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Antiquité

Antiquité

Catégorie:Antiquité On nomme Antiquité la première période de l'Histoire, c'est-à-dire la période qui suit la Préhistoire. Pour une civilisation donnée, l'Antiquité commence avec l'écriture, alors que les civilisations ne connaissant pas l'écriture mais étant contemporaines des civilisations antiques sont dites, quant à elles, « protohistoriques ».

Chronologie

L'Antiquité commence donc à des dates différentes selon les civilisations considérées. La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer. qui inventa l'écriture cunéiforme, à base de pictogrammes pointus, dus à la forme biseautée du calame, dès -5500, -5000.

L'antiquité en Europe

-5000 En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2000 et -1400. Cette dernière, connue pour ses palais, inventa l'écriture linéaire A d'où dériva le linéaire B. Cette dernière forme d'écriture est la première attestée sur le continent : l'écriture grecque en dérive. La lettre grecque alpha d'où dérive le A latin vient probablement de la représentation d'une tête de bétail qui, répétée rapidement de gauche à droite, s'inclina vers la droite jusqu'à prendre sa forme actuelle. La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante : le Moyen Âge. En raison de la permanence des grands traits de l'Antiquité tardive (civilisation du Bas Empire romain) au-delà de l'événement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au . À l'inverse, d'autres historiens du Moyen Âge font commencer leur période dès le début du , voire dès le avec comme critères principaux l'essor du christianisme et la barbarisation de l'armée romaine. La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne. La discipline qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.

Civilisations antiques


- Antiquité européenne
  - Grèce antique
  - Étrusques
  - Rome antique
  - Celtes
  - Slaves
  - Baltes
  - Germains
- Antiquité africaine
  - Égypte antique
  - Numidie
- Antiquité précolombienne (Amérique)
  - Aztèques
  - Incas
  - Mayas
- Antiquité asiatique
  - Asie mineure
    - Hébreux
    - Hittites
    - Mèdes
    - Perses
    - Phéniciens
  - Mésopotamie
    - Sumer
    - Akkad
    - Assyrie
    - Babylone

Voir aussi

autre acception

Une antiquité est un objet ancien ou antique, qui fait peut l'objet d'un négoce auprès des antiquaires, ou de la conservation dans une collection publique (musée) ou privée. La plus importante collection française d'objets antique se trouve au Musée des antiquités nationales, installé dans le château royal de Saint-Germain-en-Laye.

liens internes


- Rites religieux
- PréhistoireProtohistoire
- HistoireMoyen Âge
  - Histoires nationales
  - Histoires thématiques
- Migrations germaniquesGrandes invasions

Catégorie:Antiquité

catégorie:histoire Liste des articles sur l'Antiquité. ko:분류:고대사

Préhistoire

ko:선사시대 ja:先史時代 th:ยุคก่อนประวัติศาสตร์

Définition

Selon la définition généralement retenue, la préhistoire est la période qui s’étend de l’apparition de l’homme jusqu’à l’apparition des premiers documents écrits ou premières sources historiques. S’agissant d’une civilisation particulière, la préhistoire s’achève dès lors que des sources historiques, même postérieures, sont disponibles sur cette civilisation. Ainsi, en Égypte, la préhistoire s’achève vers -3500, alors qu’en Nouvelle-Guinée, elle se termine vers 1900. La transition avec l’Histoire se fait avec la protohistoire, période durant laquelle les sources historiques existent, mais sont soit postérieures, soit extérieures. Le terme de préhistoire montre aussi l’importance de l’écrit dans la civilisation occidentale. S’il peut paraître inconcevable de découper l’Histoire, que ce soit celle de l’humanité ou de l’univers, par rapport à l’apparition de l’écriture, c’est pourtant ce que trahit l’usage du terme de préhistoire en attendant une nouvelle façon de concevoir l’Histoire.

Chronologies

Voir le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde La chronologie de la préhistoire a commencé à être établie au , faisant suite aux travaux des grands systématiciens du siècle précédent, Linné, Buffon, qui avaient largement fait reculer l’origine de la vie sur Terre. On considère que cette chronologie, initiée par les découvertes de Boucher de Perthes fut établie en 1912 par l’abbé Breuil à la suite des nombreuses fouilles de la deuxième moitié du XIX siècle. La préhistoire se découpait initialement en trois âges correspondant à l’usage successif de trois technologies différentes : la pierre, le bronze et le fer.
- les âges de la pierre ;
- l’Âge du bronze ;
- l’Âge du fer. Ces âges furent à leur tour subdivisés en plusieurs périodes de durées très inégales pour répondre aux besoins des préhistoriens. Le découpage en périodes s’explique par la diversité des « cultures matérielles » existant pour chaque âge; certains sites archéologiques très riches (ou simplement parce qu’ils étaient les premiers d’un nouveau type à être découverts) ont alors servi de référence pour une période, comme Hallstatt ou La Tène pour l’âge du fer.
- les âges de la pierre :
  - paléolithique :
    - paléolithique archaïque (Afrique) ;
    - paléolithique inférieur ;
    - paléolithique moyen ;
    - paléolithique supérieur ;
    - paléolithique final (Afrique).
  - mésolithique :
    - épipaléolithique ;
    - post-glaciaire.
  - paléoindien (Amérique du Nord)
  - formatif (Amérique du Nord)
  - jomon (Japon)
  - néolithique (les périodes suivantes entrent aussi dans la Protohistoire)
- l’Âge du bronze
  - Bronze ancien
  - Bronze moyen
  - Bronze final
- l’Âge du fer
  - Hallstatt
  - La Tène Ces catégories basées sur l’étude des vestiges durables (outillage de pierre essentiellement, puis productions de céramique et métallurgie) se sont beaucoup affinées avec les outils de recherche modernes. D’autres catégories, de moindre durée, existent mais sont non reconnues pour l’ensemble des régions du globe ou par l’ensemble de la communauté scientifique. C’est le cas, par exemple, de l’Âge du cuivre ou du Chalcolithique. Récemment, les périodes de la préhistoire ont commencé à s’effacer devant la notion de cultures. Cette subdivision, plus fine, est la plus récente. Elle prend davantage en compte les limites géographiques des aires culturelles et répond à une connaissance accrue de la préhistoire. Selon les préhistoriens français et pour la France, 13 cultures sont connues pour l’âge de la pierre :
- Les premières civilisations
- l’Abbevillien
- l’Acheuléen
- le Moustérien
- le Châtelperronien
- l’Aurignacien
- le Gravettien
- le Solutréen
- le Magdalénien
- les civilisations post-glaciaires
- le Cardial
- le Danubien
- le Chasséen
- le Néolithique En plus des cultures matérielles, l’étude de la préhistoire est aujourd’hui inséparable de l’étude de l’environnement à chaque époque. L’étude des modifications des climats et en particulier des glaciations, des modifications de la faune et de la flore, permettent de restituer les différentes cultures et migrations humaines dans leur contexte. Quand cela est possible la dendrochronologie permet à partir des cernes des arbres de donner des datations exactes pour la période du néolithique par exemple. La datation au carbone 14, ou basée sur d’autre isotopes radioactifs, permet de remonter dans le temps.

Étapes importantes de la préhistoire


- Paléolithique
  - Il y a 5 millions d’années : apparition d’Australopithèque,
  - Il y a 3 millions d’années : apparition d’Homo habilis souvent considéré comme le premier Homme (1),
  - Il y a 400 000 ans : domestication du feu,
  - Il y a 80 000 ans : les premières sépultures,
  - Il y a 30 000 ans : Homo sapiens est la seule espèce humaine restant après la disparition de l’homme de Néandertal,
  - Il y a 20 000 ans : peintures de Lascaux.
- Néolithique
  - Vers -12 000 / -10 000 : dolmens et menhirs,
  - Vers -10 000 : premiers villages (Çatal Hüyük en Turquie),
  - Vers -3 000 : invention de l’écriture et fin de la préhistoire. (1) De récentes découvertes de fossiles au Tchad remettent cette datation en cause et montreraient que le premier homme est apparu il y a 7 millions d’années.

