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Algérie

Algérie

L'Algérie (en arabe الجزائر -- Al Jazaïr --, les îles, nom de sa capitale (Alger) est un pays d'Afrique du Nord. Le nom Algérie vient de l'arabe Aljaza'ir, l'archipel nom des îles qui se dressaient face au port d'Alger et qui font partie de sa jetée actuellement, et a été étendu par la suite pour désigner tout le pays (ordonnance de 1842), prononcé en arabe algérien Dza'yer ou Jaza'yer selon les régions).
Une autre explicaton serait plus allégorique : la côte fertile de l'Algérie, coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaîtrait comme une île de vie, Aljaza'ir. La langue officielle est l'arabe. Mais la population utilise l'arabe algérien, le berbère et le français. La monnaie est le dinar algérien. L'Algérie est devenue indépendante à la suite de plusieurs années de conflits (guerre d'Algérie) contre la colonisation de peuplement française. Cette indépendance a été acquise par les accords d'Évian en 1962. Le FLN (Front de libération nationale) est toujours au pouvoir malgré une certaine instabilité politique. Le président en exercice est Abdelaziz Bouteflika. L'Algérie est le deuxième plus grand pays d'Afrique par sa surface, après le Soudan. Dans sa partie sud, elle comprend une part notable du Sahara. La partie nord du pays est sillonnée par des chaînes de montagnes qui prolongent l'Atlas, parmi ces massifs figurent la Kabylie et les Aurès. Dans la partie saharienne de l'Algérie, on peut noter des villes comme Tamanghasset ghardaia, Illizi ou Djanet. Le voyageur peut s'y rendre en avion et visiter le Hoggar, le Tassili du Hoggar, Tassili des Ajjer etc.) et rencontrer des nomades Touaregs. L'Algérie est un important producteur de gaz naturel et de pétrole et est membre de l'OPEP.

Géographie

OPEP Article détaillé : Géographie de l'Algérie
- Capitale : Alger
- Superficie : 2 381 741 km2
- Littoral : 1200 km
- Extrémités d'altitude : - 40 m < + 3 003 m

Frontières terrestres

6 343 km au total :
- 1 559 km avec le Maroc
- 1 376 km avec le Mali
- 9 82 km avec la Libye
- 9 65 km avec la Tunisie
- 9 56 km avec le Niger
- 4 63 km avec la Mauritanie
- 42 km avec le Sahara Occidental

Climat

Le climat est de type méditerranéen au nord, désertique au sud, l'hiver, sur les villes côtières, la température varie entre 8 et 15 °C. Au centre, il neige souvent, surtout dans les montagnes de Kabylie et des Aurès, la température avoisine les 5 °C voire -5 °C. Quant au sud, la température est de 15 à 28 °C. L'été commence tôt en Algérie ; à partir du mois de mai, les températures grimpent à 25 °C au nord et 30 °C au sud. Les mois les plus chauds sont bien entendu juillet et août : il y fait 35 °C sur les côtes, de 35 à 40 °C sur les terres et, au Sahara, de 40 à 45 °C, voire plus.

Régions

Les 48 wilayas d'Algérie voir tableau en bas de page

Villes

Voir aussi : codes postaux des villes d'Algérie

Économie

Le pétrole et le gaz naturel, exploités par la société nationale Sonatrach, sont les principales sources de revenus. Cependant, l'Algérie a su diversifier son économie en réformant son système agraire et en modernisant son industrie lourde. La dette extérieure de l'Algérie s'élevait en 2004 à 17.5 milliards de dollars contre 24 milliards en 2000.
- Lignes de téléphone : 7 millions (en 2005)
- Téléphones portables : 12,5 millions d'abonnés(en decembre 2005)
- Postes de radio : 20 millions (en 2005)
- Postes de télévision : 15 millions (en 2005)
- Connexions Internet : 500 000 (en 2005)
- Utilisateurs réguliers d'Internet : 1 500 000 (en 2005)
- Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 65 (en 2005)
- Routes : 104 000 km (dont 71 656 km goudronnées) (en 1996)
- Voies ferrées : 4 820 km (en 1996)
- Voies navigables : 0 km
- Nombre d'aéroports : 137 (dont 51 avec des pistes goudronnées) (en 2005)
- PIB : 85,1 milliards US$ (2003)
- PIB/habitant : 3 200,0 US$ (2004)
- (PIB/habitant) / (PIB/habitant moyen mondial) : 0,36 (estimation, 2003)
- (PIB/habitant) / (PIB/habitant modal mondial) : 1,04 (estimation, 2003)
- Croissance : 6,8 % (2003) - 2 %/an entre 1990 et 2001
- Inflation : 2,6 % (2003)
- Chômage : 11 % (estimation) (2005) taux réel environ 17%
- Solde budgétaire : +3,9 % du PIB (2003)
- Dette publique : 24,6 % du PIB (2005)
- Dette extérieure : 21,6 millards US$ (BNA, février 2005)
- Exportations : 41 milliards US$ (2004)
- Importations : 22 milliards US$ (2003)
- production pétrolières : 1,520 million bbl/jour (2001)
- Revenus pétroliers : 51 milliards US$ (2003)
- Réserves pétrolières : 13,1 milliards bbl (2001) 14 rang mondial Voir aussi : Pic pétrolier

Démographie

Pic pétrolier Article détaillé : Démographie de l'Algérie Environ 90 % des Algériens vivent dans le Nord, près de la côte et environ 1,5 million de nomades vivent dans le Sud, dans le désert. La population descend des Berbères auquels se sont joints des Arabes à majorité musulmane sunnites. L'islam sunnite est la religion dominante en Algérie.
- Population : 32 129 324 habitants (2004, CIA factbook). 0-14 ans: 34,21 %; 15-64 ans: 61,72 %; + 65 ans: 4,07 %
- Densité : 13 hab./km²
- Espérance de vie des hommes : 71,45 ans (en 2005 est.)
- Espérance de vie des femmes : 74,63 ans (en 2005 est.)
- Taux de croissance de la pop. : 1,28 % (en 2004), 1,71 % (en 2001)
- Taux de natalité : 17,76 ‰ (en 2004)
- Taux de mortalité : 0,61 ‰ (en 2004)
- Taux de mortalité infantile : 32,16 ‰ (en 2004)
- Taux de fécondité : 2,4 enfants/femme (en 2004), 2,7 (en 2001)
- Taux de migration : -0,39 ‰ (en 2004)

Politique

:Article détaillé: Politique de l'Algérie Après l'indépendance le FLN devient le seul parti politique du pays. Après les émeutes d'octobre 1988 le multipartisme est instauré. Le pays compte plus de 30 partis politiques. Le plus important reste le FLN. La presse algérienne a accédé à une relative indépendance dans les années 90, malgré l'assassinat de nombreux journalistes. En revanche, l'État maintient son monopole dans l'audiovisuel. Depuis 2004, la presse connaît à nouveau des pressions de la part des autorités. La décennie terroriste entre 1992 et la fin des années 90 coûte la vie à de nombreux journalistes, intellectuels et agents de l'Etat. 1992 est l'année de l'instauration de l'état d'urgence. Il a été décrété par l'armée après la victoire des islamistes du Front islamique du salut aux élections législatives. En 1999 la politique de concorde civile prônée par le président Bouteflika tente d'éradiquer les foyers islamistes.
- Liste des chefs d'État d'Algérie
- Liste des chefs de gouvernement d'Algérie
- Liste des gouverneurs d'Algérie

Histoire

Articles détaillés Histoire de l'Algérie et Guerre d'Algérie À Reggane, dans le désert de Tanezrouf, le 13 février 1960, eut lieu le premier essai nucléaire français avec la bombe « Gerboise bleue ». Indépendance : 5 juillet 1962 (ancien département ( voir colonie française))

Forces Militaires

(statistique 2004) sources presse marocaine. L'armée algerienne est appelée ANP (Armé National Populaire). Son principal fournisseur de est la Russie . L'Algérie est la première puissance militaire du monde arabe devant la Syrie et l'Egypte.

Marine

|+ Flotte (2001) ! Sous-marin !! Frégate !! Corvette !! Patrouilleur |- | Kilo (2) || Koni (3)|| Nanuchka 2 (3) || Osa 2 (9) |- | || || Djebel Chinoise (3) || |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{

Arabe

L'arabe (العَرَبِيَّة, ʾal ʿarabiyyaʰ en transcription traditionnelle) est la langue parlée à l'origine par les Arabes. C'est une langue sémitique (comme l'hébreu, l'araméen, l'akkadien ou le syriaque) et flexionnelle dont l'alphabet est un abjad. Du fait de l'expansion territoriale au Moyen Âge et par la diffusion du Coran, cette langue, devenue langue liturgique, s'est répandue dans toute l'Afrique du Nord et en Asie mineure. On fait remonter l'origine de la langue arabe au . La tradition orale considère cependant qu'il s'agit d'une langue révélée directement à Ismaël, fils d'Abraham, dans une forme assez proche de l'arabe classique actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l'ancien Yémen ainsi que des tribus disparues auraient parlé l'arabe dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l'écriture arabe, telle qu'on la connaît de nos jours, ne remontent qu'au .

