.
- l’Afrique sub-saharienne est elle-même subdivisée en trois sous régions : l’Afrique Occidentale, l’Afrique Orientale, l’Afrique Centrale
- l'Afrique Australe jouit d'un climat tempéré et possède le plus fort niveau de développement économique.

Afrique du Nord


- le Maghreb
  - l'Algérie
  - Ceuta (ville autonome espagnole sur la côte marocaine)
  - le Maroc
  - Melilla (ville autonome espagnole sur la côte marocaine)
  - la Tunisie
- les Canaries (communauté autonome d'Espagne)
- l'Égypte
- la Libye
- le Sahara occidental (territoire partiellement occupé par le Maroc)

Afrique Occidentale ou Afrique de l'Ouest


- le Bénin
- le Burkina Faso
- le Cap-Vert
- la Côte d'Ivoire
- la Gambie
- le Ghana
- la Guinée
- la Guinée-Bissau
- le Liberia
- le Mali
- la Mauritanie
- le Niger
- le Nigeria
- le Sénégal
- la Sierra Leone
- le Togo

Afrique centrale


- le Cameroun
- la Centrafrique
- la République du Congo (Brazzaville)
- la République démocratique du Congo (Kinshasa)
- le Gabon
- la Guinée équatoriale
- São Tomé-et-Príncipe
- le Tchad

Afrique Orientale

Afrique Orientale
- le Burundi
- les Comores
- le Kenya
- Mayotte (collectivité départementale à statut particulier de France)
- l'Ouganda
- le Rwanda
- les Seychelles
- le Soudan
- la Tanzanie
- la corne de l'Afrique
  - Djibouti
  - l'Érythrée
  - l'Éthiopie
  - la Somalie

Afrique Australe


- l'Afrique du Sud
- l'Angola
- le Botswana
- le Lesotho
- Madagascar
- le Malawi
- Maurice
- le Mozambique
- la Namibie
- la Réunion (région administrative et département français)
- le Swaziland
- la Zambie
- le Zimbabwe

La quète de l' autonomie politique

La Colonisation


- Colonialisme

La traite des noirs


- Esclavage, Traite des noirs

Les indépendances

Le néocolonialisme


- françafrique

La dette africaine

La place de l'Afrique dans les institutions internationales

Les projets africains

Géographie de l'Afrique

Article détaillé : géographie de l'Afrique

Histoire de l'Afrique

Article détaillé : Histoire de l'Afrique

Cultures et religions d'Afrique


- art africain, théâtre africain
- Langues africaines

Voir aussi

Liens internes


- Développement, maldéveloppement
- Diaspora africaine

Liens externes


- [http://www.ankhonline.com/nouvelle1.htm Histoire et civilisation africaines]
- [http://www.populationdata.net/afrique.html PopulationData.net]
- [http://www.afrology.com Espace de réflexion des intellectuels africains]
- [http://www.arts.uwa.edu.au/jmc/Mongobeti/ Peuples noirs - peuples africains]
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Afrique/ ODP - Afrique]
- [http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=11&code_art=8183 Je t’aime moi non plus : à propos des rapports entre la France et l’Afrique] [http://www.inspiration-productions.com/afrique/francais/accueil_afrique.html Inspiration productions, producteur du documentaire Retour à Yélékéla, sur un village de brousse au Mali]

Livres


- René Dumont, L'Afrique noire est mal partie, (1962)
- René Dumont, Pour l'Afrique, j'accuse, (1986)
- Mongo Beti, Main basse sur le Cameroun. Autopsie d'une décolonisation (1972), réédition chez La Découverte 2003
- Cathérine Coquery-Vidrovitch, Les Africaines : histoire des femmes d'Afrique noire du XIX au XX siècle, Desjonquères 1994
- John Iliffe, Les Africains : Histoire d'un continent, édition de poche, Flammarion 2002
- François-Xavier Verschave, Françafrique : Le plus long scandale de la République, Stock 1998
- François-Xavier Verschave, Noir silence : qui arrêtera la Françafrique ? , les arènes 2000
- François-Xavier Verschave, Négrophobie, les arènes, 2005
- Joseph KI-ZERBO, Histoire de l'Afrique noire, éd. Hatier, 1978
- Cheikh ANTA DIOP, Nations nègres et culture, Présence Africaine, 1954
- Cheikh ANTA DIOP, L'unité culturelle de l'Afrique noire, Présence Africaine, 1960
- Cheikh ANTA DIOP, L'Afrique noire précoloniale, Présence Africaine, 1960
- Cheikh ANTA DIOP, Civilisation ou Barbarie, Présence Africaine, 1981
- Théophile OBENGA, Les Bantu, langues, peuples, civilisations, Présence Africaine, 1985
- HISTOIRE GENERALE DE L'AFRIQUE : Comité scientifique international pour la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique, UNESCO. éd. Présence Africaine, EDICEF, UNESCO, 1997
- Marc Ferro, Histoire des colonisations, des conquêtes aux indépendances (XIIIe-XXe siècle), Paris, Le Seuil, 1994
- Marc Ferro, Le livre noir du colonialisme (directeur), Paris, Robert Laffont, 2003
- Georges Balandier, Sociologie actuelle de l'Afrique noire. Dynamique des changements sociaux en Afrique centrale, Paris, P.U.F., 1984 (1955 pour la première édition)
- Gaston Kelman, Je suis noir et je n'aime pas le manioc
-
Catégorie:Géographie de l'Afrique ja:アフリカ ko:아프리카 ms:Afrika simple:Africa th:ทวีปแอฟริกา zh-min-nan:Hui-chiu

Eurafrasie

ko:아프리카-유라시아 ja:アフリカ=ユーラシア大陸 ja:アフリカ=ユーラシア大陸 L'Eurafrasie est, en géopolitique, la masse continentale la plus grande de la Terre.

Généralités

L'Eurafrasie regroupe la majorité des terres émergées de la planète, soit 84 000 000 km² (environ 55% du total). Avec 5,5 milliards d'habitants, elle concentre environ 85% de la population mondiale.

Subdivisions

Comme tous les regroupements continentaux, les limites de l'Eurafrasie sont parfaitement arbitraires, même s'il est possible de trouver facilement des arguments en sa faveur à l'examen d'une carte du monde. L'Eurafrasie n'est pas souvent reconnue comme une entité à part entière et est généralement subdivisée en plusieurs parties. Traditionnellement, on la découpe en Afrique et Eurasie à peu près au niveau du canal de Suez. L'Eurasie est elle-même souvent subdivisée en Asie et Europe. Selon des considérations historiques, il est tout aussi possible de séparer l'Afrique sub-saharienne du reste. Si on prend en compte la géologie, il ne s'agit que d'un assemblage disparate de terrains sans aucune histoire commune.

Voir aussi


- Afrique
- Asie
- Continent
- Eurasie
- Europe Catégorie:Continent

Amérique

L'Amérique est un continent ou la réunion de deux continents, l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, selon le point de vue. Elle est séparée de l'Asie par le détroit de Béring. Elle tire son nom du navigateur Amerigo Vespucci, l'un des pionniers de la découverte du « Nouveau Monde ». Les nations indigènes d'Amérique proposent de remplacer ce nom par Abya Yala.

Géographie

Avec une superficie est de 42 189 120 km², l'Amérique est le plus grand continent après l'Asie. En géopolitique, on distingue dans le continent américain deux parties, l'Amérique du Nord à majorité anglophone et l'Amérique du Sud à majorité hispanophone (et lusophone). Les deux parties ne sont reliées que par une étroite bande de terre. On peut également parler d'Amérique centrale pour désigner les pays situés entre ces deux blocs. L'Amérique du Nord (superficie : 24 343 681 km²) se compose :
- du Groenland
- du Canada
- des États-Unis
- du Mexique
- de l'Amérique centrale
- des Antilles
- des Bermudes L'Amérique du Sud (superficie : 17 845 439 km²) se compose :
- de l'Argentine
- de la Bolivie
- du Brésil
- du Chili
- de la Colombie
- du Guyana
- de la Guyane française
- de l'Équateur
- du Paraguay
- du Pérou
- du Suriname
- de l'Uruguay
- du Venezuela On utilise parfois le mot « Amérindien » pour désigner les Indiens d'Amérique et les distinguer des habitants de l'Inde. On emploie souvent, par abus de langage, le terme Amérique pour désigner les États-Unis, et Américain, pour désigner les États-uniens.

Histoire

:Voir aussi Conquête de l'Amérique On peut distinguer deux grandes périodes de l'histoire du continent américain : la date charnière est 1492 qui marque la fin de l'époque précolombienne, avec l'arrivée de Christophe Colomb et des Européens.

