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Babylone

Babylone

Babylone est le nom d'une ville antique de Mésopotamie située sur l'Euphrate à environ 160 kilomètres au Sud-Est de l'actuelle Bagdad (Irak), près de la ville moderne de Hilla. Sa position géographique exacte est 32° 33’N - 44° 26’E.

Étymologie

Le nom de la ville de Babylone provient sans doute du nom pré-sumérien Babulu, que les Akkadiens ont expliqué étymologiquement par bab-ili(m), ce qui signifie « la Porte du Dieu ». Ce nom a été traduit en sumérien selon le même sens en Ka.dingir.ra. Les Grecs ont traduit ce nom en Babylon, qui a été repris par la suite par les Européens. Les Hébreux ont rapproché le nom Bab-ili de la racine hébraïque bbl, qui signifie « mélanger », ce qui rappelle le mythe de la Tour de Babel (nom hébreu de Babylone).

Les origines de Babylone

Tour de Babel Babylone est mentionnée pour la première fois au , à l'époque de l'Empire d'Akkad, dont elle fait partie. Elle est ensuite un centre administratif important de l'Empire d'Ur III. Mais elle ne devient un centre politique important qu'avec l'installation d'une dynastie amorrite au début du IIè millénaire. Rien ne prédispose cette bourgade riveraine d'un bras secondaire de l'Euphrate à devenir à partir de 1800 av. J.-C. la capitale d'un ensemble régional vaste auquel on donne le nom de Babylonie.

Babylone sous la dynastie amorrite

La dynastie amorrite de Babylone est fondée vers 1894 par Soumou-aboum (18941881 av. J.-C.). Les amorrites sont un peuple sédentaires originaire des steppes de l'ouest de la Mésopotamie. Son successeur Soumou-la-El (18801845 av. J.-C.) est le véritable fondateur du royaume babylonien, qui prend sous son règne une certaine importance. Ses successeurs agrandissent le royaume, et sous Sin-mouballit (18121793 av. J.-C.) Babylone devient une puissance capable de rivaliser avec les grands royaumes amorrites voisins que sont Larsa, Eshnounna, Isin et Uruk. Son fils Hammourabi (1793–1750) saura jouer intelligemment son rôle dans le concert international de son temps. Après une première partie de règne peu fructueuse, il parvient à subjuguer les royaumes qui l'entourent : Larsa, Eshnunna, puis Mari. Il se désengage aussi de la tutelle de l'Élam. Babylone devient alors la plus grande puissance politique de Mésopotamie. C'est à ce moment que la ville capte à son seul profit, outre le rôle de capitale politique, la fonction de capitale religieuse, unique résidence du dieu Mardouk roi des dieux du panthéon mésopotamien. L'empire d'Hammourabi assure ainsi la synthèse entre les traditions culturelles et religieuses des capitales de Sumer et d'Akkad qui avaient dominé la Mésopotamie au et celles des bédouins amorrites. Le site de la ville est un peu excentré par rapport aux autres capitales anciennes et futures de la Mésopotamie Agadé, Eshnounna, Séleucie, Ctésiphon et Bagdad. Cependant il est proche de l'endroit ou le Tigre et l'Euphrate sont peu éloignés l'un de l'autre. Cela apporte la présence d'un fort réseau de voies d'irrigation et une forte productivité des terres agricoles. Enfin vers l'époque d'Hammorabi le sud de la Mésopotamie voit une forte dégradation de sa situation démographique et économiques, pour des raisons qu'il est encore difficile d'élucider. C'est alors que de grandes métropoles telles Ur, Nippour, Uruk et Larsa sont alors abandonnées pour de longues périodes. De cette situation Babylone tire profit car installée au cœur d'une zone agricole prospère elle récupère, outre les traditions culturelles et religieuse de ces villes, leur force vive à savoir leur population. Dès sa fondation la ville s'étend des deux rives de l'Arahtu un bras alors secondaire de l'Euphrate avant d'en devenir le lit principal au . Sur la rive droite s'étendait un parc, appelé le jardin de l'abondance mais qu'il ne faut pas confondre avec les fameux jardins suspendus dont les historiens actuels doutent de plus en plus qu'ils aient existés à Babylone. La partie orientale de la ville, sur la rive gauche, est nettement plus étendue. Au nord de cette partie de la ville se trouvait les quartiers royaux avec au centre le palais royal. Sous le règne d'Hammourabi la population du palais s'est fortement accrue car les rois amorrites avaient pour tradition en cas de victoire d'emmener la population féminine du harem du souverain vaincu. Cela dit cette population proche du souverain reste peu connue. Ainsi si l'on connait plusieurs des enfants d'Hammourabi l'on ignore tout de ses épouses. Par les archives de Mari, nous savons que le palais de Babylone à l'époque amorrite est conçu avec une seule grande porte ce qui permet de filtrer les entrées et des batiments répartis autour d'une cour avec des espaces arborés. Ce palais, comme les palais royaux proche-orientaux, est un centre économique important. Nous y trouvons des archives commerciales privées. Il semble qu'à l'époque amorrite le roi fait écouler ses surplus de laine par des agents commerciaux privés, les tamkarou qui disposent d'un certains nombre de mois pour reverser au palais le produit de leurs ventes. Ces agents peuvent aussi recevoir la ferme de certains impôts en nature qu'ils se chargent de percevoir et de changer en argent avant de le reverser au souverain. Au centre de la partie orientale de Babylone se trouve le temple de Mardouk puis au sud les quartiers commerciaux qui servent de quartiers résidentiels aux notables et aux commercants. Le fils d'Hammourabi, Samsou-ilouna (17491712 av. J.-C.), poursuit son œuvre, mais de nombreuses révoltes affaiblissent son royaume. Les rois suivants voient leur territoire se désagréger sous l'effet de révoltes, d'attaques de peuples ennemis, en premier lieu les Kassites mais aussi les Hourrites, le tout dans un climat de crise agraire. Samsou-Ditana (16251595 av. J.-C.), dont le royaume ne comporte plus que les environs immédiats de Babylone, rentre finalement dans un conflit contre le roi hittite Mursili I, qui réussit en 1595 av J-C. un raid sur Babylone avec l'aide des rois de Hana et des Kassites. La ville est pillée, et la dynastie amorrite disparaît. Il est important de noter que des études sont en cours de réalisations à propos de la chute de Babylone à cette époque. Un décalage de 70 ans serait plus qu'envisageable ce qui descendrait la chute de Babylone à 1525 ACN. Il ne s'agit encore que d'une hypothèse et non d'un fait avéré.

La période kassite et la seconde dynastie d'Isin

Après cette défaite, Babylone tombe aux mains d'une dynastie kassite, fondée par Agum. La date et les conditions exactes de cette prise du pouvoir nous sont inconnues, les premières décennies de la dynastie kassite nous étant inconnues. Vers 1500 av. J.-C., Burna-Buriash I assure sa domination sur toute la Basse-Mésopotamie, puis prend le nom de Karduniash (Babylonie). Le royaume s'étend encore sous ses successeurs, et Babylone devient une des grandes puissances politiques de la période, au même titre que l'Égypte, le Mitanni, les Hittites, l'Élam, comme l'atteste la correspondance d'el Amarna ( siècle av. J.-C.). Cette période calme est brisée par l'émergeance en Mésopotamie d'une nouvelle puissance, l'Assyrie, qui s'est débarrassée du Mitanni vers 1350 av. J.-C.. Ses rois n'auront de cesse de tenter d'affirmer leur suprématie sur Babylone. Les deux royaumes s'épuisent dans des luttes durant tout le siècle, avant que les Élamites ne rejoignent la partie au début du siècle. Le pouvoir kassite, fragilisé par les guerres contre l'Assyrie qui ont provoqué des luttes internes, tombe en quelques années sous les coups des rois élamites Shutruk-Nahhunte et Kutir-Nahhunte. En 1155 av. J.-C., la dynastie kassite, la plus longue à avoir régné à Babylone, se termine dans le chaos. Le pouvoir élamite ne tient pas longtemps en place en Babylonie. Le roi Shilhak-Inshushinak est chassé du pays par le roi d'Isin Ninourta-nadin-shoumi, qui prend le pouvoir à Babylone vers 1130 av. J.-C.. Son successeur Nabuchodonosor I réussit à envahir l'Élam quelques années plus tard. Cette situation ne dure néanmoins pas longtemps, car l'Assyrie redevient menaçante. En 1025 av. J.-C., le roi assyrien Teglath-Phalasar I s'empare de Babylone et dépose le dernier roi de la seconde dynastie d'Isin , Nabû-shoum-libour (10321025 av. J.-C.). Les rois Kassites ne font pas de Babylone leur unique résidence mais c'est pourtant sous leur dynastie et celle d'Isin, entre le et le que la cité assure définitivement sa suprématie religieuse et intellectuelle grace à une forte domination culturelle. C'est à cette époque, et à Babylone, que sont mis en forme les deux grands textes littéraires du monde babylonien a savoir Épopée de Gilgamesh et lÉpopée de la création (Enuma elish)(). Les textes essentiels dans les domaines de la divination, de la médecine sont aussi de cette époque. Enfin sous le règne d'Adad-shoum-ousour (12161187 av. J.-C. une deuxième enceinte donne à la ville son extension maximale. Sur la rive gauche la cité de Babylone forme un triangle d'environ 500 mètres du nord au sud et 300 mètres d'ouest en est au point le plus large. De l'autre coté de l'Euphrate, sur la rive droite, la ville forme un quadrilatère plus petit, d'environ 100 mètres sur 200). l'espace intra-muros est lui-même loin d'être entièrement bâti. Le clergé du dieu Mardouk de la ville joue un rôle de plus en plus important et cherche à faire de Babylone l'héritière de Nippour l'antique capitale religieuse de Sumer, et de son dieu Enlil. Ainsi au les doubles murailles de Babylone et celle de Nippour reçoivent des noms qui indiquent une sorte de parenté. A Nippour les murailles s'appellent Nimit-Mardouk (protection du dieu Mardouk) pour la muraille extérieure et Imgour-Mardouk (Mardouk s'est montré favorable) pour l'intérieure. Celles de Babylone portent les noms de Nimit-Enlil et Imgour-Enlil. Le temple du dieu Mardouk, l'Esagil (La demeure à la tête élevée) , devient le sanctuaire de tout le panthéon mésopotamien et possède des chapelles pour pratiquement tous les dieux qui se réunissent en Assemblée divine (l' Ubshoukkinakkou) dans une cour du temple réservée à cet effet. Aux cotés du temple (au nord) se trouve la ziggourat Etemenanki (la demeure fondement du Ciel et de la Terre), qui donne probablement naissance à la légende de la Tour de Babel, et dont certains textes ésotériques affirment que sous la tour visible s'enfonce sous terre une tour aux dimensions identiques. Babylone est aussi un centre d'astronomie (et d'astrologie) considérable à l'époque. Les Babyloniens avaient déjà remarqué en leur temps la précession des équinoxes (voir art divinatoire), et c'est également dans les trente mille tablettes découvertes à Babylone que l'on a découvert les premières traces de ce que l'on nommera bien plus tard des algorithmes.

