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| Athaulf |
AthaulfAthaulf est roi des Wisigoths de 410/411 à 415. Beau-frère et successeur du roi Alaric, il appartient à la famille sacrée des Balthes. Alors que les Wisigoths se trouvent dans la région de Cosenza en Calabre où Alaric a été inhumé, il décide d'abandonner le projet de ce dernier d'une invasion de l'Afrique romaine par la Sicile et remonte vers le Nord de l'Italie ; entré en Gaule en 412, il enlève aux usurpateurs Jovin et Sébastien la Provence puis l'Aquitaine (413). Peu après, le 1er janvier 414, il épouse en grande pompe à Narbonne Galla Placidia, sœur de l'empereur légitime Honorius, qui était captive du roi Alaric après le sac de Rome d'août 410. En 415, il se prépare à envahir l'Espagne lorsqu'il est assassiné, trahit par l'un de ses officiers dans Narbonne.
De son union avec Galla Placidia naquit en 414/415 un fils au nom, révélateur, de Théodose. Ce dernier meurt mystérieusement en bas-âge, très probablement assassiné à l'instigation de la faction wisigothique hostile à Athaulf. En effet, ce dernier souhaitait restaurer l'Empire romain grâce à la force gothique, ce qui ne plaisait pas à une partie de la noblesse. Par son mariage avec Galla Placidia, il devait également songer à faire élire son propre fils Théodose, empereur d'Occident.
Le nouveau roi, Sigéric, règne à peine 15 jours avant d'être lui aussi assassiné au nom de la faide germanique (« vendetta »), à l'instigation des anciens partisans du roi Athaulf. Le noble Wallia, un balthe, est alors élu roi.
Voir aussi
- Wisigoths ;
- Migrations germaniques ;
- Empire romain d'Occident…
Catégorie:Personnalité politique de la Rome antique
Athaulf
WisigothsLes Wisigoths (en allemand Westgoten, ou Goths de l'Ouest), ou Tervinges, étaient un peuple germanique d'origine scandinave, issu de la Suède méridionale et incorporé tardivement dans l'Occident romain. Après la chute officielle de l'Empire romain occidental (476), les Wisigoths ont continué pendant près de 250 ans à jouer un rôle important en Europe occidentale. C'est à coup sûr le peuple barbare le plus prestigieux d'Europe, tant par sa longue histoire et ses origines mythiques, que par ses traces qu'il laissa longtemps dans les esprits.
Alors qu'ils occupaient l'ancienne province romaine de Dacie depuis la fin du , les Wisigoths ont adopté peu à peu l'arianisme, à partir de l'année 341, c'est-à-dire une branche du christianisme qui affirme que Jésus-Christ n'est pas Dieu, mais un être distinct créé directement par ce dernier. Cette croyance était en opposition totale avec la croyance chrétienne qui était majoritaire dans l'empire romain et qui plus tard s'est scindée en catholicisme et orthodoxie. Les Wisigoths sont restés fidèles à l'hérésie arienne officiellement jusqu'en 589, lorsque le roi Récarède I (en espagnol : Recaredo) choisit de se convertir publiquement, faisant ainsi joindre officiellement l'Église catholique au royaume wisigothique d'Espagne. Toutefois, après cette date, un fort parti arien demeura fort actif et influent, notamment dans la noblesse. Il en sera encore question au début du dans les derniers jours de l'Espagne wisigothique.
Histoire
Protagonistes des invasions barbares
Les Wisigoths sont apparus pour la première fois dans l'Histoire en tant que peuple distinct en l'an 235, quand ils envahirent et dévastèrent la Dacie. A partir de 268, ils s'attaquent à l'Empire romain et tentent de s'installer dans la péninsule des Balkans. Cette invasion concerna aussi les provinces romaines de Pannonie et d'Illyrie et menaça même l'Italie. Cependant, les Wisigoths furent battus près des frontières modernes d'Italie et de Slovénie et à la Bataille de Naissus, en septembre 269.
Au cours des trois années suivantes, ils furent repoussés au-delà du Danube par une série de campagnes militaires menées par l’ empereur Claude II le Gothique, le futur empereur Aurélien étant le commandant de la cavalerie.
Cependant, ils purent se maintenir en Dacie, qu'Aurélien fit évacuer en 271, transférant la population vers une nouvelle province créée au sud du Danube sous le nom de Dacia Ripensis.
Ils y restèrent établis jusqu'en 376, lorsqu'un de leurs deux chefs, l'arien Fritigern, fit appel à l’ empereur romain Valens et lui demanda l'autorisation de pouvoir s'installer sur les berges Sud du Danube, afin de se protéger des Huns, incapables de traverser en force ce large fleuve.
Valens accorda sa permission et aida même les Wisigoths à traverser le Danube. En retour, Fritigern dut fournir des mercenaires pour l'armée romaine.
Mais, l'année suivante, une famine éclata sur les terres occupées par les Wisigoths et les gouverneurs romains de leurs territoires les traitèrent cruellement. Comme Valens ne répondait pas aux appels à l'aide de Fritigern, celui-ci prit les armes. La guerre qui s'ensuivit se termina le 9 août 378 lors de la bataille d'Andrinople où Valens mourut. Fritigern, victorieux, fut reconnu comme roi par son peuple et les Wisigoths devinrent la principale puissance des Balkans.
Le successeur de l'empereur Valens, Théodose I, conclut la paix avec Fritigern en 379. Le traité fut respecté jusqu'à la mort de Théodose en 395. Cette même année, Alaric I, le plus célèbre des rois Wisigoths, monta sur le trône, alors qu'à l'empereur Théodose succédaient ses deux fils incapables : Arcadius en Orient et Honorius en Occident.
Au cours des quinze années suivantes les conflits furent entrecoupés par des années d'une paix vacillante entre Alaric et les puissants généraux germaniques qui commandaient les armées romaines.
Mais, après l'assassinat du général d'origine vandale Stilicon (Stillicho) par Honorius en 408 et après le massacre des familles de 30 000 soldats wisigoths servant dans l'armée romaine, Alaric déclara la guerre. Il fut bientôt aux portes de Rome, et devant le refus d'Honorius de négocier, les Wisigoths pillèrent la ville le 24 août 410. Cet événement frappa considérablement les esprits des contemporains, et sert parfois comme événement final de l'Antiquité.
Voir l'article général Invasions barbares.
Le royaume wisigoth
Invasions barbares
Lorsque la paix fut conclue par le fœdus de 418, Honorius accorda aux Wisigoths des terres dans la région de l'actuelle Aquitaine, suivies d'autres en Espagne.
L'Espagne, outre les Wisigoths était également aux mains des Vandales et des Alains mais les Wisigoths écrasèrent ces derniers et harcelèrent les Vandales qui finirent par partir vers l'Afrique.
Euric, le second grand roi des Wisigoths, unifia les diverses factions et, en 475, força les Romains à leur accorder l'indépendance complète. À sa mort, les Wisigoths formaient le plus puissant des états succédant à l'Empire romain d'Occident.
- Voir les articles détaillés :
- royaume d'Aquitaine ;
- Espagne wisigothique, capitale : Tolède.
Lors de sa plus grande extension, avant l'année 507, le royaume wisigoth comprenait l'Aquitaine ainsi que toute la péninsule ibérique, mis à part une partie du nord de la péninsule, appartenant aux Basques, les Vascons, les Astures et les Cantabres (populations montagnardes d'origines celtibériques) et le royaume des Suèves dans le nord-ouest.
En 507, après la bataille de Vouillé, les Francs prirent le contrôle de l'Aquitaine et, en 554, Grenade et l'Andalousie devinrent des possessions byzantines lors de la « reconquête de l'Ouest » par l'empereur byzantin Justinien I.
Le Wisigoths annexèrent le royaume des Suèves en 585 et chassèrent en 624 les Byzantins des régions méridionales.
Trop peu nombreux pour occuper toute la péninsule, le peuple wisigoth est surtout établi au nord de la Meseta, entre le Tage et l'Èbre, s'implantant dans ces régions montagneuses et boisées au rude climat plutôt qu'en Andalousie et sur la côte Méditerranéenne. Peut-être qu'en groupant les Goths dans ces terres peu peuplées et moins romanisées du Nord, leurs rois ont voulu ainsi préserver la cohésion nationale, évitant ainsi une romanisation rapide et une absorption parmi la masse hispano-romaine de la moitié sud du royaume. On estime une population wisigothique, est plus largement germano-barbare (car les Wisigoths étaient constitués en plus de Goths, d'autres peuplades) à 200 000 individus au maximum pour une population ibérique estimée à 3/4 000 000 d'individus. La domination wisigothique est donc surtout militaire. Ils cantonnent des troupes dans les principales cités d'Espagne. En effet, depuis l'arrivée des Wisigoths en Gaule en 412 puis, après leurs premières expéditions en Espagne quelques mois plus tard pour combattre Vandales, Suèves et Alains à la solde de Rome, les Wisigoths ont régulièrement lancé des raids militaires pour affirmer leur puissance face aux autochtones mais surtout face aux Suèves, organisés en petit royaume dans le nord-ouest du pays. En 476, Euric, l'un des plus grands rois goths, annexe toute l'Espagne ; son fils et successeur Alaric II amorçera la colonisation wisigothique dans le nord du pays et place également le meilleur de ses troupes. Certains historiens ont vu en celà la cause de la défaite du roi wisigoth face au franc Clovis : Alaric ne disposant pas de l'intégralité de ses troupes et de la célèbre cavalerie wisigothique, il enrôla dans son armée de nombreux Gallo-romains pro-wisigoths mais peu aguerris et motivés.
