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Allen Ginsberg

Allen Ginsberg

Allen Ginsberg (3 juin 1926 - 5 avril 1997), poète américain et membre fondateur de la Beat generation. Son œuvre fut marquée par le modernisme, les rythmes et cadences du jazz, sa foi Bouddhiste, et son ascendance Juive. Il fut l'artisan du rapprochement idéologique entre les Beats des années 1950 et les hippies des années 1960, fédérant autour de lui des hommes comme Jack Kerouac, Neal Cassady, William Burroughs et plus tard Bob Dylan. Sa principale publication, Howl, un long poème en prose, fut en son temps un scandale littéraire, en raison de son langage cru et explicite. Il fut ainsi très rapidement condamné et retiré de la vente pour obscénité. Cette censure devint un emblème pour les défenseurs du premier amendement de la constitution américaine : elle fut levée lorsque un juge reconnu l'importance de l'œuvre pour son époque. Ginsberg, qui ne faisait pas mystère de ses idées libertaires et de son opposition à la politique américaine, fut rapidement considéré par le FBI comme une menace contre la sécurité intérieure. Ses autres publications majeures sont Kaddish, une méditation sur la mort de sa mère (Naomi Ginsberg) écrite sous amphétamines, et Hadda be Playin' on a Jukebox, un poème relatant les évènements des années 60 et 70. Plutonian Ode est une charge contre l'armement nucléaire. Ginsberg fut finaliste pour l'attribution du prix Pulitzer pour son livre Cosmopolitan Greetings : Poems 1986-1992. La poésie de Ginsberg, manifeste Beat à elle seule, se caractérise par sa liberté de ton et son aspect volontiers décousu, lié à une écriture la plus spontanée possible afin de faire naître une prosodie toute particulière. Abordant de front la sexualité, les désillusions sociales américaines et les modifications de la conscience, elle a fortement influencé l'émergence de l'idée Hippie. On lui attribue le slogan Flower Power abondamment utilisé par la communauté Hippie. Son engagement sans faille pour la liberté d'expression l'a conduit à manifester son soutien à la NAMBLA (association de pédérastes et pédophiles homosexuels d'Amérique du Nord), aux côtés de Harry Hay, pionnier de la défense des droits des homosexuels aux États-Unis, au moment où l'International Lesbian and Gay Association décida en 1994 d'exclure la NAMBLA de son sein. À ceux qui ne comprirent pas cette décision, jugée choquante, Ginsberg expliqua alors que c'est parce que l'hystérie anti-pédérastie lui rappelait l'hystérie anti-homosexuelle, qu'il avait dû supporter dans sa jeunesse, qu'il faisait le choix de défendre le droit de cette association à la libre expression.

Œuvres


- Howl and Other Poems (1956) (Howl et Kaddish)
- Kaddish and Other Poems (1961)
- Reality Sandwiches (1963) (Sandwichs de la réalité)
- Planet News (1968) (Nouvelles de la planète)
- The Gates of Wrath: Rhymed Poems 1948-1951 (1972)
- The Fall of America: Poems of These States (1973)
- Iron Horse (1974)
- Mind Breaths (1978)
- Plutonian Ode: Poems 1977-1980 (1982)
- Collected Poems: 1947-1980 (1984)
- White Shroud Poems: 1980-1985 (1986) (Linceul blanc)
- Cosmopolitan Greetings Poems: 1986-1993 (1994)
- Howl Annotated (1995)
- Iluminated Poems (1996)
- Selected Poems: 1947-1995 (1996)
- Death and Fame: Poems 1993-1997 (1999)

Bibliographie


- Gilles Farcet, Allen Ginsberg : poète et bodhisattva Beat (avec une préface d'Alexandro Jodorowsky). Gordes : le Relié, 2004. 277 p., 23 cm. ISBN 2-914916-40-X. Ginsberg, Allen Ginsberg, Allen Ginsberg, Allen Ginsberg, Allen ja:アレン・ギンズバーグ

3 juin

Le 3 juin est le 154 jour de l'année (155 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1621 : Fondation de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales ; la République des Provinces-Unies lui octroie, par une charte, le monopole du commerce à destination de l'ouest. Les zones concernées englobaient l'Afrique de l'Ouest (entre le Tropique du Cancer et le Cap de Bonne Espérance), et l'Amérique, incluant l'Océan Pacifique et la partie orientale de la Nouvelle-Guinée.
- 1889 : Achèvement du chemin du fer canadien pacifique
- 1935 : Un millier d'hommes au chômage montent dans des wagons de fret à Vancouver (Colombie-Britannique), et entament un voyage de protestation à destination d'Ottawa
- 1937 : le Duc de Windsor (ex-roi Édouard VIII du Royaume-Uni), épouse Wallis Simpson pour laquelle il vient d'abdiquer du trône d'angleterre.
- 1940 : Fin de l'opération Dynamo 224 686 Britanniques et 121 445 soldats français et belges ont été évacués vers l'Angleterre.
- 1944 : Élection de Charles de Gaulle comme président de la République française
- 1950 : Première ascension de l'Annapurna par Maurice Herzog et Louis Lachenal.
- 1973 : un Tupolev 144 s'écrase à Goussainville faisant 14 morts, lors d'une démonstration pendant le salon du Bourget.
- 1998 : 102 personnes sont mortes dans un accident d'un train ICE près d'Eschede (Allemagne)
- 1998 : Création de l'association altermondialiste Attac en France.

Naissances


- 1726 : James Hutton, géologue, écossais, († 1797).
- 1784 : William Yarrell, ornithologue et naturaliste, anglais, († 1856).
- 1794 : Wilhelm Ludwig Rapp, médecin et naturaliste allemand, († 1868).
- 1810 : Robert Mallet, ingénieur et géologue, irlandais, († 1881).
- 1865 : Le roi Georges V du Royaume-Uni., († 1936)
- 1906 : Joséphine Baker, chanteuse étatsunienne francophone.(† 1975).
- 1922 : Alain Resnais, cinéaste français.
- 1925 : Tony Curtis, acteur étatsunien.
- 1930 : Marion Zimmer Bradley, écrivain (notamment science-fiction), étatsunien, († 1999).
- 1950 : Frédéric François, Chanteur
- 1964 : Kerry King, Guitariste du groupe Slayer.
- 1973 : Draghixa Laurent, actrice porno française.
- 1987 : Masami Nagasawa, actrice japonaise

Décès


- 1822 : René Just Haüy, minéralogiste, français, (° 1743).
- 1844 : l'ex-dauphin Louis de France, comte de Marnes, aîné des Capétiens et chef de la maison de France, (° 1775).
- 1875 : Georges Bizet, compositeur, français, (° 1838).
- 1877 : Ludwig von Köchel, écrivain, compositeur, botaniste et éditeur, autrichien, (° 1800).
- 1899 : Johann Strauss, compositeur, autrichien, (° 1825),
- 1904 : Theodor Herzl, écrivain et journaliste, théoricien du sionisme, hongrois, (° 1860).
- 1924 : Franz Kafka, écrivain, autrichien d'origine tchèque, (° 1883).
- 1925 : Camille Flammarion, astronome, français, (° 1842).
- 1963 : pape Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli), italien, (° 1881).
- 1977 : Archibald Vivian Hill, Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1922, physiologiste, britannique, (° 1886).
- 1977 : Roberto Rossellini, réalisateur italien (° 1906).
- 1979 : Arno Schmidt, écrivain, allemand.
- 1989 : Ayatollah Khomeyni, homme politique religieux, iranien, (° 1900).
- 2001 : Flora Groult, écrivaine, française.
- 2001 : Anthony Quinn, acteur étatsunien d'origine mexicaine, (° 1915).
- 2005 : Bernard Manciet, poète, français, (° 1923). Catégorie:Jour de l'année ja:6月3日 ko:6월 3일 ms:3 Jun simple:June 3 th:3 มิถุนายน

5 avril

Le 5 avril est le 95 jour de l'année (96 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Évènements


- 1097 : Le jour de Pâques, Godefroy de Bouillon, son frère Baudouin de Boulogne et leurs principaux vassaux acceptent, après de longues hésitations, de prêter le serment d'allégeance à l' empereur byzantin Alexis Ier Comnène, promettant solennellement de restituer à l'empire les terres récemment perdues et de reconnaître le basileus comme suzerain pour leurs conquêtes futures.
- 1242 : Bataille du lac Peïpous en Estonie, le prince de Novgorod, Alexandre Nevski arrête la progression des Chevaliers Teutoniques
- 1794 (16 germinal an II) : Exécution de Danton et de ses partisans.
- 1795 (16 germinal an III) : Traité de Bâle, paix avec la Prusse, qui reconnaît l'occupation par la France de la rive gauche du Rhin.
- 1829 : Couronnement du pape Pie VIII.
- 1973 : Désignation de Pierre Messmer comme premier-ministre de France
- 2005 : Date prévue par la résolution 1528 de l'ONU pour le renouvellement de la présence française en Côte d'Ivoire