Variétés d'arabe

L'arabe est un terme générique qui regroupe de nombreuses variétés :
- l'arabe classique : la langue du Coran, parlée à l'époque de l'expansion arabo-musulmane ;
- l'arabe littéral : une forme modernisée mais peu différenciée de l'arabe classique, qui est la langue écrite commune de tous les pays arabophones ;
- les dialectes arabes : langues orales parlées dans les pays arabes, issues de l'arabe classique, avec des substrats, superstrats et emprunts différents selon les régions. Les dialectes peuvent être assez différents les uns des autres: Un Irakien par exemple pourrait avoir du mal à comprendre le dialecte marocain à premier abord. Les variantes sont aussi différents les unes des autres que le serait le français de France avec le "Jouale" du Québec ou le français de Côte d'Ivoire. Cependant, et même si ces différences existent, des locuteurs arabes de différents pays peuvent se comprendre sans trop difficultés. La multiplication des chaînes satellites arabes ou la très large diffusion des séries egyptiennes jouant un rôle capital dans la diminution de ces différences. Quelle tradition rapporte que la langue arabe de l'époque d'Ismaël est une langue révélée ? La tradition la plus communément admise chez les historiens est celle qui considère qu'Ismaël s'est arabisé au contact de la tribu de Jourhoum, vieille tribu arabe nomade du Yémen.

Arabe et islam

La langue de l'islam étant l'arabe, de nombreux mots du domaine religieux sont d'abord apparus en arabe. Ainsi, certains mots religieux n'existent qu'en arabe, ou possèdent un sens beaucoup plus précis en arabe. Voir termes arabes utilisés en Islam.

Rayonnement culturel

Des écrivains non musulmans ont écrit en arabe, par exemple le médecin et philosophe Maïmonide publiant en langue arabe. Les rois normands de Sicile se piquaient de parler l’arabe.

Pays de langue arabe

Voir pays arabes.

Langues dérivées de l'arabe


- maltais

Lexique

Emprunts français

L’arabe a légué une série de mots aux langues romanes (et, de là, aux autres langues d’Europe), surtout au castillan, à l'italien et au portugais. On trouve donc de nombreux mots arabes en français. Ces emprunts se sont fait soit :
- directement (alcali, alfa, alizari, almée, amiral, arack, azimut, baobab, baraka, barbacane, barde, bédouin, bled, bordj, bouracan, burnous, cadi, cafard, caïd, calife, camaïeu, came, camelote, caoua, chott, clebs, fellah, gazelle, hachisch, harem, hasard, henné, jupe, kandjar, laiton, luth, maboul, maghrébin, maghzen, oued, salamalec, toubib, zénith, etc.) ;
- à partir de l'arabe dialectal, surtout algérien (barda, bezef, kif-kif, matraque, nouba, razzia, youdi, etc.) et égyptien (cange, goudron, mamelouk) ;
- par l'intermédiaire du latin médiéval ou scientifique (alcool, algèbre, alidade, amalgame, ambre, arcanne, avives, benjoin, benzine, bourrache, camphre, chiffre, momie, orcanette, safran, sirop, etc.) ;
- par l'intermédiaire d'autres langues européennes, principalement l'espagnol (alcade, alcarazas, alcôve, alezan, alfange, algarade, alguazil, aman, arrobe, azerole, basaner, épinard, felouque, etc.), l'italien (arsenal, artichaut, assassin, aval, avanie, avarie, berner, café, calfeutrer, calibre, carafe, coton, girafe, hégire, magasin, sirocco, tarif, zéro, etc.), le provençal (boutargue, jarre, madrague, poutargue) et le portugais (argousin) ;
- par l'intermédiaire du turc (minaret, muezzin), de l'hindî (nabab) ou du persan (lascar). D'autre part, l'arabe a transmis au français des mots originaires d'autres langues, notamment l'hindî (bonduc, candi), le persan (alkékenge, alkermès, aniline, aubergine, azur, babouche, borax, bore, douane, orange, timbale, etc.), mais aussi le grec (alambic, almanach, antimoine, etc.). Citons enfin le cas du mot abricot, qui vient du latin praequox (qui a donné précoce) et qui est revenu en français sous cette forme après un voyage par l'intermédiaire du grec (barc), de l'arabe (al-barriq) et du catalan (albercoc). En ce qui concerne les noms propres, beaucoup de noms d’étoiles viennent également de cette langue : Aldébaran, Bételgeuse, Algol, Alioth, Véga, Mizar, Fomalhaut, etc. On reconnaît certains emprunts à l’arabe dans les langues occidentales au fait qu’ils commencent souvent par a- ou al, qui n’est autre que l’article défini dans cette langue. Les Occidentaux n’en ayant pas conscience, ils ont conservé cet article. L'espagnol et le portugais en ont conservé plus que le français : à algodón en espagnol correspond coton, par exemple. Même si cela s’éloigne du cadre linguistique il est intéressant de rappeler que nous utilisons des chiffres indiens transmis en Occident par les Arabes, dits par abus de langage « chiffres arabes ». Dans le monde arabe, seuls les pays occidentaux (Tunisie, Algérie, Maroc) utilisent ces chiffres, les autres pays en utilisent d'autres, appelés abusivement « hindous » (où le 5 s’écrit comme notre 0). Les « chiffres arabes » dans leur forme actuelle sont parvenus à l'Europe de la ville de Bougie au moyen âge (Bédjaia/Algérie) par un moine chrétien, ainsi que les bougies (chandelles), pour lesquelles la ville était renommée.

Voir aussi

Articles connexes


- alphabet arabe et écriture de la hamza ;
- arabe littéral et arabe dialectal ;
- prononciation de l'arabe ;
- vocabulaire de l'islam.
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques
      -
- langues sémitiques
- noms arabes
- Poésie arabe

Liens externes


- [http://st-takla.org/Learn_Languages/01_Learn_Arabic-ta3leem-3araby/Learn-Arabic_00-index_El-Fehres.html Apprendre l'arabe Online]
- [http://www.nicoweb.com/sirpus L'écriture et la lecture de arabe, c'est facile en MP3]. Cours de lecture et d'écriture en ligne en MP3 avec proverbes arabes et poésie.
- [http://www.webarabic.com/choix-apprendre.html Apprendre l'arabe] (WebArabic)
- [http://pince31.free.fr/lang/arabic/index.php Apprendre la langue arabe] (Langue Arabe)
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/arabe.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire arabe-français/français-arabe.
- [http://www.nclrc.org/inst-arabic3.pdf Multilingual Computing in Arabic with Windows, major word processors, web browsers, Arabic keyboards, and Arabic transliteration fonts]
- [http://www.muftah-alhuruf.com Muftah-Alhuruf.com]: Ecrire et envoyer des e-mails arabes sans a un clavier ou un système d'exploitation arabe.
-
Catégorie:Langue véhiculaire ja:アラビア語 ko:아랍어 ms:Bahasa Arab simple:Arabic language th:ภาษาอาหรับ

Alger

Alger (surnommée couramment « el bahdja » ou « la blanche », tant par les Algériens que par les Français) est la capitale de l'Algérie et la plus grande ville du pays. Avec trois millions d'habitants, l'agglomération du grand Alger regroupe 10 % de la population algérienne. ville

Géographie

Bâtie sur les contreforts des collines du Sahel algérois, les 230 km² de la métropole s'étendent sur une trentaine de kilomètres. La ville est bordée au nord et à l'est par la mer Méditerranée, et dominée par une citadelle, tout en haut de la casbah (vieille ville).

Histoire

Appelée Icosium (l'île aux mouettes) lorsqu'elle acquit le statut de comptoir phénicien d'importance, sa fondation remonte au (des débris de vases campiniens - datant du - y furent découverts dans un puits de vingt mètres de profondeur en 1940).
- Liste des gouverneurs d'Alger

Antiquité


- Déjà au début du Ier millénaire Av. J-C., Alger est un important comptoir phénicien
- En 202 avant J.-C., la ville passe sous influence romaine suite à l'alliance scellée entre Massinissa et Scipion l'Africain contre Carthage. Le nom d'Ikosim prend sa forme romanisée, Icosium.
- C'est vers le IVe siècle que le christianisme s'introduit à Icosium.
- En 429, la ville passe sous domination vandale. En 442 un traité entre Romains et Vandales permit aux Romains de récupérer Icosium et ce durant les cent ans que dura la présence vandale en Algérie.
- Après 533, la ville, à peine contrôlée par les byzantins, est attaquée par des tribus Berbères

Moyen Âge


- En 702, la conquête arabe apporte l'islam, et les berbères juifs et chrétiens qui n'acceptent pas la conversion sont ravalés au rang de « Dhimmis »
- En 960, Bologhine, fils de Ziri-Ibn-Menad, reconstruit Icosium en fortifiant et agrandissant le site occupé par les Beni Mezghenna et et la baptisa « El-Djazair-Mezghenna », d'où son nom arabe actuel الجزائر , El Djazaïr, qui signifie « les îles », par référence aux quatre îlots qui faisaient face au rivage jusqu'au . Ce nom donne, par altération, Alguère en catalan (1375), puis Alger en français.
- Elle est prise en 1082 par les Almoravides, la première grande mosquée du rite malékite « Djamaa El Kébir » y est construite par Youssef-Ibn-Tachefin.
- En 1152, prise d'El-Djazaîr par les Almohades (El-Mouwahidine).

