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Amazone

Amazone

L'Amazone (en espagnol Río Amazonas, en portugais Rio Amazonas) en Amérique du Sud est l'un des deux plus longs fleuves sur Terre, l'autre étant le Nil, en Afrique. Il prend sa source dans les Andes et se jette dans l'océan Atlantique. L'Amazone a de loin le plus gros débit de tous, transportant plus d'eau que le Mississippi, le Nil et le fleuve Chang Jiang réunis. Il possède également le plus grand bassin hydrographique de tous les systèmes fluviaux. La quantité d'eau douce rejetée dans l'océan Atlantique est énorme : 184 000 m³/s pendant la saison des pluies. En réalité, l'Amazone est responsable du cinquième du volume total d'eau douce déversée dans les océans du monde. Le volume d'eau douce et boueuse déversée est d’ailleurs tel que la salinité et la couleur sont modifiées à encore 300 km des côtes. Le fleuve est navigable pour les vapeurs jusqu'à Iquitos, à 3700 km de la mer, et pour les plus petits vaisseaux, sur encore 780 km jusqu'à Achual. Au-delà, les petits bateaux utilisent fréquemment le Pongo de Manseriche. L'Amazone draine une surface de 6 915 000 km², quelque 40 % de l'Amérique du Sud. Il récolte son eau depuis les latitudes 5° nord jusqu’à 20° sud. Ses sources les plus reculées ont été trouvées dans le plateau andin, tout près de l'océan Pacifique ; l'eau après une course de 6280 km à travers le Pérou et le Brésil se jette dans l'océan Atlantique au niveau de l'équateur.

Source et hautes terres

La source originelle de l’Amazone a seulement été fermement établie que récemment. C’est un ruisseau situé à un sommet de 5507 m d’altitude, le Nevado Mismi dans les Andes péruviennes, approximativement à 160 km au nord nord-est de Lima. Cette montagne fut suggérée pour la première fois comme la véritable source en 1971 mais ne fut pas confirmée avant 2001. Le ruisseau depuis le Nevado Mismi s’écoule jusqu’au lac Lauricocha et puis jusqu’au fleuve Apurímac. L’Apurímac est un affluent du Ucayali, qui se joint au Marañón pour former l’Amazone. La longueur totale du fleuve depuis sa source jusqu'à son embouchure est de 7025 Km, ce qui en fait le plus long des fleuves devant le Nil (6700 km). En aval du point de confluence entre l’Amazone et le Huallaga, le fleuve quitte la zone des Andes et pénètre à la place les plaines inondées. À partir de ce point jusqu’au Ucayali, sur environ 2400 km, les rives forestières sont à peine hors d’eau et sont longtemps inondées avant que le fleuve n’atteigne son niveau maximal. Les rives peu élevées sont interrompues par seulement quelques collines, puis le fleuve pénètre l’énorme forêt amazonienne.

La forêt amazonienne

forêt amazonienne La forêt amazonienne débute à l’est des Andes. C’est la plus grande forêt du monde et elle est donc d’une grande importance écologique, étant capable d’absorber de gigantesques quantités de dioxyde de carbone. La conservation de la forêt amazonienne est un des plus grands problèmes écologiques de ces dernières années. La forêt tropicale est issue du climat extrêmement humide du bassin amazonien. L’Amazone, et ses milliers d’affluents, s’écoulent lentement à travers le paysage, la pente est tellement faible que c’est en réalité la poussée de l’eau en amont qui les conduit jusqu’à la mer. Le Manaus à 1000 km de l’Atlantique est situé seulement 44 m au-dessus du niveau de la mer. La biodiversité de la forêt amazonienne est extraordinaire : la région est le lieu de vie d’au moins 2,5 millions d’espèces d’insectes, de dizaines de milliers de plantes, et de quelque 2000 oiseaux et mammifères. Un cinquième des espèces d’oiseau peuvent être trouvées dans la forêt amazonienne. La diversité de la flore dans le bassin amazonien est la plus forte du monde. Certains experts estiment qu’un kilomètre carré peut contenir jusqu’à 90 000 tonnes de matière végétale vivante.

Crue (débordement)

mammifère Les pluies saisonnières entraînent des crues, inondant de vastes zones bordant l’Amazone et ses affluents. La profondeur moyenne du fleuve pendant le gros de la saison des pluies est de 40 m et la largeur moyenne peut être de 40 km. Le niveau de l’eau commence à s’élever en novembre, puis le volume grossit jusqu’en juin, avant de chuter jusqu’à la fin octobre. La crue de son affluent le Rio Negro n’est pas synchronisée ; la saison des pluies ne débute pas dans sa vallée avant février ou mars, en juin son niveau est au plus fort et commence à chuter avec l’Amazone. Le Madeira a quant à lui exactement deux mois d’avance sur l’Amazone dans sa crue et sa décrue. Pendant la saison des pluies, l’Amazone inonde d’un bout à l’autre de son cours sur une surface de plusieurs centaines de kilomètres carrés, couvrant ainsi les plaines inondées. Le niveau du fleuve est, à certains endroits, 12 à 15 m plus haut que pendant la saison sèche. Pendant la crue, le niveau à Iquitos est de 6 m ; à Teffe de 15 m ; près de Obidos, 11 m ; et à Para, 4 m, au-dessus du niveau le plus bas pendant la saison sèche.

Vers la mer

La largeur de l’Amazone est, à certains endroits, de 6 à 10 km d’une rive à l’autre. À certains endroits sur de longues distances, le fleuve se divise en deux cours principaux avec entre eux et sur leurs rives de nombreux bras, qui sont connectés entre eux en un compliqué réseau de canaux naturels, et qui découpent les basses plaines de l’igapo (jamais plus de 5 m au-dessus du niveau du fleuve) en d’innombrables îles. À la passe d’Obidos (600 km avant la mer), l’Amazone se resserre, s’écoulant uniquement dans un seul lit d’un peu plus d’un kilomètre de large et de plus de 60 m de profondeur, par lequel l’eau se précipitent vers la mer à une vitesse de 6 à 8 km/h. igapo À partir du village de Canaria (au niveau du grand coude du fleuve) jusqu’au Negro 1000 km en aval, il y a seulement de très basses plaines, ressemblant à celles de l’embouchure de l’Amazone. Les vastes surfaces de plaines de cette région sont submergées par les eaux montantes, seules les hautes branches des sombres forêts apparaissent encore à la surface. Près du confluent du Rio Negro, presque au niveau du fleuve Madeira, les rives de l’Amazone sont basses mais en s’approchant de Manaus, elles s’élèvent et forment des collines ondulantes. À Obidos, les collines forment, 17 m au dessus du fleuve, une falaise. L’Amazone inférieur semble avoir été un golfe de l’océan Atlantique, dont les eaux ont baigné les falaises près d’Obidos. L’eau drainée en aval d’Obidos ne représente que seulement 10 % environ de l’eau totale débitée par l’Amazone ; une très petite part de ces 10 % provient du versant septentrional de la vallée. La zone de drainage du bassin amazonien au-dessus d’Obidos est d’environ 5 millions de km², et, en dessous, d’un million de km² soit 20 % (bassin du Tocantin non compris). Dans les plus petites sections droites du fleuve, la rive nord consiste en une série d’abruptes collines à sommet plat, elles s’étendent depuis le fleuve Xingu jusqu’au mont Alegre. Ces collines alignées et abruptement découpées, contrastent avec le fleuve. Le mont Alegre atteint une altitude de plusieurs dizaines de mètres. Sur la rive sud, au-dessus du fleuve Xingu, un alignement quasi ininterrompu de basses falaises s’étend jusqu’à Santarem en formant de légères courbes avant de tourner vers le sud ouest et de se fondre avec les falaises qui forment les terrasses de la vallée du fleuve Tapajos.

Embouchure du fleuve

Tapajos La largeur de l’embouchure du fleuve est habituellement mesurée de Cabo do Norte jusqu’à Punto Patijoca, ce qui fait une distance de 330 km ; mais ceci inclut l’embouchure du fleuve Para (60 km) qui doit être déduite, car ce cours d’eau appartient au Tocantins. Cela inclut également la façade atlantique de Marajo, une île mesurant à peu près la taille du Danemark et qui se trouve dans l’embouchure de l’Amazone.

Vague déferlante

Longeant les côtes, un peu au nord de Cabo do Norte, et sur 160 km le long de la marge de la Guyane, il existe une ceinture d’îles quasi submergées ainsi que des bas-fonds et des bancs de sable. Ici un phénomène de marée appelé mascaret (vague déferlante), ou Pororoca, se produit, là où la profondeur n’excède pas 7 mètres. La vague déferlante débute par un simple rouleau, grossissant constamment, et progressant à une vitesse de plus de 60 km/h, et une hauteur de 1,5 à 4 mètres. Le mascaret est la raison pour laquelle l’Amazone ne possède pas de véritable delta ; l’océan emporte rapidement le vaste volume de vase drainée par l’Amazone, cela rend impossible la formation d’un delta.

