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Bataille De Leipzig

Bataille de Leipzig

La bataille de Leipzig (16-19 octobre, 1813), aussi appelée la Bataille des Nations, fut la plus grande confrontation des guerres napoléoniennes, et la plus grande défaite subie par Napoléon I. Suite au désastre de la campagne de Russie et aux revers de la guerre dans la péninsule ibérique, une coalition anti-française de six États, comprenant la Grande-Bretagne, la Russie, l'Espagne, le Portugal, la Prusse, l'Autriche, la Suède et certains plus petits États allemands se regroupèrent. Napoléon cherchait à rétablir sa domination sur l'Allemagne et gagna deux nettes victoires à Lützen le 2 mai et à Bautzen le 20-21 mai sur les forces russo-prussiennes. Ces victoires amenèrent un bref armistice, mais celui-ci dura moins longtemps que d'habitude. Les alliés le brisèrent sous le commandement de Gebhard von Blücher, du prince Charles de Suède (Bernadotte) et de Karl Schwarzenberg. La tactique des alliés était d'éviter la confrontation directe avec Napoléon, mais plutôt d'affronter ses maréchaux, ce qui leur permit d'obtenir des victoires à Gross Beeren, Kulm, Katzbach et à Dennewitz. Napoléon ne réussit pas à prendre Berlin avant de se retirer à l'ouest, traversant l'Elbe fin septembre, il organise ses forces autour de Leipzig afin de protéger ses lignes de ravitaillement et rencontrer les alliés. Napoléon place ses troupes autour de Leipzig, mais il en concentre une partie de Taucha à Stötteritz (où il place son poste de commandement), puis le reste en s'incurvant jusqu'à Lindenau. Les Prussiens vinrent à sa rencontre depuis Wartenburg, les Autrichiens et les Russes depuis Dresde et les Suédois depuis le nord. Au total les français alignèrent aux alentours des 190 000 hommes dont une partie sont des mercenaires saxons contre à peu près 330 000 pour les alliés, chacun des camps ayant une importante artillerie. La bataille commence le 16 octobre par une attaque de 78 000 soldats alliés depuis le sud et 54 000 autres depuis le nord, cette confrontation ne fut pas décisive et leurs assauts furent repoussés. Le jour suivant les forces en présence reçurent des renforts qui furent positionnés. Le 18, les alliés lancent un assaut majeur de tous les cotés, en plus de 9 heures de combats les français sont lentement repoussés vers Leipzig, chacun des deux camps subissant de lourdes pertes, et où seulement la bravoure des français empêche une percée majeure. Au cours de la bataille, le Prince-Maréchal Józef Antoni Poniatowski trouve la mort. Napoléon voyant que la bataille ne peut se terminer qu'en défaite, décide dans la nuit du 18 au 19 de retirer la majorité de ses troupes en leur faisant traverser le rivière Elster. Alors les saxons et leur artillerie se retourna contre Napoléon. La retraite se poursuit jusqu'au lendemain dans l'après-midi, au moment où l'unique pont est détruit par erreur par les tirs allié et saxons, laissant aux troupes françaises le choix de traverser la rivière à la nage ou de se faire capturer.

Note

L'histoire rapporte une première bataille de Leipzig pendant la Guerre de Trente ans, le 23 octobre 1642. L'armée suédoise, sous les ordres de Lennart Torstenson, y vainquit l'armée impériale dirigée par Ottavio Piccolomini. Cette première bataille de Leipzig est aussi connue dans l'histoire comme « la seconde bataille de Breitenfeld ».

Liens externes


- [http://web2.airmail.net/napoleon/Leipzig_battle.htm Bataille de Leipzig 1813]
- [http://web2.airmail.net/napoleon/French_Order_of_Battle_LEIPZIG_1.htm Ordre de bataille Leipzig: II-XI Corps d'Armee]
- [http://web2.airmail.net/napoleon/French_Order_of_Battle_LEIPZIG_2.htm Ordre de bataille Leipzig: Cavalerie et Garde Imperiale] Catégorie:Premier Empire Leipzig ja:ライプツィヒの戦い

Leipzig

Leipzig (Lipsk en sorabe) est une ville d'Allemagne, au sud de Berlin, en Saxe.

Géographie

Elle est située au confluent de la Pleisse, de la Elster blanche et de la Parthe. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, sa population atteignait 750 000 habitants, elle en comptait moins de 500 000 en 2002.

Histoire

Leipzig fut le théâtre de la Bataille des nations en 1813. Le Völkerschlachtdenkmal au sud-est de la ville commémore cette bataille. Ce monument colossal fut utilisé à des fins idéologiques tour à tour par les nazis (lieu d'une grande victoire du peuple allemand, les nazis y ont organisé des démonstrations visuelles) et par le régime du SED (idéal du rapprochement avec la Russie, de l'amitié germano-soviétique) . Place historiquement commerçante (elle obtint le privilège de tenir un marché dès 1165), elle a joué un rôle important pour les échanges économiques entre les pays du COMECON lors de la période communiste. communiste communiste communiste Carrefour de communication, elle fut pionnière lors de l'avènement du chemin de fer, avec l'édification de la première ligne jusqu'à Dresde alors la plus longue en Allemagne et la construction de la gare Bayrischer Bahnof, la plus ancienne en Europe, terminus de la liaison avec la Bavière. Leipzig est aujourd'hui l'un des nœuds ferroviaires les plus importants en Europe, sa gare de voyageurs est la plus grande d'Europe. (Etait la plus grande gare d'Europe avant que deux voies soient utilisées pour des expositions. Les plus grandes gares sont celles de Milano Central et de London Waterloo ?). C'est une ville à grande tradition culturelle; la création, dès 1409, de l'université va y catalyser l'essor de l'industrie de l'édition, consacrée en 1912 par l'installation de la Bibliothèque allemande. Carré d'art (Museum der bildenden Künste) ouvert en 2005.

Personnages connus


- Johann Sebastian Bach a composé une importante partie de son œuvre à Leipzig alors qu'il était cantor à l'église Saint Thomas. Son tombeau se trouve dans une chapelle de l'église. L'orchestre du Gewandhaus est une autre de ses institutions musicales, un orchestre symphonique qui a vu se succéder les chefs les plus illustres, Felix Mendelssohn-Bartholdy, Arthur Nikisch.
- Goethe y séjourna pour ses études de 1764 à 1767.
- Le président russe Vladimir Poutine a travaillé pour les services secrets dans les années 80
- Angela Merkel (CDU) a étudié à l'université de Leipzig
- Walter Ulbricht était de Leipzig
- 1865, 27 février, Jacques Mieses, † 23. février 1954 à Londres, allemand-britanniques Maître grand d'échecs, journaliste et auteur de livre
- Friedrich Ruge, premier inspecteur de la marine.

Événements


- mars
  - [http://www.leipziger-buchmesse.de Festival Leipzig lit]
- mai
  - Le [http://www.bach-leipzig.de festival Johann Sebastian Bach]
- Pentecôte
  - [http://www.wave-gotik-treffen.de Festival international du Dark, Wave, Gothique] (Musique gothique, New wave)
- août
  - [http://www.ladyfestleipzig.de Festival de l'émancipation] (punk, électro, indie)
- octobre
  - [http://www.dokfestival-leipzig.de/homepage Festival international du film documentariste et animée]
  - [http://www.franzoesische-filmtage.de Les jours des films français]
- novembre
  - [http://www.leipziger-jazztage.de Les jours du Jazz de Leipzig]
  - [http://www.leipzig-online.de/euro-scene Festival du théâtre contemporain et européen]

Culture


- [http://www.leipzig.sprachenabend.de Sprachenabend] : soirées polyglottes, point de rencontre pour des Allemands et des étrangers
- [http://www.tangofabrik-leipzig.de Tangofabrik] : tango, jazz en fusion
- [http://moritzbastei.de Moritzbastei] : concerts, lectures, théâtre, café
- [http://www.nadir.org/nadir/initiativ/ci Conne Island] : rock, punk, ska, électro, projets sociaux
- [http://blogs.lib24.de/augenblicke/ augenblicke - Photoblog de Leipzig] : images et impressions
- Schaubühne Lindenfels (Plagwitz/Lindenau) - cinéma, bar, concerts Catégorie:Ville de Saxe ja:ライプツィヒ ko:라이프치히 simple:Leipzig