Époque moderne


- En 1510 les Espagnols, l'assiégèrent et bâtirent sur un îlot de la baie d'Alger une forteresse, le Peñón d'Alger, destinée à bombarder la ville et à prévenir son approvisionnement.
- En 1529 Barberousse détruisit cette forteresse et construisit la jetée Kheir-Eddine, reliant les îlots à la terre ferme et constituant ainsi le premier abri du port d'Alger. Cette date marque aussi le début de la Régence d'Alger, un régime politique d'inspiration Ottomane, qui fit d'Alger la capitale d'une Algérie largement indépendante mais affiliée à la Sublime Porte. La ville ancienne, appelée la Casbah, qui a valu à Alger son surnom d'« Alger la blanche », a été très influencée par cette période. Elle est aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Colonisation

En 1830, Alger tombe face au corps expéditionnaire français. La colonisation française, par delà les brutalités inhérentes à toute conquête, met fin au domaine de l'arbitraire habituel à la soldatesque des janissaires turcs, et développe l'instruction. Elle supprime les inégalités entre les musulmans et juifs, mais instaure une nouvelle inégalité entre les citoyens français et les sujets français (Indigènes). Les religions des Indigènes sont respectées et protégées, ainsi que leurs statuts civils coranique et mosaïque. Mais les juifs, rabbins en tête, adoptent rapidement la culture de la France qui les a libérés du statut dégradant de « Dhimmis » et des persécutions, et renoncent à leur statut civil religieux particulier, pour adopter le statut civil laïque Français. Si bien que la citoyenneté va pouvoir leur être attribué en 1870, au grand dam de l'opinion colonialiste de l'époque. La législation (Senatus consulte de 1865) permet aussi aux indigènes musulmans de devenir citoyens français en adoptant le statut civil de droit commun (tout en conservant, bien entendu la pratique absolument libre de leur religion). Mais très peu profitent de cette mesure. Leur très large majorité préfère conserver le statut civil coranique. Alger se développe, sur les plans économiques et portuaire, et l'architecture française y réalise de nouveaux quartiers et des édifices majestueux, dans le style de la métropole et des cités européennes du pourtour méditerranéen.

La Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique du nord voit débarquer les forces anglo-américaines, dans le cadre de l'Opération Torch. Mais le débarquement ne réussit d'abord qu'à Alger, grâce au Putsch du 8 novembre 1942, par lequel 400 patriotes français, dont les 2/3 sont juifs, arrêtent les généraux vichystes (Juin, Darlan, etc.) et, sous la direction de José Aboulker et d'Henri d'Astier de La Vigerie, neutralisent à eux-seuls le 19 Corps d'armée vichyste, pendant 15 heures en occupant par surprise la plupart des points stratégiques. Ainsi permettent-ils aux Alliés de débarquer sans opposition, d'encercler Alger, et d'en obtenir la capitulation le jour même. À Oran et au Maroc, où les putschs prévus ont échoué, les généraux vichystes accueillent partout les Alliés à coup de canon, jusqu'à ce que leurs chefs Darlan et Juin, prisonniers des Alliés à Alger finissent, sous la menace, par leur ordonner au bout de 3 jours le cessez-le-feu. face aux Alliés. Alger devient le siège du commandement Allié, chargé de préparer le débarquement en Europe. en Europe sous la direction du général Eisenhower, futur président des États-Unis. Elle devient surtout la capitale provisoire de la France, lorsque, après un maintien provisoire du régime de Vichy sous Darlan et Giraud (voir Régime de Vichy en Afrique libérée(1942-43) ), elle accueille de général de Gaulle qui y constitue, avec Giraud, le Comité français de la Libération nationale, y convoque l'Assemblée consultative provisoire, ce qui lui vaudra d'être décorée de la Croix de la Légion d'honneur par le président français Jacques Chirac le 15 août 2004.

Guerre d'indépendance

Alger joue aussi un rôle décisif durant la Guerre d'Algérie (1954-1962), notamment pendant la Bataille d'Alger, durant laquelle la 10 Division parachutiste de l'armée française, à partir du 7 janvier 1957, mena la chasse aux indépendantistes algériens, sur ordre du Garde des Sceaux François Mitterrand, qui lui donne tous pouvoirs pour « éliminer les insurgés ». Alger reste marquée par cet épisode caractérisé par une lutte sans merci entre les indépendantistes recourant aux attentats anti-français et l'armée française menant une répression sanglante incluant l'usage quasi-systématique de la torture contre les contestataires de l'ordre colonial, tels que le jeune professeur de mathématiques Maurice Audin, ou le leader nationaliste Larbi Ben M'hidi, honorés depuis par la municipalité : des artères principales de la ville portent leurs noms. Les manifestations du 13 mai 1958 y consacrent la chute de la Quatrième République en France, ainsi que le retour du général de Gaulle aux affaires. La Fusillade de la rue d'Isly à Alger en 1962 marque le début de l'exode massif des Européens d'Algérie.

Indépendance

C'est un Alger vidé de ses habitants Européens qui célèbre dans une grande liesse populaire l'indépendance de l'Algérie le 4 juillet 1962, et devient pendant près de deux décennies une capitale culturelle, politique et diplomatique du tiers monde ainsi qu'une ville phare du Mouvement des non-alignés pendant la Guerre froide. En octobre 1988, soit un an avant la chute du Mur de Berlin, Alger est le théâtre de manifestations réclamant plus de démocratie baptisées le Printemps d'Alger. Elles sont durement réprimées par les autorités (plus de 300 morts), mais constituent un tournant dans l'histoire politique de l'Algérie moderne : en 1989, une nouvelle constitution est adoptée qui met fin au règne du parti unique et voit la création de plus de cinquante partis politiques, ainsi qu'une libéralisation totale de la presse écrite.

Crise des années 1990

La ville devient alors jusqu'en 1992 le théâtre de nombreuses manifestations politiques de toute tendances. En 1991, une formation politique dominée par des conservateurs religieux, le FIS, engage un bras de fer politique avec les autorités qui se solde par des élections législatives qu'elle est en passe de remporter en 1992, à la faveur d'une abstention massive des électeurs algériens désabusés par la tournure des événements. L'annulation du scrutin par les autorités marque le début d'une nouvelle période de violences sporadiques opposant l'État aux ultra-conservateurs religieux constitués en groupes armés affiliés à Al Qaida, qui dure jusqu'en 1998. En 1999, Alger retrouve son calme et offre désormais le spectacle d'une ville normale. 1999

Alger aujourd'hui

De nos jours, en 2004, Alger est redevenue une grande capitale africaine et méditerranéenne, elle abrite de nombreuses manifestations et colloques internationaux. Sa baie sur le plan structure naturelle est l'une des plus belles du monde. De nombreux grands projets de réalisation d'infrastructures tels que le: métro, tramway, le nouvel aeroport d'Alger ainsi que divers projets de restructuration urbaine, de creation de nouveaux centres urbains satellites; voient le jour : il survient qu'Alger est en pleine expension urbaine, motivé par un besoin d'affirmation au plan regional et international.

Monuments


- La Basilique Notre-Dame d'Afrique, accessible par un téléphérique, est l'un de ses monuments les plus marquants : située dans le quartier de Z’ghra, la basilique fut construite aux environs de 1858.
- le Monument des Martyrs (Maquam E’chahid) : haut de 90 mètres et surplombant Alger, ce monument a été construit par une société canadienne en 1984, et est composé de trois palmes et reposant sur une vaste esplanade où se trouve la « flamme éternelle ». Il est dédié à la mémoire des victimes des luttes de la libération nationale.
- la place de l'émir Abdelkader (ex-place Bugeaud) .
- la Grande Poste (1910, par Voinot et Tondoire) : construction de type néo-mauresque qui se trouve en plein centre ville d'Alger.
- le jardin d'essai (El-Hamma) : situé a l'Est d'Alger, il s'étend sur une superficie de 80 hectares. Il a été créé en 1832 par A. Hardy. On y trouve des plantes et jardins exotiques.
- La villa Abd-el-Tif, au dessus du Jardin d'essai, l'une des anciennes résidence du dey, où jusqu'en 1962, étaient logés les artistes lauréats du Prix Abd-el-Tif.
- la citadelle.
- le Riadh El-feth (centre commercial et une galerie d'art).
- la grande mosquée d'Alger (Cette mosquée devint la cathédrale Saint-Philippe durant la colonisation avant de redevenir une mosquée).

