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Astyage

Astyage

Astyage (en grec ancien Ἀστυάγης / Astyagês), dernier roi des Mèdes. Il succède à son père Cyaxare en 585 av .J.-C., et épouse la fille de Crésus, roi de Lydie. Selon Hérodote, il marie sa fille Mandane à l'un de ses vassaux, le roi perse d'Anshan, Cambyse I, de la famille des Achéménides. De cette union naît Cyrus II, dont un présage laisse entendre qu'il renversera son grand-père. Celui-ci charge donc Harpage, l'un de ses nobles, de tuer l'enfant, mais Harpage ne fait qu'abandonner l'enfant, qui est recueilli et élevé par un berger. L'histoire est-elle véridique ? Difficile à dire mais vers 550 av. J-C./549 av .J.-C., Cyrus détrône Astyage, et lui laisse la vie sauve.

Sources


- (I, 107–130) ;
- (I, 73–75). Catégorie:Empire mède

Grec ancien


-
Le grec (ἡ Ἑλληνικὴ γλῶττα hê hellênikề glỗtta) est une des langues indo-européennes, apportée en Grèce entre le et le On traite ici du grec ancien, le grec moderne étant décrit dans un article séparé.

Les dialectes

À l'origine, il existait une grande variété de dialectes, regroupés en quatre groupes : arcado-cypriote, occidental, éolien et ionien-attique. Parler du grec ancien n'a pas grand sens si l'on veut se référer à un des idiomes antiques : dans les faits, cependant, le grec désigne le dialecte d'Athènes. L'attique (dialecte du groupe ionien-attique), langue de l'Athènes antique, est la langue dans laquelle est écrite la majorité de la littérature grecque classique. Sous l'influence d'Alexandre le Grand, l'utilisation des dialectes a été réfrénée, de sorte que le monde grec utilisât la koinè, langue commune (c'est le sens de l'adjectif koinos) issue de plusieurs dialectes du groupe ionien-attique. Celui-ci lui permettait de communiquer avec son armée et était enseigné aux habitants des régions conquises, devenant ainsi la lingua franca de l'Antiquité, en concurrence avec le latin. La koinè est ensuite devenue langue officielle de l'Empire romain d'Orient, avant de continuer d'évoluer pour donner naissance au grec moderne d'aujourd'hui. Pour une étude comparative des différents dialectes, consulter Dialectes grecs.

Écritures

La première forme d'écriture attestée pour noter un dialecte grec est le linéaire B, un syllabaire sans rapport avec l'alphabet grec, servant à transcrire une forme archaïque d'un dialecte arcado-cypriote utilisé en Grèce continentale et en Crète entre environ -1550 et -1200. Entre -800 et -200, une écriture proche, le syllabaire cypriote, a été utilisée à Chypre. Ce syllabaire pourrait descendre du cypro-minoéen (voir plus bas). Il faut noter que des écritures plus anciennes que le linéaire B et le cypriote ont existé en Grèce, sans qu'on soit sûr qu'elles ont servi à noter du grec :
- le linéaire A (entre -1800 et -1450, en Crète et dans des îles égéennes) ;
- le crétois hiéroglyphique (entre -1750 et -1600, en Crète) ;
- le cypro-minoéen (entre -1500 et -1200, à Chypre), peut-être dérivé du linéaire A. C'est ensuite l'alphabet grec, hérité des Phéniciens et de leur alphabet, qui a été utilisé sous différentes versions (dites épichoriques) à partir du ou du puis a été normalisé et imposé au reste du monde hellénophone par Athènes en -403. En ajoutant des voyelles à cet abjad sémitique, les Grecs sont les inventeurs des alphabets occidentaux. En effet, emprunté par les Étrusques (cf. Alphabet étrusque), qui l'ont transmis aux Romains, il a donné naissance à l'alphabet latin, mais aussi, sans passer par les Étrusques, à l'alphabet gotique, au cyrillique, à l'alphabet copte… L'histoire de l'alphabet grec constitue un article séparé.

Phonologie

Consulter Prononciation du grec ancien pour un article complet. Résumé :
Le grec ancien est une langue à accent de hauteur possédant deux (ou trois, selon les interprétations) intonations : aiguë et circonflexe (cf. Accentuation du grec). Il se caractérise aussi par un système de consonnes aspirées et par un jeu d'oppositions de quantités vocaliques. Il existe plusieurs règles de sandhi, tant internes qu'externes. En passant de l'indo-européen au grec, la langue a subi de nombreuses modifications phonétiques dont les plus flagrantes sont décrites par la loi de Grassmann, la loi d'Osthoff et la loi de Rix. On note d'autre part qu'il permet de restituer dans de nombreux cas la coloration des laryngales IE. Enfin, c'est une langue centum.

