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Arlington (Virginie)
Arlington est un comté de Virginie, sur la rive du Potomac opposé à Washington, D. C., aux États-Unis. Le comté était à l'origine une partie de la capitale fédérale, mais il fut rétrocédé en 1847 par le Congrès à l'État de Virginie.
C'est là qu'est implanté le Pentagone, siège du ministère de la défense américain.
Arlington abrite également le cimetière militaire national, où sont enterrés des morts de toutes les guerres auxquelles ont participé les États-Unis, depuis la guerre d'indépendance et jusqu'à la guerre en Irak. C'est aussi dans ce cimetière que sont inhumés John F. Kennedy, sa femme Jacqueline (Jackie) Bouvier Kennedy, et son frère Robert (Bob) Kennedy (ministre de la Justice de John Kennedy puis de Lyndon Johnson).
Jumelages
Reims, en France
Catégorie:Ville de Virginie
Washington, D.C.
Washington, DC (District of Columbia, District de Colombie) est la capitale fédérale des États-Unis d'Amérique. On y trouve la Maison Blanche, qui est la résidence officielle du Président, le Capitole, qui est le siège du Congrès (deux chambres, celle des Représentants et le Sénat) ainsi que le siège de la Cour Suprême et d'autres organismes fédéraux, comme la Réserve Fédérale américaine (la FED).
La bibliothèque nationale des États-Unis s'y trouve : c'est la bibliothèque du Congrès. On y trouve également une quantité de grands musées, notamment le long du National Mall.
Géographie et population
Bien qu'une très grande quantité de fonctionnaires, d'avocats et d'autres professionnels hautement qualifiés travaillent à Washington, la plupart n'y habitent pas, préférant notamment les quartiers résidentiels du nord-est de la Virginie voisine. La ville de Washington a en majorité une population noire, pauvre et peu qualifiée, occupant des emplois subalternes, et souffre de la délinquance.
Le Pentagone, qui est le quartier général de l'armée américaine, est situé juste de l'autre côté du Potomac à Arlington en Virginie).
Arlington en Virginie
Histoire
Créée officiellement par la Constitution des États-Unis (1787), la capitale fédérale américaine nait de rien au tout début du . Sa planification est l'œuvre de Pierre Charles L'Enfant, un ingénieur militaire, fils d'un peintre de la cour de France qui propose ses services à George Washington, dont il a fait la connaissance durant la guerre d'Indépendance alors qu'il s'était engagé en 1777, à l'âge de 23 ans, aux côtés des insurgés américains.
Sa croissance est très modeste au cours des premières décennies. C'est la Guerre de Sécession (1861-1865) qui donne à la ville sa légitimité de capitale fédérale. Lorsque la guerre s'achève, Washington a gagné des habitants, mais aussi une place à part dans le cœur des Américains. Elle est le symbole de l'unité retrouvée.
La croissance de la ville se poursuit alors, aidée par les deux conflits mondiaux qui renforcent sa puissance nationale et internationale, et lui apportent davantage d'habitants. La population, qui atteint un sommet historique (pratiquement 900 000 habitants) pendant la Seconde Guerre mondiale, perd ensuite des habitants au profit de la banlieue. En 1957, la majorité de la population est noire. Aujourd'hui, la proportion d'habitants noirs est stabilisée autour de 65%.
Politique
1957
1957
Washington, DC ne fait partie d'aucun des États fédérés américains (son territoire originel a été pris aux États de Virginie et du Maryland). Administrativement, il dépend directement de l'État fédéral américain, et le Congrès fédéral y définit la loi. Cependant, une certaine autogestion locale a été graduellement permise.
Cas unique pour une capitale fédérale moderne, les habitants de Washington DC n'ont pas de représentation dotée de droit de vote auprès du pouvoir législatif national (le Congrès des États-Unis) : ils élisent un représentant n'ayant qu'un rôle d'observateur et n'élisent personne au Sénat. Depuis 1961, ils ont cependant le droit de vote aux élections présidentielles, grâce au XXIII amendement : le district envoie 3 grands électeurs. C'est pourquoi se développe aujourd'hui un mouvement souhaitant le remplacement du District of Columbia par un État à part entière, le cinquante-et-unième des États-Unis d'Amérique, communément appelé New Columbia. Bien qu'il ne soit pas représenté au vote du budget fédéral, le district paye les impôts fédéraux, une situation résumée avec amertume et humour par la formule Taxation without representation ("des impôts sans représentation électorale") des plaques d'immatriculation du district, faisant un parallèle entre la situation actuelle du district et la situation qui perdurait avant la Révolution américaine.
Il faut aussi noter que le district est le principal bastion démocrate du pays, puisque ce parti y rafle généralement 80% des voix, contre un peu plus de 10% au parti républicain. Ce résultat est peu surprenant au vu de la composition démographique de la ville.
Le District est divisé politiquement en 8 yards et 37 Advisory Neighborhood Commission.
Économie
Longtemps dépendante à près de 50% des activités gouvernementales pour son économie, la ville de Washington est désormais une ville dynamique, notamment dans le secteur de l'armement (Northrop Grunmann...) et de l'informatique. De plus en plus d'entreprises s'installent dans la capitale américaine afin d'être proches des décideurs politiques auprès desquels ils peuvent faire du lobbying.
Bâtiments officiels et mémorials
- Le Mall est une grande zone au centre de la ville où se trouvent les principaux monuments dédiés aux personnalités de l'histoire américaine.
- La Maison-Blanche
- Le Capitole
- Le Washington Monument
- Le Jefferson Memorial
- Le Lincoln Memorial
- Le Franklin Delano Roosevelt Memorial
- Le, National World War II Memorial,
- Le Mémorial de la guerre de Corée
- Le Vietnam Veterans Memorial
- Le Albert Einstein Memorial
- La Smithsonian Institution
- La Washington National Cathedral.
Culture
Télévision
Washington National Cathedral
Séries et feuilletons télévisés ayant pour cadre Washington :
- À la Maison Blanche (The West Wing)
- Capitol
- Max la Menace (Get Smart)
- Murphy Brown
- Washington Police (The District)
- Aux frontières du réel (The X-Files)
C'est la plus grande bibliothèque du monde, avec 29 millions de livres, soit trois fois les réserves de la Bibliothèque nationale de France.
Science
- Institut Carnegie
Archives nationales
Institut Carnegie
Musées de Washington D.C.
La ville de Washington est riche de nombreux musées, dont la plupart, situés sur le Mall, appartiennent à la Smithonian Institution.