La Casbah


- la Casbah (Al-Djazaïr el mahroussa) : fondée sur les ruines de l’ancienne Icosium, la casbah est une petite ville qui, construite sur une colline, descend vers la mer, et qui était divisée en deux : La ville Haute et la ville Basse. On y trouve des bâtisses et des mosquées du ; mosquée Ketchaoua (bâtie en 1794 par le Dey Baba Hassan) flanquée de deux minarets, mosquée el Djedid (1660, à l'époque de la régence Turque) avec sa grande coupole ovoïde terminée en pointe et ses quatre coupolettes, mosquée El Kébir (la plus ancienne des mosquées, elle fût construite par l'almoravide Youssef Ibn Tachefin et plus tard reconstruite en 1794), mosquée Ali Betchnin (Raïs, 1623), Dar Aziza, palais de la Jénina. La Casbah, c'est aussi des labyrinthes de ruelles et de maisons pittoresques ; et si l'on s'y pert, il suffit de redescendre vers la mer pour se repositionner.
- Bab El-Oued : quartier populaire qui s’étend de la Casbah au-delà de « la porte de la rivière », célèbre par sa place « les trois horloges » et par son « marché Triolet », c'est aussi un quartier d'ateliers et de manufactures.
- le Front de mer : à partir de 1840, les architectes Pierre-August Guiauchain et Frédéric Chassériau installèrent de nouvelles constructions en dehors de la Casbah, Hôtel de ville, palais de justice, Bâtiments, théâtre, Palais du gouverneur, Casino… pour former une élégante promenade bordée d'arcades qui est aujourd'hui le boulevard Che Guevara (ex-bd de la République).

Visite d'Alger

Alger, jouit d'une position géographique privilégiée. S'érigeant en amphithéâtre sur les coteaux d'El-Biar et de Mustapha jouissant d'un ensoleillement et de verdure. De Bouzaréa à Kouba, la promenade mènera le visiteur en différents quartiers aux mille et un visages ; quartiers populaires, quartiers residentiels aux blanches villas neo-mauresque tapies dans des jardins de fleurs, de palmiers, pins, eucalyptus aux multiples senteurs. Sur les hauteurs serpentent de romantiques sentiers tels que les Chemins Cheikh-Bachir-Ibrahimi (ex-Chemin Beaurepaire) et Almouiz-Ibnou-Badis (ex- Poirson) à El-Biar, Gadouche-Abdelkader (ex-Chemin de la Madeleine) et Al-Bakri (ex-Chemin Macklay) à Hydra, ou encore le Chemin Gacem-Mohamed (ex-Chemin des Crêtes) à El-Mouradia (ex-Le Golf), qui offrent de belles échappées sur le centre de la ville, le port, l'amirauté et la baie si souvent comparée à celle de Naples ou de Rio. À partir de Diar-El-Mahçoul, du Bois de Boulogne, du balcon Ez-Zahira (ex-Saint-Raphaël), de la Basilique Notre-Dame d'Afrique et de la forêt de Bainem, le spectacle est un enchantement qui ne cesse de ravir et dont la beauté se perpétue partout dans la ville grâce aux nombreux espaces verts tels que le parc de la Liberté, le parc de Beyrouth et le Jardin d'Essai, un des plus beaux du monde. Au cœur de la ville, au centre duquel s'élève la Grande Poste, édifice de style néo-mauresque, palpite à l'image des principales artères commerçantes et vivantes qui le compose, notamment les rues Didouche-Mourad (ex-rue Michelet) et Ben-M'Hidi-Larbi (ex-rue d'Isly). Le Boulevard Khemisti-Mohamed (ex-Bd Laferrière), couronné par l'Esplanade d'Afrique, est surplombé par le Palais du Gouvernement avec ses jardins en gradins. Le Boulevard Zirout-Youcef (ex-Bd Carnot), établi en terrasse tout le long du Port est bordé de grands édifices, la wilaya (préfecture) de style néo-mauresque, l'Hôtel de Ville, l'Hôtel Es-Safir (ex-Hôtel Aletti), le Palais Zirout Youcef (ex-Palais Carnot) et les banques. Enfin, le boulevard Che Guevara (ex-Bd de la République), qui mène à la place des Martyrs (ex-Place du Gouvernement), au pied de la Casbah, et au Boulevard Amilcar Cabral (ex-Bd Anatole-France), ainsi qu'à l'Amirauté et à la Darse, ancien port turc aujourd'hui réservé à la marine nationale, aux embarcations de pêche et de plaisance, est considéré comme l'un des plus beaux sites de la capitale.

Les environs d'Alger et l'Algérois

Les banlieues d'Alger, tel que El-Harrach (ex-Maison Carrée), Hussein Dey, Bab-Ezzouar, Bouzareah, Chéraga,Bordj-el-Kifen,Rouiba(ou se trouve une grande zone industrielle et aussi connue pour le jus international"Rouiba"),Dely-Ibrahim,Draria,Ben-Akonoun,Ain Benian,Ain Taya ou Kouba abritent aujourd'hui plus de la moitié des habitants de la wilaya d'Alger. À quelque 20 km à l'ouest d'Alger se trouvent de magnifiques stations balnéaires telles que Sidi Fredj,Palm Beach,Douaouda et Zéralda sans oublier "Club des Pins"(La résidence d'état) ; on y trouvera des complexes touristiques, des restaurants algériens et autres, des magasins de souvenirs, de belles plages surveillées... À l'instar d'Alger et de l'Algérie, le tourisme est lui aussi un grand chantier.

Personnages célèbres


- Sidi Abderrahmane Tsaalbi
- Hamdan Khodja
- Abdelhalim Bensmaya
- Hussein Dey
- Roland Bacri
- les freres AAROUDJ (Corsaires émerites et défenseurs d'Alger durant la periode Ottomane)
- Larbi Ben M'hidi ;
- Henri Alleg, Et tant d'autres toutes activitées confondues qui ont su aimer et cherir Alger

Liens externes

Présentation


- [http://www.alger-dz.com/ Portail d'Alger]
- [http://www.cites.tv/TV5Site/alger/index.html dossier Alger sur le site de TV5]
- [http://www.algerlablanche.com/ portail de la ville d'alger, nombreuses rubriques]
- [http://www.cyrilp.com/ Photos d'Algerie]

Médias et accès à l'information


- [http://www.bahdja.com/ site de la radio algéroise « 'El bahdja »']

Sports et loisirs


- [http://mouloudia.org/ Site du MCA (Mouloudia Club d'Alger), club phare de la Capitale]
- [http://www.usma-alger.com/ Site de l'USMA, 2ème club de football d'Alger]
- [http://www.sidifredj-hotels.com/ Site de la station balnéaire de Sidi-Fredj] catégorie:Alger Catégorie:Capitale de pays Catégorie:Mégapole Catégorie:Patrimoine mondial en Algérie Catégorie:Ville d'Algérie ja:アルジェ simple:Algiers

Afrique du Nord

L'Afrique du Nord est la région du continent africain située au Nord du désert du Sahara.

Histoire

Géographie

Pays et territoires actuels d'Afrique du Nord, d'Ouest en Est :
- les Canaries ;
- la Mauritanie ;
- le Sahara occidental ;
- le Maroc ;
- Ceuta ;
- Melilla ;
- l'Algérie ;
- la Tunisie ;
- la Libye ;
- l'Égypte ;
- le Soudan.

Termes voisins


- Durant l'Antiquité, « Africa » désignait la région de Carthage, qui correspond à l'actuelle Tunisie. LAfrica a constitué une province de l'empire romain. Après la conquête musulmane, le nom s'est perpétué sous la forme arabisée d'Ifriqiya.
- L'Afrique du Nord est aussi appelée Tamazgha en berbère, ce qui signifie « Pays des hommes libres » dans cette langue.
- Le Maghreb (de l'arabe Couchant), qui couvre dans sa conception la plus large la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Libye.
- L'Afrique blanche désignait autrefois les territoires africains peuplés de population à peau claire : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Égypte. Toutefois le terme est très peu employé de nos jours.