Faune de l’Amazone

delta Les eaux de l’Amazone abritent une faune riche et variée. Avec l’Orinoco, le fleuve est l’un des principaux habitats du Boto, également connu sous le nom de dauphin de l’Amazone. C’est la plus grande espèce de dauphin d’eau douce, pouvant atteindre 2,6 m. Également présent en grand nombre, les célèbres piranhas, poissons carnivores qui se regroupent en de larges bancs et qui peuvent s’attaquer au bétail et même à l’homme. Bien que beaucoup d’experts pensent que leur réputation de férocité soit injustifiée, un banc de piranhas est apparemment responsable de la mort de 300 personnes qui chavirèrent près d’Obidos en 1981. L’anaconda vit également dans les eaux troubles du bassin amazonien. C’est l’une des plus grandes espèces de serpent, l’anaconda passe le plus clair de son temps dans l’eau, avec seulement ses narines dépassant à la surface. Quelques attaques de pécheurs par des anacondas ont été rapportées. Le fleuve abrite également des milliers d’espèces de poissons, d’amphibiens, de crabes et de tortues.

L’exploration européenne

Pendant l’année 1500, Vicente Yañez Pinzon, aux commandes d’une expédition espagnole, devint le premier européen à explorer le fleuve, parcourant seulement son embouchure qu’il découvrit en remarquant de l’eau douce en mer. Ce fut donc depuis sa source que l’Amazone fut réellement exploré. La première descente complète de l’Amazone par les européens depuis les Andes jusqu’à la mer a été faite par Francisco de Orellana en 1541, cette descente eut lieu par hasard car Orellana fut seulement envoyé en reconnaissance pour rechercher des vivres, entraîné par le courant il ne pu revenir en arrière et continua jusqu’à l’Atlantique. Le nom amazone provient d’une bataille qui eut lieu contre la tribu des Tapuyas durant laquelle les femmes de la tribu se battirent aux côtés des hommes, comme c’était la coutume parmi les Tapuyas. Orellana dériva le nom amazone des anciennes Amazones d’Asie et d’Afrique qui furent décrites par Hérodote et Diodore. La première remontée complète du fleuve par les Européens fut faite en 1638 par Pedro Texeira, un portugais, qui fit la route inverse d’Orellana et atteignit Quito en passant par le Rio Napo. Il y retourna en 1639 avec les deux pères jésuites Acuna et Artieda, qui furent délégués par la vice royauté du Pérou pour accompagner Texeira.

Le nom

Avant la conquête de l’Amérique du Sud, le Río de las Amazonas n’avait pas de nom général, à la place les différentes tribus indigènes avaient des noms qui désignaient chacune des sections qu’ils occupaient, tels Paranaguaza, Guyerma, Solimões et d’autres. Vicente Yañez Pinzon qui fut le premier explorateur du fleuve l’appela le fleuve Río Santa Maria de la Mar Dulce, du fait de l’absence de salinité en mer au niveau de l’embouchure. Ce fut rapidement abrégé en Mar Dulce, puis enfin pour quelques années, après 1502, il fut connu sous le nom Río Grande. Les compagnons de Pinzon appelèrent le fleuve El Río Marañón. Le mot Marañón a, pour certains, des origines indigènes. Cette idée fut développée pour la première fois dans une lettre de Peter Martyr adressée à Lope Hurtado de Mendoza en 1513. Cependant, ce mot peut aussi dérivé de l’espagnol « maraña » — qui signifie un enchevêtrement, une pagaïe — il représenterait ainsi les difficultés rencontrées par les premiers exploreurs lors de la navigation non seulement de l’embouchure du fleuve mais aussi des multiples canaux, et des rives découpées qui forment l’actuel état brésilien de Maranhão.

Exploitation

Durant les 350 années qui suivirent la première exploration européenne de l’Amazone par Pinzon, la portion portugaise de son bassin resta presque entièrement à l’état sauvage, seulement occupée par des tribus indigènes qui, à cause de la quête difficile de nourriture, étaient divisées en de multiples fragments. Les difficultés rencontrées pour la chasse et la collecte de nourriture, étaient telles que la densité de population de ces régions était probablement inférieure à 1 habitant pour 10 km² de territoire. Quelques comptoirs ont été établis par le Portugal sur les rives de l’Amazone et de ses affluents, dans le but de commercer avec les amérindiens et de les évangéliser. En 1850, la population totale dans le bassin brésilien de l’Amazone était d’environ 350 000 habitants, dont les deux tiers étaient des européens ou des esclaves, on comptait alors 25 000 esclaves. La principale ville commerciale, Para, possédait entre 10 000 et 12 000 habitants, esclaves compris. La ville de Manáos, maintenant Manaus, située à l’embouchure du Rio Negro, en comptait entre 1000 et 1500. Les autres villages, jusqu’à Tabatinga / Leticia sur la frontière entre le Brésil,la Colombie et le Pérou, étaient relativement modestes. Le 6 septembre 1850, l’empereur, Pierre II du Brésil, autorisa la navigation des vapeurs sur l’Amazone, et délégua à Barao Maua (Irineu Evangilista de Sousa) la tâche de mettre cela en œuvre. Il fonda la « Compania de Navigacao e Commercio do Amazonas » à Rio de Janeiro en 1852 ; dans les années qui suivirent il débuta les opérations avec trois petits vapeurs, le « Monarch », le « Marajo » et le « Rio Negro ». Au départ, la navigation se limitait au fleuve principal. En 1857, le gouvernement obligea la compagnie à effectuer un service mensuel entre Para et Manáos avec des vapeurs d’une capacité de 200 tonnes, une seconde ligne, effectuant six liaisons par an entre Manáos et Tabatinga, et une troisième reliant deux fois par mois Para et Cameta. Ce fut un premier pas vers l’ouverture du vaste espace intérieur. Le succès rencontré par cette entreprise attira l’attention sur les opportunités d’exploitation économique de l’Amazone, bientôt une seconde compagnie fut créée et entreprit son commerce sur le Madeira, le fleuve Purus, et le Negro ; un troisième établit une liaison entre Para et Manáos ; et enfin une quatrième trouva bénéfique de faire naviguer les plus petits vapeurs. Durant cette même période, la Compagnie de l’Amazone agrandit sa flotte, et de petits promoteurs privés se lancèrent avec leur petit navire à vapeur sur l’Amazone et ses affluents Le 31 juillet 1867, le gouvernement brésilien, sous pression constante du pouvoir maritime et des pays encerclant le bassin amazonien supérieur, décréta l’ouverture de l’Amazone à tous les pavillons, tout en la limitant par des points définis : Tabatinga sur l’Amazone, Cameta sur le Tocantins, Santarem sur le Tapajos, Borba sur le Madeira, et Manáos sur le Rio Negro. Le décret pris effet le 7 septembre 1867. 1867 Manáos (Manaus), Para et Iquitos sont maintenant des villes commerciales prospères. Les premiers échanges commerciaux entre l’étranger et Manáos débutèrent en 1874. Le commerce local fut ensuite mener par le successeur britannique de la Compagnie de l’Amazone : « the Amazon Steam Navigation Compagny » (la Compagnie de Navigation à Vapeur de l’Amazone) ainsi que par les multiples petites compagnies de vapeurs engagées dans le commerce du caoutchouc. Les principales exportations de la vallée étaient le caoutchouc, le cacao, les noix brésiliennes et quelques autres produits d’importance mineure.

Inquiétudes du

Quatre siècles après la découverte de l’Amazone, le total des surfaces cultivées dans le bassin amazonien était probablement inférieur à 65 km², incluant les surfaces grossièrement cultivées des montagnes entourant les cours supérieurs de l’Amazone. Cette situation a dramatiquement changé durant le . La déforestation galopante est sans doute à l'origine de la grave sécheresse de 2005 qui a entraîné une baisse spectaculaire du niveau de l'Amazone, d'une amplitude jamais vue auparavant. [http://www.latinreporters.com/boliviesoc19092005.html]

Principaux affluents

Le fleuve Amazone possède plus de 1000 affluents. Quelques uns des plus notables sont :

Voir aussi

Organisation du traité de coopération amazonienne Catégorie:Cours d'eau navigable Catégorie:Cours d'eau du Brésil Catégorie:Cours d'eau du Pérou Catégorie:Cours d'eau de Colombie Catégorie:Amazonie ja:アマゾン川 simple:Amazon River th:แม่น้ำแอมะซอน

