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Ali Ibn Abi Talib

Ali ibn Abi Talib

Ali (arabe : أبو الحسن علي بن أبي طالب [abū al-Hasan `alīy ben abī Tālib]) est le fils d'Abû Tâlib qui a élevé son cousin germain, le prophète Muhammad, comme son propre fils. Il est né vers 600 dix ans avant le début de la mission prophétique de Muhammad. À l'âge de six ans il a quitté la maison de son père pour se mettre sous la protection du prophète. Il était à la fois le cousin, le fils adoptif et le gendre de Mahomet en épousant sa fille Fâtima née de sa première épouse Khadija en 622. Il fut le quatrième calife « orthodoxe » (راشِدون rāšidūn, orthodoxe, bien dirigé) de l'islam (656-659). Ali est le premier et le père de tous les imâms. Il est le père de Hasan et de Husayn. Son nom signifie "élevé". En Afrique noire, on trouve la forme Alioune.

Histoire

`Ali fut parmi les premiers à avoir adhéré à la cause de Mahomet (le premier homme après Khadija selon les chiites). `Ali est constamment, même à Médine, resté en compagnie du prophète. `Ali a été présent dans les guerres où le prophète a participé excepté à la bataille de Tabûk car le prophète lui avait demandé de le remplacer à Médine. Lors de la bataille de Uhud le prophète lui donna son sabre Dhû'l-fikar (Zulficar) : :Il (Muhammad) pensait qu'il ne le prendrait pas et qu'il ne pourrait pas le manier. Cependant `Ali ayant pris le sabre et se jetant dans la lutte, le prophète le vit combattre avec violence, frapper avec Dhû'l-fikar en avant, en arrière, à droite et à gauche. Un quraychite s'étant présenté devant lui, se couvrant de son bouclier, `Ali le frappa de façon que le sabre pénétra à travers le bouclier et le casque, fendit la tête de cet homme et traversa son corps jusqu'à la poitrine. Le prophète, en voyant cet exploit, dit : «Il n'y a pas de sabre comme Dhû'l-fikar, et il n'y a pas de héros comme Ali». ::Tabarî, La Chronique Tome II, Muhammad, le sceau des prophètes, éditions Actes Sud / Sindbad À la mort du prophète (632), Ali soutenu par ses partisans revendiqua sa succession mais le choix de la communauté se porta sur Abu Bakr puis Omar (634). Après l'assassinat du troisième calife Uthman (652), il accède au pouvoir mais se heurte à l'opposition de plusieurs candidats au califat. Parmi eux, Aïcha la veuve de Mahomet alliée à deux prétendants Talha et Al-Zulbair qu’il vaincra près de Basra à la bataille du chameau (656). Lors de la bataille de Siffin (657), il doit affronter le gouverneur de Damas Mu`âwîya membre de la famille de `Uthman. Alors qu'il avait l'avantage, il accepte l'idée d'un arbitrage, mais celui-ci tourne en sa défaveur. Il sera remplacé par Mu`âwîya, qui deviendra le premier calife omeyyade en 661. Ali conserva néanmoins un certain pouvoir et se replia dans la ville de Koufa dont il avait fait sa capitale. Parmi ses fidèles, certains lui reprochèrent d'avoir accepté de se soumettre à un arbitrage humain et quittèrent ses rangs, on les appellera les Kharidjites (les sortants).Plus tard, Ils entreront ouvertement en rébellion contre Ali qui les écrasera dans la bataille de Nahrawan (658). Décidés à venger leurs morts, les Kharidites ferons assasiner Ali (janvier 661) dans l’enceinte de la mosquée de Koufa par l'un des leurs nommé Ibn Muldjam. On estime qu'il avait alors 62 ou 63 ans. Le personnage d'Ali jouit d’une grande popularité dans le monde musulman, mais il est surtout vénéré par les chiites en tant que premier imam. Son mausolée, qui fait l’objet d’une grande dévotion lors des pèlerinages chiites, se trouve dans la ville de Nadjaf.

Source


- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad Catégorie:Imam Catégorie:Islam ja:アリー・イブン=アビー=ターリブ ko:알리 이븐 아비 탈리브 ms:Saidina Ali Abi Talib th:อะลีย์

Langue Arabe

L'arabe (العَرَبِيَّة, ʾal ʿarabiyyaʰ en transcription traditionnelle) est la langue parlée à l'origine par les Arabes. C'est une langue sémitique (comme l'hébreu, l'araméen, l'akkadien ou le syriaque) et flexionnelle dont l'alphabet est un abjad. Du fait de l'expansion territoriale au Moyen Âge et par la diffusion du Coran, cette langue, devenue langue liturgique, s'est répandue dans toute l'Afrique du Nord et en Asie mineure. On fait remonter l'origine de la langue arabe au . La tradition orale considère cependant qu'il s'agit d'une langue révélée directement à Ismaël, fils d'Abraham, dans une forme assez proche de l'arabe classique actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l'ancien Yémen ainsi que des tribus disparues auraient parlé l'arabe dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l'écriture arabe, telle qu'on la connaît de nos jours, ne remontent qu'au .

Variétés d'arabe

L'arabe est un terme générique qui regroupe de nombreuses variétés :
- l'arabe classique : la langue du Coran, parlée à l'époque de l'expansion arabo-musulmane ;
- l'arabe littéral : une forme modernisée mais peu différenciée de l'arabe classique, qui est la langue écrite commune de tous les pays arabophones ;
- les dialectes arabes : langues orales parlées dans les pays arabes, issues de l'arabe classique, avec des substrats, superstrats et emprunts différents selon les régions. Les dialectes peuvent être assez différents les uns des autres: Un Irakien par exemple pourrait avoir du mal à comprendre le dialecte marocain à premier abord. Les variantes sont aussi différents les unes des autres que le serait le français de France avec le "Jouale" du Québec ou le français de Côte d'Ivoire. Cependant, et même si ces différences existent, des locuteurs arabes de différents pays peuvent se comprendre sans trop difficultés. La multiplication des chaînes satellites arabes ou la très large diffusion des séries egyptiennes jouant un rôle capital dans la diminution de ces différences. Quelle tradition rapporte que la langue arabe de l'époque d'Ismaël est une langue révélée ? La tradition la plus communément admise chez les historiens est celle qui considère qu'Ismaël s'est arabisé au contact de la tribu de Jourhoum, vieille tribu arabe nomade du Yémen.

Arabe et islam

La langue de l'islam étant l'arabe, de nombreux mots du domaine religieux sont d'abord apparus en arabe. Ainsi, certains mots religieux n'existent qu'en arabe, ou possèdent un sens beaucoup plus précis en arabe. Voir termes arabes utilisés en Islam.

Rayonnement culturel

Des écrivains non musulmans ont écrit en arabe, par exemple le médecin et philosophe Maïmonide publiant en langue arabe. Les rois normands de Sicile se piquaient de parler l’arabe.

Pays de langue arabe

Voir pays arabes.

Langues dérivées de l'arabe


- maltais

Lexique

Emprunts français

L’arabe a légué une série de mots aux langues romanes (et, de là, aux autres langues d’Europe), surtout au castillan, à l'italien et au portugais. On trouve donc de nombreux mots arabes en français. Ces emprunts se sont fait soit :
- directement (alcali, alfa, alizari, almée, amiral, arack, azimut, baobab, baraka, barbacane, barde, bédouin, bled, bordj, bouracan, burnous, cadi, cafard, caïd, calife, camaïeu, came, camelote, caoua, chott, clebs, fellah, gazelle, hachisch, harem, hasard, henné, jupe, kandjar, laiton, luth, maboul, maghrébin, maghzen, oued, salamalec, toubib, zénith, etc.) ;
- à partir de l'arabe dialectal, surtout algérien (barda, bezef, kif-kif, matraque, nouba, razzia, youdi, etc.) et égyptien (cange, goudron, mamelouk) ;
- par l'intermédiaire du latin médiéval ou scientifique (alcool, algèbre, alidade, amalgame, ambre, arcanne, avives, benjoin, benzine, bourrache, camphre, chiffre, momie, orcanette, safran, sirop, etc.) ;
- par l'intermédiaire d'autres langues européennes, principalement l'espagnol (alcade, alcarazas, alcôve, alezan, alfange, algarade, alguazil, aman, arrobe, azerole, basaner, épinard, felouque, etc.), l'italien (arsenal, artichaut, assassin, aval, avanie, avarie, berner, café, calfeutrer, calibre, carafe, coton, girafe, hégire, magasin, sirocco, tarif, zéro, etc.), le provençal (boutargue, jarre, madrague, poutargue) et le portugais (argousin) ;
- par l'intermédiaire du turc (minaret, muezzin), de l'hindî (nabab) ou du persan (lascar). D'autre part, l'arabe a transmis au français des mots originaires d'autres langues, notamment l'hindî (bonduc, candi), le persan (alkékenge, alkermès, aniline, aubergine, azur, babouche, borax, bore, douane, orange, timbale, etc.), mais aussi le grec (alambic, almanach, antimoine, etc.). Citons enfin le cas du mot abricot, qui vient du latin praequox (qui a donné précoce) et qui est revenu en français sous cette forme après un voyage par l'intermédiaire du grec (barc), de l'arabe (al-barriq) et du catalan (albercoc). En ce qui concerne les noms propres, beaucoup de noms d’étoiles viennent également de cette langue : Aldébaran, Bételgeuse, Algol, Alioth, Véga, Mizar, Fomalhaut, etc. On reconnaît certains emprunts à l’arabe dans les langues occidentales au fait qu’ils commencent souvent par a- ou al, qui n’est autre que l’article défini dans cette langue. Les Occidentaux n’en ayant pas conscience, ils ont conservé cet article. L'espagnol et le portugais en ont conservé plus que le français : à algodón en espagnol correspond coton, par exemple. Même si cela s’éloigne du cadre linguistique il est intéressant de rappeler que nous utilisons des chiffres indiens transmis en Occident par les Arabes, dits par abus de langage « chiffres arabes ». Dans le monde arabe, seuls les pays occidentaux (Tunisie, Algérie, Maroc) utilisent ces chiffres, les autres pays en utilisent d'autres, appelés abusivement « hindous » (où le 5 s’écrit comme notre 0). Les « chiffres arabes » dans leur forme actuelle sont parvenus à l'Europe de la ville de Bougie au moyen âge (Bédjaia/Algérie) par un moine chrétien, ainsi que les bougies (chandelles), pour lesquelles la ville était renommée.