Naissances


- 1588 : Thomas Hobbes, philosophe anglais. († 1679).
- 1725 : Pascal Paoli, patriote et Chef d'Etat corse († 1807)
- 1732 : Jean-Honoré Fragonard, peintre français († 1806).
- 1777 : Jules-César Savigny, zoologiste français († 1851).
- 1820 : Nadar (Félix Tournachon), photographe français († 1910)
- 1832 : Jules Ferry, homme politique français († 1893)
- 1845 : Jules Cambon, diplomate, administrateur et académicien français († 1935)
- 1900 : Spencer Tracy, acteur américain († 1967)
- 1905 : Waldeck Rochet, homme politique français († 15 février 1983), secrétaire général du PCF de 1964 à 1972
- 1908 : Bette Davis, actrice américaine († 1989)
- 1908 : Herbert von Karajan, chef d'orchestre autrichien († 1989)
- 1909 : Albert R. Broccoli, producteur américain († 1996)
- 1916 : Gregory Peck, acteur américain († 2003)
- 1926 : Roger Corman, producteur, réalisateur et acteur américain
- 1937 : Colin Powell, homme politique américain
- 1942 : Peter Greenaway, réalisateur britannique
- 1955 : Charlotte De Turckheim, actrice française
- 1958 : Christophe Looten, compositeur français
- 1964 : Bertrand Cantat, chanteur du groupe rock français Noir Désir
- 1965 : Fabrice Benichou, boxeur français
- 1973 : Elodie Bouchez, actrice française

Décès


- 1871 : Paulo Savi, géologue et ornithologue italien1798).
- 1794 : Hérault de Séchelles, homme d'État.
- 1794 : Camille Desmoulins, révolutionnaire français.
- 1794 : Georges Jacques Danton, avocat et révolutionnaire français (° 1759).
- 1794 : Philippe Fabre d'Eglantine, poète français.
- 1923 : Lord Carnarvon, égyptologue anglais (° 1866).
- 1964 : Douglas MacArthur, militaire américain (° 1880).
- 1964 : James Paul Chapin, ornithologue américain1889).
- 1975 : Tchang Kaï-chek, homme politique chinois.
- 1976 : Howard Hughes, producteur et réalisateur américain (° 1905).
- 1994 : Kurt Cobain, chanteur et leader du groupe Nirvana1967).
- 2004 : Gébé, dessinateur et rédacteur de Charlie-Hebdo1929).
- 2004 : Fernand Goyvaerts, footballeur international reconverti en agent de joueur. Catégorie:Jour de l'année ja:4月5日 ko:4월 5일 ms:5 April simple:April 5 th:5 เมษายน

1997

Catégorie:1997 Cette page concerne l'année 1997 du calendrier grégorien.

Europe


- 27 janvier : Une étude fait état de près de 2.000 œuvres d'art pillées par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale dans les musées français, qui avaient pourtant caché leurs plus belles pièces.
- En janvier, Pendant des semaines, des centaines de milliers de Yougoslaves protestent contre la fraude électorale pratiquée par Slobodan Milošević durant les élection municipales.
- 27 février : Production en Écosse d'un clone de brebis : Dolly.
- En février, Insurrection en Albanie, suite à des scandales financiers, le pays sombre dans l'anarchie.
- 28 mars : L'ONU autorise l'envoi d'une force multinationale à forte composante italienne en Albanie pour mettre fin à l'anarchie et à l'exode de nombreux clandestins.
- 31 mars : Début des négociations en vue de l'adhésion de nouveaux pays dans l'UE : Chypre, Estonie, Hongrie, Pologne, Slovénie, République tchèque
- 1 avril : À compter de cette date, le transport aérien européen est dérégulé.
- 1 mai : Large victoire des travaillistes au Royaume-Uni : Tony Blair remplace John Major.
- 25 mai : Référendum pour la « Padanie » organisé en Italie par la ligue du Nord de Umberto Bossi.
- 1 juin : en France, victoire des socialistes lors des élections législatives anticipées provoquées par la dissolution de l'Assemblée Nationale par le Président de la République Jacques Chirac, Lionel Jospin devient Premier ministre.
- 29 juin : Victoire de l'opposition aux élections en Albanie, le président Berisha est renversé, les troubles s'appaisent dans le pays.
- En juin, « désastreuse victoire » judicaire de McDonald's contre deux écologistes britanniques : 68 000 £ gagnées après une dépense de 10 000 000 £ de défense et une campagne de presse très défavorable.
- En juin, réélection pour 5 ans du président croate Franjo Tudjman.
- 8 juillet : Élargissement programmé de l'OTAN à la Hongrie, la Pologne et la République tchèque.
- 12 juillet : Manifestations monstres dans toute l'Espagne, y compris le Pays basque, pour conspuer l'ETA après l'assassinat de Miguel Angel Blanco.
- En juillet, démission du premier ministre albanais Sali Berisha, désavoué par les électeurs.
- 19 août : Voyage de Jean-Paul II en France, lors des Journées Mondiales de la Jeunesse (19-24 août).
- 11 septembre : Le oui l'emporte (75%) en Écosse lors du référendum pour la création d'un Parlement et l'ouverture vers l'autonomie législative et fiscale.
- 18 septembre : Courte victoire du oui (50,3%) au Pays de Galles lors d'un référendum sur l'autonomie du pays.
- 26 septembre : Tremblement de terre à Assise, en Italie.
- 8 octobre : Ouverture à Bordeaux du procès de Maurice Papon.
- 31 octobre : Nouveau gouvernement en Pologne, dirigé par Jerzy Buzek.
- 14 novembre : Loi mettant fin à la primauté de la religion catholique en Italie.
- 16 novembre : Référendum approuvant l'entrée de la Hongrie dans l'OTAN (85 % oui).
- En décembre, Mouvement spontané de chômeurs qui occupents des locaux des Assedic dans toute la France (de décembre 1997 à janvier 1998).
- Le parti travailliste New Labour de Tony Blair remporte les élections législatives au Royaune Uni.
- France : loi Thomas créant les fonds de pension, restée lettre morte, faute de non publication des décrets d'application.

Premier trimestre


- 8 janvier : Ramzi Yousef, cerveau de l'attentat de 1993 contre le World Trade Center, est condamné à la prison à vie.
- 27 janvier : Élection d'un président modéré en Tchétchénie : Aslan Maskhadov.
- 27 janvier : Une étude fait état de près de 2.000 œuvres d'art pillées par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale dans les musées français, qui avaient pourtant caché leurs plus belles pièces.
- En janvier, Accord entre Palestiniens et Israéliens sur la ville d'Hebron.
- 3 février : Benazir Bhutto est battue aux élections par Nawaz Charif, chef de la ligue musulmane du Pakistan.
- 3 février : Exécution d'une femme au Texas.
- 27 février : Israël décide de construire 6500 logements réservés aux Juifs aux portes de Jérusalem-Est.
- 27 février : Production en Écosse d'un clone de brebis : Dolly.
- En février, Insurrection en Albanie, suite à des scandales financiers, le pays sombre dans l'anarchie.

Deuxième trimestre


- 2 avril : Accord d'union entre la Russie et la Biélorussie, dans les domaines culturel, militaire et socio économique.
- 11 avril : Gouvernement d'union et de réconciliation en Angola après 20 ans de guerre civile.
- 21 avril : Désignation d'un nouveau premier ministre en Inde : Inder Kumal Gujral.
- 11 mai : L'ordinateur IBM « Deep Blue » bat Kasparov champion du monde d'échecs.
- 17 mai : Victoire de Laurent-Désiré Kabila au terme de plusieurs semaines de combat au Zaïre, qui (re)devient la République démocratique du Congo.
- 23 mai : Victoire d'un modéré aux élections en Iran : Mahammad Khatémi.
- 25 mai : Coup d'État en Sierra Leone, durant la guerre civile, qui oblige à l'exil le président élu Ahmad Tejan Kabbah.
- 27 mai : Signature d'une charte entre l'OTAN et la Russie.
- 8 juin : Alpha Oumar Konaré, Président de la République du Mali, entame un second mandat de cinq ans.
- 20 juin : Admission de la Russie au G7 qui devient ainsi le G8.
- En juin, chute du premier ministre turc Necmettin Erbakan.
- En juin, condamnation à mort de Timothy McVeigh, auteur de l'attentat d'Oklahoma City.
- En juin, J.K. Rowling publie dans l'anonymat le plus complet le premier tome de Harry Potter.

