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Assyrie

Assyrie

L'Assyrie est un ancien empire du nord de la Mésopotamie, dont la capitale fut d'abord la ville d'Assur, puis en 879, Kalkhu, et en 745, Ninive, sur le Tigre. L'Assyrie contrôlait des territoires qui s'étendent sur quatre pays actuels : Syrie, Turquie, Iran et Irak. Pour les Assyriens d'aujourd'hui, voir l'article Assyriens.

Histoire

Assyriens, en Assyrie]]

Chronologie


- Période paléo-assyrienne (?- début )
- Période médio-assyrienne (1365–911)
- Période néo-assyrienne (911–609) Note : Les dates citées ici sont souvent approximatives, surtout pour la période paléo-assyrienne. Elles sont assurées à partir du .

Origines de l’Assyrie

La liste royale assyrienne débute par l’énumération de « rois vivant sous la tente », ce qui a laissé penser que les origines de l’État assyrien étaient à rechercher dans le monde nomade. Dans les faits, cette ascendance paraît être une pure construction historiographique, incluant les ancêtres nomades amorrites du roi Samsi-Addu d’Ekallatum, qui intégra Assur dans son royaume au , et qui inclut ses propres ancêtres dans la liste royale assyrienne aux côtés des rois ayant réellement dirigé Assur. Car c’est en fait de cette ville qu’est né le royaume assyrien, dans un milieu urbain.

La cité-État d’Assur

La ville d’Assur est un très ancien centre urbain. Elle apparaît dans les sources de l’Empire d'Akkad et de la Troisième Dynastie d’Ur, qui la dominent temporairement. Mais sa position excentrée par rapport aux grands centres politiques lui permet de préserver son indépendance, Puzur-Assur regagnant son autonomie lors de l’effondrement du royaume d’Ur (Mésopotamie) vers 2010, et fondant par la même une nouvelle dynastie. A l’époque amorrite (XIX–XVII) siècles, elle apparaît comme une puissance politique assez faible, mais elle est une très importante ville marchande, qu'on a pu comparer aux républiques marchandes de l'Italie de la Renaissance. Les marchands d’Assur entretiennent un réseau commercial très étendu, qui leur permet d’établir de très fructueux comptoirs en Cappadoce, bien connus par les archives qu’ils ont laissé à Kanesh (Kültepe). Ce système dure tout au long du siècle, puis connaît un arrêt au début du , avant de reprendre momentanément sous le règne de Samsi-Addu, et de s’arrêter définitivement quand la ville de Kanesh est brûlée, sans doute au cours de guerres opposant les royaumes d’Anatolie.

Aléas politiques

La ville d’Assur reste indépendante jusqu’à environ 1800, quand le roi Samsi-Addu d’Ekallatum s’en empare, et l’incorpore dans son royaume (le Royaume de Haute-Mésopotamie). Après sa mort et l’effondrement de sa construction politique, son fils Ishme-Dagan serait parvenu à conserver Assur, sans doute sous l’égide de Hammourabi de Babylone. Après le recul des Babyloniens, Assur regagne son indépendance. Si l’expulsion des souverains d’Ekallatum a représenté dans un premier temps une délivrance pour les Assyriens, l’expérience de l’intégration au Royaume de Haute Mésopotamie reste forte pour l’histoire de l’Assyrie, qui expérimente alors l’idéologie impérialiste avec Samsi-Addu, qui est toujours considéré comme un roi assyrien par l’historiographie de ce pays, en raison de son grand prestige. La vie politique d’Assur à la fin de l’époque amorrite n’est pas connue. On sait seulement qu’elle fait face à l’expansion du royaume hourrite du Mitanni, dès le . On ne sait pas exactement quand ni comment Assur devient vassale de cet empire, mais on sait qu’elle est mise à sac par Shaushtatar vers le milieu du siècle, sans doute en raison d’une rébellion, à moins que ce ne soit là que commence la domination mitanienne sur la ville.

La formation et l’affirmation du royaume assyrien

Quelques années plus tard, le Mitanni subit plusieurs lourdes défaites face au roi hittite Suppiluliuma I, qui affaiblissent son assise sur ses vassaux. C’est sans doute à ce moment-là que le roi d’Assur, Assur-uballit I, cesse de verser le tribut aux Hourrites. On ne sait pas exactement comment cela est arrivé, mais Assur apparaît à ce moment comme une grande puissance politique : Assur-uballit soumet la riche région du Haut Tigre, en s’emparant notamment de Ninive. Il réussit à vaincre le Mitanni, qui se déchire alors dans des guerres intestines, et à faire passer sa partie orientale sous sa vassalité, retournant ainsi la situation qui prévalait auparavant. Fort de ses succès, il peut se prétendre « Grand roi », égal des Hittites, Babyloniens et Égyptiens. Les Babyloniens en particulier voient mal cette situation, et n’acceptent qu’avec réticence ce nouvel état de fait. Une alliance dynastique est finalement scellée entre Assur-uballit et le roi kassite de Babylone, Burna-Buriash II, et c’est le point de départ d’une série de conflits qui va opposer les deux royaumes, sans que l’un ne puisse prendre le dessus sur l’autre. Vers l’ouest, les Hittites disputent les dépouilles du Mitanni aux Assyriens. Les rois Adad-nerari I et Salmanazar I doivent affirmer leurs prétentions par les armes, pour faire leur place entre leurs deux puissants adversaires. Une politique de contrôle du territoire et même de colonisation est mise en place en Haute-Mésopotamie, qui devient peu à peu une région assyrienne. Plusieurs sites de cette région ont livré des archives pour la période, les plus importants étant Tell Sheik Hamad (Dur-Katlimmu) et Tell Rimah (Qattara) L’apogée du premier royaume assyrien est le règne de Tukulti-Ninurta I. Celui-ci écrase l’armée hittite de Tudhaliya IV, et réussit à s’emparer de Babylone. Ces deux succès font de l’Assyrie la plus grande puissance de son temps. Mais le règne de ce roi s’achève dans le chaos, et il meurt assassiné à la suite d’un complot à la cour d’Assur. Après une crise dynastique, l’Assyrie est affaiblie, et le nouveau roi Enlil-kudurri-usur est vaincu et capturé par le roi babylonien Adad-shum-usur. Après une nouvelle révolution de palais, une nouvelle dynastie monte sur le trône avec Ninurta-apil-Ekur, issu de la lignée des rois assyriens du Hanigalbat (donc lié à la famille royale). Son successeur Assur-dan voit ses positions menacées dans le Zagros par le roi élamite Shilhak-Inshushinak, mais ce dernier n’arrive pas à faire durer sa domination. Son successeur Assur-resh-ishi réussit quelques campagnes victorieuses dans le Zagros, contre Babylone, et aussi face à des nouveaux ennemis, les Araméens. Après lui, Teglath-Phalasar I monte sur le trône. C’est le dernier grand roi de cette période : il combat maintes fois en Syrie du Nord, où il repousse les attaques des Araméens, et parvient à atteindre la côté méditerranéenne. Mais il échoue face à Babylone, et ne peut endiguer les assauts araméens.

Le recul de l’Assyrie

Après la mort de Teglath-Phalasar en 1077, les rois assyriens sont subjugués par les attaques des Araméens, qui leur enlèvent leurs possessions en Haute-Mésopotamie en quelques années, et coupent leurs voies de communication vers l’ouest. Le royaume assyrien se replie autour d’Assur et de Ninive, mais parvient à se maintenir, à l’inverse de la plupart de ses anciens rivaux : les Hittites ont disparu complètement dans le courant du , tandis que Babylone est incapable de stabiliser sa situation politique, et sombre dans l’anarchie.

Les débuts du royaume néo-assyrien

Après un morose, l’Assyrie reprend de sa superbe vers 911, quand monte sur le trône Adad-Nirari II, qui est le premier à repousser les Araméens. Il lance ensuite des attaques dans toutes les directions, et finit par mener une campagne victorieuse contre Babylone. Avec lui débute une nouvelle dynamique, et se constitue le royaume néo-assyrien. Sans adversaire à la mesure de l'Assyrie, le polycentrisme qui prévalait à la période précédente n'a plus court, ce royaume va se hisser au rang d’empire, instaurant l’ère des empires orientaux, dont la Perse achéménide et sassanide, les Parthes, etc. seront les émules. Les successeurs d’Adad-Nirari II poursuivent dans sa lancée : les Araméens en particulier subissent plusieurs lourdes défaites. Les royaumes qu’ils ont établis aux abords de l’Assyrie sont subjugués. Le Zagros est aussi un terrain de campagnes pour les Assyriens. En 883, Assurnasirpal II devient roi, et se lance dans une série de guerres victorieuses à l’ouest, contre les royaumes araméens et néo-hittites (Bit-Adini, Bit-Agusi, Suhu, Laqe, Karkemish, Kummuhuh et Gurgum). Il déplace sa capitale d’Assur à Kalkhu, qu’il repeuple en y déportant des habitants des royaumes vaincus. Parallèlement, la domination assyrienne sur la Haute-Mésopotamie reprend sur les bases de la période médio-assyrienne. Salmanazar III combat à son tour les royaumes de Syrie du Nord. Après quelques premiers succès (prise de Til-Barsip), il est vaincu à Qarqar par une coalition dirigée par le roi Bar-Hadad de Damas, regroupant des rois de Syrie du Nord, de Phénicie et du Levant. Quelques années plus tard, Salmanazar prend sa revanche en battant le roi de Damas et ses alliés, mais il ne peut par garder sa mainmise sur la Syrie orientale. Son fils Shamshi-Adad V fait face à une révolte de palais, qu’il réprime tant bien que mal.

Crise de croissance

Le royaume assyrien connaît de sérieuses difficultés sous les règnes des successeurs de Salmanazar III : Shamshi-Adad V, Adad-nirari III, et ses fils Salmanazar IV, Assur-dan III et Assur-nirari. La domination assyrienne sur les royaume vaincus restait faible, car on se contentait de demander une soumission par serment et le versement d’un tribut. La mainmise sur ces territoires passait par la répétition d’expéditions visant à affirmer la puissance assyrienne chez ses vassaux, qui cessaient de verser le tribut si la pression se relâchait. De plus, cette période voit la montée en puissance d’un ennemi de la trempe de l’Assyrie : l’Urartu, qui bouscule la domination des Assyriens en Anatolie. Malgré leurs volontés, les rois assyriens sont incapables d’endiguer ces problèmes, et perdent une partie de leur autorité face aux nobles assyriens, qui se sont enrichis au cours des conquêtes et se sont pour certains constitués un patrimoine important qui leur donne un grand pouvoir à la cour. Le cas le plus représentatif est Shamshi-ilu, grand général de l’Assyrie, qui dispose d’un grand apanage en Haute-Mésopotamie autour de Til-Barsip.

