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Alsace

Alsace

L'Alsace est une région française qui regroupe deux départements : le Bas-Rhin au nord et le Haut-Rhin au sud. Son chef-lieu est Strasbourg, qui est aussi sa plus grande ville, suivie par Mulhouse (pourtant au rang de sous-préfecture). C'est également une région historique qui comprenait en outre l'actuel Territoire de Belfort.

Géographie

Territoire de Belfort Territoire de Belfort L'Alsace couvre une surface de 8 280 km² (190 km de long sur 50 km de large soit 1,5 % de la superficie de la France), ce qui en fait la plus petite des régions administratives de France métropolitaine. Elle s'étend du sud au nord le long du Rhin qui la borde à l'est. Elle est limitée au nord et à l'est par l'Allemagne, au sud par la Suisse, au sud-ouest par la région Franche-Comté et à l'ouest par la région Lorraine. Son espace est découpé en trois ensembles de relief :
- à l'est la plaine d'Alsace (qui, avec le Pays de Bade allemand forme le Fossé rhénan) drainée par l'Ill et consacrée à la grande culture céréalière ; la forêt y occupe encore des espaces importants (forêt de Haguenau au nord et celle de la Hardt au sud) ;
- à l'ouest dominent les Vosges ou le massif vosgien entaillées de larges vallées des affluents de l'Ill ; ici ce sont les pâturages d'altitude (Hautes Chaumes) qui alternent avec la forêt ; le Grand Ballon 1424 m (ex ballon de Guebwiller) est le point culminant d'Alsace, il est situé dans le Haut-Rhin ;
- les collines sous-vosgiennes font le lien entre les deux ensembles. Ce piémont vosgien est occupé par le vignoble alsacien.

Climat

Le climat alsacien est « semi-continental d'abri ». L'hiver y est froid et sec, l'été chaud. Il y a peu de précipitations, car les Vosges protègent la région contre les intempéries ainsi que des vents d'Ouest. Colmar bénéficie d'un micro-climat ensoleillé et sec : c'est la deuxième ville la plus sèche de France (après Perpignan) avec 550 mm de précipitations par an ce qui en fait un environnement idéal pour la culture de la vigne et pour le vin d'Alsace. Pour plus de détails statistiques, voir les articles Climat du Bas-Rhin et Climat du Haut-Rhin.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Alsace Histoire de l'Alsace Histoire de l'Alsace À la différence de ses provinces et régions voisines, l'Alsace n'a jamais connu de période d'unité et d'autonomie politique combinées. Longtemps caractérisée par un morcellement politique important, la région fut principalement sous l'autorité plus ou moins théorique du Saint Empire romain germanique, puis de la France, après son annexion progressive au . Quelques repères:
- 842 : les Serments de Strasbourg, prononcés par Charles le Chauve et Louis le Germanique contre leur frère aîné Lothaire.
- 855 : l'Alsace fait partie du Saint Empire.
- 1354 : Fondation de la Décapole, ligue de dix villes libres d'Alsace.
- 1648 : Suite au traité de Westphalie le royaume de France annexe une partie de l'Alsace (principalement le sud de l'Alsace).
- 1681 : la ville libre impériale de Strasbourg est assiégée par le troupes du roi de France et doit se rendre.
- 1790 : l'Alsace est partagée entre les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.
- 1871 (18 avril) : Obligation scolaire en Alsace
- 1871 : par le traité de Francfort, l'Empire allemand annexe l'Alsace, sauf les environs de Belfort, ainsi qu'une partie de la Lorraine.
- 1911 (31 mai) : adoption de la Constitution d'Alsace-Lorraine.
- 1915 : les combats autour de l'éperon rocheux du Hartmannswillerkopf (aussi appelé le vieil Armand) à 17 km de Mulhouse devenu monument national.
- 1919 : Annexion de l'Alsace par la France suite à la ratification du traité de Versailles.
- 1940-1944 : pendant l'occupation nazie, l'Alsace est annexée de fait au Reich.
- 1944 (novembre) : les troupes françaises du général Leclerc libèrent Strasbourg le 23 novembre, celles du général de Lattre de Tassigny libèrent Mulhouse le 21 novembre.

Population

La population s'élève à 1 794 000 habitants fin 2004. Elle s'élevait à 1 734 145 habitants en 1999. À l'origine principalement germanique, elle a régulièrement augmenté au cours du temps (sauf pendant les périodes de guerre) à la fois par excédent naturel et par excédent migratoire. Cette augmentation s'est même accélérée à la fin du . Avec une densité de 209 habitants par kilomètre carré, l'Alsace est la troisième région la plus densément peuplée de la France métropolitaine. L'INSEE estime que la population alsacienne va augmenter de 12,9 % à 19,5 % de 1999 à 2030 et atteindre les 2 millions d'habitants. Les bassins de population et d'activité (emplois, commerces, services, transports, études, divertissements etc.) sont concentrés autour des agglomérations de Strasbourg et de Mulhouse , qui étendent de plus en plus leurs zones d'influence respectives.

Transports

Le réseau routier

Le transport ou le déplacement des usagers se fait principalement sur l'autoroute gratuite A35 assurant la liaison nord-sud, de Lauterbourg à St Louis/Bâle, avec une courte portion en nationale de 2x2 voies, dont la continuation autoroutière est à l'étude. L'axe A4 (en direction de Paris), dense, (à péage à 20 km au nord-ouest de Strasbourg), commence à atteindre un point de saturation de même que l'axe A36 en direction de Paris-Lyon, à péage dès Burnhaupt (10 km à l'ouest de Mulhouse), gratuit jusqu'en Allemagne. Du fait de la conception des autoroutes - comme étant à la fois des voies de transit et des voies de desserte des grandes agglomérations - qui prévalait dans les années 1970 et 1980, les villes de Strasbourg et de Mulhouse voient leur agglomération traversée par des voies autoroutières portées aujourd'hui à 2 fois 3 voies, et ce, à moins d'un kilomètre du centre-ville pour Strasbourg et d'1,5 km pour Mulhouse. Il en résulte de fortes nuisances : principale source de pollution et saturation du trafic, notamment à Strasbourg où le trafic de l'autoroute A 35 (170 000 véhicules/jour en 2002) est l'un des plus importants de France. La traversée urbaine de l'A 36 à Mulhouse provoque également des perturbations régulières de trafic, temporairement apaisées par sa transformation en 2 fois trois voies. L'absence de panneaux à messages variables et de caméras de trafic (de type webcam) ne facilite pas la communication avec l'usager. Il y a un projet de construction d'une nouvelle autoroute de 2 fois 2 voies qui contournerait l'ouest de l'agglomération strasbourgeoise afin de capter le trafic de transit nord-sud et de délester Strasbourg. Le tracé prévoit de relier l'échangeur de Hoerdt au nord, à Innenheim au sud. L'ouverture est prévue fin 2011 pour un trafic envisagé de 41 000 véhicules par jour. Les estimations de la DDE (maître d'ouvrage) laissent cependant planer quelques doutes sur l'intérêt d'une telle infrastructure, puisqu'elle ne capterait qu'environ 10 % du trafic de l'A35 au niveau de Strasbourg. À cela s'ajoute la décision du land voisin de Bade-Wurtemberg d'imposer une taxe sur les poids-lourds empruntant son réseau autoroutier. Ainsi, une partie du trafic de transit se reporte sur le réseau alsacien, parallèle et gratuit, ce qui aggrave aujourd'hui la saturation de celui-ci.

Le réseau ferré

Les Vosges n'étant franchissables que par le col de Saverne, la trouée de Belfort ou encore par quelques cols peu roulants, l'Alsace a besoin de se désenclaver et de se rapprocher du reste de la France. Différents projets sont ainsi envisagés :
- le TGV Est (Paris - Strasbourg) ; (travaux en cours, mise en service vers 2007);
- le TGV Rhin-Rhône ou ligne Dijon-Mulhouse (travaux dès 2006) ;
- une interconnexion avec l'ICE allemand, à la hauteur de Kehl et/ou d'Ottmarsheim ;
- le tram-train de Mulhouse en cours de réalisation, puis celui de Strasbourg (2011). Cependant, le tunnel Maurice-Lemaire en direction de Saint-Dié-des-Vosges fut abandonné par le chemin de fer et est aujourd'hui destiné au trafic routier avec péage.