Définition problématique

La définition « classique » de la préhistoire pose plusieurs problèmes aussi bien sur le choix des critères que sur la datation de ses limites temporelles.

Critères du commencement de la préhistoire

La préhistoire commencerait avec l' « apparition » de l’Homme, or l’Homme n’est que le fruit d’une lente évolution depuis certaines espèces de singes supérieurs. Sa date d' « apparition » est donc non seulement inconnue, mais peu probable. La problématique qui vise à déterminer quand l’homme moderne est apparu sur terre, en déterminant quelle est la première espèce à s’être distinguée des grands singes, est connue sous le nom du chaînon manquant.

Datation du commencement de la préhistoire

Le genre Homo commence traditionnellement avec Homo habilis qui, par la marche, la course et la création d’outils, possède des talents qu’on pensait absents chez ses ancêtres. Or, de récentes découvertes ont montré que l’Australopithèque (son ancêtre admis) aurait également possédé de pareils dons (à un stade plus primitif). Considérer l’Homo habilis comme le premier Homme fait remonter la préhistoire à 3 millions d’années alors que si l’on considère l’Australopithèque comme le premier Homme, elle remonte à plus de 5 millions d’années. La datation usuelle, toutefois, est de 1,5 millions d’années.

Critères de la fin de la préhistoire

Accepter l’apparition de l’écriture comme critère de la fin de la préhistoire revenait à considérer que l’ensemble des civilisations anciennes de tradition orale, comme celles d’Amérique précolombienne ou d’Afrique noire, étaient des civilisations préhistoriques. Les découvertes récentes qui ont montré le raffinement de ces civilisations ont amené à réviser les critères de passage de la préhistoire à l’histoire. On considère désormais que le passage de la préhistoire à l’histoire s’est fait selon plusieurs critères propres à une civilisation. Exemples de critères autres que l’apparition de l’écriture :
- sédentarisation avancée (modification de l’habitat, agglomération, etc.),
- socialisation avancée (hiérarchisation, pouvoir administratif, etc.),
- économie avancée (monnaie, échanges commerciaux, etc.).

Datation de la fin de la préhistoire

La fin de la préhistoire doit s’entendre pour une civilisation particulière. Il est donc impossible de donner une date absolue. Il est toutefois admis que les débuts de l’écriture, vers -3500 / -3000, marquaient l’entrée de l’homme dans l’Histoire.

Annexes


- Évolution de l’Homme
  - Vers l’ancêtre commun à l’Homme et au Singe

Liens

Classement encyclopédique


- Sciences humaines
  - Archéologie

Liens externes


- [http://www.mnha.public.lu/collections/prehistoire/index.html Section Préhistoire du Musée National d'Histoire et d'Art du Grand-Duché de Luxembourg]
- [http://www.hominides.com. La Préhistoire, la chronologie et les hominidés]
- [http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/fr/ Le site culturel français sur la préhistoire]
- [http://www.culture.fr/Groups/archeologie/home Lien vers www.culture.fr/archéologie ]
- [http://site.voila.fr/lapita/index.html Lapita Préhistoire de l'Océanie ]

Voir aussi


- Lexique de l'archéologie Catégorie:HistoireCatégorie:Préhistoire

Protohistoire

La Protohistoire s'insère entre la Préhistoire et l'Histoire. C'est la période pendant laquelle une civilisation ne possède pas encore d'écriture mais elle apparaît déjà dans les écrits d'autres civilisations (ex. les grecs parlant des Celtes). En Europe, les Celtes et les Germains sont ainsi considérés comme protohistoriques dès lors que les auteurs grecs et romains parlent d'eux. Les limites entre la Protohistoire, la Préhistoire et l'Histoire sont alors assez facile à différencier : l'Histoire est le fait d'écrire ; lorsque un peuple n'écrit pas mais que l'on parle de lui, c'est la Protohistoire...

Chronologie

En archéologie, la périodisation est plus difficile à cerner, étant donné que les données recueillies varient considérablement selon la culture, selon la région considérée, ou même selon le système chronologique employé. Ces problèmes de chronologie sont discutés dans l'article sur la Préhistoire. Pour simplifier, il est possible d'assimiler la Protohistoire aux âges des métaux :
- Âge du cuivre ou Chalcolithique (quoique celui-ci soit discuté et est plutôt généralement rattaché à la Préhistoire. Il est aussi nommé éolithique).
- Âge du bronze
- Âge du fer

Civilisations et peuples

Les civilisations ou les ethnies protohistoriques les mieux connues (celles pour lesquelles la discipline a été forgée) sont les « barbares » européens. En raison de leurs mouvements historiques, de leurs origines protohistoriques et de la formation d'aires culturelles homogènes dès la préhistoire, leur étude empiète sur trois disciplines et couvre les trois ères de l'Histoire humaine.
- Alains
- Bulgares
- Celtes : Gaulois
- Daces
- Germains
- Helvètes
- Huns
- Magyars
- Numides
- Parthes
- Sarmates
- Scythes
- Slaves
- Thraces
-


Sumer

] Le nom Sumer ou Shumer, écrit en cunéiforme KI.EN.GI, désigne une région de la basse Mésopotamie antique (actuellement la partie Sud de l'Iraq) en bordure du golfe Persique (situé à cette époque au nord-ouest de l'actuel golfe). Il a donné son nom aux Sumériens, peuple non sémitique d'origine mal connue, qui y était établi au

Le problème sumérien

La civilisation sumérienne semble être apparue assez soudainement, en Mésopotamie, sur un fond d’organisation préurbaine. Son développement est caractérisé par l’invention de l’écriture et de l’architecture. L’apparition de cette civilisation urbaine est tellement soudaine qu’on la pensa importée d’ailleurs. Mais on n’a jamais trouvé avec certitude cet « ailleurs » : on a avancé l'hypothèse de l'Iran, ou de l'Est en général, mais aussi celle de l'île de Bahreïn. La découverte en 1961 à Tartaria (Roumanie) de tablettes d'argile avec des signes pictographiques, datées par 14C à peu près 1000 ans avant Sumer, ont conduit certains scientifiques russes, britanniques et américains a suggérer que les sumériens ont leur origine dans l'espace carpato-danubien.

Structure politique

L’utilisation de l’écriture débouche sur une organisation complexe de la société. Elle est administrée, de façon méticuleuse et tâtillonne, par un État monarchique et sacerdotal dirigé par un roi (lugal, « homme grand ») ou un prince (ensi, autrefois lu patesi).

Civilisation et art

datées par 14C, statue dédiée au dieu Ningishzida, v. 2120 av. J.-C, musée du Louvre]] On doit notamment aux Sumériens (et à leurs successeurs Akkadiens) :
- la fondation des premières cités-États (Ur, Lagash, Uruk, Umma, etc.);
- le travail du cuivre;
- l'utilisation de la brique dans la construction d'habitations;
- la première architecture religieuse connue (temples puis ziggourats);
- le développement de la statuaire;
- la glyptique (art de graver sur des pierres fines);
- l'écriture, d'abord pictographique, puis cunéiforme.
- les mathématiques et l'écriture des nombres en système sexagésimal : numération sumérienne

Religion

La religion sumérienne a influencé l'ensemble de la Mésopotamie pendant près de 3000 ans. Elle est une composante très importante de la vie, privée comme publique, des Sumériens et donne naissance à des représentations artistiques comme à des œuvres littéraires. Dans la conception sumérienne, le souverain n'est que le dépositaire de la divinité : sa fonction est sacerdotale aussi bien que politique. La religion sumérienne est caractérisée par son polythéisme et son syncrétisme. Son panthéon compte une grande variété de dieux structurés en une hiérarchie stricte, calquée sur la société humaine. Au sommet se trouve la triade cosmique constituée de :
- An (« dieu-ciel »), maître du ciel, roi des dieux, et sa parèdre Antum ;
- Enlil (« seigneur-air »), maître de la terre, démiurge, dieu protecteur de Nippur, et sa parèdre Ninlil ;
- Enki (« seigneur-terre » ?), Ea pour les Sémites, maître des eaux douces, dont la ville sainte est Eridu. Sous cette triade se trouvent les divinités astrales comme le dieu-lune Nanna (Sîn en akkadien) et le dieu-soleil Utu (Shamash en akkadien) ; puis les dieux infernaux et les dieux guerriers ; puis les dieux de la nature et les dieux guérisseurs ; puis les dieux d'instruments (pioche, moule à briques, etc.) et enfin les esprits et autres démons.

