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Attila

Attila

Attila fut le roi des Huns - une peuplade originaire des steppes qui s'était établie dans la plaine danubienne - et régna selon l'historiographie romaine de 434 à 453.

Les relations entre les Huns et l'Empire romain

Dans les faits, l'essor de la puissance hunnique en Europe commence en 422 au temps du grand-roi Ruga et connaît son apogée durant le règne de son successeur, Bleda, le frère d'Attila. Attila eu plusieurs fils, dont Ellac, son successeur officiel. Ruga, en effet, puis son successeur, aide un parti des Romains occidentaux - celui du patrice Aetius, opposé à l'impératrice Galla Placidia - d'abord à prendre le pouvoir contre sa rivale (en 433 ou 434), puis dès 435 à chasser les barbares germaniques qui s'étaient installés en Gaule. Notamment, en 436, les Huns écrasent l'armée burgonde de Gundahar (latin Guntiarius, événement qui sert de base au Nibelungenlied (Chant des Nibelungen)). Ces relations privilégiées des Huns avec l'Occident contrastent avec les luttes des Huns contre l'empire d'Orient, et expliquent en partie la future politique d'Attila. Chant des Nibelungen De fait, Ruga, est de plus en plus hostile à l'empire d'Orient et il meurt dans une expédition organisée contre celui-ci en 434, certainement empoisonné par ses neveux. La succession se fait alors au profit de Bleda, qui devient grand-roi à son tour, et dans une moindre mesure de son frère Attila qui n'hérite que des territoires occidentaux. Les années suivantes 435-440, sous le règne de Bleda, sont marquées par le triomphe des Huns face à l'empire d'Orient. Ce triomphe est avant tout diplomatique et la politique de Bleda à l'égard des Romains est pacifique. Un doublement du tribut versé par Constantinople et la promesse impériale de ne plus s'allier aux barbarres ennemis des Huns (aux peuples germaniques restés indépendants) donne les mains libres à Bleda. Aussi, les Huns étendent leur empire jusqu'aux Alpes, au Rhin et à la Vistule.

La prise de pouvoir d'Attila

Vistule Pourtant, dès 440, profitant de l'occasion qu'offre l'invasion de l'Arménie romaine par les Perses sassanides, invasion qui détourne momentanément l'attention de Constantinople des Huns, Bleda attaque à nouveau l'empire d'Orient. À ce moment, Attila n'aide son frère qu'en dernier recours, ayant entamé des pour-parlers avec l'Empire de son côté. Il ne le fait sans doute que pour éviter d'être lésé sur le partage du butin. La politique séparée d'Attila lors de la guerre de 441-442 s'explique principalement par sa volonté de négocier avec les Romains la remise des princes héritiers huns qui s'étaient réfugiés dans l'empire à la mort de Ruga, dès 435. Ceux-ci auraient hérité du royaume en cas de décès de son frère. Fin 444 ou début 445, aidé par ses vassaux germaniques, Attila réussit un coup d'État contre son frère Bleda. Deux Germains soumis aux Huns : le Skire Edika et le roi des Gépides Ardaric, fournirent en effet les forces nécessaires pour l'assassinat de Bleda qui eut lieu dans lordu de ce dernier. Attila devient alors grand-roi des Huns. Son règne dure huit ans et est marqué par un effondrement de la puissance des Huns, jusque-là patiemment bâtie sur la reconnaissance de l'empire hunnique par l'empire romain d'Orient et sur la manne financière des tributs et rançons versés par Constantinople. En réalité, il semble que dès la fin de l'assassinat, les alliés germaniques d'Attila aient influencé celui-ci en favorisant la propension qu'il avait de se croire destiné à règner sur l'univers tout entier. Ainsi, avec la collaboration d'une vache et de son gardien, ils trouvent pour Attila l'épée du dieu de la guerre, Mars, pointant hors de terre. Or, dans l'engrenage qui va mener les Huns à acquérir plus de puissance, Attila se trouve rapidement contraint à de nouvelles guerres pour récompenser et surtout garder ses fidèles Germains. Aussi, Attila se fait désigner Europæ Orbator (empereur d'Europe) et s'empare dès 445-446 de la province romaine de Pannonie-Savie (le reste de la Pannonie étant déjà tenue par les Huns). Pour maintenir la fiction de l'administration romaine, il est quand même nommé maître de la milice par l'empereur.

Attila et l'empire romain

Depuis la cuvette danubienne où il est durablement installé, Attila menace alors l'empire romain. Mais, le 27 janvier 447, un tremblement de terre détruit une grande partie de la muraille théodosienne de Constantinople et provoque une famine importante. Cette faiblesse de l'empire d'Orient permet à l'empire d'Occident d'être momentanément épargné par les visées d'Attila.

La perte du tribut oriental

Attila, profitant de l'événement, jette son armée sur l'empire d'Orient. Il s'y embourbe : en réalité, l'empire ne paye pas son tribut et les versements des sommes précédemment dues sont interrompues. Les négociations de paix durent plusieurs années, sans aucun bénéfice pour les Huns. Or, au moment même où elles vont aboutir, les tributs versés par l'Orient se tarissent définitivement. L'empereur Théodose II meurt dans un accident de cheval et le « parti des bleus » (parti des sénateurs et des aristocrates) triomphe : il est farouchement opposé à l'idée de payer les barbares pour acheter la paix. N'ayant pu envahir ni soumettre l'Orient, Attila se retrouve pris dans le jeu diplomatique d'Occident en 450.

L'épisode d'Honoria

L'épisode concerne Honoria, co-impératrice d'Occident que son frère cadet, Valentinien III veut forcer à prendre le voile pour préserver l'unité impériale. En 449, un scandale éclate et Honoria est envoyée à Constantinople pour que sa « virginité » soit mieux gardée. Celle-ci envoie alors sa bague à Attila pour lui demander de l'aide. Attila prend l'affaire au sérieux et accepte le bijou comme « dot », avant de demander la Gaule en tant qu'héritage impérial dû à sa « fiancée ». Ses exigences se heurtent naturellement à un refus. Bloqué en Orient, devant le refus de Valentinien et suite à la disparition de Honoria, Attila se trouve contraint en automne 450 de déclarer la guerre à l'empire romain d'Occident, ce qui met un terme également au tribut versé par l'Occident.