Voir aussi


- [http://www.geocities.com/macosmet/ AmazighLand]

Liens externes


- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Afrique_du_Nord Afrique du nord sur Wikitravel]
- [http://www.geocities.com/macosmet/index_amaz.htm Afrique du Nord sur Macosmet]
-
ja:北アフリカ ko:북아프리카


Arabe

L'arabe (العَرَبِيَّة, ʾal ʿarabiyyaʰ en transcription traditionnelle) est la langue parlée à l'origine par les Arabes. C'est une langue sémitique (comme l'hébreu, l'araméen, l'akkadien ou le syriaque) et flexionnelle dont l'alphabet est un abjad. Du fait de l'expansion territoriale au Moyen Âge et par la diffusion du Coran, cette langue, devenue langue liturgique, s'est répandue dans toute l'Afrique du Nord et en Asie mineure. On fait remonter l'origine de la langue arabe au . La tradition orale considère cependant qu'il s'agit d'une langue révélée directement à Ismaël, fils d'Abraham, dans une forme assez proche de l'arabe classique actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l'ancien Yémen ainsi que des tribus disparues auraient parlé l'arabe dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l'écriture arabe, telle qu'on la connaît de nos jours, ne remontent qu'au .

Variétés d'arabe

L'arabe est un terme générique qui regroupe de nombreuses variétés :
- l'arabe classique : la langue du Coran, parlée à l'époque de l'expansion arabo-musulmane ;
- l'arabe littéral : une forme modernisée mais peu différenciée de l'arabe classique, qui est la langue écrite commune de tous les pays arabophones ;
- les dialectes arabes : langues orales parlées dans les pays arabes, issues de l'arabe classique, avec des substrats, superstrats et emprunts différents selon les régions. Les dialectes peuvent être assez différents les uns des autres: Un Irakien par exemple pourrait avoir du mal à comprendre le dialecte marocain à premier abord. Les variantes sont aussi différents les unes des autres que le serait le français de France avec le "Jouale" du Québec ou le français de Côte d'Ivoire. Cependant, et même si ces différences existent, des locuteurs arabes de différents pays peuvent se comprendre sans trop difficultés. La multiplication des chaînes satellites arabes ou la très large diffusion des séries egyptiennes jouant un rôle capital dans la diminution de ces différences. Quelle tradition rapporte que la langue arabe de l'époque d'Ismaël est une langue révélée ? La tradition la plus communément admise chez les historiens est celle qui considère qu'Ismaël s'est arabisé au contact de la tribu de Jourhoum, vieille tribu arabe nomade du Yémen.

Arabe et islam

La langue de l'islam étant l'arabe, de nombreux mots du domaine religieux sont d'abord apparus en arabe. Ainsi, certains mots religieux n'existent qu'en arabe, ou possèdent un sens beaucoup plus précis en arabe. Voir termes arabes utilisés en Islam.

Rayonnement culturel

Des écrivains non musulmans ont écrit en arabe, par exemple le médecin et philosophe Maïmonide publiant en langue arabe. Les rois normands de Sicile se piquaient de parler l’arabe.

Pays de langue arabe

Voir pays arabes.

Langues dérivées de l'arabe


- maltais

Lexique

Emprunts français

L’arabe a légué une série de mots aux langues romanes (et, de là, aux autres langues d’Europe), surtout au castillan, à l'italien et au portugais. On trouve donc de nombreux mots arabes en français. Ces emprunts se sont fait soit :
- directement (alcali, alfa, alizari, almée, amiral, arack, azimut, baobab, baraka, barbacane, barde, bédouin, bled, bordj, bouracan, burnous, cadi, cafard, caïd, calife, camaïeu, came, camelote, caoua, chott, clebs, fellah, gazelle, hachisch, harem, hasard, henné, jupe, kandjar, laiton, luth, maboul, maghrébin, maghzen, oued, salamalec, toubib, zénith, etc.) ;
- à partir de l'arabe dialectal, surtout algérien (barda, bezef, kif-kif, matraque, nouba, razzia, youdi, etc.) et égyptien (cange, goudron, mamelouk) ;
- par l'intermédiaire du latin médiéval ou scientifique (alcool, algèbre, alidade, amalgame, ambre, arcanne, avives, benjoin, benzine, bourrache, camphre, chiffre, momie, orcanette, safran, sirop, etc.) ;
- par l'intermédiaire d'autres langues européennes, principalement l'espagnol (alcade, alcarazas, alcôve, alezan, alfange, algarade, alguazil, aman, arrobe, azerole, basaner, épinard, felouque, etc.), l'italien (arsenal, artichaut, assassin, aval, avanie, avarie, berner, café, calfeutrer, calibre, carafe, coton, girafe, hégire, magasin, sirocco, tarif, zéro, etc.), le provençal (boutargue, jarre, madrague, poutargue) et le portugais (argousin) ;
- par l'intermédiaire du turc (minaret, muezzin), de l'hindî (nabab) ou du persan (lascar). D'autre part, l'arabe a transmis au français des mots originaires d'autres langues, notamment l'hindî (bonduc, candi), le persan (alkékenge, alkermès, aniline, aubergine, azur, babouche, borax, bore, douane, orange, timbale, etc.), mais aussi le grec (alambic, almanach, antimoine, etc.). Citons enfin le cas du mot abricot, qui vient du latin praequox (qui a donné précoce) et qui est revenu en français sous cette forme après un voyage par l'intermédiaire du grec (barc), de l'arabe (al-barriq) et du catalan (albercoc). En ce qui concerne les noms propres, beaucoup de noms d’étoiles viennent également de cette langue : Aldébaran, Bételgeuse, Algol, Alioth, Véga, Mizar, Fomalhaut, etc. On reconnaît certains emprunts à l’arabe dans les langues occidentales au fait qu’ils commencent souvent par a- ou al, qui n’est autre que l’article défini dans cette langue. Les Occidentaux n’en ayant pas conscience, ils ont conservé cet article. L'espagnol et le portugais en ont conservé plus que le français : à algodón en espagnol correspond coton, par exemple. Même si cela s’éloigne du cadre linguistique il est intéressant de rappeler que nous utilisons des chiffres indiens transmis en Occident par les Arabes, dits par abus de langage « chiffres arabes ». Dans le monde arabe, seuls les pays occidentaux (Tunisie, Algérie, Maroc) utilisent ces chiffres, les autres pays en utilisent d'autres, appelés abusivement « hindous » (où le 5 s’écrit comme notre 0). Les « chiffres arabes » dans leur forme actuelle sont parvenus à l'Europe de la ville de Bougie au moyen âge (Bédjaia/Algérie) par un moine chrétien, ainsi que les bougies (chandelles), pour lesquelles la ville était renommée.

Voir aussi

Articles connexes


- alphabet arabe et écriture de la hamza ;
- arabe littéral et arabe dialectal ;
- prononciation de l'arabe ;
- vocabulaire de l'islam.
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques
      -
- langues sémitiques
- noms arabes
- Poésie arabe

Liens externes


- [http://st-takla.org/Learn_Languages/01_Learn_Arabic-ta3leem-3araby/Learn-Arabic_00-index_El-Fehres.html Apprendre l'arabe Online]
- [http://www.nicoweb.com/sirpus L'écriture et la lecture de arabe, c'est facile en MP3]. Cours de lecture et d'écriture en ligne en MP3 avec proverbes arabes et poésie.
- [http://www.webarabic.com/choix-apprendre.html Apprendre l'arabe] (WebArabic)
- [http://pince31.free.fr/lang/arabic/index.php Apprendre la langue arabe] (Langue Arabe)
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/arabe.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire arabe-français/français-arabe.
- [http://www.nclrc.org/inst-arabic3.pdf Multilingual Computing in Arabic with Windows, major word processors, web browsers, Arabic keyboards, and Arabic transliteration fonts]
- [http://www.muftah-alhuruf.com Muftah-Alhuruf.com]: Ecrire et envoyer des e-mails arabes sans a un clavier ou un système d'exploitation arabe.
-
Catégorie:Langue véhiculaire ja:アラビア語 ko:아랍어 ms:Bahasa Arab simple:Arabic language th:ภาษาอาหรับ

Pays

:Pour le pays comme territoire de projet (loi Voynet) en France, voir Pays (France). ----

Étymologie

Pays vient du latin
pagus qui désignait un territoire d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine.

Différents sens

Une micro-région

Pays peut désigne une région naturelle de France (ex. : le Pays de Bray, de Caux, Pays angevin...). Cette utilisation, très proche du sens orginel, permet aussi de désigner le lieu de naissance d'une personne («pays natal», «mal du pays») ou une production issus de terroirs propres au
pays («produits du pays», «vin de pays», «jambon de pays»...).

Individus provenant de la même micro-région

Pays peut désigner une personne issue de la même micro-région. Cet emploi implique généralement que deux personnes, qui se reconnaissent la même origine géographique et la même identité culturelle, se rencontrent en dehors de ce contexte régional. On dit «être pays» (ou «c'est un pays») en utilisant parfois l'équivalent du mot dans la langue régionale (payse, païs...). Se reconnaître comme
pays peut être le prélude à des éfusions nostalgiques...