Voir aussi

Bibliographie


- J.-L. Huot, Les Sumériens, entre le Tigre et l'Euphrate, Armand Colin, coll. « U », 1996 (rééd.) ;
- Samuel Noah Kramer, L'histoire commence à Sumer, Flammarion, coll. « Champs », 1993 (1 édition 1957) ;
- André Parrot, « Sumer », De la Mésopotamie à la Perse (collectif), Encycloædia universalis, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 (ISBN 2-7028-3080-3), p. 35–45 ;
- Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil, coll. « Points histoire », 1995 (nouv. édition).

Liens externes


- [http://www.systerofnight.net/religion/html/mesopotamie.html La Mésopotamie] Religion sumérienne et babylonienne, civilisation et histoire de la Mésopotamie.
- [http://it.stlawu.edu/%7Edmelvill/mesomath/sumerian.html étude sur les mathématiques des sumériens (en anglais)] ! Catégorie:Mésopotamie ja:シュメール ko:수메르

-5500

Catégorie:Siècle
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Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains ----

Évènements

Europe

Afrique

Proche-Orient


- Apparition de la culture de Halaf au nord de la Mésopotamie, avec des maisons rondes voûtées et de la céramique fine peinte.
- En Iran, premier système d'irrigation connu au monde à Tchogha.

Sous-continent indien

Asie

Personnages significatifs


-

Inventions, Découvertes, Introductions


- ---- Histoire | Chronologie

Civilisation minoenne

La civilisation minoenne se développe en Crète de 2700 à 1200 av. J.-C. Les Minoens ont créé une civilisation ancienne sur ce qui est actuellement la Crète (en Méditerranée), pendant l'âge du bronze, avant l'arrivée de la culture de la Grèce classique. Les Minoens furent principalement un peuple commerçant qui s'engagea dans le commerce d'outre-mer. Beaucoup d'historiens et d'archéologues croient que les Minoens étaient très impliqués dans le commerce de l'étain qui était très important lors de l'âge de bronze (l'étain étant utilisé pour la production de bronze). Le déclin de la civilisation minoenne semble correspondre à celui de l'utilisation des outils en bronze. L'absence de déchiffrement de l'écriture minoenne, le linéaire A, restreint considérablement la connaissance que nous avons de cette brillante civilisation.

Période paléopalatiale

linéaire A Elle s'étend de 2100 à 1650 av J.-C. C'est durant cette période que seront construits les premiers palais à Cnossos, Phaistos et Malia dans les plaines les plus fertiles de l'île. Ces palais disposent de vastes magasins où sont entreposées les denrées agricoles (blé, vin, huile d'olive) dans de grandes jarres appelées pithoi. Ces constructions, qui ont exigé beaucoup de main-d'œuvre, les nombreux sceaux retrouvés, notamment à Phaistos (voir disque de Phaistos), et des traces d'écritures hiéroglyphiques, dénotent la constitution, dès cette époque, de fortes autorités hiérarchisées. Les échanges commerciaux se développent grâce à une puissante flotte.

Période néopalatiale

hiéroglyphiques Vers 1650 av. J.-C, suite à des catastrophes naturelles, vraisemblablement séismes et raz de marée liés à l'explosion du Santorin, les palais de Cnossos, Phaistos et Malia sont détruits puis rapidement reconstruits. Le palais de Zakros voit le jour. C'est la période dite des nouveaux palais. Elle constitue l'apogée de la civilisation minoenne. Des villes côtières, comme Gournia, se développent. Des « villas » rurales contrôlent l'exploitation agricole d'un territoire et les échanges commerciaux. Ces grandes résidences indiquent une hiérarchisation croissante de la société avec l'apparition d'une classe d'officiels de rang élevé. Il est vraisemblable qu'à cette époque la Crète soit unifiée en un seul royaume autour du palais de Cnossos mais il n'y a aucune preuve en ce sens. Un texte de l'époque de Touthmosis III mentionne le « roi du pays de Keftiou ». Dans le même temps, on observe une baisse de l'activité des palais de Malia et de Phaistos. L'influence minoenne s'étend aux îles voisines et au Péloponnèse. Durant cette période, l'écriture dite linéaire B et un nouveau style de céramique apparaissent.

Période postpalatiale

Elle s'étend de 1450 à 1200 av. J.-C. La période précédente se termine par une nouvelle catastrophe, vers 1450. Les sites (Phaistos, Haghia Triada, Malia...) sont ravagés par des incendies. Deux hypothèses sont communément admises pour expliquer cette nouvelle interruption : de forts séismes, ou une invasion extérieure généralisée, celle des Achéens. Les deux cultures se mélangent. Le mégaron mycénien remplace le labyrinthe minoen, la céramique locale cède le pas à la koinè, la langue grecque supplante progressivement la langue autochtone. Après 1400, Cnossos est totalement détruit. La Crète perd son rayonnement international et disparaît des annales de l'histoire antique hormis durant la guerre de Troie à laquelle elle participe sous la direction de son roi Idoménée.

Théories de l'échec

Idoménée Il est possible que les réseaux de commerce se soient effondrés, et que les villes minoennes aient péri par la famine. Selon cette théorie, les minoens auraient reçu leur blé des fermes sur le littoral de la mer noire. Maints historiens croient que les anciens empires de traite risquaient constamment d'être détruits par la traite « non-économique », c'est-à-dire que la nouriture aurait été sous-évaluée vis-à-vis du luxe, parce que la comptabilité n'était pas encore développée. Le résultat pourrait avoir été la famine et la diminution de la population. Une autre théorie de l'effondrement minoen est que quand on commençait à utiliser des outils de fer, les minoens, qui vendaient de l'étain pour produire du bronze, commençaient à s'appauvrir. Lorsque leurs réseaux de traite n'existaient plus, les famines régionales commencèrent à se développer et il leur était impossible d'arrêter des famines par la traite. D'autres historiens théorisent que les capacités navales des minoens furent endommagées en quelque manière par l'explosion de la ville de Thera. Cette explosion aurait mené à une conquête par les mycéniens, et ces derniers ne pouvaient pas gérer un grand empire commercial. Aussi, on théorise qu'un volcan sur l'île de Thera (appelée aussi Santorin), au nord de la Crète, est entré en éruption et a causé des raz-de-marée massifs et des pluies de cendres. Certains proposent qu'une invasion mycénéenne eut lieu après l'éruption et que celle-ci a mené à la chute de la civilisation minoenne. On dit d'ailleurs que cette éruption aurait inspiré la légende de l'Atlantide.