Espagnol

Le castillan ou espagnol, est la langue romane commune de l'Espagne, de nombreuses nations d'Amérique et d'autres parties du monde associées à un moment de leur histoire à l'ancienne métropole. Le terme espagnol est recommandé par l'Académie Royale de la Langue Espagnole (Real Academia Española, RAE), et l'Association des Académies de la Langue Espagnole pour désigner une langue parlée par plus de 400 millions de personnes, car c'est la dénomination internationale (Spanish, Spanisch, spagnolo, etc.). Le terme synonyme castillan est réservé soit pour désigner le dialecte roman né au royaume de Castille au Moyen-Age, soit le dialecte de l'espagnol qui est parlé actuellement dans les régions centrales de Castille-Léon, Castille-La Manche et Madrid. En Espagne, le terme castillan est aussi employé pour désigner la langue commune de l'Etat, en réference aux autres langues co-officielles de certains territoires autonomes comme le Catalan, le Basque et le Galicien. =Géographie= L'espagnol est langue officielle de l'Espagne (42 millions) en Europe. En Amérique, les pays aux plus grandes populations hispanophones sont le Mexique (88 millions), la Colombie (40 millions), l'Argentine (33 millions), le Vénezuela (22 millions) et le Pérou (20 millions). Elle est aussi la langue nationale de la Bolivie, du Chili, du Costa Rica, de Cuba, de la République Dominicaine, de l'Equateur, du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua, du Panama, du Paraguay, de Porto-Rico, du Salvador et de l'Uruguay. L'espagnol est encore parlé par les communautés hispanophones des États-Unis (20 millions) et notamment dans les états du sud (Texas, Californie, Nouveau Mexique, etc.). Il existe des nombreux locuteurs au Brésil. En Afrique, l'espagnol est parlé en Guinée équatoriale, dans les villes du Sahara et dans des parties du nord du Maroc. En Asie, plus de 3 millions de locuteurs existent aux Philippines. Enfin, une variété du castillan appelée selon les auteurs judesmo, ladino, ispanyol ou judéo-espagnol est parlée par la communauté juive sépharade originaire de la péninsule ibérique en Israël, Turquie ou Gibraltar. =Vocabulaire= L'espagnol ressemble en de nombreux points au français, du fait de leur origine latine commune. Néanmoins, les événements historiques que connurent ces deux pays ont imprégné les vocabulaires espagnol et français de manière différente. En effet, l'espagnol est l'une des rares langues européennes à avoir une influence de l'arabe aussi importante. Appartenant à la même sous-branche que le portugais et le galicien (ce sont des langues ibéro-romanes), le castillan permet une certaine intercompréhension écrite avec ces deux langues. Écouter un exemple : Media:Espagnol.mp3.

Écriture

Le castillan utilise comme les autres langues romanes l'alphabet latin et recourt à des diacritiques et des digrammes pour le compléter. Le tilde est peut-être le plus célèbre des diacritiques castillans ; il donne naissance à un caractère considéré comme une lettre à part entière, Ñ ñ. D'autre part, l'accent aigu sert à indiquer les accents toniques irréguliers et à distinguer quelques homophones : les voyelles le portant sont les suivantes : Á á, É é, Í í, Ó ó et Ú ú. Y y n'en porte jamais. Autrefois, on considérait que les digrammes ch et ll constituaient chacun une lettre distincte (elles avaient leur entrée dans le dictionnaire), mais on les traite aujourd'hui de plus en plus comme deux lettres séparées. Le N tildé est, à l'origine, aussi un digramme NN, le second N ayant été abrégé par suspension au moyen d'un trait devenu ondulé, ~. Bien que ce soit les scribes espagnols qui aient inventé la cédille (zedilla, « petit z »), celle-ci n'est plus utilisée depuis le (le ç qui notait [ts] étant devenu un [θ] interdental noté z : lança est devenu lanza, « lance », ou c devant e et i : ciego, « aveugle »). Le classement alphabétique, modifié en 1994, est décrit plus en détail dans l'article qui lui est consacré. Enfin, les points d'exclamation et d'interrogation sont accompagnés par des signes du même type inversés, ¡ et ¿, placés au début de la proposition concernée (et non au début de la phrase) : ¿Cómo estás? (« Comment vas-tu ? »), ¡Qué raro! (« Comme c'est étrange ! ») mais Si te vas a Barcelona, ¿me comprarás un abanico? (« Si tu t'en vas à Barcelone, tu m'achèteras un éventail ? »).

Grammaire

Le castillan suit les principes généraux des autres langues romanes, à savoir, par exemple, que c'est une langue plutôt flexionnelle (les noms et les adjectifs possèdent deux genres et deux nombres, le verbe se conjugue, etc.) à tendances synthétique. Consulter l'article détaillé sur la grammaire du castillan pour plus de détails.

Exemple

Verbe

Être

Dans espagnol, le verbe être est ser et estar. Exemples au présent de l'indicatif : :
- Ser : Yo soy europeo (Je suis européen). Mis ojos son azules como los de mi madre (Mes yeux sont bleus comme ceux de ma mère) :
- Estar : Yo estoy en Barcelona (Je suis à Barcelone). Tus ojos están rojos, pára de frotártelos. (Tes yeux sont rouges, arrête de les frotter).

Variations dans l'Amérique latine

Parmi les plus importantes mentionnons l'utilisation du vosotros (2 personne du pluriel, équivalent du "vous" de "vous avez" français) en Espagne. L'usage de ce pronom et de sa conjugaison a complètement disparu en Amérique latine. Le pronom de la troisième personne du pluriel ustedes lui est préféré. Il faut aussi noter la prononciation ibérique de la consonne c (devant les lettres "e" et "i") ou z (devant "a", "o" et "u") comme le th anglais de thick alors que ce son est toujours prononcé comme un "s" en Amérlque latine. Le vocabulaire est également très différent, certains mots espagnols pouvant même être obscènes en Argentine ou au Mexique. Le castilien des pays de l'amerique latine a été très influencé par les dialectes andaloux et canariens à cause de l'immigration massive vers le continent americain de cettes regions. Quant à l'accent, le Canarien est le plus prôche, ce dialecte étant difficile de distinguer, même pour les hispanophones, de ceux du Cuba ou du Venezuela. On pourrait citer à titre d'exemple parmi les plus remarquables, en Amérique latine : :Amérique latine Castillan chilien :Castillan chilien Castillan argentin :Castillan argentin Castillan mexicain

Articles connexes


- sigles en espagnol ;
- classement alphabétique en castillan ;
- syllabe castillane ;
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues romanes
      -
  - groupe ibéro-roman
- Origine du Castillan

Liens externes


- [http://wikibooks.org/wiki/Faux_amis_en_espagnol faux amis en espagnol] ;
- [http://wikibooks.org/wiki/Enseignement_de_l%27espagnol Wikilivre d'espagnol]
- [http://alerce.pntic.mec.es/~jnieto9/Index_fr.html Site pour les professeurs d'espagnol et de français]
- [http://www.leconjugueur.com/frconjugueurespagnol.php Conjugueur espagnol]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/espagnol.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire espagnol-français/français-espagnol.
- [http://espagnol.linguistmail.com Emails pour apprendre l'espagnol]
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=14/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en espagnol] Chaque expression est accompagnée d'une illustration
-
C ko:에스파냐어 ja:スペイン語 simple:Spanish language th:ภาษาสเปน

Portugais

Le portugais est une langue appartenant à la branche romane de la famille des langues indo-européennes. Les locuteurs du portugais se nomment les lusophones. Issu du galicien, il en est maintenant distinct. Il est parlé au Portugal (y compris aux Açores et à Madère), ainsi qu'en Angola, au Mozambique, au [http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_diff%C3%A9rents_cr%C3%A9oles_du_Cap-Vert Cap-Vert], en Guinée-Bissau, à Sao Tomé-et-Principe, au Timor oriental, au Brésil (où il est langue officielle), à Goa (Inde) et à Macao, en tout par plus de 200 millions de personnes. Il est régi par : Instituto Internacional de Língua Portuguesa, Comunidade dos Países de Língua Portuguesa Des créoles à base portugaise sont parlés au Cap-Vert et à Sao Tomé-et-Principe.

Une langue ibéro-romane

Le portugais est relativement proche du castillan car il appartient à la même branche dite « ibéro-romane » des langues romanes. Il s'en distingue cependant par divers aspects, en particulier phonétiques. Ainsi, s'il est possible à un Espagnol de comprendre un texte écrit en portugais, il aura bien plus de mal à comprendre un Portugais parler. En outre, le portugais a subi des modifications phonétiques plus importantes que le castillan en évoluant depuis le latin. Par exemple, les /l/ et /n/ entre deux voyelles se sont amuïs, ce qui explique qu'à luna castillan corresponde lua portugais et, de même, color à cor, mañana à manhã, etc.

Prononciation

A l'instar du français, le portugais utilise des voyelles nasales (écrites ã, em, im, am, om), mais il y ajoute des diphtongues nasales (ão, õe). Contrairement à d'autres langues, une même lettre (forme graphique) en portugais peut servir à représenter ou former différents sons : le e par exemple pourra se prononcer /ε/ (ouvert) ou /i/ suivant sa position. Le r peut se prononcer grasseyé (roulé au fond de la gorge) ou battu (un seul roulement), etc. De même, le s se prononce différement ([s], [z] ou [ʃ] de chat) selon sa place dans le mot. Il faut ajouter à cela une apophonie accentuelle comparable à celle du catalan et de l'occitan, qui fait qu'une voyelle n'a sa valeur pleine que sous l'accent tonique. Autrement, elle subit l'apophonie et prend un timbre neutralisé. La prononciation du portugais du Brésil est spécifique et ne suit pas toutes ces règles : elle se caractérise par une moindre apophonie accentuelle et des phonomèmes de palatalisation des consonnes devant une voyelle antérieure.

