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| Alexandrie |
Alexandrie ja:アレクサンドリア
Alexandrie est une ville d’Égypte fondée par Alexandre le Grand en 331 av. J.-C. Elle devint dans l’Antiquité le premier port d’Égypte et la capitale du pays. Elle sera à son époque l’un des plus grands foyers culturels de la Méditerranée, sa fameuse Bibliothèque étant sans conteste l’un des principaux fondements de sa notoriété.
La ville d’Alexandrie est située à l'ouest du delta du Nil, entre le lac Maréotis et l’île de Pharos. Elle est rattachée à cette île par l’Heptastade, qui est une sorte de digue servant aussi d’aqueduc et qui a permis non seulement l’extension de la ville mais aussi la création de deux ports maritimes.
Origine
La ville est fondée en 332 av. J.-C. par Alexandre le Grand. Elle ne fut pas la seule Alexandrie construite par le Macédonien, en effet, on en a dénombré trente-deux. Celle-ci était connue sous le nom dAlexandrea ad Aegyptum (« Alexandrie d'Égypte ») et est devenue aujourd'hui Iskanderia. Avant elle, une autre ville du Delta avait été occupée par les Grecs mais elle leur avait été offerte par Amasis, il s'agit de Naucratis, un emporion ou "port de commerce". Elle se situe à environ 70 km à l'intérieur des terres et elle n’a eu que peu d’importance en dehors de son rôle commercial. Alexandre le Grand voulu construire Alexandrie sur la côte, malgré la mauvaise qualité du terrain (Lac Mareotis) dans cette zone et la côte particulièrement dangereuse à cet endroit du delta. Le tombeau du conquérant devrait s'y trouver.
La ville moderne a été construite sur les ruines de la ville antique ce qui rend les fouilles difficiles.
Plutarque dans sa Vie d’Alexandre raconte comment une nuit, alors qu'Alexandre le Grand projetait de construire sa ville, il rêve d’Homère qui lui parle de l’île de Pharos. Au réveil, il serait partit voir cette île et commença à tracer les contours de la cité sur la côte qui lui faisait face.
Il existe plusieurs hypothèses la concernant. La ville d’Alexandrie aurait été construite sur l’ancienne cité de Rakhotis mais on a peu de documents à son sujet. Il existe trois hypothèses au sujet de Rakhotis :
# Pour certains, Rakhotis était un simple village de pêcheurs ;
# Pour d'autres, le terme rakhotis pourrait être traduit par « le bâtiment » qui se rapporterait aux premiers édifices dignes de ce nom construits par les Grecs près ou à la place de ce même village de pêcheurs ou d’un poste de garde ;
# D'autres pensent même que rakhotis signifierait « le chantier » et ne serait pas une ville mais le nom donné par les Égyptiens à la ville d’Alexandrie au moment de sa construction. En effet, une grande partie d’Alexandrie a été construite d’un bloc et a du avoir longtemps l’apparence d’un chantier.
Ce qu’on sait sur cette zone avant Alexandrie est cité par quelques auteurs grecs et romains qui font mention des populations établies sur les marécages entourant la région. Héliodore nous dit que les Égyptiens l’appelaient « le pays des bergers ». La région avait mauvaise réputation : « C’est là que tous les brigands d’Égypte ont leur cité ». La zone apparaît d’ailleurs dans de nombreuses légendes grecques.
Le port
Les dimensions de la ville sont bien plus importantes que celles de la plupart des autres villes de l’Antiquité. Selon certains auteurs, l’enceinte entourant la ville était longue d’une quinzaine de kilomètres. Cette enceinte a été modifiée depuis sa construction ce qui pose problème pour les reconstitutions. En effet les remparts d’origine ont été agrandis à l’époque romaine et une autre enceinte aurait été construite au par le sultan Ahmed Ibn Touloun. D’ailleurs plusieurs blocs du mur d’origine ont été réutilisés pour la construction du mur arabe.
L’Heptastade (en grec : sept stades, de longueur) qui relie la côte à Pharos a été construit par Deinocratès, le même qui a fait le plan de la ville. Grâce à l’Heptastade, la côte a été agencée de façon à ce qu'elle ait deux ports, l’un à l’est et l’autre à l’ouest. Cela est souvent le cas dans la civilisation grecque, pour faciliter l’arrivée des bateaux à voile, qui sont soumis aux aléas du vent.
La côte d’Alexandrie est une zone dangereuse et les bateaux en ont beaucoup souffert. Le port occidental (Port d’Eunostos) est large mais entouré d’une barrière de récifs mentionnée par Strabon et qui suit l’axe de l’île de Pharos. Il enfermait un autre port artificiel, le Kibôtos (grec : boîte, forme rectangulaire). Le port oriental (Grand-Port) est protégé par une presque île et par la pointe de l’île de Pharos où se trouvait le Phare mais son approche est dangereuse car son entrée est très étroite. De plus elle est soumise aux vents du Nord-Est et la mer y est complètement ouverte jusqu’à l’entrée du port. On a d’ailleurs découvert de nombreux bateaux grecs et romains (IV siècle av. J.-C. au VII siècle ap. J.-C.) échoués au large du port.
Monuments
Le ville est dessinée par le Rhodien Deinocratès selon des plans hippodamiens (en damier).
Ses monuments les plus importants sont le gymnase, le discatérion (tribunal), le Séma (tombeau d’Alexandre). Le palais couvre 1/4 de la ville : de construction légère, il forme Néapolis (Musée, Bibliothèque, théâtre). Le port est séparé en deux par une jetée (Heptasade) qui réunit la ville à l’île de Pharos ou se dresse le Phare, construit par Sostratos de Cnide (110m de haut). L’eau du Nil est distribuée par un réseau serré de canalisations branchées sur un canal.
Le célèbre phare d'Alexandrie sur l’île de Pharos, était comptée parmi les sept merveilles du monde antique. À plusieurs étages de formes différentes, le monument est englouti dans la mer proche de son emplacement d’origine.
sept merveilles du monde
La non moins célèbre bibliothèque d'Alexandrie qui fut construite à l'époque ptolémaïque et fut réputée pour la richesse et le grand nombre d'ouvrages qu'elle renfermait (estimée à 700 000 volumes). Les causes de sa destruction restent encore obscures et font débat. Dans le cadre d’un projet conduit conjointement entre l'Unesco et l'Égypte, la bibliothèque du monde méditerranéen a été construite sur les ruines de l’ancien édifice antique. Elle devrait pouvoir accueillir environ 5 000 000 de volumes.
Economie & société
A son apogée, la ville antique sera peuplée de plus d’un million d’habitants : Grecs, Egyptien, Syriens, plus tard Italiens. Les Juifs (cf. -319) forment les deux cinquièmes de la population. Leur rivalité avec les Grecs amène souvent des troubles graves.
La ville s’administre en apparence elle même (boulé, ecclésia organisé selon le modèle athénien). Le magistrat le plus important semble le gymnasiarque, qui apparaît comme le représentant des citoyens.
Elle est la seule véritable cité (polis) d’Egypte. Centre politique du royaume lagide, elle abrite l’énorme bureaucratie qui administre l’Egypte. Elle est le centre d’une activité économique intense (vases de terre cuite ou de métal, étoffes, papyrus, parfums, articles de luxes). Seul vrais port de l’Egypte sur la Méditerranée, elle importe du bois, des métaux, du marbre, du vin, de l’huile d’olive et exporte du blé, du papyrus, toiles et mousselines de lin, parfums, produits de luxe. Elle réexpédie des marchandises d’Afrique noire (ivoire, or, plumes d’autruche, esclaves, animaux sauvages), d’Arabie et d’Inde (épices, aromates, parfums, soie).
Personnages
- Ératosthène
- Euclide (mathématicien)
- Héron d'Alexandrie
- Hérophile d’Alexandrie
- Hypathie d'Alexandrie
- Philon d'Alexandrie
- Ptolémée
Voir aussi
Bibliographie
- P. M. Fraser, Ptolemaic Alexandria, Clarendon Press, Oxford, 1972.
Lien externe
- [http://www.cealex.org/ Centre d'Études Alexandrines]
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Catégorie:Lagides
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Catégorie:Ville d'Égypte
Égypte
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| Langues usuelles
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Cette page concerne l'année -331 du calendrier julien proleptique.
Événements
Chine
- Qin fait prisonnière l’armée de Wei. 80 000 hommes sont décapités.
Monde romain
- À Rome, consulat de C. Valerius Potitus (Flacus), M. Claudius Marcellus.
- Traité de Rome avec les Gaulois Sénons.
Monde grec
Levant
- Printemps : Alexandre le Grand, roi de Macédoine, quitte l'Egypte et gagne la ville de Tyr conquise un an plus tôt. Il y reçoit une délégation d'Athènes qui implore et obtient la libération des prisonniers athéniens qui avaient combattu dans les rangs perses lors de la bataille du Granique.
- fin du printemps/début de l'été : Alexandre quitte la ville de Tyr et remonte vers le nord afin de rencontrer son adversaire Darius III.
- A la mort du gouverneur de Samarie, Sanballât, Parménion nomme Andromachos gouverneur grec de Samarie ou de Coelésyrie. Cette nomination est mal accueillie par les Samaritains qui s’emparent d’Andromachos et le brûlent vif. A son retour d’Egypte, Alexandre marche sur Samarie, et après avoir châtié les assassins du préfet, il nomme Memnon à la place d’Andromachos.
- Les représailles d’Alexandre contre Samarie et la construction du temple sur le mont Garizim expliquent la renaissance de Sichem au début de l’époque Hellénistique.
Mésopotamie
- Fin juillet/début août : Alexandre franchit l'Euphrate.