Reprise de l’expansion, et formation de l’empire néo-assyrien

En 745, le trône d’Assyrie est usurpé par Teglath-Phalasar III, sans doute un autre fils d’Adad-nirari III. Celui-ci réussit à restaurer la puissance assyrienne en initiant une série de réformes structurelles qui vont renforcer l’emprise de son royaume sur les territoires dominés en remplaçant certains royaumes vassaux par des provinces administrées directement par un gouverneur assyrien. Il réforme aussi l’armée, et remporte de grandes victoires : il bat l’Urartu, plusieurs royaumes syriens et palestiniens (annexions de Damas et de Gaza), et s’empare aussi de Babylone, dont il devient roi sous le nom de Pulû. Il meurt en 727, et son fils Salmanazar V monte sur le trône. Son règne est marqué par l’annexion du royaume d’Israël. Mais il est détrôné après cinq années de règnes par Sargon II (son frère ?).

Les Sargonides : l’apogée de l’Assyrie

Sargon II et ses successeurs, Sennacherib, Assarhaddon et Assurbanipal, vont mener l’Assyrie à un degré de puissance jusqu’alors jamais atteint. Aucune puissance n’est en mesure de faire face à ce royaume. Certains grands royaumes cherchent à appuyer des révoltes dans l’empire assyrien même pour l’affaiblir, mais ils subissent chacun à leur tout une cuisante défaite sur leur sol même : l’Urartu est écrasé par Sargon II en 714, et se concentre alors sur la région arménienne ; l’Égypte est envahie par Assarhaddon, qui prend Memphis, puis Assurbanipal, qui prend Thèbes ; l’Élam, après avoir soutenu de nombreuses révoltes de Babylone, et finalement envahit par Assurbanipal, qui pille Suse en 646. Si aucun de ces royaumes n’est incorporé durablement dans l’empire assyrien, il n’empêche que les rois de ce pays témoignent d’une puissance et d’un rayon d’action impressionnants. La situation interne de l’empire n’en est pas pour autant très stable. La cour assyrienne connaît quelques remous, notamment l’assassinat de Sennacherib et la guerre que son fils Assarhaddon doit mener pour monter sur le trône. De nombreuses révoltes se produisent en divers points de l’empire, et doivent être réprimées. Le plus gros problème reste la Babylonie, dominée par les Assyriens depuis Teglath-Phalasar III. De nombreuses révoltes s’y produisent, dirigées par des Babyloniens de souche, des Chaldéens (dont la figure la plus importante est Merodach-baladan), soutenus par les Élamites. Plusieurs conflits se produisent, marqués par des moments de grande violence. Babylone est détruite par Sennacherib en 689, puis restaurée par Assarhaddon, qui tente de rétablir la paix en mettant son fils Shamash-shum-ukin sur le trône de la ville, sous la tutelle de son cadet Assurbanipal, roi d’Assyrie. Cette situation ne dure pas, et Shamash-shum-ukin se révolte, et n’est vaincu qu’après un long conflit. Au cours du temps, la cohésion des Babyloniens opposés à l’Assyrie augmente, ainsi que leurs moyens d’action. L’Assyrie est alors un très vaste ensemble, qui s’étend de l’Iran oriental à la Méditerranée, de l’Anatolie au nord du désert d’Arabie. L’empire est constitué d’un grand nombre de provinces et de royaumes vassaux. Sa grande capitale, Ninive, rebâtie par Sennacherib, en est le cœur, et est l’une des plus grande villes du monde à cette période. Le règne d’Assurbanipal marque l’apogée de la puissance assyrienne : il a vaincu en Babylonie, a assuré sa domination en Syrie, au Levant, jusqu’en Anatolie. La fin de son règne reste très mal connue, et peut avoir été assez difficile. On sait notamment qu’une attaque des Cimmériens a ravagé plusieurs régions de l’empire, avant d'être repoussée avec difficulté. Puis ils sont remplacés par les Scythes qui lancent un raid en plein territoire assyrien, et jusqu’en Égypte, où Psammétique I leur achète la paix à prix fort.

Chute

Qu’en quelques années l’Assyrie passe de la situation qui prévalait sous le règne d’Assurbanipal à sa destruction totale a suscité beaucoup d’incompréhension. En fait, il est probable que des signes annonçant la crise existaient déjà. On peut ainsi souligner les problèmes démographiques du cœur de l’empire, dominé par les grands centres urbains que sont Ninive, Assur et Kalkhu, qui paraissent trop importants pour les capacités d’une région qui n’a jamais été fortement urbanisée, et qui est d’ailleurs en partie peuplée de manière artificielle, par les déportations. Les nombreuses guerres entreprises par l’armée assyrienne ont sûrement constitué un frein démographique important, qu’il a fallu compenser par l’arrivée de déportés. Les fronts d’où va venir la chute de l’Assyrie sont les points faibles de cet empire : la Babylonie est la région où se sont produites les révoltes les plus dangereuses, et la frontière avec l’Iran mède est l’une des moins fortes de l’empire, qui concentre ses troupes ailleurs. L’événement déclencheur de la chute de l’Assyrie est pourtant interne, et c’est sans doute là le facteur le plus important. A la mort d’Assurbanipal en 627, son fils Assur-etil-ilani règne sur l’empire. Son frère Sin-shar-ishkun, sans doute roi de Babylone (comme Shamash-shum-ukin avant lui), se révolte contre son frère, et parvient à l’éliminer en 624. Cette révolte à profité en Babylonie à deux autres personnages : Sin-shum-limur, vite éliminé ; et Nabopolassar, gouverneur du Pays de la Mer, qui réussit à monter sur le trône de Babylone, avec l’assentiment de Sin-shar-ishkun parti prendre le pouvoir en Assyrie. Quand il décide de rétablir la situation en Babylonie vers 620, il ne peut vaincre Nabopolassar, qui le repousse avant de l’attaquer en Assyrie. En 616, un nouvel intervenant apparaît en la personne de Cyaxare, roi des Mèdes, qui s’allie au roi de Babylone contre l’Assyrie. L’affaire est alors entendue : Assur tombe en 614, puis Ninive en 612, et Sin-shar-ishkun disparaît. Un militaire assyrien du nom de Assur-uballit II tente de résister, et se réfugie à Harran, où il espère combattre les Mèdes et les Babyloniens avec l’aide de l’Égypte. Mais son règne est de courte durée, puisqu’il est vaincu en 609. La fin de l’empire néo-assyrien marque la fin de l’ancienne nation assyrienne, qui disparaît, et l’Assyrie devient un territoire ethniquement araméen (les Assyriens de l’époque moderne étant de langue et de culture araméenne). La culture assyrienne survit quelques temps, notamment autour de son foyer originel, Assur. La région est délaissé par les grands empires qui dominent alors le Proche-Orient, sur le modèle instauré en Assyrie même, et n’est plus alors que d’une importance très secondaire dans l’histoire de cette partie du monde.

Organisation politique

Le roi

Égypte Dès l’époque paléo-assyrienne, le pouvoir est exercé à Assur par un roi. Ce dernier porte le titre de « vicaire d’Assur » (ishiak Assur), qui résume bien la théologie assyrienne du pouvoir : le véritable maître du royaume est le dieu Assur, qui délègue son pouvoir à un représentant sur terre qu’il choisit lui-même. A cette période, les autorités municipales d’Assur, notamment le conseil des Anciens, tempèrent sans doute un peu le pouvoir du roi. Après la période de domination de Samsi-Addu, le pouvoir royal se renforce. Avec la création du royaume assyrien à la période médio-assyrienne, la figure royale prend une nouvelle dimension : le roi prend le titre traditionnel de « roi » (sharru), même s’il conserve le titre de « vicaire d’Assur ». Le lien avec ce dieu est renforcé par l’utilisation de l’expression « prêtre d’Assur » (shangu). Les rois sont d’ailleurs représentés à cette période le plus souvent en posture de prière. Mais leur rôle s’étoffe et leur pouvoir s’affirme, dans les inscriptions royales qui commémorent leur hauts faits (victoires militaires et constructions). Tukulti-Ninurta I est le premier à avoir des prétentions universalistes en se nommant « Roi de la totalité (du Monde) ». En tant que gérant du territoire du dieu Assur, donc du royaume assyrien, le roi s’arroge le droit de redistribuer les terres conquises en apanage aux grands du royaume. Après la crise que connaît l’Assyrie au tournant du et du , la nouvelle expansion que le royaume connaît à l’époque néo-assyrienne entraîne de nouvelles modifications dans la conception du pouvoir royal. Si le roi est toujours considéré comme le représentants du dieu Assur, l’accent est de plus en plus mis sur ses hauts faits militaires, commémorés dans de longs textes, les Annales royales, rapportant toutes ses victoires. Le pouvoir royal est cependant contesté par les grands nobles assyriens, ce qui explique la période de faiblesse que connaît le royaume entre 800 et 745. Teglath-Phalasar III reprend la situation en main, et avec lui le roi prend définitivement le pas sur les grands du royaume, qu’il affaiblit en réduisant leurs charges. Les Sargonides poursuivent son action, en s’attachant des eunuques, qui leur sont plus fidèles. L’idéologie impériale atteint alors son paroxysme, que ce soit dans les Annales, ou bien sur les reliefs des grands palais royaux, consacrés quasiment uniquement aux victoires militaires des rois assyriens (qui paradoxalement participent de moins en moins aux expéditions de l’armée). Le rôle du successeur désigné du roi augmente, puisqu’on le charge à partir du règne de Sargon II des affaires intérieures routinières du royaume. Les rites suivant la mort du roi, puis l’intronisation de son successeur, bien attestés pour les Sargonides, se passent à Assur, comme le veut la tradition assyrienne. Pour s’assurer la fidélité de ses sujets, le roi a recours à la pratique des serments collectifs (adê). Le souverain conserve également un rôle religieux important, en tant que grand prêtre d’Assur, et doit effectuer de nombreux rituels.