Géographie et climat

Atlantide La Crète est une île montagneuse qui se trouve dans la Méditerranée et qui a beaucoup de rades naturelles. Pendant son histoire ancienne, l'île était assaillie par des séismes, des éruptions volcaniques, et par des orages d'hiver. Selon Homère, la Crète comptait 90 villes, dont Cnossos était la plus importante. Des archéologues ont trouvé des palais également à Phaistos, à Malia et à Zakros. L'île était probablement divisée en quatre unités politiques, avec celle du nord gouvernée par Cnossos, celle du sud par Phaistos, celle du centre-est par Malia et celle du bout de l'est par Zakros. Des palais plus petits ont été également trouvés dans d'autres régions. Il est à noter qu'aucune des villes minoennes ne disposait d'enceintes, et à peine trouve-t-on des armes.

Agriculture

Les Minoens élevaient des vaches, des moutons, des cochons, des chèvres ; ils cultivaient du blé, de l'orge, de la vesce, du pois chiche, des figues, des olives, et des raisins. Les agriculteurs utilisaient des charrues en bois, liées par cuir aux manettes en bois, traînées par des paires d'ânes ou bien des bœufs.

Voir aussi

Articles connexes


- sites palatiaux : Cnossos, Phaistos, Malia, Zakros ;
- civilisation mycénienne.

Bibliographie


- R. Hägg, N. Marinatos (éd.) :
  - The Minoan Thalassocracy. Myth and Reality, Paul Åström, Stockholm, 1984,
  - The Function of Minoan Palaces. Proceedings of the Fourth International Symposium at the Swedish Institute in Athens, 10–16 June, 1984, Paul Åström, Stockholm, 1987 ;
- O. Krzyszkowska et L. Nixon (dir.), Minoan Society, Bristol Classical Press, 1998 (2 édition) (ASIN 0862920191) ;
- E. Lévy (éd.), Le Système palatial en Orient, en Grèce et à Rome, Brill, Leyde, 1987 ;
- . Catégorie:Grèce antique Catégorie:Protohistoire ja:クレタ文明

2000

Cette page concerne l'an 2000 du calendrier grégorien. 2000 est la dernière année du et du . Le passage de 1999 à 2000 a été largement fêté, avec en plus le suspens du bogue de l'an 2000. Économiquement, 2000 est l'année du record de la bulle Internet où les bourses ont atteint leur niveau record, avant de perdre jusqu'à 80 % de leur valeur les années suivantes (cas du NASDAQ).

Événements

Premier trimestre


- : Date à laquelle devait se produire le bogue de l'an 2000, à 0h00.
- 10 mars : Pic de la bulle Internet, le NASDAQ atteint le record inégalé de 5132,52 points.
- 17 mars : Rachat de Land Rover à BMW par Ford

Deuxième trimestre


- 17 mai : Victoire historique en coupe de l'UEFA de Galatasaray (Turquie) contre Arsenal (Angleterre), fin du temps règlementaire 0 à 0, et 4 tirs aux buts à 1 pour Galatasaray.
- 11 mai : L'Inde compte désormais 1 milliard d'habitants
- 24 mai : Départ des troupes israëliennes du Sud du Liban après 22 ans d'occupation.

Troisième trimestre


- 2 juillet :
  - L'équipe de France remporte la coupe d'Europe de football.
  - Vicente Fox est élu président du Mexique.
- 25 juillet : Un Concorde d'Air France à destination de New York s'écrase peu après le décollage à Gonesse (France). 113 morts.
- 12 août : le Koursk, sous-marin nucléaire russe contenant 118 hommes d'équipage, sombre en mer de Barents.
- 14 août : Adoption de la résolution 1315 du Conseil de sécurité des Nations unies, pour la création du Tribunal spécial pour la Sierra Leone.
- 4 septembre : le CAC 40 atteint sa valeur record de 6 922,33 points.
- 20 septembre : A la veille de la compétition du 400m, la triple championne olympique Marie-José Perec quitte précipitamment les olympiades de Sydney et déclare forfait.
- 24-26 septembre : Sommet du FMI et de La Banque Mondiale à Pragues, contre-sommet altermondialiste de 30.000 personnes.
- 28 septembre : À Jérusalem, la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquées provoque des affrontements entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes. C'est le début de la Seconde Intifada

Quatrième trimestre


- 11 novembre : l'embrasement d'un funiculaire à Kaprun (Autriche) entraîne le décès de cent cinquante-cinq personnes.
- En France : Les régimes de retraite Arrco et Agirc décident de revaloriser de 3,5% et 4% leur prix d'achat du point de retraite.

Chronologies thématiques


- Transports :
  - Aéronautique : 2000 en aéronautique
  - Chemins de fer : 2000 dans les chemins de fer
- Sport : 2000 en sport
  - Football : 2000 en football
- Arts : 2000 en arts
  - Cinéma : 2000 au cinéma
  - Musique : 2000 en musique

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Zhores I. Alferov, Herbert Kroemer et Jack Kilby
- Prix Nobel de chimie : Alan J. Heeger, Alan G. MacDiarmid et Hideki Shirakawa
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Arvid Carlsson, Paul Greengard et Eric R Kandel
- Prix Nobel de littérature : Gao Xingjian
- Prix Nobel de la Paix : Kim Dae Jung

Décès en 2000

Premier trimestre


- 4 janvier : Tom Fears, (USA, football américain) à 76 ans.
- 10 janvier : Sam Jaffe, 98 ans, producteur de films
- 14 janvier : Alphonse Boudard, écrivain français
- 22 janvier : Anne Hébert, poète et romancière québécoise
- 26 janvier : A. E. van Vogt, écrivain américain de science-fiction
- 11 février : Roger Vadim, acteur et réalisateur français
- 12 février : Tom Landry, (USA, football américain) à 75 ans.
- 18 février : Will, Belgique, Bande dessinée
- 23 février : Stanley Matthews, (Angleterre, football) à 85 ans.
- 6 mars : John Colicos, 71 ans, acteur
- 20 mars : Gene « Eugene » Andrusco, acteur et chanteur
- 27 mars : Ian Dury, 57 ans, chanteur et acteur

Deuxième trimestre


- 18 avril : Garcimore, illusioniste et chanteur espagnol.
- 10 mai : André Fortin dit Dédé, musicien québecois, (°1962).
- 21 mai : Sir John Gielgud, acteur britannique, (° 1904).
- 25 mai : Nicholas Clay, acteur à 53 ans.
- 27 mai : Gonzalve de Bourbon, duc d'Aquitaine, (° 1937).
- 27 mai : Maurice Richard, joueur de hockey professionnel canadien, (° 1921).
- 4 juin : Gino Bartali, courreur cycliste italien à 85 ans.
- 23 juin : Philippe Chatrier, tennisman français à 72 ans.
- 27 juin : Pierre Pflimlin, homme politique français, (° 1907).
- 29 juin : Vittorio Gassman, acteur, à 78 ans

Troisième trimestre


- 1 juillet : Walter Matthau, 79 ans, acteur
- 5 août : Sir Alec Guinness, 86 ans, acteur
- 12 août : Loretta Young, 87 ans, actrice
- 17 août : Franco Donatoni, compositeur italien
- 25 août : Carl Barks, dessinateur états-unien
- 4 septembre : Bernard Assiniwi, écrivain cri
- 17 septembre : Nicole Reinhart, (USA, cyclisme) à 24 ans.
- 28 septembre : Pierre Elliott Trudeau, ancien premier ministre du Canada

Quatrième trimestre


- 17 octobre : Harry Cooper, (USA, golf) à 96 ans.
- 10 novembre : Jacques Chaban-Delmas, homme politique français
- 19 novembre : Robert Escarpit, universitaire, écrivain et journaliste français
- 22 novembre - Emil Zatopek, (République Tchèque, athlétisme) à 79 ans.
- 15 décembre - Jacques Goddet, (France, fondateur de
L'Équipe) à 95 ans.
- 29 décembre : Cécil Saint-Laurent (Jacques Laurent), écrivain français ---- __NOTOC__ Catégorie:2000 als:2000 ja:2000年 ko:2000년 ms:2000 simple:2000 th:พ.ศ. 2543 zh-min-nan:2000 nî


Linéaire A

Le linéaire A est une écriture qui fut utilisée dans la Crète ancienne. On suppose qu'il transcrit le langage des Minoéens. Deux écritures en sont dérivées : le linéaire B, utilisée en Crète et en Grèce, qui a été déchiffré dans les années 1950 et qui transcrit un dialecte grec et le cypro-minoéen, en usage à Chypre, également non-déchiffré, lequel aurait donné le syllabaire cypriote, qui est, lui parfaitement lisible et note une langue grecque. Le linéaire A remonte à l'époque minoéenne, une période et une civilisation de la Crète antérieure aux invasions grecques, vers -2000 à -1400. Il est généralement écrit de gauche à droite, bien que certaines inscriptions le soient dans le sens opposé.