L'invasion de la Gaule

À la tête d'une armée coalisée hunno-germanique, Attila se lance au printemps 451 contre la Gaule. Cette armée réunit Gépides (les plus nombreux), Ostrogoths (dirigés par 3 rois frères dont le père du futur Théodoric le Grand), Skires, Suèves, Alamans, Hérules, Thuringiens, Francs, Burgondes, Alains, Sarmates, elle est majoritairement germanique et les Huns n'en composent qu'une infime partie. Les tactiques qui ont précédemment fait leur succès contre les « civilisés » ne sont donc plus à l'ordre du jour. Le 7 avril, Attila brûle Metz. La Gaule lui résiste, d'abord à Paris sous l'impulsion de sainte Geneviève, puis à Lyon, à l'instigation de saint Aignan. Attila est définitivement vaincu par une autre armée barbare, menée par le patrice romain Aetius représentant l'empereur Valentinien III, mais surtout grand connaisseur du grand-roi. À Orléans, où il compte franchir la Loire, le roi hun trouve face à lui les Wisigoths de Théodoric Ier et l'armée romaine d'Aetius, en réalité composée de tous les peuples établis en Gaule à cette époque : Alains, Francs, Burgondes,
gentiles sarmates, Saxons, lètes (colons barbares), Armoricains et même des Bretons venus d'Outre-Manche... Les Huns sont repoussés et c'est à 5 milles romains (7,5 km) de Troyes que la bataille finale a lieu, sans doute moins d'une quinzaine de jours plus tard, dans des champs près du village de Maurica ou Mauriacus (latin campus mauriacus, improprement identifiés par la suite comme les « champs catalauniques » près de Châlons-en-Champagne). À la suite du carnage, Attila reste un moment en Gaule ; puis se retire vers le Rhin. Au printemps 452, il attaque à nouveau en Italie. L'armée d'Attila prend Aquilée, Padoue, Vérone, Milan, Pavie et se dirige vers Rome. Valentinien décide de négocier. Conduite par le pape Léon Ier, par le préfet Trigetius qui a déjà traité avec les Vandales de Genséric, et par le consul Aviennus une délégation romaine va au devant du roi des Huns et obtient un armistice.

La fin

Dans le même temps, les troupes du nouvel empereur oriental, Marcien, ont franchi le Danube et menacent le cœur de l'empire hunnique. Aussi, Attila se retire en Pannonie. De retour dans son
ordu, le grand-roi meurt subitement, au printemps 453, peut-être empoisonné, sans doute d'une hémorragie à la suite d'un festin donné à sa cour pour ses dernières noces. Attila reçoit des funérailles royales et est enterré dans un triple cercueil, probablement sous le lit du fleuve Tisza (dans la Hongrie actuelle), temporairement détourné pour l'occasion. Son fils Ellac]lui succède.

L'image légendaire d'Attila

Attila est surtout connu dans l'historiographie et dans la tradition chrétienne occidentale pour avoir été le fléau de Dieu, ce qui lui a conféré une image des plus sombres. En réalité, ce fils du roi d'un des peuples les plus puissants de son temps est devenu aux yeux des Européens occidentaux l'image emblématique du souverain-guerrier nomade, se confondant dans l'imaginaire populaire avec les traits que l'on prêtera plus tard à [[Gengis Khan]] : sanguinaire, aimant la guerre et les pillages par-dessus tout, cruel et rusé. Or, cette vision est en grande partie inexacte : non seulement les Huns d'Attila était un peuple turc qui accueillait de nombreux Germains en son sein, à tel point que ces derniers étaient largement majoritaires dans la coalition du campus mauriacus, mais aussi la cour d'Attila était sans doute l'une des plus raffinées de son temps, qui avait repris nombre d'usages romains. Cependant, l'époque à laquelle vécut Attila - vers la fin de l'empire d'Occident, son opposition avec le général [[Aetius
, par ailleurs nommé le dernier des Romains et l'origine de son peuple ont frappé l'imaginaire collectif et contribué à faire d'Attila la figure typique du barbare s'opposant à la civilisation, ce qui ressort dans les nombreux films ou œuvres dans lesquels ce dernier apparaît. Dans le chant des Nibelungen (fondé sur l'écrasement des Burgondes par les Huns et popularisé au XIXe siècle par Richard Wagner), connu dans une version du , Attila apparaît sous le nom de Etzel, noble et généreux allié. Il est aussi dépeint dans les légendes germaniques sous les traits de Atli, cruel et assoiffé d'or. Ces deux aspects montrent quelles peuvent être les différentes facettes de la vérité. Enfin, en raison de l'historiographie nationale, il ne faut pas oublier quAttila, nom d'origine germanique et plus précisemment d'origine gotique, a disparu partout sauf en Hongrie actuelle, où ce prénom est toujours autant populaire. ---- Attila est le titre d'une des dernières tragédies de Pierre Corneille alors sur le déclin. La faiblesse de cette pièce par rapport à ses plus grands chefs d'œuvre a suscité le commentaire suivant de Boileau (la précédente tragédie de Corneille avait pour titre Agésilas) : :« J'ai vu Agésilas, hélas ! :— Mais après l'Attila, holà ! » ---- Inspiré par les travaux récents des historiens, "Le Chamane d'Attila", roman de l'écrivain hongrois Tibor Fonyodi (paru en français aux éditions Pygmalion en 2005) dépend la civilisation des Huns de manière nouvelle. Il souligne le rôle fondamental de la spiritualité dans leur culture, une civilisation au vrai sens du terme, dont les Hongrois furent les héritiers et qui est encore sans doute celle des peuples vivants dans les steppes eurasiennes aujourd'hui. L'auteur a déclaré dans une interview que son but avait été, avec "Le Chamane d'Attila", d'écrire un roman fantasy, une sorte de "Seigneur des Anneaux" qui puisait dans la mythologie des Huns. ---- Son nom a été repris pour un logiciel de cms attila-php. Catégorie:Huns Catégorie:Personnalité politique de la Rome antique Catégorie:Hongrie Attila ja:アッティラ ko:아틸라 ms:Atilla

434

ko:434년 Catégorie:434
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---- Cette page concerne l'année 434 du calendrier julien.

Événements


- Avènement d'Attila comme chef des Huns.
- Les armées de Théodose II sont défaites par les Huns en Thrace.
  - Mort du roi des Huns Rugas, qui avait fait l’unité de la nation hunnique. Ses neveux Attila et Bleda, fils de Moundzouk, lui succèdent. Attila gouverne les territoires orientaux et le Danube inférieur, où il installe sa capitale (aux environs de l’actuelle Buzău). Bleda s’installe sur la Tisza, dans l’ordu de Rugas.
- Alliance des Huns avec l’Empire occidental à Rome. La Pannonie Première passe sous domination hunnique (434-435).
- Les Huns doublent le tribut de Constantinople (226 kg d'or).
- Aspar, fils d’Arbaburius, est nommé consul en Occident.
- Aetius est vainqueur, grâce à ses troupes composées de nombreux barbares (dont des Huns), de Sébastien gendre de Boniface et qui soutient Valentinien III et Galla Placidia. Sébastien est tué et Aetius épouse la veuve de Boniface. Un modus vivendi s'installe cependant entre Aetius et Galla Placidia.
- Eucher, évêque de Lyon (434-450), célèbre pour ses exégèses.
- Maxime, évêque de Riez, en Provence (434-460).
- Traité de l’hérésie, de Vincent de Lérins.

Naissances


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Décès en 434


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453

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---- Cette page concerne l'année 453 du calendrier julien.