Le réseau fluvial

Le trafic portuaire dépasse 15 millions de tonnes, dont près des trois quarts pour Strasbourg, second port fluvial français. Le projet d'élargissement du canal Rhin-Rhône, destiné à relier le Rhône (et la Méditerranée) au réseau d'Europe centrale (Rhin, Danube, mer du Nord et mer Baltique) a finalement été abandonné en 1998 pour des raisons de coût et de dégradation des paysages, notamment dans la vallée du Doubs.

L'avion

Il y a deux aéroports internationaux en Alsace :
- l'Aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg, c'est le seul aéroport parfaitement binational au monde. Les compagnies aériennes offrent plus de 60 destinations en vols directs.
- l'aéroport international de Strasbourg à Entzheim ;

Économie

Avec près de 3 % du PIB, l'Alsace se place au deuxième rang des régions françaises avec un PIB par habitant de plus de 20 750 d'euros. L'Alsace est une région dont l'activité économique est variée. Il peut être cité :
- la viticulture (principalement dans le centre de la région, entre Sélestat et Colmar, la Route des Vins d'Alsace ;
- la culture du houblon et le brassage de la bière (la moitié de la bière française est produite en Alsace surtout aux environs de Strasbourg, notamment à Cronenbourg et Schiltigheim, et à Obernai) ;
- l'exploitation forestière ;
- l'industrie automobile (Mulhouse) ;
- l'industrie des sciences de la vie, dans le cadre du technopôle trinational [http://www.alsace-biovalley.com/ Biovalley] occupant le leadership européen de ce domaine ;
- le tourisme ;
- divers industries et services ; L'Alsace est fortement tournée vers l'international, 35 % des entreprises ont une participation étrangère (notamment allemande, suisse, étasunienne, japonaise et scandinave). L'Allemagne a représenté près de 38,5 % des importations alsaciennes en 2002, sa crise a entraîné une crise structurelle alsacienne. Longtemps épargnée par le fléau du chômage, l'Alsace a vu celui-ci fortement augmenter (+ 20 % entre mars 2002 et mars 2003 atteignant près de 6,8 % de la population active). Ce taux de chômage relativement faible était dû à l'industrie (26 % des emplois) en crise désormais. L'Alsace entame maintenant sa reconversion industrielle vers le tertiaire notamment la recherche et les nouvelles technologies. L'exploitation minière du chlorure de potassium (sylvinite - phosphates) qui pendant un siècle a extrait 570 millions de tonnes (treize mille salariés en 1950) est désormais l'objet d'un musée à côté du chevalet de la mine Rodolphe à Wittelsheim.

Culture

Article détaillé : Culture de l'Alsace

Langue

Une partie de la population parle encore aujourd'hui couramment la langue locale, l'alsacien, dialecte alémanique avec quelques emprunts lexicaux au français, et qui fut longtemps la langue maternelle de la plupart des habitants. Le français est cependant l'unique langue officielle en vigueur. Le haut allemand (Hochdeutsch), utilisé comme langue écrite depuis le XVIème siècle, fut la seule langue officielle de 1871 à 1918 et de 1940 à 1944. Durant la période de 1871 à 1918, la langue française restait enseignée dans les enclaves romanes (situées au fond de quatre hautes vallées des Vosges et dans les villages francophones de l'actuel département de la Moselle). Depuis 1992, il existe dans le but de préserver l'alsacien, ensemble de dialectes surtout parlés et moins souvent écrits (avec une orthographe variable choisie par l'auteur, dans sa variante locale), des sections bilingues paritaires en Alsace où l'enseignement est dispensé pour moitié en français et pour moitié en allemand Hochdeutsch (ayant l'avantage d'avoir une orthographe fixe et une forte présence dans les médias écrits ou audiovisuels). À l'heure actuelle, elles concernent environt 5 % des élèves. Au lycée, les élèves peuvent passer l'abibac. L'alsacien peut y être parlé en maternelle et peut être enseigné ou parlé en primaire. Cependant l'écrit est en allemand, considérant que celui-ci est la version écrite commune de l'ensemble des dialectes alsaciens. Des théâtres en alsacien sont encore représentés. Consulter également la liste établissant la correspondance des toponymies alsaciennes en français et en allemand.

Gastronomie

La cuisine alsacienne, fortement imprégnée des traditions culinaires germaniques, est riche en spécificités locales, marquées par une dominante d'utilisation du porc sous diverses formes. Parmi les plats traditionnels d'Alsace peuvent être cités le baeckeoffe, la tarte flambée, la choucroute ou les fleischschnackas. Le sud de l'Alsace, appelé le Sundgau, se caractérise par un plat traditionnel à base de poisson : la carpe frite. Des desserts traditionnels : kouglof, tarte au fromage blanc. Les festivités de fin d'année, moment fort dans la culture alsacienne, sont l'occasion de la production d'une grande variété de biscuits et petits gâteaux, appelé brédalas, ainsi que de pain d'épice, offert aux enfants à partir de la Saint Nicolas, le 6 décembre. Région viticole, l'Alsace produit principalement du vin blanc, grâce aux vignes du piémont vosgien. Le vignoble d'Alsace est ainsi à l'origine du riesling, du gewürztraminer, du tokay pinot gris, du muscat d'Alsace et du crémant d'Alsace. L'Alsace est également la première région productrice de bière en France, grâce notamment aux brasseries implantées dans l'agglomération strasbourgeoise, dont Kronenbourg, Fischer et Heineken, et à l'ouest de celle-ci (Météor, Kanterbräu), qui profitent de la culture du houblon dans le Kochersberg et dans le nord de la plaine d'Alsace. Le schnaps est également une production traditionnelle de la région, en déclin cependant depuis la raréfaction des bouilleurs de cru et la baisse de la consommation d'alcools forts traditionnels. Enfin, l'Alsace est une importante région productrice de jus de fruits et d'eaux minérales ou de source.

Construction

L'habitat traditionnel de la plaine alsacienne est constitué de maisons construites avec des murs en colombage et torchis et des toitures en tuiles plates. Colombage et torchis se rencontrent, certes, dans d'autres raisons de France, mais leur abondance particulière en Alsace est due à plusieurs raisons: 1°) La proximité des Vosges rendait le bois bon marché et facile à trouver.
2°) Du fait du risque sismique le bois était plus adapté que la pierre car, plus souple, il résistait mieux.
3°) Dans les périodes de guerre et d'invasion les villages étaient souvent incendiés, ce qui entraînait l'effondrement des étages supérieurs. C'est pourquoi on avait pris l'habitude de bâtir en pierre les rez-de-chaussée sur lesquels on reconstruisait le haut en colombages une fois la tourmente passée. C'est ce qui explique que certaines communes se soient relevées si vite dès que la paix était revenue. Cependant les colombages apparents aggravaient les risques d'incendie, c'est pourquoi, à partir du XIX siècle on a commencé à les recouvrir de crépi. Ce n'est qu'à une époque récente qu'on a commencé à les dégager ; plus récemment encore les Beaux-Arts ont exigé, pour accorder une subvention, que le crépi restant ne fût pas peint en blanc, comme on s'était mis à le faire, mais dans des couleurs variées, afin de revenir à l'usage plus ancien. Les habitants ont suivi, plus pour des raisons financières que par conviction. En tout cas on est aujourd'hui frappé par la différence entre les villages alsaciens, maintenant badigeonnés, et les villages badois qui leur font face et où le blanc règne toujours en maître.

Symbole

La cigogne, oiseau auquel certaines légendes contées aux enfants attribuaient l'apport des bébés dans les familles . Quasiment disparue il y a une trentaine d'années (1970), elle a fait l'objet d'une stratégie associative de repeuplement efficace. On en trouve désormais sur tous les toits des églises et autres édifices publics d'Alsace et même parfois sur des toits de maisons de particuliers.