Troisième trimestre


- 1 juillet :
  - Fusion Boeing-MacDonnell Douglas.
  - Rétrocession de Hong Kong à la République Populaire de Chine.
- 2 juillet : Début d'une importante crise boursière en Asie du Sud Est : la Thaïlande entraîne d'autres pays dans la crise.
- 4 juillet : Mission succès de Mars Pathfinder sur la planète rouge : exploits télévisés d'un petit robot sur roulette.
- 6 juillet : Victoire de l'opposition mexicaine lors des élections législatives, contre le PRI.
- En juillet, jugé par les siens, Pol Pot est condamné à la prison à vie.
- 6 août : Microsoft entre dans le capital d'Apple Computer.
- En août, gigantesques incendies en Indonésie et dans le reste de la région, dus aux défrichements abusifs (Août-septembre).
- En août, victoire des grévistes d'UPS aux États-Unis.
- 12 septembre :
  - Renforcement des pouvoirs de Jang Zemin lors du 15e congrès du PCC.
  - Victoire de la droite lors des élections législatives en Pologne.
- 17 septembre : La Russie est admise au club de Paris.

Quatrième trimestre


- 6 octobre : Rééchelonnement de 33 milliards de dollars de dettes de la Russie.
- 8 octobre : L'Indonésie demande une aide de 4 à 6 milliards de dollars au FMI et à la Banque mondiale.
- 16 octobre : Prise du pouvoir par la force par Denis Sassou-Nguesso au Congo (Brazzaville).
- 21 octobre : Début des krachs à Hong Kong, Wall Street et en Amérique latine (21-28 oct.).
- 24 octobre : Large victoire du président Zeroual aux élections communales en Algérie.
- 28 octobre : Visite de Jang Zemin aux États-Unis (28 oct.-2 nov.).
- 29 octobre : Les États-Unis décident qu'ils pourront exporter de la technologie nucléaire vers la Chine.
- 29 octobre : Prémisses d'une nouvelle crise entre l'Irak et les États-Unis, concernant les visites des sites militaires irakiens par les inspecteurs de l'ONU.
- 1 novembre : Plan de sauvetage d'urgence de l'Indonésie, par la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement.
- 2 novembre : Conférence sur le réchauffement de la terre, à Buenos Aires (2-13 nov.).
- 4 novembre : Embargo états-unien sur le Soudan, pour cause de soutien au terrorisme.
- 6 novembre : Échec de pourparlers israélo-palestiniens à Washington.
- 8 novembre : Détournement du Chang Jiang, pour permettre la construction du barrage des trois gorges.
- 9 novembre : Changement de premier ministre en Thaïlande, Chuan Leek-pai remplace Chavalit.
- 11 novembre : Réouverture de l'oléoduc traversant la Tchétchénie.
- 17 novembre : Attentat islamiste meurtrier contre des touristes à Louxor : 68 morts.
- 21 novembre : La Corée du Sud demande 60 milliards de dollars d'aide au FMI.
- 21 au 23 novembre : Le Congrès de Brest confirme François Hollande à la tête du PS.
- 1 décembre : Conférence des Nations Unies sur l'effet de serre à Tokyo : 160 pays décident une réduction de 5,2% des émissions de bois d'ici à 2012.
- 2 décembre : Démission du président pakistanais Farrok Ahmed Leghari, suite à une crise constitutionnelle l'opposant au premier ministre Nawaz Sharif.
- 12 décembre : Agravation de la crise en Corée, chute du Won et de la bourse.
- 13 décembre : L'OMC décide de libéraliser les flux financiers à partir de mars 1999.
- 18 décembre : Les conservateurs, au pouvoir depuis 40 ans, sont battus aux élections par le démocrate Kim Dae-jung en Corée du Sud, qui devient président.
- Asie : à partir de mai une crise économique frappe les pays du Sud-Est
- Informatique : L'ordinateur Big Blue d'IBM gagne le tournoi contre le grand maître d'échecs Garry Kasparov.

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 1997 en aéronautique
- Chemins de fer : 1997 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1997 au cinéma
- Sport : 1997 en sport
- Musique : 1997 en musique

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Claude Cohen-Tannoudji, Steven Chu et William D. Phillips
- Prix Nobel de chimie : Paul D. Boyer, John E. Walker et Jens C. Skou
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Stanley B. Prusiner
- Prix Nobel de littérature : Dario Fo
- Prix Nobel de la Paix : Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnelles et Jody Williams

Naissances en 1997


-

Décès en 1997

Premier trimestre


- 5 janvier : André Franquin, dessinateur belge
- 10 janvier : Sheldon Leonard, acteur, réalisateur, producteur
- 12 janvier : Jean-Edern Hallier, écrivain français
- 17 janvier : Clyde William Tombaugh, astronome américain
- 18 janvier : Diana Lewis, actrice
- 19 janvier : Robert Chapatte, (France, Cyclisme puis journaliste sportif)
- 21 janvier : Colonel Tom Parker, manager de stars (Elvis Presley à ses débuts)
- 11 février : Don Porter, acteur
- 19 février : Deng Xiaoping, dignitaire de la république populaire de Chine
- 9 mars : The Notorious B.I.G., musicien (rap)
- 15 mars : Victor Vasarely, peintre hongrois
- 20 mars : Tony Zale, (USA, Boxe)
- 31 mars : Lyman Spitzer, astrophysicien américain.

Deuxième trimestre


- 5 avril : Allen Ginsberg, poète
- 16 avril : Roland Topor, dessinateur et écrivain français
- 5 mai : Walter Gotell, acteur
- 29 mai : Jeff Buckley, chanteur
- 14 juin : Richard Jaeckel, acteur
- 25 juin : Jacques-Yves Cousteau, océanographe français
- 26 juin : Israel Kamakawiwo'ole, chanteur hawaiien

Troisième trimestre


- 1 juillet : Robert Mitchum, acteur
- 2 juillet : James Stewart, acteur, états-unien, (° 1908).
- 10 juillet : Miguel Angel Blanco, (assassiné) par l'ETA
- 14 juillet : Kressmann Taylor
- 15 juillet : Gianni Versace, créateur de mode
- 25 juillet : Ben Hogan, (USA, Golf)
- : Bao Dai, dernier empereur d'Annam, (Vietnam).
- 4 août : Jeanne Calment, la doyenne de l'humanité, à 122 ans.
- 10 août : Marie-Soleil Tougas, comédienne québécoise à 27 ans.
- 23 août : Jean Poperen, homme politique français
- 31 août : Diana, Princesse de Galles, mort accidentelle
- 5 septembre : Mère Teresa, humaniste
- 9 septembre : Burgess Meredith, acteur
- 9 septembre : Richie Ashburn, (Baseball USA)
- 17 septembre : Red Skelton, acteur

Quatrième trimestre


- 1 octobre : Stéphane Grappelli, musicien de jazz français
- 8 octobre : Georges Montaron, Directeur de Témoignage Chrétien, Président du Syndicat de la Presse hebdomadaire Parisienne.
- 12 octobre : John Denver, chanteur et acteur
- 1 novembre : Roger Marche, (France, Football)
- 9 novembre : Helenio Herrera, (Argentine/France, Football)
- 11 novembre : Rodney Milburn, (USA, Athlétisme)
- 14 novembre : Eddie Arcaro, (Sport hippique USA)
- 17 novembre : Nelson Paillou, (France, dirigeant sportif)
- 22 novembre : Michael Hutchence, musicien, leader du groupe INXS
- 25 novembre : Barbara, chanteuse française
- 7 décembre : Billy Bremner, (Écosse, Football)
- 18 décembre : Chris Farley, acteur
- 24 décembre : Toshiro Mifune, acteur
- 27 décembre : Billy Wright, Leader de l'IRA
- 31 décembre : Billie Dove, actrice
- Francis Walder, écrivain belge d'expression française
- James Couttet, (France, Ski). __NOTOC__ als:1997 ja:1997年 ko:1997년 ms:1997 simple:1997 th:พ.ศ. 2540