Prononciation des consonnes du portugais

Contrairement à l'espagnol, les consonnes se prononcent à la française, notamment les lettres B, C, J, R, S, V et Z. La lettre S se prononce entre les sons 'j' et 'ch' si elle se trouve à la fin d'un mot ou lorsque elle est avant une autre consonne comme le verbe estar 'ich'tar'. Le double S se prononce à la francaise comme 'laisse'. Le roulement de la lettre R à l'espagnole est plus usité hors de la région de Lisbonne et des grandes agglomérations (cf. Celso Cunha e Lindley Cintra, in Gramática do português contemporâneo. Tout comme les français, la plupart des portugais prononcent un "r" grasseyé. Attention : la lettre M à la fin d'un mot a des propriétés similaires avec la lettre N en francais. Il n'y a pas de mots se terminant par la lettre N. Les principales combinaisons :
- NH se prononcent 'gn' comme montaGNe.
- LH se prononcent 'lieu' comme lier.

Écriture

Le portugais s'écrit au moyen de l'alphabet latin complété par des diacritiques (tilde, cédille, accent circonflexe, accent aigu) et des digrammes (nh, lh, ch) (dont les deux premiers sont des emprunts anciens à la graphie de l'occitan).

Grammaire

Grammaticalement, le portugais se distingue de la plupart des autres langues romanes par l'existence d'un subjonctif futur servant à exprimer l'éventuel du futur (Se tiveres duvidas, liga-me : « Si tu as (auras) une question, appelle-moi ») et par la conjugaison de l'infinitif avec son sujet dans les propositions infinitives.

Exemples

! Mot || Traduction || Prononciation standard |-- | terre || terra || [ˈtɛ.rɐ] |-- | ciel || céu || [ˈsɛ.u] |-- | eau || água || [ˈag.wɐ] |-- | feu || fogo || [ˈfo.gu] |-- | homme || homem || [ˈo.mẽ] |-- | femme || mulher || [mu.ˈʎɛɾ] |-- | manger || comer || [ku.ˈmɛɾ] |-- | boire || beber || [bɨ.ˈbɛɾ] |-- | grand || grande || [ˈgɾɐ̃.də] |-- | petit || pequeno || [pɨ.ˈkɛ.nu] |-- | nuit || noite || [ˈnɔj.tɨ] |-- | jour || dia || [ˈdi.ɐ] |{{{{{

Nil

right Le Nil (An-Nil en arabe) avec ses 6 671 km est l'un des deux plus longs fleuves sur Terre, l'autre étant l'Amazone. Il est issu de la rencontre du Nil Blanc et du Nil Bleu. Le Nil blanc (Bahr-el-Abiad) prend sa source au lac Victoria (Ouganda), le Nil bleu (Bahr-el-Azrak) est issu du lac Tana (Éthiopie). Ils s'unissent à Khartoum, capitale du Soudan actuel et se jette en Égypte dans la Méditerranée . Il traverse le Rwanda, le Burundi, la République démocratique du Congo, la Tanzanie, le Kenya, l'Ouganda, l'Éthiopie, l'Érythrée, le Soudan et l'Égypte. De nos jours, les eaux limoneuses du Nil sont captées et redistribuées sur les terres agricoles grâce aux barrages de Ziftah, d'Assiout, d'Hammadi, d'Esna et surtout des deux barrages géants d'Assouan, dont la construction dans les années 1970 a nécessité le déplacement du temple d'Abou Simbel pour la retenue du lac Nasser. De l'espace, le Nil se distingue nettement par une vallée verte au milieu du désert. lac Nasser

Voir aussi

Articles connexes


- Astrologie égyptienne
- Irrigation Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Cours d'eau du Burundi Catégorie:Cours d'eau du Rwanda Catégorie:Cours d'eau de République démocratique du Congo Catégorie:Cours d'eau de Tanzanie Catégorie:Cours d'eau du Kenya Catégorie:Cours d'eau d'Ouganda Catégorie:Cours d'eau d'Éthiopie Catégorie:Cours d'eau d'Érythrée Catégorie:Cours d'eau du Soudan Catégorie:Cours d'eau d'Égypte ja:ナイル川 ko:나일 강

Océan Atlantique

L'océan Atlantique est le deuxième océan de la Terre par la taille ; avec une superficie comprise entre 82 000 000 et 106 000 000 km² (suivant qu'on y inclut certaines mers adjacentes), il en couvre le cinquième. Sa formation résulte de la fragmentation, il y a 180 millions d'années, du supercontinent de la Pangée, suivie de la séparation des continents africain et sud-américain d'une part, eurasien et nord-américain d'autre part. L'océan Atlantique occupe un long bassin s'étendant du nord au sud, borné à l'ouest par les Amériques, à l'est par l'Europe et l'Afrique. Il atteint une profondeur maximale de 8 605 m à la fosse de Milwaukee près de Porto Rico. En son centre se trouve une chaîne montagneuse sous-marine, la dorsale médio-atlantique.

Géographie

Limites

Comme tous les autres océans de la Terre, les limites de l'océan Atlantique sont totalement arbitraires. Si on considère les limites proposées par l'Organisation hydrographique internationale, il est séparé des océans suivants :
- De l'océan Arctique au nord :
  - À l'ouest du Groenland, par une ligne allant de la côte du Labrador au Groenland suivant le parallèle de 60° de latitude nord ;
  - À l'est du Groenland, par une ligne allant du cap Nansen au Groenland à Straumness, au nord-ouest de l'Islande ;
  - À l'est de l'Islande, par une ligne partant du Gerpit à l'est de l'Islande, passant par l'île Jan Mayen et finissant au sud de l'archipel du Svalbard ;
  - À l'est, par une ligne reliant le sud du Svalbard avec le cap Nord en Norvège.
- De l'océan Pacifique au sud-ouest :
  - Par une ligne partant du cap Horn et suivant le méridien de 67° 16' de longitude ouest.
- De l'océan Indien au sud-est :
  - Par une ligne partant du cap des Aiguilles et suivant le méridien de 20° de longitude est.
- De l'océan Antarctique au sud :
  - Par le parallèle de 60° de latitude sud. L'océan Atlantique est communément partagé entre l'Atlantique Nord et l'Atlantique Sud, suivant un courant marin qui se situe vers 8° de latitude nord. Bien entendu, l'océan Atlantique comporte un grand nombre de golfes, de baies, voire de mers. Même s'il est possible de tous les considérer comme partie intégrante de cet océan, certains sont généralement comptés à part, comme la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique, le golfe du Saint-Laurent, la mer de Norvège, la mer baltique, la mer du Nord, la mer noire et la Méditerranée. La superficie de l'océan Atlantique est de 82 400 000 km² sans ces mers, de 106 400 000 km² avec. Son volume est estimé à 323 600 000 km³ sans, 354 700 000 km³ avec. Sa profondeur moyenne est de 3 926 m sans, 3 332 avec. La largeur de l'océan Atlantique varie entre 2 848 km (entre le Brésil et le Liberia) et 4 830 km (entre les États-Unis et le Maroc).

Plancher océanique

Maroc La principale caractéristique du fond de l'océan Atlantique est un longue chaîne de montagnes sous-marine appelée la dorsale médio-atlantique. Elle s'étend depuis Jan Mayen au nord jusqu'à environ 58° de latitude sud, pour une largeur maximale de 1 600 km. Le centre de la dorsale est occupé par un fossé profond de plus de 1 000 m et large de 25 à 50 km. De part et d'autre de ce fossé, la dorsale s'élève à moins de 1 500 m au-dessous du niveau de la mer, plusieurs montagnes s'élèvent même au-dessus de l'eau et forment des îles. L'Atlantique Sud possède une dorsale aditionnelle, la dorsale Walvis. La dorsale médio-atlantique partage l'océan Atlantique en deux grandes dépression dont la profondeur varie entre 3 700 et 5 500 m. Des dorsales transverses les divisent en plusieurs bassins.

Îles

L'océan Atlantique comprend de nombreux archipels. Certains sont des parties émergées des continents qui le bordent, d'autres furent créés par la dorsale océanique centrale. En voici une liste non exhaustive :

Histoire

L'océan Atlantique semble être le plus jeune des océans de la planète. Il semble qu'il soit au plus âgé de 180 millions d'années, lorsque les continents actuels se sont formés lorsque le supercontinent Pangée s'est fragmenté suite à un processus de divergence et que la lithosphère océanique commença à être créée. L'exploration du littoral Atlantique a débuté dès que les premières installations humaines s'établirents sur ses côtes. Mais en ce qui concerne sa traversée, il faut attendre du côté nord européen, aux et s, des explorations audacieuses à partir du Groenland faites par des navigateurs vikings qui semblent avoir atteint le continent Nord américain à hauteur de Terre-Neuve qu'ils auraient nommé "Vineland", mais la toute première vraie traversée n'eut lieu qu'avec le premier voyage de Christophe Colomb en 1492. A partir de là l'exploration de cet Océan et de l'océan Pacifique s'accéléra véritablement.

Pays riverains

L'océan Atlantique baigne 49 pays : Cette liste ne comprend que les pays généralement considérés comme atlantiques ; ce n'est pas le cas de pays comme le Mexique ou la Turquie, bien que théoriquement bordés par cet océan.

