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Avril 2005 en Afrique
2005 en Afrique
:Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin
:Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre
Vendedi :
- Madagascar : décès de Jacques Rabemananjara, écrivain et homme politique à l’âge de 91 ans.
- Zimbabwe : la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) a communiqué les résultats partiels des élections législatives du 31 mars. L'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), parti du président Robert Mugabe, a emporté 74 sièges (auxquels il faut ajouter 30 sièges attribués par le président). Le principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a remporté 40 sièges. Le MDC dénonce les « fraudes massives écœurantes » qui ont entachées ces élections.
- Côte d’Ivoire : Thabo Mbeki, président de l’Afrique du sud et médiateur mandaté par l’Union africaine pour la Guerre civile de Côte d'Ivoire réuni à Pretoria les différents protagonistes du conflit.
- République démocratique du Congo : Babacar Gaye, Général de Corps d'Armée, de nationalité sénégalaise, a pris ses fonctions de commandant des forces de la Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC).
- Madagascar, Maroc : En visite officiel au Maroc où il a été reçu par le roi Mohammed VI, Marc Ravalomanana, président malgache a annoncé que Madagascar avait « décidé de geler sa reconnaissance » à la République arabe sahraouie démocratique RASD).
- Maroc : Décès de Fatna Bent Alhoucine, chanteuse populaire âgée de 70 ans.
- Mauritanie :
- Le conseil des ministres a autorisé le président à ratifier le protocole de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) adopté en juillet 2003 à Maputo par les chefs d`Etat et de gouvernement de l'Union africaine ainsi qu’à signer l’acte d’adhésion à la Charte africaine des droits et du bien-être de l`enfant, adoptée en juillet 1990 à Addis-Abeba.
- Le gouvernement a adopté un décret fixant les jours de repos hebdomadaires au samedi et dimanche, à compter du 11 avril. Depuis décembre 2002, les jours de repos étaient le jeudi après-midi et le vendredi, suivant le calendrier musulman. Ce retour sur la décision prise alors par le régime du colonel Mohamed Khouna Ould Haidallah s’explique pour des impératifs économiques.
- Rwanda : Les commémorations du génocide de 1994 débutent à travers le pays et doivent durer une semaine.
- Sénégal : Ouverture à Dakar d’un atelier préparatoire au Sommet sur le dialogue islamo-chrétien. Abdoulaye Wade, président du Sénégal, a souligné la « coexistence pacifique » entre les communautés religieuses au Sénégal où l’Islam est la religion de 95 % de la population.
- Togo : Des heurts avec la police se sont produits lors de manifestations organisées par l’opposition qui réclame le report de la date de l’élection présidentielle considérant que le 24 avril était trop rapproché pour permettre la tenue de l’ élection dans de bonnes conditions.
- Bénin : Réunion à Cotonou des ministres des finances des 14 pays de la zone franc en présence de Thierry Breton, ministre français de l’Economie et des finances.
- Cameroun : Différentes associations de défenses des droits de l’Homme et des organisations non gouvernementales organisent à Yaoundé un forum sur le phénomène de la torture au Cameroun. Si la loi interdit la torture, elle a régulièrement pratiqué par des fonctionnaires qui se sentent protéger par une impunité. Emile Nzalli Fezze, secrétaire exécutif du Comité national des droits de l'Homme et des libertés, a constaté que la torture qui «constitue une violation des droits de l'homme (…) existe au Cameroun et sa pratique s'exerce au quotidien ».
- Zimbabwe : Décès à l’âge de 40 ans de Yvonne Vera, romancière, à Toronto (Canada).
- Bénin : Mama Seydou Sika, ministre de l’intérieur, de la sécurité et de la décentralisation a menacé d’interdire toute activité politique à une centaine de partis qui ne respecte pas la charte des partis entrée en vigueur le 21 février 2003. Voir Politique du Bénin.
- Djibouti : Election présidentielle. Ismail Omar Guelleh, président sortant est l’unique candidat, l’opposition appelant à boycotter ces élections, estimant que les conditions n’étaient pas réunis pour une élection « honnête, libre et transparente ». Selon le ministère de l’intérieur, le taux de participation s’élève à 78,9 %. Ismaïl Omar Guelleh a obtenu 100 % des suffrages exprimés alors que les bulletins blancs atteignent 5,7%.
- Mali : Cérémonie d’ouverture pour l’exposition « Devoir de mémoire : triomphe sur l'esclavage » au Musée national du Mali à Bamako en présence de Cheick Oumar Sissoko, ministre de la culture.
- Togo :
- Lors d’une manifestation organisée par l’opposition à Tabligbo (80 Km de Lomé), un manifestant a été tué par balle.
- Agbéyomé Kodjo, ancien premier ministre, a été arrêté à son retour à Lomé. Il était en exil en France depuis 3 ans. Il est accusé de détournement de fond alors qu’il dirigeait le Port autonome de Lomé.
- Niger : De nouvelles manifestations à Niamey et dans les principales villes du Niger (Maradi, Tahoua, Agadez, Dosso) réunissent des milliers de personnes à l’appel de la « Coalition contre la vie chère » pour demandant l’abrogation de la loi de finances 2005 instaurant une TVA sur les produits de première nécessité.
- Sénégal : constitution à Dakar d’une nouvelle formation politique, l’ Alliance pour la conscience citoyenne dont le leader est Sidy Mbaye.
- Togo : L'Organisation internationale de la francophonie (OIF), « Prenant acte de l’évolution de la situation au Togo, caractérisée notamment par le retour au cadre constitutionnel et l’application du calendrier électoral » a décidé de lever les sanctions qu’elle avait prises le 9 février 2005.
- Union africaine : Ouverture à Alger de la deuxième conférence des ministres de l'Education de l'Union africaine en présence d’Abdelaziz Bouteflika, président algérien et de Koïchiro Matsuura, directeur général de l'UNESCO. Cette conférence doit permettre de faire le point sur les objectifs en matière d'éducation en Afrique fixés pour la décennie 1997-2006 par l' Organisation de l'unité africaine (OUA) en juin 1996. Elle étudiera également un document-cadre pour « une éducation de qualité au service du développement durable de l'Afrique ». Abdelaziz Bouteflika a déclaré que « les pays africains, qui ont connu les pires formes du colonialisme et accusé un énorme retard en matière de développement, considèrent l'éducation et la formation comme un facteur de libération et de progrès ». Alpha Oumar Konaré, président de la commission de l’Union africaine a annoncé la création d’un fond de bouse afin de « favoriser les échanges inter-universitaires en Afrique et hors d’Afrique ».
- Cameroun : Visite de Luiz Inacio Lula da Silva, président du Brésil au Cameroun. Paul Biya, président camerounais à déclarer que cette visite était « le point de départ pour un nouvel élan dans les relations dans des domaines aussi divers que l'éducation, l'agriculture, la santé, la pêche, le transport et la recherche ». Les deux présidents ont souhaité renforcer les relations sud-sud et « coordonner leur position au sein des institutions internationales ». Dans un communiqué commun publié en fin de visite le 11 avril, « Le chef de l'Etat brésilien a réitéré la disponibilité de son pays à apporter au Cameroun toute l'expertise nécessaire en matière de prévention et de lutte contre le VIH-sida ». Le président brésilien doit ensuite se rendre au Nigeria le 11 avril, au Ghana le 12 avril, en Guinée-Bissau le 13 avril et au Sénégal le 14 avril.
- Mali, Sénégal : Visite officiel de Macky Sall, premier ministre sénégalais au Mali où il a été reçu par Ousmane Issoufi Maïga, premier ministre et par Amadou Toumani Touré, président de la République du Mali.
- Mali : Procès à Bamako des auteurs des violences qui ont suivi la défaite de l’équipe du Mali dans le match de football face à l’équipe du Togo. 45 prévenus ont écopés de peines allant du sursis à 5 ans de prisons fermes. 15 personnes ont été relaxées.
- République démocratique du Congo, Ouganda : Ouverture à La Haye devant la Cour internationale de justice de la session concernant le conflit opposant les deux pays. La République démocratique du Congo a accusé en 1999 l’Ouganda de « massacre des populations congolaises » après avoir envahi son territoire. L’Ouganda présentera sa défense à partir d 15 avril, les audiences devant se poursuivre jusqu’au 29 avril.
- Soudan :
- Ouverture à Oslo de la conférence des donateurs par Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU. La reconstruction du pays après l’accord de paix au Sud Soudan signé en janvier doit coûter 7,8 milliards de dollars. Si une grande partie doit être financé par les ressources pétrolières du pays, la communauté internationale est appelé à aider à la reconstruction du pays, ravagé par 21 années de guerre, à hauteur de 2,6 milliards de dollars.