Mall
- La Smithsonian Institution : Elle regroupe 18 musées dont deux à New York et 140 millions d’œuvres spécimen :
- Freer Gallery of Art
- La Corcoran Gallery
- La National Gallery of Art : fondée en 1937, elle recueille alors la collection du financier Andrew W. Mellon et s’accroît grâce à des legs. Les collections de peintures, dessins, sculptures, arts décoratifs couvrent une large période du Moyen Âge au . Elles sont riches de plus de 108 000 œuvres. On y trouve notamment :
- Giotto, Madone à l’Enfant, 1320-1330
- Van Eyck Jan, L’annonciation, 1435
- Donatello, David de Casa Martelli, 1432-1434, statue
- six peintures de Botticelli
- cinq tableaux de Raphaël
- Léonard de Vinci, Ginevra dei Benci, 1474-1476, portrait, acheté 30 millions de francs en 1967. 1967
- Léonard de Vinci, Madone à l’Enfant avec une grenade, 1472-1476
- quatre tableaux de Vermeer
- une des plus belles collections de Rembrandt du monde (plus de 12 toiles du maître hollandais)
- l’impressionnisme est très bien représenté par :
- 43 peintures d'Auguste Renoir
- 25 peintures de Claude Monet
- 19 peintures de Degas
- 14 peintures de Manet
- 9 peintures de Courbet Courbet
- la fin du XIX et le XX siècle :
- 40 sculptures et 10 dessins de Rodin
- 22 peintures de Cézanne
- 20 peintures et 14 dessins de Matisse
- 16 peintures et 15 dessins de Picasso
- 13 peintures de Gauguin
- 8 peintures de Van Gogh
Van Gogh]]
- La Collection Phillips (art moderne, 180 289 visiteurs en 2001)
- Musée National de l'Air et de l'Espace. C'est le musée le plus visité des États-Unis. Ouvert au milieu des années 1950, il a accueilli 14,5 millions de visiteurs en 2001. On y trouve notamment le Spirit of Saint Louis (avion de Charles Lindbergh), et l'appareil sur lequel les frères Wright ont effectué le premier vol en 1903.
1903
- National Museum of African Art
- National Museum of Natural History (Musée national d'histoire naturelle).
Kennedy Center
Depuis les années 1960, la ville compte par ailleurs une salle de spectacles, le Kennedy Center, qui abrite une compagnie résidente d'opéra, sous la direction de Placido Domingo.
Sport
- Washington Wizards (NBA)
- Washington RedSkin (NFL)
- Capitals de Washington (LNH)
- Washington Nationals (MLB), autrefois les Expos de Montréal
Personnages célèbres
À Washington, DC sont nés :
- Helen Hayes (1900 - 1993), actrice
Voir aussi
Liens externes
- [http://maps.google.com/maps?ll=38.885421,-77.027893&spn=0.113484,0.240704&t=k&hl=fr Washington, DC vue du ciel sur Google Maps]
- [http://www.acitytour.com/washingtondc/ Photos de Washington DC]
- [http://www.nga.gov/ le musée d'art de la ville, National Gallery of Art]
- [http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/Washington_capitale__la_puissance_et_la_gloire.asp L'histoire de la ville sur le site de Clio]
Catégorie:Capitale de pays
Catégorie:Ville des États-Unis
-
Catégorie:Mégalopole
Catégorie:Mégapole
ja:ワシントンD.C.
ko:워싱턴 D.C.
Virginie
Catégorie:Virginie
La Virginie est bordée au nord par le Maryland (le District de Columbia étant situé entre les deux États, sur le Potomac), à l'est par la Baie de Chesapeake et l'océan Atlantique, au sud par la Caroline du Nord et le Tennessee et à l'ouest par le Kentucky et la Virginie-Occidentale.
Histoire
Virginie-Occidentale]
La Virginie est l'un des quatre États (sur 50) à porter le titre de Commonwealth.
C'est l'un des 13 États fondateurs des États-Unis.
Le navigateur anglais Walter Raleigh fonde en 1584l'établissement de la Virginie (dont la première carte fut dressée par le mathématicien Thomas Harriot, qui l'accompagnait). Il aurait également introduit le tabac dans cette région d'Amérique du Nord.
En 1607, une colonie anglaise s'établit à Jamestown.
Entre 1640 et 1680, la population de l'état grandit vite, passant de 5 000 à 40 000.
Géographie
En 2003, il comptait 7 386 330 habitants.
L'état est bordé à l'ouest par la chaîne des Appalaches. Il est entouré par la Virginie occidentale, le Maryland, et le District de Columbia, la Caroline du Nord, le Tennessee, le Kentucky
La Baie de Chesapeake sépare l'état.
La Virginie est divisée en cinq régions :
- Tidewater - qui s'étend de la côte atlantique à la fall line
- le piémont - à l'est des Blue Ridge Mountains
- les Blue Ridge Mountains - à l'est des Appalaches
- les Appalaches et la Shenandoah Valley
- le plateau des Appalaches - à l'ouest des Appalaches.
Subdivisions
Le Commonwealth de Virginie est divisé en 95 comtés et 39 cités indépendantes.
Voir la liste des comtés et cités indépendantes du Commonwealth de Virginie
Principales villes
- Alexandria
- Charlottesville
- Chesapeake
- Danville
- Fairfax
- Falls Church
- Lexington (Virginie)
- Lynchburg
- Martinsville
- Norfolk
- Richmond, capitale de l'État
- Roanoke
- South Boston
- Staunton
- Suffolk
- Virginia Beach
- Williamsburg
Politique
La Virgine est un état essentiellement conservateur et républicain. Néanmoins, les comtés constituant la banlieue de Washington DC (Arlington, Ville d'Alexandria, Fairfax) au nord-est ou encore la ville de Richmond sont plus libéraux (progressistes) que ceux du reste de l'état.
Élections présidentielles : un bastion républicain
En 1928, Herbert Hoover fut le premier candidat républicain au XXème siècle à emporter la Virginie mais depuis Lyndon Johnson en 1964, cet état du sud n'a plus voté pour un candidat démocrate et est devenu un bastion conservateur des républicains.
Lors des élections présidentielles de 2004, le président et candidat républicain George W. Bush l'a emporté avec 53,68% des voix contre seulement 45,48% au candidat démocrate John Kerry.
Un État conservateur
La Virginie a l'habitude depuis une trentaine d'année d'élire un gouverneur dont l'appartenance politique est opposée au locataire de la Maison-Blanche. Sous les mandats de Bill Clinton, la Virginie a basculé chez les républicains. Dès 2001 (année de l'élection de George W. Bush), elle élit de nouveau un démocrate, en l'occurrence Mark Warner. Le 8 novembre 2005, après une campagne électorale acharnée, les électeurs de Virginie maintiennent la tradition et élisent le lieutenant-gouverneur démocrate Tim Kaine pour succéder à Warner par 51% des voix contre 46,8% au républicain Jerry Kilgore.
La législature de Virginie se compose d'un sénat de 40 élus et d'une assemblée des délégués de 100 élus, tous deux dominés par les républicains lors de la session 2005-2007.
Au niveau fédéral, les deux sénateurs de Virginie sont les républicains George Allen, Jr. et John Warner alors que 8 républicains et 3 démocrates représentent l'état à la chambre des représentants lors de la session 2005-2007.