19 octobre

ko:10월 19일 ms:19 Oktober ja:10月19日 simple:October 19 th:19 ตุลาคม Le 19 octobre est le 292 jour de l'année (293 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 732 : Bataille de Poitiers
- 1768 : La Turquie déclare la guerre à la Russie pour défendre les libertés polonaises
- 1781 : Victoire franco-américaine de lors de la bataille de Yorktown.
- 1812 : Napoléon Ier quitte Moscou
- 1813 : Fin de la Bataille de Leipzig (16-19 octobre).
- 1873 : Arthur Rimbaud publie Une saison en enfer.
- 1897 : Inauguration du Théâtre national du Costa Rica avec le Faust de Gounod
- 1903 : Ludovic Trarieux démissionne de la présidence de la Ligue des Droits de l'Homme
- 1904 : Inauguration de la première petite chapelle de l'Oratoire St-Joseph, à Montréal, contruite par le frère André.
- 1914 : La bataille de l'Yser commence.
- 1921 : Une révolution éclate à Lisbonne
- 1931 : Le gangster Al Capone, chef de la pègre de Chicago, est condamné à 17 ans de prison et à 50 000 dollars d'amende pour évasion fiscale.
- 1944 : L'armée américaine débarque aux Philippines, qui est occupée par les Japonais
- 1949 : Mao Zedong crée la République Populaire de Chine.
- 1959 : Première émission de Salut les copains sur Europe 1.
- 1960 : Début de l'embargo sur les exportations vers Cuba décrété par les États-Unis
- 1986 : Premières élections libres à Haïti depuis 29 ans
- 1987 : Krach d'octobre 1987 sur les marchés de taux d'intérêt et d'actions. Le Dow Jones perd 22,6%, la plus importante baisse jamais enregistrée en un jour sur un marché d'actions.
- 1992 : Le Parlement sud-africain adopte la loi permettant l'entrée des noirs au gouvernement.
- 1993 : Benazir Bhutto, est élue Premier ministre du Pakistan
- 1996 : La France passe à la numérotation téléphonique à 10 chiffres.
- 1997 : Thérèse de Lisieux est proclamée docteur de l'Église par le pape Jean-Paul II
- 1999 : le président de l'ARC, Jacques Crozemarie est condamné pour « abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, faux et usage de faux » suite au scandale de l'Association pour la recherche sur le cancer.
- 2003 :
  - Béatification de Mère Teresa par Jean-Paul II
  - La joueuse de tennis belge Justine Henin-Hardenne devient n° 1 mondiale après sa victoire contre Jelena Dokic (SEM), en finale du tournoi de Zurich.
  - Quelque 38 660 Croates ont petit-déjeuné au même moment dans onze villes du pays, pour tenter de battre le record établi par Taiwan en 2001 avec plus de 15 000 participants, selon les autorités.
  - enlèvement de Cecilia Zhang.

Naissances


- 1605 : Sir Thomas Browne, écrivain et encyclopédiste anglais († 1682, aussi un 19 octobre).
- 1858 : George Albert Boulenger, zoologiste britannique d'origine belge († 1937).
- 1859 : Alfred Dreyfus, officier français condamné à tort pour espionnage, puis réhabilité (voir: l'affaire Dreyfus) († 1935).
- 1862 : Auguste Lumière, inventeur du cinématographe avec son frère Louis († 1954).
- 1910 : Subrahmanyan Chandrasekhar, astrophysicien indien († 1995).
- 1910 : Paul Robert, lexicographe et éditeur († 1980).
- 1927 : Pierre Alechinsky, peintre et graveur belge.
- 1927 : Jean-Marie Bastien-Thiry, ingénieur militaire français, qui tenta de faire assassiner le général de Gaulle († 1963).
- 1931 : John le Carré écrivain britannique.
- 1932 : François Guillaume, homme politique français, ancien ministre de l'agriculture.
- 1946 : Robert Hue, homme politique français et président du parti communiste, né à Cormeilles-en-Parisis.
- 1964 : Agnès Jaoui, actrice et réalisatrice française.
- 1973 : Hicham Arazi tennisman marocain

Décès


- 1179 : Eudes de Saint-Amand, 8 Grand-Maître de l'Ordre du Temple.
- 1335 : Élizabeth Ryksa, reine de Bohême et de Pologne.
- 1682 : Sir Thomas Browne, écrivain et encyclopédiste anglais (° 1605, aussi un 19 octobre).
- 1745 : Jonathan Swift, écrivain irlandais1667).
- 1911 : Eugene Burton Ely, aviateur (° 1886).
- 1931 : Thomas Edison, physicien américain1847).
- 1937 : Ernest Rutherford, physicien néo-zélandais1871).
- 1943 : Camille Claudel, sculptrice (° 1864).
- 1945 : Plutarco Elías Calles, président du Mexique de 1924 à 19281877).
- 1984 : Jerzy Popieluszko, prêtre polonais.
- 1999 : Nathalie Sarraute, écrivain français1900).
- 2003 : Alija Izetbegovic, premier président de la Bosnie-Herzégovine indépendante. Catégorie:Jour de l'année

Napoléon Ier

Napoléon Bonaparte (Ajaccio, 15 août 1769Sainte-Hélène, 5 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français, sous le nom de Napoléon I, de 1804 à 1814, puis à nouveau en 1815. Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale et plaça ses maréchaux et ses frères sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Espagne, Naples, Westphalie, Hollande, et Suède. Incapable de mettre un terme au cycle de guerre que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792, et face aux diverses coalitions montées et financées par l'Angleterre, les conquêtes s'ajoutant aux conquêtes, Napoléon vit l'Empire s'effondrer, dix ans après son avènement. Il ne reste aujourd'hui que la grande œuvre administrative, qu'entreprit cet homme hors du commun. Toute tentative d'écrire avec impartialité l'histoire de ce personnage relèverait de la gageure selon l'historien Steven Englund qui écrivit « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l'étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »

Jeunesse et ascension dans l'armée

Napoléon Bonaparte naquit à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769, un an après l'achat par la France de l'île à Gênes (1768). Issu d'une famille faisant partie de la petite noblesse corse. Il était le deuxième enfant de Charles Bonaparte, Avocat au Conseil Supérieur de l'île, et de Maria-Letizia Ramolino. Alors qu'il n'était agé que de neuf ans, son père s'arrangea pour qu'il suive des études sur le continent, où il s'établit, en compagnie de son frère ainé Joseph Bonaparte. Napoléon se considèra tout d'abord comme un étranger. Après des études dans les écoles militaires (Autun, Brienne et l'école Militaire de Paris), il entre avec son ami Grenier dans l'artillerie, au sein du régiment de La Fere, à Auxonne. Il est affecté comme lieutenant en second à Valence en 1787. D'un tempérament ombrageux, romantique dans ses écrits et d'une curiosité sans borne alliée à une mémoire surprenante, le jeune Bonaparte, à la veille de 1789, est autant homme de lettres qu'homme de guerre. Lorsque la Révolution éclata en 1789 le lieutenant Bonaparte était présent à Paris ; spectateur des événements, il regarda avec répulsion l'invasion des Tuileries par le peuple. Napoléon retourna en Corse où les luttes de clans (paolistes soutenant la monarchie modérée à l'anglaise, les Bonaparte soutenant la Révolution) avaient repris. Napoléon se fit élire à la tête de la Garde nationale en 1792 en arrachant de force l'accord du commissaire du gouvernement. Mais l'exécution du roi provoqua une révolte des indépendantistes. Une guerre civile éclata et la famille de Napoléon fut obligée de fuir vers la France. Bonaparte soutint la Révolution, et fut envoyé en 1793, en tant que capitaine d'artillerie, au siège de Toulon qui s'était livré aux Anglais. Le plan qu'il soumit au général Dugommier permit la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques. Ses amitiés avec les Jacobins lui valurent d'être brièvement arrêté après la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794). Libéré, il fut un temps sans commandement effectif, puis Barras, lui permit d'écraser l'insurrection royaliste de Vendémiaire contre la Convention en 1795. À cette occasion Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier, Joachim Murat,son futur beau-frere. L'opération fut un succès, la canonnade de Saint-Roch dispersant les forces royalistes. Bonaparte avait un esprit lucide et discret, capable d'absorber l'essence de la connaissance militaire et stratégique de son temps et de l'appliquer à des situations réelles. Officier d'artillerie de formation, il innova dans l'utilisation de l'artillerie (canon de Gribeauval) comme force mobile d'appui des attaques d'infanterie.