Babylone et la domination assyrienne

La fin du siècle est marquée par de grands mouvements de population en Babylonie, comme dans tout le Moyen-Orient. Des tribus d'Araméens et de Chaldéens s'installent en Babylonie, où elles constituent des entités politiques rivales du pouvoir babylonien. Les nouveaux souverains de cette cité s'avèrent incapables de rétablir l'ordre, et la région connaît une triste période durant tout le siècle. La fin du siècle est marquée par le rétablissement de la monarchie assyrienne par Adad-nirari II. Celui-ci devient menaçant pour Babylone, mais il est repoussé par Nabû-shuma-ukin (880860 av. J.-C.), qui réussit à améliorer momentanément la situation de son royaume. Après sa mort, une crise de succession secoue Babylone, dont profitent les rois assyriens. Le reste du siècle est marqué par des luttes dynastiques à Babylone et en Assyrie, dont profite à son tour l'un ou l'autre des deux royaumes pour établir sa suprématie sur son voisin. Les Assyriens finissent par l'emporter vers 800 av. J.-C., et la Babylonie tombe à nouveau dans le chaos, des rois Chaldéens tentant de s'établir à Babylone. Ces luttes internes finissent par profiter au royaume assyrien, qui est devenu un véritable Empire sous le règne de Teglath-Phalasar III. Après plusieurs années de luttes, celui-ci réussit à prendre Babylone en 728 av. J.-C., et il s'y proclame roi. À partir de ce moment, la Babylonie va connaître un siècle de résistances à l'occupation de son voisin du nord. Cette lutte, menée avec le support des Élamites, qui deviennent les alliés de Babylone face à l'Assyrie, est initiée par un roi chaldéen, Merodach-baladan, qui réussit même à une période à régner à Babylone à la fin du siècle (722710 av. J.-C. et brièvement en 703 av. J.-C.), avant d'être chassé par Sargon II puis son fils Sennacherib. Celui-ci fait monter son fils aîné Ashour-Nadin-Shoum sur le trône de la ville, mais il est vite déposé et livré aux Élamites qui le tuent. De rage, le roi assyrien prend la ville et la détruit, totalement selon ses dires, en 689. De plus la statue du dieu Mardouk est transportée en Assyrie où, quoique toujours honorée elle reste captive de nombreuses années. En réalité il est probable que les destructions ne furent que partielles, la rapidité du relèvement de Babylone sous le règne suivant en témoigne. En effet Assarhaddon, qui succède à Sennacherib en 680 av. J.-C. se montre plus généreux envers la grande cité, qu'il restaure ainsi que l'Esagil. À sa mort en 669 av. J.-C., il choisit de faire monter son fils aîné Shamash-shoum-oukin sur le trône de Babylone, sous l'autorité de son autre fils Assurbanipal, qui devient roi d'Assyrie. Après quelques années du scrupuleuse fidélité, Shamash-shum-ukin finit par se révolter contre son frère en 648 av. J.-C., avec l'aide de la noblesse babylonienne, des Chaldéens et des Élamites. Après plusieurs années de guerre, il est vaincu, et il meurt dans l'incendie de son palais lors de la prise de Babylone par les Assyriens (vers 644 av. J.-C.). Cet épisode tragique inspire le personnage mythique de Sardanapale. Même sous la domination étrangère les élites lettrées et marchandes de Babylone se battent avec énergie pour le maintien du statut de grande ville religieuse, dont les habitants sont exemptés de toute charge fiscale. Un texte éminemment politique de cet époque, le
Miroir du Prince, estime que la fiscalité royale ne peut concerner Babylone, ainsi que Nippour et Sippar.

La dynastie chaldéenne et l'apogée de Babylone

Cette succession de révoltes en Babylonie a sans doute affaibli l'Assyrie, tandis qu'à Babylone l'esprit de résistance était de plus en plus fort, et les résistants de plus en plus actifs et unis. A la mort d'Assurbanipal en 627 av. J.-C., ses successeurs rentrent dans une querelle de succession qui est fatale à leur royaume. Nabopolassar (Nabou-apla-ousour), sans doute le gouverneur de la région du Pays de la Mer, et probablement d'origine chaldéenne, profite des troubles en Assyrie pour prendre le pouvoir à Babylone en 625 av. J.-C. Il prétend soutenir l'un des prétendants assyriens, Sin-shar-ishkoun qui lui confère l'autorité sur Babylone en échange de son appui militaire. Après quelques années de conflit, il réussit finalement à abattre l'Empire assyrien, avec l'aide du roi des Mèdes, Cyaxare, entre 614 av. J.-C. et 610 av. J.-C. Son fils Nabuchodonosor II (605–562) lui succède. Avec lui, Babylone connaît son apogée. Il fonde l'empire dit Néobabylonien qui couvre une grande partie du proche-orient des frontières de l'Égypte jusqu'au Taurus anatolien et aux abords de la Perse. Contrairement à l'Assyrie, qui avait séparée la capitale politique Ninive de la capitale religieuse Assur, l'empire néobabylonien fait de Babylone le lieu d'exercice du pouvoir royal et la résidence de Mardouk, le dieu à la tête du panthéon mésopotamien. Les règnes de Nabopolossar et Nabuchodonosor II correspondent à une période de profondes transformations de la ville. Ce sont ces travaux qui vont contribuer à l'image, légendaire, reproduite par Hérodote d'une ville ceinte par des murailles de 90 mètres de hauteur. En réalité Nabuchodonosor fait restaurer totalement les deux enceintes traditionnelles de
Nimit-Enlil et Imgour-Enlil sur une longueur d'environ 8 kilomètres, lesquelles enserrent la surface batie de la cité. Puis il fait construire une seconde muraille externe d'environ 11 kilomètres qui part de la colline de Babil 300 mètres au nord de la ville et rejoint l'Euphrate au sud. Elle entoure une zone agricole qui pouvait contribuer au ravitaillement de Babylone en cas de siège. À la vieille ville, proche du fleuve et constituée de rues sinueuses et étroites, s'ajoute, au nord est de la cité, des quartiers caractérisés par de grandes avenues se coupant à angles droit, dans une sorte de plan en damier. Les contrats de vente des maisons située sur ces axes de circulation appellent ces derniers «voie de passage du roi et des dieux» (mutaq sharri u ilani). Il s'agit de grandes voies processionnelles. La plus célèbre est surnommée « Puisse l'ennemi arrogant ne pas réussir » (Ay-ibour-shabou) et part de la porte d'Ishtar jusqu'a l'enceinte exterieur de l'Esagil. Les dalles qui pavent le sol de cette rue sont au nom de Nabuchodonosor. Le long de la rive gauche un quai de brique et une muraille protège les deux palais (nord et sud) du roi ainsi que le quartier des temples et le quartier commercial. De plus un pont en dur (bois et briques cuites), un des seuls du Moyen-Orient, permet de relier à proximité de l'Esagil et de l'Etemenanki les deux rives. Afin d'éviter les inondations et de protéger la ville Nabuchodonosor fait construire un énorme écueil en brique afin de briser la force du courant et de contraindre le fleuve à faire un coude. Au total la ville compte plus de 40 temples autour desquels se rassemblent les maisons des notables et des membres des divers clergés. Les fouilles dans le quartier de Shu-an-na montrent que certaines maisons atteignent parfois 400 m². Cependant la densité du bati est variable et plus l'on s'éloigne du fleuve plus le tissu urbain est discontinu, avec de véritable zone de cultures en son sein. Il est donc particulièrement difficile de connaître le nombre précis des habitants de la métropole babylonienne car outre les fortes inégalités entre quartiers il faut prendre en compte le personnel des palais et des temples, difficile à évaluer, ainsi que la présence de nombreux déportés conséquence des guerres des souverains babyloniens. De plus la présence de commercants étrangers est avérée sans qu'il soit posssible d'en faire une estimation chiffrée. Les successeurs de Nabuchodonosor II réussissent à tenir tant bien que mal leur royaume, mais ils n'ont pas la trempe des fondateurs de la dynastie. Le dernier roi de Babylone, Nabonide (556539 av. J.-C.), est un personnage énigmatique qui réussit à se mettre à dos une grande partie des nobles de son royaume. Quand le roi des Perses Cyrus II attaque Babylone en 539 par une attaque surprise contre la porte d'Enlil au nord ouest de la ville, la lutte tourne court et la cité et l'Empire tout entier tombe entre ses mains. Dès lors, Babylone perd son indépendance.