Voir aussi

Liens internes


- Atlantide
- Mer
- Océan Atlantique als:Atlantik ja:大西洋 ko:대서양 simple:Atlantic Ocean th:มหาสมุทรแอตแลนติก zh-min-nan:Tāi-se-iûⁿ

Chang Jiang

Le Chang Jiang (长江) ou Yang-tseu-Kiang ou encore Yangzi Jiang (扬子江, Yángzǐ Jiāng), autrefois fleuve Bleu, dont le cours inférieur est le plus long fleuve d'Asie (6 380 km) et son débit est de 30 000 m³/seconde ; c'est le troisième plus long fleuve du monde après l'Amazone et le Nil. Il prend sa source au Tibet, à plus de 6600 mètres, dans les monts Tanggula, dans un paysage extrême de glaciers et de terres enneigées, parsemé de moraines, balayé par des vents violents et dépourvu de toute végétation. Il est appelé en tibétain Bri chu (fleuve de la femelle du yak). Il parcourt 6 380 km avant de rejoindre la mer de Chine orientale, au nord de Shanghaï, la ville plus grande de la Chine. Il serpente à travers les provinces de Qinghai, de Yunnan, de Sichuan, de Hubei, de Hunan, de Jiangxi, de Anhui et de Jiangsu, et traverse les immenses agglomérations de Chongqing, Nankin et Shanghai. Lors de son parcours, il reçoit les eaux de plus de 700 affluents et draîne un bassin hydrographique de 1,8 million de km², et chaque année il déverse près d'un milliard de mètres cubes d'eau dans la mer de Chine et charrie des milliers de tonnes de limon au large des côtes. À sa naissance, il est appelé le fleuve Tuotuo, et dès les premiers affluents au-dessous de 5000 m d'altitude, il est appelé fleuve Jinsha ou sables dorés et coule à vive allure vers le sud en délimitant une fontière naturelle entre le Tibet et la province chinoise du Sichuan ; son cours est alors parallèle à ceux des fleuves Mékong et Salouen. Au niveau de la ville de Dongchuan, il part brusquement vers le nord et serpente dans les monts Hengduanshuan au Yunnan, puis commence une inflexion vers l'est où il est rejoint par des importants affluents (Yalong, Min et Jialing) qui le transforme en un gigantesque cours d'eau boueux, tourbillonnant et chargés des déchets et rejets des 120 millions d'habitants et cultivateurs du bassin du Sichuan. Avant d'être rejoint par le Jialing, il traverse l'immense agglomération de Chongqing, la ville la plus peuplée de Chine avec ses 15 millions d'habitants, et qui détient aussi le record peu envieux des pluies acides pour toute l'Asie orientale, des nuages sulfureux surplombent en permanence les vallées abritées de ce grand centre industriel. Chine Après avoir été rejoint par le Jialing, le fleuve traverse les immenses gorges des étendues médianes du fleuve, appelées les Trois Gorges mais constituées de trois séries successives de gorges. Les Trois Gorges offrent un spectacle extraordinaire qui attire de nombreux touristes et a permis le développement d'une véritable industrie touristique fructueuse avec de nombreux bateaux naviguant entre Chongqing et Yichang. Ces gorges offrent une atmosphère mystérieuse, lorsque la brume et les nuages de gouttelettes d'eau les emplissent et enveloppent les falaises et les pitons rocheux. Au moment des crues en été, le niveau de l'eau s'élève de plus de 100 mètres et la navigation devient alors très dangereuse et très risquée. Le célèbre barrage des Trois Gorges (三峡大坝) à Yichang (宜昌) au Hubei se trouve sur ce fleuve. Il est situé à la limite de la région montagneuse du Haut Yangtsé et de la plaine du Moyen Yangtsé, en aval des Trois Gorges et en amont du barrage existant de Ghezouba, là où le fleuve a un débit de 14 300 m/s. Après les célèbres Trois Gorges, le fleuve continue sa course vers la côte, mais en s'élargissant et en s'apaisant, et traverse plusieurs grands lacs dont ceux de Poyang et de Dongtin. C'est dans cette partie que l'on peut commencer à trouver des dauphins d'eau douce (Lipotes vexillifer) en voie de disparition, des esturgeons, des spatules et des alligators de Chine (Alligator sinensis). En approchant de la côte de la mer de Chine orientale, le fleuve serpente par ses « neuf méandres en forme d'intestin » avant de se déployer sur un vaste delta, occupé par des terres agricoles, des lacs, des étangs, d'innombrables îlots et des milliers d'hectares de roselières.

Voir aussi


- Huang He Catégorie:Cours d'eau du Tibet Catégorie:Cours d'eau de Chine ja:長江 ko:양쯔 강

Iquitos

Capitale du Loreto, département d'Amazonie péruvienne.

Géographie

Iquitos est une ville établie entre les rios Amazone, Nanay et Itaya. Elle est accessible par voie fluviale et aérienne. Depuis 2000, une route permet de se rendre jusqu'à la ville de Nauta.

Histoire de la ville

Marqué par de nombreux déplacements, déjà au XVI° siècle, la région est traversée de part et d'autre par des conquistadores à la recherche de l'El Dorado. Plus tard en 1640, le père Bahamonte établit les premières réductions du Loreto, là où se trouve actuellement Iquitos. En effet, entre 1640 et 1768 les Jésuites établissent 152 réductions le long de l'Ucayali et du rio Huallaga, pour y réduire 56 000 Indiens et 66 000 autres sur le Haut Napo. Les Jésuites et les Franciscains effectueront au XVII° et XVIII° siècle une évangélisation rapide et effective du Loreto. En 1860, Iquitos apparaît officiellement et acceuille déjà les migrants.La création un an plus tard du Département maritime et militaire du Loreto va lui apporter prospérité et croissance rapide. Grâce à l'ouverture des voies fluviales et à la navigation à vapeur, le développement des échanges et du commerce devient possible. Puis les services publics attirent de nouveaux habitants dès 1863, ce qui permettra de recenser un an après 648 individus. Pourtant c'est avec le caoutchouc que la ville va connaître sa plus grande expansion. L'ère du caoutchouc (rubber boom) commence en 1880 et va durer une trentaine d'annèes; inscrite dans une stratégie industrielle de premier plan, son marché est mondial. Cependant, l'exploitation de l'hevea nécessite une main d'oeuvre abondante, devant accepter une mobilité régulière, des conditions de travail difficiles et dangereuses, extrait d'une histoire douloureuse pour les indigènes du Loreto, qui ont largement été décimés par le travail forcé pour certains, mais également par les épidémies apportées par les migrants et les autres travailleurs. En 1897, Iquitos compte 10 000 habitants; reliée à Manaus (Brésil) et Pucallpa par voie fluviale, ses échanges sont de plus en plus importants. Pourtant, en dépit de cette population, en 1903 l'Eglise ne semble pas encore véritablement implantée. Le père Paulino Diaz, préfet apostolique de San Leon de l'Amazone déplore que la ville n'ait qu'une église, qui de plus est provisoire, alors que les tâches du clergé sont nombreuses et urgentes à accomplir. Le faible nombre de personnes sachant lire et écrire, ayant reçu une instruction religieuse explique, dit-il, la grande diversité des pratiques religieuses, où se mèlent les traditions indiennes et certains aspects des cultes catholiques. En 1911, avec l'apogée du caoutchouc, la ville comprend 15 000 habitants parmi lesquels de nombreux Chinois, Brésiliens, Espagnols, des Italiens, des Portugais mais aussi quelques nord-Américains, Allemands, Français, 40 juifs marocains. Cette migration importante, dans une région difficile d'accès est le résultat d'une urbanisation favorisée par le décollage économique régional. La diversité des provenances des migrants sera un facteur important dans l'ouverture culturelle de la ville, que l'on peut aujourd'hui encore caractériser par sa population cosmopolite. Le caoutchouc s'effondre alors au milieu des années 1910, devant l'épuisement des ressources en matières premières. Autour de la ville, les hevea ont disparu : la méthode d'exploitation ne pouvait effectivement que conduire à un court terme. A la recherche d'autres richesses, les années 1920 seront celles du bois précieux et des résines, et à plus faible échelle celles des animaux que l'on vendra en Europe. Les années 1930 seront marquées par l'or et l'huile qui feront prospérer la ville avant le pétrôle. Aujourd'hui Iquitos continue d'attirer les migrants et, avec eux, de nouvelles pratiques et croyances traditionnelles, c'est une ville qui avoisine les 380 000 habitants, où se mèlent les cultures et les cultes.

Tourisme

La ville attire un grand nombre de touristes venus du monde entier. On observe en particulier un fort développement du tourisme chamanique, en mal de sensations fortes, autour de la prise d'ayahuasca (Banisteriopsis caapi), une plante hallucinogène utilisée par les Indiens.

