Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
Alaric Ier

Alaric Ier

Alaric Ier Alaric Ier Alaric I (v.370Cosenza, 410), roi des Wisigoths (395390). Né dans une île du delta du Danube, il appartient à une noble famille wisigothe. En 394, sous le règne de l'empereur Théodose I, il devient chef des fœderati (du mot latin fœdus, le traité), troupes barbares irrégulières sous commandement romain. Il participe à la campagne contre l'usurpateur Eugène. En 395, Théodose meurt, laissant l'empire partagé entre ses deux fils, Arcadius à l'est et Honorius à l'ouest. Alaric espère recevoir un grand commandement à l'occasion du changement de régime, mais on le lui refuse. De leur côté, les fœderati sont furieux de se voir spoliés de leur part de butin. Ils acclament Alaric roi, et celui-ci envahit la Thrace, la Macédoine et le Péloponnèse en 395396, pillant les prestigieuses cités grecques et vendant leurs habitants comme esclaves. Aux frontières de l'Élide et de l'Arcadie, il est arrêté par le quasi-régent de l'Empire romain d'Occident, Stilicon. Sans doute dans l'espoir de le neutraliser, Arcadius le nomme préfet de l'Illyrie, importante province romaine. En 400, allié avec le chef ostrogoth Radagaise, il marche sur l'Italie et dévaste toute la partie nord avant d'être arrêté de nouveau par Stilicon. Après une autre défaite à Vérone, Alaric quitte l'Italie en 403 pour revenir en Illyrie. À cause de son invasion, la capitale de l'Empire d'Occident passa de Rome à Ravenne. En 408, Arcadius meurt. Alaric en profite pour demander à être payé pour cesser la guerre, et réclame la somme de 2 000 kg d'or, que Stilicon fait promettre au Sénat romain de payer. Quelques mois plus tard, Honorius, jaloux du pouvoir de son général, fait tuer Stilicon et ses amis. Dans la confusion qui s'ensuit, les troupes romaines massacrent les familles des fœderati, qui rejoignent alors en nombre les troupes d'Alaric. En septembre 408, Alaric traverse de nouveau les Alpes et assiège Rome. Les habitants affamés finissent par accepter de payer plus de 1 000 kg d'or, de la soie, du cuir et du poivre. Alaric réclame également un vaste territoire, entre le Danube et la Vénétie, et le titre de commandant en chef de l'armée impériale. Irrésolu et protégé à Ravenne, Honorius refuse. En 409, Alaric met de nouveau le siège devant Rome. Le Sénat romain s'accorde alors avec lui pour instituer un nouvel empereur, Priscus Attale, qui s'avère incompétent et perd la province d'Afrique, grenier de l'Empire, tenue par les partisans d'Honorius. Alaric doit faire face à des émeutes frumentaires à Rome et à des légions envoyées par le neveu d'Honorius, Théodose II. Il chasse Priscus Attale et tente d'ouvrir de nouveau des négociations avec Honorius. Devant leur échec, il fait une troisième fois le siège de Rome, en 410, et prend la ville. Peu de temps avant sa mort, il pille l'Italie du sud et tente d'envahir l'Afrique, quand ses navires sont détruits par une tempête. Lui-même meurt d'une fièvre. Il est enterré sous le lit du fleuve Busento : le fleuve est détourné, la tombe creusée, son corps est inhumé, puis le fleuve recouvre son cours. Les esclaves ayant creusé la tombe sont mis à mort pour garder le secret. Son successeur est son beau-frère Athaulf.

Voir aussi


- Wisigoths
- Migrations germaniques
- Empire romain d'Occident
- Sacs de Rome Catégorie:Adversaire de la Rome antique

Catégorie:Naissance en 370



Catégorie:Décès en 410



370

Catégorie:370
| |
Années 350 | Années 360 | Années 370 | Années 380 | Années 390
365 | 366 | 367 | 368 | 369 | 370 | 371 | 372 | 373 | 374 | 375
---- Cette page concerne l'année 370 du calendrier julien.

Événements


- Les Huns détruisent l’empire des Alains et franchissent la Volga et le Don.
- Soumission des Ostrogoths par les Huns. Les Wisigoths franchissent le Danube.
  - Les Goths, sous la pression des Huns, se scindent en deux groupes. Les Ostrogoths peuplent un vaste royaume à l’est du Dniepr sur les côtes de la mer Noire (recouvrant en partie l’Ukraine et la Biélorussie actuelles), tandis que les Wisigoths occupent la région à l’ouest du Dniepr jusqu’au Danube.
- Présence saxonne attestée dans l’île des Bataves par Ammien Marcellin.
- Loi de Valentinien et Valens interdisant les mariages entre « provintiales » et « gentiles » (Romains et Barbares) sous peine de mort (370 ou 375).
- Edit de Valentinien et Valens interdisant l’importation de vin et d’huile vers le monde barbare.
- Basile le Grand, nommé évêque de Césarée, lutte contre l’arianisme de l’empereur Valens.

Naissances en 370


-

Décès


- als:370 ko:370년

Cosenza

Cosenza (en latin Consentia) est avec ses 72 000 habitants le chef-lieu de la province éponyme appartenant à la région de Calabre en Italie. Selon la légende, c'est dans cette ville, et plus précisément dans le cours du Busento qu'Alaric Ier fut enterré avec son trésor. La ville est située à 238 m d'altitude, au pied de la montagne de Sila ,et est arrosée par le Crati, qui reçoit juste en amont le Busento. Ce fleuve a son débouché dans la mer Ionienne, à l'est de la Calabre, dans la plaine de Sibari.

Histoire

Selon certains historiens, la ville de Cosenza fut fondée en 356 av. J.-C. par un peuple guerrier, les Bruzes. D'autres soutiennent la thèse de sa fondation par les Oenotres. Cosenza subit l'influence des Grecs et fut protagoniste des guerres puniques. Devenue colonie romaine, elle prit de l'importance au , en devenant une étape importante sur la via Popilia. Par la suite, elle tomba sous la domination des Byzantins, des Normands, des Suèves et des Angevins. Cosenza commença son déclin pendant la période de domination espagnole. Au , Cosenza joua un important rôle politique et devint le point de référence de toute la Calabre septentrionale. Du XVe au s, la ville prit une importance notable du point de vue culturel : en 1511, fut fondée l'Académie cosentine, qui commença à diffuser des idées démocratiques et innovatrices. Ces dernières conduisirent aux révoltes de 1813, 1829, 1837 et surtout celle de 1844, connue pour le martyre des frères Bandiera. La ville fut gravement endommagée à deux reprises, en 1638 par un violent tremblement de terre, et par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale en 1943. Aujourd'hui, c'est une ville active tant sur le plan culturel qu'économique : elle est le siège d'un marché de produits agricoles et d'industries diverses, agro-alimentaires, mécaniques, chimiques, et de fabrication de meubles et d'habillement. Cependant elle se dépeuple, surtout le centre historique, alors qu'elle avait atteint les 100 000 habitants en 1971 et en comptait encore 106 000 en 1981.