Beat generation

Le terme de Beat Generation fut employé pour la première fois en 1948 par Jack Kerouac pour décrire son cercle d'amis au romancier John Clellon Holmes (qui publiera plus tard le premier roman sur la Beat generation, intitulé Go, en 1952, en même temps qu'un manifeste dans le New York Times : « This is the Beat generation »). L'adjectif Beat (proposé par Herbert Huncke) avait initialement le sens de fatigué, ramolli, mais Kerouac y ajouta la connotation paradoxale de upbeat et beatific. Qualifier ce petit cercle d'aspirants écrivains, artistes, arnaqueurs et toxicomanes en tout genre de « Génération » fut une façon de revendiquer leur importance, leur représentativité, et surtout le début d'un nouveau mouvement (sur les traces de la « Lost Generation »). C'était le genre de bravade qui n'aurait pu être qu'illusions de grandeur, mais l'histoire montre que la beat generation se permit d'être un véritable mouvement littéraire, social et culturel. Le nom précéda l'essence, renforçant la cristallisation des idées autour du concept. Les membres de la Beat generation furent des nouveaux bohémiens qui s'engagèrent dans une créativité vigoureuse et libertaire. Les écrivains Beat produisirent un corpus d'œuvres dominées par la spontanéité, un quasi-automatisme dans l'écriture, pour provoquer une prosodie libre et rythmée. Les membres « canoniques » de la Beat generation se rencontrèrent à New York : Jack Kerouac, Allen Ginsberg, William Burroughs (dans les années 1940), rejoints plus tard par Gregory Corso (en 1950). C'est à l'université de Columbia que Ginsberg et Kerouac se rencontrèrent, alors tous deux étudiants. Au cours des années 1950, le groupe s'était étendu à des figures de la scène de San Francisco : Kenneth Rexroth, Gary Snyder, Lawrence Ferlinghetti, Michael McClure, Philip Whalen et Lew Welch. Les œuvres majeures de ces auteurs fondateurs sont Sur la route de Kerouac, Howl de Ginsberg et Le Festin nu de Burroughs. Autour de ce noyau dur d'artistes gravitèrent des personnalités au parcours moins connu mais à l'apport tout aussi important : Lucien Carr (qui présenta Burroughs à Kerouac et Ginsberg) ; Herbert Huncke (un petit truand toxicomane qui rencontra Burroughs en 1946) ; Hal Chase (un anthropologue de Denver qui présenta Neal Cassady au groupe en 1947). Cassady devint très proche de Kerouac et fut immortalisé dans le roman Sur la route sous les traits du personnage Dean Moriarty, un voyou antisocial sans le sou, avide de vie et d'expériences. C'est Cassady qui fit entrer le rap dans la scène Beat, avec son parlé relâché et spontané qui serait plus tard associé aux beatniks. Cassady n'était pas écrivain lorsqu'il intégra le groupe, mais impressionna fortement de son style relâché et spontané que Kerouac citera plus tard comme influence majeure qui le mena à formaliser sa prose libre, qu'il utilisa dans Sur la route (l'autre influence majeure étant les solos jazz improvisés). Les femmes prirent aussi une place d'importance dans le cercle Beat : Joan Vollmer, Edie Parker. Leur appartement de lUpper West Side de Manhattan devint rapidement le lieu de rencontres privilégiées des Beats, Joan Vollmer devenant elle-même une participante active des discussions enflammées qui s'y déroulaient. En 1950, Corso rencontre Ginsberg, qui fut très impressionné par la poésie qu'il avait écrite alors qu'il était emprisonné pour vol. Les années 1950 furent marquées par des influences réciproques entre écrivains New Yorkais et de San Francisco (Ginsberg, Corso, Cassady et Kerouac s'y installèrent même pour un temps). Ferlinghetti (qui dirigea la maison d'édition City Lights Press) prit une plus grande importance, ainsi que Rexroth (un poète issu du modernisme, plus âgé que les Beats, et qui exerca sur eux une profonde influence) dont l'appartement devint un point de rencontre obligé des discussions littéraires. Rexroth organisa la lecture de Six Gallery, où le poème Howl apparut pour la première fois. À la parution de Sur la route en 1957 (le manuscrit était achevé dès 1951), les excellentes critiques (notamment de la rubrique littéraire du New York Times) en firent un best-seller instantané. Cet évènement entraîna la vague d'intérêt pour le mouvement Beat qui mit en lumière tous ses membres.

Les Beatniks

Le mot
beatnik apparaît pour la première fois le 2 avril 1958 sous la plume de Berb Caen dans ses Chroniques de San Francisco. Le terme, forgé à partir du satellite russe Sputnik, était initialement péjoratif en cherchant à montrer que les beats étaient une communauté de communistes illuminés. Le terme resta et devint l'emblème d'une génération de jeunes gens chevelus et débraillés.

Les femmes de la Beat generation

Souvent laissées de côté dans l'histoire des premiers temps de la Beat generation, cet oubli volontaire pouvant s'expliquer par le sexisme ambiant de l'époque plus que pour des raisons objectives. Joan Vollmer (qui deviendra plus tard M Burroughs) fut sans équivoque présente dès le tout début de l'aventure. Elle est décrite comme une femme intelligente et intéressante, mais qui ne s'impliqua pas dans l'écriture. Par ailleurs, à l'inverse d'un homme comme Cassady, personne ne choisit d'écrire à son sujet. Elle n'est restée dans l'histoire que comme l'épouse que William Burroughs tua par accident d'une balle en pleine tête (en cherchant à rejouer le mythe de Guillaume Tell). Corso soutint que les femmes furent très présentes dans le cercle, mais qu'il fut très dur pour elles de revendiquer le style de vie bohème des beats : stigmatisées, vues comme folles, certaines furent arrachées au mouvement. Il raconta ainsi l'histoire de la jeune « Hope » qui fut la première mentor de Kerouac et Ginsberg dans leur interêt pour le Bouddhisme, leur faisant lire certains auteurs, dont Li Po. Certaines parvinrent tout de même à se faire un nom au sein des Beats : Joyce Johnson, Hettie Jones, Diane DiPrima. Catégorie:Beat Generation


Modernisme


- Pour ce qui est du sens général : goût de ce qui est moderne ; recherche du moderne à tout prix : Modernisme en peinture, en architecture.
- Pour ce qui est du sens religieux : C'est un mouvement chrétien préconisant une nouvelle interprétation des croyances et des doctrines traditionnelles, en accord avec l'exégèse moderne.
- Pour la version espagnole de l'Art nouveau, voir l'article Modernismo.

Bouddhisme

दिसो दिसं यं तं कयिरा वेरीवा पन वेरिनम् ।
मिच्छापनिहितं चित्तं पापियो नं ततो करे ॥ Diso disaṃ yaṃ taṃ kayirā verī vā pana verinam,
Micchāpanihitaṃ cittaṃ pāpiyo naṃ taṃ kare. Quel que soit le mal qu'un ennemi fasse à un ennemi ou un haineux à un haineux,
Un cœur mal dirigé fait un mal encore plus grand. (Dhammapada, « Cittavaggo tatiyo » [Versets sur le cœur], verset 42)
Le bouddhisme est l’un des grands systèmes de pensée et d'action orientaux, né en Inde au avant l'ère chrétienne. Il est fondé sur un triple socle appelé les Trois Joyaux : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha (le fondateur du bouddhisme), dans le Dharma (la doctrine du Bouddha) et dans le Saṅgha (la communauté des fidèles pour certains, l'Ordre monastique pour d'autres). La difficulté de définir le bouddhisme à l’aide de catégories classiques, fait qu’il est souvent considéré comme une philosophie ou une religion.

Le Bouddha

Voir l'article de fond : Bouddha. À l'origine, le bouddhisme n'est pas une philosophie, mais une « leçon de choses » (Dhamma), l'enseignement de la réalité, un exposé des faits, de la souffrance, de son origine et de sa cessation pour finalement atteindre le Nirvana. Il devient par la suite une philosophie et dans certaines écoles une religion, considérée aujourd'hui comme une « science de l'esprit », inspirée par les enseignements de celui que l'on nomme le « Bouddha historique », un chef spirituel qui vécut au avant l'ère chrétienne (les années de sa naissance et de sa mort, ou parinirvāṇa, ne sont pas claires ; il aurait vécu à peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s'accordent pas (c'est la tradition la plus ancienne, de langue pāḷi, qui a semblé longtemps la plus probable (naissance -624, mort -544) mais la communauté scientifique actuelle, depuis 50 ans, opte plutôt pour une durée de vie raccourcie et « rajeunie » : naissance vers -460, mort vers -400). De son vrai nom Gautama, de la famille Śākya (Siddhârtha est un prénom inventé au début de l'ère chrétienne, surnom « Shakyamuni », le sage des Śākya ; en pāḷi : Siddhattha Gotama), il serait né à Kapilavastu (Uttar Pradesh), de la reine Māyā et du roi Śuddhodana, dans une famille de kṣatriya (caste des nobles-guerriers). La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles, des apparitions divines. Il n'est cependant pas possible de nier qu'un guide spirituel nommé Siddhārtha Gautama ait existé. Le monde hindouiste, à cette époque, était agité par d'importantes dissensions philosophiques et spéculatives ; c'est d'ailleurs à ce moment que le jainisme a fait son apparition. Pour être signifiant au sein de son milieu socio-culturel, le bouddhisme s'est d'ailleurs imprégné d'hindouisme, duquel il a adopté nombre de concepts (en les modifiant sensiblement parfois), comme le cycle des réincarnations, saṃsāra, qu'il réinterprètera en « cycle des renaissances » — puisqu'il affirmera l'inexistence de toute âme pouvant se « réincarner » — ou encore la loi de l'acte — le karma — et de la rétribution des mérites et fautes accomplies au cours du cycle. Le Bouddha souligne bien qu'il n'est ni un dieu, ni le messager d'un dieu, et que son système de pensée n'a pas d'origine divine, mais qu'il est plutôt axé sur la compréhension de la nature de l'esprit humain, lequel pourrait être redécouvert par toute personne par ses propres moyens et par l'expérience; le bouddhisme des origines niait même la création du monde par les dieux, la rédemption ou la révélation. Aujourd'hui, certains courants du bouddhisme considèrent ces concepts comme samsariques, puisque duels, et donc non-contradictoires avec la réalité ultime (non duelle).