Cordillère des Andes

Les Andes ou encore la cordillère des Andes sont une longue chaîne de montagnes se trouvant tout le long de la côte occidentale de l'Amérique du Sud. Elle a une longueur approximative de 7 000 kilomètres. Une largeur qui peut atteindre 500 kilomètres à certains endroits (entre les latitudes 18°S et 20°S) et une hauteur moyenne de 4 000 mètres. Elle va du Venezuela au Chili en passant par la Colombie, l'Équateur, le Pérou, la Bolivie et l'Argentine. L'origine du mot vient du quechua andi et signifie « haute crête ». Elle constitue la frontière naturelle entre le Chili et l'Argentine. C'est d'ailleurs en Argentine que se situe l'Aconcagua, point culminant de cette chaîne montagneuse et du continent sud-américain.

Galerie

Image:Andes près de La Paz haut.jpg|La cordillère, près de La Paz, en Bolivie Image:Andes près de La Paz bas.jpg|La cordillère dans la zone tropicale de la Bolivie Image:Andes Mountain by Apile.jpg||La cordillère, entre le Chili et l'Argentine. Image:Patagonia Andes au Chili.jpg|Les Andes en Patagonie argentine Image:Nasa anden.jpg|Topographie des Andes

Liens

Catégorie:Massif de montagne Catégorie:Amérique du Sud Catégorie:Montagne du Chili Catégorie:Montagne de l'Argentine Catégorie:Montagne du Pérou Catégorie:Montagne de la Bolivie Catégorie:Montagne de la Colombie Catégorie:Montagne du Venezuela ja:アンデス山脈 ko:안데스 산맥

Lima


- Lima est le nom de plusieurs villes : # Lima (Pérou) # Lima (New York) (États-Unis) # Lima (Ohio) (États-Unis) # Lima (Wisconsin) (États-Unis)
- C'est un fleuve du Nord du Portugal : Lima (fleuve)
- C'est également Lima (dieu), un dieu romain
- Il s'agit aussi d'une marque de modélisme ferroviaire

2001

__NOTOC__ Catégorie:2001 Cette page concerne l’année 2001 du calendrier grégorien. 2001 est la première année du et du . Les attentats du 11 septembre constituent l’événement marquant de l’année et même des dix dernières années. Ces attentats sont parfois considérés comme le point de départ de la guerre contre le terrorisme et mis en parallèle avec la chute du mur de Berlin en 1989 qui a marqué la fin de la guerre froide.

Événements

Premier trimestre

:: Détails : Janvier 2001 – Février 2001 – Mars 2001
-  : Début du et du .
-  : La Grèce rejoint la zone euro instituée en 1999 par les 11 premiers pays adhérents à la nouvelle monnaie unique européenne.
-  : Calcutta, la grande ville du Bengale indien est officiellement renommée Kolkata.
- 11 janvier : Lucien Bouchard démissionne comme chef du Parti québécois et comme premier ministre du Québec, mais assume l’intérim aux fonctions de premier ministre.
- 11 janvier : En France, grève des infirmier(e)s anesthésistes, entraînant un mouvement suivi par tous les infirmiers spécialisés et plusieurs manifestations (notamment les 30 janvier et 6 février), puis extension du mouvement à tous les infirmiers publics, cadres infirmiers et étudiants.
- 20 janvier : George W. Bush succède à Bill Clinton comme président des États-Unis d’Amérique, après avoir remporté de justesse les élections présidentielles américaines en 2000.
- 25 janvier : Ouverture du premier Forum Social Mondial à Porto Alegre au Brésil.
- 26 janvier : Un violent séisme frappe la ville de Bhuj en Inde tuant plus de 20 000 personnes.
- 6 février : En Israël, Ariel Sharon devient Premier ministre.
- 12 février : Publication du livre d’Edwin Black, « IBM et l’holocauste », sur l’alliance de l’entreprise avec l’Allemagne nazie.
- 8 mars : Bernard Landry succède à Lucien Bouchard suite à la démission de ce-dernier comme premier ministre du Québec.
- 18 mars : Élection de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris.
- Fin mars : Les Talibans ont achevé la destruction des Bouddhas de Bâmiyân.

Deuxième trimestre

:: Détails : Avril 2001 – Mai 2001 – Juin 2001
- 18 avril : En Kabylie (Algérie), l’assassinat d’un jeune par la gendarmerie à Beni Douala provoque plusieurs mois d’émeutes. La répression fera au total 123 morts et des milliers de blessés.
- 26 avril : Jun’ichirō Koizumi du PLD devient premier ministre du Japon.
- 10 mai : Vote de la « loi Taubira » reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité.
- 22 juin : La Game Boy Advance sort en Europe.
- 30 juin : Lancement de la sonde spatiale américaine WMAP destinée à l’étude de l’anisotropie du rayonnement thermique cosmologique.

Troisième trimestre

:: Détails : Juillet 2001 – Août 2001 – Septembre 2001
- 20-22 juillet : Sommet du G8 à Gènes, 300 000 manifestants et le 21 juillet, un policier tue Carlo Giuliani (un manifestant). Ce sommet aura fait quelques 300 blessés.
- 28 juillet : début du mandat présidentiel d’Alejandro Toledo au Pérou.
-  : Des scientifiques israéliens annoncent avoir réussi pour la première fois à fabriquer des cellules cardiaques à partir d’un embryon humain.
- 2 août : Le général bosno-serbe Radislav Krstić, reconnu coupable de génocide par le TPI de La Haye, est condamné à 46 ans de prison pour son rôle dans le massacre de milliers de musulmans à Srebrenica, en Bosnie en juillet 1995.
- 10 août : Une embuscade menée par les rebelles de l’UNITA en Angola contre un train transportant environ 500 réfugiés fait 252 morts, dont des enfants et des personnes âgées.
- 9 septembre : Le commandant Ahmed Shah Massoud est assassiné par deux kamikazes en Afghanistan. Il avait, en tant qu’invité au Parlement européen, averti des dangers qu’encourait l’occident par rapport à l’intégrisme de la région.
- 11 septembre : Attentats avec des avions-suicides à New York, en Pennsylvanie et au Pentagone ; écroulement des deux tours jumelles du World Trade Center, tuant ainsi près de 3 000 personnes en une seule journée. C’est le plus lourd attentat jamais perpetré sur le sol américain. Voir : 11 septembre 2001.
- 19 septembre : En Afghanistan, les oulémas (docteurs de la foi), convoqués par le mollah Mohammed Omar, chef spirituel des Talibans, exhortent Oussama ben Laden à quitter volontairement le pays, tout en menaçant d’appeler à la guerre sainte en cas d’intervention militaire américaine.
- 20 septembre : Dans le combat mondial contre le terrorisme, le président George W. Bush appelle l’armée américaine à se tenir prête ainsi que le peuple américain à rester « calme et déterminé » et exhorte les nations du monde entier à rejoindre la coalition antiterroriste, qu’il veut mettre sur pied pour répondre aux attentats du 11 septembre.
- 21 septembre : La ville de Toulouse est victime de l’explosion de l’usine AZF qui a fait 30 morts et environ 2 500 blessés, ainsi que des dégats matériels considérables. Voir : explosion AZF

Quatrième trimestre

:: Détails : Octobre 2001 – Novembre 2001 – Décembre 2001
- 6 octobre : Premier match de football entre la France et l’Algérie.
- 7 octobre : Les États-Unis commencent les bombardements sur l’Afghanistan.
- Décembre :
  - Espagne : Élection au Pays basque espagnol.
  - France : Grève des infirmières libérales pour la revalorisation du paiement des actes et déplacements, qui sont toujours au tarif de 1992.
- 2 décembre : Le géant de l’énergie Enron s’est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites des États-Unis.
- 13-15 décembre : Sommet de l’Union européenne à Bruxelles. Manifestations.

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Eric A. Cornell, Wolfgang Ketterle et Carl E. Wieman.
- Prix Nobel de chimie : William S. Knowles, Ryoji Noyori et K. Barry Sharpless.
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Leland H. Hartwell, R. Timothy Hunt et Sir Paul M. Nurse.
- Prix Nobel de littérature : Vidiadhar Surajprasad Naipaul.
- Prix Nobel de la Paix : Les Nations unies et leur secrétaire général Kofi Annan.

Naissances en 2001


- 25 octobre : En Belgique, la princesse Elisabeth naît à 21h58. Son parrain est le Prince Amédéo de Belgique, fils de la Princesse Astrid. Sa marraine est la Comtesse Hélène d’Udekem d’Acoz, sœur de la Princesse Mathilde.

Décès en 2001

Premier trimestre


- 12 janvier : Luis Floriano Bonfa, guitariste et compositeur brésilien.
- 16 janvier : Laurent-Désiré Kabila, homme d’État congolais.
- 19 janvier : Gustave Thibon, philosophe français.
- 25 janvier : Guy Tréjan, comédien français.
- 30 janvier : Jean-Pierre Aumont, comédien français.
- 2 février : Marie-José de Belgique, reine d'Italie.(° 4 août 1906).
- 3 février : Gilbert Trigano, entrepreneur de tourisme français.
- 4 février : Iannis Xenakis, compositeur français.
- 7 février : Dale Evans, actrice.
- 12 février : Kristina Söderbaum, actrice et photographe.
- 16 février : William Howell Masters, sexologue américain.
- 18 février : Charles Trenet, chanteur français.
- 19 février : Balthus, peintre français.
- 23 février : Robert Enrico, cinéaste français.
- 4 mars : Jean Bazaine, peintre français.
- 12 mars : Robert Ludlum, écrivain américain (° 25 mai 1927).
- 15 mars : Ann Sothern, actrice.
- 29 mars : John Lewis, pianiste de jazz américain.