Événements


- En Chine, l’empereur de Nankin est assassiné par un de ses fils, lequel sera tué par son frère (454-465), qui fera massacrer la plupart des princes du sang.
- Printemps : Attila meurt dans son sommeil, étouffé par un saignement de nez, la nuit de ses noces avec Ildiko. Il se préparait à une nouvelle action contre l'empire d'Orient. Il est enterré secrètement et les esclaves qui creusent sa tombe sont égorgés.
- Son empire ne lui survit pas et les differents peuples fédérés par Attila se dispersent tandis que les Huns, en partie décimés par la peste, se replient sur la Volga.
- Ses nombreux fils entrent en conflit les uns avec les autres. Ellac, né d’Arykan, devient le grand-roi des Huns sans difficultés avec l’appui d’Onégèse. Mais ses frères Ernac, le cadet et Dengitzic réclament vite leur part de pouvoir. Ellac réussit dans un premier temps a vaincre ses cadets avec l’aide des peuples auxiliaires germaniques et iraniens.
- Les Ostrogoths, à l'effondrement de l'empire d'Attila, refluent vers l’est ou sont fédérés en Mésie ou en Dobroudja, sous la suzeraineté nominale de l'empereur d'Orient, ce qui ne les empèche pas de piller les provinces de l'empire.
- Les Gépides eux, emmenés par leur roi Ardaric, s'établissent dans les Balkans entre le Danube au sud, le Marosch au nord et la Tisza à l'est (actuelle Serbie).
- Les Skires d’Edika s’installent au sud de la région entre Danube et Tisza.
- Règne de Théodoric II (453-466) et Thorismond, rois des Wisigoths.
- Le royaume de Toulouse est confirmé aux Wisigoths par un traité.
- Les Basques envahissent la Novempopulanie (Gascogne).

Naissances


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Décès en 453


- Attila, roi des Huns.

Ruga

Ruga, ou Rugas,surnommé le grand, est né en 395 et mort en 434, empoisonné sans doute par ses neveux Bleda et Attila, les fils de son frère Moundzouk. Roi des Huns de 408 à 434, il lutta contre l'empereur romain d'occident Honorius, puis à sa mort en 423, il se réconcilia avec l'empire romain d'occident et prêta 20.000 cavaliers au successeur d'Honorius, Valentinien III. En très bonne relation avec son neveu Bleda, il lui apprit l'art de la guerre, l'équitation et le tir à l'arc. Il fut empoisonné par lui et par son frère à 39 ans, mais avant de mourir il désigna Bleda comme son successeur. Il enteprit de nombreuses campagnes contre les Marcomans, les Ostrogoths et l'Empire romain d'orient qu'il haïssait, en la personne de l'empereur Théodose II. Ce fut d'ailleurs dans un campement en Empire d'Orient qu'il fut empoisonné. Il était de religion arienne (introduite par Arius). Il fut le premier roi des Huns à faire parler de lui dans des textes d'hommes d'église (il en incendia plus d'une en Italie, en Dacie et en Grèce) et de combattants soumis, comme les Magyars et les Arméniens qui rejoignirent les rangs armés des Huns pour combattre leurs frères. Il eut deux enfants jumeaux, Reguslav et Regila, qui périrent touts deux dans une bataille, l'un contre les romains, l'autre contre les chinois que son frère avait défié. Les deux batailles se produirent presque en même temps et quand l'esclave-soldat romain Agenus lui annonça le désastre, il le fit recouvrir d'or liquide et bouillant qu'il avait sauvé dans sa fuite des chinois. Il haïssait son père, Ephtal Ier le bossu, et fit assassiner ses deux oncles et son frère pour devenir roi. Catégorie:Huns Catégorie:Personnalité politique de la Rome antique Ruga Ruga

Ellac

Né en 412 (son père Attila avait vingt ans) et mort en 453. Il subit les révoltes des alains dont le chef était Piccus. Roi des huns environs trois mois en 453, il fut assassiné par son général et frère préféré Attila II. Il était pourtant bon. Il n'avait que quarante-et-un ans lorsqu'il fut poignardé. Des textes le décrivent comme petit et trapu, comme son père, mais ce n'était pas un nain. Il était brun avec le crâne mal rasé. Il ressemblait surtout à un européen car il avait la peau blanche car sa mère était une franque qu'Attila avait connu à la cour de l'empereur d'Orient. Catégorie:Huns

Patrice (titre)

Catégorie:Politique de la Rome antique Catégorie:Titre de noblesse Patrice est un titre de l'empire romain crée par Constantin Ier. Dans les années 310-320, Constantin abolit le patriciat romain, vieille distinction socilae qui avait ses racines au début de la république romaine. Le titre de patrice est désormais accordé par l'empereur à des personnes de son choix, et non plus à des familles entières. Il faut remarquer le titre de patrice et celui de patricien sont en fait désignés par le même terme latin de patricius. La distinction entre les deux n'était donc aussi frappante au que de nos jours. Dès son apparition, le titre de patrice permet à son titulaire d'intégrer la nobilitas, comme le faisait déjà le patricait républicain. Le titre était décerné à des personnages puissants mais non membres de la famille impériale, il vient dans la hérarchie immédiatement après les titres d'Auguste et de César ; des exemples biens connus sont Constance III, patrice en 409 avant d'être auguste, Aetius, patrice en Gaule de 433 à 454, Anthémius. Ce titre fut ensuite conféré à des généraux barbares au service de l'empire : pour l'Italie Ricimer, de 456 à 472, Odoacre à partir de 476, en Orient Aspar. Le titre fut encore porté par des notables gallo-romains au . Il semble que le titre de patrice ait été utilisé dans le royaume burgonde, et ait survécu sous les premiers souverains mérovingiens. Les papes l'ont notamment décerné à plusieurs reprises pour honorer un personnage qui les avait bien servi : Pépin le Bref, créateur des États de l'Église, et son fils Charlemagne furent fait Patrice des Romains.

Galla Placidia

catégorie:Empereur romainCatégorie:Personnalité politique de la Rome antique Galla Placidia est une impératrice romaine née en 390. Elle est la fille de Théodose Ier et la demi-sœur des empereurs Arcadius et Honorius. Honorius]]

Une jeunesse troublée

Impératrice romaine née en 390 elle est la fille de Théodose Ier et la demi-sœur des empereurs Arcadius et Honorius. Elle est enlevée lors de la prise de Rome par Alaric Ier et épouse son successeur Athaulf en 414. Elle suit ce dernier quand les Wisigoths entrent en Gaule vers 412/413. Le général Constance refuse la collaboration des Wisigoths, pour lutter contre les nombreux usurpateurs présents en Gaule, tant que ceux-ci ne restituent pas la princesse impériale. Il refuse de livrer des vivres promis aux hommes d'Athaulf si bien que ce dernier en 413 tente en vain de prendre Marseille. Peut-être pour s'imposer à Honorius comme son gendre, Athaulf épouse une première fois Galla Placidia à Forli en Emilie, selon le rite germanique. Le 1er janvier 414, il l'épouse à nouveau selon le rite romain dans la ville de Narbonne. L'usurpateur Attale lui-même chante la chanson nuptiale. À ce mariage Athaulf, vêtu en romain, offre à sa femme 50 jeunes serviteurs portant chacun deux plateaux pleins d'une partie du butin de Rome 4 ans plus tôt. Il semble que ce mariage d'une princesse impériale et d'un chef barbare, une première, frappe les esprits des contemporains. L'historien Orose y voit un grand avantage pour l'empire et un évêque espagnol estime qu'il s'agit de l'accomplissement de la prophétie biblique de Daniel (11,6) : « La fille du roi du Midi s'en viendra auprès du roi du Nord ». On peut considérer qu'à partir de ce moment Galla Placidia joue un rôle politique.