Les épouses royales et le harem

Comme le veut la tradition de l'Orient ancien, le roi pratique la polygamie. Ses épouses sont aussi bien des filles de rois de rang égal (quand il y en a) ou de vassaux, des filles de nobles assyriens ou encore des femmes enlevées lors de conquêtes. De ce fait, le harem du roi voit sa taille croître proportionnellement à la puissance de celui-ci. Le harem royal occupe une grande partie du secteur privé des palais royaux. Il est régi par un ensemble de principes, qui sont codifiés dans un édit sous Teglath-Phalasar I. On y apprend ainsi que les épouses sont classées hiérarchiquement. Au premier rang se trouvent la reine-mère, et les « épouses royales », parmi lesquelles le roi a une favorite, qui est souvent la mère de l'héritier présomptif. Après se trouvent les épouses de rang secondaire, puis un ensemble de servantes. Les règles du harem sont très strictes, et visent à limiter les contacts des épouses du roi avec l'extérieur, ainsi que les querelles intestines qui troublent le harem, grand lieu d'intrigues. Souvent des reines pouvaient voir leur position menacée par d'autres cherchant à acquérir les faveurs du roi. Les épouses de premier rang pouvaient parfois quitter le harem, tandis que les épouses secondaires y étaient visiblement recluses à vie. Les grandes épouses royales disposaient d'un domaine foncier parfois important, qu'elles géraient elles-mêmes avec leur propre service administratif, constitué essentiellement d'eunuques. Le harem était par ailleurs placé à l'époque néo-assyrienne sous l'autorité du chef des eunuques. Certaines reines ont réussit à exercer un rôle très important à la cour d'Assyrie, en particulier en tant que reines-mères. Les deux cas les plus connus sont ceux de Sammuramat, mère d'Adad-Nirari III, passée à la postérité sous le nom de Sémiramis, et celui de Zakutu, épouse de Sennacherib, qui réussit à faire de son fils Assarhaddon l'héritier de son royal époux, avant de permettre à son petit-fils Assurbanipal de monter à son tour sur le trône.

Les grands du royaume

La noblesse du pays assyrien a accru considérablement son pouvoir avec l’expansion du royaume. Ce sont ses membres qui constituent l’entourage du roi, auquel ils sont souvent liés par des liens matrimoniaux. Ils occupent les plus hautes charges dans l’administration du royaume et l’armée. Les grands nobles obtiennent des propriétés foncières importantes pendant les phases de conquêtes, en échange de leur services, selon la vieille tradition du Proche-Orient antique. Certains peuvent se constituer un très grand patrimoine, et avoir de formidables richesses. Pendant les phases d’expansion de l’époque médio-assyrienne et des débuts de l’époque néo-assyrienne, certains personnages acquièrent un pouvoir considérable dans le royaume, en obtenant des charges très importantes, et un domaine foncier qui va avec. Ils constituent alors une menace pour l’autorité royale. Les cas les plus représentatifs sont ceux de la dynastie des « Rois du Hanigalbat » à l’époque médio-assyrienne, dont un des descendants, Ninurta-apil-Ekur, finit par prendre le pouvoir à Assur, et celui de Shamshi-ilu, grand général de l’Assyrie dans la première moitié du VIII siècle, qui se constitue quasiment son propre royaume autour de Til-Barsip. A partir de Teglath-Phalasar III, le roi va prendre le pas sur les grands de son royaume, en diminuant leur pouvoir. Les rois Sargonides détiennent un pouvoir absolu sur les nobles, et ils font et défont le pouvoir de ceux-ci à leur guise.

Administration centrale

L’administration du royaume assyrien est centralisée autour du roi, dans le palais royal. Les charges évoluent dans le temps, que ce soient les titres ou la fonction qu’ils recouvrent, que l’on a par ailleurs bien souvent du mal à comprendre. A titre d’exemple, sous les Sargonides, le chef cuisinier (rab nuhhatimi), avait la charge de réceptionner les messages royaux. Les autres grands dignitaires sont le vizir (sukallu), sorte de « premier ministre », le grand échanson (rab shaqē), le grand intendant (mashennu), le héraut du palais (nāgiru ekalli), le chef des eunuques (rab rēshē) et le majordome du palais (sha pān ekalli), qui gère l’administration du palais royal. Le grand général (turtanu) dispose souvent d’un rôle considérable. Cette charge est d’ailleurs dédoublée pour éviter qu’il ne concurrence le roi. A l’époque des Sargonides, le dauphin, installé dans la Maison de succession (bīt redūti), y exerçait des charges importantes, concernant les affaires de routine (le roi gérant les affaires exceptionnelles), et la surveillance des fonctionnaires du royaume.

Administration du territoire

Le royaume assyrien, aussitôt constitué, est divisé en provinces (pahatu), administrées par un gouverneur (bēl pahati ou shaknu). Il veillait au versement du tribut, et à la sécurité de la province. Quelquefois, une charge à l’administration centrale entraînait l’administration d’une province précise. Les provinces étaient divisées à leur tour en districts, gérés par une administration locale. Tout ce système faisait sans doute l’objet d’une surveillance par le pouvoir central. A côté des provinces administrées directement par des gouverneurs assyriens, on trouvait un ensemble de royaumes vassaux. Leurs rois avaient signé un traité de vassalité avec le roi assyrien, auquel ils avaient prêté serment de fidélité (adē), en échange de sa protection. Ils devaient verser un tribut fixé précisément lors de la signature du traité. A l'époque néo-assyrienne, de nombreux royaumes vassaux sont transformés en province après des rébellions. Les Assyriens éliminent leurs élites ou les déportent pour les remplacer par un gouvernement pro-assyrien (quand le gouverneur n'est pas lui-même assyrien). Quelques villes disposaient de situation privilégiées : le roi leur avait accordé des franchises (zakūtu). C’est le cas des grandes villes d’Assyrie, de certaines en Babylonie. Le roi accordait souvent ce privilège en remerciement du soutient que lui avaient apporté ces cités lors de révoltes.

L’armée

Société

La société assyrienne est coupée en deux groupes : libres et non-libres. Des divisions existent au sein de ces deux ensembles. Parmi les premiers, l’entourage du roi dispose de la position la plus élevée, tandis qu’après se trouvent plusieurs autres groupes, définis par leur niveau économique, allant des personnes ayant un niveau assez aisé jusqu’aux dépendants, travaillant pour le compte d’un grand organisme (temple, palais), ou dans le domaine d’un noble. Les esclaves sont aussi un groupe hétérogène : on trouve les esclaves domestiques, des artisans, des esclaves de grand domaine agricole, et aussi ceux dont les conditions de vie sont les moins enviables, chargés des grands travaux et aménagements pour le compte du roi.

Économie

Agriculture

L'agriculture était le secteur dominant de l'économie assyrienne. Elle concernait essentiellement la culture céréalière, mais aussi l'horticulture, et l'élevage. Les champs étaient généralement divisés en deux ensembles distincts : des terres communes, et des grandes propriétés gérées par le palais, qui pouvait les redistribuer à des temples ou bien à des fonctionnaires royaux. A l'époque des grandes conquêtes médio-assyriennes, et surtout néo-assyriennes, les grands dignitaires assyriens ont pu se constituer de très importants domaines agricoles, souvent constitués de parcelles se trouvant sur divers terroirs.

Artisanat

L'artisanat est uniquement documenté dans le cadre urbain. Pour l'époque paléo-assyrienne, on dispose d'informations sur la production textile effectuée dans des ateliers d'Assur, dans le but de les exporter en Anatolie. Il s'agit là d'industries privées. Mais la majeure partie de la production artisanale se faisait dans le cadre des grands organismes, le temple et surtout le palais. Les artisans sont payés par des rations. A l'époque néo-assyrienne est mis au point un système permettant à l'artisan de se procurer auprès du palais la matière première dont il a besoin contre une somme en argent.

Commerce

A l'époque paléo-assyrienne, la ville d'Assur est avant tout une puissante ville marchande. Les marchands assyriens entretiennent un commerce à longue distance avec la Cappadoce, qui peut être très fructueux puisqu'au cours d'un voyage aller-retour on triplait en moyenne sa mise de départ. On sécurisait les routes en passant des accords avec les royaumes se situant sur les axes commerciaux. En Cappadoce même, le commerce était organisé autour d'un centre principal, Kanesh, où a été retrouvé un lot de plus de 20000 fragments de tablettes cunéiformes, qui mettent au jour toute l'organisation de ce commerce. Les Assyriens acheminaient en Anatolie de l'étain venu d'Iran, mais aussi des textiles confectionnés à Assur, et ils s'y procuraient divers métaux, avant tout le cuivre, qui avec l'étain servait à la fabrication d'ojets en bronze. Les marchands assyriens pouvaient organiser divers types d'associations commerciales, sur court ou long terme, et entraînant des implications diverses pour le(s) bailleur(s) de fonds, ou le(s) marchand(s). Le commerce est assez peu documenté pour les époques ultérieures. On sait que le palais royal assyrien devient le centre d'un commerce acheminant une quantité importante de produits divers provenant des territoires vassaux et des provinces, surtout à l'époque impériale. Mais il s'agit là plus d'une forme de tribut ou d'impôt que d'un véritable commerce.

Justice et droit

De nombreux membres de l’administration assyrienne disposent de prérogatives judiciaires. Les juges à part entière n’apparaissent que très rarement dans les sources, et sont même absents des documents juridiques de l’époque néo-assyrienne. Le premier juge du royaume est d’abord le roi, pour qui on a recours dans les affaires les plus graves. Dans d’autres cas complexes, on peut aussi s’en remettre directement aux dieux par le biais de l’ordalie. A l’époque paléo-assyrienne, on connaît essentiellement des affaires de litiges commerciaux entre les marchands qui font des affaires en Cappadoce. C’est alors le conseil de la Ville d’Assur qui règle les affaires. D’une manière générale, les autorités municipales gardent toujours un rôle judiciaire important, notamment le conseil de la Ville, mais aussi le maire. Certains membres de l’administration royale peuvent aussi procéder à des jugements. Avec le temps, le personnel judiciaire s’étoffe, et des avoués, ou des accusateurs (des sortes de procureurs au service du roi) apparaissent. Un code de lois assyriennes a été rédigé sous le règne de Teglath-Phalasar I au siècle. Il s’agit en fait d’une compilation d’anciennes décisions prises par des rois précédents, rangées par thème (mariage, propriété, esclavage). Comme pour les autres codes mésopotamiens, il s’agit en fait d’une sorte de traité visant à servir d’exemple pour les jugements à venir, et non d’un code à appliquer systématiquement comme nos Codes. Ces jugements apparaissent plus rudes que ceux des autres régions de Mésopotamie.