Voir aussi

Articles connexes


- alphabet arabe et écriture de la hamza ;
- arabe littéral et arabe dialectal ;
- prononciation de l'arabe ;
- vocabulaire de l'islam.
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques
      -
- langues sémitiques
- noms arabes
- Poésie arabe

Liens externes


- [http://st-takla.org/Learn_Languages/01_Learn_Arabic-ta3leem-3araby/Learn-Arabic_00-index_El-Fehres.html Apprendre l'arabe Online]
- [http://www.nicoweb.com/sirpus L'écriture et la lecture de arabe, c'est facile en MP3]. Cours de lecture et d'écriture en ligne en MP3 avec proverbes arabes et poésie.
- [http://www.webarabic.com/choix-apprendre.html Apprendre l'arabe] (WebArabic)
- [http://pince31.free.fr/lang/arabic/index.php Apprendre la langue arabe] (Langue Arabe)
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/arabe.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire arabe-français/français-arabe.
- [http://www.nclrc.org/inst-arabic3.pdf Multilingual Computing in Arabic with Windows, major word processors, web browsers, Arabic keyboards, and Arabic transliteration fonts]
- [http://www.muftah-alhuruf.com Muftah-Alhuruf.com]: Ecrire et envoyer des e-mails arabes sans a un clavier ou un système d'exploitation arabe.
-
Catégorie:Langue véhiculaire ja:アラビア語 ko:아랍어 ms:Bahasa Arab simple:Arabic language th:ภาษาอาหรับ

Muhammad

Muhammad (arabe muHammad : digne de louanges), variante dialectale Mohammed, persan Mohammad, turc Mehmet, berbère Mohand, africain Mamadou, francaise Mohamed, etc. Prénom porté en premier lieu par le prophète Mahomet... et ensuite par un très grand nombre d'hommes musulmans ; traditionnellement, il est souvent donné à l'aîné des fils, et peut être combiné comme Mohammed Séghir (Saghîr : petit), Mohammed Ali, Mohammad Reza, etc.

Voir aussi


- Mahomet Catégorie:Prénom

Mahomet

Mahomet ou Mohammed ou encore Muhammad (مُحَمَّد [] en arabe) est né à La Mecque en 570 et mort à Médine en 632. Il est chef religieux, politique et militaire arabe, fondateur et prophète de l'islam.

Les noms de Mahomet

Le terme français Mahomet est une déformation du turc Mehmet. À noter que Mohammed devient Muhammet ou Mehmet en Turquie, Mohand en langue berbère, et Mamadou dans certains pays d'Afrique noire par déformation de la forme arabe vocalisée Mouhammadou. Le nom complet de Mahomet est Abu-l-Qâsim Muhammad Ibn `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib Ibn Hâshim. Le nom proprement dit y est précédé par la kunyah marquant la paternité (père de Al-Qâsim) et suivi par le nasab c'est-à-dire la généalogie (fils de `Abd Allâh, le fils de `Abd Al-Muttalib, le fils de Hâshim). La version arabe 'Muhammad' s'écrit avec 4 consonnes mîm, hâ', mîm et dâl et se prononce 'Mouhammad'. Muhammad signifie en arabe « Celui qui est digne de louanges », « le Louangé ». La variante francisée Mahomet est rejetée par une partie des musulmans. Un débat récent qui a fait l'objet d'une pétition expédiée à l'Académie française estimait que : « Mohammed signifie en arabe, le Béni. Et ce sens est parfaitement apparent dans le terme lui-même alors que Mahomet provient de l'expression « Mâ houmid » qui en est la négation. ». De nombreux autres noms (laqab) lui ont été attribués, soit de son vivant, soit par la tradition islamique. On en compte 201, dont Al-Mustafâ et Al-Mukhtâr qui signifient l'Élu, Al-Amine qui signifie le Loyal, Ahmad et Mahmoud qui sont dérivés de la même racine que Muhammad. Dans le Coran et les hadiths, Mahomet est habituellement appelé le messager de Dieu (rasoul) (الرَّسُول ar-rasūl, le messager; l'envoyé), plus de 200 fois dans le Coran. Il est également désigné par l'expression prophète (nabi) (النَّبِيّ an-nabīy, le prophète). Ces deux appellations renvoient à une distinction faite en islam entre deux catégories de personnes investies d'une mission apostolique ; les messagers de Dieu, appelés aussi envoyés de Dieu, sont d'après la terminologie islamique les personnages ayant reçu un message divin (ou un livre sacré) avec l'ordre de le transmettre aux hommes, tandis que les prophètes reçoivent un enseignement divin à titre plus personnel. Selon cette classification, les messagers sont des prophètes alors que la réciproque n'est pas nécessairement vraie. :Ô gens ! Le Messager vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur. Ayez la foi, mieux vous vous en porterez. Et si vous ne croyez pas (qu'importe !), c'est à Dieu qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Dieu est Omniscient et Sage. En arabe : : يَا أَيُّهَا النَّاسُ قَدْ جَاءَكُمُ الرَّسُولُ بِالْحَقِّ مِنْ رَبِّكُمْ فَآمِنُوا خَيْرًا لَكُمْ وَإِنْ تَكْفُرُوا فَإِنَّ لِلَّهِ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَكَانَ اللَّهُ عَلِيمًا ::Le Coran (IV ; 170) D'après ce verset Muhammad est désigné par le Coran comme étant le messager de Dieu. : Certes les hommes les plus dignes de se réclamer d'Abraham, sont ceux qui l'ont suivi, ainsi que ce Prophète ci, et ceux qui ont la foi. Et Allah est l'allié des croyants. En arabe : : إِنَّ أَوْلَى النَّاسِ بِإِبْرَاهِيمَ لَلَّذِينَ اتَّبَعُوهُ وَهَذَا النَّبِيُّ وَالَّذِينَ آمَنُوا وَاللَّهُ وَلِيُّ الْمُؤْمِنِينَ ::Le Coran (III ; 68) Dans ce verset, outre le fait que le Coran qualifie Muhammad de prophète, on retrouve la filiation revendiquée par l'islam vis-à-vis des autres religions et des prophètes bibliques. Non seulement le message prêché par Muhammad est inscrit dans la suite des religions célestes précédentes -- ce que peuvent contester les adeptes de ces religions -- mais le Coran affirme que la venue de Mahomet était annoncée dans la Torah et les Évangiles, si l'on s'en tient au verset suivant : : Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'Evangile. En arabe : : الَّذِينَ يَتَّبِعُونَ الرَّسُولَ النَّبِيَّ الْأُمِّيَّ الَّذِي يَجِدُونَهُ مَكْتُوبًا عِنْدَهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَالْإِنْجِيلِ ::Le Coran (VII ; 157)

Annonce de la venue du prophète

Le Coran affirme que la venue de Mahomet comme prophète de l'islam pour toute l'humanité est annoncée dans la Torah et dans les Évangiles. :Comment pouvez-vous désirer qu'ils croient avec vous, alors que certains d'entre eux ont altéré sciemment la parole de Dieu, après l'avoir entendue ? ::Le Coran (II ; 75) Certains exégètes voient dans ce verset une accusation envers les juifs et les chrétiens. Un nom céleste de Mahomet est Ahmad qui peut se traduire en grec par περικλυτος (loué, renommé, célèbre). Dans les évangiles, Jésus annonce l'arrivée du παρακλητος (en grec moderne : avocat, défenseur, réconfort) (Jean XIV: 16, XV: 26 et XVI: 7) Dans les Églises chrétiennes, on considère que ce paraclet est l'Esprit Saint, et qu'il est venu à la Pentecôte. Une polémique entre chrétiens et musulmans est née de cette situation floue. La tradition islamique affirme que Mahomet est le dernier (au sens du sceau) des prophètes, qu'il scelle ainsi le cycle de la prophétie, en confirmant et en totalisant les messages véhiculés précédemment par la lignée des prophètes.