Histoire précolombienne

Cultures préhistoriques

On peut entendre par culture préhistorique un peuple qui n'utilise pas l'écriture. On pense que le peuplement de l'Amérique s'est effectué par migration depuis l'Asie : on imagine que pendant la période glaciaire, des peuples ont traversé le détroit de Béring, et ont progressivement occupé tout le continent, depuis l'Alaska jusqu'à la Terre de Feu. Les plus anciennes cultures lithiques d'Amérique remonte à 13 000 ans avant J.-C. comme l'attestent les sites Clovis, Sandia, Folsom et Scottsbluff. Articles détaillés :  ~  ~  ~  ~  ~  ~

Civilisations amérindiennes

Articles détaillés : Peuple maya ~ Civilisation maya ~ Aztèque ~ Religion aztèque ~ Histoire du Mexique ~ Inca ~ Histoire du Pérou ~ Toltèques ~ Tépanèques

Après 1492

Histoire du mot « Amérique »

La plus ancienne mention connue du nom « Amérique » remonte à l'année 1507. Il apparaît alors sur une mappemonde dessinée par le cartographe Martin Waldseemüller au sein du Gymnase vosgien de Saint-Dié-des-Vosges. Le livre Cosmographiae Introductio explique que le mot vient d'une déformation latine de l'explorateur Amerigo Vespucci, Americus Vespucius. Le prénom italien Amerigo vient lui-même du germanique Haimirich. Bien qu'il ait découvert l'Amérique, Christophe Colomb n'a pu contester cette attribution, puisqu'il est mort en 1506. Néanmoins, on utilisa encore longtemps l'autre désignation pour ce continent, à savoir les « Indes occidentales ».

Bibliographie


- Recherches philosophiques sur les Américains, ou Mémoires intéressants pour servir à l’Histoire de l’Espèce Humaine. Avec une Dissertation sur l’Amérique & les Américains, par Dom Pernety. par Corneille de Pauw. Londres, 1771.

Voir aussi


- [http://www.populationdata.net/ameriques.php Liste des pays d'Amériques sur PopulationData.net]
- [http://www.americas-fr.com/ Histoire, géographie et culture de l'Amérique Latine]
-
ja:アメリカ州 ko:아메리카 simple:The Americas th:ทวีปอเมริกา zh-min-nan:Bí-chiu

Afrique du Nord

L'Afrique du Nord est la région du continent africain située au Nord du désert du Sahara.

Histoire

Géographie

Pays et territoires actuels d'Afrique du Nord, d'Ouest en Est :
- les Canaries ;
- la Mauritanie ;
- le Sahara occidental ;
- le Maroc ;
- Ceuta ;
- Melilla ;
- l'Algérie ;
- la Tunisie ;
- la Libye ;
- l'Égypte ;
- le Soudan.

Termes voisins


- Durant l'Antiquité, « Africa » désignait la région de Carthage, qui correspond à l'actuelle Tunisie. LAfrica a constitué une province de l'empire romain. Après la conquête musulmane, le nom s'est perpétué sous la forme arabisée d'Ifriqiya.
- L'Afrique du Nord est aussi appelée Tamazgha en berbère, ce qui signifie « Pays des hommes libres » dans cette langue.
- Le Maghreb (de l'arabe Couchant), qui couvre dans sa conception la plus large la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Libye.
- L'Afrique blanche désignait autrefois les territoires africains peuplés de population à peau claire : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Égypte. Toutefois le terme est très peu employé de nos jours.

Voir aussi


- [http://www.geocities.com/macosmet/ AmazighLand]

Liens externes


- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Afrique_du_Nord Afrique du nord sur Wikitravel]
- [http://www.geocities.com/macosmet/index_amaz.htm Afrique du Nord sur Macosmet]
-
ja:北アフリカ ko:북아프리카


Carthage

ko:카르타고 ja:カルタゴ Carthage (du phénicien Kart-Hadasht, ou Qrthdst, c'est-à-dire la nouvelle ville), en arabe (قرطاج, Qartaj) est une ville d'Afrique du Nord, située près de Tunis (Tunisie). L'ancienne capitale punique, détruite par les Romains, est aujourd'hui un faubourg de Tunis et un site archéologique et touristique important. La ville de Carthage abrite notamment le [http://www.carthage.tn/ palais présidentiel] et de nombreuses chancelleries. L'aéroport de Tunis-Carthage est à quelques kilomètres de la ville.

Géographie

touristique Le site de Carthage est dominé par la colline de Byrsa, qui était le centre de la métropole punique. Aujourd'hui, elle se distingue par la silhouette massive de la cathédrale Saint-Louis, édifiée à la fin du à l'emplacement présumé de la sépulture du roi de France qui y mourut au cours de la dernière croisade. Pour l'anecdote, le roi , qui descendait de Saint-Louis, avait envoyé un architecte pour en trouver l'emplacement le plus précis. Au vu de l'impossibilité d'une telle mission, celui-ci choisit simplement le plus bel endroit. Juste à côté de la cathédrale, en face de la tombe (vide, ses restes furent rapatriés en France) de Saint-Louis, se trouvent les vestiges du plus important quartier de la ville. Il ne subsiste que quelques fondations et quelques fragments de colonnes, mais on peut y mesurer la puissance qui émanait de la cité : site immense, grands espaces, vues panoramiques, organisation des rues. Le musée de Carthage, très didactique et situé sur le site, permettra au visiteur de se rendre compte de l'ampleur de ce que furent ces installations : il est recommandé de revisiter les ruines après être passé au musée afin de percevoir la grandeur de la cité avant qu'elle ne fût anéantie par Rome.

Histoire

Article détaillé : Histoire de Carthage Histoire de Carthage Carthage fut fondée par des colons phéniciens de Tyr en 814 avant J.-C.. D'après la légende, ce serait la reine Élyssa (appelée Didon par les Romains), sœur du roi de Tyr Pygmalion, qui fonda la cité. Elle devint une puissance dominante en Méditerranée occidentale au . Ce sont les Carthaginois qui introduirent le glaive court en fer en Méditerranée, car jusque alors, les guerriers s'affrontaient à l'aide de lances et de frondes. Carthage conquit l'Espagne ainsi que la Sicile où ils se heurtèrent aux Romains. Une série de trois conflits entre les deux puissances, les guerres puniques (les romains les nommaient Poeni), débutèrent au et se terminèrent avec la victoire de Rome et la destruction de Carthage en 146, après un siège de trois ans. Après une tentative avortée des Gracques, Jules César fonda par la suite une cité romaine sur les ruines de l'ancienne ville punique, Colonia Julia Karthago. Celle-ci devint la capitale de la nouvelle province d'Afrique. Au Bas-Empire, la cité, gagnée au christianisme, subit les persécutions impériales. Carthage est au l'une des plus grandes capitales spirituelles d'Occident. Carthage est conquise en 439 par les Vandales, menés par Genséric. L'Église est victime de persécutions et est particulièrement meurtrie. La reprise par les Byzantins (Empire romain d'Orient) en 533 ramena la prospérité à la capitale d'Afrique. L'empereur Justinien Ier en fit le siège de son diocèse d'Afrique, mais à la suite de la crise monothéliste, les empereurs de Byzance, opposés à l'Église d'Afrique, se détournent rapidement de Carthage qui devient le siège d'un exarchat. Carthage donnera à Constantinople une lignée d'empereurs à la suite d'Héraclius, fils de l'exarque de Carthage. À l'époque des invasions arabes, Carthage est en proie aux maladies. Les Arabes prennent la ville et la pillent. Ils lui préférèrent Tunis, la cité voisine, qui donne son nom au pays, celui d'Afrique désignant désormais le continent entier. Carthage ne connut dès lors plus jamais sa gloire d'autrefois. Les Carthaginois pratiquaient un culte polythéiste originaire du Moyen-Orient. Ils vénéraient Baal et Moloch. On les a longtemps accusés de sacrifier des enfants (le molk), ce qu'il convient de nuancer.

Voir aussi


- Carthage antique
  - Histoire de Carthage
  - Civilisation carthaginoise
  - Salammbô
  - Rome antique
- Tunisie Catégorie:Ancien pays d'Afrique Catégorie:Antiquité Catégorie:Histoire de la Tunisie Catégorie:Site archéologique Catégorie:Ville de Tunisie Catégorie:Patrimoine mondial en Tunisie

Ifriqiya

ja:イフリーキヤ Catégorie:Algérie Catégorie:Histoire de la Tunisie On appelle Ifriqiya, ou Ifriqiyya (arabe: إفريقية ifrīqiya) le territoire de l'Afrique du Nord correspondant à la province romaine dans l'Antiquité tardive (en latin: Africa). Le mot arabe est une altération du mot latin. C'est sous ce nom que ce territoire était connu au moment de l'arrivée des musulmans et de la résistance qui leur fut opposée. L'Ifriqya s'étendait sur la majeure partie du territoire actuel de la Tunisie (hors parties désertiques) et une petite partie du nord-est de l'Algérie.