Babylone sous domination étrangère

La chute du royaume babylonien et la fin de l'indépendance politique ne signifient pas le déclin de la métropole mésopotamienne. Certe à deux reprise la ville se révolte contre Darius I (en 520519 av. J.-C. puis en 514 av. J.-C.) et celui-ci finit par démanteler une partie des fortifications. Mais sous la domination des Achéménides Babylone reste la ville la plus dévellopée économiquement de la région et la plus peuplée. De plus elle a rang de ville impériale et offre aux souverains perses une résidence hivernale. Jusqu'au début du Les archives, souvent privées, nous renseignent sur la prospérité certaine des entrepreneurs et commerçants babyloniens. Notre documentation s'amenuise pour la fin du Ve siècle et le début du En 331, l'Empire achéménide tombe entre les mains du roi macédonien Alexandre le Grand après la victoire de Gaugamèles le {{{{{{{{

Antiquité

Catégorie:Antiquité On nomme Antiquité la première période de l'Histoire, c'est-à-dire la période qui suit la Préhistoire. Pour une civilisation donnée, l'Antiquité commence avec l'écriture, alors que les civilisations ne connaissant pas l'écriture mais étant contemporaines des civilisations antiques sont dites, quant à elles, « protohistoriques ».

Chronologie

L'Antiquité commence donc à des dates différentes selon les civilisations considérées. La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer. qui inventa l'écriture cunéiforme, à base de pictogrammes pointus, dus à la forme biseautée du calame, dès -5500, -5000.

L'antiquité en Europe

-5000 En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2000 et -1400. Cette dernière, connue pour ses palais, inventa l'écriture linéaire A d'où dériva le linéaire B. Cette dernière forme d'écriture est la première attestée sur le continent : l'écriture grecque en dérive. La lettre grecque alpha d'où dérive le A latin vient probablement de la représentation d'une tête de bétail qui, répétée rapidement de gauche à droite, s'inclina vers la droite jusqu'à prendre sa forme actuelle. La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante : le Moyen Âge. En raison de la permanence des grands traits de l'Antiquité tardive (civilisation du Bas Empire romain) au-delà de l'événement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au . À l'inverse, d'autres historiens du Moyen Âge font commencer leur période dès le début du , voire dès le avec comme critères principaux l'essor du christianisme et la barbarisation de l'armée romaine. La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne. La discipline qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.

Civilisations antiques


- Antiquité européenne
  - Grèce antique
  - Étrusques
  - Rome antique
  - Celtes
  - Slaves
  - Baltes
  - Germains
- Antiquité africaine
  - Égypte antique
  - Numidie
- Antiquité précolombienne (Amérique)
  - Aztèques
  - Incas
  - Mayas
- Antiquité asiatique
  - Asie mineure
    - Hébreux
    - Hittites
    - Mèdes
    - Perses
    - Phéniciens
  - Mésopotamie
    - Sumer
    - Akkad
    - Assyrie
    - Babylone

Voir aussi

autre acception

Une antiquité est un objet ancien ou antique, qui fait peut l'objet d'un négoce auprès des antiquaires, ou de la conservation dans une collection publique (musée) ou privée. La plus importante collection française d'objets antique se trouve au Musée des antiquités nationales, installé dans le château royal de Saint-Germain-en-Laye.

liens internes


- Rites religieux
- PréhistoireProtohistoire
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  - Histoires thématiques
- Migrations germaniquesGrandes invasions


Mésopotamie

] La Mésopotamie (du grec Μεσοποταμία / Mesopotamia, de μεσο / meso « milieu » et ποταμός / potamos, « fleuve »), est une région du Moyen-Orient située entre le Tigre et l'Euphrate. Elle correspond pour sa plus grande part à l'Irak actuel. Elle comprend au nord une région de plateaux, qui est une zone de cultures pluviales, et au sud, une région de plaines où l'on pratique une agriculture qui repose exclusivement sur l'irrigation. Le sens du mot Mésopotamie a évolué au fil du temps. Au sens classique des Grecs et des Romains, la Mésopotamie désigne la partie du nord. Chez Arrien, qui écrit une Anabase d'Alexandre le Grand, on trouve pour la première fois le terme de Mésopotamie. Le terme vient d'une expression qui existe dans les langues locales, expression que l'on trouve en akkadien sous la forme de Birit Narim, en araméen sous la forme de Beyn Narim, expression qui désigne dans tous les cas la partie du haut Euphrate.

Géographie

La notion essentielle est celle de Croissant fertile. Il s'agit de la zone où l'irrigation n'est pas nécessaire pour l'agriculture. Ce croissant est délimité par l'isohyète 250 mm. Concrètement, cette zone se trouve entre le Zagros, le Taurus et les côtes méditerranéennes et du golfe persique. C'est dans cette zone qu'a lieu la révolution néolithique. On y inclut la région qui se situe au sud, entre les fleuves du Tigre et de l'Euphrate (en Irak actuel). Mais dans cette région, il est nécessaire de recourir à l'irrigation car les précipitations n'y sont pas assez importantes. Le terme dAssyrie est très couramment employé pour désigner le nord de la Mésopotamie. Parallèlement, le terme de Babylonie désigne le sud de la Mésopotamie, c'est-à-dire la plaine mésopotamienne. En effet, à partir de la moitié du , la région connaît deux entités politiques, dont l'une a pour capitale Assur — c'est l'Assyrie — et l'autre qui a pour capitale Babylone — c'est la Babylonie. Le nord de la Mésopotamie est un vaste plateau désertique, tandis que le sud est une immense plaine alluviale très fertile où, de plus, la présence de nombreux bras de fleuve et de marécages permettaient l'irrigation. Cette situation idéale en fit un des grands foyers de civilisation. Voir l'article détaillé : géographie de la Mésopotamie

Préhistoire

La présence de l'homme y est attestée depuis la préhistoire, à partir du Paléolithique moyen. Au Néolithique, vers 7000, sur le site de Jarmo, la poterie fait pour la première fois son apparition, des traces manifestes du début de la domestication progressive des animaux et des plantes apparaissent également, et l'utilisation de briques crues témoigne pour la première fois de l'existence d'une vie en village.

Protohistoire

À partir du chalcolithique, vers 6000, on note, outre à l'usage du cuivre, l'usage de l'irrigation en agriculture, l'apparition des sceaux-cachets, des peintures murales, de la céramique peinte, incisée ou décorée, des premiers sanctuaires ainsi qu'une utilisation généralisée de la brique. Entre 6000 et 5000, on distingue la succession de trois cultures de types différents.

Période de Hassuna (5800-5500)

Cette période porte le nom d'un tell (colline formée de ruines) près de Mossoul. On retrouve, dans les crânes étudiés, la même race méditerranéenne présente depuis le paléolithique supérieur dans tout le moyen-orient. La céramique retrouvée se compose de statuettes d’argile et de sceaux-cachets, les plus anciens découverts jusqu’à présent. Outils et armes d’obsidienne, quelques ornements de cuivre et de plomb forment l’ensemble qui caractérise cette période.

Période de Samarra (5600-5000)

Samarra est un site archéologique sis sur les lieux mêmes de l’actuelle ville du même nom. La céramique de la période précédente se mêle ici à une autre de bien meilleure facture. Beige clair, celle-ci est beaucoup plus variée, plus harmonieuse aussi. On y a retrouvé de ces statuettes, au crâne allongé et aux yeux dits « en grain de café » surajoutés, ressemblant à celles de la période d’Obeid tandis que les yeux d’autres statuettes sont incrustés et grands ouverts, surmontés des caractéristiques sourcils noirs et épais, de bitume, rappelant la production sumérienne, plus récente.