Chute soudaine du Royaume
Mais le royaume wisigoth disparut en 711, lors du décès du roi Rodéric (Rodrigue/Rodrigo), tué lors de l'invasion du Sud de la péninsule par les Musulmans Omeyyades et leurs troupes de cavaliers berbères islamisés. La majeure partie de l'Espagne actuelle se trouva rapidement sous domination musulmane.
- Voir l'article détaillé: Conquista mauresque;
Postérité
Pélage, un noble wisigoth apparenté au roi Rodéric, trouva refuge dans les montagnes du Nord de la péninsule avec 300 guerriers peu après la défaite de 711 et est crédité d'avoir commencé la reconquête chrétienne de l'Espagne en 718 quand il défit les Omeyyades à la Bataille de Covadonga et établit le royaume des Asturies dans le nord de la péninsule. Pélage et ses successeurs se réclamèrent d'être les continuateurs de l'Espagne wisigothique jusqu'au , mais en réalité cela est bien fini pour le peuple wisigoth, qui, perdant son rôle de dominateur, de dirigeant avec la chute de leur royaume, disparaîtra totalement. Cependant les Wisigoths marqueront pendant encore longtemps les esprits de la péninsule ibérique et du Sud-Ouest de la France par leur longue histoire et leur prestige. Jusqu'en plein , la noblesse espagnole se disant descendre de la noblesse wisigothique jouissait d'un certain prestige. Et leur capitale royale, Tolède, perdue en 712, garda un symbolisme fort pendant longtemps, ne sera reprise par les Chrétiens du Nord qu'en 1085 et servira de nouveau de capitale.
D'autres Wisigoths, catholiques refusant d'adopter la foi musulmane ou de vivre selon ses règles, se sauvèrent vers le Nord, dans le royaume des Francs et quelques décennies plus tard, des Wisigoths jouèrent des rôles importants sous le règne de Charlemagne et ses fils notamment ; citons Théodulf d'Orléans (Thiudulf), Agobard de Lyon, ou encore Wittiza, fils d'un noble wisigoth de Gothie et futur religieux sous le nom de saint Benoît d'Aniane.
Chronologie
- 235 : Début des invasions des Goths, qui dévastent la Dacie.
- 258 : Les Goths se séparent en Ostrogoths et Wisigoths.
- 269 : Victoire sur les Goths de l'empereur Claude II (Claude le Gothique) à Naissus (Aujourd'hui, Niš, en ex-Yougoslavie).
- 332 : Ariaric, roi des Wisigoths, lance une attaque contre les Sarmates de la plaine, par la vallée du Maros, mais subit une défaite totale face aux Romains, accourus au secours des Sarmates
- 341 : Les premiers Wisigoths sont convertis à l'arianisme par l'évêque Ulfila.
- 369 : L'empereur romain Valens force le roi des Wisigoths Athanaric à reculer dans les Serrorum Montes (Carpates du Sud-Est) et à accepter un traité qui lui est peu favorable sur la frontière du Danube.
- 370 : Naissance d'Alaric I, futur roi des Wisigoths.
- 376 : L'armée wisigothe, dirigée par Athanaric est mise en déroute par les Huns aux abords du Dniestr. Les Wisigoths qui occupent une partie de la Dacie depuis 150 ans, demandent aux Romains sous la pression des Huns, à traverser le bas-Danube. La permission est accordée. Athanaric se réfugie dans la Caucalanda (Transylvanie) ; la majprité des Wisigoths, conduits par Fritigern, vont s'installer en territoire romain.
- 378 : L'empereur Valens est défait et tué par les Wisigoths à Andrinople.
- 380 : Athanaric et sa suite se réfugient à Constantinople.
- 396 : Début du règne d'Alaric Ier, roi des Wisigoths.
- 401 : Les Wisigoths envahissent l'Italie.
- 402 : Les Wisigoths sont battus par le général romain d'origine vandale Stilicon et rejettés hors d'Italie.
- 402 : Pour échapper à la menace des Wisigoths, la cour impériale est à nouveau déplacée de Milan à Ravenne, un site plus facile à défendre.
- 410 : Les Wisigoths conduits par Alaric prennent et pillent Rome durant trois jours. Décès à la fin de l'année d'Alaric près de Cosenza en Calabre, alors qu'il espérait s'embarquer pour la Sicile et atteindre l'Afrique romaine. Inhumé avec de nombreuses richesses dans le lit du Busento, qui coule à Cosenza (légende du Trésor d'Alaric).
- 412 Les Wisigoths et leur nouveau roi Athaulf, beau-frère d'Alaric, entrent en Gaule, ruinée par les invasions des années 407/409
- 416 : Les Wisigoths et leur roi Wallia continuent leur invasion en Espagne, où ils sont envoyés à la solde de Rome pour combattre d'autres Barbares.
- 418 : Les Wisigoths y exterminent la tribu vandale des Silings et tuent leur roi Frédébal, les Alains, battent et repoussent les « Suèves » en Galice, et les vandales Asdings. Les Wisigoths obtiennent de Rome des terres en Aquitaine et le statut officiel de fédéré.
- 429 : Aetius, vainqueur des Wisigoths et des Francs est nommé commandant des armées de l'empire d'Occident.
- 451 : Attila, roi des Huns, envahit la Gaule, mais est battu aux champs Catalauniques (près de Troyes), par les Romains, aidés entre-autres par les Francs et les Wisigoths du vieux roi Théodoric Ier, qui trouve la mort au combat.
- 455 : Début du règne d'Avitus, empereur romain d'Occident, porté au pouvoir par les Wisigoths (fin en 456).
- 456 : Le puissant roi suève Réchiaire Ier est défait et tué par les Wisigoths qui commencent à avoir la haute main sur l'Espagne.
- 468 : Victoire des Wisigoths sur les Suèves en Lusitanie (Portugal actuel) qui devient partie intégrante de l'"Empire wisigothique".
- 475 : Les Wisigoths contrôlent maintenant le Sud-Ouest de la Gaule et la plus grande partie de l'Espagne, hormis le royaume suève de Galice. L'empereur Julius Nepos accorde à Euric, grand roi des Wisigoths et fervent arien, la concession légale des terres qu'il a conquit.
- 476 : Euric achève la conquête du reste du Sud de la Gaule jusqu'à la frontière italienne, y implante son pouvoir et son autorité sur la péninsule ibérique est officiel après la déposition du dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule par le chef barbare Odoacre.
- 506 : L'église des Wisigoths tient un synode et leur roi Alaric II tente un rapprochement tardif avec les catholiques. Alaric II promulgue un code de lois pour ses sujets Gallo-romains, le Bréviaire d'Alaric, inspiré du Code de Théodose.
- 507 : Allié à Gondebaud, le roi des Burgondes, le roi franc Clovis I défait les Wisigoths à Vouillé et tue Alaric II. Les Wisigoths sont repoussés vers l'Espagne.
- 508 : Intervention en Gaule des troupes ostrogothiques envoyées par le roi Théodoric Ier qui repoussent les armées burgondes et franques et sauvent les Wisigoths de l'extermination. Le roi Geisalic, élu par l'armée après la défaite de Vouillé, est chassé sur ordre de Théodoric qui installe son petit-fils Amalaric.
- 525 : Théodoric le Grand emprisonne le pape après son échec comme médiateur entre les Wisigoths et Byzance.
- 541 : Les Francs attaquent le royaume des Wisigoths au Nord de l'Espagne mais sont repoussés à Saragosse.
- 554 : Début du règne d'Athanagild Ier (fin en 567), appuyé par Byzance contre son prédéssesseur Agila Ier.
- 585 : Le grand roi Léovigild achève la conquête du royaume des « Suèves » au Nord-Ouest de l'Espagne et rèussit en partie l'union de la péninsule ibérique (considéré en Espagne comme le premier « Unificador National »).
- 586 : Décès de Léovigild, dernier roi officiel arien des Wisigoths, et début du règne de son second fils Récarède I (fin en décembre 601).