Patrimoine


- Château du Haut-Kœnigsbourg
- le Mont Sainte-Odile
- Musée de l'automobile de Mulhouse
- Écomusée d'Alsace à Ungersheim
- Le Bioscope (courant 2005)
- La Cité du train à Mulhouse
- Musée EDF electropolis à Mulhouse
- Églises
- Plus de 1000 orgues
- Marchés de Noël (dans les villages Kaysersberg et grandes villes Strasbourg, Mulhouse et Colmar)
- Centre historique des villes et villages
- Centre Départemental de l'Histoire des Familles (CDHF) de Guebwiller
- Camp de concentration allemand du Struthof et musée de la déportation
- Fort de la Ligne Maginot du Schoenenbourg
- Mémorial de l'Alsace-Moselle à Schirmeck Voir aussi : Liste des musées d'Alsace

Le droit local

Dans certains domaines comme la chasse, les associations, les religions, etc., le droit appliqué en Alsace, ainsi qu'en Moselle, est un mélange de droit national et de droit local. Après la période 1870-1918 pendant laquelle l'Alsace était allemande, certaines lois ont été maintenues en vigueur et sont appliquées parallèlement aux lois françaises.

Administration

Article détaillé : Conseil régional d'Alsace

Alsaciens célèbres


- Otfried de Wissembourg, moine bénédictin, poète
- Georges Mittelhus, imprimeur du XVème siècle
- Bruno d'Eguisheim-Dagsbourg, devenu pape Léon IX (1002~1054)
- Jean Arp (1887-1966), artiste
- Auguste Bartholdi (1834-1904)
- Sébastien Brant (1458-1521)
- Ferdinand Braun (1850-1918), physicien, prix Nobel de physique en 1909
- Martin Bucer (1491-1551)
- Robert de Cotte (1656-1735)
- Christophe-Guillaume Koch (1737-1813), professeur d'université, juriste et historien.
- Philippe-Frédéric de Dietrich (1748-1793)
- Gustave Doré (1832-1883), peintre
- Jean Daum (1852-1891), fondateur de la cristallerie
- Charles François Hannong (1669-1739)
- Philippe Husser (1862-1951), instituteur, auteur d'un journal.
- Alfred Kastler (1902-1984), physicien, prix Nobel de physique en 1966
- Jean Geiler de Kaysersberg (1445-1511)
- François-Christophe Kellermann (1735-1820), maréchal
- Jean-Baptiste Kléber (1753-1800), maréchal
- Germain Muller (1923-1994), artiste et homme politique
- Otto Meissner (1880-1953), homme d'État allemand
- Pierre Pflimlin (1907-2000), président du Conseil et du Parlement européen
- Beatus Rhenanus (1485-1547), humaniste et historien
- Albert Schweitzer (1875-1965)
- Charles Spindler,(1865-1938)
- Gustave Stoskopf (1869-1944)
- Charles Sturm (1803-1855)
- Tomi Ungerer (1931-), artiste
- Thomas Voeckler (1979-), coureur cycliste
- Jean-Jacques Waltz, dit Hansi (1873-1951), artiste
- Eugène Noack (1908-1985), artiste peintre colmarien
- Arsène Wenger entraineur de football au Arsenal FC (Londres)
- Sébastien Loeb champion du monde rallye WRC 2004 Voir aussi : :Catégorie:Personnalité alsacienne

Liens externes


- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Alsace Alsace sur Wikitravel]
- [http://www.region-alsace.fr/ Site du Conseil régional Alsace]
- [http://www.tourisme-alsace.com Tourisme Alsace]
- [http://www.alsannuaire.com/ Alsannuaire Moteur de recherche alsacien]
- [http://www.mulhousebienvenue.com/ Portail de Mulhouse et region en Alsace]
- [http://druine.free.fr/alsace/ Le Terroir Alsacien]
- [http://www.alsace-passion.com/ A la découverte des villes et villages d' Alsace]
- [http://www.marche-de-noel-alsace.com/ Les marchés de Noël en alsace.]
-
Catégorie:Région française als:Elsass ja:アルザス地域圏 ko:알자스 ms:Alsace

Département français

Le département est une division administrative de la France, à la fois une circonscription administrative déconcentrée et une collectivité locale décentralisée. La France est divisée en 100 départements dont quatre outre-mer.

Le département circonscription administrative

Le département est la circonscription administrative de droit commun depuis l'an VIII et l'est restée. Il est dirigé par le Préfet de département nommé discrétionnairement par le gouvernement, assisté par des sous-préfets pour chaque sous-prefecture. De nombreux services déconcentrés de l'Etat sont organisé dans le cadre du département, comme la direction départementale de l'équipement (DDE) ou la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).

Le département collectivité locale

Le département est aussi une collectivité locale décentralisée dirigée par le conseil général, élu au suffrage universel direct pour six ans. La France en compte 99 depuis 1985. Les départements sont regroupés en régions et divisés en arrondissements qui sont eux-mêmes subdivisés en cantons et en communes.

Histoire

Article détaillé : Histoire des départements français. Les départements sont créés le 4 janvier 1790 par l'assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraire à l'homogénéité de la Nation. . Dans un souci de rationalité, les départements reçurent une architecture semblable : une portion de territoire suffisamment petite pour être gérée facilement par un chef-lieu,: la taille de ces départements était fixée de façon telle qu'il devait être possible de se rendre, en moins d'une journée de cheval, au chef-lieu de chacun de ceux-ci depuis n'importe quel point de leur territoire. Dans la même optique, les départements furent nommés non pas d'après des critères historiques, pour ne pas rappeler le découpage en province de l'ancien régime, mais purement géographiques (noms de rivières, de montagnes, etc.) Le nombre de département, initialement de 83, grimpa à 130 en 1810 avec les gains territoriaux de la République et de l'Empire, puis fut réduit à 86 après la chute de ce dernier en 1815. L'acquisition de Nice et de la Savoie en 1860 conduisit à un total de 89. Trois départements de l'Alsace et de la Lorraine (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et une partie de la Meurthe et de la Moselle) furent cédés à l'Allemagne en 1871 et restitués en 1919. Les parties non annexés de la Meurthe et de la Moselle furent fusionnées dans le nouveau département de Meurthe-et-Moselle. Une partie du Haut-Rhin située autour de Belfort et qui resta française en 1871 ne fut pas réintégrée dans son département d'origine en 1919 et devint le Territoire de Belfort en 1922. Les réorganisations de la région parisienne en 1964 et la division de la Corse en 1976 ajoutèrent six départements. Avec les quatre départements d'outre-mer actuels, le total fut porté à 100. En 2004, la mise en place du second volet de la décentralisation, dont l'acte II fut voté le 13 août 2004, prévoit d'importants transferts de compétences et de moyens aux départements, notamment le transfert des aides sociales et économiques (comme le Revenu minimum d'insertion), la gestion du réseau routier (la Direction départementale de l'équipement devient intégralement gérée au niveau départementale, avec le transfert de ses fonctionnaires et des financements), de compétences en matière d'éducation et de contrôle du patrimoine. Voir aussi les articles suivants :
- Départements français classés par région
- Départements français classés par population
- Départements français classés par superficie
- Départements français classés par densité de population
- Départements français classés par altitude
- Liste des préfectures de France
- Noms des habitants des départements français

Numérotation

À l'origine, les départements français étaient numérotés (de 01 à 83) pour les seuls besoins des services postaux (voir Liste des 83 départements de 1790). La poste faisait figurer sur chaque lettre un cachet au numéro du département de départ. Ce système fonctionna sous la Révolution et l'Empire puis fut abandonné. Un nouveau classement fut mis en place au avec cinq nouveaux départements (Alpes-Maritimes, Loire, Savoie, Haute-Savoie et Tarn-et-Garonne) qui décalaient les numéros. En 1922 en effet, les 89 départements étaient classés dans l'ordre alphabétique ; le numéro 01 était attribué à l'Ain et le 89 à l'Yonne. Lorsque le territoire de Belfort fut constitué comme département cette année-là, il fut rajouté en fin de liste avec le numéro 90. Le redécoupage de l'Île-de-France, en 1964, prit effet en 1965 et conduisit à la création des départements de Paris (qui prit le numéro 75 attribué jusqu'alors à la Seine), des Yvelines (qui fut numérotée 78 en lieu et place de la Seine-et-Oise) ainsi que de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise, ajoutés en fin de liste avec les numéros 91 à 95. La Corse (numéro 20) fut partagée en 1976 entre la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B). Les départements d'outre-mer reçurent finalement les numéros 971 à 974 (le numéro 96 n'est donc pas utilisé). Au-delà de leur fonction de découpage du territoire français, les numéros de départements font partie de la vie quotidienne des Français. On les retrouve sur les plaques d'immatriculation des véhicules, au début des codes postaux (Ceux des deux départements de la Corse débutent toujours par 20) ou dans les numéros de sécurité sociale. Les territoires français qui ne sont pas des départements possèdent également des numéros analogues : 975 et 976 pour Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte (les deux collectivités d'outre-mer qui se rapprochent le plus d'un département), 986, 987 et 988 pour Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie. Bien qu'extérieur à la France, Monaco utilise « 98 » pour ses codes postaux. Mais Andorre a, pour sa part, refusé d'utiliser le code que les postes françaises lui avaient attribué.

