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Aton

Aton

Aton est un dieu éphémère de la mythologie égyptienne du Nouvel Empire. Amenophis III (le bâtisseur) donna à Aton un rôle prédominant durant son règne. Mais c'est son fils, Amenophis IV, qui fera de la personnification du disque solaire, Aton, le dieu unique de l'Égypte. Amenophis IV prendra le nom de Akhénaton (celui qui est utile à Aton) et construira pour lui une nouvelle capitale : Akhetaton, lHorizon d'Aton, (Tell el-Amarna en arabe). Akhénaton fait du culte d'Aton une véritable révolution ésotérique. Aton, « père et mère de toute création », est un dieu unique (à l'époque, le polythéisme est de rigueur dans tout le monde connu) et universel (il ne limite pas ses bienfaits à l'Égypte). De plus, Aton n'a pas de forme, et les fidèles n'ont pas besoin de prêtres pour faire l'intermédiaire entre eux et le dieu. Certains pensent que le culte d'Aton est à l'origine du judaïsme qui lui emprunte beaucoup de ses concepts et qui verra le jour dans la population juive d'Égypte moins d'un siècle plus tard (c'est la thèse de Sigmund Freud dans L'homme Moïse et la religion monothéiste). Autrefois représenté sous les traits d'un homme à tête de faucon, Aton sera, sous le règne d'Akhénaton, représenté sous la forme d'un disque solaire, dont les rayons terminés par des mains, tendent la clef de vie (Ankh) aux humains. Il est le symbole du soleil, et ses rayons sont les rayons divins qui transmettent la vie sur terre. Les intercesseurs entre Dieu-Aton et le peuple est le couple royal: toute prière à « Dieu » doit passer par les enfants du Soleil. Le culte rendu à l'astre était bien trop abstrait dans la mentalité des égyptiens: ils n'étaient pas prêts. Considéré comme le créateur du monde (au même titre que Amon), il se heurta au puissant clergé traditionaliste et ne put s'imposer que grâce au pouvoir du pharaon Akhénaton qui interdit le culte des anciens dieux et retira aux prêtres d'Amon le pouvoir et les richesses qu'ils avaient accumulés. À la mort d'Akhénaton (ou sous le règne du jeune Toutankamon), le culte d'Aton retourne dans l'oubli et le culte d'Amon est rétabli. La ville d'Akhetaton est abandonnée et la cour retourne à Thèbes. Le premier monothéisme officiel du monde aura duré huit ans, mais il est probable que ce culte ait été transmis de génération en génération, bien qu'on en ait aucune preuve. Transcriptions : ἰtn. Codage : i-t:n-N5 i-t:n-N5 Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne ja:アテン

Mythologie égyptienne

center ---- center Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :
- le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
- le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de peine (en cas de trop faible ou trop forte crue),
- le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts (bien que les Égyptiens ne croyaient pas la réincarnation terrestre comme présenté par le bouddhisme).

Mythe de la création

La grande diversité du culte de l'Égypte antique se retrouve également dans les mythes de la création qui varient en fonction des régions (ou même des villes) et de leurs dieux tutélaires : Voir l'article détaillé.

Mythe osirien

Pour les anciens égyptiens, l'univers n'était au commencement qu'un grand océan primordial nommé le Noun. C'est de Noun que naquit Atoum, le soleil. Atoum engendra Chou (le dieu du souffle) et Tefnout (le dieu de l'humidité). Chou sépara le ciel de la terre. Ainsi naquirent Nout (la déesse du ciel) et Geb (le dieu de la terre). De l'union de Nout et Geb naquirent deux fils Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephthys. Geb offrit le pouvoir sur terre à Osiris qui fut le premier des pharaons. Il régna au côté de sa sœur et épouse Isis. Son règne empreint de bonté, de justice et de sagesse rendit Seth fou de jalousie. Il complota contre son frère et l'assassina en l'entraînant dans un piège. Grâce à l'aide de Nephthys, Isis la magicienne réussit à ressusciter Osiris le temps d'une union d'où naquit Horus (le dieu des pharaons). Horus vainquit Seth en duel et régna sur l'Égypte. Osiris, lui, devint le roi du royaume des morts. Voir l'article détaillé.

Mythe de la mort

Chez les égyptiens de l'Antiquité, les cérémonies et croyances liées à la mort représentaient une part importante de leur vie. Les préoccupations liées à la mort au cours de l'Égypte Antique étaient d'ordre religieuses. Le mythe de la mort représentait un aspect très important de la religion des égyptiens, mais constituait surtout une étape importante de la vie du pharaon, frère des dieux, qui devait après son décès vivre auprès des dieux un repos éternel. Les égyptiens considéraient qu'après le décès, l'âme du défunt pouvait renaître et accéder au « royaume des morts » et au repos éternel. Le mythe de la mort peut être décomposé en deux parties :
- la première étape qui est le voyage du défunt vers l'au-delà avec la cérémonie de l'embaumement ;
- la seconde étape qui correspond au jugement du défunt par le dieu Osiris lorsque celui-ci atteint l'au-delà pour être jugé et peut-être accéder au repos éternel.

Voyage vers l'au-delà – embaumement

Osiris Dans la mythologie égyptienne, le corps est divisé en plusieurs entités dont le djet, qui correspond au corps, et le ka, qui correspond au double spirituel accompagnant le corps depuis la naissance de l'individu jusqu'à son décès. Pour que le défunt puisse accéder au royaume de l'au-delà par l'intermédiaire de son ka, l'embaumement du djet est nécessaire. En effet, si le corps n'est pas embaumé, le djet devient le khat après la mort et ne peut accéder au repos éternel. Le rite de l'embaumement fut créé par Isis lorsqu'elle embauma son frère Osiris afin de lui redonner vie. Ce rite symbolise donc la renaissance du défunt et l'accès au « royaume des morts » et au repos éternel. Les statues et offrandes présentes aux côtés du défunt dans son sarcophage permettent de l'accompagner dans son chemin vers le jugement de l'âme. Ce chemin vers l'au-delà est pris en compte dans l'architecture des pyramides. En effet, au sein des pyramides, les couloirs s'élevant vers les sommets de la pyramide et le ciel depuis la chambre funéraire du défunt, semblent être des passages permettant à l'âme de s'élever et d'atteindre le « royaume des morts ». Le Livre des morts, placé aux côtés du défunt, avait pour but de le guider vers le « royaume des morts » et de le préparer au jugement de l'âme à l'aide de recueils et de sortilèges.

Jugement de l'âme

La pesée de l'âme consiste à mettre le cœur du défunt sur une balance et de l'autre côté une plume (représentant la déesse Maat) ; si le cœur est plus léger (ce qui signifie que le cœur n'est pas entaché de péchés), le défunt peut rejoindre le royaume des morts. Sinon, il se fera dévorer par un monstre et son âme sera perdue à tout jamais. Osiris ne devint dieu du royaume des morts qu'après avoir passé avec succès l'épreuve de la pesée de l'âme. Les défunts voulaient donc s'identifier à Osiris pour atteindre le royaume des morts et reposer en paix. Voir l'article détaillé.

Mythe du cycle du jour

article détaillé Le mythe décrit le combat que mène chaque nuit contre les « forces du chaos » représenté par le serpent Apophis afin de permettre la réapparition du soleil chaque matin sur le « monde d'en haut ». étant considéré comme le dieu du soleil, entre autres, lorsque le soleil disparaissait chaque soir à l'horizon, le dieu changeait de moyen de transport pour adopter une barque sacrée et traverser le Nil souterrain. Au cours de ce périple, traversait les douze portes correspondant aux douze heures de la nuit (de 5h du soir à 5h du matin) dans le monde souterrain, la douat, et devait déjouer les pièges des forces du chaos tentant de renverser à tous moments la barque du dieu du soleil. Il est aidé en cela par le dieu Seth qui, se tenant à la proue de la barque solaire, lance ses traits sur Apophis. Ce périple avait pour but la renaissance du dieu chaque matin ramenant ainsi la lumière aux habitants du « monde d'en haut ». Cette renaissance de , représentée par le lever du soleil, était considérée également comme la renaissance du monde et le signe que le dieu avait triomphé des forces du chaos durant son périple. On retrouve également la notion des douze portes au sein des Pyramides d'Égypte dont le couloir menant au sarcophage est constitué de douze encadrements de porte, correspondant à chacune des heures de la nuit. Ce combat entre le dieu et Apophis, chaque nuit, dès le coucher du soleil, et conduisant à un nouveau lever de soleil, chaque matin, constitue donc le mythe du cycle du jour dans la mythologie égyptienne. Article détaillé : Mythe égyptien des cycles du soleil.

Articles connexes


- Les dieux égyptiens ;
- La pensée des Égyptiens de l'Antiquité ;
- Les temples. Catégorie:Index égyptologique ja:エジプト神話 ko:이집트 신화


Amenophis III

Aménophis III (Amenhotep III ) fut le neuvième pharaon de la (période du Nouvel Empire). Il régna durant 38 ans, de -1408 à vers -1370. Son père était le Pharaon Thoutmôsis IV. Il prit sa place à sa mort en -1408. Son fils Aménophis IV (Akhénaton), qu'il a eu avec la reine Tiyi, lui succédera aux environs de -1375.

Évènements sous son règne

-1375
- En l'an 2 de son règne (-1406), il prit pour épouse Tiyi qui devient la Grande épouse royale
- Le scribe du roi, Aménophis, fils de Hapou, favori et « Premier ministre » de fait.
- Merymose, vice-roi de Couch après Aménophis.
- Bakenkhonsou, grand prêtre d’Amon
- Aménophis III mène l’Égypte à l’apogée de sa puissance. Ce n’est pas un guerrier. Durant son long règne, une seule expédition militaire est attestée en Nubie en l’an 5 de son règne, pour réprimer une révolte.
- En Orient, devant la menace hittite, un jeu diplomatique se développe : l’Égypte et le Mitanni restent alliés. Aménophis III épouse Gilu-Hepa, sa cousine, fille du roi du Mitanni Shuttarna II (an 10). Il conclut également un traité d’amitié avec le roi de Babylone et un traité de commerce avec le roi d’Alasia (Chypre). Un droit international apparaît, influencé par le Code d’Hammourabi (la langue diplomatique est l’akkadien).

Économie et société


- L’Égypte, grâce à l’or nubien, est la première puissance financière du monde.
- Développement des grandes villes en Égypte, surtout celles qui sont résidences royales (Thèbes, Memphis).
- Les Shardanes, peut-être originaires de Sardes, en Asie Mineure, sont employés comme mercenaires d’élite par Aménophis III.