Culture

La ville de Cosenza a gardé peu de traces des diverses dominations passées, mais conserve un grand nombre d'églises et de palais, parmi lesquels : La cathédrale, de style roman, fut reconstruite vers 1184. Les transformations faites en 1748, lui donnèrent un aspect baroque. À l'intérieur se trouve la tombe d'Isabelle d'Aragon, épouse du roi Philippe III ; en forme d'une fenêtre gothique trilobée, elle représente la Madonne à l'enfant, le roi Philippe III et son épouse. L'ensemble est surmonté d'un trèfle à quatre feuilles. Au-dessus de l'autel baroque, on peut admirer un tableau de la Vierge du Pilerio, qui selon la croyance populaire sauva les Cosentins de la peste en 1602. Sur le visage de la Vierge, on note une tache, témoignage de sa grâce. A l'intérieur de la cathédrale est conservée une staurothèque, dont on dit qu'elle contient une relique de la Sainte Croix : en bois doré à l'or fin, elle est enrichie d'un filigrane et de pierres précieuses. Le théâtre Rendano fut construit en l'honneur du compositeur Alfonso Rendano en 1887. Sa construction connut de nombreuses vicissitudes jusqu'en 1909, année de son inauguration. Le château, érigé sur la colline du Pancrazio, fut construit en 1184 et modifié par Frédéric II, puis par les Angevins. Son plan est rectangulaire, avec une grosse tour polygonale du . La bibliothèque est l'une des plus importante du Mezzogiorno, avec plus de 200 000 livres et divers manuscrits des XVIe et XVIIe siècles. Une section est entièrement dédiée aux documents relatifs à l'histoire et à la culture de la Calabre. L'Académie cosentine fut fondée au par le poète Paulus Parrasius (Paulo Parrasio). Elle alterna des périodes d'intense activité culturelle et des périodes de déclin. Elle fut relancée par le philosophe Telesius (Bernardino Telesio), qui lui rendit ses splendeurs anciennes. Elle reste une des académies les plus anciennes d'Italie. La place du 15 mars est le principal lieu de rencontre des cosentins. C'est là que se trouvent le palais du gouvernement, le théâtre Rendano, l'Académie cosentine, la Bibliothèque municipale, le lycée Telesio. Elle est dédié aux Martyrs cosentins de la Renaissance. Catégorie:Ville d'Italie ja:コゼンツァ

410

ko:410년 Catégorie:410
| |
Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
../.. | 405 | 406 | 407 | 408 | 409 | 410 | 411 | 412 | 413 | 414 | 415 | ../..
---- Cette page concerne l'année 410 du calendrier julien.

Événements


- Règne en Inde de Prithivisena roi de Vakataka au Dekkan (fin en 445).
- Concile de Séleucie : les chrétiens d’Iran s’organisent en Eglise à moitié nationale. Ils adoptent le credo de Nicée.
- Sac de Rome : Les Wisigoths conduits par Alaric Ier prennent et pillent Rome, qui n'avait pas été prise depuis 390 avant J.-C. Cet évènement marquant est, selon les acceptions, une fin de l'Antiquité et un passage au Haut Moyen Âge.
  - Les Wisigoths d’Alaric, maîtres de la côte, réduisent Rome à la famine, puis entrent dans la ville par la porte Salaria, peut-être grâce à la trahison. Rome est pillée, avec la recommandation d’Alaric d’épargner la vie des hommes et l’honneur des femmes (24 août). Défense est faite de brûler les édifices religieux (les basiliques de Saint-Paul et de Saint-Pierre sont érigés en asile inviolable). Cependant une partie de la ville est brûlée. De nombreux Romains s’enfuient en Afrique, en Égypte et jusqu’en Palestine. Alaric quitte la ville en emmenant avec lui Galla Placidia, sœur de l’empereur. Il avance vers le sud de l’Italie, qui reste à piller, comptant passer en Afrique. Il prend Naples, mais meurt à la fin de l’année, en tentant de passer en Sicile. Son beau-frère Athaulf lui succède et repart vers le nord.
- Constance, général élevé au rang de maître de la milice, prend la direction du gouvernement en Occident.
- Alaric exige une raçon de 5000 livres de poivre pour évacuer Rome.
- Les Wisigoths s’emparent d’Orange.
- Départ définitif des Romains de Bretagne. Les Calédoniens en profitent pour renouveler leurs attaques.
- Suite au sac de Rome par Alaric, de nombreux Romains se réfugient en Orient et en Afrique. Augustin intervient personnellement en faveur des réfugiés et fait appel à la générosité de ses diocésains d’Hippone.
- Les invasions barbares en Espagne (409) provoquent également le repli en Afrique de nombreux Romains, dont des évêques.
- L’hérésiarque Pélage en Afrique.

Naissances


- Attila, roi des Huns.Attila est mort 453 dans la soixataine Il est donc né aux environs de 395

Décès en 410


- Alaric Ier, roi des Wisigoths.
- Kumarajiva, religieux bouddhiste ( né v. 350) qui contribua à introduire le bouddhisme en Chine et au Cachemire.
- Diophante, mathématicien grec de l’école d’Alexandrie (v.325-v.410). Auteur d’un traité Sur les nombres polygones et d’une Arithmétique, premier exposé méthodique d’algèbre qui exercera une grande influence sur les arabes et sur les mathématiciens de la renaissance.
- Prudence, poète chrétien, en Espagne (348-410).


Wisigoths

Les Wisigoths (en allemand Westgoten, ou Goths de l'Ouest), ou Tervinges, étaient un peuple germanique d'origine scandinave, issu de la Suède méridionale et incorporé tardivement dans l'Occident romain. Après la chute officielle de l'Empire romain occidental (476), les Wisigoths ont continué pendant près de 250 ans à jouer un rôle important en Europe occidentale. C'est à coup sûr le peuple barbare le plus prestigieux d'Europe, tant par sa longue histoire et ses origines mythiques, que par ses traces qu'il laissa longtemps dans les esprits. Alors qu'ils occupaient l'ancienne province romaine de Dacie depuis la fin du , les Wisigoths ont adopté peu à peu l'arianisme, à partir de l'année 341, c'est-à-dire une branche du christianisme qui affirme que Jésus-Christ n'est pas Dieu, mais un être distinct créé directement par ce dernier. Cette croyance était en opposition totale avec la croyance chrétienne qui était majoritaire dans l'empire romain et qui plus tard s'est scindée en catholicisme et orthodoxie. Les Wisigoths sont restés fidèles à l'hérésie arienne officiellement jusqu'en 589, lorsque le roi Récarède I (en espagnol : Recaredo) choisit de se convertir publiquement, faisant ainsi joindre officiellement l'Église catholique au royaume wisigothique d'Espagne. Toutefois, après cette date, un fort parti arien demeura fort actif et influent, notamment dans la noblesse. Il en sera encore question au début du dans les derniers jours de l'Espagne wisigothique.

Histoire

Protagonistes des invasions barbares

Les Wisigoths sont apparus pour la première fois dans l'Histoire en tant que peuple distinct en l'an 235, quand ils envahirent et dévastèrent la Dacie. A partir de 268, ils s'attaquent à l'Empire romain et tentent de s'installer dans la péninsule des Balkans. Cette invasion concerna aussi les provinces romaines de Pannonie et d'Illyrie et menaça même l'Italie. Cependant, les Wisigoths furent battus près des frontières modernes d'Italie et de Slovénie et à la Bataille de Naissus, en septembre 269. Au cours des trois années suivantes, ils furent repoussés au-delà du Danube par une série de campagnes militaires menées par l’ empereur Claude II le Gothique, le futur empereur Aurélien étant le commandant de la cavalerie. Cependant, ils purent se maintenir en Dacie, qu'Aurélien fit évacuer en 271, transférant la population vers une nouvelle province créée au sud du Danube sous le nom de Dacia Ripensis. Ils y restèrent établis jusqu'en 376, lorsqu'un de leurs deux chefs, l'arien Fritigern, fit appel à l’ empereur romain Valens et lui demanda l'autorisation de pouvoir s'installer sur les berges Sud du Danube, afin de se protéger des Huns, incapables de traverser en force ce large fleuve. Valens accorda sa permission et aida même les Wisigoths à traverser le Danube. En retour, Fritigern dut fournir des mercenaires pour l'armée romaine. Mais, l'année suivante, une famine éclata sur les terres occupées par les Wisigoths et les gouverneurs romains de leurs territoires les traitèrent cruellement. Comme Valens ne répondait pas aux appels à l'aide de Fritigern, celui-ci prit les armes. La guerre qui s'ensuivit se termina le 9 août 378 lors de la bataille d'Andrinople où Valens mourut. Fritigern, victorieux, fut reconnu comme roi par son peuple et les Wisigoths devinrent la principale puissance des Balkans. Le successeur de l'empereur Valens, Théodose I, conclut la paix avec Fritigern en 379. Le traité fut respecté jusqu'à la mort de Théodose en 395. Cette même année, Alaric I, le plus célèbre des rois Wisigoths, monta sur le trône, alors qu'à l'empereur Théodose succédaient ses deux fils incapables : Arcadius en Orient et Honorius en Occident. Au cours des quinze années suivantes les conflits furent entrecoupés par des années d'une paix vacillante entre Alaric et les puissants généraux germaniques qui commandaient les armées romaines. Mais, après l'assassinat du général d'origine vandale Stilicon (Stillicho) par Honorius en 408 et après le massacre des familles de 30 000 soldats wisigoths servant dans l'armée romaine, Alaric déclara la guerre. Il fut bientôt aux portes de Rome, et devant le refus d'Honorius de négocier, les Wisigoths pillèrent la ville le 24 août 410. Cet événement frappa considérablement les esprits des contemporains, et sert parfois comme événement final de l'Antiquité. Voir l'article général Invasions barbares.