Religion

Assur, le dieu national

La divinité principale de l’Assyrie était Assur, dieu éponyme de la ville à partir de laquelle s’est formé ce royaume, où se trouve son grand temple, l’Esharra. Dans la théologie assyrienne, il est le véritable maître du royaume, et le roi n’est que son « vicaire », et son « grand-prêtre ». C’est le dieu qui lui ordonne ce qu’il doit faire, et le souverain doit lui rendre des comptes, comme en témoignent les rapports de campagnes qui lui sont parfois adressés par des rois. Assur prend une dimension de plus en plus importante au fur et à mesure que son royaume grandit, jusqu’à devenir une sorte de « divinité impérialiste ». Sur le modèle de ce qui se passe à Babylone pour Mardouk, le clergé d’Assur fait de lui le Roi des Dieux.

Les autres divinités importantes

D’autres divinités ont une certaine importance en Assyrie. Le grand dieu traditionnel de Haute-Mésopotamie est le dieu de l’Orage, Adad pour les Assyriens (mais Addu pour les Amorrites, Teshub pour les Hourrites et Hadad pour les Araméens). Il occupe une place importante en Assyrie. Mention doit être aussi faite de la déesse Ishtar, qui dispose de deux grands lieux de culte en Assyrie, à Ninive et à Arbélès.

Spécificités de la religion assyrienne

La religion assyrienne reprend les aspects traditionnels de la religion mésopotamienne. La théologie assyrienne du pouvoir est issue de cette matrice, et le panthéon de l’Assyrie est le même que celui de Babylonie, exception faite d’Assur. Le Sud mésopotamien exerce d’ailleurs une forte influence sur l’Assyrie dans le domaine culturel, et dans la religion. L’Assyrie dispose pourtant de particularités, outre la présence d’Assur, en particulier dans le domaine du clergé, dont les titres et sans doute les fonctions varient par rapport à la Babylonie.

Architecture

Urbanisme

L'urbanisme assyrien est difficile à étudier étant donnée la longue histoire des villes assyriennes, et par conséquent du fait de la complexité des stratigraphies. Les villes de Kar-Tukulti-Ninurta et Dur-Sharrukin, construites ex-nihilo, sont exemplaires de l'urbanisme programmé par les souverains assyriens. Peu de quartiers d'habitation ont été fouillés dans les villes assyriennes. Seule Assur fait figure d'exception, puisque plusieurs résidences y ont été dégagées. Les maisons suivent le plan traditionnel des résidences mésopotamiennes : organisation autour d'un espace central, qui ouvre sur plusieurs salles. Les rues sont souvent étroites et tortueuses, sauf dans les cas de villes construites d'un coup, où le plan est organisé le long d'artères principales qui sont vaguement perpendiculaires, et aussi quand on procède à des aménagements urbains et qu'on crée de grandes avenues, comme lorsque Sennacherib rénove Ninive.

Les palais assyriens

:Article détaillé : Palais assyriens Le plus ancien palais assyrien est le « Vieux Palais » d'Assur, construit à l'époque paléo-assyrienne. Ce bâtiment se présente alors selon le même plan qu'une résidence normale, seule sa taille confirme sa fonction de résidence royale. A l'époque médio-assyrienne, Tukulti-Ninurta I fait construire à Assur le « Nouveau Palais », situé dans l'angle nord-ouest de la citadelle. Il n'a pas pu être fouillé, mais on sait par les textes qu'il s'agit du précurseur des grands palais royaux de l'époque néo-assyrienne. On y trouve déjà la division entre espace public (babānu) et espace privé (bītānu), et sans doute aussi les premiers bas-reliefs sculptés sur des orthostates. Le premier grand palais royal de l'époque néo-assyrienne est bâti à Kalkhu par Assurnasirpal II. A sa suite, d'autres souverains vont construire ou restaurer des palais dans la citadelle de cette ville : Adad-Nerari III, Teglath-Phalasar III, Sargon II et Assarhaddon. Sargon II construit à son tour un grand palais dans sa capitale, Dur-Sharrukin. Cette construction est vite supplantée par le grand « Palais Nord-Est » construit par Sennacherib dans la nouvelle capitale assyrienne, Ninive. C'est sans doute le plus grand palais royal néo-assyrien. Assurbanipal fait à son tour restaurer un palais à l'angle opposé de la citadelle de Ninive. Un exemple de palais de province a été retrouvé à Til-Barsip, dans la région du Khabur. Les palais royaux assyriens suivent tous un même plan. On entre par une porte monumentale qui dirige vers une première cour autour de laquelle s'organise l'espace public du palais (babānu) : magasins, ateliers, bureaux de l'administration palatiale. La salle du trône sépare cette zone de l'espace privé (bītānu), comprenant les appartements royaux et le harem, lui aussi organisé autour d'un grand espace central. La décoration des palais royaux consistait en de longs bas-reliefs sculptés sur des orthostates. A Til-Barsip, palais provincial, on leur avait substitué des fresques peintes. D'une manière générale les sujets avaient un but identique : glorifier la personne du roi.

Arts

Sculpture

Les Assyriens ont surtout manifesté leur goût pour les bas-reliefs, retrouvés en grande quantité dans les palais royaux néo-assyriens. Assez peu d'exemples de ronde-bosse nous sont parvenus. Les bas-reliefs des palais assyriens étaient sculptés sur des orthostates, de grandes pierres placées contre les murs du bâtiment. Les sujets étaient représentés de profil. On peut observer l'évolution artistique des sculpteurs assyriens entre le palais d'Assurnasirpal II à Kalkhu et ceux de Sennacherib et d'Assurbanipal à Ninive, qui constituent le summum de l'art des bas-reliefs assyriens, impressionnants de réalisme (notamment dans la représentation des mouvements). Les sujets représentés sur les bas-reliefs sont essentiellement profanes. Les célèbres taureaux-ailés protégeant les entrées du palais contre les démons, ainsi que quelques représentations de génies et de scènes cultuelles constituent les rares exemples de sujets proprement religieux. Le reste des bas-reliefs est tout dédié à la gloire du souverain, et consacre ses actes pacifiques (constructions de monuments, de jardins, scènes de banquet) et surtout ses victoires militaires. Les scultpeurs ont représenté le déroulement de nombreuses batailles, rajoutant parfois des inscriptions expliquant ce qui est représenté (à la manière de bulles de bande-dessinées). Souvent on peut comparer les représentations de batailles sur les bas-reliefs aux récits qu'on en a fait dans les Annales des souverains. Ces représentations n'épargnent aucun détail quand au châtiment qu'encourrent les personnes récalcitrantes à l'autorité assyrienne, et sonne comme un avertissement aux ambassadeurs étrangers séjournant dans le palais.

Peinture

Les bas-reliefs des palais-assyriens étaient peints, mais cela fait bien longtemps qu'ils ont perdu toutes leurs couleurs. On a retrouvé quelques exemples de murs peints à Assur ou à Kalkhu. Mais la plus impressionnante série de peintures assyriennes a été retrouvée dans le palais de Til-Barsip dans les années 1930. Malheureusement, une grande partie a été dégradée et a disparu, et n'est connue que par les copies qui en ont été faites à l'époque. Le style et le sujet étaient les mêmes que ceux des bas-reliefs des grands palais royaux. L'usage de la peinture devait avoir été privilégié car cette technique était moins coûteuse que la scultpure sur orthostate, jugée superflue pour un simple palais provincial.

Ivoire

Til-Barsip]] De nombreux objets en ivoire sculptés ont été retrouvés dans les grandes capitales néo-assyriennes, surtout Kalkhu. Ce sont sans doute parmi les plus belles œuvres d'art retrouvées dans ces sites. L'ivoire était celui de dents d'hippopotame ou de défenses d'éléphant, importées d'Afrique. Les objets en ivoire sculpté présentent pour la plupart des caractéristiques artistiques propres à la Syrie et à la Phénicie, et non à l'Assyrie, que ce soit par leur style ou par les sujets représentés. Il s'agit donc de réalisations faites par des artistes venant de ces pays, qui ont peut-être travaillé dans les ateliers royaux d'Assyrie. La quantité d'objets en ivoire retrouvés en Assyrie même montre qu'ils étaient très appréciés par l'élite de ce pays. Les objets en ivoire sont de divers types : boîtes à fard, éléments de mobilier, plaquettes décoratives.

Langues et écriture

Les Assyriens ont utilisé deux langages au cours de leur histoire : d'abord une variante de l'akkadien, l'assyrien, écrit en cunéiforme, puis l'araméen, introduit à l'époque néo-assyrienne.

Voir aussi

Articles connexes


- Souverains d'Assyrie
- Villes assyriennes :
  - Assur (ville) (Qalaat Sherqat)
  - Ninive (Quyunjik)
  - Kalkhu (Nimrud)
  - Dur-Sharrukin (Khorsabad)
  - Arbélès (Erbil)
  - Imgur-Enlil (Balawat)
  - Tarbisu (Sherif-Han)
  - Kar-Tukulti-Ninurta (Tulul al-'Aqar)
  - Dur-Katlimmu (Tell Sheikh Hamad)
  - Qattara (Tell Rimah)
  - Til-Barsip (Tell Ahmar)

Bibliographie


- A. K. Grayson (dir.), The Royal inscriptions of Mesopotamia. Assyrian periods, 3 volumes publiés, University of Toronto Press, 1987- ;
- State archives of Assyria (SAA), Helsinky University Press, 1987- ;
- F. Joannès :
  - (dir.), Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, Robert Laffont, 2001,
  - La Mésopotamie au millénaire avant J.-C., Armand Colin, 2000 ;
- A. Harrak, Assyria and Hanigalbat, a historical reconstruction of bilateral relations from the middle of the fourteenth to the end of the twelfth centuries B.C, Hildesheim, 1987. Catégorie:Empire assyrien catégorie:Province romaine ja:アッシリア

Empire

ja:帝国 Catégorie:Histoire Catégorie:Politique catégorie:Impérialisme Un empire est une région ou un ensemble de régions dirigées par un empereur et, par extension, tout grand État multi-ethnique dont le pouvoir est centralisé et accessible à une partie seulement de la population. Les empires basés sur la terre (comme la Russie ou l'URSS), ont tendance à être monolithiques ; les empires maritimes, comme l'empire athénien ou l'empire britannique, ont des structures plus lâches et des territoires éparpillés. Généralement la notion d'empire sous-entend une conquête. Par opposition, une fédération, même si elle est multi-ethnique, est fondée sur le consentement de tous.