Morphologie

Le grec, comme d'autres langues indo-européennes anciennes, est hautement flexionnel. Outre l'utilisation de désinences, le grec se caractérise par des procédés hérités de l'indo-européen comme l'alternance vocalique, l'utilisation du redoublement et de l'augment pour les verbes.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons du grec ancien. Par exemple, les noms possèdent cinq cas (nominatif, vocatif, accusatif, génitif et datif), trois genres (masculin, féminin et neutre, parfois réduits à un opposition animé / inanimé) et trois nombres (singulier, duel, pluriel et collectif pour les neutres). Le grec moderne n'utilise plus le datif, excepté dans quelques expressions comme en taxei, mais les autres cas sont généralement conservés. On compte trois grands types de déclinaisons, tant pour les noms que les adjectifs (type en -α/η, type thématique en -ος et type athématique), lesquels possèdent plusieurs sous-types. Les pronoms suivent un système qui leur est propre et qui, ayant influencé les types nominaux, n'en sont pas très éloignés. La richesse de la flexion nominale en fait la complexité.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons du grec ancien. Les verbes ont trois voix (active, moyenne et passive), trois personnes et trois nombres. Il se conjugue selon six modes, quatre personnels (indicatif, impératif, subjonctif et optatif) et deux impersonnels (infinitif et participe). Il existe six temps (présent, imparfait, aoriste, futur, parfait, plus-que-parfait), répartis de manière inégale entre les modes. Certaines formations secondaires existent, comme le futur antérieur. Outre le temps, le verbe exprime surtout, de manière très précise, trois aspects (imperfectif, aspect zéro et statique) et plusieurs modes de procès (inchoatif, itératif, fréquentatif, etc.). Seul l'indicatif marque les temps : à tous les autres modes, ce n'est que l'aspect qui est indiqué. Il existe deux grandes catégories de conjugaisons : les thématiques (ou verbes en -ω) et les athématiques (dits verbes en -μι). Ces catégories se divisent en un grand nombre de sous-catégories. Le système verbal est très complexe car la flexion met en œuvre de nombreux procédés comme l'alternance vocalique, la suffixation par le jeu de désinences, l'utilisation d'une voyelle thématique, celle de l'augment et du redoublement. À tous ces procédés s'ajoutent des modifications phonétiques importantes au sein d'un même paradigme. En sorte, il n'est presque pas exagéré de dire qu'il existe plus de verbes irréguliers que de réguliers.

Influence du grec ancien sur les langues modernes

Mots savants et radicaux grecs

Un grand nombre de mots en latin, français et anglais, pour ne citer que ces langues, sont d'origine grecque et la majorité des néologismes savants utilisés de par le monde est bâtie sur des radicaux grecs (souvent mêlés de radicaux latins). Seuls quelques langues, comme l'islandais de manière systématique et, dans une moindre part, l'allemand, n'utilisent pas ces radicaux mais traduisent par calque les termes savants grecs au moyen de radicaux qui leur sont propres.

Mots courants

Des mots comme boutique, caractère ou beurre viennent aussi du grec. Passés par le latin et hérités comme tel dans la langue française (via d'autres langues, comme l'occitan), ils ont subi les mêmes modifications phonétiques que les autres mots hérités et sont maintenant très éloignés de leur étymon grec : il faut reconnaître derrière chacun d'entre eux ἀποθήκη apothếkê, χαρακτήρ kharaktếr et βούτυρον boúturon.

Le dédale synchrone du cosmos politique

Voici, pour illustrer l'omniprésence du grec dans les langues occidentales, un extrait d'un texte de Xénophon Zolotas (Ξενοφών Ζολώτας) dans lequel chaque mot (hormis les mots-outils) est d'origine grecque : :« Sans apostropher ma rhétorique dans l’emphase et la pléthore, j’analyserai elliptiquement, sans nul gallicisme, le dédale synchrone du cosmos politique caractérisé par des syndromes de crise paralysant l’organisation systématique de notre économie. Nous sommes périodiquement sceptiques et neurasthéniques devant ces paroxysmes périphrasiques, cette boulimie des démagogues, ces hyperboles, ces paradoxes hypocrites et cyniques qui symbolisent une démocratie anachronique et chaotique. Les phénomènes fantastiques qu’on nous prophétise pour l’époque astronomique détrôneront les programmes rachitiques, hybrides et sporadiques de notre cycle atomique [...] ».

Divers


- code ISO 639-2 : grc

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
  - dialectes grecs;
  - déclinaisons du grec ancien ;
  - conjugaisons du grec ancien 
  - phonologie du grec, accentuation du grec ;
  - alphabet grec, diacritiques de l'alphabet grec, lettres supplémentaires de l'alphabet grec et histoire de l'alphabet grec ;
  - grec moderne ;
- littérature grecque.

Liens externes


- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81 Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://www.lorem-ipsum.info/_greek Générateur de texte aléatoire grec] en plus de l'habituel lorem ipsum.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec-français/français-grec
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec_ancien.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec ancien-français/français-grec ancien als:Griechische Sprache ja:ギリシア語 ko:그리스어 ms:Bahasa Greek simple:Greek language th:ภาษากรีก

Mèdes

Les Mèdes sont un peuple de l'Iran ancien, voisin des Perses, avec lesquels ils ont souvent été confondus. Ils occupaient un territoire qui recouvre le nord-ouest de l'actuel Iran, au sud de la mer Caspienne actuel Azerbaidjan, autour de leur capitale Hangmatana/Ecbatane au 1er millénaire avant l'ère chrétienne. Les Mèdes formèrent un empire au début du qui dura jusqu'en 550 avant J.-C. Cet empire rivalisait avec le royaume de Lydie et Babylone.