Le royaume wisigoth

Invasions barbares Lorsque la paix fut conclue par le fœdus de 418, Honorius accorda aux Wisigoths des terres dans la région de l'actuelle Aquitaine, suivies d'autres en Espagne. L'Espagne, outre les Wisigoths était également aux mains des Vandales et des Alains mais les Wisigoths écrasèrent ces derniers et harcelèrent les Vandales qui finirent par partir vers l'Afrique. Euric, le second grand roi des Wisigoths, unifia les diverses factions et, en 475, força les Romains à leur accorder l'indépendance complète. À sa mort, les Wisigoths formaient le plus puissant des états succédant à l'Empire romain d'Occident.
- Voir les articles détaillés :
  - royaume d'Aquitaine ;
  - Espagne wisigothique, capitale : Tolède. Lors de sa plus grande extension, avant l'année 507, le royaume wisigoth comprenait l'Aquitaine ainsi que toute la péninsule ibérique, mis à part une partie du nord de la péninsule, appartenant aux Basques, les Vascons, les Astures et les Cantabres (populations montagnardes d'origines celtibériques) et le royaume des Suèves dans le nord-ouest. En 507, après la bataille de Vouillé, les Francs prirent le contrôle de l'Aquitaine et, en 554, Grenade et l'Andalousie devinrent des possessions byzantines lors de la « reconquête de l'Ouest » par l'empereur byzantin Justinien I. Le Wisigoths annexèrent le royaume des Suèves en 585 et chassèrent en 624 les Byzantins des régions méridionales. Trop peu nombreux pour occuper toute la péninsule, le peuple wisigoth est surtout établi au nord de la Meseta, entre le Tage et l'Èbre, s'implantant dans ces régions montagneuses et boisées au rude climat plutôt qu'en Andalousie et sur la côte Méditerranéenne. Peut-être qu'en groupant les Goths dans ces terres peu peuplées et moins romanisées du Nord, leurs rois ont voulu ainsi préserver la cohésion nationale, évitant ainsi une romanisation rapide et une absorption parmi la masse hispano-romaine de la moitié sud du royaume. On estime une population wisigothique, est plus largement germano-barbare (car les Wisigoths étaient constitués en plus de Goths, d'autres peuplades) à 200 000 individus au maximum pour une population ibérique estimée à 3/4 000 000 d'individus. La domination wisigothique est donc surtout militaire. Ils cantonnent des troupes dans les principales cités d'Espagne. En effet, depuis l'arrivée des Wisigoths en Gaule en 412 puis, après leurs premières expéditions en Espagne quelques mois plus tard pour combattre Vandales, Suèves et Alains à la solde de Rome, les Wisigoths ont régulièrement lancé des raids militaires pour affirmer leur puissance face aux autochtones mais surtout face aux Suèves, organisés en petit royaume dans le nord-ouest du pays. En 476, Euric, l'un des plus grands rois goths, annexe toute l'Espagne ; son fils et successeur Alaric II amorçera la colonisation wisigothique dans le nord du pays et place également le meilleur de ses troupes. Certains historiens ont vu en celà la cause de la défaite du roi wisigoth face au franc Clovis : Alaric ne disposant pas de l'intégralité de ses troupes et de la célèbre cavalerie wisigothique, il enrôla dans son armée de nombreux Gallo-romains pro-wisigoths mais peu aguerris et motivés.

Chute soudaine du Royaume

Mais le royaume wisigoth disparut en 711, lors du décès du roi Rodéric (Rodrigue/Rodrigo), tué lors de l'invasion du Sud de la péninsule par les Musulmans Omeyyades et leurs troupes de cavaliers berbères islamisés. La majeure partie de l'Espagne actuelle se trouva rapidement sous domination musulmane.
- Voir l'article détaillé: Conquista mauresque;

Postérité

Pélage, un noble wisigoth apparenté au roi Rodéric, trouva refuge dans les montagnes du Nord de la péninsule avec 300 guerriers peu après la défaite de 711 et est crédité d'avoir commencé la reconquête chrétienne de l'Espagne en 718 quand il défit les Omeyyades à la Bataille de Covadonga et établit le royaume des Asturies dans le nord de la péninsule. Pélage et ses successeurs se réclamèrent d'être les continuateurs de l'Espagne wisigothique jusqu'au , mais en réalité cela est bien fini pour le peuple wisigoth, qui, perdant son rôle de dominateur, de dirigeant avec la chute de leur royaume, disparaîtra totalement. Cependant les Wisigoths marqueront pendant encore longtemps les esprits de la péninsule ibérique et du Sud-Ouest de la France par leur longue histoire et leur prestige. Jusqu'en plein , la noblesse espagnole se disant descendre de la noblesse wisigothique jouissait d'un certain prestige. Et leur capitale royale, Tolède, perdue en 712, garda un symbolisme fort pendant longtemps, ne sera reprise par les Chrétiens du Nord qu'en 1085 et servira de nouveau de capitale. D'autres Wisigoths, catholiques refusant d'adopter la foi musulmane ou de vivre selon ses règles, se sauvèrent vers le Nord, dans le royaume des Francs et quelques décennies plus tard, des Wisigoths jouèrent des rôles importants sous le règne de Charlemagne et ses fils notamment ; citons Théodulf d'Orléans (Thiudulf), Agobard de Lyon, ou encore Wittiza, fils d'un noble wisigoth de Gothie et futur religieux sous le nom de saint Benoît d'Aniane.