Les empires à travers l'Histoire

Le mot « empire » vient du latin imperium, un mot désignant le pouvoir des consuls, puis la structure politique de l'Empire romain, fondé en 31 avant J.C.. Pendant plusieurs siècles, le terme d'Empire ne s'appliqua qu'aux États qui se considéraient comme héritiers de l'Empire romain, par exemple l'Empire byzantin, le Saint Empire romain germanique ou l'Empire russe. Au fil du temps, les monarchies qui se voyaient plus qu'un simple royaume, utilisèrent ce terme ou sa traduction (par exemple la Bulgarie), puis le terme s'appliqua à des monarchies non européennes et, finalement, à de vastes États non monarchiques. Le concept politique précède de plusieurs millénaires l'Empire romain ; les empires sont apparus dès que la création des premières villes États eut rendu la structure administrative possible. Le premier exemple connu est l'Empire akkadien de Sargon. Les empires peuvent prendre plusieurs formes. Traditionnellement ils sont basés sur l'autorité de puissantes monarchies exercée par un empereur héréditaire, initialement auto-désigné. Historiquement la plupart des empires sont le fruit de conquêtes militaires par des États puissants, les États conquis étant amalgamés dans un ensemble politique plus vaste. La monarchie ou l'oligarchie située dans le territoire originel continue à dominer cette union. Nombre de ces anciens empires maintenaient leur pouvoir sur leurs sujets par le contrôle des ressources vitales. Les historiens parlent de certains de ces régimes comme des « empires de l'eau », car l'ethnie dominante s'arroge le contrôle de l'eau. L'introduction d'une religion commune a aussi souvent renforcé les empires, comme cela s'est produit avec le christianisme avec Constantin I pour l'empire romain.

L'impérialisme

La découverte du Nouveau Monde fut l'occasion pour de nombreux États d'Europe de s'embarquer dans des programmes impérialiste d'un type nouveau, la colonisation. Avec ce nouveau modèle, précédemment testé dans l'Ancien Monde aux Îles Canaries et en Irlande, les territoires conquis devenaient de droit subordonnés à l'État impérial, plutôt que de facto comme dans les premiers empires. Ce qui conduisit à de forts ressentiments dans les colonies, et par conséquent au déclin de ce système dès le pour les États-Unis d'Amérique à la fin du . Le modèle impérialiste européen a aussi provoqué des découpages géographiques arbitraires. La puissance impérialiste ayant tendance à découper les territoires suivant ses convenances, plutôt qu'en fonction des populations. Par exemple le découpage Irak/Koweit semble plus correspondre aux intérêts pétroliers, qu'à des raisons historiques ou ethniques. De façon générale, l'Afrique souffre encore du décalage entre les frontières étatiques héritées de la période coloniale et et les frontières ethniques, généralement beaucoup plus anciennes. Ce décalage a eu différents effets pervers :
- clanisme : un clan ou une ethnie s'arroge le pouvoir étatique.
- sécessions : des ethnies, parfois manipulées par l'ancienne puissance coloniale ou par un pays impérialiste, entendent créer leur propre Etat (guerre du Biafra, du Katanga, etc.).
- expansionnisme : certains dirigeants justifient leur expansionnisme au nom de l'artificialité des frontières. Ex. : guerre du Koweit. Les différentes tentatives d'union territoriale destinées à lutter contre ces effets pervers ont échoué :
- panarabisme : Nasser, Khadafi, Baas.
- panafricanisme : Khadafi.
- panislamisme. A développer.

Les empires modernes

Le concept d'"empire" dans le monde moderne, même s'il reste présent politiquement, a commencé à perdre de sa cohérence sémantique. Le seul pays encore gouverné par un empereur, est le Japon, dont la monarchie a une population ethniquement homogène (à 99 % de souche japonaise). Comme les monarchies, au contraire des monarchies constitutionnelles, ont en grande partie perdu la faveur, le terme d'empire est devenu quelque peu anachronique. L'ex-URSS répondait à beaucoup de critères d'un empire, elle n'a jamais revendiqué cette appellation, ni n'a été gouverné par un « empereur » héréditaire (voir l'Empire soviétique). Néanmoins, les historiens la classent de temps en temps comme un empire, à la fois pour sa similarité avec les empires du passé et son influence sur un bloc eurasien multi-ethnique. Les États multi-ethniques actuels, (la Suisse ou la Belgique par exemple), se voient comme des fédérations volontaires, et non comme des empires; la plupart ont des structures démocratiques, et des systèmes de gouvernement qui répartissent le pouvoir sur plusieurs niveaux fédéraux et provinciaux. Quand des groupes séparatistes existent, les observateurs internes et externes peuvent ne pas être d'accord pour savoir si les actions du gouvernement contre eux sont :
- un renforcement légitime de la loi contre ces groupes marginaux, violents ou non
- des violences pour contrôler une population généralement insoumise La liste des états multi-ethniques où se déroulent actuellement des actes de violence pour ou contre les séparatistes serait trop longue, néanmoins la Chine, la Russie, l'Indonésie et l'Inde se distinguent par leur importance. Les États-Unis d'Amérique, généralement considérés comme une fédération, fournissent un autre exemple. Parmi les conséquences de la Guerre froide, les États-Unis sont apparus comme la première superpuissance, et bien que le pays n'ait pas engagé de manière formelle une expansion territoriale depuis l'annexion d'Hawaï et des Philippines, nombreux sont ceux qui suggéraient que sa puissance militaire et économique lui permettait d'exercer une sorte de néo-impérialisme sur une grande partie du monde moderne (voir l'Empire Américain).

Les empires historiques

Certaines dates de début et de fin sont approximatives : ! Empire ! Dates d'existence |- |Akkadien ||fin du au début du |- |d'Alexandre le Grand || |- |Allemand (II Reich) || 1871 - 1918 |- |Allemand (III Reich) || 1933 - 1945 |- |Américain || |- |Arabe || |- |Athénien || - -404 |- |Austro-hongrois || |- |Ayyoubide|| |- |Aztèques || 1375 - 1521 |- |Brésilien || 1822 - 1889 |- |Britannique || |- |Britannique aux Indes (Raj) || 1858 - 1947 (Imperial: 1877 - 1947) |- |Byzantin || [395] - [1453] |- |Chola|| |- |Centre Africain || 1977 - 1979 |- |Chinois || -221 - 1912 |- |Colonial allemand || 1884 - 1918 |- |Colonial danois || |- |Colonial français || |- |Congolais || |- |Latin de Constantinople||1204 - 1261 |- |Coréen || - 1919 |- | Égyptien (ancien) || |- | Égyptien (moyen) || |- | Égyptien (nouvel) || |- |Espagnol || 1492-1898 |- |Éthiopien || 1931-1974 |- |Ghaznévides (Afghanistan) || |- |Gupta || |- |Haïtien || 1804 - 1806 |- |Inca || 1200 - 1533 |- |Japonais || |- |Khmer || 802 - 1462 |- |Macédonien || |- |Magadhan || |- |Majapahit (Indonésie) || au |- |Marathe || |- |Maurya || |- |Mexicain || 1822 - 1823, 1864 - 1867 |- |Moghol || 1526 - 1857 |- |Mongol || 1206-1405 |- |Ottoman || 1281-1923 |- |Empire colonial néerlandais || 1595-1705 |- |Persan || |- |Portugais || |- |Premier Empire (France) || 1804-1815 |- |Romain || -31 avant J.C. - 476 |- |Russe || - 1917 |- |Saint Empire romain germanique || 962 - 1806 |- |Sassanides || 224 - 651 |- |Second Empire (France) || 1853-1871 |- |Séleucide || -312 - -64 avant J.C. |- |Serbe || |- |songhaï || |- |Suédois || |- |Teotihuacán || |- |Empire timuride || 1370 - 1506 |- |Vietnamien || - 1945 |

Assur (ville)

Assur est une ancienne ville, capitale de l'Assyrie jusqu'en -879, située sur la rive droite du Tigre. Ses ruines se trouvent actuellement à Qalaat Shergat.

Histoire

Le site fut occupé dès la période Obeid. Assur fit partie de l'empire d'Akkad avant de former un petit état à la fin du . Le commerce avec l'Anatolie enrichie la ville vers 2000 av. J.-C. Elle perdit son rang de capitale en 879 av. J.-C. au profit de Kalkhu. La ville fut détruite en 614 av. J.-C. par les Mèdes puis fut réoccupée sous les Parthes. Catégorie:Empire assyrien Catégorie:Site archéologique

Kalkhu

Catégorie:Empire assyrien Kalkhu, aussi nommée Kalhu, fut l'une des grandes capitales néo-assyriennes et correspond aux sites actuels de Nimrud et de Tell Azar qui recèle les ruines de « Fort Salmanazar ». La ville, construite sur une falaise surplombant le Tigre à l'ouest, était située à 35 km de Ninive (Moussol actuellement), et contôlait le Zab superieur et le Tigre. Il s'agit de l'une des plus grande villes anciennes connues s'étendant sur environ 360 ha, dont 20 sont occupés par l'acropole (Nimrud).

Ninive

Ninive est une ancienne ville d'Assyrie, sur le Tigre, qui se trouve à l'heure actuelle non loin de la ville de Mossoul en Irak.