- 587 : Récarède I annonce sa conversion au catholicisme.
- 589 : Récarède I impose le catholicisme à ses sujets au concile de Tolède et met ainsi fin officiellemnt à l'arianisme qui n'est plus toléré dans le royaume wisigothique.
- 612 : Début du règne de Sisebuth (fin en 621). 1ère loi religieuse contre l'arianisme persistant.
- 654 : Le roi Recceswinth promulgue un code inspiré du droit romain instituant une totale parité entre ses sujets (Lex wisigothorum).
- 672 : Décès de Recceswinth, élection de Wamba, dernier grand roi wisigoth.
- 681 : Le comte Flavius Ervigius (Ervige), supplante Wamba et prend le pouvoir.
- 687 : Début du règne du roi Égica.
- 694 : Grandes persécutions contre les Juifs du Sud de la péninsule, jugés complices des musulmans d'Afrique du Nord.
- 709 : Déposition du roi Wittiza par Rodéric. Guerre civile.
Liste des rois wisigoths
- ???-??? : Ariaric
- ???-369 : Aoric
- 369-380 : Fritigern
- 380-396 : Athanaric
- 396-410 : Alaric I
- 410-415 : Athaulf
- 415-415 : Sigéric
- 415-418 : Wallia
- 418-451 : Théodoric I
- 451-453 : Thorismond
- 453-466 : Théodoric II
- 466-484 : Euric
- 484-507 : Alaric II
- 507-508 : Geisalic
- 508-531 : Amalaric
- 531-548 : Theudis
- 548-549 : Theudégisel
- 549-554 : Agila I
- 554-567 : Athanagild I
- 567-572 : Liuva I
- 572-586 : Léovigild
- 586-601 : Récarède I
- 601-603 : Liuva II
- 603-610 : Wittéric
- 610-612 : Gundomar
- 612-621 : Sisebuth
- 621-621 : Récarède II
- 621-631 : Swinthila
- 631-636 : Sisenand
- 636-639 : Chinthila
- 639-642 : Tulga
- 642-653 : Chindaswinth
- 653-672 : Recceswinth
- 672-681 : Wamba
- 681-687 : Flavius Ervigius
- 687-700 : Égica
- 700-709 : Wittiza
- 709-711 : Rodéric
- 711-712 : Agila II ; usurpateur appelé Akhila par les Arabo-berbères musulmans.
- 712-741 : Théodemir ; prétendant à la couronne wisigothique après l'invasion musulmane (appelé par les musulmans, Tudmir Ben-Godo : "Théodemir fils de Goth").
- 719-726 : Ardo ; il règne en Septimanie et frappe monnaie.
- 741-743 : Athanagild II, dernier prétendant au trône wisigothique ; sa mort marque la fin de tout espoir d'un retour à la monarchie hispano-wisigothique.
Catégorie:Antiquité
Catégorie:Pays ou peuple au Moyen Âge
Catégorie:Peuple germanique
Catégorie:Peuple de la Rome antique
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411 ko:411년
Catégorie:411
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
406 | 407 | 408 | 409 | 410 | 411 | 412 | 413 | 414 | 415 | 416
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Cette page concerne l'année 411 du calendrier julien.
Événements
- Famine en Espagne, en Gaule et en Italie.
- L'usurpateur Constantin III est assiégé à Arles par des troupes loyales à l'empereur Honorius.
- Les Alains fondent leur royaume au Portugal.
- Les Suèves fondent leur royaume en Espagne.
- Touchés par la famine, les Barbares négocient leur installation comme fédérés avec Honorius : royaume des Suèves en Galice et au nord du Tage avec Braga pour capitale (411-585), des Vandales Silingues au Nord du Douro, des Alains dans le centre de l’Espagne, des Vandales Asdingues en Andalousie (409-429).
- Concile de Carthage en 411 ou 412.
- Condamnation du Pélagianisme et du Donatisme par Augustin. Il reste alors deux cent soixante-dix-neuf évêques donatistes. Ceux qui résistent sont pourchassés impitoyablement. La répression est féroce, et en 413, l’Eglise latine triomphe.
- L'évêque Cyrille d'Alexandrie voit en la philosophie une hérésie.
Naissances
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Alaric IerAlaric Ier
Alaric Ier
Alaric I (v.370–Cosenza, 410), roi des Wisigoths (395–390).
Né dans une île du delta du Danube, il appartient à une noble famille wisigothe. En 394, sous le règne de l'empereur Théodose I, il devient chef des fœderati (du mot latin fœdus, le traité), troupes barbares irrégulières sous commandement romain. Il participe à la campagne contre l'usurpateur Eugène. En 395, Théodose meurt, laissant l'empire partagé entre ses deux fils, Arcadius à l'est et Honorius à l'ouest.
Alaric espère recevoir un grand commandement à l'occasion du changement de régime, mais on le lui refuse. De leur côté, les fœderati sont furieux de se voir spoliés de leur part de butin. Ils acclament Alaric roi, et celui-ci envahit la Thrace, la Macédoine et le Péloponnèse en 395–396, pillant les prestigieuses cités grecques et vendant leurs habitants comme esclaves. Aux frontières de l'Élide et de l'Arcadie, il est arrêté par le quasi-régent de l'Empire romain d'Occident, Stilicon. Sans doute dans l'espoir de le neutraliser, Arcadius le nomme préfet de l'Illyrie, importante province romaine.
En 400, allié avec le chef ostrogoth Radagaise, il marche sur l'Italie et dévaste toute la partie nord avant d'être arrêté de nouveau par Stilicon. Après une autre défaite à Vérone, Alaric quitte l'Italie en 403 pour revenir en Illyrie. À cause de son invasion, la capitale de l'Empire d'Occident passa de Rome à Ravenne.
En 408, Arcadius meurt. Alaric en profite pour demander à être payé pour cesser la guerre, et réclame la somme de 2 000 kg d'or, que Stilicon fait promettre au Sénat romain de payer. Quelques mois plus tard, Honorius, jaloux du pouvoir de son général, fait tuer Stilicon et ses amis. Dans la confusion qui s'ensuit, les troupes romaines massacrent les familles des fœderati, qui rejoignent alors en nombre les troupes d'Alaric. En septembre 408, Alaric traverse de nouveau les Alpes et assiège Rome. Les habitants affamés finissent par accepter de payer plus de 1 000 kg d'or, de la soie, du cuir et du poivre.
Alaric réclame également un vaste territoire, entre le Danube et la Vénétie, et le titre de commandant en chef de l'armée impériale. Irrésolu et protégé à Ravenne, Honorius refuse. En 409, Alaric met de nouveau le siège devant Rome. Le Sénat romain s'accorde alors avec lui pour instituer un nouvel empereur, Priscus Attale, qui s'avère incompétent et perd la province d'Afrique, grenier de l'Empire, tenue par les partisans d'Honorius. Alaric doit faire face à des émeutes frumentaires à Rome et à des légions envoyées par le neveu d'Honorius, Théodose II. Il chasse Priscus Attale et tente d'ouvrir de nouveau des négociations avec Honorius. Devant leur échec, il fait une troisième fois le siège de Rome, en 410, et prend la ville.
Peu de temps avant sa mort, il pille l'Italie du sud et tente d'envahir l'Afrique, quand ses navires sont détruits par une tempête. Lui-même meurt d'une fièvre. Il est enterré sous le lit du fleuve Busento : le fleuve est détourné, la tombe creusée, son corps est inhumé, puis le fleuve recouvre son cours. Les esclaves ayant creusé la tombe sont mis à mort pour garder le secret. Son successeur est son beau-frère Athaulf.
Voir aussi
- Wisigoths
- Migrations germaniques
- Empire romain d'Occident
- Sacs de Rome
Catégorie:Adversaire de la Rome antique
Cosenza
Cosenza (en latin Consentia) est avec ses 72 000 habitants le chef-lieu de la province éponyme appartenant à la région de Calabre en Italie. Selon la légende, c'est dans cette ville, et plus précisément dans le cours du Busento qu'Alaric Ier fut enterré avec son trésor.
La ville est située à 238 m d'altitude, au pied de la montagne de Sila ,et est arrosée par le Crati, qui reçoit juste en amont le Busento. Ce fleuve a son débouché dans la mer Ionienne, à l'est de la Calabre, dans la plaine de Sibari.
Histoire
Selon certains historiens, la ville de Cosenza fut fondée en 356 av. J.-C. par un peuple guerrier, les Bruzes. D'autres soutiennent la thèse de sa fondation par les Oenotres.
Cosenza subit l'influence des Grecs et fut protagoniste des guerres puniques. Devenue colonie romaine, elle prit de l'importance au , en devenant une étape importante sur la via Popilia. Par la suite, elle tomba sous la domination des Byzantins, des Normands, des Suèves et des Angevins. Cosenza commença son déclin pendant la période de domination espagnole.