Chronologie


- 235 : Début des invasions des Goths, qui dévastent la Dacie.
- 258 : Les Goths se séparent en Ostrogoths et Wisigoths.
- 269 : Victoire sur les Goths de l'empereur Claude II (Claude le Gothique) à Naissus (Aujourd'hui, Niš, en ex-Yougoslavie).
- 332 : Ariaric, roi des Wisigoths, lance une attaque contre les Sarmates de la plaine, par la vallée du Maros, mais subit une défaite totale face aux Romains, accourus au secours des Sarmates
- 341 : Les premiers Wisigoths sont convertis à l'arianisme par l'évêque Ulfila.
- 369 : L'empereur romain Valens force le roi des Wisigoths Athanaric à reculer dans les Serrorum Montes (Carpates du Sud-Est) et à accepter un traité qui lui est peu favorable sur la frontière du Danube.
- 370 : Naissance d'Alaric I, futur roi des Wisigoths.
- 376 : L'armée wisigothe, dirigée par Athanaric est mise en déroute par les Huns aux abords du Dniestr. Les Wisigoths qui occupent une partie de la Dacie depuis 150 ans, demandent aux Romains sous la pression des Huns, à traverser le bas-Danube. La permission est accordée. Athanaric se réfugie dans la Caucalanda (Transylvanie) ; la majprité des Wisigoths, conduits par Fritigern, vont s'installer en territoire romain.
- 378 : L'empereur Valens est défait et tué par les Wisigoths à Andrinople.
- 380 : Athanaric et sa suite se réfugient à Constantinople.
- 396 : Début du règne d'Alaric Ier, roi des Wisigoths.
- 401 : Les Wisigoths envahissent l'Italie.
- 402 : Les Wisigoths sont battus par le général romain d'origine vandale Stilicon et rejettés hors d'Italie.
- 402 : Pour échapper à la menace des Wisigoths, la cour impériale est à nouveau déplacée de Milan à Ravenne, un site plus facile à défendre.
- 410 : Les Wisigoths conduits par Alaric prennent et pillent Rome durant trois jours. Décès à la fin de l'année d'Alaric près de Cosenza en Calabre, alors qu'il espérait s'embarquer pour la Sicile et atteindre l'Afrique romaine. Inhumé avec de nombreuses richesses dans le lit du Busento, qui coule à Cosenza (légende du Trésor d'Alaric).
- 412 Les Wisigoths et leur nouveau roi Athaulf, beau-frère d'Alaric, entrent en Gaule, ruinée par les invasions des années 407/409
- 416 : Les Wisigoths et leur roi Wallia continuent leur invasion en Espagne, où ils sont envoyés à la solde de Rome pour combattre d'autres Barbares.
- 418 : Les Wisigoths y exterminent la tribu vandale des Silings et tuent leur roi Frédébal, les Alains, battent et repoussent les « Suèves » en Galice, et les vandales Asdings. Les Wisigoths obtiennent de Rome des terres en Aquitaine et le statut officiel de fédéré.
- 429 : Aetius, vainqueur des Wisigoths et des Francs est nommé commandant des armées de l'empire d'Occident.
- 451 : Attila, roi des Huns, envahit la Gaule, mais est battu aux champs Catalauniques (près de Troyes), par les Romains, aidés entre-autres par les Francs et les Wisigoths du vieux roi Théodoric Ier, qui trouve la mort au combat.
- 455 : Début du règne d'Avitus, empereur romain d'Occident, porté au pouvoir par les Wisigoths (fin en 456).
- 456 : Le puissant roi suève Réchiaire Ier est défait et tué par les Wisigoths qui commencent à avoir la haute main sur l'Espagne.
- 468 : Victoire des Wisigoths sur les Suèves en Lusitanie (Portugal actuel) qui devient partie intégrante de l'"Empire wisigothique".
- 475 : Les Wisigoths contrôlent maintenant le Sud-Ouest de la Gaule et la plus grande partie de l'Espagne, hormis le royaume suève de Galice. L'empereur Julius Nepos accorde à Euric, grand roi des Wisigoths et fervent arien, la concession légale des terres qu'il a conquit.
- 476 : Euric achève la conquête du reste du Sud de la Gaule jusqu'à la frontière italienne, y implante son pouvoir et son autorité sur la péninsule ibérique est officiel après la déposition du dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule par le chef barbare Odoacre.
- 506 : L'église des Wisigoths tient un synode et leur roi Alaric II tente un rapprochement tardif avec les catholiques. Alaric II promulgue un code de lois pour ses sujets Gallo-romains, le Bréviaire d'Alaric, inspiré du Code de Théodose.
- 507 : Allié à Gondebaud, le roi des Burgondes, le roi franc Clovis I défait les Wisigoths à Vouillé et tue Alaric II. Les Wisigoths sont repoussés vers l'Espagne.
- 508 : Intervention en Gaule des troupes ostrogothiques envoyées par le roi Théodoric Ier qui repoussent les armées burgondes et franques et sauvent les Wisigoths de l'extermination. Le roi Geisalic, élu par l'armée après la défaite de Vouillé, est chassé sur ordre de Théodoric qui installe son petit-fils Amalaric.
- 525 : Théodoric le Grand emprisonne le pape après son échec comme médiateur entre les Wisigoths et Byzance.
- 541 : Les Francs attaquent le royaume des Wisigoths au Nord de l'Espagne mais sont repoussés à Saragosse.
- 554 : Début du règne d'Athanagild Ier (fin en 567), appuyé par Byzance contre son prédéssesseur Agila Ier.
- 585 : Le grand roi Léovigild achève la conquête du royaume des « Suèves » au Nord-Ouest de l'Espagne et rèussit en partie l'union de la péninsule ibérique (considéré en Espagne comme le premier « Unificador National »).
- 586 : Décès de Léovigild, dernier roi officiel arien des Wisigoths, et début du règne de son second fils Récarède I (fin en décembre 601).
- 587 : Récarède I annonce sa conversion au catholicisme.
- 589 : Récarède I impose le catholicisme à ses sujets au concile de Tolède et met ainsi fin officiellemnt à l'arianisme qui n'est plus toléré dans le royaume wisigothique.
- 612 : Début du règne de Sisebuth (fin en 621). 1ère loi religieuse contre l'arianisme persistant.
- 654 : Le roi Recceswinth promulgue un code inspiré du droit romain instituant une totale parité entre ses sujets (Lex wisigothorum).
- 672 : Décès de Recceswinth, élection de Wamba, dernier grand roi wisigoth.
- 681 : Le comte Flavius Ervigius (Ervige), supplante Wamba et prend le pouvoir.
- 687 : Début du règne du roi Égica.
- 694 : Grandes persécutions contre les Juifs du Sud de la péninsule, jugés complices des musulmans d'Afrique du Nord.
- 709 : Déposition du roi Wittiza par Rodéric. Guerre civile.

Liste des rois wisigoths


- ???-??? : Ariaric
- ???-369 : Aoric
- 369-380 : Fritigern
- 380-396 : Athanaric
- 396-410 : Alaric I
- 410-415 : Athaulf
- 415-415 : Sigéric
- 415-418 : Wallia
- 418-451 : Théodoric I
- 451-453 : Thorismond
- 453-466 : Théodoric II
- 466-484 : Euric
- 484-507 : Alaric II
- 507-508 : Geisalic
- 508-531 : Amalaric
- 531-548 : Theudis
- 548-549 : Theudégisel
- 549-554 : Agila I
- 554-567 : Athanagild I
- 567-572 : Liuva I
- 572-586 : Léovigild
- 586-601 : Récarède I
- 601-603 : Liuva II
- 603-610 : Wittéric
- 610-612 : Gundomar
- 612-621 : Sisebuth
- 621-621 : Récarède II
- 621-631 : Swinthila
- 631-636 : Sisenand
- 636-639 : Chinthila
- 639-642 : Tulga
- 642-653 : Chindaswinth
- 653-672 : Recceswinth
- 672-681 : Wamba
- 681-687 : Flavius Ervigius
- 687-700 : Égica
- 700-709 : Wittiza
- 709-711 : Rodéric
- 711-712 : Agila II ; usurpateur appelé Akhila par les Arabo-berbères musulmans.
- 712-741 : Théodemir ; prétendant à la couronne wisigothique après l'invasion musulmane (appelé par les musulmans, Tudmir Ben-Godo : "Théodemir fils de Goth").
- 719-726 : Ardo ; il règne en Septimanie et frappe monnaie.
- 741-743 : Athanagild II, dernier prétendant au trône wisigothique ; sa mort marque la fin de tout espoir d'un retour à la monarchie hispano-wisigothique. Catégorie:Antiquité Catégorie:Pays ou peuple au Moyen Âge Catégorie:Peuple germanique Catégorie:Peuple de la Rome antique ja:?????

390

ko:390년 nb:390 Catégorie:390
| |
Années 370 | Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410
385 | 386 | 387 | 388 | 389 | 390 | 391 | 392 | 393 | 394 | 395
---- Cette page concerne l'année 390 du calendrier julien.

Événements

Dans l'Empire Romain


- Les marchands et artisans de Salonique, ruinés, se soulèvent. Le commandant de la garnison et des officiers impériaux sont tués. Ayant ordonné le massacre de 7000 insurgés, l'empereur Théodose I se fait excommunier par saint Ambroise à Milan. Il est contraint à une expiation publique.
- Le 6 août Théodose proclame un édile condamnant les rapports homosexuels par le bûcher.
- Le 25 décembre, l'évêque Ambroise de Milan force Théodose I à faire pénitence publiquement pour le massacre de milliers de civils rebelles en Thessalonique.
- À Bethléem, saint Jérôme révise la bible qu’il traduit en Latin (Vulgate).
- « Res Gestae », de l’historien Ammien Marcellin, sur la période de 96 à 378.
- Théodose I et le roi Sapor III de Perse signent un traité pour se partager l'Arménie.