Arts, cultures et religions

Il fait agrandir considérable le complexe de Karnak en y faisant construire le temple de Louxor par son architecte Amenhotep fils de Hapou (qui, à l'instar d'Imhotep, l'architecte de Djéser, sera divinisé à titre posthume). L'élégance des formes architecturales et des proportions culmine alors (colonnes florales fasciculées). Il fait également construire un immense temple funéraire en face de Thèbes dont il ne reste aujourd'hui que les colosses dit « de Memnon ». On note sous son règne un raffinement des formes de l'art officiel (statuaire, relief, peinture). L'ouverture du pays se poursuit sous le règne Aménophis III et on assiste a une syncrétisme religieux entre les dieux d'Égypte et d'Asie. Le roi du Mitanni envoie à Aménophis la statue miraculeuse de la déesse Ishtar de Ninive. On considère parfois qu'Aménophis III est l'un des initiateurs de l'art amarnien.

Titulature

Nom d'Horus


- Transcription : Kanekhet khaim-Maât .

Nom de Sa-Rê


- Hiéroglyphes : <-ra-nb-C10->
- Transcription : Neb Maât Rê.
- Traduction : « Rê est le possesseur de Maât ».

Nom de naissance


- Transcription : Amenhotep heqa Ouaset.
- Traduction : « Amon est satisfait, Régent de Thèbes ».

Articles connexes


- Colosses de Memnon
- Égypte antique
- Pharaon Amenophis 03 Amenophis 03 Amenophis 03

Égypte antique

Bien que l'on puisse définir temporellement l'Égypte antique comme la période de l'histoire égyptienne allant de l'invention de l'écriture à la fin de l'Antiquité, cette notion se rapporte plus particulièrement à la civilisation qui vécut sur les bords du Nil durant cette période de près de quatre mille ans d'Histoire. Du rassemblement des tribus égyptiennes pour la création du premier empire pharaonique jusqu'à son effondrement au début de l'ère chrétienne, l'Égypte antique a été le théâtre d'événements majeurs qui ont profondément influencés la culture d'une grande partie des peuples d'Afrique, de la Méditerranée et du Moyen Orient.

Histoire

C'est vers la fin du Néolithique que des tribus commencent à se rassembler dans la fertile vallée du Nil, pour aboutir à la constitution de deux royaumes distincts politiquement mais étroitement liés par une culture commune : la Haute Egypte, au Sud, et la Basse Egypte, au Nord (le Nil coule du Sud vers le Nord d'où ces appellations). La tradition attribue au royaume du Sud l'unification du pays (qui devient ainsi le premier état du monde) et l'établissement des premières institutions pharaoniques (par le Pharaon Narmer, pensent de nombreux spécialistes). Le découpage de l'histoire de l'Égypte en grandes périodes et en 31 dynasties est héritée du prêtre-historien Manéthon (IIIe siècle av. J-C), même si les Egyptiens antérieurs ne faisaient pas cette distinction : pour eux la monarchie était continuelle.
- Période prédynastique : période précédant l'unification du pays ;
- Période thinite : les premières dynasties pharaoniques (capitale This, près d'Abydos);
- Ancien Empire : considéré par les anciens Égyptiens eux-mêmes comme l'Age d'or de leur civilisation avec, entre autre, la construction des plus grandes pyramides ;
- I période intermédiaire : période d'instabilité politique et de morcellement du pays en deux royaumes rivaux ;
- Moyen Empire : période faste, stable et de grande activité artistique ;
- II période intermédiaire : période de troubles graves, occupation du pays par les Hyksos ;
- Nouvel Empire : période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne. Elle se caractérise par un renouveau culturel et artistique dont l'apogée est atteinte avec les XVIIIe et XIXe dynasties. C'est l'époque des Touthmôsis, des Amenhotep (en grec : Aménophis) et des Ramessides ;
- III période intermédiaire : période de guerre civile, les rois-prêtres, domination libyenne puis éthiopienne (royaume de Koush), invasion assyrienne ;
- Basse époque : dynastie saïte, occupation perse, dernières dynasties autochtones puis domination hellénistique (Alexandre, les Ptolémées). La fin de l'histoire égyptienne antique varie en fonction du point de vue adopté. Elle s'achève :
- d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en 343 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV (Césarion) en 30 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue culturel, lors de la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 de l'ère chrétienne (fermeture en 551).

Histoire résumée

L'unité de l'Égypte pharaonique pendant ses 3000 ans d'histoires n'est pas une affaire de frontières géographiques. Sur ce plan elle connut de nombreuses situations en possédant tout d'abord la Nubie puis se dirigeant vers le Moyen Orient avant de régresser de façon générale pendant la basse époque. Pourtant on ne peut nier que certains caractères géographiques sont inséparables de l'identité égyptienne. Ainsi le Nil a modelé le mode de vie et la civilisation de l'Égypte. On peut plutôt observer que de grands principes se sont maintenus tout au long de l'histoire de Kemit. Il y a toujours eu un pouvoir central fort en la personne du roi. Quand celle ci devenait faible on assistait à des crises comme la première période intermédiaire à la mort de Pépi II où règnent simultanément plusieurs familles. Le système où tous les pouvoirs étaient détenus par le pharaon évolua. Il se complexifia en une administration importante. Sous Sesostris III, la fonction de vizir fut dédoublé pour assurer une meilleure gestion. Mais pendant tout ce temps fut maintenu l'institution pharaonique même en cas de domination étrangère. Celle ci permettait en effet une légitimité au pouvoir en place. Ce n'est pas par hasard si les Hyksos, les Perses, Alexandre le grand puis ses généraux grecs se firent nommer pharaon. Le fait de suivre l'antique coutume leurs conféraient une légitimité par rapport aux Égyptiens. La même idée est valable pour toutes les dynasties issues d'Égypte, la fonction de Pharaon réfère à un symbole prépondérant. En effet les dynasties ne se suivaient pas par filiation. L'état de pharaon permet la réduction de ce fossé familial. Ainsi Ramsès I avant d'être couronné était un général et vice roi. Mais peut être cette unité dans la conception du pouvoir n'aurait pas duré autant si la fonction de pharaon ne renvoyait pas à un idéal spirituel. Le pharaon est un lien entre le terrestre et le divin. Sa fonction ne se limite pas au temporel, il est le premier prêtre d'Égypte. Bien sur, sur le plan historique, ce n'est pas si simple. Ainsi on a pu voir la rupture avec la période Atonienne ou la progressive prise de pouvoir au cours des siècles du clergé d'Amon. Mais pour les pharaons ayant un réel pouvoir, leurs fonctions en faisaient les garants du divin. Encore une fois c'est une sorte de légitimité. Sans entrer directement dans la sphère purement culturelle que nous allons maintenant aborder. Voir l'article détaillé : Histoire de l'Égypte antique.

Géographie

La géographie de l'Égypte antique, que ce soit d'un point de vue climatique que géopolitique, est assez proche de celle de l'Égypte contemporaine. L'Égypte est un pays au climat semi-désertique dont seule la bande fertile de part et d'autre du Nil, le Delta et quelques oasis éparses, sont propres à l'implantation humaine. Le reste est recouvert par le désert Libyque à l'ouest, le désert Arabique à l'est et le Sinaï au nord-est. Les frontières « traditionnelles » de Égypte antique sont assez semblables aux frontières de l'Égypte moderne. Ainsi, dans l'Ancien Empire, le pays est délimité au nord par la Méditerranée, au sud par la première cataracte du Nil, a l'ouest par le désert libyque et à l'est par la mer rouge et le désert du Sinaï. Le territoire égyptien était découpé en régions administratives, les nomes, qui étaient gouvernées, au nom de pharaon, par des nomarques. Voir l'article détaillé : Géographie de l'Égypte antique.

Agriculture

Il existe un étonnant paradoxe entre l'image que les Égyptiens de l'Antiquité avaient de leur agriculture et l'image qu'en avaient les visiteurs étrangers. Ainsi, alors que les scribes dépeignent le métier d'agriculteur comme le plus harassant et ingrat des travaux manuels, les voyageurs grecs comme Hérodote et Diodore de Sicile s'extasiaient devant cette terre où les plantes semblaient pousser sans grand effort. Voir l'article détaillé : Agriculture dans l'Égypte antique.

Organisation politique

L'Égypte antique est une théocratie. Bien plus qu'un roi, le Pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, Pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la Terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité. Voir l'article détaillé : Organisation politique de l'Égypte antique. Voir aussi :
- Pharaon.

Art égyptien

L'Art de l'Égypte antique est caractérisé par une idée d'ordre : des lignes claires et simples, associées à des formes simples et des aplats de couleur. Les artistes utilisaient des lignes perpendiculaires, verticales et horizontales, pour former un quadrillage et donner des proportions correctes à leurs travaux. L'art reflétait l'importance sociale, religieuse et politique. La hauteur des personnages dépendait par exemple de leur rôle dans la société : les plus importants étaient les plus grands - il n'y avait par ailleurs pas de perspective. Le pharaon est ainsi toujours représenté comme le plus grand des hommes ; et de même les dieux sont plus ou moins imposants selon qu'ils sont considérés plus ou moins puissants. Voir l'article détaillé : Art égyptien. Voir aussi :
- Hiéroglyphe;
- Papyrologie;
- Textes de l'Égypte antique.

Mythologie égyptienne

Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :
- le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
- le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de malheurs (en cas de trop faible ou trop forte crue du Nil),
- le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts. Voir l'article détaillé : Mythologie égyptienne. Voir aussi :
- Dieux égyptiens;
- Concepts égyptiens.

L'Égypte antique dans les arts

Architecture


- Maison égyptienne, place du Caire à Paris, construite en 1805 et dont la façade reprend une frise et des têtes égyptiennes.
- Egyptian Hall à Londres en 1812

Peinture


- Hubert Robert (1733-1808) fait de nombreuses peintures dont le décor rappelle l'Égypte antique.

Musique


- Aïda, opéra de Guiseppe Verdi

Littérature


- Le roman de la momie de Théophile Gautier
- Le Nabab d'Alphonse Daudet
- La première pyramide deBernard Simonay En bande dessinée on peut citer :
- la série Papyrus http://www.egypteinedite.be;
- Le Mystère de la grande pyramide d'Edgar P. Jacobs
- La Foire aux immortels, d'Enki Bilal
- Astérix et Cléopâtre

Cinéma


- Cléopâtre est un film de Joseph Mankiewicz, de 1963.
- Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, une adaptation par Alain Chabat de la bande dessinée, de 2001.