Biographie religieuse

Naissance et enfance

Mahomet naît à la fin du , vers 570, à la Mecque, cité caravanière vivant du trafic des marchandises de l'Inde vers l'Occident via Aden puis la Syrie, en tranversant le désert de la péninsule arabique. Âgé de soixante-trois ans, il décédera vers le 8 juin 632 à Médine. Mahomet est le prophète de l'islam et le créateur du premier État musulman. L'année de naissance de Mahomet est appelée traditionnellement Année de l’éléphant en référence aux événements qui s'y sont déroulés. Le général chrétien éthiopien et vice-roi du Yémen, Abraha, avait attaqué en vain La Mecque avec une troupe d’éléphants pour démolir le sanctuaire vénéré par les Arabes (la Ka`ba). Le Coran rapporte ce récit (Sourate Al-Fil), et il est dit que l'attaque fut repoussée par la riposte miraculeuse d'oiseaux jetant des pierres brûlantes. La tradition musulmane dit que des témoins occulaires de cette attaque étaient encore en vie lors de la révélation de cette sourate. Mahomet appartient à la tribu de Quraysh (ou Koreish), une très ancienne tribu arabe. Il descend de Ghâlib, fils de Fihr, surnommé Quraych, guerrier puissant et redouté. Son père `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib est fils de `Abd Al-Muttalib, fils de Hâshim, prince des Qurayshites, gouverneur de La Mecque et intendant de la Ka`ba. La famille de Mahomet sont les Hachimites par référence à son grand-père Hâshim Ibn `Abd Manâf. Les Koreishites disent descendre d'Ismaël, fils d'Abraham, et ont la garde de la Ka`ba, sanctuaire reconstruit par Abraham et son fils Ismaël, selon la tradition musulmane, et désigné par le père des trois monothéismes comme un lieu de pèlerinage. Mahomet est le fruit du mariage de `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib et Âminah (Amina ou Aamina bint Wahb) fille de Wahb, chef du clan médinois des Banû Zahrah. Elle accouche de Mahomet à La Mecque dans la maison de son oncle paternel Abû Tâlib du clan des Banû Hâshim, le lundi 12 du mois de Rabî` Ier (avril). Son accoucheuse est Ash-Shifâ', la mère de `Abd Ar-Rahmân Ibn `Awf. Il n'est pas encore né quand son père `Abd Allâh meurt à Yathrib qui, depuis, a pris le nom de Médine. Le septième jour après sa naissance, son grand père `Abd Al-Muttalib donne un nom à son petit-fils : Muhammad, ce qui signifie "Le Loué". Umm Ayman Barakah Bint Tâlib, une esclave abyssinienne de son père, s'occupe de lui. Conformément à la coutume des familles nobles de Quraysh, sa mère Âminah le confie à une nourrice, d'abord à Thuwaybah, la servante de son oncle Abû Lahab, puis à Halîmah Bint Al-Hârith As-Sa`diyyah (de la tribu des Saadites), qui emporte le nourrisson dans le désert, où son mari vit avec la tribu des Saadites (Banû Sa'd), à l'écart du reste des Arabes. La vie dans le désert, au milieu des bédouins réputés pour la pureté de leur langue, était réputée prodiguer aux enfants santé et force d'expression. Un jour, alors que Mahomet et l'un de ses frères de lait avaient la garde de quelques bêtes à proximité des habitations, Halîmah et son mari Abû Kabshah sont alertés par leur fils de lait que Mahomet avait été pris à parti par deux hommes de blanc vêtus, qu'il l'avait couché et ouvert son torse. Accourant sur les lieux, Halîmah et son mari trouvent leur enfant debout tout pâle. Le jeune Mahomet leur explique que deux hommes vêtus de blanc étaient venus et l'avaient couché par terre, et qu'il lui avaient ouvert le torse et en avaient extrait quelque chose. Selon la tradition musulmane, les deux hommes vêtus de blancs n'étaient autres que deux anges, envoyés pour purifier le coeur de l'enfant Muhammad, destiné à être prophète, et pour apposer le sceau de la prophétie entre ses épaules. Craignant pour la santé de l'enfant, Halimah s'empresse de rendre Mahomet à sa mère Âminah qui meurt trois ans plus tard ; il a à peine six ans. Son grand-père paternel `Abd Al-Muttalib le prend alors dans sa maison. Deux ans après, sur son lit de mort, `Abd Al-Muttalib charge Abû Tâlib, l'aîné de ses enfants, frère utérin de `Abd Allâh, de prendre soin de Mahomet. Son oncle Abû Tâlib - le père d'Ali - eut soin de l'élever comme ses propres enfants. Jusqu'à l'âge de 40 ans il y a peu de détail écrit sur sa vie, elle est reconstituée d'après la tradition orale, environ 140 ans après sa mort, grâce à de nombreux temoignages de ceux qui avaient connu ses premiers compagnons. Il aurait été berger, avant d'entrer au service de Khadija, une riche veuve qui organisait des caravanes marchandes. Malgré leur différence d'âge (Khadija avait 40 ans et Mahomet environ 25), ils se marient et auront un fils, Al-Qâsim qui mourut en bas âge, et quatre filles, Zaynab, Ruqayyah, Umm Kulthûm et Fâtima, la future épouse d'Ali.

Jeunesse

Quand Mahomet a douze ans, Abû Tâlib décide de tenter sa chance dans le commerce caravanier avec la Syrie. Son neveu insiste pour l'accompagner. Arrivés à Bostra (Al-Basrah), ils s'arrêtent à un monastère où ils se font remarquer par un moine nommé Bahira. D'après Ibn Ishaq, le célèbre chroniqueur, le moine reconnaît en l'enfant le futur prophète grâce à différents signes consignés par la tradition ecclésiastique, dont le sceau de la prophétie qu'il portait dans son dos. Sur ce, il recommanda fortement à Abû Tâlib de rebrousser chemin et de garder son neveu des yeux des Chrétiens et des Juifs d'Orient. L'oncle obtempéra et renonça par la suite à ces voyages. À la Mecque, Mahomet se distinguera des gens de son âge. Il est fort, judicieux dans ses propos, énergique dans ses expressions, fidèle à ses amis, et plus encore à ses promesses, il évite avec un soin extrême tout ce qui eut pû faire soupçonner en lui quelque goût pour le vice, quelque penchant à la licence. Les Qurayshites ayant déclaré la guerre (connue sous le nom d'El Fijar, vers 590) aux Tribus de Kénan (Canaan) et de Hawazan, ils marchèrent contre elles commandés par Abû Tâlib. Mahomet, âgé de vingt ans se distinguera par son intrépidité. Les deux Tribus sont battues et dispersées. Quelques temps plus tard, les fondations de la Kaaba sont gravement touchées par des pluies torrentielles. Menaçant de s'effondrer, le sanctuaire dut être démoli et reconstruit par les Qurayshites. Quand il s'agit d'y reloger la pierre noire, vénérée par les Arabes depuis le temps d'Abraham, les tribus ne s'accordent pas sur le choix de celui qui aura l'honneur de replacer la pierre sacrée. Elles conviennent qu'il reviendra au premier qui se présentera le lendemain à la porte du temple. Ce fut Mahomet. Pour ménager les susceptibilités, il enleva sa cape et y plaça habilement la pierre noire, qu'il fit élever ensuite par deux Arabes de chaque tribu, et la prenant alors, il la plaça lui-même, sous le regard approbateur de tous les habitants de la Mecque, enchantés de la noblesse de cette action, pour démêler l'orgueil qui en avait été le motif.

Le contexte religieux et culturel en Arabie

Les Arabes errent dans leur désert en une lente et continuelle migration qui les porte du Yémen trop dense vers la Méditerranée. Ils vivent chichement de quelques razzias. Rares sont ceux qui cultivent dans le Hedjaz, ceux qui commercent ou pratiquent l'usure dans les échoppes de La Mecque et au passage des caravanes qui relient l'Inde à la Syrie. La période de troubles politiques et économiques, le matérialisme des marchands à courte vue favorise la recherche de nouveaux horizons spirituels, et pourquoi pas vers le monothéisme des juifs, des chrétiens ou des mazdéens. Quelques décennies avant la naissance de Muhammad, le mouvement des Hanifs naît en Arabie d'une frustration vis-à-vis des religions exitantes et aspire à la restauration de la religion d'Abraham. Les adeptes de ce mouvement s'écartent des turpitudes (beuveries et luxure) dont les Arabes sont devenus coutumiers au fil des siècles et du culte des idoles. La venue annoncée de l'ultime Prophète occupe les cercles religieux et fait l'objet de surenchères entre les différentes communautés religieuses qui espèrent le soutien victorieux de l'Envoyé du Ciel.

Sa mission apostolique

C'est en 610 que, pour la première fois, l'archange Gabriel (Jibrîl) lui apparaît dans la grotte « Hira » où il avait coutume de se recueillir et lui transmet la révélation, la parole d'Allah. Les révélations se sont accomplies ponctuellement ou régulièrement selon les périodes de la prophétie. Mahomet fait immédiatement part de ces révélations à ses proches, et avec eux il fonde un groupe de croyants qui s'appelleront les musulmans: nommés ainsi en référence au prophète Abraham (muslim, celui qui se donne, qui se soumet à Allah « Dieu »). Après sa mort, ses disciples continuèrent de se transmettre oralement et sous forme d'écrits les paroles d'Allah révélées à Mahomet, avant qu'elles ne soient rassemblées définitivement en un seul livre, le Coran, par le troisième calife Uthman moins de vingt ans après la disparition du prophète. La croissance du groupe (environ 40 compagnons au début) inquiète les Mecquois, et les persécutions contre Mahomet et les siens se font de plus en plus vives après la mort de Khadija et d'Abû Tâlib. Ils doivent émigrer (hégire) à Yatrib (future Médine) en 622, année de l'hégire, à l'origine du calendrier musulman. Ils sont alors environ 70, dont Abû Bakr, compagnon préféré de Mahomet et futur calife. Mahomet réorganise Yatrib, où il est en même temps chef religieux, politique et militaire. Il s'appuie à la fois sur les deux tribus arabes et les trois tribus juives qui y vivent (mais les Juifs seront chassés de la ville vers 627, après avoir rompu un pacte). Les musulmans continuent de faire l'objet d'attaques de la part des Mecquois et ripostent. Les victoires et les défaites alternent, jusqu'en 629-630 où Mahomet prend La Mecque presque sans opposition, ralliant à lui ses derniers adversaires. Après avoir réorganisé l'administration et mis en place une nouvelle législation religieuse, il retourne à Médine, où il meurt en 632 après une courte maladie.

Thèses orientalistes

Si on en croit ses biographes, Mahomet aurait eu en tout quinze épouses tout au long de sa vie. Tabari dans son livre Chronique signale qu'il aurait convoité cinq femmes et qu'il avait deux esclaves dont l'une lui donna un fils (Ibrahîm, qui mourut à l'âge de deux ans). Les détracteurs de Mahomet pointent souvent du doigt le nombre de ses femmes (il avait neuf femmes à sa mort), alors que l'islam limite le nombre d'épouses qu'un homme peut avoir simultanément à quatre (ainsi que d'autres conditions très restrictives) ainsi que l'âge très jeune de certaines. Il est répondu à cette accusation que Mahomet se maria avant que cette règle fut instauré par le Coran. Et meme si les hommes de l'époque durent se séparer de certaines de leurs femmes pour respecter la règle, le Coran a instauré une exception pour le prophète (pour des raisons spécifiques, cf. liens externes).

Biographie historique

Tabari

Les prémices de l'islam

Mohammed effectue de nombreuses retraites spirituelles ; vers 610 la « révélation » débute. Mohammed qui a 40 ans commence à transmettre les versets qu'il déclare être révélés par Allah et dictés en arabe par l'archange Gabriel (Djibril), cette dictée durera vingt-trois ans. Ils formeront le Coran, qu'il prend soin dès le début d'enseigner oralement. Après la première visite de l'archange Gabriel, Mohammed se réfugie auprès de son épouse et lui raconte comment il a reçu une première révélation au cours d'une retraite spirituelle dans la grotte Hira sur la montagne d'Arafat (connaissance). Khadijah est considérée comme la première croyante. Khadijah (ou Khadijeh) couvre le prophète à sa demande (sourate « el Muzamil ») et s'enquiert auprès de son oncle, Waraqah Ibn Nawfal, qui lui confirme la prophétie de Mohammed et l'alerte des dangers à venir. Khadijah, la plus riche des femmes de La Mecque, est la première à prendre la défense de Mohammed pour faire connaître à l'Univers la nouvelle religion. Bien que ses contemporains acceptent difficilement d'abandonner leurs croyances et leurs pratiques ancestrales, en trois ans, il réussit à s'entourer d'une petite cinquantaine de disciples. Ils sont une centaine au bout de cinq ans. L'islam est la plus récente des trois religions révélées (religions du Livre). Le prophète et les musulmans accomplissent pendant un certain temps la prière tournés vers Jérusalem, puis pour marquer l'essence monothéïste abrahamique de l'islam, Mohammed et ses adeptes décident de se tourner en direction de la Kaaba qui se trouve à la Mecque. D'après la tradition musulmane, la première construction de la Kaaba remonte au temps d'Adam ; elle a été reconstruite par Abraham et son fils Ismaël.