Histoire

Dès le début du califat abbasside, l'Ifriqiya tendit à l'autonomie. En 800, le khorassanien Ibrâhîm ibn al-Aghlab obtint le titre d'émir de Kairouan, fondant la dynastie des Aghlabides.
À la fin du IXe siècle, la région tomba sous la coupe de groupes ismaéliens qui finirent par y instaurer le califat fatimide. Dès le milieu du Xe siècle, de puissantes révoltes berbères bousculèrent le pouvoir qui déplaça son centre de gravité en Égypte et confia le gouvernement de la région à une nouvelle dynastie d'émirs berbères, les Zirides. En 1046, ces nouveaux dirigeants rompirent avec le pouvoir fatimides et reconnurent comme suzerain le calife de Bagdad. Les Fatimides réagirent en 1052 en envoyant les Hilaliens piller la région, qui se soumit, du moins jusqu'à la chute du califat fatimide en 1171.
L'Ifriqiya fut dominée par les Hafsides à partir de 1230, et fut conquise en 1574 par les Ottomans.

Arabe

L'arabe (العَرَبِيَّة, ʾal ʿarabiyyaʰ en transcription traditionnelle) est la langue parlée à l'origine par les Arabes. C'est une langue sémitique (comme l'hébreu, l'araméen, l'akkadien ou le syriaque) et flexionnelle dont l'alphabet est un abjad. Du fait de l'expansion territoriale au Moyen Âge et par la diffusion du Coran, cette langue, devenue langue liturgique, s'est répandue dans toute l'Afrique du Nord et en Asie mineure. On fait remonter l'origine de la langue arabe au . La tradition orale considère cependant qu'il s'agit d'une langue révélée directement à Ismaël, fils d'Abraham, dans une forme assez proche de l'arabe classique actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l'ancien Yémen ainsi que des tribus disparues auraient parlé l'arabe dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l'écriture arabe, telle qu'on la connaît de nos jours, ne remontent qu'au .

Variétés d'arabe

L'arabe est un terme générique qui regroupe de nombreuses variétés :
- l'arabe classique : la langue du Coran, parlée à l'époque de l'expansion arabo-musulmane ;
- l'arabe littéral : une forme modernisée mais peu différenciée de l'arabe classique, qui est la langue écrite commune de tous les pays arabophones ;
- les dialectes arabes : langues orales parlées dans les pays arabes, issues de l'arabe classique, avec des substrats, superstrats et emprunts différents selon les régions. Les dialectes peuvent être assez différents les uns des autres: Un Irakien par exemple pourrait avoir du mal à comprendre le dialecte marocain à premier abord. Les variantes sont aussi différents les unes des autres que le serait le français de France avec le "Jouale" du Québec ou le français de Côte d'Ivoire. Cependant, et même si ces différences existent, des locuteurs arabes de différents pays peuvent se comprendre sans trop difficultés. La multiplication des chaînes satellites arabes ou la très large diffusion des séries egyptiennes jouant un rôle capital dans la diminution de ces différences. Quelle tradition rapporte que la langue arabe de l'époque d'Ismaël est une langue révélée ? La tradition la plus communément admise chez les historiens est celle qui considère qu'Ismaël s'est arabisé au contact de la tribu de Jourhoum, vieille tribu arabe nomade du Yémen.

Arabe et islam

La langue de l'islam étant l'arabe, de nombreux mots du domaine religieux sont d'abord apparus en arabe. Ainsi, certains mots religieux n'existent qu'en arabe, ou possèdent un sens beaucoup plus précis en arabe. Voir termes arabes utilisés en Islam.

Rayonnement culturel

Des écrivains non musulmans ont écrit en arabe, par exemple le médecin et philosophe Maïmonide publiant en langue arabe. Les rois normands de Sicile se piquaient de parler l’arabe.

Pays de langue arabe

Voir pays arabes.

Langues dérivées de l'arabe


- maltais

Lexique

Emprunts français

L’arabe a légué une série de mots aux langues romanes (et, de là, aux autres langues d’Europe), surtout au castillan, à l'italien et au portugais. On trouve donc de nombreux mots arabes en français. Ces emprunts se sont fait soit :
- directement (alcali, alfa, alizari, almée, amiral, arack, azimut, baobab, baraka, barbacane, barde, bédouin, bled, bordj, bouracan, burnous, cadi, cafard, caïd, calife, camaïeu, came, camelote, caoua, chott, clebs, fellah, gazelle, hachisch, harem, hasard, henné, jupe, kandjar, laiton, luth, maboul, maghrébin, maghzen, oued, salamalec, toubib, zénith, etc.) ;
- à partir de l'arabe dialectal, surtout algérien (barda, bezef, kif-kif, matraque, nouba, razzia, youdi, etc.) et égyptien (cange, goudron, mamelouk) ;
- par l'intermédiaire du latin médiéval ou scientifique (alcool, algèbre, alidade, amalgame, ambre, arcanne, avives, benjoin, benzine, bourrache, camphre, chiffre, momie, orcanette, safran, sirop, etc.) ;
- par l'intermédiaire d'autres langues européennes, principalement l'espagnol (alcade, alcarazas, alcôve, alezan, alfange, algarade, alguazil, aman, arrobe, azerole, basaner, épinard, felouque, etc.), l'italien (arsenal, artichaut, assassin, aval, avanie, avarie, berner, café, calfeutrer, calibre, carafe, coton, girafe, hégire, magasin, sirocco, tarif, zéro, etc.), le provençal (boutargue, jarre, madrague, poutargue) et le portugais (argousin) ;
- par l'intermédiaire du turc (minaret, muezzin), de l'hindî (nabab) ou du persan (lascar). D'autre part, l'arabe a transmis au français des mots originaires d'autres langues, notamment l'hindî (bonduc, candi), le persan (alkékenge, alkermès, aniline, aubergine, azur, babouche, borax, bore, douane, orange, timbale, etc.), mais aussi le grec (alambic, almanach, antimoine, etc.). Citons enfin le cas du mot abricot, qui vient du latin praequox (qui a donné précoce) et qui est revenu en français sous cette forme après un voyage par l'intermédiaire du grec (barc), de l'arabe (al-barriq) et du catalan (albercoc). En ce qui concerne les noms propres, beaucoup de noms d’étoiles viennent également de cette langue : Aldébaran, Bételgeuse, Algol, Alioth, Véga, Mizar, Fomalhaut, etc. On reconnaît certains emprunts à l’arabe dans les langues occidentales au fait qu’ils commencent souvent par a- ou al, qui n’est autre que l’article défini dans cette langue. Les Occidentaux n’en ayant pas conscience, ils ont conservé cet article. L'espagnol et le portugais en ont conservé plus que le français : à algodón en espagnol correspond coton, par exemple. Même si cela s’éloigne du cadre linguistique il est intéressant de rappeler que nous utilisons des chiffres indiens transmis en Occident par les Arabes, dits par abus de langage « chiffres arabes ». Dans le monde arabe, seuls les pays occidentaux (Tunisie, Algérie, Maroc) utilisent ces chiffres, les autres pays en utilisent d'autres, appelés abusivement « hindous » (où le 5 s’écrit comme notre 0). Les « chiffres arabes » dans leur forme actuelle sont parvenus à l'Europe de la ville de Bougie au moyen âge (Bédjaia/Algérie) par un moine chrétien, ainsi que les bougies (chandelles), pour lesquelles la ville était renommée.

