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Bali

Bali

Bali est une petite île d'Indonésie, située entre les îles de Java et de Lombok. La population balinaise présente l'originalité essentielle, dans un pays à très forte majorité musulmane, d'être de religion hindouiste, souvenir ultime des royaumes hindouisés, Shrîvijaya, Empire Majapahit, de l'archipel avec un fond d'animisme. Par la beauté de ses paysages, l'agrément de son climat, l'originalité de sa culture, Bali est la principale destination touristique de l'Indonésie. Le 12 octobre 2002 a eu lieu un attentat à la voiture piégée dans le quartier touristique de Kuta, dans le sud de l'île. Le 1er octobre 2005, plusieurs attentats ont fait une trentaine de morts et des dizaines de blessés. Bali est aussi le nom d'un démon dans la mythologie hindoue. L'île compte 3 millions d'habitants. Sa capitale est Denpassar. Les principales stations hotelières sont au sud de l'île : Kuta, très fréquenté par les surfers autraliens, Nusa Dua, complexe d'hotels 4 étoiles, Jimbaran, ou s'alignent sur la plage paradisiaque plus de 100 restaurants de fruits de mer, Legian, juste au nord de Kuta, plus calme et plus huppé, Lovina Beach, sur la côte nord de l'île. Si On va a Bali pour ses plages et son soleil, on y retourne pour sa vie culturelle intense et la beauté de ses paysages intérieurs, notamment ses temples et ses rizières en terrasses.

Galerie

Image:Temple uluwatu ag1.jpg|Temple d'Uluwatu Image:Temple Tanah loth ag1.jpg|Temple de Tanah Loth Image:Just a shot of some temples in Bali, Taman Anyn..jpg|Temples Image:Bali - Ulu Watu Steilküste.jpg|Falaise de Ulu Watu Image:LandscapePuraBesakihBaliID.jpg|Paysage Image:Stone Temple Monkeys, Ubud, Bali, Indonesia.jpg Image:Bali_riziere.jpg|Paysage de rizière Image:ULUWATU_SURF_BALI.jpg|Spot de surf Uluwatu

Liens externes


- [http://wikitravel.org/fr/article/Bali Bali sur Wikitravel]
- [http://www.louisg.net/C_balinais.htm Le calendrier balinais]
- [http://www.socialcapitalgateway.org/bali.htm Pictures of Bali]
- Pictures of: [http://www.socialcapitalgateway.org/ubudstreets.htm Ubud],[http://www.socialcapitalgateway.org/campuan.htm Campuan], [http://www.socialcapitalgateway.org/hinduubud.htm Hindu Temples in Ubud], [http://www.socialcapitalgateway.org/yehpulu.htm Yeh Pulu], [http://www.socialcapitalgateway.org/kalibukbuk.htm Kalibukbuk],[http://www.socialcapitalgateway.org/uluwatu.htm Uluwatu],[http://www.socialcapitalgateway.org/cremation.htm A Cremation Ceremony],[http://www.socialcapitalgateway.org/ubudpalace.htm Ubud Palace] Catégorie:Île d'Indonésie Catégorie:Province d'Indonésie ja:バリ島 ko:발리 섬 ms:Bali simple:Bali

Île de Java

L'île de Java est une île d'Indonésie qui fait partie de l'archipel de la Sonde. Sa superficie est de 138 800 km² et le nombre d'habitants est d'environ 93,6 millions. Elle s'étire d'est en ouest sur plus de 1000 km. Son climat est équatorial. La capitale de l'Indonésie, Jakarta, est située sur Java. La ville de Yogyakarta, au centre de l'île de Java, fut longtemps la capitale du royaume de Java et reste le centre de la culture indonésienne. [http://www.hernan.ameijeiras.com/indonesie-indonesia.html Photos de Jakarta] Java ja:ジャワ島 ko:자와 섬 ms:Jawa

Islam

L'islam est une religion, chronologiquement le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au , il s'ajoute au courant judaïque et au courant chrétien desquels il hérite de nombreux éléments. L'islam a un livre sacré, le Coran, qui recueille les révélations de Dieu au prophète Mahomet. L'Islam avec I majuscule désigne la civilisation islamique.

Notions principales

Étymologie

Islam est un mot arabe (إِسْلاَم ou, plus couramment إسلام , transcrit ʾislām) qui signifie « soumission à la volonté de Dieu » dans un contexte religieux. En tant que religion, l'islam, en effet, prêche la soumission et l'obéissance à Dieu ( Allah, en arabe). : Le mot prend en français une majuscule lorsqu'il désigne l'ensemble des peuples musulmans sinon, comme pour les autres noms de religions, il garde la minuscule. D'un point de vue étymologique, le mot est dérivé d'une racine de trois consonnes (cas typique en arabe), s.l.m, désignant le fait de se soumettre, qui donne un autre dérivé, مُسْلِم muslim, « musulman ». On évoque depuis quelques années un lien avec le radical qui fournit salām, « la paix », lien que l'on peut considérer être une étymologie populaire. La théorie que l'on rencontre le plus souvent, cependant, fait de أَسْلَمَ ʾaslama, « se soumettre à Dieu » (dont on dérive إِسْلاَم ʾislām), un dérivé de سَلِمَ salima, « être sain et sauf » (qui fournit سَلاَم salām). Islam implique l'adhésion sincère et absolue du cœur à Dieu et l'abandon intégral et confiant de toute la personne à Dieu et signifie donc la recherche inlassable de la perfection dans le comportement et les attitudes.

Quelques définitions


- « islam » avec une minuscule désigne la religion fondée par Mahomet en 622;
- « Islam » avec une majuscule désigne l'ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique;
- « Musulman » désigne ce qui est relatif à la religion: les personnes professant l'islam et ce qui est relatif à ses lois et rites;
- « Islamique » renvoie à l'islam en tant que religion et en tant que civilisation;
- « Islamisme », « islamiste » s'employaient autrefois pour « Islam » ou « musulman ». Ces termes sont utilisés aujourd'hui dans certains medias pour désigner l'Islam politique mais aussi les manifestations violentes qui lui sont attribuées.

Sources de législation Sunnite


- Les musulmans affirment que le Coran a été révélé par Dieu à son prophète Mahomet, qu'il est donc la première source de législation dans l'islam et que Dieu le préserve contre toute modification ou altération.
- La sunna (qui est l'ensemble des dires et faits du prophète) est la seconde source de législation dans l'islam. La sunna a été rassemblée et classée par les musulmans dans plusieurs œuvres comme sahih al boukhari (صحيح البخاري) , sahih mouslim (صحيح مسلم) etc… ;
- La troisième source de législation dans l'islam est l'unanimité des musulmans Al Ijmaa الإجماع. Cela en se référant à une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l'unanimité sur quelque chose de faux ;
- La quatrième source est al-qiyâs (القياس)(littéralement « la mesure »), qui permet de tirer le jugement d'une chose pour laquelle il n'y a pas de législation à partir du jugement d'une chose analogue. Il est à noter que ces sources de législation ont été mises en œuvre après la mort du Prophète et sont considérées comme illicites (haram) par d'autres groupes de l'Islam.

Lieux saints

Islamisme Islamisme Les principaux lieux saints de l'islam sont :
- La Ka'ba (« le Cube ») de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite. Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bâti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu'à l'avènement de l'islam, il était dédié au dieu arabe Hubbal, qui était vénéré par des rites de circonvolution autour de la pierre noire. Tout musulman se doit d'y faire un pèlerinage au moins une fois dans sa vie s'il en a la capacité physique et financière ;
- Médine (Almadinah), ville où émigra Mahomet après s'être enfui de La Mecque, est la deuxième ville sainte de l'islam ;
- Jérusalem (al-Qods), est la troisième ville sainte. C'est l'endroit vers lequel le prophète Mahomet aurait effectué le voyage nocturne et l'ascension. Le pèlerinage sunnite n'est admis que vers ces trois villes.
- Pour les Chiites (Chi'ites), Kerbala en Irak est la deuxième ville sainte. Ce fut le lieu du martyre d'Hussein( petit fils du prophète Mahomet et fils de Ali, troisième Imâm , ainsi que ses compagnons, venus à Kerbala pour défendre l'imamât c'est à dire la succession par l'imam Ali gendre du prophète et Hussein son fils (Hassan, son frère ainé ayant été tué). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commémoration de ce massacre, à Kerbala ;
- Nadjaf, toujours en Irak, est également une ville sainte pour les chiites.

Devoirs des Sunnites

Les cinq Piliers de l'islam constituent des préceptes fondamentaux obligatoires pour tous les sunnites:
- la profession de foi (Chahadah en arabe);
- la prière (Salât);
- la zakat (impôt légal purificateur calculé dans les pays musulmans sur les revenus du foyer et destiné aux pauvres. La zakat ne doit pas être confondu avec les aumônes.) ;
- le jeûne islamique (durant le mois lunaire du Ramadan) ;
- le pèlerinage à la Mecque, pour qui en a les moyens matériels et la capacité physique. En outre, le sunnisme interdit la représentation des « choses et personnes saintes ». Plutôt que de parler d'iconoclasme, il faut parler d'aniconisme. Les cinq piliers de la religion sont la base sur lesquels le(a) futur(e) sunnite construira sa vie pour se conformer à la révélation.