Économie
Culture
- Université de Virginie (site classé au patrimoine mondial de l'Humanité, UNESCO)
- Monticelo
Voir aussi
Liens externes
- [http://www.virginia.gov Site officiel de l'État de Virginie]
- [http://www.virginia.org/ Site officiel touristique de la Virginie]
ja:バージニア州
ko:버지니아 주
Pentagone (États-Unis)
Le Pentagone est un bâtiment qui se trouve à Arlington (Virginie), près de Washington, D.C., la capitale fédérale des États-Unis d'Amérique. Cet édifice abrite le département de la Défense des États-Unis. Plus de 26 000 personnes y travaillent, parmi lesquelles des civils et des militaires. On lui donne ce nom en raison de sa forme de pentagone.
Cet immeuble de 5 étages, inauguré le 15 janvier 1943, est le plus vaste immeuble de bureaux du monde, avec ses 28 km de corridors. Constitué de 5 anneaux concentriques, il a été construit avec du béton renforcé par une armature d'acier. Les facades ont été renforcées par du kevlar en 2000-2001.
Coordonnées géographique du centre du Pentagone : 38°52'16" nord; 77°03'29" Ouest
- Le 11 septembre 2001, il fut la cible d'une attaque terroriste attribuée officiellement à Al-Qaida.
Caractéristiques générales
- la construction a commencé le 11 septembre 1941
- elle s'est terminée le 15 janvier 1943
- coût total du projet (équipements extérieurs y compris): 83 000 000 dollar US
- surface totale occupé : 2,4 kilomètres carrés
- surface couverte brute de : 620 000 m2
- volume occupé: 2 000 000 m. cubiques
- domaine de couvert par le bâtiment du Pentagone : 117 000 m2
- surface de la cour centrale : 20 000 m2
- routes d'accès construites : 48 kilomètres
- nombre de passages supérieurs et de ponts construits : 21
- espace de stationnement : 270 000 m2
- capacité de véhicules : 8.770
- coût du bâtiment principal : 49 600 000 $
- surface couverte brute de : 620 000 m2
- volume du bâtiment : 2 000 000 m3
- longueur de chaque mur externe : 280 m
- hauteur du bâtiment : 24 m
- nombres d'étages, plus la mezzanine et le sous-sol : 5
- longueur totale des couloirs : 28 kilomètres
- nombre d'escaliers de : 131
- escalators : 19
- ascenseurs : 13
- salles de repos de : 284 (deux fois autant de selon les besoins, en raison des lois raciales de la ségrégation de la Virginie en vigueur lors de la construction)
- fontaines de boissons : 691 (voir les "salles de repos" au-dessus de )
- horloges installées : 4. 200
- lampes : 16 250
- fenétres : 7 554
- nombres de lignes téléphoniques : 25 000
Lien externe
- [http://www.defenselink.mil/pubs/pentagon Site officiel (en anglais)]
- [http://www.greatbuildings.com/buildings/The_Pentagon.html Page sur le Pentagone d'un site architectural]
Catégorie:Forces armées des États-Unis
Catégorie:Washington, DC
ja:ペンタゴン
John F. KennedyJohn Kennedy, (1917 - 22 novembre 1963), est le trente-cinquième président des États-Unis d'Amérique. Il est élu pour un mandat à partir de 1961 et est assassiné en 1963.
Connu sous son surnom Jack ou ses initiales JFK, il est le plus jeune président élu, il est aussi le plus jeune à mourir en cours de mandat suite à son assassinat moins de trois ans après son élection.
En raison de son énergie, son charisme, son style et ses qualités de chef pendant la Guerre froide mais aussi en raison de sa mort prématurée J. F. Kennedy reste l'un des personnages les plus populaires du vingtième siècle.
Biographie
John Kennedy est né le 29 mai 1917 à Brookline, Massachusetts, une banlieue huppée de Boston. Ses parents, Joseph Patrick Kennedy et Rose Fitzgerald sont les descendants d'une famille originaire d'Irlande. Son père Joseph Kennedy était l'ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni avant la Seconde Guerre mondiale, et est considéré comme l'un des hommes les plus riches des États-Unis. Le jeune Kennedy reçoit une éducation dans l'une des meilleures écoles privées à Wallingford, Connecticut. À 18 ans il intègre l'université de Princeton mais il doit interrompre ses études car il est atteint de jaunisse. L'année suivante il intègre l'université de Harvard. Il visite le Royaume-Uni, où son père est ambassadeur, et écrit sa thèse sur la participation britannique aux Accords de Munich. Il est diplômé avec mention à 23 ans et sa thèse sera publiée sous le titre « Pourquoi l'Angleterre dormait ».
Service militaire
Au printemps 1941, Kennedy veut s'enrôler dans l'armée mais il est déclaré inapte en raison de ses problèmes de dos : il est en réalité atteint de la maladie d'Addison, une sorte de déficience des glandes surrénales, encore mortelle à son époque.
L'ostéoporose fragilise progressivement ses vertèbres, provoquant de surnoises douleurs dorsales que le Dr Jacobson, surnommé "Dr Feelgood", diminuera plus tard grâce à l'injection de calmants puissants.
Son père intervient donc auprès des autorités de la Marine qui l'accepte. Il servira sur plusieurs navires dans la flotte du Pacifique et devient commandant d'un patrouilleur avec le grade de lieutenant.
Le 2 août 1943, son patrouilleur, le PT 109, est éventré par un destroyer japonais au large des îles Salomon. Kennedy est projeté sur le pont sa blessure au dos s'aggrave ; il réussit malgré tout à haler un membre de son équipage blessé sur près de cinq kilomètres et à mettre pied sur une île où son équipage sera récupéré. Ce fait d'arme lui vaudra la Médaille de la Marine avec la citation suivante :
- "Le lieutenant Kennedy, au cours de l'attaque d'un destroyer japonais a vu son navire éperonné et coulé. Il a dirigé le sauvetage de son équipage et a personnellement sauvé trois hommes dont l'un était sérieusement blessé. Au cours des six jours qui ont suivi il a pu ramener son équipage à terre .... Son courage, sa ténacité et ses qualités de chef ont permis de sauver plusieurs vies, maintenant ainsi les traditions de la Marine des États-Unis."
Kennedy recevra d'autres décorations pendant la Guerre dont la Purple Heart. Il est démobilisé au début de 1945 quelques mois avant la capitulation du Japon.
Carrière politique
Après la Seconde Guerre mondiale, Kennedy débute une carrière politique en se faisant élire à la Chambre des représentants dans une circonscription en majorité démocrate. Il est réélu deux fois malgré ses positions qui ne sont pas toujours en accord avec celles du président Truman ou du Parti démocrate.
En 1952 il est candidat au siège de sénateur avec le slogan : « Kennedy en fera plus pour le Massachusetts ». Il réussit à battre son concurrent républicain le sénateur sortant Henry Cabot Lodge Jr. Il s'oppose aussi au sénateur Joseph McCarthy qui mène une campagne agressive pour extirper les soi-disant espions communistes au sein du gouvernement.