Un état, une province

Le sens le plus courant est aujoud'hui celuit d'État ou État souverain. Toutefois,
pays est moins précis et plus neutre qu’État et permet de désigner des espaces géographiques au statut très divers. Ainsi pays désigne également d'anciennes provinces. Tous les pays reconnus suivent les standards internationaux en terme de symboles nationaux tels les drapeaux et de droits politiques telle la citoyenneté. Il y a, en 2004, 193 pays reconnus par l'Organisation des Nations unies. D'autres pays ne sont pas à l'ONU, pour des raisons politiques, par exemple Taïwan.

Un «Territoire de projet» (aménagement du territoire)

En France, pays désigne aussi un territoire de projet, précisé par la loi Voynet du 25 juin 1999.

Expressions construites avec le mot pays

D'une manière générale, l'association d'un épithète à pays permet de désigner facilement un ensemble géographique partageant les mêmes caractéristiques («pays chauds», «pays riches», «pays baltes»...).
- Un Arrière-pays est une zone géographique contigue et en étroite liaison économique avec une ville ou un port.
- Le Pays de Cocagne est un pays imaginaire ou règne l'abondance.
- Pays d'État. Pays a eu un sens légal dans un passé lointain, on parlait en effet de
Pays d'État (voir définitions dans les liens externes).
- Le Plat-Pays désigne, de manière imagée la Flandre et en particulier sa plaine maritime, caractérisée par un très faible relief.
- Pays perdu désigne un petit territoire isolé, possédant peu de moyens de communications et avec un retard de développement. L'expression est dépréciative et populaire. Cette idée est encore exacerbée dans l'expression grossière de «trou-du-cul du monde» qui suggère que l'espace incriminée est le plus reculé de la planète.

Pays, état et nation : une question de vocabulaire

Un pays est une désignation géographique, une nation désigne le peuple tandis qu'
État désigne les institutions fonctionnant sur un territoire. Certains pays sont des États-nations, par exemple la France ou Israël. Une nation en particulier est alors dominante. D'autres États, tels la Chine, l'Espagne ou le Royaume-Uni rassemblent plusieurs nations (ou tout du moins une partie d'une population formant elle même une nation), bien que certaines se considérent d'elles mêmes comme des États. L'imprécision de pays a toutefois l'avantage de rendre son utilisation neutre et non polémique. Le mot pays est souvent utilisé dans le langage parlé, le mot État ayant un sens plus précis est utilisé dans les accords, traités et législations. Un État souverain est un territoire et une entité politiquement indépendante possédant ses propres gouvernement, administration, lois et armée. La souveraineté est toutefois relative et peut être limitée par les traités conclus, par l'adhésion à un État fédéral ou par le simple jeu de la mondialisation. Ainsi de la même manière que l'on peut dire que le Royaume-Uni est un pays, on peut dire que l'Angleterre est un pays. Cependant, l'usage préfère dénommer pays l'Angleterre plutôt que le Royaume-Uni. Ceci n'empêche pas le Royaume-Uni d'être un État souverain et de mener la politique internationale.

Voir aussi


- Pays (France)
- Liste des pays du monde
- Région naturelle de France
- Synonymes concernant les pays
- Terroir

Liens externes


- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-24294 Définition du pays dans un dictionnaire encyclopédique ancien de la bibliothèque nationale de France] (pages 698 et 699) Catégorie:géographie Catégorie:politique zh-min-nan:Kok-ka ko:나라 ja:国家 simple:Country th:ประเทศ


1842

Catégorie:1842 Cette page concerne l'année 1842 du calendrier grégorien.

Événements

Europe

France


- 20 juillet : première ascension de l'Aneto, point culminant des Pyrénées (3404 m).
- Loi sur les chemins de fer.

Grande-Bretagne


- 10 août : Une loi, proposée par Lord Ashley, interdit le travail des femmes et des enfants de moins de dix ans au fond des mines de Grande-Bretagne.
- Grève générale en Angleterre.
- Loi instaurant l'impôt sur le revenu (income tax).

Afrique


- Installation de comptoirs français en Côte d'Ivoire.
- Les Boers fondent l'État libre d'Orange en Afrique du Sud.

Asie


- La Chine cède Hong-Kong au Royaume-Uni.
- La Chine perd la première guerre de l'Opium et ouvre ses ports au commerce britannique.
- Traité de Nankin, ouvrant la Chine à l'influence étrangère, debut du développement de Shanghai.

Chronologies thématiques


- Art & culture :
  - Début de la publication des Mystères de Paris, d'Eugène Sue dans le Journal des débats
  - L'écrivain russe Nicolas Gogol écrit Les âmes mortes.
- Science et techniques :
  - Le chimiste américain Charles T. Jackson expérimente l'anesthésie à l'éther.
  - Le physicien autrichien Christian Doppler prédit l'effet qui portera son nom.
  - Le diplomate et archéologue français Paul Émile Botta commence des fouilles à Ninive.
  - Richard Owen invente le terme dinosaure.
- Sports :
  - Fondation du Montréal Olympic Club qui organise en 1843, 1844 et 1845 des « Jeux Olympiques ».
  - Le Kent est sacré champion de cricket en Angleterre.

Naissances en 1842


- 15 janvier : Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, écrivain et homme politique socialiste français.
- 26 février : Camille Flammarion, astronome français.
- 18 mars : Stéphane Mallarmé, poète français.
- 12 mai : Jules Massenet, compositeur français
- 26 juillet : Alfred Marshall, économiste anglais.
- 9 septembre : Elliott Coues, médecin-militaire, historien, auteur et ornithologue américain ( † 1899).
- 20 septembre : Charles Lapworth, géologue anglais.
- 24 septembre : Emma Livry, danseuse française
- 22 novembre : José-Maria de Heredia, poète parnassien.

Décès en 1842


- 15 mars : Luigi Cherubini, compositeur italien (° 1760)
- 23 mars : Stendhal (Marie-Henri Beyle, dit), romancier français (° 1783)
- 30 mars : Élisabeth Vigée-Lebrun, peintre français (° 1755)
- 4 avril : Jean François Moufot, mathématicien et philosophe français (° 1784)
- 8 mai : Jules Dumont d'Urville, exploreur du Pacifique1790)
- 25 juillet : Dominique Larrey, médecin français, père de la médecine d'urgence (° 1766) __NOTOC__ ko:1842년 ms:1842 simple:1842

Méditerranée

] La mer Méditerranée est une mer presque fermée située entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie et qui s'étend sur une superficie d'environ 2,5 millions de kilomètres carrés. Elle doit son nom au fait qu'elle est littéralement une « mer au milieu des terres », en latin mare medi terra. La Méditerranée est reliée à l'océan Atlantique par le détroit de Gibraltar à l'ouest, à la mer de Marmara et à la mer Noire par les Dardanelles et le Bosphore à l'est. La mer de Marmara - mais pas la mer Noire - est souvent considérée comme faisant partie de la Méditerranée. Le canal de Suez au sud-est relie la Méditerranée à la mer Rouge. Les principales îles de la Méditerranée sont :
- Chypre, la Crète et Rhodes à l'est ;
- la Sardaigne, la Corse, la Sicile et Malte au centre ;
- les Baléares à l'ouest. Les pays qui bordent la Méditerranée sont :
- au nord : la France, Monaco, l'Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Grèce et la Turquie ;
- à l'est : le Liban, la Syrie et Israël ;
- au sud : l'Égypte, la Libye, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc ;
- à l'ouest : l'Espagne ;
- au centre : Malte et Chypre. Le climat méditerranéen est caractérisé par un hiver humide et doux et par un été sec. Quelques cantons particuliers de la Méditerranée portent eux-mêmes traditionnellement le nom de mer :
- mer Égée
- mer Ionienne
- mer Adriatique
- mer Tyrrhénienne
- mer Ligurienne
- mer de Marmara (anciennement Propontide)
- et quelques golfes : golfe de Corinthe, golfe du Lion, golfe de Tarente, golfe de Syrte.

Description géographique

La mer Méditerranée se divise en deux bassins bien individualisés, séparés par des hauts fonds situés entre la Sicile et la Tunisie : la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale, eux-mêmes nettement compartimentés. Sicile En Méditerranée occidentale, l'axe Corse-Sardaigne isole la mer Thyrénienne du reste du bassin. En Méditerranée orientale, on distingue la mer Ionienne, qui atteint les plus grandes profondeurs et le bassin levantin , séparés par un goulet entre la plate-forme de la mer Égée limité au sud par la Crète et les hauts fonds au large de la Cyrénaïque. D'une manière générale, le plateau continental est relativement réduit, sauf dans trois zones : la mer Adriatique, la mer Égée, et la plate-forme qui s'étend entre la Sicile et la Libye au large de la Tunisie.

Géologie

Bien qu'intercontinentale, on y trouve cependant un fond basaltique au large des côtes françaises, ce qui en fait un mini-océan du Languedoc.