La Profession de foi

La profession de foi doit de préférence être exprimée en arabe, elle se résume en une phrase : :« Je témoigne qu'il n'y a de (vraie) divinité que Dieu et que Mahomet est son messager »: : أَشْهَدُ أَنَّ لاَ إِلَهَ إٍلاَّ اللَّهَ وَأَنَّ مُحَمَّدََاَ رَسُولُ اللَّهِ :achhadou al-lâ ilâha illa-llaha wa anna mouhammadan rasûlu allahi Elle consiste d'une part à ne croire qu'en un seul dieu, à lui vouer exclusivement tous les actes d'adoration, et d'autre part à reconnaître que Mahomet est le dernier messager de Dieu (précédé des messagers cités dans l'ancien et le nouveau testament), et l'exemple à suivre. La shahada est obligatoire pour quiconque veut devenir musulman : c'est la déclaration de sa foi musulmane. Enfin elle garantit le paradis, sous condition d'avoir accomplie des actes de bien, à quiconque la dit avant de mourir en conformité avec la parole de Mahomet : : « Toute personne qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que Mahomet est l'Adorateur et l'Envoyé de Dieu ne manquera pas d'être préservée – par Dieu– du feu de l'enfer » Quatre piliers sont liés à la personne directement, la chahadah, la salat, le ramadan et le hadj, le dernier pilier qui est la zakat doit se faire au sein de la communauté, c'est un impôt de solidarité qui assure la cohésion sociale. Il n'est donné que par les personnes qui ont le seuil (nissab) équivalant à environ cent grammes d'or, et qui l'ont gardé pendant la durée d'un an lunaire. La zakat est un impôt fixé par la religion pour subvenir aux besoins des nécessiteux (orphelins, voyageurs, pauvres, libération des esclaves, etc.) et dans une plus grande mesure à développer la vie en communauté (paiements des agents de l'État, fonctionnaires, routes, développement de l'espace publique, infrastructures publiques, etc.). L'assiette de cet impôt (zakat) doit être conforme aux prescrits divins. Ainsi, il y a lieu à perception de l'impôt sur chaque transaction entre partie effectuée sur un lieu publique de la communauté, de même la monnaie avec laquelle l'impôt sera perçu doit aussi être en conformité avec les prescrits divins. Celle-ci sera émise en fonction de la production alimentaire des terres agricoles de la communauté (propriété privé des moyens de production — terres agricoles — mais l'eau de pluie nécessaire aux terres agricoles appartient à Dieu et donc à tous); ou bien sous-forme de pourcentage (2,5%) de la valeur des biens stagnant pendant 1 an. Le pauvre a donc sa part pour se nourrir via l'impôt en monnaie tous deux institués par le chef de la communauté, au départ des prescrits divins.

Variantes théologiques

La relation directe de l'homme à Dieu par le Coran et la liberté religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L'absence de clergé permet l'existence de différentes théologies, et différentes écoles religieuses. À la mort du prophète, des différences religieuses importantes et la conquête arabe fulgurante provoquent des rivalités politiques. Beaucoup de questions sur la liberté de l'homme, le péché, la foi, etc. conduisent à la constitution de théologies musulmanes qui essayent de donner des réponses aux questions et aux problèmes non détaillés par les textes divins, et de faire face aux défis de la vie humaine. Les croyants se partagent en trois branches :
- le sunnisme, de Sunna, « la tradition ». Le sunnisme se divise lui-même en différentes écoles juridiques. Il y en a aujourd'hui 4, mais il y en a eu d'autres dans le passé. Ces écoles s'acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matière d'interprétations théologiques :
  - le malékisme (de Malîk Ibn Anas qui vécu entre 712 et 796) ;
  - le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
  - le shafi'isme, ou shaféisme, de Al-Shafi'i 768-820) ;
  - le hanafisme ( de Abû Hanifâ, 700-767) ;
  - Le mu'tazilisme, école interprétative rationaliste du sunnisme née au et éradiquée au par les acharites (disciples de Al-Chari), connaît ce qui ressemble à une résurgence depuis le .
- le chiisme, lui même divisé en différentes branches, dont les deux principales sont :
  - le chiisme duodécimain (90% des chiites) ;
  - le chiisme septimain (ou ismaélien) ;
  - Voir aussi d'autres groupes chiites : les alaouites de Syrie, le zaydisme du Yemen et les druzes de Syrie / Israël / Liban ;
- le kharidjisme (beaucoup moins répandu que les deux premiers) ; Les sunnites représentent environs 90% des musulmans, les chiisme environs 10%. Le kharidjisme moins de 1%. nota : Le wahhabisme, une version particulièrement rigoriste s'appuie sur l'école hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n'existe pas en islam du fait des diverses écoles interprétatives citées ci-dessus, comme du fait qu'aucun magistère n'est institué pour le faire respecter. A ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considèrent que les autres écoles sunites doivent à terme s'unifier en se ralliant à leur interprétation. Il s'agit là d'une rupture avec la tradition pluraliste des interprétation du sunisme, qui entraîne parfois des conflits avec ces écoles. Enfin, il est traversé de nombreux courants de spiritualité mystique, comme le soufisme ou tassawuf. Au départ, ces confréries sont d'origine chiites mais le principe s'en répand dans le sunnisme. Une théologie populaire se développe dans le maraboutisme qui pratique le culte des saints.

Clergé

saint Il n'y a pas de clergé dans le sunnisme. L'imam n'est pas un prêtre mais bien un citoyen de la communauté musulmane qui conduit la prière : il est « celui qui se met devant pour guider la prière » et n'est pas forcément un théologien ; en fait en arabe l'imam veut dire « chef » ou « guide », et dans le sunnisme il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cœur pour être à la tête d'une communauté, d'un État. Le muezzin n'est pas un prêtre non plus. L'islam reconnaît divers niveaux de compétences religieuses parmi ses fidèles : L'explication du Coran se nomme tafsîr. Et lijtihâd est la recherche de solutions nouvelles à partir des textes de référence pour répondre aux problématiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلة [mu`āmalāt], « comportements », pl. de مُعامَلات [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou économique inédite. # al-mujtahid al-mutlaq, capable de « se battre » en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthèse, élaborer les principes juridiques sans référence à une école particulière. Ces compétences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ; # al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le même mais dans le cadre d'une école interprétative ; # al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une école interprétative, capable d'élaborer des réponses juridiques sur des questions nouvelles ; # al-'âlim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connaître le Coran et la Sunna ; # al-'âmîy, celui qui ne connaît que les grandes lignes de l'islam. Les savants exégètes sont considérés comme les « successeurs » des prophètes. Le chiisme orthodoxe de la secte 'usuli (clergé des ayatollah) reconnaît, a contrario, un clergé à plusieurs niveaux hiérarchiques, les mollahs, tandis que le sunnisme rejette cette idée d'un clergé central jouant le rôle d'intermédiaire obligé. Par bien des aspects, l'Islam pour sa partie sunnite, est une religion décentralisée et, paradoxe peu compris en Europe, particulièrement en France, une religion dont tous les pratiquants sont des laïques. En Europe et dans certains pays musulmans, les gouvernements réclament un alignement de la formation des imams sur la formation des ministres des autres religions, c'est-à-dire trois ou quatre ans d'étude au minimum.

Diffusion

La description de ce paraphe est l'objet de l'article monde arabo-musulman.
Voir aussi les articles détaillés Origines de l'islam et Histoire de la conquête musulmane

Situation de l'islam contemporain

L'islam est la religion la plus répandue après le christianisme, et actuellement celle avec la croissance la plus rapide. Selon certains il comporte maintenant 1,3 milliard de croyants, soit 20 % de la population du monde. La diffusion de l'islam hors du monde arabo-musulman traditionnel s'explique par la croissance des flux migratoires à partir des pays de religion et de culture musulmane, ainsi que du prosélytisme de certains musulmans. L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la désignation officielle de plusieurs États indépendants, sous la forme de « République islamique... ». Mais ces États ne sont pas les seuls ou l'imbrication du civil et du religieux est telle que la charia y a force de loi. L'apostasie y est parfois combattue avec une extrème rigueur. Il se produit souvent une confusion entre Arabes et musulmans à cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et l'importance de la langue arabe dans cette religion. Il y a 300 millions d'Arabes, dont 20 millions sont chrétiens. Au final, seulement 25 % des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquième sont situés en Afrique sub-saharienne, et la plus grande communauté musulmane du monde est en Indonésie. Il y a des populations islamiques importantes au Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, en Iran, en Chine mais aussi en Europe, dans l'ancienne Union Soviétique, et en Amérique du Sud. Il y a presque 7 millions de musulmans aux États-Unis et presque autant en France.