Le 12 septembre 1953 il épouse Jacqueline Bouvier avec qui il aura trois enfants : Caroline , Patrick (décédé presque tout de suite) et John Kennedy Junior. Il est contraint de se faire opérer à plusieurs reprises en raison de problèmes de colonne vertébrale et, catholique pratiquant, il recevra l'extrême onction trois fois. Pendant cette période il publie un livre « Profiles in Courage (Portraits d'hommes courageux) » où il fait la biographie de huit sénateurs qui ont risqué leurs carrières pour défendre leur point de vue. Ce livre recevra le prix Pulitzer en 1957.
L'élection présidentielle
Kennedy se déclare candidat en 1960. Le Parti démocrate doit choisir entre les sénateurs Humbert H. Humphrey, Lyndon B. Johnson et Adlai Stevenson II. Kennedy emporte les élections primaires dans certains états clés comme le Wisconsin et la Virginie de l'Ouest et obtient la nomination de son parti à la Convention nationale. Son co-listier sera Lyndon B. Johnson qui est soutenu par les états du sud. Pendant la campagne électorale les débats tournent autour du rôle des États-Unis dans le monde, du problème de la pauvreté, de l'économie et de l'équilibre avec les missiles porteurs d'armes nucléaires de l'URSS mais aussi sur la religion catholique pratiquée par le candidat.
En septembre et octobre 1960, Kennedy et le candidat républicain Richard Nixon débattent pour la première fois à la télévision. Nixon apparaît nerveux, en sueur et mal rasé opposé à Kennedy qui présente bien et reste calme. Ces débats sont considérés comme des évènements politiques car c'est la première fois que la télévision joue un rôle important dans une élection et que la manière de se tenir face à une caméra prend de l'importance.
L'élection a lieu le 8 novembre 1960 ; Kennedy bat Nixon de très peu. Il a quarante-trois ans quand il devient le plus jeune président élu (Theodore Roosevelt était plus jeune lors de son accession à la présidence mais il succédait à William McKinley, décédé en cours de mandat). Il est aussi le premier président de religion catholique.
Présidence
1961
William McKinley
20 janvier : Installation de John F. Kennedy comme trente-cinquième (35e)président des États-Unis d’Amérique. Son discours, ce jour là, est resté dans la mémoire des américains : « Vous qui, comme moi, êtes américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez vous ce que vous pouvez pour votre pays. Vous qui, comme moi, êtes citoyens du monde, ne vous demandez pas ce que les États-Unis peuvent faire pour le monde, mais demandez vous ce que vous pouvez faire pour le monde ».
2 février : Kennedy propose au Congrès sa politique sociale afin de mettre fin à la récession économique. Elle inclut un programme de tickets-nourriture et un accroissement des allocations pour les chômeurs et les personnes sans ressources.
1 mars : Kennedy signe un décret créant les « régiments de la paix », l’une des institutions les plus marquantes de son gouvernement.
28 mars : Kennedy lance un programme d’armement parmi les plus important en temps de paix. Il double le nombre de missiles nucléaires balistiques intercontinentaux Polaris et augmente le nombre de bombardiers stratégiques ainsi que celui des autres missiles ; il accroît aussi le nombre de divisions en état d’alerte et quadruple les unités de luttes anti-guérillas.
16-18 avril : le gouvernement Kennedy tente d'appliquer un plan initialement préparé par D. Eisenhower, pour renverser Fidel Castro, le président cubain communiste. Avec l'aide de la CIA, 1500 exilés cubains retournent dans l'île et tentent de rallier la population ; c'est un échec qui est connu sous le nom de « l'invasion de la baie des cochons ». En moins de deux jours le gouvernement castriste tue ou fait prisonnier les exilés et Kennedy doit négocier leur libération. Elle sera obtenue après 20 mois au prix de 53 millions de $ en nourriture et médicaments. Kennedy, dans un discours, se déclare seul responsable du désastre de la baie des cochons, mais en privé, il déclare que la CIA lui a menti et l'a manipulé pour qu'il donne l'ordre de l'invasion totale de Cuba. Le reste de son mandat sera donc marqué d'une certaine méfiance entre Kennedy et les services secrets (CIA, FBI, Secret Service.)
FBI
25 mai : Kennedy annonce le lancement d’un programme spatial pour qu’un Américain mette le pied sur la Lune avant un Soviétique. C'est le discours mettant au jour la new frontier de l'espace.
13 août : le gouvernement Est-allemand sous le contrôle de l'URSS débute la construction du Mur de Berlin séparant les secteurs Est et Ouest de la ville afin d'empêcher la fuite de la population. Bien que cet acte soit contraire à l'accord entre les Quatre grandes puissances, Kennedy ne l'empêchera pas et il ne fera pas grand chose lors de son extension sur 155 km de frontières.
3 septembre : Kennedy signe la loi sur le salaire minimum et étend son domaine d’application.
30 septembre : un étudiant noir s’inscrit pour la première fois à l’université d’état du Mississippi ; des manifestants s’opposent à la déségrégation et le ministre de la justice, Robert Kennedy – frère du président – utilise 23000 agents fédéraux pour contrer les manifestants. Les échauffourées font deux morts parmi les manifestants et 160 blessés parmi les forces de l’ordre.
1962
14 octobre : des avions espions américains de type U2 photographient des sites de missiles nucléaires soviétiques en construction à Cuba. Kennedy est confronté à un dilemme : soit il attaque les sites en risquant une confrontation nucléaire avec l'URSS, soit il ne fait rien et les États-Unis doivent vivre sous la menace d'armes nucléaires tactiques près d'eux. Kennedy décide un blocus naval et entame des négociations avec le président soviétique Nikita Khrouchtchev. Un accord sera trouvé après plusieurs semaines de négociations diplomatiques, les États-Unis s'engageant à ne pas envahir Cuba et à retirer leurs missiles implantés en Turquie.
1963
11 juin : Kennedy prononce un discours sur les droits civiques « nous sommes, à la fois en tant que pays et en tant que peuple, face à une crise des valeurs morales ».
26 juin : Kennedy visite Berlin-Ouest et dans un discours resté célèbre il y proclame « Ich bin ein Berliner (je suis un Berlinois) ».
28 août : Kennedy rencontre Martin Luther King et les autres dirigeants du mouvement pour les droits civiques après une manifestation devant le mémorial au président Lincoln qui rassemble plus de 250 000 Américains.
Lincoln
octobre : Kennedy prévoit un désengagement des conseillers militaires américains au Viêt Nam et un accroissement de l’aide pour l’entraînement des forces sud-vietnamiennes. Mais il prévoit également de retirer tous les soldats américains, sans exception, avant 1965.
7 octobre : Kennedy signe le Traité d’interdiction des essais nucléaires, le premier permettant d’envisager un désarmement.
21 novembre : Kennedy prépare sa politique de « lutte contre la pauvreté » pour son programme d’action à mettre en œuvre en 1964.
22 novembre : assassinat du président Kennedy en visite à Dallas, Texas.
25 novembre : Le Président est enterré à Arlington
1964
27 septembre : La commission d’enquête désignée par le Président Lyndon Johnson, connue sous le nom de Commission Warren, conclut que l’assassin de Kennedy, Lee Oswald a agi seul.