Le Dharma, ou les préceptes fondamentaux de l'enseignement du Bouddha

Les trois racines du mal, ou « trois poisons »

Les trois poisons de l'esprit peuvent être dénommés ainsi :
- Avidité,
- Colère,
- Ignorance ou Indifférence (selon la traduction). Les voiles de l'esprit comportent par exemple :
- Ignorance, illusion (avidyâ) au sujet des trois caractéristiques de l'existence ;
- Désir, avidité, convoitise, attachement (trishnâ) ;
- Haine, aversion. Le Bouddha estimait que les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Cette ignorance (qui, aussi curieux que cela puisse paraître, est une émotion, un facteur mental perturbateur) et les illusions qu'elle provoque conduisent à l'avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses. Sa philosophie est telle que : la souffrance nait du désir ou de l'envie. En les supprimant tout deux il a reussi à atteindre le nirvana : l'envie engendre le désir. Le désir, si non perçu, engendre la tristesse, la frustration et la colère.

Les trois caractéristiques de l'existence


- Le non-soi (anatta), ou interdépendance ou encore impersonnalité : de l'atome à l'univers - en passant par les êtres humains et leurs états d'esprit - il n'y a rien qui ait une existence indépendante et réelle par lui même.
- L'impermanence (anitya) : tout est constamment changeant, tout est flux, rien n'est figé une fois pour toutes.
- La souffrance (dukkha), ou insatisfaction : ce n'est pas que la souffrance physique ; du fait de l'impermanence des choses, rien ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive. Ces trois caractéristiques de l'existence conditionnée sont universelles, et connues une fois développée la vision directe de la réalité (vipassana). Pour ce faire, il faut suivre un entraînement au développement de notre vigilance (satipatthana). L'être humain n'est donc pas une chose en soi, une entité indestructible contenant une étincelle divine (malgré l'illusion qu'ils en ont), mais la composition impermanente des cinq agrégats que sont la forme (ou corporéité), les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Ces agrégats (skandhas) sont impermanents car soumis eux aussi à la « coproduction conditionnée » (pratîtya-samutpâda), selon laquelle tout a un ensemble de causes et un ensemble de conséquences. Pour les bouddhistes, le moi n'est donc que vacuité (shûnyatâ). À noter que Nibbana (en sanskrit nirvāna) échappe aux caractéristiques de souffrance et d'impermanence. A contrario, il n'est pas un « en soi » (atmân). Dans le theravada, la vacuité est proche du concept d'anatta : le monde est vide de soi. Il existe une attention portée à la vacuité ainsi qu'une méditation vipassana, contemplation de cette vacuité. Le concept est cependant essentiellement exposé par Nāgārjuna.Cet auteur proclame : « Tout phénomène conditionné est insatisfaisant, tout phénomène conditionné est éphémère et toute chose est sans soi. »

Les renaissances

À cause des trois poisons d'une part, et de la coproduction conditionnée d'une autre, les hommes sont amenés à renaître dans le samsâra (le cycle des renaissances). Le plan d'existence dans lequel ils renaîtront dépendra de leur karma, c'est-à-dire de leurs actions. Cette renaissance ne fait donc que prolonger indéfiniment la souffrance (« n'en avez-vous pas assez de gorger les cimetières ? » dit un texte). À noter que conformément au non-soi, ce n'est ni le même, ni un autre qui renaît (ce n'est pas, comme dans d'autres religions, une âme immortelle qui se « réincarne »). Le Bouddha propose de se réveiller de ce cauchemar, de chasser les nuages de la confusion et de l'illusion pour être illuminé par la réalité. Ainsi, la souffrance et le cycle karmique seront brisés. Il définit le but ultime de son enseignement comme étant « la délivrance », le « dénouement », « la libération de la souffrance » ou nirvāṇa. Une théorie centrale de la pensée bouddhique explique la cause de dukkha : la coproduction conditionnée, appelé comme le Pratītya Samutpâda. Ce terme signifie littéralement « l'origine d'une action ». Le bouddhisme indique que chacune de ces causes donne suite à la prochaine, jusqu'à ce que la cause de la douzieme retourne à la première. Ce cycle de naissances et de décès ne s'arrête que lorsque l'on a atteind le nirvāṇa. La voie pour y parvenir repose sur les quatre nobles vérités (cattāri ariyasaccāni), et le noble sentier octuple (ariyāṭṭaṅgika magga).

Les quatre nobles vérités

Voir article de fond Quatre nobles vérités . # dukkha : toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction ; # samudaya : l'origine de cette souffrance repose dans le désir, les attachements ; # nirodha : la fin de la souffrance (nibbana) est possible ; # magga : le chemin menant à la fin de la souffrance est la voie médiane, qui suit le noble sentier octuple.

Le noble sentier octuple

Voir l'article Noble sentier octuple.

Les quatre incommensurables

Les quatre brahma-viharas, ou demeures de Brahma (Brahma n'étant pas ici le dieu de l'hindouisme, mais étant synonyme de noble, de supérieur) sont aussi appelés les quatre incommensurables ou illimités, car ils peuvent être développés indéfiniment. Ce sont des émotions positives extrêmement puissantes, développées par des pratiques appropriées. Il s'agit de :
- La bienveillance universelle (metta en pāli, maitri en sanskrit), développée par la pratique de méditation appelée le metta bhavana ;
- La compassion (karuna), née de la rencontre de la bienveillance et de la souffrance d'autrui, développée par la méditation appelée karuna bhavana ;
- La joie sympathique (mudita), qui consiste à se réjouir du bonheur d'autrui (mudita bhavana) ;
- L'équanimité (uppekka, upeksa) ou tranquillité, qui va au-delà de la compassion et de la joie sympathique est un état de paix face à toute circonstance, heureuse, triste ou indifférente (uppekka bhavana). Voir de manière générale samatha bhavana.

L'éthique bouddhique et les préceptes

Dans le bouddhisme, l’éthique est basée sur le fait que les actions du corps, de la parole et de l’esprit ont des conséquences pour nous-mêmes et pour ce qui nous entoure, les autres comme notre environnement. Il y a deux sortes d’actions, les actions kusala (mot pali signifiant sain, habile, favorable, positif) et les actions akusala (malsain, malhabile, défavorable, négatif). Les actions malhabiles sont celles qui prennent leurs racines dans les trois poisons de base: l’avidité, l’aversion et la confusion mentale ou l’ignorance. Elles tendent à avoir des conséquences mauvaises pour nous ou pour les autres. Les actions habiles sont celles qui sont exemptes d’avidité, de haine et de confusion mentale et qui, au lieu de cela, sont motivées par la générosité, par l’amour et la compassion et par la compréhension. Elles tendent à avoir des conséquences positives pour nous ou pour les autres. Dans le bouddhisme, une action n’est donc ni bien ni mal en elle-même, mais est favorable ou défavorable selon la motivation et l’état d’esprit qui la sous-tend. L’éthique bouddhique nous invite donc à prendre conscience des états d’esprit dans lesquels nous nous trouvons et à partir desquels nous agissons, parlons ou pensons et à être responsable tant de ces états d’esprit que des conséquences de nos actions. Ces principes sont déclinés dans des préceptes, qui ne sont pas des règles d'interdits, mais des guides de comportement éthique face auxquels nous pouvons nous mesurer et progresser. Ils peuvent aussi être vus comme le mode de fonctionnement naturel d'une personne éveillée.