L'hégire et les débuts de l'islam

En 619, les deux protecteurs meurent : sa femme Khadidja et son oncle Abi Talib - remplacé à la tête du clan par un autre oncle, très réticent à son égard. Mahomet quitte alors La Mecque, c'est le début de l'émigration ou « hégire », en 622. À Médine (Yathrib) par le jeu d'un pacte entre tribus arabes rivales, la vie s'organise autour de la communauté (Oumma). La richesse de Mahomet augmente au fil des dons et du cinquième de chaque prise ou butin. Les chefs de clan qui ne se soumettent pas doivent verser une taxe (jizyah). Au début, Mahomet puise largement dans la religion juive, les pratiques de la nouvelle foi. Ainsi, les interdits alimentaires sont exactement les mêmes que ceux imposés par la casherout (nourriture autorisée aux juifs), ses fidèles jeûnent le jour de la fête juive de l'expiation (Yom Kippour) et doivent prier en direction de Jérusalem. Le Coran raconte l'histoire des patriarches et des rois hébreux (Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Salomon, David,...).Ce n'est pas pour autant que les Juifs de Médine acceptent de se convertir au mahométisme. Le jeûne est ensuite fixé le mois anniversaire d'une escarmouche victorieuse contre des mecquois venus secourir une caravane ; Mahomet ne se tourne plus vers Jérusalem pour prier ; le mahométisme se détache de ses ancrages primitifs, s'affirme et s'impose par tous les moyens : ses détracteurs sont assassinés, un clan juif est expulsé de Médine et ses biens confisqués, la dernière tribu juive restée dans la ville est massacrée (624). Le mahométisme n'entend que rétablir l'idéal juif et chrétien dans sa pureté originelle chez ceux dont il juge qu'ils l'ont corrompu et qu'ils ont manipulé les écritures, Torah autant qu'Évangile... Il épouse Saouda (Sawda), veuve mais bonne ménagère. Puis Aïcha, n'ayant pas atteint l'âge de dix ans, fille d'Abu Bakr. En 627, il prend pour concubine Rayhana, une juive, puis Myriam en 629, une chrétienne ; la même année, il se marie avec Saffiyya, une juive. Le mariage d'un fidèle avec une païenne est interdit, mais licite avec des juives et des chrétiennes (la femme musulmane ne peut épouser qu'un musulman). La Mecque tombe comme un fruit mûr en 630. En neuf ans, il s'assure l'Arabie et la soumet. L'économie de pillage (razzia) atteint ses limites : vol réciproque ne crée pas richesse. Mahomet sonne l'arrêt des razzias entre tribus arabes. Il faut trouver un nouveau gisement : l'ère de la conquête a sonné, on soumet de nouveaux territoires, de nouveaux peuples. Il meurt à Médine d'une courte maladie, âgé de 63 ans. Il fut enterré chez lui. Après l'agrandissement de la mosquée de Médine, sous la dynastie omeyyade, son tombeau est devenu à l'intérieur de la mosquée, mais il est protégé par un triple mur.

Voir aussi

Liens internes


- Khalid Ibn Al Walid
- Mehmed

Liens externes


- [http://www.islamophile.org/spip/rubrique35.html Le Prophète, sa biographie, ses qualités humaines et ses miracles]
- [http://www.herodote.net/Dossier/Mahomet.htm Mahomet et la naissance de l'islam]
- [http://www.pbs.org/muhammad/ Site du documentaire de la chaîne americaine PBS : Muhammad, legacy of a Prophet]
- [http://charlatans.info/mahomet.shtml Critique historique et scientifique sur Mahomet.] Catégorie:Islam Catégorie:Chef religieux Catégorie:Personnage coranique Mohammed Mohammed ja:ムハンマド・イブン=アブドゥッラーフ ko:무함마드 ms:Nabi Muhammad s.a.w. simple:Muhammad th:มุฮัมมัด

Fatima Zahra

Fâtima (فاطمة [fāTima], qui est sevrée), fille de Mahomet et de sa première femme Khadija, est née à La Mecque vers 606 et morte à Médine en 632. La tradition veut qu'elle ait été la fille préférée du Prophète, qui l'aurait lui-même désignée comme étant la plus noble des femmes. Elle a épousé Ali, cousin de Mahomet et futur calife, qui lui a donné deux garçons, Hassan et Hussaïn (Husayn ou Hussein) et deux filles Oum Khaltoum et Zainab. Les chiites lui attribuent un troisième fils, nommé Muhassin mort enfant. Les différents surnoms (Zahra « l’éblouissante », Batul « la vierge »…) qu’on lui attribue témoignent du grand respect que lui portent les musulmans et en particulier les chiites qui lui vouent une grande vénération pouvant rappeler le culte marial des catholiques. Son nom est à l'origine de la dynastie arabe des Fatimides (909-1171), qui prétendaient en être les descendants. Son nom signifierait « la chamelle dont le petit est sevré ». On lui donne également comme interprétation « celle qui se tient à l'écart du péché ». Porté par de nombreuses femmes musulmanes, il s'écrit aussi Fatma, terme utilisé de façon méprisante par les Français en Afrique du Nord pour désigner les employées de maison et, plus généralement, toutes les femmes arabes. En Afrique noire, on trouve les formes Fatimata, Fatoumata et Fatou.

Main de Fâtima

left On appelle main de Fatima un talisman porté aussi bien par les sunnites que par les chiites, parfois même par des juives, censé conjurer le mauvais œil. On nomme aussi ce talisman khamsa, par référence au chiffre cinq (خَمسة [xamsa], cinq). Chez les chiites, les doigts de la khamsa sont fréquemment gravés des cinq noms sacrés, Mahomet, Ali, Fatima, Hassan et Hussaïn. Catégorie:Islam

622

Catégorie:622
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Événements


- En juin, Pacte d'Aqaba : les musulmans prêtent un serment de fidélité et d'obéissance à Mahomet.
- 15 juin : Le prophète Mahomet quitte la ville de La Mecque dont les habitants voulaient l'assassiner.
- 16 juillet : Fuite de Mahomet à Yathrib (Médine) : début de l'Hégire (exil).
- 24 septembre : Arrivée de Mahomet à Yathrib qui devient Madinat an-Nabi (Médine).
- C'est l'Hégire, date de la fuite de Mahomet de La Mecque à Médine, Arabie saoudite, qui marque le point de départ du calendrier musulman, le point zéro de l' Islam.
- Les Perses s’emparent d’Ancyre (Ankara).
- Reconquête de l'empereur d'Orient Héraclius qui vainc Charbaraz en Arménie. Les Perses évacuent le Pont et la Cappadoce.
- Au Japon, achèvement d’un groupe sculpté bouddhique à Nara.

Naissances


-

Décès


- ko:622년

Calife

Le mot calife (prononcé RRalif en arabe/perse) est une romanisation de l'arabe khalîfa (xalīfa(t), خَلِيفَة, ), littéralement « successeur (du prophète) », terme dérivé du verbe khalafa (xalafa, خَلَفَ) signifiant « succéder ». Le porteur du titre garde l'unité de l'Islâm et tout musulman lui doit obéissance : c'est le dirigeant de loumma. L'autorité d'un calife s'étends sur un Califat. À la mort de Mahomet en 632, l'Islâm est désuni : le premier calife sera Abou Bakr (ou Abubéker) qui poursuit la conquête de la péninsule arabique. À sa mort en 634, son premier ministre Omar (ou Umar) lui succède. Celui-ci conquiert la Palestine, la Mésopotamie, l'Égypte et la Perse ; en 644, il est poignardé par « abou loualouaa al-majoussi » un ancien esclave. Avant de mourir, il désigne un comité de six personnes qui devront choisir parmi eux le troisième calife. Ce sera Uthman (644-656). Le quatrième calife est Ali (656-661). Ensuite viendront les dynasties des Omeyyades qui choisiront Damas comme capitale puis des Abbassides qui portent leur siège à Bagdad. Ceux-ci verront leur autorité contestée et la proclamation de califes concurrents (Fatimides au Caire, Omeyyades à Cordoue) si ben que vers l'an 1000, le monde musulman est divisé en trois califats indépendants.

Articles connexes


- Califat ;
- Islam ; Catégorie:Vocabulaire de l'islam Catégorie:Islam catégorie:Titre


Islam

L'islam est une religion, chronologiquement le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au , il s'ajoute au courant judaïque et au courant chrétien desquels il hérite de nombreux éléments. L'islam a un livre sacré, le Coran, qui recueille les révélations de Dieu au prophète Mahomet. L'Islam avec I majuscule désigne la civilisation islamique.

Notions principales

Étymologie

Islam est un mot arabe (إِسْلاَم ou, plus couramment إسلام , transcrit ʾislām) qui signifie « soumission à la volonté de Dieu » dans un contexte religieux. En tant que religion, l'islam, en effet, prêche la soumission et l'obéissance à Dieu ( Allah, en arabe). : Le mot prend en français une majuscule lorsqu'il désigne l'ensemble des peuples musulmans sinon, comme pour les autres noms de religions, il garde la minuscule. D'un point de vue étymologique, le mot est dérivé d'une racine de trois consonnes (cas typique en arabe), s.l.m, désignant le fait de se soumettre, qui donne un autre dérivé, مُسْلِم muslim, « musulman ». On évoque depuis quelques années un lien avec le radical qui fournit salām, « la paix », lien que l'on peut considérer être une étymologie populaire. La théorie que l'on rencontre le plus souvent, cependant, fait de أَسْلَمَ ʾaslama, « se soumettre à Dieu » (dont on dérive إِسْلاَم ʾislām), un dérivé de سَلِمَ salima, « être sain et sauf » (qui fournit سَلاَم salām). Islam implique l'adhésion sincère et absolue du cœur à Dieu et l'abandon intégral et confiant de toute la personne à Dieu et signifie donc la recherche inlassable de la perfection dans le comportement et les attitudes.