Campagne d'Italie

Campagne d'Italie] Nommé commandant en chef de l'armée d'Italie, mal nourrie et mal vêtue, il entraîne avec fougue ses hommes et bat à plusieurs reprises une armée autrichienne plus nombreuse et mieux équipée : Montenotte, Lodi, ou Arcole — où Napoléon prend lui-même la tête de l'assaut, sous la pluie de feu qui tue son ami et aide-de-camp, Muiron ; cet homme « qui est partout et qui voit tout, volant comme l'éclair et frappant comme la foudre » séduit ses subalternes, Sérurier, Masséna, Berthier, par son ascendant sur les hommes, son audace et son sang-froid. Il perçoit la valeur d'un officier encore anonyme, Lannes. Durant ces batailles, les peintures d'époque de son quartier général montrent qu'il utilisa (comme tous les généraux de la Révolution) le premier système de télécommunications au monde, le télégraphe Chappe. L'Autriche, dirigée par l'archiduc Charles, dut négocier un traité défavorable à Campo-Formio. En Italie, le général Bonaparte prend conscience de ses forces, et de la situation qui est la sienne. Il règne sur les champs de bataille et a la faveur du public (italien comme français) : c'est une véritable petite cour qui se forme autour du général républicain à Milan. Le Directoire est loin pour celui qui règle le sort de la riche Italie et maîtrise superbement son adversaire. En 1797, par le truchement du général Augereau, Bonaparte organisa une manœuvre politique qui permit d'écarter plusieurs royalistes du pouvoir à Paris et de préserver la république jacobine.

Campagne d'Égypte

Paris]] - Voir l'article détaillé Campagne d'Égypte - En 1798, inquiet de la popularité de Bonaparte, le Directoire, sous prétexte de barrer aux Anglais la route des Indes, le charge d'envahir l'Égypte. Admirateur du Siècle des Lumières, Bonaparte décide d'emmener des scientifiques, et fonde l'Institut. En outre, il est accompagné du général Kléber. Découverte par un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, la pierre de Rosette permettra à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. Victorieuse à la bataille du Mont-Thabor le 16 avril 1799, l'expédition en Syrie est décimée par la peste puis arrétée a Saint jean d'acre. Bonaparte régle de manière expéditive le sort des pestiférés de Jaffa. Le 1 et 2 août, la flotte française est presque entièrement détruite à Aboukir par les navires de Nelson. - - La situation du Directoire lui paraissant favorable à un coup de force, Bonaparte abandonne le commandement de l'armée d'Égypte à Kléber, et rentre en France. Sur le chemin qui le mêne à Paris, il est acclamé par la population. Kléber capitulera le 31 août 1801 après avoir perdu 13 500 hommes, principalement victimes des épidémies.

Le coup d'État

Arrivé dans la capitale, le général s'entretient avec Talleyrand, homme politique d'expérience et fin connaisseur des forces en jeu. Le schéma du coup d'État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) (cf. l'article) prévoit les opérations suivantes : Bonaparte aura le commandement en chef de l'armée pour le maintien de l'ordre dans Paris et dans les assemblées. On envisage de déplacer les assemblées à Saint-Cloud sous le prétexte d'un péril jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées se trouvent toujours sous la menace de la population parisienne. L'essentiel des événements se déroule le 19 brumaire à Saint-Cloud. Les révisionnistes avaient envisagé une démission collective des cinq directeurs, mais les assemblées ont du retard car cette idée ne fait pas l'unanimité ; Bonaparte s'impatiente et décide d'intervenir. Il tient un discours maladroit devant le Conseil des Cinq-Cents, discours très mal perçu par les députés qui l'accusent de vouloir instaurer la dictature. Bonaparte est alors contraint de quitter l'assemblée. Mais il prend rapidement la situation en main avec l'aide de son frère Lucien qui préside les cinq-cents. Lucien évite que Napoléon soit mis en cause par les députés qui veulent voter pour mettre Hors-la-loi Bonaparte.Lucien retarde le vote et va chercher Murat qui vient avec la troupe et met de l'ordre dans les assemblées, disant que certains députés voulaient poignarder Bonaparte pour justifier une intervention de l'armée. Les représentations des députés sortant par les fenêtres et voulant poignarder Napoléon sont très répandues. Bonaparte est de fait l'homme fort de la situation, qui fait basculer un coup d'État parlementaire en un coup d'État militaire. Mais Bonaparte reste attaché aux formes juridiques et dans la soirée du 19 brumaire, les députés restent à Saint-Cloud pour voter la décision de nommer deux commissions pour préparer une nouvelle constitution. On constate alors une volonté d'appuyer le régime sur le vote des représentants du peuple. Le 20 brumaire les trois consuls sont désignés : Bonaparte, Sieyès et Ducos. C'est le début du Consulat

La Constitution

Le 25 décembre 1799, mise en vigueur de la Constitution de l'an VIII. Bonaparte établit la Constitution sous des apparences démocratiques, mais organise un pouvoir autocratique, toutes les évolutions du régime ne feront qu'accentuer le caractère autocratique du pouvoir. Le pouvoir législatif est divisé en 3 assemblées (parlement tricaméral) :
- le tribunat discute les lois sans les voter
- le corps législatif ou corps des muets adopte ou rejette les lois
- le sénat est chargé de vérifier que la loi est conforme à la constitution Le pouvoir fonctionne de manière autoritaire, les procédés de démocratie semi directe (quelque peu fictive) sont soigneusement organisés et contrôlés. L'empereur corrige lui-même les résultats si non satisfaisants. L'empire est une forme de despotisme éclairé.

L'Oeuvre législative

Comment évoquer Bonaparte sans parler du Code civil ? Bonaparte opéra dès les débuts du Consulat de nombreuses réformes dans l'éducation, la justice, la finance et le système administratif. Son ensemble de lois civiles, rédigé par Jean-Jacques Régis de Cambacérès et connu sous le nom de Code Napoléon de 1804, a encore une forte influence dans de nombreux pays de nos jours. Le Code civil est toutefois très largement inspiré d'un éventail de lois et coutumes diverses déjà existantes sous l'Ancien Régime qu'il unifiait. Son oeuvre administrative se prolongea jusqu'en 1814 : il créa les écoles de droit (érigées en Facultés en 1808) et la Capacité en droit pour mieux diffuser le Code civil, mais aussi les lycées et le nouveau Baccalauréat, la Banque de France, le Franc germinal, les préfets, le Conseil d'Etat, initia le travail de cadastration du territoire français, et institua la Légion d'honneur.
- Voir Code civil

Du Consul à l'Empereur

Code civil] En 1800, Bonaparte attaqua et vainquit l'Autriche une nouvelle fois. Battus à Marengo par Napoléon et à Hohenlinden par Moreau, les Autrichiens durent signer le traité de Lunéville le 9 février 1801, ce qui amena les Britanniques à signer la paix d'Amiens en (mars 1801). Si son pouvoir était fragile au lendemain de Brumaire, la victoire de Marengo et ses suites consolident fortement la situation de Napoléon. Il envoya une armée forte de 34 000 hommes à Saint-Domingue sous les ordres du général Leclerc pour rétablir l'autorité de la France. Après quelques succès, notamment la capture de Toussaint Louverture (qui mourut au Fort de Joux, dans le Doubs, le 7 avril 1803), son armée fut anéantie par une épidémie de fièvre jaune. Bonaparte vendit la Louisiane, immense territoire d'Amérique du Nord, aux États-Unis. Le 24 décembre 1800, une « machine infernale » (bombe) l'attendait rue Saint-Nicaise. Le cocher du Premier consul passa au grand galop. La bombe explosa trop tard et seules les vitres du véhicule furent soufflées. Sur place, en revanche, ce fut le carnage. On dénombra une dizaine de morts. Fouché, alors ministre de la Police, réussit à prouver que l'attentat était l'œuvre des royalistes, alors que Bonaparte était persuadé avoir affaire aux Jacobins. L'exécution du duc d'Enghien en sera une conséquence. En 1802, il rétablit l'esclavage dans les colonies à la demande de sa femme, Joséphine de Beauharnais (une béké de Martinique). Ce rétablissement devait faire repartir une économie défaillante dans les colonies des Antilles. Il fallut attendre 1848 pour que l'abolition définitive de l'esclavage soit promulguée. Après que Bonaparte eut étendu son influence sur la Suisse, qui mit en place les institutions décentralisées actuelles, et sur l'Allemagne, une dispute à propos de Malte servit de prétexte aux Britanniques pour déclarer une nouvelle fois la guerre à la France en 1803, et pour soutenir l'opposition royaliste à Bonaparte. Napoléon réagit : l'idée d'une invasion de la Grande-Bretagne se fait jour, et pour ramener à la raison les royalistes, qui, peut-être, complotent dans l'ombre, le premier Consul fait exécuter le duc d'Enghien, prince Bourbon. L'exécution qui se déroule à Vincennes après un simulacre de procès, ne suscite pas d'autre protestation que celle de l'Angleterre, la Russie et l'Autriche s'en tenant à quelques timides reproches. Voilà cependant qui assoit la réputation de « Robespierre à cheval » de Napoléon (à Sainte-Hélène, Napoléon assumera cet acte, malgré la très probable implication de Talleyrand). Après ce gage donné aux républicains, dans la mesure où le premier Consul réitère le crime des régicides, celui-ci se couronne Empereur le 2 décembre 1804. 1804 1805 à Milan]] À proprement parler, l'Empire naît à la demande du Sénat. Steven Englund se rallie à l'opinion selon laquelle il s'agissait, initialement, de protéger la République. Bonaparte abattu, l' ordre se serait effondré avec lui. Empereur, il devenait une institution, scellant la pérennité des valeurs républicaines. Il pouvait mourir : l'hérédité du titre était censé protéger le pays des bouleversements et de la perte des acquis révolutionnaires (avec, en premier lieu, l' égalité, loin devant la liberté). C'est ainsi que les monnaies impériales portent, sans hypocrisie, la mention « Napoléon Empereur - République française ». Par suite seulement, cet Empire « républicain », protégeant les acquis révolutionnaires, se fera « impérialisme ». Le Sacre de Napoléon, sous les yeux du Pape réduit à bénir le couronnement du maître de la France, est également l'occasion de revenir sur les rapports entre la France et le Vatican. La signature du Concordat par le premier Consul en 1801 reconnaît le catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus religion d'État ; les prêtres reçoivent désormais un traitement de la part de l'État. Restauration catholique, moins de dix ans après la confiscation des biens de l'Eglise ? Napoléon préserve les apparences : il « accueille » le pape en forêt de Fontainebleau, à cheval et en habit de chasse, mettant ainsi en scène le caractère fortuit de la rencontre. De même en 1804 : ce n'est pas l'Empereur qui ira se faire sacrer à Rome, à l'image des Empereurs germaniques, mais ce sera le pape que l'on fera venir à Paris, comme un vulgaire aumônier. On voit bien que le rapprochement entre Bonaparte et l'Eglise est le fruit d' intérêts particuliers (se rallier les catholiques de France ; assoir l'Empire sur une légitimité égale à celle des Rois), et quand le Pape se montrera rétif aux injonctions de Napoléon, celui-ci n'hésitera pas à le retenir prisonnier à Fontainebleau.