La mort d'Athaulf et le retour à la cour impériale

Cependant le mariage a peine terminé les conflits reprennent et Athaulf s'empare de Bordeaux puis Toulouse. Mais sous la pression de Constance, qui reprend Narbonne, les Wisigoths passent en Espagne. C'est à Barcelone en 415 que Galla Placidia met au monde un fils qui porte le nom de son grand-père maternel, Théodose. Il meurt quelque mois plus tard. Le chagrin de ses parents est semble-t-il immense, à une époque où perdre un enfant en bas âge est quand même fréquent, et le corps est placé dans un cercueil d'argent et déposé dans une chapelle aux portes de la ville. L'historien canadien Gillian Mackie pense que le célèbre Mausolée de Galla Placidia à Ravenne, dont on ne connaît pas l'occupant, était destiné à accueillir sa dépouille. Quelques semaines plus tard Athaulf est assassiné, victime d'une vendetta personnelle d'un serviteur sans doute guidé par le parti barbare nationaliste hostile à ce roi trop romanisé par son épouse. Le nouveau roi Sigeric fait tuer les enfants d'Athaulf, né d'un premier mariage, et impose à Galla Placidia de marcher sur 12 milles devant son cheval. Il est tué au bout d'une semaine pat Vallia, un proche d'Athaulf. Après une tentative pour gagner l'Afrique par le détroit de Gibraltar des négociations s'ouvrent avec Constance. Celui-ci récupère Galla Placidia sur laquelle il est probable qu'il a déjà des visées, l'empereur Honorius n'ayant pas d'héritier, et promet aux Wisigoths une installation future en Aquitaine à charge pour eux de combattre les barbares déjà présent en Espagne (Vandales, Suèves, Alains).

Un second mariage bref mais fécond

Galla Placidia rejoint son frère Honorius et épouse en 417 Constance, général victorieux qu'elle fait nommer Auguste vers 420/421 sous le nom de Constance III. De ce mariage peu heureux semble-t-il pour Constance confronté à une Galla Placidia dominatrice et d'une piété intransigeante vont naître deux enfants, Honoria et Valentinien.Quelques temps après la mort de Constance III en 421, Honorius fait exiler sa sœur et ses enfants à Constantinople chez son neveu Théodose II (printemps 423).

L'avènement de Valentinien III

Honorius meurt en août 423 d'hydropisie et le sénat proclame le chef des notaires impériaux, Jean empereur en décembre 423. Galla obtient le soutien de Théodose II qui lui accorde au printemps 425 l'aide d'une armée dirigée par le jeune général Aspar qui prend rapidement Aquilée ou s'installe celle qui va gouverner au nom de son fils Valentinien III. Le père d'Aspar, Ardabur, tente une offensive sur Ravenne est fait prisonnier par l'usurpateur Jean et en profite pour retourner les troupes de ce dernier. Aspar prend alors Ravenne et Jean est entraîné à Aquilée. On lui coupe la main droite, le juche sur un âne et le promène dans toute la ville avant de le décapiter dans le cirque. Le 23 octobre 425 Valentinien III est proclamé empereur à Rome. Cependant Galla Placidia, en femme prudente, préfère s'installer à Ravenne, mieux défendue par une ceinture de marais.

Le difficile exercice du pouvoir

Galla Placidia est un cas unique dans l'histoire de l'empire romain de femme exerçant le pouvoir, surtout sur une aussi longue durée, 25 ans. Même après la majorité de son fils, même après son mariage avec Eudoxie, le fille de Théodose II, Galla exerce sur les affaires publiques une autorité et une influence incontestable. C'est d'ailleurs un exploit car elle gouverne dans les pires conditions qui soient. L'étau barbare se resserre sur l'empire, elle ne dispose pas de réelles troupes, son fils est un faible et sa fille Honoria devient rapidement un objet de sacndale. Mais elle sait jouer habilement des rivalités entre les trois principaux généraux qui se disputent le pouvoir. Il s'agit du comte d'Afrique, Boniface, ami de Galla au temps de l'exil, du ministre Félix et de l'ambitieux général Aetius. Ce dernier était un allié de l'usurpateur Jean, parti chez les Huns pour chercher de l'aide contre Galla et Aspar en 425. De retour en Italie il est trop puissant pour être combattu. Il est alors nommé le plus loin possible, en Gaule.

La perte de l'Afrique (429)

Félix tente, probablement contre l'avis de Galla Placidia, deux expéditions contre Boniface en Afrique. Celui-ci commet alors une erreur énorme qui va un peu plus entraîner le déclin de l'empire d'occident. En 429 il fait appel aux Vandales de Genséric. Ceux-ci s'emparent de l'actuel Maghreb en quelques mois persécutant les catholiques (eux-mêmes sont ariens). Il faut attendre 442 la signature d'un traité de paix qui consacre la perte de la province d'Afrique tandis que la fille de Valentinien III, prénommée elle aussi Eudoxie, est promise au fils de Genséric, Hunéric.

La lutte entre Aetius et Boniface

Vers 430 Félix est assassiné sur ordre d'Aetius (après avoir lui-même tenté en vain de faire tuer ce dernier). Galla rappelle en catastrophe Boniface d'Afrique et le disculpe de sa trahison de 429. Un bataille oppose les deux hommes près de Rimini (432) d'où Boniface sort vainqueur. Cependant il est tué dans l'affrontement et deux ans plus tard en 434 son gendre Sébastien est vaincu par Aetius qui vient d'obtenir des renforts des nouveaux rois du peuple Huns, Bléda et Attila. Pour Aetius qui épouse la veuve de Boniface, c'est le triomphe car il devient l'homme le plus puissant de l'empire.

Un modus vivendi avec Aetius

Curieusement se met alors en place un étrange duo entre le général vainqueur et Galla Placidia, duo qui va durer 16 ans. Aetius n'abuse pas de sa victoire et respecte toujours officiellemnt le pouvoir de la dynastie Théodosienne. Certes il fiance son fils Gaudentius à la seconde fille de Valentinien III ce qui lui permet de prendre pied dans la famille impériale mais il s'occupe surtout de la Gaule et de ses relations à la fois fructueuses et conflictuelles avec les barbares. Quant à Galla elle laisse le soin à cet énergique général de défendre ce qu'il peut des frontières de l'empire et se consacre principalement à des problèmes religieux.