Quelques définitions


- « islam » avec une minuscule désigne la religion fondée par Mahomet en 622;
- « Islam » avec une majuscule désigne l'ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique;
- « Musulman » désigne ce qui est relatif à la religion: les personnes professant l'islam et ce qui est relatif à ses lois et rites;
- « Islamique » renvoie à l'islam en tant que religion et en tant que civilisation;
- « Islamisme », « islamiste » s'employaient autrefois pour « Islam » ou « musulman ». Ces termes sont utilisés aujourd'hui dans certains medias pour désigner l'Islam politique mais aussi les manifestations violentes qui lui sont attribuées.

Sources de législation Sunnite


- Les musulmans affirment que le Coran a été révélé par Dieu à son prophète Mahomet, qu'il est donc la première source de législation dans l'islam et que Dieu le préserve contre toute modification ou altération.
- La sunna (qui est l'ensemble des dires et faits du prophète) est la seconde source de législation dans l'islam. La sunna a été rassemblée et classée par les musulmans dans plusieurs œuvres comme sahih al boukhari (صحيح البخاري) , sahih mouslim (صحيح مسلم) etc… ;
- La troisième source de législation dans l'islam est l'unanimité des musulmans Al Ijmaa الإجماع. Cela en se référant à une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l'unanimité sur quelque chose de faux ;
- La quatrième source est al-qiyâs (القياس)(littéralement « la mesure »), qui permet de tirer le jugement d'une chose pour laquelle il n'y a pas de législation à partir du jugement d'une chose analogue. Il est à noter que ces sources de législation ont été mises en œuvre après la mort du Prophète et sont considérées comme illicites (haram) par d'autres groupes de l'Islam.

Lieux saints

Islamisme Islamisme Les principaux lieux saints de l'islam sont :
- La Ka'ba (« le Cube ») de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite. Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bâti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu'à l'avènement de l'islam, il était dédié au dieu arabe Hubbal, qui était vénéré par des rites de circonvolution autour de la pierre noire. Tout musulman se doit d'y faire un pèlerinage au moins une fois dans sa vie s'il en a la capacité physique et financière ;
- Médine (Almadinah), ville où émigra Mahomet après s'être enfui de La Mecque, est la deuxième ville sainte de l'islam ;
- Jérusalem (al-Qods), est la troisième ville sainte. C'est l'endroit vers lequel le prophète Mahomet aurait effectué le voyage nocturne et l'ascension. Le pèlerinage sunnite n'est admis que vers ces trois villes.
- Pour les Chiites (Chi'ites), Kerbala en Irak est la deuxième ville sainte. Ce fut le lieu du martyre d'Hussein( petit fils du prophète Mahomet et fils de Ali, troisième Imâm , ainsi que ses compagnons, venus à Kerbala pour défendre l'imamât c'est à dire la succession par l'imam Ali gendre du prophète et Hussein son fils (Hassan, son frère ainé ayant été tué). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commémoration de ce massacre, à Kerbala ;
- Nadjaf, toujours en Irak, est également une ville sainte pour les chiites.

Devoirs des Sunnites

Les cinq Piliers de l'islam constituent des préceptes fondamentaux obligatoires pour tous les sunnites:
- la profession de foi (Chahadah en arabe);
- la prière (Salât);
- la zakat (impôt légal purificateur calculé dans les pays musulmans sur les revenus du foyer et destiné aux pauvres. La zakat ne doit pas être confondu avec les aumônes.) ;
- le jeûne islamique (durant le mois lunaire du Ramadan) ;
- le pèlerinage à la Mecque, pour qui en a les moyens matériels et la capacité physique. En outre, le sunnisme interdit la représentation des « choses et personnes saintes ». Plutôt que de parler d'iconoclasme, il faut parler d'aniconisme. Les cinq piliers de la religion sont la base sur lesquels le(a) futur(e) sunnite construira sa vie pour se conformer à la révélation.

La Profession de foi

La profession de foi doit de préférence être exprimée en arabe, elle se résume en une phrase : :« Je témoigne qu'il n'y a de (vraie) divinité que Dieu et que Mahomet est son messager »: : أَشْهَدُ أَنَّ لاَ إِلَهَ إٍلاَّ اللَّهَ وَأَنَّ مُحَمَّدََاَ رَسُولُ اللَّهِ :achhadou al-lâ ilâha illa-llaha wa anna mouhammadan rasûlu allahi Elle consiste d'une part à ne croire qu'en un seul dieu, à lui vouer exclusivement tous les actes d'adoration, et d'autre part à reconnaître que Mahomet est le dernier messager de Dieu (précédé des messagers cités dans l'ancien et le nouveau testament), et l'exemple à suivre. La shahada est obligatoire pour quiconque veut devenir musulman : c'est la déclaration de sa foi musulmane. Enfin elle garantit le paradis, sous condition d'avoir accomplie des actes de bien, à quiconque la dit avant de mourir en conformité avec la parole de Mahomet : : « Toute personne qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que Mahomet est l'Adorateur et l'Envoyé de Dieu ne manquera pas d'être préservée – par Dieu– du feu de l'enfer » Quatre piliers sont liés à la personne directement, la chahadah, la salat, le ramadan et le hadj, le dernier pilier qui est la zakat doit se faire au sein de la communauté, c'est un impôt de solidarité qui assure la cohésion sociale. Il n'est donné que par les personnes qui ont le seuil (nissab) équivalant à environ cent grammes d'or, et qui l'ont gardé pendant la durée d'un an lunaire. La zakat est un impôt fixé par la religion pour subvenir aux besoins des nécessiteux (orphelins, voyageurs, pauvres, libération des esclaves, etc.) et dans une plus grande mesure à développer la vie en communauté (paiements des agents de l'État, fonctionnaires, routes, développement de l'espace publique, infrastructures publiques, etc.). L'assiette de cet impôt (zakat) doit être conforme aux prescrits divins. Ainsi, il y a lieu à perception de l'impôt sur chaque transaction entre partie effectuée sur un lieu publique de la communauté, de même la monnaie avec laquelle l'impôt sera perçu doit aussi être en conformité avec les prescrits divins. Celle-ci sera émise en fonction de la production alimentaire des terres agricoles de la communauté (propriété privé des moyens de production — terres agricoles — mais l'eau de pluie nécessaire aux terres agricoles appartient à Dieu et donc à tous); ou bien sous-forme de pourcentage (2,5%) de la valeur des biens stagnant pendant 1 an. Le pauvre a donc sa part pour se nourrir via l'impôt en monnaie tous deux institués par le chef de la communauté, au départ des prescrits divins.

Variantes théologiques

La relation directe de l'homme à Dieu par le Coran et la liberté religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L'absence de clergé permet l'existence de différentes théologies, et différentes écoles religieuses. À la mort du prophète, des différences religieuses importantes et la conquête arabe fulgurante provoquent des rivalités politiques. Beaucoup de questions sur la liberté de l'homme, le péché, la foi, etc. conduisent à la constitution de théologies musulmanes qui essayent de donner des réponses aux questions et aux problèmes non détaillés par les textes divins, et de faire face aux défis de la vie humaine. Les croyants se partagent en trois branches :
- le sunnisme, de Sunna, « la tradition ». Le sunnisme se divise lui-même en différentes écoles juridiques. Il y en a aujourd'hui 4, mais il y en a eu d'autres dans le passé. Ces écoles s'acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matière d'interprétations théologiques :
  - le malékisme (de Malîk Ibn Anas qui vécu entre 712 et 796) ;
  - le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
  - le shafi'isme, ou shaféisme, de Al-Shafi'i 768-820) ;
  - le hanafisme ( de Abû Hanifâ, 700-767) ;
  - Le mu'tazilisme, école interprétative rationaliste du sunnisme née au et éradiquée au par les acharites (disciples de Al-Chari), connaît ce qui ressemble à une résurgence depuis le .
- le chiisme, lui même divisé en différentes branches, dont les deux principales sont :
  - le chiisme duodécimain (90% des chiites) ;
  - le chiisme septimain (ou ismaélien) ;
  - Voir aussi d'autres groupes chiites : les alaouites de Syrie, le zaydisme du Yemen et les druzes de Syrie / Israël / Liban ;
- le kharidjisme (beaucoup moins répandu que les deux premiers) ; Les sunnites représentent environs 90% des musulmans, les chiisme environs 10%. Le kharidjisme moins de 1%. nota : Le wahhabisme, une version particulièrement rigoriste s'appuie sur l'école hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n'existe pas en islam du fait des diverses écoles interprétatives citées ci-dessus, comme du fait qu'aucun magistère n'est institué pour le faire respecter. A ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considèrent que les autres écoles sunites doivent à terme s'unifier en se ralliant à leur interprétation. Il s'agit là d'une rupture avec la tradition pluraliste des interprétation du sunisme, qui entraîne parfois des conflits avec ces écoles. Enfin, il est traversé de nombreux courants de spiritualité mystique, comme le soufisme ou tassawuf. Au départ, ces confréries sont d'origine chiites mais le principe s'en répand dans le sunnisme. Une théologie populaire se développe dans le maraboutisme qui pratique le culte des saints.

Clergé

saint Il n'y a pas de clergé dans le sunnisme. L'imam n'est pas un prêtre mais bien un citoyen de la communauté musulmane qui conduit la prière : il est « celui qui se met devant pour guider la prière » et n'est pas forcément un théologien ; en fait en arabe l'imam veut dire « chef » ou « guide », et dans le sunnisme il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cœur pour être à la tête d'une communauté, d'un État. Le muezzin n'est pas un prêtre non plus. L'islam reconnaît divers niveaux de compétences religieuses parmi ses fidèles : L'explication du Coran se nomme tafsîr. Et lijtihâd est la recherche de solutions nouvelles à partir des textes de référence pour répondre aux problématiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلة [mu`āmalāt], « comportements », pl. de مُعامَلات [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou économique inédite. # al-mujtahid al-mutlaq, capable de « se battre » en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthèse, élaborer les principes juridiques sans référence à une école particulière. Ces compétences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ; # al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le même mais dans le cadre d'une école interprétative ; # al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une école interprétative, capable d'élaborer des réponses juridiques sur des questions nouvelles ; # al-'âlim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connaître le Coran et la Sunna ; # al-'âmîy, celui qui ne connaît que les grandes lignes de l'islam. Les savants exégètes sont considérés comme les « successeurs » des prophètes. Le chiisme orthodoxe de la secte 'usuli (clergé des ayatollah) reconnaît, a contrario, un clergé à plusieurs niveaux hiérarchiques, les mollahs, tandis que le sunnisme rejette cette idée d'un clergé central jouant le rôle d'intermédiaire obligé. Par bien des aspects, l'Islam pour sa partie sunnite, est une religion décentralisée et, paradoxe peu compris en Europe, particulièrement en France, une religion dont tous les pratiquants sont des laïques. En Europe et dans certains pays musulmans, les gouvernements réclament un alignement de la formation des imams sur la formation des ministres des autres religions, c'est-à-dire trois ou quatre ans d'étude au minimum.