En Orient


- Règne en Inde de Rudrasena sur l’empire Vakataka au Dekkan (390-395).
- Rudrasena épouse Prabhavatigupta, fille de Chandragupta II.
- Rédaction du Kamasutra à la fin du , attribué à Vâtsyâyana.
- Règne de Ouazeb II, roi d’Aksoum.
  - Aksoum est à l’apogée de sa puissance : selon les auteurs byzantins, elle est en rapport avec Constantinople, l’Iran, l’Inde et Ceylan. Ses ambassades lui permettent de faire libérer en Perse un évêque emprisonné. Elle commerce par la mer Rouge, par les routes de caravanes remontant d’Égypte ou partant du Yémen vers la Mésopotamie. Elle exporte des émeraudes venues des cataractes du Nil (pays des Blemmyes), des épices, de l’encens et la casse à cinquante journées d’Adoulis, des bœufs, du fer et du sel de chez les Agao du pays de Sasou, au-delà du lac Tana.

Naissances


- Galla Placidia, fille de Théodose Ier, épouse de Constance III et mère du futur empereur d'Occident Valentinien III.

Décès en 390


- Saint Grégoire de Nazianze.

Danube

als:Donau ko:다뉴브 강 ja:ドナウ川 Le Danube est le principal fleuve d'Europe centrale. Il traverse dix pays, arrosant la capitale de quatre d'entre eux.

Géographie

Par sa longueur (2 857 km), c'est le deuxième fleuve européen après la Volga. Son bassin s'étend sur 817 000 km². Son débit moyen est de 7 000 m³/s. Le Danube est formé de deux ruisseaux descendant de la Forêt noire, la Breg et la Brigach. La Breg qui prend sa source près de Furtwangen à 1078 m. d'altitude, ayant un parcours plus long, sa source est la source géographique du Danube. Les deux ruisseaux se réunissent à Donaueschingen où dans le parc du château, se trouve la fontaine de la source officielle. Le Danube traverse ensuite la Bavière, arrosant les villes de Sigmaringen, d'Ulm, de Ratisbonne et de Passau, puis le nord de l'Autriche (en passant par Linz et Vienne), longe le sud de la Slovaquie en passant par Bratislava, traverse la Hongrie du nord au sud en passant par Budapest, longe la Croatie à l'est, traverse le nord de la Serbie en passant par Belgrade, marque la frontière entre la Serbie et la Roumanie, puis entre la Roumanie et la Bulgarie, avant de se jeter dans la mer Noire en Roumanie, en formant un large delta qui borde la frontière avec l'Ukraine. La République de Moldavie a obtenu en 1990 un accès de quelques 300 mètres à la rive gauche du fleuve à Giurgiulesti. Le Delta du Danube est une région naturelle protégée en Roumanie, notamment pour la forêt Letea d'aspect tropical. Il est classé au patrimoine mondial par l'Unesco depuis 1991. La Roumanie, qui a inauguré en 1984 un canal de 64 km à partir de Cernavodă directement vers la mer Noire comme raccourci de 400 km, s'inquiète des répercussions sur l'environnement de l'aménagement du canal de Bystroe par l'Ukraine.

Histoire

Littérature

Claudio Magris dans son magistral Danube explore le fleuve de sa source à son débouché, en traversant l'histoire de la Mittel Europa.

Hydrologie

Les affluents les plus importants du Danube lui parviennent rive droite, issus principalement des Alpes. Une même étymologie fait que deux d'entre eux se nomment Morava. De la source à l'embouchure, le fleuve reçoit : Morava
- l'Iller pour 70 m³/s
- le Lech pour 115 m³/s
- la Naab pour 49 m³/s
- l'Altmühl pour 22 m³/s
- l'Isar pour 174 m³/s
- l'Inn pour 735 m³/s
- la Traun pour 150 m³/s
- l'Enns pour 200 m³/s
- la Morava (de Moravie) pour 110 m³/s
- le Raab pour 63 m³/s
- la Vah pour 161 m³/s
- le Hron pour 55 m³/s
- l'Ipel pour 22 m³/s
- le Sió, émissaire du lac Balaton, pour 39 m³/s
- la Drave pour 577 m³/s Drave
- la Tisza pour 794 m³/s
- la Save pour 1564 m³/s
- le Timis pour 47 m³/s
- la Morava (de Serbie) pour 232 m³/s
- le Timok pour 31 m³/s
- le Jiu pour 86 m³/s
- l'Isker pour 54 m³/s
- l'Olt pour 174 m³/s
- le Yantra pour 47 m³/s
- l'Arges pour 71 m³/s
- la Ialomita pour 45 m³/s
- le Siret pour 240 m³/s
- le Prut pour 110 m³/s

Économie

Catégorie:Cours d'eau navigable Catégorie:Cours d'eau d'Allemagne Catégorie:Cours d'eau du bassin du Danube Catégorie:Cours d'eau d'Autriche Catégorie:Cours d'eau de Bulgarie Catégorie:Cours d'eau de Hongrie Catégorie:Cours d'eau de Roumanie Catégorie:Cours d'eau de Serbie Catégorie:Cours d'eau de la Slovaquie Catégorie:Cours d'eau de Croatie Catégorie:Cours d'eau d'Ukraine Catégorie:Cours d'eau de la République de Moldavie

Théodose Ier

Théodose I (Flavius Theodosius) (346-395) fut empereur romain et byzantin de 379 à 395. Il était le fils de Théodose l'Ancien. D'origine espagnole, d'une famille chrétienne, il fut proclamé empereur en 379 par Gratien et reçut l'Orient, la Macédoine et la Dacie. En 380, avec Gratien, ils arrêtèrent les Goths en Épire et en Dalmatie. Théodose installa une partie des Ostrogoths en Pannonie, et lui-même s'installa à Constantinople. La même année, il adhéra au symbole de Nicée, devint l'ardent défenseur des chrétiens et à Thessalonique, il publia l'édit suivant : « Tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux Romains par l'apôtre Pierre, celle que reconnaissent Damase et Pierre d'Alexandrie, c'est-à-dire la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Le catholicisme devenait religion d'État. Pierre d'Alexandrie Il condamna l'arianisme lors du second concile œcuménique de Constantinople en 381. En 382, il installa les Wisigoths en Mésie. Entre 383 et 388, il dut faire face à l'usurpation de Maxime (Magnus Clemens Maximus), qui après avoir défait Gratien s'était emparé de toute la préfecture des Gaules et occupait Rome toute l'Italie au détriment de Valentinien II. Théodose vainquit Maxime qui fut tué à Aquilée, en 388. De 388 à 391, Théodose demeura en Occident, presque toujours à Milan. En 390, il réprima une émeute à Thessalonique. En 391, probablement sous l'influence de saint Ambroise, il supprima les dernières manifestations du paganisme « officiel » dans l'Empire (cependant, le culte survécut en clandestinité), fondant ainsi le premier État chrétien orthodoxe. C'est ce qui lui valut le titre de Grand. Entre 392 et 394, il réprima l'usurpation d'Eugène, proclamé empereur, après l'assassinat de Valentinien II. En 394, il fut l'auteur du décret interdisant les Jeux Olympiques accusés de diffuser le paganisme. Il mourut peu après, le 17 janvier 395. À cette date l'Empire est réunifié pour la première fois depuis trente ans. De son premier mariage avec Aelia Flacilla, Théodose avait eu deux fils : Auguste Arcadius en 383, et Honorius en 393. Il partagea entre eux l'Empire : Honorius (10 ans) reçut l'Occident et Arcadius (18 ans) l'Orient, et il chargea le Vandale Stilicon de veiller sur eux deux. Théodose commit l'erreur d'enrôler dans l'armée romaine des contingents de barbares en leur laissant une organisation autonome ; ces fédérés préparèrent l'occupation de l'Empire par les barbares.