Deuxième trimestre


- 9 avril : Jérôme Lindon, éditeur français.
- 10 avril : Jean-Gabriel Albicocco, réalisateur français.
- 19 avril : André du Bouchet, poète français.
- 19 avril : Graziella Sciutti, cantatrice italienne.
- 20 avril : Irène Joachim, soprano française.
- 25 avril : Michele Alboreto, coureur automobile italien.
- 5 mai : Boozoo Chavis, Musicien Zydeco états-unien.
- 9 mai : Marie Cardinal, écrivain français.
- 11 mai : Douglas Adams, écrivain anglais.
- 12 mai : Alexeï Tupolev, ingénieur aéronautique russe.
- 14 mai : Mauro Bolognini, réalisateur italien.
-  : Hank Ketcham, humoriste, peintre et dessinateur américain.
- 3 juin : Flora Groult, écrivain français.
- 3 juin : Anthony Quinn, acteur américain.
- 7 juin : Carole Fredericks, chanteuse franco-américaine (° 5 juin 1952).
- 15 juin : Henri Alekan, chef opérateur français.
- 18 juin : René Dumont, agronome et sociologue français.
- 21 juin : John Lee Hooker musicien américain.
- 21 juin : Carroll O’Connor, 76 ans, acteur.
- 24 juin : Igor Barrère, producteur et réalisateur de télévision français.
- 27 juin : Maurice Estève, peintre français.
- 28 juin : Jack Lemmon, acteur américain.
- 28 juin : Joan Sims, 71 ans, actrice.
- 30 juin : Chet Atkins, guitariste et producteur américain.

Troisième trimestre


- 16 juillet : Morris, dessinateur de BD belge.
- 25 juillet : Phûlan Devî, ex reine de bandits puis députée indienne.
- 31 juillet : Francisco da Costa Gomes, militaire et homme politique portugais, ancien Président du Portugal de 1974 à 1979.
- 6 août : Jorge Amado, écrivain brésilien.
- 8 août : Jean Dorst, naturaliste français.
- 8 août : Jean-Louis Flandrin, historien français.
- 12 août : Pierre Klossowski, écrivain et dessinateur français.
- 20 août : Fred Hoyle, cosmologiste britannique.
- 25 août : Philippe Léotard.
- 25 août : Raymond Abescat, vétéran français de la Première Guerre mondiale.
- 25 août : Aaliyah Dana Haughton, 22 ans, chanteuse et actrice.
- 2 septembre : Christiaan Barnard, médecin sud-africain.
- 3 septembre : Pauline Kael, 82 ans, critique de cinéma.
- 9 septembre : Ahmed Shah Massoud, homme politique afghan.
- 16 septembre : François Bédarida, historien français.
- 22 septembre : Isaac Stern, violoniste russe/américain.

Quatrième trimestre


- 7 octobre : Mongo Beti, écrivain camerounais (° 30 juin 1932).
- 14 octobre : Willam Christensen, danseur, chorégraphe et maître de ballet américain (° 1902)
- 17 octobre : Micheline Ostermeyer, sportive et pianiste française.
- 22 octobre : Roger Coggio, comédien et réalisateur français.
- 22 octobre : Albert Ducrocq, écrivain scientifique.
- 24 octobre : Guy Schoeller, éditeur français.
- 28 octobre : Grigori Chukhrai, réalisateur.
- 31 octobre : Régine Cavagnoud, sportive française.
- 5 novembre : Jeannette Thorez-Vermeersch, femme politique française.
- 13 novembre : Frédéric Pottecher, chroniqueur judiciaire français.
- 16 novembre : Tommy Flanagan, pianiste et jazzman américain (° 16 mars 1930).
- 29 novembre : George Harrison, musicien et ancien membre des Beatles (° 25 février 1943).
-  : Jean-Pierre Chabrol, écrivain français.
- 5 décembre : Peter Blake, navigateur néo-zélandais.
- 10 décembre : Ashok Kumar, 90 ans, acteur.
- 12 décembre : Jean Richard, homme de cirque et acteur français (° 18 avril 1921).
- 14 décembre : Claude Santelli, réalisateur de télévision français.
- 15 décembre : Rufus Thomas, chanteur américain.
- 18 décembre : Gilbert Bécaud, chanteur français.
- 20 décembre : Léopold Sédar Senghor, homme d’État et poète sénégalais (° 9 octobre 1906).
- 22 décembre : Jacques Mayol, apnéiste français (° 1927). als:2001 ja:2001年 ko:2001년 ms:2001 simple:2001 th:พ.ศ. 2544 zh-min-nan:2001 nî

Forêt amazonienne

La forêt amazonienne est la plus grande forêt du monde. Située en Amérique du Sud, elle s'étend sur six pays, essentiellement le Brésil (60 % de la superficie), mais aussi l'Équateur, la Colombie, le Venezuela, la Guyane, la Bolivie et le Pérou. Elle couvre 7,05 millions de kilomètres carrés et représente 2 % des terres émergées. L'Amazonie représente environ les deux tiers des surfaces de la forêt tropicale mondiale. Cette forêt est extrêmement diversifiée : certaines zones comptent jusqu'à 700 espèces différentes d'arbres à l'hectare. Environ 2500 essences différentes sont répertoriées. On estime qu'elle contient environ 1300 espèces de poissons, 60 000 espèces de plantes supérieures, 1000 espèces d'oiseaux, 300 espèces de mammifères. La biodiversité amazonienne augmente à mesure que l'on progresse depuis les pôles vers l'équateur.

Fragilité de la forêt amazonienne

Contrairement à ce que beaucoup de personnes s'imaginent, les sols de l'Amazonie sont relativement pauvres. La majorité des terres amazoniennes non inondables (terra firme) sont peu fertiles. Toutefois, elles sont parsemées de poches de bonnes terres (terra roxa) : ces sols sont des anthrosols résultant de l'activité humaine, et enrichis par l'accumulation progressive de déchets et de cendres. Ce sont ces terres qui sont cultivées de nos jours. Le système forestier est extrêmement sensible au moindre changement local, tel que sécheresse, déforestation, ouverture de la canopée. Ces derniers résultent en l'asséchement des strates, la destruction des microorganismes assurant le renouvellement des éléments minéraux, l'érosion du sol, le lessivage des éléments nutritifs.

Mise en valeur des matières premières issues de la forêt et des richesses du sous-sol

L'Amazonie est peu propice à l'agriculture extensive. Néanmoins, elle possède les ressources nécessaires pour nourrir les Indiens d'Amazonie. Une agriculture intensive semble possible : voir à ce sujet terra preta. Les terres amazonniennes sont utilisées pour augmenter les surfaces de gigantesques exploitations agricoles consacrées à l'élevage extensif de bovins. Ces exploitations agricoles sont défendues par des pistoleros, sortes de gardes privés chargés de protéger la propriété foncière. Ils s'opposent notamment à des mouvement comme le MST. Des recherches effectuées après 1966 ont montré que son sous-sol recélait de nombreuses richesses. Par ailleurs, l'Amazonie devient la principale source d'approvisionnement des industries du bois, en raison de l'épuisement progressif des forêts d'Asie et d'Afrique. Ainsi, la part du bois (au niveau mondial ?) en provenance du Brésil est-elle passée de 14 % à 85 % en deux décennies. Environ 80 % du bois coupé est d'origine illégale (troncs de diamètre trop faible par exemple). La sortie d'un seul arbre nécessite souvent l'abattage d'un grand nombre d'autres arbres, généralement, les populations autochtones vivant sur ces territoires sont décimées. L'exploitation forestière est effectuée par des sociétés occidentales qui parfois soudoient les autorités.

Liens externes


- http://www.cnrs.fr/dossiers/dosclim/rechfran/4theme/paleo/foretamazonie.html
- http://aubresil.free.fr/articles/colonobr6.html
- http://www.deforestation-amazonie.org/ Amazonie Amazonie Amazonie Amazonie Amazonie Amazonie Amazonie Catégorie:Amazonie


Forêt

]] ] ] ] ] Une forêt est une étendue plus ou moins vaste portant un peuplement d'arbres relativement dense. Le terme désigne aussi l'ensemble des arbres ainsi rassemblés. Une forêt de faible étendue est généralement appelée « bois ». D'un point de vue botanique, une forêt est une formation végétale, caractérisée par l'importance de la strate arborée, mais qui comporte aussi des arbustes et des plantes basses. D'un point de vue écologique, la forêt constitue un écosystème complexe et riche qui comprend aussi des espèces animales. Il est courant de distinguer la forêt naturelle, ou forêt primaire, de la forêt artificielle ou seulement façonnée par l'homme. La première est considérée comme n'ayant pas fait l'objet d'intervention humaine, l'autre au contraire est le résultat du travail des forestiers ou sylviculteurs. En fait, en Europe, cette distinction n'a que peu de valeur car toutes les forêts ont subi des coupes de bois. Les forêts primaires se trouvent aujourd'hui dans les zones peu densément peuplées ou difficiles d'accès, comme les forêts tropicales humides (Amazonie, Bassin du Congo..) ou les forêts boréales (forêts canadiennes par exemple, quand elles n'ont pas encore été exploitées). En Europe, quelques rares forêts primaires subsistent en Slovaquie notamment. La forêt couvre environ 30 % des terres émergées. En France elle représente 26 % du territoire. En Europe occidentale, le pays le plus forestier est le Luxembourg, avec 34 % de taux de boisement. C'est l'ancien département des Forêts du temps de l'Empire napoléonien.