Diffusion

La description de ce paraphe est l'objet de l'article monde arabo-musulman.
Voir aussi les articles détaillés Origines de l'islam et Histoire de la conquête musulmane

Situation de l'islam contemporain

L'islam est la religion la plus répandue après le christianisme, et actuellement celle avec la croissance la plus rapide. Selon certains il comporte maintenant 1,3 milliard de croyants, soit 20 % de la population du monde. La diffusion de l'islam hors du monde arabo-musulman traditionnel s'explique par la croissance des flux migratoires à partir des pays de religion et de culture musulmane, ainsi que du prosélytisme de certains musulmans. L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la désignation officielle de plusieurs États indépendants, sous la forme de « République islamique... ». Mais ces États ne sont pas les seuls ou l'imbrication du civil et du religieux est telle que la charia y a force de loi. L'apostasie y est parfois combattue avec une extrème rigueur. Il se produit souvent une confusion entre Arabes et musulmans à cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et l'importance de la langue arabe dans cette religion. Il y a 300 millions d'Arabes, dont 20 millions sont chrétiens. Au final, seulement 25 % des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquième sont situés en Afrique sub-saharienne, et la plus grande communauté musulmane du monde est en Indonésie. Il y a des populations islamiques importantes au Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, en Iran, en Chine mais aussi en Europe, dans l'ancienne Union Soviétique, et en Amérique du Sud. Il y a presque 7 millions de musulmans aux États-Unis et presque autant en France.

Islam et autres religions monothéistes

Voir l'article détaillée Relation de l'islam aux autres religions
- L'islam reconnaît les prophètes du judaïsme, sans pour autant s'y limiter, et établit d'une manière générale les prophètes comme moyens pour Dieu de rappeler les hommes vers la foi en lui et un comportement de droiture ;
- Jésus y est considéré comme un prophète (et appelé
Issa), dont le retour est attendu à la fin des temps où il combattra l'Antéchrist et détruira les croix. Dans l'islam, il ne sied pas à Dieu d'avoir de fils, car c'est une marque de dépendance et c'est logique, parce que l'etre qui a besoin d'un fils n'a pas l'aptitude d'être un dieu. le Dieu doit exister seul sans parents ni fils. Par exemple le Coran pose une question : comment un Dieu n'ayant pas besoin de personne aurait un fils ?
- L'attitude de l'islam par rapport à ces deux « religions du Livre » antérieures consiste à la fois a les respecter,leur reconnaître une certaine vérité, et les considérer comme ayant été corrompues au fil du temps par les passions des hommes (injustice, excès, etc.). Le dernier prophète et messager de Dieu, serait Mahomet, étant appelé à rétablir le message dans sa vérité primordiale.
- L'apostasie de l'Islam vers une autre religion est, à tout le moins, fort mal considérée.

Voir aussi

Bibliographie


- Tahar Gaïd,
La femme musulmane dans la société, Iqra, 2003
- Fdal Haja,
Assalihats, les femmes vertueuses, Universel, 2005
- Charles-André Gilis,
Études complémentaires sur le Califat, Al Bustane
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg,
La Chronique de Tabari (5 volumes)
- Ibn Taymiya,
Lettre à un roi croisé, 2005, Tawhid
- Mohammed ben Jamil Zeino,
Comment comprendre le Coran ?, ÉEditions Chama, 2005
- Dalila Adjir- Adlali Beghezza,
Entrée interdite aux animaux et aux femmes voilées, Akhira Distributions
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg
- Roger Du Pasquier,
Découverte de l'islam, Seuil, 1984 ( Comprendre l'islam de Frithjof Schuon, Seuil, 1976)
- Michel A. Boisard,
L'Humanisme de l'islam, Albin Michel
- Dominique Sourdel,
Vocabulaire de l'islam - N°3653, PUF, Collec. « Que sais-je ? », Nov. 2002
- Mohammed Arkoun,
Ouvertures sur l'islam, Grancher, 1992
- Michel Reeber,
L'Islam, Les Essentiel Milan, 1999 (pour une première approche)
- Paul Balta,
L'Islam, Le Monde édition, 1997 (également pour une première approche)
- Malek Chebel,
Manifeste pour un islam des lumières, Hachette, 2004
- Abdallah Penot,
Le Coran, éditions Alif, 2004.
- Denise Masson,
Le Coran, Paris, Folio, 1992 (une traduction aussi juste que poétique).
- traduction d'AbdAllah Penot,
La Doctrine de l'unité, selon le soufisme, éditions Alif.
- Al Nawawy, traduction d'AbdAllah Penot,
Les Jardins de la piété, éditions Alif
- Henry Corbin,
Histoire de la philosophie islamique, Folio, 1989
- Fatima Mernissi,
Sultanes oubliées, Femmes chefs d'État en Islam, Albin Michel
- Eva de Vitray-Meyerovitch,
Anthologie du Soufisme, Albin Michel
- Ligue francise de la femme musulmane,
Éducation des enfants en islam , LFFM
- Dominique Aubier,
La Réaffirmation messianique du Coran. Mise au point sur les faiblesses et les errances théologiques de l'Islam. M.L.L. 2001
- Bernard Lewis,
Islam, Quarto Gallimard
- AbdAllah Penot,
L'Entourage féminin du Prophète, Alif édition.

Liens génériques


- religion, monothéisme, critique radicale, hérésie, apostasie Brahim Labari, Recettes islamiques et appétits politiques, Paris, Syllepse, 2002.

Liens spécifiques


- Islam en France, islam en Belgique (sur Wikinations.be) ;
- Art islamique, Contes des Mille et une nuits
- Averroes (
Ibn Ruchd), Ibn Khaldun, Omar Khayyam, Djallal el Din Rûmi ;
- Mahomet, guerre sainte, musulman, vocabulaire de l'islam ;
- Charia ;
- Wahhabisme, chiisme, Omeyyades, Abbassides, Fatimides ;
- les écoles traditionnelles d'interprétations du sunisme : malékisme, hanbalisme, shafi'isme, hanafisme ;
- Islam libéral.
- Rapport homme/femme en islam
- Islam et homosexualité

Liens externes


- Catégorie:Islam ms:Islam ko:이슬람교 ja:イスラム教 simple:Islam th:ศาสนาอิสลาม


656

ko:656년 Catégorie:656
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Événements

Moyen orient


- Ali ibn Abi Talib succède à Uthman, calife à Médine (656-661).
  - Uthman (Othman) voit sa politique de collaboration avec les peuples vaincu pour l’administration de l’Empire contestée en Egypte et en Syrie par les partisans d’Ali. Il est assassiné le 17 juin 656 par le frère d’A’isha (fille d’Abu Bakr et femme préférée du Prophète). Ali s’impose à Médine comme son successeur. Il obtient rapidement le soutient des trois grandes villes musulmanes (Basra, Kûfa et Fustât). Mais il est soupçonné d’avoir commandité le crime d’Uthman.
- Bataille du chameau en Arabie.
  - Mu’awiyya, allié d’A'isha et leurs partisans (Talha et Zubayr, de la Mecque) se soulèvent contre Ali mais sont battus à la bataille du Chameau où A’isha est faite prisonnière.

Europe


- Grimoald, fils de Pépin de Landen échoue dans une tentative de coup d'État à Metz dans le royaume d'Austrasie. Il impose son fils Childebert l'Adopté en Austrasie (656-662) à la place du fils de Sigebert III, Dagobert II, exilé en Irlande.
- Ebroïn, maire du palais de Neustrie prétend dominer l’aristocratie, empêcher l’hérédité des familles palatines et élever aux emplois des gens de basse naissance qui lui doivent tout. Il se heurte aux grandes familles dirigés par Saint Léger, futur évêque d’Autun (659).
- Indépendance de fait du patrice de Toulouse.

Naissances


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Décès


- 17 juin : Uthman, calife à Médine, assassiné.

659

Catégorie:659
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Années 630 | Années 640 | Années 650 | Années 660 | Années 670
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---- Cette page concerne l'année 659 du calendrier julien.

Événements


- Saint Léger évêque d’Autun.
- Fondation de l’abbaye bénédictine de Corbie par la régente Bathilde.
- Constantin Pogonat, Héraclius et Tibérios, co-empereurs d'Orient.
- Traité de paix entre Byzance et l’islam.
- Mu'awiyya, reconnu en Syrie puis en Égypte, est proclamé calife. Damas devient la capitale au détriment de Médine. L’Empire est organisé en un état monarchique centralisé qui s’appuie sur les Kalbides ou Yéménites et des cadres Syriens récemment convertis (Ibn Sarjun, un ancien fonctionnaire byzantin, est le chef des finances de Mu'awiyya).
  - La prise du pouvoir par Mu'awiyya, fils d’Abû Sufyan, ancien chef des Mecquois hostiles au Prophète, marque la victoire décisive de l’aristocratie qurayshite sur les compagnons du prophète. Dans un empire régit par une religion ou rien ne distingue le pouvoir spirituel du pouvoir temporel, il doit fixer les attributions du califat. Son pouvoir s’appui sur la tradition arabe où le chef de tribu est choisi par le conseil des Anciens qui partage le pouvoir avec lui, sur la tradition byzantine ou perse où le souverain dispose d’un pouvoir absolu d’essence divine et sur la loi coranique qui donne des indications sur la manière de gouverner et d’obéir. Le calife omeyyade est « Khalifat Allah » (« Calife de Dieu ») et Amir al Muminin (« Commandeur des croyants ». Le califat prend surtout l’allure d’une monarchie militaire inspirée de l’exemple byzantin.

Naissances


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Décès en 659


- ko:659년

Imâm

Un imam (arabe : إمام imām, guide, celui qui est devant) est une personne qui dirige la prière en commun. C'est de préférence la personne qui est la plus instruite dans la connaissance de l'islam. Pour les chiites, l'imam est le guide spirituel et temporel de la communauté islamique.