L'engagement chrétien

Galla est une chrétienne convaincue et réputée pour sa piété personnelle, passant selon les auteurs de l'époque «...des nuits entières à prier à même le sol dans les larmes.» (Agnellus). Elle fait construire de nombreuses églises dont une consacrée à saint Jean l'Évangéliste à Ravenne (disparue de nos jours) et une chapelle dédiée à saint Laurent. Elle accueille Germain d'Auxerre à Ravenne en 448, venu défendre la cause des Armoricains révoltés contre les auxiliaires barbares d'Aetius, avec amitié et le veille jusqu'à sa mort après qu'il soit tombé malade. Elle pourvoit aussi à l'embaumement du corps et aux frais du voyage pour son rapatriement en Gaule. Sous son gouvernement aussi le pouvoir politique, contrairement à ce qui se passe à Constantinople, se met au service de l'Église catholique il est vrais gouvernée par l'énergique Léon I. Ses dernières missives (450) sont pour son neveu Théodose II, et la sœur de ce dernier, une autre femme à poigne de la famille et chrétienne fanatique, Pulchérie. Elle proteste contre l'atteinte faite au pape après le Brigandage d'Éphèse en 449. La dernière victoire de Galla Placidia est posthume. En 451, Pulchérie et son mari le nouvel empereur d'Orient Marcien convoque le concile de Chalcédoine qui reconnaît les théories défendues par Léon I sur la nature du Christ

De la difficulté d'avoir une fille

Les dernières années de Galla Placidia sont assombries par l'inconduite de sa fille Honoria. En 449 elle est exilée à Constantinople et mariée de force à un sénateur. Au début de l'année 450 elle écrit secrètement à Attila lui proposant sa main et joignant son anneau impérial à la missive. Immédiatement renvoyée à son frère elle ne doit qu'à l'intervention de sa mère de ne pas être exécutée. Galla Placidia meurt peu après le 27 novembre 450. Elle est inhumée dans le mausolée impérial à Rome aux cotés de son fils Théodose mort en 415.

433

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---- Cette page concerne l'année 433 du calendrier julien.

Événements


- Les Tamil du sud de l'Inde s'établissent à Ceylan.
- Aetius, qui avait cherché refuge successivement à Rome, en Dalmatie, en Pannonie et enfin chez les Huns, revient à la tête d’une armée hunnique et contraint Galla Placidia à le rétablir dans ses dignités.
- Maxime Pétrone, consul en occident.
- L’Empire d’Orient cherche des alliances de revers contre les Huns parmi les tribus Amilzur, Itimar, Tonsur et Boïque. Rugas proteste et envoi son représentant à Constantinople. En même temps, il attaque la Thrace (433-automne 434). Il meurt pendant l’expédition.

Naissances


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Décès


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435

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Événements


- Règne du roi breton Grallon en Grande Bretagne (fin en 437).
- Révolte des Bagaudes, conduits par Tibatto, en Gaule (435-437).
- Le roi des Burgondes Gundachar, ayant voulu s’étendre en Belgique, est écrasé par Aetius à deux reprises (435-436). L’armée burgonde sera massacrée avec son roi par les Huns à l’automne 436.
- 5 septembre : Le consul Flavius Aetius est nommé patrice à Ravenne. Il sera le maître de l’Empire d’Occident pendant plus de vingt ans.
- Construction du mausolée de Galla Placidia à Ravenne, du baptistère octogonal de Saint Jean de Latran à Rome.
- En Afrique, les Vandales obtiennent de Tigretius le statut de fédérés contre le paiement d’un tribut à l’empereur Valentinien III. Genséric profite de la paix pour se constituer une puissante flotte.
- Restauration de l’administration en Orient. Code théodosien (435-438).
- Traité de paix de Margus (actuel Orašje, à l’embouchure de la Morava), dicté par Bleda et Attila aux envoyés de l’Empire d’Orient, Plinta et Epigènes. Ces derniers acceptent de ne plus s’allier aux ennemis « barbares » des Huns, doublent le tribut annuel qui est porté 700 livres d’or (229 Kg), acceptent de payer 8 solidi par captifs (le double de la somme jusqu’alors convenue) même s’ils s’étaient évadés. Ils s’engagent à ouvrir un marché, dont la sécurité sera garantie par les deux partis, et s’engagent à extrader les déserteurs qui viendrait chez eux en provenance du territoire des Huns.
- Bleda et Attila ont les mains libres pour régler leur compte aux tribus alliées des Romains, puis étendrent leur Empire jusqu’aux Alpes, au Rhin et à la Vistule.
- Deux princes Huns, Mama et Atakam, se sont enfui à Constantinople après la mort de Rugas. Ils sont peut-être les fils d’un frère de Rugas, ou de Rugas lui-même. Après le traité de Margus, ils sont remis par les Romains à Attila qui les fait empaler. Après cela, les membres de la dysnatie royale s’enfuient avec encore plus d’empressement.

Naissances


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Décès


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436

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---- Cette page concerne l'année 436 du calendrier julien.

Événements


- En Chine, le roi Tuoba Tao (T'o-pa T'ao) annexe le Shanxi (Chen-si).
- Le royaume burgonde du Rhin est anéanti.
- Les Burgondes sont battus à Worms par les Huns mercenaires de l'empire romain.

Naissances en 436


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Décès


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Latin

Introduction

Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties. Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux. Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs). Le latin est la langue-mère des langues romanes.

Histoire

Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.

Latin médiéval

On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron. De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.

Le latin, langue vivante

Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction. La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux. Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine. Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin. Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain. Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue. Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi: - Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ? - Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon. - Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt. On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.

Le latin et l'Union Européenne

Assimil Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).

Classification

Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.

Répartition géographique

Statut officiel

Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.

Langues dérivées

Les langues romanes sont dérivées du latin.

Ecriture

Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes : Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.

Prononciation

Prononciation ancienne restituée

On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec). Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.

Prononciations modernes

[En préparation]

Grammaire

Morphologie

La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines. On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires. La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines. Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).

Pronoms personnels

La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.

Lexique

Le latin et les autres langues indo-européennes


- Le vocabulaire commun Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs. AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS. à compléter...

Que devient le latin quand il se fait français ?

Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE. Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra. On en perd forcément son latin.

Exemples

Voir aussi

Liens internes


- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
  - Langues par famille
    - Langues indo-européennes
      - Langues italiques
      -
- langues romanes
- Méthode latine ;

Liens externes


- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
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434

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Événements


- Avènement d'Attila comme chef des Huns.
- Les armées de Théodose II sont défaites par les Huns en Thrace.
  - Mort du roi des Huns Rugas, qui avait fait l’unité de la nation hunnique. Ses neveux Attila et Bleda, fils de Moundzouk, lui succèdent. Attila gouverne les territoires orientaux et le Danube inférieur, où il installe sa capitale (aux environs de l’actuelle Buzău). Bleda s’installe sur la Tisza, dans l’ordu de Rugas.
- Alliance des Huns avec l’Empire occidental à Rome. La Pannonie Première passe sous domination hunnique (434-435).
- Les Huns doublent le tribut de Constantinople (226 kg d'or).
- Aspar, fils d’Arbaburius, est nommé consul en Occident.
- Aetius est vainqueur, grâce à ses troupes composées de nombreux barbares (dont des Huns), de Sébastien gendre de Boniface et qui soutient Valentinien III et Galla Placidia. Sébastien est tué et Aetius épouse la veuve de Boniface. Un modus vivendi s'installe cependant entre Aetius et Galla Placidia.
- Eucher, évêque de Lyon (434-450), célèbre pour ses exégèses.
- Maxime, évêque de Riez, en Provence (434-460).
- Traité de l’hérésie, de Vincent de Lérins.