L'Empire victorieux

Fontainebleau En 1804 l'heure n'est donc pas encore aux vastes conquêtes, et, persuadé depuis longtemps que le seul moyen d'obtenir une paix définitive était de neutraliser le Royaume-Uni, Napoléon mit au point, avec l'amiral Latouche Tréville (qui mourra avant d'avoir pu l'exécuter), un plan visant à l'invasion de l'Angleterre. Celui-ci échoua définitivement à la Bataille de Trafalgar la flotte franco-espagnole commandée par l'amiral de Villeneuve fut disloquée par l'amiral Nelson. Le Royaume-Uni en tira la domination des mers pendant le siècle suivant. Cette même année 1805, la troisième coalition se forma en Europe contre Napoléon. L'Empereur, qui, à Boulogne, supervisait les préparatifs en vue de l'invasion de la Grande-Bretagne, dut faire face à une guerre soudaine, et à l'autre bout de l'Europe. Il mena une offensive immédiate, acheminant la Grande Armée en Autriche à marches forcées, et s'assura une brillante victoire contre l'Autriche et la Russie à la bataille d'Austerlitz, dite « bataille des Trois-Empereurs ». En 1806, la Prusse provoque un nouveau conflit : la campagne que mène Napoléon est impressionnante de rapidité : « l'Âme du monde » (Hegel) balaie l'armée prussienne à la bataille d'Iéna (doublée de la brillante victoire de Davout à Auerstedt). L'année suivante Napoléon traverse la Pologne et finit par signer, à Tilsit, en une mise en scène travaillée pour frapper les esprits (au milieu du Niemen), un traité avec le tsar Alexandre I, divisant l'Europe entre les deux puissances. Cet homme formé dans les écoles et par les maîtres d'Ancien Régime, officier de l'armée royale, brise les anciennes conceptions militaires : il ne s'agit plus de livrer une guerre de siège à l'aide de 30 à 50 000 hommes, mais de rechercher la bataille décisive, engageant plus de 100 000 hommes s'il le faut ; il ne s'agit plus de rester maître du champ de bataille, mais danéantir l'ennemi. En 1808 il crée la noblesse d'Empire : bientôt ses maréchaux et généraux arboreront les titres de Comte d'Empire, prince de Neuchâtel, duc d'Auerstaedt, duc de Montebello, duc de Dantzig, duc d'Elchingen, Roi de Naples... D'Amsterdam à Rome, le grand Empire compte alors plus de 70 millions d'habitants dont trente seulement sont français.

Campagnes de la Péninsule Ibérique, d'Autriche et de Russie

Alexandre I, Washington DC|right]] À la suite de l'attitude britannique vis-à-vis des bateaux de commerce français, Napoléon tenta d'imposer un blocus continental visant à asphyxier l'industrie britannique. Le Portugal, longtemps allié des Britanniques, refusa de signer ce traité. Napoléon, recherche donc l'aide de l'Espagne pour envahir le Portugal. Il finit par envahir l'Espagne et installa son frère Joseph Bonaparte comme roi, et aussi le Portugal, en 1807 fut envahi. Une partie de la population espagnole, fanatisée par les prêtres, se souleva contre les Français. Bientôt l'excellente infanterie britannique, commandée par le futur duc de Wellington mit pied en Espagne, en passant par le Portugal, en 1808 et, avec l'aide des nationalistes espagnols, poussa l'armée française hors de la Péninsule Ibérique. Alors que les meilleures troupes de l'armée française étaient engagées en Espagne, l'Autriche attaqua une nouvelle fois la France en Allemagne et fut finalement vaincue lors de la bataille de Wagram. Le maréchal Lannes, compagnon, et ami, de l'Empereur, périt à Essling. Il fut immédiatement remplacé par son fidèle LENIF, Général qui l'avait accompagné durant toute la campagne d'Italie. Alexandre I, poussé par la noblesse russe acquise aux Britanniques, refusa de coopérer avec Napoléon pour porter le coup final au Royaume-Uni. Napoléon, croyant cette guerre inévitable, envahit la Russie en 1812. La grande Armée, appuyée des alliés italiens, allemands, autrichiens, devint gigantesque : ce sont plus de 600 000 hommes qui franchirent le Niémen. Les Russes, dirigés par Koutousov, suivirent la stratégie de la
terre brûlée, reculant sans cesse devant les troupes françaises. La bataille de la Moskowa, le 12 septembre, ne permit pas de désigner un vainqueur. Bien que les Russes abandonnent le terrain, les pertes furent presque équivalentes dans les deux camps. Dès le lendemain de l'entrée des troupes françaises dans Moscou, les Russes incendièrent la ville et Napoléon dut faire retraite. L'hiver, soudain en ces régions, était dangereusement proche : Napoléon, espérant une démarche de la part d'Alexandre, fit retarder la retraite jusqu'au dernier moment. Les troupes françaises effectuèrent une retraite extrêmement éprouvante vers l'Allemagne dans l'hiver russe et par les régions dévastées qu'elles avaient parcourues pour y aller. Des 500 000 hommes qui entrèrent en campagne, seules quelques dizaines de milliers franchirent la Bérézina. La Grande Armée était détruite. Encouragés par ce dramatique échec, plusieurs rois reprirent les armes contre la France. À la suite de la trahison d'une partie de ses troupes, Napoléon subit une défaite décisive à la bataille de Leipzig, aussi appelée « Bataille des nations », qui vit s'opposer 180 000 Français à 300 000 alliés (russes, autrichiens, allemands, suédois). Le Maréchal Poniatowski, prince polonais et neveu du dernier roi de Pologne, y perdit la vie en tentant de traverser l'Elster avec ses hommes. On dénombra 100 000 morts et blessés.