Histoire

C'est l'une des villes les plus anciennes de Mésopotamie : on y trouve des traces remontant à la protohistoire (). Sa première mention écrite remonte aux environs de -2100. La Bible mentionne sa création dans le livre de la Genèse, et l'attribue à Nimrod (Gn 10:11), arrière-petit-fils de Noé. Ninive était dédiée à la déesse Ishtar. Le roi assyrien Sennacherib () en fait sa capitale (). C'est de lui que date sa splendeur : il bâtit palais, fortifications et aqueducs. La ville est détruite par les Mèdes et les Babyloniens en -612. Selon la Bible, à l' époque de Yonah(ou Jonas, environ 840,850 av notre ère, la ville comportait 120 000 hommes sans compter les femmes et les enfants). La taille de la ville était estimée à trois jours de marche. Elle fut appelée la ville sanguinaire par un prophète hébreu du nom de Nahoum. Des fouilles ont été effectuées au . Une partie des bas-reliefs trouvés sont désormais au British Museum, et la bibliothèque bâtie par le roi Assurbanipal a donné des milliers de tablettes d'argile dans un bon état de conservation, témoignages uniques sur la civilisation assyrienne. Les fouilles demeurent néanmoins inachevées.

Archéologie

Parmi les découvertes figurent les ruines du palais de Sennacherib et de celui d’Assurbanipal. Ces palais étaient des édifices impressionnants. Se fondant sur ses découvertes, Sir Austen Layard a écrit : :« L’intérieur du palais assyrien devait être aussi magnifique qu’imposant. J’ai guidé le lecteur au milieu de ses ruines, et il peut juger de l’impression que ses salles étaient destinées à faire sur l’étranger qui, jadis, pénétrait pour la première fois dans la demeure des rois d’Assyrie. Il était introduit par le porche que gardaient les lions ou les taureaux colossaux d’albâtre blanc. Dans la première salle, il se retrouvait entouré de sculptures évoquant l’histoire de l’empire. Les batailles, les sièges, les triomphes, les exploits de chasse, les cérémonies religieuses étaient retracés sur les murs, sculptés dans l’albâtre et peints de couleurs fastueuses. Sous chaque représentation étaient gravées, en caractères remplis de cuivre luisant, des inscriptions décrivant la scène. Au-dessus des sculptures étaient peints d’autres événements : le roi, servi par ses eunuques et ses guerriers, recevant ses prisonniers, concluant des alliances avec d’autres monarques ou accomplissant quelque devoir sacré. Ces représentations étaient entourées de bordures de couleur, au dessin complexe et élégant. L’arbre emblématique, les taureaux ailés et les animaux monstrueux ressortaient parmi les ornements. Tout au fond de la salle se trouvait une représentation colossale du roi en adoration devant la divinité suprême, ou recevant la coupe sacrée de la main de son eunuque. Il était servi par des guerriers portant ses armes, et par les prêtres ou les divinités qui présidaient. Ses vêtements, et ceux de sa suite, étaient ornés de groupes de figures, d’animaux et de fleurs, tous peints de couleurs éclatantes. » :« L’étranger marchait sur des dalles d’albâtre, chacune portant une inscription qui rappelait les titres, la généalogie et les réalisations du grand roi. Plusieurs portes, formées par de gigantesques lions ou taureaux ailés, ou par les représentations de divinités protectrices, menaient à d’autres appartements, lesquels s’ouvraient sur d’autres salles plus éloignées. Dans chacune, il y avait de nouvelles sculptures. Les murs de certaines étaient ornés de processions de figures colossales : des hommes armés et des eunuques qui suivaient le roi, des guerriers chargés de butin, menant des prisonniers ou portant des présents et des offrandes aux dieux. Sur les murs d’autres pièces étaient représentés des prêtres avec des ailes, ou des divinités en train de présider, debout devant les arbres sacrés. » :« Les plafonds au-dessus de lui étaient divisés en compartiments carrés, dans lesquels étaient peintes des fleurs ou des représentations d’animaux. Certains étaient incrustés d’ivoire ; chaque compartiment était entouré de frises et de moulures élégantes. Les poutres ainsi que les côtés des chambres étaient peut-être recouverts d’une mince couche, voire plaqués, d’or et d’argent ; et les bois les plus rares, parmi lesquels ressortait le cèdre, servaient aux menuiseries. Des ouvertures carrées dans les plafonds des chambres laissaient passer la lumière du jour. »

Bibliographie


- Nineveh and Its Remains, 1856, partie II, p. 207-209. Catégorie:Empire assyrien Catégorie:Site archéologique

Syrie

|- | Langue officielle || Arabe |----- | Capitale || Damas |----- | Président || Bachar el-Assad |----- | Superficie
 - Totale
 - % eau | Classé 86
185 180 km²
0.06% |----- | Population
 - Totale (2002)
 - Densité | Classé 55
17 585 540 habitants
93 hab./km² |----- | Indépendance
 - Déclarée
 - Reconnue | Événement
1944
17 avril 1946 |----- | Monnaie || Livre syrienne |----- | Fuseau horaire | UTC +2 (hiver)
UTC +3 (été) |----- | Hymne national || Homat el Diyar |----- | Domaine Internet || .sy |----- | Indicatif téléphonique | 963 |{{{{{{{{{{wikitravel|la Syrie|Syrie{ar{Pays d'Asie{Ligue arabe

Iran

|- valign="top" | Guide suprême | Ali Khamenei |- valign="top" | Président | Mahmoud Ahmadinejad |- valign="top" | Établissement
 - Date | Révolution Islamique
1979 |{{{{{{{{{{{{| border="0" cellpadding="5" cellspacing="0" align="center" | #Téhéran #Qom #Markazi #Qazvin #Gilan #Ardebil #Zanjan #Azerbaijan-e-sharghi (de l'est) #Azerbaijan-e-gharbi (de l'ouest) #Kordestan #Hamedan #Kermanshahan #Ilam #Lorestan #Khuzestan ||
  1. Chahar Mahaal-o-Bakhtiari
  2. Kohkiluyeh-o-Boyer Ahmad
  3. Bushehr
  4. Fars
  5. Hormozgan
  6. Sistan-o-Balouchestan
  7. Kerman
  8. Yazd
  9. Esfahan
  10. Semnan
  11. Mazandaran
  12. Golestan
  13. Khorasan-e-shomali (du Nord)
  14. Khorasan-e-razavi
  15. Khorasan-e-jonubi (du sud) ||Image:IranNumbered.png |{{{{{{{{{{{{

    Assyriens

    La dénomination ethnonationale « Assyrien » a été introduite au par des missionnaires protestants américains et britanniques pour désigner d'abord les chrétiens nestoriens, puis l'ensemble des chrétiens d'Orient parlant un dialecte néo-araméen (chaldéens, syriaques orthodoxes, syriaques catholiques). Elle est surtout utilisée en diaspora et par des non-Assyriens, par exemple en Arménie et en Géorgie où c'était l'ethnonyme officiellement d'usage à l'époque soviétique (Aisor), et par certains mouvements nationalistes "mésopotamiens", qui ont même parfois tenté, par exemple dans les mémorandums remis aux conférences de paix après la Première Guerre mondiale, d'y inclure les Maronites, les Mandéens (Sabéens) et les Juifs targumiques ("Juifs kurdes", néo-araméophones). La question de la dénomination fait débat parmi les personnes concernées, les chercheurs et les journalistes utilisent tant Assyriens qu'Assyro-Chaldéens, voire Araméens, ou encore des termes distincts selon la communauté religieuse : Syriens/Syriaques, Jacobites, Nestoriens, Chaldéens.

    Filiation avec les habitants de l'Assyrie antique

    Il n'y a aucune preuve tangible d'une quelconque filiation "génétique" ou autre entre les habitants de l'Empire assyrien de l'Antiquité (dont sont probablement issus, avec de multiples mélanges, toutes les populations actuelles du Moyen-Orient, quelle que soit leur ethnicité ou leur religion actuelle) et ces Assyriens modernes, mais le mouvement nationaliste assyrien cultive ce mythe national avec, par exemple, l'utilisation de prénoms comme Nabuchodonosor (impensable dans les familles traditionnelles, très attachées à leurs églises, puisqu'il ne s'agit pas d'un prénom chrétien), et la juxtaposition dans les brochures de propagande de profils de bas-reliefs antiques et de photos d'"Assyriens" modernes.

    Les Assyriens à la fin de l'Empire ottoman

    Au XIXème siècle et au début du XXème, les Assyriens de toutes dénominations chrétiennes étaient répartis dans les provinces ottomanes qui constituent actuellement l'Est de la Turquie, l'Irak et la Syrie, ainsi qu'en Iran. Leur langue véhiculaire était le néo-araméen oriental, dérivée de l'araméen. Dans le massif montagneux du Hakkiari (actuelle province de Hakkari, en Turquie), le chef religieux des Assyriens-Nestoriens, le Mar Shimoun, avait le statut d'un chef tribal à l'instar des chefs tribaux kurdes, et disposait donc d'une certaine autonomie de type féodal jusqu'en 1843-1846, quand l'Empire ottoman supprima les entités féodales de Bohtan et de Hakkiari suite à des massacres d'Assyriens-Nestoriens et de Kurdes rivaux par l'émir kurde de Bohtan. Pendant la Première Guerre mondiale, les Arméniens, les Assyriens et les Pontiques subirent un ou des génocides, qui avaient pour justification nationaliste l'épuration ethnico-religieuse de territoires à majorité non turco-musulmane entre l'Anatolie et l'Azerbaïdjan, tant dans une perspective pantouranienne (union politique entre les "Turcs" d'Anatolie, du Caucase et d'Asie centrale) qu'afin de punir des populations suspectes, à tort ou à raison, de pactiser avec les ennemis des Turcs musulmans, la Russie, la Grèce, la France, le Royaume-Uni, l'Italie. voir: Génocide assyrien - Génocide arménien - Génocide pontique - Megali Katastrofi

    Les traités de paix et les mandats

    Le Traité de Sèvres en 1920 prévoyait une certaine autonomie pour les "Assyro-Chaldéens" (terme usité à l'époque), dont des délégations avaient assisté aux conférences de paix avec la revendication d'un Etat assyrien, apparemment promis par Londres en décembre 1917, mais le Traité de Lausanne en 1923 constitua un recul tant pour eux que pour les Arméniens ou les Kurdes, tous sacrifiés au réalisme géopolitique et à la nouvelle division du Proche-Orient entre Turquie kémaliste, mandats français (Syrie, Liban) et mandats britanniques (Irak, Transjordanie, Palestine). Un escadron assyrien (Assyrian Levies) aida la puissance mandataire britannique à réprimer des insurrections nationalistes arabes chiites et kurdes en Irak mais à la fin du mandat, en 1932, le Royaume-Uni abandonna ses alliés, comme plus tard la France les harkis ou Israël l'Armée du Liban-Sud. Le 20 octobre 1931, un mémorandum de notables assyriens, demandant l'établissement d'une région autonome où auraient notamment été regroupés les Assyriens réfugiés du Hakkiari fut adressé aux autorités, sans résultat, et l'été suivant les Assyrian Levies se révoltèrent et furent matées avec l'aide des troupes britanniques. En mai 1933, le gouvernement irakien mit le patriarche Mar Shimoun en résidence surveillée à Bagdad et les notables assyriens-nestoriens furent mis en demeure d'abandonner toute revendication d'établissement compact des réfugiés, suite à quoi, en juillet, une partie de ces réfugiés alla demander asile dans la Syrie sous mandat français. Devant le refus des autorités françaises de leur accorder un territoire autonome, ils refranchirent la frontière irakienne en août 1933 où un millier d'entre eux furent massacrés par les troupes irakiennes, dirigées par le colonel kurde Bakir Sidqi.