Les 5 préceptes

Les préceptes les plus fréquemment suivis sont les cinq préceptes, généralement présentés sous une forme négative :
- S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
- S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
- S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens (le mental faisant aussi partie des sens),
- S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
- S'efforcer de ne pas ingérer tout produit intoxicant diminuant la maîtrise de soi et la prise de conscience (alcool, drogues, tabac). Ils ont aussi une forme positive, très utile, ici à la première personne :
- Avec des actions bienveillantes, je purifie mon corps,
- Avec une générosité sans réserve, je purifie mon corps,
- Avec calme, simplicité et contentement, je purifie mon corps,
- Avec une communication véritable, je purifie ma parole,
- Avec une attention claire et radieuse, je purifie mon esprit.

Les 10 préceptes

On utilise parfois une distinction en 10 préceptes, que l'on peut considérer comme correspondant à un raffinement, une sorte de prolongement des 5 préceptes ci-dessus. Les 3 premiers préceptes correspondent au corps, les 4 suivants à la parole et les 3 derniers, aux trois poisons : le désir, l'aversion et l'ignorance. Ces 10 préceptes sont :
- S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
- S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
- S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens,
- S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
- S'efforcer de ne pas calomnier (créer la discorde),
- S'efforcer de ne pas dire de paroles blessantes,
- S'efforcer de ne pas parler pour ne rien dire,
- S'efforcer de ne pas avoir de convoitise,
- S'efforcer de ne pas avoir de malveillance ou d'animosité,
- S'efforcer de ne pas avoir de vues erronées. Sous leur forme positive, ce sont :
- Avec des actions bienveillantes, je purifie mon corps,
- Avec une générosité sans réserve, je purifie mon corps,
- Avec calme, simplicité et contentement, je purifie mon corps,
- Avec une communication véritable, je purifie ma parole,
- Avec des paroles salutaires et harmonieuses, je purifie ma parole,
- Avec des mots bienveillants et gracieux, je purifie ma parole,
- Abandonnant la convoitise pour la tranquillité, je purifie mon esprit,
- Changeant la haine en compassion, je purifie mon esprit,
- Transformant l’ignorance en sagesse, je purifie mon esprit. (Dans cette formulation positive, les 6ème et 7ème préceptes "négatifs" sont regroupés en un seul).

Interprétation des préceptes

On l'a vu, ces préceptes ne sont pas des règles absolues, mais des guides de comportement éthique. L'application de certains d'entre eux varie selon les personnes, bien entendu, mais aussi selon les traditions. Si l'on considère la première liste de 5 préceptes, c'est en particulier le cas :
- Du premier précepte. Pour certains, ce précepte (qu'on le prenne dans sa formulation positive ou sa formulation négative) implique de façon certaine le végétarisme, pour d'autres non. Il est à noter que dans leur contrée, les Tibétains ne le pratiquaient pas : ceci est probablement dû au fait que l'élevage était une source de mise en valeur de terres difficiles à cultiver. Cependant, un certain nombre de ceux qui de nos jours pratiquent le bouddhisme tibétain en Occident sont végétariens.
- Du cinquième précepte. Pour certains, ce précepte, en particulier si on le considère dans sa forme positive d'attention et de prise de conscience, implique l'abstention totale de boissons alcoolisées, de drogues, de tabac, qui tous diminuent la prise de conscience et développent l'avidité ou l'attachement. Pour d'autres, qui s'attachent sans doute plus à la lettre qu'à l'esprit du précepte (ou pour des traditions qui au fil des siècles se sont éloignés de l'esprit pour s'attacher à la lettre du précepte), l'ingestion d'une petite quantité d'alcool est possible, tout comme la consommation de cigarettes ; ainsi par exemple, ces dernières font fréquemment partie des offrandes données aux moines à Sri Lanka.

Les trois corps (ou kayas) de Bouddha


- Dharmakaya,
- Sambhogakaya,
- Nirmanakaya. (Cette théorie des 3 corps est propre au bouddhisme Mahayana, et donc étrangère au bouddhisme Theravada)

L'éveil (bodhi)

Pour les theravadins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre vérités (il s'agit de se réveiller du cauchemar à répétition des renaissances successives) et de faire jaillir la vérité. Pour les adeptes du Mahayana en revanche, l'éveil a plus à voir avec la sagesse et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha. L'éveil permet à l'homme d'entrer dans le nirvāṇa, puis d'atteindre à sa mort le parinirvāṇa(extinction complète). Le cycle karmique est donc brisé à jamais.

La Saṅgha

Voir article de fond Histoire du bouddhisme . Les évaluations du nombre de bouddhistes oscillent entre 230 et 500 millions, généralement autour de 350 millions. Histoire du bouddhisme Depuis la mort du Bouddha, la Saṅgha s'est divisée en de nombreux courants et écoles. Il y a deux branches principales de bouddhisme : le Hînayana (« Petit Véhicule », « Petit Groupe », terme parfois péjoratif ou « Véhicule de base » ; voir aussi Theravâda) et le Mahâyâna (« Grand Groupe » ou « Grand Véhicule »). Le Théravâda (Voie des anciens), seule branche du « Petit Véhicule » à avoir survécu, correspond au bouddhisme des origines. C'est le plus répandu au Sri Lanka, au Myanmar, en Thaïlande, au Laos et au Cambodge, tandis que le Mahâyâna, forme ultérieure et plus populaire, est plutôt répandu en Chine, au Japon, en Corée et au Tibet. Le Zen et l'amidisme sont les subdivisions les plus connues du Mahâyâna. Le tantrisme tibétain ou Vajrayâna (véhicule de diamant) est tantôt cité comme une troisième branche de Bouddhisme, tantôt comme un courant du Mahâyâna. La version japonaise du bouddhisme tantrique est le Shingon. À la mort du Bouddha, le bouddhisme se sépara en plusieurs écoles (appelées nikâya). Des désaccords, qui furent largement constatés lors du troisième concile (vers 250 avant J.-C.), ne tardèrent pas à survenir et menèrent à une scission. Les Anciens (Thera) voulaient rester (ou retourner) au plus près des préceptes du Bouddha, quand leurs opposants, réunis au sein de la Grande Assemblée, cherchaient à se démarquer de ce « conservatisme » et à adapter l'enseignement du Bouddha pour le rendre plus accessible. C'est ainsi que se forma le Grand Véhicule (Mahâyâna), tandis que le mouvement adverse fut appelé (de manière péjorative) Hînayâna (petit véhicule). Ce dernier se diversifia encore en différentes écoles, dont une seule existe encore : le Theravâda (ce qui explique qu'on emploie aujourd'hui un terme pour l'autre). Il ne faut cependant pas exagérer la rupture, qui du reste s'est faite progressivement (les deux types de moines habitant souvent les mêmes monastères). Il existe aujourd'hui un certain nombre de mouvements en Asie et en Occident cherchant à « moderniser » le bouddhisme. Bien que ces minorités soient parfois regardées comme déviant des enseignements réels du Bouddha, d'autres soutiennent qu'elles représentent les pensées et la philosophie d'une quantité considérable de bouddhistes, en particulier les jeunesses bouddhistes habitant en Asie. Les principaux mouvement concernés sont le bouddhisme évangélique et le Véhiculisme universel.

Les textes sacrés

Voir article de fond Textes du bouddhisme

Histoire et développement du bouddhisme par pays

Le boudhisme est né dans le monde indien, à peu près à la même époque que le jaïnisme, avec lequel il partage une certaine tendance à la remise en cause de l'hindouisme, tel qu'il était pratiqué à l'époque. Le bouddhisme reprend beaucoup de concepts philosophiques de son environnement, en leur donnant toutefois un sens sensiblement différent. Voir article de fond Histoire du bouddhisme.

Citations


- Si ceux qui ne sont pas avec nous, ô frères! me dénigrent, ou ma doctrine ou le temple, il n'y a guère là motif à votre colère. Bouddha, Brahma-jâta-sutta ;
- C'est en parvenant à nos fins par l'effort, en étant prêt à faire le sacrifice de profits immédiats en faveur du bien-être d'autrui à long terme, que nous parviendrons au bonheur caractérisé par la paix et le contentement authentique. Le 14e Dalaï Lama ;
- Il est important de percevoir combien votre propre bonheur est lié à celui des autres. Il n'existe pas de bonheur individuel totalement indépendant d'autrui. Le 14e Dalaï Lama ;
- Le désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi. Le 14e Dalaï Lama ;
- Aussi durement qu’elle soit appliquée, jamais la force brutale ne pourra juguler l’aspiration humaine fondamentale à la liberté ;

Personnages importants du bouddhisme

Voir article de fond Personnalités du bouddhisme.