La campagne de France

Poniatowski En 1814, une alliance entre la Grande-Bretagne, la Russie, la Prusse et l'Autriche fut formée. Malgré les incroyables victoires de Champaubert et Montmirail, que Napoléon remporta à la tête d'une armée de jeunes recrues inexpérimentées (les « Marie-Louise »), Paris tomba le 31 mars et les maréchaux forcèrent Napoléon à abdiquer. Il pensait que les alliés allaient le séparer de l'Impératrice et de son fils le Roi de Rome. Dans la nuit du 12 au 13 avril il prit la dose de poison qui devait lui permettre de se suicider, de l'opium dans un peu d'eau. On lui avait assuré que ce poison était plus que suffisant pour tuer deux hommes. Il a choisi cette mort parce qu'il pensait qu'on allait par la suite exposer son corps aux Français, et il voulait que sa garde reconnaisse son visage calme qu'elle lui connaissait au milieu des batailles. Après de longues minutes d'agonie, l'Empereur se plaignait du lent effet de la préparation d'opium qu'il avait prise. Il déclara à Armand de Caulaincourt «
Qu'on a de peine à mourir, qu'on est malheureux d'avoir une constitution qui repousse la fin d'une vie qu'il me tarde tant de voir finir ! » Les nausées de Napoléon furent de plus en plus violentes, il ne fut plus maître de s'empêcher de vomir, comme il l'avait été jusqu'alors, puis par la suite viennent les effets de vomissement, la longue agonie se poursuivit jusqu'a la venue du docteur Yvan. Napoléon lui demanda de lui donner une autre dose de poison pour qu'il puisse mourir, le docteur refusa en disant qu'il n'était pas un assassin et qu'il ne ferait jamais quelque chose contre sa conscience. L'agonie de l'empereur se poursuivit, Caulaincourt sortit de la pièce pour demander au valet de chambre et au service intérieur de garder le silence. Napoléon rappela Caulaincourt en lui disant qu'il préférait mourir plutôt que de signer le traité. Les effets du poison se sont par la suite dissipés et l'Empereur a pu reprendre ses activités normales. On ne sait pas exactement comment l'Empereur à survécu à la dose de poison qu'il a prise, soit son estomac se révulsa, soit le poison avait perdu de sa force. Il fut exilé à l'île d'Elbe, selon le traité de Fontainebleau, conservant le titre d'Empereur mais ne régnant que sur cette petite île.

Les Cent-Jours

En France, Louis XVIII écarta « Napoléon II » et prit le pouvoir. Napoléon s'inquiéta du sort de sa femme et surtout de son fils qui était aux mains des Autrichiens. Le gouvernement royaliste refusa bientôt de lui verser la pension promise et des rumeurs circulèrent quant à sa déportation vers une petite île de l'océan Atlantique sud. C'est alors que Napoléon, s'arrachant à sa geôle, mit pied sur le continent en mars 1815, près de Cannes. Les armées envoyées pour l'arrêter l'accueillirent en héros partout sur son trajet, sur la route qui porte désormais son nom. Le maréchal Ney, qui avait juré à Louis XVIII de lui ramener Bonaparte dans une cage de fer, s'inclina devant son ancien souverain, ce qui lui valut d'être le seul maréchal exécuté pour trahison lors de la Seconde Restauration. Napoléon arriva
sans coup férir à Paris . la période dite des Cent-Jours s'ouvrait. L'échec était probable : son armée fut finalement défaite à la bataille de Waterloo le 18 juin 1815. La jonction des armées prussiennes et britanniques, que n'avait pu empêcher le maréchal Grouchy, eut raison des troupes impériales.

La Route Napoléon

1er mars 1815 : Débarqués à Golfe-Juan, Napoléon et sa petite troupe, gagnent Cannes où ils arrivent tard et d'où ils repartent tôt. 2 mars : Voulant éviter la voie du Rhône qu'il sait hostile, Napoléon fait prendre alors la route de Grasse pour gagner, par les Alpes, la vallée de la Durance. Au-delà de Grasse, la colonne s'engage dans de mauvais chemins muletiers et s'arrête à Saint-Vallier, Escragnolles, et Séranon. 3 mars : Après une nuit de repos, elle gagne Castellane ; dans l'après-midi, elle atteint Barrême. Le 4 mars : Napoléon trouve à Digne la route carrossable et fait étape le soir au château de Malijai, attendant avec impatience des nouvelles de Sisteron dont la citadelle, commandant le passage étroit de la Durance, peut lui barrer la route. 5 mars : Sisteron n'est pas gardée et Napoléon y déjeune, puis quitte la localité dans une atmosphère de sympathie naissante. Le soir, il arrive à Gap et y reçoit un accueil enthousiaste. 6 mars : Il couche à Corps. 7 mars : Il gagne la Mure, puis trouve en face de lui, à Laffrey, des troupes envoyées de Grenoble. C'est ici que se situe l'épisode fameux que commémore aujourd'hui, dans la "prairie de la Rencontre", un monument. Le soir même, Napoléon fait son entrée à Grenoble aux cris de "Vive l'Empereur". 1932 : La Route Napoléon est inaugurée. Des aigles volants dont le symbole est inspiré des paroles de Napoléon : « L'Aigle volera de clocher en clocher jusqu'aux tours de Notre-Dame » jalonnent ce parcours.

Déportation à Sainte-Hélène et naissance d'un mythe

Napoléon fut emprisonné et déporté par les Britanniques sur l'île Sainte-Hélène, commandé par Sir Hudson Lowe. Avec une petite troupe de fidèles, parmi lesquels le Comte de Las Cases, il se dédia à l'écriture de ses mémoires pour la postérité. Dans la seconde moitié du mois d'avril 1821, il écrivit ses dernières volontés et plusieurs codicilles lui-même, une quarantaine de pages au total. Ses derniers mots furent : «
France, armée, Joséphine », ou, selon les « mémoires de Sainte Hélène » : « ...tête...armée...Mon Dieu ! ». En 1955, le journal de Louis Marchand, le valet de Napoléon, fut publié. Il décrit les derniers mois de Napoléon jusqu'à sa mort et beaucoup en conclurent qu'il fut empoisonné à l'arsenic. En 2001, Pascal Kintz de l'Institut Légal de Strasbourg accrédita cette thèse avec une étude du niveau d'arsenic trouvé dans les cheveux de Napoléon après sa mort, de 7 à 38 fois le niveau normal. Des analyses du magazine Science & vie montrent que des concentrations similaires d'arsenic peuvent être trouvées dans des échantillons prélevés en 1805, 1814 et 1821. Il faut mentionner la coutume de l'époque de porter des perruques qui étaient poudrées. De plus, si l'on en croit des chercheurs suisses, Napoléon serait mort d'un cancer à l'estomac, même si l'empereur montrait un certain embonpoint au moment de sa mort (75,5 kg pour 1,67 m), les chercheurs ont observé les pantalons qu'il mettait à l'époque et constaté qu'au cours des 5 derniers mois avant sa mort, il avait perdu près de 11 kg. Cette hypothèse avait été avant écartée car il était tout de même un peu trop en chair pour avoir un cancer. 1821 Napoléon demanda à être enterré sur les bords de la Seine, auprès du peuple français qu'il a tant aimé, mais lorsqu'il mourut en 1821 il fut inhumé à Sainte-Hélène. En 1840, son corps fut rapatrié triomphalement et il fut placé aux Invalides à Paris dans une urne en porphyre (don de la Russie à la France).

Regards des contemporains


- Chaptal : Napoléon se servait lui-même des journaux pour faire la guerre à ses ennemis, surtout aux Anglais. Il rédigeait personnellement toutes les notes qu'on insérait dans le Moniteur, en réponse aux diatribes ou aux assertions qu'on publiait dans les gazettes anglaises. Lorsqu'il avait publié une note, il croyait avoir convaincu. On se rappelle que la plupart des notes n'étaient ni des modèles de décence, ni des exemples de bonne littérature ; mais nulle part il n'a mieux imprimé le cachet de son caractère et de son genre de talent. "Je n'ai eu qu'un seul vrai soldat, c'est toi mon Dedes" fut sa dernière phrase.

Les réalisations de Napoléon Bonaparte

Sous le consulat

Le consulat est essentiellement une période de pacification et de stabilisation de la France, après la décennie révolutionnaire. De nombreuses institutions sont fondées, qui survivent longtemps à leur créateur ; elles reprennent certains acquis de la Révolution.
- Le 13 décembre 1799 (22 frimaire an VIII) l’article 52 de la constitution institue le Conseil d’État.
- Le 13 décembre 1799 (22 frimaire an VIII) Bonaparte crée le Sénat.
- Le 13 février 1800 (24 pluviôse an VIII) création de la Banque de France.
- Le 17 février 1800 (28 pluviôse an VIII) Bonaparte crée le corps préfectoral.
- Le 8 avril 1802 (18 germinal an X) Napoléon Bonaparte signe avec le pape Pie VII le Concordat.
- Le 1802 (11 floréal An X) le premier consul créa les lycées.
- Le 19 mai 1802 (29 floréal an X) est créée la Légion d'honneur.
- Le 24 décembre 1802 sont crées les 22 Chambres de commerce.
- Le 7 avril 1803 (17 germinal an XI) est créé le franc Germinal.
- Le 21 mars 1804 (30 ventôse an XII) le Code Civil est promulgué.