Période de Halaf (5500-4500)

Halaf est un site situé à la frontière turco-syrienne. Différente des deux autres cultures précédentes, celle-ci possède des traits particuliers qui l’apparentent à l’Anatolie. La présence de la double hache et du bucrane, la tête de taureau stylisée, ne laisse guère de doutes à ce propos. Cette culture ne possède pas d’antécédents en Mésopotamie durant la préhistoire, contrairement aux deux autres. Au moment de son expansion maximale, la culture de Halaf s’étendait sur toute la future Assyrie. La zone périphérique dans laquelle on retrouve sa poterie, où elle était sans doute exportée ou copiée, allait de l’Anatolie centrale à la Méditerranée, de la Syrie du nord à l’ouest de l’Iran. La poterie de Halaf est de loin la plus belle qu’on ait retrouvée parmi ces trois cultures.

Période d'Obeid

Enfin, vers 4500 se fait jour la culture d'Obeid (ou Ubaid). La période d'Eridu (ou Erida) est dite période d'Obeid 1, après la période d'Obeid 2 localisée dans une autre site archéolgique situé dans la même aire géographique vient la période d'Obeid 3 au nord, et à Ur un peu plus au sud, prélude à ce qui deviendra plus tard la civilisation de Sumer. La période d'Uruk est le dernier de ces stades de développement durant la protohistoire, avant que n'apparaissent la civilisation de Sumer et le début des temps historiques avec l'apparition de l'écriture.

Histoire

Au , de nouveaux venus, les Sumériens et les Sémites établissent une civilisation florissante qui débouchera sur l'empire d'Akkad et l'émergence de Babylone. Vers 3500 apparaît l'écriture pictographique qui évoluera pour donner l'écriture cunéiforme. C'est à la même époque que les Sumériens inventent la roue. À partir de 2700, les Sémites s'installent dans la ville de Sumer où ils s'imposent progressivement. Aux environs de 2300, Sargon d'Akkad (23402284) prend le pouvoir et est sacré roi. Il fonde la ville d'Akkad et étend le royaume jusqu'à la Méditerranée d'un côté et le golfe Persique de l'autre. Pendant son règne, il transformera le royaume en un empire, se prétendant l'égal des dieux. Son empire s'effondre vers 2200 av. J.-C. C'est avec l'accession d'Hammourabi(17921750) au trône que Babylone connaîtra sa première heure de gloire comme capitale de la Mésopotamie. Il fait construire des temples, creuser des canaux, favorise le développement de l'industrie et du commerce. Souhaitant le bonheur de son peuple ainsi que la paix, il écrit le code d'Hammourabi qui servira de base législative pour de longues années. En -1594, le royaume est conquis par les Hittites qui seront suivis par les Kassites.
Voir l'article détaillé : histoire de la Mésopotamie

Voir aussi

Articles connexes


- Sumérien
- Assyrie
- Cunéiforme
- Lammasu
- Gilgamesh

Bibliographie


- Collectif,
De la Mésopotamie à la Perse, Encycloædia universalis, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 (ISBN 2-7028-3080-3) ;
- Collectif,
Atlas de la Mésopotamie et du Proche-Orient ancien, Brepols, 1996 (ISBN 2503500463) ;
- Jean Bottéro :
  -
Mésopotamie. L'écriture, la raison et les dieux, Gallimard, coll. « Folio Histoire », 1997 (ISBN 2070403084) ;
  -
L'Épopée de Gilgameš, le grand homme qui ne voulait pas mourir, Gallimard, coll. « L'aube des peuples », 1992 (ISBN 2070725839) ;
- Jean-Jacques Glassner,
La Mésopotamie, Belles Lettres, coll. « Guide des civilisations », 2002 (ISBN 2-251-41017-1) ;
- Jean-Claude Margueron,
Les Mésopotamiens, Picard, 2003 (ISBN 2708406930) ;
- Georges Roux,
La Mésopotamie, Seuil, coll. « Points histoire », 1995 (nouv. édition) (ISBN 2-02-023636-2).

Liens externes


- [http://www.systerofnight.net/religion/html/mesopotamie.html La Mésopotamie] Religion sumérienne et babylonienne, civilisation et histoire de la Mésopotamie.
- [http://www.louisg.net/C_mesopotamiens.htm Le calendrier mésopotamien]
-
Catégorie:Province romaine ja:メソポタミア ko:메소포타미아 th:เมโสโปเตเมีย


Euphrate

L'Euphrate (nom traditionnel Grec du fleuve, Ufrat en Persan, Prâth/Frot en Araméen, Al-Furat الفرات en Arabe, Fırat en Turc et Pu-rat-tu en Assyrien) est un fleuve d'Asie de 2 780 km de long. Il forme avec le Tigre dans sa partie basse la Mésopotamie (du grec μεσο [mesos] « milieu » et ποταμός [potamos] « fleuve »), l'un des berceaux de la civilisation L'Euphrate est un sujet de friction entre l'Irak, la Syrie et la Turquie, cette dernière voulant réduire son débit par la construction de nouveaux barrages.

Données hydrographiques

Parcours

Il prend sa source dans une montagne de la chaîne du Taurus (Toros Daglari) turque, puis passe par la Syrie pour arriver en Irak. Il traverse l'Irak du nord-ouest vers le sud-est, passant par Fallujah au centre du pays, et puis environ 10 km à l'ouest des ruines de Babylone. Il rejoint le Tigre dans le sud-est du pays environ 100 km au nord-ouest de Bassorah pour former le Chatt-el-Arab et se jeter dans le golfe Persique.

Bassin versant

|+ Bassin versant de l'Euphrate
Source: « Le partage des eaux entre la Syrie, l'Irak et la Turquie » ! Pays !! longueur !! Surface !! Proportion !! Contribution au débit |- align="center" | Turquie || 455 km || 124.320 km² || 28 % || 88 ou 98,6 % (
- )
|- align="center" bgcolor="#EFEFEF" | Syrie || 675 km || 75.480 km² || 17 % || 12 ou 1,4 % (
- )
|- align="center" | Irak || 1.200 km || 177.600 km² || 40 % || 0 % |- align="center" bgcolor="#EFEFEF" | Arabie Saoudite || affluents || 66.600 km² || 15 % || 0 % |

Kilomètre

utilisé comme prototype du mètre de 1889 à 1960]] Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l'unité de base de longueur du Système international. Il est défini comme la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 seconde.

Histoire

Le mètre est un enfant de l'esprit des Lumières et de la Révolution française. Auparavant, les longueurs étaient mesurées en référence à l'humain (le pouce, le pied, la toise) ; comme chaque être humain est différent, on prenait souvent comme référence le souverain, ce qui était un symbole monarchique fort. Il fut donc décidé, afin de supprimer toute référence à un homme particulier et pour faciliter la diffusion du savoir, de choisir un étalon non-humain unique, et d'utiliser des multiples et sous-multiples de 10. Exit ainsi le pied qui valait 12 pouces et la verge qui valait 3 pieds. Le mètre fut défini pour la première fois en 1791 par l'Académie des Sciences comme étant la dix-millionième partie d'un quart de méridien terrestre. Il fut adopté par la France le 7 avril 1795 comme mesure de longueur officielle. Quelques années plus tard, en 1799, un mètre étalon en platine fut créé à partir de cette définition et devint la référence. De février 1796 à décembre 1797, la Convention fit placer dans Paris seize mètres-étalons gravés dans du marbre pour familiariser la population avec la nouvelle mesure. Aujourd'hui, il n'en subsiste que deux : l'un est au 36 de la rue de Vaugirard, à droite de l'entrée ; l'autre, replacé en 1848, est au 13 de la place Vendôme, à gauche de l'entrée du ministère de la Justice. En juin 1792 Jean-Baptiste Delambre est chargé de mesurer la distance entre Dunkerque et Rodez pendant que Pierre Méchain mesure celle de Rodez à Barcelone. Cela permettra d'établir précisément la valeur du mètre. En 1793, à Montjouy a Barcelone, Méchain détecte une incohérence entre les longueurs relevées et le relevé astronomique de la position des étoiles. La guerre franco-espagnole l'empêche de réitérer ses mesures. Cet écart (qui n'était en fait pas dû à une erreur de manipulation mais à l'incertitude des instruments utilisés) le plonge dans un profond trouble et il met tout en œuvre pour éviter de devoir rendre compte de ses travaux à Paris. En 1799, il se résigne à se rendre à une conférence internationale qui salue son œuvre scientifique. Il maquille alors ses résultats, ce qui rendra le mètre trop court de 0,2 mm. La « fraude » ne sera découverte par Delambre qu'en 1806, années ou il ré-étudiera l'ensemble des résultats lors de la rédaction de Base du système métrique. En 1889, le Bureau des poids et mesures redéfinit le mètre comme étant la distance entre deux points sur une barre d'un alliage de platine-iridium. Cette barre est toujours conservée à Sèvres en France. En 1960, grâce à l'avènement des lasers, la 11 Conférence générale des poids et mesures (CGPM) définit le mètre comme 1 650 765,73 longueurs d'onde d'une radiation orangée émise par l'isotope 86 du krypton. Enfin la conférence de 1983 se fonda sur la lumière et redéfinit le mètre comme étant la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 seconde. La vitesse de la lumière dans le vide étant la même en tout point (selon la théorie de la relativité), c'est une définition plus facile à communiquer et universelle. C'est surtout une distance plus facile à mesurer qu'une distance entre deux points, la seconde étant l'unité du Système international (SI) la mieux mesurée.