Histoire

Les Mèdes apparaissent dans l'Histoire lorsque les scribes des souverains assyriens les mentionnent pour le première fois au Mais on sait grâce à l'archéologie qu'ils sont arrivés en Iran dans la seconde moitié du . Ils forment d'abord un ensemble de petits royaumes faibles dont les souverains résident dans des forteresses (sites de Godin Tepe, Nush-i Jân), mais il s'agit cependant d'une population essentiellement semi-nomade. Vers le , un premier royaume mède unifié apparaît (selon Hérodote, il est fondé par Deiocès). Le premier roi mède attesté historiquement est Phraortes (675-623 avant J.-C.), qui meurt au cours d'un combat face au roi assyrien Assarhaddon. Le royaume mède tombe ensuite sous la coupe des Scythes, avant d'être libéré par son plus grand roi, Cyaxare (623-585 avant J.-C.). Celui-ci s'allie au Babylonien Nabopolassar pour détruire l'Empire Assyrien (prise de Ninive en 612 avant J.-C.). Il se lance ensuite sans succès dans une guerre contre le royaume Lydien. Mais son règne fait du royaume mède une grande puissance politique : il détruit le royaume d'Urartu, et soumet les Perses. Son successeur Astyage (585-550 avant J.-C.) est selon la tradition un roi de faible envergure. Il sera détrôné par le roi perse Cyrus II (qui est selon Hérodote son petit-fils, sa fille ayant épousé le roi perse Cambyse Ier , qui annexe le royaume mède. Celui-ci apparaît en fait comme l'œuvre de Cyaxare, dont l'héritage est repris par les Perses, qui fondent le plus puissant Empire de leur temps. Les Mèdes n'ont pas laissé de sources écrites. Leur langue, leurs structures sociales, économiques et politiques sont donc inconnues. Leurs pratiques religieuses sont révélées par l'archéologie, qui a découvert des vestiges de temples du Feu dans certains sites mèdes, ce qui ferait de la religion mède une religion de type iranien, pré-mazdéenne.

Identité des Mèdes

Les informations à leur sujet sont assez contradictoires. Lorsqu' Hérodote en parle, il ne fait pas de différence entre eux et les Perses. Les guerres entre les Grecs et les Perses sont même appelées guerres médiques, ce qui laisse à penser que les deux peuples ne font qu'un. Cependant, après la conquête macédonienne, les grecs commencèrent à mieux connaître les peuples d'Asie. Bérose, un prêtre chaldéen, astronome et historien de Babylone du début du av. J.-C., rapporte que les Mèdes étaient différents des Perses. Ayant accès aux archives babyloniennes, il écrivit une histoire de la Mésopotamie où il est dit que les Mèdes en étaient les anciens habitants. On considère que les Sumériens et les Élamites furent les premiers habitants de la Mésopotamie. Selon l'histoire de Bérose,
- les Chaldéens auraient régné jusqu'en -2286 (donc à la même époque que les Sumériens, de -3800 à -2300 environ)
- les Mèdes auraient régné 234 années, de -2286 à -2052, correspondant à la troisième dynastie sumérienne d'Ur
- les Chaldéens auraient régné 458 années de -2004 à-1546, époque de Hammourabi)
- les Kassites auraient régné 245 années de 1546 à 1301. Strabon, dans sa Géographie (XV,2,8) indique:
« Le nom d'Ariane s'étend sur des parties de la Perse et de la Médie (..), ainsi qu'aux Bactres et Sogdiens au Nord; car ceux-ci parlent a peu près le même langage, avec de légères variations. »
Plusieurs vocables nous sont restés des Mèdes : Strabon, toujours dans sa Géographie (XI, 14, 8), indique ainsi
«Au moment où il quitte la région montagneuse proche du Niphatès où il a pris sa source, le Tigre traverse ce lac, mais il n’y mêle pas ses eaux tant son courant est rapide. De là lui vient son nom de Tigre, tigris étant le mot qui désigne la flèche chez les Mèdes.»
Comparant les langues mède et perse, Herodote mentionne également le mot Spaka (chien) (toujours présent dans les langues iraniennes actuelles telles que le kurde et le talysh). De manière générale, le dialecte kurde kurmandji, pourrait descendre du mède, ce qui explique pourquoi nombre de Kurdes actuels se considèrent les descendants les plus proches des Mèdes (l'origine exacte des kurdes restant cependant plus ouverte dans les milieux académiques).