Au , Cosenza joua un important rôle politique et devint le point de référence de toute la Calabre septentrionale.
Du XVe au s, la ville prit une importance notable du point de vue culturel : en 1511, fut fondée l'Académie cosentine, qui commença à diffuser des idées démocratiques et innovatrices. Ces dernières conduisirent aux révoltes de 1813, 1829, 1837 et surtout celle de 1844, connue pour le martyre des frères Bandiera.
La ville fut gravement endommagée à deux reprises, en 1638 par un violent tremblement de terre, et par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale en 1943.
Aujourd'hui, c'est une ville active tant sur le plan culturel qu'économique : elle est le siège d'un marché de produits agricoles et d'industries diverses, agro-alimentaires, mécaniques, chimiques, et de fabrication de meubles et d'habillement. Cependant elle se dépeuple, surtout le centre historique, alors qu'elle avait atteint les 100 000 habitants en 1971 et en comptait encore 106 000 en 1981.
Culture
La ville de Cosenza a gardé peu de traces des diverses dominations passées, mais conserve un grand nombre d'églises et de palais, parmi lesquels :
La cathédrale, de style roman, fut reconstruite vers 1184. Les transformations faites en 1748, lui donnèrent un aspect baroque. À l'intérieur se trouve la tombe d'Isabelle d'Aragon, épouse du roi Philippe III ; en forme d'une fenêtre gothique trilobée, elle représente la Madonne à l'enfant, le roi Philippe III et son épouse. L'ensemble est surmonté d'un trèfle à quatre feuilles.
Au-dessus de l'autel baroque, on peut admirer un tableau de la Vierge du Pilerio, qui selon la croyance populaire sauva les Cosentins de la peste en 1602. Sur le visage de la Vierge, on note une tache, témoignage de sa grâce.
A l'intérieur de la cathédrale est conservée une staurothèque, dont on dit qu'elle contient une relique de la Sainte Croix : en bois doré à l'or fin, elle est enrichie d'un filigrane et de pierres précieuses.
Le théâtre Rendano fut construit en l'honneur du compositeur Alfonso Rendano en 1887. Sa construction connut de nombreuses vicissitudes jusqu'en 1909, année de son inauguration.
Le château, érigé sur la colline du Pancrazio, fut construit en 1184 et modifié par Frédéric II, puis par les Angevins. Son plan est rectangulaire, avec une grosse tour polygonale du .
La bibliothèque est l'une des plus importante du Mezzogiorno, avec plus de 200 000 livres et divers manuscrits des XVIe et XVIIe siècles. Une section est entièrement dédiée aux documents relatifs à l'histoire et à la culture de la Calabre.
L'Académie cosentine fut fondée au par le poète Paulus Parrasius (Paulo Parrasio). Elle alterna des périodes d'intense activité culturelle et des périodes de déclin. Elle fut relancée par le philosophe Telesius (Bernardino Telesio), qui lui rendit ses splendeurs anciennes. Elle reste une des académies les plus anciennes d'Italie.
La place du 15 mars est le principal lieu de rencontre des cosentins. C'est là que se trouvent le palais du gouvernement, le théâtre Rendano, l'Académie cosentine, la Bibliothèque municipale, le lycée Telesio. Elle est dédié aux Martyrs cosentins de la Renaissance.
Catégorie:Ville d'Italie
ja:コゼンツァ
CalabreCatégorie:Région italienne
La Région de Calabre (en italien : Regione Calabria), plus couramment appelée la Calabre (en italien : Calabria), est une région située à l'extrême Sud-Ouest de la péninsule italienne (à la pointe de la « botte »).
Histoire
La Calabre est d'abord sous domination lucanienne, puis elle est colonisée par les Grecs en raison de son importance stratégique (contrôle du détroit de Messine). La colonisation grecque est assez importante et la région est progressivement héllénisée. Avec la Sicile, elle constitue la « Grande Grèce ». C'est la terre d'adoption de Pythagore. À partir du , la région passe peu-à-peu sous le contrôle de Rome qui l'appelle Bruttium, du nom du peuple des Bruttiens, anciens alliés de Hannibal, qui occupent la région.
Dans l'Antiquité, c'était la pointe de la botte italienne, la partie au Sud de l'Apulie qui était appelée Calabre (en latin Calabria). La Calabria avait pour ville principale Brundisium (en italien Brindisi ; en français Brindès ou Brindisi), un important port de l'Adriatique et auquel menaient les « via Appia » et « via Trajana ».
Á partir de la fin de l'Antiquité, elle n'échappe pas aux invasions barbares : elle est pillée et saccagée par les Wisigoths des rois Alaric et Athaulf (410/411). Alaric meurt sous les murailles de Cosenza et est enterré avec un important trèsor dans le lit du Busento, qui arrose la ville. Le « Trésor d'Alaric », qui a toujours échappé aux pillards et aux chercheurs de trésor, est toujours autant recherché. Elle est également pillée par les Vandales installés en Afrique romaine, puis passe partiellement sous domination ostrogothique. Lors de la Guerre gothique opposant Ostrogoths aux Byzantins, elle est ravagée par les guerriers de Totila avant de passer sous domination byzantine puis par des bandes de Francs et d'Alamans venus (en principe) aider les Goths du nouveau roi Teias. Les Lombards pénètrent eux aussi en Calabre peu de temps après leur invasion de l'Italie et la région subie régulièrement les attaques du duché lombard de Bénévent. Le roi lombard Liutprand est peut-être à l'origine de l'actuelle ville calabraise de Longobardi, fondée vers 735, qui tire son nom du peuple lombard (les Langobards, devenus Lombards pour la France ; Longobardi en italien). Á partir du elle commence à subir les incessants raids de pirates sarrasins puis au , elle est peut-être atteinte et pillée par des bandes magyares qui se sont aventurés en Italie jusqu'à Bénévent. Au , elle est conquise peu-à-peu par des Normands. Le célèbre aventurier normand Robert Guiscard, arrivé en Italie en 1047, installe son repère à San Marco Argentano (1048), sur les hauteurs du Crati. De là, il sème la terreur dans la région, pillant les monastères, rançonnant la population et harcelant les troupes byzantines. Les Normands expulsent peu-à-peu les Byzantins de Calabre et érigent la région en duché (1059), Robert devenant, en plus de duc d'Apulie, duc de Calabre et de Sicile. La prise de Reggio en 1061, achève la conquête normande de la Calabre. Cette dernière sert alors de base pour attaquer et conquerir la Sicile Arabo-musulmane et sarrasine. Roger de Hauteville, surnommé (le) « Bosse » pour sa robustesse, et frère cadet de « Guiscard » s'installe à Mileto vers 1061. De là, il entame la longue conquête de la Sicile, achevée en 1091 avec la prise de Noto. En 1130, le duché normand de Calabre est rattaché au royaume normand de Sicile du roi Roger II de Sicile. Sous la période normande, après une période de troubles et de guerres succède, à partir du , une pérode de prospérité. De nombreux édifices religieux sont construits ou rebâtis.
Le sort de la Calabre reste alors lié au royaume sicilien : passant tout à tour des Hauteville aux Hohenstaufen (à partir de 1194-1197/1198), puis aux Français (Angevins) (seconde moitié du ), aux Espagnols, aux Habsbourgs (ceux d'Espagne et ceux d'Autriche), puis aux Bourbons. Enfin, en 1860, elle est intégrée au royaume d'Italie, réunifié.
Géographie
C'est une région essentiellement montagneuse, comptant plusieurs massifs : le Pollino, la sierra de Pellegrino, le Sorino, la Sila et l'Aspromonte. Les vallées sont étroites et ravinées. Le climat est marqué par une longue sécheresse estivale et des mi-saisons pluvieuses.
Administration
La Calabre est divisée en 5 provinces :
- Province de Catanzaro : chef-lieu -> Catanzaro ;
- Province de Cosenza : chef-lieu -> Cosenza ;
- Province de Crotone : chef-lieu -> Crotone ;
- Province de Reggio de Calabre : chef-lieu -> Reggio de Calabre (Reggio di Calabria) ;
- Province de Vibo Valentia : chef-lieu -> Vibo Valentia.
Économie
La Calabre est l'une des régions les plus pauvres d'Italie. Environ un quart de la population est au chômage, la proportion avoisine la moitié chez les jeunes. Sa principale ressource est l'agriculture : oliviers, arbres fruitiers (principalement agrumes), bois (châtaignier et sapin). L'élevage occupe une place importante. Le tourisme est en croissance, surtout le long de la côte du côté de Tropea, d'Amantea, etc…, sur la mer Tyrrhénienne.