Sous l'Empire


- Le 18 mars 1806(21 germinal an IX) le premier conseil de prud'hommes est créé.
- Le 10 mai 1806 l'université est recréée, après son abolition par la Révolution, sous une forme proche de l'actuelle. La Sorbonne existait déjà depuis 1257.
- En 1806 Napoléon Ier commande l'Arc de triomphe de l'Étoile.
- Le 9 février 1807 il ressuscite la fonction de Grand Sanhédrin (ce qui facilite l'assimilation des juifs dans l'Empire).
- Le 16 septembre 1807 l'empereur Napoléon 1er crée la Cour des Comptes.
- En 1807 Napoléon confie à Alexandre Théodore Brongniart la construction de la future Bourse de Paris.
- Le 17 mars 1808 Napoléon crée par décret impérial le baccalauréat.
- Le 12 février 1810 promulgation du Code pénal.

L'esclavagisme

Napoléon fut aussi celui qui rétablit l'esclavage, aboli par la République en 1794. En mai 1802, après la signature d'un traité avec l'Angleterre restituant la Martinique à la France, « l'esclavage ainsi que la Traite des Noirs et leur importation dans lesdites colonies auront lieu conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789 ». Début juin, il fit arrêter et déporter Toussaint Louverture, qui avait pris la tête de la révolte des esclaves noirs de Saint-Domingue onze ans plus tôt, et qui, s'appuyant sur les idéaux de la Révolution et confiant dans les hommes censés les représenter, avait rallié l'île à la France. Il devait mourir un an plus tard au Fort de Joux, dans le Jura. Quant aux armées napoléoniennes, elles provoquèrent bien des massacres lors de la deuxième révolte des esclaves de Saint-Domingue, avant que ceux-ci en sortent victorieux et créent la première République noire indépendante en janvier 1804. La Guadeloupe se revolta aussi en 1802 mais la rébellion conduite par Louis Delgrès échoua. Il faut signaler que Napoléon 1er, de retour de l'île d'Elbe pour 3 mois, décréta une abolition immédiate de l'esclavage. Sa décision sera confirmée par le traité de Paris le 20 novembre 1815. Néanmoins, à la restauration, celle-ci restera lettre morte.

La famille

Mariages et enfants

Napoléon s'est marié deux fois :
- Le 9 mars 1796 avec Joséphine de Beauharnais qui sera couronnée impératrice. Ce mariage restant sans enfants, se terminera par un divorce.
- Le 11 mars 1810 (par procuration) avec l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche, qui lui donnera un fils : Napoléon François Joseph Charles Bonaparte20 mars 1811, † 22 juillet 1832), roi de Rome, duc de Reichstadt, plus connu sous le nom de Napoléon II, bien qu'il n'ait jamais régné en pratique, son règne fut en théorie de 15 jours entre la première abdication de Napoléon et la charte de 1814. Le surnom de l'Aiglon lui vient de poèmes de Victor Hugo écrits en 1852. Napoléon a également eu au moins deux enfants illégitimes, qui tous les deux ont eu des descendants :
- Charles, comte Léon1806, † 1881), fils de Catherine Éléonore Denuelle de la Plaigne1787, † 1868).
- Alexandre, comte Walewski, (° 4 mai 1810, † 27 octobre 1868), fils de la comtesse Walewska1789, † 1817). Et selon des sources plus contestées :
- Émilie Louise Marie Françoise Joséphine Pellapra, fille de Françoise-Marie Leroy.
- Karl Eugin von Mühlfeld, fils de Victoria Kraus.
- Hélène Napoléone Bonaparte, fille de la Comtesse Montholon.
- Jules Barthélemy-Saint-Hilaire19 août 1805, † 24 novembre 1895) dont la mère reste inconnue.

Frères et sœurs


- Caroline Bonaparte
- Elisa Bonaparte
- Jérôme Bonaparte
- Joseph Bonaparte
- Louis Bonaparte
- Lucien Bonaparte
- Pauline Bonaparte

Neveux et nièces


- Louis-Napoléon Bonaparte, son neveu, profita de la popularité de Napoléon I, d'abord pour se faire élire Président de la République sous la II République, puis pour prendre le pouvoir et établir le Second Empire, régnant sous le nom de
Napoléon III. Durant son règne de nombreuses législations sociales et modernes ont été adoptées. Il capitule et se rend aux prussiens en 1870, suite à la défaite de Sedan.
- Pierre-Napoléon Bonaparte
- Charles Lucien Bonaparte zoologiste

Descendance célèbre


- Marie Bonaparte

Divers


- Napoléon Bonaparte était épileptique.
- L'un de ses bicornes a été adjugé le 19 octobre 2005 pour 66 000 livres.

Bibliographie


- Jean Tulard,
Napoléon ou le Mythe du Sauveur
- Jean Tulard (dir.),
Dictionnaire Napoléon
- Thierry Lentz (en collaboration),
Autour de l'empoisonnement de Napoléon, préfacé par Jean Tulard, Éd. Nouveau Monde, 2002
- Thierry Lentz,
le Sacre de Napoléon, Éd. Nouveau Monde, 2003
- Thierry Lentz,
Napoléon, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2003
- André Suarès,
Vues sur Napoléon, Grasset, 1933
- Adolphe Thiers,
Histoire du Consulat et de l'Empire
- Jacques-Olivier Boudon,
Histoire du Consulat et de l'Empire, Tempus
- Eric Anceau,
Napoléon, librio
- Pierre Norma,
Napoléon
- Chaptal,
Mes souvenirs sur Napoléon
- François-René de Chateaubriand,
Mémoires d'Outre-Tombe, livres XXIX à XXII
- Jacques Bainville,
Napoléon, 1931
- Steven Englund,
Napoléon « a political life », 2003
- Didier Le Gall,
Napoléon et le Mémorial de Sainte-Hélène, Analyse d'un discours, Préface de Jean-Paul Bertaud, Editions Kimé, 2003.
- Maximilien Vox,
Napoléon. Paris (France). Éditions du Seuil, collection Le temps qui court. 1959. 184 pages.
- Tolstoï,
Guerre et Paix
- Stendhal,
La Chartreuse de Parme
- Henri Guillemin,
Napoléon, légende et vérité. Éditions Utovie.
- Patrick Rambaud,
La Bataille
- Patrick Rambaud
Il neigeait
- Patrick Rambaud
L'absent
- Patrick Facon, Renée Grimaud et François Pernot,
l'Homme d'État absolu. – Évreux : Éditions Atlas, coll. « La glorieuse épopée de Napoléon », 2004. – 128 p., 31 cm. – ISBN 2-7312-2920-9.
- Antoine Auger, Jacques Garnier, Vincent Rollin ; sous la dir. de Dimitri Casali,
Napoléon Bonaparte (avec une préface de Jean Tulard). – Paris : Larousse, 2004. – 407 p., 29 cm. – ISBN 2-03-505406-0.
- Jean Defranceschi,
la Jeunesse de Napoléon : les dessous de l'histoire. – Paris : Lettrage distribution, coll. « Lettrage » n° 6, 2001. – 384 p., 22 cm. – ISBN 2-9516656-0-1.
- Jacques Macé,
Dictionnaire historique de Sainte-Hélène : chronologique, biographique et thématique. – Paris : Tallandier, coll. « Bibliothèque napoléonienne », 2004. – 488 p., 22 cm. – ISBN 2-84734-120-X.

Filmographie sélective

Parmi les très nombreux films et téléfilms consacrés au personnage ou le faisant figurer, avec l'acteur qui l'y incarne :
- 1912 :
Napoléon de Louis Feuillade (France)
- 1927 :
Napoléon d'Abel Gance avec Albert Dieudonné (France)
- 1929 :
Sainte-Hélène (Napoleon auf St. Helena) de Lupu-Pick avec Werner Krauss (France)
- 1934 :
Napoléon Bonaparte d']

Origines

La campagne d'Espagne, commencée pour conquérir le royaume de Joseph, légué par le roi d'Espagne qui avait abdiqué, vit l'armée française se heurter à une guérilla. Entraînée dans la conquête du Portugal à partir duquel les Anglais, commandés par Wellington, soutenaient la guerilla, l'armée française fut débordée, et dut refluer. La campagne s'acheva par une invasion de la France par le sud.

Descriptif des opérations

La guerre commence avec l'insurrection du 2 mai 1808, vivement réprimée le 3 par Joachim Murat.