Liste des rois mèdes


- -728 à -675 : Deioclès
- -675 à -623 : Phraortès
- -623 à -585 : Cyaxare
- -585 à -550 : Astyage

Bibliographie


- Le Peuple et la Langue des Mèdes, Jules Oppert, 1879

Voir aussi

Proposition de déchiffrement de l'élamite achéménide: [http://www.lostlanguages.com/achaemenid.htm](en anglais) Fred Hamori (chercheur hongrois) http://users.cwnet.com/millenia/medescyth.html (en anglais) Catégorie:Antiquité ! Catégorie:Histoire de l'Iran Catégorie:Mésopotamie Medes Medes ja:メディア王国

Cyaxare

Cyaxare, fils et le successeur de Phraortes, souverain du royaume mède de 653 à 585). Il réorganisa l'armée mède et attaqua l'Empire assyrien, mettant le siège devant Ninive, capitale de l'Assyrie, avant de devoir faire demi-tour : les Scythes menaçaient en effet son royaume. Il fut vaincu par les cavaliers scythes de Madyès au nord du lac d'Ourmia en 633 et contraint de se soumettre au joug scythe. Vers 615, Cyaxare fit assassiner Madyès lors d'un banquet, se libérant ainsi de la domination des Scythes. Il reconstitua lentement la puissance mède avant de s'attaquer à nouveau à l'Assyrie : il s'allia à Nabopolassar, roi de Babylone, et leurs armées prirent et détruisirent Ninive en août -612. Les deux vainqueurs se partagèrent l'ancien empire, dont la moitié nord revient à la Médie. Cyaxare poursuivit ses conquêtes vers l'ouest, s'emparant de Toushpa, capitale de l'Urartu, en 590 avant de déclarer la guerre à la Lydie. Cyaxare et Alyatte de Lydie luttèrent jusqu'à l'éclipse du 28 mai 585, qui effraya tellement les deux camps qu'ils signèrent aussitôt la paix, le fleuve Halys devenant la frontière entre les deux royaumes. Cyaxare mourut peu de temps après, et son fils Astyage prit la tête de la Médie. Catégorie:Empire mède

Crésus

Crésus () est un roi de Lydie de -561 à -547. Les sables aurifères de la rivière Pactole lui assurèrent une fortune colossale, laquelle lui permit de bâtir sa légende par des offrandes généreuses aux temples grecs. Il fit en particulier reconstruire le temple d'Artémis à Éphèse, l'une des sept merveilles du monde antique. Le règne de Crésus termine la dynastie des Mermnades fondée par Gygès en -687. Son nom est resté dans le langage courant avec l'expression « riche comme Crésus ». Cresus Cresus Cresus Cresus

Lydie

La Lydie est un ancien pays d'Asie mineure, situé sur la mer Égée et dont la capitale était Sardes. Elle était connue par Homère sous le nom de Méonie. La Lydie est évoquée dans les légendes d'Héraclès et Omphale, ou de Tantale et Pélops (ancêtres des Atrides).

Géographie

La Lydie était une région occidentale de l'Asie Mineure, bordée au Nord par la Mysie, au Sud par la Carie et à l'Est par la Phrygie. Comprenant les vallées de l'Hermos et du Méandre, la Lydie était située sur le parcours des grandes routes commerciales, et disposait de nombreuses ressources minières propres.

Histoire

Les Lydiens sont un peuple indo-européen qui a d'abord été sous domination phrygienne. Selon Homère, leur nom vient de Lydos, fils d'Attis. Après la chute de la Phrygie, ils repoussent les Cimmériens au C'est le début de l'empire lydien, qui culmine avec le règne de Crésus. La Lydie s'étend alors sur toute l'Asie mineure, Lycie exceptée. Les guerres de Crésus laissent pourtant la Lydie en piteux état, et elle est conquise par Cyrus le Grand (546 av. J.-C.) et annexée à la Perse. Après les conquêtes d'Alexandre le Grand, elle fait partie du royaume des Séleucides, puis de celui de Pergame (260), et enfin de l'Empire romain en 129 av. J.-C.

Liste des rois de Lydie

La Lydie forma de 1579 à 548 av. J.-C. un royaume dont les limites varièrent, mais qui, sous Crésus, s'étendait de la mer Égée à l'Halys. Le royaume eut trois dynasties de rois, les Atyades (1579 à 1292), les Héraclides (1292 à 708), les Mermnades (708 à 547).
- Atyades :
  - v. 1579 - ? : Moeon ou Manès
  - v. 1292 : Pylémène
- Héraclides :
  - 1292 - 1219 : Argon
  - 1219 - 797 : Dix-huit rois inconnus
  - 797 - 761 : Ardyssos I
  - ? - ? : Alyatte I
  - ? - ? : Mélès
  - 714/685 : Candaule
- Mermnades :
  - 685/644 : Gygès
  - 644/615 : Ardyssos II
  - 615/610 : Sadyattès
  - 610/561 : Alyatte II
  - 561/547 : Crésus

Économie

Située sur la route commerciale entre le bassin Méditerranéen et l'Asie Centrale, la Lydie a su tirer les avantages de sa situation géographique, grâce à des taxes et des droits de douane. Disposant d'importantes ressources minières propres, notamment en électrum (mélange d'or et d'argent), onyx et mica dans le fleuve Pactole et le mont Tmolos, la Lydie fut l'eldorado de la Grèce, avec qui elle entretenait de nombreux échanges commerciaux, notamment par l'intermédiaire des cités grecques du littoral anatolien. Puissance économique, la Lydie était aussi une puissance bancaire, puisque les Lydiens inventèrent l'usage de la monnaie.