Voir aussi


- Administration territoriale
- Arrondissements français
- Cantons français
- Communes de France
- Régions françaises     
-
Catégorie:Administration territoriale française ja:フランスの地方行政区画 ko:데파르트망 (프랑스)


Bas-Rhin

Le Bas-Rhin (67) est un département français.

Histoire

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la moitié nord de la province d'Alsace (Basse-Alsace). Les limites du Bas-Rhin furent modifiées à de nombreuses reprises:
- en 1793, il absorba les comtés de Drulingen et Sarrewerden nouvellement annexés par la France;
- en 1795, la région de Schirmeck lui fut retirée et rattachée aux Vosges;
- en 1808, des territoires à l'est du Rhin lui furent rattachés, en particulier la ville de Kehl;
- en 1814, il perdit tous les territoires à l'est du Rhin mais gagna des territoires au nord de la Lauter, provenant de l'ancien département du Mont-Tonnerre, notamment la ville de Landau;
- en 1815, il perdit tous les territoires au nord de la Lauter;
- en 1871, il fut entièrement annexé par l'Allemagne (traité de Francfort) et devint alors le Bezirk Unterelsass au sein du Reichsland Elsass-Löthringen;
- en 1919, il redevint français (traité de Versailles) et récupéra les territoires que l'Allemagne avait pris au département des Vosges en 1871 (canton de Schirmeck et canton de Saales). Article de fond : Histoire du Bas-Rhin

Géographie

Le département du Bas-Rhin fait partie de la Région Alsace. Il est limitrophe des départements du Haut-Rhin au sud, des Vosges et de Meurthe-et-Moselle au sud-ouest, de la Moselle à l'ouest, ainsi que de l'Allemagne, à l'est le long du Rhin et au nord.
- Arrondissements du Bas-Rhin
- Cantons du Bas-Rhin
- Intercommunalités du Bas-Rhin
- Communes du Bas-Rhin Article de fond : Géographie du Bas-Rhin

Climat

Article de fond : Climat du Bas-Rhin

Économie

Article de fond: Économie du Bas-Rhin

Démographie

Les habitants du Bas-Rhin sont les Bas-Rhinois. Article de fond : Démographie du Bas-Rhin

Culture

Article de fond : Culture dans le Bas-Rhin

Tourisme

Article de fond : Tourisme dans le Bas-Rhin

Politique

Article de fond : Politique du Bas-Rhin
- Liste des députés du Bas-Rhin
- Liste des sénateurs du Bas-Rhin
- Liste des conseillers généraux du Bas-Rhin

Administration

Article de fond : Administration du Bas-Rhin Le siège du conseil général est situé à Strasbourg, dans un bâtiment construit par l'architecte Claude Vasconi.
- Liste des préfets du Bas-Rhin

Divers

Il s'agit du dernier département français métropolitain à avoir conservé le terme « bas » dans son nom. Les autres départements qui étaient concernés ont préféré changer de dénomination, jugeant ce qualificatif peu valorisant. Exemples : les Basses-Pyrénées devenues en 1969 les Pyrénées-Atlantiques ou les Basses-Alpes, devenues en 1970 le département des Alpes-de-Haute-Provence. Le même phénomène a été observé pour les départements « inférieurs » (Charente-Inférieure, Seine-Inférieure ou Loire-Inférieure).

Liens externes


- [http://www.Bas-Rhin.pref.gouv.fr/ Préfecture]
- [http://www.cg67.fr/ Conseil général]
- [http://www.alsace-passion.com/ A la découverte des villes et villages du Bas-Rhin]
-
Catégorie:Alsace ja:バ=ラン県

Strasbourg

Strasbourg (Straßburg en allemand, prononcé Strossburi en alsacien, venant du latin Stratisburgum, littéralement "la ville des routes" ) est une ville située dans l'est de la France, sur la rive gauche du Rhin. C'est le chef-lieu de la région Alsace et du département du Bas-Rhin. Ses habitants sont appelés les Strasbourgeois (Straßburger ou Steckelburjer). Elle est la septième ville de France et l'une des seules villes au monde dont le centre soit entièrement classé patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO (depuis décembre 1988). C'est également l'une des seules villes, avec Genève et New York, à abriter le siège d'organisations internationales (Conseil de l'Europe depuis 1949, Parlement européen…) sans être capitale d'un État. L'agglomération transfrontalière comprend principalement sur la rive gauche du Rhin la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS), et sur la rive droite la ville de Kehl, en Allemagne.

Étymologie

Le premier nom de la ville fut en celte Argentorate, romanisé en Argentoratum. L'étymologie de ce terme est discutée, certains y voyant un lien avec la déesse celte d'argent (Argent-, épîthète lié à Argentia), identifiée avec la lune. L'acceptation la plus courante voudrait que la racine Argento (argent, luisant) désigne un cours d'eau (cf l'Argens, l'Arques, l'Arc...), en l'occurrence, l'Ill (Ainos en gaulois). Cette hypothèse est renforcée par l'ancien nom de Horbourg (Argentovaria), commune également située sur l'Ill. Rate désignant une enceinte, une fortification, cette hypothèse affirme donc qu'Argentoratum est l'enceinte sur l'Argenta, in extenso la cité de la rivière, du fleuve. Ce nom était alors en parfaite cohérence avec la perception de ce lieu frontière, situé à proximité du Rhin, partie intégrante du réseau de camps défendant le limes nord de l'empire romain. Puis, suite à son intégration dans l'entité germanique, cette ville n'était plus frontalière, mais au cœur du réseau des cités allemandes. Sa perception n'était dès lors plus sur un axe fluvial et orienté nord-sud, mais routière et sur un axe est-ouest. Strasbourg était en effet au niveau d'un des rares ponts permettant de franchir le Rhin et de ce fait placée sur une route majeure est-ouest. Son nom évolua alors en Straßburg, le bourg fortifié situé sur la rue (die Straße), la route, découlant de Stratiburg, évoqué pour la première fois au siècle par saint Grégoire.

Géographie

saint Grégoire (180°)]] Traversée par l'Ill, affluent du Rhin, qui se divise pour former jusqu'à cinq bras au centre-ville (dans le secteur de la Petite France), elle est composée de quartiers à l'identité forte (le quartier allemand, la Robertsau, Cronenbourg, Koenigshoffen, Hautepierre, l'Elsau, la Krutenau, le Neudorf, la Meinau, le Neuhof…). Située à une altitude moyenne de 140 mètres au-dessus du niveau de la mer, Strasbourg est caractérisée par un relief relativement plat. Ainsi au centre-ville, on ne perçoit que de très légères ondulations du terrain, culminant notamment à proximité de la cathédrale et à la croisée de la Grand-Rue et de la rue du Fossé-des-Tanneurs, correspondant aux zones d'habitation les plus anciennes. L'est du territoire communal, le long du Rhin, est constitué en partie de plusieurs îles, découpées par des bras (canalisés) du Rhin, des canaux du port autonome et la rencontre avec l'Ill. Le nord-est et le sud-est de la commune sont couverts de vastes forêts, témoins de l'ancienne forêt rhénane. Ill La densité importante de l'hydrographie cumulée à l'affleurement de la nappe phréatique contribue à rendre le secteur très sensible aux inondations. C'est pourquoi la plupart des extensions urbaines de la ville puis de l'agglomération se sont faites au moyen de remblais conséquents (notamment pour la construction du quartier allemand), accompagnées du comblement ou de la canalisation des multiples bras d'eau, réduisant d'autant les surfaces d'épandage et augmentant la rapidité et le débit des eaux en cas de crue. La ville est donc aujourd'hui confrontée à une contrainte d'inondabilité importante, pesant d'autant sur les projets d'extension urbaine.