Islam et autres religions monothéistes

Voir l'article détaillée Relation de l'islam aux autres religions
- L'islam reconnaît les prophètes du judaïsme, sans pour autant s'y limiter, et établit d'une manière générale les prophètes comme moyens pour Dieu de rappeler les hommes vers la foi en lui et un comportement de droiture ;
- Jésus y est considéré comme un prophète (et appelé
Issa), dont le retour est attendu à la fin des temps où il combattra l'Antéchrist et détruira les croix. Dans l'islam, il ne sied pas à Dieu d'avoir de fils, car c'est une marque de dépendance et c'est logique, parce que l'etre qui a besoin d'un fils n'a pas l'aptitude d'être un dieu. le Dieu doit exister seul sans parents ni fils. Par exemple le Coran pose une question : comment un Dieu n'ayant pas besoin de personne aurait un fils ?
- L'attitude de l'islam par rapport à ces deux « religions du Livre » antérieures consiste à la fois a les respecter,leur reconnaître une certaine vérité, et les considérer comme ayant été corrompues au fil du temps par les passions des hommes (injustice, excès, etc.). Le dernier prophète et messager de Dieu, serait Mahomet, étant appelé à rétablir le message dans sa vérité primordiale.
- L'apostasie de l'Islam vers une autre religion est, à tout le moins, fort mal considérée.

Voir aussi

Bibliographie


- Tahar Gaïd,
La femme musulmane dans la société, Iqra, 2003
- Fdal Haja,
Assalihats, les femmes vertueuses, Universel, 2005
- Charles-André Gilis,
Études complémentaires sur le Califat, Al Bustane
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg,
La Chronique de Tabari (5 volumes)
- Ibn Taymiya,
Lettre à un roi croisé, 2005, Tawhid
- Mohammed ben Jamil Zeino,
Comment comprendre le Coran ?, ÉEditions Chama, 2005
- Dalila Adjir- Adlali Beghezza,
Entrée interdite aux animaux et aux femmes voilées, Akhira Distributions
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg
- Roger Du Pasquier,
Découverte de l'islam, Seuil, 1984 ( Comprendre l'islam de Frithjof Schuon, Seuil, 1976)
- Michel A. Boisard,
L'Humanisme de l'islam, Albin Michel
- Dominique Sourdel,
Vocabulaire de l'islam - N°3653, PUF, Collec. « Que sais-je ? », Nov. 2002
- Mohammed Arkoun,
Ouvertures sur l'islam, Grancher, 1992
- Michel Reeber,
L'Islam, Les Essentiel Milan, 1999 (pour une première approche)
- Paul Balta,
L'Islam, Le Monde édition, 1997 (également pour une première approche)
- Malek Chebel,
Manifeste pour un islam des lumières, Hachette, 2004
- Abdallah Penot,
Le Coran, éditions Alif, 2004.
- Denise Masson,
Le Coran, Paris, Folio, 1992 (une traduction aussi juste que poétique).
- traduction d'AbdAllah Penot,
La Doctrine de l'unité, selon le soufisme, éditions Alif.
- Al Nawawy, traduction d'AbdAllah Penot,
Les Jardins de la piété, éditions Alif
- Henry Corbin,
Histoire de la philosophie islamique, Folio, 1989
- Fatima Mernissi,
Sultanes oubliées, Femmes chefs d'État en Islam, Albin Michel
- Eva de Vitray-Meyerovitch,
Anthologie du Soufisme, Albin Michel
- Ligue francise de la femme musulmane,
Éducation des enfants en islam , LFFM
- Dominique Aubier,
La Réaffirmation messianique du Coran. Mise au point sur les faiblesses et les errances théologiques de l'Islam. M.L.L. 2001
- Bernard Lewis,
Islam, Quarto Gallimard
- AbdAllah Penot,
L'Entourage féminin du Prophète, Alif édition.

Liens génériques


- religion, monothéisme, critique radicale, hérésie, apostasie Brahim Labari, Recettes islamiques et appétits politiques, Paris, Syllepse, 2002.

Liens spécifiques


- Islam en France, islam en Belgique (sur Wikinations.be) ;
- Art islamique, Contes des Mille et une nuits
- Averroes (
Ibn Ruchd), Ibn Khaldun, Omar Khayyam, Djallal el Din Rûmi ;
- Mahomet, guerre sainte, musulman, vocabulaire de l'islam ;
- Charia ;
- Wahhabisme, chiisme, Omeyyades, Abbassides, Fatimides ;
- les écoles traditionnelles d'interprétations du sunisme : malékisme, hanbalisme, shafi'isme, hanafisme ;
- Islam libéral.
- Rapport homme/femme en islam
- Islam et homosexualité

Liens externes


- Catégorie:Islam ms:Islam ko:이슬람교 ja:イスラム教 simple:Islam th:ศาสนาอิสลาม


Hindou

Om (ou Aum) est le plus important symbol religeuse de l'Hindouisme L'hindouisme est la plus vieille des principales religions du monde et avec plus de 900 millions de fidèles, elle est actuellement la troisième plus répandue, après le christianisme comptant environ 2 milliards de fidèles (un milliard de catholiques, 500 millions de protestants, 240 millions d’orthodoxes et 275 millions d’autres) et l’islam à plus d'1,1 milliard. L'Hindouisme peut être convenablement défini comme étant un mode de vie socio-religieux.

Tentative de définition

L'hindouisme, ou plus exactement le Sanatana Dharma, est plus une façon de vivre et de penser qu’une religion organisée. Historiquement, « hindou » ne fait pas référence à un système de croyances religieuses ; le terme d’origine persane se rapporte aux personnes qui vivent de l’autre côté (d’un point de vue persan) du Sind, sur les rives de l’Indus. Après la colonisation britannique, le terme a été employé pour indiquer un ensemble flou de faits religieux. En 1966, la cour suprême de l'Inde a défini le cadre de la foi hindou comme suit : # l’acceptation respectueuse des Veda comme la plus Haute Autorité sur les sujets religieux et philosophiques et l’acceptation respectueuse des Veda par les penseurs et philosophes hindous comme base unique de la philosophie hindoue, # l’esprit de tolérance et de bonne volonté pour comprendre et apprécier le point de vue de l’adversaire, basé sur la révélation que la vérité comporte plusieurs apparences, # l’acceptation par chacun des six systèmes de philosophie hindoue d’un rythme du monde qui connaît des périodes de création, d’entretien et de destruction, périodes, ou Yuga, qui se succèdent sans fin, # l’acceptation par tous les systèmes de la philosophie hindoue de la croyance dans la renaissance et la pré-existence des êtres, # l’identification du fait que les moyens ou les manières d’accéder au salut sont multiples, # la réalisation de la vérité que, aussi grand que puisse être le nombre des divinités à adorer, on peut cependant être hindou et ne pas croire qu’il faille adorer des idoles, # à la différence d’autres religions, ou croyances, la religion hindoue n’est pas liée à un ensemble défini de concepts philosophiques. Selon un autre point de vue, un hindou est celui qui croit à la philosophie exposée dans les Veda (ou savoir). Les Veda sont peut-être les écritures religieuses les plus anciennes du monde. Leur enseignement de base est que la vraie nature de l’homme est divine. Dieu, ou le Brahman comme il est généralement nommé, existe en chaque être vivant. La religion est donc une recherche de la connaissance de soi, une recherche du divin présent en chaque individu. Les Veda déclarent que personne n’a besoin « d’être sauvé », car personne n’est jamais perdu. Dans le pire des cas, on vit dans l’ignorance de sa vraie nature divine. Les Vedanta reconnaissent qu’il y a beaucoup d’approches différentes de Dieu, et toutes sont valides. N’importe quel genre de pratique spirituelle mène au même état de réalisation de soi. Ainsi, les Vedanta enseignent le respect de toutes les croyances et se distinguent de la plupart des autres religions majeures par leur fort encouragement à la tolérance envers ces différents systèmes de croyance.