Naissances


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Décès en 434


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Constantinople

Constantinople (latin : Constantinopolis, grec : Κωνσταντινούπολις - Konstantinoupolis) est l'ancien nom de l'actuelle ville d'Istanbul en Turquie. Son nom original, Byzance (Byzantion en grec), reste largement utilisé. Les habitants de Byzance sont les Byzantins et ceux de Constantinople les Constantinopolitains (en latin Constantinopolitanibus qui veut dire « aux habitants de Constantinople » passe pour le mot le plus long de cette langue). Constantinople est la francisation de Konstantinoupolis, qui, en grec, signifie la ville de Constantin. Ce nom lui a été donné en hommage à l'empereur romain Constantin I, qui choisit d'en faire la capitale de l'empire à partir de 330. La Souda donne pour l'entrée « Constantinople » (Κ, 2287) : : « Constantinople surpasse autant toutes les autres villes que Rome la surpasse; et la seconde place derrière Rome m'apparaît bien plus appréciable que d'être nommée première de toutes les autres. : Trois cent soixante années ont passé pour l'ancienne Rome depuis le règne d'Augustus Caesar, et la fin de ses jours était déjà en vue quand Constantin le fils de Constant s'est emparé du sceptre et fonda la nouvelle Rome. » Constantin lui donna en fait le nom de Nova Roma (nouvelle Rome), mais ce nom ne fut jamais vraiment utilisé, Rome gardant ses privilèges politiques et militaires. Au , Constantinople compte 100 000 habitants et s’étend sur plus de 700 000 ha. La ville est construite sur le modèle de Rome : sept collines, quatorze régions urbaines, un capitole, un forum et un Sénat. Ses institutions sont celles de Rome. La nouvelle capitale, pratiquement imprenable, permet à l’Empereur de surveiller les opérations militaires sur le Danube (Goths) et en Orient face aux Perses. En 673, la flotte du calife de Bagdad assiège la ville mais doit se replier devant la résistance byzantine. Constantinople fut mise à sac lors de la quatrième croisade en 1204 et fut la capitale de l'empire latin de Constantinople jusqu'en 1261, quand les forces de l'empire de Nicée conduites par Michel VIII Paléologue reprirent la ville. Le 29 mai 1453, Constantinople est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmed II.
Les Ottomans rebaptisèrent la ville Istanbul, bien que l'usage international gardât le nom Constantinople. On la nomme aussi Sublime Porte pendant cette période. Lors de la fondation de la république de Turquie, en 1923, la capitale fut transférée à Ankara.

Monuments et constructions

Constantin dote la ville de nombreux bâtiments, la plupart pour répondre aux besoins administratifs et politiques de la nouvelle capitale.
- Le Grand Palais, le palais impérial, lieu de résidence officiel des empereurs jusqu'en 1204.
- Augustéon : place centrale de la ville, entre Sainte-Sophie et l'ensemble sacré du palais impérial
- Sénat en marbre blanc avec une coupole
- Hippodrome : inauguré par Constantin en 330, il pouvait accueillir de 30 à 50 000 spectateurs. Il attirait beaucoup lors des fêtes, anniversaires, victoires de l'empereur. On y assistait à des courses de chars, des jeux du cirque, des démonstrations d'animaux. L'hippodrome communiquait directement avec le palais impérial par la loge impériale, d'où l'empereur assistait aux spectacles entouré par les sénateurs et les dignitaires de sa cour. Sur la spina, muret partageant la piste en deux et autour duquel tournaient les chars, se trouvaient des monuments décoratifs, parmi lesquels une colonne serpentine de bronze enlevée au sanctuaire de Delphes (supposée être le trépied de la Pythie) et l’ obélisque de Thoutmosis III provenant de Karnak. On pouvait aussi voir, couronnant la loge impériale, quatre chevaux de bronze, qui ont été dérobés lors du sac de la ville en 1204, et placés sur la basilique Saint-Marc à Venise. Il fut le théâtre d'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire de la ville : en janvier 532, la sédition Nika ébranle le trône de Justinien. Bélisaire, son meilleur général, réprime la révolte en massacrant 30 000 personne dans l'hippodrome.
- La Mésé : avenue bordée de portiques avec au fond des boutiques ; forum.
- Des palais aristocratiques, dans le centre à proximité de l'hippodrome (palais de Lausos, palais d'Antiochos, plus tard transformé partiellement en église Sainte-Euphémie), d'autres plus tardifs, isolés et fermés sur l'extérieur avec jardins et bains, palais des Blachernes, palais de Boucoléon ;
- Aqueducs (Aqueduc de Valens) et citernes monumentales, telles la Citerne Basilique (Yerebatan Sarayı), la citerne d'Aspar, et celle de Philoxenos (Binbirdirek) ;
- Des églises : Hagia Sophia, l’église des Saints-Apôtres, Saint-Sauveur-in-Chora ;
- Les murs de Théodose et le mur de Constantin (fortifications de la ville) ;
- La Porte d'Or.

Fin du Moyen Âge

Porte d'Or Avec la chute de Contantinople entre les mains des Turcs ottomans, c'en est fini du dernier vestige de l'empire romain et de l'empire byzantin qui a succédé à l'empire romain d'Orient. Les historiens datent de cet événement la fin de la longue période historique appelée Moyen Âge. Les derniers savants et artistes byzantins se réfugient en Italie où ils seront à l'origine de la Renaissance. Aux franges orientales de l'Europe, le grand-duc de Moscovie revendique l'héritage religieux de Byzance et prétend faire de sa capitale, Moscou, la « troisième Rome ». En France, s'achève la guerre de Cent Ans qui est le dernier conflit de type féodal. Comme les liaisons commerciales entre l'Occident et la Chine, qui bénéficiaient de la protection des Byzantins, se sont interrompues, de hardis Portugais scrutent l'océan en quête d'une voie maritime de remplacement. L'heure de Vasco de Gama et de Christophe Colomb approche.

Voir aussi


- Byzance
- Istanbul
- Empire byzantin
- Chute de Constantinople Catégorie:Cité grecque Catégorie:Histoire byzantine ko:콘스탄티노폴리스 ja:コンスタンティノポリス

Rhin

Le Rhin (Rhein en allemand, Rijn en néerlandais) est un fleuve long de 1 320 kilomètres.