Tentatives de déchiffrement

L'une des premières tentatives, après le succès du déchiffrement du linéaire B, fut de conserver les valeurs phonétiques du linéaire B et de l'appliquer à son prédecesseur. Malheureusement, les tablettes restèrent incompréhensibles, et les quelques mots dont le sens pouvait être déduit du contexte ne correspondaient pas à des mots grecs. Si la valeur phonétique du linéaire A est la même que le linéaire B, le langage transcrit n'est pas du grec ; aucun parallèle n'a pu être fait non plus avec des langues sémitiques. Les autres travaux réalisés, essentiellement statistiques, ont donné naissance à quelques hypothèses :
- le linéaire A semble ne transcrire qu'une seule langue sur l'ensemble de la Crète
- cette langue semble agglutinante, ce qui exclut les idiomes indo-européens, langues flexionnelles, et les idiomes sémitiques. Néanmoins ces éléments restent pour l'instant des hypothèses.

Divers


- code ISO 15924 : Lina

Sources


- L. Bonfante, J. Chadwick, B. F. Cook, W. V. Davies, J. F. Haley, J. T. Hooker et C. B. F. Walker, La naissance des écritures, du cunéiforme à l'alphabet, Paris, 1994. En particulier le texte du J.Chadwick sur le linéaire A.
- [http://perso.wanadoo.fr/cyd.ruatta/frame/la.htm Le linéaire A], extrait du mémoire de maîtrise de Cyrill Ruatta, 1998, sous la direction de J. Vanschoonwinkel et de F. Rebuffat. Lineaire A ja:線文字A

Alphabet latin

L'alphabet latin est l'alphabet qu'on utilise majoritairement pour écrire les langues d'Europe occidentale ainsi que dans les pays qui ont été colonisés par les Européens. C'est, en concurrence avec l'alphabet cyrillique et, dans une bien moindre part, l'alphabet grec, l'écriture occidentale par défaut et maintenant – en raison de l'importance économique et culturelle de pays l'utilisant (comme les États-Unis) une écriture internationale : on peut trouver des mots écrits en lettres latines dans les rues du Japon comme dans celles de l'Égypte. On nomme cet alphabet ainsi car c'était, à l'origine, celui des Romains et de leur langue, le latin.

Lettres

L'alphabet latin, comme la majorité de ceux issus de l'alphabet grec, est bicaméral : on utilise deux graphies pour chaque graphème (ou lettre), l'une dite minuscule, l'autre capitale. Dans la majorité des cas, chaque lettre possède les deux variantes. Il existe cependant quelques exceptions, comme la lettre ß (eszett ; utilisée en allemand et autrefois dans d'autres langues, dont le français), qui, en capitales, est remplacée par SS. L'expansion – tant géographique que temporelle – de cet alphabet en fait l'un des plus riches en variantes nationales. Ainsi :
- chaque langue donnée utilise un jeu plus ou moins complet de lettres fondamentales ;
- chacune peut en posséder des lettres modifiées qui s'y ajoutent ;
- parmi les lettres modifiées, certaines sont considées, selon les langues, comme des lettres à part entière ou comme des variantes d'une autre lettre. Par exemple, les alphabets utilisés pour le français et pour le castillan ne sont pas identiques (ainsi, la lettre ç ne s'emploie pas en castillan et le français, à l'inverse ne se sert pas de á), bien que tous deux puissent être ramenés à l'alphabet latin. En sorte, il ne serait pas faux de parler d'un alphabet français et d'un alphabet castillan. On le voit, il n'existe rien tel qu'un alphabet latin figé et constant ; il est cependant possible d'isoler les graphèmes fondamentaux utilisés dans une majorité de langues : ce sont ceux de l'alphabet des origines (voir plus bas, section « Histoire ») plus j et u ainsi que g et w, soient :

Graphèmes fondamentaux

cellpadding="8" |+ Capitales |- style="font-size:20px;" | A || B || C || D || E || F || G || H || I || J || K || L || M |- style="font-size:20px;" | N || O || P || Q || R || S || T || U || V || W || X || Y || Z |{{XIXe siècle{entête tableau simple style|text-align: center;

Grèce antique

L'expression Grèce antique désigne l'ensemble des phénomènes politiques et culturels qui se sont exprimés dans un large bassin méditerranéen au cours des deux derniers millénaires avant notre ère. La zone géographique concernée est vaste, allant de la Méditerranée occidentale (Péninsule ibérique) jusqu'aux confins du Moyen-Orient avec l'épopée d'Alexandre le Grand et jusqu'à l'Égypte des Ptolémées. Si la civilisation grecque en tant que telle apparaît dans le courant des V et IV millénaires av. J.-C., dans une version archaïque, sa dernière expression se place au cœur de l'Égypte Ptolémaïque, dans le courant du , avant de tomber sous la domination romaine.
Certaines productions politiques et culturelles de la civilisation grecque ont eu un rôle majeur dans le développement de la civilisation occidentale.

Articles connexes


- Histoire de la Grèce antique
- Économie de la Grèce antique
- Chronologie de la Grèce antique
- Antiquité Catégorie:Grèce antique ja:古代ギリシア

Rome antique

La Rome antique est le cadre de la naissance, de l'avènement et de la disparition de la civilisation romaine antique. Débutant comme un simple assemblage de villages, l'humble bourgade vit ensuite son histoire se confondre avec celle du monde méditerranéen du début de l'ère chrétienne à la fin de l'Antiquité. C'est pourquoi vous ne trouverez ici qu'une synthèse de l'histoire romaine, développée dans des articles plus conséquents sur les pages adéquates.

La fondation de Rome (-753)

D'après la légende latine, Romulus fonda la ville de Rome à l'emplacement du Mont Palatin près du Tibre vers -753 et y regroupa des groupes de latins, de sabins, et peut-être d'étrusques. L'archéologie a établie que le peuplement des collines de Rome a commencé vers le , et s'est accéléré à partir du . Se référer à l'article Fondation de Rome.

La Royauté (-753 à -509)

Après Romulus et ses successeurs légendaires, ce sont les rois Étrusques qui en occupant la région vont faire de Rome une véritable ville vers 600 av. J.-C., en la dotant d'une muraille, en aménageant le Forum et en bâtissant le sanctuaire du Capitole. C'est probablement sous la Royauté que s'élabore la religion romaine, mélange d'archaïsmes indo-européens et d'influences grecques et étrusques. Les anciens Romains attribueront leurs succès militaires à la qualité scrupuleuse de leur piété envers les dieux.
Se référer à l'article sur la monarchie romaine. Se référer aux articles sur la religion romaine, la mythologie romaine, les fêtes religieuses romaines.