Économie

Histoire

voir l'article détaillé : Histoire de la Méditerranée

Principaux fleuves méditerranéens


- Nil
-
- Rhône
- Èbre

Bibliographie


- Fernand Braudel, La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, 1 édition, Paris : Armand Colin, 1949.
- Germaine Tillion, Le harem et les cousins, Paris : éditions du Seuil, 1966.
- Christian Bromberger et al., L'anthropologie de la Méditerranée, Paris : Maisonneuve et Larose ; Aix-en-Provence : Maison méditerranéenne des sciences de l'homme, 2001.

Voir aussi


- Climat méditerranéen
- Flore méditerranéenne
- ancien département de la Méditerranée
-
Catégorie:Mer ou océan ja:地中海 ko:지중해 th:ทะเลเมดิเตอร์เรเนียน zh-min-nan:Tē-tiong-hái

Berbère

ja:ベルベル語 Le berbère est une langue parlée par les Berbères en Afrique du Nord. Elle appartient à la famille des langues afro-asiatiques. Le mot berbèrie provient du grec barbaroi, qui fut retenu par les Romains dans barbarus, puis récupéré par les arabes en barbar et enfin par les français sous l'appellation actuelle. Les berbères se désignent eux-mêmes par le terme Imazighen (au pluriel); au singulier, c'est le terme amazigh qui est employé (signifiant littéralement homme libre). Le mot Tamazight désigne leur langue, tandis que Tamazgha désigne leur territoire auquel ils appartiennent. Des dialectes de la langue berbère sont parlées au Maroc, en Algérie et en Libye, avec quelques îlots en Tunisie, au Niger et au Mali (voire même en Égypte, dans les environs de l'Oasis de Siwa à l'Est et aux Îles Canaries à l'Ouest du continent africain). On dénombre une trentaine de variétés. Parmi les plus connues, on cite : tamazight, kabyle, tachelhit, tamasheq, siwi, jerba, tachaouit, etc. De nos jours, ces langues doivent affronter la concurrence de l'arabe. Néanmoins, elles sont parlées par plus de 20 millions de locuteurs. Le berbère possède son propre système d'écriture, de grammaire et de syntaxe. Le berbère reprend du français et de l'arabe et d'autres langues beaucoup de noms modernes ou d'expressions courantes.

Répartition géographique

Le berbère, langue essentiellement parlée, se décline en plusieurs formes dialectales. Il n'existe pas de chiffres officiels concernant le nombre de berbérophones.
- Dans les îles Canaries, le guanche aujourd'hui disparu appartient au groupe berbère.
- Le Maroc est le premier pays en terme de locuteurs berbérophones avec 40 à 65% de la population totale. On y parle le rifain (tarifit) dans la région du Rif au nord , le braber (tamazight) dans le Haut et le Moyen Atlas au centre du royaume et le chleuh (tachelhit) dans le Haut Atlas et dans l'Anti-Atlas au sud. Le zénète est parlé dans le nord-est, près de la frontière algérienne.
- En Algérie (25 à 35% de la population selon Salem Chaker, professeur de l'INALCO) : d'Est en Ouest le chenoui avec le berbere de l'Atlas blidéen (beni salah) à l'Ouest d'Alger( 150 000 locuteurs), le kabyle (5,5 millions) et le chaoui (2 million) à l'Est du pays. Au Sud se trouve également le berbère du Mzab, de Touggourt, de Ouargla, de Timimoun (zénète) et des ksours du sud oranais (Asla, Bousemghoun etc.)
- En Tunisie le berbère est parlé au Sud ainsi que dans la région de Djerba,
- le nefoussa en Libye, Aoudjila , Sokna et Zouara.( 20 % dela population)
- le siwi parlé à Siwa : cette oasis du nord est de l'Egypte représente le plus oriental des groupes berbères.
- Le touareg ou tamasheq est parlé dans le sud de l'Algérie, le sud est de la Libye, le Mali, le Niger et le nord du Burkina Faso.
- En Mauritanie à Medredra (le zenaga)

Écriture

Le berbère est noté, depuis le milieu du premier millénaire avant l'ère chrétienne, au moyen d'un alphabet spécifique appelé libyco-berbère (ou tifinagh en berbère). Il comporte des voyelles et des consonnes, dont il existe plusieurs variantes. Cet alphabet est surtout utilisé par le peuple Touareg, ainsi qu'en Kabylie. Depuis le début du , le berbère a surtout été écrit au moyen de l'alphabet latin ou de l'alphabet arabe. Au Maroc la langue amazighe a été introduite dans l'enseignement primaire, et un alphabet tifinagh actualisé adopté officiellement pour l'écriture du berbère en 2003. Cette adoption officielle des tifinagh (ou néo-tifinagh, car ils divergent quelque peu de ceux traditionnels encore en usage chez les Touareg) revitalisera sans doute cette écriture; on peut déjà trouver au Maroc des livres de classe ainsi que des publicités commerciales écrites au moyen de cet alphabet (contrairement aux tifinaghs classiques, dans lequel les voyelles ne sont pas notées. Les néo-tifinaghs choisis par l'Institut royal de la culture amazighe du Maroc (IRCAM) sont un alphabet, puisque des signes sont attribués aux voyelles et que celles-ci sont toujours notées).

Statut de la langue berbère

Le berbère n'est reconnu comme langue officielle dans aucun des pays où il est parlé. Si le berbère est aujourd'hui très minoritaire en Tunisie et en Libye, à l'indépendance, au Maroc, et surtout en Algérie, l'État a opté pour une politique d'arabisation linguistique parfois brutale sous prétexte de retour à une culture pré-coloniale. Il faut noter que depuis 1980, date des manifestations du Printemps berbère en Kabylie, la question de l'officialisation de cette langue se pose de manière plus ouverte. En Algérie, le berbère a été déclaré langue nationale (différent de officielle) pendant la présidence d'Abdelaziz Bouteflika lors de la révision constitutionnelle du 10 avril 2002, article 3 bis.

Familles de langues berbères


- Langues berbères orientales ;
- guanche ;
- langues berbères du nord ;
- tamasheq ;
- zenaga. Le berbère est maintenant langue nationale en Algérie, inscrit dans la constitution.

Voir aussi


- Berbères
- Touareg
- Kounta
- Afrique du nord
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques

Liens externes


- [http://www.chleuhs.com Le Portail des berberes chleuhs imazighen du Maroc]
- [http://www.tamazight.biz Tamazight]
- [http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/constitutions/constitution2002.htm Article 3 bis de la constitution algérienne]
- [http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=134 Tamazight en Afrique du Nord] article de Salem Chaker, professeur de berbère à l'Inalco.
- [http://pages.ifrance.com/pages/langues/kabyle/index.htm Quelques livres en kabyle disponibles en ligne] ;
- [http://www.mondeberbere.com/ Site sur le monde berbère, en français, tamazight et anglais].
- [http://membres.lycos.fr/tawiza/TAWIZA56/Prasse.htm Interview du Pr. Prasse, spécialiste de la langue Berbère]
- [http://ennedi.free.fr/tifin.htm L'écriture libyco-berbère et les tifinagh]
- [http://www.bibliomonde.net/pages/fiche-livre.php3?id_ouvrage=4148&texte_aff=infocomp Une bibliographie commentée sur les langues berbères]
-
catégorie:berbères

Français

Le français est une langue romane parlée en France, dont elle est originaire, ainsi qu'en Belgique, au Canada, en Côte d'Ivoire, en Suisse et dans 47 autres pays. La langue française a cette particularité que son développement a été en partie l'œuvre de groupes intellectuels (comme la Pléiade) ou d'institutions (comme l'Académie française). C'est une langue dite « académique ». Toutefois, l'usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui malaxèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Jean-Baptiste Poquelin. On parle d'ailleurs de la « langue de Molière ».

Histoire

Voir l'article détaillé : Histoire de la langue française On estime généralement que les Serments de Strasbourg de 842 sont le premier texte écrit en protofrançais (ou romana lingua ou encore roman). La première mention de l'existence d'une langue romane ne date que de 813, lors du synode de Tours. Il faut attendre entre 880 et 881 pour le premier texte littéraire, la Séquence de sainte Eulalie, encore qu'on puisse considérer que la langue de ce texte est plus du picard que du français lui-même. C'est en 1539 que l'ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français comme langue du droit et de l'administration. Régi par : Académie française, Délégation générale à la langue française et aux langues de France, Service de la langue française (Belgique), Office québécois de la langue française, les Conseils supérieurs de la langue française de France, de Belgique et du Québec.