La Calabre est, depuis la fin du , une source importante de colons et de main d'œuvre pour de nombreux pays du monde entier comme principalement l'Argentine en Amérique du Sud, les États-Unis et le Canada, l'Australie, et la France, la Belgique, l'Allemagne et la Suisse en ce qui concerne l'Europe. Si cette émigration s'est tarie dans les années 70, de nombreux Calabrais doivent encore quitter leur région pour le nord de l'Italie, centre économique de la péninsule, pour travailler.
Elle possède également une tradition mafieuse comparable à celle de la voisine Sicile. La mafia locale porte le nom de Ndrangheta et remonte au XIXe siècle.
Les mafiosi italo-américains du Albert Anastasia et Frank Costello sont originaire de Calabre, natif respectivement de Tropea et Lauropoli.
- [http://www.regione.calabria.it/ Site officiel de la Regione Calabria]
ja:カラブリア州
Afrique du Nord
L'Afrique du Nord est la région du continent africain située au Nord du désert du Sahara.
Histoire
Géographie
Pays et territoires actuels d'Afrique du Nord, d'Ouest en Est :
- les Canaries ;
- la Mauritanie ;
- le Sahara occidental ;
- le Maroc ;
- Ceuta ;
- Melilla ;
- l'Algérie ;
- la Tunisie ;
- la Libye ;
- l'Égypte ;
- le Soudan.
Termes voisins
- Durant l'Antiquité, « Africa » désignait la région de Carthage, qui correspond à l'actuelle Tunisie. LAfrica a constitué une province de l'empire romain. Après la conquête musulmane, le nom s'est perpétué sous la forme arabisée d'Ifriqiya.
- L'Afrique du Nord est aussi appelée Tamazgha en berbère, ce qui signifie « Pays des hommes libres » dans cette langue.
- Le Maghreb (de l'arabe Couchant), qui couvre dans sa conception la plus large la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Libye.
- L'Afrique blanche désignait autrefois les territoires africains peuplés de population à peau claire : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Égypte. Toutefois le terme est très peu employé de nos jours.
Voir aussi
- [http://www.geocities.com/macosmet/ AmazighLand]
Liens externes
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Afrique_du_Nord Afrique du nord sur Wikitravel]
- [http://www.geocities.com/macosmet/index_amaz.htm Afrique du Nord sur Macosmet]
-
ja:北アフリカ
ko:북아프리카
Sicile
La Sicile (Sicilia en italien) est une région autonome d'Italie et la plus grande île de la Méditerranée. Outre l'italien qui est la langue officielle, la plupart des habitants parlent aussi le sicilien, langue d'origine latine avec des influences arabes, espagnoles, françaises et italiennes.
Histoire
Chronologie succincte
- : arrivée des Sicanes au nord de l'île
- v.1270 av. J.-C. : arrivée des Sicules au sud de l'île
- : comptoirs phéniciens au nord-ouest (Palerme) ; colonisation grecque à l'est (Naxos, Syracuse, Zancle, Messine)
- : époque des tyrans
- 480 av. J.-C. : défaite carthaginoise à Himère
- 241 av. J.-C. : Carthage cède la Sicile à Rome après la première guerre punique
- 468–476 : domination des Vandales
- 491 : domination des Ostrogoths
- 535 : conquête byzantine
- 827–878 : conquêtes arabes
- 1060 : invasion normande
- 1091 : fin de la domination arabe
- 1130-1194 : royaume féodal et normand de Sicile
- 1194-1266 : période impériale : règne des empereurs Henri VI et Frédéric II. Troubles
- 1266-1282 : période angevine (domination française)
- 1282- : période aragonaise
- 1415-1713 : domination espagnole sur la Sicile
- 1442 : Alphonse d'Aragon conquiert Naples
- 1713-1735 : période d'instabilité : maison de Savoie, empereur
- 1735-1860 : Maison de Bourbon d'Espagne
- 1861 : royaume d'Italie
- 1946 : statut d'autonomie régionale
La Sicile mythologique
normande
De nombreuses légendes ont pour cadre la Sicile :
- Aréthuse : voir Catane
- L'architecte du labyrinthe en Crète, Dédale, trouva refuge en Sicile auprès du roi Cocalos. Après avoir échappé au labyrinthe du roi Minos, celui-ci le rechercha à travers de nombreux territoires, il eut alors l'idée de lancer un défi que seul un homme comme Dédale pouvait réussir. Il promit une forte récompense à celui qui réussirait à faire passer un fil à travers les orifices d'une coquille. Pour relever le défi, Dédale eut l'idée d'accrocher le fil à une fourmi, cette dernière traversa alors tous les orifices de la coquille. Sachant qu'une personne avait réussi le défi en Sicile, Minos sut alors que Dédale s'y trouvait. Le roi Cocalos refusa de livrer Dédale et livra une guerre à Minos. Le roi de Crète fut finalement tué par les filles de Cocalos.
- Au cours de la gigantomachie, le géant Encélade déserte le champ de bataille ; la déesse Athéna l'écrase en lui projetant l'île de Sicile où il reste emprisonné. Son haleine de feu sort de l'Etna et il provoque des séismes lorsqu'il se retourne.
- Le dieu grec Héphaïstos tenait une forge dans l'Etna, aidé par des cyclopes forgerons. Les Romains pensaient que Vulcain se trouvait dans l'île éponyme, au nord de la Sicile. Le poète grec Pindare explique que le monstre Typhon se trouve dans la bouche de l'Etna.
- Dans l'Odyssée d'Homère, Ulysse et ses compagnons débarquent en Sicile et rencontrent le cyclope pasteur Polyphème. Pour lui échapper, Ulysse le rend aveugle en lui crevant son œil unique. Sans doute avant qu'il ne devienne aveugle, Polyphème a été amoureux. Cet amour est raconté dans deux poèmes en langue grecque du poète sicilien Théocrite aux alentours de 275 av. J.C.. Polyphème s'éprend de la belle Galatée, une néréide (nymphe marine). Celle-ci lui préfère le berger sicilien Acis. Polyphème, les ayant surpris ensemble, tue son rival en l'écrasant sous un rocher. Galatée change alors le sang d'Acis en une rivière portant son nom en Sicile.
- Charybde et Scylla : deux monstres du détroit de Messine, ils menacent l'expédition des Argonautes et l'équipage d'Ulysse.
- L'Odyssée raconte également qu'Hélios, dieu du soleil, possèdait des troupeaux de bœufs et de moutons dans l'île de Trinacrie (la Sicile). Ulysse y accoste lors de son retour vers Ithaque. Dûment chapitré à ce sujet au chant XI par le devin Tirésias, il interdit à ses hommes de toucher aux troupeaux sacrés. Alors qu'il dort, pourtant, ses hommes affamés abattent des vaches. Hélios réclame vengeance auprès de Zeus qui foudroie le navire d'Ulysse, l'épargnant seul au passage.
- Messine aurait été fondée par le géant légendaire Orion, Ségeste par les rescapés de la guerre de Troie.
- En Sicile, Énée fut accueilli par Acestes et recueillit un des marins de lOdyssée d'Ulysse, Achaemenide.
Antiquité
Achaemenide]
Voir l’article : Sicile (province romaine).
Les plus anciens peuples de Sicile étaient les Elymes dans l'ouest de l'ile, les Sicanes dans le centre, et les Sicules dans la partie orientale, ces derniers probablement venus du continent en repoussant vers l'ouest de l'île les occupants plus anciens. Ce sont eux qui donnèrent son nom au pays.
La Sicile fut d'abord colonisée par les Phéniciens, les Carthaginois et les Grecs, qui y ont laissé de nombreux vestiges (théâtre de Taormine, temples de Ségeste, Agrigente et Sélinonte entre autres). Elle fut ensuite gouvernée par des princes appelés « tyrans » dont les fameux Denys l'Ancien et Denys le Jeune (qui accueillit le philosophe Platon).
La Sicile fut un enjeu dans la Guerre du Péloponnèse opposant Athènes à Sparte : en 415, sous l'influence d'Alcibiade, Athènes se lança dans l'expédition de Sicile, profitant des dissentions qui opposaient les cités de l'île : Athènes répondait à l'appel de Ségeste, attaquée par Sélinonte en 416. Syracuse, colonie corinthienne, était alliée de Sélinonte. Ségeste fit appel à Athènes, offrant même de payer les frais d'expédition. À ce moment de la guerre, la perte de l'Eubée, et la défection de nombreux alliés d'Athènes avaient rendu ses approvisionnements en blé précaires. La perspective de couper ceux des alliés siciliens de Sparte, tout en conquérant de nouvelles sources de ravitaillement fut certainement un élément déterminant.