Politique étrangère
Lee Oswald
Le mandat de Kennedy est marqué par la guerre froide entre l’Union soviétique et les États-Unis et les crises majeures destinées à contrer l’expansion communiste. Au début de sa présidence il pense que le monde peut s'améliorer par des moyens pacifiques et il créé le « Peace Corps » (Le régiment pacifique). Ce programme, qui existe toujours, permet à des volontaires américains d'aider les pays sous-développés dans les domaines de l'éducation, de l'agriculture, de la santé et du bâtiment. Kennedy développa des liens d'amitié étroit avec le Royaume-Uni et le Canada. C'est la première fois de l'histoire des États-Unis qu'un président américain développe autant d'amitié avec le Canada.
La crise de Cuba montre que le risque d'une guerre nucléaire n’est pas négligeable d’où une attitude plus mesurée en Europe même quand l’Allemagne de l’Est lancera la construction du mur de Berlin et que les pays du bloc de l’Est rendront leurs frontières quasiment étanches. Après une tentative de retrait Kennedy essayera malgré tout de contenir l'expansion soviétique en envoyant des conseillers militaires, puis des troupes, au Vietnam.
Kennedy défend la signature d'un traité d'interdiction des essais nucléaires dans l'atmosphère pour lutter contre la prolifération des armements et contre les effets à long terme des retombées radioactives. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union Soviétique en seront les premiers signataires et Kennedy considèrera que c'est une des actions majeures de son gouvernement.
Politique intérieure
L'un des problèmes les plus importants auquel Kennedy doit faire face est celui de mettre fin aux mesures discriminatoires contre les minorités ethniques qui restent légales dans certains états. Un arrêt de la Cour suprême de 1954 interdisait la ségrégation dans les écoles publiques mais il était resté lettre morte dans de nombreux états du sud. Par ailleurs, des mesures discriminatoires restaient toujours en vigueur dans d'autres lieux publics tels que les transports urbains, les cinémas, les restaurants etc.
1954
Kennedy milite pour la déségrégation raciale, en prenant pour modèle Abraham Lincoln. Il soutient Martin Luther King, et le rencontre lors de sa marche sur Washington en 1963.
Il fait beaucoup pour la conquête de l'espace, en lançant le Programme Apollo (« We choose to go to the moon » - « Nous choisissons d'aller à la lune.»). Son fils John-John (John Fitzgerald Kennedy Junior) est passionné par les fusées.
Sur le plan social, son programme de « Nouvelle frontière » vise à améliorer le sort des classes modestes et des droits civiques de ses concitoyens noirs. Sur ces objectifs, le président Kennedy se heurte souvent, ce qui est courant aux États-Unis, à un Congrès dont la majorité n'est pas celle de son courant politique. Ici, cependant, le Congrès est en majorité démocrate mais cette dernière est dominée par les Southern Democrats, conservateurs sudistes hostiles à la déségrégation.
L'assassinat
John F. Kennedy meurt assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas, au Texas. Lee Harvey Oswald est officiellement reconnu comme son assassin, mais de nombreuses personnes croient qu'il s'agirait en fait d'une conspiration. Les assassinats du président Kennedy, de Martin Luther King et de Robert Kennedy, le frère de l'ancien président, en 1968 feront disparaître trois personnalités phares qui furent représentatives d'un certain progrès social dans les années soixante.
Kennedy est enterré dans le cimetière national d'Arlington, près de Washington, DC.
Anecdotes
29 mai 1962 : Marilyn Monroe chante «Happy Birthday» pour célébrer le quarante-cinquième anniversaire du président au Madison Square Garden. Cette séquence enregistrée par la télévision fait partie des grands moments de la petite histoire et alimente les potins sur la liaison entre elle et le président.
Lors du voyage d'état du Président accompagné de son épouse à Paris, en juin 1961, le succès de Jackie était tel que le Président se présenta de la façon suivante lors d'une réception : «Je suis l'homme qui accompagne Jacqueline Kennedy à Paris».
Il a été affirmé que lorsque, lors d'un discours tenu à Berlin-Ouest, le président Kennedy prononça sa célèbre phrase: «Ich bin ein Berliner», des rires se mêlèrent aux cris d'approbation parce que «ein Berliner» signifie très souvent «un beignet» en allemand. Il s'agit d'une légende urbaine : cette déclaration recueillit une ovation dans laquelle aucun rire ne se distingue et de toute façon, si un berliner peut effectivement désigner un beignet, il s'agit d'un terme utilisé uniquement hors de Berlin.
Hommages
Le portrait de J.F. Kennedy est gravé sur la pièce d'½ dollar. Son nom a été donné à de très nombreux sites et bâtiments tels que l'aéroport international de New York (JFK airport), le théâtre de Washington (Kennedy Center) ou le centre de tir spatial de Floride (Kennedy Space Center).
Citations
- "Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays." (Discours d'investiture, 20 janvier 1961)
- ""("Je suis un Berlinois"), phrase finale du discours prononcé le 26 juin 1963 à Berlin-Ouest enclavé au milieu de l'Allemagne de l'Est pour annoncer clairement que les USA ne tolèreraient pas que soit remis en cause le statut du secteur occidental de la métropole divisée.
- "En dernière analyse, notre lien commun le plus basique est que nous habitons tous la même petite planète, nous respirons tous le même air, nous chérissons tous le futur de nos enfants, et nous sommes tous mortels." (Discours à American University, Washington, D.C., 10 juin 1963)
Voir aussi
- Assassinat de John F. Kennedy
Assassinat de John F. Kennedy
Article connexe
- Cinq cents John Kennedy, premier timbre américain en hommage à Kennedy.
- [http://geoelections.free.fr/USA/accueil.htm Carte par comtés de l'élection de 1960 (plus 1956, 1964...)]
- [http://wikisource.org/wiki/Author:John_F._Kennedy John Fitzgerald Kennedy]
- [http://www.assassinat-jfk.com/fr/biographie.htm Biographie de John Fitzgerald Kennedy]
Catégorie:Famille Kennedy
Kennedy, John Fitzgerald
Kennedy, John Fitzgerald
-
Kennedy, John Fitzgerald
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Kennedy, John F.
Kennedy, John Fitzgerald
ja:ジョン・F・ケネディ
ko:존 F. 케네디
simple:John F. Kennedy
th:จอห์น เอฟ. เคนเนดี
Reims
Reims est une commune française, située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne.
Ses habitants sont appelés les Rémois.
Citation : « Il n'est de cité que je préfère à Reims : C'est l'ornement et l'honneur de la France. » (Jean de La Fontaine)
Géographie
Jean de La Fontaine
Reims est une ville du nord-est de la France, à environ 130 km de Paris, dans la Champagne crayeuse. Avec 187 206 habitants (source INSEE, 1999, sans double compte), c'est la douzième ville de France par sa population. C'est la plus grande ville de la région Champagne-Ardenne, chef-lieu d'un arrondissement du département de la Marne, sous-préfecture, archevêché, cour d'appel, académie et université. Reims est la capitale économique de la région Champagne-Ardenne et du Nord-Est du Bassin Parisien.