- Au cours d’une manifestation organisée par des étudiants à Ed Delendj, une personne a été tué et 21 autres blessées lors d’affrontement avec les forces de police.
- Togo : Une manifestation a réuni à Lomé plusieurs milliers de sympathisant de l’opposition protestant contre la répression de la manifestation du vendredi 8 avril qui a fait un mort et pour réclamer la révision des listes électorales et le report de l’élection présidentielle.
- Mali : Mariam Djibrila Maïga, présidente de la Coalition nationale de la société civile pour la paix et la lutte contre la prolifération des armes légères (CONASCIPAL-Mali) et Bakary Doumbia président du CCA-ONG ont tenu une conférence de presse suite aux violences perpétrées le 27 mars après la défaite de l’équipe nationale du Mali. Dans une déclaration les organisations de la société civile rejettent « toutes formes de violence, de mépris ou de haine comme moyens d’expression » et condamnent « les actes de violence, de vandalisme, d’incivisme, de destruction de biens publics et privés, les viols et les atteintes à la liberté de circuler des citoyens ». Elles appellent tous les Maliens à développer les valeurs culturelles et sociétales de notre pays.
- Nigeria : en visite officiel, Luiz Inacio Lula da Silva, président du Brésil s’est entretenu avec Olusegun Obasanjo, président du Nigeria et président de l’Union africaine. Ils ont souhaité organiser un sommet entre dirigeants africains et sud-américains. Le président du Brésil s’est rendu au Ghana où il a été accueilli par le président John Kufuor.
- L’ Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans son rapport Afrique, indique que 23 pays africains (Angola, Burundi, Côte d'Ivoire, Érythrée, Éthiopie, Guinée, Kenya, Lesotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Mauritanie, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Tchad et Zimbabwe) auront besoin d’une aide alimentaire dans les mois à venir, pour différentes raisons : troubles armés, conditions climatiques défavorables…
- Côte d’Ivoire : Thabo Mbeki, président de l’Afrique du sud et médiateur de l’Union africaine pour la Guerre civile de Côte d'Ivoire, dans une lettre adressée à l’ensemble des protagonistes, demande à Laurent Gbagbo d’utiliser les pouvoirs spéciaux que lui confère l’article 48 de la constitution pour autoriser l’ensemble des signataires des accords de Marcoussis de se présenter à l’élection présidentielle d’octobre 2005.
- Mali : La Coopérative culturelle « Jamana » (créée par Alpha Oumar Konaré) a lancé un site internet d’information en langue Bamanam (bambara) en partenariat avec l’Unesco.
- Niger : Un incendie s’est déclaré dans la soirée à Katabo, l’un des principaux marchés de Niamey causant des dégâts matériels important. Plusieurs marchés ont déjà été détruits par le feu : Wadata en mai 2004 ; Haboubéné en 1982.
- Soudan : de nouvelles manifestations organisées par les étudiants pour protester contre la falsification par le gouvernement des élections des délégués syndicaux à l'université d'Ed Delendj. Selon des étudiants, au moins 8 personnes auraient été blessées par la police antiémeute qui a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.
- Droits de l’Homme : Sidiki Kaba, président de la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH) a présenté à Dakar son rapport annuel où plusieurs Etats sont signalés pour leur violation des droits de l’Homme, notamment le Soudan, la République démocratique du Congo et la Côte d’Ivoire. Le rapport signale aussi que les défenseurs des droits de l’Homme sont victimes d'actes d'intimidation, de diffamation et de menaces récurrents notamment au Cameroun, en Guinée-Bissau, en Mauritanie et en République démocratique du Congo.
- Cameroun : le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué à l’ Agence France-Presse (AFP) que « plus de 15.000 Camerounais et 3000 Centrafricains ont fui leurs villages après les attaques des coupeurs de route » dans le nord-est du pays. Ces « coupeurs de routes » seraient d’anciens combattants centrafricains qui « tuent, pillent et prennent des otages dans cette région frontalière de la Centrafrique, les pasteurs bororos étant les premières victimes de ces exactions ».
- Guinée équatoriale : Kolawole Olaniyan, chef du programme africain d'Amnesty International, a déclaré que 70 prisonniers politiques risquent de mourir de faim dans la prison de Playa Negra. Le gouvernement a décidé d’arrêter de leur fournir des rations alimentaires.
- Mauritanie : Une session de formation sur les dangers du Sida et les moyens de prévention, organisée par l'Association des Oulémas de Mauritanie et financée par la Commission Nationale de Lutte contre le sida a eu lieu à Nouakchott à l’intention de 40 fakih et imam de mosquées
- Rwanda :
- Le général Marcel Gatsinzi, ministre de la défense, a annoncé que le gouvernement avait brûlé environ 6 000 armes dans le cadre de sa politique de lutte contre la prolifération des armes légères.
- Dominique Decherf, ambassadeur de France au Rwanda a exprimé, au cours d’une cérémonie commémorative du génocide, les « regrets » de la France d’avoir « abandonné à leur sort » les employés rwandais de l’ambassade de France. 18 de ses employés ont été tués.
- Togo : « Initiative 150 », mouvement créé par la diaspora togolaise au lendemain du coup d’Etat ayant suivi la mort de l’ancien président, a tenu une conférence de presse pour réclamer le report de l’élection présidentielle du 24 avril 2005. Le délai leur semble en effet insuffisant pour organiser des élections libres et transparentes.
- Pays ACP : Signature de l’acte constitutif de l’Assemblée parlementaire ACP (Afrique Caraïbe Pacifique) lors d’une cérémonie officiel à Bamako (Mali), sous la présidence de Ibrahim Boubacar Keïta, président de l’assemblée nationale malienne, avec la présence de parlementaires de 77 pays.
- Burkina Faso : A l’initiative de l’association Solidarité jeunes, une caravane multimédia va circuler jusqu’au 29 avril afin de sensibiliser la population à la « problématique de la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants ».
- Ouganda, République démocratique du Congo : Devant la Cour internationale de justice, l’avocat de l’Ouganda a rejeté les accusations portées par la République démocratique du Congo pour des exactions commises par l’Ouganda sur le territoire congolais en 1999.
- Pays ACP Union européenne : ouverture à Bamako (Mali) de la 9ème session de l'Assemblée parlementaire paritaire Union européenne – pays ACP (Afrique Caraïbe Pacifique)
- NEPAD : Sommet du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) à Charm el-Cheikh (Égypte).
- République démocratique du Congo : Dans une résolution adoptée à l’unanimité, le conseil de sécurité des Nations unies étend l’embargo sur les armes à l’ensemble du territoire.
- Mali : Lancement par le Programme alimentaire mondial (PAM) d’un programme « Alimentation complémentaire et appui aux services communautaires de santé » dans la région de Kidal, où 82 % des enfants souffrent d’anémie et 30 % de carence en vitamine A.
- Gambie : remise à titre posthume à Deyda Hydara, journaliste assassiné le 16 décembre 2004, du Prix PEN/Barbara Goldsmith pour la liberté d'expression (« PEN/Barbara Goldsmith Freedom To Write Awards") par l’association de défenses des écrivains PEN American Center.
- Togo : Tandja Mamadou, président nigérien en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest(CEDEAO) a rencontré à Niamey trois des candidats à l’élection présidentielle : Faure Gnassingbé, Nicolas Lawson et Harry Olympio. Emmanuel Bob Akitani, candidat de la coalition de l’opposition n’a pas répondu à l’invitation du président nigérien. À l’issu des entretiens, Tandja Mamadou a déclaré dans un communiqué que la CEDEAO « ne tolérera aucune forme de troubles à l'ordre public » pendant la scrutin et a précisé que l’organisation ouest-africaine envoyait 150 observateurs électoraux.
- Zambie : Une explosion dans une fabrique d’explosif dans la mine de cuivre de Chambishi (200 Km de Lusaka) a fait plus de 50 morts.
- Togo :
- la Haute autorité de l`audiovisuel et de la communication (HAAC) a suspendu pendant un mois la radio privé kanal FM. Pour avoir la diffusé un éditorial le 18 avril jugé « à caractère diffamatoire, tendancieux et injurieux » par la HAAC, la radio est accusée d’avoir enfreint le décret du 29 mars 2005 interdisant aux médias audiovisuels privés de couvrir la campagne électorale.