La tradition hindouiste

Il semble finalement assez hasardeux de véritablement définir le concept « hindouisme » tant il est complexe et multiforme. Il est donc préférable de cerner l'hindouisme par ses idées et ses pratiques. Lhindouisme existe aujourd’hui sur deux plans différents — le premier basé purement sur la foi et le second basé sur la philosophie. Souvent, les deux plans s’entrecroisent.
- Le plan philosophique : :On compte traditionnellement six antiques
astika ou écoles orthodoxes (car acceptant l’autorité des Vedas) de philosophie, ou shaḍdarshana :
  - Nyaya, le systeme de la logique de l'Inde,
  - Vaisheshika, le système qui a proposé la théorie atomique pour la première fois,
  - Sankhya, sytéme de pensée fondé sur un un dualisme entre l'esprit (Purusha) et la nature (Prakrit), qui fut à l'origine détaché des spéculations théologiques.
  -
Yoga, un système proche du Sankya trés diversifié et également tourné vers les aspects religieux.
  - Purva-Mimamsa (également appelé la Mimamsa), sytème tourné autour de l'éclaircissements du Veda.
  - Uttara Mimamsa — également appelé Vedanta, système centré sur la métaphysique et la nature mystique des Upanishads — (voir l'article philosophie indienne). Les
nastika ou écoles non-orthodoxes - qui ne sont pas discutées dans cet article — sont le jainisme, le bouddhisme et le chârvâka, l'athéisme ancien classique de l’Inde qui réfute l’existence de l’âme ou atmân.
- Le plan de la foi : : Contrairement à la croyance populaire, l’hindouisme vrai n’est ni polythéiste, ni monothéiste. Certains indiquent que l’hindouisme est une religion hénothéiste. Les diverses divinités et avatars adorés par les hindous sont considérés comme différentes formes de l’Un, le dieu suprême, ou
Brahman, formes adoptées qui seules sont accessibles à l’homme. (On prendra garde à ne pas confondre Brahman, l’être suprême et la source ultime de toute énergie divine, et Brahma, le créateur de notre univers particulier.)
Dans un parallèle intéressant avec la trinité chrétienne, il y a trois dieux principaux appelé Trimurti dans le Panthéon hindou : Brahma, Vishnou et Shiva, trois aspects du divin tout comme l’onde et le photon sont deux aspects de la lumière. Le dieu Brahma symbolise le créateur, Vishnu représente le conservateur et Shiva représente le destructeur dans le cycle de l'existence.
On se reportera a cet article pour plus de précisions.
Le
Brahmanisme, qui est la nouvelle forme de la religion védique, se divise en branches, elles-même subdivisées en sectes :
- Le
Vishnouisme ou vaishnavisme qui se rapporte au culte de Dieu en tant que Vishnou ou l'un de ses avatara. Les Livres sacrés sont le Bhâgavata-Purâna - souvent appelé Shrîmad-bhâgavata - et la Bhagavad-Gîtâ.
- Le
Shivaisme ou shaivisme qui se rapporte au culte de Shiva dont la Légende nous est rapportée dans le Shiva-Purâna. Le divinity Rudra des Vedas est identifié avec Shiva.
- Le
Tantrisme qui se subdivise en deux ou trois branches selon les classifications et qui se rapporte à la réalisation de shakti, l'énergie souvent associée a une forme de Devî, la déesse mère (Kâlî, Durga...).
- Le
Smartisme, ce qui croit en seulement un Dieu mais accepte le culte de quelque divinité comme un chemin pour adorer le Dieu. Chacun de ces cultes se pratique avec les mêmes moyens philosophiques ou de yoga, ce sont leurs méthodes qui diffèrent. Ces dénominations ne devraient pas être considérées comme des "églises", parce qu'il n'y a aucun dogme central dans l'Hindouisme, et la croyance individuelle sont toujours respectées. D'ailleurs, une majorité énorme des hindous moderne peut ne pas se considérer pour appartenir à toute dénomination. Il y a beaucoup de sects de réforme, comme l'Arya Samaj (Lit., société des Aryens) qui adoptent le monotheisme, la croyance seulement dans les Vedas et le rejet d'idolatorie. Selon une évaluation, les Vaishnavas, constituant approximativement 80% des hindous d’aujourd’hui, adorent l’un des trois plus récents avatars — ou incarnations terrestres — de Vishnou comme déité principale. Le septième avatar de Vishnou est Râma, le huitième est Krishna, et le neuvième change suivant les sources : Bouddha, dans la grande majorité des écoles, mais aussi plus rarement et moins sérieusement, Jésus-Christ ou encore quelques fois le fondateur de la secte dont on consulte les textes sacrés. L'intégration de Bouddha dans le panthéon hindou est apparue assez tardivement, probablement au ; ce procédé somme toute assez hardi est l'expression de la contre-réforme brahmanique au bouddhisme, entamée au IIe siècle av.J-C. Certains reconnaissent tous ceux qui précèdent comme de véritables avatara, augmentant par là le compte traditionnel de dix (Kalki y compris, qui apparaîtra à la fin de l’ère présente, le Kali Yuga) à pas moins de 27. La plupart des 20% des hindous restants sont des Shaivites, qui adorent Shiva ; le reste se consacre à Shakti, Ishvarī ou la déesse ténébreuse Kâlî. Mais bien souvent, le croyant hindou possède chez lui les représentations de plusieurs de ces formes de Dieu (Ishvara).

Croyances et pratiques communes à l'Hindouisme

Bien que L'hindouisme soit la rencontre d'un ensemble de cultes, chaque hindou partage un tronçon de valeurs communes. La somme de ces valeurs identifie le croyant hindou (plus d'informations sont disponibles dans le glossaire de l'hindouisme).

Croyance de base

On peut dire que ce qui est commun à tout les Hindous est la croyance dans Dharma (des fonctions et des engagements), Reincarnation (renaissance), Karma ("actions ", menant une cause et rapport d'effet), et à un Moksha (liberation) de chaque âme par une variété de chemins, tels que Bhakti (dévotion), de Karma (action), de Jnana (la connaissance), et naturellement, l'Ishvara (le Dieu). Reincarnation ou la transmigration de l'âme pendant un cycle de naissance et de mort, jusqu'à ce qu'il atteigne Moksha, est régi par Karma. La philosophie de Karma sur étend en avant les résultats des actions libre-voulues, qui laissent leur impression l'âme ou le soi, appelés comme l'atmân.

Le nature du Dieu

Les Vedas dépeignent le Brahman comme le réalité finale, avec les divinités personnels, appelés des devas en tant que différents aspects ou manifestations d'un Brahman. Brahman (ne pas être confondre avec la divinité Brahma) est vu comme un esprit universel. Brahman est le final existence, infinie, absolue, transcendent et immanente, le total et la somme de tout ce qui est, était, ou sera. En plus, comme les religions Abrahamique qui croient en Dieu personnel, les Hindous croient également en Dieu, qui est la forme personnelle de Brahman. Voir le Brahman avec des qualités positives amène le concept de Dieu en tant que un Seigneur Suprême ou Ishvara. Tout les Hindous maintiennent que l'Ishvara est un et seulement un, bien que les demi-dieux ou les devas qui sont ses manifestations mondaines pourraient être aussi nombreux que 330 millions. Ishvara a pu être regardé de quelque façon comme un être non-corporel, infini, spirituel, ou comme des divinités anthropomorphes tels que Shiva et Vishnou, pour les cultes de dévotion. Il est important de noter que la perception contemporaine de l'Hindouisme dépeint une religion monothéiste inclusive, dont les différentes divinités ne sont que les formes différentes d'un Dieu simple.

Le cycle de la vie

Comme toute religion, l'hindouisme a fondé sa foi sur un rituel funéraire particulier et sur une croyance de la mort originale. L'hindou croit en une vie après la mort, le corps n'étant qu'une enveloppe matérielle temporaire. Lorsque survient le moment de quitter la vie, l'âme ou lâtman
, sort du corps et peut enfin atteindre la libération ou mokshâ. Cependant, si son karma a accumulé le fruit de trop d'actes négatifs (les mauvaises actions), lâtman s'incarne dans un nouveau corps sur une planète comme la terre (ou inférieure qui compose l'enfer), afin d'y subir le poids de ses mauvaises actions. Si son karma est positif, il ira vivre comme un dieu ou deva, sur l'une des planètes célestes (supérieures à la terre, ou paradis). Une fois épuisé son karma, l'âme retournera sur terre dans un autre corps au sein d'une caste. Ce cycle est appelé samsâra. Pour briser ce cycle perpétuel, l'hindou doit vivre de manière à ce que son karma ne soit ni négatif, ni positif, selon ce verset de la Bhagavad-Gîtâ (II.10) : « Ni les vivants, ni les morts et ni les divinité,le sage ne pleure ou pardonne. » Le yoga lui enseigne le moyen de parvenir à ce résultat, l'hindou ayant le loisir de choisir la méthode qui lui convient le mieux en fonction des écoles de philosophie indienne. Aujourd'hui, le croyant hindou, puisqu'il vit dans une époque matérialiste ou Kali-yuga, préfère choisir la voie du bakti-yoga ou de la dévotion. Lors de la mort l'esprit est séparé du corps. Le non-initié sera alors pris d'une irrésistible envie d'en retrouver un, ce qu'il fera. Par contre, l'initié saura trouver la porte de la libération.

Les quatre stades de la vie

Selon la tradition védique, l'hindou doit traverser quatre étapes dans sa vie ou
âshrama (l'autre sens de ce mot désigne un ermitage de sannyasi). Ces quatre périodes de la vie sont les suivantes: #Le brâhmâchârya : le jeune hindou, en présence de son maître ou gurû, observe une période de formation aussi bien profane que spirituelle. Il y développera son savoir et sa vertu. #Le grihastha : l'hindou entre dans la vie mondaine, il se marie et fonde une famille, qui est aussi un devoir religieux. Durant cette période, il a le droit de jouir de la vie tout en apprenant à se maîtriser. #Le vânaprastha : après avoir accompli son devoir social, l'hindou quitte sa famille, à qui il a laissé les moyens de sa subsistance, et va vivre une période d'étude des écritures sacrées dans le « séjour dans la forêt ». Il y pratiquera la méditation et le jeûne. #Le sannyâsa : l'hindou réalise l'état de renoncement, en se désintéressant du monde, c'est alors qu'il devient un sannyasi. Détaché du monde, il peut retourner auprès des siens puisqu'il ne craint plus les tentations matérielles. Il pourra alors faire profiter son entourage de son expérience et de son savoir.
Aujourd'hui, ces deux dernières étapes ne sont plus guère pratiquées que par un petit nombre. L'hindou ayant trouvé dans le bakti-yoga, un moyen plus simple et plus sûr de se libérer du monde en se dévouant à son Dieu. Précisons que l'augmentation du nombre dâshrama en Inde, n'a rien à voir avec ses quatre étapes. Il s'agit surtout de centres de vacances pour occidentaux en mal d'exotisme dépourvu de réelles valeurs spirituelles mais tout à fait lucratifs.