Jeux de rôle


- Égypte : 1156 av. J.-C. L'énigme de la tombe royale1997 Réunion des Musées Nationaux, Canal+ Multimédia, Cryo Interactive)
- Kémi, Aventures en terre d'Egypte
- GURPS Egypt

Articles connexes


- Bématiste
- Égyptologie,
- Égypte d'aujourd'hui,
- Voir aussi : Projet égyptologique de Wikipédia.

Lien externe


- [http://dmoz.org/World/Français/Sciences/Sciences_humaines_et_sociales/Archéologie/Archéologie_historique/Egyptologie/ Égypte antique sur Dmoz]
-
Egypte Egypte antique
-
Egypte ja:古代エジプト

Akhénaton

Akhénaton est un pharaon de la (Nouvel Empire égyptien). Nouvel Empire Fils d'Aménophis III et de la reine Tiyi, il est connu pour avoir imposé la première religion monothéiste connue de l'histoire, le culte du disque solaire Aton. C'est vers 1375 avant l'ère chrétienne que Aménophis IV, couronné sous le nom de Néferkhéperouré Ouâenrê (c'est le nom qu'il porte à cette époque), alors âgé de seize ans, monte sur le trône d'Égypte. Pour des raisons encore mal connues, il décide, après 6 ans de règne, d'imposer une nouvelle religion. Aton devient la personnification du disque solaire source de toute vie. Aménophis IV prend alors le nom de Akhénaton (celui qui est utile à Aton). Il interdit le culte des anciens dieux, et quitte la capitale (Thèbes) pour fonder une cité vierge de présence divine. Il trouve son emplacement en moyenne-Égypte, et en l'année 9 de son règne, fonde la cité de Akhetaton (« l'horizon d'Aton »), situé sur le site de l'actuelle Tell el-Amarna. Toute la cour et l'administration égyptiennes déménagent dans la nouvelle capitale, dont les temples, dédiés au dieu unique Aton, sont construits à ciel ouvert pour permettre à ses rayons bienfaisants d'y pénétrer. Akhénaton et Néfertiti sont les seuls intermédiaires suprêmes du culte d'Aton. Le règne d'Akhénaton voit l'émergence de l'art amarnien, qui se caractérise d'une part par le développement d'un art naturaliste où abondent les plantes, les fleurs et les oiseaux, et d'autre part par la représentation plutôt réaliste des personnages poussant parfois même jusqu'à la caricature (l'art traditionnel étant plutôt idéaliste). On prête aussi à Akhénaton des talents de poète. Un chercheur a avancé une hypothèse selon laquelle Akhénaton aurait été atteint d'une maladie génétique rare et transmissible à sa descendance : le Syndrome de Marfan. Apparemment Néfertiti, sa femme, et certaines de ses six filles l'auraient eû aussi, car elles sont représentées de la même manière. Loin de ce tableau idyllique (et peut-être exagéré par l'imaginaire collectif), le règne d'Akhénaton est aussi considéré par certains comme une période noire dans l'histoire de l'Égypte antique. En effet la révolution religieuse d'Akhénaton aurait entraîné une forte répression contre le clergé d'Amon (fermeture de temples, persécution, confiscation des biens, dégradation des effigies des anciens dieux). Ce qui lui vaudra d'être surnommé le pharaon hérétique. De plus, comme il avait refusé de venir en aide militaire aux alliés de l'Égypte menacés par les Hittites, il aurait entraîné la perte de plusieurs protectorats égyptiens dans le nord. Il semble aussi que, dû à une centralisation excessive, l'Égypte ait subit à cette époque une régression économique. Hittites Si le culte d'Aton s'éteint avec la mort d'Akhénaton (la 18 année de son règne), l'art égyptien restera, lui, marqué à jamais. Les successeurs d'Akhénaton ayant tout fait pour effacer les traces de ce pharaon hérétique on connait très mal cette période. On ne connaît pas, par exemple, les raisons de la mort d'Akhénaton (maladie? assassinat? suicide?) ni le lien exact de parenté entre lui et son successeur le plus connu (fils? gendre?), le jeune Toutankhamon (qui s'appelait Toutankhaton sous le régne d'Akhénaton). Il existe une hypothèse qui affirme qu'une certaine Kiya serait la mère de Toutankhamon. Une autre femme que Néfertiti est représentée sur une peinture murale dans le palais d'Akhetaton, dans la chambre du pharaon plus précisement. Elle serait peut-être la seconde épouse d'Akhénaton. Cette courte période monothéiste n'aura pas ébranlé les bases de la religion égyptienne, et même si en apparence le peuple s'était tourné vers Aton, il semble qu'il n'ait jamais cessé d'honorer les anciens dieux. Même si on attribue souvent cette révolution culturelle et religieuse à Akhénaton, il semble en fait qu'il n'ait fait qu'imposer une tendance née durant le règne de son père Aménophis III. Certains pensent qu'Akhénaton avait un physique très ingrat, voire un handicap physique. On le représentait avec une tête énorme et très allongée, des lèvres épaisses et un ventre proéminent. Mais il est difficile de savoir ce qui tient de l'auto-caricature (propre au style de l'art amarnien) et ce qui tient de la réalité. On pense aussi qu'il puisse avoir été atteint d'épilepsie, qui aurait provoqué chez lui de longues crises hallucinatoires et douloureuses. Ce qui étoffe la thèse de sa mort suite à une longue maladie. épilepsie

Note(s)

En fait, le dieu Aton existe bien avant le règne d'Akhénaton, mais il a apporté tellement de modifications à son culte, qu'on peut le considérer comme un nouveau dieu. En effet Aton est cité dans les textes des pyramides de la V dynastie.

A lire


- le livre "Akhénaton le renégat" de Naguib Mahfouz (auteur égyptien). Court et écrit comme un roman policier il permet de comprendre quels sont les protagonistes de la période du règne d'Akhénaton. Permet également une meilleure visite du musée de Louxor.
- le livre "Akhénaton et son Dieu : pharaon et faux prophète" de Nicholas Reeves.Ce livre de 250 pages permet de retracer dans son ensemble et de manière conçise l'histoire de la XVIIIème Dynastie depuis la chute des Hyksos jusqu'à son dernier pharaon Horemheb en passant bien sûr par l'avènement d'Amenophis IV- Akhénaton. L'auteur nous fait part sans concessions de ses réflexions sur l'ensemble des causes et conséquences du règne de ce pharaon décidemment hors du commun. Akhenaton Akhenaton Akhenaton ja:アメンホテプ4世

Akhetaton

Akhetaton (l'horizon d'Aton) fut la capitale éphémère de l'Égypte antique durant le règne du pharaon Akhénaton. Elle est située sur le site de l'actuelle Tell el-Amarna. Akhetaton fonde la ville en l'an 9 de son règne, sur un site de moyenne-Égypte encore vierge de tout culte. Toute la cour et l'administration égyptiennes déménagent dans la nouvelle capitale, dont les temples, dédiés au dieu unique Aton, sont construits à ciel ouvert pour permettre à ses rayons bienfaisants d'y pénétrer. Après la chute d'Akhénaton et le retour à l'orthodoxie religieuse (le culte d'Amon), Akhetaton est livrée à l'abandon et ses édifices de pierre servent de carrière. Catégorie:Index égyptologique

Akhénaton

Akhénaton est un pharaon de la (Nouvel Empire égyptien). Nouvel Empire Fils d'Aménophis III et de la reine Tiyi, il est connu pour avoir imposé la première religion monothéiste connue de l'histoire, le culte du disque solaire Aton. C'est vers 1375 avant l'ère chrétienne que Aménophis IV, couronné sous le nom de Néferkhéperouré Ouâenrê (c'est le nom qu'il porte à cette époque), alors âgé de seize ans, monte sur le trône d'Égypte. Pour des raisons encore mal connues, il décide, après 6 ans de règne, d'imposer une nouvelle religion. Aton devient la personnification du disque solaire source de toute vie. Aménophis IV prend alors le nom de Akhénaton (celui qui est utile à Aton). Il interdit le culte des anciens dieux, et quitte la capitale (Thèbes) pour fonder une cité vierge de présence divine. Il trouve son emplacement en moyenne-Égypte, et en l'année 9 de son règne, fonde la cité de Akhetaton (« l'horizon d'Aton »), situé sur le site de l'actuelle Tell el-Amarna. Toute la cour et l'administration égyptiennes déménagent dans la nouvelle capitale, dont les temples, dédiés au dieu unique Aton, sont construits à ciel ouvert pour permettre à ses rayons bienfaisants d'y pénétrer. Akhénaton et Néfertiti sont les seuls intermédiaires suprêmes du culte d'Aton. Le règne d'Akhénaton voit l'émergence de l'art amarnien, qui se caractérise d'une part par le développement d'un art naturaliste où abondent les plantes, les fleurs et les oiseaux, et d'autre part par la représentation plutôt réaliste des personnages poussant parfois même jusqu'à la caricature (l'art traditionnel étant plutôt idéaliste). On prête aussi à Akhénaton des talents de poète. Un chercheur a avancé une hypothèse selon laquelle Akhénaton aurait été atteint d'une maladie génétique rare et transmissible à sa descendance : le Syndrome de Marfan. Apparemment Néfertiti, sa femme, et certaines de ses six filles l'auraient eû aussi, car elles sont représentées de la même manière. Loin de ce tableau idyllique (et peut-être exagéré par l'imaginaire collectif), le règne d'Akhénaton est aussi considéré par certains comme une période noire dans l'histoire de l'Égypte antique. En effet la révolution religieuse d'Akhénaton aurait entraîné une forte répression contre le clergé d'Amon (fermeture de temples, persécution, confiscation des biens, dégradation des effigies des anciens dieux). Ce qui lui vaudra d'être surnommé le pharaon hérétique. De plus, comme il avait refusé de venir en aide militaire aux alliés de l'Égypte menacés par les Hittites, il aurait entraîné la perte de plusieurs protectorats égyptiens dans le nord. Il semble aussi que, dû à une centralisation excessive, l'Égypte ait subit à cette époque une régression économique. Hittites Si le culte d'Aton s'éteint avec la mort d'Akhénaton (la 18 année de son règne), l'art égyptien restera, lui, marqué à jamais. Les successeurs d'Akhénaton ayant tout fait pour effacer les traces de ce pharaon hérétique on connait très mal cette période. On ne connaît pas, par exemple, les raisons de la mort d'Akhénaton (maladie? assassinat? suicide?) ni le lien exact de parenté entre lui et son successeur le plus connu (fils? gendre?), le jeune Toutankhamon (qui s'appelait Toutankhaton sous le régne d'Akhénaton). Il existe une hypothèse qui affirme qu'une certaine Kiya serait la mère de Toutankhamon. Une autre femme que Néfertiti est représentée sur une peinture murale dans le palais d'Akhetaton, dans la chambre du pharaon plus précisement. Elle serait peut-être la seconde épouse d'Akhénaton. Cette courte période monothéiste n'aura pas ébranlé les bases de la religion égyptienne, et même si en apparence le peuple s'était tourné vers Aton, il semble qu'il n'ait jamais cessé d'honorer les anciens dieux. Même si on attribue souvent cette révolution culturelle et religieuse à Akhénaton, il semble en fait qu'il n'ait fait qu'imposer une tendance née durant le règne de son père Aménophis III. Certains pensent qu'Akhénaton avait un physique très ingrat, voire un handicap physique. On le représentait avec une tête énorme et très allongée, des lèvres épaisses et un ventre proéminent. Mais il est difficile de savoir ce qui tient de l'auto-caricature (propre au style de l'art amarnien) et ce qui tient de la réalité. On pense aussi qu'il puisse avoir été atteint d'épilepsie, qui aurait provoqué chez lui de longues crises hallucinatoires et douloureuses. Ce qui étoffe la thèse de sa mort suite à une longue maladie. épilepsie

Note(s)

En fait, le dieu Aton existe bien avant le règne d'Akhénaton, mais il a apporté tellement de modifications à son culte, qu'on peut le considérer comme un nouveau dieu. En effet Aton est cité dans les textes des pyramides de la V dynastie.