Voir aussi

Articles connexes


- alphabet arabe et écriture de la hamza ;
- arabe littéral et arabe dialectal ;
- prononciation de l'arabe ;
- vocabulaire de l'islam.
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques
      -
- langues sémitiques
- noms arabes
- Poésie arabe

Liens externes


- [http://st-takla.org/Learn_Languages/01_Learn_Arabic-ta3leem-3araby/Learn-Arabic_00-index_El-Fehres.html Apprendre l'arabe Online]
- [http://www.nicoweb.com/sirpus L'écriture et la lecture de arabe, c'est facile en MP3]. Cours de lecture et d'écriture en ligne en MP3 avec proverbes arabes et poésie.
- [http://www.webarabic.com/choix-apprendre.html Apprendre l'arabe] (WebArabic)
- [http://pince31.free.fr/lang/arabic/index.php Apprendre la langue arabe] (Langue Arabe)
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/arabe.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire arabe-français/français-arabe.
- [http://www.nclrc.org/inst-arabic3.pdf Multilingual Computing in Arabic with Windows, major word processors, web browsers, Arabic keyboards, and Arabic transliteration fonts]
- [http://www.muftah-alhuruf.com Muftah-Alhuruf.com]: Ecrire et envoyer des e-mails arabes sans a un clavier ou un système d'exploitation arabe.
-
Catégorie:Langue véhiculaire ja:アラビア語 ko:아랍어 ms:Bahasa Arab simple:Arabic language th:ภาษาอาหรับ

Grec


-
Le grec (ἡ Ἑλληνικὴ γλῶττα hê hellênikề glỗtta) est une des langues indo-européennes, apportée en Grèce entre le et le On traite ici du grec ancien, le grec moderne étant décrit dans un article séparé.

Les dialectes

À l'origine, il existait une grande variété de dialectes, regroupés en quatre groupes : arcado-cypriote, occidental, éolien et ionien-attique. Parler du grec ancien n'a pas grand sens si l'on veut se référer à un des idiomes antiques : dans les faits, cependant, le grec désigne le dialecte d'Athènes. L'attique (dialecte du groupe ionien-attique), langue de l'Athènes antique, est la langue dans laquelle est écrite la majorité de la littérature grecque classique. Sous l'influence d'Alexandre le Grand, l'utilisation des dialectes a été réfrénée, de sorte que le monde grec utilisât la koinè, langue commune (c'est le sens de l'adjectif koinos) issue de plusieurs dialectes du groupe ionien-attique. Celui-ci lui permettait de communiquer avec son armée et était enseigné aux habitants des régions conquises, devenant ainsi la lingua franca de l'Antiquité, en concurrence avec le latin. La koinè est ensuite devenue langue officielle de l'Empire romain d'Orient, avant de continuer d'évoluer pour donner naissance au grec moderne d'aujourd'hui. Pour une étude comparative des différents dialectes, consulter Dialectes grecs.

Écritures

La première forme d'écriture attestée pour noter un dialecte grec est le linéaire B, un syllabaire sans rapport avec l'alphabet grec, servant à transcrire une forme archaïque d'un dialecte arcado-cypriote utilisé en Grèce continentale et en Crète entre environ -1550 et -1200. Entre -800 et -200, une écriture proche, le syllabaire cypriote, a été utilisée à Chypre. Ce syllabaire pourrait descendre du cypro-minoéen (voir plus bas). Il faut noter que des écritures plus anciennes que le linéaire B et le cypriote ont existé en Grèce, sans qu'on soit sûr qu'elles ont servi à noter du grec :
- le linéaire A (entre -1800 et -1450, en Crète et dans des îles égéennes) ;
- le crétois hiéroglyphique (entre -1750 et -1600, en Crète) ;
- le cypro-minoéen (entre -1500 et -1200, à Chypre), peut-être dérivé du linéaire A. C'est ensuite l'alphabet grec, hérité des Phéniciens et de leur alphabet, qui a été utilisé sous différentes versions (dites épichoriques) à partir du ou du puis a été normalisé et imposé au reste du monde hellénophone par Athènes en -403. En ajoutant des voyelles à cet abjad sémitique, les Grecs sont les inventeurs des alphabets occidentaux. En effet, emprunté par les Étrusques (cf. Alphabet étrusque), qui l'ont transmis aux Romains, il a donné naissance à l'alphabet latin, mais aussi, sans passer par les Étrusques, à l'alphabet gotique, au cyrillique, à l'alphabet copte… L'histoire de l'alphabet grec constitue un article séparé.

Phonologie

Consulter Prononciation du grec ancien pour un article complet. Résumé :
Le grec ancien est une langue à accent de hauteur possédant deux (ou trois, selon les interprétations) intonations : aiguë et circonflexe (cf. Accentuation du grec). Il se caractérise aussi par un système de consonnes aspirées et par un jeu d'oppositions de quantités vocaliques. Il existe plusieurs règles de sandhi, tant internes qu'externes. En passant de l'indo-européen au grec, la langue a subi de nombreuses modifications phonétiques dont les plus flagrantes sont décrites par la loi de Grassmann, la loi d'Osthoff et la loi de Rix. On note d'autre part qu'il permet de restituer dans de nombreux cas la coloration des laryngales IE. Enfin, c'est une langue centum.

Morphologie

Le grec, comme d'autres langues indo-européennes anciennes, est hautement flexionnel. Outre l'utilisation de désinences, le grec se caractérise par des procédés hérités de l'indo-européen comme l'alternance vocalique, l'utilisation du redoublement et de l'augment pour les verbes.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons du grec ancien. Par exemple, les noms possèdent cinq cas (nominatif, vocatif, accusatif, génitif et datif), trois genres (masculin, féminin et neutre, parfois réduits à un opposition animé / inanimé) et trois nombres (singulier, duel, pluriel et collectif pour les neutres). Le grec moderne n'utilise plus le datif, excepté dans quelques expressions comme en taxei, mais les autres cas sont généralement conservés. On compte trois grands types de déclinaisons, tant pour les noms que les adjectifs (type en -α/η, type thématique en -ος et type athématique), lesquels possèdent plusieurs sous-types. Les pronoms suivent un système qui leur est propre et qui, ayant influencé les types nominaux, n'en sont pas très éloignés. La richesse de la flexion nominale en fait la complexité.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons du grec ancien. Les verbes ont trois voix (active, moyenne et passive), trois personnes et trois nombres. Il se conjugue selon six modes, quatre personnels (indicatif, impératif, subjonctif et optatif) et deux impersonnels (infinitif et participe). Il existe six temps (présent, imparfait, aoriste, futur, parfait, plus-que-parfait), répartis de manière inégale entre les modes. Certaines formations secondaires existent, comme le futur antérieur. Outre le temps, le verbe exprime surtout, de manière très précise, trois aspects (imperfectif, aspect zéro et statique) et plusieurs modes de procès (inchoatif, itératif, fréquentatif, etc.). Seul l'indicatif marque les temps : à tous les autres modes, ce n'est que l'aspect qui est indiqué. Il existe deux grandes catégories de conjugaisons : les thématiques (ou verbes en -ω) et les athématiques (dits verbes en -μι). Ces catégories se divisent en un grand nombre de sous-catégories. Le système verbal est très complexe car la flexion met en œuvre de nombreux procédés comme l'alternance vocalique, la suffixation par le jeu de désinences, l'utilisation d'une voyelle thématique, celle de l'augment et du redoublement. À tous ces procédés s'ajoutent des modifications phonétiques importantes au sein d'un même paradigme. En sorte, il n'est presque pas exagéré de dire qu'il existe plus de verbes irréguliers que de réguliers.

Influence du grec ancien sur les langues modernes

Mots savants et radicaux grecs

Un grand nombre de mots en latin, français et anglais, pour ne citer que ces langues, sont d'origine grecque et la majorité des néologismes savants utilisés de par le monde est bâtie sur des radicaux grecs (souvent mêlés de radicaux latins). Seuls quelques langues, comme l'islandais de manière systématique et, dans une moindre part, l'allemand, n'utilisent pas ces radicaux mais traduisent par calque les termes savants grecs au moyen de radicaux qui leur sont propres.

Mots courants

Des mots comme boutique, caractère ou beurre viennent aussi du grec. Passés par le latin et hérités comme tel dans la langue française (via d'autres langues, comme l'occitan), ils ont subi les mêmes modifications phonétiques que les autres mots hérités et sont maintenant très éloignés de leur étymon grec : il faut reconnaître derrière chacun d'entre eux ἀποθήκη apothếkê, χαρακτήρ kharaktếr et βούτυρον boúturon.

Le dédale synchrone du cosmos politique

Voici, pour illustrer l'omniprésence du grec dans les langues occidentales, un extrait d'un texte de Xénophon Zolotas (Ξενοφών Ζολώτας) dans lequel chaque mot (hormis les mots-outils) est d'origine grecque : :« Sans apostropher ma rhétorique dans l’emphase et la pléthore, j’analyserai elliptiquement, sans nul gallicisme, le dédale synchrone du cosmos politique caractérisé par des syndromes de crise paralysant l’organisation systématique de notre économie. Nous sommes périodiquement sceptiques et neurasthéniques devant ces paroxysmes périphrasiques, cette boulimie des démagogues, ces hyperboles, ces paradoxes hypocrites et cyniques qui symbolisent une démocratie anachronique et chaotique. Les phénomènes fantastiques qu’on nous prophétise pour l’époque astronomique détrôneront les programmes rachitiques, hybrides et sporadiques de notre cycle atomique [...] ».