- Un collectif de neuf associations françaises, le Coalition Togo, dont Amnesty International la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH), Survie, déclare que [http://cec.rwanda2.free.fr/doc/communiques/Togo-communique-commun-2005-04-20.htm la libre participation au processus électoral est rendue impossible]
- Asie Afrique : Ouverture à Djakarta (Indonésie) du sommet Asie-Afrique.
- Le Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) a annoncé avoir mobiliser environ 1 millions d’euros pour aider les pays victimes de l’invasions acridiennes. Provenant de dons de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), ils sont destinés à 8 pays : Burkina Faso, Gambie, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad.
- Burkina Faso : Les autorités redoutent une invasion de criquets « de grande envergure durant la campagne 2005-2006 » et vont « planifier des actions » pour juguler l’invasion affectant l’ouest du pays, limitrophe du Mali et principales zone de production de coton.
- Burundi : Sommet des chefs d’Etats de la région à Entebbe (Ouganda) en présence de Yoweri Museveni (Ouganda), Domitien Ndayizeye (Burundi), Mwai Kibaki (Kenya), Benjamin Mkapa (Tanzanie) et Levy Mwanawasa (Zambie), ainsi que de Jacob Zuma vice-président sud-africain et médiateur dans le processus de paix au Burundi. Le sommet, prenant acte du retard dans le processus électoral défini par l’accord d'Arusha, a prolongé la période de transition démocratique jusqu’au 26 août 2005. Le calendrier électoral prévoit que l’ensemble des élections ait eu lieu auparavant, au plus tard le 19 août.
- Togo :
- Dans la nuit, Esso Boko, ministre de l’intérieur, a, au cours d’une conférence de presse, demander la suspension de l’élection présidentielle et la mise en place d’une transition avec un premier ministre issu de l’opposition afin d’éviter un bain de sang prévisible. Abbas Bonfoh, président par intérim, après avoir limogé le ministre, a assuré que l’élection aurait bien lieu dimanche et que « les mesures nécessaires pour que l'élection présidentielle se déroule dans le calme et la sérénité » avaient été prises par les forces de l’ordre et de sécurité.
- L’organisation non gouvernementale française Survie accuse le président français d’exercer « de fortes pressions sur les chefs d`Etat de la CEDEAO afin qu`ils s`abstiennent de désapprouver avec détermination les turpitudes d`un système totalitaire prêt à tout pour se maintenir ». Elle appelle Jacques Chirac à « respecter les aspirations du peuple togolais à la démocratie et de retirer publiquement tout soutien de la France au régime dictatorial ».
- Togo : Election présidentielle pour la succession de Gnassingbé Eyadema. Au moins trois personnes sont mortes et 13 autres blessées par des tirs de militaires qui tentaient de récupérer des urnes dans des bureaux de vote.
- Rwanda : Protais Musoni, ministre du Gouvernement Local rwandais a annoncé que depuis le début du mois d’avril, environ 2 000 rwandais s’étaient réfugiés au Burundi et 1200 en Ouganda afin d’échapper au jugement des gacaca, cours de justice traditionnelle chargées de juger les auteurs présumées de crime commis lors du génocide de 1994.
- Paludisme : A l’occasion de la journée africaine contre le paludisme, Dr Luis Sambo, directeur régional pour l'Afrique de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a invité les pays africains a coordonner la lutte contre la maladie qui fait un millions de mort par an chez les enfants africains.
- Convention contre la prolifération des armes légères : L'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a annoncé que le « Protocole contre la fabrication et le trafic illicites d'armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions, additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée » entrait en vigueur suite à la ratification par la Zambie. Ce pays est le 40ème Etat à ratifier cette convention adoptée par l’assemblée générale des Nations unies le 8 juin 2001. Sources : [http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=10261&Cr=Armes&Cr1=ONUDC]
- Ethiopie : Retour de la troisième partie de l’Obélisque d’Axoum, monument volé par les troupes de Mussolini en 1937 et détenu depuis lors par l’Italie. La reconstruction du monument est prévue pour septembre.
- Mali, Burkina Faso, Niger : Réunion à Gao (Mali) du sommet de l’ Autorité de Liptako-Gourma en présence d’Amadou Toumani Touré, président malien, Tandja Mamadou, président nigérien et de Blaise Compaoré, président burkinabé qui a été renconduit à la présidence de cette organisation.
- Soudan : Une délégation internationale, composée de représentant de pays européen, du Japon, des États-Unis et du Canada, a rencontré à Khartoum des responsables d’ONG soudanaise, dont Hamid Ahmad Abdelalim, chef du Centre national d'action contre les mines (NMAC). La guerre au Sud Soudan, qui a provoqué l’exil de 4 millions de personnes a pris fin avec l’accord de paix signé en janvier. Cependant, environ deux millions de mines antipersonnelles ont été répandues dans la zone. 2500 personnes ont été tués par l’explosion de mines durant les 5 dernières années.
- Togo : Olusegun Obasanjo, président nigerian et président en exercice de l’Union africaine a reçu Faure Gnassingbé Eyadema et Gilchrist Olympio, président du principal parti d’opposition, l'Union des forces de changement (UFC). Ils ont annoncés que quelques soit le résultat de l’élection présidentielle, un gouvernement d’union nationale sera mis en place.
- Éducation : Le Bureau Régional pour l'Education en Afrique de l'UNESCO (BREDA) organise un atelier sous-régional sur le thème de la « promotion de l'accès et de la qualité de l'éducation pour les enfants exclus »à Dakar (Sénégal), avec des représentants du Cap-vert, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Libéria, du Mali, du Niger, du Sénégal et de la Sierra Léone. En Afrique Subsaharienne, « 40 millions d’enfants n’ont accès à aucune forme d’éducation » rapporte le quotidien sénégalais Le Soleil. Ibrahima Fall, ministre délégué chargé des Questions pédagogiques du Sénégal a estimé que le bilan du programme « Éducation pour tous » (EPT) est « globalement décevant » et sa réalisation « trop lente ». Au Sénégal, moins de 30 % des adolescents de 13 à 16 ans fréquentent le collège.
Sources : Le Soleil et Agence de Presse Sénégalaise.
- Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo, président de la république a répondu favorablement à la demande de Thabo Mbeki en déclarant à des journalistes qu’« uniquement pour l’élection présidentielle d’octobre 2005, conformément à la lettre du médiateur sud-africain, les candidats présentés par les partis politiques signataires de l’Accord de Marcoussis sont éligibles ».
- Togo : La Commission électorale nationale indépendante a annoncé, qu’au vue des résultats provisoires, Faure Gnassingbé avait remporté l'élection présidentielle avec 60,22 % des suffrages devant Emmanuel Bob Akitani (38,19%) et Harry Olympio (0,55%). a l’annonce des résultats, des émeutes e sont déclenchées dans les rues de Lomé.
- Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara a confirmé qu’il serait le candidat du Rassemblement des républicains à l’élection présidentielle d’octobre 2005.
- Togo :
- Emmanuel Bob Akitani s’est proclamé président en déclarant à des journalistes: « Togolais, togolaises, votre président vous parle, oui votre président, car nous n’avons pas perdu les élections présidentielles ». Il a affirmé que dans la région maritime, traditionnellement favorable à l’opposition, « 40% des cartes d'électeurs n'avaient pas été distribuées ».
- Depuis la proclamation de la victoire de Faure Gnassingbé Eyadema par la commission électorale mardi 26 avril, au moins 22 personnes sont mortes et une centaine d’autres ont été blessées dans des affrontements à Lomé entre partisans de l’opposition et forces de l’ordre. Parmi les victimes, on compterait 8 Nigériens.
- Dans la ville d'Aného, à cinq kilomètres de la frontière béninoise des affrontements ont eu lieu mardi et mercredi entre les forces de l’ordre et des partisans de l’opposition. Le commissariat central et un hôtel ont été saccagés. Au moins huit personnes auraient été tuées.
- Les observateurs de la CEDEAO considèrent que l’élection a été crédible malgré les « anomalies » constatées.
- La France, qui a appelée à « la réconciliation entre tous les Togolais et à l'amorce d'un dialogue indispensable pour l'avenir du pays » et qui soutien la proposition de la CEDEAO de constituer un gouvernement d’union nationale, a appelé ses ressortissants présents au Togo à la vigilance. Certains manifestants s’en prennent en effet aux français, accusé de soutenir le pouvoir. Quelques maisons de français auraient été pillées à Lomé.
- CEN-SAD : Réunion à Bamako des ministres en charges de l’équipement et des transports de la Communauté des États Sahélo-Sahariens par Ousmane Issoufi Maïga, premier ministre malien. L’ordre du jour porte sur un grand projet d’interconnexion des pays membres, permettant le désenclavement. Deux conventions ont été signées, portant sur la coopération en matière de transport routier et de transit et sur le transport maritime.