Voir aussi

Articles connexes


- bouddhisme theravâda ;
- bouddhisme mahâyâna ;
- bouddhisme vajrayâna ;
- zen ;
- samsâra ;
- karma ;
- nirvāṇa ;
- arhat ;
- bodhisattva ;
- sūtra ;
- Dalaï Lama ;
- Relations du Bouddhisme aux autres religions ;
- Kalachakra ;
- Apalala ;
- Art bouddhique (anglais anglais ) ;
- Soka Gakkai.

Liens externes


- [http://www.bouddha.ch/expose.htm Qu'est-ce que le Bouddhisme ?], exposé de l'Union des Bouddhistes de Langue Française ;
- [http://www.centrebouddhisteparis.org/Les_textes/les_textes.html Centre Bouddhiste de l'Ile de France], textes clairs et précis sur le bouddhisme ;
- [http://www.buddhaline.net/annuairedubouddhisme/ L'annuaire du bouddhisme], ressources, chat, forum. Sur le même site, un autre [http://www.buddhaline.net/annuaire.php3?id_article=26 annuaire de sites sur le bouddhisme] ;
- [http://s.billard.free.fr/bouddhisme Bouddha Dharma], Annuaire de sites sur toutes les traditions du bouddhisme ;
- [http://www.bouddhisme-universite.org/ Université Bouddhique Européenne], centre francophone d'étude et d'enseignement sur le bouddhisme ;
- [http://supervielle.univers.free.fr/spiritualite/gourous.htm Les maîtres spirituels], présentation de maîtres spirituels bouddhistes et de leurs textes ;
- Présentation du [http://www.systerofnight.net/religion/html/bouddhisme_indien.html bouddhisme indien] : la vie de Bouddha, le bouddhisme ancien, la révolution du Mahayana, le bouddhisme tantrique ;
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/bouddhisme.asp Diverses citations], citations de saints, théologues, poètes et philosophes, notamment bouddhistes ;
- Le bouddhisme en Belgique sur Wikinations.be ;
- La voie [http://shambhala.fr Shambhala].
- [http://www.inspiration-productions.com/tibet/francais/accueil.html inspiration productions] (films documentaires sur le bouddhisme et les tibétains en exil)
- [http://membres.lycos.fr/cherab/ Préparer la grande retraite de trois ans dans la lignée kagyupa du Bouddhisme tibétain], Mémoire de maîtrise de sociologie.

Bibliographie


- Pour comprendre le bouddhisme, Samuel Bercholz & Sherab Chödzin Kohn, Laffont : Pocket, 1993, 428 pages, ISBN 2266076337
- Le bouddhisme, Henri Arvon, Quadrige, PUF
- Dictionnaire Encyclopédique du Bouddhisme, Philippe Cornu : Seuil, 2001, 841 pages, ISBN 2020362341 Catégorie :Spiritualité Catégorie:Bouddhisme Catégorie:Monde_indien Catégorie:Religion en Chine zh-min-nan:Hu̍t-kàu als:Buddhismus ko:불교 ja:仏教 simple:Buddhism th:พระพุทธศาสนา

Judaïsme

Cet article traite du Judaïsme, la "religion des Juifs", et non du peuple juif. Pour l'histoire et la description de celui-ci, voir Juif. Le judaïsme est la plus ancienne des religions du Livre (c'est-à-dire de la Bible) et la moins importante en nombre de fidèles. Le courant majoritaire étant actuellement le judaïsme rabbinique, on considérera les deux termes comme synonymes, sauf précision du contraire. Le judaïsme rabbinique est fondé sur l'étude et la pratique de la Bible hébraïque, et sur les commentaires des Sages du Talmud (Talmud de Jérusalem et Talmud de Babylone) et des rabbins postérieurs. Le mot "judaïsme" est formé sur Juda (Yehoudah), qui a aussi donné le terme Juif (Yehoudi), qualificatif qui apparaît dans le Livre d'Esther pour désigner Mardochée.
Etymologiquement le Juif est donc un "Judéen", vivant selon les lois, coutumes et croyances du royaume de Judée (dont la capitale était Jérusalem), rapportées dans la Bible hébraïque.
Le mot judaïsme prend sens à partir de l'exil babylonien. Le christianisme s'en détache, ainsi que divers schismes dont le karaïsme. Il trouve sa forme moderne dans les siècles suivant la destruction du Temple de Jérusalem (en 70 EC). C'est au cours des deux premiers siècles que sera compilée la Mishna et des trois siècles à partir de celle-ci que sera élaboré le Talmud. C'est alors que le judaïsme devient réellement une "religion" ("qui relie"), encore que, s'il existe bien un principe fédérateur, c'est plutôt celui d'un peuple, dispersé entre la Terre d'Israël (Erets Israel) et l'Exil (Galout).
Juif s'écrit avec une majuscule, comme "Français" ou "Espagnol", quand il désigne un membre du peuple juif ; avec une minuscule, comme chrétien ou musulman, quand il qualifie une appartenance religieuse. On écrira donc : tous les Israéliens ne sont pas juifs, les Juifs ne sont pas en majorité israéliens. En revanche, tous les Juifs sont israélites, au sens de descendants biologiques ou spirituels d'Israël (Enfants d'Israël, Bné Israel dans la Bible). Aujourd'hui, le symbole du judaïsme est l'étoile de David (Maguen David) qui, selon la tradition, était l'emblème du roi David. Le plus ancien symbole juif est la Ménorah, chandelier à sept branches, qui se trouvait dans le Temple de Jérusalem. Au fronton des synagogues sont également figurées les Tables de la Loi.

La vie juive

L'observation du Shabbat, journée de repos hebdomadaire réservée à l'étude et à la prière est la première forme d'observance liturgique donnée dans la Bible. Cette journée est caractérisée, à la maison, par la prière avant les repas (Kiddouch), des repas festifs et la prière dite de séparation (Havdala) qui la termine. La vie religieuse juive est marquée par :
- la Brith milah, circoncision des garçons au huitième jour de leur naissance , en référence à lAlliance d'Abraham
(Genèse 17, 11)
- la Bar-mitsva pour les garçons (à 13 ans et un jour) ou, d'ajout moderne, par la bat-mitsva pour les filles (à 12 ans et un jour),
- le mariage,
- les funérailles et les cérémonies de deuil. Toute cérémonie ou prière collective nécessite la présence d'un quorum de dix hommes adultes (miniane). Les études et prières se font dans la synagogue (Beit Ha-Knesset ou Shul en Yiddish). On s'y rassemble pour les trois prières quotidiennes et plus particulièrement lors du shabbat et des jours de fêtes (Hagim). Chaque Shabbat matin est lu, par des fidèles ayant fait leur Bar-mitsva, une section (paracha) de la Torah : on commence par le début de la Genèse au voisinage de l'équinoxe d'automne (Simhat-Torah) et on termine le Deutéronome douze ou treize lunes plus tard, selon que l'année est ou non "embolismique". La terre d'Israël est appellée dans la tradition juive "Terre Sainte" (Erets Ha-Qodesh). Des commandements spéciaux s'y rapportent tels que celui d'y habiter ou d'y respecter l'année sabbatique (jachère de la terre tous les sept ans et jubilé tous les cinquante ans). Le souhait du retour à une souveraineté juive sur Erets-Israel est une constante de la pensée juive, mais quelques-uns enseignent que cela serait assimilé à une tentative de rapprocher la venue du Messie qui ne peut venir que de Dieu. Une ferveur particulière entoure Jérusalem, capitale fondée par le roi David, où se situait le Temple de Salomon, sur le Mont du Temple et où siégeait le Sanhédrin. Parmi les autres villes révérées:
- Hébron (Hevron) : y sont enterrés la plupart des patriarches.
- Tibériade (Tvéria) : de nombreux rabbins y sont enterrés.
- Tsfat : ville d'où est sortie la Kabbale.