Divers


- code ISO 639-2 : grc

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
  - dialectes grecs;
  - déclinaisons du grec ancien ;
  - conjugaisons du grec ancien 
  - phonologie du grec, accentuation du grec ;
  - alphabet grec, diacritiques de l'alphabet grec, lettres supplémentaires de l'alphabet grec et histoire de l'alphabet grec ;
  - grec moderne ;
- littérature grecque.

Liens externes


- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81 Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://www.lorem-ipsum.info/_greek Générateur de texte aléatoire grec] en plus de l'habituel lorem ipsum.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec-français/français-grec
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec_ancien.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec ancien-français/français-grec ancien als:Griechische Sprache ja:ギリシア語 ko:그리스어 ms:Bahasa Greek simple:Greek language th:ภาษากรีก

Rome antique

La Rome antique est le cadre de la naissance, de l'avènement et de la disparition de la civilisation romaine antique. Débutant comme un simple assemblage de villages, l'humble bourgade vit ensuite son histoire se confondre avec celle du monde méditerranéen du début de l'ère chrétienne à la fin de l'Antiquité. C'est pourquoi vous ne trouverez ici qu'une synthèse de l'histoire romaine, développée dans des articles plus conséquents sur les pages adéquates.

La fondation de Rome (-753)

D'après la légende latine, Romulus fonda la ville de Rome à l'emplacement du Mont Palatin près du Tibre vers -753 et y regroupa des groupes de latins, de sabins, et peut-être d'étrusques. L'archéologie a établie que le peuplement des collines de Rome a commencé vers le , et s'est accéléré à partir du . Se référer à l'article Fondation de Rome.

La Royauté (-753 à -509)

Après Romulus et ses successeurs légendaires, ce sont les rois Étrusques qui en occupant la région vont faire de Rome une véritable ville vers 600 av. J.-C., en la dotant d'une muraille, en aménageant le Forum et en bâtissant le sanctuaire du Capitole. C'est probablement sous la Royauté que s'élabore la religion romaine, mélange d'archaïsmes indo-européens et d'influences grecques et étrusques. Les anciens Romains attribueront leurs succès militaires à la qualité scrupuleuse de leur piété envers les dieux.
Se référer à l'article sur la monarchie romaine. Se référer aux articles sur la religion romaine, la mythologie romaine, les fêtes religieuses romaines.

La République romaine (-509 à -27)

-27 De
res publica (lat.) « la chose publique ». Tarquin le Superbe est le dernier roi de Rome. Tyrannique, autoritaire, il fut chassé par les Romains en -509 ; la République romaine est fondée, gouvernée par le Sénat romain et les magistrats élus du peuple romain (populus ne désigne, à l'époque, qu'une partie de la population, les patriciens). À ses débuts, la République romaine est déchirée par les conflits entre la plèbe et le patriciat. Elle finit par se doter en -367 d'institutions qui équilibrent le pouvoir du patriciat et modèrent celui des consuls. Rome commence son expansion par la conquête de l'Italie centrale par la prise de Véies en -396. Le sac de Rome en -390 est le début d'une longue période où Rome ne fut jamais prise par ses ennemis, jusqu'en 410 et le sac de Rome par Alaric. Progressivement, Rome affronte ses voisins et agrandit peu à peu son territoire, tandis que les plébéiens obtiennent en -300 l’égalité politique. Rome domine toute l'Italie en -272. À partir de -264, dans son affrontement contre Carthage lors de la première guerre punique et de la deuxième guerre punique, Rome conquiert la Sicile, la Corse et la Sardaigne, l'Hispanie et devient la première puissance de la Méditerrannée occidentale en -202. Tributaire de Rome, Carthage est finalement détruite en -146. Les légions romaines, de plus en plus efficaces, interviennent en Grèce, en Macédoine, en Asie Mineure. Durant le IIe siècle av J.-C., Rome soumet la Grèce et en retire une grande influence culturelle. Les élites connaissent la richesse des butins, tandis que la crise sociale monte en Italie. La République qui dût son succès à un équilibre entre ses différentes composantes sombre devant son agrandissement trop brutal, ses institutions prévues pour une ville se révélent inadaptées à la gestion d'un empire. A partir de -133, les tensions se multiplient (cf. les Gracques), des ambitieux luttent pour le pouvoir : Marius contre Sylla, Cinna, Pompée contre Jules César, Octave contre Marc Antoine. Se référer à l'article sur les Institutions de la République romaine pour connaître l'organisation politique de la République. Se référer aux articles Histoire de la République romaine et à la liste des consuls pour la chronologie. Se référer à l'article sur la Société de la République romaine pour connaître l'organisation sociale de la République.

L'Empire romain (-27 à 395)

La période du principat

L'Empire romain commence après la mort de Jules César avec l'avènement d'Octave Auguste. Ménageant l'ordre sénatorial, il assoit son pouvoir personnel. Grâce aux légions, il agrandit considérablement le territoire romain, et l'organise en provinces romaines, qu'il gère avec la collaboration de l'ordre équestre. Ses successeurs les empereurs Julio-Claudiens, les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. Au , la superficie de l'Empire romain est à son maximum. Rome est avec un million d'habitants la plus grande ville du monde méditerrannéen, avec une organisation spécifique. La pax romana favorise la prospérité, les colonies se développent grâce à l'évergétisme de leurs élites, les grandes métropoles comme Carthage, Antioche, Alexandrie refleurissent. Se reporter à l'article Organisation de la ville de Rome pour découvrir les solutions mises en place pour gérer cette gigantesque agglomération

L'empire romain tardif

La défense contre la pression croissante des peuples germaniques contribue à la militarisation de l'Empire, qui connaît après les Sévères une terrible crise politique et économique au , et parvient à se redresser au au prix de transformations considérables : partage du pouvoir entre empereurs (tétrarchie, puis Auguste assistés de Césars), transfert de la capitale à Constantinople, absolutisme, alourdissement de l'admnistration, germanisation de l'armée. La montée du christianisme accompagne cette transformation. L'Empire romain adoptera définitivement le christianisme au . Se référer à l'article sur l'Empire romain et à la Liste des empereurs romains. Se référer à l'article sur Province romaine et à la série d'articles consacrés à chaque province

La dissolution de l'Empire romain (après 395)

Après une ultime réunification en 394 sous Théodose I, l'Empire est divisé en deux moitiés :
- L'Empire romain d'Occident est submergé en l'espace de deux générations par les peuples germaniques et s'efface en 476, ce qui marque la fin conventionelle de l'Antiquité,
- L'Empire romain d'Orient résiste et s'adapte, devenant progressivement l'Empire byzantin qui subsistera jusqu'en 1453. Se référer à l'article sur Empire romain d'Occident, Empire romain d'Orient et Empire byzantin.

Organisation militaire, politique, religieuse et institutions romaines

Voir aussi :
- Cursus honorum
- Relations de la religion romaine aux autres religions

Art

Issu des influences italiques, l'art romain prend son essor au contact de l'art grec qu'il va longtemps imiter.
Voir l'article détaillé : art romain Architecture L'architecture romaine s'épanouit dans les villes, les romains innovent dans la généralisation de la voûte en plein cintre, et l'emploi systématique du mortier (opus caementicium). Voir la typologie des monuments dans la catégorie Architecture romaine Voir la liste des monuments dans la catégorie Liste de monuments romains Voir l'article sur l'Épigraphie latine Littérature Les Romains révolutionnèrent le support écrit des livres, en lui donnant la forme moderne que nous connaissons : ils généralisèrent le codex, volume de feuilles reliées, plus maniable et plus aisé à lire que le traditionnel rouleau. Voir l'article sur la littérature latine, et la catégorie:Littérature grecque d'époque romaine.