Histoire

Antiquité

Le site de Strasbourg était occupé par une bourgade celte du nom dArgentorate. Des fouilles ont montré une occupation du site sporadique avant cela. inondation pour les 2000 ans de la ville en 1988]] En -12, le général romain Drusus, frès de Tibère, fonde une nouvelle ville et romanise son nom en Argentoratum. C'était alors un camp militaire fortifié positionné sur le limes (frontière de l'empire romain) du Rhin faisant partie des castella Drusi, les forts de Drusus. Un canabae (agglomération d'habitations civiles) s'est développé autour du camp et vers l'ouest, prélude au développement durable de la ville. Après la soumission des tribus germaniques à Rome, le limes est repoussé à l'Est, Argentoratum devient alors la base arrière des Romains jusqu'à la fin du . En 352, la ville est détruite par les Alamans et les Francs ; Julien l'Apostat reconquit la ville en 357, court répit avant une nouvelle poussée expansionniste des Germains. En 406, Huns, Burgondes, Vandales et Suèves envahissent la Gaule. La ville est détruite en 451 par Attila et cette période sombre de la décadence romaine fait qu'on ne sait rien de la ville de ce temps-là.

Moyen Âge

La ville est restaurée en 496 par les Francs, sous le nom de
Strateburgum, qui favorisent le développement de la ville, après la conversion de Clovis au christianisme. En effet, Argentoratum est l’une des rares villes de la région à être le siège d'un évêque, véritable gouverneur de l’époque. Les et sont prospères, la ville voit sa population doubler, une nouvelle cathédrale est construite et le commerce se développe, toujours sous la tutelle de l’évêque qui a les pleins pouvoirs. De nouvelles paroisses sont créées. En 842, la ville accueille Charles le Chauve et Louis le Germanique qui s’allient contre leur frère Lothaire pour le partage de l’Empire légué par leur grand-père Charlemagne et prononcent les Serments de Strasbourg, plus ancien texte rédigé en langue romane (ancêtre du français) et en langue tudesque (ancêtre de l’allemand). A l’issue de ce conflit en 843, le traité de Verdun attribue Strasbourg à Lothaire mais à sa mort, la ville revient à la Germanie. En 962, Otton le Grand fonde le Saint Empire Romain Germanique et s’appuie sur l’Eglise en lui octroyant des pouvoirs temporels fort. Strasbourg obtient alors le droit de justice et celui de battre monnaie. La ville continue à prospérer et à s’étendre. Une nouvelle enceinte est construite au , qui sera agrandie un siècle plus tard. De 1202 à 1220, la ville s'enrichit de quartiers autour des églises Saint-Pierre-le-Jeune et Saint-Pierre-le-Vieux. De nombreuses tours de fortification sont construites à cette époque, et ne disparaissent du paysage urbain qu'au . A partir de 1228, ce sont les quartiers maraîchers qui ont fait, à leur tour, partie intégrante de la cité. Le Finkwiller, le quai des Bateliers, la rue des Bouchers ou la rue d'Or témoignent des nombreuses corporations présentes à l'époque et indispensables à la vie quotidienne des strasbourgeois. 1228 Ces axes sont entourés de murailles à la même époque. Le système défensif des Ponts Couverts est également élaboré à ce moment. Les quatre tours actuelles faisaient partie des remparts et étaient reliées par des ponts couverts d'une toiture en bois, disparue au . Elles abritaient les corps de garde mais servaient aussi de prisons. Autre vestige : la Porte de l'Hôpital. Cet aggrandissement n'est terminé qu'en 1344. Les bourgeois, écartés du pouvoir, souhaitent s’impliquer dans la vie politique et obtiennent en 1214 le droit de créer un conseil avant de prendre le pouvoir en 1262. S’ensuit une période trouble pendant laquelle les luttes de pouvoirs sont source de nombreux conflits. Le point culminant de ces conflits est la lutte de deux familles rivales, les Zorn et les Mullenheim, véritable guerre civile provocant une révolte des Strasbourgeois. Le pouvoir revient alors à la classe marchande. Suite à cette longue période de troubles, une nouvelle organisation politique se crée au : le conseil de la ville s’appuie sur les conseils des XIII, des XV, et des XXI, un Ammeister (maire) est nommé par le conseil tandis que quatre Stettmeister nommés par les nobles complètent l’administration. La ville compte alors plus de 16 000 habitants, frappe monnaie et obtient le statut de ville libre d’Empire, ce qui en fait une véritable principauté. Ammeister] Vers 1370-1390, à la fin de la Guerre de Cent Ans, la population redoute l'invasion des bandes de pillards qui parcourent la région. Ainsi la municipalité décide de protéger les parties Ouest et Nord de la ville. La dernière extension de la cité médiévale date de 1387-1441. Elle concerne le quartier de la Krutenau, habité par de nombreux pêcheurs et maraîchers. La ville ne connaît pas d'autre aggrandissement avant le . Le Moyen Âge est l'âge d'or de Strasbourg. Sa richesse croissante est dûe à l'activité des bourgeois, mais surtout à sa topographie. Grâce à ses nombreuses voies fluviales et routières, cette ville, entourée d'eau, est un centre de commerce particulièrement actif. Ainsi, dès l'aube du Moyen Âge, le vin d'Alsace est connu en Allemagne, aux Pays-Bas et jusqu'en Angleterre et en Scandinavie. Strasbourg exporte également textiles et céréales, mais importe en revanche de nombreux produits de luxe tels que le verre, les peaux, les fourrures, les soieries et les épices. L'Ancienne Douane est un des rares témoins de ce commerce fluvial florissant. Situé sur les bords de l'Ill, à l'emplacement de l'ancien port de Strasbourg, ce bâtiment est construit en 1358 pour stocker et prélever des taxes sur les marchandises transitant par Strasbourg. Entièrement détruit par les bombardements de 1944, l'édifice a été restitué dans son style original en 1956. 1956] Le symbole le plus significatif de cette opulence est la Cathédrale. Quatre siècles sont nécessaires à la construction de cet édifice, érigé à la gloire de Notre-Dame. Les travaux démarrent en 1015 sur les fondations d'une ancienne basilique romane. Sa flèche n'est achevée qu'en 1439. Cette longue édification fait de ce chef d'œuvre une synthèse des courants artistiques du Moyen Âge. Toute la cité est un véritable chantier d'églises, fondées par des moines ou des familles nobles. Parmi les plus anciennes, Saint-Pierre-le-Vieux, Saint-Pierre-le-Jeune, Saint-Thomas. Chacune a sa particularité. Saint-Pierre-le-Vieux est constituée de deux édifices perpendiculaires : une église protestante du et une église catholique rajoutée en 1886. Saint-Pierre-le-Jeune abrite un remarquable jubé et des fresques du . Saint-Thomas répond à un type architectural très particulier puisqu'il s'agit d'une église-halle à cinq nefs d'égale hauteur, s'opposant ainsi à la conception basilicale habituelle. Elle conserve dans son chœur le célèbre tombeau du Maréchal de Saxe, dont l'auteur est le sculpteur Pigalle du . A côté des églises, de nombreux couvents ont vu le jour : une vingtaine au total. De cet ensemble demeure le cloître de l'église Sainte-Madeleine. Ces nombreux monuments expliquent que, durant tout le Moyen Âge, l'art est essentiellement au service de la foi. C'est le chantier de la Cathédrale qui a drainé tous les artistes de renom. Une grande majorité d'entre eux sont anonymes. Il faut attendre le pour que se développe l'art de la peinture. Toute une école alsacienne, spécialisée dans les retables, s'épanouit à cette période. Quant à la vie intellectuelle, elle est marquée au par la révolution de l'imprimerie. En effet, Jean Gensfleisch, dit Gutenberg, profite des dix années qu'il passe à Strasbourg pour y concevoir l'imprimerie à caractères mobiles. Strasbourg ne tarde pas à devenir un des grands centres de l'imprimerie. Elle compte une cinquantaine d'officines d'imprimeurs à la fin du Moyen Âge. Cette invention favorise le courant humaniste qui fait jour à Strasbourg. Jacques Wimpheling, Geiler de Kaysersberg ou Sébastien Brant sont des grands noms de l'Humanisme strasbourgeois. Cependant, aucun n'adhère à la Réforme, mais par leur esprit critique et leur dénonciation des abus de l'Église, ils ont préparé l'avènement de la Réforme protestante.