- 20 septembre : Alexandre le Grand franchit le Tigre.
- : Alexandre défait le roi perse Darius III à la bataille de Gaugamèles.
- Alexandre est proclamé roi de l'Asie. Il prend Babylone où il est accueilli en libérateur. Il honore les dieux du pays et nomme satrape de Babylonie le Perse Mazaios. Suse tombe sans résistance. A Suse, Alexandre retrouve le butin que Xerxès avait pris à Athènes et le renvoie aux Athéniens. En marchant sur Persépolis, il se heurte à un peuple montagnard, les Uxiens, puis au satrape Ariobarzanès, et subit de lourdes pertes. Il livre Persépolis au pillage de ses troupes et y passe l’hiver.
Grèce
- Répression par Antipater, général d'Alexandre le Grand d'une révolte spartiate à Mégalopolis. Le roi de Sparte Agis III est tué.
-
-
Méditerranée
]
La mer Méditerranée est une mer presque fermée située entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie et qui s'étend sur une superficie d'environ 2,5 millions de kilomètres carrés. Elle doit son nom au fait qu'elle est littéralement une « mer au milieu des terres », en latin mare medi terra.
La Méditerranée est reliée à l'océan Atlantique par le détroit de Gibraltar à l'ouest, à la mer de Marmara et à la mer Noire par les Dardanelles et le Bosphore à l'est. La mer de Marmara - mais pas la mer Noire - est souvent considérée comme faisant partie de la Méditerranée. Le canal de Suez au sud-est relie la Méditerranée à la mer Rouge.
Les principales îles de la Méditerranée sont :
- Chypre, la Crète et Rhodes à l'est ;
- la Sardaigne, la Corse, la Sicile et Malte au centre ;
- les Baléares à l'ouest.
Les pays qui bordent la Méditerranée sont :
- au nord : la France, Monaco, l'Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Grèce et la Turquie ;
- à l'est : le Liban, la Syrie et Israël ;
- au sud : l'Égypte, la Libye, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc ;
- à l'ouest : l'Espagne ;
- au centre : Malte et Chypre.
Le climat méditerranéen est caractérisé par un hiver humide et doux et par un été sec.
Quelques cantons particuliers de la Méditerranée portent eux-mêmes traditionnellement le nom de mer :
- mer Égée
- mer Ionienne
- mer Adriatique
- mer Tyrrhénienne
- mer Ligurienne
- mer de Marmara (anciennement Propontide)
- et quelques golfes : golfe de Corinthe, golfe du Lion, golfe de Tarente, golfe de Syrte.
Description géographique
La mer Méditerranée se divise en deux bassins bien individualisés, séparés par des hauts fonds situés entre la Sicile et la Tunisie : la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale, eux-mêmes nettement compartimentés.
Sicile
En Méditerranée occidentale, l'axe Corse-Sardaigne isole la mer Thyrénienne du reste du bassin.
En Méditerranée orientale, on distingue la mer Ionienne, qui atteint les plus grandes profondeurs et le bassin levantin , séparés par un goulet entre la plate-forme de la mer Égée limité au sud par la Crète et les hauts fonds au large de la Cyrénaïque.
D'une manière générale, le plateau continental est relativement réduit, sauf dans trois zones : la mer Adriatique, la mer Égée, et la plate-forme qui s'étend entre la Sicile et la Libye au large de la Tunisie.
Géologie
Bien qu'intercontinentale, on y trouve cependant un fond basaltique au large des côtes françaises, ce qui en fait un mini-océan du Languedoc.
Économie
Histoire
voir l'article détaillé : Histoire de la Méditerranée
Principaux fleuves méditerranéens
- Nil
- Pô
- Rhône
- Èbre
Bibliographie
- Fernand Braudel, La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, 1 édition, Paris : Armand Colin, 1949.
- Germaine Tillion, Le harem et les cousins, Paris : éditions du Seuil, 1966.
- Christian Bromberger et al., L'anthropologie de la Méditerranée, Paris : Maisonneuve et Larose ; Aix-en-Provence : Maison méditerranéenne des sciences de l'homme, 2001.
Voir aussi
- Climat méditerranéen
- Flore méditerranéenne
- ancien département de la Méditerranée
-
Catégorie:Mer ou océan
ja:地中海
ko:지중해
th:ทะเลเมดิเตอร์เรเนียน
zh-min-nan:Tē-tiong-hái
Bibliothèque d'AlexandrieLa bibliothèque d'Alexandrie était la plus célèbre bibliothèque de l'Antiquité.
Histoire
Alexandrie fut fondée en 332-331 av. J.-C., par Alexandre le Grand; elle devint dans l'antiquité le premier port d'Égypte. Elle fut à son époque l'un des plus grands foyers culturels de la Méditerranée, sa bibliothèque superbe étant sans conteste l'un des principaux fondements de sa notoriété.
C'est l'un des généraux d'Alexandre, Ptolémée Ier, recevant l'Égypte en partage à la mort de l'empereur, qui donna l'impulsion intellectuelle et commerciale à la future grandeur d'Alexandrie. En 288 av.J.-C., il fit construire un musée (museion : le palais des Muses) abritant une université, une académie et la bibliothèque (estimée à 700 000 volumes au temps de César). Ensuite il demanda dans chacun des pays connus à ce qu'on lui envoie les œuvres de tous types d'auteurs, qu'il faisait traduire en grec. Comme la ville était un port, il demanda aussi à tous les navires qui faisaient escale à Alexandrie de permettre que les livres contenus à bord soient recopiés et traduits. La copie était remise au navire, et l'original conservé par la Bibliothèque !
Le Musée devint un centre académique de hautes recherches où les savants sont défrayés par le prince et où ils trouvent les instruments, collections, jardins zoologiques et botaniques nécessaires à leurs travaux.
La traduction en grec de tous ces ouvrages fut un travail colossal qui mobilisa la plupart des intellectuels et savants de chaque pays; il fallait que ces hommes maîtrisent à la perfection leur propre langue ainsi que le grec. La bibliothèque fut dirigée par des érudits comme Zénodote d’Ephèse, puis Aristophane de Byzance, Aristarque de Samothrace et Apollonios de Rhodes.
On retiendra par exemple la Septante, un groupe d'érudits issus du courant philosophique du même nom, qui traduisirent l'Ancien Testament. La légende de la Septante dit que six représentants de chaque tribu juive s'enfermèrent sur l'île de Pharos pour accomplir cette traduction. Ils étaient donc 72 rabbins et ils auraient exécuté la traduction en 72 jours.
Destructions de la bibliothèque
En 47 av. J.-C., les troupes de Jules César incendient la flotte d'Alexandrie; le feu se serait propagé aux entrepôts et aurait détruit une partie de la bibliothèque. Reconstruite, elle est détruite à nouveau cinq ou six fois, la dernière en 642 par le général 'Amr Ibn al-'As, obéissant au calife 'Umar qui considérait que si les livres étaient en accord avec le Coran ils étaient superflus, et que s'ils contredisaient le Coran, ils étaient pernicieux. Ce récit est cependant remise en cause, voire assimilée à de la propagande anti-islamique. En effet, la première source qui relate cette histoire date de trois siècles après les faits, de la plume d'un auteur chrétien. Reste que le contenu de la bibliothèque a bien disparu à cette époque, vraisemblablement pillée avant l'invasion arabe et, pour ce qui est des éléments les plus précieux, déménagée à Constantinople.
Le fait que beaucoup d'écrits d'Aristote soient parvenus jusqu'à nous suggère en tout cas que si ordres de destruction il y a eu, il s'est trouvé sur place quelques volontaires pour sauver clandestinement cette partie des documents, et que ces volontaires avaient droit à la neutralité bienveillante des troupes d'occupation - à supposer qu'ils n'en aient pas fait partie. La tradition raconte d'ailleurs en effet que les textes d'Aristote échappèrent en partie à la destruction (et que la destruction par le feu des autres dans les centaines de chaudières des bains d'Alexandrie s'étendit sur plusieurs mois).
En effet de nombreux ouvrages (Euclide, Ptolémée, Aristote, etc.) furent traduit puis commentés dans le monde islamique. Notons que le grand philosophe Al Farabi était nommée le second maître, le premier étant Aristote. C'est dire si la pensée grecque à travers les ouvrages contenus dans la bibliothèques d'Alexandrie a nourrie et a été une des bases de l'essort philosophique et mathématique qu'à connu le monde islamique par la suite. Il est courament considéré que c'est grâce aux écrits d'Averoes (Ibn Rushd) considéré comme le Commentateur d'Aristote que la pensée philosophique grecque fit son entrée dans l'aire chrétienne.
La bibliothèque aujourd'hui
Averoes
Averoes
Dans le cadre d'un projet conduit conjointement par l'UNESCO et l'Égypte, la bibliothèque du monde méditerranéen fut construite sur les ruines de l'ancien édifice ptolémaïque. Elle devrait pouvoir accueillir environ 5 000 000 de volumes.
Après que le président Mohammed Hosni Moubarak posa la première pierre de l'édifice, le 26 juin 1988, un concours mondial fut lancé en septembre 1988 pour permettre aux États du monde de proposer des projets, auquel participèrent 400 architectes de plus de 77 pays. Le jury fut choisi parmi les plus grands architectes et bibliothécaires d'Allemagne, de Suisse, d'Italie, de la France, de l'Angleterre, des États-Unis, du Mexique, du Japon, de l'Inde et de l'Égypte. Le gagnant du premier prix, évalué à 600 000 dollars, fut le bureau de l'architecte norvégien Snohetta. Les consultants Snohetta/Hamza signèrent le contrat relatif à la conception et à la supervision de la mise à exécution du projet en octobre 1993.