Vie quotidienne


- Les noms romains (système des
tria nomina) et les prénoms romains
- le costume : la toge, la stola
- l'habitat : domus, insula et villa
- Le calendrier julien
- Les chiffres romains
- Les jeux du cirque
- Les thermes romains
- La monnaie romaine
- Les unités de mesure romaines
- Les ergastules (Prisons et cachots)

Bibliographie


-
La civilisation romaine de Pierre Grimal, 1960, réédité en 1981 chez Flammarion
-
Histoire générale de l’Empire romain de Paul Petit, 1974, édition du Seuil
-
L’art de l’ancienne Rome, Bernard Andreae, 1973, éditions d’Art André Mazenod
- [http://perso.wanadoo.fr/revuesocialisme/s10empireromaine.htm L'impérialisme romain - une analyse marxiste] par l'archéologue anglais Neil Faulkner

Liens externes


- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/ Parcours virtuels de Rome] : panoramas virtuels et galeries de photos (ita/ing/fr)
- [http://www.insecula.com Site insecula (Égypte, Rome, et Grèce antique).]
-


Afrique (province romaine)

catégorie:province romaine Catégorie:Histoire de la Tunisie Catégorie:Histoire de la Tunisie La province romaine d'Afrique, aussi nommée Afrique Proconsulaire, correspondait au territoire naturel de Carthage. Elle s'étendait sur la côte orientale du Maghreb, recouvrant les territoires occupés aujourd'hui par la Tunisie (dans sa partie non désertique), la côte est de l'Algérie et la côte ouest de la Libye.

L'Afrique sous la République

La conquête

La province d’Afrique fut conquise en 146 av. J.-C. lors de la troisième guerre punique. Cette guerre opposait les cités de Carthage et de Rome. En 149 av. J.-C., le consul Scipion Émilien débarqua dans le territoire de Carthage et prit la ville après un siège de trois ans. Après cette victoire la ville de Carthage même fut détruite et son site voué aux dieux infernaux par une cérémonie d’exsecratio. Le chôra, territoire, de la cité défunte, fut annexé à l’ager publicus, le domaine public de la ville de Rome, formant ainsi une nouvelle province. Dans cette province, on distingua sept cités qui avait pris parti pour Rome lors de la guerre et qui reçurent le privilège de liberté et ne furent donc pas annexées à l’ager publicus. Le territoire de la nouvelle province était assez important, de 20 000 à 25 000 km2, mais peu densèment peuplé, 700 000 habitants au maximum avant la conquête romaine, et surtout extrêmement fertile. Il constituait donc un territoire de colonisation revé pour le parti des populares tentant de résoudre les crises économique et sociale frappant la plèbe romaine par la redistribution de terres de l’ager publicus aux paysans appauvris. En 124 av. J.-C. une épidémie ravagea l’Afrique, libérant de nouvelles terres pour une éventuelle colonisation. Ce phénomène ne doit pas être assimilé à la colonisation européenne de l’époque moderne et contemporaine ; pendant l’Antiquité, coloniser c’est fonder une colonie, une cité dépendant de la métropole et bénificiant de ses lois et de sa protection. En 122 av. J.-C. le tribun de la plèbe C. Sempronius Gracchus, chef du parti des populares, fonda une colonie sur le territoire de l’ancienne Carthage : la colonia Iunonia Karthago. Cette colonie était alors la seule existante en dehors de l’Italie. Les terres distribuées aux colons représentait 300 000 ha, ce qui sous-entend une dispertion des colons dans la province. En 121 av. J.-C. Gracchus fut assassiné et le parti des populares remplacé par celui des optimates, représentants de l’aristocratie romaine ; le mouvement de colonisation subit alors un coup d’arrêt. La province d’Afrique était bordée à l’Ouest et au Sud par le royaume numide, organisé après la deuxième guerre punique par le roi massyle Massinissa, allié de Scipion l'Africain. À la mort de Micipsa, fils de Massinissa, une querelle sur sa succession opposa ses fils Adherbal et Hiempsal et son neveu Jugurtha. Cette querelle déboucha sur une guerre dans laquelle Rome dut intervenir contre Jugurtha. En 111 av. J.-C. une première campagne menée par le consul L. Calpurnius Bestia n’eut que peu d’effet. Il fallut en 107 av. J.-C. mener une nouvelle campagne contre le roi Numide. C'est le consul Marius et son second Sylla qui, grâce à l’alliance du roi maure Bocchus, réussit à capturer Jugurtha en 105 av. J.-C.. La Numidie ne fut pas annexée entièremment à la province. Seul l'est et le sud du royaume, son débouché sur les plaines de la Medjerba et le golfe de la petite Syrte, fut rattaché à l’ager publicus. La ville de Leptis Magna, située dans cette région, reçut elle le privilège de liberté pour s’être rangée du côté de Rome dans le conflit. Le royaume Numide proprement dit fut donné à un demi-frère de Jugurtha, Gauda, qui le divisa plus tard entre ses deux fils. À partir de là il ne fut guère plus qu’un protectorat romain.

La lutte entre Marius et Sylla

Lors de la guerre menée contre Jugurtha le consul Marius, qui devint chef des populares à Rome, avait engagé dans son armée des « prolétaires », des paysans sans terre. Pour les récompenser de leur fidélité, il fit voter à Rome en 103 av. J.-C. une loi attribuant à chaque vétéran 252 ha de terres. Les auxiliaires recrutés dans le peuple nomade des Gétules reçurent aussi ces dons en même temps que la citoyenneté romaine. Les implantations de ces vétérans se firent dans la région du royaume numide recemment annexée, ce qui permettait de consolider la frontière avec les territoires du roi Gauda. L'implantation fut importante, rassemblant de 6 000 à 10 000 personnes. On ne peut toutefois pas y voir une colonisation au sens propre puisqu’aucune colonie ne fut fondée dans ce territoire. Lors de la guerre civile qui opposa les partisans de Marius et ceux de son ancien second Sylla entre 88 et 83 av. J.-C., l’Afrique constitua un bastion pour les marianistes, grâce notamment à la présence de ces vétérans de l’armée de Marius. En 81 av. J.-C. les marianistes d’Afrique détronèrent le roi de Numidie orientale Hiempsal II, fils de Gauda, partisan de Sylla. Ils furent vaincus par une alliance regroupant le roi maure Bocchus et le second de Sylla, Pompée et en 80 av. J.-C. Hiempsal fut restauré. Les syllaniens lui reconnurent même une juridiction sur les Gétules fait citoyens romains par Marius. En 75 av. J.-C. les populares empêchèrent le retour dans le giron numide des territoires annexés en 105 av. J.-C., mais il fut reconnu à Hiempsal en 64 av. J.-C. l’indépendance de ses terres vis-à-vis de l’ager publicus. Le roi numide est alors un allié des optimates et des pompéiens, successeurs dans une certaine mesure des syllaniens. La rivalité grandissante entre Pompée et Pompée ne manque pas d’avoir des répercussions sur le royaume numide. En 50 av. J.-C., à la mort de Hiempsal, le tribun césarien Curion propose l’annexion de la Numidie orientale, ce qui précipite le nouveau roi Juba I dans le camp pompéien, qui contrôle alors toute la province.

La lutte entre César et Pompée

En 49 av. J.-C. une première expédition menée par Curion est défaite par les troupes numides. Lors de la défaite pompéienne de Pharsale en 48 av. J.-C., les dirigeants du parti pompéien se réfugient en Afrique, où ils forment avec les armées numides une force de plus de 70 000 hommes, dernier obstacle pour César. Ce dernier débarque en 47 av. J.-C. avec six légions. Il compte sur l’alliance du roi maure et celle des Gétules, soumis aux Numides depuis 80 av. J.-C.. En 46 av. J.-C., un campanien exilé en Maurétanie, P. Sittius, réussit avec l’appui maure à vaincre le roi de Numidie occidentale, Massinissa II, engagé aux côtés de son cousin Juba. Les Numides et les pompéiens sont pris entre deux feux et vaincus dans la plaine de Thapsus. Le roi Juba se suicide, de même que Caton d'Utique le leader pompéien. La victoire de César est donc totale. César réorganise l’Afrique romaine : le royaume de Numidie occidentale est pour moitié annexé par le royaume maure et pour moitié confié à P. Sittius ; le royaume de Numidie orientale est annexé à l’ager publicus et devient une nouvelle province : l’Africa nova ou Afrique nouvelle. Pour la différencier l’ancienne province d’Afrique prend alors le nom d’Africa vetus Afrique ancienne. Dans la droite ligne de la politique de Marius, César reprend la colonisation en Afrique en envoyant des vétérans italiens, mais aussi gaulois voire africains fonder des ports sur la côte africaine. Cette politique lui permet d’installer ses vétérans, mais aussi de contrôler les trajets de cabotage du blé africain, nécessaire au ravitaillement de Rome.