Relation avec d'autres unités de mesures

Il existe une corrélation entre l'unité de mesure (mètre), l'unité de masse (kilogramme), les unités de surface (mètre-carré) et les unités de volume (mètre-cube ou litre, utilisé souvent pour désigner le volume des liquides).
- Un mètre-carré (m²) est la surface d'un carré dont chaque côté mesure un mètre
- Un mètre-cube (m³) est le volume d'un cube dont chaque côté mesure un mètre

Quelques points de repères


- Un homme adulte mesure environ 1,70 mètre.
- La taille d'un pied est d'environ 0,30 mètre.
- On parcourt environ 5 000 mètres en une heure de marche.
- Un grand pas fait plus ou moins un mètre.

Multiples

Décamètre


- 1 dam = 10 m Cette unité est adaptée au calcul de la superficie d'un terrain, par le biais de l'are, superficie d'un carré d'un décamètre de côté.

Hectomètre


- 1 hm = 100 m

Kilomètre


- 1 km = 1 000 m C'est le multiple du mètre le plus fréquemment utilisé pour mesurer les distances terrestres (comme par exemple entre les villes). Le long des routes, les bornes kilométriques sont placées tous les kilomètres.

Mégamètre


- 1 Mm = 106 m

Gigamètre


- 1 Gm = 109 m C'est un multiple du mètre utilisé pour mesurer les distances interplanétaires courtes, par exemple entre une planète et ses satellites naturels. La Lune orbite à 0,384 gigamètre de la Terre.

Téramètre


- 1 Tm = 1012 m C'est un multiple du mètre utilisé pour mesurer les grandes distances interplanétaires. Par exemple la planète Pluton orbite à une moyenne de 5,9 téramètres du Soleil.

Pétamètre


- 1 Pm = 1015 m Une année-lumière vaut environ 9,46 Pm.

Examètre


- 1 Em = 1018 m C'est une distance interstellaire typique dans la périphérie galactique.

Zettamètre


- 1 Zm = 10 21 m Notre galaxie mesure quelques zettamètres de diamètre.

Yottamètre


- 1 Ym = 1024 m C'est une bonne unité de mesure des distances intergalactiques.

Sous-multiples

Décimètre


- 1 dm = 0,1 m Au cours du XX siècle, la règle graduée standard des écoliers était le double-décimètre et les programmes scolaires se référaient à cette appellation.

Centimètre


- 1 cm = 0,01 m Le centimètre est une des unités de base du système CGS : voir centimètre.

Millimètre


- 1 mm = 0,001 m Une représentation graphique manuelle précise nécessite l'utilisation de papier millimétré.

Micromètre


- 1 µm = 10-6 m Le micromètre était autrefois appelé micron (symbole : µ). L'utilisation du micron a été interdite par la 13 CGPM en 1968.

Nanomètre


- 1 nm = 10-9 m

Angström


- 1 Å = 10 -10 m Attention cette mesure ne fait pas partie du système international ... Pour en savoir plus : Angström

Picomètre


- 1 pm = 10-12 m

Femtomètre


- 1 fm = 10-15 m Le femtomètre fut d'abord nommé fermi en l'honneur du physicien italien Enrico Fermi (le fermi comme tel ne fait pas partie du Système international). Le femtomètre est fréquemment utilisé pour mesurer le diamètre d'un noyau atomique. Le diamètre d'un noyau atomique peut aller jusqu'à 15 fm. Le neutron et le proton ont un diamètre d'environ 2,5 fm.

Attomètre


- 1 am = 10-18 m

Zeptomètre


- 1 zm = 10-21 m

Yoctomètre


- 1 ym = 10-24 m L'unité tombe dans le « vide » séparant la longueur de Planck (~4×10-11 ym) des longueurs significatives.

Voir aussi

Articles connexes


- Unités de longueur
- Système international d'unités
  - Unité de base du système international
  - Préfixe du système international
- Ordre de grandeur

Liens externes


- [http://www.industrie.gouv.fr/metro/aquoisert/metre.htm histoire du mètre], par le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de France
- [http://histoire.du.metre.free.fr/ L'Histoire du Mètre], site complet sur l'histoire du mètre, de la Révolution à nos jours
- [http://www.bipm.fr/fr/convention/ La convention du mètre] qui instituera le BIPM, institution initiatrice du système international Metre Metre ja:メートル ko:미터 ms:Meter simple:Metre th:เมตร

Irak

|- valign="top" | Capitale || Bagdad |- valign="top" | Président
Premier ministre | Jalal Talabani
Ibrahim al-Jaafari |{{{{{{{{{{commons|Iraq|l'Iraq{wikitravel|l'Irak|Irak{fr{ar{en{ar{en{en{en{en{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{Pays d'Asie{Ligue arabe{lien AdQ|sv{lien AdQ|ja

Hébreux

ko:히브리 민족 ja:ヘブライ人 Catégorie:Antiquité Catégorie:Peuple d'Asie Catégorie:Peuple sémitique Les Hébreux (du latin Hebraei, du grec ancien Ἑϐραῖοι / Hebraioi, lui-même issu de l'hébreu) sont un ancien peuple sémitique du Proche-Orient.

Noms

Leur nom hébreu, ʿIbrī (עברים) signifie « ceux d'au-delà », « de passage ». Dans la Bible, il est employé pour la première fois comme adjectif (Genèse, XIV, 13). L'origine de leur nom est incertaine, plusieurs explications ont été avancées. Selon l'une d'elles, leur nom leur vient d'Eber, arrière-petit-fils de Sem, fils de Noé et ancêtre d'Abraham selon la généalogie biblique. Au Moyen Âge, le grammairien Abraham Ibn Ezra explique dans son commentaire de l'Exode que le peuple « est dit hébreu car il vient d'au-delà (mē-ʿēber) du fleuve [Euphrate] ». Des tablettes d'El-Amarna et de Mari (v. 1350 av. J.-C.) mentionnent des Habiri ou Habiru, pillards nomades faisant des incursions en Canaan. Des textes égyptiens du mentionnent également sous le nom d’Apirou des prisonniers asiatiques. Cependant, l'identification des Hébreux avec ces Habiru ou Apirou n'est pas admise par tous. D'autres noms sont utilisés sous l'Antiquité pour référer aux Hébreux : on parle d'Israélites ou encore, à partir de la captivité de Babylone (), de Juifs (Judaei, de Juda, fils de Jacob).

D'après la Bible

Selon la Bible et les traditions hébraïques, les Hébreux sont originaires de Mésopotamie, d'Ur en Chaldée, ce sont des nomades, vivant dans des tentes, élevant des troupeaux de chèvres et de moutons, utilisant des ânes, des mulets et des chameaux comme porteurs. Une crise économique a pu pousser Terakh, père d'Abraham, a quitter la ville pour celle d'Harrān, dans le Haut-Euphrate. De là, certains d'entre eux migrent vers la terre de Canaan, promise par Dieu, selon la Bible, à la postérité du patriarche Abraham (v. 1750 av. J.-C.). Les tablettes découvertes à Mari attestent de fréquentes migrations dans ces régions. Abraham et les siens s'installent en Canaan : à Sichem (actuelle Naplouse), Beer-Sheva ou encore Hébron. Peu à peu, ils se mêlent aux populations locales, et deviennent agriculteurs sédentaires vers le Des Hébreux sont issus entre autres : les Édomites, les Moabites, les Ammonites, Yishmaëlites (tribus arabes) et le peuple d'Israël, toujours selon la Bible.

Les Apirou

Ils sont mentionnés pour la première fois sous le nom d'Apirou vers -1450, comme un peuple asiatique ramené en Egypte comme prisonniers par Aménophis II lors de sa campagne de l’an 9 de son règne. Les Apirou, qui nomadisent sur tout le croissant fertile, sont une population instable et mal contrôlée pouvant s’engager au service du plus offrant, comme main-d’œuvre dans de grands travaux publics, soit comme mercenaires. La tradition biblique présente de fait les hébreux de l’époque patriarcale comme des « étrangers » (gérim) par rapport à la population locale, des pasteurs semi-nomades en voie de sédentarisation, à la recherche de pâturages. Ils s’installent près des villes et entretiennent généralement de bons rapports avec la population locale. Ils vivent en autarcie et refusent de se marier « avec les filles des Cananéens ». Ils sont groupés en famille élargies (bêyt’âb) ou en clan (mishpâhâh), qui gardent leur identité et leur traditions propres (culte du dieu de leur pères).