Athènes]
L'expédition prit la mer sous le commandement de Nicias, d'Alcibiade et de Lamachos en juin 415. En Sicile, Lamachos fut tué et Nicias resta seul à la tête de l'expédition. L'arrivée à Syracuse de Gylippos, général spartiate fit perdre aux Athéniens la bataille des retranchements autour de la ville (octobre 414). La flotte athénienne fut emprisonnée dans la rade, et ils envoyèrent une force de secours commandée par Démosthène et Eurymédon. En août 413 la flotte fut défaite à la bataille des Épipoles, puis l'armée fut vaincue sur terre. Athènes perdit plus de deux cent navires dans cette expédition, et cinquante mille hommes (dont sept mille prisonniers des Latomies, carrière de Syracuse).
La Sicile tomba aux mains des Romains après la victoire du consul C. Lutatius Catulus en -241 aux îles Egates : cette bataille marque la fin de la première guerre punique qui opposa Rome à Carthage sur le théâtre sicilien. Après cette défaite, Carthage abandonne la Sicile qui devient une province romaine et qui assure désormais une partie importante du ravitaillement de Rome en céréales.
Le roi de Syracuse Hiéron fut un fidèle allié des Romains pendant la deuxième guerre punique. Après une série de victoires de carthaginois Hannibal, la prise de Syracuse en -212 annonce le redressement romain, et préfigure la défaite carthaginoise. La Sicile fut d'ailleurs un enjeu stratégique et économique important des deux premières guerres puniques.
À la veille de l'Empire, la Sicile fut la base de la résistance des derniers pompéiens menés par Sextus Pompée, fils de Pompée.
Après la chute de l'empire romain, la Sicile fut envahie par les peuples germains, puis releva de l'empire byzantin jusqu'à la conquête arabe de 827 à 902.
Moyen Âge
La diversité culturelle et la tolérance religieuse caractérisèrent la période musulmane.
Une famille de hobereaux normands (les fils de Tancrède de Hauteville) ayant conquis des terres en Italie méridionale, le pape chargea le plus jeune, Roger, d'envahir la Sicile pour la reconvertir au catholicisme, et lui accorda la souveraineté sur les terres à prendre. La conquête normande de l'île se fit en une trentaine d'années 1060-1090. Le petit-fils de Roger Ier parvint à faire ériger l'île en royaume féodal en 1130. Roger II, admirateur de la culture musulmane, poursuivit la politique de tolérance de ses prédécesseurs. L'administration des rois normands était cosmopolite : elle rassemblait des Grecs, des Lombards, des Anglais et des Arabes. Ce mélange se retrouve dans l'art de cette époque qui combinait les apports romans, arabes et grecs. L'île connut une période de prospérité, notamment dans l'agriculture.
Le trône passa ensuite, par héritage, à la dynastie germanique des Hohenstaufen qui gouverna la région à partir de 1194 et adopta Palerme comme capitale en 1220. C'est par son mariage avec la fille de Roger II que l'empereur Henri VI établit sa souveraineté sur la Sicile. Son fils, l'empereur Frédéric II, passera l'essentiel de son existence dans l'île.
Des conflits entre les Hohenstaufen et la papauté provoquèrent en 1266 la conquête de l'île par Charles Ier, comte d'Anjou et frère du roi de France Louis IX. Celui-ci mécontente les Siciliens en s'installant à Naples et en distribuant des fiefs à des Français. Le 30 mars 1282, le jour de Pâques, des émeutes, les Vêpres Siciliennes, provoquées par des taxes excessives et exploitées par Pierre III d'Aragon et Michel VIII Paléologue, provoquèrent le massacre des Français de Sicile puis la conquête de l'île par Pierre III d'Aragon.
La fin du Moyen Âge est une période de crise pour la Sicile : la peste noire dépeuple la région, les luttes de la noblesse créent un climat négatif. L'Inquisition est instaurée en 1487.
Époque moderne
La période espagnole est marquée par un relatif déclin de la Sicile. La société est dominée par une aristocratie et une Eglise qui disposent d'importants privilèges. La population du sud de l'île est soumise à des raids musulmans. La population a baissé depuis la fin du Moyen Âge et l'agriculture est en crise. Cette situation provoque des révoltes au début du XVIe siècle et au XVIIe siècle (Palerme en 1648, Messine en 1674-1678).
Le traité d'Utrecht consacre la défaite espagnole et confie la Sicile à la maison de Savoie de 1713 à 1720. Par le traité de Vienne de 1735, le Bourbon Charles d'Espagne, arrière-petit-fils de Louis XIV est à la tête du royaume des Deux-Siciles.
Dans les années 1780, le vice-roi tente de réformer la société d'Ancien Régime en Sicile.
Époque contemporaine
royaume des Deux-Siciles
Pendant la période révolutionnaire, la Sicile reste aux mains du Bourbon Ferdinand III de Sicile (1759-1816), grâce à la protection anglaise alors que les Français sont installés au sud de la péninsule italienne. Les tentatives de réformes aboutissent à la constitution de 1812 et à l'abolition des privilèges féodaux. Une petite bourgeoisie commence à se former. Mais ces efforts sont ruinés par le retour des Bourbons qui unifièrent les deux royaumes et s'installèrent à Naples. À partir de cette date, plusieurs mouvements de révoltes contre la politique réactionnaire des Bourbons (refus d'instituer un gouvernement constitutionnel) échouent. En 1820, les révolutionnaires de Palerme demandent l'autonomie de l'île. La révolution de 1848 est agraire et particulariste.
Après le débarquement de Giuseppe Garibaldi, la Sicile approuve, le 12 octobre 1860, un très contesté plébiscite d'annexion a l'état piémontes - le vote était sus la menace de la part de l'armée d'occupation et n'était pas secret. L'an après, le 17 mars 1861, l'état piémontes changera son nom en Royaume d'Italie et la Sicile viendra à faire partie de l'Italie.
En Sicile et dans le sud de l'Italie une vaste guérrilla populaire (le Brigantaggio) de résistance contre les piémontes et le nouveau état italien, qui va a durer plus de 10 ans, donnera lieu a une violente répression militaire menée par l'armée italienne. Elle dans les premiers ans causera des centaines de milliers de morts civiles, millier de déportés, la destruction de nombreux villages, l'effondrement économique de tous les régions du sud et une énorme vague d'émigration sans précédents dans l'histoire de l'île, qui portera des millions de Siciliens a l'étranger.
Avant l'unification avec l'Italie, la Sicile fut largement une des régions entre les plus riches et développé d'Italie. Mais après la Sicile (et tous le sud d'Italie) fut ravagé a l'avantage de la création de grandes zones industrielles et urbaines dans le nord du pays. Les historiens situe la naissance des réseau de crime organisé, connu sous le nom de mafia autour de 1860, et peux après, à partir de la fin du XIXe siècle, elle va a étendre son influence partout dans le monde. Sera partiellement éradiqué par le régime fasciste de la fin des années 1920, mais réintroduit par les États-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Sicile fut libérée par les forces anglo-américaines entre le 10 juillet et le 16 août 1943, au cours de l'Opération Husky.
Depuis 1946, la Sicile est une région autonome et bénéficie de la réforme agraire partielle de 1950-1962 ainsi que des subsides spéciaux provenant du Cassa per il Mezzogiorno, le fonds du gouvernement italien pour les régions du Sud.
Un pont suspendu de 5300 mètres entre la Sicile et le continent italien a été mis en projet unilatéralmente par le gouvernement italien de droite, le Pont de Messine (ouverture prévue en 2010). La décision de construire le pont est très contesté par l'opposition politique de gauche, les verts, les mouvements siciliens anti-mafia, et les mouvements indépendentists siciliens. S'il sera réalisé il sera le plus long pont du monde. [http://www.structurae.info/fr/structures/data/s0004265/index.cfm Structurae]
Siciliens dans l'histoire
- Archimède - scientifique et philosophe
- Empédocle - philosophe
- Diodore de Sicile - historien
- Gorgias - philosophe
- Jawhar al-siqilli - general et chef d'état
- Frédéric II du Saint-Empire - empereur
Géographie
Géographie physique
Frédéric II du Saint-Empire
L'île est connue depuis l'Antiquité pour le volcan Etna.