Peu de temps après son ouverture au public, la nouvelle Bibliotheca Alexandrina fut inaugurée par le président de la République arabe d'Égypte en présence de chefs d'État et autres dignitaires le 16 octobre 2002.
D’une architecture plaisante et d’une bonne fonctionnalité, l’édifice, situé au bord de la mer, a la forme d’un long cylindre de 160 mètres de diamètre, tronqué en biseau. De l’extérieur, c’est un grand demi-cercle s’élevant de terre, hommage à Râ, le dieu-Soleil. L’inclinaison du toit permet aux niveaux supérieurs de la bibliothèque de bénéficier d’un éclairage naturel et d’atténuer les effets des embruns. Plus profondément, les architectes n’ont pas conçu la bibliothèque, au sens strict, comme un symbole solaire, mais ils reconnaissent volontiers qu’elle se veut une image de rayonnement et d’ouverture et non pas un lieu clos ou réservé. Vue de haut, en effet, sa forme circulaire évoque l’image du soleil (les hiéroglyphes représentaient généralement le soleil comme un simple disque).
Ce symbolisme solaire est encore accentué par la volonté d’une part de renouer avec la sagesse de la bibliothèque antique et, d’autre part, de contribuer à la compréhension entre les peuples et à la construction de la paix. C’est d’ailleurs cette idée que les murs de granit veulent exprimer : y sont inscrites toutes les écritures connues dans le monde, de l’écriture arabe à la chinoise, en passant par les caractères cyrilliques, hébreux, latins... La nouvelle Bibliotheca Alexandrina se présente ainsi comme un nouveau temple du Savoir universel, et le dernier grand monument non-virtuel à ce jour.
- [http://www.bibalex.org/french/ La Bibliotheca Alexandrina]
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ja:アレクサンドリア図書館
Port (marine)
Un port est une rade, un endroit souvent protégé par des digues et aménagé pour que les navires puissent s'y abriter, s'y ravitailler, s'y faire réparer et y charger et décharger des passagers, des marchandises, ou le produit de leur pêche.
Les installations portuaires comprennent des bassins, offrant un tirant d'eau suffisant, bordés par des quais et des terre-pleins, des équipements de manutention (grues...), des jetées. La passe d'entrée est généralement signalée par des feux. Le port est relié à son arrière-pays par des voies de communication.
Selon leur localisation, on distingue :
- les ports maritimes, situés sur la côte d'une mer ou d'un océan.
- les ports fluviaux, situés au bord d'un fleuve ou d'une rivière.
- les ports lacustres, situés en bord de lac.
lac
Selon leur activité, on distingue :
- les ports de commerce.
- les ports de pêche.
- les ports de plaisance.
- les ports militaires.
Selon leur statut, on distingue :
- les ports publics : gérés soit par une collectivité locale, soit par un établissement public (cas des ports autonomes et des ports gérés par les chambres de commerce et d'industrie en France).
- les ports privés
Du point de vue organisation on distingue :
- L'autorité compétente pour créer et fixer le mode de gestion d'un port :
En France l'exploitation d'un port est un service public qui relevait jusqu'en 1983 de la compétence exclusive de l'Etat. Depuis les lois de décentralisation n° 83-8 du 7 janvier 1983 et 83-663 du 22 juillet 1983 et en dernier lieu la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 la compétence de créer un port et de fixer son mode de gestion relève :
- de l'Etat pour les principaux ports de commerce qui sont gérés par des établissement publics, les ports autonomes.
- de la Région pour les autres ports de commerce.
- du Département pour les ports de pêche.
- de la commune pour les ports dont l'activité principale est la plaisance.
Néanmoins les Départements restent compétents pour les ports de commerce qui relèvent de leur responsabilité au titre des lois de 1983 et pour ceux qui relèveraient de leur compétence dans le cadre du processus de décentralisation prévu par la loi de 2004.
- L'organisme ou les organismes chargés de gérer les installations portuaires et les équipements public du port :
Cet organisme est généralement appelé l'autorité portuaire.
- Les organismes chargé d'apporter des services aux navires, aux marchandises et aux passagers.
Ces organismes, qui sont souvent de droit privé, peuvent participer du service public portuaire (ou d'un service d'intérêt économique général dans la terminologie de l'Union Européenne). À ce titre ils sont souvent placé sous le contrôle de l'autorité portuaire, de la collectivité compétente sur le port ou de l'Etat.
Les services rendus dans les ports
Services aux navires
- Pilotage
- Remorquage
- Lamanage
- Fourniture de poste à quai ou de mouillage
- Avitaillement
Services à la marchandise ou aux passagers
Avitaillement
Marchandises
- Manutention
- Stockage
- Gardiennage
- Pre et post-acheminement
Passagers
- Gares maritimes
- Galeries marchandes
- Passerelles d'accès
- Parcs de stationnement
Voir aussi
- Liste des ports de commerce français
Liens externes
- [http://www.infovisual.info/05/081_fr.html Voir un schéma détaillé d'un port maritime]
- [http://www.port.fr Les Ports Français (Union des Ports Autonomes et des Chambres de Commerce et d'Industrie Maritimes - Upaccim)]
- [http://www.espo.be Organistation des Ports Maritimes Européens (ESPO)]
- [http://www.iaphworldports.org/ Association Internationale des Ports et Havres (IAPH)]
- [http://www.pianc-aipcn.org/ Association Internationale de Navigation (PIANC-AIPCN)]
- [http://sandre.eaufrance.fr/app/fd/searchouvapp.php?id_article=91 Service d'Administration des Données et Référentiels sur l'Eau (SANDRE)]
Catégorie:Infrastructure maritime
simple:Harbor
332 av. J.-C.
Catégorie:-332
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Cette page concerne l'année -332 du calendrier julien proleptique.
Événements
Afrique
- Sous le règne d’Alexandre le Grand, une forte colonie syrienne s’installe dans le royaume d’Aksoum, en Ethiopie.
Monde grec
- Janvier à septembre : Siège de Tyr par Alexandre le Grand qui s'empare de la ville qui est rasée et dont les habitants sont vendus. Alexandre prend possession de la Judée et de la Samarie.
- Pendant le siège de Tyr, le gouverneur de Samarie, Sanballât III, présente sa soumission à Alexandre. Il obtient la permission de construire un temple sur le mont Garizim en faveur de son gendre Manassé, frère du grand-prêtre juif de Jérusalem Yaddoua. En retour, 8000 Samaritains s’engagent dans l’armée macédonienne qui se dirige vers l’Egypte. En Judée, selon Flavius Josèphe, le grand-prêtre Yaddoua aurait rencontré Alexandre.
- Alexandre constitue une puissante flotte et l’amiral macédonien Amphotéros triomphe des Perses en mer Egée et reprend le contrôle de Chio et des cités de Lesbos. Antigone le Borgne, satrape macédonien installé par Alexandre en Phrygie, parvient à bloquer une contre-offensive perse en Anatolie centrale.
- Novembre/décembre : Siège et prise de Gaza par Alexandre (blessé deux fois) qui se dirige ensuite vers l'Egypte. Il laisse la direction de la Syrie-Palestine à son général Parménion. Il entre en Egypte en hiver où il est accueilli en libérateur.
- Fin du règne de Darius III, pharaon d'Égypte.
- Alexandre le Grand, après avoir vaincu les Perses, fait la conquête du royaume de Judée, puis de l'Égypte où il entre en décembre.
- Après la victoire d’Issos, la satrapie d’Egypte se rallie sans combattre au conquérant macédonien, qui garde l’organisation administrative de la province perse, à la tête de laquelle il nomme un gouverneur. Alexandre se présente en Egypte comme un vrai Pharaon, se faisant même reconnaître comme fils d’Amon par l’oracle de l’oasis de Siwa (Siouah). Ses successeurs, Philippe Arrhidée et Alexandre Aigos adopteront la même attitude.
- Début de la période hellénistique en Égypte (fin en -30).
- Alexandre fonde Alexandrie en Egypte.
Monde romain
- À Rome, consulat de Cn. Domitius Calvinus et A. Cornelius Cossus Arvina (pour la seconde fois).
- Censure de Publilius Philo (fin en -331).
Naissances
-
Décès
-
Alexandre le GrandAlexandre le Grand ou Alexandre III de Macédoine (en grec Ἀλέξανδρος Γ' ὁ Μακεδών / Alexandros III o Makedôn, Alexandros signifiant « protecteur de l'homme ») (21 juillet 356 av. J.-C.–13 juin 323) est sans aucun doute le souverain le plus célèbre de l'Antiquité. Fils de Philippe II de Macédoine, élève d'Aristote et roi de Macédoine en 336 av. J.-C. il est l'un des plus grands conquérants de l'Antiquité, fait de son petit royaume le maître de l'immense empire achéménide et s'avance jusqu'aux rives de l'Indus. Il fonde aussi de nombreuses cités et notamment Alexandrie en 331 av. J.-C..
Le mythe d'Alexandre s'explique principalement par ses prétentions à la conquête universelle (du monde entier). Cette aspiration, à la fois impossible et presque réalisée avant qu'il ne soit foudroyé à l'âge de 33 ans, eut comme conséquence — durant un temps très court — une unité politique jamais retrouvée ensuite entre l'Occident et l'Orient.
L'héritage d'Alexandre, également marqué par les cultures grecque, occidentale, et orientale, fut partagé entre ses généraux : il s'agit des différents royaumes et dynasties de la période hellénistique.
période hellénistique]
Alexandre est le fils de Philippe II de Macédoine et d'Olympias, princesse d'Épire, sa troisième femme. Par sa mère, il est le neveu d'Alexandre le Molosse, roi d'Épire, territoire qui se situe de nos jours entre la région grecque d'Épire et le Sud de l'actuelle Albanie.