Géographie

kilomètre Il prend sa source dans les Alpes, dans l'est de la Suisse (canton des Grisons) et résulte en fait de la confluence de deux rivières, nommées « Rhin antérieur » et « Rhin postérieur ». Après son passage par le lac de Constance (Bodensee), il continue par les chutes de Schaffhouse et conflue, en amont de Bâle avec l'Aar. Le Rhin descend alors vers le Nord au milieu de la plaine supérieure du Rhin, recevant l'Ill et la Lauter à sa gauche, le Neckar à droite. À Mayence, il reçoit le Main et tourne à gauche, pour traverser ensuite vers le nord le Massif schisteux rhénan, où il grossit de la Lahn à droite et de la Moselle à gauche à Coblence. À Bonn enfin, il entre dans la plaine. Il se jette dans la mer du Nord en mêlant partiellement ses eaux avec celles de la Meuse dans un grand delta. Son lit traverse ou longe six pays : la Suisse, l'Autriche, le Liechtenstein, l'Allemagne, la France et les Pays-Bas. Il constitue la frontière naturelle entre la Suisse et le Liechtenstein, entre l'Allemagne et la Suisse et entre l'Allemagne et la France.

Histoire

Pays-Bas] Mais ce caractère de frontière internationale est relativement récent, à l'exception de la période où l'empire romain en avait fait son rempart nord contre les barbares, avec une frontière (limes) ponctuée de forts, tels Cologne ou Strasbourg. Entre la chute de l'empire romain et la conquête de l'Alsace par Louis XIV, ce fleuve était une partie intégrante et un des ferments du monde germanique, qui le surnommait Vater Rhein, le Rhin paternel. Les traces de l’Histoire sont surtout visible dans le Mittelrheintal entre Bingen et Coblence que l’UNESCO a reconnu patrimoine culturel mondial en 2002. Sur les versants au bord du Rhin trônent les châteaux forts, au-dessus des vignes escarpées. Les touristes qui veulent faire l’expérience du romantisme sont attirés ici par le mythe de la Lorelei.

Hydrologie

Vieilles de 14 000 à 17 000 ans, les chutes du Rhin sont hautes de 23 mètres (dénivelé total de 33 mètres) et larges de 150 mètres, avec un débit moyen de 700m3/s. Débit moyen annuel à la frontière franco-allemande de 1 240 m³/s.
Débit moyen à Strasbourg : 1 080 m3/s.
A Bâle : moyen : 1 062 m3/s ; étiage : 202 m3/s; plus grosse crue : 5 700 m³/s.

Économie

Lorelei et Chur en Suisse]] Suisse Entre Bâle et son estuaire, le Rhin traverse l'une des zones les plus densément peuplées d'Europe occidentale, historiquement riche en échanges mutuels. Ce secteur est le cœur de la banane bleue.
La vallée rhénane fut également le berceau de l'un des principaux sites de la révolution industrielle : la Ruhr, qui bénéficiait d'un important gisement de ressources minières, faciles d'accès et favorables au développement de l'industrialisation. Depuis la « Convention de Mannheim » de 1868, le Rhin est classé eaux internationales depuis le dernier pont de Bâle jusqu'à la mer du Nord, assurant à la Suisse un accès libre à la mer. Le siège de la Commission centrale pour la navigation du Rhin est à Strasbourg. Fondée en 1815 lors du Congrès de Vienne, il s'agit de la plus ancienne organisation internationale. En 2002, l’UNESCO a inscrit les 65 km de la Vallée du Haut-Rhin moyen dans la liste du patrimoine mondial avec le rocher de la Lorelei près de la ville de Saint-Goar .

Départements

Le Rhin a donné son nom à deux départements français :
- Bas-Rhin
- Haut-Rhin

Citation

« Il y a toute l'histoire de l'Europe (...) dans ce fleuve des guerriers et des penseurs, dans cette vague superbe qui fait bondir la France, dans ce murmure profond qui fait rêver l'Allemagne. Le Rhin réunit tout. » Le Rhin, Victor Hugo, 1842.

Voir aussi

Liens internes


- Plan Delta

Liens externes


- [http://www.eau-rhin-meuse.fr/bassin/bassin01.htm l'agence de l'eau Rhin-Meuse]
- [http://www.aufildurhin.com/fr/nature/index.htm Données hydrologiques]
- [http://www.stadtpanoramen.de/koblenz/rhein.html Panorama Rhein] - Le Rhin en image panoramique à Coblence Catégorie:Fleuve Catégorie:Chute d'eau Catégorie:Cours d'eau navigable Catégorie:Cours d'eau d'Allemagne Catégorie:Cours d'eau de France Catégorie:Cours d'eau des Pays-Bas Catégorie:Cours d'eau de Suisse als:Rhein ja:ライン川 ko:라인 강 simple:Rhine River

440

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Événements


- Un grand centre d’étude bouddhiste est fondé dans la plaine du Gange à Nâlandâ.
- Les Huns Hephtalites, originaires de l’Altaï, libérés de la tutelle des Avars se jettent sur la Sogdiane et la Bactriane.
- Offensive perse sur l’Arménie. (fin en 441)
- Début de la guerre des Vandales contre la Sicile
- Campagne du roi des Huns Bleda contre l’Empire d’Orient en Pannonie Seconde (440-441). Bleda occupe Castra Constantia et y capture des négociants romains, ce qui provoque la guerre. A l’automne, son armée franchit le Danube à Viminacium (Kostolac), qu’elle détruit, puis marche vers l’ouest pour occuper Margus grâce à la trahison de son évêque. Les Huns assiègent et occupent Singidunum (Belgrade) et emmènent ses habitants en captivité.
- Les Romains orientaux offrent à l’aristocratie hunnique des produits de luxe : pourpre, maroquinerie rouge, dattes de Phénicie, poivre indien et autres épices, vaisselle d’or et d’argent, robes de soie, perles et pierres précieuses.
- Les Francs de Clodion prennent Cambrai et Arras et dominent la Somme.
- L'empereur d'Occident Valentinien II menace de peines sévères les marchands qui ne se conforment pas au tarif officiel.
- Début du pontificat de Saint Léon Ier le Grand (fin en 461).
- Ecriture de l’histoire ecclésiastique par Socrate de Constantinople
- Eglise Saint Pierre aux Liens, fondée par l’impératrice Eudoxie à Rome.