Succession des imams chiites

Catégorie:Islam Catégorie:Imam ja:イマーム th:อิมาม

Hasan

Hasan az-Zakî (أبو محمد الحسن بن علي الزكي []) (حَسَن [], beau; bon, excellent) (زكي [zakī], vertueux) est le fils ainé de Ali et Fâtima, premier petit fils de Mahomet. Il est né en 624, selon la tradition chiite il succéda à son père comme second imam en 661. Il est mort empoisonné en 670. En Afrique noire, on trouve les équivalents Lassana et Alassane, dérivés de la forme al-Hasan.

Histoire

Tabarî raconte que Asmâ, l'une des épouses de Hasan, a été soudoyée par Mu`âwîya pour l'empoisonner. C'était soit une serviette enduite de poison, soit un poison à introduire dans la nourriture. Mu`âwîya avait promis à cette femme de l'argent, des biens immobiliers et même la main de son fils Yazîd futur calife. Hasan fut empoisonné et il est mort. Asmâ demanda alors sa récompense, les promesses furent tenues, sauf le mariage. On voulut enterrer Hasan au côté de Mahomet à Médine. Aïcha prolongeant sa vindicte contre la famille d'Ali empêcha cet enterrement sous prétexte qu'elle était la propriétaire du terrain. Hassan fut donc enterré aux environs de Médine, au cimetière de Baqi'. Asmâ insista pour que la promesse de mariage soit tenue. Mu`âwîya lui dit : « Ayant trahi ton mari, ne trahirais-tu pas mon fils ? » Et il la fit mettre à mort.

Source


- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad Catégorie:Islam Catégorie:Imam

Husayn

Husayn ou Hussein (أبو عبد الله الحسين بن علي سيد الشهداء []) (arabe: سيد الشهداء [sīd aš-šahādā'], seigneur du témoignage, du martyr) est le petit-fils de Mahomet, fils de Ali et de Fâtima Il est né en 626. À la mort de son aîné Hasan en 661, il lui succéda comme troisième imâm chiite. Il est mort en 680 lors de la bataille de Kerbala. Il épousa Shahr Banû (farsi : شهر بانو [šahr bānū], dame de la cité) une des filles du dernier empereur sassanide de Perse Yazdgard III. Les formes équivalentes sont Hossein en persan et Hüseyin en turc.

Histoire

Bien qu'il ait toujours refusé de prêter serment aux omeyyades, il accepta quelques largesses venant de Mu'awiya. À la mort de ce dernier il quitta Koufa pour La Mecque. Le gouverneur du nouveau calife omeyyade Yâzid, Ibn Ziyâd fit tuer l'émissaire que Husayn lui avait envoyé. Peu après, Husayn est parti très imprudemment, avec une petite troupe, rejoindre ses partisans de Koufa qui l'avaient appelé à leur aide. Ibn Ziyâd intercepta cette troupe à Kerbala et exigea que Husayn fasse allégeance au calife Yâzid. Une bataille très inégale s'engagea, bien que ce fût au cours d'un mois sacré, les chiites furent tous tués (10 octobre 680; 10 muharram 60H). Seul le plus jeune fils de Husayn, 'Alî Zayn al-'Âbidîn, fut épargné avec les femmes. Le cadavre de Husayn fut enterré sur place et son crâne fut envoyé à Damas au calife Yâzid. Celui qui a tranché la tête de Husayn a dit : « Nous tranchons la tête de ceux qui nous sont chers, mais qui sont devenus rebelles et insolents. » Lorsqu’on apporta le crâne de Husayn au calife Yazîd I celui-ci fut effrayé, Il frappa d’un baguette la bouche de Husayn et dit : « Nous nous serions contenté de la soumission des habitants de l’Irak sans ce meurtre » Un spectateur présent lui dit : « Écarte cette baguette de cette bouche que le Prophète a mainte fois baisée. » , Alors Yazîd irrité se retourna vers `Ali Zayn et lui,dit : « Fils de Husayn, ton père a brisé les liens de la parenté et c’est pour cela que Dieu lui a fait ce que tu as vu. » Ensuite, Yazîd fit conduire dans ses appartements les femmes et ordonna de traiter `Ali Zayn avec beaucoup d’égards et de les accompagner à Médine. Le crâne de Husayn est encore vénéré dans un mausolée attenant à la grande mosquée de Damas. D'autres traditions racontent que le crâne aurait été ramené à Kerbala et même que cette tête aurait miraculeusement parlé pendant le voyage. D'autres racontent que les Fatimides l'auraient emmenée à Ascalon puis au Caire à l'époque des croisades. La fête chiite d’Achoura, le 10 muharram, est l’anniversaire du « martyr d’Husayn » et de sa famille. C’est la fête religieuse principale du chiisme qui prend des formes particulièrement spectaculaires à Kerbela. Kerbela et Damas sont des lieux de pèlerinages chiites ainsi que tous les lieux ou le crâne d'Husayn est supposé avoir séjourné.

Source


- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad Catégorie:Islam Catégorie:Imam th:ฮุเซน

Alioune

Alioune, prénom masculin d'Afrique noire, équivalent à Ali, prénom du cousin et gendre de Mahomet, époux de Fatima. Catégorie:Prénom Catégorie:Afrique

Khadija

Khadija ou Khadidja (خَدِيجَة بِنت خُوَيلِد الطَّاهِرَة [], Khadija fille de Khuwaylid la Pure, طَاهِر [], pur) fut la première femme de Mahomet, morte en 619 à La Mecque. La tradition fait d'elle une riche commerçante, deux fois veuve et membre de l'importante tribu mecquoise des Qurayshites. Elle engage le jeune Mahomet, sans doute alors pauvre berger, pour conduire des caravanes en Syrie. Il devient vite son homme de confiance, et elle lui propose le mariage, qu'il accepte malgré leur différence d'âge (elle avait environ quarante ans et lui vingt-cinq). Ils auront ensemble sept enfants, trois fils morts en bas âge (Qasim, Taher et Tayeb) et quatres filles (Zeynab, Rukayya, Umm Kulthum et Fâtima). Seule Fâtima leur donnera une descendance mâle. Khadija croit tout de suite à la mission de Mahomet, et devient la première femme musulmane de l'Histoire. Tant qu'elle est restée vivante, le Prophète n'a jamais épousé d'autre femme. Son nom signifie « avorton », terme peu flatteur qui pourrait lui avoir été attribué pour conjurer le mauvais sort. En Afrique noire, on trouve la forme Kadiatou, en turc, Hatice. Catégorie:Prénom Catégorie:Islam

Chiisme

Le chiisme (ou chi'isme, shi'isme ; en arabe شِيعَة šīʿaʰ) qui regroupe environ 10 % des musulmans constitue l'une des trois principales branches de l’islam avec le sunnisme et le kharijisme.

Origine du chiisme

Étymologiquement, le terme chiisme vient de shî'at 'alî, le parti d'Ali. À la mort de Mahomet en 632 la question de sa succession fut à l’origine du premier grand schisme de l’islam. Ceux qui prirent le parti d’Ali, cousin et gendre de Mahomet estimaient qu'il était l'unique successeur légitime mais reconnaîtront le premier calife Abu Bakr. Ce n'est qu’après la mort du troisième calife Uthman qu'Ali accèdera à la tête de la communauté. Néanmoins son pouvoir sera sans cesse contesté par Mu'âwiyah Ibn Sufiân qui trahira son pacte avec Ali. Il sera assassiné en 661 pendant sa prière dans une mosquée , ses partisans reportèrent alors toutes leurs espérances sur son fils Hassan puis Hussein. Celui-ci refuse le pouvoir omeyyade(de Mouaawiya) et constitue un bataillon pour une rébellion. Le martyre de ce dernier avec l'ensemble de sa famille et ses partisans à Kerbela, en 680, marquera le début de la rupture entre les chiites et ceux qu’on nommera plus tard les sunnites. Le destin tragique d'Hussein secoue une partie de la conscience musulmane et provoque une détermination à combattre jusqu'au bout pour un idéal de pouvoir juste et respectueux des principes fondamentaux de l'islam primitif. Le martyre devient un symbole de la lutte contre l'injustice. Le cœur du Chiisme est dans ce massacre, d'où le culte des martyres. Hassan, l'autre petit-fils, ne cherche pas à prendre le pouvoir, ce qui affaiblit considérablement la révolte chiite sur le plan politique. Tous les descendants de Hoseyn vont avoir un destin tragique, tel que la prison sur ordre du khalife. Selon les Chi'ites, la succession est héréditaire. Pour le courant majoritaire du chiisme duodécimain, le douzième successeur de Mahomet va parvenir à échapper à l'emprisonnement par voie surnaturelle et disparaît en 874 : c'est l'occultation. Ce phénomène surnaturel de l'occultation va permettre de mettre un terme à la question du temporel, et donne une dimension eschatologique et religieuse très forte. Ils admettent l'ordre politique car le XII imam reviendra à la fin des temps et trouvera son règne. Pour les Chiites, les Imâms sont les guides, les mainteneurs du Livre. Leur légitimité n'est pas due à leur descendance charnelle du Prophète, mais à leur héritage spirituel, ils ont une connaissance par le cœur du Coran, en expliquant l'ésotérique (bâtin) aux fidèles.

Particularités doctrinales

En tant que mouvement musulman, le chiisme reconnait l'unicité divine, les textes sacrés du Coran, le prophète, les cinq obligations fondamentales, le jugement dernier et de la résurrection

Justice de Dieu

Les Chi'ites insistent sur la liberté de l'homme dans ses actes. Dieu ne peut agir que dans la justice, donc il y a une certaine rationalité de la création, donc l'homme est libre dans ses actions si par condition il suit le livre sacré (le coran).