Voir aussi


- synode de Tours
- Serments de Strasbourg
- Séquence de sainte Eulalie
- Édit de Villers-Cotterêts
- français langue étrangère

Littérature

Parmi les premières œuvres majeures :
- La Chanson de Roland (Roland, Charlemagne, Olivier, Ganelon)
- Le Roman de Renart (Goupil, Ysengrin)
- Les romans de Chrétien de Troyes
- Gargantua de François Rabelais
- Défense et illustration de la langue française
- Voir aussi Littérature francophone et littérature française

Vocabulaire

Étymologie

La majorité du fonds lexical français provient du latin (en tant que langue-mère) ou bien est construit à partir des racines gréco-latines. De nombreux termes possèdent un synonyme, l'un venant de la racine latine ancienne, l'autre étant populaire. Ces doublets sont surtout présents avec un nom (populaire) et l'adjectif dérivé (savant) : mère / maternel, frère / fraternel, cheveu / capillaire, foi / fidèle, froid / frigide, œil / oculaire, sûreté / sécurité, etc. Le francique, en tant que superstrat, a laissé quelques mots importants et les emprunts sont nombreux : d'abord à l'anglais, puis à l'italien, aux autres langues romanes, à l'arabe, etc.

Néologismes

Certains néologismes français sont constitués à partir des racines latines ou grecques :
- logiciel, domotique... D'autres suivent les règles de suffixation :
- baladeur créé pour remplacer l'anglais walkman et diskman.

Français régional

Certains néologismes peuvent également être empruntés au vocabulaire du français régional. On appelle français régional des mots ou des expressions employés dans certaines régions de la francophonie mais non retenus dans les dictionnaires académiques du français ou qui ne sont pas utilisés dans l'ensemble de la francophonie. Il ne s'agit pas de langue familière, mais bien du français qui a évolué de façon différente. Par exemple, au Québec, le terme clavardage est le terme officialisé par l'Office québécois de la langue française pour désigner une séance de bavardage avec un autre interlocuteur par le biais d'Internet et sous forme d'échange de texte. Autres exemples :
- au Québec et en Suisse : on dit mitaine pour « moufle » ;
- en France, dans la région de Normandie, on utilise souvent clenche pour « poignée de porte », toile pour « serpillière », ce midi ou dans l'heure de midi pour « à midi », etc. ;
- en France, dans la région de Picardie, on peut utiliser wassingue pour désigner la serpillière ;
- en France, on dit cake pour désigner certains types de gâteaux.
- dans le sud de la France, du Limousin au Bas-Languedoc et à la Provence, on emploie plier pour « emballer » ou « envelopper » (de l'occitan plegar, même sens).

Emprunts étrangers

:Pour plus d'information, voir l'article plus détaillé. On estime à moins de 13 % (soit 4 200 mots) les parts des mots d'origine étrangère dans la langue française courante soit environ les 35 000 mots d'un dictionnaire d'usage. 1 054 de ces mots sont d'origine anglaise, 707 italiens, 550 de l'ancien allemand, 481 des anciens langages gallo-romans, 215 arabes, 164 de l'allemand, 160 du celtique ancien, 159 espagnols, 153 hollandais, 112 perses et sanskrits, 101 des langues des indiens d'Amériques, 89 de diverses langues asiatiques, 56 de diverses langues afro-asiatiques, 55 de langues slaves et de la Baltique, 144 d'autres langues diverses.
  - Source : Henriette Walter, Gérard Walter, Dictionnaire des mots d'origine étrangère, 1998.

Prononciation

:Voir l'article plus détaillé.

Place du français dans le monde

Le statut international du français

article plus détaillé Le français est la langue officielle de nombreux pays, et largement utilisée dans un certain nombre d'autres. Une partie des nations utilisant cette langue est regroupée au sein de la « francophonie ». Dépassant, le seul cadre linguistique, le Haut Conseil de la Francophonie est une plateforme d'échanges impliquant un tiers des pays de la planète. Ce mouvement confirme une redéfinition de la place du français dans le monde. Le français est la langue officielle de la Convention du Mètre qui définit les unités de mesure en physique. C'est l'une des vingt langues officielles de l'Union européenne. Le français connaît un recul de son poids sur la scène des échanges internationaux face à l'influence de l'anglais. Par exemple, l'anglais est devenu langue de référence numéro un au Comité international olympique malgré l'histoire de cette institution.

Les francophones


- Voir l'article détaillé Distribution des francophones dans le monde
- Voir aussi : Variations régionales du français En 1998, le Haut Conseil de la Francophonie estimait les francophones « réels » à 112,6 millions auxquels il convient d'ajouter 60,6 millions de francophones qualifiés de « partiels » ou « occasionnels », soit 173,2 millions de francophones. De plus, 100 à 110 millions de « francisants », qui, citons ici le rapport officiel, « ont appris le français pendant plusieurs années et en ont gardé une maitrise variable, ou qui sont amenés à le pratiquer, même partiellement, pour leur métier. » Le même type d'étude avait été mené par ce même organisme en 1989 (rapport publié en 1990) avec 104,6 millions de francophones « réels » recensés plus 54,2 millions de « partiels », soit 158,8 millions de francophones. La progression enregistrée est importante avec un gain de 14,4 millions en 9 ans. 2 millions de ces « nouveaux » francophones sont des Français, démographie oblige, mais le gros du bataillon est fourni par le continent africain. En extrapolant ces chiffres, on peut estimer le nombre des locuteurs francophones à quelque 183 millions en 2005 et le nombre total de personnes aptes à s'exprimer en français à 290 millions.

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues romanes
      -
  - langues d'oïl
  - grammaire française
  - conjugaison des verbes français
  - verbe
  - conjugaisons des verbes du premier groupe
  - conjugaisons des verbes du deuxième groupe
  - conjugaisons des verbes du troisième groupe
  - noms en français
  - nombres en français
  - orthographe française
  - rectifications orthographiques
  - étymologie
  - fréquence d'apparition des lettres en français
  - diacritiques utilisés en français
    - accent circonflexe en français
  - symboles SAMPA pour les sons français
  - prononciation du français

Jeux de langue


- anacyclique
- anagramme
- contrepèterie
- jeu de mots
- lapalissade
- palindrome
- virelangue

Liens externes


- [http://www.site-magister.com/ Travaux dirigés de français].
- [http://www.olf.gouv.qc.ca/ Office de la langue française du Québec].
- [http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ Commission de toponymie du Québec].
- [http://www.francophonie.org/ Organisation internationale de la Francophonie].
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/histlngfrn.htm « Histoire de la langue française »], par Jacques Leclerc, dans L'aménagement linguistique dans le monde, Québec, Université Laval.
- [http://atilf.atilf.fr/ Trésor de la langue française informatisé], version informatisée du Trésor de la langue française (TLF), dictionnaire extrêmement complet sur la langue française des XIXe et XXe siècles, réalisé sous la direction de Bernard Quemada et Paul Imbs.
- [http://www.orthographe-recommandee.info/ Orthographe-recommandée.info], à propos des rectifications de l'orthographe française officiellement recommandées.
- [http://www2.ignatius.edu/faculty/turner/languages.htm D'autres chiffres sur la Francophonie]
- [http://www.academie-francaise.fr/ L'Académie française et son dictionnaire en ligne]
- [news:fr.lettres.langue.francaise Forum Usenet sur la langue française] et [http://www.langue-fr.net/ site associé]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/langue-fr/ Liste de diffusion sur Yahoo Groupes]
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=3/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en français] Chaque expression est accompagnée d'une illustration
- [http://www.les-dictionnaires.com/evolution-langue.html Dictionnaires d’évolution de la langue] Evolution de la langue française et des dictionnaires : vieux français, anglicismes,...
-
Francais Francais Francais Francais als:Französische Sprache ja:フランス語 ko:프랑스어 simple:French language th:ภาษาฝรั่งเศส zh-min-nan:Hoat-gí

Dinar

Le dinar est le nom de la monnaie de plusieurs pays. L'étymologie du mot dinar (دينار en arabe et en farsi) est la même que celle du mot français denier. Il s'agissait en fait à l'origine d'une ancienne monnaie romaine, le denarius (denarii au pluriel). Les différents pays utilisant le dinar sont aujourd'hui :
- le dinar algérien en ,
- le dinar bahraini au Bahrain20px,
- le dinar irakien en ,
- le dinar jordanien en ,
- le dinar kowéitien au ,
- le dinar libyen en ,
- le dinar serbe en Serbie () mais le Monténégro et le Kosovo utilisent exclusivement l'euro,
- le dinar tunisien en . En , un dinar est la 100 division d'un rial. À ces monnaies, on peut ajouter une variante, de même étymologie :
- le denar macédonien en . Le dinar est le nom de l'ancienne monnaie d'un ancien pays :
- le dinar yougoslave en . Ce nom était orthographié dinar (ou динар) dans toutes les langues, y compris en macédonien. Après l'éclatement de la Yougoslavie en 1991, la et la ont utilisé des monnaies provisoires, le dinar croate et le dinar bosniaque. Elles ont été remplacées par la kuna croate et le mark convertible bosniaque. Les entités indépendantistes serbes en Croatie et Bosnie-Herzégovine ont utilisé également, pendant toute la durée de leur existence, des monnaies appelées din