Théodose et le christianisme

Stilicon Les empereurs Théodose, pour l'Empire d'Orient et Gratien, pour l'Empire d'Occident, élèvent le christianisme au rang de seule religion officielle et obligatoire par l'Édit du 28 février 380. L'empereur Gratien cesse alors de porter le titre de « souverain pontife » des cultes païens. Ce titre sera donné de nouveau à l'évêque de Rome des siècles plus tard. Les temples païens sont alors fermés et la statue de la déesse Victoire est enlevée de la salle où siégeait le Sénat romain. En 393, Théodose écrasa l'usurpation d'Eugène qui, bien que sans doute chrétien, favorisait les païens et avait annulé les mesures prises par Théodose. Cette date est considérée par certains comme marquant la fin du monde antique. Théodose Ier Théodose Ier Théodose 01 ja:テオドシウス

Fœdus

Catégorie:Politique de la Rome antique Le fœdus est un traité passé entre l'Empire romain et un peuple étranger, généralement barbare, qui prend alors le statut de "fédéré".

Principe du fœdus

Il autorise l'installation d'un peuple barbare sur le territoire sous domination romaine, avec les conditions suivantes :
- le peuple fédéré s'installe de façon indépendante, avec ses propres lois et ses dirigeants.
- le peuple fédéré n'est pas soumis à la loi romaine, ni à l'impôt romain
- les Romains qui demeurent sur le territoire du fédéré dépendent de la loi romaine.
- l'Empire romain peut recrutrer des soldats chez le fédéré, contre rétribution. Ces soldats combattent avec leur armement et leur chef, et non un armement ou des officiers romains. Des clauses supplémentaires peuvent garantir un ravitaillement du peuple fédéré par les autorités romaines locales. On constate les avantages que tire un peuple barbare de ce statut de fédéré. On est loin de l'installation par petites groupes ou de l'enrôlement forcé de barbares vaincus, pratiqué lorsque Rome était forte. En pratique, un fœdus constate presque toujours un rapport de force en faveur des barbares, consacre leur occupation de fait sur des territoires romains perdus, et permet juste à l'Empire romain d'obtenir une paix précaire et quelques troupes combatives tant qu'elles étaient bien payées. De plus, les barbares avaient une vision des traités comme un engagement de personne à personne plus que comme un accord avec une abstraction telle que l'Empire romain. Ils considéraient donc le traité comme caduc à la disparition de l'empereur ou de sa famille.

Quelques fœdus


- En 374 : passé entre les Alamans et Valentinien Ier, il les installe à l’ouest du Rhin. Ce traité fut violé chaque fois que les troupes romaines voisines furent dégarnies
- En 332, passé avec les Wisigoths, au nord du Danube, et Constantin Ier, éteint en 364 avec la mort de Julien, dernier parent de Constantin.
- En 382 : passé entre les Wisigoths et Théodose Ier, pour les fixer en Mésie après plusieurs années de dévastation des Balkans. Le traité sera respecté jusqu'au décès de Théodose en 395.
- En 418, les Wisigoths sont installés comme fédérés en Aquitaine. En contre-partie, ils réaliseront des opérations de pacification en Espagne pour le compte de l'Empire.
- En 435, avec les Vandales de Genséric en Afrique, qui se ménage ainsi une pause avant son attaque de Carthage en 439.
- En 442, Genséric obtient un nouveau fœdus, légitimant ses conquêtes en Afrique.

Barbares

catégorie:Civilisation catégorie:Grèce antique catégorie:Terminologie À l'origine, le terme Barbare (Barbarus en latin) est un critère linguistique permettant de distinguer les individus n'appartenant pas à la civilisation grecque. Il s'agit en effet d'une onomatopée, comparable au bla-bla en français. Est Barbare celui qui au lieu de parler grec, de posséder le logos, fait du bruit avec sa bouche. La définition est ensuite étendue au monde romain : pour l'époque, est donc qualifié de « barbare » celui qui n'appartient pas à la sphère culturelle gréco-romaine, quel que fût son niveau de civilisation. Les Perses étaient considérés comme des barbares civilisés. Ils étaient soumis à la tyrannie d'un Roi, et non à la loi décidée en commun par les citoyens. En revanche, les peuples celtiques, germaniques, Slaves ou encore asiates sont considérés comme des barbares rustres et peu, voire pas du tout, civilisés. Les Romains considérent notamment les Germains comme des « animaux à deux pattes ». Plus tard, ce terme est employé pour désigner les peuples germaniques ayant envahi l'Empire romain et tout envahisseurs en général, lors des mouvements de migration de peuples entre les et /. Aujourd'hui, ce terme désigne un individu ou un groupe social considéré comme cruel, « inhumain », non éduqué, violent, de mœurs rustres, etc.

Sauvage

Comme "Barbare", "Sauvage" est un antonyme de "civilisé". Il n'a cependant pas une dimension aussi évidemment langagière. En effet, le sauvage est étymologiquement celui qui habite la forêt, "silva" en latin. Il est censé marquer la frontière entre l'humanité et l'animalité. On se demandait encore au siècle si certains grands singes n'étaient pas des humains sauvages (voir aussi les animaux dénaturés de Vercors). Ainsi l'orang outan est étymologiquement l'homme de la forêt, en malais "orang hutan".

Le Sauvage : un mythe

Il n'y a pas de peuple qui vive à l'état sauvage, ou naturel. L'idée est même contradictoire, puisque pour qu'il y ait un peuple, il lui faut disposer d'un minimum d'institutions, au moins une langue. De fait, les peuples qui ne disposent pas d'État, loin de vivre dans l'anomie, sont précisément ceux qui sont soumis aux règles collectives les plus contraignantes. D'ailleurs, dans une optique plus ou moins marquée par le scientisme, on tend à assimiler à une forme de sauvagerie la soumission de ces peuples à des rites et des croyances que nous ne comprenons pas. En particulier, l'occidental est à la fois fasciné et mis mal à l'aise par la cruauté de certains rituels, qui révèlent assez crûment la proximité du religieux et de la gestion de la violence. Comme le montre les profondes différences qui existent entre eux, les peuples sans État ne manifestent pas ce qu'est la réalité humaine spontanée, mais seulement une façon particulière d'être homme. Surtout, on n'y trouvera pas de purs individus délivrés de toute aliénation collective, mais plutôt une conception à la fois ritualisée et fusionnelle du groupe. Il est en fait assez difficile de parler de manière générale de ces peuples divers sans y projeter, ne serait-ce qu'en les nommant collectivement ("peuples primitifs", "peuples premiers", "tribus"), non pas tellement nos propres institutions, mais plutôt leur négatif. Le sauvage est d'abord le fantasme de l'absolument autre, de la transgression. Les hommes du Moyen Âge, lors de leurs fêtes, se déguisaient volontiers en "sauvages", ce qui pour eux ne représentait rien de précis ni de localisé, pas plus par exemple que pour nous Tarzan ! Le sauvage est représenté comme une demi-bête, car il participe davantage de la nature que de l'humanité. L'homme préhistorique, vu par les bandes dessinées, n'est généralement pas autre chose.

L'ethnocentrisme

Les choses se corsent quand on projette sur des peuples et des individus réels ce fantasme qui hante la culture. Plus un peuple est attaché à ses propres formes, aux dépens de l'esprit, plus il est tenté de rejeter les autres formes dans la barbarie ou la nature. Lévi-Strauss rappelle que l'attitude la plus ancienne et la plus spontanée consiste à "répudier purement et simplement les formes culturelles" qui sont les plus éloignées des nôtres. Sans crainte de la contradiction, nous parlerons d' "habitudes de sauvages". Des manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères, ou qui nous paraissent telles, remettent en cause la nécessité de nos propres conceptions, nous rappellent que ce qui nous paraît aller de soi est finalement l'expression d'un conditionnement toujours fragile. Paradoxalement, nous rejetons l'autre dans la nature au moment où il nous rappelle que nous sommes très peu naturels. Plus simplement, une autre norme que la nôtre est d'abord perçue comme absence de norme, ou anormalité. Selon Lévi-Strauss, toujours, il y a derrière des épithètes comme barbare, dans l'Antiquité, ou sauvage, actuellement, un même jugement: le terme sauvage, qui veut dire de la forêt, évoque un genre animal, comme le Barbare était celui qui, ne parlant pas grec, était réputé ne pas disposer de langage humain. "Dans les deux cas, on refuse d'admettre le fait même de la diversité culturelle; on préfère rejeter hors de la culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit". Or, écrit Lévi-Strauss, cette attitude est justement l'attitude distinctive de ces prétendus sauvages mêmes. Pour de vastes fractions de l'espèce humaine, le mot qui correspond à "homme" désigne en fait les représentants du groupe linguistique concerné, ou de la tribu, ou du village. Les autres hommes ne sont que des copies maladroites de l'humanité véritable, voire des spectres. Ainsi, "c'est dans la mesure même où l'on prétend établir une discrimination entre les cultures et les coutumes que l'on s'identifie le plus complètement avec celles qu'on essaye de nier". "Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie". Il y a derrière ces formules mieux que du relativisme, puisque Lévi-Strauss voit dans l'ethnocentrisme une forme d'inculture, faite d'indifférence (ou d'hostilité) aux autres formes culturelles que les nôtres.