- Soudan : Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a approuvé le renforcement de son dispositif de maintien de la paix au Darfour. Ses effectifs passeront de 2200 à 7700 hommes
- Togo :
- Environ 3000 Togolais, principalement des femmes et des enfants, se sont réfugiés au Bénin pour fuir les violences.
- Femi Falana, président de l’ Association du barreau de l’Afrique de l’Ouest qui réclame l’annulation du l’élection présidentielle a notamment déclaré que « de former un gouvernement national sur la base des élections truquées se heurtera à la résistance du peuple togolais ».
- L’Union interafricaine des droits de l`homme (UIDH) réclame l’annulation du scrutin du 24 avril qu’elle qualifie de « mascarade électorale » et demande l’organisation d’une nouvelle élection organisée par une « vrai » commission électorale nationale indépendante avec la présence de tous les représentants de partis politiques. Elle condamne l’interdiction faite à la presse privée de couvrir la campagne électorale et les fraudes constatées dans de nombreux bureau de vote de la capitale et dénonce la France qu’elle juge responsable des violences en cautionnant cette élection.
- Sport : Ouverture à Dakar des championnats seniors d’Athlétisme de la zone ouest avec des athlètes du Bénin, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, de Gambie, de Guinée-Bissau, du Mali, du Niger et du Sénégal.
- Côte d’Ivoire : La France a présenté au Conseil de sécurité de l’Onu deux résolutions sur la Côte d’Ivoire, l’une concernant la surveillance de les élections du 30 octobre afin qu’elles soient « libres, justes, transparentes et conformes aux critères internationaux » et la seconde prolongeant la mission de l’ONUCI pour un mois.
- Djibouti : L' Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a lancé « un appel de fonds d'urgence, d'un montant de 4 millions de dollars, pour procurer du fourrage, de l'eau et des soins vétérinaires au bétail, à Djibouti, où l'aggravation de la sécheresse, due à trois années consécutives de pluies erratiques, menace de famine quelque 30 000 éleveurs nomades ».
- Liberia : Stéphane Dujarric, porte-parole des Nations unies, a indiqué que des soldats de la mission de l’Onu sont accusé d’avoir abusé sexuellement des femmes et des jeunes filles selon une enquête préliminaire.
- Togo : Dans la nuit de jeudi à vendredi, L’ Institut Goethe de Lomé, centre culturel allemand, a été incendié. L’incendie d’origine criminelle pourrait être le fait de membre de l’armée en réponse au soutien apporté par l’Allemagne à l’opposition togolaise.
- Lesotho : Premières élections locales dans le pays depuis l’indépendance en 1966.
- Togo :
- Une délégation conjointe à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union africaine est arrivé à Lomé afin de tenter de trouver une issue à la crise politique. Elle a rencontré Abbas Bonfoh, président par intérim, Koffi Sama, ptremier ministre et les responsables du Rassemblement du peuple togolais (RPT, parti au pouvoir) et de la coalition de l’opposition. L’opposition réclame que l’Union africaine assure la protection des populations civiles et que les résultats provisoires de l’élection présidentielle soient vérifiés par une structure indépendante. Dama Dramani, secrétaire général du RPT, a rappelé que son parti tendait la main à l’opposition pour la constitution d’un gouvernement d’union nationale.
- le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) indique dans un communiqué que plus de 11 000 Togolais, fuyant les troubles politiques, se sont réfugiés au Bénin et au Ghana.
Sources :
- Agence France-Presse ;
- L’intelligent ;
- Angola Presse ;
- l’Essor (Mali) ;
- Maliba.com ; [http://www.maliba.com]
- Panapress ;
- Nouvel Observateur ;
- Sidwaya;[http://www.sidwaya.bf]
Catégorie:2005 en Afrique2005-04
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2005 en Afrique
2005 en Afrique
:Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin
:Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre
Organisations internationales
Union africaine
Article détaillé : Union africaine
- Le premier sommet des chefs d'État du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) s'est tenu à Libreville (Gabon) les 10 et 11 janvier 2005. Ce sommet était consacré à la situation en Côte d'Ivoire, en République démocratique du Congo et au Darfour.
- Le sommet de l'Union africaine s'est réuni les 30 et 31 janvier à Abuja (Nigeria. L'ordre du jour portait sur la sécurité alimentaire, la lutte contre les pandémies comme le VIH-sida, le paludisme et la poliomyélite, ainsi que sur le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) et la résolution des conflits sur le continent, notamment en Côte d'Ivoire et au Darfour.
Au cours de ce sommet, plusieurs décisions ont été prises :
- La mise en place en Somalie d'une force de paix composée de 5000 à 7000 hommes pour aider à la stabilisation du pays. Son organisation est confiée à l'Autorité régionale intergouvernementale de Développement (Igad), qui rassemble la Somalie et les pays limitrophes (Kenya, Éthiopie, Djibouti, Soudan). Dans un premier temps, son mandat serait limité à la protection de l'installation au pays du gouvernement somalien.
- le déploiement d'une force militaire pour désarmer les rebelles rwandais accusés d'être impliqués dans le génocide de 1994 au Rwanda et réfugiés depuis en République démocratique du Congo.
Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU a souhaité un renforcement du lien entre l'ONU et l'Union africaine afin que l'Afrique atteigne en 2015 les objectifs du millénaire. Il a notamment déclaré que « l'Afrique n'est pas dans les temps pour atteindre les objectifs de développement de la Déclaration du Millénaire. Mais elle peut atteindre ces objectifs si le partenariat mondial promis depuis longtemps se mobilise totalement ».
La question de la meilleure représentation de l'Afrique au sein du Conseil de sécurité de l'ONU a été repoussée suite à un désaccord entre pays membres de l'Union africaine. Ce dossier a été confié à une commission composée de quinze pays qui se réunira au Swaziland du 20 au 22 février avant d'être abordé par un conseil extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l'Union africaine à Addis-Abeba début mars.
Le mandat du président en exercice, Olusegun Obasanjo, président du Nigeria, a été prolongé de juillet 2005 à janvier 2006. Les prochains sommets auront lieu en Libye en juillet 2005 et au Soudan en janvier 2006.
- Le conseil exécutif de l'Union africaine, réuni les 7 et 8 mars 2005 à Addis-Abeba (Éthiopie), a décidé de proposer que l'Afrique soit représentée par deux membres permanents au conseil de sécurité de l'ONU. Ces deux représentants devront avoir les mêmes droits que les autres membres du conseil de sécurité, notamment le droit de veto.
- Un sommet de l’Union africaine s’est tenu à Syrte (Libye) les 4 et 5 juillet 2005. Les chefs d’État africains ont demandés au G8 d’annuler totalement la dette de l’ensemble des pays africains et réclamer que le continent soit représenté par deux membres permanents au Conseil de sécurité des Nations unies.
Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest
Article détaillé : Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest
- Tandja Mamadou, président du Niger, a été élu le 19 janvier 2005, président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, en remplacement du ghanéen John Kufuor.
- Février 2005: La CEDEAO a condamné la prise de pouvoir de Faure Gnassingbé Eyadéma au Togo lors du décès de son père Gnassingbé Eyadema
Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale
Article détaillé: Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale
- Le sommet des chefs d'État de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) a eu lieu le 11 février 2005 à Libreville (Gabon) avec la présence des présidents de la République centrafricaine François Bozizé, du Congo Denis Sassou-Nguesso, de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, du Tchad Idriss Déby, du Gabon Omar Bongo Ondimba (président en exercice de la Cémac) ainsi que de Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie. Le président camerounais Paul Biya est représenté par le président de l'Assemblée nationale. Le sommet a porté essentiellement sur des aspects économiques, notamment la création de la compagnie aérienne sous-régionale Air Cémac en partenariat avec le groupe Royal Air Maroc.
Le sommet a également abordé la situation au Togo et a reçu une délégation conduite par Kokou Tozoun, ministre des Affaires étrangères. Le communiqué final invite « la Communauté internationale à encourager les autorités togolaises à tout mettre en œuvre en vue d'un retour rapide et apaisé du processus démocratique dans le pays ».
Omar Bongo Ondimba, président en exercice de la cémac a laissé sa place à Teodoro Obiang Nguema, président de la Guinée Equatoriale.
Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)
Article détaillé : Union économique et monétaire ouest-africaine
Tandja Mamadou, président du Niger a été reconduit à la présidence en exercice de l'UEMOA lors du sommet de cette organisation à Niamey (Niger) le 30 mars 2005. Différents chefs d'État ont participé au sommet : Abdoulaye Wade (Sénégal), Mathieu Kérékou (Bénin), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Amadou Toumani Touré (Mali), Henrique Rosa (Guinée-Bissau) et Tandja Mamadou (Niger). Le Togo était représenté par Koffi Sama, premier ministre et la Côte d'Ivoire par Théodore Mel Eg, ministre de l'Intégration régionale et de l'Union africaine. Dans un communiqué final, l'UEMOA s'est félicitée « des résultats obtenus en matière de stabilité des prix dans l'Union du fait d'un meilleur approvisionnement des marchés en produits alimentaires » et a « salué les actions mise en œuvre pour préserver la valeur de la monnaie commune », le franc CFA.
Autres organisations
- Un forum des jeunes pour la paix et le développement s'est tenu du 10 au 12 janvier 2005 à Conakry (Guinée). Organisé par le PNUD (Programme des nations unies pour le développement) en collaboration avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), il a réunis une cinquante de jeunes de la Côte d'Ivoire, de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone, représentants d'associations estudiantines, de responsables des organisations nationales des jeunes, ainsi que des jeunes des zones rurales et des zones frontalières de ces quatre pays. Ces jeunes se sont engagé à contribuer à la consolidation de la paix et le développement de la sous-région ouest-africaine, à promouvoir le rôle des jeunes dans le processus de paix et de développement en Côte d'Ivoire, et au sein de l'Union du fleuve Mano (UFM, regroupant Guinée, Liberia et Sierra Leone).
- La rencontre d'évaluation du processus de Bamako (2000), portant sur les « institutions et pratiques démocratiques dans l'espace francophone », a été organisé à Dakar (Sénégal) les 4 et 5 janvier 2005, par l'Organisation internationale de la francophonie en partenariat avec le Haut commissariat aux Droits de l'homme et à la promotion de la Paix au Sénégal.
- ONU : Le Bénin, membre non permanent du conseil de sécurité depuis le 23 octobre 2003 en assurera la présidence durant le mois de février 2005.
- Pays ACP - Union européenne : La 9 session de l'Assemblée parlementaire paritaire Union européenne – pays ACP (Afrique Caraïbe Pacifique) s'est tenue du 18 au 22 avril 2005 à Bamako (Mali). Au cours de cette session, les « pays du sud » ont demandé à l'Union européenne de prendre des mesures concrètes contre la pauvreté. Ainsi, dans une déclaration intitulée Déclaration de Bamako sur les objectifs du millénaire pour le développement, ils demandent l'annulation de la dette, des mesures visant à établir des règles commerciales plus équitables, un partenariat plus réel et l'accroissement du flux financier à destination des pays en développement. Parallèlement, les pays ACP doivent lutter efficacement contre la corruption, améliorer la gestion des dépenses publiques et renforcer les politiques sectorielles dans le domaine social, notamment en matière de santé et d'éducation.
Conflits et guerres civiles
Côte d'Ivoire
Article détaillé : Guerre civile de Côte d'Ivoire
- Le 11 janvier, Thabo Mbeki, président de l'Afrique du Sud, mandaté par l'Union africaine s'est rendu à Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d'Ivoire afin d'assister au conseil des ministres. Les ministres de Forces Nouvelles (mouvement de la rébellion) n'ont pas assisté à ce conseil. Selon l'Agence France-presse (AFP), leur absence a été interprétée comme « un signe de mécontentement contre les conclusions de ce sommet, qui a reconnu au président Laurent Gbagbo le droit d'aller au référendum pour adopter la révision de l'article 35 de la Constitution sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République ».
- Le 22 janvier, l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a autorisé le gouvernement ivoirien a réparé son aviation détruite le 6 novembre 2004 par les militaires français de l'opération Licorne, sans qu'il soit possible de les réarmer. Guillaume Soro, secrétaire général des Forces Nouvelles considère que « c'est un acte grave par rapport au processus de paix ». Le 23 janvier, au cours d'une conférence de presse à Bouaké, il a déclaré : « Pour qu'il y ait désarmement, il faut un environnement de confiance. On ne désarme pas dans la méfiance encore moins dans la défiance ».
- Le président sud-africain Thabo Mbeki a reçu le 23 janvier à Pretoria des représentants de l'opposition ivoirienne afin de discuter du processus de paix. Alassane Dramane Ouattara, candidat du Rassemblement des républicains (RDR) et Lambert Kouassi Konan, vice-président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) ont d'abord été reçu, avant Guillaume Soro, chef de la rébellion des Forces nouvelles.Alassane Dramane Ouattara à fait part de son souhait que les élections présidentielles prévues en octobre 2005 sous organisé par les Nations unies afin qu'elles « ne soient contestées par personnes ».
- Le conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l'unanimité le une résolution présentée par la France renforçant l'efficacité de l'embargo sur les armes. Cette résolution 1584 autorise les casques bleus de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) et les soldats français de l'opération Licorne à inspecter sans préavis les cargaisons des avions et de tout véhicule de transport utilisant les ports, aéroports, champs d'aviation, bases militaires et postes frontières. Pascal Affi N'Guessan, e président du Front populaire ivoirien, le parti du président Laurent Gbagbo, a déclaré être surpris et déçu par cette mesure qu'il qualifie de « provocation inutile ».
- Le secrétaire général des Nations unies, dans un rapport du 24 mars 2005 sur la situation en Côte d'Ivoire, indique qu'« en dépit des efforts méritoires que le Président Mbeki a entrepris au nom de l'Union africaine et des perspectives encourageantes qu'ouvre le plan d'action de l'Union africaine, le pays reste effectivement divisé ». Il s'inquiète du déclin économique du pays, de la persistance des violations des droits de l'Homme, du non désarmement des miliciens et des combattants des Forces nouvelles. Craignant une confrontation grave dans le pays, il déclare : « Il existe un réel danger de voir la situation devenir incontrôlable, cette évolution pouvant entraîner des conséquences incalculables pour la population ivoirienne et la sous-région dans son ensemble ».
- Quatre partis politiques de l'opposition, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), le Rassemblement des républicains (RDR), l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI) et le Mouvement des forces d'avenir (MFA) ont, dans une déclaration commune, demandé « avec insistance au Conseil de sécurité de l'ONU le renouvellement du mandat de la Force Licorne et son maintien en Côte d'Ivoire jusqu'à la fin du processus électoral, en appui aux Forces de l'ONU ». Ils ont exprimé leur soutien à la médiation entamé par Thabo Mbeki, président de l'Afrique du Sud et demandé aux Forces nouvelles de s'inscrire dans le processus de paix.
- Dans un rapport publié le 31 mars 2005, l'organisation de défense des Droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) indique que plusieurs « centaines de combattants du Liberia récemment démobilisés, dont de nombreux enfants de moins de 18 ans » ont été recruté par le gouvernement ivoirien depuis le début de la guerre civile.
- Thabo Mbeki, président de l'Afrique du Sud et médiateur mandaté par l'Union africaine pour la guerre civile en Côte d'Ivoire a réuni les 4 et 5 avril à Pretoria les différents protagonistes du conflit : le président Laurent Gbagbo, le premier ministre Seydou Diarra, Guillaume Soro (Forces nouvelles), Alassane Ouattara (Rassemblement des républicains), Henri Konan Bédié (Parti démocratique de Côte d'Ivoire). Un accord de fin des hostilités a été conclu qui prévoit le désarmement des forces rebelles et des différentes milices progouvernementales. La question sur l'éligibilité à la présidence de la République n'a pu être tranché. Thabo Mbeki se donne une semaine pour faire des propositions, après avoir consulté Olusegun Obasanjo, président nigérian et président de l'Union africaine et Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU. L'élection présidentielle reste prévue pour octobre 2005. Laurent Gbagbo s'est félicité de cet accord, tout comme l'Union africaine, dont le président de la commission Alpha Oumar Konaré a félicité la médiation de Thabo Mbeki. Guillaume Soro a annoncé le retour imminent au gouvernement des ministres membres des Forces nouvelles.
République démocratique du Congo
Article détaillé : République démocratique du Congo
- Le 10 janvier, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, réuni en sommet à Libreville (Gabon), s'était prononcé en faveur d'une aide à Kinshasa pour le désarmement des anciennes forces génocidaires (milices Interahamwe et ex-FAR (Forces armées rwandaises du régime précédent) repliées depuis 1994 en République démocratique du Congo.
- le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé le 17 janvier qu'au moins 15 000 Congolais se sont réfugiés en Ouganda depuis le 11 janvier, fuyant l'insécurité régnant dans l'est de la République démocratique du Congo.