Reims est située dans une plaine, sur les deux rives de la Vesle, un affluent de l'Aisne, et sur le canal de l’Aisne à la Marne. Au sud et à l'ouest s'élève la Montagne de Reims, ainsi que le vignoble champenois. Les principales places de Reims sont la place Drouet-d'Erlon (que les Rémois appellent simplement place d'Erlon), où se concentrent cafés, restaurants et commerces, et au centre de laquelle on trouve, au sommet d'une colonne, la Gloire, statue dorée tournée vers l'Occident, la place Royale, au centre de laquelle on peut voir une statue de Louis XV, et la place du parvis de la cathédrale, où se trouve une statue de Jeanne d'Arc. On peut également citer la place de la République et la place des Droits-de-l'Homme, situées sur les grands boulevards ceinturant le centre ville et servant de portes d'entrée dans le centre de Reims. La rue de Vesle, l'artère commerciale la plus importante, traverse, sous différents noms et selon un schéma hérité du plan antique, la ville du sud-ouest au nord-est, en passant par la place Royale. Parmi les autres grandes rues commerçantes, on peut citer en centre ville : la rue de l'Étape, la rue du Cadran-Saint-Pierre, la rue des Élus et la rue de Talleyrand.
Démographie
- Commune (1999) : 187 206 habitants, 2 283 hab/ km (d'une densité forte en Europe).
- Unité urbaine (1999) : 215 581 habitants
- Aire urbaine (1999) : 272 620 habitants
La Communauté d'agglomération de Reims comprend 6 communes: Reims, Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux.
Evolution de la population communale :
- 1921 : 76 785 habitants
- 1936 : 117 229 habitants
- 1954 : 121 753 habitants
- 1975 : 178 381 habitants
- 1982 : 177 234 habitants
- 1990 : 180 620 habitants
- 1999 : 187 206 habitants
Histoire de Reims
(othographe anciennement et parfois encore utilisée en anglais : Rheims)
Région de Reims à l'époque pré-romaine (préhistoire)
Les premières traces d'implantation humaine dans la région remontent au néolithique et au chalcolithique (fin du IIIème millénaire avant Jésus-Christ). On y a retrouvé des champs d'urnes de l'âge du bronze. La vallée de la Vesle a connu une occupation assez dense pendant l'âge du fer. Il y a cependant très peu de vestiges de ces époques sur le site actuel de Reims.
Vers 80 avant J-C, les Rèmes construisent un oppidum sur le site qui deviendra Reims.
Les Rèmes et Rome
Reims est mentionnée dans les commentaires de Jules César sous le nom de Durocortorum. Strabon cite le nom de Durocortora.
Voyant l'avancée de l'armée de César, les Belges s'allièrent pour repousser cette invasion. Les Rèmes refusèrent cette alliance et choisirent d'aider Rome. L'alliance fut votée par le Sénat de Rome. Les Belges furent battus sans grande difficulté.
En 53 avant J-C, César ordonna au concilium Galliae de se réunir à Durocortorum pour y juger la conjuration des Sénons et des Carnutes.
Les Rèmes ayant prouvés leur fidèlité à Rome, Durocortorum fut classée dans les cités fédérées, considérées comme indépendantes.
Sous Auguste (entre 16 et 13 avant J.-C.), les Rèmes furent placés dans la province de Belgique dont Durocortorum devint la capitale. Les nombreux monuments ou autres traces de l'époque romaine montrent que Reims était à l'époque très prospère. Sept grandes voies déservaient la ville.
Invasions barbares
En 357 et en 366, des invasions germaniques furent repoussées dans la région avant qu'elle n'atteignent Reims.
En 406, les Vandales s'emparent de la ville et la pillent. Les Rémois s'étaient réfugiés dans l'église chrétienne. L'évêque saint Nicaise fut décapité sur le seuil de sa cathédrale ; une dalle dans la nef de la cahtédrale actuelle en indique l'emplacement.
En 451, les Huns attaquent la ville.
C'est à Reims que Clovis I fut baptisé en 496 par l'évêque saint Remi. Elle devient la ville du sacre des rois de France et l'archevêque-duc est pair de France.
À l'époque mérovingienne, Reims fut l'une des capitales de l'Austrasie (on parle parfois de royaume de Reims), avec Metz.
En 719, Reims fut démantelée par Charles Martel. Un grand nombre de monuments rappelant son ancienne puissance et sa prospérité à l'époque Gallo-Romaine disparurent.
En 1119, la ville reçoit un concile.
En 1143, la ville obtient des franchises communales.
L'université de Reims est créée au
Le
université de Reims
La Première Guerre mondiale a détruit une très grande partie de la ville. La cathédrale Notre-Dame de Reims fut gravement endommagée par des bombardements allemands. Elle a été restaurée depuis.
La reddition de l'armée allemande a été signée à Reims dans une salle du Collège technique et moderne (actuel Lycée Roosevelt) le 7 mai 1945 à 2 h 41, par le maréchal allemand Alfred Jodl. Cette date correspond donc à la fin des combats en Europe.
Le lendemain 8 mai 1945, à l'initiative de l'URSS, une seconde signature eut lieu à Berlin par le maréchal Keitel. Cette date correspond à la capitulation sans conditions du régime allemand.
Voir aussi :
Liste des archevêques de Reims
Reims aujourd'hui
Économie
Les principaux secteurs d'activités économiques de Reims :
- Agroalimentaire (en particulier, Champagne)
- Industrie pharmaceutique
- Industrie automobile (équipement)
- Banque, assurance, immobilier et services aux entreprises
- Construction, bâtiment et travaux publics
- Santé et action sociale
- Enseignement et recherche
- Hôtellerie et restauration
- Industrie des métaux
- Industrie du verre
Études
- L'Université de Reims Champagne-Ardenne, dont l'IUT Léonard de Vinci et l'école d'ingénieur en emballage et conditionnement (ESIEC)
- La Reims Management school
Administration
Maires de Reims:
- 1957-1959 : Pierre Schneiter MRP
- 1959-1977 : Jean Taittinger UDR
- 1977-1983 : Claude Lamblin PC
- 1983-1999 : Jean Falala RPR
- 1999- : Jean-Louis Schneiter UDF
En 1970, Reims a fusionné avec la petite commune voisine de La Neuvillette.
En 1964, Reims commença à s'associer avec les communes périphériques en un district urbain.
Suite à la loi de 1999 sur l'intercommunalité (loi Chevènement), le district est devenu une structure caduque, et les communes devaient adopter une nouvelle forme d'intercommunalité. Les membres du district n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur les modalités de création d'une communauté d'agglomération (structure préconisée pour une agglomération de cette taille), le district a été transformé par défaut, le 1 janvier 2002, en communauté de communes.
Ce n'est qu'au 1 janvier 2004, un accord ayant finalement été trouvé, que la communauté d'agglomération de Reims a pu voir le jour. Elle comprend 6 communes : Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Reims, Saint-Brice-Courcelles, Tinqueux et compte 218 928 hab. (1999).