    Les Assyriens en Irak

    1 million d'assyro-chaldéen soit 3,5 % de la population, de religion chrétienne et de langue araméenne

    Les Assyriens en Syrie

    500 000 assyro-chaldéens

    Les Assyriens en Iran

    Les Assyro-Chaldéens disposent d'un siège réservé au Parlement iranien.

    Les Assyriens en Israël

    La diaspora assyrienne hors du Proche-Orient

    Le mouvement nationaliste assyrien

    Statistiques Démographiques

    Voici des estimations chiffrées concernant la présence assyro-chaldéenne dans le monde. Ces chiffres sont indicatifs en raison de l´absence de recensement officiel. La dispersion de notre peuple dans le monde rend difficile ce type de travaux :
    - Iraq 1 000 000
    - Syrie 500 000
    - Etats-Unis 400 000
    - Suède 120 000
    - Iran 50 000
    - Brésil 50 000
    - Liban 40 000
    - Russie 35 000
    - Australie 30 000
    - Allemagne 30 000
    - Canada 20 000
    - France 18 000
    - Arménie 15 000
    - Pays-Bas 15 000
    - Géorgie 14 000
    - Turquie 10 000
    - Danemark 10 000
    - Royaume-Uni 8 000
    - Autriche 7 000
    - Grèce 5 000
    - Belgique 5 000
    - Nouvelle Zélande 3 000
    - Suisse 3 000
    - Italie 3 000
    - Autres 100 000
    - Total 2 491 000 (source : http://www.aacf.asso.fr/)

    Sources

    Laurent et Annie Chabry, Politique et minorités au Proche-Orient, Paris Maisonneuve et Larose, 1984, ISBN 2706808756

    Liens externes


    - [http://www.aacf.asso.fr La communauté assyro-chaldéenne en France] (dont vidéos musicales)
    - [http://www.aina.org/ Assyrian International News Agency]
    - [http://www.ado-world.org/en/indepth.php?id=5 Assyrian Democratic Organisation]
    - [http://www.furkono.com/ Assyria Liberation Party] Article sur l'Assyrie antique: voir Assyrie. Catégorie:Chrétiens d'Orient Catégorie:Irak Catégorie:Moyen-Orient Catégorie:Groupe ethnique

    Amorrites

    Les Amorrites sont un peuple sémite apparu au Proche-Orient vers le milieu du Ils apparaissent dans les textes sumériens sous la dénomination de mar.tu, et en akkadien sous le nom damurrû. Ils sont selon toute vraisemblance originaires de la région du Jebel Bisri, en Syrie méridionlae, d'où ils commencent à migrer vers le milieu du III millénaire, peut-être pour des raisons de changement climatique, et se répandent en Syrie, puis vers la Mésopotamie. Des « rois de Martu » sont cités dans des textes d'Ebla () et de la période d'Akkad (). Les Amorrites deviennent à la période suivante de sérieux adversaires des souverains d'Ur, puisqu'ils commencent alors à migrer en grand nombre vers la Mésopotamie. Ils agissent en bandes de pillards semi-nomades qui menacent le sud mésopotamien. Pour les arrêter, le roi Shoulgi construit un mur entre le Tigre et l'Euphrate, mais celui-ci ne suffira pas à arrêter les groupes amorrites, qui plongent le royaume d'Ur dans le chaos vers la fin du Même s'il revient aux Élamites de porter le coup de grâce à celui-ci, ce sont finalement les Amorrites qui s'imposent au début du , et plusieurs dynasties amorrites s'installent dans les plus grandes cités du Proche-Orient : Larsa, Isin, Uruk, Babylone, Eshnunna, Ekallatum, Alep, Mari, Qatna, pour les principales. La période qui s'étend de 2000 à 1595 est d'ailleurs nommée « Période amorrite ». Elle est marquée par de nombreuses rivalités entre les différents royaumes amorrites, bien connues par les archives retrouvées sur le site de Mari. Après la domination de Isin, puis de Larsa au sud mésopotamien, et celle du royaume de Yamkhad (Alep), face à son rival Qatna, puis la domination éphémère du roi Samsi-Addu, originaire d'Ekallâtum, ce sont finalement le Yamkhad à l'ouest et Babylone (sous le règne d'Hammourabi) à l'est qui se partagent le Proche-Orient dans la seconde moitié du après avoir dominé successivement tous leurs adversaires. Mais ils ne savent pas assurer leur hégémonie, et le verra leur affaiblissement, et l'éclatement de ces deux ensembles, qui seront finalement éliminés par des raids lancés par le roi hittite Mursili Ier autour de 1600. Après cela, les royaumes amorrites sont supplantés par l'établissement de nouveaux ensembles dirigés par de nouvelles ethnies, les Hittites, les Kassites et surtout les Hourrites. Les Amorrites, peuple semi-nomade, fonctionnaient à la base selon un système tribal. Celui-ci perdure même après l'établissement des royautés amorrites fortement marquées par la tradition mésopotamienne. Les rois Amorrites avaient une forte conscience de leur appartenance à un même ensemble, et certaines familles royales, originaires d'une même « maison », conservaient des liens très forts, comme celles de Babylone et d'Ekkalâtum, et celles d'Alep et de Mari. Ils avaient une même conception de la royauté, et des relations diplomatiques, qui sont alors très intenses du fait de la fragmentation de l'espace proche-oriental en royaumes de même puissance. Les principales divinités du Proche-Orient amorrite étaient Addu/Adad, dieu de l'Orage, Dagon, divinité agraire syrienne, et d'autres divinités du panthéon mésopotamien, comme Enlil, Ea, Shamash, Sîn et Ishtar. Un dieu nommé Amurru (dieu) (Martu en sumérien) a bénéficié d'un culte important à cette même période. Il personnifiait les populations amorrites. La langue amorrite est mal connue, car aucun texte écrit en amorrite n'a été retrouvé, l'écriture se faisant alors exclusivement en akkadien. L'amorrite est seulement connu par l'onomastique et certains termes repris en akkadien. Cette langue appartenait au groupe nord-ouest des langues sémitiques. catégorie:Proche-Orient ancien

    Assur (ville)

    Assur est une ancienne ville, capitale de l'Assyrie jusqu'en -879, située sur la rive droite du Tigre. Ses ruines se trouvent actuellement à Qalaat Shergat.

    Histoire

    Le site fut occupé dès la période Obeid. Assur fit partie de l'empire d'Akkad avant de former un petit état à la fin du . Le commerce avec l'Anatolie enrichie la ville vers 2000 av. J.-C. Elle perdit son rang de capitale en 879 av. J.-C. au profit de Kalkhu. La ville fut détruite en 614 av. J.-C. par les Mèdes puis fut réoccupée sous les Parthes. Catégorie:Empire assyrien Catégorie:Site archéologique

    Empire d'Akkad


    L'empire d'Akkad (ou empire akkadien) est un grand État fondé par Sargon d'Akkad (2334–2279 av. J.-C.) qui domina la Mésopotamie de la fin du XXIV au début du XXII siècle.

    Les débuts

    L'empire d'Akkad est avant tout l'œuvre d'un homme, passé à la postérité dans l'histoire de la Mésopotamie : Sargon d'Akkad. Ce personnage est resté très présent dans la tradition mésopotamienne postérieure, et de nombreuses choses ont été écrites à son propos, à tel point qu'il est bien souvent difficile de distinguer la réalité historique de la légende. Un fait reste certain : Sargon n'est pas de sang royal. Son nom de règne (le seul qui lui soit connu), Sharrum-kîn, signifie « roi légitime », comme s'il avait cherché à faire oublier qu'il n'est pas roi de naissance. La légende racontant sa naissance et son enfance ne le cache pas : Sargon serait le fils d'une prêtresse, qui l'aurait abandonné, avant qu'il ne soit récupéré puis élevé par un jardinier. C'est grâce à l'aide de la déesse Ishtar que Sargon, ministre d'Ur-Zababa de Kish, serait devenu roi. Ainsi donc un simple roturier devient souverain d'une des plus grandes cités de Mésopotamie. Mais à cette période, le roi le plus puissant est Lugal-zagezi d'Umma, qui règne depuis la cité d'Uruk. Sargon réussit à le vaincre, et soumet toute la Basse-Mésopotamie. Mais il instaure un changement : alors que les anciens souverains victorieux se contentaient d'une suzeraineté sur les autres rois de la région, il décide d'annexer chacune des vieilles cités-États de Sumer et d'Akkad dans un vaste royaume qui a pour centre une ville qu'il élève au rang de capitale, Akkad. C'est une véritable révolution dans l'histoire de la Mésopotamie.