Voir aussi


- Camblès ;
- Crésus ;
- Pactole. Catégorie:Asie mineure Catégorie:Empire achéménide ja:リディア

Cyrus II

Cyrus II († 530), dit Cyrus le Grand, est le fondateur de l’Empire perse, successeur de l’Empire mède. Il appartient à la dynastie des Achéménides.

Légendes de naissance

La naissance de Cyrus fait l’objet de légendes orales qui entourent traditionnellement en Mésopotamie les figures de fondateurs, à l’instar de Sargon d'Akkad. Selon Hérodote (I, 107–130), Cyrus II est le fils de Cambyse, fils du roi perse Cyrus I, et de Mandane, fille du roi mède Astyage. Or Astyage a vu en rêve que son petit-fils deviendrait roi à sa place : il ordonne à Harpage, l’un de ses parents, de faire disparaître l’enfant. Harpage, ne voulant pas en être le meurtrier, le confie à Mithridatès, bouvier royal de la cour mède. La femme de celui-ci, qui vient de perdre un enfant mort-né, le convainc de ne pas exposer le bébé aux bêtes fauves, mais de le garder et de l’élever comme leur enfant. Mithridatès subsitue donc à Cyrus son fils mort-né, dont il abandonne le corps dans la montagne, paré des habits du prince. La ruse est découverte lorsque Cyrus a dix ans : lors d’un jeu dans lequel il tient le rôle de roi, il a sévèrement puni le fils d’Artembarès, dignitaire mède. Celui-ci le dénonce à Astyage, qui reconnaît son petit-fils. Pour se venger d’avoir été trahi, le roi sert à Harpage les restes de son propre fils lors d’un festin. Puis, les mages ayant assuré qu’il n’a plus à redouter, Cyrus ayant porté le nom de roi, il renvoie le garçon auprès de ses parents véritables. Selon une autre version, rapportée par Justin (I, 4.10), Cyrus bébé, abandonné par Mithridatès dans la montagne, est recueilli par une chienne qui le nourrit et le défend contre les bêtes sauvages. Enfin, une troisième version, probablement recueillie par Ctésias et rapportée par Nicolas de Damas, veut que le père de Cyrus ait été un dénommé Atradatès, de l’ethnie méprisée des Mardes, brigand de son état — et sa mère, une gardeuse de chèvres. « Donné » à l’échanson royal Artembarès, Cyrus finit par en être adopté et par en hériter la charge. Si l’on écarte les éléments mythiques, il semble certain que Cyrus II est l’héritier de la dynastie achéménide des rois d’Anshan, qu’on a localisé dans la plaine du Marv Dasht, dans le Fars.

La constitution de l'Empire perse

La guerre médo-perse

Vers 553, une guerre éclate entre Astyage et Cyrus. Les sources babyloniennes (le Songe de Nabonide et la Chronique de Nabonide) et grecques ne s'accordent pas sur la responsabilité du conflit. Si Hérodote présente la marche contre Ecbatane du fait de Cyrus, la Chronique indique qu'Astyage « mobilis[e] [son armée] et il march[e] contre Cyrus, roi d'Anshan, en vue de la conquête. » Toujours est-il qu’il s’ensuit une guerre médo-perse de plusieurs années. Astyage a placé Harpage à la tête de l’armée mède : ce dernier trahit son souverain et exhorte l’armée à faire de même lors de la première bataille, qui voit une victoire des armées perses. Cependant, contrairement à ce que prétend Hérodote (I, 130), cette bataille ne suffit pas à emporter la décision. Selon Ctésias (utilisé par Diodore, IX, 23), Astyage renvoie alors ses officiers, en nomme de nouveau et prend lui-même en main la conduite de la guerre. Selon Nicolas de Damas et Polyen (VII, 6–9), les combats sont violents en Perse, particulièrement près de Pasargades. Cependant, Cyrus finit par retourner la situation et remporte la victoire. Il se lance alors dans la conquête de la Médie, et Ecbatane finit par tomber vers 550. Cyrus épargne Astyage, qui conserve un train de vie princier, et se pose même comme son successeur : selon Ctésias et Xénophon, il épouse sa fille Amytis. L’Empire mède passe ainsi entièrement sous le contrôle perse.