A lire


- le livre "Akhénaton le renégat" de Naguib Mahfouz (auteur égyptien). Court et écrit comme un roman policier il permet de comprendre quels sont les protagonistes de la période du règne d'Akhénaton. Permet également une meilleure visite du musée de Louxor.
- le livre "Akhénaton et son Dieu : pharaon et faux prophète" de Nicholas Reeves.Ce livre de 250 pages permet de retracer dans son ensemble et de manière conçise l'histoire de la XVIIIème Dynastie depuis la chute des Hyksos jusqu'à son dernier pharaon Horemheb en passant bien sûr par l'avènement d'Amenophis IV- Akhénaton. L'auteur nous fait part sans concessions de ses réflexions sur l'ensemble des causes et conséquences du règne de ce pharaon décidemment hors du commun. Akhenaton Akhenaton Akhenaton ja:アメンホテプ4世

Judaïsme

Cet article traite du Judaïsme, la "religion des Juifs", et non du peuple juif. Pour l'histoire et la description de celui-ci, voir Juif. Le judaïsme est la plus ancienne des religions du Livre (c'est-à-dire de la Bible) et la moins importante en nombre de fidèles. Le courant majoritaire étant actuellement le judaïsme rabbinique, on considérera les deux termes comme synonymes, sauf précision du contraire. Le judaïsme rabbinique est fondé sur l'étude et la pratique de la Bible hébraïque, et sur les commentaires des Sages du Talmud (Talmud de Jérusalem et Talmud de Babylone) et des rabbins postérieurs. Le mot "judaïsme" est formé sur Juda (Yehoudah), qui a aussi donné le terme Juif (Yehoudi), qualificatif qui apparaît dans le Livre d'Esther pour désigner Mardochée.
Etymologiquement le Juif est donc un "Judéen", vivant selon les lois, coutumes et croyances du royaume de Judée (dont la capitale était Jérusalem), rapportées dans la Bible hébraïque.
Le mot judaïsme prend sens à partir de l'exil babylonien. Le christianisme s'en détache, ainsi que divers schismes dont le karaïsme. Il trouve sa forme moderne dans les siècles suivant la destruction du Temple de Jérusalem (en 70 EC). C'est au cours des deux premiers siècles que sera compilée la Mishna et des trois siècles à partir de celle-ci que sera élaboré le Talmud. C'est alors que le judaïsme devient réellement une "religion" ("qui relie"), encore que, s'il existe bien un principe fédérateur, c'est plutôt celui d'un peuple, dispersé entre la Terre d'Israël (Erets Israel) et l'Exil (Galout).
Juif s'écrit avec une majuscule, comme "Français" ou "Espagnol", quand il désigne un membre du peuple juif ; avec une minuscule, comme chrétien ou musulman, quand il qualifie une appartenance religieuse. On écrira donc : tous les Israéliens ne sont pas juifs, les Juifs ne sont pas en majorité israéliens. En revanche, tous les Juifs sont israélites, au sens de descendants biologiques ou spirituels d'Israël (Enfants d'Israël, Bné Israel dans la Bible). Aujourd'hui, le symbole du judaïsme est l'étoile de David (Maguen David) qui, selon la tradition, était l'emblème du roi David. Le plus ancien symbole juif est la Ménorah, chandelier à sept branches, qui se trouvait dans le Temple de Jérusalem. Au fronton des synagogues sont également figurées les Tables de la Loi.

La vie juive

L'observation du Shabbat, journée de repos hebdomadaire réservée à l'étude et à la prière est la première forme d'observance liturgique donnée dans la Bible. Cette journée est caractérisée, à la maison, par la prière avant les repas (Kiddouch), des repas festifs et la prière dite de séparation (Havdala) qui la termine. La vie religieuse juive est marquée par :
- la Brith milah, circoncision des garçons au huitième jour de leur naissance , en référence à lAlliance d'Abraham
(Genèse 17, 11)
- la Bar-mitsva pour les garçons (à 13 ans et un jour) ou, d'ajout moderne, par la bat-mitsva pour les filles (à 12 ans et un jour),
- le mariage,
- les funérailles et les cérémonies de deuil. Toute cérémonie ou prière collective nécessite la présence d'un quorum de dix hommes adultes (miniane). Les études et prières se font dans la synagogue (Beit Ha-Knesset ou Shul en Yiddish). On s'y rassemble pour les trois prières quotidiennes et plus particulièrement lors du shabbat et des jours de fêtes (Hagim). Chaque Shabbat matin est lu, par des fidèles ayant fait leur Bar-mitsva, une section (paracha) de la Torah : on commence par le début de la Genèse au voisinage de l'équinoxe d'automne (Simhat-Torah) et on termine le Deutéronome douze ou treize lunes plus tard, selon que l'année est ou non "embolismique". La terre d'Israël est appellée dans la tradition juive "Terre Sainte" (Erets Ha-Qodesh). Des commandements spéciaux s'y rapportent tels que celui d'y habiter ou d'y respecter l'année sabbatique (jachère de la terre tous les sept ans et jubilé tous les cinquante ans). Le souhait du retour à une souveraineté juive sur Erets-Israel est une constante de la pensée juive, mais quelques-uns enseignent que cela serait assimilé à une tentative de rapprocher la venue du Messie qui ne peut venir que de Dieu. Une ferveur particulière entoure Jérusalem, capitale fondée par le roi David, où se situait le Temple de Salomon, sur le Mont du Temple et où siégeait le Sanhédrin. Parmi les autres villes révérées:
- Hébron (Hevron) : y sont enterrés la plupart des patriarches.
- Tibériade (Tvéria) : de nombreux rabbins y sont enterrés.
- Tsfat : ville d'où est sortie la Kabbale.

L'année juive

Le calendrier juif est luni-solaire : il est principalement basé sur le cycle lunaire, avec douze mois de 29 à 30 jours, mais afin de rester en phase avec le calendrier solaire, et donc les saisons, il introduit certaines années un treizieme mois, dit "embolismique". Ce compromis est typique de nomades, ou semi-nomades, devenus sédentaire, de bergers devenus agriculteurs. Le calendrier est rythmé par de nombreuses fêtes et commémorations religieuses, divisés en deux catégories :
- les fêtes dont l'origine sont extraites des versets de la Torah.
- les fêtes qui ont pour origine des institutions rabbiniques.
- Mois de Tichri :
  - Rosh Hashana : le Nouvel An juif, d'une durée de deux jours, commémore la création de l'Homme.
  - Yom Kippour : jour du Grand Pardon.
  - Soukkot : fête des
Cabanes, commémorant les pérégrinations des Hébreux dans le désert après la sortie d'Égypte.
  - Sim‘hat Torah :
Joie de la Torah, fin de la lecture du Deutéronome (VeZot Habrakha) et lecture du premier chapitre de Bereshit relatant l'histoire du monde jusqu'au Déluge, non compris.
- Mois de Kislev :
  - Hanoucca : célèbre la re-consécration du Temple de Jérusalem après la Guerre des Maccabées contre les Hellènes. On y allume les lumières de la Hanoucciah, le chandelier à huit branches.
- Mois de Chevat :
  - Tou Bichvat :
le 15 de Chevat, Nouvel An des végétaux. Au cours de cette fête, différentes variétés de fruits sont particulièrement à l'honneur.
- Mois d'Adar :
  - Pourim : la commémore la sauvegarde des Juifs à l'époque de la domination perse.
- Mois de Nissan :
  - Pessa'h : Pâques (le saut) commémore la sortie des Hébreux d'Égypte.
- Mois de Iyar :
  - Shavou‘ot : célèbre le don de la Torah. Au cours de l'année, cinq jeûnes sont observés :
- Tish‘a be-Av.
- 17 Tammouz.
- 10 Tevet.
- Taanit Esther.
- Tsom Guedaliah.
- Jeûne des premiers-nés. Tous les nouveaux mois juifs (Rosh 'Hodesh) ont également un statut particulier. Certaines fêtes durent 2 jours dans la diaspora contre un seul en Israël. Entre le premier et le septieme jour de Pessa'h et de Soukkot non inclus, les autres jours ont le statut de Hol Ha-Moed, entre un jour saint et entre un jour normal. Lien externe : [http://www2.feujworld.com/religion/fetes/]

Hiérarchie religieuse dans le Judaïsme

Clergé

La prêtrise, au sens classique du terme, la consécration exclusive d'individus au service du Temple, n'existe plus dans le Judaïsme depuis la destruction du Second Temple en 70 EC. Il s'agissait des descendants de la tribu de Lévi, quatrième fils de Jacob, distinguée parmi le peuple d'Israël pour avoir combattu aux côtés de Moïse lors de l'épisode du Veau d'Or. Au sein de ceux-ci furent distingués une seconde fois les descendants d'Aaron, le frère de Moïse, afin de s'occuper du service de Dieu (en Hébreu,
Cohen). Les Cohanim s'occupaient principalement des sacrifices, les Leviim de la manutention du Temple (portiers, chantres, etc.). A l'époque, ils pouvaient être déchus de leur rang, en s'adonnant à des rites païens, en contrevenant à leurs obligations, etc. Bien qu'ils n'assurent plus le service du temple, ces "castes" sont toujours d'actualité, et bénéficient d'un rang privilégié au sein du Judaïsme (un Cohen a préséance sur un Lévi, qui a préséance sur un Israël, lors de la lecture de la Torah par exemple).
De nos jours, les Cohanim occupent encore certaines fonctions particulières (rachat du premier-né, bénédiction sacerdotale,...). Les Lévites ont des tâches mineures, comme laver les mains du Cohen avant qu'il ne fasse la bénédiction.
Les Cohanim sont astreints à des obligations particulières (interdiction d'épouser une femme divorcée, de toucher les morts, etc.), bien qu'en pratique, leur transgression ne soit pas moins fréquente que celle des autres prescriptions en général (Shabbat, Cacheroute,...). A noter enfin que si l'ascendance du titre de Lévi ou Cohen est strictement patrilinéaire, elle reste exclusivement confinée au sein du Judaïsme, qui se transmet matrilinéairement (dans le judaïsme orthodoxe tout au moins).
- Le fils de Mme Cohen (ou Kahn, ou Katz, etc.) et Mr Lévy (ou Loewenstein, etc.) sera Juif et Lévite.
- Le fils de Mme Cohen et Mr Dupont sera Juif mais ne sera pas Cohen.
- Le fils de Mr Cohen et Mme Durand ne sera ni Juif ni Cohen. Leur enfant ne pourra pas redevenir Cohen en se convertissant. S'il épouse une Juive, son enfant ne sera pas Cohen.