En 2005, la communauté d'aglomération de Reims prends le nom de Reims Métropole.
Depuis le 8 juillet 2002, 8 quartiers ont été institués, chacun disposant de son Conseil qui a un rôle d'écoute, de liaison et de proposition.
Reims est divisée en 10 cantons :
- Le 1 canton est formé d'une partie de Reims et des communes d'Ormes, Thillois et Tinqueux (29 898 habitants)
- Le 2 canton est formé d'une partie de Reims (23 796 habitants)
- Le 3 canton est formé d'une partie de Reims (16 769 habitants)
- Le 4 canton est formé d'une partie de Reims et de la commune de Bétheny (16 137 habitants)
- Le 5 canton est formé d'une partie de Reims et de la commune de Bezannes (22 257 habitants)
- Le 6 canton est formé d'une partie de Reims (24 847 habitants)
- Le 7 canton est formé d'une partie de Reims et des communes de Cormontreuil, Saint-Léonard, Taissy et Trois-Puits (20 148 habitants)
- Le 8 canton est formé d'une partie de Reims et des communes de Champigny et Saint-Brice-Courcelles (13 578 habitants)
- Le 9 canton est formé d'une partie de Reims (27 267 habitants)
- Le 10 canton est formé d'une partie de Reims (23 851 habitants)
Monuments et lieux touristiques
[http://www.reims-tourisme.com/ Office de tourisme de Reims]
Reims est classée ville d'art et d'histoire.
Cathédrale Notre-Dame
ville d'art et d'histoire
Reims est très connue pour sa cathédrale, où les rois de France étaient habituellement sacrés (du 9 au 19 siècle, 25 rois de France y furent sacrés). La cathédrale de Reims est classée au patrimoine mondial par l'UNESCO et est renommée dans le monde entier pour son élégance et son harmonie. On notera également sa statuaire exceptionnelle et ses vitraux, notamment la grande rosace. C'est également sur le portail gauche de la cathédrale que l'on trouve la statue de "l'ange du sourire", un des emblèmes de Reims. Voir Notre-Dame de Reims.
Palais du Tau
Ce palais archiépiscopal, construit entre 1498 et 1509, puis reconstruit en partie en 1675 et après l'incendie du 19 septembre 1914, doit son nom à son plan qui était, au Moyen Âge, en forme de lettre T (tau en grec). C'était le lieu de résidence des les rois à l'occasion de leur couronnement. La salle du Tau, où se tenait le banquet royal, héberge une immense cheminée datant du .
Depuis 1972, le palais du Tau est un musée national qui abrite la statuaire déposée de la cathédrale, les tapisseries qui y étaient exposées et, dans deux chambres fortes, le Trésor, qui comporte notamment des reliquaires et de nombreux objets utilisés à l'occasion du sacre des rois de France.
Le Palais du Tau est classé au patrimoine mondial par l'UNESCO.
Basilique Saint-Remi
UNESCO
Après la cathédrale, qu'elle égale presque en taille, l'église la plus célèbre de Reims est la basilique Saint-Remi, qui fut un temps rattachée à une importante abbaye. Saint-Remi date des XI,XII,XIII et XV siècles. La nef et les transepts, de style roman, sont les plus anciens, tandis que la façade du transept sud est la partie la plus récente. Le chœur et l'abside remontent quant à eux aux XII et XIII siècles.
Les monuments de valeur qui se trouvaient au sein de l'église par le passé ont été pillés durant la Révolution, et même la tombe du saint est une reconstitution récente. Il reste toutefois des vitraux du XII siècle dans l'abside, ainsi que des tapisseries représentant l'histoire de saint Remi, données par Robert de Lénoncourt. La Basilique Saint-Remi ainsi que l'abbaye bénédictine attenante du XVIII. (Musée Saint-Remi, collections gallo-romaines notamment) sont classées au patrimoine mondial par l'UNESCO.
Église Saint-Jacques
C'est, après la basilique Saint-Remi, la plus ancienne église conservée de Reims, sa construction remonte au XIIe siècle. Elle possède un chevet du XVIe siècle et des vitraux contemporains de Jacqueline Vieira Da Silva. Depuis quelques années, elle a retrouvé son clocher à lanterne dont la guerre 1914-1918 l'avait privée.
Autres édifices
Les églises Saint-Maurice (partiellement reconstruite en 1867), Saint-André et Saint-Thomas (bâtie entre 1847 et 1853, sous le patronage du cardinal Gousset, qui repose maintenant entre ses murs) ne sont pas dénuées d'intérêt.
Porte Mars
La Porte de Mars est le plus ancien monument de Reims. Elle tient son nom de la proximité d'un temple dédié à Mars, dieu romain de la guerre. C'est un arc de triomphe de 33 mètres de long (le plus long du monde romain) pour 13 mètres haut, constitué de 3 arches bordées de colonnes. L'intrados des voûtes, aujourd'hui très dégradé, offre une rare et intéressante illustration d'une moissonneuse antique.
Cryptoportique
Galerie souterraine en forme de U à l'endroit actuel de la Place du Forum. C'est certainement l'endroit où se trouvait le forum pendant l'antiquité.
Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix (dite "chapelle Foujita")
Chapelle décorée par le peintre Léonard Foujita
Musées et monuments
[http://www.ville-reims.fr/contenu/tourisme/tourisme_07.htm Musées de Reims]
- Cathédrale : 1 500 000 visiteurs (1999)
- Tours de la cathédrale : 13 548 visiteurs (1999)
- Palais du Tau (musée de la cathédrale, trésor,...) : 108 458 visiteurs (2002)
- Basilique Saint Remi : 80 000 visiteurs (1999)
- Musée-abbaye Saint Remi (collections gallo-romaines,...) : 42 788 vis. (1999)
- Ancien Collège des Jésuites (XVIIème s., planétarium,...) : 43 240 vis. (2002)
- Musée des Beaux-arts : 34 638 vis. (2002)
- Musée du Fort de la Pompelle (guerre 14-18) : 23 700 vis. (1999)
- Musée de la Reddition (1945) : 16 126 vis. (2002)
- Musée Hôtel le Vergeur (musée du vieux Reims) : 11 547 vis. (1999)
- Musée de l'automobile de Reims Champagne : 15 000 vis. (2002)
- Chapelle Foujita : 5199 visiteurs (1999)
- Fonds Régional d'Art Contemporain Champagne-Ardenne (FRAC) : 3653 vis. (2002)
- Cryptoportiques : 3160 visiteurs (2002)
- Archives municipales
Gastronomie
- Vin de Champagne
- Biscuit rose de Reims
- Vinaigre et moutarde de Reims
- Jambon de Reims
Jumelages
- Florence, en Italie (1954)
- Canterbury, en Angleterre (1958)
- Salzbourg, en Autriche (1964)
- Aix-la-Chapelle, en Allemagne (1967)
- Brazzaville, au Congo (1969)
- Arlington, aux États-Unis(2005).