Interculturalité et illusions d'optique

Non que l'homme soit partout le même, ce qui serait encore négation de la différence. C'est précisément l'incompréhension ou l'indifférence de l'observateur occidental pour les préoccupations des peuples exotiques qui le conduisent à nier chez eux toute évolution, note encore Lévi-Strauss. Ils ne sont pas dépourvus d'histoire, mais ils ne vont pas dans la même direction que nous; ils sont par exemple indifférents aux progrès techniques ou ne travaillent pas à constituer des empires. Bergson, répondant en son temps à l'ethnologue Lévy-Bruhl, qui croyait en une différence radicale de mentalité entre le civilisé et le « sauvage », avait déjà remarqué que les peuples qui accordaient une grande importance à la magie n'avaient pas à proprement parler une autre logique que la nôtre. La civilisation occidentale n'est pas radicalement imperméable aux procédures magiques. Seulement, nous n'avons pas laissé la pratique magique proliférer et tout envahir, quand ces peuples ont persévéré continûment dans cette direction-là. Tous les hommes possèdent des techniques, un art, des connaissances, une organisation sociale. Mais chaque culture privilégie certaines préoccupations ou valeurs, et il faut se demander pourquoi. À l'occasion de la venue en Europe de « cannibales », Montaigne, dont on ne saurait réduire l'analyse au seul thème du "bon sauvage", avait su percevoir que les prétendus sauvages, s'ils ne venaient pas tout droit de quelque paradis terrestre, n'étaient pas plus cruels que les Européens, et même plutôt moins. Ils disposaient d'autres institutions qu'eux, ignorant en particulier l'État et la monarchie héréditaire; mais les leurs ne manquaient pas de bon sens. Ce n'est pas que la monarchie ou la chefferie soient des conventions au fond équivalentes ; elles reposent sur des exigences distinctes. La monarchie héréditaire permet la continuité du pouvoir, au prix de la subordination des qualités individuelles à l'institution. La fonction est moins l'attribut de la personne que la personne l'organe de la fonction; aussi notre "cannibale" de trouver fort étrange qu'un homme fait, fort et armé, puisse obéir au rejeton royal. Pour lui, le chef est celui qui marche le premier à la guerre. Dans la mesure où il sert la collectivité, par son courage ou sa générosité, Il obtient bien d'elle quelques marques d'honneur ; il n'en est pas le maître. Les anthropologues d'inspiration anarchiste voudront même que loin d'être primitifs ou attardés, incapables de concevoir l'État, les peuples sans État travaillent consciemment à tout faire pour éviter sa formation. C'est là un avatar du thème rousseauiste du "bon sauvage".

Antonyme


- Civilisé | Le mot n'étant employable que référé à une civilisation qui l'emploie pour désigner l'autre, cet article est par conséquent catégorisé dans civilisation en tant que terme opposé.

Voir aussi


- Les Invasions barbares ;
  - Les Goths ;
  - Les Vandales ;
  - Les Huns ;
  - Les Wisigoths ;
  - Les Ostrogoths ;
  - Les Avars ;
  - Les Lombards ;
  - Les Francs ;
- Le bassin méditerranéen médiéval ;
  - Les Barbaresques ja:野蛮

395

ko:395년 Catégorie:395
| |
Années 370 | Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410
../.. | 390 | 391 | 392 | 393 | 394 | 395 | 396 | 397 | 398 | 399 | 400 | ../..
---- Cette page concerne l'année 395 du calendrier julien.

Événements

Europe


- 17 janvier : Mort de l'empereur romain Théodose I le Grand, dernier empereur à règner sur l'empire romain unifié.
- 27 avril : L' empereur romain d'Orient Arcadius épouse Aelia Eudoxia, fille du Franc Bauto.
- 27 novembre : Flavius Rufinus (parfois appelé Rufin), préfet du prétoire de Théodose Ier et régent de l’ empire romain d'Occident pendant la minorité d'Honorius, est assassiné sur les ordres de son rival Stilicon, qui devient régent à sa place et nomme Eutrope, comme préfet du prétoire.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Début du règne d'Arcadius, qui devient le premier empereur romain d'Orient. (fin en 408).
  - Début du règne d'Honorius, premier empereur romain d'Occident. (fin en 423).
    - Honorius, fils de Théodose Ier, a onze ans. Le vandale Stilicon, maître de la milice et époux de la nièce et la fille adoptive de Théodose Ier, Serena, devient régent de l’empire d’Occident pendant treize ans.
  - L'Empire romain est définitivement partagé en deux : l'Empire d'Orient et l'Empire d'Occident.
  - En Gaule, Stilicon inspecte et renouvelle les défenses de la frontière du Rhin.
  - Alors que Théodose Ier a retiré les légions des provinces orientales pour lutter contre l’usurpateur Eugène (394), et qu’il a amené les Wisigoths établis au Sud du Danube pour défendre la Mésie, les Huns profitent de la faiblesse de la frontière à l’est et sur le Danube inférieur. Au début de l’année, ils attaquent l’Empire romain sur deux fronts : ils traversent le Danube gelé et envahissent la plaine de Mésie en marchant jusqu’aux Alpes (janvier), puis peu après traversent le Caucase vers l’Asie Mineure et la Syrie (août-novembre). A la nouvelle de l’attaque hunnique, les bandes de Goths qui ravagent l’Illyricum, la Mésie et la Thrace déplacent avant la fin de l’hiver leurs campements vers le sud des Balkans, à l’intérieur de l’Empire.
  - Invasion des Wisigoths d’Alaric qui dévastent la Thrace et la Macédoine, imposent un tribut à Athènes puis sont détournés vers l’Occident.
    - Les Goths pillent Olympie.
    - Stilicon, venu par mer, combat les Wisigoths au mont Pholoé, dans l’ouest du Péloponnèse et les refoule de l’Empire. Il entre en conflit avec Rufin, ministre d’Arcadius en Orient sur la question de l’Illyricum oriental, détaché par Théodose Ier de l’empire d’Orient pour l’intégrer dans l’empire d’Occident. Stilicon se vengera des entraves faites à ses actions en Orient en faisant assassiner Rufin. Eutrope, successeur de Rufin, mènera la même politique d’obstruction. Les Wisigoths, installés en Illyricum oriental, seront détournés vers l’Occident (397)
  - La représentation d'anges ailés s'introduit dans le christianisme.
  - Rufinus (Rufin) aurait pris contact avec les Huns.

Afrique du Nord


- Gildon, comte d’Afrique, tente de se rendre indépendant de Rome en se déclarant vassal de l’empereur d’Orient Arcadius. La même année, il est battu par son frère Mascezel, allié des Romains.
- Saint Augustin évêque d’Hippone. Il s’attache à réunifier l’Eglise d’Afrique, notamment en luttant contre les donatistes dirigés par Primianus.

Proche orient


- Le Liban passe sous domination byzantine.
- Construction de la voie Arcadienne à Ephèse (395-408).
- Le savant Mesrop (Mesrob Machtots) crée un alphabet arménien qui lui permet de traduire la Bible (la date officielle est 405).

Inde


- A la mort de Rudrasena, sa femme Prabhavatigupta, fille de Chandragupta II assure la régence de l’empire Vakataka (395-410).
- Le dernier satrape occidental Rudrasimha III est vaincu par les Gupta.