La conquête de la Lydie

On ne connaît pas précisément les campagnes que mène Cyrus dans les années suivant sa victoire sur Astyage. Mais c’est probablement vers 547 que Crésus, roi de Lydie, attaque l’empire perse : selon Hérodote (I, 46), :« l’empire d’Astyage, fils de Cyaxare, détruit par Cyrus, fils de Cambyse et celui des Perses, qui prenait de jour en jour de nouveaux accroissements, lui firent mettre un terme à sa douleur (liée à la mort de son fils Atys). Il ne pensa plus qu’aux moyens de réprimer cette puissance avant qu’elle devînt plus formidable. » La volonté de conquête s’ajoute à ces motifs de prudence : Hérodote explique plus loin que « Crésus partit donc avec son armée pour la Cappadoce, afin d’ajouter ce pays à ses États (…) et par le désir de venger Astyage, son beau-frère » (I, 73). Le Lydien s’est préparé en interrogeant l’oracle de Delphes lequel, comme à son habitude, a fourni une réponse ambiguë, lui assurant que « s’il entreprenait la guerre contre les Perses, il détruirait un grand empire » (I, 53), et lui conseillant de rerchercher « l'amitié des États de la Grèce qu’il aurait reconnus pour les plus puissants » (ibid.). Aussitôt, Crésus avait noué un traité d'alliance avec Sparte. La contre-attaque de l’armée perse ne se fait pas attendre. Lorsque Cyrus arrive en Cappadoce, il propose à Crésus de devenir satrape de Lydie, autrement dit d’accepter la domination perse, mais celui-ci refuse. Crésus est confiant, car il a passé des alliances non seulement avec Sparte mais aussi avec l’Égypte d’Amasis et Babylone — mais celle-ci n’intervient finalement pas dans le conflit. De son côté, Cyrus a demandé aux cités grecques d'Ionie de faire défection, mais sans succès (Hérodote, I, 76). Après la bataille de Pteria en Cappadoce, Crésus, qui ne s’avoue pas vaincu, fait marche arrière. L’hiver étant venu, il démobilise son armée et espère pouvoir profiter de la mauvaise saison pour mettre sur pied une armée encore plus puissante. Contre toute attente, Cyrus lance son offensive en plein hiver ; après de nombreuses batailles, il finit par forcer Crésus à se réfugier dans sa citadelle de Sardes. Au quatorzième jour du siège, la ville tombe (probablement en 546). Comme pour Astyage, Cyrus laisse la vie sauve à Crésus, lui attribuant les revenus d’une ville de la côte pour maintenir son train de vie. Les cités grecques d’Asie mineure refusent quant à elles de se rendre, mais des révoltes à Babylone et en Asie centrale obligent Cyrus à rentrer en urgence à Ecbatane. Il confie la charge de lever les tributs à un Lydien, Paktyès ; celui-ci se révolte, rassemble les Lydiens et marche sur Sardes. Cyrus dépêche son général Mazarès régler l’affaire ; il finit par capturer Paktyès, et met complètement l’armée lydienne sous commandement perse. Mazarès commence à conquérir une à une les cités grecques ; puis, à la mort du général, Cyrus envoie Harpage achever la conquête, qui dure quatre ans.

La conquête de l’Asie Centrale

Après son départ de Sardes, Cyrus se dirige vers la partie orientale de son empire ; malgré l’acte d’allégeance des peuples d’Asie centrale après le renversement d’Astyage, plusieurs tribus se sont en effet soulevées. On ne connaît pas la chronologie des nouvelles conquêtes que Cyrus accomplit, mais lorsqu’il marche sur Babylone en 540 se sont ajoutés à son empire la Parthie, la Drangiane, l’Arie, la Chorasmie, la Bactriane, la Sogdiane, le Gandhara, la Scythie, la Sattagydie, l’Arachosie et le Makran.

La conquête de Babylone

Le royaume néo-babylonien de Nabonide est le second grand rival de l’Empire perse constitué par Cyrus. De fait, les hostilités avec Babylone ont certainement commencé au cours des années 540 ; à la fin de cette décennie, la guerre ouverte éclate. Bénéficiant du soutien d’Ugbaru, gouverneur babylonien du pays de Gutium, l’armée de Cyrus remporte une première victoire à Opis (10 octobre 539), puis à Sippar, et enfin assiège Babylone où s’est retranchée l’armée du roi Nabonide. La ville est puissamment fortifiée, et dispose de suffisamment de réserves pour soutenir un long siège. Les Perses détournent alors le cours de l’Euphrate pour permettre à une petite troupe sous la conduite d’Ugbaru de s’emparer des citadelles, alors que les Babyloniens célèbrent une grande fête religieuse. Quatre jours plus tard, le 12 octobre 539, Cyrus fait son entrée dans la ville. Là encore, Nabonide est épargné. Selon deux textes cunéiformes, le Cylindre de Cyruset le Panégyrique de Cyrus, Nabonide était un roi impie, qui avait abandonné le culte de Mardouk : Cyrus au contraire ramène les idoles chassées dans les temples de Babylone, et entreprend de grands travaux de restauration des remparts, des temples et des bâtiments civils. En fait, il est plus probable que Cyrus se soit accaparé les réalisations de Nabonide, celui-ci étant connu comme un roi bâtisseur. L’Ancien Testament raconte comment Cyrus autorise les Judéens exilés à Babylone à rentrer à Jérusalem, et donne l’ordre de reconstruire le Temple détruit lors de la prise de la ville par Nabuchodonosor. Présenté comme le protégé de Mardouk par le Cylindre, Cyrus devient l’oint de Yahvé dans le livre d'Ésaïe : « Ainsi parle l’Éternel à son oint, à Cyrus, qu’il tient par la main, pour terrasser les nations devant lui, et pour relâcher la ceinture des rois, pour lui ouvrir les portes, afin qu'elles ne soient plus fermées » (45:1–3). Mais la Judée a été considérablement appauvrie dans l’intervalle, et seule la fondation du Temple peut avoir lieu sous le règne de Cyrus. La Judée ne redevient pas un royaume indépendant, mais une province de l’Empire perse, qui sert les intentions stratégiques de Cyrus face à l’Égypte. Toute la région conquise fut réunie en une seule et immense satrapie réunissant Babylone, la Syrie, et la Palestine.