Provinces Sicilennes
- Agrigento
- Caltanissetta
- Catania
- Enna
- Messina
- Province de Palerme
- Ragusa
- Siracusa
- Trapani
Trapani
Patrimoines de l'Unesco
- Zone archéologique d’Agrigente - [http://whc.unesco.org/pg.cfm?ID_SITE=831&CID=31&l=fr Page de l'Unesco]
- Villes du baroque tardif de la vallée de Noto (sud-est de la Sicile) [http://whc.unesco.org/pg.cfm?CID=31&ID_SITE=1024&l=fr Page de l'Unesco]
- Villa romaine du Casale de Piazza Armerina [http://whc.unesco.org/pg.cfm?ID_SITE=832&CID=31&l=fr Page de l'Unesco]
- Iles Éoliennes [http://whc.unesco.org/pg.cfm?CID=31&ID_SITE=908&l=fr Page de l'Unesco]
- Syracuse et la nécropole rocheuse de Pantalica. [http://whc.unesco.org/fr/list/1200 Page de l'Unesco]
Haut lieu
- La fontaine d'Acadine
- le Mont Éryx
Voir aussi
Lien interne
- Histoire :
- Royaume des Deux-Siciles
- Royaume de Sicile
- Liste des rois de Sicile
- Ispica
- Naro
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/Italie/Sicile/ Catégorie Sicile] sur l'annuaire Dmoz
-
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ko:시칠리아
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Italie
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| Carlo Azeglio Ciampi
|- valign="top"
| Président du Conseil
| Silvio Berlusconi (gouvernement III au 23 avril 2005)
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Gaule als:Gallische Sprache ko:갈리아 ja:ガリア
Catégorie:Ancien pays d'Europe Catégorie:Monde celtique
La Gaule (ou les Gaules), en latin Gallia, est le nom donné anciennement aux territoires occupés par les Gaulois, territoires qui comprenaient la France actuelle, la Belgique et le nord de l'Italie (Gaule cisalpine).
Jusqu'à la conquête romaine, de -58 à -51, ce nom ne recouvre aucune notion d'unité politique ou territoriale, mais plutôt une aire culturelle et peut-être économique à l'intérieur de laquelle de fortes disparités devaient toutefois exister, ainsi que le prouve l'archéologie. A contrario, la Celtique désigne - pour les archéologues - l'ensemble des territoires peuplés par les Celtes au deuxième Âge du fer dépassant le cadre de la seule Gaule.
De même le nom « Gaulois », désignant les habitants de ce territoire, couvre de nombreux peuples et une multitude d'entités ethnoculturelles jusqu'à la conquête romaine.
Le territoire
Gaulois
Les territoires de la future Gaule étaient englobés dans un vaste ensemble continental s'étendant de l'Atlantique jusqu'au Danube et nommé « Celtique » par les premiers témoignages écrits dont nous disposons : ceux des Grecs (notamment Aristote, élève d'Isocrate et de Platon, -384 à -332 ).
Le nom « Gaulois » (latin galli) est attesté, quant à lui, pour la première fois sous la plume de Caton l'Ancien vers -168, pour désigner les habitants de la Celtique qui avaient envahi la plaine du Pô, c'est-à-dire les habitants de la Gaule cisalpine. On sait principalement grâce à l'étymologie qu'il s'agissait bien de peuples nord-alpins.
Au milieu du premier siècle avant l'ère chrétienne, selon Jules César, la Gaule était divisée en trois parties : la Celtique, l'Aquitaine et la Belgique (cf. carte). Il est probable que ce découpage schématique correspondait pour une part à des différences culturelles observables par un étranger (ce que mentionne César et qui est confirmé dans le cas de la Belgique) et d'autre part à des considérations géopolitiques propres au conquérant romain (comme la nécessité de délimiter le territoire à conquérir). Néanmoins, l'absence d'autres sources précises donne encore lieu à de nombreuses conjectures sur la nature exacte de ce découpage.
Si la Gaule proprement dite apparaît sous la plume des Romains, elle trouve aussi sa définition à travers l'histoire de sa conquête par ces derniers.
Schématiquement, la conquête romaine de la Gaule fut réalisée en trois phases :
- la conquête de la Gaule cisalpine, comprenant la plaine cispadane et la transpadane (fin du III siècle avant l'ère chrétienne)
- la conquête de la gallia togata ou Narbonnaise, c'est-à-dire le sud-est de la France et la vallée du Rhône (dernier tiers du II siècle avant l'ère chrétienne)
- la conquête de la gallia comata ou Gaule chevelue, c'est-à-dire le reste de la France et la Belgique
(milieu du I siècle avant l'ère chrétienne)
La Cisalpine, intégrée à l'Italie sous la République, devint une extension de Rome, tandis que la Narbonnaise constitua une « province » romaine située hors d'Italie (le nom latin provincia a donné le français actuel « Provence »).
Les noms « Gaule » et « Gaulois » restèrent quant à eux en usage pour désigner les provinces romaines s'étendant sur le reste de ces territoires (France et Belgique actuelles) et leurs habitants de culture gallo-romaine (que l'archéologie et l'historiographie désignent également sous le néologisme Gallo-romains).
En -12, Auguste instaura la première « institution » supra-provinciale de l'Empire avec le « conseil des trois Gaules » (concilium trium Galliarum) réunissant chaque année les représentants des cités de la Gaule lyonnaise, de la Gaule aquitaine et de la Gaule belgique à Lugdunum pour célébrer le culte impérial. Il est probable que ce geste ne faisait que confirmer les liens anciens qui existaient entre les habitants de ces territoires. Ce sont ces liens, tissés de proche en proche, qui peuvent expliquer en définitive le caractère unitaire que laisse entrevoir, au-delà des disparités, la description de la Gaule par César près d'un demi-siècle avant.
Les habitants
À l’origine, les Celtes, ou encore leurs prédécesseurs ont pu peupler l’Europe centrale. Vers -500, ils auraient commencé à émigrer vers le nord-ouest pour constituer, deux cents ans plus tard, une partie importante de la population des différentes régions de la Gaule. Enfin, ils auraient commencé d'importantes migrations vers l'Italie et vers l'est de l'Europe à la fin du V siècle.
À l'époque de la conquête par Rome de la Gaule chevelue, si les territoires des Celtes s'étaient considérablement réduits, ces derniers conservaient néanmoins des liens entre eux de la Bohême jusqu'à l'île de Bretagne, comme l'indique la présence de témoignages archéologiques danubiens parmi les guerriers de Vercingétorix ou encore, les liens importants entre les peuples belges du nord de la Gaule et ceux de la Tamise.
Ces liens peuvent s'expliquer, dans le cas de la Gaule, par l'existence d'un réseau de « clientèles » qui tenait de proche en proche certaines tribus, certains peuples dans la dépendance d'autres, plus riches ou plus nombreux et disposant éventuellement d'un territoire plus étendu. L'existence de « fédérations » de peuples est attestée dans l'ensemble du domaine celtique : parmi les peuples transpadans de la Gaule cisalpine au III siècle avant l'ère chrétienne, dans le midi de la Gaule au II siècle avant l'ère chrétienne (les Salyens) ou encore en Gaule chevelue avant la guerre des Gaules (Avernes, Éduens et Séquanes).
Pour expliquer l'aire géographique de la culture matérielle laténienne dans son intégralité, même à l'échelle de la Gaule, ce schéma est toutefois insuffisant et il faut écarter la question du peuplement.
La thèse d'une invasion celtique qui aurait placé sous sa coupe les populations indigènes, telles que les Ligures mentionnés par les premières sources grecques, n'a plus cours aujourd'hui. Il est en effet très difficile d'associer les changements sociaux et techniques qui caractérisent la naissance de la civilisation celtique de La Tène à des changements ethniques.
Aussi, il est bien plus probable que le peuplement de la Gaule fût, pour la majorité, hérité des brassages millénaires des peuples durant la Préhistoire et que la culture laténienne se diffusa progressivement, par apports successifs depuis un berceau ou « complexe » nord-alpin (voir Hallstatt).
Parallèlement, d'autres apports culturels purent se diffuser à partir des régions atlantiques.
Les cultures mégalithiques de la façade atlantique (Irlande, Pays-de-Galles, côte armoricaine), notamment, attestent l'existence de liens culturels et économiques entre ces régions depuis la préhistoire. Comme le relève B. Cunliffe (Les Celtes, Paris, 1996), des mégalithes furent d'ailleurs réemployés durant la période gauloise, comme en témoignent des motifs celtiques présents sur nombre d'entre eux. Enfin, d'autres mégalithes devaient avoir conservé un caractère sacré durant au début de la période chrétienne, comme en témoignent les croix dont ils furent alors surmontés.
Parmi ces apports éventuels à la « civilisation » gauloise, Jules César, dans son commentaire sur la guerre des Gaules mentionne que le druidisme venait de Grande-Bretagne. Rien ne peut confirmer ou infirmer cette affirmation.
En définitive, des nombreux peuples ou fédérations de peuples présents en Gaule à la veille de la conquête romaine, il reste des contours de « frontières », dont l'existence fait cependant débat (les limites des terroirs du haut Moyen Âge, sans doute antérieures à la période celtique pour la plupart) et un « substrat » linguistique longtemps sous-évalué. L'étymologie, enfin, a conservé le nom de populations gauloises, nom qui désigne encore les habitants de régions et de villes françaises actuelles : par exemple, les Allobroges sont les habitants de Grenoble ou les Auvergnats, les habitants de l'Auvergne qui couvre le territoire arverne (nord de la haute-Loire, Puy-de-Dôme et haut-Allier).