Les quatre objets de la vie

En parallèle des quatre périodes de la vie hindoue, l'hindouisme considère qu'il existe quatre buts à l'existence ou purushârtha. Les désirs humains étant naturels, chacun de ces buts sert à parfaire la connaissance de l'homme puisque, par l'eveil des sens et sa participation au monde, il en découvre les principes. Cependant, l'hindou doit se garder d'en être charmé, sous peine d'errer sans fin dans le cycle du samsâra. #Artha ou la richesse : L'homme doit participer à la société en se créant un patrimoine et des relations qui seront le fruit de son travail. Il doit faire attention de ne pas se faire abuser par le charme d'une vie d'aisance, mais doit en retirer un enseignement. La période de Grihastha est propice au développement de ce but. #Kâma ou le plaisir : Contrairement à la tradition chrétienne, le plaisir n'est pas perçu comme un mal: c'est un don de Dieu. Dans la mythologie, le dieu Amour, kâma est la source de la création. Les Kâmasûtra exposent les moyens d'exalter les sens et d'épanouir la vie de couple. Grâce aux plaisirs, le champ de connaîssace s'élargit: l'acte d'amour en étant le paroxysme où l'homme et la femme ne se distinguent plus que dans le couple et recréent l'unité divine. Le plaisir doit être dirigé dans le but de la connaissance et ne doit pas devenir un mode de vie qui conduirait à accomplir des actes immoraux ou adharmique. #Dharma ou le devoir : Le Dharma doit diriger toutes les quatre périodes de la vie hindoue. Le devoir permet à l'homme de poursuivre sa vie sur le droit chemin, en se conformant au droit et à la morale qui sont transcrits dans les Dharma-Sûtra ou le Manu-Samhitâ dit Lois de Manu. #Moksha ou la délivrance : Durant les deux dernières périodes de la vie de l'hindou, celui-ci recherche le Moksha. Mais il s'agit surtout du but ultime de la vie de l'Hindou qui peut y parvenir selon différents moyens, comme le Batki-Yoga (voir philosophie indienne).
La svastikâ, malheureusement plus connue sous l'appellation de « croix gammée », est le symbole même de ces quatre buts, les quatre Vedas et périodes de la vie. Ce signe, d'origine très ancienne, se retrouve dans de nombreuses civilisations et symbolise la révolution du soleil et les forces cosmiques. Les quatre branches symbolisent les objets et saisons de la vie qui convergent vers un même centre, le bindu. Ce point central qui représente l'éther (le cinquième élément en Inde) rayonne sur les quatre autres, ainsi que sur les points cardinaux, comme sur les buts et saisons de la vie humaine. Comprendre ce symbole et méditer dessus, permet de réaliser l'unité de l'univers et de Dieu.

La vie en société

En Inde, on considère que la société est également organisée selon l'équilibre du dharma. Cette organisation permet l'harmonisation des rapports entre les hommes et de définir les actes qui leur incombent. Ce souci d'équilibre a une origine doctrinale, car elle répond de fait, à la symbolique des guna, ou qualités/saveurs. Aux trois Guna, correspondent trois couleurs (le noir, le rouge et le blanc) qui sont chacunes associées à une caste. A l'origine, l'hindou ne naît pas dans une caste: il acquérera sa caste en fonction du rôle et des responsabilités qu'il sera amené à jouer. Beaucoup de textes mythologiques denoncent l'usurpation au titre de brahmane de certains personnages qui, sous couvert de la naissance, profitaient d'un statut valorisant sans s'aquitter de leurs devoirs. Mais, à la suite des invasions comme de la colonisation britannique, la règle s'est reserrée au profit des castes dirigeantes, enfermant les sudra dans une position de dominés par la société. Ce système qui nous paraît archaïque est pourtant toujours en vigueur chez nous : nous ne voyons que très peu de petites gens, arrivés en haut du système social, Napoléon fut l'un des rares a réussir une telle élévation sans véritablement avoir compté parmi les basses couches. En occident, cependant, l'organisation de la société n'est pas dogmatique mais pratique. Le sentiment d'incompréhension de l'occidental sur ce mode d'organisation s'explique par une assimilation à l'ancien système féodal européen. On ignore souvent que ce système naturel et inné (voir La vie dans la Cité), que l'on retrouve dans le règne animal (fourmis, abeilles et les mammifères vivant en troupeau) et dans l'organisation familiale, est évolutif et qu'il s'adapte de fait avec la société suivante: que le système soit aristocratique, théocratique, prolétaire ou bourgeois on retrouve une hiérarchie similaire qu'illustrent les crises et fractures sociales. Le système de caste basé sur la naissance, qui est malheureusement existant en Inde moderne, n'était pas existant dans l'Hindouisme Vedic antique. Une hymne célèbre du Veda indique: "je suis un poète, mon père est un médecin, le travail de ma mère doit rectifier le maïs......" (Rig-Veda 9.112.3)

Le védisme: Les origines de l’hindouisme

Il reste très peu d’informations sur l’hindouisme primitif. Les documents connus les plus anciens sont les Veda, décrits ci-dessous, qui sont généralement censés avoir été codifiés sous leur forme actuelle des siècles avant les premières versions écrites, puis transmis avec exactitude par la tradition orale. Les textes les plus anciens sont composés dans une forme antique du sanskrit, une langue indo-européenne, et comporte des similitudes avec les textes du Zoroastrisme. En fait, le sanskrit des Veda et l’avestan, la langue du Zoroastrisme, sont considérés comme des langues quasiment identiques. L’âge des Veda et l’origine de leurs auteurs sont des sujets controversés. Une théorie professe qu’ils proviennent des premières sociétés d’Asie du sud, un espace qui aurait été peuplé pour la première fois vers le . La théorie alternative, dite théorie de l'invasion aryenne, soutient qu’elles sont dérivées d’idées importées par des migrants du .

La contribution de la civilisation de la vallée de l'Indus à l'hindouisme

Les fouilles archéologiques dans la vallée de l'Indus n'ont pas apporté beaucoup d'indices de l'existence des temples publics. Cependant, il y a des preuves convaincantes que cette civilisation n’était certainement pas purement séculaire. Un seul cimetière de la civilisation de l'Indus a été trouvé et fouillé, il ne montre pas de pratiques d’enterrements royaux raffinés, mais les objets personnels enterrés avec les corps semblent indiquer une croyance en une vie après la mort où on aurait besoin de ces choses. L’eau semble avoir joué un rôle important dans la vie sociale, et probablement religieuse, si l’on en juge par le nombre important de bains publics retrouvés. La coutume hindoue moderne de se baigner au début du jour et avant les repas principaux a probablement débuté ici. Beaucoup de figurines de déités féminines y ont été découvertes. Celles-ci ont pu signifier la créativité, l’origine et la continuité de la vie, et elles étaient peut-être adorées comme des représentations symboliques du principe femelle de l’énergie créatrice et de pouvoir. Dans l’hindouisme moderne, la survivance de ces symboles est la Shakti. Mais elles ne sont pas utilisées comme décor dans les milliers de sceaux d’argile qui ont été découverts, ni dans une sculpture de quelque importance, aussi ces figurines de « Déesse Mère » étaient-elles plutôt adorées dans le cadre du foyer que dans un culte public. Des figurines de déités masculines portant des cornes raffinées (ou un couvre-chef à cornes) ont également été découvertes, certaines d’entre elles avec trois visages. Ce sont peut-être les formes originelles de la triade exprimée par la Trimurti de Brahma-Vishnu-Shiva (Générateur-Organisateur-Destructeur) de l’hindouisme contemporain, mais elles sont aussi étrangement semblables aux sculptures, peintures et bas-reliefs de divinités à cornes en Europe, comme celle du « sorcier » dans la caverne des Trois Frères en France datant du paléolithique. Les figurines indiennes adoptent la posture des yogis, les jambes croisées, suggérant que le yoga ou la méditation était l’une de leurs pratiques pour découvrir les secrets de la vie et de la création. Les figurines de lingam et de yoni, représentations symboliques des organes sexuels mâle et femelle qui sont encore répandus dans les formes populaires du culte de Shiva, y ont également été découvertes.

Les écritures sacrées

Les écritures sacrées de l’Inde antique se classent grossièrement en trois catégories. Tout d’abord, il y a les Veda, les écritures antiques de la religion védique de laquelle l’hindouisme moderne dérive. En second lieu, on trouve les écritures hindoues post-védiques. Enfin, en dernier lieu, on met ensemble les écritures des mouvements dissidents comme le bouddhisme et le jainisme. Ceux-ci étaient en grande partie des réactions contre les Veda, mais ils ont beaucoup emprunté aux deux premières, en terme d’enseignement et de conception générale de la vie. Nous discuterons ici seulement des deux premières catégories.