La légende veut qu'Olympias n'ait pas conçu Alexandre avec Philippe, qui avait peur d'elle et de son habitude de dormir en compagnie de serpents, mais avec Zeus. Alexandre se servit de ces contes populaires à des fins politiques, faisant référence au dieu plutôt qu'à Philippe quand il évoquait son père. Une autre légende, d'origine égyptienne celle-là, (Roman d'Alexandre) veut qu'Alexandre soit le fils du dernier pharaon égyptien de la XXX dynastie, Nectanébo II.
Par son père Philippe II, Alexandre descendrait de Téménos d'Argos, lui-même descendant d'Héraclès, fils de Zeus — pour cette raison, la dynastie macédonienne s'appelle dynastie des Argéades ou des Téménides. Par sa mère, Olympias, de la dynastie des Éacides, Alexandre affirmait descendre de Néoptolème, fils d'Achille et de Déidamie.
Enfance et éducation
Située dans le Nord de la Grèce actuelle, la Macédoine est l'une des régions pélasgiques antiques. La langue parlée est alors l'un des nombreux dialectes grecs, cependant, dès l'époque du roi Archélaos (fin du ), la langue officielle de la cour et de la chancellerie macédonienne devient l'ionien-attique. Philippe, qui a séjourné à Thèbes comme otage (entre 369 et 367 av. J.-C.), le parle pour sa part couramment.
Après avoir été éduqué par Léonidas et Lysimaque d'Acarnanie, Alexandre reçoit pour précepteur le philosophe Aristote de 343 à 340 av. J.-C. Ce dernier est le fils de Nicomaque, médecin d'Amyntas III, le grand-père d'Alexandre. Il rédige une édition annotée de lIliade pour son élève. Alexandre lit également Hérodote et Xénophon, auteurs qu'il sut exploiter lors de ses conquêtes.
Plusieurs compagnons d'enfance d'Alexandre se retrouveront à ses côtés lors de la conquête de l'Asie.
Le roi de Macédoine
Un prince associé au pouvoir
Asie
Bien que considéré comme barbare par les Athéniens, le royaume de Macédoine a, sous le règne de Philippe, étendu son hégémonie sur la Grèce classique. Il vainc Athènes aux Thermopyles en 352 av. J.-C., intervient dans un conflit entre Thèbes et les Phocidiens, triomphe d'une coalition d'Athènes et de Thèbes à la bataille de Chéronée, en 338 av. J.-C.. Alexandre y fait ses preuves en commandant la cavalerie et en taillant en pièces le bataillon sacré des Thébains.
Philippe est également l'initiateur de la ligue de Corinthe, rassemblant toutes les cités grecques, à l'exception de Sparte, sous son commandement. La ligue doit porter la guerre contre l'Empire perse. En 340 av. J.-C., en l'absence de son père parti assiéger Byzance, Alexandre devint régent de Macédoine.
En 337 av. J.-C. cependant une violente dispute oppose le père et le fils quand Alexandre prend le parti de sa mère Olympias à laquelle Philippe souhaite imposer Cléopâtre, sœur ou nièce d'un général de Philippe, Attale, comme seconde épouse légitime et dont il a bientôt un fils. Alexandre doit se réfugier dans la famille de sa mère en Épire. Cependant la brouille ne dure guère et bientôt pardonné Alexandre sauve la vie de son père lors d'une expédition contre les Triballes.
L'élimination de tout rival potentiel
En 336 av. J.-C. Philippe est assassiné lors du mariage de sa fille Cléopâtre avec le roi Alexandre le Molosse d'Épire, le frère d'Olympias. L'assassin supposé est un ancien officier du roi, le jeune noble Pausanias, qui gardait une dent contre Philippe, le dernier ayant ignoré une demande qu'il lui aurait faite. Les historiens de l'Antiquité ont longtemps cru que le meurtre de Philippe avait été une machination impliquant Olympias et peut-être Alexandre. Une autre hypothèse nie l'implication d'Alexandre et met en cause Darius III, le nouveau roi de Perse. Plutarque mentionne une lettre virulente d'Alexandre à Darius, où le Macédonien blâme Darius (et Bagoas, son grand vizir, dont Darius III se débarrasse rapidement), pour le meurtre de son père, soutenant que c'est Darius qui s'était vanté auprès des differentes cités grecques de la façon dont il avait fait assassiner Philippe.
Après la mort de Philippe, l'armée proclame Alexandre, alors âgé de 20 ans, nouveau roi de Macédoine. Les villes grecques comme Athènes et Thèbes, qui avaient prêté allégeance à Philippe, ne sont pas si pressées de faire de même vis-à-vis du jeune homme. Alexandre ordonne immédiatement l'exécution de tous ses rivaux potentiels. Ainsi, pour ne pas avoir de concurrent au trône, il fait assassiner son cousin Amyntas IV, roi de Macédoine vers 360 av. J.-C./359 av. J.-C. que Philippe II avait renversé alors qu'il n'était qu'un enfant. Quant à Olympias, profitant d'une absence de son fils parti guerroyer au nord, elle fait tuer le fils de Philippe II et de Cléopâtre et contraint cette dernière à se pendre. L'oncle de cette dernière, Attale, qui se trouve en campagne en Asie avec Parménion, est également assassiné. Impossible de savoir si elle agit avec l'assentiment d'Alexandre ou non ; toujours est-il que le nouveau roi de Macédoine n'a plus de rival capable de lui contester le trône.
La consolidation du pouvoir
Il n'est pas seulement roi des Macédoniens, mais aussi, comme son père, archonte à vie des Thessaliens et hégémon (ἡγεμών, « commandant en chef ») et stratège autoproclamé de la ligue de Corinthe. De fait, la politique de la Ligue est entièrement dictée par les macédoniens Philippe puis Alexandre. Cependant, avant de reprendre le projet de son père de porter la guerre en Asie, il assure la sécurité de son royaume par deux expéditions au nord de la Macédoine; l'une jusqu'au Danube, l'autre en Illyrie révoltée (fin de l'année 336 av. J.-C. et début de l'année 335 av. J.-C.). Suivant Strabon et Arrien, des émissaires celtes — les ancêtres des Scordisques du milieu du — rencontrèrent Alexandre sur le Danube, à cette occasion en 335 av. J.-C. L'anecdote suivante est rapportée :
:« Quand Alexandre eut vaincu les Gètes et rasé leur ville, sur le Danube, il lui vint des ambassades de tous côtés et entre autres des Gaulois, qui sont (dit-il) de grands hommes. Alexandre leur demanda alors ce qu'il craignaient le plus au monde, en s'attendant à ce que ces gens disent qu'ils ne craignaient rien plus que lui : mais il fut détrompé car il avait affaire à des gens qui ne s'estimaient pas moins que lui ; ils lui dirent que la chose de ce monde qu'ils craignaient le plus était que le ciel ne tombât sur eux, ce qui signifiait qu'ils ne craignaient rien. »
C'est alors que, profitant du fait que le nouveau roi de Macédoine est occupé au nord, les cités grecques se révoltent.
La réponse d'Alexandre est à la fois foudroyante, impitoyable et paradoxale. Impitoyable, car la ville de Thèbes est entièrement rasée (335 av. J.-C.), à l'exception de la citadelle de la Cadmée, de la maison natale de Pindare et de sa population, réduite en esclavage. Paradoxale, car Alexandre épargne Athènes, trop heureuse de se soumettre. Sans doute faut-il voir dans cette générosité la volonté de ne pas détruire le principal centre artistique, philosophique de la Grèce, ou bien l'influence de son ancien maître Aristote qui s'installe cette même année 335 av. J.-C. à Athènes et y fonde le Lycée. Cela dit, les accès de fureur chez Alexandre alternent fréquemment avec des gestes de grande générosité, la destruction de Thèbes et le pardon d'Athènes n'étant que les premiers d'une longue liste.
Au final, Alexandre est assez peu présent comme souverain dans son royaume. Quand il quitte l'Europe au printemps 334 av. J.-C. pour son expédition en Asie, c'est pour ne jamais y revenir.
Le Conquérant
Voir aussi : Comparaison entre les armées d'Alexandre le Grand et de Darius.
Comparaison entre les armées d'Alexandre le Grand et de Darius
Durant l'hiver 338-337, Philippe de Macédoine constitue la ligue de Corinthe, ayant déclaré la guerre à la Perse. Alexandre est le continuateur de l'œuvre de son père.
En 334, Alexandre passe en Asie avec environ 32 000 fantassins et 5000 cavaliers. Il part de sa capitale Pella et, en 20 jours, atteint Sestos en Chersonèse. Tandis que Parménion est chargé par le roi de transporter l'armée à Abydos, tête de pont crée par Philippe II sur l'Hellespont, Alexandre se dirige vers Éléonte où il rend sacrifice au premier héros tombé lors de la guerre de Troie, Protésilas. Ce geste est le premier d'une longue liste qui illustre la volonté du roi de frapper les imaginations en se faisant passer pour le nouvel Achille, sans qu'il soit d'ailleurs possible de savoir s'il est sincèrement pénétré de la fierté d'appartenir à la race du héros ou s'il s'agit d'une simple gestuelle théatrale à destination de ses soldats et des peuples d'Asie mineure et de Grèce. C'est ainsi qu'il débarque en Asie près de l'emplacement supposé de Troie, dresse des autels dans le temple d'Athéna à Ilion, puis va mettre une couronne sur le tombeau d'Achille, tandis Héphaestion fait de même sur celui de Patrocle. Ce n'est qu'après qu'Alexandre rejoint son armée à Arisbé. En quatre jours, en contournant par le nord le massif du Pityos
Le principal chef mercenaire grec de Darius III, Memnon de Rhodes, est partisan de la politique de la terre brulée face aux Macédoniens, dont il estime à juste titre la valeur. Que l'armée entraîne vers l'intérieur du pays sans combattre les troupes d'Alexandre tandis que la flotte perse porte la guerre jusqu'en Macédoine. Memnon pouvait légitimement espérer une révolte des cités grecques, s'appuyant sur l'or de Darius et sur le légitime ressentiment contre Alexandre à la suite du saccage de Thèbes. Mais les satrapes perses se méfient des conseils d'un étranger et ne tiennent aucunement compte de son avis. Arsitès, le satrape de Phrygie déclare qu'il ne laissera pas brûler une seule maison de sa satrapie.