Rabbinat

Voir aussi l'article Rabbin D'abord réservé à ceux des Sages qui occupaient une position officielle, avant de désigner tout Sage dont l'érudition lui permettait de statuer sur des questions d'observance de la Loi, le titre de Rav (de l'Hébreu, beaucoup ou grand) désigne les grands parmi le peuple d'Israël, indifféremment de son origine (c'est-à-dire Cohen, Lévi ou Israël, à comprendre ici au sens de "laïc"). Stricto sensu, un Rav est donc un arbitre en matière d'observance religieuse. Cependant, le rabbin faisant souvent office de maillon dans la chaîne de transmission du savoir, d'autorité morale, d'exemple, leur autorité est comparable à celle des prêtres d'autres religions, voire la dépasse. Néanmoins, les rabbins ne sont aucunement considérés comme des intermédiaires entre Dieu et les hommes, rôle qui ne fut tenu que par les prophètes. On s'accorde toutefois à dire que des oeuvres majeures, comme le Talmud, les commentaires de Rachi ou du Ramban, le Choulhan Aroukh, et bien d'autres furent écrits sous l'influence du roua'h hakodesh, en d'autres termes d'inspiration divine.

Prayer leaders

From the times of the Mishna and Talmud to the present, Judaism has required specialists or authorities for the practice of very few rituals or ceremonies. A Jew can fulfil most requirements for prayer by himself. Some activities -- reading the Torah and
haftarah (a supplementary portion from the Prophets or Writings); the prayer for mourners; the blessings for bridegroom and bride; the complete grace after meals -- require a minyan, the presence of ten adults (Orthodox Jews and some Conservative Jews require ten adult men; some Conservative Jews and Reform Jews include women in the minyan). The most common professional clergy in a synagogue are:
- Rabbi of a congregation - Jewish scholar who is charged with answering the legal questions of a congregation. Orthodox Judaism requires
semicha (Rabbinical ordination). A congregation does not necessarily require a rabbi. Some congregations have a rabbi but also allow members of the congregation to act as shatz or baal koreh (see below).
  - Hassidic
Rebbe - rabbi who is the head of a Hassidic dynasty.
-
(cantor) - a trained vocalist who acts as shatz. Chosen for a good voice, knowledge of traditional tunes, understanding of the meaning of the prayers and sincerity in reciting them. A congregation does not need to have a dedicated hazzan. Jewish prayer services do involve two specified roles, which are sometimes, but not always, filled by a rabbi and/or hazzan in many congregations:
- Shaliach tzibur or
Shatz (leader -- literally "agent" or "representative" -- of the congregation) leads those assembled in prayer, and sometimes prays on behalf of the community. When a shatz recites a prayer on behalf of the congregation, he is not acting as an intermediary but rather as a facilitator. The entire congregation participates in the recital of such prayers by saying amen at their conclusion; it is with this act that the shatz's prayer becomes the prayer of the congregation. Any adult capable of speaking Hebrew clearly may act as shatz (Orthodox Jews and some Conservative Jews allow only men to act as shatz; some Conservative Jews and Reform Jews allow women to act as shatz as well).
- Baal koreh (master of the reading) reads the weekly Torah portion. The requirements for acting as
baal koreh are the same as those for the shatz. Note that these roles are not mutually exclusive. The same person is often qualified to fill more than one role, and often does. Often there are several people capable of filling these roles and different services (or parts of services) will be led by each. Many congregations, especially larger ones, also rely on a:
- Gabbai (sexton) - Calls people up to the Torah, appoints the
shatz for each prayer session if there is no standard shatz, and makes certain that the synagogue is kept clean and supplied. The three preceding positions are usually voluntary and considered an honor. Since the Enlightenment large synagogues have often adopted the practice of hiring rabbis and hazzans to act as shatz and baal koreh, and this is still typically the case in most Conservative and Reform congregations. However, in most Orthodox synagogues these positions are filled by laypeople.

Discipline

Il reste exceptionnel en Europe que les femmes tiennent un rôle majeur dans l'organisation des offices ou deviennent rabbin. Le Judaisme Orthodoxe ne reconnaît pas qu'une femme puisse devenir Rabbin. Seuls les mouvements libéraux nés au 19eme siècle sont susceptibles de l'accepter. En France, il n'y a qu'une communauté dont le rabbin soit une femme. Il s'agit d'un rabbin libéral, Pauline Bebe. En revanche, aux États-Unis d'Amérique et au Canada où le judaïsme conservateur (« conservative » qui reste un mouvement libéral malgré le nom) et le judaïsme réformé (« reform ») sont majoritaires, les femmes rabbins sont nombreuses.

Prayer leaders

From the times of the Mishna and Talmud to the present, Judaism has required specialists or authorities for the practice of very few rituals or ceremonies. A Jew can fulfil most requirements for prayer by himself. Some activities -- reading the Torah and
haftarah (a supplementary portion from the Prophets or Writings); the prayer for mourners; the blessings for bridegroom and bride; the complete grace after meals -- require a minyan, the presence of ten adults (Orthodox Jews and some Conservative Jews require ten adult men; some Conservative Jews and Reform Jews include women in the minyan). The most common professional clergy in a synagogue are:
- Rabbi of a congregation - Jewish scholar who is charged with answering the legal questions of a congregation. Orthodox Judaism requires
semicha (Rabbinical ordination). A congregation does not necessarily require a rabbi. Some congregations have a rabbi but also allow members of the congregation to act as shatz or baal koreh (see below).
  - Hassidic
Rebbe - rabbi who is the head of a Hassidic dynasty.
-
(cantor) - a trained vocalist who acts as shatz. Chosen for a good voice, knowledge of traditional tunes, understanding of the meaning of the prayers and sincerity in reciting them. A congregation does not need to have a dedicated hazzan. Jewish prayer services do involve two specified roles, which are sometimes, but not always, filled by a rabbi and/or hazzan in many congregations:
- Shaliach tzibur or
Shatz (leader -- literally "agent" or "representative" -- of the congregation) leads those assembled in prayer, and sometimes prays on behalf of the community. When a shatz recites a prayer on behalf of the congregation, he is not acting as an intermediary but rather as a facilitator. The entire congregation participates in the recital of such prayers by saying amen at their conclusion; it is with this act that the shatz's prayer becomes the prayer of the congregation. Any adult capable of speaking Hebrew clearly may act as shatz (Orthodox Jews and some Conservative Jews allow only men to act as shatz; some Conservative Jews and Reform Jews allow women to act as shatz as well).
- Baal koreh (master of the reading) reads the weekly Torah portion. The requirements for acting as
baal koreh are the same as those for the shatz. Note that these roles are not mutually exclusive. The same person is often qualified to fill more than one role, and often does. Often there are several people capable of filling these roles and different services (or parts of services) will be led by each. Many congregations, especially larger ones, also rely on a:
- Gabbai (sexton) - Calls people up to the Torah, appoints the
shatz for each prayer session if there is no standard shatz, and makes certain that the synagogue is kept clean and supplied. The three preceding positions are usually voluntary and considered an honor. Since the Enlightenment large synagogues have often adopted the practice of hiring rabbis and hazzans to act as shatz and baal koreh, and this is still typically the case in most Conservative and Reform congregations. However, in most Orthodox synagogues these positions are filled by laypeople.

Specialized religious roles


-
Dayan (judge) - expert in Jewish law who sits on a beth din (rabbinical court) for either monetary matters or for overseeing the giving of a bill of divorce (get). A dayan always requires semicha.
- Mohel - performs the
brit milah (circumcision). An expert in the laws of circumcision who has received training from a qualified mohel.
- Shochet (ritual slaughterer) - slaughters all kosher meat. In order for meat to be kosher, it must be slaughtered by a
shochet who is expert in the laws and has received training from another shochet, as well as having regular contact with a rabbi and revising the relevant guidelines on a regular basis.
- Sofer (scribe) - Torah scrolls,
tefillin (phylacteries), mezuzahs (scrolls put on doorposts), and gittin (bills of divorce) must be written by a sofer who is an expert in the laws of writing.
- Rosh yeshivah - head of a
yeshiva. Somebody who is an expert in delving into the depths of the Talmud, and lectures the highest class in a yeshiva.
- Mashgiach of a yeshiva - expert in
mussar (ethics). Oversees the emotional and spiritual welfare of the students in a yeshiva, and gives lectures on mussar.
- Mashgiach over
kosher products - supervises merchants and manufacturers of kosher food to ensure that the food is kosher. Either an expert in the laws of kashrut, or (generally) under the supervision of a rabbi who is expert in those laws.

Diversité théologique

Le judaïsme n'est pas monolithique ; on y rencontre des courants orthodoxes voire ultra-orthodoxes , des courants médians, tel le mouvement "conservateur" ou
Massorti, qui n'a rien de conservateur contrairement à ce que son nom suggère et toutes sortes de courants libéraux tel le judaïsme libéral et le judaïsme reconstructionniste. Voir Libéralisme théologique Les courants orthodoxes sont bien représentés en Europe mais on y connaît aussi un mouvement libéral. Les Massortis et les reconstructionnistes sont surtout présents aux États-Unis d'Amérique et les Massortis ont une forte présence en Israël Enfin, aux États-Unis d'Amérique et en Israël (à Ramle) se sont réfugiés les karaïtes, chassés d'Égypte vers les années 1952-1956, dont quelques petits groupes demeurent en Lituanie.