La République romaine (-509 à -27)

-27 De
res publica (lat.) « la chose publique ». Tarquin le Superbe est le dernier roi de Rome. Tyrannique, autoritaire, il fut chassé par les Romains en -509 ; la République romaine est fondée, gouvernée par le Sénat romain et les magistrats élus du peuple romain (populus ne désigne, à l'époque, qu'une partie de la population, les patriciens). À ses débuts, la République romaine est déchirée par les conflits entre la plèbe et le patriciat. Elle finit par se doter en -367 d'institutions qui équilibrent le pouvoir du patriciat et modèrent celui des consuls. Rome commence son expansion par la conquête de l'Italie centrale par la prise de Véies en -396. Le sac de Rome en -390 est le début d'une longue période où Rome ne fut jamais prise par ses ennemis, jusqu'en 410 et le sac de Rome par Alaric. Progressivement, Rome affronte ses voisins et agrandit peu à peu son territoire, tandis que les plébéiens obtiennent en -300 l’égalité politique. Rome domine toute l'Italie en -272. À partir de -264, dans son affrontement contre Carthage lors de la première guerre punique et de la deuxième guerre punique, Rome conquiert la Sicile, la Corse et la Sardaigne, l'Hispanie et devient la première puissance de la Méditerrannée occidentale en -202. Tributaire de Rome, Carthage est finalement détruite en -146. Les légions romaines, de plus en plus efficaces, interviennent en Grèce, en Macédoine, en Asie Mineure. Durant le IIe siècle av J.-C., Rome soumet la Grèce et en retire une grande influence culturelle. Les élites connaissent la richesse des butins, tandis que la crise sociale monte en Italie. La République qui dût son succès à un équilibre entre ses différentes composantes sombre devant son agrandissement trop brutal, ses institutions prévues pour une ville se révélent inadaptées à la gestion d'un empire. A partir de -133, les tensions se multiplient (cf. les Gracques), des ambitieux luttent pour le pouvoir : Marius contre Sylla, Cinna, Pompée contre Jules César, Octave contre Marc Antoine. Se référer à l'article sur les Institutions de la République romaine pour connaître l'organisation politique de la République. Se référer aux articles Histoire de la République romaine et à la liste des consuls pour la chronologie. Se référer à l'article sur la Société de la République romaine pour connaître l'organisation sociale de la République.

L'Empire romain (-27 à 395)

La période du principat

L'Empire romain commence après la mort de Jules César avec l'avènement d'Octave Auguste. Ménageant l'ordre sénatorial, il assoit son pouvoir personnel. Grâce aux légions, il agrandit considérablement le territoire romain, et l'organise en provinces romaines, qu'il gère avec la collaboration de l'ordre équestre. Ses successeurs les empereurs Julio-Claudiens, les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. Au , la superficie de l'Empire romain est à son maximum. Rome est avec un million d'habitants la plus grande ville du monde méditerrannéen, avec une organisation spécifique. La pax romana favorise la prospérité, les colonies se développent grâce à l'évergétisme de leurs élites, les grandes métropoles comme Carthage, Antioche, Alexandrie refleurissent. Se reporter à l'article Organisation de la ville de Rome pour découvrir les solutions mises en place pour gérer cette gigantesque agglomération

L'empire romain tardif

La défense contre la pression croissante des peuples germaniques contribue à la militarisation de l'Empire, qui connaît après les Sévères une terrible crise politique et économique au , et parvient à se redresser au au prix de transformations considérables : partage du pouvoir entre empereurs (tétrarchie, puis Auguste assistés de Césars), transfert de la capitale à Constantinople, absolutisme, alourdissement de l'admnistration, germanisation de l'armée. La montée du christianisme accompagne cette transformation. L'Empire romain adoptera définitivement le christianisme au . Se référer à l'article sur l'Empire romain et à la Liste des empereurs romains. Se référer à l'article sur Province romaine et à la série d'articles consacrés à chaque province

La dissolution de l'Empire romain (après 395)

Après une ultime réunification en 394 sous Théodose I, l'Empire est divisé en deux moitiés :
- L'Empire romain d'Occident est submergé en l'espace de deux générations par les peuples germaniques et s'efface en 476, ce qui marque la fin conventionelle de l'Antiquité,
- L'Empire romain d'Orient résiste et s'adapte, devenant progressivement l'Empire byzantin qui subsistera jusqu'en 1453. Se référer à l'article sur Empire romain d'Occident, Empire romain d'Orient et Empire byzantin.

Organisation militaire, politique, religieuse et institutions romaines

Voir aussi :
- Cursus honorum
- Relations de la religion romaine aux autres religions

Art

Issu des influences italiques, l'art romain prend son essor au contact de l'art grec qu'il va longtemps imiter.
Voir l'article détaillé : art romain Architecture L'architecture romaine s'épanouit dans les villes, les romains innovent dans la généralisation de la voûte en plein cintre, et l'emploi systématique du mortier (opus caementicium). Voir la typologie des monuments dans la catégorie Architecture romaine Voir la liste des monuments dans la catégorie Liste de monuments romains Voir l'article sur l'Épigraphie latine Littérature Les Romains révolutionnèrent le support écrit des livres, en lui donnant la forme moderne que nous connaissons : ils généralisèrent le codex, volume de feuilles reliées, plus maniable et plus aisé à lire que le traditionnel rouleau. Voir l'article sur la littérature latine, et la catégorie:Littérature grecque d'époque romaine.

Vie quotidienne


- Les noms romains (système des
tria nomina) et les prénoms romains
- le costume : la toge, la stola
- l'habitat : domus, insula et villa
- Le calendrier julien
- Les chiffres romains
- Les jeux du cirque
- Les thermes romains
- La monnaie romaine
- Les unités de mesure romaines
- Les ergastules (Prisons et cachots)

Bibliographie


-
La civilisation romaine de Pierre Grimal, 1960, réédité en 1981 chez Flammarion
-
Histoire générale de l’Empire romain de Paul Petit, 1974, édition du Seuil
-
L’art de l’ancienne Rome, Bernard Andreae, 1973, éditions d’Art André Mazenod
- [http://perso.wanadoo.fr/revuesocialisme/s10empireromaine.htm L'impérialisme romain - une analyse marxiste] par l'archéologue anglais Neil Faulkner

Liens externes


- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/ Parcours virtuels de Rome] : panoramas virtuels et galeries de photos (ita/ing/fr)
- [http://www.insecula.com Site insecula (Égypte, Rome, et Grèce antique).]
-


476

ko:476년 Catégorie:476
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Années 450 | Années 460 | Années 470 | Années 480 | Années 490
../.. | 471 | 472 | 473 | 474 | 475 | 476 | 477 | 478 | 479 | 480 | 481 | ../..
---- Cette page concerne l'année 476 du calendrier julien.

Événements


- 23 août : Odoacre est proclamé roi des Hérules par ses troupes.
- 4 septembre : Chute de l'Empire romain d'Occident : le roi Odoacre, chef germain des Hérules, occupe Rome mettant fin à l'Empire romain d'Occident. Il dépose le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, qui est exilé en Campanie, et renvoie les insignes impériaux à Byzance, pour que Zénon le reconnaisse comme patrice. Zénon le renvoie à l’empereur légitime d’Occident, Julius Nepos, alors réfugié en Dalmatie. Odoacre refuse et les choses en restent là. En apparence, Odoacre gouverne au nom du seul empereur, celui d’Orient. En fait, l’Empire d’Occident a cessé d’exister. :
- Fin de la Pax romana. L'empire romain se disloque. Les hordes barbares fondent sur l'empire. Trois siècles de carnages vont suivre. :
- L’armée d’Italie est depuis longtemps composée de Barbares (Rugiens, Hérules, Skires, Turcilinges). Ils demandent, par extension à l’Italie du système de la tercia, le tiers des terres de la péninsule, à l’exemple des autres provinces. Le patrice Oreste refuse. La révolte, attisée par Odoacre, un Skire chef de l’armée romaine d’Italie, éclate. Oreste s’enferme dans Pavie, qui est prise. Il s’enfuit à Plaisance. Découvert, il a la tête tranchée. :
- Odoacre respecte les traditions romaines, maintient la vie politique dans le cadre des coutumes italiennes et recherche l’appui de la classe sénatoriale. Bien qu’arien, il conserve de bonnes relations avec le clergé catholique. :
- Odoacre, prince de la dynastie torcilingue [ou turcilinge ?!?], est le fils du roi skire Edika, ancien vassal d’Attila.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Début du second règne de Zénon Ier, empereur byzantin (fin en 491).
  - Euric, roi des Wisigoths, fait la conquête du reste du Sud de la Gaule jusqu'à la frontière italienne.
  - Les Goths occupent l'Istrie
  - L’empereur Zénon confirme au roi des Vandales Genséric les droits sur les îles de la Méditerranée occidentale.
  - Le Berbère Masties, chef des tribus montagnardes des Aurès, se proclame imperator et règne une quarantaine d’années.
  - Massuna se proclame roi des Maures et des Romains après avoir pris la Maurétanie aux Vandales.