- le 25 janvier sortie du rapport [http://monuc.org/downloads/UN_rapport_embargo.pdf] sur la RDC du groupe d'experts constitués selon la résolution 1552 (embargo sur les armes) du Conseil de sécurité de l'ONU.
- La MONUC, Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo a annoncé le 2 février que les 9000 habitants de la région de Tché, en Ituri sont sous protection de l'ONU, après les violences qui ont fait 52 morts ces derniers jours.
- Ituri : La Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc) a annoncé mercredi 9 février que le procureur de Bunia en Ituri a entamé des poursuites judiciaires après les attaques attribuées aux miliciens du Front des nationalistes et intégrationnistes dans la région de Tché depuis le 19 janvier. Ces attaques ont fait 52 morts, principalement des femmes, des enfants et des vieillards. Depuis le 29 janvier, plus de 10.000 personnes se sont placées sous la protection de l'ONU à Tché.
- En Ituri, région qui connaît des violences interethniques qui ont fait plus de 50.000 morts (et 500.000 déplacés) depuis 1999, un groupe de 4000 miliciens des Forces armées du peuple congolais (FAPC) a décidé de déposer les armes et d'adhérer au programme national de désarmement, de démobilisation et de réinsertion. Les miliciens qui désarment ont le choix entre être intégrés dans l'armée régulière ou rejoindre la vie civile.
- Dans un rapport publié le 7 mars 2005, l'organisation Human Rights Watch (HRW) dénonce le fait que « moins d'une douzaine d'agresseurs ont été poursuivis » alors que des dizaines de milliers de femmes et de fillettes ont été violées depuis 1998 par les soldats et les miliciens dans l'est de la République démocratique du Congo.
- Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l'unanimité le 30 mars 2005, la résolution 1592 par laquelle il proroge, jusqu'au 1er octobre 2005, le mandat de la Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC). Il réaffirme sa préoccupation quant aux « hostilités que les groupes armés et milices continuent d'entretenir dans l'est de la République démocratique du Congo, en particulier dans les provinces du Nord et du Sud Kivu et dans le district d'Ituri » et demande au gouvernement de traduire en justice les responsables des « graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire ». Il considère « que le maintien de la présence d'éléments des ex-Forces armées rwandaises et Interahamwés demeure une menace sur les populations civiles locales et un obstacle à des relations de bon voisinage entre la République démocratique du Congo et le Rwanda » et invite l'Union africaine à travailler en coopération avec la MONUC.
Soudan
Articles détaillés : Soudan, Sud Soudan
- Sud-Soudan
Un accord de paix final au Sud-Soudan a été signé le 9 janvier 2005 à Nairobi entre le vice-président soudanais Ali Osman Taha et John Garang, chef de la rébellion sudiste de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), mettant un terme au plus long conflit en Afrique (21 ans) qui a fait 1,5 million de morts.
Cet accord prévoit pour une période de 6 ans une large autonomie pour le sud du Soudan qui aura son propre gouvernement et une armée autonome. À l'issue de cette période, un référendum d'autodétermination sera organisé. Les revenus issus du pétrole seront partagés en part égale entre le sud et le nord. D'autre part, le gouvernement aura 70 % des postes dans l'administration centrale contre 30 % pour la rébellion du sud. Enfin, la charia (loi islamique) sera en vigueur uniquement dans le nord du pays, à majorité musulmane. Elle ne sera pas appliquée dans le sud à majorité chrétienne et animiste.
Le 10 janvier, des milliers de soudanais ont manifesté leur joie dans les rues de Khartoum.
Le Conseil national de libération du Mouvement Populaire de Libération du Soudan (SPLM) a ratifié à l'unanimité le 24 janvier à Rumbek l'accord de paix.
: - Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 24 mars à l'unanimité la résolution 1590 présentée par les États-Unis qui prévoit l'envoi d'une Mission des Nations unies au Soudan (Unmis) composée de 10 000 soldats et 715 policiers civils afin de « soutenir l'application de l'accord de paix » au sud-Soudan signé en janvier 2005 par le gouvernement le Mouvement/Armée de libération du Soudan (SPLM/A) de John Garang. Cette mission a un mandat initial de 6 mois.
: - À la conférence des donateurs qui s'est tenu les 11 et 12 avril à Oslo (Norvège), les bailleurs de fond ont promis de donner 4,5 milliards de dollars en vue de la reconstruction du Soudan, dévasté par 21 années de guerre civile.
: - John Garang, leader des anciens rebelles du Sud-Soudan est devenu le 9 juillet vice-président du Soudan conformément aux accords de paix de janvier 2005.
: - Après la mort de John Garang le 30 juillet 2005, il est remplacé par Salva Kiir Mayardit le 11 août 2005.
- Darfour
Article détaillé : Darfour
: - L'Union africaine a décidé de déployer une force de maintien de la paix au Darfour. La force devrait à terme être composée de 3.320 hommes.
: - Le 26 janvier, un bombardement aérien sur un village a eu lieu au Darfour tuant une centaine de personnes. Adam Thiam, porte parole de l'Union africaine a déclaré que c'était « l'attaque la plus grave perpétrée ces derniers mois. C'est plus qu'une violation très grave du cessez-le-feu car ce n'est pas un acte isolé ». Les actes de violence se multiplient ces dernières semaines, à quelques jours du sommet de l'Union africaine qui sera consacré notamment à la situation au Darfour.
: - Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, a appelé le 1er février les Nations unies à engager une action urgente pour mettre fin aux massacres dans la région du Darfour dans le sud du Soudan. Dans un rapport remis la veille, l'ONU accuse le gouvernement soudanais et les milices arabes d'avoir commis au Darfour « de sérieuses violations » de la loi internationale, équivalentes à « des crimes de guerre » ou « des crimes contre l'humanité » en faisant références aux pratiques généralisées de tortures, viols, meurtres et pillages de civils.
: - Le 13 février 2005, Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies a appelé l'OTAN et l'Union européenne à « étudier sérieusement ce qu'elles peuvent entreprendre concrètement pour aider à faire cesser » la tragédie que représente la guerre au Darfour, responsable depuis deux ans de plusieurs dizaines de milliers de morts et de 1,6 million de personnes déplacées.
: - Dans un entretien à l'Agence France-presse (AFP) le 14 mars 2005, Jan Egeland, secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires que le conflit au Darfour a fait au moins 180 000 morts au cours des 18 derniers mois, soit une moyenne de 10 000 morts par mois. Ces chiffres tiennent compte des personnes décédées à cause des privations et des maladies.
: - Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 29 mars 2005 par 12 voix pour et trois abstentions (Algérie, Chine et Russie) une résolution présenté par les États-Unis prévoyant des sanctions (gel des actifs et interdiction de déplacement à l'étranger) pour les personnes qui seraient reconnues coupables d'avoir commis des atrocités ou menaçant le processus de paix. Une commission comprenant des représentants des 15 États membres du Conseil de sécurité sera chargée de désigner ces personnes. La résolution étend également l'embargo sur les armes et interdit au gouvernement les vols militaires offensifs sur le Darfour. Le ministère des affaires étrangères considère que cette résolution qu'elle juge « déséquilibrée et inopportune » ne tient pas compte des « efforts du gouvernement pour traiter les questions liées à la politique, à la sécurité et à la situation humanitaire au Darfour ».
: - Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 30 mars 2005 par 11 voix pour et 4 abstentions (Algérie, Brésil, Chine et États-Unis) une résolution permettant de traduire les auteurs d'exactions (meurtres, viols ou pillages) au Darfour devant la Cour pénale internationale (CPI). Les États-Unis, opposé à la Cour pénale internationale a obtenu que ces ressortissants mis en cause ne puissent y être jugés. Ainsi, la résolution prévoit que « les citoyens, responsables actuels ou passés ou les personnels d'un État contribuant non partie au traité de Rome sur la Cour pénale internationale, seront soumis à la juridiction exclusive de cet État pour tout acte présumé lié à des opérations au Soudan ».
: - Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a approuvé le 28 avril le renforcement de son dispositif de maintien de la paix au Darfour. Ses effectifs passeront de 2200 à 7700 hommes.