Liste des batailles et combats

1808


- 31 octobre 1808 : bataille de Durango, victoire incomplète
- 26 et 27 février 1809 : combats pour la prise du pont de la Guadiana

1809


- 28 mars 1809 : bataille de Medelin
- 27 juillet 1809 : bataille de Talavera
- 11 août 1809 : bataille d'Almonacid
- 19 novembre 1809 : bataille d'Ocana

1810


- 10 juillet 1810 Prise de Ciudad Rodrigo
- 27 septembre 1810 Bataille de Busaco
- Octobre 1810 Arrêt des Français devant Torres Vedras

1811


- 05 mai 1811 Bataille de Fuentes de Onoro
- 16 mai 1811 bataille de L'Albuera

1812


- 6 avril 1812 : Prise de Badajoz par Wellington
- 22 juillet 1812 : Bataille de Salamanque (ou bataille des Arapiles)

1813


- 6 avril : combat de Valencia (général Boyer) contre les Espagnols
- 1 juin : combat de Barnes (général Coureux) contre les Espagnols
- 21 juin : bataille de Vitoria (Joseph Napoléon et le général Jourdan) contre les Anglo-Espagnols
- 12 septembre : combat du Col d'Ordal (général Suchet) contre les Espagnols
- 13 septembre : combat de Villefranca (général Suchet) contre les Anglais
- 4 octobre : combat de Saint-Privat (général Petit) contre les Espagnols
- 10 décembre : combat de Bassussary (général Suchet) contre les Anglo-Espagnols

1814


- 27 février : combat d'Orthez (maréchal Soult) contre les Espagnols
- 12 mars : combat d'Urella (maréchal Soult) contre les Anglo-Espagnols
- 30 mars : bataille de Toulouse (maréchal Soult) contre les Espagnols

Voir aussi


- Francisco Goya
- Dos de Mayo et Tres de Mayo Espagne Catégorie:Premier Empire Catégorie:Histoire de l'Espagne Catégorie:Histoire militaire espagnole


Russie

La Fédération de Russie est le pays le plus vaste du monde et s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie. La Russie possède des frontières terrestres avec les pays suivants (dans l'ordre inverse des aiguilles d'une montre, en partant du plus au nord) : la Norvège, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Biélorussie, la Lituanie, la Pologne, l'Ukraine, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Chine, la Mongolie et la Corée du Nord. Ses côtes s'étendent de l'océan Arctique au nord à l'océan Pacifique à l'est. Elle est aussi baignée par la mer Baltique, la mer Noire, la mer Caspienne, la mer Blanche, la mer de Barents, la mer de Kara, la mer de Laptev, la mer de Sibérie la mer d'Okhotsk la mer de Bering et la mer du Japon.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Russie Voir aussi : Liste des monarques de Russie

Politique

Article détaillé : Politique en Russie
- Régime : République fédérale à régime présidentiel fort.
- Chef de l’Etat (élu au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois) : Vladimir Poutine depuis 1999, par intérim, puis élu en 2000, et réélu en 2004.
- Le pouvoir législatif est représenté par l'Assemblée fédérale composée par
  - La Douma (Дyмa) ou, plus précisément Douma d'État, formée par 450 députés élus au suffrage universel direct pour 4 ans. La Duma est présidée par Boris Gryzlov.
  - Le Conseil de la Fédération (Совет Федерации) formée de 178 représentants des Sujets de la Fédération (collectivités locales). (voir Russie#Subdivisions). Le Conseil de la Fédération est présidé par Sergueï Mironov. Voir aussi : Géostratégie de la Russie

Subdivisions

Articles détaillés :  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~ La Fédération de Russie est constituée de 89 Sujets :
- 21 républiques
- 49 oblasts (régions)
- 6 kraïs (territoires)
- 10 okrougs (districts)
- 2 villes d'importance fédérale (Moscou et Saint-Pétersbourg)
- 1 oblast autonome (Birobijian) Forte de ses 128 nationalités, la Fédération a découpé son territoire en de nombreuses parcelles juridiques : selon la nationalité pour les républiques ou okroug, pour des raisons administratives pour les krais et les oblasts.
Le Birobijan garde un statut particulier, il avait été prévu par Staline comme une terre d'accueil (ou d'exil plus ou moins volontaire selon certains) des juifs d'URSS. Chacun des 89 sujets envoie au
Conseil de la Fédération 2 représentants. Chaque sujet a sa propre législation, mais seules les républiques ont une Constitution, les autres sujets n'ont le droit qu'à une Charte. La Douma représente la population de la Fédération.

Villes en Russie

Article détaillé : Villes de Russie
- Moskva, la capitale de la Russie
- Saint-Pétersbourg, anciennement
Petrograd (la ville de Pierre), puis Léningrad (jusqu'en 1991)
- Iekaterinbourg, anciennement
Sverdlovsk
- Grozny
- Iaroslavl
- Irkutsk
- Kaliningrad anciennement
Königsberg
- Kazan
- Kirov
- Nijni-Novgorod anciennement
Gorki
- Novosibirsk
- Oufa
- Rostov sur le Don
- Samara
- Vladivostok
- Volgograd anciennement
Stalingrad

Géographie

Volgograd
Article détaillé : Géographie de la Russie

Économie

Article détaillé : Économie de la Russie Le pays possède de grandes ressources minières mais il est parfois difficile de les exploiter en raison du climat.
- PIB : 309,95 milliards $ (2002)
  - Structure du PIB : primaire 7% - secondaire 37% - tertiaire 56%
  - Dette publique : 22,2% du PIB (2002)
- Population : 143,4 millions dont 73% urbain
  - Âge : 70,4% entre 15 et 64 ans
  - Densité : 8,5 hab./km²
  - Indice de fécondité : 1,2
  - Taux de natalité : 8,7‰
  - Taux de mortalité : 15,4‰
  - Espérence de vie : femmes 73 ans - hommes 67 ans
  - PNB/habitant : 1 750 $ (2002)
  - Taux de chomâge : 7,7% (2002)
  - Population en dessous du seuil de pauvreté : 15% (2002)
- Croissance :
  - Taux de croissance : 6,4% (2002)
    - Taux de croissance total 1990-2001 : 3,7%
  - Taux d'inflation : 10,2% (2002) (A titre de comparaison, son taux était de 18,6% en 2001, 20,2% en 2000, 36,5% en 1999)
  - Taux de couverture énergétique : 157,7% (2002)
- Échanges commerciaux :
  - Exportations : 99,20 milliards $ (2002)
  - Importations : 41,53 milliards $ (2002)
  - Monnaie : rouble russe (100 RUB = 2,95 € au 9 décembre2005)
- Forces militaires :
  - Effectifs : 988 000 personnes
  - Budget : 8300 millions $

Démographie

2005
Article détaillé : Démographie de la Russie La population de la Russie s'établit à 143,4 millions d'habitants avec un fort taux d'urbanisation (73% de la population). Les grandes villes russes sont aussi celles qui reçoivent le plus de subventions de l'État fédéral. Il existe 12 villes avec plus d'un million d'habitants en Russie, d'ouest en est : Saint-Pétersbourg, Moskva, Rostov sur le Don, Nijni-Novgorod, Volgograd, Samara, Oufa, Kazan, Perm, Iekaterinbourg, Tchéliabinsk et Novosibirsk. La Russie voit sa population baisser continuellement depuis 1970. Ce phénomène s'explique par les conséquences de la Seconde Guerre mondiale pendant laquelle une génération entière est disparue, ne permettant point le baby-boom comme en Europe occidentale. L'éspérance de vie des hommes étant aujourd'hui de l'ordre de 67 ans. D'après une étude récente par un spécialiste de gynécologie de l’Académie des sciences de Russie, Vladimir Koulakov, fortement contesté par ses pairs, la Russie perd chaque année 700 000 habitants. Avec une natalité de 10,3/1000 et une mortalité de 16/1000, la Russie fait face à un « fossé démographique ». L’expert met en cause les conditions économiques, qui n’incitent pas les jeunes couples à procréer, et note le fait que selon lui, sur 39,1 millions de femmes en âge de procréer, 6 millions sont stériles, en partie à cause des avortements (en forte baisse depuis la chute de l’URSS où la contraception était prohibée) . Mais ces données sont très contestables, car le niveau de vie augmente chaque année et la croissance économique de Russie est bien supérieure à celle des pays occidentaux, mais moindre que celle de la Chine qui connaît un véritable boom.