La prise en main de l’Afrique par Octave

Cette nouvelle organisation est bouleversée par la troisième guerre civile, qui oppose entre 44 et 42 av. J.-C. les héritiers de César, Octave, Lépide et Marc Antoine, et les assassins de César, Brutus et Cassius. Le prince numide Arabion, fils du dernier roi de Numidie occidentale, tente de reconquérir son royaume sur Sittius en 44 av. J.-C.. Au même moment le gouverneur de l’Afrique nouvelle, T. Sextius, partisan du triumvirat césarien, élimine son homologue d’Afrique ancienne, partisan du Sénat. En 41 av. J.-C. il élimine Arabion et offre au triumvirat une Afrique unie. Cette dernière est confiée en 40 av. J.-C. à Lépide. Mais en 36 av. J.-C. ce dernier intrigue contre Octave, qui lui confisque ses possessions. Les deux provinces d’Afrique sont désormais gouvernées par un même magistrat, généralement ancien consul, qui porte le titre de proconsul, d’où le nom d’Afrique proconsulaire que l’on donne à la province unifiée en 27 av. J.-C..

L’Afrique sous le Haut-Empire

La réorganisation impériale

Octave, connu depuis 27 av. J.-C. sous le nom d’Auguste, reprend la politique volontaire de colonisation de César, mise quelque peu en retrait par Lépide. La politique augustéenne consiste à accentuer la romanisation de l’Afrique en la structurant sur le modèle de la cité. Pour cela une hiérarchie urbaine est mise en place, distinguant les colonies, les municipes et les cités pérégrines. Auguste fonde notamment un cercle de colonies romaines autour de Carthage, mais également dans l’Afrique nouvelle aux confins de la Maurétanie. Ces colonies ont sans doute comme but celui de renforcer la romanisation de l’Afrique par l’implantation de noyaux citadins fonctionnant sur le modèle romain. La colonie augustéenne la plus importante fut celle de Cirta, ville au centre de la principauté de Sittius qui n’était pas annexée à la province d’Afrique. À l’autre extrémité du territoire romain d’Afrique, la ville de Carthage voit ses privilèges augmentés : elle devient capitale de la province, bénificie d’une exemption fiscale et surtout est dotée d’un territoire étendu, la pertica Karthagensis semé de pagi et de castella qui sont des communautés de Romains installés en Afrique mais qui ne constituent pas des villes. Au second rang se trouvent les municipes, villes qui reçoivent des privilèges d’administration comparables aux villes d’Italie, mais sans apport de colons romains. Le statut de municipe participe donc à la promotion de villes d’origine indigène. Ces villes sont d’abord au nombre de trois, comptées parmi les sept villes libres du moment de la conquête romaine : Hippone, Utique et Mustis. Ce statut de municipe ne leur a été accordé que parce que ces villes comptent une majorité de citoyens romains dans leur population, majorité descendante des installations marianistes et césariennes. Leur institutions, calquées sur celles de Rome, se distinguent des villes indigènes principalement par la présence d’un sénat, aussi appelé curie, et d’assemblées du peuple. Enfin les villes indigènes se virent conférer le statut de cités pérégrines, qui leur reconnaissait une personnalité juridique propre et le pouvoir de s’administrer selon leur propres coutumes. On trouve beaucoup dans l’Afrique ancienne une administration dirigée par deux magistrats appelés les suffètes, qui semble avoir une origine carthaginoise et se retrouve dans les villes les plus importantes. Nombre de villes de plus petite taille sont dirigées par un conseil de onze membres, appelés les undecimprimi. Ces cités pérégrines restaient toutefois en dehors du droit romain et leurs habitants ne bénéficiaient pas de la citoyenneté romaine.

Les rapports avec la Maurétanie

Le royaume de Maurétanie était en droit totalement indépendant de Rome, même si dans les faits les souverains maures devaient composer avec la politique romaine pour conserver leurs États. Cette situation prit fin en 33 av. J.-C. quand le roi Bocchus II lègua son royaume à Octave. Cette cession n’était pas sans ambiguïté politique pour le futur Auguste : se posant en restaurateur des valeurs morales anciennes et respectant en apparence la légalité républicaine, il lui était impossible de devenir roi. Il choisit donc une solution complexe : il donna le royaume à l’ager publicus, mais y installa un souverain, le prince numide Juba II, fils du dernier roi de Numidie orientale, qui avait été élevé par la sœur d’Auguste, Octavie. Juba fut marié avec Cléopatre Sénélé, fille de Marc Antoine et de Cléopatre. Le nouveau roi, installé sur le trône en 25 av. J.-C., devait servir de symbole de l’union de l’Afrique avec la romanité. La Maurétanie forma donc un royaume distinct de la province d’Afrique proconsulaire jusqu’à la mort de Ptolémée le fils de Juba et de Cléopatre en 39 ap. J.-C.. Dès 41 la Maurétanie fut organisée en provinces romaines. Les Maurétanies sont alors des provinces impériales, alors que la Proconsulaire, dont elles forment en quelque sorte des marches moins romanisées, moins urbanisées, est une province sénatoriale.

Le rôle de l’armée

En 27 av. J.-C. Octave annexa la Numidie orientale ou Afrique neuve à la province d’Afrique ancienne. Ce faisant, il laissa en place de manière permanente une légion, la III Augusta. Le rôle de cette légion fut d’une grande importance dans l’histoire de la province. Une cohorte était détachée à Carthage, sous les ordres directs du proconsul, pour assurer la protection et la police de la ville et de la pertica de Carthage. L’armée romaine en Afrique est constituée de la légion, mais aussi d’unités auxiliaires, qui forment la moitié de l’effectif. La présence permanente d’une armée en Afrique est rendue nécessaire par l’insécurité que font peser sur la province les tribus gétules du sud de l’Atlas. Entre 17 et 24 un ancien membre des troupes auxiliaires romaines, Tacfarinas, rassemble autour de lui une confédération tribale, les Musulames, qui rassemble des Gétules du sud de la Proconsulaire. Il s’allie avec les Cinithiens, peuple subsaharien installé près de la petite Syrte, et avec des tribus maures révoltées contre Ptolémée. Il encercle donc les possessions romaines en Afrique. Malgré l’intervention d’une seconde légion, la IX Hispanica, en 20 aux côtés de la III Augusta, Tacfarinas n’est pas défait. Le conflit s’apaise finalement avec la reconnaissance par le proconsul d’Afrique des droits de passage des tribus gétules en territoire romain. Entre 37 et 41, l’empereur Caligula retire au proconsul d’Afrique le commandement de la III Augusta. C’est donc la seule légion à ne pas être sous la direction du gouverneur de sa province de résidence. Cette « exception africaine » illustre bien la position particulière de la province d’Afrique.

La Pax romana

La dynastie des Flaviens relance la politique de promotion du modèle de la cité en Afrique qu’avait suivie Auguste. Cette politique subit toutefois des amènagements qui traduisent la plus grande part accordée à la promotion des cités indigènes. Tout d’abord on peut remarquer un essouflement du mouvement de colonisation à proprement parler, c’est à dire de fondation de cités dépendantes de Rome par un groupe de citoyens romains, le plus souvent vétérans. La dernière colonie fondée, celle de Timgad l’est en 100, au moment où la pax romana semble désormais s’étendre à l’Afrique avec l’arrêt des raids de tribus gétules, maures ou sahariennes. Le statut de colonie devient en Afrique un statut purement honorifique qui décore les villes s’étant le plus complètement assimilées au modèle romain. À l’autre bout de l’échelle des cités, le statut du municipe évolue. Les municipes républicains et augustéens étaient des municipes de droit romain, c’est à dire des cités organisées institutionnellement sur le modèle de Rome, avec des magistrats, un sénat et des assemblées du peuple, le municipes flaviens sont des municipes de droit latin. Le droit latin remonte aux première phases de l’expansion romaine, il avait été réactivé par César qui avait distingué plusieurs villes en Narbonnaise de ce statut. La principale distinction du droit latin vis-à-vis du droit romain, c’est le fait que la citoyenneté romaine n’est pas attribuée à toute la population des municipes de droit latin, mais seulement à leurs élites. L’utilisation de ce droit, jusque là restreint à la Narbonnaise, par les Flaviens révèle la volonté de ceux-ci d’associer les élites indigènes au processus de romanisation. Une autre innovation est l’utilisation du droit latin délié du statut municipal. En effet le droit latin est concédé à des cités pérégrines modestes où les élites sont trop peu nombreuses pour former un sénat, ce qui les empêche de bénéficier du statut municipal. Ainsi l’association des élites à la Romanitas dépasse le strict cadre des villes importantes. Une véritable échelle honorifique du statut des villes est ainsi mise en place, la cité pérégrine acquérant ainsi progressivement le droit latin, le municipat, le droit romain et ambition suprême le statut de colonie honoraire. Les différentes cités et leurs élites se lancent ainsi dans une course au statut auprès des empereurs, envoyant notamment des ambassades chargées d’acquérir un statut supplémentaire, témoignage de la réussite de la cité. En effet les villes d’Afrique bénéficient pendant tout le haut-empire d’un contexte économique particulièrement florissant.