Naissances en 476


- Âryabhata, savant indien (fin en 550).

Décès


-

Antiquité tardive

Catégorie:Historiographie L'Antiquité tardive est la période historique charnière qui relie l'Antiquité au Moyen Âge en Europe. Cette dénomination fut empruntée aux historiens allemands (Spätantike) par l'historien français Henri-Irénée Marrou qui voulait neutraliser le caractère péjoratif des expressions couramment utilisées jusqu'alors pour désigner les derniers siècles d'existence de l'Empire romain d'OccidentBas Empire », « Décadence », « Déclin », etc.).

Datation

L'Antiquité tardive couvre une vaste période historique de cinq siècles, qui s'étend du IV jusqu'au Ces limites ne s'appliquent toutefois pas à l'ensemble de l'ancien monde gréco-romain. Ainsi, les îles Britanniques plongent dans les « Âges sombres » (« dark ages » en anglais) dès le , tandis qu'en France, en Italie et en Allemagne, l'Antiquité parvient à maintenir ses bases jusqu'au et ce, malgré les conséquences des « Grandes invasions », vécues dans l'historiographie antérieure comme une marée montante. Byzance, terre par excellence de l'Antiquité tardive, est évidemment incluse dans ce champ d'études. Il faut noter qu'une période nommée « Haut Moyen Âge » par les médiévistes renvoie pratiquement aux mêmes datations et développe les mêmes thèmes (la fin d'une époque constituant le début d'une autre). Son existence indique combien la rupture chronologique de la fin de l'Empire romain d'Occident, en 476, est impropre pour saisir la complexité des changements sociaux, économiques et idéologiques d'où naît l'Occident médiéval. L'historien britannique Peter Brown a largement développé ce concept d'Antiquité tardive depuis une vingtaine d'années, d'une part en insistant sur l'importance des acquis antiques (notamment en droit) et d'autre part en montrant quelle est la lenteur de la mise en place des caractéristiques purement médiévales (en particulier, l'essor de la Chrétienté occidentale et le développement de l'Islam), sur une période qui s'étend du milieu du jusqu'au milieu du .

Voir aussi


- Moyen Âge, limites extrêmes

Opposition


- Antiquité classique

Bibliographie


- Aloïs Riegl, Spätrömische Kunstindustrie, Vienne, 1901
- Henri-Irénée Marrou, Décadence romaine ou Antiquité tardive ?, Paris, 1977
- Régine Pernoud, Pour en finir avec le Moyen Âge, Paris, 1977
- Peter Brown, The world of late antiquity: AD 150-750, 2° éd., New-York, 1989
- Peter Brown, The rise of Western Christendom: triumph and diversity, 200-1000 A.D., Cambridge, 1996

Liens externes


- [http://callimac.vjf.cnrs.fr/AnTardWEB/PresentationRevue.html Revue historique Antiquité tardive]
- [http://prelectur.stanford.edu/lecturers/brown/ L'Antiquité tardive par Peter Brown - site de l'Université de Stanford]

Romulus Augustule

Romulus Augustule (461 ? - ???) fut le dernier représentant de l'Empire romain d'Occident. Fils (ou neveu selon certains) du pannonien Oreste, qui fut secrétaire d'Attila puis général au service de l'empereur d'Occident Julius Nepos. En 475, Oreste chassa Nepos, mais au lieu de s'installer sur le trône, il tira probablement la leçon des conflits précédents entre empereurs et chef de l'armée : il plaça son jeune fils sur le trône sous le nom de Romulus Augustus, gardant le contrôle de l'armée et donc le pouvoir réel. La jeunesse de Romulus (il était adolescent) lui valurent le sobriquet dAugustulus, « petit Auguste ». En 476, un officier de la garde, Odoacre, barbare et fils de l'ex roi des Hérules, réclama pour ses soldats le tiers des terres d'Italie. Oreste refusa, provoquant une révolte. Il s'enferma dans Pavie, puis à Plaisance, où il fut fait prisonnier et décapité le 28 août 476. Odoacre déposa Romulus le 4 septembre 476 et l'envoya en exil au cap Mysène, où il finit ses jours avec une riche pension. Aucun empereur romain ne fut proclamé en Occident après Romulus. ja:ロムルス・アウグストゥルス th:โรมูลุส ออกุสตุส

Christianisme

Introduction

Le christianisme a émergé du judaïsme, à partir de la figure de Jésus et des premiers apôtres, au I siècle de notre ère. Le nom « christianisme » provient de l'assimilation de Jésus, connu à l'époque sous le nom de Jeshua, à la figure du Messie, en grec Khristos, soit le Christ. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens (Actes des apôtres chapitre 11 - verset 26). Le christianisme a gardé du judaïsme des éléments fondamentaux :
- la croyance en un Dieu unique (monothéisme) qui se montre sur Terre de façons diverses (présence transcendante et immanente) ;
- la croyance en un Messie ;
- la croyance en la résurrection des morts et le jugement dernier. Le Christianisme modifie ces fondements de la manière suivante :
- en Jésus, Dieu s'est montré en tant qu'être humain. Le Judaïsme ne s'attendait pas à cette manière d'immanence ;
- Jésus est le Messie attendu des Juifs ;
- la résurrection de Jésus a déjà eu lieu. Le Christianisme rajoute au judaïsme deux autres éléments clés :
- Depuis Jésus, Dieu veut créer une famille de Dieu qui est universelle et non limitée aux seuls Juifs ;
- C'est la foi en Jésus-Christ qui montre que quelqu'un fait partie de cette famille, et non le fait de suivre la loi mosaïque.

Les écritures

Outre les écritures issues du judaïsme regroupées par les Chrétiens dans l'Ancien Testament, la tradition des premiers siècles du christianisme y a adjoint le Nouveau Testament. On lit plus souvent aujourd'hui l'appellation « Premier » Testament au lieu d'Ancien, pour signifier que le Nouveau Testament ne vient pas remplacer l' « Ancien » mais le compléter. Le N.T. est composé de quatre évangiles, selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean, des actes des apôtres, des épîtres et de l'Apocalypse. On considère que leur rédaction s'étend sur la seconde moitié du 1 siècle de notre ère. Les évangiles sont regroupés quand ils sont étudiés : on appelle « évangiles synoptiques » les évangiles de Matthieu, Marc et Luc ; l'évangile de Jean reste à part, on l'appelle l'évangile « johannique » (de Jean). Une tradition veut que l'évangile de Marc soit le premier écrit. Autrement, les épîtres de Paul semblent être les plus anciennes (on daterait la première d'entre elles, l'épître aux Thessaloniciens, de l'année 50 environ) ; viendraient ensuite les évangiles et les actes des apôtres. L'Apocalypse semble être l'un des textes les plus récents. Les toutes premières générations de chrétiens ont donc sans doute vécu dans la tradition orale, avant que n'apparaissent ces textes. Le canon ainsi constitué écarte des textes dits apocryphes ou cachés.