Voir aussi : Bataille du Granique.
La conquête de l'Asie Mineure
La prise de Milet
La victoire d'Alexandre a une conséquence importante : jusqu'à la bataille d'Issos, il n'a que de simples garnisons laissées dans les villes pour s'y opposer. Dans la foulée du Granique, Sardes, la capitale de Phrygie, se rend sans résistance, tandis que Parménion s'empare de Dascylion. La ville d'Éphèse, en proie à des luttes de factions et où Memnon s'était réfugié après la bataille, voit le parti démocratique favorable à Alexandre l'emporter. Celui-ci habilement s'attire la sympathie des habitants de la ville en confiant au temple d'Artémis le tribut que la ville payait jusqu'alors à Darius et en rappellant les bannis.
Les adversaires d'Alexandre se sont réfugiés à Milet, où Memnon reprend les choses en main après les velléitées de trahison à la cause perse par Hégésistrate, le chef des mercenaires grecs au service de Darius. La ville est prise en juillet 334 av. J.-C. après qu'Alexandre interdit à la flotte perse de mouiller sur la côte en prenant le cap Mycale.
Le siège d'Halicarnasse
Cependant Memnon s'est réfugié à Halicarnasse dont le roi Pixodaros, le frère du célèbre Mausole, s'est rangé du côté des Perses. Alexandre fait de Ada la sœur de Pixodaros, que celui-ci avait renversé, la satrape de Carie. Celle-ci l'adopte alors comme son fils. Reste à s'emparer de la ville qui comporte deux citadelles dont l'une sur une île. Alexandre après la prise de Milet vient de commettre une erreur, celle de licencier sa flotte. Aussi ne peut-il s'emparer que de la ville basse tandis que les deux acropoles restent aux mains des mercenaires grecs de Darius. Aussi Alexandre poursuit-il sa route en laissant sous le commandement de Ptolémée une troupe de 3000 fantassins et 200 cavaliers poursuivre le siège.
Alexandre s'empare de la Pamphylie et de la Pisidie
Alexandre se dirige alors vers la Lycie et s'en empare sans grande résistance. Puis à la fin de l'année 334 av. J.-C. et au début de 333 av. J.-C. il pénètre en Pamphylie puis en Pisidie. Ces régions n'appartiennent que très nominalement à l'empire achéménide. Le plus souvent ces villes sont autonomes et rivales entre elles. De ces rivalités, Alexandre va jouer et reçoit la soumission d'Aspendos (à l'est de la ville actuelle d'Antalya), de Sidé (aujourd'hui le port de Selimye à environ 60 kilomètres à l'est d'Antalya). Puis il remonte vers la Phrygie et combat les habitants de la ville de Termessos (34 km au nord-ouest d'Antalya) sans réussir à prendre la ville, traite avec bienveillance leurs ennemis de la cité de Selge, s'empare de Sagalassos et parvient enfin à Gordion (village actuel de Yassihöyük). Il y trouve des renforts venus à la fois de Macédoine et de Grèce ainsi que Parménion qui venait en partie d'hiverner à Sardes. Le gouvernement de la Pamphilie et de la Pisidie est confié à Néarque.
La contre-offensive de Memnon de Rhodes
La première partie de la campagne d'Alexandre est terminée. La situation est indécise car certes le roi de Macédoine vient de remporter de glorieux succès mais il doit faire face à plusieurs incertitudes. Pour certains membres de son entourage, dont Parménion est semble t-il le représentant, l'objectif de Philippe II, théorisé par Isocrate à savoir la conquète de l'Asie jusqu'aux rives de l'Halys, est atteint. Un vaste territoire est conquis par la Macédoine et ouvert à la colonisation et l'influence hellènique. Mais Isocrate, dans les projets qu'il avait présenté à Philippe envisageait une seconde solution : l'anéantissement de l'empire perse. C'est cet objectif que souhaite atteindre Alexandre. Cela explique d'ailleurs pourquoi, bien qu'il proclame sa volonté d'agir en qualité de chef des Hellènes, il s'appuie avant tout, du moins au départ, sur les Macédoniens considérés comme plus fiables et attachés à sa personne par la fidélité dynastique. C'est pourquoi il ne reste qu'assez peu de temps à Gordion, où l'épisode du nœud gordien, s'il est authentique, lui promet l'empire d'Asie (Alexandre se voit présenter le nœud gordien : il est dit que la personne qui arrivera à dénouer ce nœud acquerra l'empire de l'Asie. Alexandre, d'un coup de son épée, tranche le fameux nœud), et cela alors que la situation n'est pas totalement sans risque sur ses arrières.
En effet lors de l'hiver 334 av .J.-C. Darius donne le commandement de sa flotte à Memnon de Rhodes. Celui-ci envisage de porter la guerre en Macédoine en débarquant en Grèce (on parle de l'Eubée) et en organisant une révolte générale. Le sentiment anti-macédonien demeure vivace dans de nombreuses cités. L'idée d'une guerre de revanche contre les Perses, par rapport aux guerres médiques, idée développée par Alexandre et ses partisans en Grèce ne rend pas acceptable à leurs adversaires l'hégémonie macédonienne. N'oublions pas que des soldats grecs combattent dans les deux camps. Menmon reprend Chios, qui lui est livrée par le parti oligarchique (cette tendance politique sera globalement toujours hostile à Alexandre dans les citès grecques contrairement au parti démocratique) puis il rétablit le tyran Aristonicos à Méthymne et met le siège devant Mytilène. C'est alors que Memnon meurt (probablement au début de l'année 333 av .J.-C.) et que son plan est abandonné par Darius III. Il est en effet décidé que Darius lui-même marchera à la tête de son armée contre Alexandre. Autophradatès et Pharnabaze remplace Memnon à la tête de l'armée et de la flotte. Pharnabaze reprend Milet et Halicarnasse mais doit se séparer de ses mercenaires grecs qui vont rejoindre, sans doute par mer, l'armée que Darius rassemble.
Cependant il est clair qu'Alexandre estime avoir fait une erreur en licenciant sa flotte. C'est pourquoi il charge deux officiers, Hégélochos et Amphotéros (le frère de Cratère) d'en reconstituer une de nouveau. Il s'en faut de peu qu'un conflit éclate avec Athènes dont les vaisseaux venus du Pont-Euxin sont interceptés par Hégélochos. Celui-ci doit faire face à une menace d'intervention de la flotte d'Athènes et relache les vaisseaux. Cet épisode illustre la nécessité pour Alexandre d'une victoire en Asie pour empécher toute tentative de révolte en Grèce. C'est pourquoi quand au début de l'été 333 av. J.-C. il apprend que Darius III marche sur la Cilicie Alexandre quitte Gordion.
D'Issos à Arbèles
Gordion
En quittant Gordion, Alexandre se rend dans un premier temps à Ancyre et reçoit la soumission de la Paphlagonie puis celle de la Cappadoce jusqu'à l'Halys. Il pousse ensuite vers le sud, pénètre en Cilicie par le passage gardé par le satrape Arsamès des « portes ciliciennes » (passes de Gulek Boghas). Il fait étape à Tarse et y tombe malade. Cependant Parménion, véritable second du roi lors de l'expédition, occupe les passes qui permettent le passage de la Cilicie à la plaine d'Issos (col de Karanluk-Kapu) puis celles qui au-delà contrôlent le passage vers la Syrie (passes de Merkès et de Baïlan). Alexandre, une fois sur pied, soumet, en 7 jours selon Arrien, les populations montagnardes de Cilicie et s'empare de Soles où il rétablit, en théorie du moins, la démocratie. Il apprend à ce moment la pacification de ses arrières avec les victoires de Ptolémée en Carie sur le satrape Orontobatès et la chute d'Halicarnasse, de Myndos et la soumission de Cos. Cependant, peu de temps après (333 av .J.-C.), le satrape Pharnabaze, à la tête de la flotte perse soumet Ténédos et Sigeion et s'entend avec le roi de Sparte, Agis III, qui tente de soulever la Grèce en lui donnant de l'argent et quelques navires.
C'est alors que l'arrivée imminente de Darius III devient certaine. Le souverain achéménide s'est installé dans la plaine d'Issos, abandonnant curieusement la position plus favorable à sa cavalerie de Soches, peut-être la volonté de couper Alexandre de ses arrières et de le contraindre à la bataille. Alexandre est en Syrie mais il fait demi-tour, ayant besoin pour les raisons invoquées plus haut d'une victoire, et, reprenant le chemin des passes syriennes déjà emprunté, il s'aventure lentement dans la plaine d'Issos organisant sa ligne de bataille devant l'armée perse.
Voir aussi : Bataille d'Issos.