La mort de Cyrus

La fin de la vie de Cyrus est mal connue ; on sait seulement qu’il lance une campagne contre les Massagètes d’Asie centrale. Il meurt pendant cette campagne, en 529. Son fils Cambyse, qu’il a désigné comme successeur (Hérodote, I, 208), fait ramener son corps à Pasargades, où il repose dans le tombeau qu’il a fait construire de son vivant (Ctésias §8). Le monument est encore visible aujourd'hui.

Sources


- Dinon, préservé par Athénée (XIV, 633d–e) ;
- Ctésias, préservé par Nicolas de Damas (FGrH 90. F66) ;
- ;
- (I) ;
- (I, 4 et suivants) ;
- .

Bibliographie


- ;
- J. Cook, “The Rise of the Achæmenids and Establishment of their Empire”, Cambridge History of Iran n° II (1985), p. 200–291 ;
- P. Dhorme, « Cyrus le Grand », Revue biblique n° 9 (1912), p. 22–49 ;
- R. Drews, “Sargon, Cyrus and Mesopotamian Folk History”, Journal of Near-Eastern Studies n° 33 (1974), p. 387–393 ;
- M. Mallowan :
  - “Cyrus the Great (558–529 B.C.)”, Iran n° 10 (1971), p. 1–17,
  - “Cyrus the Great (558–529 B.C.)”, Cambridge History of Iran n° II (1984), p. 392–419 ;
- A. T. Olmstead, History of the Persian Empire, University of Chicago Press, Chicago, 1959 (ISBN 0226627772) ;
- D. Stronach, “Cyrus the Great”, Bastan Chenasi va Homar-e Iran n° 7–8 (1971), p. 4–21.

Notes

Les passages d’Hérodote sont issus de la traduction de Larcher, [http://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/index.htm disponible en ligne]. Il s’agit probablement du Gobryas mentionné par Xénophon dans la Cyropédie : le personnage est présenté comme un Assyrien souhaitant venger le meurtre de son fils par Nabonide, jaloux des exploits du jeune homme à la chasse (IV, 6, 1–11). Extrait de la traduction Segond. Catégorie:Décès en -530 Cyrus 2 ja:大キュロス

Harpage

Harpage (en grec ancien Ἅρπαγος / Harpagos) est un dignitaire mède de la fin du . Selon Hérodote (I, 108 sqq.), il est chargé par Astyage, roi des Mèdes, de tuer son petit-fils Cyrus. Harpage désobéit et se contente d'abandonner l'enfant dans un bois, où il est sauvé et élevé par un berger. Quand des années plus tard Cyrus se fait reconnaître par Astyage, celui-ci, pour se venger de son vassal, fait égorger le fils d'Harpage et sert les membres à son père lors d'un festin. Harpage sert alors définitivement Cyrus dont il favorise l'accession au trône. Vers 545544, il reçoit le commandement de la Lydie, que Cyrus vient d'arracher au roi Crésus. Catégorie:Empire achéménide

550

ko:550년 nb:550 Catégorie:550
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Années 530 | Années 540 | Années 550 | Années 560 | Années 570
545 | 546 | 547 | 548 | 549 | 550 | 551 | 552 | 553 | 554 | 555
---- Cette page concerne l'année 550 du calendrier julien.

Événements

Afrique


- Le royaume nubien d'Alodia est converti au christianisme par des missionnaires coptes.
- Le roi nubien Silco extermine les Blemmyes, alliés des Ethiopiens, qui occupaient les déserts de la mer Rouge jusqu’aux approches de l’Egypte (milieu du VI° siècle).
- Bientôt les Bedja envahissent le désert, coupant Aksoum de ses liens avec le Nord. Dès la fin du VII° siècle, ils se mettent à piller et occuper le plateau érythréen.

Asie


- Fin de l’empire Gupta en Inde. Le royaume de Magadha est dirigé jusqu’au par une dynastie Gupta qui ne semble pas avoir de parenté (le premier nom de roi connu est celui de Krishnagupta). De nombreuses dynasties locales reprennent de l’importance, comme celle des Maitrakas dans le Gujerat ou celle des Vardhana à Thânesar.
- En Inde, le Châlukya Pulakeshim Ier transfère sa capitale d’Aiholi à Bâdâmi (550-760).
- Dynastie gurjâra à Mândavyâpura (Mândor) et dans le sud du Gujerat (v. 550-861).
- Les mathématiciens indiens inventent le zéro.
- Cambodge : au milieu du , le Funan est conquis par un royaume vassal, le Zhen-la, pays des Kambujas, ancêtres des Khmers.
- Dynastie Qi du Nord (Bei Qi, Pei Ts’i) (550-557) dans le Nord de la Chine.
- Corée : Au milieu du VI° siècle, le Silla conquiert le Kaya et s’empare de territoires autour de Séoul et de la vallée du Han, tandis que le Koguryo et le Paekche perdent régulièrement des territoires. Les trois Etats ont une culture forte et distincte. Le Koguryo excelle dans l’art militaire, le Silla met en place des institutions sociales et politiques plus durables. Le Paekche entretient des relations avec la Chine et le Japon et développe une grande civilisation, mais il est faible politiquement et militairement.