    Les grandes conquêtes

    Akkad]] Après avoir soumis le Sud de la Mésopotamie, Sargon va diriger des expéditions en direction du nord-ouest. Il soumet la Haute-Mésopotamie, en battant notamment le pays du Subartu et en prenant la ville de Tuttub. Une légende postérieure raconte qu'il serait même allé jusqu'au pays de Purushanda, en Anatolie. D'autres campagnes sont lancées contre les rois élamites d'Awan. Quand Sargon meurt en 2279, son fils Rimush lui succède. Il semble que la fin de règne du grand roi ait été l'occasion d'une grande rebellion du pays de Sumer, qui fut difficilement matée. Il est en tout cas clair que Rimush fait face à ce problème dès son intronisation. Il tient bon, soumet les rebelles, et assure ainsi la postérité de l'œuvre de son père. Pour la première fois là aussi, les conquêtes d'un grand roi ne sont pas perdues à sa mort. Rimush meurt assassiné en 2270, et son frère Manishtusu lui succède. Il mène des campagne en direction du Plateau iranien, et aussi du Golfe Persique, jusqu'au pays de Magan (Oman) Son fils Naram-Sin monte sur le trône en 2254. C'est lui aussi une grande figure de l'histoire mésopotamienne, mais qui a laissé une image plus négative que son grand-père. C'est un grand conquérant : en Syrie, il soumet les royaumes de Mari, Ebla et Alep. Puis il remporte d'autres victoires contre le Subartu, Awan et Magan. Une révolte se produit cependant à nouveau à Sumer : la répression est terrible. Naram-Sin n'aurait selon la tradition rendu convenablement le culte à Enlil, le plus grand dieu de la Basse-Mésopotamie. Les générations postérieures ont condamné cet évènement, qui aurait jeté une malédiction sur le roi d'Akkad et ses successeurs, parce qu'il a suscité l'ire des dieux et a perdu leur soutient. Dans les faits, les dernières années du règne de Naram-Sin marquent effectivement le début de la fin de l'empire d'Akkad.

    Organisation

    Administration du territoire

    L'organisation interne de l'empire d'Akkad reste mal connue, faute de sources. Il apparaît cependant que, après Sargon, les rois de ce pays ont voulu intégrer les régions soumises dans une véritable construction étatique. Les anciens dynastes des cités-États mésopotamiennes sont progressivement remplacés par des gouverneurs aquis à la cause de la dynastie d'Akkad. Les régions soumises perdent donc leur indépendance. Il semble que cela fut mal accepté à Sumer, où la tradition des cités-États était très vivace, ce qui explique les nombreuses révoltes qui eurent lieu dans cette région. Sargon, à qui revient le mérite de la constitution de cet État d'un nouveau type, est parfois présenté comme un visionnaire, qui aurait initié une nouvelle dynamique dans l'histoire mésopotamienne en éliminant le système des cités-États. Il n'en demeure pas moins que cette construction politique restait victime de son statut de précurseur, et que l'expérience pour administrer un si grand ensemble n'était pas encore présente. L'empire d'Akkad semble sous-administré, ce qui explique en partie pourquoi il s'est si vite affondré après la fin des grandes conquêtes.

    Le premier empire

    Pour la première fois dans l'histoire du Proche-Orient, donc, apparaît une grande construction étatique englobant un ensemble d'anciens micro-États en son sein. Ceci entraîne un grand changement dans la conception de la fonction du souverain. Auparavant lié au cadre de la cité-État, celui-ci avait un rôle limité. Avec la constitution d'un vaste empire sous la dynastie d'Akkad, le souverain prend une nouvelle dimension. Cela est surtout latent sous Naram-Sin, qui développe une véritable idéologie impériale. Il se dit « Roi des Quatre Régions » (c'est-à-dire de tout le monde connu), ce qui traduit une ambition de domination universelle, jusqu'alors absente de l'idéologie royale mésopotamienne. De plus, nouveauté là aussi, il fait précéder son nom du déterminatif de la divinité, et dans les représentations il porte la tiare à cornes, attribut des dieux : le roi est donc d'une essence divine.

    La chute d'Akkad

    Le règne de Naram-Sin voit l'arrivée d'une nouvelle menace : les Goutéens. Ce peuple, considéré comme barbare par les Mésopotamiens et originaire des régions occidentales du Zagros, lance plusieurs raids meurtriers en Mésopotamie. Sous le règne de Shar-kali-sharri, fils de Naram-Sin, ils se font de plus en plus menaçants, tandis que la révolte gronde à nouveau dans l'empire. Plusieurs défaites font perdre au roi une grande partie du territoire conquis par ses aïeux, et il en revient à des ambitions plus modestes, se proclamant simplement « roi d'Akkad ». Si la chute d'Akkad est attribuée par la tradition aux Goutéens, rien ne l'atteste clairement. Il semble que l'affaiblissement progressif de l'empire ait laissé la place à de nouvelles ambitions, dont celles des rois goutéens, mais aussi de personnes originaires des différentes régions de l'empire, qui prennent alors leur indépendance, comme il est attesté à Suse, Uruk ou Lagash. L'expérience qu'a constitué l'empire d'Akkad a profondément marqué l'histoire de la Mésopotamie. L'ancien système des cités-États laissa place à une nouvelle forme étatique vouée à la domination universelle. L'empire de la troisième dynastie d'Ur, qui se forme quelques décennies après la chute d'Akkad, se situe dans la continuité de ce premier empire.

    Rois d'Akkad


    - 2334/2279 : Sargon
    - 2279/2270 : Rimush
    - 2270/2255 : Manishtusu
    - 2255/2218 : Naram-Sin
    - 2218/2193 : Shar-kali-sharri
    - 2193/2169 : interrègne
    - 2169/2154 : Shu-Turul Catégorie:Empire akkadien Catégorie:Mésopotamie

    Ur (Mésopotamie)

    Ur (ou Our), actuellement Tell al-Muqayyar, est l'une des plus anciennes villes de Mésopotamie, sur le fleuve Euphrate et proche du golfe Persique. Elle est située dans l'actuel Irak. Elle était une ville sumérienne, très puissante au Dans l'Ancien Testament, Ur est la ville d'origine du patriarche Abraham.

    Histoire

    La ville d'Ur fut fondée pendant la période dite d'Obeid vers la fin du Ve millénaire. Elle fut très riche durant la période dynastique archaïque comme en témoignent le Cimetière royal d'Ur. Après avoir été annexée par Umma et Akkad, les rois Ur-Nammou, Shoulgi et Amar-Sîn restaurent la puissance de la cité en Mésopotamie, durant la période dite de la Troisième Dynastie d'Ur (Ur III). La ville fut mise à sac par les Élamites et les Amorrites en 2007 avant J.-C., perdant à jamais sa suprématie. Elle ne rayonna plus que sur le plan religieux. Elle fut abandonnée au suite à un changement du cours de l'Euphrate.

    Architecture

    Euphrate La ziggourat est un édifice bâti par les rois Ur-Nammou et Shoulgi en l'honneur du dieu-lune Nanna. Elle comportait trois étages, pour une hauteur de 20 mètres. Il fut restauré régulièrement, notamment par Nabonide, souverain de Babylone entre 555 et 539 avant J.-C.

    Voir aussi


    - Cimetière royal d'Ur
    - Urfa (Turquie) Catégorie:Site archéologique Catégorie:Mésopotamie Catégorie:Sumer ja:ウル

    Italie

    |- valign="top" | Président de la République | Carlo Azeglio Ciampi |- valign="top" | Président du Conseil | Silvio Berlusconi
    (gouvernement III au 23 avril 2005) |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{1er janvier{1er novembre{it{it{Commons|Category:Italy|l'Italie{it{wikitravel|l'Italie|Italie{it_icon{Pays d'Europe (UE){Portail Italie

    Renaissance

    ko:르네상스 ja:ルネサンス

    Périodes


    - Renaissance : période de l'histoire ;
    - Renaissance : point de vue artistique. avec spécifiquement la renaissance italienne

    Bateaux


    - Renaissance one
    - Renaissance two
    - Renaissance three
    - Renaissance four
    - Renaissance five
    - Renaissance six
    - Renaissance seven
    - Renaissance eight

    Hymne


    - La Renaissance, hymne national de Centrafrique.

    Jeu


    - Renaissance (jeu) : extension de Ultima Online

    Cappadoce

    Histoire > Antiquité La Cappadoce est un ancien pays d'Asie mineure, actuellement située en Turquie. Région traditionnelle de commerce avec les Assyriens, à cause de ses mines (or, argent, cuivre), elle est envahie par les Hittites au , et intégrée à l'Empire, qui y établit sa capitale Hattousas (actuelle Boğazkale) jusque vers -1200. Ensuite, elle fait partie de l'Empire perse, intégrée par Darius à la troisième satrapie. Ce sont les Perses qui lui donnent le nom Katpatuka (« pays des chevaux de race »), qui donnera ensuite « Cappadoce » — les Grecs, eux, donnent aux Cappadociens le nom de « Syriens blancs ». Elle continue à être gouvernée par ses propres dirigeants organisés en une aristocratie de type féodal. Elle devient ensuite indépendante sous le roi Ariarathès, qui reconnaît symboliquement la suzeraineté d'Alexandre le Grand et fonde une dynastie. Sous Ariarathès IV ont lieu les premiers contacts avec Rome. La Cappadoce devient alors l'alliée de l'empire contre les Séleucides, mais est vaincue. Une période confuse s'ensuit, au terme de laquelle la dynastie d'Ariarathès disparaît dans les guerres avec le royaume du Pont. Rome l'aide alors contre Mithridate, roi du Pont, et maintient au pouvoir Ariobarzane Ier, qui sera appelé Philoromaois (« ami des Romains ») pour cette raison. La Cappadoce soutient ensuite Pompée, puis Jules César, puis Marc Antoine, puis Octave. En 17, suite à la disgrâce du roi Archélaos, la Cappadoce est intégrée par Tibère à l'Empire romain.

    Liste des rois de Cappadoce


    - -362/-330 : Datamès, satrape
    - -330/-330 : Ariamnes Ier, satrape
    - -330/-322 : Ariarathes Ier, satrape
    - -322/-280 : Ariarathes II, satrape puis roi en -301
    - -280/-262 : Ariamnes II
    - -262/-220 : Ariarathes III
    - -220/-163 : Ariarathes IV Eusebes
    - -163/-126 : Ariarathes V Philopator
    - -126/-111 : Ariarathes VI Epiphanes
    - -111/-95 : Ariarathes VII
    - -95/-95 : Ariarathes VIII
    - -95/-95 : Ariarathes IX
    - -95/-62 : Ariobarzanes Ier Philoromaios
    - -62/-51 : Ariobarzanes II Philopator
    - -51/-42 : Ariobarzanes III Eusebes
    - -42/-36 : Ariarathes X
    - -36/17 : Archélaos Le Cappadocien Catégorie:Ancien pays d'Asie Catégorie:Géographie de la Turquie Catégorie:Histoire de la Turquie Catégorie:Province romaine ja:カッパドキア ko:카파도키아

    Anatolie

    ! Catégorie:Géographie de la Turquie Catégorie:Péninsule