La conquête de la Phénicie
La déroute des Perses après la défaite d'Issos est totale. Darius avec quelques milliers d'hommes à peine s'enfuit vers Thapsaque (ville de Syrie sur l'Euphrate) tandis que d'autres fuyards sont dispersés par les divers officiers d'Alexandre. De nombreux fugitifs se refugient en Phénicie puis de là gagnent l'Égypte où Chypre. Le résultat le plus net de la victoire c'est, paradoxalement, la soumission totale du monde grec qui ne songe plus à se révolter. Démosthène, à Athènes, avait prédit (et espéré?) la défaite du roi de Macédoine. La victoire d'Issos fait cesser, provisoirement en tout cas, les velléités d'indépendance des cités grecques si l'on excepte le roi de Sparte qui tente (fin 333 av .J.-C.?) de soulever la Crète. La flotte perse représente donc le seul danger et la maîtrise de la côte phénicienne, pouvant lui servir de base arrière, est donc indispensable. C'est pourquoi, délaissant la poursuite de Darius III, Alexandre prend la route du sud vers Arados (au nord de la Phénicie) tandis que Parménion est envoyé sur Damas où il s'empare des bagages de Darius.
La période de l'empire achéménide pour les Phéniciens avait été une période prospère car en leur laissant une véritable autonomie les rois perses avaient permis aux cités phéniciennes de reprendre en partie la maîtrise de nombreuses routes commerciales face à leur adversaires traditionnels les Grecs. Les Phéniciens constituaient une grande part des marins de la flotte perse à la bataille de Salamine par exemple. Mais divisée entre elles ces cités n'adoptent pas une attitude commune face à l'arrivée des Macédoniens. Le roi d'Arastos, Gérostrate, estime qu'il n'a pas les moyens de résister et surtout que sa cité, plus riche de son commerce terrestre (avec la Perse et la Médie surtout) que de son commerce maritime, n'a aucun intérêt à un siège destructeur. La ville se rend ainsi que les citès de Marathos, Sigôn et Byblos. Quand à Sidon, elle se soumet d'autant plus facilement que ses habitants n'ont pas oubliés les représailles d'Artaxerxès II lorsque la ville avait participé à la révolte des satrapes sous le règne de ce prince.
Le siège de Tyr
A la fin de l'année 333 av. J.-C., alors qu'Alexandre est à Sidon, des négociations s'engagent avec le roi de Tyr, Azemilcos, lequel souhaite rester neutre dans le conflit. Refus d'Alexandre qui par contre désire offrir un sacrifice dans le temple de Melqart à Tyr. Refus des Tyriens qui décèlent le piège. Faire entrer Alexandre en vainqueur dans le temple c'est lui donner pouvoir sur la cité. Quand à Alexandre, il ne lui sert à rien de tenir la côte phénicienne si la ville de Tyr, avec ses deux ports, reste en dehors de son contrôle. C'est pourquoi commence en janvier 332 av. J.-C. le long siège de Tyr (jusqu'en août 332 av. J.-C.). La ville neuve est sur une île qu'Alexandre compte atteindre en construisant une digue avec les débris de la vieille ville (la ville continentale) d'environ 60 m de long. Mais les difficultés s'accroissent quand la digue atteint des eaux plus profondes, d'autant que les Tyriens effectuent des raids meurtriers avec leurs navires.
Alexandre cependant a un atout. En tenant les autres cités phéniciennes, il disperse la flotte perse (début 332 av .J.-C.) dont les équipages phéniciens rentrent progressivement dans leurs ports d'attache. Les rois de Sidon, d'Aratos, de Chypre offrent ces navires à Alexandre qui ainsi peut constituer une flotte suffisante pour le siège de la ville (sans doute une centaine de navires). Après un raid d'une dizaine de jours pour soumettre les populations des montagnes du Liban actuel, il constate que sa nouvelle flotte est prête et apprend l'arrivée de Cléandre avec un corps de 4000 mercenaires, pour la plupart issus du Péloponnèse.
Attaquée par terre, isolée par mer, la vieille cité résiste jusqu'en août 332 av. J.-C. La prise de la ville donne lieu à des actes d'une grande violence tant les habitants se défendent avec acharnement. Les Tyriens utilisent des tridents, ressemblant à des sortes d'hameçons, pour arracher les boucliers des Macédoniens. Ces derniers n'ont pas oublié les scènes de prisonniers de l'armée d'Alexandre précipités du haut des murailles. Sans doute 7000 à 8000 habitants de la ville sont tués (selon Diodore de Sicile), et 20 000 au moins sont vendus comme esclaves (une partie de la population dont beaucoup de femmes et d'enfants s'est enfuie vers Carthage). Ce succès permet à Alexandre de terminer sa mainmise sur l'ensemble de la Phénicie.
Alexandre après la prise de Tyr prend le chemin de l'Égypte non sans avoir repoussé à deux reprises, malgré l'avis favorable de Parménion, des propositions de paix plus qu'avantageuses de Darius III. Ce que semble désirer Alexandre ce n'est pas un empire macédonien débordant largement sur l'Asie mais l'Asie toute entière, du moins la connaissance qu'en possèdent les Grecs. Sur la route de l'Égypte il rencontre une forte résistance à Gaza, sous la conduite de l'eunuque Batis, et prend la ville (fin 332 av .J.-C.) dont la garnison est massacrée et la population vendue en esclavage. Alexandre est blessé à deux reprises lors de ce siège. En 7 jours depuis Gaza il atteint alors Péluse en Égypte.
Quand Alexandre entre en Égypte en décembre 332 av. J.-C., il semble être accueilli en libérateur. Il est fort possible que ce soit les Égyptiens eux-mêmes qui aient demandé son aide, pour les affranchir de la domination perse qui s'exerce, difficilement car les Égyptiens se sont révoltés de nombreuses fois, sur le pays depuis deux siècles. Toujours est-il qu'il ne rencontre que peu de résistance, et qu'il étend rapidement son royaume jusqu'à la première cataracte du Nil.
Alexandre se fait proclamer pharaon à Memphis en 331 av. J.-C. Il sacrifie au taureau Apis — gage de respect des traditions égyptiennes — et honore les autres dieux. Il se dirige ensuite vers la côte méditerranéenne où il choisit l'emplacement de la future Alexandrie qui n'est achevée que sous Ptolémée I ou II. La légende veut qu'Alexandre ait choisi lui-même les plans de la nouvelle cité. Il se rend ensuite dans l'oasis de Siwa où il rencontre l'oracle d'Amon-Zeus qui le confirme comme descendant direct du dieu Amon. Cette salutation, conforme à l'étiquette égyptienne, est très largement exploitée par la propagande du Conquérant. Cette anecdote est rapportée ainsi par Plutarque :
:« Quelques-uns affirment que le prophète, voulant le saluer en grec d'un terme d'affection, l'avait appelé « mon fils » (παιδίον / païdion), mais que, dans sa prononciation barbare, il achoppa sur la dernière lettre et dit, en substituant au nu (ν) un sigma (ς): «fils de Zeus» (παις Διός / païs dios) ; ils ajoutent qu'Alexandre goûta fort ce lapsus et que le bruit se répandit qu'il avait été appelé « fils de Zeus » par le dieu. »
:Plutarque, Vies Parallèles (46-120)
De retour à Memphis, il se fait officiellement couronner dans le temple de Ptah et réorganise le pays avant de repartir à la conquête du Moyen-Orient.
C'est durant son séjour égyptien qu'il apprend la déroute définitive de ce qui reste de la flotte perse et la capture de ses derniers adversaires en mer Égée dont le satrape Pharnabaze. Fait prisonnier, celui-ci parvient à s'échapper mais l'un des amiraux d'Alexandre, Hégélochos, apporte à son maître de nombreux prisonniers qui sont éxilés dans la ville égyptienne d'Éléphantine. Cela laisse toute latitude à Antipater, le régent de Macédoine pour s'occuper du toujours remuant roi de Sparte, Agis III qui est tué plus tard en 331 av. J.-C. à la bataille de Mégalopolis. Il quitte ensuite l'Égypte au printemps 331 av. J.-C. pour n'y jamais revenir.
Vers la bataille décisive avec Darius III
Lors d'un nouveau passage à Tyr, il reçoit une délégation d'Athènes qui obtient du roi la libération des mercenaires athéniens qui avaient combattus à la bataille du Granique dans les rangs de l'armée perse. Puis à la fin du printemps/début de l'été 331 av. J.-C. l'armée macédonienne se met en marche vers l'Euphrate qui est traversé fin juillet à Thapsaque sur un pont de bateaux. Le satrape Mazès (où Mazæos) s'est replié à l'arrivée de son adversaire. Les podromoi d'Alexandre repèrent l'armée de Darius plus au nord, aussi le roi de Macédoine au lieu de marcher sur Babylone selon son plan initial remonte vers le nord, vers Nisibe, et franchit le Tigre vers le 20 septembre 331 av. J.-C. (aux environs de Djésireh, dans l'Irak actuel) contournant son adversaire par le nord. Alexandre reprend alors la direction du sud avec le Tigre sur sa droite. Au bout de quatre jours de marche il apprend que l'armée perse, innombrable, l'attend à Gaugamèles non loin d'Arbèles (actuelle ville d'Erbil dans le Kurdistan irakien).
Voir aussi : Bataille de Gaugamèles.