La Shruti: Les Veda

On s’accorde à penser que les Veda sont les textes religieux existants les plus anciens au monde. Les Vedas sont considérés comme Shruti (indiqué) par les Hindous. On dit qu'ils sont indiqués par l'Esprit Suprême (ou le Deus) Brahman à les sages/les scombres (rishis), tandis que les rishis étaient dans la méditation profonde. Les idées exprimées dans les Vedas ont été, tout d’abord, traditionnellement transmis oralement de père en fils et de professeur à disciple. Par la suite, ces idées qui circulaient depuis longtemps, ont été codifiées et compilées par un sage appelé Vyasa (littéralement, le compilateur). Sur la base d’indices internes et externes, les chercheurs ont avancé diverses dates pour l’origine du Veda, s’étendant approximativement de 5000 av. J.-C. à 1500 av. J.-C.. Dans la vision hindoue traditionnelle, les Veda seraient non personnels et sans commencement ni fin, ce qui signifie que les vérités décrites dans les Veda sont éternelles et qu’elles ne sont pas des créations de l’esprit humain, ce en quoi elles diffèrent des enseignements du bouddhisme et du jainisme . Il y a quatre Veda : le Rig-Veda, le Yajur-Veda, le Sama-Veda et l’Atharva-Veda plus tardif. Chacun est divisé en quatre sections :
- Samhita : contient les mantras et les hymnes;
- Brahmana : les textes liturgiques et de rituel;
- Aranyaka : la section théologique;
- Upanishad : la section spéculative. La religion védique, en particulier dans sa période archaïque, était différente de l’hindouisme actuel par de nombreux aspects, en particulier la référence aux femmes comme autorité religieuse (avec existence de femmes rishis), un manque apparent de croyance en la réincarnation, et un panthéon nettement différent, avec Indra comme chef des dieux, et de rares mentions de la trinité postérieure de Brahma, Vishnou, et Shiva.

La Smriti : Les écritures hindoues post-védiques

Les Vedas sont désignés sous le nom de Shruti (ce qui est révélé). Les livres plus récents sont appelés Smriti (ce qui est rappelé ou mémoire/tradition). Tandis que la littérature shruti est écrite en sanskrit védique, les textes smriti sont en Sanskrit classique (plus facile), et pour certains, en prâkrit, ou langue commune. Puisqu’accessible à tous, la littérature smriti a connu une grande popularité parmi toutes les couches de la société indienne, et ce dès le début. Aujourd’hui même, la plus grande partie du monde hindou est plus familière avec le smriti qu’avec la littérature sruti réservé à la caste dominante des brahmanes. La smriti correspond donc à la littérature populaire, et, en temps que telle, elle est théoriquement moins ardue que la sruti (la shruti remontant à l'aube de l'Inde c'est-à-dire à l'époque védique, est aujourd'hui, du fait de son langage et son vocabulaire, sujet à interprétation). La smriti (collection de 36 textes selon Paithina) est le pendant populaire de la shruti, au travers l'histoire des Dieux et des héros, elle instruit sur la pensée indienne. La littérature smriti inclut :
- les Itihâsa : les épopées comme Râmâyana, Mahâbhârata,
- les Purâna ou textes mythologiques au nombre de 18 pour les principaux,
- les Âgama, traités théologiques au nombre de 28 qui sont complétés par les Upâgama (Âgama mineurs) et
- les Darshana, textes philosophiques. Les Dharmashâstra (ou livres de loi) font également partie du smriti. De temps en temps, apparaissent de grands législateurs (comme par exemple Manu, Yajnawalkya et Parasara) qui codifient les lois existantes et éliminent les règles désuètes pour s’assurer que la façon de vivre hindoue reste conforme à l’esprit védique tout en étant en accord avec le temps présent. La philosophie hindoue décrite dans les épopées est la doctrine de l’avatar ou incarnation de Dieu comme être d’humain. Les deux avatars principaux de Vishnou qui apparaissent dans les épopées sont Râma, le héros du Râmâyana, et Krishna, le protagoniste majeur du Mahâbhârata. À la différence des dieux du Samhita védique et du concept abstrait de brahman des Upanishad, un dieu partout présent et sans forme, les avatars de ces épopées sont des intermédiaires humains entre l’être suprême et les mortels. Cette doctrine a eu un grand impact sur la vie religieuse hindoue, parce qu’elle montre que Dieu s’est manifesté sous une forme qui pourrait être appréciée même par le plus modeste des hommes. Râma et Krishna sont depuis des milliers d’années des manifestations du divin aimées et adorées des hindous. Le concept du brahman des Upanishad est assurément le pinacle de la pensée religieuse indienne, mais le concept des avatars a certainement eu plus d’influence sur l’hindou moyen.

La philosophie de l'Inde

L'hindouisme a comme particularité sur les autres religions le fait qu'il soit intimement lié avec la philosophie (ou Darshana) et la science en général (sociale comme physique). Contrairement à l'Occident où les conflits furent nombreux entre les autorités religieuses et les savants, l'hindouisme digère chaque découverte. Souvent, à la lecture d'un ouvrage qui traite d'un domaine particulier comme la mythologie (tel un purâna), les auteurs y ont distillé des informations sur la théologie, la philosophie, l'astrologie... Lire un purâna, c'est avant tout lire une encyclopédie (le Bhâgavata-purâna étant le meilleur exemple). On trouve donc classiquement deux sortes de philosophies indiennes : les philosophies astika, qui suivent le Veda et les philosophies nastika qui, comme nous l'avons vu plus haut, sont le jainisme, le bouddhisme et le chârvâka, l'athéisme ancien, philosophies qui rejettent le Veda. Voir article détaillé : philosophie indienne

L'hindouisme dans le monde

L’Inde, Maurice et le Népal sont des nations majoritairement hindouistes. L’Asie du Sud-Est a été largement hindouisée depuis le et fit même partie de l’Empire Chola autour de l’an mil. Il en reste un grand nombre de preuve architecturale, comme la ville-temple d’Angkor Vat, ou autre, comme l’incontestable parenté entre les danses qu’on y pratique et le Bharata Natyam ou le Kathakali. L’île de Bali, partie intégrante de l’archipel indonésien est ainsi restée majoritairement hindouiste au milieu d’une nation islamisée plus tardivement. L’Indonésie a cependant gardé comme symbole national Garuda, le véhicule de Vishnou. On trouve actuellement des minorités hindouistes importantes dans les pays suivants : le Bangladesh (11 millions), le Myanmar (2,1 millions), le Sri Lanka (2,5 millions), les États-Unis (1,7 million), le Pakistan (1,3 million), l’Afrique du Sud (1,2 million), le Royaume-Uni (1,2 million), la Malaisie (1,1 million), le Canada (0,7 million), les Fidji (0,5 million), la Trinité-et-Tobago (0,5 million), le Guyana (0,4 million), les Pays-Bas (0,4 million) et le Suriname (0,2 million).

Les Indianistes français


- Emile-Louis Burnouf
- Eugène Burnouf
- Constant Kerneïz
- Alain Daniélou
- Louis Renou
- Louis Frédéric
- Jean Varenne
- Jean Herbert

Les penseurs Indiens


- Sri Aurobindo
- Bhaktivedanta
- Chaitanya
- J.Krishnamurti
- Patanjali
- Mâ Ananda Moyî
- Ramakrishna
- Râmana Maharshi
- Râmdâs
- Vivekânanda
- Sathya Sai Baba [(http://www.sairama.com/) (présentation de Sathya Sai Baba)]

Voir aussi

Sources


- Dictionnaire de la sagesse orientale, ed. Robert Laffont, 2002
- Alain Daniélou, Mythes et Dieux de L'Inde, le polythéisme hindou, ed. Flammarion, 1992
- Jean Herbert, La mythologie Hindoue, son message, ed. Albin Michel, 1980

Liens internes


- Controverses autour de l'Hindouisme
- Trimurti, Brahman, Vishnou, Shiva, Shakti, Kâlî, Parvati, Durga, Rama, Krishna, mûrti, les Veda, le Mahâbhârata, la Bhagavad-Gîtâ, les Upanishads, villes saintes de l'Inde,L'Inde et l'Occident, le dialogue christianisme-hindouisme.