- Sur le peuplement protohistorique de l'Europe : voir Celtes
- À l'époque gauloise : voir Gaulois
- Durant la conquête romaine et à l'époque romaine : Voir peuple gaulois
La langue
La majorité des habitants de la Gaule protohistorique parlaient certainement le gaulois, décliné en plusieurs dialectes, et devaient se comprendre entre eux : Jules César mentionna cependant qu'à son époque les trois parties de la Gaule se distinguaient par les coutumes, les mœurs, mais aussi par la « langue ».
Le gaulois est une langue aujourd'hui disparue du groupe celtique de la famille des langues indo-européennes, proche du gallois actuel.
Continuité et ruptures
Il est aujourd'hui admis que la Gaule « romaine » ne fut romaine que dans certains domaines, certes majeurs.
Les changements apportés par le conquérant ont longtemps éclipsé toute idée d'une permanence de certains traits : d'abord, le syncrétisme religieux romain et l'interdiction du druidisme entraînèrent assurément la disparition d'une religion celtique dont on ne peut que deviner les contours, grâce à l'archéologie, d'une part, et par comparaison avec quelques survivances gallo-romaines, d'autre part.
Les cadres du pouvoir – l'administration romaine –, l'économie, l'art, notamment monumental, et la culture littéraire latine, aussi, s'imposèrent, peut-être d'autant plus facilement que rien de préexistant ne pouvait les concurrencer.
Après la conquête romaine de la Gaule, achevée en -51, la romanisation fut rapide chez les élites. On ignore cependant quelle fut sa progression exacte et sa profondeur en ce qui concerne le peuple. Elle dut en tout cas demeurer inégale, voire limitée dans nombre de domaines ayant trait à la vie quotidienne, comme l'indiquent plusieurs exemples.
Le réemploi du site du sanctuaire celtique de Gournay-sur-Aronde, en Belgique, ou encore les ex-voto des sources de la Seine, montrent comme nombre d'autres lieux sacrés pour les Gaulois de la période de l'indépendance que les lieux de culte romains prolongèrent des usages anciens (voir nemeton).
Lorsqu'une certaine « barbarisation » de l'Empire eut lieu au III siècle, des traits de civilisation qui étaient demeurés en vigueur depuis la période de l'indépendance s'introduisirent à leur tour dans la culture impériale : le manteau gaulois qui donna son surnom à l'Empereur Caracalla n'avait pu être remplacé par le mode de vie du conquérant romain. Dans nombre de domaines ayant trait à l'artisanat, où les Gaulois excellaient, leurs inventions s'imposèrent : c'est le cas, notamment, du tonneau qui s'imposa face à l'amphore plus fragile et de moindre contenance. C'est également le cas de la cotte de mailles pour l'armée.
Un héritage gaulois perdura aussi probablement dans la langue parlée : au , une graphie et une prononciation gauloises du latin, au caractère archaïque, sont attestées chez plusieurs auteurs de poésie ou transcripteurs de farces populaires (sources de l'Histoire de France, éd. Les Belles lettres, Paris).
Certains traits caractéristiques de la Gaule antique perdurèrent après l'Empire romain.
Lorsque la civilisation romaine classique s'effondra, la Gaule ne se « germanisa » que lentement et partiellement. La présence de toponymes germaniques est d'abord attestée sur ses franges, due au repeuplement, souvent à but défensif et organisé assez tôt par Rome, de régions sinistrées par les crises et par les épidémies. De tels établissements durables de colons « barbares » (les lètes) eurent d'ailleurs lieu dans le reste de l'Empire tout au long du .
La date symbolique de la disparition de l'Empire romain d'occident en 476 et celle du baptème du roi des Francs Clovis, vers 486, ne marquèrent pas non plus, à cet égard, de rupture : ces événements eurent lieu à une époque où Francs, Burgondes et Wisigoths avaient fait « souche » et détenaient depuis longtemps déjà le monopole des affaires militaires.
Aussi, les familles de l'aristocratie gallo-romaine continuèrent longtemps à concentrer l'essentiel du véritable pouvoir politique dans les cités épiscopales : les « patrices », comme le marseillais Mauronitus, ou les évêques, comme l'auvergnat Grégoire de Tours, étaient les véritables représentants des populations. Ainsi, la culture nouvelle qui se développa en Gaule après la période impériale fut avant tout chrétienne et à plusieurs égards augustinienne.
Plus généralement, les permanences observables dans le cadre de vie de l'Antiquité tardive jusqu'au furent nombreuses en Gaule : c'est surtout à partir du milieu du VII siècle, temps de crise, que les patronymes germaniques se multiplièrent au sein des élites, indiquant par là que le centre de gravité de l'Europe s'était déplacé vers le nord et que les équilibres du monde antique s'étaient rompus.
En définitive, si la culture latine classique recula, le latin continua à constituer la langue de la culture et surtout, celle exclusive de l'écrit (le premier document écrit en langue vernaculaire étant les serments de Strasbourg, datés de 842).
Aussi, l'usage des noms « Gaule » et « Gaulois » se conserva jusqu'à la fin de la période mérovingienne, du moins à l'écrit. Ce n'est que lentement, durant la période carolingienne, que le nom de « Francie » (Francia, puis francia occidentalis se répandit pour désigner la réalité politique majeure qu'était devenu le royaume des Francs (regnum francorum). Mais ce nom ne désignait qu'incidemment les territoires correspondant à l'ancienne Gaule romaine, désormais rattachés à un ensemble plus vaste.
C'est également la « renaissance carolingienne » qui posa les fondations d'une culture véritablement nouvelle. Cette « renaissance » voulait pourtant, à l'origine, restaurer la culture romaine antique et impériale.
Junk
Voir aussi
- Gaule romaine, Gaule cisalpine, Gaule transalpine, Gaule celtique, Gaule chevelue, Gaule belgique, Gaule aquitaine, Gaule lyonnaise, Gaule germanique, Gaule narbonnaise
- Celtes, Gaulois, Peuple gaulois, Religion gauloise, Guerre des Gaules, De Bello Gallico
JovinUsurpateur en Gaule contre l'empereur Honorius de 411 à 412.
Aristocrate gaulois, il est élu empereur à Mayence par les aristocrates gaulois en 411, face à l'incapacité d'Honorius et d'un autre usurpateur Constantin III à ramener la sécurité en Gaule après l'invasion de 406. Ses forces se résument à des Burgondes et des Alains enrôlés du côté romain, dans une Gaule dévastée par les barbares.
Pour se concilier Athaulf et ses Wisigoths présents en Italie, il les laisse passer les Alpes et entrer en Gaule en 412. Mais Athaulf préfère une alliance avec Constance, représentant du pouvoir impérial légal qui est mieux à même de lui offrir du ravitaillement. Athaulf capture donc Jovin à Valence et l'exécute, au profit d'Honorius.
Cette brève tentative témoigne des effets du désastre de l'invasion de 406 : décomposition de la domination impériale romaine, et velléités autonomistes des élites gallo-romaines, qui iront en s'accentuant.
Sébastien
Sebastien
Sébastien est un prénom d'origine grecque. En grec, σεϐαστός (sebastos) signifie « vénéré », et fut choisi comme traduction du titre romain Auguste décerné aux empereurs (d'où le nom de ville Sébastopol, qui veut dire « la ville du tsar », et pas « la ville de Saint-Sébastien »). Sebastianus fut un prénom romain, porté notamment par un empereur.
Dans l'empire byzantin, il exista également le titre de σεϐαστοκράτωρ (sébastokrator) qui fut accordé à certains frères et fils de l'empereur.
Ce prénom connut, en France, un pic de popularité dans les années 1970, pendant lesquels il fut prénommé beaucoup plus de jeunes Sébastien que dans les siècles précédents.
Variantes
- En français : Bastien, Jean-Sébastien, Sébastienne.
- Dans d'autres langues européennes : Sebastian, Sebastiano, Sebastião.
Les Sébastien célèbres
- saint Sébastien, martyr du
- Sebastianus, empereur romain
- Sébastien I, roi du Portugal au .
- Sébastien de Luxembourg, vicomte de Martigues.
- Bastien Salabanzi, champion français de skateboard.
- Johann Sebastian Cammermeyer Welhaven, écrivain norvégien.
- John Sebastian Little, homme politique américain de l'Arkansas.
- John Sebastian Miller, illustrateur et naturaliste britannique.
- Sebastián de Belalcázar, conquistador espagnol, lieutenant de Pizarro.
- Sebastian Coe, coureur de demi-fond britannique, champion olympique de 1 500 m en 1976 et 1980.
- Sebastian Deisler, footballeur allemand.
- Sebastian Elcano, un des capitaines de l'expédition de Magellan.
- Sebastian Telfair, joueur de basket-ball américain.
- Sebastián Vizcaíno, explorateur espagnol et ambassadeur au | | |