À la poursuite de Darius III
Le succès du combat lui ouvre la route de Babylone, qui se rend suite à des négociations. Nous connaissons mieux de nos jours les trois semaines entre la bataille et son entrée dans la ville (fin octobre 331 av. J.-C.) grâce à une tablette babylonienne qui, bien que détériorée, fait une nette allusion à la bataille de Gaugamèles et à sa chronologie précise. L'auteur anonyme y parle de la fuite de Darius « vers le pays de Guti » ce qui désigne la Médie. La suite de ce texte indique que les autorités de Babylone négocient avec le vainqueur et que celui-ci habilement garantit le maintien des traditions religieuses et la préservation des sanctuaires. Il donne l'ordre de rebatir le sanctuaire de Bel Mardouk qui tombait en ruine. Le vainqueur de Darius maintient d'ailleurs la plupart des dignitaires à leur poste (souvent sous le contrôle d'un officier macédonien). C'est le cas de Mazée (Mazæos), un noble perse, qui sur ordre de Darius s'est replié sur Babylone dont il devient alors le satrape, poste auquel il est confirmé par Alexandre. Celui-ci s'évite ainsi un siège long qui pouvait permettre à son ennemi de se ressaisir et inaugure sa politique de ralliement à sa personne de l'aristocratie achéménide.
Il entre en vainqueur dans la capitale de l'Empire perse et y demeure près d'un mois. Tandis que Darius, en fuite, tente de réunir une nouvelle armée royale dans les hautes satrapies, Alexandre prend la direction de Suse, laquelle se rend à son tour. Il avait cependant dépêché Polyxénos à Suse afin de s'assurer du trésor important (sans doute près de 50 000 talents d'argent) qui s'y trouvait. Une partie importante de cet argent (sans doute 30 000 talents) est envoyé à Antipater afin qu'il l'utilise dans sa lutte contre Sparte.
L'année 331 av. J.-C. est une année difficile, outre ses relations exécrables avec Olympias, pour celui à qui Alexandre a confié le gouvernement de la Macédoine et de la Grèce en son absence. Apparement la dispersion de la flotte perse, suite à la prise de Tyr, n'attise plus les velléités de révolte des Grecs sauf à Sparte où le roi Agis III s'assure le concours des pirates crétois puis de l'ensemble des peuples de Péloponnèse (Éléens, Arcadiens et la quasi totalité de l'Achaïe à l'exception de Pellènè). Mégalopolis et Messène sont les seules cités importantes à refuser d'entrer dans la coalition anti-macédonienne. Dans un premier temps Agis est vainqueur d'un corps expéditionnaire macédonien dirigé par Corrhagos et assiège Mégalopolis. Le reste de la Grèce cependant ne bouge pas et même Démosthène à Athènes conseille de n'en rien faire. Il est vrai que le geste habile d'Alexandre, de renvoyer de Suse vers Athènes la statue d'Aristogiton et d'Harmodios, lui concilie provisoirement une partie des habitants de la cité attique.
En Thrace Memnon, un stratège macédonien envoyé pour contenir une révolte, prend le parti des populations insurgées. Enfin la reine Olympias provoque des difficultés quand à la mort de son frère Alexandre, le roi d'Épire, tué dans une expédition en Italie elle avance des prétentions au trône de ce pays. Elle en assure finalement la régence pour l'un de ses petits-enfants, fils du roi précédent et de sa fille Cléopâtre. Antipater réagit en traitant avec Memnon pour le neutraliser en en dirigeant la quasi-totalité de ses forces, sans doute 35 000 à 40 000 hommes vers le Péloponèse. Agis ne dispose quand à lui que de 20 000 hommes environ et 2000 cavaliers. Il est battu et tué sous les murs de Mégalopolis à l'automne 331 av. J.-C. Sparte est contrainte à dissoudre la ligue péloponésienne et à entrer dans la ligue de Corinthe. Bientôt, la nouvelle de la victoire de Gaugamèles assure un peu plus la souveraineté macédonienne.
Persépolis]]
La campagne se poursuit en direction de la Perse proprement dite. Alexandre emprunte la route, que suivait la cour du Grand Roi lors de ses périgrinations entre les diverses capitales de l'empire, qui passe à travers le pays des Ouxiens (sud-ouest de l'Iran actuel). Il soumet, par un campagne foudroyante dont il a l'habitude, les montagnards de ces régions qui s'engagent à payer un tribut en chevaux et bêtes de somme dont à besoin l'armée. Après avoir été un temps arrêté par la résistance du satrape Ariobarzane aux Portes persiques, il franchit l'Araxe sur un pont qu'il fait construire et parvient dans la ville la plus symbolique du pouvoir perse, Persépolis.
La ville est livrée au pillage, puis quelque temps après, les palais de la terrasse sont livrés aux flammes. Cet incendie est parfois interprété comme volontaire, bien qu'il aille à l'encontre de la politique d'intégration aux coutumes locales du conquérant. Alexandre aurait ainsi effectué un geste symbolique mûrement réfléchi, à la fois en direction des Perses et des Grecs de la Ligue. Une autre interprétation affirme qu'Alexandre aurait provoqué l'incendie dans un état d'ivresse, poussé en cela par une jeune courtisane athénienne, Thaïs. Il est possible qu'Alexandre ait voulu par là venger les destructions perses à Athènes, en 480, ou plus simplement qu'il ait souhaité affirmer son pouvoir face à une population peu encline à se rallier à lui. Quoiqu'il en soit, Alexandre regrettera par la suite cet incident, qui fut très mal perçu par les Perses.
La mort de Darius III
Darius III pendant ce temps s'est réfugié en Médie puis devant l'avance d'Alexandre décide de prendre le chemin de l'Hyrcanie (sud-est de la mer Caspienne). Il est rejoint à Ecbatane par Ariobarzane, Bessos avec des cavaliers originaires de Bactriane et un corps d'environ 2 000 mercenaires Grecs. Darius envoie son harem, ce qui reste de son trésor aux portes caspiennes (à l'est de Téhéran) qui permettent l'entrée en Hyrcanie et qui se révèlent faciles à défendre. Alexandre pénètre en Paratécène (l'actuelle région d'Ispahan), soumet la population et fonce sur Ecbatane pour y apprendre que Darius vient de s'enfuir trois jours plus tôt avec environ 9 000 hommes dont 3 000 cavaliers. À Ecbatane le roi de Macédoine licencie ses cavaliers thessaliens, lance Parménion vers l'Hyrcanie et Cleitos vers la Parthie (a l'est de l'Hyrcanie). Lui-même se lance avec des troupes rapides à la poursuite du monarque en fuite. En onze jours il parcourt la route qui va d'Ecbatane à Rhagæ (légèrement au sud de Téhéran) où il est obligé de laisser souffler ses hommes et chevaux cinq jours. Il apprend par des transfuges que Darius est prisonnier des satrapes Bessos et Barsaentès et qu'il se dirige vers Hécatompyle (actuelle ville de Chahroud). En apprenant cette nouvelle Alexandre confie ses troupes à Cratère et avec ses éléments les plus rapides marche pendant une journée et demi sans pratiquer de véritable pause. Un jour plus tard, après une marche nocturne, il atteint le camp de Darius que celui-ci vient d'abandonner. Le soir même Alexandre impose à ses hommes une nouvelle marche de nuit pour aboutir à un campement de nouveau abandonné. Finalement Alexandre avec quelques cavaliers et fantassins montés rejoint le convoi de Darius. Celui-ci est mort assassiné par Bessos, Barsaentès et Satibarzane qui viennent de s'enfuir avec quelques centaines de cavaliers. (été 330 av .J.-C.). L'un des satrapes comploteurs, Bessos, tente de prendre les rênes du pouvoir perse, sous le nom dArtaxerxès, mais il est trop tard, Alexandre tient fermement l'empire perse.
Toujours plus à l'est
Darius III mort Alexandre lui rend les honneurs royaux et se présente en justicier contre ses assassins. Il est probable que la mort de Darius, à laquelle il est étranger, est pour Alexandre une bonne nouvelle car quel sort eût-il pu réserver au Grand Roi s'il avait été pris vivant? Au contraire il lui est possible maintenant de se montrer généreux avec sa famille et de faire ensevelir Darius dans les tombes royales de Persépolis. Les satrapes restés fidèles à Darius sont récompensés tel Artabaze qui reçoit la satrapie de Bactriane.
La révolte de l'Arie
Avant de poursuivre Bessos et ses complices Alexandre soumet l'Hyrcanie et les populations montagnardes de la région (actuels montagnes du Khurāsān à la frontière entre l'Iran et le Turkménistan), les Tapouriens et les Mardes. Il incorpore à son armée la majorité des mercenaires Grecs qui étaient au service de la Perse (ceux recrutés avant 334 av. J.-C.) et rassemble ses troupes à Zadracarta (Astérabad actuelle). Une partie des soldats est renvoyée, sous le commandement de Parménion en qui il est plausible qu'Alexandre n'ait plus qu'une confiance limité, à Ecbatane tandis qu'il se prépare à poursuivre les satrapes en fuite. Il apprend à Zadracarta que ceux-ci se sont séparés et que Bessos, qui se proclame roi sous le nom dArtaxerxès IV, s'est réfugié en Bactriane tandis que Satibarzane est retourné en Arie (actuelle région d'Hérat à l'ouest de de l'Afghanistan) et Barsaentès en Drangiane (sud de l'Afghanistan).
Alexandre s'empare assez rapidement de l'Arie, en remontant la vallée de l'Atrek, et maintient Satibarzane à son poste en lui adjoignant un stratège macédonien Anaxippos. Mais, alors qu'il se prépare à remonter vers la Bactriane, Satibarzane se révolte (automne 330 av .J.-C.), assassine Anaxippos et massacre les troupes macédoniennes laissées en Arie avant de s'enfuir. Alexandre afin de maintenir l'ordre dans cette province y fonde une ville Alexandrie d'Arie puis se dirige vers la Drangiane ou le rebelle Barsaentès lui est livré et mis à mort. En octobre ou novembre 330 av .J.-C. Satibarzane se révolte de nouveau en Arie. Il est tué dans un affrontement avec le corps expéditionnaire lancé contre lui par Alexandre et dirigé par Artabaze, Érygyos et Caranos.