Voir aussi

Articles connexes


- Histoire d'Israël
- Bible
- Abraham
- Civilisation hébraïque
- hébreu (langue)

Bibliographie


- Jacques Briend et Marie-Josèphe Seux, Textes du Proche-Orient ancien et histoire d'Israël Cerf, 1978 (ISBN 220401169X) ;
- Richard Lebeau, Une histoire des Hébreux : De Moïse à Jésus, Tallandier, coll. « Documents d'histoire », 1998 (ASIN 2235021646) ;
- Richard Lebeau et Claire Levasseur, Atlas des Hébreux. La Bible face à l'histoire, 1200 av. J.-C.–135 ap. J.-C., Autrement, coll. « Atlas/Mémoires », 2003 (ISBN 2-7467-0386-6) ;
- Gérard Nahon, « Les Hébreux », De la Mésopotamie à la Perse, Encyclopædia Universalis et le Grand Livre du Mois, coll. « La grande histoire des civilisations », Paris, 1999 (ISBN 2-7028-3080-3).

Empire d'Akkad


L'empire d'Akkad (ou empire akkadien) est un grand État fondé par Sargon d'Akkad (2334–2279 av. J.-C.) qui domina la Mésopotamie de la fin du XXIV au début du XXII siècle.

Les débuts

L'empire d'Akkad est avant tout l'œuvre d'un homme, passé à la postérité dans l'histoire de la Mésopotamie : Sargon d'Akkad. Ce personnage est resté très présent dans la tradition mésopotamienne postérieure, et de nombreuses choses ont été écrites à son propos, à tel point qu'il est bien souvent difficile de distinguer la réalité historique de la légende. Un fait reste certain : Sargon n'est pas de sang royal. Son nom de règne (le seul qui lui soit connu), Sharrum-kîn, signifie « roi légitime », comme s'il avait cherché à faire oublier qu'il n'est pas roi de naissance. La légende racontant sa naissance et son enfance ne le cache pas : Sargon serait le fils d'une prêtresse, qui l'aurait abandonné, avant qu'il ne soit récupéré puis élevé par un jardinier. C'est grâce à l'aide de la déesse Ishtar que Sargon, ministre d'Ur-Zababa de Kish, serait devenu roi. Ainsi donc un simple roturier devient souverain d'une des plus grandes cités de Mésopotamie. Mais à cette période, le roi le plus puissant est Lugal-zagezi d'Umma, qui règne depuis la cité d'Uruk. Sargon réussit à le vaincre, et soumet toute la Basse-Mésopotamie. Mais il instaure un changement : alors que les anciens souverains victorieux se contentaient d'une suzeraineté sur les autres rois de la région, il décide d'annexer chacune des vieilles cités-États de Sumer et d'Akkad dans un vaste royaume qui a pour centre une ville qu'il élève au rang de capitale, Akkad. C'est une véritable révolution dans l'histoire de la Mésopotamie.

Les grandes conquêtes

Akkad]] Après avoir soumis le Sud de la Mésopotamie, Sargon va diriger des expéditions en direction du nord-ouest. Il soumet la Haute-Mésopotamie, en battant notamment le pays du Subartu et en prenant la ville de Tuttub. Une légende postérieure raconte qu'il serait même allé jusqu'au pays de Purushanda, en Anatolie. D'autres campagnes sont lancées contre les rois élamites d'Awan. Quand Sargon meurt en 2279, son fils Rimush lui succède. Il semble que la fin de règne du grand roi ait été l'occasion d'une grande rebellion du pays de Sumer, qui fut difficilement matée. Il est en tout cas clair que Rimush fait face à ce problème dès son intronisation. Il tient bon, soumet les rebelles, et assure ainsi la postérité de l'œuvre de son père. Pour la première fois là aussi, les conquêtes d'un grand roi ne sont pas perdues à sa mort. Rimush meurt assassiné en 2270, et son frère Manishtusu lui succède. Il mène des campagne en direction du Plateau iranien, et aussi du Golfe Persique, jusqu'au pays de Magan (Oman) Son fils Naram-Sin monte sur le trône en 2254. C'est lui aussi une grande figure de l'histoire mésopotamienne, mais qui a laissé une image plus négative que son grand-père. C'est un grand conquérant : en Syrie, il soumet les royaumes de Mari, Ebla et Alep. Puis il remporte d'autres victoires contre le Subartu, Awan et Magan. Une révolte se produit cependant à nouveau à Sumer : la répression est terrible. Naram-Sin n'aurait selon la tradition rendu convenablement le culte à Enlil, le plus grand dieu de la Basse-Mésopotamie. Les générations postérieures ont condamné cet évènement, qui aurait jeté une malédiction sur le roi d'Akkad et ses successeurs, parce qu'il a suscité l'ire des dieux et a perdu leur soutient. Dans les faits, les dernières années du règne de Naram-Sin marquent effectivement le début de la fin de l'empire d'Akkad.

Organisation

Administration du territoire

L'organisation interne de l'empire d'Akkad reste mal connue, faute de sources. Il apparaît cependant que, après Sargon, les rois de ce pays ont voulu intégrer les régions soumises dans une véritable construction étatique. Les anciens dynastes des cités-États mésopotamiennes sont progressivement remplacés par des gouverneurs aquis à la cause de la dynastie d'Akkad. Les régions soumises perdent donc leur indépendance. Il semble que cela fut mal accepté à Sumer, où la tradition des cités-États était très vivace, ce qui explique les nombreuses révoltes qui eurent lieu dans cette région. Sargon, à qui revient le mérite de la constitution de cet État d'un nouveau type, est parfois présenté comme un visionnaire, qui aurait initié une nouvelle dynamique dans l'histoire mésopotamienne en éliminant le système des cités-États. Il n'en demeure pas moins que cette construction politique restait victime de son statut de précurseur, et que l'expérience pour administrer un si grand ensemble n'était pas encore présente. L'empire d'Akkad semble sous-administré, ce qui explique en partie pourquoi il s'est si vite affondré après la fin des grandes conquêtes.

Le premier empire

Pour la première fois dans l'histoire du Proche-Orient, donc, apparaît une grande construction étatique englobant un ensemble d'anciens micro-États en son sein. Ceci entraîne un grand changement dans la conception de la fonction du souverain. Auparavant lié au cadre de la cité-État, celui-ci avait un rôle limité. Avec la constitution d'un vaste empire sous la dynastie d'Akkad, le souverain prend une nouvelle dimension. Cela est surtout latent sous Naram-Sin, qui développe une véritable idéologie impériale. Il se dit « Roi des Quatre Régions » (c'est-à-dire de tout le monde connu), ce qui traduit une ambition de domination universelle, jusqu'alors absente de l'idéologie royale mésopotamienne. De plus, nouveauté là aussi, il fait précéder son nom du déterminatif de la divinité, et dans les représentations il porte la tiare à cornes, attribut des dieux : le roi est donc d'une essence divine.

La chute d'Akkad

Le règne de Naram-Sin voit l'arrivée d'une nouvelle menace : les Goutéens. Ce peuple, considéré comme barbare par les Mésopotamiens et originaire des régions occidentales du Zagros, lance plusieurs raids meurtriers en Mésopotamie. Sous le règne de Shar-kali-sharri, fils de Naram-Sin, ils se font de plus en plus menaçants, tandis que la révolte gronde à nouveau dans l'empire. Plusieurs défaites font perdre au roi une grande partie du territoire conquis par ses aïeux, et il en revient à des ambitions plus modestes, se proclamant simplement « roi d'Akkad ». Si la chute d'Akkad est attribuée par la tradition aux Goutéens, rien ne l'atteste clairement. Il semble que l'affaiblissement progressif de l'empire ait laissé la place à de nouvelles ambitions, dont celles des rois goutéens, mais aussi de personnes originaires des différentes régions de l'empire, qui prennent alors leur indépendance, comme il est attesté à Suse, Uruk ou Lagash. L'expérience qu'a constitué l'empire d'Akkad a profondément marqué l'histoire de la Mésopotamie. L'ancien système des cités-États laissa place à une nouvelle forme étatique vouée à la domination universelle. L'empire de la troisième dynastie d'Ur, qui se forme quelques décennies après la chute d'Akkad, se situe dans la continuité de ce premier empire.

Rois d'Akkad


- 2334/2279 : Sargon
- 2279/2270 : Rimush
- 2270/2255 : Manishtusu
- 2255/2218 : Naram-Sin
- 2218/2193 : Shar-kali-sharri
- 2193/2169 : interrègne
- 2169/2154 : Shu-Turul Catégorie:Empire akkadien Catégorie:Mésopotamie