L'année juive

Le calendrier juif est luni-solaire : il est principalement basé sur le cycle lunaire, avec douze mois de 29 à 30 jours, mais afin de rester en phase avec le calendrier solaire, et donc les saisons, il introduit certaines années un treizieme mois, dit "embolismique". Ce compromis est typique de nomades, ou semi-nomades, devenus sédentaire, de bergers devenus agriculteurs. Le calendrier est rythmé par de nombreuses fêtes et commémorations religieuses, divisés en deux catégories :
- les fêtes dont l'origine sont extraites des versets de la Torah.
- les fêtes qui ont pour origine des institutions rabbiniques.
- Mois de Tichri :
  - Rosh Hashana : le Nouvel An juif, d'une durée de deux jours, commémore la création de l'Homme.
  - Yom Kippour : jour du Grand Pardon.
  - Soukkot : fête des
Cabanes, commémorant les pérégrinations des Hébreux dans le désert après la sortie d'Égypte.
  - Sim‘hat Torah :
Joie de la Torah, fin de la lecture du Deutéronome (VeZot Habrakha) et lecture du premier chapitre de Bereshit relatant l'histoire du monde jusqu'au Déluge, non compris.
- Mois de Kislev :
  - Hanoucca : célèbre la re-consécration du Temple de Jérusalem après la Guerre des Maccabées contre les Hellènes. On y allume les lumières de la Hanoucciah, le chandelier à huit branches.
- Mois de Chevat :
  - Tou Bichvat :
le 15 de Chevat, Nouvel An des végétaux. Au cours de cette fête, différentes variétés de fruits sont particulièrement à l'honneur.
- Mois d'Adar :
  - Pourim : la commémore la sauvegarde des Juifs à l'époque de la domination perse.
- Mois de Nissan :
  - Pessa'h : Pâques (le saut) commémore la sortie des Hébreux d'Égypte.
- Mois de Iyar :
  - Shavou‘ot : célèbre le don de la Torah. Au cours de l'année, cinq jeûnes sont observés :
- Tish‘a be-Av.
- 17 Tammouz.
- 10 Tevet.
- Taanit Esther.
- Tsom Guedaliah.
- Jeûne des premiers-nés. Tous les nouveaux mois juifs (Rosh 'Hodesh) ont également un statut particulier. Certaines fêtes durent 2 jours dans la diaspora contre un seul en Israël. Entre le premier et le septieme jour de Pessa'h et de Soukkot non inclus, les autres jours ont le statut de Hol Ha-Moed, entre un jour saint et entre un jour normal. Lien externe : [http://www2.feujworld.com/religion/fetes/]

Hiérarchie religieuse dans le Judaïsme

Clergé

La prêtrise, au sens classique du terme, la consécration exclusive d'individus au service du Temple, n'existe plus dans le Judaïsme depuis la destruction du Second Temple en 70 EC. Il s'agissait des descendants de la tribu de Lévi, quatrième fils de Jacob, distinguée parmi le peuple d'Israël pour avoir combattu aux côtés de Moïse lors de l'épisode du Veau d'Or. Au sein de ceux-ci furent distingués une seconde fois les descendants d'Aaron, le frère de Moïse, afin de s'occuper du service de Dieu (en Hébreu,
Cohen). Les Cohanim s'occupaient principalement des sacrifices, les Leviim de la manutention du Temple (portiers, chantres, etc.). A l'époque, ils pouvaient être déchus de leur rang, en s'adonnant à des rites païens, en contrevenant à leurs obligations, etc. Bien qu'ils n'assurent plus le service du temple, ces "castes" sont toujours d'actualité, et bénéficient d'un rang privilégié au sein du Judaïsme (un Cohen a préséance sur un Lévi, qui a préséance sur un Israël, lors de la lecture de la Torah par exemple).
De nos jours, les Cohanim occupent encore certaines fonctions particulières (rachat du premier-né, bénédiction sacerdotale,...). Les Lévites ont des tâches mineures, comme laver les mains du Cohen avant qu'il ne fasse la bénédiction.
Les Cohanim sont astreints à des obligations particulières (interdiction d'épouser une femme divorcée, de toucher les morts, etc.), bien qu'en pratique, leur transgression ne soit pas moins fréquente que celle des autres prescriptions en général (Shabbat, Cacheroute,...). A noter enfin que si l'ascendance du titre de Lévi ou Cohen est strictement patrilinéaire, elle reste exclusivement confinée au sein du Judaïsme, qui se transmet matrilinéairement (dans le judaïsme orthodoxe tout au moins).
- Le fils de Mme Cohen (ou Kahn, ou Katz, etc.) et Mr Lévy (ou Loewenstein, etc.) sera Juif et Lévite.
- Le fils de Mme Cohen et Mr Dupont sera Juif mais ne sera pas Cohen.
- Le fils de Mr Cohen et Mme Durand ne sera ni Juif ni Cohen. Leur enfant ne pourra pas redevenir Cohen en se convertissant. S'il épouse une Juive, son enfant ne sera pas Cohen.

Rabbinat

Voir aussi l'article Rabbin D'abord réservé à ceux des Sages qui occupaient une position officielle, avant de désigner tout Sage dont l'érudition lui permettait de statuer sur des questions d'observance de la Loi, le titre de Rav (de l'Hébreu, beaucoup ou grand) désigne les grands parmi le peuple d'Israël, indifféremment de son origine (c'est-à-dire Cohen, Lévi ou Israël, à comprendre ici au sens de "laïc"). Stricto sensu, un Rav est donc un arbitre en matière d'observance religieuse. Cependant, le rabbin faisant souvent office de maillon dans la chaîne de transmission du savoir, d'autorité morale, d'exemple, leur autorité est comparable à celle des prêtres d'autres religions, voire la dépasse. Néanmoins, les rabbins ne sont aucunement considérés comme des intermédiaires entre Dieu et les hommes, rôle qui ne fut tenu que par les prophètes. On s'accorde toutefois à dire que des oeuvres majeures, comme le Talmud, les commentaires de Rachi ou du Ramban, le Choulhan Aroukh, et bien d'autres furent écrits sous l'influence du roua'h hakodesh, en d'autres termes d'inspiration divine.

Prayer leaders

From the times of the Mishna and Talmud to the present, Judaism has required specialists or authorities for the practice of very few rituals or ceremonies. A Jew can fulfil most requirements for prayer by himself. Some activities -- reading the Torah and
haftarah (a supplementary portion from the Prophets or Writings); the prayer for mourners; the blessings for bridegroom and bride; the complete grace after meals -- require a minyan, the presence of ten adults (Orthodox Jews and some Conservative Jews require ten adult men; some Conservative Jews and Reform Jews include women in the minyan). The most common professional clergy in a synagogue are:
- Rabbi of a congregation - Jewish scholar who is charged with answering the legal questions of a congregation. Orthodox Judaism requires
semicha (Rabbinical ordination). A congregation does not necessarily require a rabbi. Some congregations have a rabbi but also allow members of the congregation to act as shatz or baal koreh (see below).
  - Hassidic
Rebbe - rabbi who is the head of a Hassidic dynasty.
-
(cantor) - a trained vocalist who acts as shatz. Chosen for a good voice, knowledge of traditional tunes, understanding of the meaning of the prayers and sincerity in reciting them. A congregation does not need to have a dedicated hazzan. Jewish prayer services do involve two specified roles, which are sometimes, but not always, filled by a rabbi and/or hazzan in many congregations:
- Shaliach tzibur or
Shatz (leader -- literally "agent" or "representative" -- of the congregation) leads those assembled in prayer, and sometimes prays on behalf of the community. When a shatz recites a prayer on behalf of the congregation, he is not acting as an intermediary but rather as a facilitator. The entire congregation participates in the recital of such prayers by saying amen at their conclusion; it is with this act that the shatz's prayer becomes the prayer of the congregation. Any adult capable of speaking Hebrew clearly may act as shatz (Orthodox Jews and some Conservative Jews allow only men to act as shatz; some Conservative Jews and Reform Jews allow women to act as shatz as well).
- Baal koreh (master of the reading) reads the weekly Torah portion. The requirements for acting as
baal koreh are the same as those for the shatz. Note that these roles are not mutually exclusive. The same person is often qualified to fill more than one role, and often does. Often there are several people capable of filling these roles and different services (or parts of services) will be led by each. Many congregations, especially larger ones, also rely on a:
- Gabbai (sexton) - Calls people up to the Torah, appoints the
shatz for each prayer session if there is no standard shatz, and makes certain that the synagogue is kept clean and supplied. The three preceding positions are usually voluntary and considered an honor. Since the Enlightenment large synagogues have often adopted the practice of hiring rabbis and hazzans to act as shatz and baal koreh, and this is still typically the case in most Conservative and Reform congregations. However, in most Orthodox synagogues these positions are filled by laypeople.

Discipline

Il reste exceptionnel en Europe que les femmes tiennent un rôle majeur dans l'organisation des offices ou deviennent rabbin. Le Judaisme Orthodoxe ne reconnaît pas qu'une femme puisse devenir Rabbin. Seuls les mouvements libéraux nés au 19eme siècle sont susceptibles de l'accepter. En France, il n'y a qu'une communauté dont le rabbin soit une femme. Il s'agit d'un rabbin libéral, Pauline Bebe. En revanche, aux États-Unis d'Amérique et au Canada où le judaïsme conservateur (« conservative » qui reste un mouvement libéral malgré le nom) et le judaïsme réformé (« reform ») sont majoritaires, les femmes rabbins sont nombreuses.

Prayer leaders

From the times of the Mishna and Talmud to the present, Judaism has required specialists or authorities for the pr