Une foi issue du judaïsme

Le christianisme voit en Jésus le Messie annoncé dans les Écritures. Pour la plupart des confessions chrétiennes, Dieu lui-même s'incarne et devient le libérateur de son peuple Israël, et plus généralement de toute l'humanité, c'est-à-dire de chaque créature humaine. La ligne de partage entre les chrétiens et les juifs passe par la reconnaissance ou non du Messie en la personne de Jésus-Christ. Cette divergence de vue, qui relève d'abord de la foi, peut trouver à s'alimenter dans des interprétations différentes de divers passages de l'Ancien Testament ou Tanach. Il est important de remarquer que, pour les Évangiles, Jésus « n'est pas venu abolir, mais accomplir » les Écritures. Autrement dit, dans la perspective chrétienne, la première Alliance reste valable. Le christianisme a repris, de façon plus ou moins importante selon ses courants, plusieurs éléments présents dans le judaïsme de la période suivant la destruction du second Temple, tels que :
- l'adaptation de la forme du culte synagogal aux églises de paroisses, (le culte synagogal était déjà présent en Galilée) ;
- l'utilisation de l'ensemble des textes bibliques, au premier rang desquels les psaumes juifs, issus du livre des Louanges ; ces textes peuvent être lus sur des cycles variables, pouvant atteindre jusqu'à trois ans pour l'Église catholique ;
- un sacerdoce ;
- un calendrier religieux, partiellement mobile, dans lequel certains événements notables ou certains points de Foi donnent lieu à des célébrations annuelles ;
- l'utilisation de chants et d'hymnes dans la prière ;
- dans les célébrations et les réunions communautaires, l'utilisation de certains mots venant de l'hébreu biblique (par exemple : Amen, Hosanna, Alléluia).

Livres saints

Les chrétiens, initialement juifs, reprirent les écrits canoniques de cette religion, en utilisant probablement la traduction grecque dite des septante. Le canon de l'Ancien Testament, fermé en réaction aux hérésies des premiers siècles, s'est élaboré peu à peu et varie entre les différents courants (catholicisme, protestantisme, ...). Ils y adjoignirent très vite les livres dits du Nouveau Testament en relation avec la vie et la tradition de Jésus. Le christianisme se développa également à partir d'un milieu juif hellénisé et l'évolution de la doctrine montre une notable influence de Plotin, philosophe néo-platonicien, ainsi que de Philon, exégète et philosophe juif. En 2001, Daniel Boyarin, professeur d'Études talmudiques à l'université de Berkeley (Californie) et grand admirateur de Paul de Tarse écrit : « Judaïsmes et christianismes [du premier siècle] demeurèrent entremêlés bien au-delà de la première partie du second siècle et ce jusqu'à ce que le judaïsme rabbinique, dans sa tentative nativiste de se couper de sa propre histoire avec la théologie du logos chrétien, se mit à s'imaginer lui-même comme une communauté pure de tout hellénisme. » Articles connexes: Canon (Bible) pour un détail sur les différents canons chrétiens et leur formation.

Extensions : Les chrétiens


- Voir les branches du christianisme et celles du Christianisme Primitif.
- Le Christianisme primitif (avant le schisme de 1054).
- Le catholicisme romain, (après le schisme de 1054):
  - Église catholique romaine ;
  - Églises catholiques orientales.
- Le catholicisme non-romain :
  - Gallicanisme ;
  - Église vieille-catholique ;
  - Église Catholique libérale ;
  - Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.
- L'orthodoxie ou Églises orthodoxes :
  - Églises des sept conciles, (après le schisme de 1054) ;
  - Églises des trois conciles ;
  - Églises des deux conciles .
- Le protestantisme, né de la Réforme du :
  - Églises luthériennes ;
  - Communion anglicane ;
  - Églises évangéliques.
  - Églises réformées
- le mouvement apostolique, né au début du :
  - Église catholique-apostolique ;
  - Église néo-apostolique ;
  - Union des Communautés Apostoliques.

Voir aussi


- Généralité : religion, histoire du christianisme, branches du christianisme, christianisme et homosexualité ;
- prophéties sur le Messie, Jésus de Nazareth, les douze apôtres.
- Portail Chrétiens d'Orient.
- Hypothèse midrachique.

Liens externes

Portails chrétiens


- Portail généraliste: [http://www.jesus.fr Jesus.fr]
- Catholique:
  - [http://www.vatican.va Site du Vatican]
  - [http://www.catholique.org Portail catholique généraliste]
  - [http://cef.fr/ Site de la Conférence des évêques de France]
  - [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Eglise, Conciles, Magistère]
- Évangélique: [http://www.topchretien.com/ Top Chrétien]
- Protestant: [http://www.protestants.org Protestants.org]
- Orthodoxe : [http://www.orthodoxie.com Orthodoxie.com]
- Ésotérique: [http://www.rosicrucian.com/foreign/rosicrucien/rose00.htm Christianisme Rosicrucien]

Liens concernant les hypothèses historiques sur l'origine du christianisme


- [http://bcs.fltr.ucl.ac.be/FE/04/danvoye.html Hercule et le christianisme : Autour des imaginaires mythiques], où Stéphanie Danvoye étudie la réception chrétienne du mythe d'Hercule.
- Aspects historiques de [http://www.systerofnight.net/religion/html/enfance_du_christianisme.html l'enfance du christianisme].
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/christianisme.html Evolution historique et spirituelle du christianisme].
- [http://membres.lycos.fr/murciathierry/ Recherches historico-bibliques]
- [http://www.nouveaux-savoirs.com/ Editions des Nouveaux Savoirs]
- [http://www.princeton.edu/~religion/ways/ The ways that never parted] :
Colloque Oxford-Princeton « Juifs et Chrétiens dans l'Antiquité tardive et les débuts du Moyen Âge » - 9 au 11-jan-2002.

Liens concernant l'apologétique


- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/christianisme.asp citations] de saints, théologiens, poètes et philosophes, notamment chrétiens.
- [http://www.ladoc.org/ Documentations] chrétiennes contenant des études bibliques, des réflexions, etc.
- [http://atheisme.free.fr/Citations/Christianisme.htm Citations d'auteurs ou de philosophes opposés au christianisme]
- [http://www.amdg.be/amdg12.html section « Bible » : Citations extra-bibliques et d'opposants au Christ, d'époque, démontrant l'existence historique du Christ Jésus]
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Église, Conciles, Magistère]

Bibliographie


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- François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135), Paris, Éditions du Cerf, « Initiations », 2001, 588 p.
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- Christianisme, article de Diderot sur Wikisource

Dialogue christianisme-hindouisme

Textes officiels catholiques sur le dialogue interreligieux
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- DUPUIS Jacques, Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition)
- RIES Julien, Les Chrétiens parmi les religions, Desclée, Paris, 1987. [Histoire des attitudes chrétiennes vis-à-vis des autres religions.] Jésus-Christ tel qu’il a été reconnu par des Hindous
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- DUPUIS (J.), Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition)[L’auteur décrit notamment « les différentes façons dont le néo-hindouisme tend à interpréter Jésus-Christ […] : le Jésus des Béatitudes [Gandhi]; le Christ de la bhakti [K.C. Sen] ; le Christ de la philosophie néo-vedantine [S. Radhakrishnan] ; le Christ-avatara [Swami Akhilananda]; le christ yogi [M.C. Parekh] ; le Christ de la mystique d’advaita [Brahmabandhab Upadhyaya]. » Le livre de référence en français.]
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- PANIKKAR (R.), La Trinité : Une expérience humaine primordiale, « Parole présente », Cerf, 2003 Ermites du Saccidânanda : En 1950, Jule