Amorrites

Les Amorrites sont un peuple sémite apparu au Proche-Orient vers le milieu du Ils apparaissent dans les textes sumériens sous la dénomination de mar.tu, et en akkadien sous le nom damurrû. Ils sont selon toute vraisemblance originaires de la région du Jebel Bisri, en Syrie méridionlae, d'où ils commencent à migrer vers le milieu du III millénaire, peut-être pour des raisons de changement climatique, et se répandent en Syrie, puis vers la Mésopotamie. Des « rois de Martu » sont cités dans des textes d'Ebla () et de la période d'Akkad (). Les Amorrites deviennent à la période suivante de sérieux adversaires des souverains d'Ur, puisqu'ils commencent alors à migrer en grand nombre vers la Mésopotamie. Ils agissent en bandes de pillards semi-nomades qui menacent le sud mésopotamien. Pour les arrêter, le roi Shoulgi construit un mur entre le Tigre et l'Euphrate, mais celui-ci ne suffira pas à arrêter les groupes amorrites, qui plongent le royaume d'Ur dans le chaos vers la fin du Même s'il revient aux Élamites de porter le coup de grâce à celui-ci, ce sont finalement les Amorrites qui s'imposent au début du , et plusieurs dynasties amorrites s'installent dans les plus grandes cités du Proche-Orient : Larsa, Isin, Uruk, Babylone, Eshnunna, Ekallatum, Alep, Mari, Qatna, pour les principales. La période qui s'étend de 2000 à 1595 est d'ailleurs nommée « Période amorrite ». Elle est marquée par de nombreuses rivalités entre les différents royaumes amorrites, bien connues par les archives retrouvées sur le site de Mari. Après la domination de Isin, puis de Larsa au sud mésopotamien, et celle du royaume de Yamkhad (Alep), face à son rival Qatna, puis la domination éphémère du roi Samsi-Addu, originaire d'Ekallâtum, ce sont finalement le Yamkhad à l'ouest et Babylone (sous le règne d'Hammourabi) à l'est qui se partagent le Proche-Orient dans la seconde moitié du après avoir dominé successivement tous leurs adversaires. Mais ils ne savent pas assurer leur hégémonie, et le verra leur affaiblissement, et l'éclatement de ces deux ensembles, qui seront finalement éliminés par des raids lancés par le roi hittite Mursili Ier autour de 1600. Après cela, les royaumes amorrites sont supplantés par l'établissement de nouveaux ensembles dirigés par de nouvelles ethnies, les Hittites, les Kassites et surtout les Hourrites. Les Amorrites, peuple semi-nomade, fonctionnaient à la base selon un système tribal. Celui-ci perdure même après l'établissement des royautés amorrites fortement marquées par la tradition mésopotamienne. Les rois Amorrites avaient une forte conscience de leur appartenance à un même ensemble, et certaines familles royales, originaires d'une même « maison », conservaient des liens très forts, comme celles de Babylone et d'Ekkalâtum, et celles d'Alep et de Mari. Ils avaient une même conception de la royauté, et des relations diplomatiques, qui sont alors très intenses du fait de la fragmentation de l'espace proche-oriental en royaumes de même puissance. Les principales divinités du Proche-Orient amorrite étaient Addu/Adad, dieu de l'Orage, Dagon, divinité agraire syrienne, et d'autres divinités du panthéon mésopotamien, comme Enlil, Ea, Shamash, Sîn et Ishtar. Un dieu nommé Amurru (dieu) (Martu en sumérien) a bénéficié d'un culte important à cette même période. Il personnifiait les populations amorrites. La langue amorrite est mal connue, car aucun texte écrit en amorrite n'a été retrouvé, l'écriture se faisant alors exclusivement en akkadien. L'amorrite est seulement connu par l'onomastique et certains termes repris en akkadien. Cette langue appartenait au groupe nord-ouest des langues sémitiques. catégorie:Proche-Orient ancien

Euphrate

L'Euphrate (nom traditionnel Grec du fleuve, Ufrat en Persan, Prâth/Frot en Araméen, Al-Furat الفرات en Arabe, Fırat en Turc et Pu-rat-tu en Assyrien) est un fleuve d'Asie de 2 780 km de long. Il forme avec le Tigre dans sa partie basse la Mésopotamie (du grec μεσο [mesos] « milieu » et ποταμός [potamos] « fleuve »), l'un des berceaux de la civilisation L'Euphrate est un sujet de friction entre l'Irak, la Syrie et la Turquie, cette dernière voulant réduire son débit par la construction de nouveaux barrages.

Données hydrographiques

Parcours

Il prend sa source dans une montagne de la chaîne du Taurus (Toros Daglari) turque, puis passe par la Syrie pour arriver en Irak. Il traverse l'Irak du nord-ouest vers le sud-est, passant par Fallujah au centre du pays, et puis environ 10 km à l'ouest des ruines de Babylone. Il rejoint le Tigre dans le sud-est du pays environ 100 km au nord-ouest de Bassorah pour former le Chatt-el-Arab et se jeter dans le golfe Persique.

Bassin versant

|+ Bassin versant de l'Euphrate
Source: « Le partage des eaux entre la Syrie, l'Irak et la Turquie » ! Pays !! longueur !! Surface !! Proportion !! Contribution au débit |- align="center" | Turquie || 455 km || 124.320 km² || 28 % || 88 ou 98,6 % (
- )
|- align="center" bgcolor="#EFEFEF" | Syrie || 675 km || 75.480 km² || 17 % || 12 ou 1,4 % (
- )
|- align="center" | Irak || 1.200 km || 177.600 km² || 40 % || 0 % |- align="center" bgcolor="#EFEFEF" | Arabie Saoudite || affluents || 66.600 km² || 15 % || 0 % |

1894

Catégorie:1894 Cette page concerne l'année 1894 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Début du ministère libéral du comte de Rosebery, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1895).
- Début du règne de Nicolas II, tsar de Russie (fin en 1917).
- Début du soulèvement grec en Crète (fin en 1897).
- Fin du ministère Caprivi en Allemagne, Hohenlohe Chancelier.

Belgique


- 26 mars, adoption de la " Charte de Quaregnon ", déclaration idéologique, de l'ancêtre du Parti Socialiste, le Parti Ouvrier Belge (P.O.B.), constitué en 1885.

France


- Assassinat du Président de la République Sadi Carnot par Caserio.
- 3 décembre : Jean Casimir-Perier est élu Président de la République, en remplacement de Sadi Carnot (fin en 1895).
- Création par la loi Siegfried-Ribot des habitations à bon marché (HBM).
- Première compétition automobile: la course Paris - Rouen
Affaire Dreyfus

- 6 octobre : Les services de renseignement français attribue au capitaine Alfred Dreyfus la paternité d'un « bordereau » adressé à l'ambassade d'Allemagne.
- 15 octobre : Arrestation du capitaine Dreyfus.
- 19 décembre : Ouverture à huis-clos du premier procès Dreyfus.
- 22 décembre : Au vu de nouveaux documents (en fait des faux), Dreyfus est condamné à la déportation à perpétuité.

Suisse


- Fondation de la fabrique de produits chimiques Hoffmann-La Roche à Bâle.
- Le médecin vaudois Alexandre Yersin découvre le bacille de la peste et met au point un sérum contre cette maladie.
- Le Comité international olympique s'installe à Lausanne.
- L'Association féminine de Zurich ouvre les premiers restaurants sans alcool.

Afrique


- Début de la guerre d'Abyssinie (fin en 1896).
- Expédition du général français Joseph Gallieni à Madagascar.
- Mary Kingsley côtoie les tribus de cannibales de l'actuel Gabon.

Amériques


- Brésil, Prudente de Morais devient président de la République brésilienne.

Asie


- 23 juillet : Les troupes japonaises investissent le palais royal de Séoul et renversent le roi de Corée.
- Août : début de la Début de la première Guerre sino-japonaise qui aboutira à la main-mise japonaise sur Formose (fin en 1895).
- Des milliers d'Arméniens sont massacrés en Turquie.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1894 dans les chemins de fer
- Sports : 1894 en sport
- Arts & cultures :
  - L'artiste anglais Aubrey Beardsley illustre la Salomé d'Oscar Wilde.
  - L'artiste tchèque Alfons Mucha conçoit une affiche pour l'actrice française Sarah Bernhardt.
  - L'écrivain anglais Rudyard Kipling publie le Livre de la jungle.
  - Le philosophe allemand Friedrich Engels édite Le capital 3.
  - Le compositeur tchèque Antonín Dvořák compose sa Cinquième symphonie.
  - Sienkiewicz publie Quo vadis.
- Sciences et techniques :
  - L'astronome américain Percival Lowell fait construire un observatoire pour étudier les canaux martiens.
  - L'ingénieur russe Aleksandr Popov invente l'antenne.
  - Le bactériologiste allemand Paul Ehrlich invente la chimiothérapie.
  - Le médecin et bactériologiste Alexandre Yersin découvre le microbe de la peste.

Naissances en 1894


- 14 avril : Mary Marquet, actrice française d'origine russe
- 11 mai : Martha Graham, danseuse et chorégraphe américaine († 1991).
- 19 mai : Josef von Sternberg, réalisateur
- 27 mai : Louis-Ferdinand Céline, écrivain français
- 27 mai : Dashiell Hammett, écrivain américain
- 4 juin : La Bolduc, auteur-compositrice-interprète, harmoniciste, violoneuse québécoise († 1941)
- 13 juin : Jacques Henri Lartigue, photographe français
- 23 juin : Édouard VIII, roi d'Angleterre
- 17 juillet : Georges Lemaître, prêtre catholique, astronome et physicien belge
- 15 septembre : Jean Renoir, réalisateur français
- 21 octobre : Edogawa Rampo, auteur japonais
- 30 octobre : Jean Rostand, biologiste

Décès en 1894


- 4 février : Adolphe Sax, inventeur du saxophone.
- 21 février : Gustave Caillebotte, peintre et collectionneur français.
- 24 juin : Sadi Carnot (assassiné), président de la République française.
- 22 octobre : Philipp Bertkau zoologiste allemand1849).
- 1 novembre : Alexandre III, tsar de Russie.
- 26 novembre : Pafnouti Tchebychev, mathématicien russe. __NOTOC__ ko:1894년 ms:1894 simple:1894 th:พ.ศ. 2437

1881

Catégorie:1881 Cette page concerne l'année 1881 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 18 juin : Traité des « trois empereurs » confirmant le système bismarckien d'isolement de la France.