Arabe

L'arabe (العَرَبِيَّة, ʾal ʿarabiyyaʰ en transcription traditionnelle) est la langue parlée à l'origine par les Arabes. C'est une langue sémitique (comme l'hébreu, l'araméen, l'akkadien ou le syriaque) et flexionnelle dont l'alphabet est un abjad. Du fait de l'expansion territoriale au Moyen Âge et par la diffusion du Coran, cette langue, devenue langue liturgique, s'est répandue dans toute l'Afrique du Nord et en Asie mineure. On fait remonter l'origine de la langue arabe au . La tradition orale considère cependant qu'il s'agit d'une langue révélée directement à Ismaël, fils d'Abraham, dans une forme assez proche de l'arabe classique actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l'ancien Yémen ainsi que des tribus disparues auraient parlé l'arabe dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l'écriture arabe, telle qu'on la connaît de nos jours, ne remontent qu'au .

Variétés d'arabe

L'arabe est un terme générique qui regroupe de nombreuses variétés :
- l'arabe classique : la langue du Coran, parlée à l'époque de l'expansion arabo-musulmane ;
- l'arabe littéral : une forme modernisée mais peu différenciée de l'arabe classique, qui est la langue écrite commune de tous les pays arabophones ;
- les dialectes arabes : langues orales parlées dans les pays arabes, issues de l'arabe classique, avec des substrats, superstrats et emprunts différents selon les régions. Les dialectes peuvent être assez différents les uns des autres: Un Irakien par exemple pourrait avoir du mal à comprendre le dialecte marocain à premier abord. Les variantes sont aussi différents les unes des autres que le serait le français de France avec le "Jouale" du Québec ou le français de Côte d'Ivoire. Cependant, et même si ces différences existent, des locuteurs arabes de différents pays peuvent se comprendre sans trop difficultés. La multiplication des chaînes satellites arabes ou la très large diffusion des séries egyptiennes jouant un rôle capital dans la diminution de ces différences. Quelle tradition rapporte que la langue arabe de l'époque d'Ismaël est une langue révélée ? La tradition la plus communément admise chez les historiens est celle qui considère qu'Ismaël s'est arabisé au contact de la tribu de Jourhoum, vieille tribu arabe nomade du Yémen.

Arabe et islam

La langue de l'islam étant l'arabe, de nombreux mots du domaine religieux sont d'abord apparus en arabe. Ainsi, certains mots religieux n'existent qu'en arabe, ou possèdent un sens beaucoup plus précis en arabe. Voir termes arabes utilisés en Islam.

Rayonnement culturel

Des écrivains non musulmans ont écrit en arabe, par exemple le médecin et philosophe Maïmonide publiant en langue arabe. Les rois normands de Sicile se piquaient de parler l’arabe.

Pays de langue arabe

Voir pays arabes.

Langues dérivées de l'arabe


- maltais

Lexique

Emprunts français

L’arabe a légué une série de mots aux langues romanes (et, de là, aux autres langues d’Europe), surtout au castillan, à l'italien et au portugais. On trouve donc de nombreux mots arabes en français. Ces emprunts se sont fait soit :
- directement (alcali, alfa, alizari, almée, amiral, arack, azimut, baobab, baraka, barbacane, barde, bédouin, bled, bordj, bouracan, burnous, cadi, cafard, caïd, calife, camaïeu, came, camelote, caoua, chott, clebs, fellah, gazelle, hachisch, harem, hasard, henné, jupe, kandjar, laiton, luth, maboul, maghrébin, maghzen, oued, salamalec, toubib, zénith, etc.) ;
- à partir de l'arabe dialectal, surtout algérien (barda, bezef, kif-kif, matraque, nouba, razzia, youdi, etc.) et égyptien (cange, goudron, mamelouk) ;
- par l'intermédiaire du latin médiéval ou scientifique (alcool, algèbre, alidade, amalgame, ambre, arcanne, avives, benjoin, benzine, bourrache, camphre, chiffre, momie, orcanette, safran, sirop, etc.) ;
- par l'intermédiaire d'autres langues européennes, principalement l'espagnol (alcade, alcarazas, alcôve, alezan, alfange, algarade, alguazil, aman, arrobe, azerole, basaner, épinard, felouque, etc.), l'italien (arsenal, artichaut, assassin, aval, avanie, avarie, berner, café, calfeutrer, calibre, carafe, coton, girafe, hégire, magasin, sirocco, tarif, zéro, etc.), le provençal (boutargue, jarre, madrague, poutargue) et le portugais (argousin) ;
- par l'intermédiaire du turc (minaret, muezzin), de l'hindî (nabab) ou du persan (lascar). D'autre part, l'arabe a transmis au français des mots originaires d'autres langues, notamment l'hindî (bonduc, candi), le persan (alkékenge, alkermès, aniline, aubergine, azur, babouche, borax, bore, douane, orange, timbale, etc.), mais aussi le grec (alambic, almanach, antimoine, etc.). Citons enfin le cas du mot abricot, qui vient du latin praequox (qui a donné précoce) et qui est revenu en français sous cette forme après un voyage par l'intermédiaire du grec (barc), de l'arabe (al-barriq) et du catalan (albercoc). En ce qui concerne les noms propres, beaucoup de noms d’étoiles viennent également de cette langue : Aldébaran, Bételgeuse, Algol, Alioth, Véga, Mizar, Fomalhaut, etc. On reconnaît certains emprunts à l’arabe dans les langues occidentales au fait qu’ils commencent souvent par a- ou al, qui n’est autre que l’article défini dans cette langue. Les Occidentaux n’en ayant pas conscience, ils ont conservé cet article. L'espagnol et le portugais en ont conservé plus que le français : à algodón en espagnol correspond coton, par exemple. Même si cela s’éloigne du cadre linguistique il est intéressant de rappeler que nous utilisons des chiffres indiens transmis en Occident par les Arabes, dits par abus de langage « chiffres arabes ». Dans le monde arabe, seuls les pays occidentaux (Tunisie, Algérie, Maroc) utilisent ces chiffres, les autres pays en utilisent d'autres, appelés abusivement « hindous » (où le 5 s’écrit comme notre 0). Les « chiffres arabes » dans leur forme actuelle sont parvenus à l'Europe de la ville de Bougie au moyen âge (Bédjaia/Algérie) par un moine chrétien, ainsi que les bougies (chandelles), pour lesquelles la ville était renommée.

Voir aussi

Articles connexes


- alphabet arabe et écriture de la hamza ;
- arabe littéral et arabe dialectal ;
- prononciation de l'arabe ;
- vocabulaire de l'islam.
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques
      -
- langues sémitiques
- noms arabes
- Poésie arabe

Liens externes


- [http://st-takla.org/Learn_Languages/01_Learn_Arabic-ta3leem-3araby/Learn-Arabic_00-index_El-Fehres.html Apprendre l'arabe Online]
- [http://www.nicoweb.com/sirpus L'écriture et la lecture de arabe, c'est facile en MP3]. Cours de lecture et d'écriture en ligne en MP3 avec proverbes arabes et poésie.
- [http://www.webarabic.com/choix-apprendre.html Apprendre l'arabe] (WebArabic)
- [http://pince31.free.fr/lang/arabic/index.php Apprendre la langue arabe] (Langue Arabe)
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/arabe.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire arabe-français/français-arabe.
- [http://www.nclrc.org/inst-arabic3.pdf Multilingual Computing in Arabic with Windows, major word processors, web browsers, Arabic keyboards, and Arabic transliteration fonts]
- [http://www.muftah-alhuruf.com Muftah-Alhuruf.com]: Ecrire et envoyer des e-mails arabes sans a un clavier ou un système d'exploitation arabe.
-
Catégorie:Langue véhiculaire ja:アラビア語 ko:아랍어 ms:Bahasa Arab simple:Arabic language th:ภาษาอาหรับ

Union africaine

] L'Union africaine est l'organisation qui a succédé à l'Organisation de l'unité africaine (OUA). Fondée en juillet 2002, son premier président a été le Sud-Africain Thabo Mbeki, ancien président de l'OUA. Créée à l'image de l'Union européenne, ses buts sont d'œuvrer à la promotion de la démocratie, des droits de l'homme et du développement à travers l'Afrique, surtout par l'augmentation des investissements extérieurs par l'intermédiaire du programme du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Les objectifs de l'Union africaine comportent la création d'une banque centrale de développement. Ses organes sont :
- La Conférence : Réunion des chefs d'État et de gouvernement une fois l'an, organe décisionel de l'Union
- Le Conseil exécutif
- La Comission, dont le