Liens externes


- [http://supervielle.univers.free.fr/spiritualite/gourous.htm Présentation des maîtres spirituels hindous et de leurs textes]
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/hindouisme.asp Citations de saints, théologues, poètes et philosophes, notamment hindous] ;
- [http://stehly.chez.tiscali.fr/hindouis.htm Site universitaire d'histoire des religions sur l'hindouisme] ;
- [http://www.bnf.fr/pages/liens/d1/religion-hindouisme-d1.html Les signets de la Bibliothèque nationale de France sur l'hindouisme]
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/veda.html La religion Védique]
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/salut-inde.html Les premières doctrines du salut indiennes] : Identité Brahman-Atmân, samsara, Darsana et Samkhya-Yoga Catégorie:Hindouisme Catégorie:Philosophie ja:ヒンドゥー教 ko:힌두교

Shrîvijaya

ms:Srivijaya ja:シュリーヴィジャヤ王国 Catégorie:Ancien pays d'Asie Catégorie:Histoire du monde indien Catégorie:Histoire de l'Indonésie Le Shrîvijaya, Srivijaya ou Sri Vijaya (prononcer Srividjaya) est un royaume de l'île de Sumatra, attesté du VIIe au . On suppose que son existence remonte au , mais c'est seulement au VIIe siècle qu'il remplace le royaume de Funan pour le contrôle du détroit de Malacca. L'Empire de Shrîvijaya avait son centre dans la région actuellement connue sous le nom de Palembang ou non loin, à Jambi sur le littoral nord-est de Sumatra, au bord du détroit de Malacca. C'est d'ici que ce royaume de la mer, la « thalassocratie » de Shrîvijaya règna du VII au , jusqu'à ce que d'autres Empires maritimes javanais, (royaume de Singhasari, puis Kediri et enfin l'immense Empire Majapahit) ne viennent le conquérir. Les rois de Shrîvijaya dominèrent tout l'archipel malais, dirigeant le commerce et continuant leurs conquêtes du VIe au . L'Empire de Shrîvijaya exercait sa suprématie sur l'actuelle Indonésie, la Malaisie et jusqu'aux Philippines. Son influence s'étendait surtout sur les côtes et rives des fleuves, mais peu sur l'intérieur des terres. Contrairement aux états de l'île de Java, Shrîvijaya n'a pas produit de monuments importants qui ont survécu jusqu'à notre époque. L'Empire était au départ influencé par la civilisation de l'Inde et de la religion hindoue ; assez vite, on parle de civilisation indo-bouddhique car ces deux grandes religions « fusionnèrent » et jouissaient d'une influence égale. Le bouddhisme mahâyâna (Grand Véhicule) était très vivace dans l'Empire — les premières images du Bouddha que l'on connaisse remontent au — à Palembang, Sumatra, mais aussi à Jember, Java-est, et jusqu'à la côte ouest de l'île de Sulawesi (Célèbes). Dans la Province de Riau (nord-ouest de Sumatra ), il existe plusieurs sites et vestiges très anciens comme le complexe de temples « Candi Muara Takus » (département de Kampar), le site de Padang Candi (département de Inderagiri Hulu), ceux de Sintung, Siarang-Arang et Sedinginan (département de Bengkalis), ainsi que l'inscription de Pasir Panjang à Karimun dans la Province de l'Archipel de Riau. Le voyageur et moine bouddhiste chinois Yijing observa que ses coreligionnaires étaient nombreux dans la capitale et il recommanda la ville comme centre pour y apprendre le sanskrit. Les marchands de Shrîvijaya fréquentaient le sud de l'Arabie, la côte orientale de l'Afrique, et la Chine méridionale. Shrîvijaya contrôla longtemps le commerce maritime entre l'Inde et la Chine. Le royaume profita aussi des guerres et des incursions des Huns () qui rendaient la route de la soie peu sûre. En 1025, le Shrîvijaya est pillé par les Chola. Perdant le contrôle du commerce maritime entre la Chine à l'Inde, le royaume va décliner. Les princes vassaux, comme Kertanagara de Singhasari, se libèrent de son influence et se développent à ses dépens. Le royaume va encore subsister encore deux siècles mais sous une forme beaucoup moins influente.

Voir aussi


- Empire Majapahit
- Royaume du Champâ

12 octobre

Le 12 octobre est le 285 jour de l'année (286 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour :Saint Wilfried.

Événements


- 900 : Le roi Louis III se fait couronner roi d'Italie
- 1428 : Début du siège d'Orléans par les Anglais
- 1492 : Découverte de l'Amérique par Christophe Colomb
- 1754 : Joseph François Dupleix, gouverneur général de comptoirs français en Inde, ruiné, rembarque pour la France
- 1792 : Pose de la pierre angulaire de la Maison Blanche, à Washington
- 1792 : Jean-Christophe Wisch devient Colonel au 99e régiment d'Infanterie
- 1793 : Décret de la Convention : «Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n'est plus.»
- 1810 : Première fête de la bière à Munich
- 1822 : Le Brésil proclame son indépendance
- 1832 : Christophe de Jussieu est nommé préfet de la Vendée
- 1902 : Premier match de football entre l'Autriche et la Hongrie à Vienne avec un résultat de 5 à 0
- 1903 : Inauguration à Clermont-Ferrand de la statue équestre de Vercingétorix
- 1920 : Georges Carpentier devient champion du monde de boxe dans la catégorie mi-lourds.
- 1929 : Signature de la convention de Varsovie, réglementant le transport international par aéronef
- 1929 : Mariage de Joan Miró artiste catalan à Palma de Majorque avec Pilar Juncosa
- 1929 : Joseph Lyons devient Premier ministre de l'Australie
- 1933 : Acquisition de l'île d'Alcatraz par le ministère de la justice des États-Unis pour y construire un pénitencier fédéral.
- 1934 : Pierre II monte sur le trône de Yougoslavie
- 1935 : Mariage à Rome de Jean de Bourbon, comte de Barcelone avec la princesse Marie des Deux-Siciles
- 1940 : Toute invasion de la Grande-Bretagne par les Allemands est remise à plus tard.
- 1940 : Création du ghetto de Varsovie
- 1940 : Premier vol de l'Iliouchine Il-2
- 1942 : Victoire des Américains sur les Japonais à Guadalcanal
- 1942 : Prolongement au nord de la ligne 5 du métro parisien jusqu'à Église de Pantin
- 1944 : Élection de Louis de Broglie (prince puis duc de Broglie) (1892-1987) à l'Académie française
- 1957 : Lester B. Pearson reçoit le prix Nobel de la paix
- 1957 : Accident nucléaire à Windscale, Grande-Bretagne (du 7 au 12 octobre)
- 1963 : Première expérience vidéo en France avec les Raisins verts de Jean-Christophe Averty
- 1964 : Le premier vaisseau spatial multiplace le Voskhod I, est lancé par les Russes
- 1964 : Coup d'État contre le général Nguyen Khanh, l'armée prend le pouvoir au Sud-Viêt Nam
- 1968 : Indépendance de la Guinée équatoriale
- 1968 : Ouverture des jeux olympiques d'été à Mexico
- 1975 : Paul VI canonise l'archevêque irlandais Oliver Plunkett
- 1983 : Condamnation à 4 ans de prison, pour corruption, de Tanaka Kakuei, homme politique japonais
- 1984 : Margaret Thatcher, Premier ministre de Grande-Bretagne, échappe à un spectaculaire attentat.
- 1988 : Instauration, en France, de Revenu minimum d'insertion RMI par le Premier Ministre Michel Rocard
- 1992 : Entrée en fonction de Leonid Koutchma comme Premier ministre d'Ukraine
- 1996 : Découverte de l'astéroïde nº 19308 sous le nom de1996TO566
- 1997 : Victoire de Paul Biya aux élections présidentielles du Cameroun
- 1999 : Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, proclame comme le six milliardième habitant de la planète un petit garçon né à Sarajevo.
- 2000 : Gao Xingjian, français d'origine chinoise, reçoit le Prix Nobel de littérature.
- 2000 : Ataque suicide du mouvement Al-Qaida contre le destroyer américain USS Cole à Aden
- 2000 : Fin de la diffusion sur Téva du feuilleton télévisé brésilien Terra Nostra
- 2001 : L'ONU et son secrétaire général, Kofi Annan, recoivent Le prix Nobel de la paix.
- 2002 : Attentat à la voiture piégée dans un quartier touristique de l'île indonésienne de Bali

Naissances


- 1537 : Édouard VI, roi d'Angleterre.
- 1792 : Christian Gmelin, chimiste allemand († 1860).
- 1798 : Pierre I du Brésil
- 1855 : Arthur Nikisch, chef d'orchestre et violoniste hongrois
- 1865 : James Ramsay MacDonald, dirigeant travailliste britannique
- 1872 : Ralph Vaughan Williams, compositeur anglais
- 1896 : Eugenio Montale, poète italien
- 1935 : Luciano Pavarotti, ténor italien
- 1938 : Anne Perry, romancière britannique, spécialisée notamment dans le « roman policier victorien »
- 1943 : Frank Alamo, chanteur français
- 1945 : Aurore Clément,actrice.
- 1953 : Serge Lepeltier
- 1955 : Brigitte Lahaie, actrice française
- 1957: Annie-Laurence Isnard, nee a Alger, comptable, Francaise
- 1958 : Clémentine Célarié, actrice française
- 1967 : Tonton David, chanteur et compositeur français
- 1975 : Marion Jones, athlète américaine

Décès


- 54 : empoisonnement de l'empereur romain Claude.
- 1692 : Giovanni Battista Vitali, violoniste et compositeur italien
- 1844 : Claude Tillier, pamphlétaire et romancier français
- 1863 : Andrei Mureşanu poète roumain de Transylvanie
- 1924 : Anatole France, romancier français
- 1971 : Gene Vincent
- 1985 : Alex La Guma, écrivain
- 1996 : René Lacoste, joueur de tennis, français, (° 1904).
- 1998 : Matthew Shepard, étudiant américain (assassiné) (° 1976)
- 2000 : Igor Correa Luna, violoncelliste et chef d'orchestre
- 2002 : Audrey Mestre, apnéiste française
- 2003 : Bill Shoemaker, jockey membre du Temple de la renommée, il comptait à lui seul 8 883 victoires

Célébrations


- Découverte de l'Amérique par Christophe Colomb.
- Espagne : Fête nationale.
- Guinée équatoriale : Fête nationale.
- Équateur : Journée de la date.
- Bolivie : Fête de la Vierge du Rosaire à Cochabamba.
- Saint Wilfried, mais aussi Sainte Spérie (encore appelée Sainte Espérie ou Sainte Exupérie), Saint Edwin. Catégorie:Jour de l'année ja:10月12日 ko:10월 12일 ms:12 Oktober simple:October 12 th:12 ตุลาคม

2002

Cette page concerne l'année 2002 du calendrier grégorien. Pour le nombre, voir 2002 (nombre).
2002 est également le titre d'un film hong-kongais réalisé en 2001 par Wilson Yip.