Crise politique au Togo
Articles détaillés Politique du Togo et Février 2005 en Afrique
Le 5 février 2005 le président Gnassingbé Eyadéma est décédé après avoir dirigé le Togo pendant 38 ans. Selon la constitution, c'est le président de l'Assemblée nationale qui aurait dû assurer l'intérim avant de nouvelles élections présidentielles dans un délai de 60 jours. L'armée a décidé de donner le pouvoir à l'un des fils du président défunt, Faure Gnassingbé Eyadéma. L'assemblée nationale a modifié en urgence la constitution pour avaliser la décision de l'armée. L'Union africaine, la CEDEAO, l'ONU, l'Union européenne ont condamné ce qu'ils nomment un « coup d'État » et demandé le rétablissement de l'ordre constitutionnel. Malgré l'interdiction des manifestations publiques décrétée par le gouvernement, les principaux partis de l'opposition demandent la tenue d'élections libres et pluralistes et appellent chaque jour à des manifestations pacifiques qui rassemblent de plusieurs centaines à quelques milliers de personnes et qui sont dispersées par les forces de l'ordre qui utilise des gaz lacrymogènes. Le 25 février, Faure Gnassingbé Eyadéma a annoncé qu'il renonçait au poste de président de la République et qu'il se portait candidat à l'élection présidentielle qui doit se dérouler le 24 avril 2005. Abbas Bonfoh, vice-président de l'Assemblée nationale devient président par intérim.
Quatre candidats se sont présentés à l’élection du 24 avril : Faure Gnassingbé Eyadéma, soutenu par le Rassemblement du peuple togolais (RPT), Emmanuel Bob Akitani, candidat de la coalition de l’opposition radicale, Harry Olympio, candidat du Rassemblement pour le soutien à la démocratie et au développement (RSDD, opposition modérée) et Nicolas Lawson, homme d’affaire qui annonce le retrait de sa candidature le 22 avril. La campagne se déroule dans un climat de violence. L’opposition dénonce les conditions de préparation et demande un report de l’élection. Deux jours avant le scrutin, François Boko , Ministre de l'Intérieur du gouvernement intérimaire, demande le report du scrutin. Il dénonce dans une conférence de presse, « un processus électoral suicidaire ». Il est contraint à démissionner.
L’élection a lieu le 24 avril. Elle est marquée par de nombreuses violences faisant des dizaines de morts. Les résultats sont proclamés le 26 avril : Faure Gnassingbé, remporte l’élection avec 60,22% des suffrages devant Emmanuel Bob Akitani avec 38,19% et Harry Olympio avec 0,55%. Aussitôt, des manifestations ont lieu dans plusieurs villes du pays pour dénoncer les fraudes massives. Des heurts entre manifestants et force de l’ordre se produisent entraînant des centaines de victimes, morts ou blessées. Des milliers de Togolais se réfugie au Bénin.
La CEDEAO, l’Union européenne, la France reconnaissent la victoire de Faure Gnassingbé Eyadema et appelle à la constitution d’un gouvernement d’union nationale, rejetée par l’opposition radicale qui réclame l’annulation des élections en raison des fraudes massives.
Le 8 juin, Edem Kodjo, président de la Convergence patriotique panafricaine (CPP, opposition modérée), est nommé Premier ministre.
Environnement :
- Biodiversité : Alors que le président français Jacques Chirac organise un sommet réunissant scientifiques et politiques sur la biodiversité, les organisations non gouvernementales Greenpeace et Les amis de la terre organise du 24 au 27 janvier 2005 un contre-sommet à Paris sur le thème « comment enfin passer du discours aux actes pour protéger la biodiversité ? » Il portera principalement sur la sauvegarde des forêts tropicales et plus particulièrement sur la Forêt du Bassin du Congo
- Congo :Un sommet international a eu lieu le à Brazzaville sur la gestion durable des forêts en Afrique centrale, en présence des présidents du Cameroun Paul Biya, du Gabon Omar Bongo Ondimba, du Tchad Idriss Déby, de la République centrafricaine François Bozizé et de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo ainsi que du président français Jacques Chirac. Voir aussi: Forêt du Bassin du Congo.
- Les ONG d'Afrique centrale ont dénoncé le refus des organisateurs de les inviter à cette conférence et d'entendre leur revendication. Belmond Tchoumba, du Centre camerounais pour l'environnement et le développement a déploré que « tous ces gens nous tiennent dans un mépris inacceptable ». Euloge N'Zobo, de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme constate que « les actions de conservation ne tiennent pas compte des premiers concernés ».
- Isidore Mvouba , Premier ministre congolais a proposé la création d'un système panafricain de certification des produits forestiers à l'exportation qui favoriserait la commercialisation et permettrait de lutter contre les coupes illégales.
- Grands singes : Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo, a annoncé le 5 février à Brazzaville la tenue à Kinshasa en septembre 2005 de la première conférence mondiale intergouvernementale sur les grands singes. En Afrique centrale, quatre espèces de grands singes sont menacées d'extinction, en raison de la déforestation et des différentes guerres qui se sont déroulées ces dernières années.
- République démocratique du Congo : un rapport de l'institut congolais pour la conservation de la nature dénonce le massacre de centaines éléphants par des braconniers et des militaires dans la réserve protégée d'Epulu du nord-est du pays. Un trafic d'ivoire s'est développé en 2004 malgré le fait que l'éléphant soit protégé par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites), qui interdit le commerce de l'ivoire.
- Désertification : Un atelier régional sur la mise en œuvre de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CCD) s'est tenu à Ouagadougou (Burkina Faso) le 11 février et a réuni les « points focaux » de la CDD, des Organisations non gouvernementales et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Organisé par le CILSS (Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel), il a permis au participant d'échanger sur leurs expériences de lutte contre la désertification.
- Le deuxième congrès africain du pétrole, a réuni à Alger les 16 et 17 février 2005 les ministres de l'énergie de douze pays producteurs de pétrole du continent africain et a examiné les moyens nécessaires pour lutter contre la pollution des côtes méditerranéennes et africaines par les hydrocarbures.
- Somalie : Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement a rendu public le 23 février 2005 un rapport qui révèle que le tsunami du 26 décembre 2004 a fait remonter des déchets radioactifs immergés illégalement par les pays occidentaux sur les côtes de la Somalie dans les années 1980 et 1990.
- Ouganda : Dr. Aryamanya Mugisha, dirigeant de l'Autorité de la gestion de l'environnement national ougandais (NEMA), a annoncé au mois de février que la fabrication et l'importation des sacs plastiques seraient interdites en Ouganda avant la fin de l'année.
- L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a estimé le 26 mai 2005 que « le changement climatique menace d'accroître le nombre d'affamés dans le monde en réduisant la surface des terres agricoles dans les pays en développement » et particulièrement dans les pays d’Afrique subsaharienne en raison de « leur faible capacité à s'adapter au changement climatique ou à compenser la baisse de production grâce à des importations de denrées alimentaires ».
- Bénin : le 1er juin, au cours de la « Journée nationale de l’arbre » institué en 1985, Fatiou Akplogan, ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, a invité chaque béninois à planter un arbre afin de limiter les effets de la désertification.
- Éducation à l’environnement : ouverture à Ouagadougou du forum Planet’ERE consacré à l’éducation à l’environnement. La troisième édition de ce forum francophone a été inaugurée par Blaise Compaoré, président du Burkina Faso en présence d’Amadou Toumani Touré, président du Mali et Hama Amadou, premier ministre nigérien.
Catastrophes naturelles et humaines
- République Démocratique du Congo : des pluies torrentielles dans la nuit de samedi 1er janvier au dimanche à Uvira ont causé un mort et emporté une centaine de maisons.
- À l'occasion du sommet de l'Union africaine (UA) à Libreville le 10 janvier 2005, Le président gabonais Omar Bongo Ondimba a souhaité la création d'un organisme africain d'intervention humanitaire d'urgence en cas de catastrophe naturelle ou de conflit.
- Lors de la conférence mondiale sur la prévention des catastrophes naturelles, Salvano Briceno, responsable de la stratégie internationale de l'ONU pour la prévention des désastres a insisté sur le fait qu'« il est très important de se concentrer sur l'Afrique car la vulnérabilité des pays africains est grande ». Selon une étude de l'ONU, 80% des désastres biologiques (principalement associés aux épidémies) ont eu lieu en Afrique pendant la décennie 1994-2003.
- Criquets pèlerins : La FAO recommande aux pays d'Afrique de l'Ouest et du Nord-Ouest (Mali, Sénégal, Mauritanie, Gambie, Guinée-Bissau, Maroc, Algérie) de poursuivre la lutte contre les criquets pèlerins et de rester vigilants en dépit des récentes améliorations constatées dans les actions antiacridiennes. Un séminaire international scientifique sur le criquet pèlerin a été organisé à Dakar du 11 au 13 janvier. Le président sénégalais Abdoulaye Wade appelle « tous les chefs d'État aussi bien ceux des pays développés que ceux en voie de l'être, à tous les bailleurs et institutions spécialisées pour la conjugaison de nos efforts, afin de venir à bout de ce fléau qui remonte dans la nuit des temps ».