Renaissance

La Renaissance est pour la ville une période troublée. L'Humanisme et la Réforme sont les faits marquants de l'époque. Strasbourg est une des premières villes qui appelle au changement. Dès 1518, les thèses de Luther sont affichées aux portes de la Cathédrale. Les écrits luthériens se propagent grâce aux imprimeurs. La ville adopte la Réforme en 1524 et attribue les églises aux protestants. Strasbourg accueille les dissidents religieux et propage leurs idées grâce à l’imprimerie. La ville est alors à son apogée. Parallèlement au mouvement de la Réforme s'étend la révolte des paysans. Ils sont 50 000 en 1525, et excédés par les abus des nobles et du clergé. Ils parcourent la campagne mettant à feu et à sang châteaux et abbayes qui se trouvent sur leur passage. Strasbourg se refuse à intervenir, ni en les aidant, ni en les combattant. Mais le déclin arrive avec les guerres. L’empereur Charles Quint, catholique, mène la guerre contre les princes protestants et leurs alliés (Strasbourg). La ligue protestante est vaincue et la ville restitue la Cathédrale Notre-Dame et deux églises aux catholiques. La ville connaît aussi des difficultés financières. En 1592 enfin, les finances de la ville vont être complètement épuisées par la longue et ridicule guerre des évêques. Elle a pour origine l'élection d'un nouvel évêque, pour laquelle catholiques et protestants ne parviennent pas à se mettre d'accord. La guerre fait rage pendant près de 20 ans, semant la désolation dans les alentours. L'introduction de la Réforme met fin à la production artistique qu'elle a privée de son mécène habituel : l'Église catholique. Une quarantaine d'autels disparaissent de la Cathédrale. L'art se détourne donc de la religion pour se consacrer aux monuments profanes. En architecture, les transformations se font lentement. architecture]] Le style Renaissance n'est introduit que dans les années 1550-1580. Au , le classicisme à l'italienne fait place à une architecture ornementale et maniériste, notamment dans les réalisations en bois. L'Hôtel du Corbeau en est un exemple. Fermé au , il reçoit des hôtes illustres comme Frédéric le Grand de Prusse, Jean-Jacques Rousseau ou encore Alexandre Dumas. Du style simplifié du Moyen Âge succède le décor sculpté. La Maison Kammerzell illustre parfaitement ce goût pour la sculpture en abondance. Situé place de la Cathédrale, cet édifice doit son nom à l'épicier Jean-François Kammerzell qui l'acquiert au cours du . Ses façades comportent de nombreuses sculptures de bois réparties sur trois étages autour de soixante-quinze fenêtres. Une iconographie variée y est représentée. Tout comme la Maison des Tanneurs, la Maison Kammerzell rappelle la prédominance du colombage qui apparaît à cette époque. Cependant, même si l'architecture en bois est prépondérante, la brique crépie est un matériau très employé dans les constructions publiques et privées. La Chambre de Commerce en est un échantillon. Construit en 1585, cet édifice en pierres de taille sert d'abord d'Hôtel de Ville. Son architecture est originale. La façade comporte trois ordres grecs, mais le toit qui la surmonte est pentu avec de nombreuses lucarnes, trait typique des bâtiments strasbourgeois. La Chambre de Commerce fait partie des nombreuses commandes publiques, faites par le Magistrat de la Ville.

Ancien Régime

La Guerre de Trente Ans éclate en 1618, guerre de religion européenne opposant les protestants et les catholiques. L’Alsace est ravagée, mais Strasbourg reste neutre dans ce conflit. A l’issue de la guerre en 1648, par les traités de Westphalie, l’Alsace revient à la France, mais Strasbourg demeure ville libre Impériale. La ville est isolée, affaiblie, n’a rien à attendre de l’Empire germanique vaincu, et lorsqu’elle est assiégée par les troupes de Louis XIV, le 30 septembre 1681, Strasbourg signe la Capitulation, traité par lequel elle reconnaît la suzeraineté de la France. Le roi fait alors abattre symboliquement un pan de la fortification de la ville. Ceci crée une ouverture par laquelle il pénètre à Strasbourg, marquant ainsi la soumission de la cité au pouvoir royal. Un accord est passé entre Louis XIV et l'ammestre : dix articles visent à préserver les libertés essentielles de la cité, sur les plans politique, administratif et religieux. Par contre, elle est privée de son artillerie et de ses milices et doit accepter l'installation d'une troupe de garnison. Echappant de ce fait à la souveraineté municipale, de nombreux et nouveaux habitants s'établissent à Strasbourg, attirés par la vie brillante de société qui s'y développe. Tous construisent leur hôtel. Un de ces nobles, le cardinal Armand Gaston de Rohan-Soubise, fils naturel de Louis XIV, fait construire un nouveau palais épiscopal, appelé plus tard Palais des Rohan, sur les rives de l'Ill, face aux maisons des bourgeois. Strasbourg conserve néanmoins la plupart de ses avantages. La ville devient hautement stratégique pour la France, véritable bastion sur le Rhin et accueille alors une importante garnison. Mandaté par Louis XV, Jacques François Blondel dessine un plan d'embellissement de Strasbourg, qui, faute de moyens, ne sera que partiellement réalisé. Strasbourg lui doit notamment la construction de l'Aubette sur la place Kléber et l'aménagement de la place du Marché-Gayot. Mais ce seront surtout les fortifications de Vauban qui marqueront cette période, avec notamment la construction d'une protection ingénieuse à l'amont de l'Ill, en face des Ponts Couverts, et celle d'une imposante citadelle au sud-est, placée face à l'Allemagne. Peu à peu le paysage urbain se modifie. Toutes ces nouvelles demeures constituent aujourd'hui plus de la moitié du patrimoine architectural de la vieille ville. Elles s'inspirent à l'époque des hôtels Allemagne venus d'Allemagne, d'Angleterre, de Suède ou de Suisse envahissent les bancs de l'Université, tels que Goethe. Des arts somptuaires se développent, tel que la faïencerie Hannong. L'orfèvrerie strasbourgeoise connaît un regain accru. La ferronnerie est également très prospère, grâce à la construction des hôtels particuliers. Mais à l'opulence des uns s'oppose la misère des autres. Un cinquième de la population a recours à la mendicité. La ville est surpeuplée, engoncée dans ses murailles médiévales. Strasbourg connaît pourtant au le développement de nouvelles activités économiques. Brasseries et ateliers de tabac s'ouvrent en grand nombre. Mais le commerce de la cité périclite en raison des fortes taxations et de l'insécurité des routes. Le trafic fluvial s'éteint également.