L'imamat

Dieu ne peut admettre que les hommes aillent à leur perte, donc leur a envoyé les prophètes pour les guider. Mais la mort de Mahomet met fin aux prophètes. Il faut un garant spirituel de la conduite des hommes, qui est une preuve de la véracité de la religion et qui dirige la communauté. L'imam : le guide. Il doit remplir un certain nombre de conditions : être instruit de la religion, être juste, exempt de défauts donc être le plus parfait de son temps. Il y a une investiture surnaturelle par le prophète, puis par l'imam précédent. À l'inverse des sunnites, les chiites exigent donc que la communauté musulmane soit dirigée uniquement par un descendant de la famille de Mahomet (Ahl al-Bayt). Cette revendication n’avait à l’origine qu’un aspect politique et religieux , mais au fil du temps elle prit une importance fondamentale dans la théologie chiite. La conception de l’imamat des chiites est foncièrement opposée à celle du califat admise par la majorité des musulmans. L’imamat, incarnant à la fois le pouvoir temporel et spirituel et inauguré par Ali, est considéré comme la succession du cycle de la prophétie définitivement bouclé par le dernier prophète Mahomet. L’imam, qui ne peut être qu’un descendant d'Ali, est vénéré comme le représentant infaillible de Dieu sur terre et le gardien du sens caché de la révélation. L'imam tire son autorité de Dieu, il est donc infaillible. Depuis l'occultation du douzième imam, les hommes ne peuvent pas se réclamer d'une autre autorité et ils sont donc libres par rapport au pouvoir temporel en place. Il y a donc une séparation du spirituel et du temporel. Les 'Uléma jouent un grand rôle dans la révolution. La doctrine n'est pas figée car le douzième imam est toujours vivant : malgré son absence corporelle il a les moyens de transmettre aux siens l'expression de sa volonté. L'interprétation reste donc ouverte dans le Chi'isme et les problèmes nouveaux peuvent recevoir une solution nouvelle. Selon les critères du savoir théologique, les 'Uléma peuvent interpréter les signes de l'imam. Les autres membres de la communauté se contentent du Taqlide, l'imitation. Vision idéaliste de la fin des temps, l'imam caché renvoie à une face cachée de la révélation. Il faut faire un effort pour arriver à trouver et à comprendre l'ésotérique, au-delà de ce qui est visible. ----

Divisions et sectes

Des divergences à propos de la succession de certains imams furent en grande partie à l’origine de l’éclatement du chiisme en d’innombrables groupes et sectes. Cependant trois grandes tendances forment l’essentiel du monde chiite d'aujourd'hui : les Zaydites qui reconnaissent cinq imams, les imamites ou duodécimains et les ismaéliens ou septimains, auxquelles il faut ajouter les chiites dits hétérodoxes comme les Druzes et les Alaouites.

Diffusion du chiisme

Aujourd'hui, l'Iran est le grand centre du Chi'isme mais cette religion existe aussi ailleurs, elle n'est donc pas la version iranienne de l'Islam. Les Chi'ites sont majoritaires en Iran, Bahreïn, Irak et ils constituent une minorité dans une quinzaine d'autres pays.
- Le chiisme duodécimain est la religion majoritaire en Iran ,en Irak et au Liban;
- Les druzes vivent essentiellement au sud du Mont Liban, au nord d'Israël et en Syrie sur le Golan. Au Liban, le principal groupe politique druze est actuellement dirigé par Walid Djoumblatt.
- Les zaydites sont surtout présents au Yémen.
- Les alaouites constituent 10 % de la population en Syrie et sont présents en Turquie (estimation à 25 millions). La famille du chef d'état syrien est alaouite.

Voir aussi


- [http://www.muslimfr.com/chisme.htm le chiisme vu selon les sunnites]
- soufisme
- Moussa Sader
- [http://jm.saliege.com/chiisme.htm Aperçus sur le Chiisme]
- [http://jm.saliege.com/fatima.htm HAZRAT FATIMA ZAHRA] et [http://jm.saliege.com/nomsfatima.htm les noms de Fâtima]
- [http://jm.saliege.com/corbin.htm l'œuvre de Henri Corbin]
- [http://www.archipress.org/batin/jambet.htm l'œuvre de Christian Jambet] avec un entretien avec Abdelwahab Meddeb, en real audio à écouter (Emission de France-Culture, 31 janvier 2001)
- Les gens de la Maison du Prophète (Ahlé Bayt)[http://www.al-shia.com/html/fre/chiisme/historie/10.htm] Catégorie:Courant musulman Catégorie:Chiisme ja:シーア派 ko:시아파 ms:Syiah th:ชีอะหฺ

Bataille de Uhud

Uhud catégorie:Islam La bataille de `Uhud ou de `Ohod (غَزوة أُحُد [ġazwa uḥud]) est une bataille entre les musulmans et le clan mecquois des quraychites sur le mont `Uhud près de Médine en 625. Mahomet avait pris une revanche sur ses compatriotes mecquois lors de la bataille de Badr (624). Il avait remporté une victoire « avec l'aide des anges ». :Il vous a donné la victoire à Badr alors que vous étiez faibles. Craignez-le et rendez grâce. ::Le Coran (III; 123) Ce succès fit beaucoup pour la réputation de Mahomet comme chef de guerre grâce au butin qu'elle rapporta. Ce succès fut attribué à l'aide divine apportée aux musulmans contre les infidèles. La bataille de Uhud est au contraire une défaite cuisante malgré « l'aide des anges ». Certains Médinois dirent alors que s'ils étaient restés retranchés au lieu d'aller à la bataille le combat aurait été victorieux. Mohammed leur répond que les desseins de Dieu ne peuvent être contrariés et que s'ils devaient mourir c'était la destinée que Dieu leur avait fixée. :Ils disent : «Si nous avions eu part à la décision nous n’aurions pas eu de morts ici » :Réponds leur : « Quand bien même vous seriez restés dans vos maisons la mort aurait frappé dans leur lit ceux dont le trépas était inscrit là-haut pour que le Seigneur éprouve ce que recèlent vos cœurs et qu’il en purifie le contenu. » :Dieu connaît ce que cachent les cœurs. :: Le Coran (III; 154) Ce discours relevant du fatalisme devait galvaniser les cœurs. Inutile de se soucier de son sort au combat puisque Dieu seul peut décider de votre mort.

Le récit de la bataille

Les quraych sortirent de La Mecque pour prendre leur revanche après la défaite de Badr. Comme dans d'autres batailles un miracle et des anges vinrent en aide aux musulmans. :Sa`d ibn Abî Waqqâs a dit: «Le jour de la bataille de Uhud, j'ai vu à droite et à gauche de l'Envoyé d'Allah deux hommes vêtus de blanc. Je ne les avais pas vus auparavant et ne les revis pas par la suite». C'étaient, ajoute le transmetteur, Gabriel et Mikâ'îl. ::Sahîh de Muslim (hadith numéro 4264) L'armée musulmane était stationnée sur le mont `Uhud. Au début de la bataille, les musulmans semblaient l'emporter, mais les archers abandonnèrent trop tôt leur position pensant la victoire acquise et voulant avoir une part du butin. Le cours de la bataille s'inversa alors et le front des musulmans fut enfoncé. Le prophète lui-même fut blessé, certains l'ont cru mort. Au cours de la même bataille c'est le prophète qui accomplit un miracle. :Un de ceux qui avaient été auprès de lui au moment où il tomba, et qui s'étaient sauvés, se rendit au camp des musulmans, et, rencontrant Sa`d ibn Abî Waqqâs, il lui dit: « Va, ton frère a tué le prophète ». « À quel endroit ? » demanda Sa`d. Cet homme le lui indiqua. Sa`d se mit à rechercher son frère, pour le tuer. Ne le trouvant pas, il passa au milieu des morts, et aperçut le prophète, le visage inondé de sang mais il ne le reconnut pas. Le Prophète, empêché de se lever par la pesanteur de ses cuirasses, cria, tout en restant assis: « Musulmans ! c'est moi, le prophète de Dieu, où allez-vous ? » Sa`d, entendant sa voix, le reconnut, s'approcha et le trouva assis, le visage ensanglanté. Il n'y avait auprès de lui que deux hommes, Qatâda, fils de No`mân, et Sahl, fils de Honaïf. Sa`d embrassa les pieds et les mains du Prophète, qui lui dit: Ô Sa`d, crois-tu que des gens qui ont ensanglanté le visage du prophète de Dieu puissent prospérer ? En ce moment, une flèche vint frapper Qatâda, fils de No'mân, et entra dans son œil, qui tomba. Qatâda, le prit dans sa main et le montra au Prophète, qui le remit à sa place et souffla sur lui. L'œil fut guéri et mieux fixé qu'auparavant. ::Tabarî La Chronique; Muhammad, sceau des prophètes Malgré tout, la victoire fut pour les quraychites qui ne profitèrent pas de leur avantage. Le bilan de la bataille est de quelques dizaines de tués, symétrique de celui de la bataille de Badr.

Quraych

Quraychites, Qorayshites ou Koraïchites sont les descendants de Quraych (arabe: قريش [qurayš]) un assez lointain ancêtre appelé aussi Fihr. Six générations plus tard Qusay (arabe: قصي بن كلاب [quṣay ben kilāb]) parvient à fédérer les Quraychites et à prendre le contrôle de La Mecque, de ses puits et du pèlerinage autour de la Kaaba. Qusay est le père de `Abd Manaf, grand père de Hâchim, bisaïeul de `Abd al-Muttalib, trisaïeul de `Abd Allah, ce dernier étant le père du prophète Muhammad (Mahomet). Un hadith dit clairement que tous les khalifes doivent descendre des Quraychites: :Abd Allah ben `Umar, rapporte: Le Messager de Dieu disait: Le khalifat restera parmi les Quraych même s'il ne reste que deux personnes sur terre. ::Sahih de Muslim hadith numéro 3392. Les deux premiers califes : Abû Bakr et Omar n'ont pas été choisis dans la descendance de Qusay, mais sont néanmoins du clan Quraychite. Le quatrième `Uthman et tous les suivants sont tous descendants de Qusay. On peut se poser la question pour les khalifes turcs Ottomans. Les plus farouches adversaires du prophète Muhammad (Mahomet) se sont recrutés parmi les Quraychites, dont un de ses oncles Abû Lahab qui fait l'objet de la condamnation divine dans la sourate CXI La corde. L'autre adversaire déclaré est Abû Sufyân qui sut opportunément se convertir à l'islam au moment de la prise de la Mecque par les troupes musulmanes. Son fils Mu`âwîya sera le premier khalife héréditaire en fondant la dynastie Omeyyade. Le 15 mars 624, le clan mecquois des Quraychites, qui avait contraint Muhammad (Mahomet) à l'exil vers Médine deux ans auparavant, est défait par la petite troupe du prophète à la bataille de Badr, première bataille victorieuse de l'Islam, devenue mythique. Le clan du prophète porte le nom de Hâchim (Hachémites), les souverains Jordaniens revendiquent cette ascendance.

Sourate

La sourate CVI du Coran porte le titre Les Quraych. C'est une des sourates les plus courtes, elle invite les Quraychites à honorer Dieu dans la Kaaba.

Généalogie

Catégorie:Monde arabo-musulman Catégorie:Dynastie musulmane

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