- Madagascar : une tempête tropicale, baptisé Ernest, a frappé les 22 et 23 janvier l'île de Madagascar. Un bilan provisoire du 28 janvier fait état de 7 morts et 79 disparus dans le sud de l'île. Près d'un millier de personnes sont sinistrés.
- Nigeria : le vice-président Atiku Abubakar a annoncé le 4 février la mise en place d'un système d'alerte avancée contre les urgences et les catastrophes qui devrait couvrir toute l'Afrique de l'Ouest.
- Mozambique : l'Administration régionale des eaux du Zambèze a annoncé le 9 février 2005 que les inondations provoquées par la montée du niveau de l'immense fleuve Zambèze, dues à de fortes pluies depuis fin janvier, ont déjà affecté 18.825 personnes, principalement des paysans des provinces de Tete et Sofala( centre du Mozambique). Environ 1500 hectares de cultures (riz, maïs, arachide et manioc) sont perdus.
- Mali : Le Conseil économique social et culturel du Mali étudie pendant deux semaines les questions relatives à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles avec comme objectif de faire des suggestions et des recommandations aux autorités sur la prévention et la gestion des catastrophes environnementales (feux de brousse et déboisement, pollution de l'air, de l'eau, ensablement des cours d'eau et prolifération de la jacinthe d'eau dans le lit du fleuve Niger).
- Ethiopie : dans la région de Somali, à 70 Km à l’est d’Addis-Abeba, la crue de la rivière Wade Shebelle en avril 2005 a entraîné des inondations dans plus de 30 villages provoquant la mort de 134 personnes. Les secours ont du mal à arriver à cause de la présence de nombreux crocodiles dans la zone sinistrée.
Eau
- Une conférence internationale sur l'eau organisée par la Banque africaine de développement s'est tenue le 31 mars 2005 à Paris afin de faire progresser le projet africain « Initiative pour l'alimentation en eau et l'assainissement en zone rurale ». Omar Kabbaj, président de la Banque africaine de développement a annoncé qu'« il subsiste un besoin de financement d'environ 460 millions de dollars par an jusqu'à fin 2007. Nous formons le vœu que la communauté internationale se montrera, à terme, à la hauteur du défi et qu'elle réunira les financements nécessaires ».
Santé
Voir aussi : 2005 en santé et médecine
Paludisme
Articlé détaillé : Paludisme
- Suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé, le Nigeria a décidé de ne plus prescrire de la chloroquine, le parasite responsable du paludisme devenant résistant à cette molécule utilisé jusqu'à présent. Le Nigeria devrait utiliser l'artémisinine, une médicament plus efficace mais aussi plus cher.
- Un festival « Africa Live » a accueilli à Dakar (Sénégal) les 12 et 13 mars 2005 plusieurs grands noms de la musique africaine comme les maliens Ali Farka Touré, Salif Keïta, Oumou Sangaré, Rokia Traoré, Tinariwen, l'ivoirien Tiken Jah Fakoly, le camerounais Manu Dibango, l'algérien Cheb Khaled, les sénégalais Didier Awadi, Baaba Maal et Youssou N'Dour et le rappeur français Joey Starr. Ces concerts sont dédiés à la lutte contre le paludisme en Afrique, responsable du décès d'un enfant toutes les 30 secondes sur le continent africain
- Sénégal : Le fond mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a refusé d'accorder un financement complémentaire demandé par le Sénégal dans le cadre de la lutte contre le paludisme, considérant que la première phase du programme n'avait pas atteint les résultats escomptés.
- Une étude menée par l'équipe de Robert Snow, du Kenya medical Research Institute de Nairobi, publiée le 10 mars 2005 dans la revue Nature estime qu'environ 515 millions de personnes ont été infectées par le paludisme en 2002. 70 % des cas de paludismes ont été enregistré en Afrique. Cette maladie est responsable du décès d'un million de personnes chaque année, dont 90 % en Afrique.
- Le 5ème forum du partenariat mondial « Faire reculer le paludisme » se tient du 14 au 19 novembre à Yaoundé au Cameroun. Il réuni 1500 chercheurs, médecins et politiques pour faire un état des lieux et « lancer un appel d’action urgente pour contenir le tueur le plus dévastateur en Afrique, le paludisme ».
Sida
Article détaillé: Sida
- Nelson Mandela, ancien président de l'Afrique du Sud et figure du combat contre l'apartheid, a annoncé le 6 janvier lors d'une conférence de presse à Johannesbourg, que son fils Makghato Mandela, âgé de 56 ans, est décédé du VIH-SIDA. « En parler est le seul moyen d'arrêter de voir le sida comme une maladie extraordinaire, à cause de laquelle les gens iront en enfer plutôt qu'au paradis », a déclaré celui qui combat depuis des années le tabou et les discriminations liées à cette maladie.
- Guinée-Bissau : Le Brésil offrira un traitement d'antirétroviraux au malade guinéen du SIDA (officiellement 43 000) suite un accord signé par les deux pays qui comprend aussi la formation du personnel médical et la prise en charge des séropositifs.
- Madagascar : le Fond africain de développement (FAD) a accordé le 17 janvier un don de neuf millions de dollars dans le cadre la lutte contre le Sida et les maladies sexuellement transmissibles afin que Madagascar sécurise les transfusions sanguines et accroît l'accès aux soins préventifs et curatifs.
- La quatrième édition du concours « Scénarios d'Afrique » a été lancée le 1er février. il est destiné aux jeunes africains de moins de 25 ans. Coordonné par Global dialogues trust (fondation pour les dialogues mondiaux), il a comme objectif d'associer les jeunes africains à la production de messages de sensibilisation au VIH/Sida.
- La deuxième conférence des premières dames d'Afrique sur le Sida se tiendra à Ouagadougou le 9 février 2005.
- Côte d'Ivoire : L'Agence de presse des Nations unies IRIN dans un article du 11 février 2005 intitulé Côte d'Ivoire: Une bombe à retardement en marche dans le nord rebelle déclare que le conflit ivoirien qui perdure risque d'entraîn
Janvier 2005 en Afrique
2005 en Afrique
:Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin
:Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre
- Burundi : quarante-six rebelles des Forces nationales de libération (FNL), le dernier mouvement rebelle du Burundi, et trois soldats ont été tués, lors d'une « opération d'envergure » de l'armée près de la capitale du pays, Bujumbura, a-t-on appris, dimanche, auprès de l'armée.
- Madagascar : l’ariary a remplacé le franc malgache comme monnaie.
- Maroc : mise en place d’une couverture médicale de base pour les salariés actifs et les retraités des secteurs public et privé et leurs ayants droit, soit environ 5 millions de personnes (17 % de la population).
- République Démocratique du Congo : des pluies torrentielles dans la nuit de samedi à dimanche à Uvira ont causé un mort et emporté une centaine de maisons.
- Mali : Finale au Stade Modibo Keïta à Bamako du 1er tournoi de football féminin au Mali. Victoire de l'AS Mandé contre les super Lionnes d'Hamdallaye, deux équipes de Bamako.
- Algérie : Annonce par les autorités algériennes de l'arrestation de Nourredine Boudiafi, chef du GIA. Ce mouvement islamiste avait signé nombre d'attentats et avait terrorisé les Algériens des années durant.
- Mali : Grève de 72 heures des étudiants des lycées, des facultés, et des écoles professionnelles et techniques de Bamako pour apporter leur soutien à leurs camarades arrêtés depuis près d'un mois dans le cadre de l'enquête sur la mort tragique de l'étudiant Mamadou Dramane Traoré.
- Sénégal : la rencontre d’évaluation du processus de Bamako (2000), portant sur les « institutions et pratiques démocratiques dans l’espace francophone », a été organisé à Dakar les 4 et 5 janvier 2005, par l'Organisation internationale de la francophonie en partenariat avec le Haut commissariat aux Droits de l’homme et à la promotion de la Paix au Sénégal.
- Mauritanie : La peine de mort contre l'ex-commandant mauritanien Saleh Ould Henenna accusé d'être le principal responsable d'une série de putschs en 2003 et 2004 en Mauritanie a été requise par la cour criminelle de Wad Naga (est de Nouakchott).
- Afrique du Sud : Nelson Mandela, ancien président de l’Afrique du Sud et figure du combat contre l’apartheid, a annoncé lors d’une conférence de presse à Johannesbourg, que son fils Makg | | |