Diversité géographique

En outre, deux courants principaux traversent le judaïsme :
- les Séfarades historiquement sur le pourtour de la Méditerranée, principalement issue d'Espagne il y eu ensuite de grandes migrations vers l'Afrique du nord notement vers le Maroc ; « Sefarad » pourrait être apparenté au mot Sefer qui signifie Livre. Ce mot a donné son nom à l'Espagne en hébreu.
- les Ashkénazes en Europe centrale et Russie, particulièrement de langue allemande médiévale (Yiddish). Ashkenaz est l'un des fils de Japhet. Ce n'est que dans le Talmud et les commentaires de Rachi qu'il est explicitement associé (par glissement de sens ?) à "Germamia" ou "Germania", c'est-à-dire l'Allemagne. La distinction est culturelle, liturgique, linguistique et géographique. Elle trouve ses origines dans les fondements mêmes du judaïsme et son histoire.
En effet, la Torah, sous sa forme écrite, révélée et irréfutable pour un croyant, bien que contenant tout en elle, ainsi que l'enseigne un Sage du Talmud, ne permet pas de connaître la conduite à tenir sur base de sa simple lecture (ceci est le point de vue des Juifs rabbanites, les karaïtes réfutant cette idée) : elle nécessite une tradition orale, ne fût-ce que pour s'assurer que ce qui se transmet a été bien compris.
Les tourments et exils connus par le peuple Juif firent naître la nécessité de compiler la tradition orale (dans la Mishna, la Tossefta, le Talmud et le Midrash) afin d'assurer sa survie, et d'y confronter toutes les opinions.
Toutes les divergences ne furent cependant pas résolues, et lorsque deux pôles se développèrent dans le peuple Juif, tant au niveau géographique que spirituel, les uns adoptèrent tel point de vue, les autres tel autre (il importe de faire remarquer à ce sujet que le Rav Ovadia Yossef, souvent appelé à tort le Grand Rabbin de la Communauté Sépharade n'est PAS Sépharade, mais Irakien, ET NE TRANCHE PAS la Halakha comme les Sépharades). On pourrait estimer en première approximation que le canevas commun aux Ashkénazes ayant été défini par Rabbenou Guershom, ces différences apparurent avec lui. Cependant, les études des Juifs d'Espagne n'étaient pas inconnues de l'autre côté des Pyrénées, et il existait ,sinon une communauté d'idées, une libre circulation, ainsi que le montrent d'une part Rachi, s'inspirant du Yessod de Moshé HaDarshan et des travaux du grammairien Menahem ibn Sarouk, et de l'autre Ramban, formé par l'un de ses maîtres, Nathan de Trinquetaille, à l'école des Tossafistes. C'est donc bien lors de la Reconquista espagnole du , lorsque la radicalisation du catholicisme contraignit à l'exil une très large majorité des Juifs qui s'étaient installés sur la terre de tolérance que représentait l'Espagne musulmane que ces courants furent tout-à-fait séparés et que les différences s'affirmèrent, du fait de terreaux géographiques et culturels fondamentalement diffférents. Les différences de coutumes, de chants, de nourriture, tiennent en définitive moins de divergences religieuses que d'habitat différent. De même, le sentiment de différence tient plus des mentalités du pays d'asile (ou d'exil, c'est selon).
Ainsi, lorsque Voltaire compose son article dénigrant et diffamatoire sur le Juif dans l'Encyclopédie, un Juif amstellodamois lui répond qu'il ne faut pas confondre les "Ashkénazes", lie de la terre, et les Sépharades, "authentiques" descendants de la
noble tribu de Juda.
Il faut savoir que ce Juif est un Juif "portugais", tout imprégné des idées dhidalgo
et de pureté du sang (la limpienza de sangre, qui est, ironiquement, une mesure parmi les plus antisémites qui soient, visant à discriminer les nuevos christianos, impurs, des vieilles familles catholiques espagnoles).
De même, la méfiance et la répulsion qu'inspireront deux siècles plus tard les Juifs Sépharades et Orientaux aux "pionniers" Ashkénazes se nourrira moins de préjugés "naturels" que de considérations "culturelles" d'Européens "civilisés et cultivés", d'une élite intellectuelle voyant débarquer ces gens qui leur apparaîtront avant tout comme des "vilder hayyes" (bêtes sauvages en Yiddish). H.N. Bialik exprimera le plus adéqutement ce sentiment : "je n'aime pas les Arabes, ils me rappellent trop les Sépharades". Cependant, personne n'exprimera mieux la détresse de l'émigrant sépharade qu'un satiriste ashkénaze, Ephraïm Kishon.
De plus, cet état d'esprit ne pouvait que se diluer avec les générations, les mélanges de population et les mariages "mixtes". En conclusion, les courants séfarades et ashkénazes sont de nos jours plus ou moins mélangés géographiquement, tant en Israël qu'en France et dans le reste du monde, sauf pour les États-Unis où les Ashkénazes sont en très grande majorité.
Ce mélange est surtout dû aux pogroms et aux départs des pays européens. En France, la répartition est d'environ 70 % de séfarades, 30 % d'ashkénazes, les deux plus grandes synagogues de Paris étant ashkénaze (Victoires) et sépharade (Tournelles).

Autres particularismes géographiques

Certaines régions du monde telles que l'Afghanistan, l'Inde, laChine, abritent des communautés juives, souvent réduites et isolées du judaïsme contemporain jusqu'à leur redécouverte au gré du hasard.
Par exemple, le premier et piquant témoignage européen de la présence de Juifs en Chine fut donné en 1605 par le Jésuite Matteo Ricci, abordé par un dénommé Ngai, Juif de Kaifeng, qui, ignorant jusqu'à l'existence du christianisme, prit le missionnaire pour un correligionnaire, et une icône de la Vierge à l'enfant pour une représentation de Rebecca et Jacob ! Une fondation pour les tribus perdues s'emploie à les retrouver, comme ce fut le cas pour les Falashas d'Éthiopie. Au Haut Moyen-Âge, le judaïsme fut la religion officielle de l'empire khazar, qui fondèrent peut-être la ville de Kiev, entre autres. L'existence de cet empire Juif est parfois encore avancé pour expliquer les nombreuses communautés juives du Caucase.

Foi et pratique

Shema Israël

Ecoute Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est UN
"Shema Israel, A. Elohénou, A. Echad" Affirmation de l'Unité divine, le Shema est la prière première et fondamentale du judaisme. Elle est composée des versets 4-9 de Deutéronome 6, puis 13-21 de Deutéronome 11, enfin des versets 37-41 de Nombres 15. Elle institue en particulier les commandements de la Mezouzah, des Tsitsit et des Tefilines. Chaque juif pieux se doit de la réciter deux fois par jour: Au lever (Cha'harit), et le soir (Arvit). Selon la tradition, cette prière a été dite par les fils de Jacob à leur père. Au fil des siècles cette prière a été associée aux dernieres paroles que prononçaient les Juifs qui mourraient pour la sanctification du Nom Divin. Cf Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, adaptation française sous la direction de Sylvie-Anne Goldberg, Bouquins, Cerf/Robert Laffont, 1996.

Ce qu'on trouve dans une bibliothèque juive traditionnelle

Les Juifs ont souvent été appelés le "Peuple du Livre", sur lequel ils ont beaucoup disserté, et ce depuis le début de la révélation, à en croire le Rav Adin Steinsalz.
Voici une liste structurée des livres de base dans les domaines de la pensée et la pratique du Judaïsme :
- Le Tanakh (Bible hébraïque), le Texte et l'étude de ce texte:
  - la
Torah
  - les Néviim (Prophètes)
  - les Ketouvim ou (littéralement, écrits, mais communément traduits par Hagiographes)
  - La Messorah
  - Les Targoumim
  - exégèse (voir aussi Midrash)
Le Tanakh est le livre le plus saint pour le peuple Juif: il commence par la création du monde jusqu'à la construction du Second Temple. La Torah est la partie la plus sainte du Tanakh; selon la foi juive, elle a été dictée à Moïse par Dieu, et n'a fait l'objet d'aucune discussion lorsqu'il a été décidé quels livres devraient figurer dans le canon biblique (y figurent ceux qui ont été incontestablement inspirés par Dieu;en sont exclus ceux qui ne proviennent que de la sagesse humaine).
En revanche, les livres des Prophètes, plus encore les Hagiographes, furent soumis à des débats intenses.
- Ouvrages de l'ère talmudique (
Sifrout Hazal)
  - La Mishna et ses commentaires.
  - La Tosefta et les traités mineurs.
  - Le Talmud:
    - Le Talmud de Jérusalem, et ses commentaires.
    - Le Talmud Babylonien, et ses commentaires.
Le judaïsme tient grand compte du Talmud, recueil des règles de vie juives, fondé sur l'interprétation exégétique et/ou poétique (c'est-à-dire allégorique) du texte biblique.
Les explications et interprétations des versets contenues dans la Michna et la Guemara ont pour but de déterminer comment appliquer les préceptes positifs et négatifs énoncés dans la Torah, ainsi que l'esprit qui les accompagne (un rabbin contemporain disait que, si le sens littéral d'un verset en est le "coeur", les sens allusifs, allégoriques et secrets en sont l'"âme").
C'est autour de cela que repose l'enseignement dans les instituts talmudiques juifs (Yéchivot).
  - Littérature midrashique:
    - Midrash Halakha
    - Midrash Aggada
- Littérature halakhique
  - Les grands Codes de conduite à tenir en ce qui concerne l'application des préceptes énoncés dans la Bible et les rituels
    - Le Mishné Torah et ses commentaires.
    - L'Arba'a Turim et ses commentaires.
    - Le Shoulhan Aroukh et ses commentaires.
  - Autres ouvrages halakhiques
  - Les Responsa
  - Diverses monographies (sur la vérification des poumons des bêtes abattues, p.e)
La Torah comporte 613 préceptes, dont 248 positifs (Mitsvot Asse ex:"tu aimeras ton prochain comme toi-même"), et 315 négatifs (Mitsvot lo Ta'asse ex:"tu n'auras pas d'autre dieu que Moi").
D'autres subdivisions ont été envisagées au Moyen Age (Mitsvot envers Dieu et mitsvot envers les hommes, etc.)
- Pensée et éthique Juives
  - La philosophie juive
  - Les principes de la foi (Ikkarim) : il s'agit du fruit de réflexions rabbiniques pour distinguer croyance d'apostasie. Ne peut se prétendre croyant celui qui ne souscrirait pas à l'un de ses principes.
  - La Kabbale, et les écrits Hassidiques
  - Ethique juive, en particulier le Moussar
- Le Siddour et la liturgie juive
-
Piyyutim (Poésie le plus souvent liturgique) Voir aussi
- Banques de données de la Torah (versions électroniques de la bibliothèque juive traditionnelle)
- Liste des prières et bénédictions (Judaïsme)
- Littérature rabbinique.