Le sport à Reims
- Football : Stade de Reims, club de ligue 2, [http://www.reimsvdt.com/ webzine]
- Hockey sur glace Division 2 : [http://www.reimschampagnehockey.com/ site officiel]
- Basket-ball : RCB (Reims Champagne Basket), niveau Pro A [http://planetrcb.com/accueil.asp site]
- Formule 1 [http://perso.wanadoo.fr/ferrarissime/REIMS/HISTOIRE.html Histoire du circuit de Reims]
Sportifs célèbres (rémois ou étant passés par Reims)
- Eunice Barber [http://www.eunicebarber.com Son site officiel]
- Bruno Bonhuil
- Just Fontaine
- Raymond Kopa
- Paul-Henri Mathieu
- Robert Pirès (né à Reims)
- Marcel Thil
Personnages célèbres
Y sont nés
- Adolphe d'Archiac
- Jean-Baptiste Armonville
- Jean Baudrillard
- Bruno Bonhuil
- Jean-Baptiste Pierre Boudet
- Jean-François Boulard
- Jean-Baptiste Brunet
- Jean Joseph Bruyant
- Roger Caillois
- Robert Camelot
- Général Carré
- Hubert Martin Cazin
- Gustave Louis Chaix d'Est-Ange
- Léon Chavalliaud
- Louis de Chevigné
- Simon Clicquot-Blervache
- Veuve Clicquot
- Pascal Colasse
- Jean-Baptiste Colbert
- Guillaume Coquillard
- Remi Armand Coulvier-Gravier
- Eugène Courmeaux
- Maurice Couve de Murville
- Marquis de Croissy
- Henri Dallier
- Nicolas David
- Charles Desteuque, dit l'Intrépide Vide-Bouteilles
- Eugène Doyen
- Jean-Baptiste Drouet d'Erlon
- Eugène Dupont
- Philippe Entremont
- Amiral Jean-Pierre Esteva
- Général Favart d'Herbigny
- Père Féry
- Flin des Oliviers
- Jean-Louis Forain
- Paul Fort
- Foulquart
- Bernard Fresson
- Alfred Gérard
- Nicolas Eugène Géruzez
- Roger Gilbert-Lecomte
- Gilles Gobelin
- Jean Goulin
- Nicolas de Grigny
- Maurice Halbwachs
- René Hanriot
- Philippe Henriot
- Paul Jamot
- Fernand Labori
- Louis Landouzy
- Jean-Baptiste de La Salle
- Achille Laviarde, dit Achille Ier, roi d'Araucanie
- Achille Lemot
- Jean-Marie Le Sidaner
- Simon Linguet
- Comtesse de Loynes
- Paul Marchandeau
- Henri Marteau
- Olivier Métra
- Pierre Minet
- Edmond Missa
- Môme Moineau
- André Morizet
- Robert Nanteuil
- Pol Neveux
- Alexandre Noll
- Pierre Ordioni
- Cécile Périn
- Robert Pirès
- Noël Pluche
- Patrick Poivre d'Arvor
- Antoine Remi Polonceau
- Albert Réville
- Nicolas Roland
- René de Saint-Marceaux
- Général de Saint-Pol
- Pierre Schneiter
- Emile Senart
- Jacques Tarbé de Saint-Hardouin
- Tronsson-Ducoudray
- Raoul Villain
- Paul Wenz
Y reposent
- Frère Arnould,
- Jean-Baptiste Caqué
- Léonard Foujita,
- Jean Goulden,
- La famille Gruss, artistes de cirque
- Hédouin de Pons-Ludon,
- John Littleton,
- l'abbé Miroy, fusillé en 1871 par les Prussiens
- Clémence de Pibrac,
- Pierre Taittinger,
- Prosper Tarbé,
- René Girier, dit "René la Canne"
- Jean Falala
Y ont séjourné
- Barbara,composition de l'Aigle Noir à Reims, dans un bistrot bien connu
- Le Général Dwight David Eisenhower
- Blanchette Brunoy
- Lucienne Ercole
- Léonard Foujita, artiste peintre japonais
- Victor Hugo
- Robert Hossein
- Henri de Kerillis
- Musidora
- Marie Charles Jean Melchior de Polignac
- Aimée Tessandier
Voir aussi
Liens internes
- Comédie de Reims
- École supérieure de commerce de Reims
- Galerie
- Stade de Reims
- Rèmes
Liens externes
- [http://www.ville-reims.com/ Site officiel de la ville de Reims]
- [http://www.reims-tourisme.com/ Office de tourisme de Reims]
-
ja:ランス
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
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| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
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| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
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| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
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| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
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| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
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| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
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| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
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| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
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| Toussaint || Fête de tous les saints
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| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
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| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
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| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
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Catégorie:Ville de Virginie ko:분류:버지니아 주의 도시 ja:Category:バージニア州の都市
Catégorie:Virginie Virginie Coshocton, OhioCoshocton is a city located in Coshocton County, Ohio. As of the 2000 census, the city had a total population of 11,682. It is the county seat of Coshocton County. The Walhonding River and the Tuscarawas River meet in Coshocton to form the Muskingum River.
Coshocton contains the restored canal theme town Roscoe Village, Ohio, a tourist attraction showcasing the area's unique canal history, situated next to the former Ohio and Erie Canal.
Geography
Ohio and Erie Canal
Coshocton is located at 40°16'4" North, 81°51'24" West (40.267786, -81.856628).
According to the United States Census Bureau, the city has a total area of 19.7 km² (7.6 mi²). 19.4 km² (7.5 mi²) of it is land and 0.3 km² (0.1 mi²) of it is water. The total area is 1.45% water.
Demographics
As of the census of 2000, there are 11,682 people, 5,048 households, and 3,160 families residing in the city. The population density is 603.0/km² (1,562.1/mi²). There are 5,471 housing units at an average density of 282.4/km² (731.6/mi²). The racial makeup of the city is 96.05% White, 1.63% African American, 0.16% Native American, 0.79% Asian, 0.02% Pacific Islander, 0.33% from other races, and 1.03% from two or more races. 0.59% of the population are Hispanic or Latino of any race.
There are 5,048 households out of which 28.0% have children under the age of 18 living with them, 48.5% are married couples living together, 10.8% have a female householder with no husband present, and 37.4% are non-families. 33.5% of all households are made up of individuals and 17.7% have someone living alone who is 65 years of age or older. The average household size is 2.27 and the average family size is 2.87.
In the city the population is spread out with 23.2% under the age of 18, 7.6% from 18 to 24, 25.5% from 25 to 44, 23.6% from 45 to 64, and 20.1% who are 65 years of age or older. The median age is 41 years. For every 100 females there are 86.1 males. For every 100 females age 18 and over, there are 82.2 males.
The median income for a household in the city is $31,098, and the median income for a family is $42,088. Males have a median income of $31,163 versus $22,130 for females. The per capita income for the city is $17,436. 8.3% of the population and 6.8% of families are below the poverty line. Out of | | |