France


- 16 juin : Loi sur la gratuité de l'enseignement primaire.
- 26 juillet : Création de l'école normale supérieure de Sèvres.
- 29 juillet Promulgation de la loi sur la Liberté de la presse et sur la liberté de réunion.

Grande-Bretagne


- Le premier ministre britannique William Gladstone accorde le Land Act à l'Irlande.
- De 1801 à 1881, le nombre de domestiques est passé de 600 000 à 2 000 000 du fait essentiellement de l'accès à la richesse et même à l'opulence d'une classe moyenne.

Russie


- Le tsar Alexandre II de Russie est assassiné par des révolutionnaires.
- Début du règne de tsar Alexandre III de Russie (fin en 1894).

Suisse


- Le peuple accepte une loi accordant des subventions aux chemins de fer des Alpes; la construction de la ligne du Gothard est ainsi assurée.
- La Suisse effectue ses premières conversations téléphoniques.
- A Saint-Gall, des étudiants anglais fondent le premier club de football du pays.
- Johanna Spyri publie Heidi et Heidi grandit.
- 4 août : Le village de Maienfeld est détruit par le feu.
- 11 septembre : un glissement de terrain fait 114 victimes à Elm (Glaris).

Afrique


- Les Boers défont l'armée anglaise à Majuba Hill. Le Royaume-Uni reconnaît l'indépendance du Transvaal.

Amériques


- 1 février : Début des travaux de percement du futur canal de Panama qui relier l'océan Atlantique à l'océan Pacifique pour une longueur de 75 kilomètres.
- Début de la présidence républicaine de Chester A. Arthur aux États-Unis (fin en 1885).
- Présidence républicaine de James Garfield aux États-Unis.

Asie & sous-continent indien


- L'homme d'état japonais Itagaki Taisuke fonde le Jiyuto, parti libéral.

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- Eliezer Ben-Yehuda s'installe à Jérusalem et renouvelle l'usage de l'hébreu. L'assassinat du tsar Alexandre Ier est suivi de la premiére vague de pogroms à l'encontre des Juifs dans l'Empire russe. C'est le début de la première vague d'immigration juive (aliya ou alyah), des Juifs venus de Russie, de Roumanie, et du Yémen viennent s'installer en Palestine.
- En avril, Intervention française en Tunisie (avr.-nov.).

Océanie


- Annexion des Îles Gambier à la France.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1881 dans les chemins de fer
- Sports : 1881 en sport
- Arts & cultures :
  - Pierre Puvis de Chavannes peint « Le pauvre pêcheur » qui aura une forte influence sur toute une génération symboliste et anti-impressionniste.
  - Pierre-Auguste Renoir peint « Le déjeuner des canotiers ».
- Littérature :
  - Publication, à titre posthume, du roman « Bouvard et Pécuchet » de Gustave Flaubert

Naissances en 1881


- 31 janvier :
  - Anna Pavlova, danseuse étoile russe.
  - Irving Langmuir, chimiste et physicien américain († 1957).
- 4 février : Fernand Léger, peintre français († 1955).
- 21 février : Marc Boegner, Écrivain, penseur, pasteur, pasteur († 1970)
- 25 mars : Béla Bartók, compositeur hongrois († 1945).
- 16 avril : Edward Frederick Lindley Wood, 1er comte d'Halifax, homme politique anglais, ambassadeur, vice-roi des Indes de 1926 à 1931. († 1959).
- 26 mai : Adolfo de la Huerta, président du Mexique en 1920 († 1925).
- 19 juin : Louis Lavauden, forestier et zoologiste français († 1935).
- 12 août : Cecil Blount De Mille, cinéaste américain († 1959).
- 29 août : Valery Larbaud, écrivain français († 1957).
- 29 septembre : Ludwig von Mises, économistre autrichien († 1973).
- 4 octobre : André Salmon, écrivain français.
- 11 octobre : Hans Kelsen, juriste américain d'origine autrichienne († 1973).
- 15 octobre : Pelham Grenville Wodehouse, écrivain et humoriste anglais.
- 25 octobre : Pablo Picasso, peintre espagnol († 1973).
- 29 octobre : Michael O'Neill, écrivain irlandais († 1926).
- 25 novembre : Angelo Giuseppe Roncalli, futur pape Jean XXIII († 1963).
- 28 novembre : Stefan Zweig, écrivain autrichien († 1942).

Décès en 1881


- 3 février : John Gould, ornithologue et naturaliste britannique (° 1804)
- 9 février du calendrier grégorien ou 28 janvier du calendrier julien : Fédor Dostoïevski, écrivain russe1821)
- 1 mars : Alexandre II de Russie (assassiné), Tsar de Russie
- 6 avril : Philip de Malpas Grey Egerton, paléontologiste anglais
- 19 avril : Benjamin Disraeli, écrivain, homme politique et premier ministre de Grande-Bretagne21 decembre 1804)
- 19 septembre : James Garfield, (assassiné), Président des États-Unis
- 5 novembre : Robert Mallet, ingénieur et géologue irlandais
- 21 novembre : Ami Boué, géologue autrichien __NOTOC__ ko:1881년 ms:1881 simple:1881 th:พ.ศ. 2424

1880

Catégorie:1880 Cette page concerne l'année 1880 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Début d'une période de trouble anti-britannique en Irlande (fin en 1885).
- Fin du ministère conservateur Benjamin Disraeli. Début du ministère libéral de William E. Gladstone, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1885).
- Le Royaume-Uni rend l'instruction primaire obligatoire.

France


- Jules Ferry président du Conseil (1) (1880-1881).
- 13 juin : Paul Desmaret prend la première photo aérienne instantanée.
- 6 juillet : Le 14 juillet devient la Fête nationale française.
- Lois sur l'enseignement :
  - 27 février : Loi excluant les ecclésiastiques du Conseil supérieur de l'Instruction publique.
  - 18 mars : Loi excluant l'enseignement catholique des jurys universitaires.
  - 13 juillet : Création de l'École Normale Supérieure de jeunes filles de Fontenay.
  - 11 décembre : Création des « écoles manuelles publiques », premiers centres d'apprentissage.
  - 21 décembre : Loi Camille Sée portant création de collèges et de lycées de jeunes filles.

Suisse


- 29 février : Le tunnel du Saint Gothard est percé.
- Fondation de l’Union syndicale suisse.
- Création d’un réseau téléphonique privé à Zurich.
- Fondation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Genève.
- 25 août : le vapeur Neptune coule lors d’une tempête sur le Lac de Bienne. On déplore 15 victimes.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- En novembre, Élection de Garfield (R) comme président des États-Unis.
- L'esclavage est aboli à Cuba.

Amérique latine


- 6 juin : Bataille de l'Alto de la Allianza, dans la guerre entre le Chili et le Pérou, au cours de laquelle 300 hommes du bataillon des Grenadiers de Tacna (Pérou) affrontèrent au corps à corps plus de 3 000 Chiliens
- Début du percement du canal de Panama (fin en 1887).

Asie

Océanie & Pacifique


- La France annexe l'île de Tahiti.

Proche-Orient & Monde arabo-musulman


- Le député britannique Laurence Oliphant publie « Le pays de Gilead », dans lequel il préconise l'installation de Juifs à l'Est du Jourdain, sous la suzeraineté ottomane et la protection britannique.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1880 dans les chemins de fer
- Sports : 1880 en sport
- Architecture :
  - L'ingénieur français Gustave Eiffel construit le viaduc de Garabit. (fin en 1884).
- Littérature :
  - L'écrivain français Émile Zola écrit Nana.
  - Disparition du club littéraire des Hydropathes.
- Musique :
  - Le compositeur russe Piotr Ilitch Tchaïkovski écrit son Ouverture 1812.
- Peinture :
  - Le peintre suisse Arnold Böcklin peint L'Île des morts (académisme symboliste)
- Sculpture :
  - Le sculpteur français Rodin produit Le penseur.
- Sciences et techniques :
  - L'inventeur américain Mergenthaler invente la Linotype.
  - La première photo aérienne instantanée est prise par Desmaret.
  - Le statisticien américain Herman Hollerith invente la machine à cartes perforées.
  - Invention de la photogravure.
  - L'astronome américain Henry Draper obtient la première photographie de la Nébuleuse d'Orion.
  - L'inventeur Émile Reynaud crée le praxinoscope à projection

Naissances en 1880


- 14 janvier : Pierre Gerlier (1880-1965), archevêque de Lyon
- 17 janvier : Mack Sennett, acteur, réalisateur et producteur canadien
- 29 janvier : William Claude Dukenfield, dit W. C. Fields, humoriste de vaudeville et acteur étasunien
- 19 février : Álvaro Obregón, président du Mexique de 1920 à 1924.
- 6 mai : Ernest Kirchner, peintre