Histoire moderne

En 1789, lorsqu'éclate la Révolution, la ville compte entre 55 000 et 60 000habitants. L'Hôtel de Ville est pris d'assaut. L'autorité de l'ammestre est ébranlée et il démissionne. Les privilèges sont abolis. La Révolution est assez bien accueillie par la population et les nouvelles institutions sont rapidement adoptées. La ville connaît néanmoins le contre coup de cette époque troublée, notamment pendant la Terreur qui sévit durant deux années. A cette époque incertaine, le système défensif est important. La présence militaire dans la ville est grande après la Capitulation. Forte garnison et haut commandement s'installent. L'Aubette, construite de 1765 à 1778, abrite les corps de garde. Vauban, de son côté, entreprend la construction d'une vaste citadelle en forme d'étoile, à mi-chemin du Rhin et de la ville, destinée à surveiller cette dernière. Le barrage Vauban est une autre de ses réalisations. Bâti pour fortifier le système des Ponts Couverts, il permet d'inonder le sud de la ville en cas d'attaque. En 1792, le capitaine Claude Joseph Rouget de Lisle compose un chant pour l’armée du Rhin, qui deviendra la Marseillaise. Strasbourg sort fortement affaiblie de cette période de troubles. Sous l'Empire, Strasbourg connaît un nouveau développement. Après la Révolution, la prospérité est grande. Le passage continuel des troupes produit une activité étonnante. Le goût du luxe reprend et s'étend à la classe moyenne. Le préfet Lezay-Marnésia contribue fortement à l'essor de la ville et du département. Il favorise le développement de la culture de la garance, de la betterave sucrière, du houblon et du tabac. La cité devient un véritable entrepôt pour toutes ces marchandises. Lezay-Marnésia développe également le réseau routier. L'époque est aux grandes réalisations : le canal du Rhône au Rhin et le pont routier entre Strasbourg et Kehl sont construits. Le style romantique révèle l'entrée de la ville dans une ère nouvelle et dans le monde moderne. La technologie est désormais présente dans l'architecture. Des ponts de fer et de fonte apparaissent en ville comme le Pont Saint-Thomas. Construit en 1841, il est constitué d'un tablier reposant sur des arcs creux, en fonte. L'heure est aussi aux hôtels cossus et aux réalisations industrielles. L'ancien Hôtel du Rhin ou la Manufacture des Tabacs illustrent parfaitement cette activité prospère. Le remarquable mouvement de construction engendré par la modernité est présent dans tous les domaines. L'église Saint-Pierre-le-Vieux est un édifice supplémentaire voué au culte catholique. La construction du Nouvel Opéra et la fondation du Conservatoire conforte l'image de Strasbourg comme cité intellectuelle. La politique municipale dans les domaines universitaire et scolaire est conséquente. L'Université, abolie par la Révolution, renaît sous forme d'Académie. Les arts et sciences sont protégés. De 1800 à 1870, Strasbourg change de physionomie, non seulement grâce aux grandes réalisations mais aussi parce que l'on a la volonté de l'embellir. Les jardins de l'Orangerie et la promenade Broglie sont achevés. En 1840, les statues de Gutenberg et Kléber sont réalisées par le sculpteur Philippe Grass. Même les rues font l'objet de transformations : elles sont équipées de trottoirs et de lampadaires. L’époque napoléonienne est donc un retour à la prospérité et au faste qui dure jusqu’à la guerre de 1870. Depuis le Moyen Âge, la ville redoute d'être assiégée et consacre une part importante de son budget à l'entretien de ses fortifications. Malheureusement, lorsqu'en 1870, elle est envahie par les troupes badoises, Strasbourg est mal préparée. Pendant trois nuits, elle est bombardée. Plusieurs bâtiments sont détruits, comme l'Aubette, la Préfecture et le Théâtre. La toiture de la Cathédrale est atteinte. Les vivres manquants et les remparts étant endommagés, le Général Uhrich capitule. Le bilan du siège est lourd. De nombreux habitants sont tués, blessés ou malades. Cathédrale] L'Alsace-Lorraine est annexée à l'Empire allemand. Il s'agit alors de l'apogée de la domination politique et territoriale de Strasbourg. La ville bénéficie également de la volonté des Allemands d'en faire la vitrine du savoir-faire allemand, visant à s'attirer les populations locales tout autant qu'à montrer au monde et notamment à la France la supériorité en tout point de la culture germanique. Strasbourg est alors dotée de nombreux édifices publics, dont le palais de l'Empereur (aujourd'hui Palais du Rhin), le parlement d'Alsace-Lorraine (aujourd'hui Théâtre National de Strasbourg), ou le palais universitaire, la gare, la poste, le parlement, la bibliothèque. La ville se transforme en grande ville industrielle, sa population double et sa vie intellectuelle renaît. Après la Première Guerre mondiale, pendant laquelle Strasbourg est relativement épargnée, l’Alsace-Lorraine revient à la France qui cherche à
franciser la région à marche forcée, en oubliant la mixité de la culture alsacienne et les nombreux progrès sociaux acquis pendant la période 1870-1914. 1914] La plus importante extension urbaine de Strasbourg est alors planifiée, sous la direction de deux maires qui furent des administrateurs remarquables, Otto Back et Conrad Schwander, avec pour résultat un doublement de la superficie de la zone urbanisée en une trentaine d'années. Après les bombardements, il s'agit de reconstruire. La ville étouffe dans ses remparts médiévaux. L'architecte alsacien Conrath entreprend de construire de larges artères entrecoupées d'espaces verts. La place de la République constitue le point de jonction entre la cité historique et la nouvelle ville. Cinq édifices prestigieux y sont élevés. La Bibliothèque Universitaire est un des plus harmonieux. Des bâtiments monumentaux sont édifiés, comme le Palais du Rhin, mêlant Renaissance florentine et baroque monumental berlinois. On prétend qu'après les destructions massives de la Seconde Guerre mondiale, c'est à Strasbourg qu'on peut admirer les plus beaux exemples de l'architecture wilhelmienne. Dans cette fièvre de modernité, certains détails n'en conservèrent pas moins pendant longtemps un caractère bien primitif : dans les immeubles construits à la fin du , il était rare qu'on disposât d'une salle de bain; on allait une fois par semaine aux douches municipales quand on était propre. Presque toujours les W-C étaient situés à l'extérieur, sur le palier, même s'il n'y avait qu'un seul appartement à l'étage et qu'ils ne servissent donc qu'à une seule famille: il fallait les éloigner le plus possible du reste du logis. Hans-Otto Meissner raconte dans ses souvenirs que, dans l'immeuble tout neuf où ses parents habitaient et qui avait été construit au début du , bien des visiteurs étaient choqués de voir les cabinets à l'intérieur de l'appartement. «Ce n'est pas hygiénique», disaient-ils. Mais dans cette somptueuse bâtisse, toute moderne qu'elle était, on n'avait pas craint de placer sous les toits des chambres de bonnes minuscules, sans eau courante (il fallait aller la chercher dans la cour), et où les malheureuses avaient peine à se tenir debout. Vers 1900, le Modern Style, venu de Glasgow, fait une petite apparition, sous le nom d'Art nouveau. L'Ecole des Arts Décoratifs a une remarquable façade de ce style, qu'elle soutient. Celle de la Maison Egyptienne n'en est pas moins étonnante, mêlant Jugendstil et orientalisme. Ces immeubles apportent une note de fantaisie à l'ensemble conventionnel des autres bâtiments. A partir de 1912, les travaux s'attaquent aux domaines du transport et de la communication. Des voies de circulation plus commodes sont créées. Places et avenues, larges et aérées, sont ornées d'arbres. Une nouvelle gare est construite. Le port du Rhin, à vocation industrielle et commerciale, est réalisé. Une ceinture de fortifications nouvelles est entreprise. La contestation politique du peuple alsacien s'accompagne d'une protestation culturelle. Soucieux de conserver leur particularisme, les strasbourgeois fondent un musée alsacien, préservant les traditions régionales. Le Théâtre Alsacien est né. Mais la Seconde Guerre mondiale arrive, et l’Alsace est à nouveau annexée par l’Allemagne et une politique de germanisation est lancée, très dure : interdiction d'employer le français, changement du nom des rues et des noms de famille à consonance française. Le 23 novembre 1944, Strasbourg est libérée par les troupes de Leclerc et l’Alsace revient à nouveau à la France. Strasbourg retrouve sa prospérité et l’Alsace est aujourd’hui l’une des régions les plus dynamiques de France. France] Depuis les années 1960, Strasbourg est à l'heure de la réconciliation franco-allemande. En 2004, les villes de Strasbourg et Kehl ont ainsi inauguré un Festival des deux rives de part et d'autre du Rhin. Les ponts entre les deux rives du Rhin se multiplient : le pont Pflimlin, inauguré en 2002 et la passerelle Mimram, inauguré en 2004 pour l'exposition horticole (Landesgartenschau).