Étymologie

Le mot « forêt » que l'on connaît aujourd'hui a une origine vague. Il proviendrait du francique forh-ist terme juridique à l'époque carolingienne (751987). Sous Charlemagne (747814) l'expression silva forestis issue du latin classique forum (« forum » puis « tribunal ») signifiait « forêt royale », c'est-à-dire relevant de l'autorité et de la justice du roi. Au Moyen Âge, ce terme s'appliquait aux chasses seigneuriales ; son sens avait évolué il signifiait alors « forêt hors de l'enclos », issu du latin foris (« hors de »), zone dans laquelle il est défendu de défricher et la chasse est gardée. Le terme foresta, utilisé seul, désigne les forêts à partir de la seconde moitié du en France. Les Romains appelaient les forêts par le terme silva. Mais Virgile et Cicéron employaient le terme nemus signifiant « bois » en latin qui proviendrait de nemo signifiant « personne ». Ce terme apparaît souvent dans les chartes de l'époque capétienne où il désigne des zones boisées de faible importance. Salluste utilisait le terme saltuosus pour désigner un espace boisé. À l'époque romaine les saltuarii ou les silvarum custodes administraient les forêts. Aux époques mérovingienne (481751) et carolingienne (751987), le mot saltus est fréquemment employé pour désigner les régions de bois et de landes. Il semblerait toutefois que ce terme sous-entendait qu'elles appartenaient au fisc royal. Les mots nemus et saltus n'ont pas survécu en français. De même, le terme « bois » apparaît à l'époque capétienne. Il dérive de la racine germanique bosc (« buisson ») dont la souche est pré-latine. Contrairement au mot forêt, il est sans connotation juridique. On peut aussi s'intéresser au terme gaulois broglios dérivé de broga signifiant « champ ». Il devint broglius et désignait au un bois humide ou clos ou un bois entouré d'une haie. On le trouve aujourd'hui sous la forme « breuil », dans le dictionnaire de l'Académie française ; il forme surtout des toponymes (cf. Breuil ou le Breuil par exemple).

Les grands types de forêts

Les forêt naturelles sont comme toutes les formations végétales conditionnées par un certain nombre de facteurs : la latitude, l'altitude, la nature du sol, le climat, l'action des animaux etc. La latitude influence fortement la biodiversité dans les forêts. Celle-ci augmente d'autant plus que l'on s'éloigne des pôles et que l'on se rapproche de l'équateur. Selon les latitudes on distingue :
- forêt boréale ou taïga (forêt de conifères, au nord du 60e parallèle)
- forêt tempérée
  - forêt tempérée sempervirente
  - forêt tempérée décidue (formée d'arbres à feuilles caduques)
  - forêt tempérée de résineux
  - forêt tempérée mixte
- forêt méditerranéenne (formée de conifères et de feuillus à feuilles persistantes, un arbre caractéristique : le chêne vert).
- forêt tropicale
  - forêt tropicale humide sempervirente (toujours verte) ou semi-décidue (une partie des arbres sont à feuilles caduques)
  - forêt galerie (le long des fleuves)
  - forêt inondée (cf la mangrove formée de palétuviers)
  - forêt tropicale sèche décidue ou semi-décidue Dans beaucoup de pays, où l'homme est implanté depuis des siècles, voire des millénaires, la forêt a perdu son caractère « naturel » à proprement parler. Le visage actuel des forêts françaises s'explique en grande partie par l'influence de l'homme sur la composition de celles-ci en terme :
- de superficie : depuis un siècle et demi, la superficie des forêts françaises a été multipliée par deux;
- de structure : les forêts françaises ont dû, très longtemps, répondre aux besoins des communautés humaines qui les entouraient : aux XVIIe et XVIIIe siècles, les forêts étaient, en fait, des taillis qui alimentaient les forges et autres industries en charbon de bois; au XIXe siècle, l'institution d'un corps d'État forestier (1827) et l'utilisation de plus en plus massive de la houille, en remplacement du charbon de bois, vont permettre aux forêts françaises de glisser vers la futaie; au XXe siècle, les terres libérées par la déprise agricole vont être boisées ou colonisées par des accrus spontanés, offrant un visage très géométrique à la forêt ou au contraire très exubérant;
- d'espèces : une part significative de la forêt française est encore composée d'espèces qui avaient été favorisées en réponse aux besoins des communautés humaines locales (les chênes pour leurs glandées) ou même d'impératifs économiques nationaux par exemple (des légions d'épicéas et de douglas ont été plantés par le Fonds Forestier National, au sortir de la seconde guerre mondiale, dans le contexte d'une balance commerciale déficitaire vis-à-vis des bois d'œuvre et d'industrie résineux).

L'exploitation de la forêt

chênes La sylviculture consiste à régénérer la forêt pour maintenir son potentiel de production. La régénération des arbres, c'est-à-dire leur reproduction, se fait de deux manières :
- par rejets (ou drageons), cette méthode exploite la capacité des essences de feuillus de rejeter à partir d'une souche. Cette méthode est surtout utilisée pour les taillis.
- par semences, ce qui nécessite, pour certaines essences de faire des éclaircies pour permettre un niveau d'éclairement suffisant du sol. Il peut s'agir soit de semis naturel, soit de semis (ou plantation) artificiel. Les méthodes d'exploitation traditionnelles des forêts tempérées sont les suivantes :
- taillis simple : on coupe les rejets régulièrement (l'ensemble des rejets issus d'une souche s'appelle une cépée), ce qui produit des arbres de petites dimensions, utilisable comme bois de feu (ou piquets pour le châtaignier et l'acacia), utilisé principalement aujourd'hui pour le chauffage, mais qui alimentait autrefois des industries comme la verrerie, la porcelaine et la sidérurgie.
- taillis sous futaie : c'est une forêt exploitée principalement en taillis, mais pour fournir aussi du bois d'œuvre, on laisse venir des arbres de franc-pied, c'est-à-dire issus de semis, d'âges divers.
- futaie régulière : dans ce type de forêt tous les arbres sont issus de semis et ont le même âge, ce qui donne à l'âge adulte des futaies « cathédrales ». Ce type de traitement est relativement moderne, et date en France de l'époque de Colbert qui voulut développer la production de bois pour la charpente de marine et notamment les mâts. Un exemple célèbre est la futaie de chênes de Tronçais dans l'Allier.
- futaie jardinée : c'est une futaie dans laquelle on trouve des arbres à tous les stades de développement. On l'exploite en prélevant régulièrement une partie des arbres considérés comme mûrs, mais en conservant en permanence le couvert forestier. C'est la méthode d'exploitation traditionnelle en montagne. Selon le traitement utilisé, et selon les essences, le temps de « révolution », c'est-à-dire le délai écoulé entre le semis et la coupe, est variable mais généralement long, de 60 à 100 ans pour les résineux (le grandis peut être coupé à partir de 40 ans), de 150 ans et plus pour les feuillus(80-100 ans pour le chêne rouge d'Amérique). La sylviculture est une affaire de plusieurs générations; seule la populiculture (peupliers) avec une durée de révolution d'environ 20 ans se rapproche de l'agriculture.

Les usages de la forêt

La forêt remplit trois fonctions essentielles.

fonction écologique


- protection des sols et lutte contre l'érosion :cf. forêt des Landes en France ou la ceinture verte du sud algérien
- fixation du CO2 :cf. plantations en Amazonie qualifiées de « puits de carbone »
- réserve biologique, maintien de la biodiversité

fonction économique


- production de bois
  - bois de chauffage, la plus importante utilisation de par le monde
  - bois d'industrie : bois de trituration (pâte à papier), déroulage placage, panneaux de fibres, emballage...
  - bois d'œuvre : charpente, bois de mine, traverses de chemin de fer, ameublement...
- dérivés du bois
- produits non forestiers
  - champignons
  - plantes médicinales
  - ...

fonction sociale


- espace de détente et de loisirs
- terrain de chasse

Les ennemis de la forêt

Ennemis naturels

Ce sont surtout les insectes ravageurs, tels la chenille processionnaire du pin ou celle du chêne, mais aussi les insectes qui vivent dans le bois ou sous l'écorce, et certains champignons, parfois très dangereux comme ceux de la graphiose de l'orme ou de la maladie de l'encre du châtaignier. Souvent, ces attaques, véritables épidémies, sont favorisées par l'affaiblissement des arbres pour diverses causes, sècheresse, tempêtes... Les mammifères aussi peuvent être nuisibles