Naissances

Décès


-

Arménie

|- valign="top" | Président | Robert Kotcharian |- valign="top" | Premier ministre | Andranik Margarian |{{{{{{| | Andranik Margarian |L'Arménie est divisée en onze provinces (marzer, singulier - marz) :
- 1 Aragatsotn
- 2 Ararat
- 3 Armavir
- 4 Geghark'unik'
- 5 Kotayk'
- 6 Lorri
- 7 Shirak
- 8 Syunik'
- 9 Tavush
- 10 Vayots' Dzor
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Constantinople

Constantinople (latin : Constantinopolis, grec : Κωνσταντινούπολις - Konstantinoupolis) est l'ancien nom de l'actuelle ville d'Istanbul en Turquie. Son nom original, Byzance (Byzantion en grec), reste largement utilisé. Les habitants de Byzance sont les Byzantins et ceux de Constantinople les Constantinopolitains (en latin Constantinopolitanibus qui veut dire « aux habitants de Constantinople » passe pour le mot le plus long de cette langue). Constantinople est la francisation de Konstantinoupolis, qui, en grec, signifie la ville de Constantin. Ce nom lui a été donné en hommage à l'empereur romain Constantin I, qui choisit d'en faire la capitale de l'empire à partir de 330. La Souda donne pour l'entrée « Constantinople » (Κ, 2287) : : « Constantinople surpasse autant toutes les autres villes que Rome la surpasse; et la seconde place derrière Rome m'apparaît bien plus appréciable que d'être nommée première de toutes les autres. : Trois cent soixante années ont passé pour l'ancienne Rome depuis le règne d'Augustus Caesar, et la fin de ses jours était déjà en vue quand Constantin le fils de Constant s'est emparé du sceptre et fonda la nouvelle Rome. » Constantin lui donna en fait le nom de Nova Roma (nouvelle Rome), mais ce nom ne fut jamais vraiment utilisé, Rome gardant ses privilèges politiques et militaires. Au , Constantinople compte 100 000 habitants et s’étend sur plus de 700 000 ha. La ville est construite sur le modèle de Rome : sept collines, quatorze régions urbaines, un capitole, un forum et un Sénat. Ses institutions sont celles de Rome. La nouvelle capitale, pratiquement imprenable, permet à l’Empereur de surveiller les opérations militaires sur le Danube (Goths) et en Orient face aux Perses. En 673, la flotte du calife de Bagdad assiège la ville mais doit se replier devant la résistance byzantine. Constantinople fut mise à sac lors de la quatrième croisade en 1204 et fut la capitale de l'empire latin de Constantinople jusqu'en 1261, quand les forces de l'empire de Nicée conduites par Michel VIII Paléologue reprirent la ville. Le 29 mai 1453, Constantinople est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmed II.
Les Ottomans rebaptisèrent la ville Istanbul, bien que l'usage international gardât le nom Constantinople. On la nomme aussi Sublime Porte pendant cette période. Lors de la fondation de la république de Turquie, en 1923, la capitale fut transférée à Ankara.

Monuments et constructions

Constantin dote la ville de nombreux bâtiments, la plupart pour répondre aux besoins administratifs et politiques de la nouvelle capitale.
- Le Grand Palais, le palais impérial, lieu de résidence officiel des empereurs jusqu'en 1204.
- Augustéon : place centrale de la ville, entre Sainte-Sophie et l'ensemble sacré du palais impérial
- Sénat en marbre blanc avec une coupole
- Hippodrome : inauguré par Constantin en 330, il pouvait accueillir de 30 à 50 000 spectateurs. Il attirait beaucoup lors des fêtes, anniversaires, victoires de l'empereur. On y assistait à des courses de chars, des jeux du cirque, des démonstrations d'animaux. L'hippodrome communiquait directement avec le palais impérial par la loge impériale, d'où l'empereur assistait aux spectacles entouré par les sénateurs et les dignitaires de sa cour. Sur la spina, muret partageant la piste en deux et autour duquel tournaient les chars, se trouvaient des monuments décoratifs, parmi lesquels une colonne serpentine de bronze enlevée au sanctuaire de Delphes (supposée être le trépied de la Pythie) et l’ obélisque de Thoutmosis III provenant de Karnak. On pouvait aussi voir, couronnant la loge impériale, quatre chevaux de bronze, qui ont été dérobés lors du sac de la ville en 1204, et placés sur la basilique Saint-Marc à Venise. Il fut le théâtre d'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire de la ville : en janvier 532, la sédition Nika ébranle le trône de Justinien. Bélisaire, son meilleur général, réprime la révolte en massacrant 30 000 personne dans l'hippodrome.
- La Mésé : avenue bordée de portiques avec au fond des boutiques ; forum.
- Des palais aristocratiques, dans le centre à proximité de l'hippodrome (palais de Lausos, palais d'Antiochos, plus tard transformé partiellement en église Sainte-Euphémie), d'autres plus tardifs, isolés et fermés sur l'extérieur avec jardins et bains, palais des Blachernes, palais de Boucoléon ;
- Aqueducs (Aqueduc de Valens) et citernes monumentales, telles la Citerne Basilique (Yerebatan Sarayı), la citerne d'Aspar, et celle de Philoxenos (Binbirdirek) ;
- Des églises : Hagia Sophia, l’église des Saints-Apôtres, Saint-Sauveur-in-Chora ;
- Les murs de Théodose et le mur de Constantin (fortifications de la ville) ;
- La Porte d'Or.

Fin du Moyen Âge

Porte d'Or Avec la chute de Contantinople entre les mains des Turcs ottomans, c'en est fini du dernier vestige de l'empire romain et de l'empire byzantin qui a succédé à l'empire romain d'Orient. Les historiens datent de cet événement la fin de la longue période historique appelée Moyen Âge. Les derniers savants et artistes byzantins se réfugient en Italie où ils seront à l'origine de la Renaissance. Aux franges orientales de l'Europe, le grand-duc de Moscovie revendique l'héritage religieux de Byzance et prétend faire de sa capitale, Moscou, la « troisième Rome ». En France, s'achève la guerre de Cent Ans qui est le dernier conflit de type féodal. Comme les liaisons commerciales entre l'Occident et la Chine, qui bénéficiaient de la protection des Byzantins, se sont interrompues, de hardis Portugais scrutent l'océan en quête d'une voie maritime de remplacement. L'heure de Vasco de Gama et de Christophe Colomb approche.

Voir aussi


- Byzance
- Istanbul
- Empire byzantin
- Chute de Constantinople Catégorie:Cité grecque Catégorie:Histoire byzantine ko:콘스탄티노폴리스 ja:コンスタンティノポリス

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Événements


- Retour d’Aetius en Italie.
- Concile d’Orange.
- Des mercenaires saxons puis angles et jutes s’établissent en Grande Bretagne à l’appel du chef celte Vortigen pour lutter contre les Scots et les Pictes (441-442).
- les troupes de l'empereur Théodose II repoussent les perses en Arménie.
- Echec d’une expédition navale conjointe des empereurs d’Orient et d’Occident contre les Vandales en Sicile (été).
- Guerre commune de Bleda et d’Attila contre l’Empire d’Orient (441-442).
  - Bleda occupe Sirmium et emmène ses habitants en captivité, puis marche vers le nord. La Pannonie Seconde passe sous domination hunnique.
  - Attila, qui a entamé des pourparler avec Senator, le représentant de l’Empire d’Orient, pour négocier sa non-intervention, finit par rallier son frère Bleda. Il traverse le bas Danube, prend Ratiaria (Arčar) et rejoint les troupes de Bleda pour assiéger et prendre Naissus (Niš), Serdica (Sofia), puis en Thrace Philippopolis (Plovdiv) et Arcadiopolis. En l’absence de l’armée impériale, leur attaque n’est repoussée qu’à Hadrianopolis (Edirne) et Heracleia (Iregli), alors qu’ils menacent