Capitale européenne

2004] De par son histoire binationale et biculturelle, la ville est très tôt devenue une des capitales européennes, en accueillant le Conseil de l'Europe, puis le Parlement européen dont elle est le siège officiel et la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Depuis le 7 juillet 1981, le Parlement européen a adopté plusieurs résolutions concernant son siège, demandant aux gouvernements des États membres de respecter l'obligation que leur assignent les traités de fixer un siège unique pour les institutions. Devant la carence des États membres, le Parlement européen a pris un certain nombre de décisions quant à son organisation et à ses lieux de travail (Luxembourg, Strasbourg, Bruxelles). Lors du Conseil européen d'Édimbourg, les 11 et 12 décembre 1992, les gouvernements des États membres sont parvenus à un accord sur les sièges des institutions, aux termes duquel :
- le Parlement européen a son siège à Strasbourg où se tiennent les 12 périodes mensuelles de session, y compris la session budgétaire ;
- les périodes de session plénière additionnelles se tiennent à Bruxelles ;
- les commissions parlementaires siègent à Bruxelles ;
- le Secrétariat général et ses services restent installés à Luxembourg. Cette décision a suscité des critiques de la part du Parlement Européen. Cependant la Cour de Justice (arrêt du 1er octobre 1997 - C 345/95) a confirmé qu'elle fixe bien le siège du Parlement conformément à l'art. 289 CE. Le contenu de cette décision a été inclus dans le traité d'Amsterdam sous forme d'un protocole annexé aux traités communautaires, ce que le Parlement Européen a regretté. Le calendrier des sessions est fixé chaque année par le Parlement sur proposition de la Conférence des présidents. En 2004, le Parlement européen tient 11 périodes de session d'une semaine à Strasbourg et 5 de deux jours à Bruxelles. Le calendrier officiel pour 2005 prévoit 12 périodes de session à Strasbourg et 6 périodes de session de deux jours à Bruxelles. Strasbourg accueille également des organismes européens comme le commandement de l'Eurocorps, le centre informatique d'Europol et la pharmacopée européenne. Enfin, on y trouve le siège social de la chaîne de télévision franco-allemande Arte.

Principaux centres d'intérêt

Arte Arte Strasbourg est classée ville d'art et d'histoire.
- La place de la cathédrale :
  - La Cathédrale Notre-Dame à l'architecture gothique, construite entre 1176 et 1439, dont la flèche culmine à une hauteur de 142 mètres.
  - La Maison Kammerzell ()
- Les Ponts couverts (fortifications médiévales à l'amont de l'Ill)
- Le quartier de la Petite France (architecture vernaculaire)
- Le Musée de l'Œuvre Notre-Dame
- Les anciennes fortifications datant du , modifiées par Vauban au .
- La place Kléber :
  - L'Aubette (1765 à 1778) (architecte : Jacques François Blondel)
- Le Palais des Rohan (architecte : Robert de Cotte)
- Le Palais du Rhin
- La Gare centrale (1878)
- Le Palais universitaire (1884) (architecte : Otto Warth)
- La Cité-jardin du Stockfeld, début du
- Le Musée d'art moderne et contemporain (inauguration : 1998) (architecte : Adrien Fainsilber)
- Le Vaisseau, un espace de découverte scientifique
- Le terminus du tramway à Hoenheim (inauguration : 2001) (architecte : Zaha Hadid)
- Le Quartier européen :
  - Le siège du Conseil de l'Europe (
Le Palais de l'Europe) (inauguration : 1977) (architecte : Henry Bernard)
  - La Cour européenne des Droits de l'Homme (inauguration : 1995) (architecte : Richard Rogers)
  - Le Parlement européen (inauguration : 1999) (architecte : Architecture Studio)

Lieux de culte

Architecture Studio]]

Centre ville et historique


- Cathédrale Notre-Dame
- Église réformée dite du Bouclier
- Église Saint-Étienne, à l'intérieur du Collège épiscopal Saint-Étienne
- Église Saint-Guillaume (protestante)
- Église Saint-Jean (catholique)
- Église Saint-Louis (catholique)
- Église Saint-Nicolas (protestante, mais fermée au culte)
- Église Saint-Paul, ancienne Evangelische Garnisonskirche (Église protestante de la garnison, aujourd'hui dédiée au culte réformé)
- Église Saint-Pierre le Jeune (catholique)
- Église Saint-Pierre le Jeune (protestante)
- Église Saint-Pierre le Vieux (catholique)
- Église Saint-Pierre le Vieux (protestante)
- Église Saint-Thomas (protestante, elle est la seule de ce genre à conserver des chanoines)
- Église Sainte-Madeleine (catholique)

Quartier de l'Europe

Quartier de l'Université

Quartier de l'Orangerie

Célèbres natifs de Strasbourg

Église Sainte-Madeleine]]
- Sébastien Brant (1457-1521), poète satirique et humaniste
- François-Christophe Kellermann (1735-1820), maréchal d'empire
- Jean-Baptiste Kléber (1753-1800), général
- Gustave Doré (1832-1883), peintre
- Paul Émile Appell (1855-1930), mathématicien
- Jean Arp (1886-1966), artiste
- Tomi Ungerer (1931-), auteur-illustrateur, caricaturiste
- Herbert Léonard (1945-), chanteur

Célèbres résidents


- Johann Gutenberg (1400-1468), inventeur de l'imprimerie à caractères métalliques mobiles
- Didier Érasme, dit Erasmus (1467-1536), humaniste
- Jean Calvin (1509-1564), propagateur de la Réforme
- François-Marie Broglie (1671-1745), maréchal et gouverneur de Strasbourg
- Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), écrivain
- Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), musicien
- Claude Joseph Rouget de Lisle (1760-1836), compositeur de
la Marseillaise
- Georg Büchner (1813-1837), écrivain
- Numa Denis Fustel de Coulanges (1830-1889), historien
- Louis Pasteur (1830-1895)
- Jean-Jacques Waltz, dit Hansi (1873-1951), artiste
- Marc Bloch (1886-1944), historien et résistant
- Georg Simmel (1858-1918), philosophe et sociologue allemand, il fut l'une des grandes références de l'Ecole de Chicago. Décédé le 28 septembre 1918 à Strasbourg, il repose au cimetière de Strasbourg-Cronenbourg.
- Emmanuel Levinas (1905-1995), il fit ses études de philosophie à Strasbourg avec

Mulhouse

Mulhouse est une
commune française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace. Ses habitants sont appelés les Mulhousiens et les Mulhousiennes. La ville est parfois surnommée la « cité du Bollwerk », du nom d'une tour, vestige des anciennes fortifications.

Géographie

Mulhouse (Mülhausen en allemand, prononciation en alsacien Milhüsa) est la plus grande ville du Haut-Rhin, et la deuxième d'Alsace après Strasbourg. Elle est traversée par deux cours d'eau, la Doller et l'Ill, affluents du Rhin. Rhin vue Mulhouse depuis la tour du Belvédère

Quartiers

Rhin Rhin] Rhin Rhin Rhin Rhin Rhin Mulhouse est divisé en 16 quartiers : Bassin Nordfeld, Bourtzwiller, Brustlein, Centre historique, Cité Briand, Coteaux, Daguerre, Doller, Dornach, Drouot Barbanègre, Fonderie, Franklin Fridolin, Haut Poirier, Rebberg, Vauban Neppert, Wolf Wagner. Depuis 1994 chaque quartier dispose d'un conseil de quartier qui s'inscrit dans la volonté de développer la démocratie participative.

Transport

Il y a une rocade ferroviaire complète et des lignes vers Belfort, Strasbourg, Bâle et Thann. Le TGV Rhin-Rhône devrait relier la ville à Dijon au cours de la prochaine décénnie. La ville est depuis 2003 en travaux pour la construction d'un réseau de tramway qui sera inauguré en 2006. Un tram-train de "type Karlsruhe" devrait irriguer dès 2011 le nord-ouest de l'agglomération. L'Aéroport International de Basel-Mulhouse-Freiburg (EuroAirport), bien qu'ayant souffert de la débâcle de Swissair, redémarre en termes de fréquentation grâce à l'installation d'une base de la compagnie aérienne EasyJet. Les autouroutes A35 et A36 se croisent au nord-est de la ville grâce à un des rares échangeurs autoroutiers à 3 niveaux en France, offrant un accès aisé vers Strasbourg l'Allemagne, la Suisse et la France.

Histoire

Voir l'article détaillé : Histoire de Mulhouse Le nom de la ville vient de l'allemand moulins (Mühlhausen), car les premières installations sédentaires seraient le fait de meuniers ayant construit leur moulin sur les cours d'eau de l'Ill et de la Doller. Le symbole de la ville est de ce fait une roue de moulin. Les premières traces écrites remontent au . En 1354 elle devient membre de la Décapole, association des villes libres d'Alsace. En 1515, Mulhouse se retire de la Décapole pour s'allier aux cantons suisses. Ce fut une république libre et indépendante jusqu'à son annexion par la France le 4 janvier 1798, à l'époque du Directoire. En raison de ce rattachement tardif à la France (et aussi parce que la ville était de moindre importance à l'époque) son rôle administratif est resté limité. Ainsi Colmar, aujourd'hui beaucoup moins peuplée, est toujours la préfecture du département, alors que Mulhouse