Principes fondamentaux du Judaïsme

Les plus célèbres sont les 13 principes de foi de Maïmonide ou il y est notamment exprimé la foi dans l'unicité de Dieu, dans Sa non-materialité ainsi que la foi dans la prophétie de Moïse et l'origine divine de celle-ci. S'y trouvent également la foi dans la résurrection des morts, dans le monde futur, et dans la venue du Messie. Par ailleurs, certains voient dans le Judaïsme une religion qui ne préconiserait qu'un train de vie et énoncerait des lois. Ainsi dès le début de l'ère moderne, certains ont essayés de dissocier la religion de ces "principes de foi".

Noms de Dieu

Un des noms couramment rencontrés dans les textes sacrés pour désigner Dieu est le tétragramme, mot imprononçable formé des quatre lettres hébraïques
Youd--Vav- (i.e. YHWH en translitteration approximative), et pouvant provenir de la contraction du verbe être conjugé à l'accompli et à l'inaccompli (il était, il est, il sera); ce nom étant utilisé pour désigner le caractère transcendant du divin. La meilleure traduction en serait l'Éternel si ce mot ne contenait un sens d'immuabilité transmis par la langue grecque. Ce tétragramme est conçu comme trop saint pour être prononcé. Dans le judaïsme contemporain, on entend souvent HA CHEM, c'est-à-dire Le NOM qui est donc une périphrase. On rencontre aussi dans le texte biblique :
-
ELOHIM (pluriel), EL, ELOAH (féminin), ELYON n'a rien à voir avec les précédents (il s'écrit en hébreu avec un et non pas un comme les autres - seule cette racine signifie ), ces 3 derniers mots étant au singulier, construit sur une racine qui signifie haut, élevé. Les noms de Dieu formés sur cette racine (comme Allah qui suit la même racine sémite) peuvent être rendus par le Très-Haut.
- ADON, ADONAI (
Seigneur, mes Seigneurs (interprété comme un pluriel de nombre) ou le très grand Seigneur (interprété comme un augmentatif) Les pluriels ELOHIM, ADONAÏ ou SHADDAÏ sont le plus souvent expliqués par un pluriel qualificatif, un augmentatif (superlatif), et non comme un pluriel classique. Néanmoins, certains historiens, comme Israël Finkelstein, estiment qu'il pourrait s'agir d'un résidu du polythéisme originel de la religion juive, considérant les passages bibliques où ces termes apparaissent comme les plus anciens.
- SHADDAÏ Les montagnes
- EL SHADDAÏ. Dérivé du précédent, il se lit cependant aussi HA-CHEM.
- TSEVAOT. Traduit par . Il est compris par ou par les cabbalistes (Tseva-ot)
- YAH Nom dérivé du tétragramme. Formé du yod, masculin, et du hé, féminin, il symbolise la force du couple. Il est présent dans la formule de louange Allélouia/Hallélouyah (rendez louange à Yah)

Bible

Le judaïsme se distingue des autres religions révélées par le fait qu’il place au centre de la révélation la Torah, la . Le terme dérive d'un verbe signifiant , . On distinguera, vers 130 avant l’ère commune, entre les trois parties de la Bible : Torah (Pentateuque), Prophètes (Neviim), Hagiographes(Ketouvim). À partir du , le terme finira par désigner l’ensemble du code sacré. Le concept d'Alliance : Dieu fait alliance avec son peuple en lui remettant la Torah et en particulier les 10 Paroles, plus connues sous l'appellation des . Il en résulte que la notion délection , est une exigence à plus de responsabilité en matière d'observance et de conduite de vie.

Fondements du judaïsme

Selon le Tanakh, le judaïsme remonte à Abraham, le premier monothéiste parti de Ur-Kassdim pour le Pays de Canaan avec la promesse de Dieu qu'il sortira de lui un peuple nombreux et qu'il sera une bénédiction pour tous les peuples. L'Alliance d'Abraham est marquée par la circoncision au huitième jour. Après que la famille de Jacob-Israël, petit-fils d'Abraham, est partie en Égypte où ses descendants ont été réduits en esclavage, les "Enfants d'Israël" sont sortis d'Egypte sous la conduite de Moïse et ont reçu la Loi au mont Sinaï. Le premier à avoir employé le terme de peuple à leur propos est Pharaon. La Torah n'a pas été donnée de façon progressive mais soudainement, à des gens qui baignaient jusque là dans la culture idolâtre égyptienne et qui devinrent un peuple en l'acceptant. Après le don de la Torah, le peuple d'Israël a erré durant quarante ans dans le désert, en punition pour avoir adoré le Veau d'or, avoir critiqué Moïse et avoir voulu retourner en Égypte (épisode de la médisance des explorateurs). C'est seulement à la fin de cette période que leurs descendants sont entrés sur la terre d'Israël, alors le pays de Canaan, qu'ils ont conquis sous la conduite de Josué. Ils y ont résidé jusqu'en l'an 587 av. J-C. Cette année a débuté l'exil babylonien et qui a duré 70 ans. Ils y sont retourné lors du règne de Cyrus II (Koresh). Un nouvel Exil commence avec la destruction du second Temple en l'an 70. Mais la domination romaine se faisait déjà sentir avant et la destruction physique a eu lieu 60 ans après, lors de la révolte de Bar-Kokheba.

Conversions au judaïsme

Le judaïsme ne manifeste aucune velléité expansionniste. Il peut accueillir l'individu adulte qui demande à se convertir après avoir longuement examiné ses motivations, mais ne va en aucun cas le solliciter. Les rabbins exigent une forte motivation et une adhésion sincère à la Torah chez ceux qui désirent se convertir. Ainsi la conversion ne peut avoir pour seuls motifs la satisfaction d'un conjoint juif et de sa famille. Quelques conversions de groupe, plus ou moins spontanées, jalonnent apparemment l'histoire mais elles peuvent correspondre, à l'inverse, à l'assimilation partielle aux populations environnantes de groupes juifs coupés de leurs traditions (légendes des "Dix Tribus" disparues) :
- la conversion des Jébuséens, sous David,
- celle de la tribu iduméenne des Hérode, sous les Hasmonéens,
- après la fin de l'Empire romain, celle d'une partie des Francs ripuaires et des Souabes,
- celle de Berbères (Djeraouas de l'Aurès et Nefoussas de Tripolitaine)
- celle des Falashas d'Éthiopie
- celle de peuples ouralo-altaïques comme les Khazars de Russie. :Voir Fraternité d'Abraham :Lire [http://www.ifrance.com/espacethique/dialogue.html Emmanuel Lévinas], le philosophe présente sa vision du dialogue judéo-chrétien.

Epoques du judaïsme

On peut diviser historiquement le judaïsme en plusieurs époques :
- Premier Temple : actions des prophètes et écriture du Tanakh.
- Second Temple : fin de la rédaction du Tanakh , début de l'ouverture vers la Torah orale.
- Début de l'exil : écriture des textes fondateurs de la Torah orale, jusqu'au .
- Moyen Âge : âge d'or du judaïsme espagnol sous domination arabe, jusqu'au .
- Ere moderne : Hassidisme, Lumières, Assimilation, Réforme, jusqu'au .
- : Sionisme, Shoah , État d'Israël.

Articles connexes


- Massorète ;
- Noms de Dieu ;
- Calendrier hébreu ;
- Philosophes : Philon d'Alexandrie, Maïmonide, Baruch Spinoza, Moïse Mendelssohn, Hans Jonas, Martin Buber, Franz Rosenzweig, Emmanuel Levinas, Maurice Ruben-Hayoun
- Théologiens historiques : Isaac Louria, un des grands penseurs de la Kabbale, Rachi de Champagne, Maïmonide, Juda Löw ben Bezalel, le Maharal de Prague, Elijah ben Salomon alias Gaon de Vilna, Israel ben Eliezer ou Baal Shem Tov ;
- Théologiens français contemporains : Marc-Alain Ouaknin, Dominique Aubier, Gilles Bernheim, Armand Abécassis, Léon Askénazi, dit Manitou ;
- Mouvements dissidents du Judaïsme : Sabbatéisme, Frankisme
- samaritanisme, marranisme, karaïsme, juifs en Inde, Beta Israël d'Éthiopie ;
- antisémitisme ;
- sionisme ;

Liens externes


- 'Judaisme_Tsedakah_et_Kabbalah' [http://fr.groups.yahoo.com/group/Judaisme_Tsedakah_et_Kabbalah , forum de discussion sur le Judaïsme et la Kabbale]
- 'Judaïsme Libéral' [http://fr.groups.yahoo.com/group/Judaisme_Liberal , forum de discussion du Judaïsme Libéral]
- 'Mariages_Juifs_Europe_Israel_USA' [http://fr.groups.yahoo.com/group/Mariages_Juifs_Europe_Israel_USA , site gratuit pour les rencontres vue Mariages entre Juifs d'origine, entre personnes converties au Judaïsme, et entre Juifs d'origine et convertis au Judaïsme]
- 'Dialogues_Inter-Religieux' [http://fr.groups.yahoo.com/group/Dialogues_Inter-Religieux , forum de discussion entre adeptes de différentes Religions]
- Forum-religion.org [http://www.forum-religion.org www.Forum-religion.org - Forum de discussion pour apprendre sur le Judaisme et les grande religions du monde].
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/judaisme.asp Citations de saints, théologiens, poètes et philosophes, notamment juifs].
- http://www.jewpedia.com : Encyclopédie du judaïsme (wiki)
- A partir de textes de Jean Bottéro et Mircea Eliade, [http://www.systerofnight.net/religion/html/ancien_testament_judaisme.html étude de l'Ancien Testament et du contexte environnant].
- atheisme.free.fr : [http://atheisme.free.fr/Themes/Judaisme.htm Ressources sur le judaïsme]
- [http://critique.judaisme.free.fr/ Examen Critique du Judaisme]
- [http://www.cheela.org cheela.org, la réponse à vos questions de Judaïsme;site de responsa sur le Judaïsme et apparentés]
- [http://www.techouvot.com techouvot.com,le forum des Rabbanim, autre site de responsa, dans un style différent. Grands spécialistes de la cacherout industrielle]
- [http://www.feujworld.com feujworld.com, portail de la communauté juive francophone.] Catégorie:judaïsme ja:ユダヤ教 ko:유대교 ms:Yahudi nb:Jødedom simple:Judaism th:ยูได zh-min-nan:Iu-thài-kàu