Proche-orient


- Les Sassanides construisent de nouvelles lignes de défenses, comprenant le « mur d’Alexandre », dans la plaine au nord de Gorgan (Iran).

Europe


- Vers cette année, les Anglo-saxons reprennent leur progression vers l'Ouest repoussant ou soumettant les populations romano-britanniques.
- Fin de l’émigration progressive des Angles, des Saxons et des Jutes en Grande-Bretagne.
- Apogée de l’émigration des Bretons en Armorique (550-560), qui prend le nom de Bretagne.
- Martin de Braga, issu d’une famille d’Europe centrale, est promu évêque, puis archevêque. Il convertira la Lusitanie au catholicisme (559). Il combat le paganisme et les différentes hérésies. Il interdit la désignation des jours de la semaine par les noms des astres ou par ceux des dieux. Il échouera dans son projet d’éradication des pratiques païennes et magiques.
- Justinien occupe l’Italie puis la Bétique (550-552).
- Après que Bélisaire, frustré par manque de renfort et de finances, est rappelé d'Italie à Byzance, Totila reprend Rome et recommence la conquête de l'Italie.
- Le pape Vigile introduit le nom de l’empereur d’Orient dans la date de ses actes.
- Cassiodore fonde le monastère de Vivarium à Bruttium (sud de la Calabre actuelle), dans le but d’y traduire et d’y préserver les manuscrits de l’ère chrétienne.
- Léontinus de Bordeaux construit neuf églises.
- Childebert fonde l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés.
- Age de Vendel en Scandinavie, du nom d’un site archéologique suédois (550-800) (tombes à navire, tumuli funéraires des sites de Valsgärde (550) et de Vendel (500)).
- La Getica, de l’historien goth Jordanès, mentionne les Finnois (Scretefennae, les « Finnois qui glissent ») et établit que les Danes, venus de Scanie, ont expulsé définitivement les Hérules du Danemark.

Naissances


-

Décès en 550


- Âryabhata, savant indien.

Catégorie:Empire mède

Catégorie:Histoire de l'Iran Catégorie:Proche-Orient ancien Article principal : Mèdes.

Mark Foggo's Skasters

Mark Foggo´s Skasters ist eine Ska-Band aus Eindhoven in den Niederlanden und zeichnet sich durch schnellen, sehr tanzbaren Stil aus. Die Texte sind meistens recht einfach gehalten und eher banal als tiefgründig. Mark Foggo spielt seit den frühen 80ern Ska, kam aber selbst ursprünglich aus der Punk-Bewegung. In der Ska-Szene sind Mark Foggo´s Skasters europaweit bekannt und gehören in einem Atemzug mit Szenegrößen wie The Busters (D), The Hotknives (GB), Rude and Visser (NL) und New York Ska-Jazz Ensemble (USA) genannt. Mark Foggo selbst ist für sein besonderes Showtalent und seinen stechenden Blick bekannt. So übernimmt er bei seinen Bühnenshows zusätzlich zum Gesang die Rolle des Entertainers und Einheizers. Man darf Mark Foggo´s Skasters als reine Live-Band ansehen, auch wenn es mehrere Alben der Gruppe gibt. Diese sind jedoch überwiegend in dürftiger Qualität produziert und spiegeln nicht im Geringsten die Energie und musikalische Qualität wieder, die man bei Mark Foggo´s Skasters live auf der Bühne erleben kann.

Diskografie


- Speeding my Life away, 1980 Polydor
- State of Mind, 1984 Boni
- Weapons and Guitars, 1985 EMI
- Ska Pig, 1989, Skank
- Captain Skarlet, 1990, Skank
- Couldn't Play Ska, 1992, Universe
- Ska Pig, 1993, Universe
- Lucky to be alive, 1994, Universe
- Haircut, 1995, Skanky' Lil Records
- St. Valentinesday Massacre, 1998, Skanky' Lil Records
- The Missionaries of Ska, 2002, Skanky' Lil Records
- Shake the Baby, 2003, Skanky' Lil Records
- You shot me, 2005, Skanky´Lil Records Kategorie:Skaband

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Hindmarsh may refer to
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Ernest the Iron (German: Ernst der Eiserne) (born 1377 in Bruck an der Mur; died June 10, 1424 in the same place) was from the Habsburg dynasty, and as a member of the Leopoldine Line, was the ruler of Styria,
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Lenoxx Electronics Corporation
Lenoxx Electronics Corporation is a United States distributor of electronic equipment. The brand appeared in the late 1980s as a transportable stereo (boombox) model. Products from this company bear more than one brand. Common examples are Lenoxx Sound and Durabrand (Sold by Wal-Mart). Market position is at the low end with products rarely over $80. The company's products are often sold at discount and drug stores, but rarely in other markets.

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Marie Leszczynska
:Note that this name is very often misspelled in various ways. Maria Karolina Katarzyna Leszczyńska (17031768) was a queen consort of France and a Polish princess. She was a daughter of King Stanisław Leszczyński of Poland (later Duke of Lorraine
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