Événements

Premier trimestre


- Détails : Janvier 2002 - Février 2002 - Mars 2002
  - 1 janvier : entrée en circulation des billets et pièces de la nouvelle monnaie unique européenne créée en 1999 : l'euro.
  - 6 janvier : Argentine, dévaluation du peso de 28% par rapport au dollar.
  - 18 janvier : Congo (RDC) : éruption du volcan Nyiragongo dévastant la ville de Goma.
  - 31 janvier : À New York, ouverture du Forum économique mondial qui se tient habituellement à Davos en Suisse. Laurent Fabius y représente la France.
  - 31 janvier : À Porto Alegre au Brésil, ouverture du contre-forum Forum social mondial
  - 8 au 24 février : Jeux Olympiques d'hiver à Salt Lake City (États-Unis).
  - 23 février : Colombie : Enlèvement par les FARC d'Ingrid Betancourt, candidate aux élections présidentielles.
  - 4 mars : loi n° 2002-303 sur la nouvelle organisation du système de santé en France : les chiropraticiens sont reconnus officiellement (art. 75)
  - 15 mars : Sommet UE à Barcelone. Nombreuses manifestations.
  - 18 au 22 mars : Conférence internationale sur le financement du développement organisé par l'ONU à Monterrey.
  - 26 mars : tuerie de Nanterre : un forcené, Richard Durn, tue huit membres du conseil municipal de Nanterre avant d'être ceinturé. Il se suicidera le surlendemain en se jetant de la fenêtre du commissariat.

Deuxième trimestre


- Détails : Avril 2002 - Mai 2002 - Juin 2002
  - 12 avril : Hugo Chávez, président du Venezuela, est brièvement chassé du pouvoir par un coup d'État.
  - 21 avril : premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national, arrive derrière Jacques Chirac, candidat du RPR ; contre toute attente, Lionel Jospin, candidat du PS est éliminé ; une manifestation spontanée s'organise le soir même.
  - 29 avril : Diane Pretty se voit refuser son droit à mourir par la Cour européenne des droits de l'homme.
  - : une manifestaion réunit à Paris plus d'un million de personnes selon les organisateurs, tout parti et tout groupuscule confondu.
  - 5 mai : Élection de Jacques Chirac, avec 82 % des suffrages contre 18 % à Jean-Marie Le Pen.
  - 6 mai : en France, Jean-Pierre Raffarin est nommé Premier ministre.
  - 8 juin : Amadou Toumani Touré devient président du Mali.Le lendemain, Ahmed Mohamed ag Hamani est nommé premier ministre.
  - 20 mai : le Timor oriental devient un pays indépendant de l'Indonésie.
  - 9 juin et 16 juin : en France, premier et second tour des élections législatives, victoire de l'UMP, parti du président Jacques Chirac.

Troisième trimestre


- Détails : Juillet 2002 - Août 2002 - Septembre 2002
  - 14 juillet : à 9h58, lors du défilé de la fête nationale, un militant d'extrême droite lié au GUD, Maxime Brunerie, tente d'abattre le président de la République Jacques Chirac
  - 8 et 9 septembre : Inondations dans le sud de la France (23 morts dont 22 dans le Gard, 1,2 millliard d'euros de dégât pour 6 départements)
  - 10 septembre : Adhésion de la Suisse à l'ONU.
  - 18 septembre : Maurice Papon est libéré pour des raisons médicales par la cour d'appel de Paris.
  - 26 septembre aux alentours de 23h00, le "Joola", d'une capacité de 550 personnes, sombre en quelques minutes au large des côtes gambiennes. Environ 2000 sénégalais périssent.

Quatrième trimestre


- Détails : Octobre 2002 - Novembre 2002 - Décembre 2002
  - 4 octobre : meurtre de Sohane Denziane, jeune fille brûlée vive à Vitry-sur-Seine, qui déclenchera une grande émotion
  - 22 octobre : explosion dans une cokerie belge, faisant trois morts et une trentaine de blessés
  - 17 novembre : congrès fondateur de l'UMP au Bourget (Seine-Saint-Denis) ; Alain Juppé est élu président, le parti est rebaptisé Union pour un mouvement populaire (UMP).
  - 19 novembre : Naufrage du Prestige au large du Portugal et de l'Espagne.
  - 29 novembre : drame de Loriol-sur-Drôme : sur l'A7, un automobiliste percute mortellement des sapeurs-pompiers qui intervenaient sur un accident.

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 2002 en aéronautique
- Chemins de fer : 2002 dans les chemins de fer
- Cinéma : 2002 au cinéma
- Sport : 2002 en sport
- Musique : 2002 en musique

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Masatoshi Koshiba, Raimond Davis, Riccardo Giacconi
- Prix Nobel de chimie : John B. Fenn, Koichi Tanaka et Kurt Wüthrich
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Sydney Brenner, H. Robert Horvitz et John E. Sulston
- Prix Nobel de littérature : Imre Kertész
- Prix Nobel de la Paix : Jimmy Carter

Naissances


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Décès en 2002

Janvier


- 1 janvier : Nafissa Sid Cara, première femme ministre de la Ve République, première musulmane membre du gouvernement français (° 1910)
- 4 janvier : Freddy Heineken, président néerlandais de Heineken1923)
- 7 janvier : Louis Mittelberg, caricaturiste et sculpteur polonais (° 1919)
- 7 janvier : René Étiemble, écrivain français (° 26 janvier 1909)
- 11 janvier : Henri Verneuil, cinéaste français (° 15 octobre 1920)
- 12 janvier : Cyrus Vance, ancien secrétaire d'État américain sous l'administration du président Carter (° 1917)
- 13 janvier : Pierre Joubert, dessinateur français
- 15 janvier : Michel Poniatowski, ancien ministre de l'Intérieur français (° 1922)
- 16 janvier : Jean Ellenstein, historien français
- 17 janvier : Camilo José Cela, écrivain espagnol (° 1916)
- 20 janvier : Jean-Toussaint Desanti, philosophe français
- 23 janvier : Pierre Bourdieu, sociologue français (° 1 août 1930)
- 24 janvier : Elie Hobeika, ex-ministre et ancien chef des milices chrétiennes libanais (° 1957)
- 28 janvier : Astrid Lindgren, écrivain suédois pour enfants (° 1907)
- 31 janvier : Karel Voous, botanique néerlandais (° 23 juin 1920)

Février


- 3 février : André Diligent, homme politique français
- 3 février : Raymond Gérôme, acteur et metteur en scène belge
- 3 février : Julien Rassam, acteur français
- 9 février : Princesse Margaret, sœur cadette de la reine Elizabeth II d'Angleterre (° 1930)
- 14 février : Geneviève de Gaulle-Anthonioz, militante caritative française
- 15 février : Daniel Pearl, journaliste américain tué par les Talibans au Pakistan
- 16 février : Raymond Lacombe, ancien président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA)
- 21 février : Georges Vedel, académicien français et ancien membre du conseil constitutionnel
- 22 février : Jonas Savimbi, chef de l'Union Nationale pour l'Indépendance de l'Angola (UNITA)
- 22 février : Chuck Jones, dessinateur américain (Bugs Bunny)
- 25 février : François Bloch-Lainé, grand commis de l'État et ancien président du Crédit Lyonnais

Mars


- 6 mars : Ralph Rumney, artiste anglais
- 11 mars : James Tobin, économiste américain et créateur de l'idée d'une taxe sur les transactions financières
- 12 mars : Louis-Marie Billé, cardinal français, archevêque de Lyon et Primat des Gaules
- 12 mars : Jean-Paul Riopelle, peintre québécois
- 14 mars : Hans-Georg Gadamer, philosophe allemand
- 16 mars : Carmelo Bene, comédien italien
- 23 mars : Eileen Farrell, soprano américaine
- 24 mars : Claude Quin, ancien président-directeur général de la RATP
- 27 mars : Billy Wilder, réalisateur, producteur et scénariste
- 28 mars : Klaus Croissant, ancien avocat de la Fraction armée rouge (FAR) et ex-espion de la Stasi, police politique de l'ex-RDA
- 30 mars : Elizabeth Angela Marguerite Bowes-Lyons, reine mère d'Angleterre

Avril


- 8 avril : Maria Felix, actrice mexicaine
- 11 avril : Pierre Siniac, écrivain français (° 1928)
- 18 avril : Thor Heyerdahl, explorateur norvégien qui avait traversé le Pacifique sur le radeau Kon-Tiki en 1947
- 20 avril : Francis Lemarque, chanteur et auteur-compositeur français (° 1917)
- 20 avril : Pierre Rapsat, chanteur et auteur-compositeur belge (° 1948)
- 27 avril : Baron von Thyssen, un des plus grands collectionneurs d'art du monde
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