Bibliographie en français ( à compléter par la bibliographie des livres cités)


- "
Une histoire des Juifs", Josy Eisenberg ISBN 2-253-01384-6
- "
Dictionnaire encyclopédique du judaïsme", Sylvie Anne Goldberg (dir.), Bouquins, Robert Laffont, 1996 ISBN 2-221-08099-8
- "
Ashkénazes, Sépharades and Co", Rav Elie Lemmel, Lamed.fr

Sigmund Freud

Sigmund Freud, né le 6 mai 1856 à Freiberg (Moravie), Autriche-Hongrie — aujourd'hui : Příbor, République tchèque—, mort le 23 septembre 1939 à Londres, était un neuro-psychiatre autrichien. On lui doit l'élaboration de la psychanalyse. psychanalyse

Chronologie

(Remarque : les indications sur les publications sont données à titre indicatif, de nombreux autres textes rédigés par Freud ne sont pas mentionnés, cf. [http://pedagogie.ac-toulouse.fr/philosophie/freudbiblio.htm une bibliographie plus complète])
- 6 mai 1856 : Naissance de Sigismund Schlomo Freud, son père Jakob, marchand de laine et libéral libre penseur, est remarié avec Amalia, ils auront ensemble sept enfants.
- 1860 : Installation de sa famille à Vienne. Sa famille est pauvre et ils vivent nombreux dans un appartement, mais ses parents n’ont pas ménagé leurs efforts pour soutenir son évolution intellectuelle visiblement précoce, en le favorisant même par rapport à ses frères et sœurs. Sigmund est le premier de sa classe six ans sur les huit années de sa scolarité au gymnase Sperl de Vienne. Il y apprend le grec et le latin, son intérêt pour l'archéologie ne le quittera pas.
- 1873 : Entrée à l’Université de Vienne.
- 1876 : Entrée à l'institut de Physiologie d'Ernst Brücke (Histologie du système nerveux).
- 1877 : Abréviation de son nom en Sigmund Freud
- 1878-1879 : Service militaire. Freud traduit le 12e volume des œuvres complètes de Stuart Mill (premières correspondances).
- 1881 (mars) : fin des études universitaires – Docteur en médecine.
- 1882 (avril) : Freud rencontre Martha Bernays, ils se fiancent secrètement. ::Entrée dans le service du professeur de médecine générale Nothnagel, initiateur à Vienne de l’électrophysiologie. ::Josef Breuer le met au courant du traitement d’Anna O. (1880-1882) par la méthode cathartique.
- 1883 : Stagiaire dans le service psychiatrique de Meynert, considéré en son temps comme le plus grand anatomiste du cerveau.
- 1883-1884 : Freud poursuit dans divers laboratoires une série de recherches sur le système nerveux et l'anatomie du cerveau. ::Il est un des premiers chercheurs à travailler sur l’infirmité motrice cérébrale (cerebral palsy).
- 1884 : Freud et son ami Konigstein recherchent les propriétés énergétiques et anti-dépressives de la cocaïne, dont Koller découvrira avant eux le pouvoir anesthésiant. ::Publication de : De la coca
- 1885 : Freud soigne son ami Fleischl par des injections de cocaïne, ce qui l’intoxique gravement. ::Septembre : Grade de privat-docent en neuropathologie. ::Publication de : Contribution à la connaissance de l’action de la cocaïne et de : A propos de l’action générale de la cocaïne. ::Première destruction de ses papiers personnels. ::Travaux publiés sur les encéphalopathies infantiles. ::Travaux avec Joseph Breuer sur l’hystérie.
- 1885 (oct.) – 1886 (fév.) : Voyage à Paris, “élève de médecine” chez Jean-Martin Charcot.
- 1886 (avril) : Ouverture de son cabinet de médecin, il prend la direction du service de neurologie à la clinique des Enfants malades. ::Abandonne l’électrothérapie pour l’hypnose et la suggestion.
- 1886 (sept.) : Mariage avec Martha Bernays (1861-1951). Ils auront six enfants (Mathilde, Jean-Martin, Olivier, Ernst, Sophie, Anna) dans une période de 10 ans entre 1887 et 1896.
- 1886 (oct.) : Conférence à Vienne sur L’Hystérie masculine, conférence particulièrement mal reçue par les autorités scientifiques et médicales. Seul Krafft-Ebing, médecin viennois, le soutient dans ses travaux. ::Publication d’une traduction des Leçons du mardi de Charcot
- 1887 (mars) : Élu membre de la Société Médicale de Vienne
- 1887 (nov.) : Rencontre de Wilhelm Fliess, rhino-laryngologiste berlinois en stage à Vienne, et correspondance complexe qui va durer des années et qui sera considérée comme l’« autoanalyse de Freud ». ::Publication de : Cocaïnomanie et cocaïnophobie.
- 1888 : Publication de : Hystérie
- 1889 : 2e voyage à Paris (Charcot) et à Nancy (Bernheim et Liébault). ::Abandon de l’hypnose dans le traitement de sa patiente Emmy von N. ::Traduction et introduction du livre d’Hippolyte Bernheim (Nancy) De la suggestion et de ses applications à la thérapeutique. ::Début de l’application de la méthode cathartique de Breuer.
- 1890 : Première rencontre de travail avec Fliess à Salzbourg. En le quittant, Freud a un accès de phobie du voyage en train.
- 1891 : Freud s'installe au n° 19 de la rue Berggasse à Vienne. ::Premier livre de Freud, dédié à Breuer, Contribution à la conception des aphasies. Une étude critique. ::Début de la collaboration avec Breuer et correspondance intense avec Fliess à qui il adresse des manuscrits scientifiques.
- 1892 : Traduction du livre de Bernheim : Hypnotisme, Suggestion, Psychothérapie.
- 1893 : Mort de Charcot. Freud écrit une longue notice nécrologique, alors qu’il n’en paraît aucune en France. ::Publication dans « Les Archives neurologiques » d’un article de Freud, écrit de 1888 à 1893, qui avait obtenu l’acceptation de Charcot : Quelques considérations pour une étude comparative des paralysies motrices organiques et hystériques. ::Publication de : Le mécanisme psychique des manifestations hystériques. ::Voyage à Berlin pour voir Fliess. Les deux amis se retrouveront désormais une ou plusieurs fois par an à Berlin ou à Vienne, et dans diverses villes où ils tiendront leurs « congrès » scientifiques privés.
- 1894 - 1904 : Durant cette décennie, Freud présente divers troubles sur lesquels il s’interroge dans la correspondance avec Fliess. Fumeur, il a des troubles névrotiques quand il tente de s’arrêter. ::Il publie cependant une vingtaine d’articles et de livres dans cette période.
- 1895 : Publication des Études sur l’hystérie avec J. Breuer. ::Utilisation de la suggestion (main sur le front du patient qui est incité à se souvenir de son enfance) après l’abandon de la catharsis trop incertaine et dont les effets ne sont pas durables. ::Freud analyse ses rêves et la première interprétation de « L’injection faite à Irma » confirme sa théorie du rêve comme accomplissement du désir. ::Rédaction de lEsquisse pour une psychologie scientifique (inédit jusqu'à sa mort), où Freud tente de réunir les acquis de ses travaux physiologiques et psychologiques en introduisant des notions de quantités d’énergie. ::En analysant ses souvenirs d’enfance, il en vient à découvrir l’hostilité qu’il ressent envers son père (Jakob Freud) et il se souvient de ses sentiments amoureux dans son enfance pour sa mère (Amalia Freud) qui était « attirante, tendre et protectrice ».
- 1896 : Freud se détache définitivement de Breuer qui refuse d'admettre ses conceptions sur la sexualité. Il abandonne progressivement le modèle neurologique de lEsquisse
pour se consacrer exclusivement à la constitution d'une psychologie générale. ::Premier emploi du mot « psycho-analyse » par Freud dans un article en français. ::Conférence sur l'étiologie de l'hystérie devant la Société viennoise de psychiatrie et de neurologie : « Le silence qui suivit mes interventions, le vide qui se faisait peu à peu autour de moi, les allusions qui parvenaient à mes oreilles ont fini par me faire comprendre que des déclarations sur le rôle de la sexualité dans l'étiologie des névroses ne pouvaient s'attendre à être accueillies comme les autres communications. J'ai fini par comprendre que je faisais partie dorénavant de ceux qui, selon l'expression de Hebbel, "troublaient le sommeil du monde" et que je n'avais pas à compter sur l'objectivité et la tolérance. » (Contribution à l'histoire du mouvement psychanalytique, p. 89). ::Minna, la sœur de Martha, au décès de son fiancé, vient vivre avec le couple Freud.
- 1897 : Publication du dernier grand travail neurologique Les Paralysies cérébrales infantiles. ::« Personne ne soupçonne le moins du monde que le rêve, loin d'être quelque chose d'insensé, est bien une réalisation de désir. » (Lettre à Fliess, 16 mai, N.P. 177). ::Freud abandonne sa théorie de la séduction précoce par les parents comme origine du traumatisme sexuel refoulé. ::En octobre, il annonce à Fliess sa découverte du complexe d’Œdipe : « J'ai trouvé en moi comme partout ailleurs des sentiments d'amour envers ma mère et de jalousie envers mon père qui sont, je pense, communs à tous les jeunes enfants. (...) S'il en est bien ainsi, on comprend, en dépit de toutes les objections rationnelles, qui s'opposent à l'hypothèse d'une inexorable fatalité, l'effet saisissant d’OEdipe Roi. » (N.P. 198).
- 1899 : Freud abandonne la suggestion dont il fallait ensuite supprimer le refoulement fondé sur la défense du patient contre les évocations critiquables (cf. le Cas Dora). Ainsi naquit la technique demandant au patient d’abandonner toute attitude critique, le thérapeute interprétant ensuite les évocations du patient. ::C’est la règle dite fondamentale, de l’association libre qui permet la libération des affects refoulés. Freud lui donne le nom de psychanalyse. ::Rédaction de la version définitive de L'Interprétation des rêves qu'il achève dans un état d'exaltation. Le livre paraît le 4 novembre et passe à peu près inaperçu.
- 1900 : Dernière rencontre avec Fliess dans le Tyrol. ::Rédaction d'une version abrégée de L'interprétation des rêves (Le rêve et son interprétation, 1901).
- 1901 : Rédaction de Psychopathologie de la vie quotidienne (livre publié en 1904).
- 1902 : Freud est nommé professeur associé. ::Nouveau voyage en Italie avec son frère Alexander. ::Quelques médecins se groupent autour de Freud (Adler, Kahane, Restler et Stekel) qui fo