C'est à l'automne de l'année 330 av. J.-C. que se déroule un épisode dramatique entrainant la mort de proches d'Alexandre sur ordre du roi. Alors que l'armée séjourne dans la capitale de la Drangiane, Phrada-Prophtasia (au sud de Hérat), Philotas le fils de Parménion et commandant de la cavalerie est emprisonné et jugé pour complot, ou plus exactement pour avoir eu vent d'un complot contre le roi et de n'avoir rien fait pour le dénoncer. Il est jugé par l'assemblée des Macédoniens, fortement accusé par Cratère (qui y voit sans doute un moyen d'éliminer un rival qui pourrait lui faire de l'ombre à lui l'étoile montante des officiers d'Alexandre) et lapidé selon la coutume. Quand à Parménion, qui se trouve à la tête de nombreuses troupes en Médie, Alexandre ignore s'il se trouve impliqué dans la conjuration. Dans le doute il envoie des officiers le mettre à mort ce qui est fait. Il s'en faut de peu que les troupes de Médie se soulèvent devant ce meurtre odieux. Cet épisode est révélateur des réticences de plus en plus fortes d'une partie des Macédoniens et de l'entourage du roi sur cette épopée qui les voient s'enfoncer de plus en plus en Asie, loin de leurs bases, de leur pays à la poursuite d'un but et d'un rêve qui leur échappe. Les maladresses de Philotas, expliquant volontiers qu'Alexandre n'aurait pas remporté ses victoires sans l'aide de son père et la sienne et qui se moquait des prétentions du roi à être considéré comme le fils de Zeus-Amon, expliquent aussi sans doute qu'Alexandre ne tente rien pour sauver sa vie. Cet épisode démontre aussi qu'Alexandre est près à tout pour l'accomplissement de ses desseins même le meurtre de ses plus proches conseillers ou amis. La mort de Cleithos au printemps 328 av .J.-C. le prouve tragiquement.
La difficile pacification de l'Asie centrale
Asie
De
Delta du Nil
Le delta du Nil désigne la région d'Égypte où le Nil se jette dans la mer Méditerranée. C'est une région marécageuse qui depuis l'antiquité a toujours été riche en faune et flore.
Il se situe au nord de l'Égypte et commence au nord de la ville du Caire.
Le papyrus égyptien vient en grande partie de cette région.
Villes antiques du delta :
- Alexandrie
- Léontopolis
- Saïs
- Tell Basta
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Égypte | Égypte antique
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Amasis
Amasis fut un pharaon de la de la basse époque égyptienne, régnant de 571 à 526.
Amasis, général des mercenaires libyens, et d’origine libyenne lui-même, s'était couvert de gloire dans l'expédition contre les Kouchites. Après avoir tué son prédécesseur Apriès (589 à 570), il fut proclamé roi et porté au pouvoir par ses troupes, comme c’était fréquemment le cas dans l’Antiquité, lors d’une succession confuse.
Nabuchodonosor II menace l’Égypte à l’avènement d’Amasis, qui parvient à le repousser.
Une fois au pouvoir, Amasis entretient de bons rapports avec les Grecs. Allié à Cyrène, à Crésus de Lydie, à Polycrate de Samos, il envoie des offrandes à Delphes, noue de nombreux contact avec les cités grecques et accueille de nouveaux contingents ioniens et cariens. Bien qu’allié de Crésus il garde une politique prudente à l’égard des Perses. Il oblige Chypre à se soumettre à l’Egypte, disposant ainsi d’une flotte commerciale considérable. Malgré ses efforts est son réseau d’alliances, même avec l’ancien rival babylonien, il ne peut contenir l’expansion perse et peu à peu tous ses appuis disparaissent.
Personnage haut en couleurs d'origine plébéienne il fut un souverain novateur et réformateur.
Il conçoit un grand nombre de lois régissant le droit privé auxquelles on continua à se référer des siècles plus tard.
Psammétique III lui succède de 526 à 525.
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Catégorie:Pharaon
Amasis
Plutarque
Plutarque (en grec ancien Πλούταρχος / Ploútarkhos), né à Chéronée en Béotie vers 46, mort au même endroit en 125, est un historien et moraliste de la Grèce antique.
Biographie
Issu d'une famille de notables, il arrive à Athènes où il s'initie au platonisme (dont il s'éloignera) ainsi qu'aux autres écoles de philosophie, à la rhétorique et aux sciences. Il obtient la citoyenneté athénienne puis visite la Méditerranée : d'abord l'Égypte, puis l'Asie mineure et enfin Rome. Il y acquiert la citoyenneté romaine et adopte le gentilice Mestrius, en hommage à son ami Florus. Il se lie d'amitié avec de hauts dignitaires impériaux. Selon la Souda, il est nommé procurateur d'Achaïe sous le règne d'Hadrien.
Il rentre à Chéronée vers 90, et y écrit l'essentiel de son œuvre. Il exerce également la fonction de prêtre d'Apollon à Delphes.
Œuvre
Les Vies parallèles des hommes illustres (en grec Βίοι Παράλληλοι / Bíoi Parállêloi) rassemblent cinquante biographies, dont 46 sont présentées par paire, en opposant un Grec et un Romain célèbres (par exemple Thésée et Romulus, Alexandre le Grand et César, Démosthène et Cicéron). À la fin de chaque doublet, la plupart du temps, un bref texte (σύγκρισις / súnkrisis) compare les deux personnages. Nous avons perdu la première paire, consacrée à Épaminondas et Scipion.
Parmi les biographies séparées figurent celle d'Artaxerxès II, Aratos, et les huit biographies de Césars, d'Auguste à Vitellius. C'est l'œuvre la plus connue de Plutarque. Elle était admirée de Montaigne comme du Grand Condé, et Shakespeare y a puisé des sujets de tragédie.
Les Œuvres morales sont plus de 230 traités consacrés à des sujets nombreux et variés. Seuls 79 nous sont parvenus : De la curiosité, De la tranquillité de l'âme, Des vertus morales, Du génie de Socrate, etc.
Il a aussi écrit des Dialogues pythiques et des Propos de table, imités de Platon.
Voir aussi
Article connexe
- Historiens célèbres.
Bibliographie
- Jacques Boulogne :
- Plutarque. Un aristocrate grec sous l'occupation, Presses universitaires de Lille, 1994.
- Plutarque dans le miroir d'Épicure, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Philosophie », 2003.
- Robert Flacelière, Sagesse de Plutarque, PUF, 1964.
- Jean Sirinelli, Plutarque, Fayard, 2000.
Liens externes
Textes en ligne
- Projet Gutenberg :
- [http://www.gutenberg.org/catalog/world/authrec?fk_authors=342 Vies, texte partiel]
- [http://www.gutenberg.org/etext/14114 Vies, second texte partiel]
- [http://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Plutarch/home.html Plutarque à LacusCurtius] (La plupart des Vies; Sur la fortune ou la vertu d'Alexandre, Sur la fortune des Romains, Questions romaines, et autres extraits des Moralia).
Articles
- [http://methodos.revues.org/document449.html Plutarque, Sur l' E de Delphes 390 B 6-8 et l'explication de la vision en Timée 45 b-d - , Alain Lernould, Revue Methodos]
Catégorie:Historiographie grecque
Catégorie:Littérature grecque d'époque romaine
Catégorie:Philosophe antique
Catégorie:Source de la mythologie grecque
Plutarque
Plutarque
ja:プルタルコス
Homère
Homère (en grec ancien Ὅμηρος / Hómêros) est réputé avoir été un aède (poète) de la fin du C'est le premier poète grec dont les œuvres nous sont parvenues. Il était surnommé simplement « le Poète » (ὁ Ποιητής / ho Poiêtếs) par les Anciens. Victor Hugo écrivit à son propos dans William Shakespeare : « Le monde naît, Homère chante. C'est l'oiseau de cette aurore ».
Le fait qu'il ait eu une existence réelle ou simplement qu'il représente une personnification tardive d'un éventuel auteur ou collectif (comme Rrose Sélavy ou Nicolas Bourbaki) semble aujourd'hui impossible à établir avec certitude. Cette question est abordée plus en détail dans cet article.
Biographie
La tradition veut qu'Homère ait été aveugle. Deux éléments dans les textes homériques appuient cette thèse. Tout d'abord, l'aède Démodocos, qui apparaît dans l'Odyssée pour chanter des épisodes de la guerre de Troie, est aveugle. Ensuite l'auteur de lHymne homérique à Apollon Délien (à l'époque attribué à Homère) déclare à son propre sujet : τυφλὸς ἀνήρ, οἰκεῖ δὲ Χίῳ ἔνι παιπαλοέσσῃ (« c'est un aveugle, qui réside à Chios la rocailleuse »).
Martin P. Nilsson remarque cependant, dans Homer and Mycenæ (1933), que dans certaines régions slaves, les bardes sont rituellement qualifiés d'« aveugles ». La perte de la vue est supposée stimuler la mémoire. De plus, symboliquement, l'aveugle est, dans les civilisations antiques, celui qui voit l'invisible transcendant et ne peut voir le visible immanent. C'est une incarnation de l'idée d'inspiration divine. Tirésias ou Œdipe en sont représentatifs : le premier reçoit la cécité en malédiction et le don divinatoire en compensation. Le second perd la vue quand il se met à voir la vérité et accède à une forme de sainteté. Il est probable que la cécité d'Homère soit de ce type.
Plusieurs villes ioniennes (Chios, Smyrne, Cymé ou encore Colophon) se disputent son origine. Lucien de Samosate (v. 120–ap. 180), dans son Histoire | | |