Culture

Articles détaillés : Culture de la Russie ~ Matriochka ~ Littérature Russe |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! !! !! Remarques |- | ||Nouvel an || || |- | 13 janvier ||Nouvel an « ancien » || || |----- | 7 janvier ||Noël orthodoxe || || |- | 23 février ||Fête de l'Armée Rouge || || |- | 8 mars ||Fête internationale de la Femme || || |----- | 12 avril ||Journée des cosmonautes || || |- | ||Fête du travail || || |----- | 9 mai ||Jour de la Victoire 1945 || || |- | 19 septembre ||Fête de Moscou || || non pas férié |----- | 4 novembre || Jour de l'unité nationale || || |----- | 7 novembre || Jour de Réconciliation (Anniversaire de la Révolution d'Octobre 1917) || || non pas férié |{{{{{

Espagne

|- valign="top" | Capitale || Madrid |- valign="top" | Roi
Premier ministre | Juan Carlos I
José Luis Rodríguez Zapatero |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{XXe siècle{commons|Category:Spain|l'Espagne{wikitravel|l'Espagne|Espagne{es{es{es{Pays d'Europe (UE){Portail Espagne

Prusse

ko:프로이센 ja:プロイセン simple:Prussia Catégorie:Ancien pays d'Europe
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Catégorie:Histoire de l'Allemagne Catégorie:Histoire de l'Allemagne La Prusse (allemand: Preußen) était un territoire de l'Est de l'Europe qui constitua le noyau d'un royaume, lequel pesa sur l'histoire de l'Europe de 1701 à 1918, puis, de 1918 à 1947 elle fut une partie de l'Allemagne. Aujourd'hui la Prusse évoque le souvenir d'un état fortement militarisé. Mirabeau disait : "La Prusse n’est pas un État qui possède une armée, c’est une armée qui a conquis une nation".

Histoire

Origine

Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) La Prusse est à l'origine un territoire aux confins de l'actuelle Pologne et de la Russie. Sa colonisation est due aux Chevaliers Teutoniques qui la disputèrent aux Polonais. La déformation du nom du peuple balte autochtone, les Borusses donna son nom à la Prusse. Finalement, en 1410, les Polono-Lituaniens commandé par Ladislas II Jagellon, écrasèrent les Chevaliers Teutoniques à la bataille de Tannenberg (ou de Grunwald). Parallèlement, en 1415, l’Électeur de Brandebourg, de la famille des Luxembourg, meurt et, comme il est endetté vis à vis d’un représentant de la famille des Hohenzollern, petits burgraves du sud de l’Allemagne, il donne à Frédéric de Hohenzollern l’électorat et la marche de Brandebourg. Frédéric VI est donc nommé gouverneur de la marche du Brandebourg et est investi électeur du Brandebourg par le Concile de Constance. En 1525, le grand maître de l'Ordre Teutonique, Albert de Brandebourg Ansbach, de la famille souabe des Hohenzollern, adopte le protestantisme et transforme la Prusse, possession de l'Ordre, en duché héréditaire et vassal du royaume de Pologne (traité de Cracovie du 8 avril 1525). Cet état devait rester aux Hohenzollern durant cinq siècles, jusqu’en 1918. En 1539, Joachim II se convertit au protestantisme. De 1576 à 1611, plus de 9 000 personnes meurent de la peste. right En 1614, le Brandebourg acquiert le duché de Clèves, le comté de Mark et le comté de Ravensberg puis, en 1618, deux événements déterminants pour l’histoire des Hohenzollern ont lieu, d’une part, le dernier duc de Prusse meurt sans héritier, et ce duché revient à Jean Sigismond de Hohenzollern, et d’autre part la Guerre de Trente ans se déclenche en Allemagne jusqu’en 1648. Un an plus tard, Jean Sigismond meurt et Georges-Guillaume hérite de l’électorat. Sous son règne, le Brandebourg est décimé par la guerre, il sert de principal champ de bataille. Mais aussi un début de révolte se manifeste parmi les parlements provinciaux. En 1640, son fils, Frédéric-Guillaume devient électeur. Il sera, privilège rare, surnommé le Grand Électeur. D’éducation protestante, il a étudié dans les Provinces-Unies, il se montrera soucieux de consolider son état après sa reconstruction et surtout d’atténuer les particularismes entres les seigneurs de son état, se révélant le fondateur de la Prusse moderne. En 1648, la Guerre de Trente ans prend fin, mais le Brandebourg est dévasté, Berlin a perdu 9 000 habitants sur les 13 000 d’avant la guerre, la population totale a diminué de moitié, dans certaines régions des deux tiers, et en compensation, lors des Traités de Westphalie (1648), Frédéric-Guillaume obtient l’archevêché de Magdebourg, celui de Halle, les évêchés de Minden et de Kamien, mais aussi la Poméranie orientale, il conquiert aussi la Poméranie orientale suédoise mais doit la restituer. Enfin, grâce à son alliance avec le roi de Pologne Jean Casimir, il obtient de celui-ci, en 1657, l’affranchissement de la suzeraineté polonaise sur la Prusse par le Traité de Welhau. Dans le domaine de la politique intérieure, le Grand Électeur unifie tous ses territoires en les soumettant à l’impôt permanent et en instaurant une armée permanente de 30 000 hommes, troisième d’Europe par sa qualité. Habilement, par l'Édit de Potsdam en 1686]] Frédéric-Guillaume concède des terres et des avantages financiers aux immigrants, dont 20 000 protestants français (x) qui quittent la France après la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685. Le Grand-Électeur accueille ce sang nouveau dont son État a bien besoin, et Berlin doit beaucoup à ces hommes. A la fin du XVIIIe siècle le tiers des habitants de Berlin est d'origine française.

Le royaume de Prusse

Berlin Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) En 1688, Frédéric III devient prince-électeur de Brandebourg. Il a une idée principale : se faire couronner roi de Prusse. D’abord réticent, l’empereur Léopold Ier est contraint d’accepter, afin de bénéficier de l’aide militaire du Brandebourg dont il a cruellement besoin pour la Guerre de Succession d’Espagne; par le « Traité de la Couronne », l’Empereur accorde finalement le droit si longtemps convoité : le 18 janvier 1701 Frédéric III, électeur du Saint-Empire Romain Germanique, devient Frédéric Ier, roi en Prusse (la Prusse ne faisant pas partie de l’Empire, mais les Hohenzollern balaieront bien vite cette nuance pour se faire appeler Rois de Prusse), il se couronne lui-même dans la chapelle du château de Königsberg. Désormais toutes les possessions des Hohenzollern seront réunies dans le Royaume de Prusse. En 1698, Frédéric avait demandé à Andreas Schlüter la transformation du château de Berlin, en prévision de son élévation à la dignité impériale, puis en 1700, sur l'initiative de Leibniz, Berlin accueille la troisième Académie des sciences en Europe. Il fait également construire pour sa femme Sophie Charlotte le somptueux palais de Charlottenbourg à Berlin. Mais toute cette politique d'apparat, due en partie aux appétits de prestige du nouveau roi coûte cher : la cour dépense la moitié des revenus annuels. Enfin en 1711 Antoine Pesne, d'origine française, devient peintre de la Cour. En 1713, Frédéric-Guillaume Ier devient roi en Prusse. Il est resté comme le Soldatenkönig, le Roi-Sergent. C’est un roi qui aime les beuveries, les tabagies et les chants guerriers. Il s’entoure d’une garde de géants, célèbre dans toute l’Europe, pour laquelle il fait recruter de gré ou de force des géants partout sur le continent. Mais Frédéric-Guillaume se caractérise par un sens aigu du devoir envers l’État. Il consolide le royaume, renfloue les caisses par une économie austère, et fait de l’armée prussienne l’une des plus fortes du continent avec 76 000 hommes (à cette époque la France compte à peine le double et elle est beaucoup plus peuplée que la Prusse). Malgré son implication dans la Guerre du Nord, et l’acquisition de Stettin et de la Poméranie occidentale, Frédéric-Guillaume s’occupe surtout de perfectionner son armée, notamment en organisant des recrutements et un nouveau découpage en cantons : désormais (1711) chaque régiment se voit attribué un canton dans lequel il peut effectuer ses recrutements. Ce faisant il lègue à son fils un puissant instrument.

La Prusse de Frédéric le Grand

Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) Frédéric devient roi en 1740 sous le nom de Frédéric II, le Grand Frédéric. C’est un jeune homme de vingt-huit ans, d’éducation et de culture française, admirant Voltaire. Son père l’a souvent traité de fillette et il semble mal préparé pour le trône de son père, mais il se révélera un redoutable stratège et un véritable despote éclairé. Grâce à l’armée de son père, il peut attaquer l’Autriche de Marie-Thérèse, et en 1742 il conquiert la Silésie, région très riche qui augmente considérablement le territoire de la Prusse et sa population, ainsi que le comté de Glatz. C’est le déclenchement de la Guerre de Succession d'Autriche, ou Première Guerre de Silésie qui trouve son origine dans la Pragmatique Sanction. Charles VI d’Autriche était devenu empere