Naissances en 395


-

Décès en 395


- 17 janvier : Théodose I le Grand, empereur romain, à Milan. Ce qui entraîna la scission définitive entre l'Empire romain d'Orient et celui d'Occident.
- 27 novembre : Flavius Rufinus (parfois appelé Rufin), préfet du prétoire de Théodose Ier et régent de l’ empire romain d'Occident pendant la minorité d'Honorius, mort assassiné. (° en 335).
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Grégoire de Nysse, père de l’Eglise d’Orient (335-395), auteur de nombreux ouvrages dogmatiques anti-ariens et exégétiques dans la lignée d’Origène.

Arcadius

Flavius Arcadius (377-408) fut le premier empereur d'Orient (395-408). Fils aîné de Théodose Ier et de Aelia Flacilla, de petite taille et d'aspect chétif, il est associé vers 383 à l'empire, à l'age de 6 ans, et reçoit le titre d'Auguste. Il est nommé consul à trois reprise en 385, 392 et 394. Instruit dans la religion chretienne par divers précepteurs de grande renommée comme le rhéteur Thémistius ou le diacre Arsénius, Arcadius va se révéler un prince faible subissant l'influence des divers membres de son entourage. En 395 son père l'empereur Théodose Ier partage l'empire romain entre ses deux fils. Arcadius reçoit l'Orient avec sa capitale Constantinople et à Honorius revient l'Occident. C'est un partage de plus pour l'empire mais celui-ci est définitif. En fait ces deux souverain inexpérimentés ne sont que des paravents derrières lesquels se cachent les deux véritables maîtres de l'empire, Stilicon à l'ouest et Flavius Rufinus(Rufin) à l'Est en compétition avec le chambellan Eutrope. Ce dernier va marier Arcadius à Eudoxie, la fille du général franc de Théodose Ier Baute (Bauto). Mais la fin de l'année 395 voit la catastrophique invasion des Wisigoths d'Alaric Ier, sans doute appelés par Flavius Rufinus qui souhaitait se protéger de Stilicon, qui pillent la Thessalie et prennent Athènes tandis que les Huns s'emparent de la Syrie et pillent Antioche. Arcadius envisage d'associer Flavius Rufinus à l'empire (sans doute contraint et forcé) quand ce dernier est assassiné, en novembre 395 par un chef Goth nommé Gaïnas probablement à l'instigation de Stilicon. Eutrope devient alors le véritable maître de l'empire d'Orient et se comporte en tyran débauché. Accusé par Stilicon de complot et suscitant la colère populaire, il est exilé par Arcadius à Chypre en 399. Il est exécuté un peu plus tard car Stilicon fait pression sur Arcadius et, s'alliant momentanément avec les Goths de Gaïnas qui pénètrent à Constantinople, obtient, outre l'exécution d'Eutrope, le renvoi d'Aurélien le nouveau préfet du prétoire. Mais en 400 les Goths installés à Constantinople sont massacrés et Stilicon ne possède plus de moyen de pression sur Arcadius. Pour commémorer la défaite de Gaïnas et la victoire sur les Goths, Arcadius fait élever une colonne triomphale sur le forum qu'il a fait construire à Constantinople, à l'instar de son père Théodose. Arcadius règne alors seul et avec l'aide du patriarche de Constantinople Jean Chrysostome entreprend une politique religieuse virulente contre le paganisme dont il fait détruire de nombreux temples. Hostile à l'arianisme, il doit compter avec son épouse qui, favorable à cette hérésie, réussira à deux reprise à faire exiler le patriarche. Arcadius meurt le 1 mai 408 à 31 ans, 4 ans après Eudoxie, et laisse un fils, le futur Théodose II, et trois filles dont la fameuse Pulchérie.

Bibliographie


- André Piganiol, L'Empire chrétien, PUF, Paris, 1972.
- Alan Cameron et Jacqueline Long, Barbarian and Politics at the Court of Arcadius, Berkeley et Los Angeles, 1993. catégorie:Empereur byzantin catégorie:Empereur romain ja:アルカディウス

Thrace

La Thrace (en grec ancien Θρᾴκη / Thrákê, en bulgare Тракия / Trakija, en turc Trakya) désigne une région de la péninsule balkanique partagée aujourd'hui entre la Grèce, la Bulgarie et la Turquie ; elle doit son nom aux Thraces, la peuplade indo-européenne qui occupait la région dans l'Antiquité. Selon la mythologie grecque, le dieu Dionysos et le héros Orphée en sont originaires.

Histoire

Orphée]] Différents royaumes thraces se partagèrent la domination de cette région, dont l'étendue varia considérablement. Ils tombèrent progressivement sous la coupe des Macédoniens puis des Romains. La province de Thrace fut ainsi créée en 46 av. J.-C. lorsque le dernier royaume thrace indépendant fut annexé par les Romains, à la mort du roi Roemetalkès III. La Thrace fut ensuite érigée en diocèse par Dioclétien dans sa réorganisation administrative de l'Empire.

Voir aussi

Bibliographie


- [http://www.bibliomonde.net/pages/fiche-livre.php3?id_ouvrage=4046&texte_aff=infocomp L´or des Thraces] : les Thraces ont produit les plus anciens objets en or connus à ce jours Catégorie:Grèce antique catégorie:Province romaine Catégorie:Géographie de la Grèce Catégorie:Bulgarie Catégorie:Géographie de la Turquie ja:トラキア

Péloponnèse

Le Péloponnèse (en grec Πελοπόννησος / Pelopónnēsos) est la partie méridionale de la Grèce reliée à la Grèce centrale (Ἑλλάς / Hellás) par l'isthme de Corinthe à l'Est et par le pont Rion-Antirion au Nord. Il couvre 21 379 km² pour 3 millions d'habitants (2000). Il est divisé en sept nomes :
- Achaïe
- Arcadie
- Argolide
- Corinthie
- Élide
- Laconie
- Messénie

Géographie

Le Péloponnèse s'étend sur une superficie de 21 549 km² et constitue la partie méridionale de la Grèce continentale, bien que techniquement parlant, il soit une île depuis le percement du canal de Corinthe en 1893. Il est relié au continent par l'isthme de Corinthe et par le pont Rion-Antirion, achevé en 1994. La péninsule se caractérise par un relief montagné et des côtes très découpées ; son point culminant est le mont Cyllène (2376 m). Elle possède ell-même quatre péninsules orientées vers le Sud : la Messénie, le Magne, Épidaure et l'Argolide, à l'extrémité nord-est. Le Péloponnèse est entouré par deux groupes d'îles, les îles Saroniques à l'Est et les Îles ioniennes à l'Ouest, auxquelles se rattache l'île de Cythère, au large de la péninsule d'Épidaure.

Histoire

Son nom vient de Pélops, fils du roi de Lydie, Tantale. Il a également été appelé Apia (Ἆπια / Ápia, d'Apis, roi d'Argos) ou Argos (principale puissance de l'époque) par Homère. À partir du , il est appelé Morée par les Croisés en raison de la forme de la péninsule, qu'on comparait à une feuille de mûrier. La Morée est conquise après la Quatrième croisade par les troupes de Guillaume de Champlitte et de Geoffroy de Villehardouin, lequel y fonde une principauté en 1248. À la mort de son fils, la Morée passe aux Angevins de Naples (1278) puis aux Navarrais (1396). Les Grecs la conquièrent au début du , avant qu'elle ne soit prise par les Turcs.

Voir aussi

Articles connexes


- civilisations : Pélasges, Ioniens, Achéens, Doriens
- cités péloponnésiennes : Argos, Corinthe, Sparte
- guerre du Péloponnèse
- Canal de Corinthe

Bibliographie


- Jean Longnon, L'Empire latin de Constantinople et la principauté de Morée, Payot, Paris, 1949 ; Peloponnese Catégorie:Région grecque ja:ペロポネソス半島 ko:펠로폰네소스 반도 simple:Peloponnese

395

ko:395년 Catégorie:395
| |
Années 370 | Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410
../.. | 390 | 391 | 392 | 393 | 394 | 395 | 396 | 397 | 398 | 399 | 400 |